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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Quand les COMMUNISTES, puis les GAULLISTES, patriotes et républicains étaient DÉCHUS de la nationalité française...

6 Janvier 2016, 20:16pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Quand les COMMUNISTES, puis les GAULLISTES, patriotes et républicains étaient DÉCHUS de la nationalité française...
Quand les COMMUNISTES, puis les GAULLISTES, patriotes et républicains étaient DÉCHUS de la nationalité française...
Quand les COMMUNISTES, puis les GAULLISTES, patriotes et républicains étaient DÉCHUS de la nationalité française...
Quand les COMMUNISTES, puis les GAULLISTES, patriotes et républicains étaient DÉCHUS de la nationalité française...

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Le capitalisme ou l’aboutissement du fascisme

3 Janvier 2016, 13:42pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Hier soir j’ai regardé Salo ou les 120 jours de Sodome, le dernier film du génie Pier Paolo Pasolini. J’aime Pasolini mais je n’avais qu’une vague idée de son travail de cinéaste. Je connaissais Pasolini le poète, le penseur avec son concept de génocide culturel, mais trop peu le cinéaste. Quelle claque pour moi que la découverte de ce film inclassable, à la fois sulfureux et terriblement politique. Je n’ai pas envie ici de discuter de sa technique, du fait que le film serait selon les esthètes moins bon que sa trilogie de la vie. Non en le voyant j’ai pensé instinctivement à l’idée de mal radical, le fameux concept de Kant qui lie, passion, raison et morale. Pas étonnant qu’on y trouve également une double référence littéraire : à Dante et ses cercles des enfers et Sade.
 
Pasolini était, à juste titre, obnubilé par l’idée que nos sociétés occidentales étaient décadentes parce que conditionnées par l’idée de se vautrer dans leurs pulsions. Des pulsions consommatrices antithèses de l’esprit, de la pensée.Il aura d’ailleurs cette formule célèbre : « Je suis profondément convaincu que le vrai fascisme est ce que les sociologues ont trop gentiment nommé « la société de consommation », définition qui paraît inoffensive et purement indicative. Il n’en est rien. Si l’on observe bien la réalité, et surtout si l’on sait lire dans les objets, le paysage, l’urbanisme et surtout les hommes, on voit que les résultats de cette insouciante société de consommation sont eux-mêmes les résultats d’une dictature, d’un fascisme pur et simple. » C’est un concept que plus tard travaillera génialement Clouscard avec son capitalisme de la séduction. C’est aussi l’idée qui trotte dans la tête de Lordon quand il rapproche Marx et Spinoza.
 
Bref c’est sur cette conviction ancrée au plus profond de lui que Pasolini prendra rapidement ses distances avec les événement de mai 68. Pour lui en mai 68 il n’est pas question d’une révolution mais d’une guerre civile, où seule comptait la soif de liberté sans remettre profondément en cause les structures politiques, économiques, mentales. Sans remettre en cause le capitalisme dans toute sa substance. 68 accouchera du libéral-libertaire, celui qui détruira la gauche, celui qui instaura un langage, une sémantique stérile, qui créera l’Union Européenne et qui se fera le VRP d’un grand marché transatlantique. Celui qui aujourd’hui nous fait perdre un temps précieux car il nous faut crier, écrire et conceptualiser l’idée du nécessaire besoin de revenir à la source des choses : repenser ce que nous ont légué nos aînés et plus que tout, ne pas oublier que notre objectif est de combattre le capitalisme et, par là, de réinventer l’homme. J’ai toujours eu quelques raideurs avec cette dernière formulation, sans doute est-ce lié à des années de bourrage de crâne labellisé par le ministère de l’éducation nationale. Pourtant c’est bien l’un des objectifs de notre bataille. L’homme qui aujourd’hui se croit plus libre que jamais n’a en réalité, en nul temps, été aussi prisonnier. Prisonnier de ses pulsions qu’on encourage à libérer, d’un modèle uniforme, violent parce que flattant les pires instincts de l’humanité. Au forceps on le pousse à consommer, à se gaver, à acheter tout le temps et partout. La publicité omniprésente, le sexe marchandisé, la culture consommable et jetable. Le capitalisme atteint aujourd’hui le stade du mal radical que j’évoquais plus haut. La nécessité de le détruire n’a jamais été autant impérieuse. Il en va de se prémunir contre de futurs cataclysmes ravageurs et meurtriers.
 
Il me semble que, de ce point de vue, nous avons assez perdu de temps. L’histoire s’accélère brutalement et la bourgeoisie est à la manœuvre. Pourquoi ? Comme toujours. Parce que la course au profit se ralentit, que le modèle est en crise, que la planète va mal. Or il n’est pas question de renoncer au profit. C’est le sens même du capitalisme, c’est par définition l’élément qui crée l’appartenance du bourgeois à sa classe. La bourgeoisie qui est de nouveau tentée d’utiliser l’autorité en réhabilitant l’extrême-droite et en donnant du crédit au fascisme dissimulé sous les habits propres du socialiste opportuniste, de la droite affairiste. Comprenne qui pourra.
 
