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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

L’évasion fiscale n’est pas un dysfonctionnement du capitalisme libéral, elle en est le cœur, Éric Bocquet

19 Mai 2017, 17:49pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

« …moins de 1% des gens, détenteurs de gros capitaux financiers ou productifs, peuvent plus ou moins décider du sort des autres, de leur emploi et de leurs revenus. Des décennies de luttes sociales ont permis de limiter l’arbitraire et de construire des cadres devant s’imposer à tous. Mais de façon permanente, les mêmes détenteurs des plus gros capitaux cherchent à s’affranchir de ces règles collectives relatives à la progressivité de l’impôt, à la protection sociale à but universel, au droit du travail, aux normes environnementales, etc. ». Jean Gadrey Une citation que l’on trouve dans cet autre livre indispensable 

 

(note de danielle Bleitrach)


 

Éric et Alain Bocquet, parlementaires communistes, sont les auteurs du livre Sans domicile fisc, paru en 2016 aux éditions du Cherche-midi. L’ouvrage est un outil précieux dans la bataille contre l’évasion fiscale.

 

Quelles sont les raisons qui ont motivé l’écriture, avec ton frère Alain, de l’ouvrage Sans domicile fisc, alors que vous aviez déjà chacun participé à plusieurs travaux parlementaires sur cette question ?


Nous voulions porter à la connaissance du plus large public possible les constats et les nombreuses informations sur l’évasion et la fraude fiscales, qui ont été collectées dans le cadre des commissions d’enquête de l’Assemblée nationale et du Sénat, auxquelles nous avions eu chacun l’occasion de participer. J’ai été rapporteur de deux commissions d’enquête du Sénat en 2012 et 2013 réunissant une vingtaine de sénateurs de tous bords, l’une sur l’évasion fiscale internationale et l’autre sur le rôle des banques et des autres institutions financières dans ce détournement. Alain a par la suite dirigé durant six mois une mission d’information de l’Assemblée nationale avec Nicolas Dupont-Aignan. Nos travaux ont largement convergé dans leurs conclusions, tandis que peu après éclataient plusieurs scandales – LuxLeaks, l’affaire Cahuzac, les Panama Papers, etc. – qui ont donné une forte visibilité médiatique à ce phénomène sans en donner toutes les clés. Les rapports parlementaires sont des mines de données et de réflexions intéressantes mais ils restent peu accessibles pour le grand public malgré leur mise à disposition sur Internet. Nous nous sommes donc efforcés de présenter ces phénomènes apparemment complexes de la manière la plus claire possible, avec l’aide d’un journaliste, Pierre Gaumeton, pour en rendre l’écriture vivante et accessible sans rien sacrifier au fond afin que le livre puisse être lu par le plus grand nombre de nos concitoyens, car c’est un sujet crucial qui nous concerne tous.

 

Pouvez-vous revenir sur la démarche que vous avez suivie pour enquêter et, en particulier, détailler les principaux obstacles que vous avez rencontrés ?


Nous sommes d’abord partis du matériau considérable que nous avions accumulé dans le cadre des commissions d’enquête parlementaires auxquelles nous avions pris part. Puis nous avons complété ces informations en allant rencontrer trente-huit témoins de différents horizons qui, de par leur expérience, pouvaient nous apporter leur éclairage sur les rouages de l’évasion fiscale. Cela va d’Eva Joly, ancienne juge et députée européenne écologiste, au commissaire européen de droite, Michel Barnier, en passant par l’ancien procureur, Éric de Montgolfier, des responsables d’organisations non gouvernementales (ONG), l’économiste Jean Gadrey ou les journalistes Antoine Peillon, Christian Chavagneux et Xavier Harel, également auteurs d’ouvrages éclairants sur le sujet. Enfin, nous avons complété l’ensemble par un entretien croisé avec Pierre Gaumeton pour essayer de résumer les principaux enjeux soulevés tout au long du livre. S’agissant des obstacles, je ne peux pas dire que nous ayons fait face à de réelles oppositions ouvertes, du fait notamment du sésame que constitue une mission parlementaire, mais nous avons tout de même pu sentir que le système était verrouillé à pas mal d’endroits.

 

Quels sont les principaux constats que vous avez souhaité porter à la connaissance du plus grand nombre ?


Je dirais qu’ils sont de trois ordres. Les chiffres d’abord : l’évasion fiscale représente un manque à gagner de 60 à 80 milliards d’euros par an pour le fisc français et ce montant s’élève à 1 000 milliards d’euros pour l’ensemble des vingt-huit pays de l’Union européenne. Cela montre bien que tous les pays sont touchés, et pas seulement la France. N’en déplaise à ceux qui ne cessent d’affirmer que notre système d’imposition serait étouffant… Ajoutons à cela qu’environ 8 % de la richesse mondiale serait située dans des places financières offshore, échappant ainsi à tout contrôle et toute emprise des systèmes fiscaux nationaux.


Le deuxième constat réside dans la grande intelligence qui est déployée dans l’ingénierie mise en œuvre pour organiser cette évasion à une échelle pratiquement industrielle. De nombreux professionnels se sont spécialisés dans l’organisation de ce qu’ils appellent pudiquement « l’optimisation fiscale » : banquiers, avocats fiscalistes, consultants, etc. Il faut bien comprendre que l’évasion fiscale est au cœur même du capitalisme libéral et n’est en rien un dysfonctionnement de celui-ci, comme l’affirment certains.


Enfin, le troisième grand constat, c’est la très grande connivence, pour ne pas dire plus, qui règne entre les responsables politiques au plus haut niveau et les acteurs du secteur financier qui organisent cette grande évasion. Cette forte proximité peut contribuer à expliquer la très grande passivité aux sommets de l’État pour lutter contre ce phénomène malgré les discours volontaristes. N’oublions pas que nos rapports parlementaires ont été adoptés à l’unanimité par les assemblées concernées.

 

Comme tu l’as rappelé, l’évasion fiscale représente un manque à gagner de 60 à 80 milliards d’euros pour l’État français, soit plus du double des recettes annuelles de l’impôt sur les sociétés. Comment les ONG et les chercheurs sur lesquels vous vous appuyez parviennent-ils à évaluer ces montants qui échappent par définition aux « radars » officiels ?


Ces chiffres sont tirés des travaux d’économistes, comme Gabriel Zucman [contacté par La Revue du projet, celui-ci a malheureusement dû décliner à regret notre proposition à contribuer à ce dossier en raison d’un agenda trop chargé] qui a mené une recherche très rigoureuse à l’échelle mondiale, ou d’ONG comme le Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD-Terre solidaire) qui a mis au point sur ce sujet une expertise très sérieuse depuis une quinzaine d’années, portant surtout sur les pays développés. Il faut enfin ajouter les journalistes d’investigation et les lanceurs d’alerte qui permettent la divulgation d’informations cruciales ordinairement cachées. Néanmoins, tous ces acteurs appuient leurs estimations sur les données fournies par les institutions internationales telles que la Banque des règlements internationaux, le Fonds monétaire international ou la Banque mondiale. Ils effectuent cependant un véritable travail de titans pour traiter ces dernières qui ne parlent pas d’elles-mêmes.

