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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Législatives: Maryse Massart et Pierre Boufflers Candidat(e)s du parti communiste dans la 1re circonscription du Pas de Calais

22 Mai 2017, 19:06pm

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Législatives: Maryse Massart et Pierre Boufflers Candidat(e)s du parti communiste dans la 1re circonscription du Pas de Calais

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Les "bons conseils" de Marlène Schiappa, secrétaire d'Etat à l'égalité des femmes et des hommes

22 Mai 2017, 18:59pm

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J'imagine que vous ne connaissez pas le livre "Osez L’Amour Des Rondes" (2010) de Marlène Schiappa, la nouvelle Secrétaire d'Etat chargée de l’égalité des femmes et des hommes. Voici son message aux "femmes rondes", des propos hallucinants extraits de son "livre"

 

Les "bons conseils" de Marlène Schiappa, secrétaire d'Etat à l'égalité des femmes et des hommes

Une critique de ces bons conseils que je recommande ICI

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Gérald Darmanin, le ministre homophobe de l’action et des comptes publics

22 Mai 2017, 18:52pm

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Le gouvernement d'Edouard Philippe ressemble plus à un Conseil d'administration qu'à un gouvernement. Parmi les 22 ministres, on trouve de tout, du réactionnaire, du libéral, du PS, du LR, du PRG, du MoDem, du vieux, du blanc et surtout rien de bon pour nous. En plus, ce gouvernement a en son sein, un homophobe : Gérald Darmanin (LR) ministre de l’action et des comptes publics

 Gérald Darmanin, le ministre homophobe de l’action et des comptes publics

Gérald Darmanin: "la loi Taubira sera abrogée"

Cliquez ci dessous:

Bfm tv: la loi Taubira sera abrogée

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Campagne législative : candidatures déposées

22 Mai 2017, 18:32pm

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Ce mercredi, les délégués de la section PCF de l'Arrageois  ont déposé officiellement les  candidatures à la préfecture de  Maryse Massart et de Pierre Boufflers pour la 1ère circonscription et de Leïla Dutailly et de René Chevalier pour la 2e circonscription du Pas de Calais pour les élections législatives des 11 et 18 juin.

Des candidats communistes qui ne lâcherons riens !

Campagne législative : candidatures déposées
Campagne législative : candidatures déposées

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MACRON déclare la GUERRE aux RETRAITÉS

22 Mai 2017, 18:16pm

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MACRON déclare la GUERRE aux RETRAITÉS

Si le nouveau Président ne veut pas laisser sur le bord de la route les 17 millions de retraités, il va falloir sans nul doute et vite qu’il s’emploie non seulement à trouver les mots, mais à proposer des mesures concrètes pour leur rouvrir un chemin d’espoir.

 

Par Thierry Benne.
Un article de l’Iref-Europe

Souvenez-vous, voici cinq ans, son élection à peine acquise, et alors qu’Emmanuel Macron était déjà secrétaire général adjoint de l’Élysée, le Président Hollande s’en était immédiatement pris aux retraités avec un rapport lourdement à charge, partiellement erroné et particulièrement injuste de la Cour des comptes (comme par hasard !), suivi immédiatement après de la création d’une taxe dépendance de 0,30% sur les pensions, laquelle fut d’ailleurs immédiatement détournée de son objet.

En réalité, ce nouvel impôt qui ciblait uniquement les retraités ne faisait que marquer pour ces derniers le début d’un éprouvant chemin de croix fiscal, qui allait s’accentuer tout au long du quinquennat.

Force est de reconnaître que le programme du nouveau Président ne démarre guère sous de meilleurs auspices, puisque d’entrée de jeu et selon ses propres chiffres, 60% des retraités – soit quand même quelque 10 millions de Français – vont prendre de plein fouet et sans compensation aucune l’augmentation de 1,70% de la CSG, alors que toutes les autres catégories sociales, tous les actifs notamment, se voient offrir en compensation une diminution de 3,10% de leurs cotisations sociales.

DÉCLASSEMENT DES RETRAITÉS

Manifestement, le déclassement résultant des retraités est patent puisque (en simplifiant les calculs, notamment parce qu’on ne sait pas encore si ce supplément de CSG sera ou non déductible) pour un même revenu annuel de référence de € 60 000 le retraité va acquitter € 1 020 (=60 000*1,70%) supplémentaires d’impôt, là où un actif gagnant le même revenu va économiser € 840 (= 60 000*1,40%) de charges sociales et fiscales.

L’écart de 3,10% entre les deux, soit € 1 860 (= 1 020+840), en même temps qu’il creuse injustement un déclassement sensible du retraité, alourdira dans la majorité des cas de 5 à 10% le montant des prélèvements directs obligatoires auxquels il se trouve soumis.

En clair, il n’échappera pas aux retraités qu’ils sont invités à financer sans broncher les cadeaux électoraux généreusement faits aux actifs sur leur dos ! Pire, issue de la volonté du prince, cette discrimination-transfert n’a donné lieu de sa part à aucune justification, ni à la moindre tentative d’explication, les quelques allusions avancées ici ou là se bornant à sous-entendre que de toute manière les retraités visés ont bien assez d’argent. Nul doute qu’ils apprécieront !

UNE TENDANCE INQUIÉTANTE

C’est ainsi qu’en pratiquement 5 ans et sous deux présidences de Gauche successives, 10 millions de retraités se sont vus ou se verront spécifiquement imposer des impôts ou des suppléments d’impôts dont la charge nette ne pèse que sur eux : en 2012, 0,30% de contribution dépendance + en 2017, 1,70% pour la prochaine augmentation de CSG.

