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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

La France endeuillée

14 Novembre 2015, 10:13am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

La France endeuillée

Les attentats d'hier soir dans divers endroits de Paris sont horribles et nous indignent tous.
La campagne de Fabien Roussel et suspendu, le débat qui devait se dérouler à l'Atria et annuler.

Une pensée forte à toute ces victimes et surtout à leurs familles et relatifs qui devront continuer sans eux.
La France unie et solidaire dans l'horreur.

Puissions nous en tirer les bonnes conclusions, nous poser les bonnes questions et faire de notre indignation une force d’action pour décider du futur de notre nation.
 

 

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Liberté Hebdo 1193: L'édito de Franck

13 Novembre 2015, 16:56pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Liberté Hebdo 1193: L'édito de Franck

AU-DELÀ DU RÉEL

Quel sens, quelle leçon, retiendra l’histoire des épisodes électoraux de ces dix années écoulées ?

Depuis 2005, les électeurs de gauche ont surtout le sentiment de ne pas être écoutés. Voire même, leurs votes font l’objet d’un déni systématique des gouvernants en place.

Le rejet massif du traité constitutionnel européen, même si il a été nié, a forgé le terreau d’un travail collectif.

Une volonté marquée d’accroître l’audience des sans voix.
 

Malgré les tirs de barrage menés sans discontinuer par le grand patronat et ses séides contre le service public, le système de santé et d’accès aux soins, le code du travail, les institutions républicaines. Malgré tout, il se trouve toujours, dans un petit village, un quartier, un collectif d’habitants, de citoyens pour débattre, organiser, mener l’offensive pour la défense des conquêtes sociales.

Nombre de ces artisans du progrès social se retrouvent aujourd’hui, partout en France, sur des listes présentées par le Front de Gauche. Beaucoup d’entre eux ont vu leur vote de 2012 détourné de son objet. Chacun fait montre d’une ténacité qui gagne, petit à petit, les esprits.

 Les bombardements massifs d’informations toxiques pour la démocratie continuent cependant de plus belle. Le moindre communiqué du parti du mensonge est repris sans discernement, jeté en pâture à l’audimat et au marketing politique.

La «Une » scandaleuse d’un grand quotidien régional notamment doit réveiller les citoyens et particulièrement les abstentionnistes.

Seule une participation massive des électeurs au scrutin du 6 décembre permettra de clore cet épisode douteux de notre histoire.

Plus que jamais nous devons nous garder de ces remugles du passé. La population du Nord-Pas-de-Calais a vraiment besoin d’élus régionaux à l’écoute de ses véritables préoccupations et ayant, au premier chef, le souci de servir, d’être utile à la collectivité, au plus grand nombre.

La liste l’Humain d’abord fait le pari de l’écoute et de l’action, du partage et de la solidarité. De vraies valeurs de gauche qui font plaisir à entendre. Surtout quand elles sont portées par des femmes et des hommes fiers de leur région et décidés à tout faire pour transformer l’avenir.

Pas au service d’intérêts financiers. Ni en se trompant d’adversaire. Pour le bien commun. Pour le bonheur de tous.

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La colère monte chez le personnel de l'ADMR Artois Sud

12 Novembre 2015, 22:14pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

La colère monte chez le personnel de l'ADMR Artois Sud
La colère monte chez le personnel de l'ADMR Artois Sud
La colère monte chez le personnel de l'ADMR Artois Sud

Elles en ont marrent, les salariés de l’ADMR d'Artois Sud (aide a domicile en milieu rural).

Elles sont plus d’une vingtaine cégétiste à manifester leurs ras-le-bol.

Cela fait des mois que les 91 salariés sont payés par acomptes.

                                      Germinal est de retour!

Les salaires sont fractionnés en trois acomptes étalés sur plusieurs mois.

Le harcèlement est courant, l’isolement est fréquent, la division des salariés est appliquée, plusieurs salariés sont en burn-out et de plus, les caisses sont vides !

L'association a fait le choix de payer les arriérés de l'URSSAF, plutôt que les salaires.

Le passif de l'URSSAF et d'environ plus de 120 000 € (en retard depuis mars 2015) restent la créance de la fédération qui est d’environ 250 000 €, sans compter la complémentaire dont le montant reste inconnu des salariés, encore aujourd’hui.

Trois membres de la direction ont démissionné depuis (présidente, vice-présidente et secrétaire administrative). Hic !

Selon la direction (ce qu’il en reste) il est plus logique de régulariser les dettes contractées que de verser les salaires des 91 femmes, qui tous les jours permettent à des familles et aux personnes de bien vivre chez elle en apportant quotidiennement un service à domicile sur-mesure, fiable et de qualité.

Leurs conditions de travail sont déplorables et aggravent le bon fonctionnement de leur mission, avec une baisse de 10 % d’ activités cette année, ce qui représente moins de 5 500 heures actuellement avec un taux, prévu avoisinant -6500 heures dans les mois à venir.

Les larmes sont quotidiennes, mais elles restent professionnelles dans leur mission en dépit des 18 % d'absence.

La colère monte, la fatigue aussi, mais elles restent mobilisées pour sauver leur emploi et leur outil de travail.

Une plainte a été déposée au tribunal de grande instance contre les responsables légaux de l’ADMR pour « manquement à ses obligations et faute inexcusable de l'employeur ».

Leurs revendications sont simples :


1° paiement intégral des salaires et des frais bancaires occasionnés par leur non-paiement

2° restructuration complète de l'encadrement

3° tenue des réunions avec les délégués du personnel et création d'un comité d'entreprise

4° mise en place de la subrogation en cas de maladie.

5° paiement des acomptes même maladie.

6° maintien et pérennisation d'un accueil physique pour les salariés et les bénéficiaires (par une plate-forme d’appel)


Les communistes sont au côté de celles et ceux qui luttent tous les jours et apportent leur soutien aux salariés de l'ADMR mobilisés et aux valeurs qu’ils défendent.

 

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Régionales: Planning des prochaines initiatives de liste "L'Humain D'abord"

9 Novembre 2015, 17:15pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS


 

 

- Samedi  7 novembre :

10h à 12h :     porte à porte à Avion

19h30 :                       banquet de section à Méricourt

21 h :              gala de boxe à Divion

- Dimanche 8 novembre :

 

10h :               marché de Billy-Montigny

11h30 :                       visite inaugurale du « rendez-vous des commerçants et artisans dynamique »

                       AGORA de Drocourt

- lundi 9 novembre :

 

14h30 :                       conférence de presse avec présentation des candidats de la liste « l’Humain d’abord »

                       Espace Marx à Lille

18h30 :                       Réunion publique à Lillers

- mardi 10 novembre :

 

17h30 :                       conférence de presse Brêmes les Ardres

20h30 :                       banquet de section à Divion

- mercredi 11 novembre :

 

12h :               « rendez-vous des commerçants et artisans dynamique »

                       Agora de Drocourt

- jeudi 12 novembre :

 

15h à 16h30 : réunion syndicaliste à Béthune, rue Reine Astrid

17h :               conférence de presse avec présentation des candidats du Bruaysis à Marles Les Mines

-Vendredi 13 novembre :

 

10h :               marché de Hénin-Beaumont, rendez-vous devant le siège à 10h

19h :               réunion publique à Beaurainville

- Samedi 14 novembre :

 

10h :               France 3

14h30 :                       Débat Fabien Roussel / Xavier Bertrand

                       ATRIA à Arras

19h :               Soirée, Abattoirs à Lillers

- Dimanche 15 novembre :

 

Marché de Billy-Montigny

 

- Lundi 16 novembre :

 

10h :               marché de Saint Pol sur Ternoise

13h :               Entreprise Herta

14h30 :                       point presse

 

 

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Elections régionales: Tête de liste régionale Fabien Roussel à Beaurains

6 Novembre 2015, 18:31pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Elections régionales: Tête de liste régionale Fabien Roussel à Beaurains

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LIBERTE HEBDO 1192 : L'édito de Franck

6 Novembre 2015, 18:19pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

LIBERTE HEBDO 1192 : L'édito de Franck

L'INDIGENCE DES PUISSANTS

DANS QUEL MONDE VIT-ON ? Il ne se passe pas une journée sans qu’un scandale explose, une révélation dérange ou un mensonge soit révélé... Et pourtant rien ne change, rien ne bouge. La France serait frappée d’immobilisme, pleure le Medef. Ses citoyens, de dangereux réactionnaires assis sur leurs « acquis sociaux ». Nous en viendrions même à l’écrire comme on l’entend, avec un « Z » comme Zacky... « Pour être un jour, un jour seulement... Beau, beau et con à la fois » comme le chantait si bien le regretté Jacques Brel.

Si seulement c’était comique ! Mais çà en devient tellement ridicule, consternant, affligeant, horripilant. C’est effrayant même. Comme si l’histoire, le droit, la justice sociale, voire même la solidarité, la fraternité, la citoyenneté... n’avaient plus grand intérêt dans un monde où l’argent transforme tout effort humain en poussière.