 

Au-delà des constats, vous formulez de très nombreuses propositions dans votre ouvrage – près de cent cinquante ! – pour tenter d’enrayer ce fléau. Lesquelles vous paraissent les plus cruciales et aussi les plus urgentes à mettre en œuvre ?


Il faut d’abord faire sauter le « verrou de Bercy », cette disposition réglementaire spécifique à la France qui fait que seul le ministère du Budget peut ester en justice contre un contribuable soupçonné de fraude fiscale. Il faut ensuite mettre en œuvre à l’échelle internationale le chantier de l’harmonisation fiscale. Nous assistons aujourd’hui, et jusqu’au cœur même de l’Union européenne, à un dumping sociofiscal qui consiste pour chacun des pays à baisser toujours plus les montants collectés auprès des firmes multinationales et des particuliers les plus fortunés afin d’attirer leurs capitaux sur leur territoire. Il faut à tout prix enrayer cette logique délétère et mettre en place une harmonisation vers le haut pour préserver nos modèles sociaux et les services publics. Nous proposons donc de mettre en place une Conférence des parties (COP) de la fiscalité et la finance mondiale sur le modèle de ce qu’on a réalisé sur le climat, car il s’agit là aussi d’un phénomène qui dépasse les frontières nationales. Enfin, nous proposons aussi de renforcer la transparence des informations concernant les pratiques des banques et des firmes transnationales en étendant la règle du reporting pays par pays instaurée pour les premières afin de savoir précisément quels sont le chiffre d’affaires, les bénéfices et le nombre de salariés que chacune réalise et emploie dans chacun des territoires où elle est implantée.


En un mot, il faut démocratiser ce sujet qui concerne l’ensemble des citoyens et que ces derniers puissent faire pression sur leurs dirigeants pour qu’ils passent vraiment à l’action.

 

Quelles réactions avez-vous rencontrées après la parution de votre ouvrage, notamment parmi vos confrères de l’Assemblée nationale et du Sénat ?


Nous avons eu très peu de réactions officielles du côté des institutions : pas un mot sur la question au sein de la commission des finances de l’Assemblée par exemple, pas un seul reportage de la Chaîne parlementaire (LCP Assemblée nationale et Public Sénat). En revanche, nous avons multiplié les rencontres-débats depuis la sortie du livre en septembre dernier et rencontré un écho très favorable du public partout où nous sommes passés. Nous avons senti que le sujet interpellait nos concitoyens qui manifestent un véritable engouement pour en savoir plus et pour faire en sorte que les choses changent en la matière.

 

*Éric Bocquet est sénateur (PCF) du Nord.


Propos recueillis par Igor Martinache.
La Revue du projet, n° 65, mars 2017

 

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Le choix de rupture de Mélenchon: plus qu'une erreur, une faute.

19 Mai 2017, 17:31pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Mélenchon vient de rompre avec les communistes pour les législatives. C'est une erreur, car il sous-estime le rôle que les communistes ont joué et pourraient jouer dans son audience. Mais c'est aussi une faute: manque de reconnaissance à l'égard d'un allié et volonté d'occuper tout seul le terrain. Il sera isolé et risque de casser idéologiquement cette nouvelle gauche qui émerge.

 

Le choix de rupture de Mélenchon : plus qu’une erreur, une faute. 

Ainsi Mélenchon, grisé par son score à la Présidentielle, rompt son alliance avec les communistes. C’est d’abord une erreur : son succès, qui avait commencé avec sa campagne de 2012, est dû aussi, sinon largement, aux communistes. Ceux-ci ont été massivement les acteurs des rassemblements en sa faveur par la force de leur organisation et l’engagement de ses militants, ainsi que leur presse. J’avais pu dire à l’époque (2012) que Mélenchon était le porte-parole du Front de gauche, mais que son moteur était le PC, et c’est sur cette base que le score du Front de gauche avait pu être possible. Et s’il analyse avec précision et objectivité ses résultats récents, il s’apercevra que ce sont les lieux (villes, départements) où le PC reste encore fort, que l’audience de la France insoumise a été elle-même la plus forte. Or ce n’est pas du tout un hasard : c‘est l’effet non seulement d’une sociologie particulière, celle des victimes du libéralisme, mais aussi d’une influence politique auprès de ces dernières ! En se coupant des communistes – j’en fais le pari – il va perdre beaucoup de voix dans le camp de ceux qui ont voté pour lui avec enthousiasme, dont la mienne. Et son projet de recomposition de la gauche autour de lui va du coup à l’échec. Tant pis pour lui : c’est ce qui arrive à ceux qui, en politique, sont perturbés par leur réussite et, si je puis dire, « la jouent perso ». Mais pas tant pis surtout, hélas, pour les clases populaires, qui souffrent et ont besoin aussi bien d’un immense renouvellement de la gauche que de son union.

Justement, au-delà de cette erreur catastrophique il y a la faute morale, présente en filigrane dans ce qui précède. Elle est double. D’une part il oublie tout ce que le mouvement qu’il a fondé doit, dans la dernière période et comme je l’ai indiqué, aux communistes, ce qui est une forme d’ingratitude moralement injustifiable et incompréhensible. Je dis bien « moralement » puisque je crois savoir que, philosophiquement, il fait une place à la morale dans son engagement politique, comme on peut le constater dans les travaux de son conseiller intellectuel, J. Généreux – ce qui n’est pas fréquent. Où est donc passée sa morale ? Le cynisme politique, très fortement présent ailleurs, aurait-il repris le dessus ? D’autre part, et c’est là le plus grave, Mélenchon entend occuper toute la place à gauche, ignorant que la gauche de Hamon est tout à fait respectable et ambitionnant  avant tout  de détruire le PC, avec la force réelle qu’il continue à avoir.

Or cela est à la fois inadmissible moralement (à nouveau) et irresponsable par rapport à l’avenir de la gauche anti-libérale, dite « radicale ». On peut ne pas être entièrement d’accord avec le PC au nom ce qu’il a été à l’époque de l’URSS. Mais on oublie alors qu’il s‘est profondément renouvelé, sinon refondé, et qu’il doit continuer ce processus, tout en restant communiste, ce qu’il fait. Je justifierai ce point en faisant appel à un propos que j’ai lu récemment sous la plume d’un journaliste, pourtant pas spécialement marxiste, Jacques Julliard, et que je cite : « La ²décommunisation² de l’extrême gauche a fait sauter le verrou doctrinal qui la rattachait à la gauche, au sens classique du terme » – j’ajoute « et qui empêchait sa dérive libérale ». Il s’agit très précisément du marxisme, pour employer un terme générique qui peut recouvrir une grande diversité de compréhensions de celui-ci. Car, ramené à l’essentiel qui fait l’accord, le marxisme est la seule doctrine qui nous révèle l’essence du capitalisme, en accuse l’injustice structurelle et nous en propose le dépassement  profond à terme, afin de lui substituer une tout autre organisation économique et sociale : une société visant l’intérêt de tous et l’épanouissement vital de chacun – ce que j’appelle l’émancipation, c’est-à-dire la fin des aliénations qui font de la majorité des individus des êtres mutilés, rabougris, in-humains, à savoir privés de leur pleine humanité, incapables de réaliser toutes leurs potentialités (voir mon livre Les chemins difficiles de l’émancipation  qui va paraître, pour plus de détails). Or cette perspective-là, contraire à la pensée dominante en politique, est un bien extrêmement précieux qui, au-delà de son aspect économique (la fin de l’exploitation de l’homme par l’homme) vise à promouvoir, et je le dis sans la moindre emphase, une nouvelle civilisation fondée sur des droits humains universels, bien plus riches humainement et  bien plus concrets que ceux que la  Déclaration de 1789  a déjà promulgués.