Nous là dedans, nous ne comptons pour rien ou presque. Tout est à reconstruire. Nous sommes incapables de tirer les leçons de nos échecs et nous nous empêtrons dans la reconduction absurde de nos erreurs. Le parti est moribond car inutile aujourd’hui. Est-il tout juste bon à apporter une caution de gauche à une social-démocratie fanatisée par les vertus du libéralisme. La boucle est bouclée. Réinventer la gauche, c’est réhabiliter notre mission révolutionnaire, c’est désigner l’ennemi clairement, c’est se doter d’un parti de masse qui éduque et organise, c’est proposer une autre lecture du monde, de la société. Un clin d’œil aux ayatollahs de Podemos, c’est transformer le consommateur d’aujourd’hui en un citoyen demain, au sens où il serait pourvu d’un esprit critique. Par soucis d’efficacité, un mouvement structuré et organisé me paraît tout de même beaucoup plus efficace pour atteindre cet objectif qu’un simple rassemblement des mécontents qui rêvent de démocratie directe mais qui aiment tout de même bien le confort de dicter aux ouvriers incultes comment il faut penser et consommer.
 
La feuille de route est donc en fait d’une incroyable simplicité. J’invite donc ceux qui émergent de notre mouvement, qui en assurent la personnification, à regarder et à lire Pasolini, à sortir du grenier Clouscard et les autres, à nous permettre d’irradier le clair-obscur gramscien par les lueurs volubiles de clarté qui émaneraient de notre parti, de nos batailles, de notre projet, des consciences délivrées qui se tiendraient solidement à nos côtés sur les barricades du temps. Oui c’est grandiloquent sur le style mais parce que le fond revêt une immense envergure. Notre mission est passionnante et monumentale. A nous donc de savoir développer les outils adéquats pour la mener à bien.
 
Guillaume Sayon
 

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Avec « Le Boomerang et l’hirondelle » Daniel Dewalle raconte ses racines

31 Décembre 2015, 11:35am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Avec « Le Boomerang et l’hirondelle » Daniel Dewalle raconte ses racines

En racontant l’histoire d’une famille de paysans dans l’Audomarois et celle de mineurs du Bruaysis, du début du siècle à aujourd’hui, Daniel Dewalle signe son second livre et premier roman, « Le Boomerang et l’hirondelle ». Ça méritait bien un retour, non ?

Pas surprenant que Daniel Dewalle dédicace son premier roman à ses trois petits-enfants. Non seulement cela dit sa foi en l’avenir, bien qu’il ne soit pas dupe des errements actuels de ce monde, mais il est question de famille, dans Le Boomerang et l’hirondelle. La sienne, paysans catholiques de l’Audomarois, chez qui la foi faisait office de politique, et celle de mineurs du Bruaysis, Résistants et habitués des combats syndicaux. Ces deux familles, dont il raconte l’histoire, du début du siècle à nos jours, « ce sont mes deux racines, sourit l’ancien maire d’Houdain. Paysannes et militantes ».

 

Séminaire et carte du PC

Simple autobiographie ou pure romance ? Un peu des deux : « Tous les faits relatés sont réels, mais certains personnages en incarnent plusieurs », écrit-il en post-propos. Tous les chapitres consacrés à la famille de « Dan » (c’est lui) sont nés de ses souvenirs. Ceux qui racontent la vie de Pierrot et des siens ont nécessité un détour par la fiction, bien que nourris de témoignages d’habitants du Bruaysis utilisés dans son premier livre, Houdain et sa région.

Par exemple, le personnage de Léa, l’épouse de Pierrot, est un mélange d’Anna Boutinon et Maria Duhamel, la mère d’Annick Duhamel, l’actuelle adjointe bruaysienne. « C’est elle qui m’a fait prendre ma première carte au parti communiste. » Vu son passif politique, on comprend qu’elle l’ait marqué. Même si Daniel Dewalle avoue en souriant que l’idéologie communiste, «j’en suis plus convaincu aujourd’hui que lorsque j’ai adhéré ! »

 

Espérance

Pas toujours évident quand, comme il le raconte dans son livre, on vient d’un milieu catholique. Le petit Dan entrera d’ailleurs au séminaire, avant de prendre progressivement ses distances. «J’adorais mes parents, mais quand j’ai épousé une fille de communiste, mon père m’a dit : décidément… » Un grand écart qui explique en partie le titre qu’il a choisi : boomerang, pour les retours de bâton de l’histoire, l’hirondelle, pour l’espérance. Hirondelle citée maintes fois dans les carnets de guerre de son père, prisonnier des Allemands durant la Seconde Guerre mondiale, qu’il a retranscrits dans son livre.

Si on ne dévoilera pas la fin, indiquons juste que sa passion pour l’astronomie finira par s’inviter dans le récit. Le futur de l’homme est-il dans les étoiles ? Lui les regarde depuis un moment, en tout cas. Et pour ça, il n’a pas attendu d’avoir un télescope.

 

« Le Boomerang et l’hirondelle », éditions Baudelaire. 18 €. Disponible café Rive droite rive gauche, à Houdain, au Petit potin, à Divion, prochainement à la Fnac, au Furet du Nord et sur Amazon.

