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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Articles avec #en bref...

Lettre aux militants communistes... et à ceux qui se soucient de l'avenir du PCF

24 Mars 2017, 18:20pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Dans quelques jours, vous voterez pour choisir la position du PCF en préparation des élections présidentielles. Deux propositions sont offertes à vos suffrages. Je crois qu’il faut ici en citer le texte, pour savoir de quoi on parle :

 

(1) Les communistes décident d’appeler à voter pour Jean-Luc Mélenchon, considérant qu’un rassemblement peut s’opérer avec cette candidature et qu’elle porte une grande partie des propositions de la gauche alternative à l’austérité. Tout en poursuivant leurs efforts pour une candidature commune, les communistes porteront cet appel en conservant leur autonomie, critique et constructive, et travailleront à un cadre collectif de campagne élargi afin d’œuvrer à la construction d’un rassemblement le plus large possible.

2) Les communistes décident de présenter une candidature issue de leurs rangs, considérant qu’elle est le moyen de porter dans le débat nos propositions et notre démarche de rassemblement. Des camarades sont disponibles. Cette candidature pourrait, si la situation l’exige, sur la base d’un accord politique et après consultation des adhérent-e-s, se retirer au profit d’une candidature commune d’alternative à l’austérité telle que nous le proposons. Si cette option est retenue, le Conseil national soumettra le choix d’une candidature à la ratification des communistes.

On admirera le style tarabiscoté dans lequel ces deux options sont rédigées. Celui-ci ne fait que traduire le désarroi de la direction du PCF, et ses tentatives désespérées d’aboutir à des décisions qui évitent une rupture interne. Car il ne faut pas à mon avis faire l’erreur de croire que la direction du PCF a une position pour ou contre Mélenchon. La direction du PCF est d’abord et avant tout gardienne de l’unité du Parti. Or, Pierre Laurent est parfaitement conscient de l’état de son organisation : un parti féodalisé, avec une direction nationale faible et des « barons » et « notables » qui font la pluie et le beau temps localement. Certains de ces barons ont déjà donné leur cœur à Mélenchon – pour des raisons nobles ou moins nobles (2), peu importe. D’autres y sont farouchement opposés. Une décision tranchée, quelle qu’elle soit,  risque donc de provoquer une scission, avec des départs, des ruptures. C’est ce que la direction veut éviter à tout prix. D’où une rédaction qui finalement ne ferme aucune porte. Si la première option est choisie, ceux qui veulent soutenir Mélenchon seront contents, les autres pourront se cacher derrière « l’autonomie critique et constructive » et le « cadre de campagne élargi » pour faire un peu ce qu’ils veulent. Si la deuxième option l’emporte, on présentera un candidat qu’on pourra ensuite éventuellement retirer pour soutenir Mélenchon si la pression devient trop forte.

 

Cela ne veut pas dire que les deux options soient équivalentes. Même si la direction du PCF a cherché à garder les portes ouvertes et atténuer la portée du choix, le choix est réelEt sur ce choix repose à mon avis l’avenir du PCF.

 

Disons-le tout de suite, la première option repose sur une double illusion qui me semble non seulement fausse, mais dangereuse. Celle qui consiste à croire « qu’un rassemblement peut s’opérer avec la candidature de Jean-Luc Mélenchon » et que les communistes pourront « porter cet appel en conservant leur autonomie critique et constructive ».

 

Les militants communistes, le PCF en général poursuit depuis sa fondation une logique de rassemblement. On peut dire que cette logique est construite dans la logique des partis communistes issus de la matrice léninistes en général : le léninisme conçoit le Parti comme une organisation de masses, et non comme un groupuscule qui, pour utiliser l’image gauchiste, « est une étincelle qui met le feu à la plaine ». Il ne s’agit pas de constituer un groupuscule de « purs », mais d’encadrer et d’organiser les masses. Le PCF est donc fidèle à sa tradition en cherchant le rassemblement. Mais le rassemblement ne se fait jamais sur le mode « suivez mon panache blanc ». Le rassemblement implique un travail de discussion, de conviction, de compromis entre différentes visions. On ne rassemble pas les gens en leur disant « ralliez-vous à nous, qui savons ce qui est bon pour vous ». On ne rassemble pas en écrasant les opinions de l’autre. On rassemble au contraire en démontrant une capacité d’écoute et de prise en compte des différents points de vue, une capacité d’élaborer des compromis. L’histoire du PCF est remplie de tels compromis, de « la main tendue aux chrétiens » au « programme commun » - dont il ne faut pas nier le caractère rassembleur, même si le PCF n’a pas su anticiper et gérer sa rupture – en passant par les accords du Front Populaire et ceux passés avec les gaullistes dans la Résistance et la Libération. Et à chaque fois, le rassemblement s’est fait non pas autour d’une intransigeance, mais d’une capacité de s’accorder sur un programme d’action fruit de concessions réciproques.

 

Loin de moi l’idée de contester la logique du rassemblement. Mais je crois sincèrement qu’on fait une énorme erreur en pensant que la candidature de Jean-Luc Mélenchon peut se placer dans une logique de rassemblement. Qui dit rassemblement dit compromis, dit concessions. 

 

Et Mélenchon a clairement indiqué qu’il n’est prêt ni aux uns, ni aux autres. Avec Mélenchon, il n’y a rien à discuter. Ni sa candidature personnelle, ni son programme, ni ses thèmes de campagne, ni son identité visuelle, ni la « charte » qu’il entend imposer aux élus sous son étiquette. Rien n’est discutable : on se soumet, ou on s’en va. Ce n’est pas un « rassemblement » qui est proposé, c’est un ralliement suivi d’une vassalisation. Et ne vous faites aucune illusion, cela ne changera pas. Si Mélenchon n’a offert aucune concession après le vote de la Conférence nationale du PCF, ce n’est pas après que le PCF lui aura accordé son soutien qu’il le fera.

 

La deuxième illusion est celle de croire que le PCF pourra soutenir Mélenchon tout en conservant une autonomie dans la campagne. Disons le tout de suite, c’est totalement absurde. Dès que le PCF aura déclaré qu’il soutient Mélenchon, il n’aura plus aucune visibilité. Parce que dans une campagne présidentielle, c’est le candidat qui est interviewé par les gazettes, invité sur les plateaux de télévision. Et s’il n’y va pas personnellement, c’est lui et lui seul qui désigne ses représentants. Croyez-vous vraiment qu’il fera des cadeaux au PCF, qu’il enverra Pierre Laurent ou André Chassaigne sur un plateau pour qu’ils expriment leur vision « critique » de sa campagne ? Vous croyez au père Noël ?