Or, c’est ce « verrou doctrinal » (dont Généreux, à nouveau, ne parle guère) que Mélenchon risque de fragiliser en s’en prenant, avec un mépris rare, au PC et en voulant le liquider. Celui-ci est le support institutionnel (ou partidaire) d’un héritage idéologique fondamental dont on ne sait pas vraiment s’il le revendique, malgré ses propositions politiques avec lesquelles on peut être souvent d’accord. En voulant détruire ce support, on risque de faire disparaître cet héritage. Je sais bien que s’en réclamer, quitte à l’enrichir ou l’actualiser comme je tente de le faire, ne fait pas l’unanimité, voire suscite l’hostilité ou carrément la censure des médias. Et pourtant, il faut s’y consacrer, fût-ce dans une relative solitude  intellectuelle, car il est le seul à nous indiquer ce qu’il faut dénoncer et combattre ainsi que ce vers quoi il faut aller en politique. Comme le disait Platon : « Il ne suffit pas de vouloir le juste, il faut savoir le juste qu’il faut vouloir ». Or je ne vois pas ce qui, dans les doctrines politiques à la mode (Tocqueville, Hayek, Weil, Arendt, Aron, l’individualisme, etc.) et qui  constitue la culture qui va nous diriger désormais (Macron et une large partie des dits socialistes s’en inspirent), peut nous éclairer à ce propos, en dehors de la pensée de Marx ou de celles qui s’appuient sur elle. Sans ce fond doctrinal et sans ceux qui le défendent, c’est le conformisme le plus imbécile qui nous menace, l’abandon aussi de toute visée morale de justice, le culte de l’individu entrepreuneurial et consommateur (pour ceux qui ont les moyens) et, du coup, l’expansion du malheur social pour ceux d’en bas – les « sans dents » comme disait l’autre d’un air hautain. Bref, il ne suffit pas de marcher comme un Macron triomphant risque de  s’y employer faute d’une résistance unie en face de lui : il faut marcher en avant et non en arrière. As-tu compris ce qui nous menace, J.-L. Mélenchon, si tu veux faire cavalier seul et te retrouver isolé?

 

                                                                          Yvon Quiniou de MÉDIAPART

 

 

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Législative: des candidats PCF dans la 1ère et 2ème circonscription du le Pas de Calais

19 Mai 2017, 17:21pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Législative: des candidats PCF dans la 1ère et 2ème circonscription du le Pas de Calais

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Liberté Hebdo 1272: L'édito de Robert

19 Mai 2017, 05:49am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Liberté Hebdo 1272: L'édito de Robert

DANS LES YEUX DE BRUNO LE MAIRE

N’avez-vous pas perçu une brève lueur, fuga­ce mais bien réelle dans le regard du nou­veau ministre de l'Economie et des finances ?

Toute la journée de mercredi était comme dans un temps suspendu. Une bulle d'éternité pour ceux qui attendaient les noms. Prêts à les déchirer à belles dents. Tant à droite, qu'à gauche.

 

On imagine un changement de ministre comme un trans­fert de clés. Ce n'est pas si simple. L'ancien, pas encore tout à fait ancien, est encore là. Il accueille. Il console celles et ceux qu'il laisse entre les mains, les griffes, de son successeur.

On imagine les cartons prêts, derrière le paravent et les plantes vertes. C'est pourtant difficile. Le nouveau, pas encore chez lui, attend. Il trépigne. Il piaffe. Il sait qu'il est désormais chez lui. Qu'il choisira ceux qui resteront, désignera ceux à écarter.

En fait, le retard pris à désigner, à officialiser, à nommer les nouveaux membres du gouvernement est comme un entracte dans un vaste plan. Loin des cartons, loin des clés, le scénario est en place.

Toutes les trahisons sont consommées. La poussière des vieux socles se redépose déjà sur les nouvelles têtes. Même Nicolas Hulot qui, pour beaucoup d'écologistes et d'humanistes sincères, aurait fait un bon candidat à la présidentielle, est entré dans le jeu en souriant.

La poudre de perlimpinpin a suffi à gommer les imper­fections.

Tout est beau, onze hommes, onze femmes, autant d'anciens que de nouveaux, de gauche que de droite, tous estampillés, macronisés.

Ceux qui ont cru voter utile en votant Macron dès le premier tour doivent se dévorer les phalanges ce soir.

Car il n'y a rien de neuf dans ce gouverne­ment. « Laissez-les travailler », crient déjà les plus optimistes. Jusqu'au 11 juin, ils auront tous leurs aises pour faire.

 

Mais ils savent que les urnes rendront un verdict au soir qui décidera de leur sort le 18 juin.

Le peuple de gauche doit maintenant porter à l'Assemblée Nationale ses députés. Il sait qu'il doit choisir des femmes et des hommes mus par l'in­térêt collectif et les valeurs de la République.

Bruno Le Maire a déjà eu sous les yeux la première ques­tion qu'ont posée deux parlementaires à monsieur Macron et son frais Premier ministre.

Doux parlementai­res nordistes. Alain Bocquet, député-maire de Saint- Amand et Éric Bocquet, sénateur-maire de Marquillies, qui n'ont de cesse que soient entreprises de vrais actions contre la fraude et l'évasion fiscale.

L'éclair fugace qui a traversé son regard lorsqu'il savou­rait son intronisation a quelque peu pâli lorsqu'il a dû évoquer cette question.

Nul doute que le soir du 11 juin, il mesurera avec d'autant plus d'acuité le nombre de députés pouvant eux aussi appuyer sur le sujet de la fraude fiscale.

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« Vous êtes la mort et le néant ». Le SMS assassin de Jean-Luc Mélenchon à Pierre Laurent

17 Mai 2017, 18:57pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

C’est le contenu du SMS envoyé par Jean-Luc Mélenchon, chef de file de la France Insoumise (FI) à Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, que révèle le Canard Enchainé ce mercredi 17 mai. Si depuis la fin du 1er tour, les tensions entre FI et le PCF sont à leurs combles, la révélation de ce SMS vient confirmer la rupture entre les deux formations.

Voilà ce que publie le Canard Enchainé dans ses colonnes du mercredi : le contenu d’un SMS rageur, envoyé par Jean-Luc Mélenchon à Pierre Laurent le 4 mai, au lendemain du premier tour. La raison ? Les fameuses affiches de campagnes pour les législatives utilisées par le PCF et qui porte les couleurs de la France Insoumise et la figure de Mélenchon alors même que ces listes ne sont pas celles de la France Insoumise.