Dans l’actualité de cette semaine, il manque une nouvelle chronique. Elle pourrait s’appeler « vessies et lanternes » ou même ne pas avoir de nom. Tellement çà nous rappelle les faux époux Thurenge ou la libération inopinée, entre les deux tours de l’élection présidentielle, des otages au Liban en 1988.
Tellement çà nous rappelle les barbouzeries franchouillardes et hilarantes du père Audiard. Mais aussi, malheureusement, aussi les heures noires de l’OAS, du SAC ou de la Cagoule.

Air Cocaïne, comme est déjà baptisé l’affaire concernant les deux pilotes français « exfiltrés » de leurs geôles par des « citoyens » compatissants, a tout, en fait, de la mauvaise série. Il y a des rebondissements tous les jours. « Ne manquez pas le nouvel épisode, avec votre héros préféré » semble dire le présentateur-animateur-vedette du journal de vingt heures, le monsieur (dé)loyal de l’information « libre », donc vraie et non faussée.

Leur avocat, sûrement choqué par le traitement indigne fait précédemment aux syndicalistes d’Air France dans l’affaire ignoble des chemises des cadres, s’est emporté sur l’interpellation à l’aube de ses clients. Un ancien président, aux casseroles multiples et variées, rentre dans la danse via la géolocalisation de ses portables. Nous voilà perdus devant tant de soubresauts. Il y aura d’autres rebondissements, c’est promis, restez à l’écoute...

 Sérieusement, il faut de la constance pour ne pas s’éloigner des réalités pendant cette période pré-électorale où tout est bon pour écarter l’électeur-téléspectateur des urnes. Lui faire oublier ses priorités. Peine perdue. Chaque jour à son lot de rappels en forme de factures, quittances ou avis d’imposition.
Le choc des retraités face au montant affiché sur leur relevé de taxe d’habitation est de ceux là. Depuis, le gouvernement rétropédale dans la semoule. Il est urgent que la France reprenne un peu de couleurs aux joues, du rouge bien entendu. Sur cette voie est inscrite la démarche des candidats et des militants de la liste pour l’Humain
d’Abord dans le Nord-Pas-de-Calais et la Picardie. Les élections régionales de
décembre doivent être une première marche pour redonner à notre pays et ses citoyens une meilleure raison d’agir et de vivre.

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La ministre du travail ne sait pas combien de fois le CDD peut être renouvelé

5 Novembre 2015, 17:33pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Myriam El Khomri était l'invitée de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC jeudi matin. Questionnée sur le nombre de renouvellements possibles de CDD, la ministre du Travail a admis ne pas savoir la réponse.

 L'intégrale de l'émission Bourdin Direct.

Myriam El Khomri, ministre du Travail, de l'Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social, dans "Bourdin Direct" sur BFMTV et RMC, ce jeudi 5 novembre 2015.

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Fabien Roussel aux militants communistes réunis à Beaurains : « Cette région n’est pas de droite ! »

4 Novembre 2015, 19:44pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 La voix du nord du 5 novembre 2015 page locale

 

Un ton nouveau, un discours clair et réfléchi, la tête de liste du Front de gauche aux régionales pourrait bien convaincre et ramener vers « la vraie gauche » quelques brebis égarées. Il rencontrait, mardi soir, à Beaurains, les militants communistes de l’Arrageois. On avait maintes fois croisés des militants désabusés à l’orée des dernières échéances électorales. Cette fois, c’est avec un petit quelque chose d’étincelant dans les yeux qu’ils sont sortis de la salle des fêtes de Beaurains où ils avait été invités par le taulier du PC local, Jean-Jacques Guillemant. Au programme la présentation d’une partie des candidats de la liste du Front de gauche*, dont les Arrageois Cathy Apourceau-Poly, tête de liste départementale ; Leïla Dutailly ; René Chevalier.

        

Mais c’était, bien sûr, l’occasion de faire connaissance avec la tête de liste aux Régionales, Fabien Roussel, fils d’un ancien conseiller municipal communiste à Béthune, ancien reporter d’image pour FR3 et secrétaire général de la Fédération Nord du Parti communiste. Un homme qui connaît ses dossiers. Et il a des idées pour réformer la région. Et d’évoquer les dix familles qui émargent dix fois le budget du conseil régional, le taux de chômage endémique et le recours de plus en plus marqué au travail intérimaire pour rappeler qu’il faut « mettre l’argent et les richesses au service du développement humain ». Pour lui, il faut faire partir les travailleurs de 60 ans qui ont un métier difficile avec une retraite à taux plein, inciter les entreprises à qui l’on donne des aides publiques à créer de vrais emplois, et répondre aux besoins humain dans un région où les services publics sont sous-représentés. Il faudrait créer 4 000 emplois pour éviter aux familles d’avoir à placer leurs enfants handicapés dans des foyers en Belgique, faire de même pour l’accueil des retraités dépendants... Les idées ne manquent pas, à l’instar de la création d’une banque publique d’investissement qui répartirait les fonds de la Banque centrale européenne dans l’économie et donc les entreprises (mais si !).

Le but du premier tour est clair, rassembler autour de « la vraie gauche » et faire un score à deux chiffres (le sondage le plus favorable leurs donne 9 ’%). Au second tour, on souhaite une union de la gauche.

Les 180 noms de la liste pour les régionales seront présentés à Lille. On trouve dans cette liste ouverte, Maryse Coupin, maire d’Angres, le sénateur Dominique Watrin, l’avocat Virginie Grenet, Joris De Macedo...

PAR NICOLAS ANDRÉ

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1er novembre: Hommage à nos 36 camarades résistants fusillés ou exterminés dans les camps de la mort

4 Novembre 2015, 06:39am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

1er novembre: Hommage à nos 36 camarades résistants fusillés ou exterminés dans les camps de la mort
1er novembre: Hommage à nos 36 camarades résistants fusillés ou exterminés dans les camps de la mort

Les communistes de l'Arrageois ont honoré leurs camarades résistants disparus, en  affirmant que les communistes de la section de l'Arrageois sont décidés à continuer leur combat pour une société plus juste.

Arras a payé un lourd tribut dans le  combat contre l’occupant durant la Seconde Guerre mondiale.  Cinquante-huit  Arrageois ont été fusillés ou ont péri dans les camps de la mort .  Trente-six  d’entre eux  étaient membres de la section communiste d’Arras.

c'est par la lecture de l'intervention préparée par Christian Lescureux (excusé de son absence) que  le secrétaire de section René Chevalier rendit hommage et prononça les noms des 36 camarades résistants  fusillés et morts dans d’atroces souffrances.

voici le texte et les noms des 36 camarades.

 

HOMMAGE A NOS 36 CAMARADES RESISTANTS FUSILLES

OU EXTERMINES DANS LES CAMPS DE LA MORT

 

Dans ce Caveau des Fusillés reposent les dépouilles des six résistants communistes fusillés sous l’Occupation allemande : Maurice et Paul Camphin, Robert Clipet, François Lambert, Georges Louchet et Georges Santerne. Les a rejoint dans cette tombe, René Camphin, colonel de la Résistance, député communiste élu à la Libération et brutalement décédé en 1953.

 

Comme chaque année, en ce 1er novembre, nous venons rendre hommage à ces camarades. Et évoquer la mémoire de l'un d'entre eux.

 

Robert CLIPET est né le 30 novembre 1896, à Etréchy en Seine et Oise

Ancien combattant de la première guerre mondiale, militant il fut militant communiste dans les années trente. Architecte il vint s'installer à ARRAS, son épouse étant employée à la préfecture.

Selon des sources policières il eut la responsabilité, avec Jules Warret, du parti communiste clandestin d'Arras en 1943.

Il effectua des transports d'armes, hébergea des clandestins sous le pseudonyme de «Jacques » et fut l'organisateur du «Front National » à Arras

Il fut arrêté par la police française et la Gestapo le 2 août 1943.

Blessé lors de son arrestation, il fut emprisonné à la Maison d’arrêt St Nicaise à Arras.

Torturé, il s’est pendu dans la nuit du 2 au 3 août dans sa cellule.

Déclaré fusillé par les autorités allemandes, il fut enterré dans les fossés de la citadelle d’Arras le 3 août 1944.

Cette année 2015 est aussi celle du 70 anniversaire de la Paix et de la terrible découverte des camps d'extermination dans lesquels les nazis persécutèrent et firent périr des millions d'êtres humains.

UNE PLAQUE DE MARBRE RAPPELLE QUE 30 DE NOS CAMARADES ONT PERI DANS CES CAMPS APRES D'INDICIBLES SOUFFRANCES.

Les derniers témoins de cette époque disparaissant, le souvenir de ces martyrs qui ne connaîtront jamais de sépulture s'efface peu à peu.

C'est notre devoir de rappeler qui étaient ces militants hommes et femmes qui participèrent au prix de leur vie au combat pour la libération de leur patrie.

Ce sont plus de cinquante résistants communistes de la section d’Arras qui ont été  condamnés par le tribunal militaire d’Arras ou par la Cour spéciale de Douai.

Ils ont connu la prison, les travaux forcés ou la déportation.