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La section du PCF de l'Arrageois vous souhaite de joyeuses fêtes de fin d'année

24 Décembre 2015, 10:25am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

En cette fin d'année, la section du PCF de l'Arrageois souhaite à tous les camarades de joyeuses fêtes et leur présente ses voeux les meilleurs pour 2016.

Que cette année nouvelle soit chaleureuse, fraternelle, solidaire.

Nous pensons particulièrement à ceux, parmi nous, qui ont vécu un deuil, luttent contre la maladie, bataillent contre la précarité.

Affection, camaraderie, prospérité à tous.

Que notre engagement fasse triompher en 2016 les valeurs de la République: LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE!

Bonne année à tous

Babouse

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Le FN et DAESH ont-ils gagné ? Par Pierre OUTTERYCK, professeur agrégé d’histoire-géographie.

24 Décembre 2015, 10:19am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

La déchéance de nationalité, vue par Pierre OUTTERYCK, professeur agrégé d’histoire-géographie, auteur de nombreux ouvrages.

« Le FN cherche à rassembler autour des peurs créées par les attentats criminels de janvier et du 13 novembre… Il surfe sur la vague anti-djihadiste, antimusulmane et anti-arabe. Daesh veut regrouper, dans une guerre prétendue de religion, tout ce qui s’oppose au progressisme et aux valeurs du siècle des Lumières.

Lors de son discours devant le Congrès, le président Hollande a retenu comme sanction possible pour d’éventuels djihadistes binationaux la perte de la nationalité française. Le FN exulte… C’était son idée.

Péchenard (vice-président UMP-Républicains Ile de France) soutient cette mesure ce mardi matin sur France Info. Pour lui, quelqu’un qui prend les armes contre la France ne peut rester français. Selon lui, cette mesure serait un symbole fort !

Parlons de symboles forts !

L’Histoire devrait inciter nos élus à plus de mesure !

Le 10 juillet 1940, le Parlement dont les députés communistes avaient été chassés, votait les pleins pouvoirs à Pétain devenu ainsi chef de l’État. Seuls 80 parlementaires voteront contre mais sans monter à la tribune pour contrer cette mesure dangereuse et potentiellement criminelle. Les tribunaux d’exception mis en place par le gouvernement de Pétain l’utiliseront pour ordonner des exécutions capitales de Résistants gaullistes, communistes, socialistes et patriotes. Cette mesure servira d’arguments au ministre de Pétain, Pucheux, pour remettre aux nazis des noms d’otages à fusiller, entre autres celui de Guy Môquet. Selon lui, ces hommes s’étaient dressés contre la France.

Période exceptionnelle certes ! Le combat des djihadistes contre le progrès n’a rien à voir avec celui des Résistants contre l’extrême droite…

En fait cette mesure met en cause les fondements du Droit français.

Dix ans plus tôt, en 1932, le militant Olszanski, qui avait obtenu la nationalité française était déchu de celle-ci. Son crime : avoir organisé ses compatriotes polonais, souvent immigrés, dans leurs combats contre le patronat minier et les mesures gouvernementales. Il sera expulsé de France. Face aux luttes qui se développaient dans ce début des années 30 la criminalisation des actions revendicatives et syndicales étaient déjà à l’ordre du jour…

Qu’en sera-t-il demain ?

Que l’histoire ne se répète pas ! »

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Et une petite saloperie solférinienne, une !

24 Décembre 2015, 10:10am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Pour faire plaisir à ses copains assureurs, un de ses frères au premier chef (dirigeant de Malakoff Médéric et viré depuis) mais aussi pour affaiblir encore plus le système de santé républicain, Sarkozy avait lancé le projet de mutuelles d’entreprises. Privées, donc. Les Solfériniens lui ont naturellement emboité le pas et ont parachevé l’esquisse.

Le 1er janvier 2016, une couverture complémentaire santé collective obligatoire (mutuelle d’entreprise) doit être proposée par l’employeur du secteur privé à tous les salariés, n’en disposant pas déjà, en complément des garanties de la Sécurité sociale. Cette couverture doit être négociée avec les « partenaires sociaux ». Si les négociations échouent, l’employeur installe, par décision unilatérale, une couverture santé, après mise en concurrence des assureurs.

La participation de l’employeur doit être au moins égale à 50%. Donc, celle des employés doit être d’environ 50%. Le contrat doit proposer un panier de soins minimum. Là où cela se corse, c’est que ces mutuelles de groupe protègeront avec des garanties « adaptées » aux spécificités des employés. Elles varieront donc d’une entreprise à une autre, d’une branche professionnelle à une autre. Toujours diviser, au nom d’une prétendue équité, la classe salariale pour mieux régner. Les cadres et les non-cadres ne seront pas forcément protégés de la même manière.

 

La touche finale de cette saloperie, c’est que, jusqu’ici, le montant de la cotisation était déduit du revenu imposable du salarié. La loi de finances de 2014 est revenu sur ce principe : la part payée par l’employeur sera désormais imposable car considérée comme un avantage en argent à déclarer à l’administration fiscale.

URL de cet article 29767
http://www.legrandsoir.info/et-une-petite-saloperie-solferinienne-une.html

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Il n'existe pas de garde fou à l'ignominie.