 

Évidemment pour eux le principe républicain d’égalité devant l’impôt vole en éclats et il n’est pas sûr du tout d’ailleurs que cette discrimination scélérate qui s’opère à la fois en fonction de l’âge et du statut social du contribuable passe les fourches caudines du Conseil constitutionnel.

Le cumul actuel de ces deux mesures – qui représente quand même 2% des pensions – signifie tout simplement pour ces retraités que là où au printemps 2012 leur pension leur permettait de couvrir 52 semaines de dépenses, fin 2017 elle n’en couvrira plus guère que 51 (52*0,98= 50,96), les retraités visés étant ainsi privés de ressources pour la dernière semaine de l’année – qui n’est normalement pourtant pas de jeûne, ni d’abstinence – entre Noël et le Jour de l’An.

LE FAUX ARGUMENT DE LA TAXE D’HABITATION

Quant à l’argument que lesdits retraités pourraient en contrepartie bénéficier eux aussi de l’exonération de la taxe d’habitation, il ne vaut guère, d’une part parce qu’il n’est pas exclu que certains retraités se retrouvent parmi les 20% les plus riches demeurant assujettis et aussi quant aux autres, parce qu’à l’inverse de l’augmentation de la CSG qui les frappe exclusivement, l’exonération annoncée qui ne leur serait nullement réservée ne pourrait évidemment pas tenir lieu de dommages-intérêts.

Mais me direz-vous, 2% on n’en meurt pas et la plupart des Français ont subi ces dernières années des majorations d’impôts de toute sorte et de toute origine (État ou collectivités territoriales) souvent bien supérieures.

Grave erreur, parce que comme les autres Français, les retraités ont bien entendu eux-aussi supporté ces hausses largement excessives, mais avec les 2% de prélèvements supplémentaires, la Gauche leur réserve un matraquage spécial qui amène tout naturellement à s’interroger sur les projets du pouvoir pour les années à venir.

En effet, on sait que pour des cercles de réflexion stratégique comme Terra Nova, ou même des organismes officiels comme France Stratégie (dont le directeur M. Pisani-Ferry n’était autre que le proche conseiller de Monsieur Macron lors de sa campagne électorale), les pensions de retraite absorbent indûment une part trop grande du PIB national (environ de 14 à 15% selon les sources, qui bien entendu ne se soucient jamais de rappeler en face le produit revalorisé des cotisations d’hier, bien qu’elles fondent pourtant les pensions d’aujourd’hui ! ) et qu’il importe de réduire cette part en faveur des jeunes au profit desquels, après avoir saccagé l’enseignement officiel (près de 15% d’une classe d’âge en échec scolaire + classement Pisa en chute libre !), on veut accroître entre autres l’assistanat préexistant.

Or – et nous reviendrons bientôt sur ce sujet important – c’est oublier que la plupart des retraités ont été et restent des parents avant d’être des retraités et que, dés qu’ils l’ont pu, ils n’ont pas attendu l’État pour aider financièrement et autrement leurs enfants, même si les statistiques officielles ont le plus grand mal à cerner l’importance de toutes ces aides souvent non déclarées et dont une bonne partie n’est pas monétaire.

LE TEMPS ET L’EXPÉRIENCE

Mais le double avantage des retraités, savoir le temps et l’expérience, leur permet de réfléchir plus avant. Malgré qu’on leur ait garanti, – croix de bois, croix de fer-, le maintien intégral de leur pouvoir d’achat, avec l’engagement solennel que leurs pensions ne seront jamais réduites, ils ne peuvent donc s’empêcher d’observer et de déplorer que :

  •  cela fait plusieurs années que sous des prétextes divers – tous plus pertinents les uns que les autres – leurs pensions sont bloquées ou revalorisées de manière indigne au regard de la montée rapide des charges de toute nature qui les assaillent ;
  •  et notamment avec entre autres la croissance inconsidérée des impôts aussi bien d’État que locaux, les déremboursements médicaux ou pharmaceutiques de toute nature dont la liste ne cesse de s’allonger, l’alourdissement continu des coûts de journée des établissements d’accueil, l’indice des prix à la consommation entièrement sous le contrôle du Gouvernement ne peut plus être considéré comme représentatif des charges qui pèsent sur les retraités ;
  •  les derniers prélèvements ou majorations de prélèvements qui les ciblent spécifiquement et exclusivement sont non seulement contraires au principe d’égalité devant l’impôt, mais ils constituent aussi un germe préoccupant de division de la Nation en suscitant sournoisement une opposition larvée entre actifs et retraités, en déclassant ouvertement ces derniers et en creusant au risque du grief d’ingratitude le fossé entre les seniors et leurs descendants.

VERS L’EUTHANASIE FINANCIÈRE DES RETRAITÉS ?

Et si le nouveau Président, qui prétend rassembler les Français, ne veut pas laisser sur le bord de la route la majorité des 17 millions de retraités qui en font partie, il va falloir sans nul doute et vite qu’il s’emploie non seulement à trouver les mots, mais à proposer des mesures concrètes pour leur rouvrir un chemin d’espoir.

Notamment, en cessant de les considérer abusivement comme une catégorie taillable et corvéable à merci à raison de leur docilité supposée et du poids des ans, en rappelant fermement aussi les engagements de la Nation envers ses aînés et en leur accordant enfin dans les institutions et les caisses de retraite les représentations officielles que la République, au mépris de toutes ses valeurs, leur dénie indignement depuis plus d’un demi-siècle.