Une dizaine d’entre celles et ceux qui ont séjourné dans les camps de la mort en Allemagne  en sont heureusement revenus et ont pu témoigner des terribles souffrances endurées.

 

SOUVENONS-NOUS AUJOURD'HUI DE NOS TRENTE CAMARADES

HEROS DE LA RESISTANCE

EXTERMINES  DANS LES CAMPS DE LA MORT

 

 

1er novembre: Hommage à nos 36 camarades résistants fusillés ou exterminés dans les camps de la mort

NOS TRENTE CAMARADES 

DE LA SECTION COMMUNISTE D'ARRAS

MORTS EN DEPORTATION

 

BIENFAIT Fernand

Né le 20 février 1920 à Abbeville (Somme). 

Demeurait 20 rue Estenne Cauchy à St Laurent-Blangy

Parti de la prison cellulaire de Cuincy vers Paris-Nord le 18 mai 1943 enchaîné pieds et mains, puis transféré à de la centrale de Poissy à Compiègne le 28 février 1944 puis  jusqu'au camp de Mauthausen, en Autriche.

Décédé le 27 mai 1944 au camp annexe de Gusen. (NN)

BLONDEL Louis  

Ouvrier galvanisateur à l'Application électrique 

Demeurait 57 Bd Faidherbe à Arras 

Né le 13 août 1889 à Caudebec- les-Elbeuf (Seine-Maritime).

Fils de Alphonse et Maisonnier Alexandrine, époux de Seux Reine Marguerite. 

Incarcéré à la prison St Nicaise à Arras le 29 décembre 1943

Transféré à la prison St Gilles à Bruxelles et déporté le 24 mars 1944 ; transféré dans plusieurs camps dont celui de Gross-Rosen  

Décédé le 11 mars  1945 au camp de  Mauthausen (NN)

                                                            BUQUET Jules

Cheminot 

Demeurait rue de la briqueterie à Achicourt 

Né le 1er mai 1914 à Maisnil (Pas-de-Calais)

Pris dans la rafle des 43 cheminots d'Arras arrêtés le 29 décembre 1943 à 4 h du matin.

Parti de la  prison St Nicaise d'Arras le 13 avril 1944 pour Essen puis les camps de Esteregen et Gross-Rosen

Décédé en décembre 1944 à Gross-Rosen. (NN)

CORMIER Joseph      

Cheminot, 

demeurait 11 rue Walker, cité Ronville à Arras 

Né le 1er juillet 1891 à St Senoux (Ile et Vilaine), fils de Pierre et de Judith Filly, allié à Dehay Blanche.

Transféré à la prison St Gilles de Bruxelles puis déporté le 24 mas 1944. 

Présumé décédé lors du bombardement de la prison de Essen le 26 mars 1944.(NN)

CREPIN Hubert

Cheminot

Demeurait 82 rue avenue de la République à Beaurains

Né le 31 mars 1885 à Achiet-le-Petit

Pris lors de la rafle des 43 cheminots d'Arras le 29 décembre 1943 à 4 h du matin. 

Transféré à la prison St Gilles de Bruxelles et déporté le 24 mars 1944.
Tué avec 20 autres déportés lors du bombardement de la gare d'Essen le 2 mars 1944( NN) 

CUVELIER

Employé de mairie, 

demeurait 27 rue de l’Egalité à Arras, cousin de Paul et Maurice Camphin 

FTP entré dans l'illégalité, arrêté par la feldgendarmerie le 1er août 1944 à Vitry en Artois. 

Détenu et torturé à la prison St Nicaise à Arras.

Transféré à la prison de Loos-les-Lille le 29 août 1944, et embarqué , juste avant la Libération, dans le « dernier train de Loos », pour le camp de Sachsenhausen puis transféré à Kochendorf, le 5 octobre 1944, 

décédé le 20 mars 1945 au camp de Bergen-Belsen. 

DARRAS Emile

Cheminot

Demeurait 50 rue du Labyrinthe cité du Petit Bapaume à Achicourt 

Pris dans la rafle des 43 cheminots d'Arras arrêtés le 29 décembre 1943 à 4 h du matin.
Parti de la Prison St Gilles à Bruxelles le 24 mars 1944. 

Décédé lors du bombardement de la prison d'Essen le 26 mars 1944 (NN)

DELIS Marcel

Ouvrier à l'Application électrique

Demeurait 70 rue Etienne Dolet à Achicourt 

Né le 22 juillet 1907 à Arras

Parti de la prison St Gilles à Bruxelles le 24 mars 1944

Décédé le 9 février 1945 au camp de Gross-Rosen (NN)

 

 

DEPOORTERE Claire 

Ouvrière de Bonneterie

Demeurait rue Ronville à Arras

Née dans le Cher en 1916, dans une famille de St-Nicolas les Arras alors réfugiée de guerre. 

Epouse Dametz.

Arrêtée le 3 novembre 1943 elle  fut inculpée de transport d' armes et d'hébergement de résistants, incarcérée à la prison de Cuincy et torturée. 

Elle mourut dans sa cellule le 18 mai 1944 sous les coups ses bourreaux

DESAILLY Jean-Baptiste 

Demeurait 69 rue du Gal Barbot à St-Laurent-Blangy 

Né le 17 septembre 1911 à Loos-en-Gohelle

Parti de la prison St Gilles à Bruxelles le 24 mars 1943

Décédé lors du bombardement de la gare d'Essen le 26 mars 1944

         DIEU Charles                       

Coiffeur 

Demeurait 2 rue Thiers à Arras

Né le 28 mai 1900 à Roeux, 

fils de Emile (cabaretier) et Marie Choquet (cabaretière), époux de Roaux Jeannne.

Parti de St Gilles le 24 mars 1944. 

Décédé le 28 mars 1945 à Buchenwald. (NN)  

                                                                           DIEU Eugène

Demeurait rue de la Brasserie à Fampoux

Né le 3 mars 1890 à Fampoux

Parti le 4 avril 1944  de la prison de Loos à celle de St Gilles à Bruxelles puis en Silési

Décédé le 1er mars 1945 à Nordhausen (NN)

DUBOIS Jules

Ouvrier bonnetier

Demeurait à Agny

Né le 9 novembre 1907 à Agny

Déporté le 12 février 1944 de la prison St Gilles à Bruxelles

Déporté au camp de Gross-Rosen  puis à Dora

Décédé à une date inconnue, probablement lors de l'évacuation du camp.(NN)

 

ETIENNE Jean

Cheminot

Demeurait 15 rue du Labyrinthe à Achicourt

né le 17 février 1899 à Camiers (Pas-de-Calais)

Pris dans la rafle des  43 cheminots d'Arras arrêtés le 29 décembre 1943 à 4 h du matin.

Déporté  le 24 mars 1944 de la prison St Gilles à Bruxelles 

Décédé dans la bombardement de la gare d'Essen le 26 mars 1944.(NN)

          FRANCOIS André             

Demeurait 53 rue de Bapaume à Arras

Né le 25 novembre 1905 

LEGRAND Alfred

Demeurait rue de l'Espagne à Agny 

Incarcéré à la prison de Cuincy 

Décédé lors du bombardement de la gare d'Essen le 26 mars 1944

         LEGRAND Philibert       

Demeurait 154 cité des Fleurs à Arras 

Né le 4 avril 1901 à  Savy-Berlette

Parti  de la prison St Gilles à Bruxelles le 13 mars 1943. 

Décédé le 1er décembre 1944 à Gross-Rosen ( NN)

          PAQUEREAU Jean-Baptiste      

 Salarié à l’Application électrique à Arras,  

Demeurait 93 rue Méaulens à Arras

Né le 28 juillet 1984 à Gesté (Maine et Loire)

Parti de St Gilles le 24 mars 1944. 

     QUIDE Marcel Jules         

Demeurait 17 rue des Trois Filloires à Arras 

Né le 27 juin 1912 à Sus-St-Léger. Fils de Léon et Aline Wagon. Allié à Thermoz-Lorcière.

Parti de St Gilles, déporté le 13 avril 1944

Présumé décédé le 20 décembre 1944 au camp de Gross-Rosen (NN)

 

 

ROBAERT Edmond

Cheminot 

Demeurait 48 rue du Labyrinthe à Achicourt

Pris dans la rafle des 43 cheminots d'Arras arrêtés le 29 décembre 1943 à 4 h du matin

Parti de la prison St Gilles à Bruxelles le 24 mars 1944

Décédé dans la bombardement de la gare d'Essen le 26 mars 1944

SELAME Michel

Demeurait 6 rue Anatole France à Achicourt

 

   SIMON Charles        

Demeurait  34 rue Stephenson à Arras 

Né le 16 avril 1913 à Agny

Parti de St Gilles en mars 1944. Au camp de Gross-Rosen 

Décédé en février 1945 (NN)

SOUART Edmond

Cheminot

Demeurait 4 rue du labyrinthe à Achicourt

Né le 15 novembre 1908 à Doullens (Somme)

Pris dans la rafle de 43 cheminots d'Arras arrêtés le 29 décembre 1943 à 4 h du matin

Parti de la prison St Gilles à Bruxelles le 24 mars 1944

Décédé dans le bombardement de la gare d'Essen le 26 mars 1944

      VERGER Louis Marie Joseph       

Demeurait 40 rue Emile Zola à Arras 

Né le 15 janvier 1896 à St-Jont ( Mayenne). 