«  Vous êtes la mort et le néant » écrit Jean-Luc Mélenchon. « Dix mois pour ‘’me soutenir’’, dix minutes pour soutenir Macron. Je vais donc annoncer notre rupture politique dès mon retour à Paris. Et je vais dire pourquoi  ».

« Vous êtes la mort et le néant ». Le SMS assassin de Jean-Luc Mélenchon à Pierre Laurent

Dans les heures qui suivent parait le communiqué de presse accusant les communistes de « semer la confusion parmi les électeurs », puis c’est une plainte qui est déposée. La semaine suivante, c’est l’annonce que les candidats insoumis s’affronteront aux candidats communistes lors des prochaines législatives. La rupture est bel et bien consommée.

Cette rupture (attendue) est le résultat, et d’une tentative désespérée pour l’appareil communiste de se maintenir la tête hors de l’eau et de sauver son appareil politique (et les postes dans les institutions) au prix d’alliance infortune jusque dans les rangs du PS ; et de l’opération de « fusion-acquisition » que mène Mélenchon sur les différentes composantes de la gauche sous la bannière de la France Insoumise afin d’occuper l’espace laissé béant par l’hécatombe du PS. Les résultats aux législatives diront qui sortira gagnant de cette bataille…

Photo : Fred Dufour/AFP

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Une ligne pour les élections, mais une perspective qui aille bien au-delà s’impose

11 Mai 2017, 16:59pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Une ligne pour les élections, mais une perspective qui aille bien au-delà s’impose

Dans la situation qui est la nôtre, nous communistes, mais je dirai plutôt nous citoyens français et en particulier la classe ouvrière, les couches populaires, ce que nous allons subir, la désunion des forces de gauche, je considère cette proclamation d’un candidat communiste du nord Pas de Calais comme la base de ce que nous pouvons affirmer. L’espèce de folie qui semble avoir saisi le monde politicoen, les trahisons, les déclarations, les ralliements, mais aussi les aventures qui sous pretexte de nouveauté refusent tout rassemblement, tout cela contribue à un grand désarroi qu’il nous faut dissiper le plus possible et c’est à ce titre que ce tract électoral est correct,simple et direct. Nous devons apparaître pour les communistes, ceux qui demeurent pour une part importante de notre peuple une référence d’honnêteté et de position de classe, autant que de dignité dans la défense de la paix et de notre pays. Nous ne devons pas contribuer au désarroi. Mais je crois aussi qu’il faut que les communistes envisagent dès maintenant une perspective qui aille au-delà des échéances électorales si importantes soient-elles. Un bilan clair et précis de nos errances stratégiques s’impose, non pour s’auto-flageller, mais pour être en mesure de rompre avec ce qui visiblement n’a pas été la bonne ligne, ni pour notre parti, ni pour le pays. Il est peut-être encore possible par une union qui de fait apparaîtra comme une simple accord électoral de sauver quelques députés, ce n’est pas négligeable et il faut bien mesurer que nous acheminons en l’état vers une assemblée introuvable dominée par une majorité présidentielle qui ne cache pas ses projets et une droite dans l’opposition ou même la cohabitation qui fera de la surenchère dans l’austérité et la destruction de nos acquis séculaires. C’est pourquoi il faut penser l’avenir au-delà des échéances électorales. Sommes-nous encapacité de construire un parti qui favorisera l’intervention populaire et pour cela reconstruira un tissu au plus près de ceux qui souffrent dna les entreprises, les établissements, les lieux de résidence? 

 

Quel peut-être son apport spécifique ? 

 

(note de danielle Bleitrach)


 

 

Réaction de Fabien Roussel


Au lendemain du second tour d’un scrutin présidentiel conclu par l’élection d’Emmanuel MACRON et par le rejet majoritaire du Front national, le taux d’abstention et le nombre considérable des votes blancs ou nuls témoignent de l’ampleur des préoccupations de nos concitoyens face à leurs difficultés, et de leurs graves interrogations sur l’avenir qui leur est promis.

 

C’est bien évidemment, un vrai soulagement de voir la route de la Présidence de la République barrée au Front national.

 

Mais pour autant, notre coeur n’est pas à la fête car la démocratie française sort profondément altérée de cette campagne, et de décennies d’alternances politiques défavorables aux intérêts populaires.

 

Les trahisons et les renoncements de gouvernements successifs face aux enjeux et face aux attentes pèsent lourd, alors que les moyens existent bel et bien, d’agir autrement et de répondre aux besoins du pays.

 

Dans le Nord Pas de Calais, dans notre Valenciennois en particulier, les taux de chômage et la pauvreté sont insupportables et indigne de notre République. Quand est-ce que ces difficultés seront-elles enfin reconnues ? Je réclame, encore une fois, ce plan d’urgence tant attendu pour relever le défi de l’emploi, de la santé, du logement et des services publics, ici où les besoins sont importants.

 

A l’avenir, nous ne voulons plus être obligés de voter par défaut, nous voulons construire un vrai changement de politique qui libère la France de la tutelle des marchés financiers, qui proclame « l’humain d’abord » et s’attaque à la domination de la finance en conquérant de nouveaux pouvoirs à tous les niveaux, qui ouvre le chemin d’une nouvelle société de bonheur, de solidarité, de justice, d’écologie, de paix et d’égalité.

 

Avec les élections législatives des 11 et 18 juin prochain, nous avons une nouvelle occasion pour décider de notre présent et de notre avenir.

 

Nous avons une grande responsabilité commune devant tous les électeurs qui demandent de nous unir et de nous rassembler pour faire entendre leur voix à l’Assemblée nationale, pour s’attaquer au chômage, à la pauvreté et à la vie chère.

 

Fabien Roussel, candidat dans la 20ème circonscription

 

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Le programme de MACRON

11 Mai 2017, 15:47pm

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 Des cadeaux aux plus FORTUNÉS, payés par les autres

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"Mélenchon fermera sa gueule !" Maxime Gremetz

11 Mai 2017, 05:31am

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Quelques données sur le 2e tour de la présidentielle

8 Mai 2017, 18:27pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 

Voici les résultats en fonction de la population majeure (Macron 64 % / Le Pen 36 % au final en fonction des suffrages exprimés)

En rajoutant les non-inscrits, on a environ ceci : 20 millions d’adultes n’ont pas voulu prendre part au vote ou s’exprimer, 20 millions ont voté Macron, 10 millions ont voté Le Pen.

Marine Le Pen est arrivée ne tête dans 2 départements, et n’était qu’à quelques points de l’emporter dans une dizaine d’autres :

Voici le résultat par profession :

Marine Le Pen l’emporte chez les ouvriers, et même encore chez les “ouvriers+employés”.

