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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Articles avec #cuba

Efficacité cubaine face à l’ouragan

15 Octobre 2016, 08:24am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Efficacité cubaine face à l’ouragan – Touchée sur sa pointe orientale, Cuba n’a déploré aucune perte humaine, malgré d’impressionnantes destructions dans plusieurs villes, coupées momentanément du reste du pays. Cette performance est essentiellement due à l’efficacité du système de prévention. 

Cuba est l’un des seuls pays à n’avoir déploré aucune perte humaine après le passage de l’ouragan Matthew la semaine dernière. Pour les experts, cette performance est essentiellement due à l’efficacité du système de prévention et d’alerte local, internationalement réputé.

Ouragan le plus puissant à frapper les Caraïbes depuis près de 10 ans, Matthew a fait au moins 473 morts en Haïti, dix-sept dans le sud-est des États-Unis et quatre en République Dominicaine lors de sa progression meurtrière.

Touché sur sa pointe orientale, Cuba n’a déploré aucune perte humaine, malgré d’impressionnantes destructions dans plusieurs villes, coupées momentanément du reste du pays.

 

Des protocoles exceptionnels

« Cuba dispose de protocoles exceptionnels, dans leur préparation comme dans leur application. C’est une gestion très organisée et toutes les mesures sont mises en place avec comme priorité la sauvegarde des vies humaines. C’est un exemple au niveau régional », explique à l’AFP Laura Melo, directrice du Programme alimentaire mondial (PAM) à Cuba.

Depuis les ravages de l’ouragan Flora (1.200 morts en 1963), la Défense civile mène chaque année un exercice national de réponse aux désastres naturels juste avant la saison cyclonique, qui court de juin à novembre.

Dans ce cadre, les autorités mobilisent efficacement armée, volontaires, responsables du parti unique, administrations provinciales et locales, pompiers, ainsi que les antennes de la Croix-Rouge de chaque municipalité.

« Si vous demandez à un Cubain ce qu’est la défense civile (…) il vous dira, c’est nous tous. Tout le monde participe », souligne Alexis Lorenzo Ruiz, psychologue et membre du Réseau latino-américain de psychologie en urgences et catastrophes.

Un système pyramidal et intégré où chacun tient son rôle, permettant de toucher les habitants directement.

« Lors de la phase d’alerte, nous avons rendu visite à chaque personne et la campagne médiatique a beaucoup aidé », signale à l’AFP Annia Navarro Furones, responsable de la Croix-Rouge à Baracoa, une des villes les plus touchées par Matthew.

La chance a aussi joué en faveur de ce bilan vierge en pertes humaines. L’ouragan, qui prenait la direction de villes à forte densité de population telles que Guantánamo ou même Santiago de Cuba, s’est légèrement dérouté vers l’est au dernier moment… au détriment d’Haïti.

 

Un pouvoir de mobilisation

« C’est un pays où les institutions marchent. A Cuba il y a un véritable pouvoir de mobilisation de la structure sociale et politique, et les Cubains répondent bien à ce système », souligne le représentant local d’une organisation internationale.

« Dans d’autres pays, les habitants peuvent être réticents à quitter leurs maisons, notamment par crainte des vols, mais ici les gens s’exécutent car ils ont confiance dans le système. Cela aide beaucoup », poursuit-il.

En outre, le lien social et la solidarité propres à Cuba – en particulier dans cette région du pays – sont des facteurs déterminants lors des catastrophes naturelles.

« La majeure partie des personnes évacuées vont dans les maisons de membres de leurs familles ou d’amis, qui forment un réseau d’évacuation communautaire », explique M. Ruiz.

Un rétablissement rapide

« Les phénomènes comme Matthew provoquent des dégâts importants sur les habitations, les infrastructures comme les routes, sur la distribution d’électricité et d’eau. Ce qui pose l’exigence énorme de répondre rapidement. Mais là encore la mobilisation est extrêmement rapide avec des systèmes très bien établis », explique Laura Melo du PAM, qui a prévu d’acheminer nourriture et entrepôts provisoires dans les zones touchées.