Fils de Baptiste et de Clotilde Sandeau, époux de Flament Louis, briquetière.

Parti de la prison St Gilles à Bruxelles le 24  mars 1944. 

Décédé le 11 décembre 1944 à Gross-Rosen (NN)

WARRET Berthe 

Epouse de Jules Warret ouvrier mineur 

Demeurait à Arras

Née à Barly le 6 juin 1904.

Agent de liaison des FTP du secteur Arras/Bapaume/ Hesdin  elle transporte des armes et de la dynamite. Arrêtée le 27 août 1943 par la brigade des renseignements généraux d’Arras ainsi que sa fille Jeanne  âgée de 20 ans. Incarcérées à Arras puis à Douai, elles sont toutes deux torturées. Condamnée à mort  par le tribunal militaire d’Arras le 27 janvier 1944  elle est  transférée au bagne pour femmes de Cottbus, puis à Berlin où elle sera décapitée le 1er septembre 1944,  jour de la libération d’Arras.  

Sa fille Jeanne déportée sera libérée en mai 1945 mais très affaiblie, elle mourra bientôt des suites de ses souffrances.

Quand la plaque sur le caveau des Fusillés au Cimetière d’Arras  fut gravée on ignorait encore le sort de Berthe Warret.   

                         Merci aux camarades qui pourront compléter ces notices

 

1er novembre: Hommage à nos 36 camarades résistants fusillés ou exterminés dans les camps de la mort

Témoignages de rescapés

...Nous étions en gare de Mauthausen au petit matin par un temps froid et glacial et sous la neige. Au cours du voyage les SS nous avaient fait ôter nos vêtements qui furent triés dans un wagon prévu à cet effet. Ils nous firent descendre des wagons dans notre plus grande nudité. Nos vêtements jetés en tas épars sur la neige, c'est là qu'il nous fallut sous la menace de la trique  des coups de crosse des SS et des morsures de leurs chiens, nous précipiter pour trouver de quoi nous vêtir. Pour arriver à la forteresse, nous dûmes  marcher pieds nus à travers champs.

Un  véritable calvaire.

Ceux qui tombaient exténués étaient aussitôt exécutés par les SS.

 

A la prison de Cuincy, avant le départ pour l'Allemagne, interrogatoire à coups de matraques et de coups de poing. A la deuxième séance de torture les bourreaux m'écrasent les jointures et pendant huit jours je n'ai pas pu me servir de mes mains , mangeant à la gamelle comme un chien. Transféré à St Nicaise à Arras nous étions 30 dans une cellule de 12 m sur 4. Un bidon vide de fuel servait de wc. Pour se laver une boîte de conserve. 

 

Réveil à 4 h . Appel, contre-appel dans l'obscurité. Départ 5 h 30 pour la mine de sel avec l'encadrement des SS et de leurs chiens. Il y a moins 25 à moins 30 degrés. Le travail est continu par deux équipes de douze heures. La nourriture est réduite

à 125 g de pains-sciure et 20 g de margarine, extraite de la houille, une soupe à 13 h (mais il n'y a que 50 gamelles pour 100 hommes).

 

Faim ! Soif ! Sommeil et froid ! Nous avons supporté tout cela, mais le plus horrible, c'est le souvenir de ces milliers de d'hommes et de femmes tués comme des bêtes au bord de la route parce qu'il n'avaient plus la force de marcher.

 

                                                                                                                       Christian Lescureux

                                                                                        

 

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REPAS des vétérans samedi 31 octobre 2015 à GRENAY en photos

2 Novembre 2015, 18:26pm

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Régionale: Réunion Publique à Beaurains ( près d'Arras)

1 Novembre 2015, 07:55am

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Régionale: Réunion Publique à Beaurains ( près d'Arras)

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Affichez votre soutien à la liste l'Humain d'abord !

31 Octobre 2015, 09:00am

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2017 ou le temps de la rupture et du boycott

30 Octobre 2015, 18:17pm

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Je n’ai pas le goût de la polémique. Elle ne m’intéresse pas et elle dissimule souvent les véritables intentions de celles et ceux qui en usent. J’aime en revanche penser le temps long, penser les événements et les séquences dans toute leur complexité. C’est ainsi que sur la Grèce, sur l’Europe plus globalement et sur d’autres sujets, je n’ai pas hésité à formuler mes désaccords avec mon parti. Alors certains me diront que je suis libre de quitter mon parti si je ne m’y sens pas véritablement écouté, entendu. Mais j’y tiens à mon parti. C’est un outil extraordinaire. J’ai la chance qui-plus-est d’être membre d’une fédération populaire de par sa composition et qui défend depuis toujours une ligne qui me va bien. Par ailleurs, rien n’arrive vraiment à vivre en dehors du PCF. Des petits groupuscules, des déclinaisons plus ou moins radicales qui passent leur temps à s’en prendre non pas aux capitalistes ou aux logiques du capitalisme, mais au PCF. Je ne suis pas d’extrême-gauche non plus, je ne le serai jamais. L’extrême-gauche est bien sympathique, elle est même séduisante si on pense au passage de Besancenot samedi dernier chez Ruquier, mais elle divise sans cesse les travailleurs. J’ai même esquissé un sourire lorsque Besancenot parlait du manque d’unité de la gauche radicale. Il a toujours refusé de nouer la moindre alliance avec le PCF. Il s’enferme dans un sectarisme mortifère. De plus, il ne vous aura pas échappé que, au moment où la question sociale redevient sensible en France, on nous ressort Besancenot qui avait disparu depuis 10 ans. Rien ne serait pire dans un pays comme le nôtre que des millions de travailleurs se retrouvent dans un même discours, une même démarche révolutionnaire et marchent donc unis vers un même but. Le travail de l’extrême-gauche, politiquement et syndicalement, a toujours été de saper ce travail d’unification. Beaucoup de syndicalistes savent de quoi je parle.
 
Le soucis aujourd’hui, et là dessus je suis d’accord avec Besancenot, c’est la faiblesse du discours du PCF. C’est le manque de radicalité dans ses prises de position. C’est l’abandon d’un vrai discours de classe au profit d’une fable humaniste légèrement rougie. Nos cadres, pas tous et heureusement, perdent parfois leur enracinement populaire, ils fréquentent des milieux qui les coupent de la réalité, ils ont des trajectoires sociales ou des pratiques sociales qui les éloignent du quotidien vécu par tant d’individus. Moi même je ne travaille pas à l’usine et j’ai aujourd’hui la chance d’avoir un salaire satisfaisant (pas non plus extraordinaire) qui me permet de manger à ma faim, de me payer une semaine de vacance, de m’acheter des livres. Plus important encore, j’ai un métier qui me permet de ne pas rentrer déglingué de fatigue chez moi, et donc, le soir, de pouvoir lire de la philosophie, d’avoir une passion pour le cinéma, d’aller au théâtre … Après je sais d’où je viens, un pur milieu ouvrier, la plupart des gens qui composent mon cercle social sont eux-mêmes des ouvriers, et puis, sans m’épandre sur ma vie, je n’ai pas des revenus si élevés qu’ils me permettent d’épargner, d’être propriétaire ou de pouvoir faire abstraction de cette pointe de stress lorsque je vais consulter mes comptes. Je sais que vous serez nombreux, chers lecteurs, à vous retrouver dans ce tableau. Et puis, dans ma fédération, les camarades vous remettent radicalement en place lorsque vous vous perdez un peu, que vous décrochez de la réalité. Avec malice, ils vous taquinent quand vous portez la cravate. La cravate c’est pour les patrons … Encore faut-il être parmi eux … Certains de mes petits camarades de la direction en revanche, sans être des bourgeois cela va de soi, ont quand même, je crois, pris de mauvais réflexes, ne partageant plus vraiment ce quotidien. Mais là n’est pas le plus important. Robert Hue et Marie-George Buffet ont tout fait pour détruire de l’intérieur le Parti Communiste Français. Ces gens et leurs complices ne croient plus en la force de nos idées premières. Ils et elles ne croient plus en la possibilité de combattre le capitalisme à la racine, d’unifier la classe ouvrière (précaires, ouvriers, salariés, fonctionnaires, retraités modestes …) pour changer concrètement la vie. Ils ont affaibli l’organisation et dénaturé notre discours. On préfère parler de féminisme, du combat LGBT, du combat athée (qui frôle parfois l’hystérie) tout en omettant de replacer toutes ces batailles dans la seule logique qui compte : celle du combat contre le capitalisme et toutes les normes sociales, politiques, humaines qui sont directement liées à lui. C’est donc en ce sens que je parle de dénaturation. Je crois fortement en l’identité sociale et là-dessus nous avons d’importantes lacunes. Bref, je ne vais pas épiloguer sur ces points mais les disciples de Hue et de Buffet restent encore trop nombreux au sein de la direction nationale. J’en profite pour rendre hommage à Pierre Laurent qui a au moins mis fin au processus de liquidation. Je prendrai le temps, dans d’autres contributions, de revenir sur ces différents points.
 
