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Déclaration de Marie-George Buffet

http://www.lepoint.fr/content/system/media/1/200906/49907_buffetaubryune.jpg"Chère Martine,

La situation du pays est grave. C’est par ces mots, que nous ne pouvons que partager, que débute la lettre que tu viens de nous adresser. Mais à ce constat, qui impose effectivement à toutes les forces de gauche des responsabilités particulières, j’en ajoute d’emblée un second : si la situation du pays est grave, celle de la gauche l’est aussi. Et il y a des raisons à l’une et l’autre de ces situations.

La crise que connaissent notre pays, l’Europe, le monde n’est pas une crise de plus. Elle est, à nos yeux, une crise globale du système capitaliste mondialisé. Après avoir construit, ces dernières décennies, la domination renforcée des multinationales et des marchés financiers, et la croissance exponentielle des profits sur l’écrasement des revenus salariaux, sur la mise en concurrence systématique des salariés, des peuples et des territoires, sur le recul des protections sociales et des politiques publiques au profit de la marchandisation accrue de toutes les activités humaines et des ressources naturelles, les partisans de ce système cherchent aujourd’hui une sortie de crise dont les salariés paieraient l’addition. C’est inhumain, profondément injuste et totalement inefficace. On ne sortira plus de telles crises sans s’attaquer à la domination de ces logiques. La crise écologique et climatique est d’ailleurs le résultat des ces politiques de profit court-termistes, poussant à un productivisme aveugle, ignorant la nécessité d’apporter des réponses durables aux besoins humains, dans le respect des populations et des éco-systèmes. L’hégémonie capitaliste sur le monde a de surcroît conduit à l’amplification d’une très grave crise démocratique qui met à mal à tous les niveaux la légitimité de choix imposés aux populations contre leurs intérêts et ceux de l’avenir de la planète. C’est particulièrement vrai de la construction européenne actuelle, qui bafouant le « non » des Français en 2005 et exigeant aujourd’hui des Irlandais de revenir sur leur vote, s’acharne à mettre en œuvre le traité de Lisbonne et ses orientations libérales. La France est entrée dans cette crise alors même que la droite au pouvoir, avec à sa tête Nicolas Sarkozy, accélérait la mise en œuvre de toutes les politiques libérales dont la crise manifeste l’échec cinglant. La France et son peuple subissent ainsi, avec la crise capitaliste et la politique de Nicolas Sarkozy, une double peine. Si dans ces conditions le programme de l’UMP était mené à son terme, ce serait catastrophique pour l’avenir de notre pays. La France en sortirait défigurée.

Conscient du danger, notre peuple a clairement manifesté ces derniers mois son opposition à la poursuite de cette politique. Mais sans alternative politique à la hauteur, cette opposition populaire risque d’être condamnée à l’impuissance. Et la droite ne manquerait pas d’exploiter plus encore le désarroi que cela nourrirait.

Il y a donc effectivement urgence à relever le défi de la construction d’une alternative politique à gauche. Mais il ne suffira pas pour cela de lancer des appels miracles au rassemblement, quand à l’évidence l’état actuel de la gauche renvoie à de très sérieux débats sur l’analyse de la crise et sur la nature des ruptures à opérer pour en sortir. Tu invites à défricher les voies d’une « nouvelle démarche de rassemblement à gauche ». Cela passe par une confrontation transparente, associant le débat public populaire, sur ces choix. La gauche est divisée et elle doit s’unir. Oui, mille fois oui, mais seule la clarté des choix et du projet à mettre en œuvre peut l’unir. Cela vaut à nos yeux pour toutes les échéances, sociales ou électorales. C’est d’ailleurs cette double ambition, pour nous indissociable, de la clarté du projet et du rassemblement le plus large jusqu’à constituer une majorité populaire et politique, qui nous conduits à vouloir poursuivre et élargir la démarche du Front de gauche que nous avons initié avec de premiers succès lors de l’élection européenne.