Dans les quatre localités les plus touchées, Maïsi, Baracoa, Imias et San Antonio del Sur, « le travail fut intensif et rapide, notamment dans le nettoyage des rues et dans la mise en place de points de vente d’aliments à prix régulés », détaille Joel Gomez, responsable de l’ONG Oxfam – l’une des rares présentes à Cuba – dans la province de Guantánamo.

Une semaine après le passage de Matthew, la majorité des voies d’accès à ces villes ont été rouvertes, « l’eau a déjà commencé à être rétablie et on travaille pour la rendre potable. Le rétablissement de l’électricité est pour l’instant le plus compliqué », notamment à Baracoa où « 90% du réseau est par terre », poursuit M. Gomez.

Face aux besoins, le gouvernement cubain ne lance jamais d’appel à l’aide internationale, mais il accepte parfois des offres d’assistance bilatérales d’États, des Nations unies ou d’ONG triées sur le volet.

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« Nous sommes tous Américains », sauf le Venezuela

3 Janvier 2015, 13:51pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

« Nous sommes tous Américains », sauf le Venezuela

L’histoire retiendra l’exclamation (sincère ou pas) de Barak Obama, le 17 décembre 2014, pour justifier le changement de politique sur la « question cubaine » : « Nous sommes tous Américains » ; mais il semble que pour la Maison Blanche le Venezuela le soit moins que les autres.

En effet, le lendemain de cette soudaine révélation et de l’annonce d’un processus de rétablissement (à terme) de relations normales avec Cuba, le même Obama signait la « Loi de défense des droits de l’homme et de la société civile au Venezuela 2014 », approuvée le 8 décembre par le Sénat et le 10 décembre par la Chambre des Représentants.

Il ne s’agit pas ici de bouder notre plaisir de voir le peuple cubain faire plier « l’Empire » après plus de cinquante ans d’un affrontement inégal ; Washington a dû se rendre à la raison : Cuba n’est pas un morceau de soviétisme importé, isolé, qui s’obstine à résister sous les tropiques, mais une révolution nationale souveraine (au bilan reconnu internationalement), très spécifique, très endogène, fruit d’une histoire ô combien prégnante et rebelle...

« Si ton voisin t’insupporte, déménage », chantait le vieux troubadour cubain Carlos Puebla. Les Etats-Unis auront tout tenté (sauf de déménager) avant d’admettre la simple réalité géopolitique et d’accepter enfin la cohabitation avec ce minuscule voisin cubain si encombrant... tout en continuant à vouloir abattre son système, comme l’a explicité Barack Obama lors de son discours de fin d’année.

Après Cuba : le Venezuela

Malgré l’échec patent de leur « politique cubaine », les « States » s’apprêtent à récidiver, à s’engager dans une colossale et dangereuse « erreur historique », en mettant en place les prémisses d’un blocus, d’un cordon sanitaire contre le Venezuela bolivarien, infligeant des souffrances à un peuple coupable, comme le cubain, de ne pas lâcher. Après Cuba : le Venezuela ! Le scénario se précise... Cela peut faire douter des « bonnes intentions » du président Obama par rapport à Cuba et devrait nous amener à nous interroger sur la part de calcul impérialiste.

La loi anti-vénézuélienne votée début décembre 2014 par le Congrès américain, s’apparente au début de l’escalade « anticastriste » de Washington, au dispositif du début des années 1960, d’ingérences, d’agressions. Cette loi inflige des sanctions (refus de visas, saisie de comptes) à une liste de vénézuéliens « chavistes » pour de prétendues violations des droits de l’homme ; elle attribue aux victimes la responsabilité du soulèvement sanglant du printemps 2014 contre le président élu, légitime, Nicolas Maduro. Terrible renversement de situation ! Ce sont les présidents américains qu’il faudrait juger pour crimes contre l’humanité en Syrie, en Irak, en Afghanistan, en Lybie, à Guantanamo, d’après notamment le rapport de la commission de renseignement du Sénat sur les méthodes de la CIA, la torture, dans des prisons clandestines et illégales, et cela au nom de la liberté du marché, donc de la défense de la liberté, de la concurrence libre et non faussée, etc.