24 Décembre 2015, 10:04am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Déchéance ?
Qui déchoit ?
 Si ce n'est celui qui tend les ciseaux,celui qui s'en sert,celui qui laisse faire?
 
Il y a quelques semaines quand Canaille le Rouge mit un "la" majeur devant Valls pour que ce LaValls soit à limage des choix politiques pré-pétainistes qu'il porte, nombre de ses connaissance lui firent grief de cette stigmatisation.
 
Nombre des mêmes défendaient l'état d'urgence.
 
Le bilan est là le gouvernement jusqu'à ce jour, veille de réveillon, reste unanime pour mettre en oeuvre une mesure qui en 1945 fera qualifier le régime hitlérien de totalitaire par les peuples unis contre la barbarie.
 
Les mêmes vingt ans plus tard pour étayer leur équation scandaleuse "communisme = fascisme" se serviront des méthodes de déchéance de nationalité tout aussi condamnables utilisées contre les dissidents soviétiques pour mettre dans le même sac les nazies de Krupp Ford Thyssen Disney et les 27 millions de soviétiques morts pour les combattre.
 
Et si à l'aune des décisions du conseil de ministres de la République française 5e du nom, s'appuyant sur les attendus du tribunal des peuples à Nuremberg, Canaille le Rouge écrit "la P-Solférinocratie = fascisme" gageons que le cercles des encolérisés par ses propos va encore s'agrandir. Pourtant le parlement et sa majorité de 2015 est invité à se mettre dans le sillage de Bonnet et Sérol 1938 qui inventèrent l'internement administratif des indésirables et ensuite la peine de mort pour les communistes. Le PS trace le même cap.
 
La seule fois où la France a dénaturalisé des Français, c’était par loi du 22 juillet 1940, sous Vichy, pendant l’Occupation - juste avant de voter une loi sur le statut des juifs.
 
Il n'existe pas de garde fou à l'ignominie.
 
Si demain, par décret à partir de la nouvelle rédaction de la constitution, un Manuel Trump ou un Dalton Valls décide de déchoir ceux qu'ils ramassent sous le qualificatif religieux de musulmans (mêmes s'ils sont athés, seule la consonnance de leur patronyme étant identifiant) ceux qui ont souscrit à l'état d'urgence et au discours de Versailles qui lui sert d'écrin  ceux qui lâchement se sont abstenus ne pourront pas dire qu'ils ne savaient pas : les mouvement progressistes (moins les partis politiques qui s'en sont ainsi d'eux mêmes exclus) la LDH et les organisations de même portée, Des syndicats dont la CGT et les associations humanitaires, tous ont condamné. Il faut maintenant choisir son camp. C'est Cioti Le Pen ou la démocratie.
 
Quand tous les issus d'immigrés militants dans les déferlantes de la vague rose ou surfant sur ses crêtes vont devoir allez chercher à Nantes les papiers d'identité d'un de leur gamin voir les leurs et qu'au nom de la sécurité du sol ont leur opposera le sang qui les exclus, ils ne pourront s'en prendre qu'à eux.
 
Ils avaient pourtant été prévenus.
 
Notons que devant une telle agression aux principes républicains la garde des sceaux, deux heures après l'annonce de cette forfaiture devant l'histoire de France n'a toujours pas démissionnéUn bon indicateur de son anémomètre démocratique personnel. Mais les syndicalistes qu'elle participe à poursuivre en lâchant ses procs et autres commissions rogatoires après mise en garde à vue savaient déjà à quoi s'en tenir.
 
Ce n'est pas la latitude de naissance ou la couleur de la peau ni le sexe qui fait la nature d'une politique, mais les choix de classe, de celle ou celui qui incarne cette politique. Taubira est bien un petit soldat du capital, Valls son adjudant, Macron le fourrier, Hollande le colonel et Gattaz le chef d'état major.
 
Rédigé par Canaille Lerouge

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François Hollande et Manuel Valls ont-ils inventé la gauche vichyste ?

24 Décembre 2015, 09:36am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

La gestion actuelle de l’état d’urgence par un exécutif "de gauche" aurait été inimaginable il y a quelques années. Cette dérive assumée profite au FN et confirme la nécessité de reconstruire la gauche sur ses vraies valeurs.

Nous vivons des temps troublés, qui pourraient bien constituer le prélude à une reconfiguration d’ensemble de l’espace politique national. Mais peut-être que pour bien appréhender la situation, il faut se livrer à l’expérience de pensée suivante.

Fermez les yeux, transportez-vous quelques années en arrière, et imaginez que des attentats terribles se produisent en France. Imaginez alors que, face à ces événements dramatiques, le pouvoir en place décide de fermer les frontières et annonce qu’il va transgresser la charte des droits de l’homme. Imaginez, aussi, qu’il demande à l’Union européenne d’arrêter de recevoir des réfugiés et qu’il décrète l’état d’urgence. Imaginez maintenant que ce même pouvoir en profite pour mener des perquisitions chez des opposants politiques, qu’il les assigne à résidence, qu’il interdise des manifestations, qu’il demande le signalement des faits de grèves. Imaginez en plus que le gouvernement vous enjoigne à mettre le drapeau français à votre fenêtre et à ne pas vous regrouper.