 

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Un « modèle » pour MACRON ? 13 millions de nouveaux PAUVRES en ALLEMAGNE

22 Mai 2017, 18:10pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Un « modèle » pour MACRON ? 13 millions de nouveaux PAUVRES en ALLEMAGNE

Le FMI alerte sur la hausse du risque de pauvreté en Allemagne

Selon le Fonds, qui prône une « croissance inclusive », Berlin dispose de marges de manœuvre financières pour agir en faveur des travailleurs pauvres.

 qui profite l’insolente prospérité allemande ? Comment doivent se répartir les fruits de la croissance d’un pays dont la plupart des indicateurs économiques sont au vert ?

 

Ces questions, actuellement âprement discutées au sein des partis politiques du pays, devraient prendre encore plus d’importance avec la publication du rapport annuel du Fonds monétaire international (FMI), lundi 15 mai. Ce dernier s’inquiète de la « lente augmentation générale du risque de pauvreté » outre-Rhin en dépit d’une solide croissance et d’un taux de chômage historiquement faible.

« Malgré un filet de sécurité sociale bien développé et une forte progression de l’emploi, le risque de pauvreté relative [en Allemagne] demande une attention continue », écrit le FMI au neuvième point de son rapport.

 

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Muriel PÉNICAUD: le patronat s'invite au ministère du Travail

22 Mai 2017, 18:07pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

ILLUSTRATION : une affiche du Mouvement des Jeunes Communistes

ILLUSTRATION : une affiche du Mouvement des Jeunes Communistes

Par Erwan MANAC'H [Politis]
Le 17 mai 2017

L’ancienne DRH du groupe Danone et de Dassault Systèmes est nommée à un poste qui sera particulièrement exposé, avec les discussions autour de la loi travail 2 attendues dès cet été.

Muriel Pénicaud, 62 ans, a navigué toute sa carrière entre les plus hautes fonctions de l’État et les entreprises du CAC 40. D’abord conseillère de Martine Aubry au ministère du Travail, de 1991 à 1993, elle figure depuis 2008 parmi les membres représentant le ministère du Travail au Haut Conseil du dialogue social.

Après avoir exercé des fonctions dirigeantes à Danone dans les années 1990, elle rejoint Dassault systèmes en 2002, comme directrice générale adjointe en charge des ressources humaines. Elle ne quitte pas pour autant l’action publique, puisque Gérard Larcher, ministre délégué au Travail du gouvernement De Villepin, la nomme en 2006 présidente de l'école des inspecteurs et contrôleurs du travail. Pour la première fois, une représentante du patronat dirige l’institution, ce qui émousse à l'époque les syndicats d’inspecteurs, qui y voient une nouvelle tentative de « recadrer » le métier d’inspecteur.

Mise en place du « lean management » chez Danone

En 2008, elle retourne au groupe Danone, comme DRH. « C’était quelqu’un de pragmatique, plutôt à l’écoute. Nous avions un dialogue facile avec elle », raconte Michel Coudougnes, coordonnateur pour Danone de la SNIAA CFE-CGC, le syndicat des cadres. Le discours est moins élogieux du côté des salariés de production : « C’est avec elle qu’a vraiment commencé le déploiement du “lean management” [la chasse aux temps morts] qui vise à accroître les marges au détriment de l’emploi et des conditions de travail », juge Diane Grandchamp, qui suit le dossier Danone pour la CGT.

En 2013, malgré un bénéfice net de 1,8 milliard d'euros l’année précédente, Danone supprime 900 postes à l’échelle européenne, dont 236 en France dans le cadre d’un plan de départ volontaire. Le plan vise en particulier les cadres, à l’image de ce qui se pratique dans d’autres groupes cotés en bourse, il faut « aplatir » la chaîne de management. A contrario, le contrôle s'accroît sur les chaînes de production. « Cela a eu des conséquences désastreuses sur les conditions de travail », estime Diane Grandchamp.

Danone met en avant des pratiques managériales « novatrices » et Muriel Pénicaud s’engage sur le credo de la « responsabilité sociale des entreprises ». « En pratique, ils font en sorte que les salariés intègrent les stratégies patronales »,réfute Diane Grandchamp.

Et là encore, Muriel Penicaud conjugue ses activités dans le privé avec des piges dans l’administration. Elle participe à la rédaction d’un rapport sur la prévention des risques psychosociaux pour le gouvernement Fillon.

Négociatrice issue du monde patronal

Sa carrière de DRH l'a donc aguerri dans l’art de la négociation. Elle en aura besoin pour conduire la réforme du Code du travail promise, par ordonnances, dès cet été. Toutes les centrales syndicales ont adressé ses derniers jours au nouveau président Emmanuel Macron un avertissement sur la méthode, appelant au respect du « dialogue social ». La nouvelle ministre est donc attendue de pied ferme sur ce point.

Mais sa nomination a surtout rassuré le patronat, dont elle est issue. En parallèle de ses fonctions au directoire de Danone et Thales, elle a en effet siégé au conseil d’administration d’Orange, de la SNCF ou encore d'Aéroport de Paris. Elle a pris en 2015 la direction de Business France, une agence publique de promotion des entreprises françaises à l’étranger. Un poste qui l’expose auprès du monde politique et, en particulier, du ministre de l’Économie de l’époque, Emmanuel Macron, qu'elle avait rencontré à son départ de Danone alors qu'il était secrétaire général adjoint à l'Elysée.