Autant le dire franchement, si des mobilisations sociales ou des batailles parlementaires nous permettent de nous retrouver, et jamais nous ne refuserons les possibles fronts d’action contre la politique de la droite, nous ne percevons pas à l’heure qu’il est la clarté nécessaire dans les positions du Parti socialiste sur l’Europe, le financement des retraites, la réforme des institutions, pour ne prendre que ces exemples d’actualité. Et que dire de la répétition d’alliances locales avec le Modem, en totale contradiction avec les intentions affichées dans ta lettre.

L’état d’esprit constructif qui nous anime face aux dangers de la situation actuelle me conduit évidemment à accepter la proposition de rencontre que tu formules. La situation du pays et celle de la gauche sont suffisamment graves pour ne négliger aucune démarche de dialogue entre forces de gauche. Mais je le répète, c’est un échange sérieux que nous voulons, sur le fond des choix devant lequel se trouve la gauche, et non d’une démarche de façade ou de replâtrage."

Marie-George Buffet, Secrétaire nationale du PCF

Paris, le 15 juillet 2009.

Jeudi 16 juillet 2009

Par Xavier
http://www.lejdd.fr/photo-du-jour//societe//mardi-31-mars-2009/grand/continental-greve-clairoix-social.jpg

La secrétaire nationale du PCF, Marie-George Buffet, a qualifié aujourd'hui de "normale" la colère de salariés qui s'exprime de plus en plus souvent durement dans les conflits sociaux.
Cette colère est "normale" et "il y a besoin de créer un rapport dans ce pays au profit des salariés", a déclaré Mme Buffet sur Canal+.
"Ces salariés n'obtiennent pas de négociations et ils sont obligés d'utiliser des moyens qu'eux-mêmes d'ailleurs regrettent pour obtenir des négociations; il faut ça pour que les préfets se réveillent", a-t-elle estimé.
"Ils se battent pour obtenir des négociations, a-t-elle poursuivi, ce n'est pas de la violence". "Quand vous êtes devant un mur, il y a parfois des désespoirs qui s'expriment. Ecoutez-ces salariés de Continental, ils ont l'impression d'être devant un mur devant la multinationale qui les dirige".

Mme Buffet a par ailleurs qualifié de "voyous" la direction de l'équipementier automobile américain Molex, dont deux dirigeants de l'usine de Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne) ont été retenus par les salariés.
"Dans l'usine de Molex, les voyous c'est la direction de l'usine qui a prévu la fermeture du site et a fait la production ailleurs", a-t-elle dit.
Mme Buffet a estimé que cette situation n'était pas liée à la crise, mais que des entreprises "utilisent le prétexte de la crise", attribuant les causes de la crise "à la financiarisation à outrance".
Elle a également appelé à une grande manifestation populaire et intergénérationnelle le 1er mai, "pour créer un rapport de force qui fasse que l'on maintienne l'emploi et qu'on maintienne les salaires".

Mercredi 22 avril 2009

Par Xavier
http://blog.pecia.fr/public/Mazarine_1595_derval_2_recadree.jpg

Plusieurs propositions du comité Balladur ont été connues aujourd’hui, et Edouard Balladur s’est exprimé ce soir dans le journal télévisé de TF1.


Si le besoin d’une réforme territoriale est largement partagée, il est évident que la tentative de retour à une forme autoritaire de féodalité proposée par le comité Balladur est absolument inacceptable.


Alors que l’on pouvait attendre que l’Etat s’interroge sur son rôle, le comité Balladur ne propose rien de moins que la suppression d’un principe constitutionnel : celui de libre administration des collectivités territoriales. C’est tentative de mise au pas des collectivités vise à réduire les contre-pouvoirs et en dit long sur l’esprit des mesures proposées par le comité. Quand les collectivités demandent plus de moyens pour assurer leurs missions, l’Etat supprime la taxe professionnelle et soumet au fait du prince les éventuelles compensations. Quand les collectivités aspirent à travailler à une plus grande coopération, le comité Balladur veut organiser leur séparation.