Alors, pas de doute, vous vous réveillez en sursaut et en sueur et vous vous rendez compte que votre cauchemar est fini, non Marine Le Pen n’est pas présidente de la République et que fort heureusement c’est la "gauche" qui est au pouvoir. Problème, tout cela n’est pas une expérience de pensée mais la réalité de l’automne 2015.

Un état d’urgence plus dur, et qui dure

Exagération que tout cela ? Jeudi 3 décembre, la peu rebelle France Inter se faisait l’écho d’un ministre déclarant sous couvert d’anonymat qu’il ne resterait pas dans « le gouvernement Laval ». Ce n’est pas rien, cela ne vient pas de rien non plus. La presse s’est fait abondamment l’écho de ces militants écologistes et autres zadistes assignés à résidence. Au nom de la lutte contre le djihadisme ?

Dans le Loiret, un formulaire de l’éducation nationale « invite instamment les chefs d’établissement à signaler le comportement douteux d’enseignants et de personnels placés sous leur autorité. » Dans la rubrique « atteinte à la sécurité/au climat de l’établissement », précise Libération, il est stipulé que tout acte, tels les « grèves, blocages, manifestations, rassemblements, perturbations » en lien ou non avec « une revendication nationale » et porteur « d’un impact médiatique ou d’une forte connotation politique » doit être signalé.

Dérapages incontrôlés de responsables par trop zélés, nous objectera-t-on. Mais alors que penser de la lettre des autorités française au Conseil de l’Europe sur « sa décision de déroger à la Convention européenne des droits de l’homme » (lire ici). Tout est extraordinaire dans cette lettre. D’abord, et ce n’est pas banal, que le gouvernement, au nom des droits de l’homme, ne va pas respecter les droits de l’homme, et annonce ces intentions liberticides dans le cadre d’une politique d’État. L’autre sujet d’étonnement ou d’inquiétude est qu’une telle possibilité puisse être prévue dans le cadre de la réglementation européenne [1].

Pourtant, pour le tandem de l’exécutif, ce n’est pas encore assez. En une de son édition datée du 3 décembre, Le Monde titrait : "Le plan de l’Élysée pour durcir l’état d’urgence". À cela, il faut ajouter les déclarations de Manuel Valls qui envisage la prolongation de cet état d’urgence, tout juste voté, au-delà du 26 février 2016. Bref, un état d’urgence plus dur et qui dure, tel est l’objectif.

Au service du Front national

Cette évolution est lourde de sens. Sur le terrain économique, la proximité idéologique de la gauche gouvernementale et de la droite libérale était déjà acquise depuis les débuts du quinquennat Hollande, mais la situation demeurait plus différenciée sur les questions sociétales. Les événements récents ont modifié ce dernier aspect. Le Point a ainsi pu titrer : "C’est officiel, il n’y a plus de gauche en France". Loin de s’en réjouir, l’hebdomadaire – pourtant pas vraiment gauchiste – s’en inquiète : « L’évolution idéologique et sécuritaire du gouvernement est telle qu’elle laisse Marine Le Pen et le Front national sans voix. En deux semaines, la gauche au pouvoir s’est emparée de ses thèmes de campagne et de ses chevaux de bataille. Florian Philippot n’en demandait pas tant ». 

Il est encore trop tôt pour entrevoir toutes les conséquences de la politique gouvernementale post-attentats. Deux choses apparaissent claires, cependant. La première est que le Front national, déjà à l’offensive, va profiter de ce nouveau climat – et ce ne sont pas les déclarations de Pierre Gattaz, soutenus par le premier ministre, qui vont inverser la tendance, bien au contraire. La seconde est que, plus que jamais, la gauche est à reconstruire. L’état d’urgence et la manière cynique dont le gouvernement utilise celui-ci contre sa gauche constituent des éléments nouveaux qui auront des conséquences sur le degré de rupture avec la direction du PS. Un gouvernement d’union nationale est désormais à l’ordre du jour, même si les institutions de la Ve République ne facilitent pas la tâche.

Est-ce que l’ensemble du Parti socialiste va basculer ou simplement une partie ? C’est tout l’enjeu des mois qui viennent. Quels que soient les désaccords avec cette frange de l’appareil ou de l’électorat socialiste qui n’entend pas passer de l’autre côté du cheval, il n’est pas anodin qu’ils soient le plus nombreux possible. Cela suppose une discussion sans compromis, mais sans gauchisme.

Notes

[1] La signature de cette Convention n’est donc, contrairement aux grands équilibres économiques édictées par les traités, qu’un chiffon de papier dont on peut s’affranchir à tout instant. Bien naïvement, on aurait pu penser que la signature apposée par un pays valait engagement… Eh bien non, il faut juste prévenir. Sans doute s’agit-il de l’application du vieux dicton : faute avouée, à moitié pardonnée.

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Liberté Hebdo 1198: L'édito de Franck

17 Décembre 2015, 18:05pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Liberté Hebdo 1198: L'édito de Franck

A la sortie d’une séquence électorale comme celle que nous venons de vivre, l’heure est aux décisions, à l’action.