 

Quant au programme… imagine-t-on vraiment expliquer aux électeurs que les communistes veulent développer l’atout qu’est notre industrie nucléaire, et que pour cette raison ils invitent à voter pour un candidat dont le programme propose explicitement la sortie du nucléaire ? Pensez-vous vraiment, chers militants communistes, que les citoyens comprendront quelque chose à ce discours ? Non, bien sur. Le PCF sera obligé de s’aligner sur le programme des « insoumis » et taire ses différences, son originalité, sans quoi les médias profiteront pour enfoncer un coin et le PCF sera accusé de saboter la campagne.

 

Et à la fin du processus, le PCF disparaîtra des radars. Sans candidat pour apparaître dans les fenestrons, sans possibilité de défendre un programme, sans même être présent sur l’identité visuelle du candidat, il sera oublié. La campagne se passera sans lui. Et lorsqu’il faudra le faire réapparaître pour les législatives de juin… bonjour les dégâts.

 

Reste donc la deuxième solution. Celle d’un candidat communiste. Il ne faut pas là non plus se dissimuler les difficultés. D’abord, on part tard, dans un paysage qui est déjà en partie figé. Un candidat communiste n’aura pas la tâche facile pour se faire une place, d’autant plus que la direction du PCF n’a pas conduit une véritable réflexion sur la question et part un peu de zéro. Le candidat choisi, quel qu’il soit, a des grandes chances de faire autour de 2%. Et alors ? Est-ce si grave ? Je ne le pense pas : tout le monde est au courant de la faiblesse du PCF. A rien ne sert donc de prétendre se faire plus gros que le bœuf en cachant les réalités sous le tapis. Mieux vaut démontrer une capacité réelle à mobiliser 2% de l’électorat que de refuser de se compter de peur de prendre une veste. Et puis, une « divine surprise » est toujours possible, et rien ne permet de dire qu’une mobilisation des communistes autour d’un candidat qui porte leur message ne puisse aboutir à un résultat très honorable.

 

La campagne coûtera cher ? Oui, et avec peu de chances d’être remboursé. Il faudra donc faire avec le travail militant et tenir fermement les dépenses. Notez tout de même que LO ou le NPA présentent des candidats, et que leur surface financière est encore plus réduite. Mais la question du financement se posera exactement dans les mêmes termes si première option est choisie (1). Et il ne faut pas se faire d’illusions : les frais de campagne encourus par le PCF au profit de Mélenchon ne seront jamais remboursés – tout simplement parce que les règles aujourd’hui impliquent que tout remboursement va au candidat. On a vu en 2012, alors que le Front de Gauche était vivant, que le PG n’avait hésité à laisser l’ardoise intégralement au PCF. On voit mal pourquoi il agirait différemment aujourd’hui.

 

Mais surtout, il faut penser à la suite. Laissons de côté les délires qui voient Mélenchon au deuxième tour, voire élu président de la République. Le plus probable, c’est qu’on ait la droite à l’Elysée en mai. La question qui se posera sera donc celle du rapport de forces après la présidentielle. Et de ce point de vue, la deuxième option est clairement bien plus favorable pour le PCF que la première. Ayant existé pendant la présidentielle, le PCF abordera en bien meilleure position les législatives. Le choix de la première option conduirait à une situation paradoxale : non seulement le PCF se sera effacé médiatiquement pendant la présidentielle, mais aura contribué par sa campagne à renforcer une personnalité qui ensuite usera de ce résultat pour investir des candidats « France Insoumise » contre les candidats communistes…

 

Voilà donc ce que j’en pense de ces deux options. Pour moi, le choix qui préserve le mieux l’avenir est clair :  c’est celui qui permet aux communistes de porter devant les citoyens leurs propositions portées par le candidat qu’ils se seront choisis, et non d’être les supplétifs d’un candidat qui refuse toute discussion avec eux.

 

Maintenant, aux militants de décider.

 

Descartes

(1) A moins que la direction du PCF ait déjà prévu que la « campagne autonome » de soutien à Mélenchon sera faite à minima ?

(2) Je ne leur jette pas la pierre... il faut bien vivre. N'est ce pas Francis ?

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Le blog du PCF de l'Arrageois reprend du service

23 Août 2016, 13:22pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

C’est reparti !

Après quelques semaines de récupération (ce qui n’est pas le cas de la politique d'austérité à l’égard du peuple) le blog du PCF Arras reprend du service.

Beaucoup de choses se sont déroulées pendant les mois estivaux, tous nous le savon bien, la politique du capitalisme et ceux qui gèrent les affaires du capitalisme sont les mêmes qui nous gouvernent, la preuve: 

14 de nos chers ministres sur 39 sont millionnaires.

De Ségolène Royal en passant par Jean-Marc Ayrault,  Marisol Touraine, Emmanuel Macron ou André Vallini etc. etc.

Donc il est naturel chez eux de s’attaquer au bien-être du peuple, pour des raisons simples « le pouvoir et l’argent » tout en nous rappelant chaque jour qu’ils gouvernent la France avec les valeurs républicaines de Liberté, d'Égalité et de Fraternité.

Chercher l’erreur !

Pour tous leurs faux-semblants et afin de diffuser des vérités et d'éviter de tourner en rond.

 Les communistes de l’Arrageois reprennent du service !

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Adoption de la loi NOTRe : Un accord droite/PS dans le dos des citoyens.

14 Juillet 2015, 08:54am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Parlementaires du PS et de la droite se sont mis d’accord au sein de la commission mixte paritaire (composée de 7 députés et 7 sénateurs) sur le projet de loi NOTRe.

La droite sénatoriale et la majorité gouvernementale s’unissent ainsi dans le dos des citoyens pour faire adopter dans les délais les plus brefs un texte largement contesté qui bouleverse nos institutions.

Alors que les citoyens commençaient seulement à rentrer dans le débat, le but est de mettre un point final à l’examen parlementaire – il y aura encore un passage de pure forme dans les deux hémicycles - qui avait le grand défaut de laisser trop d’espace à l’expression des désaccords et des inquiétudes qui montent dans le pays.

Les élus communistes et républicains condamnent avec force ce procédé et cette nouvelle convergence d’inspiration libérale :

cette loi signe la fin de la décentralisation mise en œuvre depuis 30 ans. Elle ouvre la voie à la disparition des collectivités territoriales de proximité, les communes et les départements, par la réduction de leurs compétences et par l’asphyxie budgétaire.

En dépit de concessions faites à mettre au crédit de la mobilisation des élus locaux et de l’opinion, comme le seuil ramené à 15 000 habitants pour les intercommunalités, ou le maintien des conseillers communautaires comme délégué de leur commune, la logique profonde du projet de loi demeure, en soumission aux visées de la commission de Bruxelles : une Europe des Régions, avec la remise en cause de l’égalité et de l’unité républicaine, un éloignement des citoyens et des élus des lieux de décisions, une mise en concurrence renforcée des territoires.