Voici ce que ce que cela donne au niveau des revenus, sur toute la population majeure :

et au niveau des seuls suffrages exprimés, en fonction de l’aisance financière :

Les-Crises.fr 

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Une procréation patronalement assistée

8 Mai 2017, 18:09pm

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Une procréation patronalement assistée

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Liberté Hebdo 1270: L'édito de Robert

6 Mai 2017, 08:44am

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Liberté Hebdo 1270: L'édito de Robert

UN SEUL CHOIX DIMANCHE

 

Entre deux mondes, il reste une minuscule feuille de papier, un mince bulletin.

Là où l'extrême droite rêve de défiler de la victoire au pas de l'oie sur les Champs-Élysées, nous ne voyons qu'infamie, trahison, mensonges et violences. Celle d'une petite ambition de ligues et de groupuscules d'une France qui se surveille plutôt qu'elle se soutienne.

 

Des enfants dYzieu à ceux d'Aigentine, la barbarie fasciste n’a que trop sévi au siècle dernier. Des massacres d'Oradour-sur- Glane à celui d'Ascq dans le Nord, nous ne pouvons pas oublier la composition de la dot de la fille Le Pen qui nourrit de sa haine une volonté de fauve pour s'emparer des clés des coffres de la France.

 

A force de ne pas choisir, nous sommes dimanche face à un contre choix. Il ne doit y avoir cependant aucune hésitation dans l'isoloir.

Pour voter contre l'extrême droite, le seul bulletin de vote disponible est celui d’Emmanuel Macron,

 

Jacques Chirac, en refusant de débattre avec le père Le Pen, entre les deux tours en 2002, nous avait au moins épargné un triste spectacle. Les deux protagonistes se sont jetés à la face mercredi soir leur chapeau melon et leurs bottes cloutées sans apporter de nouvelles informations aux électeurs.

 

Les Français n'auront pas à choisir dimanche un programme. Nous savons tous qu'aucun de ceux présentés par les deux candidats en lice pour le second tour de la présidentielle ne sont à la hauteur des attentes des citoyens et sont rejetés par la majorité.

 

Cest bien la preuve que nous sommes au bout des possibilités de la Ve République. Les hasardeux échecs des primaires tant de la droite que de la gauche ont démontrés qu'il est temps de refonder la République, de lui donner un nouvel élan après 58 ans d'existence.

 

La mobilisation doit donc s’accroître pour former une Assemblée constituante lors des législatives.Les millions de voix pour Jean-Luc Mélenchon, soutenu par le Parti Communiste Français, doivent trouver leur chemin aux législatives.

 

Les millions de Français attachés aux valeurs de la République et avides de progrès social et de solidarité doivent retrouver à l'Assemblée Nationale des députés à la hauteur de la tâche, des porte-voix du progrès et des conquêtes sociales, des représentants du peuple.

 

Pour cela il faut d'abord passer l'obstacle de la présidentielle et conserver un républicain à la tête de l’État.

Pour cela, il faut se rassembler pour permettre, comme l'a rappelé Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, de gagner 212 circonscriptions.

L'union est nécessaire.

Ne soyons pas hagards dimanche soir, passons l'étape et transformons l'essai qui permettra dans un même élan de faire progresser encore une gauche radicale de transformation sociale.

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Législatives: courrier de Pierre Laurent à Jean luc Mélenchon

5 Mai 2017, 17:00pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 

Paris, le 3 mai 2017

Monsieur Jean-Luc Mélenchon

France insoumise 43, rue de Dunkerque 75 PARIS

Cher Jean-Luc, Cher(e)s camarades,

Ce courrier fait suite à notre rencontre nationale qui s'est tenue hier. Je l'écris avec la préoccupation de trouver une issue positive à nos discussions, c'est-à-dire le chemin du rassemblement de nos forces dans les élections législatives : c'est ce que souhaitent nos électrices et électeurs qui ne veulent pas courir le risque de voir un député macroniste, de droite ou d'extrême droite élu dans leur circonscription à cause d'une division de nos forces. C'est le seul chemin qui peut permettre de concrétiser l'objectif que tu as énoncé dimanche et que je porte aussi au nom du PCF, d'une majorité législative prolongeant le score du 23 avril. Cet objectif prendra d'autant plus de force dimanche soir, après le résultat du second tour qui aura renforcé Emmanuel Macron et Marine Le Pen, rendant plus menaçant encore le poids du Front national. Nous aurons plus encore la responsabilité de prolonger la promesse du 23 avril.

En métropole, ton résultat a été en tête de tous les autres dans 58 circonscriptions, il devance Macron dans 56 autres et il a dépassé sa moyenne nationale de 19,6 % dans 155 autres circonscriptions. C'est un potentiel de mobilisation à conforter ensemble. Pour parvenir à nous mettre d'accord, nous sommes dans l'urgence. Mais nous pensons que c'est possible d'ici dimanche. Hier, nous vous avons fait une proposition qui permettrait de rassembler nos forces dans le maximum de circonscriptions, sous la bannière commune « la force du peuple à l'Assemblée nationale ». Cette proposition respecte la place centrale tenue par notre candidat et peut être acceptée par tous. Vous avez contesté puis refusé cette proposition, objectant qu'elle risquait de « détricoter » ce que vous avez construit avec la France insoumise, confirmant que, pour vous, l'unique cadre national de rassemblement possible restait dès lors la France insoumise.

Nous continuons de penser que seul un cadre acceptable par tous, donc respectueux de FI comme du PCF et des autres forces créera la dynamique la plus efficace. Je vous renouvelle donc cette proposition, en apportant des précisions utiles à lever les objections que vous nous avez opposées. En premier lieu, notre proposition permet bel et bien de résoudre la question du label commun, c'est-à-dire de l'unité nationale de campagne, qui vous préoccupe à juste titre. Et nous sommes prêts, d'ici dimanche, à avancer avec vous sur la question de l'identification nationale de nos candidat-e-s, en nous mettant au travail dans les heures qui viennent. Deuxièmement, sur la question du programme, il va de soi pour nous qu'en cas de majorité parlementaire, l'Avenir en commun constituerait le socle de cette majorité et de l'action gouvernementale. Bien entendu, dans la mise en œuvre de l'action gouvernementale, toutes les forces qui auront contribué à ce succès feraient valoir leur apport et leurs propositions. Aucun d'entre nous ne veut des députés soumis à l'Exécutif national. Nos propositions, rassemblées dans « La France en commun », comme l'action de nos députés, seraient dès lors une contribution constructive à ce socle gouvernemental.

Il n'y a donc aucun brouillage dans l'addition de nos idées mais, au contraire, les bases d'une majorité gouvernementale solide, riche de sa diversité et inventive. Je vous le redis : si vous étiez d'accord pour travailler dans ce sens, cela ouvrirait la possibilité de présenter ensemble un maximum de candidatures communes, en travaillant sur la base du principe « un pour un » que vous nous avez proposé, en recherchant la candidature maximale pour gagner dans chaque circonscription.

Si vous persistez dans votre refus, nous le regretterions vivement car cela nous conduirait les uns et les autres à présenter des candidatures concurrentes, ce qui ferait trop souvent le jeu de nos adversaires politiques. Vous savez comme nous que cette situation serait contraire au souhait de nos électrices et électeurs et, surtout, mettrait en péril la possibilité de gagner de nombreux député-e-s, et donc la possibilité de constituer une majorité de gauche nouvelle.