« Son ouverture d’esprit est reconnue et [s]a compétence fait autorité », a applaudi mercredi le Club des entrepreneurs, qui défend les indépendants. Cette nomination « est une excellente nouvelle pour le dialogue social ! Bravo et tous mes vœux de réussite ! », a également salué Laurence Parisot, ex-patronne du Medef, sur Twitter.

La CGT Travail et emploi, qui fédère les personnels du ministère du Travail, s’indigne en revanche de cette nomination : « Sous couvert de faire appel à des personnalités de la “société civile”, Macron offre sur un plateau le ministère du Travail aux milieux patronaux, qui vont pouvoir directement rédiger la loi travail 2 et les ordonnances de casse du Code du travail », écrit le syndicat dans un communiqué.

Le décor est planté.

SOURCE :

Muriel Pénicaud : le patronat s'invite au ministère du Travail

 

https://www.politis.fr/articles/2017/05/muriel-penicaud-le-patronat-sinvite-au-ministere

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Quelle priorité : cohabitation ? Ou une FI hégémonique ? Mélenchon veut imposer la cohabitation

22 Mai 2017, 17:52pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Cet interview du politologue Thomas Guénolé qu’un militant FI m’envoie est utile.

 

Derrière l’objectif affiché d’imposer une cohabitation, bien incertaine, l’objectif plus réaliste de JLM est bien de tenter d’affirmer la FI comme seul parti de gauche...

 

Car une cohabitation est bien irréaliste dans un contexte politique ou la droite n’a jamais été aussi élevée en France (plus haute qu’en 1969 !). Macron fera sa majorité à droite comme Collomb qui a une longue expérience lyonnaise que je connais bien. Il a fallu toute la détermination des communistes de Vénissieux victorieux en 2014 contre le PS pour bousculer tout ceux qui cherchaient leur place avec Collomb malgré sa majorité à droite, dont malheureusement d’autres élus communistes, mais aussi toute la gauche "alternative" lyonnaise des anciens communistes comme Maurice Charrier à Vaulx en Velin, aujourd’hui insoumis, mais allié de Collomb quand il était élu... Ce sera amusant de voir cette gauche alternative "de gauche" se contorsionner pour justifier de continuer à participer à l’exécutif de la métropole, exécutif qui préfigurait le macronisme... De fait, la "cohabitation" sera bien avec la droite...

 

Mais le texte éclaire la motivation principale de JLM, l’affirmation d’une seule grande force de gauche... FI

 

Je cite :

Certes, pour le PCF, signer la charte pose le risque d’une dissolution. Mais la question de la finalité et de l’utilité du PCF en tant que parti politique se pose. Si ce calcul est gagnant, il y aura une seule grande force de gauche « antisystème » : la France insoumise.

La question de l’utilité du PCF est effectivement posée, et comme ses dirigeants successifs font un par un la démonstration qu’il ne sert à rien, Hue passé annexe du PS avant de soutenir Macron, Buffet déja insoumise appelant le PCF à "se dépasser"... La réponse semble couler de source... le PCF est inutile et va disparaitre... Si les dirigeants communistes cherchent bien sûr à préserver des places, et donc sont en partie en concurrence avec la FI, en réalité, ils sont en accord avec cet objectif de "refonder la gauche", ils ne croient plus au PCF... Incroyable d’ailleurs que ce parti existe encore alors que tous ses dirigeants depuis 20 ans essaient de le dissoudre/métamorphoser/faire muter/dépasser.. le vocabulaire varie mais l’idée est toujours la même, s’en débarrasser...

 

La question se résume en une formule célèbre, "en finir enfin avec 1920 !" La FI est, dans la continuité d’un Mélenchon héritier du Mitterrand de 71/81, l’aboutissement de la remise en cause de 1920... revenir à une gauche "acommuniste".

 

Un élément très pragmatique de ce texte montre qu’on sait faire de la politique à l’ancienne à la FI.. Car en fait, tant pis pour la cohabitation, la priorité est bien de créer les meilleures conditions possibles à l’hégémonie du nouveau parti et donc à son financement... Question : La FI pourra-t-elle durer ?

Oui, pour des raisons simples de financement des partis politiques : les subventions publiques qui découlent des législatives vont permettre de stabiliser son existence

il vaut mieux faire gagner un député sortant PS-Macron et accumuler des voix pour son financement, surtout si l’inverse aurait fait prendre le risque d’avoir un député capable de maintenir l’hypothèse communiste...

 

 Ainsi la FI maintient un candidat rejeté par les collectifs locaux à Vénissieux, ville ou le PC depuis 30 ans s’oppose aux orientations nationales du PCF, et gagne contre le PS, malgré Gérard Collomb venu personnellement faire campagne aux municipales en 2014, et dans un rassemblement fraternel avec le PG... une candidature qui a montré qu’elle respecte ses engagements, refusant de rejoindre l’exécutif large de Collomb dans la métropole de Lyon .. bref, une candidature qui peut faire perdre un PS sortant macroniste et consolider une opposition de gauche authentique...

 

 mais la FI se retire pour une candidature nouvelle donne dans le calvados... il est vrai tout à fait compatible avec une gauche "acommuniste"... une gauche qui oscille entre les verts et un PS de gauche... la seule certitude qu’on a, c’est qu’elle ne sera jamais communiste...

 

Ce qui devrait conduire à un rappel historique : Qu’est-ce qu’une gauche "acommuniste" ? ... tout simplement une gauche socialiste... la boucle est bouclée... Mélenchon aurait terminé le travail de Mitterrand.

 

Je crains que cette stratégie ne se révèle mortifère pour ceux qui persistent à vouloir changer de société...