Le point essentiel sur lequel je voulais revenir est celui de notre participation à la vie électorale de notre pays. Le PCF est présent à tous les scrutins de l’échelon le plus local au national. Nous présentons également des listes aux élections européennes. Cela nous impose un rythme particulier, un rythme très soutenu avec presque un scrutin par an. Cela nous oblige également à nous positionner dans des débats instaurés par les médias, par les dominants. Vous le savez comme moi, on ne parle jamais de l’exploitation, des salaires qui baissent, de la violence patronale. Non on parle de l’insécurité, de la drogue, des immigrés, du « coût » du travail, des français grincheux qui refusent les réformes. Un communiste a toujours beaucoup de mal à se positionner dans ces débats là qui sont l’arbuste qui cache l’immense forêt de la spoliation, de la souffrance populaire, des véritables enjeux qui comptent. Les sondages viennent enfoncer le clou, ils permettent de fabriquer des candidats, ils orientent les choix des électeurs. Ils évitent surtout soigneusement eux aussi de poser les véritables questions. Il nous faut inventer des slogans, ne pas paraître trop radicaux pour un électorat anesthésié par cette télé-magouille. Bref on s’oblige à faire de la petite tambouille électorale, à devoir nous résigner à des appels de second tour, à afficher tout petit en bas de l’affiche notre logo, à l’oublier même parfois. Un logo qui a abandonné les outils, l’appellation communiste (mise en commun) noyée dans celle du « Front de gauche ». C’est ainsi que l’on pense le temps-court, que l’on s’appuie sur des résultats électoraux pour revoir notre copie. Des résultats électoraux qui n’ont aucun sens puisque la moitié des électeurs ne se déplacent plus jamais ou presque …
 
Alors tout de même, j’apporte quelques nuances dans ce flot de généralités basiques. Je veux dire que les scrutins locaux demeurent importants. D’ailleurs, les électeurs se déplacent pour choisir leur maire. Une mairie gérée par un communiste ou pas, cela fait une différence de taille. Adjoint au maire dans une ville communiste de presque 20 000 habitants, j’en suis témoin chaque jour. Sur le logement, sur l’aide sociale, sur la culture, sur la citoyenneté … Beaucoup de choses importantes dans notre vie de tous les jours sont directement liées aux politiques locales. Même chose pour les élections régionales qui font l’actualité. La région met en place des politiques utiles au quotidien. Quand il y a des élus communistes dans l’hémicycle, un discours singulier et combatif raisonne bien souvent sans tremblement dans la voix. Pour les travailleurs mobilisés de la région, ils savent qu’un homme comme Bertrand Pericaud qui est sur les questions économiques au conseil régional a joué un rôle important. Il a relayé les luttes, obligé la région à se positionner et à interpeller les autorités, il a tapé du point sur la table quand il le fallait. Même chose pour ma camarade Cathy Poly Apourceau qui présidait la commission des lycées et des questions de formation. Elle a lutté activement contre le décrochage scolaire, a accompagné les enseignants en lutte, s’est toujours opposée aux subventions de la région pour les lycées privés … L’utilité des élus communistes à ces différents échelons n’est plus à prouver.
 
En revanche il me semble qu’il y a deux scrutins avec lesquels nous devrions rompre et pas des moindres : l’élection présidentielle, et celui des européennes. L’élection présidentielle est l’antithèse de la démocratie. Il faut choisir un homme ou une femme, au pouvoir démesuré (le président de la République française est le chef d’État possédant le plus de pouvoir au monde en régime « démocratique »!). Les deux candidats qui arrivent en tête ont droit à un ticket pour le deuxième tour alors qu’ils ne représentent qu’une minorité des français. C’est ainsi que droite et gauche mènent le jeu de l’alternance depuis des décennies en étant dans le fond d’accord sur presque tout, du moins économiquement. Européens convaincus, libéraux, fossoyeurs des services publics … Pourquoi devrions-nous prendre part à ce simulacre d’élection ? Pourquoi vouloir participer à un scrutin aussi biaisé et convenu ? Je pense, je sais que je ne suis d’ailleurs pas le seul, que nous devrions nous inspirer de ces sages paroles du regretté Jacques Duclos : ‘C’est blanc bonnet et bonnet blanc ». Effectivement, Duclos avait mille fois raison. J’appelle donc, et je défendrai cette position dans nos futurs débats du congrès, à boycotter l’élection présidentielle et à mener à la place un grande campagne populaire pour un nouveau régime politique nous permettant de mettre fin radicalement à l’oligarchie. Par contre aux élections législatives, on propose et on défend un vrai projet communiste pour la France et on affiche la couleur : nationalisation des banques, des grandes entreprises de l’énergie et des services avec gestion ouvrière, l’interdiction des licenciements quand une entreprise fait des bénéfices, la fin des baisses de cotisations pour les grands groupes et des aides spécifiques pour les petites structures (TPE / PME), un chantier national sur l’école, l’université et la recherche, la création d’un vrai ministère de la culture, des Arts et de l’éducation populaire, le retrait de la France de l’OTAN, une rupture complète avec les politiques européennes … Et puis 577 hommes et femmes ancré(e)s dans les territoires pour le porter et le populariser dans chacune des circonscriptions. Un parti en mouvement avec son propre projet, loin des débats puants et des contraintes électorales imposées !
 
Pour le scrutin européen, même chose. Nous refusons de participer à cette ridicule aventure. Les députés européens n’ont aucun pouvoir, sont élus dans des circonscriptions hors normes, ils n’ont aucune prise sur les orientations européennes. Le PCF ne doit donc pas prendre part à cette mascarade mais là aussi, à contrario, se lancer dans une campagne de désintoxication populaire. Non à cette Europe, non à cette monnaie qui détruit notre industrie et nos emplois, non aux directives européennes qui dérégulent les services publics, les marchés de la production agricole et viticole …
 
J’en arrête là car ce billet est déjà trop long. J’aurais l’occasion d’écrire et de communiquer dans les mois à venir sur ces sujets. Je sais que mes propositions seront loin de faire l’unanimité, je sais qu’elles causeront même chez certains des mouvements d’humeur. Je sais en revanche également que de nombreux camarades ne sont pas loin d’épouser les mêmes thèses que celles-ci. Il y aura un congrès en 2016 où ces questions seront abordées. Il faudra donc un véritable débat dans notre organisation sur ces différents points. Le pays va mal, la souffrance populaire s’accroît chaque jour, le pays sombre dans le renoncement et la colère. Tout cela tend à emprunter des chemins dangereux parce qu’il n’existe pas de véritable alternative progressiste digne de ce nom aujourd’hui. C’est notre responsabilité de la faire vivre. A nous donc de savoir envoyer les bons signes et de porter un projet capable de mobiliser les exclus du progrès, du partage, du pouvoir.
 
Guillaume Sayon
 

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Régionale: Les propositions de Fabien Roussel tête de liste "L'humain D'abord" pour l'éducation

30 Octobre 2015, 16:14pm

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Régionale: Les propositions de Fabien Roussel tête de liste "L'humain D'abord" pour l'éducation

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Régionales : réunion Publique à Beaurains (près d'Arras)

28 Octobre 2015, 19:50pm

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Régionales : réunion Publique à Beaurains (près d'Arras)

Le 3 octobre, Fabien Roussel, tête de liste "l'huamin d'abord" PCF-Front de Gauche, sera à Beaurains ( près d'Arras).

A 19h00, il tiendra une réunion publique à la salle des fêtes de Beaurains.

il sera accompagné de Jean Jacques GUILLEMANT  secrétaire de cellule de Beaurains

Leïla DUTAILLY candidate

René CHEVALIER candidat

Dominique WATRIN sénateur du Pas de Calais

Cathy Apourceau-Poly tête de liste départementale


Nous vous y attendons nombreux.

Nous vous invitons à diffuser massivement cette information.

 

 

Pour info, d'autres réunions publiques sont prévues dans l'Arrageois:

Vendredi 20 novembre 2015 à 19h00 à Saint-Laurent Blangy, salle du temps libre

Jeudi 26 novembre 2015 à 19h00 salle l'Abbé Lemire (derrière la gare)

 

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Régionales:Fabien Roussel: "Avec notre liste nous représentons les vraies valeurs de la gauche"

28 Octobre 2015, 19:44pm

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Fabien Roussel, candidat communiste dans le front de gauche dans la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie, tête de liste "L'Humain d'abord" est revenu sur son programme pour la région, mardi soir, au micro d'iTELE. Pour lui, "la priorité c'est de s'attaquer au chômage, à la vie chère". Il est revenu sur ses propositions économiques pour apporter de l'emploi dans la région, mais aussi sur la situation à Calais.