L’ensemble de la société est ébranlée par la progression des votes pour un parti qui cultive mensonges, idées simples et réponses nauséabondes aux problèmes du monde.

Chaque incident, petit ou grand, est exploi­té à plaisir par des parasites, des faiblesses et des peurs. Les héritiers torturés de la revanche atten­dent leur grand soir.

Nous le savons tous.

Ce combat est celui de la lumière face à l’ombre. Et les ravages du libéralis­me sur nos structures portent ce chaos naissant entre les dents.

Chaque atteinte aux droits ouvre de nouvelles brèches où pénètre ce poison de l’esprit.

Chaque recul des services publics pousse un peu plus les plus fragiles vers ce refuge mortel.

Depuis trente ans, le désespoir grandit. Les pério­des d’alternance politique réveillent un temps l’espoir, vite déçu par les promesses reniées et les programmes non appliqués.

Les citoyens de notre pays ont besoin de réponses. Et d’actes forts.

Vers la solidarité, la fraternité, la justice sociale. Car ce qui règne malgré tout dans l’esprit de l’électeur déçu et meurtri qui se tourne, trompé, vers le parti de la haine et du mensonge, c’est le désir, intact, d’améliorer son existence. Et l’impression grandis­sante qu’on lui ment.

Un changement de politique est nécessaire pour privilégier l’emploi, le loge­ment, la santé, l’éducation et la recherche plutôt que la quête mortifère du profit à court terme.

Les hommes et les femmes politiques de la Région, de la France, doivent cesser les querelles stériles. Elles ne sont que miroirs aux alouettes, éloignant des idées, des débats. Ecartant l’intelligence, fleu­rant la connivence. Et, surtout, comme l’on laissé entendre certains, enfin, il faut continuer de dénoncer, de combattre toutes les for­mes d’oppression, d’injustice qui font le lit des dangereux illusionnistes d’extrême-droite. Les masques et les impostures en sont le ferment.

Par tous moyens, il est nécessaire de (re)faire de la pédagogie, de l’histoire, de la philosophie. D’ouvrir les cœurs des hommes et des femmes à la culture, à la lecture du monde.

Jamais notre civilisation, celle des lumières, n’a été autant attaquée depuis 70 ans. Le front républicain n’est pas un ersatz de choix électoral. Il doit être l’engagement de tous. De ceux principalement qui, par leur vision de la société, ont envie de servir leurs concitoyens. Quel que soit leur couleur politique. Il ne peut y avoir d’autre choix que celui de la dignité et de l’engagement. Simple et clair pour tous. Elaboré et complexe aussi. Pour que personne ne reste au bord de la route, que chacun puisse suivre son chemin.

Restaurer le poids de l’Etat, au sens noble du terme, de la puissance publique destinée à servir l’intérêt collectif.

Les dix-huit mois à venir, avant la présidentielle de 2017, ne sont qu’une étape.

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Jean Marc Shiappa en conférence à Arras : Gracchus Babeuf pour le bonheur commun

14 Décembre 2015, 18:00pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

C’est samedi dernier que s’est déroulée une passionnante conférence de Jean Marc Schiappa autour du révolutionnaire Babeuf. À l’initiative de cette rencontre-débat l’association des amis de Robespierre (ARBR) qui a eu la judicieuse idée de filmer l’intervenant. Reste donc à attendre pour l’intérêt du plus grand nombre sa mise en ligne. Sinon le livre : Gracchus Babeuf pour le bonheur commun est vente aux éditions Spartacus au prix de 13 euros.

Jean Marc Shiappa en conférence à Arras : Gracchus Babeuf pour le bonheur commun

Jean-Marc Schiappa :

Enseignant, historien et chercheur, Jean-Marc Schiappa a consacré depuis 30 ans une bonne part de ses travaux à la Conjuration des Égaux, dite aussi Conjuration de Babeuf, et surtout aux hommes qui y participèrent, en particulier à Philippe Buonarotti, qui survécut et voulut au XIXe siècle en rendre compte et la poursuivre. Mais tandis que la recherche historique établissait de plus en plus précisément les étapes de l’existence et de l’action de Babeuf, la figure de celui-ci, vue, positivement ou négativement, comme le précurseur de bien des mouvements et tentatives révolutionnaires, continuait à donner lieu à des ouvrages où interprétations et éléments de légende se mêlaient. C’est pourquoi Jean-Marc Schiappa a jugé utile de présenter à un large public sous la forme la plus accessible possible le parcours et la doctrine originale de ce révolutionnaire.