 

Tout ca n’empêche pas Nicolas, qu’la commune n’est pas morte ! (https://lepcf.fr/Quel-avenir-pour-le-parti-communiste)

 

pam


Thomas Guénolé : « Mélenchon veut imposer la cohabitation »

 

Thomas Guénolé Politologue, professeur à Sciences Po

 

Jean-Luc Mélenchon désarçonne une partie de la gauche par ses positionnements et sa stratégie. Pour Thomas Guénolé, le leader de la France insoumise est cohérent.

 

La campagne des législatives s’ouvre sur fond de divisions des candidatures à gauche, éloignant la probabilité d’une présence élargie au Parlement. 

 

Pour Jean-Luc Mélenchon, qui convoite l’hégémonie de l’opposition à gauche, l’union des partis ne fait pas sa force. Thomas Guénolé analyse cette stratégie.

 

Nadia Sweeny : Jean-Luc Mélenchon analyse-t-il de manière « juste » la nature du vote qui l’a porté à 19,56 % au premier tour de la présidentielle ?

 

Thomas Guénolé : Il cite souvent le même chiffre : 80 % de son score du premier tour serait un vote d’adhésion. Cela correspond à la réunification quasi totale de l’électorat du « non » de gauche à la politique économique pro-mondialisation. Ce que j’appelle la « gauche antisystème », celle du « non » à la constitution européenne et qui représente un quart de l’électorat français : soit la somme du résultat de Jean-Luc Mélenchon et de Benoît Hamon. La base électorale de la France insoumise est évaluée à 16 %, ce qui coïncide avec les 80 % de ses électeurs du premier tour dont il se réclame. D’autant que le taux d’adhésion à Jean-Luc Mélenchon est l’un des plus solides.

 

Nadia Sweeny : Comment aborde-t-il les législatives ?

 

Thomas Guénolé : Aux législatives, tous les électorats vont se démobiliser : on va passer d’une participation de 80 à 60 %, comme cela se fait habituellement. La clé du succès réside dans la « démobilisation différenciée » : celui qui va baisser le moins va gagner. Certes, le refus de Jean-Luc Mélenchon d’appeler à voter Macron au deuxième tour lui coûte quelques électeurs parmi ceux qui n’ont pas voté pour lui par adhésion, mais il s’adresse à son socle électoral – les 80 % restants – pour limiter la démobilisation.

 

Il aborde les législatives comme un véritable troisième tour de la présidentielle, en utilisant les mêmes codes que pendant sa campagne, à cela près qu’il endosse le costume de Premier ministre. Il est sur un modèle de campagne nationale. C’est cohérent avec l’objet du scrutin et la position de la France insoumise (FI), dont la quasi-totalité des candidats n’a pas de mandat électif en cours, activant moins le levier local que national.

 

Nadia Sweeny : Que cherche-t-il à faire ?

 

Thomas Guénolé : Imposer une cohabitation. D’après les enquêtes électorales les plus sérieuses, il n’est pas en mesure de le faire, mais il peut empêcher une majorité de se créer au Parlement. Cela dit, le simple fait de fixer comme objectif la cohabitation revient à positionner la France insoumise comme un parti de gouvernement et non plus un parti de simple contestation. C’est une rupture fondamentale avec le positionnement traditionnel de la gauche « antisystème », laquelle a intériorisé son statut d’éternelle minoritaire, à l’écart de la conquête du pouvoir.

 

Nadia Sweeny : Ne pas s’unir avec d’autres, n’est-ce pas une volonté de rester minoritaire ?

 

Thomas Guénolé : Il veut être en monopole sur ses 20 % et rompre avec la culture des luttes de chapelles pour mettre en place un bloc compact et unifié. Depuis quelques années, la gauche fonctionne avec un astre central, le Parti socialiste, qui penche à droite. Son aile gauche ne conteste pas réellement ce leadership alors qu’une série de satellites – EELV, le Parti radical de gauche, le PCF, etc. – opèrent une stratégie « parasitaire », basée sur la menace de candidatures dissidentes. Maintenant que le PS s’est écroulé, les satellites essayent, comme par réflexe, de reconstituer cette stratégie face à la nouvelle force en présence : la France insoumise. Or, l’obsession de Mélenchon, c’est de rester groupé : il ne cesse de le rappeler. Quand le PCF ou les Verts demandent des circonscriptions et après « chacun fait ce qu’il veut » : c’est une offre de balkanisation. C’eût été mieux qu’ils s’accordent, mais la France insoumise préfère accueillir tout le monde en son sein, sous condition de signer la charte. Mécaniquement, cette logique va faire place nette dans la gauche « antisystème ». Certes, pour le PCF, signer la charte pose le risque d’une dissolution. Mais la question de la finalité et de l’utilité du PCF en tant que parti politique se pose. Si ce calcul est gagnant, il y aura une seule grande force de gauche « antisystème » : la France insoumise.

 

Nadia Sweeny : Mais cette uniformisation n’est-elle pas porteuse de danger ?

 

Thomas Guénolé : La France insoumise porte une logique de discipline qui se rapproche de celle de la droite. La gauche a toujours eu, culturellement, un problème avec la discipline. Mais il ne faut pas confondre discipline, dans un paysage balkanisé, et uniformisation dictatoriale sur le modèle de l’extrême droite. De la même manière, il ne faut pas confondre leader charismatique, vécu comme le ciment de l’unité, et dictateur : je ne crois pas que le management de la France insoumise soit de type dictatorial, ne serait-ce que par la façon dont le programme s’est construit.