Enfin, la possibilité ouverte par les propositions du comité de rompre les liens entre les citoyens et leurs élus locaux, tout en organisant la primauté du clientélisme sur l’intérêt général est extrêmement choquante.

Edouard Balladur déclarait, sur TF1, vouloir « penser à l’avenir ». Quelle ironie pour un homme dont les propositions rappellent furieusement la France du Moyen-âge !

Marie-George Buffet,

Jeudi 26 février 2009

Par Xavier

Renault mis en chômage technique imposé. Des femmes et des hommes vont voir leur revenu fortement amputé. Je suis en colère ! Ulcérée qu’une fois de plus, ce soit encore les salariés qui fassent les frais de l’avidité des marchés financiers alors qu’au même moment on annonce une augmentation des ventes.

Comme d’habitude le paiement des dividendes aux actionnaires sera assuré – Carlos Goshn leur a promis 6% - tandis que les salariés seront sacrifiés mis au chômage technique boursier ! Et je ne parle même pas des sous-traitants de Renault pour lesquels on parle déjà de licenciement sec par milliers.

En ces heures graves pour le pays – quand Renault éternue, c’est la France qui s’enrhume disait-on autrefois – je demande au Président de la république de prendre enfin ses responsabilités pour éviter ce désastre social. Il le peut. L’Etat qui participe au capital de Renault peut augmenter sa participation pour atteindre la minorité de blocage et empêcher ce mauvais coup. Il y a urgence.

Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF

Vendredi 24 octobre 2008

Par Xavier

En battant tous les scores de participation sous la 5ème République, notre peuple vient de montrer l’importance capitale qu’il donnait à ce scrutin manifestement dominé par une question centrale : pour ou contre Nicolas Sarkozy.

Exacerbé par le présidentialisme et la médiatisation, cet enjeu a dominé tous les autres. A gauche, le dramatique danger de voir l’emporter une coalition de la droite et de l’extrême droite a produit un véritable effet de souffle du vote dit « utile » qui a joué massivement en faveur de Ségolène Royal, et même pour une part de François Bayrou. Il a particulièrement joué sur les électrices et électeurs les plus déterminés à faire gagner la gauche, et notamment un grand nombre d’électrices et d’électeurs communistes. Ces résultats ne sauraient traduire l’audience réelle du Parti communiste dans notre pays.


Nicolas Sarkozy est un homme dangereux qui a délibérément choisi de reprendre les thèses insupportables du Front National afin de devenir le candidat de la droite et de l’extrême droite. Il doit absolument être battu. Lucide sur les insuffisances et les ambiguïtés du programme de la candidate socialiste, j’appelle sans hésitation tous les hommes et toutes les femmes de gauche, toutes et tous les démocrates, à voter et faire voter le 6 mai Ségolène Royal.

Je lance cet appel avec d’autant plus de force que la situation est difficile. Avec moins de 40% des suffrages exprimés, la gauche réalise un de ses plus bas scores sous la 5ème République.

J’appelle les communistes, toutes celles et tous ceux qui, dans leurs diversités, ont fait avec moi une campagne magnifique de mobilisation et de détermination, à ne pas relâcher leur effort.

Jusqu’au 6 mai, il nous faut tout faire pour battre Nicolas Sarkozy. C’est vital pour notre peuple qui subirait sans cela, durant cinq ans, la politique ultra-libérale d’une droite décidée à en finir une fois pour toutes avec notre système social.

Ce que je veux dire, enfin, c’est que malgré ce résultat évidemment très loin de nos espérances, nous avons mené un beau combat. Jamais nous n’avons voulu céder à ces discours selon lesquels il ne serait pas possible, en France, de changer les choses en grand.

Tout au long de la campagne, j’ai pu mesurer combien les attentes qui se sont manifestées puissamment dans les luttes contre les réformes Raffarin, dans la campagne contre la constitution libérale de l’Europe ou pour arracher le retrait du CPE sont toujours présentes et attendent des réponses de la gauche.