Jean Marc Shiappa en conférence à Arras : Gracchus Babeuf pour le bonheur commun

D’origine modeste, cet autodidacte occupe d’humbles emplois avant de tenir à Royes(Somme) un cabinet de feudiste (spécialiste de droit féodal) de 1781 à 1788. Prenant conscience de l’exploitation féodale, il dénonce l’inégalité de la répartition des terres. A partir de l’analyse du problème agraire, il conçoit un système idéologique où prime le droit à l’existence, qui évolue, avec la Révolution, vers un projet de république communautaire et égalitariste. De retour à Royes, après un séjour à Paris, il dirige, entre 1790 et 1792 la résistance des paysans picards contre les impôts indirects restant en vigueur et les droits féodaux ; il prône aussi la loi agraire, un engagement qui lui vaut par deux fois la prison. Républicain de la première heure, il est élu administrateur du département de la Somme en 1792. Cependant, accusé de faux en écriture, puis destitué, il est condamné par contumace à 20 ans de fers. En janvier 1793, il se réfugie à Paris où il reprend contact avec ses amis Cordeliers, et entre dans l’administration des subsistances. Il est arrêté en novembre 1793 puis remis en liberté le 18 juillet 1794. Pour combattre les institutions bourgeoises, Babeuf menait des campagnes dans des feuilles telles que « le Tribun du Peuple » ou « l’Egalitaire », armes essentielles du babouvisme jusqu’en avril 1796. Hostile au libéralisme économique, à l’heure où l’inflation et la disette font des ravages parmi les plus pauvres, il attaque violemment les thermidoriens et effectue un nouveau séjour en prison(février à octobre 1795). À sa libération, il reprend ses réquisitions contre le Directoire, crée la" Société des égaux" et rédige un résumé de sa doctrine sous le titre du « manifeste des Plébéiens ». Contraint à la clandestinité, mais toujours très actif, il plaide pour l’union des opposants, démocrates, hébertistes et robespierristes et est l’instigateur de laConjuration des Égaux qui vise à renverser le Directoire. Trahis, les conjurés sont arrêtés le 10 mai 1796 et traduits devant la Haute Cour de justice de Vendôme. Un grand nombre d’insurgés furent fusillés ; quant à Babeuf, il monta sur l’échafaud avec son ami Darthé en mai 1797. D’autres comme Buonarroti, furent condamnés à des peines de prison. Après 1830, Buonarroti transmettra ses idées aux révolutionnaires du règne de Louis Philippe. 

Par Gérard RAUX, membre du Comité de l’ARBR 

Un point de vue fort intéressant sur les origines de l'Union européenne.

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Petit rappel: Ambroise Croizat, le bâtisseur de la sécu

14 Décembre 2015, 17:31pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Ce film est à la fois le portrait d’un homme, l’histoire d’une longue lutte vers la dignité et le portrait d’une institution incarnée par ses acteurs du quotidien. Un film qui nous parle de tous les possibles de la sécurité sociale

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Jean-Jacques Candelier, Député communiste à l'Assemblée nationale

14 Décembre 2015, 17:09pm

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Honteux ! Alors que les électeurs ont exprimé un ras le bol des politiques qui ne font rien pour améliorer les conditions de vie, le gouvernement nous propose enfin du concret.

Au 1er Janvier 2016, le SMIC augmentera de 6 centimes d'€ par heure. Ambitieux !

Alors que l’augmentation légale du SMIC plafonne à +0,6%, la majorité socialiste méprise les revendications populaires en refusant d’accorder un coup de pouce supplémentaire à cette hausse.

Rappelons qu'en 1968, le SMIC avait été augmenté de 32% devant la pression populaire.
Décrétons l'état d'urgence sociale, l'austérité : ça suffit !

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Liberté Hebdo 1197: L'édito de Franck

10 Décembre 2015, 18:51pm

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Liberté Hebdo 1197: L'édito de Franck

SATUREZ LES URNES

La droite doit faire carton plein, pas de demi- mesure.

Il n’y a pas d’alternative. Rien ne méritait d’arrêter le combat.

Les socialistes l’ont fait. En rase campagne. Avant même que Fabien Roussel propose une fusion combative, Pierre de Saintignon a fait le choix du désiste­ment.

Abandonnant les familles populaires, les salariés, les retraités, les syndicats... En rase campagne, sans pousser le combat.

Sans convaincre.

Pour la deuxième fois. En 2002, l’outrecuidance, le déni.

Aujourd’hui, à demi-mot, tout en retenue. Manuel Valls proclame au JT qu’il est « temps de mettre au clair ». Ne finit pas sa phrase. Parle de la République, de la vision de la France. N’évoque jamais les fascistes. Il sort son meilleur costume pour entrer dans la posture du cheva­lier de la morale.

Pas un mot de regret, pas une once de sentiment. La froideur du politique rompu à passer l’obstacle. Comme un cheval dressé. Une monture pour les cavaliers de l’apocalypse.

Nicolas Sarkozy dit qu’il n’y a rien « d’immoral à voter pour le FN ». Ni fusion, ni retrait pour la droite sur ses consignes.

Et au milieu, nous.

Hommes et femmes de bonne volonté. Coincés entre le marteau et l’enclume du renoncement, du cynisme. La génération qui défilait au lendemain du 21 avril 2002 en a pris plein la tronche depuis. Sans qu’aucun socialiste n’ait remis en cause des choix antiso­ciaux, sur les retraites, les services publics, l’énergie, les télécommunications, la sécurité sociale...

Le PS a cassé les rêves mais pas l’espoir.

Il refuse aujour­d’hui aux habitants du Nord - Pas-de-Calais et de la Picardie le droit de participer pleinement à la bataille électorale, le droit d’avoir une voix, rien qu’une voix dans le futur hémicycle régional. Non, rien, il se désiste. Pous­sant Bertrand dans les bras de Le Pen pour une valse macabre sur le dos des associations, des lycées, des syndicats, des transports régionaux, de la culture.