Ne voulant toutefois fermer aucune porte, nous avons noté qu'en cas de refus d'un accord national sur ces bases, vous proposez un retrait réciproque de candidats dans un nombre limité de circonscriptions. Vous avez cité le chiffre de 30 circonscriptions pour chaque force. Bien que beaucoup trop limitée à nos yeux, nous vous proposons, si vous maintenez votre refus à la proposition qui a notre faveur, d'examiner dès demain dans le détail cette proposition de repli.

Nous avons travaillé avec nos fédérations réunies ce matin une liste de 30 circonscriptions en ce sens, dans lesquelles le PCF propose le retrait de vos candidats, et bien que les fédérations du PCF sont disposées à aller beaucoup plus loin comme elles vous le font savoir localement.

A vous évidemment de faire la proposition des 30 circonscriptions où vous souhaitez notre retrait. Notre liste a été arrêtée selon les principes suivants, que nous vous avons exposés en toute transparence : - elle ne contient pas les circonscriptions où le PCF dispose d'un -e député-e sortant-e : vous connaissez le travail qu'ils ont réalisé, leur implication contre la politique Hollande-Valls, leur proximité avec les habitant-e-s . Elles sont légitimes à se représenter ; nous en prenons la responsabilité, en souhaitant évidemment qu'elles ne soient pas concurrencées par un candidat FI.

Ce choix vous appartient. - notre liste est bâtie à partir des territoires et des rapports de force locaux, notamment là où les candidatures proposées par le PCF apparaissent les mieux placées pour gagner. Compte-tenu du nombre d'autres circonscriptions où les possibilités de victoires sont réelles, un accord équitable est tout à fait possible sur ces bases. Vous l'aurez compris, nous souhaitons une réunion demain, pour entendre votre réponse à notre première proposition précisée dans cette lettre et examiner, sinon, dans le détail, la proposition plus limitée.

Si vous acceptez le principe de cette réunion, nous vous communiquerons avant celle-ci la liste de nos propositions.

Vous pourriez en faire de même. Cela rendrait sûrement notre réunion plus efficace encore.

Dans l'attente de votre réponse, recevez, Cher Jean-Luc, Cher(e)s camarades, mes salutations fraternelles. Pierre Laurent

 

Réponse de LFI au PCF 

Cher Pierre, chers camarades,

Nous avons pris bonne note du courrier que tu nous as transmis suite à notre échange du mardi 2 mai à propos des élections législatives.

Cette discussion constituait la 5ème rencontre entre le PCF et des délégations de la France insoumise depuis le mois de janvier. Aucune de ces rencontres n’a pour l’instant permis d’avancer malgré les propositions que nous avons faites à plusieurs reprises :

  • Au mois d’octobre dernier, nous invitons le PCF à prendre toute sa place au sein de la France insoumise pour permettre une articulation étroite entre les élections présidentielles et législatives. Dans l’Humanité du 11 janvier, tu réponds qu’il n’y aura pas d’accord entre le PCF et la France insoumise. Nous avions pris acte de ce refus.
  • En janvier 2017, nous prenons cependant connaissance de votre souhait que nous n’investissions pas de candidat dans un nombre réduit de circonscriptions, principalement celle de vos députés sortants. Nous vous proposons donc de travailler dans un esprit de responsabilité à des accords de désistements réciproques. Cette méthode est refusée par votre délégation au cours du mois de février.

Bien que nous ayons toujours laissé ouverte la porte des discussions, vous n’êtes pas revenus sur ce refus avant le 1er tour de l’élection présidentielle. Nous avons d’ailleurs été étonnés dans le même temps de vous entendre dire que nous ne répondions pas à vos demandes de rencontre.

Après le 1er tour, toujours guidé par la volonté d’œuvrer à un accord, nous prenons malgré tout l’initiative de vous proposer une rencontre. Elle s’est tenue le 28 avril dernier dans nos locaux. La veille, nous avions appris par la presse une proposition que vous souhaitiez nous faire. Lors de cette rencontre, tu n’as ni voulu confirmer ni démentir cette information. La discussion n’a, de fait, pas pu avancer mais nous avons convenus d’un nouvel échange pour le 2 mai.

Quelques heures avant la réunion, nous découvrons par la presse que vous souhaitez maintenant un accord national, en contradiction avec votre refus de janvier. Il nous est difficile de suivre ces changements qui nous interrogent sur votre volonté d’aboutir à un accord. Il est donc temps que nous avancions car nous ne pouvons plus retarder notre entrée en campagne.

Nous ne pouvons bien évidemment pas être d’accord avec votre demande : il s’agirait de partager le territoire entre 50% de candidatures communistes portant le programme du PCF et 50% de candidatures de la France insoumise s’inscrivant dans la continuité de la campagne présidentielle. Ce serait rendre impossible le fait de retrouver à l’élection législative les 7 millions de voix qui se sont portés sur le programme de Jean-Luc Mélenchon. Ce serait diluer la force conséquente que nous avons rassemblé dans des campagnes différentes d’une circonscription à l’autre. Ce serait réduire à néant plusieurs mois d’effort pour proposer au peuple français un projet politique clair et cohérent. Ce serait trahir la confiance des 500 000 personnes qui ont contribué à cette démarche et qui ne veulent plus d’accords électoraux sans cohérence. Ce serait une faute politique et stratégique que nous ne pouvons pas commettre si nous voulons proposer à l’élection législative une perspective majoritaire.

Si vous souhaitez un accord sur l’ensemble du territoire, nous vous proposons donc, une nouvelle fois, de travailler à ce que des candidats du PCF puissent s’inscrire dans la

campagne de la France insoumise pour les élections législatives. C’est d’ailleurs déjà le cas de plusieurs d’entre eux, comme d’ailleurs de militants d’Ensemble, d’EELV, de la NGS ou du PG qui se sont regroupés dans ce cadre qui rassemble déjà très largement.

Si vous refusez à nouveau cette main tendue, nous sommes toujours prêts à examiner un accord de désistement réciproque. Bien sûr, nous regretterions dans ce cas que vous preniez la responsabilité d’une division dans la grande majorité des circonscriptions. En effet, des candidats qui portent la démarche et le programme de Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle y sont d’ores et déjà investis.

Nous demandons alors que cette situation de concurrence soit assumée comme telle et que cessent les procédés de certains de vos candidats visant à créer une confusion dans l’esprit des citoyens. Nous souhaitons donc la mise en place de règles de bonnes conduites permettant la clarté pour les électeurs :

  • Non utilisation du nom et de l’image de Jean-Luc Mélenchon par les candidats du PCF pour leur matériel de campagne et leur matériel officiel afin de ne pas induire en erreur les électeurs et de respecter son droit à l'image.
  • Non utilisation du logo « Front de Gauche » par tous les candidats, étant donné que les composantes de ce rassemblement seront divisés dans l’élection.