Pendant toutes ces semaines, les militantes et militants communistes, les nombreux élus qui m’ont soutenu, les acteurs et actrices du mouvement social, les hommes et les femmes qui furent à nos côtés pendant cette campagne, ont montré une grande résolution à faire gagner en France les idées de progrès social et d’humanité.

Ces idées là, quoi que l’on nous dira ces prochaines semaines, sont et resteront toujours vivaces. Et le Parti communiste sera toujours là pour les relayer, les renforcer dans les luttes, les porter aux côtés de tous les hommes et femmes de France qui aujourd’hui rêvent d’une vie enfin meilleure.

Je veux le redire ici. Il n’y en France aucune fatalité au chômage, à la misère, à la vie telle que l’on veut nous l’imposer. Alors continuons le combat, dès demain pour battre la droite et pour imposer aux élections législatives, dans quelques semaines, le changement dont notre pays a besoin.

Lundi 23 avril 2007

Par Xavier

A une semaine du premier tour de l’élection présidentielle, Bernard Kouchner, en écho aux récentes déclarations de Michel Rocard, invite à son tour à une alliance de la gauche avec une partie de la droite. Pour lui, Ségolène Royal « peut orchestrer calmement » ce qu’il qualifie « d’indispensable mutation ».

Pour l’ancien ministre de la santé, qui, en décembre dernier, n’excluait pas sa participation à un éventuel gouvernement "d’union nationale" et qui disait partager la conception de la rupture portée par Nicolas Sarkozy, l’appel à l’alliance avec Bayrou n’est ni plus ni moins que le soutien à une politique de droite dont le candidat UDF, comme celui de l’UMP, sont les représentants par leur bilan et leur programme.

Répondant à la question des alliances pour le second tour, la candidate du PS n’exclut rien. Le choix est donc bel et bien entre les mains des électrices et des électeurs.

« Où va la gauche ? », alertait Marie-George Buffet en fin de semaine dernière. « Mettra-t-elle la barre à droite en oubliant les millions d’hommes et de femmes qui se sont battus contre les réformes Raffarin des retraites et de la Sécurité sociale, qui ont dit « non » à la constitution libérale de l’Europe ou qui se sont mobilisé contre le CPE et la précarisation généralisée du travail ? Si elle le faisait, elle serait assurée de se diviser, de se démobiliser et de perdre. Ou se donnera-t-elle les moyens de se rassembler, de se mobiliser et de gagner en remettant enfin la barre à gauche, en proposant à notre peuple une politique fidèle à ses valeurs, courageuse, déterminée à rompre avec les politiques libérales pour répondre aux besoins et aux exigences populaires ».

Le 22 avril prochain, voilà la question, essentielle pour l’avenir de notre peuple et de la gauche, à laquelle les hommes et les femmes de gauche vont répondre au premier tour de l’élection présidentielle. C’est le sens du vote pour Marie-George Buffet : permettre aux femmes et aux hommes de gauche d’exprimer clairement leur volonté de voir la gauche se rassembler sur une véritable politique de gauche pour gagner, gouverner et réussir ensemble.

Olivier Dartigolles,
Porte-parole de Marie-George Buffet

Paris, le 15 avril 2007

Lundi 16 avril 2007

Par Xavier

de Marie-George Buffet candidate de la gauche populaire et antilibérale

Noël Forgeard, l’ancien PDG d’Airbus a touché le gros lot. D’après un document destiné aux actionnaires d’EADS, ses indemnités de départ auxquelles s’ajoute une clause de non concurrence s’élèvent à 8,5 millions d’euros.

Alors que 10.000 suppressions d’emplois sont programmées au travers du plan Power 8, sans compter les inévitables conséquences en terme d’emploi chez tous les sous-traitants, un des principaux responsables du désastre industriel va se voir remettre une véritable fortune !