Cette logique demeure également pour la métropole du Grand Paris qui sera finalement créée comme prévu initialement au 1er janvier 2016, avec tout son arsenal juridique, institutionnel et financier. Toute sa mise en œuvre est engagée, et il n’y aura pas de report comme l’avait demandé le Sénat.

L’accélération du vote de la loi ne signifie pas que tout est joué. Les inquiétudes, la colère et la contestation sont fortes dans chaque territoire, et sont appelées à grandir encore, à mesure de la connaissance par un plus grand nombre de cette loi néfaste, de ses conséquences pour les intéressés, citoyens et agents publics.

Dans les semaines et les mois qui viennent, L’ANECR appelle les élus à se tourner vers les citoyens pour les mettre au cœur de ce débat public, à multiplier les initiatives visant à les informer et les mobiliser sur la réalité, les enjeux et les effets de cette loi.

Elle invite à engager des votations citoyennes sur des réponses alternatives : service publics, citoyenneté et proximité, aménagement du territoire respectant l’égalité d’accès de tous, développement local et coopérations.

Dans la métropole de Paris comme dans les Régions nouvelles, faisons grandir les alternatives sur une autre logique : celle des besoins humains et une nouvelle exigence de démocratie.

Montreuil le 10 juillet 2015

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INJURE AU PANTHEON

27 Mai 2015, 15:53pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Déjà traître à lui-même, à ses engagements,

Jusqu’à l’extrême de ses honteux reniements,

Le voilà de surcroît à tout un pan d’Histoire

Ce Président borné, qui refuse la gloire

Du Panthéon à ces courageux résistants

Sans lesquels nous n’eussions chassé les Occupants

De notre territoire et libéré la France

En aidant nos Alliés à pousser leur avance !

*

C’est qu’ils étaient pour lui et le restent toujours

Des ennemis de classe, étrangers au parcours

Du camp qu’il représente ; un camp qu’on sait duplice

Et de nos jours en fait plus que jamais complice

Du maintien résolu de l’ordre dominant .

*

Donc pas question qu’une Marie-Claude Vaillant-

Couturier ; qu’un Missak Manouchian , ce poète,

Chanté par Aragon, dont s’affichait la tête

Parmi les vingt et deux du groupe arménien

Qui seront fusillés au Mont Valérien,

Se puissent retrouver sur la liste officielle

D’une célébration à ce point solennelle.

*

Nous en sommes au temps d’un vrai rapt d’héritage :

Ou de la République étant prise en otage

Par quelques dévoyés de droite ; ou, dans ce cas,

De l’honneur national par cette gauche-là !

*

Yves Letourneur, 24 mai 2015

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LES ULTRAS RICHES ET VOUS

20 Avril 2015, 19:39pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

LES ULTRAS RICHES ET VOUS

Les 100 plus grosses fortunes de France ont accumulé une fortune de 257 milliards d’euros en 2014 ! En pleine crise économique, cette somme est en progression de 10% par rapport à 2013. Pour illustrer ces inégalités croissantes qui traversent la société et pour leur donner une dimension spatiale, voici donc la carte des départements moins riches que nos riches. Pour cela, j’ai comparé le PIB départemental (richesse produite sur une année) et la richesse accumulé par les 4 plus grandes fortunes de France. Si cette carte est discutable sur le plan méthodologique, puisqu’elle met en relation un flux (la production de richesse par les départements au cours d’une année) et un stock (le patrimoine des 4 plus grandes fortunes françaises), elle illustre néanmoins efficacement la captation de richesses démesurée par quelques uns au détriment du plus grand nombre. 

Ceci confirme la prémonition piquante du milliardaire Warren Buffet qui, interviewé en 2005 sur CNN, déclarait :

 «Il y a une lutte des classes, mais c’est ma classe, la classe des riches qui mène cette lutte, et nous sommes en train de la gagner».

Voici une seconde version de la carte

  83 départements sont moins riche que la famille Mulliez (Auchan), premiere fortune de France     73 départements sont moins riches que Liliane Bettancourt (L’Oréal), deuxième fortune de France     71 départements sont moins riche que Bernard Arnault ( LVMH, Moet Hennessy, Louis Vuitton), troisième fortune de France     65 départements sont moins riche qu’Alex Dumas ( Hermés Paris), quatrième fortune de France     … et la dix-neuvième fortune de France Ginette Moulin (Galerie Lafayette) est encore plus riche que deux départements français !

83 départements sont moins riche que la famille Mulliez (Auchan), premiere fortune de France 73 départements sont moins riches que Liliane Bettancourt (L’Oréal), deuxième fortune de France 71 départements sont moins riche que Bernard Arnault ( LVMH, Moet Hennessy, Louis Vuitton), troisième fortune de France 65 départements sont moins riche qu’Alex Dumas ( Hermés Paris), quatrième fortune de France … et la dix-neuvième fortune de France Ginette Moulin (Galerie Lafayette) est encore plus riche que deux départements français !

LES ULTRAS RICHES ET VOUS

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Est-il désormais interdit dans ce pays d’évoquer la mémoire des 639 FUSILLÉS POUR L'EXEMPLE de la Première Guerre mondiale ?

8 Décembre 2014, 17:16pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Le 11 novembre 2014, le Président de la République inaugurait le Mémorial Notre-Dame-de-Lorette dans le Pas-de-Calais. Trois jeunes y prenaient la parole dont Emma Muyssen, élève de Terminale. Le 3 décembre, la Fédération nationale de la Libre Pensée cite le journal «L’Humanité» du 11 novembre où on peut lire le témoignage de cette lycéenne montrant que le discours qu’elle a prononcé lui a été imposé.

L’historien Damien Baldin (Conseiller pour l’action territoriale dans le cadre de la Mission du Centenaire 14-18) est venu préparer la cérémonie avec elle et lui a remis le discours «officiel» . La lycéenne voulait évoquer les les Fusillés pour l’exemple, dont ceux des mutineries de 1917, mais il lui a été répondu «qu’il faudra obtenir l’aval de l’Elysée» pour modifier le texte et selon lui, c’était inutile d’essayer, un tel contenu ne passerait pas.

 

Emma souhaitait dire « Les Etats menant la guerre avaient le droit de vie ou de mort sur ces hommes (…) 18,6 millions d’êtres humains furent broyés par les mâchoires d’acier de la guerre autant d’individus ont souffert du froid, de la saleté, de la faim, des bruits continus des obus, traumatisés par la vision de l’horreur, des corps déchirés et de cette mort de masse inhumaine. Des centaines d’entre eux seront fusillés, coincés entre les balles ennemies et celles de leur propre pays, pour avoir dit non à ce charnier, pour avoir tenu à leur humanité, pour avoir voulu voir l’ennemi comme un être humain, pour avoir voulu vivre. »

 

Le 11 novembre,Emma a dû prononcer le discours qui lui était imposé pour ne pas mettre son établissement scolaire dans l’embarras mais elle a tenu à porter ces faits de censure à la connaissance de tous.

« Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ; c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe » (Jean-Jaurès)

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Témoignage d'un salarié retraité de la poste

3 Décembre 2014, 10:55am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Un employé retraité de la Poste qui habite Paris, nous signale que son pouvoir d’achat a régressé de 403 euros en 2014.

 

Ma pension avait progressé de 274 euros entre 2012 et 2013. C’est ce qui sert de base au calcul des impôts sur mon revenu. En 2014 elle est bloquée et cela va se poursuivre pendant 3 ans grâce ce gouvernement.

 

Voici quelques éléments des augmentations que j’ai subies :

 

- loyer + 3,21 euros par mois = - 38,52 euros par an,

- Assurances santé Mutuelle Générale + 0,64 euro par mois soit 7,68 euros par an

- Assurances logement + 0.27 euro par mois soit 3,24 euros par an

- Je ne payais pas d’impôt sur le revenu jusqu’en 2013. En 2014, je paie 196 euros

- Etant désormais assujetti à l’impôt sur le revenu, je paie la taxe d’habitation locale : + 148 euros

- La carte de transport SNCF senior a augmenté de 10 euros .

 

Et, je n’ai pas de voiture.

 

- A cela s’ajoutent toutes les augmentations de la vie quotidienne, le pain, les légumes, le poisson, les transports SNCF et RATP, le prix du timbre qui va augmenter de 10% au 1 er janvier, etc…

 

Rappelons que le Gaz depuis la privatisation de GDF en 2005, a augmenté de 80 %.

 

Tout cela ajouté, c’est moins 403 euros sur mon pouvoir d’achat.

 

Mais :

 

Dans le quartier de la Muette dans le 16ème arrondissement à Partis, les 10% des ménages les plus aisés ont un revenu imposable mensuel de 19.946 euros. Ceux quartier St James à Neuilly disposent en moyenne de 28.727 euros par mois.

 

Rebsamen, le Ministre socialiste, participait lundi à un colloque, lors de son intervention,  Il a écarté tout « coup de pouce au SMIC » parce que « Ce n’est pas la bonne solution ».

 

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Robespierre est-il toujours notre contemporain ?

29 Octobre 2014, 05:41am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Table ronde

Entretiens croisés réalisés par Jérôme Skalski

Les faits. L’assassinat de Maximilien de Robespierre, le 10 thermidor de l’an II (28 juillet 1794), a été commémoré cette année dans la plus grande discrétion. le contexte À l’occasion de la rencontre-débat sur « la Révolution, Robespierre et l’Allemagne », qui se déroulera samedi et dimanche au Théâtre de la Commune d’Aubervilliers, centre dramatique national, l’Humanité ouvre ses colonnes aux historiens qui l’animeront.

Michel Biard Professeur d’histoire du monde moderne et de la Révolution française à l’université de Rouen, président de la Société des études robespierristes Sophie Wahnich Agrégée, docteure en histoire, directrice de recherche au CNRS Jean-Numa Ducange Historien, maître de conférences à l’université de Rouen

La commémoration de la mort de Robespierre, il y a eu 220 ans le 28 juillet 1794, a été traitée officiellement par le silence. Comment interprétez-vous ce fait ?

Michel Biard Comment pourrait-il en être autrement dans une République qui ne célèbre déjà pas la date de sa propre naissance, en septembre 1792, par une cérémonie officielle ? Qui plus est, commémorer la mort de Robespierre supposerait qu’on en finisse au préalable avec la légende noire qui accable sa mémoire depuis l’été 1794. Nous en sommes hélas très loin, comme en témoignent plusieurs querelles récentes à propos de son nom donné ou à donner à une rue. « Personnage trop controversé », telle est souvent la réponse qui est faite, en dehors de toute prise en compte des travaux des historiens et comme si nombre de nos rues et places ne portaient pas déjà des noms bien plus sujets à controverses. Dès lors, la question la plus urgente ne me semble pas de commémorer à chaque 28 juillet, mais de poursuivre un patient travail pour redonner à Robespierre sa vraie place dans la mémoire collective nationale. Plusieurs ouvrages récemment publiés devraient y contribuer, même si toucher un vaste public avec des travaux universitaires n’est jamais simple, tant l’accès aux médias de masse conditionne aujourd’hui le fait d’atteindre ou non ce public.

Jean-Numa Ducange Robespierre est toujours victime d’une légende, effectivement, qui fait de lui un monstre et un bourreau. Alors que Jean Jaurès est cité de façon unanime par tout le champ politique français – au prix de déformations historiques élémentaires parfois ubuesques –, la figure de Robespierre est devenue un repoussoir, sauf pour une partie de la gauche de la gauche, et encore. La Ville de Paris, y compris sa majorité actuelle, refuse obstinément de donner son nom à une rue. C’est assurément très révélateur du contexte dans lequel nous évoluons. Même s’il a toujours été l’objet d’attaques viscérales, un temps Robespierre pouvait bénéficier d’une certaine indulgence jusqu’aux rangs de la droite gaulliste, qui voyait en lui un sauveur de la France dans des circonstances difficiles, quand l’aspect social et politique était mis en avant par les publications proches des communistes. Le bilan de la Terreur et de ses responsables demeure controversé mais les accusations traditionnelles de « buveur de sang » et de « dictature » ne résistent pas aux analyses historiques sérieuses.

Sophie Wahnich Cette discrétion relève de la bienséance modérée dans une époque où le rapport à l’histoire vise à patrimonialiser des objets et des personnages qui permettent de maintenir le monde en l’état. Le personnage de Robespierre comme la séquence historique qui lui est le plus souvent associée, la Terreur, ne permettent pas ce régime d’historicité de la prudence, voire de l’impuissance, du décidé d’avance. Si on évoque Robespierre, alors il faut assumer une conscience historique de la crise, faire face à la violence d’hier pour faire face à celle d’aujourd’hui, les resituer l’une par rapport à l’autre, s’obliger à savoir de quels orages complexes une certaine liberté française est sortie pour ne plus se soustraire à la puissance d’agir et de juger. Robespierre ne peut être un patrimoine dans le monde d’aujourd’hui car ce monde est l’envers de ce qu’il avait espéré. Alors Robespierre ne peut être qu’un monument pour se donner le courage de résister à l’oppression contemporaine, ou un point d’appui pour une histoire qui juge et qui condamne le relativisme politique, car Robespierre produit des points de jugements avec les principes qu’il considère comme des boussoles. Commémorer Robespierre, ce serait accepter que l’histoire puisse être un savoir qui condamne la soumission aux cruautés contemporaines de la financiarisation du politique par exemple. Une commémoration est une politique publique. Qui parmi ceux qui détiennent les rênes de ces politiques souhaite ainsi dévoiler un tel savoir ? Vous voyez, commémorer Robespierre, cela conduit à réactiver de la disruption. Si le monde était autre, fait de liberté réciproque, de non-domination, de justice, si « le droit de propriété était borné, comme tous les autres, par l’obligation de respecter les droits d’autrui, s’il ne pouvait préjudicier ni à la sûreté, ni à la liberté, ni à l’existence, ni à la propriété de nos semblables » alors peut-être que Robespierre pourrait devenir un personnage commémorable, un grand fondateur, mais, dans notre monde, il demeure un dangereux révolutionnaire !