 

Nadia Sweeny : Que penser du choix de Jean-Luc Mélenchon de se présenter dans la 4e circonscription de Marseille, et contre un député PS sortant ?

 

Thomas Guénolé : C’est le choix de l’efficacité : celui qui maximise la possibilité d’entrée de Jean-Luc Mélenchon à l’Assemblée nationale. C’est la même logique que celle appliquée aux lieutenants clés de la France insoumise : se présenter là où le score de FI est très élevé au premier tour. En termes de trajectoire politique, c’est une équipe qui mange du sable depuis dix ans, aujourd’hui, ils ont une opportunité d’entrée à l’Assemblée, ils la saisissent.

 

Nadia Sweeny : Sur des territoires dont les députés sortants pourraient renforcer une présence de la gauche au sein du Parlement, n’est-ce pas contre-productif ?

 

Thomas Guénolé : Une stratégie de court terme serait de choisir d’affaiblir tout de suite l’adversaire – la droite et l’extrême droite – avec le risque de ne pas être présent au Parlement. La stratégie de long terme, c’est d’entrer à l’Assemblée afin d’ancrer son mouvement et de pouvoir s’exprimer pendant cinq ans. D’autant que pour Mélenchon, le PS n’existe plus en tant que force politique dans le combat national. Il reste donc quatre blocs : macroniste, mélenchoniste, le peniste et celui de droite – pour le moment. Le reste n’existe plus.

 

Nadia Sweeny : Ce « bloc mélenchoniste » peut-il durer ?

 

Thomas Guénolé : Oui, pour des raisons simples de financement des partis politiques : les subventions publiques qui découlent des législatives vont permettre de stabiliser son existence qui, jusque-là, tenait d’un certain sens du système D. L’objectif des cinq prochaines années est d’avoir le plus d’élus possible pour asseoir son implantation sur le territoire.

 

Mais j’ai aussi l’impression que se développe une forme de contre-culture, fondée notamment sur leur média alternatif, qui fait des audiences aussi importantes que des chaînes « mainstream ». C’est certes un outil d’indépendance, mais cela peut être aussi une voie d’expression différente. S’ils réussissent à valoriser et diffuser ces contre-cultures de gauche « antisystème » qui existent déjà, ils peuvent garder un socle de soutien populaire très important tout en étant une voie d’expression d’un autre projet de société.

 

Thomas Guénolé Politologue, professeur à Sciences Po
par Nadia Sweeny


publié le 17 mai 2017

 

Voir en ligne : sur politis

 

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Malgré l’incroyable tapage médiatique : La cote de confiance de MACRON au plus bas

22 Mai 2017, 17:46pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Malgré l’incroyable tapage médiatique : La cote de confiance de MACRON au plus bas

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Face au libéralisme En Marche, fédérons le peuple de gauche

22 Mai 2017, 17:29pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Face au libéralisme En Marche, fédérons le peuple de gauche

Le quinquennat qui s’engage sous la présidence d’Emmanuel Macron est lourd de menaces pour les conquêtes sociales et les droits des salariés. Face à un président de la République déterminé à appliquer un programme rétrograde sous l’apparence de la nouveauté, nous devons prendre la mesure des défis qui nous attendent.

 Son programme s’inscrit dans l’exacte continuité de la politique conduite ces quinze dernières années. Il ne se fixe aucun objectif ambitieux ni en matière de croissance, ni en matière d’emploi, ni en matière d’écologie, mais il veut en revanche accentuer la remise en cause du droit du travail et des acquis sociaux.

 Derrière l’annonce de mesures justifiées par le « bon sens » et le « progrès », se cache en réalité un programme avec une cohérence idéologique. Il débutera son mandat en poursuivant par ordonnances la réforme du Code du travail. Sur la forme, le recours aux ordonnances fait écho aux usages réitérés du 49-3 lors de la précédente mandature. Emmanuel Macron privera ainsi la représentation nationale d’un débat digne de ce nom, illustrant son manque de considération pour le Parlement. Sur le fond, il promet de faciliter les licenciements, de plafonner les indemnités prud’homales, de promouvoir le travail dominical, d’institutionnaliser la précarité par l’ubérisation du marché du travail… Il veut encore réformer l’assurance chômage, en privant les salariés de tout pouvoir de décision en matière de couverture chômage, réduire également de 20 milliards d’euros supplémentaires l’imposition des entreprises, laisser la liberté aux entreprises d’augmenter la durée du travail.

 Le nouveau président ambitionne par ailleurs de diminuer de moitié l’impôt sur la fortune au bénéfice des actionnaires, de réduire l’autonomie des collectivités locales en leur imposant 10 milliards d’euros d’économies supplémentaires, de grever de 60 milliards d’euros les dépenses publiques au détriment de la Sécurité sociale et des services publics. Ses préconisations rejoignent celles de Bruxelles et passent sous silence les enjeux essentiels de la répartition des richesses, du renforcement des mécanismes de solidarité, de l’augmentation des revenus et des minima sociaux, de l’élaboration d’une véritable stratégie industrielle, de la conduite d’une politique énergétique et environnementale ambitieuse…

 Ce projet individualiste dessine une société qui laisse sur le bord du chemin les personnes et les familles les plus fragiles. C’est la raison pour laquelle il doit mobiliser contre lui toutes celles et ceux qui aspirent à la construction d’une société plus juste, plus solidaire, plus fraternelle. Cette mobilisation ne peut être que guidée par des valeurs de respect et d’espérance, sans alimenter la haine et le ressentiment.