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Régionales: Interview de Fabien Roussel par Daily Nord

27 Octobre 2015, 07:48am

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Fabien Roussel, PCF-Front de Gauche : “Il faut subvertir les institutions”

En 2004, Fabien Roussel lançait une affiche pendant les cantonales : « Je vote communiste et je t’emmerde ». Une décennie plus tard, le quadragénaire vote toujours communiste. Ça tombe bien, il est la tête de liste du Parti Communiste et du Front de Gauche en Nord – Pas-de-Calais/Picardie. Interview.

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Fabien Roussel, candidat pour le Front de Gauche (moins le Parti de Gauche) aux Régionales Nord – Pas-de-Calais/Picardie. Photo : DailyNord.

DailyNord : C’est votre première campagne en tant que tête de liste aux Régionales. Qu’est-ce que ça change ?

Fabien Roussel : Je connais quand même les régionales. En 2004 et 2010, j’étais dans l’équipe de campagne d’Alain Bocquet (tête de liste, Ndlr). J’avais déjà bien sillonné la région, vu ce que représentait une telle campagne. Mais de le vivre personnellement et au coeur, c’est différent. C’est d’une intensité rare, on reçoit beaucoup, et ça permet de porter le combat de toute une région. Et une grande région.

DailyNord : Il y a dix ans, lors d’une campagne des cantonales, votre slogan était « Je vote communiste et je t’emmerde ». Va-t-on avoir le droit à un slogan de ce type cette année ?

Fabien Roussel : L’affiche avait été faite par Charb, un copain (dessinateur de Charlie Hebdo, assassiné pendant les attentats cet hiver, Ndlr). C’était provocateur, mais déjà à cette époque, je ressentais beaucoup de colère. Il y avait une forte désindustrialisation avec des emplois supprimés à Metaleurop (Noyelles-Godault), à Altadis (Lille, ex-Seita). En 2015, je porte toujours cette colère aussi fortement et je la ressens aussi fortement de la part des gens que je rencontre.

DailyNord : Quelle est cette colère ?

Fabien Roussel : Il y a un ras-le-bol généralisé, une colère sourde et profonde. L’emploi toujours, mais aussi le pouvoir d’achat, et également un rejet de la politique, des responsables politiques, des tricheurs. J’entends et je comprends cette colère. Si je m’inclus dans les responsables politiques ? Je prends ma part, mais je me sens complètement libre de pouvoir répondre : nous n’avons jamais voté pour les lois et les traités européens qui conduisent aujourd’hui à cette situation. Nous avons été clairs et droits dans nos bottes. Cette colère, on peut la comprendre et je peux la porter. Quand des retraités ont moins 10% de pouvoir d’achat, nous devons agir. Quand les employés en CDD ou en intérim ou encore avec de bas salaires ne sont pas respectés, il faut agir. Ce n’est pas une compétence régionale, allez-vous me dire, mais il faut subvertir les institutions.

“Le conseil régional peut aller plus loin que ses compétences”

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Marisol Touraine l’a échappé belle. Fabien Roussel, président de Région, aurait fait le siège du ministère. Photo : DailyNord.

DailyNord : Subvertir ?

Fabien Roussel : Le conseil régional peut aller plus loin que ses compétences. Je m’explique. Il y a des richesses qui existent pour sécuriser les retraités, les employés en CDD ou en intérim, pour accompagner le retour à l’emploi. Notre région est la troisième plus riche de France avec 150 milliards de PIB. Mais où va cette richesse ? A l’Etat par l’impôt, la TVA, taxes et compagnie, qui le redistribue mal. Très très mal. Par exemple, le CICE (Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi) devrait être redistribué aux entreprises ici qui en ont besoin. Et non aux entreprises qui versent des dividendes aux actionnaires, qui font des bénéfices. Gérard Mulliez (Auchan, Ndlr) m’a dit qu’il touchait 200 millions d’euros de CICE, mais qu’il n’avait rien demandé. Vous imaginez si on peut redistribuer le CICE d’Auchan, d’Alstom, de Bombardier, de Renault… Les vingt-huit familles les plus riches de la région cumulent 77 milliards d’euros de patrimoine. Alors que les sous-traitants, les petites PME, on leur demande de travailler avec des conditions de plus en plus dures.

DailyNord : Mais concrètement, vous faites comment ?

Fabien Roussel : On doit peser en tant que région, montrer ce qui est injuste. On doit se faire respecter. Et monter à Paris devant les ministères, leur dire que ça suffit. On dépense 2,2 milliards en allocations Assedic, 600 millions d’euros en RSA, avec 1 milliard d’euros du CICE, on peut créer de vrais salaires avec des CDI, réinvestir. Les grands groupes ne sont pas fermés à ça, il ne faut pas le croire.

DailyNord : Aller à Paris pour peser, donc…

Fabien Roussel : Comme dans d’autres dossiers ! Regardez la CARSAT, c’est un vrai scandale. Des jeunes retraités sans pension, c’est inadmissible. En plus,  on leur inflige la double peine car, une fois leur retraite régularisée, il devront payer des impôts qu’ils ne devraient pas payer. Pour le coup, Marisol Touraine (Ministre des affaires sociales, de la santé et du droit des femmes ndlr) qui paie l’ISF, mériterait de perdre son chemisier, car la colère est la même chez ces retraités qu’à Air France. Là encore, la République doit traiter respectueusement notre région. Donc, en tant que président de région, j’aurais fait le siège de son ministère et j’aurais détaché des fonctionnaires pour régler les dossiers. Après, j’aurais envoyé la facture à Marisol Touraine. Une région doit savoir se faire respecter.

DailyNord : La CARSAT, c’est donc votre première décision en tant que président de Région ?

Fabien Roussel : L’un des premiers sujets. La première chose, c’est d’arrêter l’hémorragie d’emplois, avec un moratoire sur les plans sociaux de la région. S’il n’y a pas de repreneur des entreprises en difficulté, la Région crée les conditions pour rentrer dans le capital des entreprises dans des secteurs stratégiques pour notre territoire. Il faut relancer l’activité industrielle de la région via un fonds d’investissement régional public permettant d’intervenir directement dans le capital des entreprises. Vous me direz que ça devrait être le rôle de la BPI (Banque publique d’investissement) mais elle ne fait que dans les entreprises qui vont bien ou sont dans l’innovation. Avec 6 millions d’habitants, nous avons la taille pour répondre aux problématiques des entreprises en difficulté et créer cet investissement.

DailyNord : Si on comprend bien, vous étiez pour la fusion ?

Fabien Roussel : Non, j’étais contre cette réforme territoriale, notamment quand elle vise la concurrence entre les régions françaises et européennes, privant les états de leur souveraineté et de leurs prérogatives. Mais aujourd’hui, elle est actée, il faut faire de cette fusion un atout. Et six millions d’habitants, c’est plus grand que le Danemark ou que l’Irlande, ça compte. Nous voulons que cette région reprenne son destin en main.

“Il est inadmissible que les Picards du Sud soient transportés comme du bétail”

DailyNord : Au rayon Transports, vous faites quoi ?

Fabien Roussel : Aujourd’hui, il y a deux points. Le désengorgement des autoroutes et la qualité des transports. Les deux régions ont deux conventions TER qui s’élèvent à un demi milliard d’euros, mais il est urgent de redéfinir les choses, via une seule convention en harmonisant par le haut. Il est inadmissible qu’à Chateau-Thierry et Creil, en allant vers Paris, les Picards soient transportés comme du bétail. Nous demandons le triple A : Assis, A l’heure, Avertis. Les usagers sont prêts à payer pour être transportés. Si le service est rendu. Dans le domaine des transports publics, il faut aussi plus de dessertes des zones rurales avec des lignes intervilles, ce qui concerne plus la Picardie.  Je veux donc que la SNCF joue son rôle et garantisse un minimum. Je refuse aussi la suppression des lignes inscrites dans le rapport Duron, signées rappelons-le par les partis de Xavier Bertrand, Pierre de Saintignon et Sandrine Rousseau. Je refuse le transfert de nouvelles lignes à la région, la SNCF ne doit pas se désengager.

DailyNord : C’est facile à dire…

Fabien Roussel : Je peux vous dire que si demain le président de Région va à Paris et entraîne les usagers avec lui, il y aura du monde. On ne va pas se contenter de frapper aux portes de Guillaume Pépy ou du Ministère des Transports. C’est en demandant que l’on arrive à obtenir. La Région doit aussi se recentrer sur le coût des transports collectifs. Et notamment offrir la gratuité pour les scolaires jusqu’à l’université, ainsi qu’en période de pics de pollution pour tous.

DailyNord : Vous êtes d’accord sur le récent vote concernant le RER Lille-Bassin Minier ?

Fabien Roussel : Il y a des investissements dont on a besoin. Cette liaison bassin minier, nous y sommes favorable, mais avec opérateur et partage des coûts. Comme nous sommes pour une troisième gare à Lille, qu’elle soit à Seclin ou avec l’agrandissement de Lille-Flandres. C’est un investissement qui doit être également partagé. C’est une priorité, car si il y a une nouvelle gare, on peut augmenter le cadencement. Donc, il n’y a pas forcément besoin d’une nouvelle voie…  Donc, pour le RER, je suis pour la poursuite des études, car il faut augmenter la capacité des transports. Mais peut-être qu’on peut doubler l’existant, en tout cas le renforcer.