Quels aspects de l’œuvre intellectuelle et politique de celui qu’on appelait l’Incorruptible souligneriez-vous ?

Jean-Numa Ducange Comme vient de le montrer dans sa belle biographie Hervé Leuwers (Fayard), Robespierre a été, avant même la Révolution, un homme des Lumières et un avocat défendant la cause des Français spoliés par les puissants. Il a été ensuite un des plus lucides critiques de l’entrée en guerre de la France en avançant une idée simple – mais qu’il est toujours bon de rappeler – « personne n’aime les missionnaires armées »… Il a été aussi exceptionnellement lucide à plusieurs moments clefs de la Révolution, même s’il s’est coupé d’une partie du mouvement populaire en 1793-1794, ce que lui reprochera une partie de l’extrême gauche au XIXe siècle. Toujours est-il que la lecture de ses textes fait apparaître une pensée dialectique des contradictions du processus révolutionnaire ; là-dessus il faut relire le petit ouvrage éclairant de Georges Labica, Robespierre, une politique de la philosophie, réédité par La Fabrique en 2013.

Sophie Wahnich J’ai le sentiment que l’histoire de la Révolution est un grand répertoire d’expériences à revisiter en fonction des questions qui se posent à nous aujourd’hui. Donc, pour moi, il s’agit effectivement de ne pas dissocier l’œuvre intellectuelle et politique et de retrouver avec Robespierre la cohérence d’un sujet pensant vertueux. La vertu est alors la force morale, le courage nécessaire à la fondation républicaine, mais aussi la capacité à ne jamais renoncer à être en garde contre ceux qui gouvernent, car si la vertu consiste pour le peuple à s’aimer lui-même, elle consiste pour les représentants à renoncer à leurs intérêts propres au profit du bien commun. Le politique prime alors nécessairement sur l’économique et le pouvoir législatif doit constamment subordonner le pouvoir exécutif. Les mots « justice », « droit », « peuple », « vertu » sont les maîtres mots d’une théorie de la Révolution qui repose sur le droit de résistance à l’oppression et l’insurrection quand les gouvernements violent les droits du peuple. Parce que nous sommes aujourd’hui embourbés dans un droit positif policier qui s’invente pour les usages des puissants au fur et à mesure de leur nécessité, il faut insister sur le droit suspensif du droit face à ces mauvais gouvernants ou face à des institutions défaillantes. C’est à ce titre que la Révolution n’est jamais finie, ou plutôt qu’elle peut toujours reprendre. Car la théorie de la Révolution conduit Robespierre à considérer qu’elle est parfois le « hors droit » qui permet de sauver « un droit supérieur », le fameux droit naturel déclaré une première fois en 1789, une seconde fois en 1793 avec une cohérence approfondie fournie par l’événement même. Pour autant, Robespierre ne souhaite nullement la nécessité de l’affrontement et c’est pourquoi il appelle de ses vœux une capacité à devenir vertueux grâce à de bonnes lois et à de bonnes institutions, comme celle de cette religion de l’être suprême, religion civile par excellence qui autorise toutes les religions à coexister et donc cette liberté de conscience sans laquelle il n’y aurait pas eu de révolution. Je crois que ce mot vertu est effectivement un maître mot à réinvestir sérieusement, car il est sans doute pour nous la clé de voûte qui permet de lutter contre les obscurantismes, qu’ils soient religieux ou politiques, de lutter contre les démagogues et d’offrir aux individus désespérés une alternative. Mais cette alternative suppose un effort, l’effort de la pensée.

Michel Biard Quels aspects souligner ? Tout dépend de la préoccupation que l’on souhaite mettre en avant. En effet, la réponse sera différente s’il s’agit d’évoquer son combat contre la peine de mort, ses positions sur les Constitutions de 1791 et 1793, ou encore ses réflexions sur le « gouvernement révolutionnaire » en 1793-1794. Plutôt que de choisir de manière aussi arbitraire qu’injuste, j’invite plutôt chacun et chacune à lire ou relire ses Œuvres complètes publiées en onze volumes par la Société des études robespierristes. Ses textes donnent assurément à penser, non seulement sur la Révolution française mais aussi sur notre monde contemporain. Quant au surnom d’Incorruptible qui lui fut attribué, il va de soi qu’il doit inciter les citoyens et les citoyennes à réfléchir sur le lien nécessaire entre vertu et politique (c’était le thème d’un colloque à l’Assemblée nationale le 18 et le 20 septembre dernier), afin de rompre avec cette image d’élus supposés « tous pourris ». Rénover, voire changer les institutions, certes, mais il s’agit aussi de vivre la politique autrement.

Jaurès disait qu’il allait s’asseoir, sous le soleil de juin 1793, aux Jacobins, à côté de Robespierre. Robespierre est-il encore notre contemporain ?

Sophie Wahnich Jaurès ou Robespierre ? Les deux bien sûr, mais si nous faisons l’effort de la traversée du temps pour revenir à notre ici et maintenant, l’actualité d’une histoire est le produit de cet effort, elle n’est jamais donnée.

Michel Biard Là encore tout est question de perspectives. D’une part, ce passage de l’histoire socialiste de la Révolution française ne doit pas faire oublier les nuances du regard porté par Jaurès sur Robespierre et le fait qu’il s’agit là d’un moment précis, l’été 1793. Pour autant, il n’en reste pas moins remarquable et courageux pour Jaurès de prendre cette position à la date où il écrit. D’autre part, en soi, Robespierre ne peut, pour d’évidentes raisons, « être notre contemporain ». En revanche, il suffit de se plonger dans ses écrits pour voir à quel point sa pensée demeure d’une actualité brûlante et comment nombre de ses idéaux restent encore un horizon d’attente pour les citoyens et les citoyennes. Lorsqu’en 1792, avec d’autres comme Saint-Just, il en vient à se rallier à l’idée d’une liberté de commerce illimitée contradictoire avec la défense du droit à l’existence, il met en avant un point décisif : le premier des droits naturels de l’homme en société est ce droit à l’existence, au nom duquel les gouvernants se doivent d’intervenir s’il convient de le défendre. En 2014, comment ne pas constater chaque jour que ce droit à l’existence demeure un combat de premier plan ?