Comment une société peut accorder une telle prime à un patron dont tout le monde s’accorde sur la désastreuse gestion, alors que dans le même temps, les salariés qui ont crée les richesses se voient contraints à un plan social.

De l’argent, manifestement et ce sera difficile de le nier, il y en a. D’autres choix peuvent être faits qui sauvegardent à la fois la capacité industrielle d’Airbus et l’emploi comme le réclament les salariés et leurs organisations syndicales. Le plan Power 8 doit être retiré, les actionnaires ont fait assez de dégâts comme cela. C’est au pouvoir public de reprendre la main au plus vite dans ce dossier.

Mercredi 11 avril 2007

Par Xavier

A l’occasion d’une visite à Vaulx-en-Velin, Marie-George Buffet a fait la déclaration suivante :

A Vaulx-en-Velin comme dans tous les quartiers populaires de France, loin des éternels clichés sur la « banlieue », je rencontre chaque jour des hommes et des femmes qui se battent simplement pour l’égalité et rêvent d’une République qui ne s’arrêterait pas à l’orée de leurs cités.


L’égalité, c’est à l’école la volonté de faire réussir chaque élève. C’est donc donner tous les moyens nécessaires à l’Education nationale pour ne laisser aucun enfant sur le bord de la route. C’est donc accroître le nombre d’adultes et leur formation dans les établissements scolaires de ZEP. C’est prendre en compte l’environnement culturel et social de chaque établissement pour inventer des politiques pédagogiques permettant la réussite de ces élèves.

L’égalité, c’est agir pour la mixité sociale, à l’école comme dans la cité. C’est donc aussi engager une politique d’urbanisme et de logement assurant la solidarité entre tous les territoires et permettant le désenclavement de ces quartiers.

L’égalité, c’est garantir aux habitants des quartiers populaires la même qualité de services publics qu’à tous les Françaises et les Français, que ce soit pour la Poste, la santé, les transports en commun...

L’égalité, c’est enfin en finir avec les discriminations légales et illégales. C’est donc enfin accorder le droite de vote aux résidents étrangers. C’est une police de proximité pour tous et toutes, pas une police spécialisée dans les contrôles d’identité « au faciès ». C’est décréter grande cause nationale la lutte contre les discriminations au travail, au logement, au loisir que subissent notamment les jeunes habitants de ces quartiers.

La République, plus largement, c’est offrir à tous ces hommes et femmes les moyens de se construire une vie et un avenir. C’est donc lutter contre la précarité au travail en assurant à chacun et chacune un véritable emploi, stable et bien rémunéré. C’est garantir le droit au logement pour tous et toutes.

La République, c’est enfin libérer la parole de tous ces hommes et ces femmes. C’est donc favoriser au jour le jour le développement de la vie associative. C’est aider des collectivités locales souvent très appauvries. C’est favoriser l’intervention populaire dans les quartiers, depuis la défense d’un service public de proximité à l’expression démocratique sur les grands enjeux de la société.

Rien que la République, toute la République, c’est tout ce qu’attendent les habitants des quartiers populaires ! C’est tout ce que aujourd’hui, je veux porter pour ces millions d’hommes et de femmes que l’on stigmatise chaque jour mais dont l’on gomme les plus légitimes aspirations. C’est tout ce que je veux porter pour qu’enfin un gouvernement entende et réponde à leurs attentes.

C’est possible. C’est possible à condition de s’en donner les moyens. C’est possible à condition de voter, le 22 avril, pour une gauche courageuse et déterminée à enfin changer la vie. C’est tout ce que je souhaite pour cette campagne.

Marie-George Buffet

Jeudi 29 mars 2007

Par Xavier

Il est presque 17h ce vendredi, une fumée noire s’élève depuis l’usine Samsonite. Elle exprime le mécontentement des employés qui symboliquement alimentent un feu. La rencontre avec ses salariés en grève qui occupent leur entreprise depuis la mi-janvier m’a particulièrement touchée. J’ai ressenti la grande émotion de ces femmes et de ces hommes qui remettaient pour la première fois les pieds dans leur usine depuis le début du mouvement. Certains en avaient les larmes aux yeux. C’est ce genre d’aventure humaine qui me redonne du courage et davantage de volonté pour faire bouger les choses.