Bio express

À 46 ans, le père de trois enfants (de 14 à 20 ans) n’est pas un inconnu dans le monde politique. Le natif de Béthune suit Michelle Demessine depuis de nombreuses années, en étant son attaché parlementaire. Il l’a également suivie au ministère du tourisme, sous Jospin. Celui qui a tâté un peu de journalisme télévisé avant de se lancer en politique (à France 3 Champagne-Ardenne notamment) est élu à Saint-Amand-les-Eaux en charge de la culture, sous la férule d’Alain Bocquet, qu’il a régulièrement accompagné dans ses campagnes électorales. Ainsi aux régionales 2004 et 2010. Il est aussi responsable de la Fédération du Nord du PCF.

 

DailyNord : Quid du Canal Seine Nord ?

Fabien Roussel : Oui, mais ! Il sera utile et efficace si les investissements supplémentaires sont faits pour relier Dunkerque, même chose avec Le Havre. Et si l’on relie les ports fluviaux existants au canal Seine-Nord. De même il faut développer le ferroutage (combinaison du fer et de la route, ndlr). Nous sommes la première région de construction automobile de France avec 500 000 véhicules par an. Pas un seul ne passe par Dunkerque ! Il y a quand même des synergies à avoir !

DailyNord : Et pour l’agriculture ?

Fabien Roussel : Le productivisme agricole n’a plus de sens. On assèche la terre. On épuise les bêtes. Il faut remettre un interlocuteur entre l’industriel, l’agriculteur et les grandes surfaces. Aujourd’hui, l’agriculteur est acculé. A l’échelle de la Région, je suis pour la création d’une plateforme régionale d’achats de produits agricoles destinés aux cantines, aux hôpitaux. Une forme de circuits courts. Il est inadmissible que nos enfants mangent à la cantine du poulet congelé qui vient de l’autre bout du monde, pendant qu’on ferme Doux à Graincourt. Soyons biolcheviks et écolococos !

DailyNord : On va finir par croire que vous voulez un kolkhoze ?

Fabien Roussel : Je veux que nous reprenions notre destin en main. On va être compétitif en répondant aux besoins des gens, en soutenant nos filières industrielles. On va avoir besoin de 10 000 emplois dans l’automobile d’ici cinq ans dans la région. Ou on laisse faire les constructeurs, et ils embaucheront des intérimaires, ou on est là pour que ça donne des CDI. Au niveau de la formation, il faut aussi rouvrir les filières STI, fermées dans les lycées de la région. Nous avons beaucoup de leviers. Comme par exemple créer une banque publique régionale de dépôt qui fonctionnerait sur internet. Et qui proposerait des prêts à taux 0% aux collectivités. Actuellement, les banques régionales cumulent 114 milliards de dépôts.

“J’avais proposé une présidence tournante. Sandrine pendant trois ans, moi pendant trois ans.”

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Evidemment, même quand il s’exprime,  Fabien Roussel regarde sur sa gauche. Photo : DailyNord.

DailyNord : Certains points de votre programme se rapprochent en tout cas de Sandrine Rousseau, interviewée ici-même la semaine dernière ?

Fabien Roussel : J’ai fait beaucoup de propositions à Sandrine. Une liste à parité, un binôme de têtes de listes avec les deux noms sur le même plan. J’étais même prêt à ce qu’elle soit la première sur le Nord. J’ai proposé beaucoup, je ne peux pas faire beaucoup plus.

DailyNord : Il n’y a donc plus d’accord possible ?

Fabien Roussel : Si ce n’est pas fait cette semaine, c’est mort, on ne peut pas refaire toutes les listes au dernier moment avant le dépôt définitif des listes début novembre.

DailyNord : Vous vouliez un binôme de tête de liste, mais qui aurait été le président de Région, puisque c’est bien de cela qu’il s’agit ?

Fabien Roussel : J’avais proposé une présidence tournante. Sandrine pendant trois ans, moi pendant trois ans.

DailyNord : C’est ça qu’il faut que vous proposiez à Pierre de Saintignon !

Fabien Roussel : A Pierre de Saintignon, j’ai proposé par courrier que 39 parlementaires de gauche de la région Nord – Pas-de-Calais – Picardie s’associent à nos huit Front de Gauche en Nord – Pas-de-Calais/Picardie pour ne pas voter ce budget d’austérité à l’assemblée nationale. Si les quarante-sept parlementaires s’unissent… alors je dis que tout est possible.  L’union, c’est dans les actes qu’on la construit. Ce serait un vrai Front populaire. Je suis pour !

DailyNord : Donc, avant le dépôt des listes début novembre, on peut avoir une liste commune avec Pierre De Saintignon ?

Fabien Roussel : Il faudrait qu’ils donnent un signe fort…

DailyNord : Que faites-vous en cas de second tour ? D’autant que vous n’êtes pas sûr d’y être selon les derniers sondages ?

Fabien Roussel : On fait 9% au dernier sondage… sans que la campagne soit commencée (dans le cas de figure où le Parti de gauche était avec Fabien Roussel, voir dernière question, Ndlr). Mais ne me demandez pas ce que je ferais au second tour, c’est comme une course de haie, il faut franchir la première. Mettre la perche le plus haut possible au premier tour, et je n’imagine rien d’autre.

DailyNord : Est-il difficile de faire entendre votre voix dans un scrutin très nationalisé, avec deux figures nationales, Marine Le Pen et Xavier Bertrand, en lice dans la région ?

Fabien Roussel : C’est une mini-présidentielle, ces treize régions. Quant à Marine Le Pen, je ne comprends pas la fascination des médias pour elle et lui font sa campagne. Je réclame le même traitement, pas plus pas moins. Quand elle va sur un marché, il y a un article qui l’annonce, un article qui raconte. Certains médias sont responsables de cette montée du FN aussi. Ils jouent le deuxième tour avant le premier. Un jeu dangereux, y compris de la part des journalistes, qui me disent qu’il faudrait une union de la gauche…

DailyNord : Il n’y a pas de parlementaires sur votre liste aux Régionales. Pourquoi ?

Fabien Roussel : Ça reste ouvert. Jusqu’à cette semaine, l’union avec les Verts reste possible. Les listes entre le premier et le second tour peuvent évoluer. Mais je suis contre le cumul, il n’y aura pas de parlementaires élus au conseil régional.

La capitale régionale ? “A Suzanne !”

DailyNord : Demain, Fabien Roussel, président de Région, on la met où la capitale ?

Fabien Roussel : A Suzanne ! C’est dans la Somme où je vais pêcher et où j’ai un bungalow ! Plus sérieusement, je suis contre une capitale régionale qui éloigne les gens des lieux de décision. Je suis pour une multiplication des antennes de la Région dans tous les bassins de vie. Et pas en fonction du nombre d’habitants, mais en fonction de la distance. Et ça, ça veut dire maintien des emplois du Conseil Régional contrairement à Marine Le Pen et Xavier Bertrand, dont la première mesure est un plan social.

DailyNord : Un nom pour cette région ?

Fabien Roussel : Pour le nom, on prendra le temps. Il y aura une consultation démocratique et populaire.

DailyNord : Enfin, question pratique. Qu’est-ce que le Front de Gauche aujourd’hui ? Parce qu’une partie a rejoint la liste de Sandrine Rousseau…

Fabien Roussel : Le Front de gauche, ce sont des citoyens non cartés, le mouvement Ensemble de Clémentine Autain, le Parti de Gauche, la Gauche Unitaire et le PC. Le Parti de Gauche a choisi de suivre Sandrine Rousseau, c’est son choix. Mais nous sommes le Front de gauche, sans le Parti de Gauche.

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LIBERTE HEBDO: L'édito de Franck

25 Octobre 2015, 19:45pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

LIBERTE HEBDO: L'édito de Franck

DES ACTES FACE AUX PAROLES

 

Du temps de l’ORTF, à la grande époque de la télévision noir et blanc, le ministre de l’Information venait lui-même expliquer aux téléspectateurs les changements de programme télévisé.

Aujourd’hui, ce sont les marchands de canons et de savons qui cherchent à nous divertir de nos préoccupations essentielles.

Sans vergogne, les chaînes nationales privées nous inondent d'informations sur les sujets qui les intéressent.

La liberté de l’information est bien mal en point.

Plus grave encore, les chaînes de service public participent à l’abrutissement général aussi. En pleine campagne électorale, aucun débat de haute tenue n’est programmé.
Au contraire, les médias parisiens font leur choix, leur marché.

Deux heures d’émission consacrées, à une heure de grande écoute, au parti le plus antirépublicain qui soit relève de la malhonnêteté intellectuelle au plus haut degré.

Dix minutes d’antenne proposées à la Droite et au PS et rien pour le Front de gauche ?

C’est consternant. Serions-nous revenus, comme au temps de l’occupation,
cher à Madame Le Pen, à l’ère de Radio Paris ?

Nos confrères journalistes n’auraient-ils plus de convictions ?

Ou, pire, sacrifieraient-ils la démocratie sur l’autel de l’audimat et du marketing politique ?