Jean-Numa Ducange Il est intéressant de relever que, dans la plupart des hommages à Jean Jaurès, cette phrase n’est presque jamais citée. Jaurès approuve globalement Robespierre, même s’il est critique sur certains points. Pourquoi ? Parce que, comme Babeuf en son temps, qui, après avoir approuvé la chute de Robespierre, revient sur son propre jugement et affirme : « En relevant le robespierrisme, vous êtes sûr de relever la démocratie. » Les circonstances de l’action de Robespierre et notre monde contemporain sont évidemment très différents. Néanmoins, il est effectivement fascinant, à deux siècles de distance, de relire certains textes sur la vertu en politique, ou encore ses arguments pour faire primer le droit à l’existence sur le droit de propriété, que Robespierre entendait limiter dans ses amendements proposés à la Constitution de 1793. Citons-le, sur ce point : « En définissant la liberté, le premier des biens de l’homme, le plus sacré des droits qu’il tient de la nature, vous avez dit avec raison qu’elle avait pour bornes les droits d’autrui : pourquoi n’avez-vous pas appliqué ce principe à la propriété, qui est une institution sociale ? Comme si les lois éternelles de la nature étaient moins inviolables que les conventions des hommes. Vous avez multiplié les articles pour assurer la plus grande liberté à l’exercice de la propriété, et vous n’avez pas dit un seul mot pour en déterminer le caractère légitime ; de manière que votre déclaration paraît faite, non pour les hommes, mais pour les riches, pour les accapareurs, pour les agioteurs et pour les tyrans. » À méditer !

Pour tout renseignement complémentaire sur la rencontre-débat du samedi 4 et du dimanche 5 octobre, se diriger vers le site du Théâtre de la Commune d’Aubervilliers (www.theatredelacommune.com) ou vers celui de la mairie d’Aubervilliers (http://www.aubervilliers.fr/).

une révolution sans révolution ? « Tout homme n’a pas le droit d’entasser du blé quand son semblable meurt de faim, tout ce qui est nécessaire à l’existence de la vie des hommes appartient à la société, son superflu seul est un objet de commerce. » Maximilien de Robespierre, discours à la Convention nationale sur les subsistances, 2 décembre 1792.

La revue de presse AFP, 26 juin 2011 Maximilien de Robespierre n’aura pas de rue ou de place à son nom dans la capitale, la majorité du Conseil de Paris ayant voté contre la demande présentée par Ian Brossat, président du groupe PC-PG. […] « Décidément, Robespierre va devenir le marronnier des rues parisiennes », a dit Jérôme Dubus (centre et indépendants), rappelant que le sujet revient régulièrement et toujours sans succès dans l’ordre du jour. Il s’est dit opposé au vœu communiste, parce que « l’Incorruptible et ses amis ont transformé l’idéal révolutionnaire en période sanguinaire » […] « La république mérite mieux que ce personnage », a-t-il dit […]. Jean-Pierre Caffet (PS) est convenu que Robespierre était un personnage important auquel toutefois, étant lui-même profondément laïque, il ne pardonne pas d’avoir mis en place le culte de l’être suprême. Une élue communiste a alors rappelé que le Conseil de Paris avait été moins laïc quand il s’était agi de donner à une rue le nom du pape Jean-Paul II.

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Faut-il faire sauter Bruxelles ?

27 Février 2014, 10:44am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Faut-il faire sauter Bruxelles ?

C’est à une promenade que le lecteur est invité. Une excursion dans la capitale de l’Europe. Mais qui est aussi, surtout, une incursion dans les têtes de ceux qui la font.

Par François Ruffin

C’est pas rien l’Europe.
Elle surveille nos déficits et contrôle nos budgets. Elle gère notre monnaie.
Elle en appelle à la « compétitivité » et à la « modération salariale ».

Mais autant on surveille l’Élysée, autant la Commission, rien que d’y songer ça nous fait bâiller : comment s’informer sur ce machin qui, à deux heures en Thalys de Paris, nous paraît si lointain ?

Pour s’informer sur l’Europe, on a donc fait du tourisme.
On a visité le « quartier européen », un kilomètre carré, environ.
On a flâné parmi ces bâtiments aux vitres teintées, ces grandes esplanades.
Et à se balader entre les tours, on découvre d’autres détails, qui peuvent nous servir de symboles.

C’est une plaque d’amitié, devant l’entrée du Parlement, entre les lobbies et les députés européens. C’est une statue portant un euro à bout de bras. C’est un portrait géant de Jacques Delors.
Et puis, on est rentrés dans les tours, on a discuté avec les « décideurs », fonctionnaires, élus, lobbyistes, syndicalistes, comme ça, en reporter qui baguenaude. Et s’affiche tranquillement la fusion, la confusion, de la politique avec la finance.

Environ 120 pages
Prix : Une balade dans Bruxelles pour 7 euros seulement !
Frais de port : 2 €
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Oui a une réforme fiscale!

21 Septembre 2013, 09:30am

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Trappes : quand des policiers dérapent sur Facebook

23 Juillet 2013, 09:39am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 

Depuis vendredi soir, à Trappes, dans les Yvelines, des casseurs ont décidé d’en découdre avec les forces de l’ordre. Ces individus ont pris prétexte d’un contrôle de police qui a tourné au vinaigre pour s’en prendre aux policiers chargés de rétablir l’ordre.

Comme nous l’écrivions dès vendredi soir, que les policiers aient ou non maltraité un couple ne justifie en aucune manière cette violence inacceptable. Que ces jeunes gens aient quelques ressentiments, à tort ou à raison, à l’égard des forces de l’ordre ne les autorise ni à casser, ni à brûler ni à dégrader les biens publics.

Il est donc normal et impératif que le calme revienne dans le quartier. Vu les motivations malignes de la cinquantaine de délinquants qui s’agitent depuis deux jours, la résolution du ministre de l’Intérieur de renforcer le dispositif policier pour les mettre hors d’état de nuire est sans conteste la bonne.

Manuel Valls, justement. Hier sur la chaîne de télévision BFMtv, le ministre affirma ne pas douter « un seul instant » de l’attitude correcte des policiers lors du contrôle de la jeune femme en niqab, prenant ainsi parti avant même qu’une enquête soit diligentée et livre ses conclusions. Les policiers auraient ainsi donc toujours raison.

Or, depuis vendredi, sur la page Facebook le forum police-info, des internautes postent des commentaires qui font froid dans le dos. Plus grave encore, ces appels à « vider les stocks » de munition à Trappes, à « flinguer », à faire « un bon nettoyage », à « l’épuration » sont publiés pour la plupart de leurs auteurs sous leur véritable identité. Ces propos ne visent pas seulement les émeutiers, mais parfois bien l’ensemble des habitants de Trappes. Les habitants plutôt musulmans. En parcourant leur profil, il apparaît que ces internautes ne sont ni boulangers, ni coiffeurs, ni guichetiers à La Poste.