 Il est ainsi plus que jamais nécessaire de faire converger dans leur diversité les projets d’émancipation sociale. À l’Assemblée nationale, il faudra que les forces de progrès soient en nombre suffisant pour oeuvrer à la reconstruction de la gauche en créant des passerelles, en élaborant des stratégies communes, dans le respect de l’identité de chacun. Nous ne pouvons nous permettre de ruiner à coups de querelles intestines et de batailles d’ego l’espérance de ceux qui aspirent à voir la gauche relever la tête et à se battre, pied à pied, contre ceux qui tentent d’imposer à la France la voie d’un libéralisme forcené. L’invective et les slogans ne font pas un programme politique.

 Le débat sur le projet de loi Travail en 2016 nous a déjà permis de tracer les contours d’une autre gauche, décidée à retrouver le chemin du progrès social et assumant l’héritage des luttes sociales, qui, du repos dominical aux 35 heures en passant par les congés payés, du salaire minimum au droit à la retraite en passant par la Sécurité sociale, ont permis de forger ce modèle social et républicain qui est aujourd’hui le patrimoine commun de millions de nos concitoyens.

 Faire reculer les dogmes libéraux et le pouvoir de l’argent sera demain au coeur des combats de la gauche. Pour bâtir une majorité et mettre en échec le programme porté par La République En Marche !, il nous faut fédérer le peuple de gauche, dialoguer et unir nos forces. C’est la tâche difficile mais exaltante qui attend les communistes et leurs alliés tout au long de cette campagne législative et qui les attendra demain dans l’hémicycle !

 

Tribune publiée dans La lettre hebdo de Témoignage chrétien du 18 mai 2017.

 

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Mediapart: Dialogue de sourds entre un communiste et une insoumise

20 Mai 2017, 10:46am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Ce billet relate un échange informel (sur facebook) entre un communiste (moi même) et une militante insoumise très active sur les réseaux sociaux. Ce dialogue n'engage que nous deux mais me semble révélateur des difficultés que rencontrent nos deux organisations à s'entendre pour les législatives. Je le publie ci-dessous avec son accord.

 

Un communiste (moi) : Moi je crois que pour gagner, toutes les forces à la gauche du PS doivent se coaliser. Car si nous arrivons au pouvoir, nous serons ensemble dans la majorité et ensemble au gouvernement. Bref, s'affronter est absurde. Mais force de nous taper dessus, le sillon de la division de creuse.

Une insoumise : Tant que la PCF n'aura pas théorisé sa rupture totale avec le PS (pseudo-frondeurs inclus) rien ne sera possible.

Un communiste (moi) : Et vous avec EELV ?

Une insoumise : Nous, on a commencé à faire de la politique autrement et ça ne changera plus désormais. Plus jamais de magouilles ni d'accords de coins de table entres les instances de partis ! Certains partis souhaitent rejoindre le mouvement citoyen FI ok mais qu'ils ne tentent surtout pas d'en tenir les rênes !

Un communiste (moi) : Moi je ne propose ni magouille ni accords de coins de table. Juste des accords portant sur un contenu programmatique précis. Mais investir n'importe qui du moment qu'il signe une charte, la voilà la magouille. 

Une insoumise : Cette charte, en plus d'être éthique , ne signifie qu'une chose : engagement des élus à respecter le programme pour lequel les électeurs ont voté ! C'est la moindre des choses non ?

Un communiste (moi) : Non. Les communistes ont fait une campagne autonome et nous avons mis tout notre poids dans la bataille. Aux législatives, je veux défendre la SEF, de nouveaux droits dans entreprises, etc. Et je ne veux pas de votre proposition qui consiste à financer la secu avec la CSG. Mais vous, vous êtes comme Macron, vous croyez que chaque vote est une adhésion totale à votre programme....

Une insoumise : Le financement de la sécu avec la CSG est dans le programme de la FI et est une mauvaise idée à votre avis ? Je ne me prononcerai pas. Mais bon sang de bonsoir, pourquoi ne pas être venu l'expliquer pendant les 8 mois où nous avons travaillé sur ce programme ? On n'attendait que vous, après des auditions programmatiques avant de prendre une décision consensuelle ! C'est facile de venir critiquer après que le job ait été fait.

Un communiste (moi) : Oui c'est une mauvaise idée. En 2012, nous étions contre. En 2011, pendant que nous élaborions ensemble le programme le PG proposait ça, puis sous la pression des communistes, le PG est revenu dessus. Nous proposions même de supprimer la CSG. Puis, Mélenchon s'est remis à osciller entre notre position et la position initiale du PG. Récemment, dans un article paru dans le quotidien du médecin, vous nous avez piqué tout ce qu'il y a dans les bouquin du PCF mais sans modifier pour autant le livret programmatique en question. Bref, cela fait plus de 5 ans que nous échangeons la dessus. Mais une chose est sure, finance la sécu avec le CSG c'est un moyen de dédouaner les patrons de leur responsabilité. Et ça, c'est inacceptable pour nous !

Une insoumise : Il fallait l'expliquer et venir argumenter au bon moment !

Un communiste (moi) : Alors là tu te moques de nous. Vous connaissez la position du PCF, ils ont écrit 1000 fois dessus. Mais ce n'est pas la votre, vous voulez fiscaliser la sécu, assumez-le.

Une insoumise : Vous vous êtes tenus volontairement à l'écart de ce mouvement citoyen et de son travail. Toutes les propositions ont été présentées, commentées, discutées, amendées et votés. Où étiez-vous pendant ce temps là sinon à continuer à faire les yeux doux aux socialistes ?