Les fidèles toutous de l’Union Européenne n’ont pas tardé à se mettre au garde-à-vous et à voter, le 18 décembre, au parlement européen une résolution condamnant non les promoteurs de la violence, les « leaders » fascisants, Leopoldo Lopez, Maria Corina Machado, poursuivis ou emprisonnés pour avoir fomenté l’opération insurrectionnelle « Salida » (« sortie ») visant le président Maduro, mais la révolution bolivarienne.

Le scénario cubain

Cuba, mono-productrice et mono-exportatrice de sucre fut privée de son « quota sucrier », de son marché naturel... L’arme sucrière d’hier devient, mutatis mutandis, l’arme pétrolière d’aujourd’hui. Les Etats-Unis et leurs satellites à l’OPEP organisent la « guerre économique » sous toutes les formes : effondrement des cours du baril, pénuries d’aliments et de produits de première nécessité... Une stratégie déjà éprouvée également contre le Chili de Salvador Allende.

Peu à peu, un « blocus financier » se met en place. Il s’agit, dans un premier temps, de rendre difficile et cher l’accès du Venezuela aux financements en devises dont il a besoin, en décrétant le pays proche de l’insolvabilité, de la suspension de paiement, de la faillite. Les « agences de notation » (sic !) du marché mondial (comme l’agence Ficht, voir El Pais du 19 décembre) viennent de « baisser la qualification financière » du Venezuela de « B » à « CCC », le situant parmi les nations au « risque pays » le plus élevé au monde (7 sur 7). Ce classement, totalement subjectif, politique, suivant une méthodologie opaque, est destiné à inciter les organismes financiers à imposer des taux d’intérêt très élevés au « mauvais élève », voire même à dissuader les institutions et partenaires économiques face aux « risques du crédit ». Ces mêmes « agences » aux ordres essaient d’imposer au Venezuela le dollar « de la rue », spéculatif, comme étalon sur le marché national.

En bref

Si l’on résume, la guerre économique, idéologique, les tentatives de déstabilisation, d’isolement international, le « blocus financier », sont les premiers maillons d’une chaîne de plus en plus étouffante, destinée à étrangler et faire tomber une révolution bolivarienne devenue l’un des objectifs prioritaires de la politique internationale des Etats-Unis. Il semblerait que Cuba n’ait pas servi de leçon... Mais lorsque ses intérêts sont menacés, l’impérialisme ne recule devant rien. Devant rien. Comme à Cuba, la résistance sera longue, dure, douloureuse, coûteuse, et aura besoin de toute notre solidarité.

Source : Jean Ortiz, pourLe Grand Soir.

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CUBA - Gerardo Hernandez, Ramón Labaniño et Antonio Guerrero : LIBRES ENFIN !

18 Décembre 2014, 11:32am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

CUBA - Gerardo Hernandez, Ramón Labaniño et Antonio Guerrero : LIBRES ENFIN !

LIBRES ENFIN !

Gerardo Hernandez, Ramón Labaniño et Antonio Guerrero, 3 des 5 héros Cubains encore en prison aux États-Unis depuis presque 17 ans, viennent enfin d'être libérés !

C'est une grande joie pour leurs familles, le Peuple de Cuba et tous ceux qui, par le monde, se sont battus pour qu'ils soient libérés. Mais, malgré ma joie, j'ai honte aujourd'hui de la manière dont les médias français, à commencer par le journal "le Monde" et "France Info" traduisent cette libération comme un "échange d'un espion américain, Alan Gross, contre des "espions" Cubains"...Une fois de plus, les "chiens de garde" font leur sale boulot : les 5 Cubains qui avaient été emprisonnés (et pour les deux derniers à perpétuité et, même, pour Gerardo, de deux fois la perpétuité plus 15 ans !), ces 5 Cubains étaient allés rendre compte au FBI des actes de terrorisme programmés par de dangereux criminels vivant en toute liberté, et toute impunité, sur le sol américain.