Les larmes des employés de Samsonite

Il faut défendre une société où les droits des salariés seront renforcés. Dans cette région, on vit au rythme des plans de licenciement, des fermetures d’entreprises et des délocalisations. Aujourd’hui, on a l’impression que les entreprises ne sont pas gérées pour produire, pour répondre à des besoins, mais pour sortir un maximum de dividendes pour les actionnaires.

Une autre femme m’a également marqué lors de ce déplacement. En grève depuis des semaines avec ses collègues de Mac Donald, elle ne trouvait aucun soutien, aucune réponse. La colère dans la voix, elle avouait avec pertinence : « aujourd’hui, on se bat pour garder un travail de misère ».

Alors quand je vois et j’entends un bon nombre de gens me répéter la même histoire tandis que la droite et son leader martellent « qu’il faut travailler plus ». De qui se moque-t-on ? En France, une personne par jour se suicide au travail à cause du stress. Un chiffre en constante augmentation selon les experts, voire sous évalué. Ce phénomène préoccupant est lié à la dureté du monde du travail et à sa précarité. Les gens ont peur de perdre leur emploi et acceptent plus qu’avant des pressions psychologiques. La France doit agir et tout de suite. Le travail doit permettre l’émancipation de l’homme non sa soumission.

Marie-George Buffet

Mercredi 21 mars 2007

Par Xavier

Le 20 mars, les enseignants seront à nouveau dans la rue pour exiger l’arrêt de la politique de casse de l’éducation nationale. Ils exigent que soient rétablis les dizaines de milliers de postes supprimés depuis cinq ans, et que soit abrogé le décret du ministre De Robien sur les services des enseignants de second degré.

Cette mesure se révèle être un véritable chantage ; elle a pour conséquence soit une dégradation considérable de leurs conditions de travail, soit une importante baisse de leur salaire. Enfin et plus généralement, les enseignants exigent que l’on revienne sur la loi Fillon qui organise un abandon dramatique de l’ambition éducative de la nation.

Je partage leur colère, et soutiens leurs revendications. L’école doit être celle de la réussite pour tous. Pour aller dans ce sens, le groupe communiste et républicain a déposé une proposition de loi au Parlement le 30 mars 2005, en opposition à la loi Fillon.

Mon programme avance des propositions pour une transformation du service public d’Education Nationale, regroupées dans un projet "pour une école de l’égalité, de la justice et de la réussite (scolaire) de tous".

Dans ce cadre, je propose notamment que le budget de l’éducation nationale soit porté, sur 5 ans, à 7% du PIB, permettant ainsi, entre autres, de recruter 150 000 enseignants et 45 000 personnels non enseignants nécessaires pour engager ces transformations.

Marie-George Buffet, Candidate de la gauche populaire et antilibérale

Mardi 20 mars 2007

Par Xavier

Durant 4 lundi, du 12 mars au 2 avril,
de 19h à 21h, le site de
campagne
de Marie George Buffet va diffuser en direct sur Internet
une émission
consacrée au projet présidentiel

En plus d’assister à un exposé suivi d’un débat, chaque internaute a la
possibilité de poser en direct ou en amont les questions
qu’il désire et interpeller les intervenants.


http://www.mariegeorge2007.org

Vos questions : debat@mariegeorge2007.org

Faites le savoir autour de vous...

Lundi 12 mars :

Les 16 engagements, quelles cohérences, quelles
crédibilité politique et financière ?

Table ronde animée par Stéphane Sahuc de 
l’Humanité Dimanche avec la
participation de Patrice Cohen Seat ,
 Eliane Assassi (sénatrice), Marie
Pierre Vieu (responsable PCF pour la formation).
Jeudi 8 mars 2007

Par Xavier

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