Les grands chroniqueurs qui servent la soupe au parti du mensonge savent-ils les dangers qu’ils propagent ?

A l’heure ou chaque nouveau caprice du Medef fait réagir le gouvernement, il serait plus utile de donner la parole aux forces politiques qui n’entendent pas céder sur les droits des citoyens au profit des grands groupes financiers.

Le résultat des prochaines élections régionales sera déterminant pour l’avenir de toute la population. Les sirènes fascistes ne résonnent jamais pour défendre les salariés en lutte.

Jamais. Personne ne doit perdre de vue que le véritable enjeu pour notre avenir à tous est de donner un véritable virage social à la politique menée dans ce pays. L’emploi est la préoccupation numéro 1 des habitants du Nord-Pas-de-Calais et de la Picardie.

Les cadeaux au patronat sans contrepartie doivent cesser.

Plutôt que d’austérité, c’est d’investissements dont la région a besoin pour relancer la croissance et créer des emplois.
 

L’Humain d’abord est plus que jamais d'actualité.

 

 

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BUDGET DE RIGUEUR 2016 : 277 députés ont voté la partie recettes

24 Octobre 2015, 13:54pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

BUDGET DE RIGUEUR 2016 : 277 députés ont voté la partie recettes

Un seul député socialiste a voté contre, 18 députés dits frondeurs se sont abstenus. Ils étaient 47 à montrer leurs muscles en s'abstenant en 2014.

Mais comme l'écrit Le Parisien, comment faire autrement quand tous voteront PS aux régionales et que nombre d'entre eux seront même candidats.

Côté écolos, 9 députés ont voté pour, 1 a voté contre et 8 se sont courageusement abstenus.

Le Front de gauche a dénoncé "un budget d'austérité".

“Le déficit prévu du budget de l'Etat pour 2016 s'établit à 71,83 milliards d'euros, très légèrement moins que dans le texte initial (71,99 milliards).

Il prévoit une baisse de l'impôt sur le revenu à hauteur de 2,1 milliards d'euros pour huit millions de contribuables modestes.”

HAUSSE DES TAXES SUR LE GAZOLE

Il inclut des mesures qui sont loin de faire l'unanimité à droite comme à gauche comme une nouvelle réduction de 3,7 milliards d'euros de la dotation globale de fonctionnement (DGF) pour les collectivités locales.

Plusieurs amendements ont été adoptés, comme celui qui réduit les impôts locaux pour les contribuables les plus modestes grâce à un relèvement des taxes sur le gazole.

Ce dernier a été anticipé par le gouvernement qui prévoyait à l'origine de l'inclure dans le projet de loi de finances rectificative de fin d'année. 

Un autre amendement durcit la fiscalité sur les "parachutes dorés" en réduisant de moitié le seuil d'imposition.

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Régionales: Bilan des élus Front de Gauche, Communistes et Unitaires

24 Octobre 2015, 09:02am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

5 ans de luttes relayées au Conseil régional

Mandat 2010-2015

Un bref retour sur le mandat mené au conseil régional par nos élus, et sur l’intérêt de pouvoir agir en faveur du progrès social et humain dans une institution comme le conseil régional

 

Dans un contexte national marqué par la remise en cause de tous les acquis sociaux, et par les renoncements des sociaux libéraux, notre groupe fait le choix depuis 2004, et de nouveau en 2010, de permettre qu’une majorité de gauche soit élue à la tête de la région Nord Pas-de-Calais face à la droite, mais de ne pas rejoindre l’exécutif.

Ce choix a été principalement motivé par le refus de participer à la mise en œuvre du désengagement de l’état au détriment des régions décidée par les gouvernements successifs, au nom de l’austérité imposée par la commission européenne.

Nous avons appelé à un large front commun de résistance face à la diminution des moyens des politiques territoriale. Force est de constater que nos appels tout au long du mandat en direction de l’exécutif PS-Verts n’ont pas été entendus à ce niveau. Alors que le terme de « région bouclier » est régulièrement avancé par la présidence de région, celle-ci s’est largement limitée à un accompagnement des politiques gouvernementales.

Un engagement résolu contre les choix d’austérité

Face à la diminution des dotations d’Etat à la région, qui connait pourtant une situation économique et sociale dramatique, et aux choix d’austérité qui ont entraîné en Nord Pas de Calais la baisse mécanique des subventions à la vie associative, aux projets culturels, aux petites communes, nous nous sommes systématiquement abstenus sur le vote des budgets régionaux

Réduire la dépense publique est très dangereux. Les collectivités locales pèsent 75% de l’investissement public, et ont donc un impact important sur la création d’emploi. La région c’est aussi 8600 agents territoriaux en Nord Pas de Calais et en Picardie qui font vivre le service public au quotidien, qui servent les repas dans les lycées de la région, qui accompagnent les associations, qui permettent de verser les bourses de soutien aux jeunes en apprentissage... Nous ne hurlons pas avec les loups comme Xavier Bertrand, Marine Le Pen, ou même Emmanuel Macron qui veulent fragiliser les missions du service public en tapant sur les agents territoriaux.

Nous défendons l’idée que des choix courageux doivent être fait pour ne pas brader le service public face à l’appétit des marchés, et que le politique ne doit pas démissionner face à a finance

Des élus combatifs et force de proposition

A la région, nos élus ont été mobilisés en permanence pour faire valoir les intérêts des classes populaires et des travailleurs du Nord Pas de Calais, avec un rôle critique et constructif, avec un travail de terrain, et des propositions que nous avons défendu dans l’institution :

Face à la casse de l’emploi, notamment dans l’industrie, 

• nous avons multiplié les rencontres avec les syndicats et les salariés, afin d’agir et de mettre le poids de la région pour faire face à la multiplication des plans sociaux et à la précarisation des emplois.

• Nous avons fait voter des crédits supplémentaires pour des plans d’urgence anti-crise, pour un service public de la formation professionnelle.

• Nous avons contribué à mettre en place la commission de suivi des aides aux entreprises.

• Nous continuons de réclamer que soit mise en place une agence de notation sociale des entreprises.

Dans le domaine de la formation des jeunes, dans une région où chaque année ce sont 13 000 jeunes qui quittent le système scolaire sans aucun diplôme, et où le nombre de postes d’enseignants supprimés depuis 10 ans est loin d’avoir été rattrapé, nous avons défendu le droit à une scolarité de qualité pour tous les lycéens et les jeunes apprentis.

• Nous avons systématiquement dénoncé le financement de l’enseignement privé au détriment du public.

• Nous avons agi contre les suppressions de postes ou de réseaux d’éducation prioritaires.

• Nous avons agi en faveur de la gratuité de la scolarité, en obtenant notamment l’augmentation de l’aide aux manuels scolaires pour les boursiers, ou encore le principe de ne pas augmenter les tarifs de cantine pour les familles au cours du mandat.

• Nous avons dénoncé, en lien avec les mobilisations de nos camarades localement, l’abandon de la gratuité du transport des lycéens dans les agglomérations de Lille et de Douai.

Nous avons combattu les orientations qui visent, dans le domaine des formations initiales des jeunes, mais aussi dans le domaine de l’enseignement supérieur, à privilégier les financements pour l’excellence au profit de quelques-uns, alors qu’on diminue les crédits nécessaires à un service de qualité pour tous.

Face ceux qui préparent la mise en concurrence des transports ferroviaires, nous avons défendu le service public, le maintien des lignes et des moyens pour la modernisation du réseau TER. On peut agir aujourd’hui contre les autoroutes engorgées, contre la multiplication des camions sur les routes, contre les pics de pollution aux particules fines : le développement du service public ferroviaire, pour les voyageurs mais aussi pour le fret, fait partie de la solution. Ceux qui veulent saborder le chemin de fer vont à l’inverse de l’urgence sociale et environnementale de notre temps !

Face au gel des financements des politiques culturelles, et aujourd’hui aux diminutions de financement à cause des moyens qui ont été retirés aux collectivités locales, nous avons chaque année proposé et obtenu un relèvement du budget régional pour le soutien à la création et aux structures culturelles, tout en gardant un regard critique sur les grandes politiques événementielles qui sont réalisée parfois au détriment de l’action de proximité

Dans beaucoup d’autres domaines (sport, aménagement du territoire, santé ... nous avons contribué à améliorer les financements régionaux à certains dispositifs : soutien aux victimes de l’amiante, financement des centres de santé, augmentation des bourses pour les étudiants du secteur sanitaire et social, les financements pour la recherche, l’appui aux projets des petites communes…

Un relai pour le mouvement social et citoyen

Nous avons régulièrement, avec de nombreuses motions et vœux, exprimé la solidarité avec les luttes sociales, pour faire entendre dans l’hémicycle du conseil régional la voix des intermittents du spectacle, celles des cheminots, des salariés de l’industrie, des étudiants, des usagers des services publics, pour porter la solidarité avec les migrants ou encore pour que la région s’engage contre la signature du marché transatlantique.

Des élus Front de Gauche à la Région, c’est une garantie de faire entendre la voix du progrès social et de l’Humain d’abord !

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