Nous vous proposons donc un accord sur 52 circonscriptions afin de permettre une représentation importante du PCF et de la France insoumise à l’Assemblée Nationale.

Dans 11 circonscriptions à travers le pays, la France insoumise a d’ores et déjà investi des candidats issus du PCF ou rattachés à lui (03-02, 06-01, 06-05, 09-01, 12-02, 71-02, 78-06, 79- 01, 80-01, 82-01, 87-03). Ces candidats n’auront donc pas de concurrence.

Nous proposons de retirer ou de ne pas investir de candidats dans 15 autres circonscriptions :

  • celles des 7 députés sortants du PCF (13-13, 18-02, 59-16, 59-20, 60-06, 63-05, 93-04)
  • 8 circonscriptions parmi celles que vous nous avez demandé en février et sur lesquelles le score de Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle a été parmi les plus hauts du pays (02-04, 69-14, 76-03, 76-06, 76-08, 92-01, 92-11, 93-02)

En contrepartie, nous souhaitons que le Parti Communiste retire ou n’investisse pas de candidats sur 26 circonscriptions : 09-02, 13-03, 13-04 ou 13-07, 31-04, 31-09, 34-02, 38-03, 57-08, 59-01, 60-03, 62-03, 75-06, 75-09, 75-10, 75-15, 75-16, 75-17, 84-01, 91-01, 91-10, 93- 01, 93-06, 93-07, 94-02, 94-10, 95-08.

Après plusieurs mois d’échanges, à 5 semaines du premier tour, il est temps que ces discussions aboutissent. Nous considérons donc qu’il ne sera pas possible de poursuivre nos échanges après le mardi 9 mai sans handicaper notre entrée en campagne. Nous sommes donc disposés à vous rencontrer dans les meilleurs délais pour échanger sur la base de cette proposition.

Avec nos salutations fraternelles,

Pour la France insoumise,

Martine Billard, Raphaël Qnouch, Francis Pamy, Manuel Bompard

Pour Conclure

La France insoumise de Mélenchon va engager des poursuites judiciaires contre le PCF

Le Parti communiste refuse notamment de signer comme le réclame la formation mélenchoniste une "charte" dans laquelle il s'engagerait à présenter ses candidats sous le logo La France insoumise, à respecter une discipline de vote à l'Assemblée, et à dépendre de l'association de financement de La France insoumise. Une vassalisation financière jugée inacceptable par certains cadres du PC soucieux de préserver l'indépendance de leur parti.

 

Il y a une semaine, le Parti communiste avait proposé des retraits réciproques dans 30 circonscriptions au total, 15 réservées au PCF, 15 à La France insoumise, tout en plaidant pour une grande alliance nationale incluant tous les mouvements anti-libéraux. Mais le mouvement mélenchoniste a la dent contre les députés PCF "qui n'ont pas accordé leur parrainage à Jean-Luc Mélenchon" à l'élection présidentielle ainsi que contre les écologistes qui ont soutenu Benoît Hamon au premier tour.

"La France insoumise, ça n'est pas une entreprise à recycler. On est pour le recyclage du point de vue écologique, mais pas pour le recyclage en politique", a prévenu le porte-parole Alexis Corbière.

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Quand le Fn est au pouvoir, même dans nos Communes! Ou comment les "Verts de gris" font leurs lois!

2 Mai 2017, 17:04pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Quand le Fn est au pouvoir, même dans nos Communes! Ou comment les "Verts de gris" font leurs lois!
Quand le Fn est au pouvoir, même dans nos Communes! Ou comment les "Verts de gris" font leurs lois!

POLITIQUE - Le conseil municipal du Pontet, commune du Vaucluse conquise par le Front national aux élections de mars dernier, a décidé ce mercredi 25 juin la suppression de la gratuité totale de la cantine scolaire pour les enfants des familles les plus démunies. 

Décision qui indigne l'opposition dans cette ville de 17.000 habitants.

Interrogé par France Bleu, le maire Fn du Pontet, Joris Hébrard, justifie cette mesure au nom du rétablissements des finances de la ville. "C'est l'histoire des petits cours d'eau qui font des grandes rivières. On essaye de trouver des économies partout où on peut en faire", explique-t-il.

 

Estimant qu'il faut "responsabiliser les parents d'élèves", l'édile a néanmoins maintenu le principe du demi-tarif sur justificatif dans les cantines de la commune. La suppression de la gratuité totale, mise en place, il y a trente ans, permettrait une économie annuelle de 30.000 euros sur un budget communal de près de 50 millions d'euros, précise France Bleu.

Le directeur de cabinet du maire a expliqué que la ville était "ruinée par la municipalité précédente UMP, avec 50 millions d'euros de dettes". "Nous agissons en gestionnaire soucieux des deniers publics, obligés d'agir", assure-t-il.

Le maire s'est augmenté de 44%

Problème: ces arguments de rigueur budgétaire passent mal alors même que le maire a déclenché une polémique en s'octroyant une jolie augmentation. Moins d'un mois après son élection, Joris Hébrard a fait voter en conseil municipal une hausse de 44% de son propre salaire. Selon « La Provence » l'édile touchera désormais 3.281€ euros brut par mois.

Fin mai, l'opposition UMP s'était également indignée que l'enveloppe destinée aux adjoints au maire ait grimpé de 9%. L'élection d'un maire Front national avait entraîné une manifestation de colère dans cette commune du Vaucluse. Le frontiste, Joris Hébrard, avait obtenu 42,62 % des suffrages au second tour des municipales, devançant de 27 voix le conseiller général DVD Claude Toutain (42,53%). Une liste DVD s'était maintenue pour ce second tour, recueillant 14,85% des voix.

Dans la soirée, plusieurs associations-UEJF, Le Pontet Autrement, Comité de vigilance citoyen du Pontet, le Forum Républicain, comité d'action de Fréjus contre la municipalité Front National et SOS Racisme- ont dénoncé une "une mesure anti sociale, visant à défavoriser les personnes les plus faibles".

"Au delà d'être un parti structurellement raciste et antisémite, le Front national vient de prouver une fois de plus sa volonté de créer une société discriminante et contraire aux idéaux d'égalité et de vivre-ensemble", écrivent-elles dans un communiqué, précisant qu'une "journée de Coordination nationale des comités de vigilance citoyenne contre le Front national" sera organisée le 29 juin à Fréjus.

 

Robert Ménard supprime l'accueil du matin au primaire pour les enfants de chômeurs

POLITIQUE - Robert Ménard, le maire de Béziers soutenu par le Front national, enchaîne les propositions qui font parler d'elles. La dernière en date? Ne pas offrir d'accueil avant le début des cours aux élèves de primaire dont les parents sont au chômage.

Annoncée lors du dernier conseil municipal du 22 mai, la mesure est justifiée par son créateur par le besoin de faire des "économies" mais l'opposition dénonce une forme de discrimination, rapporte BFMTV. Aimé Couquet, conseiller municipal d'opposition estime en effet qu'une telle initiative n'est pas légale.

"Le service public doit être le même pour tous! Cette règle vise, encore et toujours, à pointer du doigt ceux qui ne travaillent pas", déplore ce dernier.