Nous vous proposons un florilège non exhaustif des commentaires salés que l’on trouve sur cette page. Les noms et les avatars des personnes dont nous citons les propos ont été biffés, car l’objectif n’est pas de pointer des individus, mais de mettre au jour des dérives particulièrement graves et choquantes.

La chasse est ouverte; il est temps de faire un bon nettoyage

 

policier-facebook-chasse-ouverte

 

Une seul solution , un aller sans retour dans leur pays respectif, la France tu l aime ou tu dégages, bien entendu il faut une épuration pour leur montré qui est le patron a c est racaille de ****

sortez les armes et flingué moi tout c est petit **** qui ont garde a vue se *** dessus isolé de leur bande de singe

 

sortez-les-armes-DM-trappes-police-facebook

 

Arrêtez avec coms, la France est un état laïc.
Mais non je lol défoncez les ces ***** de barbus. Force et honneur.

 

defoncez-barbus-police-facebook

 

Courage et *** aux collègues qui sont sur place et qui en prennent pmein la tronche… de tout coeur avec vous… faites gaffe aux caméras et pas de prisonniers!

 

gaffe-cameras-pas-prisonniers

 

c est pas le ramadan normellement ? oui ??? et ben alors vous allez « ramasser vos dents » lol force et honneur !

 

ramasser-dents-police-facebook

 

DMP MP7 LANCEUR 40…VIDER LES STOCKS.

 

fn-mp7-police-facebook

 

Une rapide recherche sur Google permet d’apprendre qu’un MP7 n’est pas un jouet, mais un pistolet mitrailleur. Un lanceur 40, un flash-ball.

On remarquera que ce message où il est demandé aux policiers de vider les stocks est suivi immédiatement après par un message du modérateur de la page Facebook qui… remercie toutes celles et ceux qui ont partagé l’alerte, c’est-à-dire le message suivi des commentaires, dont nous citons ici un échantillon.

 

pas-de-prisonniers

 

 

merci-partager-police-facebook

 

Jvais divulguer à coups de 12 moi tkt

Pas de tenue, faut y aller à l’ancienne… Mais visiblement pour l’instant on est deux…

 

divulger-1-police-facebook

 

 

a-lancienne-police-facebook

 

Cassez vous de cette ville de **** et brûlez là ! Sauf ma mère qui est restée la bas peuchére…

 

brulez-trappes-police-facebook

 

Et la un bon officier doit dire ´´chargés et pas de prisonniers´´ !!!!!

 

pas-de-prisonniers

 

Courage et *** aux collègues qui sont sur place et qui en prennent pmein la tronche… de tout coeur avec vous… faites gaffe aux caméras et pas de prisonniers!

 

gaffe-cameras-pas-prisonniers

 

C’est ça le bordel qu’il y avait alors, je rentrais chez moi et en traversant trappes tout a l’heure j’ai vue pas mal de mecs totalement excités qui traversaient la N10 en courant, j’ai même faillit en renverser un, si j’avais su je l’aurais shooté ça aurait fait une raclure de moins…

 

renverser-un-police-facebook

 

Terminons avec un commentaire rassurant qui permettra de considérer les propos précédents pour ce qu’ils sont.

Ne mêlez pas la religion à ces individus, c’est tout ce que je vous demande… C’est leurs actes, et non pas ceux de toute une communauté ! Cependant, bon courage aux collègues sur place, et j’espère que tout rentrera dans l’ordre dans les plus brefs délais.

 

ne mêlez pas la religion-police-facebook

 

Qu’en dira le ministre de l’Intérieur ? Comment les Français de confession musulmane peuvent-ils entendre qu’ils ne sont pas considérés a minima comme des citoyens de seconde zone quand des fonctionnaires de police, qu’ils ne devraient nullement craindre s’épanchent avec une telle violence publiquement, sans complexe et sous leur véritable identité ?

 

Pour éviter débordement et propos excessif, les commentaires pour cet article sont désactivés. Merci de votre compréhension

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Veolia n’aime pas les Documentaires qui parlent de lui

14 Février 2013, 19:16pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

C’est un curieux procès en diffamation qui s’ouvre ce jeudi 14 février à 13 h 30 au Palais de justice de Paris. Il oppose le groupe Veolia à une société de production qui détient les droits d’un documentaire allemand, « Water makes money ».

Le documentaire a été diffusé à deux reprises par Arte, et notamment mardi dernier, à deux jours de l’ouverture du procès.

Curieux, car la filiale allemande de Veolia a renoncé à déposer plainte en Allemagne contre les deux réalisateurs, Leslie Franke et Herdolor Lorenz, qui, selon la loi en vigueur outre-Rhin pays, sont les seuls à pouvoir être poursuivis.

Curieux, quand on sait que l’Etat français est actionnaire de Veolia au travers de la Caisse des Dépôts et Consignations et d’EDF.

Curieux, quand on sait que siège au conseil d’administration Thierry Dassault, représentant du Groupe Marcel Dassault, par ailleurs propriétaire d’un groupe de presse, celui du Figaro.

Ce documentaire dénonce les agissements des deux multinationales qui gèrent 80 % du marché de l’eau en France, Veolia et Suez, et c’est insupportable aux dirigeants de l’ex-Vivendi Environnement et ex-Générale des Eaux.

Il sera curieux, en effet, de savoir comment le groupe Dassault expliquera aux journalistes du Figaro qu’il ne supporte pas la critique, même acerbe, et qu’il continue à afficher sous son titre la célèbre phrase : « Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur. »

Il sera curieux de savoir comment les représentants de l’Etat au conseil d’administration de Veolia justifieront cette atteinte à la liberté de l’information devant leur tutelle.

Pour le SNJ-CGT, ce procès est le signe d’une volonté du monde de l’industrie et de la finance de tenter d’intimider les journalistes trop curieux qui dévoilent leurs turpitudes.

Si la presse est malade aujourd’hui, c’est en raison d’un manque de liberté pour les journalistes d’informer complètement les citoyens. C’est pourquoi le SNJ-CGT est pleinement solidaire des réalisateurs du documentaire et de la société de production française.

Il se félicite par ailleurs du courage de la chaine Arte qui a osé maintenir la programmation d’une enquête sérieuse, très documentée et qui démonte les agissements des prédateurs de l’eau.

Le SNJ-CGT ne souhaite qu’une chose : que, au bout du procès, ce soit l’arroseur qui soit arrosé !

 

Montreuil, le 13 février 2013

SNJ-CGT

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Du Président NORMAL au Président NORD-MALI.

17 Janvier 2013, 18:45pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

carte-mali-phot.jpg

L'opération au Mali est-elle une vitrine de la haute technologie française, notamment des « Rafale » qui ont été engagées dès les premiers jours, afin que l'Inde signe

définitivement une commande de 189 avions (à 100 millions d’euros pièce) à Dassault Aviation.