Après moi le déluge ?

Les dirigeants socialistes misent-ils sur une droite occupée à défendre la région face à des fascistes qui montreront les dents pendant six ans ? Et après ? et après ? ce sera quoi ?

Lille, ce n’est pas la France ; le PS n’est plus la gauche. Nous allons vers une nécessaire reconstruction. Il va falloir armer les cerveaux des jeunes pour reconstruire les valeurs, les fondamentaux issus de la Révolution française. Rabotez les éléments de langage. Raclez les langues de bois.

Laisser aux électeurs le choix entre les fascistes de Le Pen et la droite, c’est abdiquer deux siècles et demi de luttes pour les lumières. Nous entrons dans un soubresaut historique incontestable.

Dimanche 13 en glissant le bulletin Bertrand dans l’urne, j’aurai le sourire aux lèvres. C’est le meilleur moyen de montrer les dents à Madame Le Pen.

Nous sommes privés d’un choix à gauche au deuxième tour. Les socialistes devront rendre des comptes. La droite aura d’autant plus de mal à ignorer les forces progressistes que son score sera spectaculaire au soir du second tour.

La région ne sera pas la même avec un Fn à 17 % ou à 44 %. Jusqu’au bout, dans notre région qui a connu tant d’engagements, de souffrances, avec solidarité, avec dignité, avec courage, les hommes et les femmes ont toujours fait front.

Jusqu’au bout. Pour l’Humain d’abord !

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Régionales: Mille raisons pour ne pas voter Le Pen le 13 décembre

9 Décembre 2015, 19:37pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Régionales: Mille raisons pour ne pas voter Le Pen le 13 décembre
Régionales: Mille raisons pour ne pas voter Le Pen le 13 décembre
Régionales: Mille raisons pour ne pas voter Le Pen le 13 décembre
Régionales: Mille raisons pour ne pas voter Le Pen le 13 décembre
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Régionales: Mille raisons pour ne pas voter Le Pen le 13 décembre
Régionales: Mille raisons pour ne pas voter Le Pen le 13 décembre

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Le Front national : Un danger pour le monde du travail et la démocratie

9 Décembre 2015, 19:33pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Le Front national : Un danger pour le monde du travail et la démocratie

Le premier tour des élections régionales a permis à l’extrême droite de réaliser un triste record : après les 4,1 millions de voix obtenues lors des élections départementales de mars 2015, le FN triple son score des élections régionales de 2010. Il récolte plus de 6 millions de voix et est en tête dans 6 régions sur 13. L’abstention reste très élevée, notamment chez les jeunes : c’est 1 électeur sur 2 en moyenne qui ne s’est pas déplacé.
Ces résultats sont encore une fois le signe de la grave crise démocratique et sociale que traverse notre pays et sur laquelle la CGT ne cesse d’alerter. Le chômage et la précarité atteignent des records. La mise en concurrence des territoires accentue les inégalités et la relégation. L’absence de réponse au dumping social généré par la mondialisation capitaliste et par les impasses des politiques libérales et austéritaires menées en Europe offre un boulevard au repli nationaliste et à la préférence nationale. Ce qui est en cause, c’est les promesses non tenues et la démission du politique face au marché. La fuite en avant dans la dérive sécuritaire est une impasse qui conduit à normaliser le discours de l’extrême droite.
Il y a urgence à ce que les leçons soient tirées. Par le gouvernement qui a renié ses promesses, comme par l’ensemble des partis républicains. Le syndicalisme est aussi interpellé par ce résultat. La CGT, pour ce qui la concerne, renforcera son travail de terrain et de proximité.
Le Front national n’est pas un parti comme les autres et constitue une grave menace pour la démocratie. La CGT le combat parce que son approche est fondée sur l’inégalité, en fonction des nationalités, des origines, des religions, des couleurs ou des sexes. Le FN divise et met en opposition le monde du travail, et fait ainsi le jeu du patronat. Il porte un projet de régression sociale, et notamment l’austérité avec la suppression d’un fonctionnaire sur deux dans les collectivités territoriales. Dans les collectivités qu’il dirige, le FN s’attaque à la culture, aux associations et aux droits des femmes et casse le lien social. Il menace les libertés durement conquises par les travailleurs, la liberté d’expression au travail comme dans la société, la liberté de la presse, ou encore la liberté de mobilisation et d’organisation. La CGT appelle à mettre en échec partout le Front national sur ses prétentions électorales et ses objectifs politiques et sociaux.
La CGT continuera à faire vivre la déclaration unitaire intersyndicale de juin 2015 « Vivre ensemble, travailler ensemble » et amplifiera le débat avec ses syndiqués et les salariés.
Il y a urgence à ouvrir des perspectives de progrès social en France, en Europe et dans le monde. Plus que jamais, la CGT appelle les salariés à s’organiser et à se mobiliser ensemble pour défendre leurs droits et leurs libertés et gagner de nouvelles conquêtes sociales.

Montreuil le 08 décembre 2015.

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