Les agents du FBI, le 17 juin 1998 avaient déclarés être "impressionnés" par l'abondance de preuves apportées par ces derniers. Et, pourtant, quelques jours plus tard ce sont eux qui étaient emprisonnés comme des criminels ! Alors que l'Américain Alan Gross, était, lui, un espion notoire, venu en 2009 sur le sol cubain pour porter atteinte à l'état cubain, notamment en implantant du matériel satellitaire destiné à développer la propagande américaine contre le régime de Cuba. Sa démarche s'inscrivait dans le droit fil de l'embargo inique que font subir les États-Unis à Cuba depuis plus de 60 ans et, ce, malgré la dénonciation de la quasi totalité des pays membres de l'ONU. Alan Gross, ce véritable espion US, est donc libre, tant mieux pour lui...qu'il retourne, bien anonymement, la queue entre les jambes dans son pays.

Quant aux 3 Cubains, c'est en héros, ce qu'ils sont véritablement, qu'ils vont être accueillis chez eux avec tout l'amour d'un Peuple fier et valeureux dont ils sont les dignes représentants.

VIVA LOS CINCOS ! VIVA CUBA ! VIVA EL SOCIALISMO ! VIVA LA REVOLUCION !

source : cuba linda

CUBA - Gerardo Hernandez, Ramón Labaniño et Antonio Guerrero : LIBRES ENFIN !

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Allocution de Raul CASTRO président cubain [La Havane - 17 décembre 2014]

18 Décembre 2014, 11:25am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Allocution de Raul CASTRO président cubain [La Havane - 17 décembre 2014]

La Havane (CUBA) le 17 Décembre 2014

Allocution du président cubain Raul Castro

Compatriotes,

 

Depuis mon élection en tant que président du Conseil d’État et du Conseil des ministres, j’ai exprimé, à maintes reprises, notre décision d’entretenir avec le gouvernement des États-Unis un dialogue respectueux, basé sur l’égalité souveraine, pour traiter les sujets les plus divers de manière réciproque, sans empiètement sur l’indépendance nationale et l’autodétermination de notre peuple.

 

Il s’agit d’une position qui a été exprimée au Gouvernement des États-Unis, de manière publique et privée, par le camarade Fidel à différents moments de notre longue lutte, et ceci avec la proposition de discuter et de régler les différends par la voie des négociations, sans renoncer à aucun de nos principes.

 

L’héroïque peuple cubain a fait preuve, face aux grands dangers, aux agressions, aux adversités et aux sacrifices, qu’il est et restera fidèle à nos idéaux d’indépendance et de justice sociale. Étroitement unis en ces 56 années de Révolution, nous avons gardé une profonde loyauté envers ceux qui sont tombés dans la défense de ces principes depuis le début de nos guerres d’indépendance, en 1868.

 

À présent, nous menons de l’avant, en dépit des difficultés, la mise à jour de notre modèle économique afin de construire un socialisme prospère et durable.

 

Du fait d’un dialogue au plus haut niveau, qui a inclus une conversation téléphonique que j’ai eue hier avec le Président Barack Obama, nous avons pu avancer dans la solution de certaines questions d’intérêt pour les deux pays.

 

Comme l’avait promis Fidel en juin 2001 lorsqu’il a dit : « Ils reviendront ! », Gerardo, Ramon et Antonio sont arrivés aujourd’hui dans la patrie.

 

L’énorme joie de leurs familles et de tout notre peuple, qui s’est mobilisé inlassablement dans cet objectif, s’étend aux centaines de comités et de groupes de solidarité ; gouvernements, parlements, organisations, institutions et personnalités qui durant ces 16 ans ont réclamé et déployé de vaillants efforts pour leur libération. À eux tous, nous exprimons notre plus profonde gratitude et engagement.

 

Cette décision du Président Obama mérite le respect et la reconnaissance de notre peuple.

 

J’aimerais remercier et reconnaître le soutien du Vatican, et très spécialement du Pape François, à l’amélioration des relations entre Cuba et les États-Unis. De même, nos remerciements au Gouvernement du Canada pour les facilités créées pour la réalisation du dialogue de haut niveau entre les deux pays.