"Les entretiens avant 8h30, il n'y en a pas des tonnes"

Le maire a plus précisément demandé la suppression de l'étude surveillée entre 7h35 et 8h30 le matin pour la remplacer par un "accueil" des écoliers du primaire. "Actuellement, seuls 320 élèves sur 6500 assistent à l'étude surveillée. Voilà pourquoi je la supprime", a expliqué Robert Ménard auprès de BFMTV.

"Quant à réserver l'accueil aux enfants de parents qui ont un emploi, cela me semble être une évidence. Je ne crois pas qu'il y ait des tonnes de rendez-vous pour des entretiens d'embauche avant 8h30," se justifie le maire tout en précisant que "si le cas se présente, nous accorderons évidemment une dérogation ponctuelle pour accueillir l'enfant."

Côté mesures controversées, Robert Ménard n'en est pas à son coup d'essai. Fin avril, la mairie de Béziers avait déjà annoncé un couvre-feu entre 23H00 et 06H00 pour les mineurs de moins de 13 ans dans l'hyper centre et dans le quartier populaire de la Devèze et s'était également attaqué aux incivilités en instaurant une verbalisation de 35 euros à compter du 1er mai pour les déjections canines.

Plus récemment il a par ailleurs interdit aux habitants d’étendre leur linge à la fenêtre et proposé d'offrir des blouses à tous les enfants des écoles maternelles et de primaire, tant aux élèves des écoles publiques que des écoles privées.

 

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Le PenDu pont-Haineux :Que ne ferait-il pas pour garder une place au soleil et se faire payer la campagne dont il n'aura aucun remboursement!

2 Mai 2017, 16:56pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Le PenDu pont-Haineux :Que ne ferait-il pas pour garder une place au soleil et se faire payer la campagne dont il n'aura aucun remboursement!
Le PenDu pont-Haineux :Que ne ferait-il pas pour garder une place au soleil et se faire payer la campagne dont il n'aura aucun remboursement!

Nicolas Dupond-Aignan en bon chrétien (côté Sens Commun), se réclame encore aujourd’hui du « gaullisme », mais il rejoint sans sourciller le Fn des « Le Pen », ces nostalgiques du colonialisme et de l’OAS.

Ceux qui ont combattu le Général de Gaulle du 8 janvier 1959 au 27 avril 1969, ceux qui ont du sang sur les mains tant en Algérie qu’en France, sur les soldats du contingent qui ne voulaient pas obéir à leurs diktats meurtriers.

Jean Marie Le Pen a torturé en Algérie et lui-même a admis avoir usé de la torture en déclarant notamment dans un entretien accordé au quotidien « Combat », le 9 novembre 1962 Oui, « Je n’ai rien à cacher. J’ai torturé parce qu’il fallait le faire. Quand on vous amène quelqu’un qui vient de poser vingt bombes qui peuvent exploser d’un moment à l’autre et qu’il ne veut pas parler, il faut employer des moyens exceptionnels pour l’y contraindre. C’est celui qui s’y refuse qui est le criminel car il a sur les mains le sang de dizaines de victimes dont la mort aurait pu être évitée »

Selon le journal officiel français du 12 juin 1957, le député parachutiste Le Pen déclarait également « J’étais à Alger officier de renseignement (...), comme tel je dois être aux yeux d’un certain nombre de mes collègues ce qui pourrait être le mélange d’un officier SS et d’un agent de la Gestapo. 

Ce métier, je l’ai fait... »

Aujourd'hui, les exemples ne manquent pas du côté de ces fachos mis en place dans certaines communes françaises. 

A Béziers, R. Ménard ne rate pas une occasion, depuis qu’il est élu maire de cette ville, de "glorifier" les tueurs de l’OAS qui, selon lui, dispensaient les "aspects positifs" du colonialisme. Désormais c’est régulièrement qu’il va se recueillir, en compagnie du député "L R " Elie About devant la stèle du cimetière « honorant » les 4 assassins de l’OAS qui ont été condamnés à mort et fusillés pour leurs crimes commis en ce temps là. Comme « symbole républicain, il débaptisa la rue du "19 mars 1962" en rue du Commandant Elie Denoix de Saint Marc, un putschiste qui tenta de renverser la République Française en avril 1961. Ou encore du fichage des enfants présumés musulmans, geste significatif des risques que cela nous réserve au cas ou le Fn arriverait au pouvoir en France. 

Quant à Julien Sanchez, maire Fn de Beaucaire : il débaptise la rue du 19 mars 1962 (que beaucoup d’élus LR ne respectent plus) en « rue du 5 juillet 1962 » jour du massacre d’Oran organisé par les généraux félons et leurs sbires de l’OAS, qui en porte seule la responsabilité.

Ce geste est presque pire que celui de Béziers.  

La convention républicaine française veut que notre pays commémore la date à laquelle a été signé l’accord de fin du conflit. Même si l’on sait bien que, après cette date symbolique des drames ont encore eu lieu, drames dus entièrement par les assassins de l'OAS. Mais là, retenir la date du 5 juillet est ignoble, parce que c’est à cause de la politique de terre brûlée menée par l’OAS, refusant le cessez-le-feu multipliant les attentats, provoquant, avec ses commandos les troupes officielles de l’ALN venant prendre ses fonctions en ce jour de déclaration de l’indépendance de l’Algérie (approuvée très massivement par tous les Algériens) que ce drame se noua à Oran et fit plus de 1000 victimes civiles, femmes, enfants et , personnes âgées. 

L’OAS en porte la principale responsabilité.

Après le maire de Béziers, Robert Ménard, c’est le maire de Deaucaire, Julien Sanchez, qui se distingue. Tous deux, portant "fièrement" le drapeau du Fn, envoient donc un message très éclairant sur leur nostalgie du racisme, du colonialisme, de l’OAS dont ils portent haut les couleurs.

Cette nostalgie du colonialisme, fondée sur le racisme, reste aujourd’hui intact. A quelques jours de l’élection présidentielle, ce message est une alerte que devraient entendre les Français. On a vu comment le racisme, instauré en institution, a permis au nazisme de se développer, et comment Hitler est arrivé au pouvoir par le vote des urnes

Et cela est d’autant plus inquiétant quand l’on constate la porosité entre certain(e)s LR avec les idées frontistes.

Alors, c’est en  " bon gaulliste " que Dupond-Aignan signe le pacte avec les fascistes, pour récupérer par arrivisme comme il l’a si bien annoncé un « marocain » et certainement le remboursement de ces frais de campagne non remboursés pour moins de 5% de votes.

Le PenDu pont-Haineux :Que ne ferait-il pas pour garder une place au soleil et se faire payer la campagne dont il n'aura aucun remboursement!
Le PenDu pont-Haineux :Que ne ferait-il pas pour garder une place au soleil et se faire payer la campagne dont il n'aura aucun remboursement!

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Quand l'eau monte, le plus urgent c'est de fermer le robinet !

2 Mai 2017, 16:53pm

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Quand l'eau monte, le plus urgent c'est de fermer le robinet !

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