En effet, l’État Indien avait annoncé son choix après que cet avion de guerre français ait fait ses preuves lors du conflit en Libye…

il y aurait-il des rétro commissions prévues ? 
 
D’autre part,en cette période de crise, où l’État demande des sacrifices à tous les niveaux et à tous les citoyens, du pauvre au riche, le coût des opérations extérieures (Opex) de l’Armée française s’est élevé à 1.2 milliard d’euros (8 milliards de fr) pour l’année 2011 alors que le budget initialement prévu était de 780 millions, soit un dépassement de 420 millions d’euros. 
 
Aussi, les langues se délient et par  la voix du parlementaire UMP, Axel Poniatowski, que : « quand le budget Opex est dépassé, le gouvernement accorde et abonde habituellement les crédits, pour ne pas plomber le budget défense ». 
 
 L’opération au Mali serait estimée, selon certaines informations, à 500 000 euros par jour, soit 15 millions d’euros par mois, hors salaire des 1400 puis 2500 soldats engagés dans le conflit. Toutefois, le ministre de la guerre Le Drian a dévoilé que le budget Opex de 2013 est de l’ordre de 630 millions d’euros, en baisse par rapport à 2012 suites au retrait d’Afghanistan, mais que l’opération malienne risque de plomber le budget initialement prévu. 
 
Quelles sont les raisons des prêts de « drones » par les USA et d’avions de transport de troupes et de matériels ? Aujourd’hui la réponse est?
Les drones français sont en fin de vie après avoir survolé l’Afghanistan durant 5000 heures et les Transal de l’armée française sont à bout de souffle puisqu’ils auraient dû être réformés depuis au moins 5 ans. 
 
Enfin, une autre question avait été abordée, celle de l’armement des  forces islamistes : D'où vient leur armement  ?

Cela a été confirmé par le spécialiste et universitaire Pierre Boilley  « les islamistes disposent de pick-up 4x4, souvent armés de mitrailleuses lourdes, de mortiers et de missiles portables, mais aussi d'armes dites légères comme des  kalachnikovs et des  fusils mitrailleurs, cet armement provient pour une grande partie de
l'arsenal libyen dispersé après la chute de Mouammar Kadhafi ».


Quand nous disions que les forces qui combattent les Français ont été armées grâce aux Français…

 

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Compte rendu de la procédure disciplinaire envers le conseiller prud'hommal Christian Delépine

19 Décembre 2012, 17:55pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

COMPTE RENDU DE LA JOURNEE DU 18 DECEMBRE  

 

prud-homme.jpg

Plus de 100 Camarades étaient présents pour soutenir Christian et démontrer à nos détracteurs notre solidarité.

 

A l’ouverture de la séance à huis clos le Président de l’assemblée de section a procédé à l’appel.

7 conseillers employeurs sur 7 étaient présents, alors qu’ils ont eu connaissance de la date le 28 novembre, contrairement à d’habitude où il est très difficile de trouver des dates pour délibérer les affaires entendues, il est courant  que les dates de délibérés sont prises plus d’un mois après l’audience.

 

C’est la preuve que quand ils veulent ils peuvent se libérer dans les 15 jours.

 

Le président a lu l’acte d’accusation en entier.

 

Jean Louis Morel et moi-même avons démonté point par point  les accusations fallacieuses, nous avons produit les pièces justificatives de notre argumentaire.

 

Le procureur a exigé que chaque pièce soit paraphée par la Directrice du Greffe

Cette même directrice du greffe a noté l’intégralité du débat.

Nous avons pu constater que le procureur exige le respect de la procédure orale, aucune conclusion écrite ou note n’on pu être déposé.

 

Cette pratique confirme que la formation PRUDIS-CGT est totalement en phase avec la loi.

 

Le débat a duré 3 heures, le respect de la procédure cela prend du temps !!!

 

A l’issu du débat le procureur a requit une suspension ou une déchéance.

Il a précisé dans son réquisitoire qu’aucun manquement dans l’application de la procédure n’est reproché, la seule accusation réside dans le fait que Christian DELEPINE ne respecte pas les règles déontologiques d’un juge, règles qui ne sont édictées dans aucun document.

 

En définitif, il est interdit à un conseiller prud’hommes de participer à une manifestation, si on va plus loin il est interdit à un conseiller prud’hommes d’être syndiqué, c’est la remise en cause de toute la prud’homie.

 

Suit à cela les 13 conseillers prud’hommes et la directrice du greffe se sont retirés pour délibéré et voter à bulletin secret sur la sanction ou la non sanction.

 

Les conseillers employeurs voulaient passer au vote sans consulter les pièces, les conseillers CGT l’ont imposé.

Comme à leur habitude lors des délibérés, les patrons voulaient statuer sans ouvrir ni le code du travail ni le dossier.

 

Les deux employeurs présents lors de l’agression de l’avocate POULAIN ont reconnu qu’elle avait lancé sur Christian DELEPINE les deux morceaux de bois.

 

Néanmoins le résultat est sans surprise :

 

5 voix pour la déchéance            2 voix pour la suspension           1 bulletin nul    4 voix contre

 

Deux conseillers salariés ont donc voté pour une sanction, on devine facilement qui, 1 FO et 1CFDT, bravo le paritarisme.

Les dés sont jetés, le procureur va confirmer son réquisitoire et va demander  au garde des sceaux de prononcer la déchéance.

 

La balle est dans le camp des structures de la CGT, le Bureau confédéral en lien avec DLAJ.

Déjà la Fédération Nationale Agroalimentaire et Forestière s’est engagée à intervenir auprès de TAUBIRA et de DLAJ.

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Mais qui est Mittal ?

11 Décembre 2012, 17:06pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

mittal-80579439_o.jpgLes médias nous présentent parfois l’enjeu de Florange comme celui de l’affrontement entre le capitalisme Français et un nouveau capitalisme du Sud, indien, sauvage et mondialisé...

Mais qui est ce Mittal indien...
- membre du Conseil d’Administration du groupe EADS (Airbus)
- membre du directoire de la banque indienne ICICI Bank.
- actionnaire du groupe minier anglo-australien Rio Tinto (producteur de fer, d’aluminium...)
- membre du Conseil d’Administration de la banque Goldman Sachs (celle de Mario Draghi, (banque centrale européenne), de Mario Monti, (Italie), de Mark Carney, (banque d’Angleterre),...

C’était déja Goldman-Sachs qui avait permis à Mittal de réussir son OPA sur Arcelor en 2006, et le de Goldman Sachs le présentait ainsi

« sa grande compréhension de l’économie mondiale, son expérience, son jugement et son indépendance d’esprit seront un atout pour notre conseil d’administration »

Bref, un homme du sérail de ce capitalisme sans complexe qui ne connait de frontières que pour organiser les guerres qui assure sa domination...

Ce n’est pas l’Inde qui nous assaille, mais bien le capital...

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