 

En même temps, nous avons décidé de libérer et d’envoyer aux États-Unis un espion d’origine cubaine qui travaillait au service de ce pays.

 

D’autre part, pour des raisons humanitaires, aujourd’hui, le citoyen nord-américain Alan Gross a été rapatrié dans son pays.

 

De façon unilatérale, conformément à notre pratique et à nos dispositions légales, des bénéfices pénaux ont été octroyés aux prisonniers concernés, y compris la libération de personnes auxquelles le gouvernement des États-Unis était intéressé.

 

Par ailleurs, nous avons convenu de rétablir les relations diplomatiques.

 

Ceci ne veut pas dire que l’essentiel ait été réglé. Le blocus économique, commercial et financier qui occasionne de graves dommages humains et économiques à notre pays doit cesser.

 

Bien que les mesures du blocus soient devenues une loi, le Président des États-Unis peut modifier leurs applications en vertu des facultés exécutives qui lui sont conférées.

 

Nous proposons au gouvernement des États-Unis de prendre de mesures réciproques en vue de l’amélioration du climat bilatéral et d’avancer vers une normalisation des relations entre nos deux pays, conformément aux principes du Droit international et de la Charte des Nations Unies.

 

Cuba réitère sa disposition à maintenir la coopération au sein des organismes multilatéraux, comme l’Organisation de Nations Unies.

 

Conscient de nos profondes différences en matière de souveraineté nationale, de démocratie, de droits de l’Homme et de politique extérieure, je confirme notre volonté de dialoguer sur ces sujets.

 

J’invite le gouvernement des États-Unis à surmonter les obstacles empêchant ou entravant les liens entre nos peuples, les familles et les citoyens des deux pays, notamment, en ce qui concerne les voyages, le service postal direct et les télécommunications.

 

Les progrès enregistrés lors des échanges montrent que beaucoup de problèmes peuvent être résolus.

 

Tel que nous l’avons répété, nous devons apprendre l’art de coexister, de manière civilisée, malgré nos différends.

 

Nous parlerons plus tard de ces importants sujets.

 

Je vous remercie.

 

Sobre estos importantes temas volveremos a hablar más adelante.

 

Muchas gracias.

 

source : granma

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CUBA: les USA reconnaissent l'échec de leur blocus

18 Décembre 2014, 11:22am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

CUBA: les USA reconnaissent l'échec de leur blocus

La Maison Blanche a reconnu mercredi 17 décembre 2014 l'échec de la politique américaine à l'égard de Cuba, constatant que le blocus de l'île s'était avéré inefficace, ne correspondait pas aux intérêts nationaux des Etats-Unis et n'avait pas contribué à l'instauration de la démocratie dans ce pays.

 

"Bien que cette politique ait été dictée par de bonnes intentions, elle n'a donné que très peu d'effet, car à présent, tout comme en 1961, les Castro et le Parti communiste gouvernent Cuba", lit-on dans le communiqué de l'administration américaine.

 

Le président américain Barack Obama a officiellement annoncé mercredi l'intention des Etats-Unis de normaliser les relations avec Cuba ce qui constitue "le plus important changement de la politique américaine depuis plus de 50 ans".

 

A la suite de nationalisations expropriant des compagnies américaines à Cuba, les Etats-Unis ont décrété en octobre 1960 un embargo commercial contre La Havane, qui sera le plus long blocus économique de l'histoire. L'embargo américain interdit l'importation par Cuba de tout produit contenant des éléments d'origine américaine, même via des pays tiers qui encourent des sanctions américaines.

 

Cet embargo demeure un sujet particulièrement controversé. L'Assemblée générale des Nations unies l'a condamné à plusieurs reprises. L'Union européenne est opposée elle aussi à l'embargo car il affecte ses propres relations commerciales. Elle soutient en revanche "un processus de transition progressif et pluraliste et qui permettrait d'améliorer le niveau de vie des Cubains". La Russie appelle invariablement à la levée du blocus politique, économique et commercial américain de Cuba.

 

source : RIA NOVOSTI

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Les vies sauvées par les médecins cubains face à Ebola sont une honte pour les USA, pour le journal britannique Guardian

8 Décembre 2014, 15:51pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Les vies sauvées par les médecins cubains face à Ebola sont une honte pour les USA, pour le journal britannique Guardian

Cela fait quatre mois qu'a été déclaré l'état d'urgence contre Ebola qui a ravagé l'Afrique occidentale. Cuba mène la lutte contre l'épidémie, c'est le pays qui a apporté jusqu'alors le soutien direct le plus important.

 

Les Etats-unis et la Grande-Bretagne ont envoyé des milliers de soldats, ils ont promis – ainsi que d'autres pays – une aide qui tarde à se matérialiser. Mais, l'OMS insiste, ce dont a le plus besoin sur le terrain, ce sont des travailleurs de la santé.

 

L'île des Caraibes, avec une population d'à peine 11 million d'habitants et un revenu par tête de 4 500 € par an, a répondu à l'appel.

 

Ils étaient les premiers au front contre l'Ebola, et ont envoyé le plus large contingent de docteurs et d'infimiers – 256 sont déjà sur le terrain – 200 volontaires sont sur le départ.

 

Tandis que l'intérêt des médias occidentaux devient plus evanescent au fur et à mesure que la menace d'une infection mondiale s'éloigne, des centaines de travailleurs de la santé britannique se sont déclarés volontaires pour les rejoindre.

 

Les 30 premiers sont arrivés au Sierra Leone la semaine dernière, tandis que des soldats vont aller construire des cliniques. Mais les médecins cubains sont sur le terrain, en nombre, depuis octobre et ils sont là pour rester.

 

La situation ne peut être plus urgente. Plus de 6 000 personnes sont déjà mortes. L'opération Cubaine couvrait tellement les pays occidentaux de déshonneur que les politiciens britanniques et américains se sont sentis obligés d'envoyer leurs félicitations.

 

John Kerry a décrit la contribution de l'Etat que les Etats-unis essaient de subvertir depuis plus d'un demi-siècle d'« impressionnante ».

 

Le premier médecin cubain à contracter Ebola a été traité par les médecins britanniques, et les responsables américains ont promis qu'ils « collaboreraient » avec Cuba pour lutter contre Ebola.

 

Mais ce n'est pas la première fois que Cuba a livré la part du lion de l'aide médicale à la suite d'une catastrophe humanitaire.

 

Il y a quatre ans, après le tremblement de terre qui a ravagé un Haiti paupérisé, Cuba a envoyé le plus grand contingent médical et s'est occupé de 40 % des victimes.

 

A la suite du séisme du Cachemire en 2005, Cuba a envoyé 2 400 travailleurs médicaux au Pakistan et traité plus de 70 % de ceux touchés ; ils ont aussi laissé sur place 32 hôpitaux et donné un millier de bourses pour des études en médecine.

 

La tradition consistant à apporter une aide en situation d'urgence remonte aux premières années de la Révolution cubaine. Mais ce n'est qu'une facette de cet internationalisme médical global extraordinaire.

 

Il y a désormais 50 000 médécins et infirmiers cubains dans 60 pays en développement.

 

Comme le professeur canadien John Kirk l'explique : « L'internationalisme médical a cubain a sauvé des millions de vie ».Mais cette solidarité sans comparaison n'a trouvé que peu d'écho dans les médias occidentaux.

 

Les médecins cubains ont conduit 3 millions d'opérations des yeux dans 33 pays, principalement en Amérique latine et dans les Caraibes, et largement financés par le Vénézuela révolutionnaire.

 

Voilà comment Mario Teran, le sergent bolivien qui a tué Che Guevara, sur ordre de la CIA en 1967, a pu retrouver la vue 40 ans plus tard, grâce aux médecins cubains, dans une opération payée par le Venezuela, dans la Bolivie radicale d'Evo Morales.

 

Alors que le soutien d'urgence a souvent été financé par Cuba lui-même,les services médicaux globaux du pays sont habituellement payés par les gouvernements bénéficiaires et sont désormais devenus, de loin, le premier secteur d'exportation, liant idéaux révolutionnaires et développement économique.

 

Cela dépend en retour du rôle central de la santé et de l'éducation publiques à Cuba, puisque la Havane a construit une industrie de bio-technologie low-cost avec des infrastructures médicales et des programmes d'alphabétisation dans les pays en développement qu'il aide – plutôt que de pomper leurs médecins et infirmiers sur le modèle occidental.

 

L'internationalisme est dans l'ADN de Cuba. Comme la fille de Guevara, Aleida, elle-même médecin qui a servi en Afrique, le dit : « Nous sommes des Afro-latino américains, et nous assumons notre solidarité envers les enfants de ce continent ».

 

Mais ce qui a commencé comme une tentative de répandre la révolution cubaine dans les années 1960 et est devenu une intervention militaire décisive en soutien de l'Angola contre l'Apartheid dans les années 1980, s'est désormais transformé dans le projet de solidarité médicale le plus ambitieux du globe.

 

Son succès dépend du tournant progressiste qui s'est saisi de l'Amérique latine durant cette dernière décennie, inspiré par l'exemple socialiste de Cuba pendant les années de dictature militaire de droite.

 

Les gouvernements de gauche et de centre-gauche continuent d'être élus, ré-élus dans toute la région, permettant à Cuba de se renouer avec sa fonction de phare de l'humanitarisme international.

 

Mais l'île continue d'étouffer sous l'embargo commercial américainqui a maintenu un étau économique et politique sur le pays pendant un demi-siècle.

 

Si Barack Obama veut faire quelque chose qui en vaut la peine pendant ses dernières années comme président, il peut utiliser le rôle de Cuba dans la crise d'Ebola pour lancer le processus de levée du blocus, et pour mettre un terme à la guerre de déstabilisation américaine.

 

Cuba a le vent en poupe.

 

Dans ce qui ressemble à une tentative de forcer la main de l'administration,le New York Times a publié six éditoriaux dans les dernières semaines, en octobre et novembre, louant le bilan médical global de Cuba, demandant la fin de l'embargo, s'attaquant aux efforts visant à pousser les médecins cubains à déserter, et appelant à un échange négocié de prisonniers.

 

Cette campagne de presse a accompagné le vote à l'Assemblée générale de l'ONU qui a voté pour la 23 ème fois, par 188 voix contre 2 (États-Unis et Israël), pour exiger la levée du blocus américain, d'abord imposé en représailles à la nationalisation d'entreprises américaines, et désormais justifié sur la base des droits de l'Homme – par un Etat allié à certains des régimes les plus répressifs au monde.

 

L'embargo ne peut être abandonné que par le Congrès, ce qu'empêchent les héritiers d'une dictature soutenue par les Etats-unis, que Fidel Castro et Guevara ont renversé.

 

Mais le président américain a, dans le champ de son pouvoir exécutif, le pouvoir d'assouplir considérablement et rétablir les relations diplomatiques.

 

Il peut commencer en libérant les trois « Cinq de Miami » qui restent, des agents du renseignement cubains emprisonnés il y a 13 ans pour des opérations espionnage visant des groupes militants anti-cubains liés au terrorisme.

 

Le moment opportun pour qu'Obama mette un terme à 50 ans de campagne américaine contre l'indépendance américaine, ce serait le Sommet des Amériques d'avril prochain – que les gouvernements latino-américains ont menacé de boycotter à moins que Cuba ne soit invité.

 

La plus grande contribution que ceux qui sont vraiment préoccupés par les libertés démocratiques à Cuba puisse apporter, ce serait de laisser revenir Cuba dans cet organisme.

 

Si le blocus venait réellement à être démantelé, ce ne serait pas seulement la légitimation du bilan remarquable de Cuba en termes de justice sociale au pays et dans leur solidarité à l'étranger, soutenus par une Amérique latine indépendante, qui prend de plus en plus confiance en elle-même.

 

Ce serait aussi à l'avantage des millions de personnes à travers le monde qui profiteraient de l'émancipation de Cuba – et une preuve de ce qui peut être réalisé quand on met les peuples avant les profits des grandes entreprises.

 

 

 

 

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