Un communiste (moi) : Dès 2015 nous lancions un chantier programmatique qui s’est concrétisée par une petite brochure largement perfectible. Mais c’était une invitation au débat, à la co-construction. Cette main, vous ne l'avez jamais saisie. Car votre stratégie était claire : "fédérer le peuple" (NdT aucune alliance avec un autre parti politique). http://contribuer.projet.pcf.fr/

Une insoumise : Un programme pour qui ? pour quoi ? pour un nouvel cartel de partis ? Non merci !

Un communiste (moi) : Tu vois, sans même lire, tu rejettes d'emblée l'idée d'un accord programmatique. C'est la preuve qu'on ne peut pas parler du fond.

Une insoumise : C'est clair. Tant que vous continuerez à privilégier imperturbablement la survivance de votre parti et de son fonctionnement rigide et sclérosé à l'intérêt général, rien ne sera possible.

Un communiste (moi) : Mais moi c'est de la secu que je te parle, je te parle du fond, du projet, du programme. Franchement, c'est saoulant, jamais il n'est possible de parler de ça. Pourquoi voulez-vous aller vers une fiscalisation de la sécu ?

Une insoumise : Je ne fais pas partie de ceux qui ont approfondi cette partie du programme. Adressez-vous à eux... Je vais rechercher de qui il s'agit. Mais ils vont sûrement avoir la même réaction que moi. Pourquoi maintenant que tout est joué ?

Un communiste (moi) : Tout simplement parce que vous conditionnez toute alliance à la signature de la charte. Or celle-ci dit que si on signe, c'est dorénavant votre programme que nous devons défendre et voter à l'AN. Or comme tu le vois, nous avons des points de divergence assez forts. Et en gros, quand vous nous demandez de signez, on à l'impression que vous voulez nous tordre le bras pour qu'on renonce à nos propositions. Et la sécu (notamment), ce n'est pas une mince affaire pour nous. Tu comprends ? Ce qu'il faut, ce sont des alliances dans le respect de chacun. Mais quand on dit ça, vous dites "carabistouilles", "magouilles", "accords de coins de table", etc... Bref, on ne peut parler de rien :-(

Une insoumise Pas d'alliance de partis. C'est dans l'ADN du mouvement. Terminé ça !

Un communiste (moi) Et oui. Donc cessez de dire que si les alliances n'ont pas lieu, c'est de notre faute !

Une insoumise Nous NE voulons PAS (PLUS JAMAIS) d'alliances. Nous ne vous accusons donc pas de ça. Notre programme constitue un tout. Cohérent. Pas découpable en tranches négociables.

Un communiste (moi) Ok, c'est noté. Merci pour la clarification

 

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484 candidats présentés et soutenus par le PCF

20 Mai 2017, 10:42am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Ce jour, le PCF présente donc 484 candidats et candidates à parité, dont 78 sont des candidats d'ouverture, ou d'autres formations soutenus par le PCF dont Monique Pinçon-Charlot, Clémentine Autain, Caroline de Haas, Marianne Journiac, François Ruffin...

 
Parmi ces candidat.e.s : 

40 % de ces candidat.e.s ont moins de 50 ans dont 20 % moins de 40 ans / Âge moyen 51 ans, 
26 % employés, 
7 % ouvriers, 
5 % techniciens, 
14 % cadres, 
20 % fonctionnaires (toute catégorie et fonction publique), 
25 % retraités, 
40 % ont des responsabilités syndicales dans le cadre de leur activités professionnelles, 
70 % n'ont jamais encore exercé de mandat électif. 

ATTENTION La liste complète et définitive vous sera communiquée après le 19 mai, date limite du dépôt des candidatures.

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MONTÉE AU MUR DES FÉDÉRÉS 2017

19 Mai 2017, 18:08pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

APPEL A LA MONTÉE AU MUR DES FÉDÉRÉS
LE SAMEDI 20 MAI 2017

LA COMMUNE COMME UNE ESPÉRANCE

 

Certaines commémorations, avec le temps, ont perdu de leur originalité et s’essoufflent pour un jour, ne plus avoir raison d’être. Rien de tel avec celle de la Commune de Paris.

Au fil des événements qui se sont déroulés depuis 146 ans dans le monde, il est indéniable que la Commune a marqué la mémoire collective des travailleurs. Elle s’inscrit dans la grande tradition des combats du peuple pour la liberté et l’égalité.

Le 29 novembre dernier, la Commune, les communardes et les communards ont été enfin réhabilités. Depuis 2011, notre association Les Amies et Amis de la Commune de Paris attendait ce geste historique.

Mais il reste encore beaucoup à faire pour que la Commune de Paris soit mieux connue de la population. Cela passe par l’école, le travail de recherche, la création de lieux de mémoire et par la traduction dans le champ politique des idées portées par la Commune : une démocratie qui permette au peuple d’être entendu et de conserver sa pleine souveraineté, la reconnaissance de la citoyenneté pour les étrangers, l’égalité des salaires femmes/hommes, la réquisition des logements vides et des entreprises abandonnées, la séparation de l’Église et de l’État, l’école laïque et obligatoire…

Nous appelons toutes celles et tous ceux qui veulent résister aux atteintes contre les droits sociaux et démocratiques et lutter pour en conquérir de nouveaux, à se rassembler au Mur des Fédérés pour réaffirmer l’actualité de l’œuvre de la révolution du printemps 1871.

Rendez-vous à 14h30,
à l’entrée du Père-Lachaise
Rue des Rondeaux, Paris XXe
Métro : Gambetta

 

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L’évasion fiscale n’est pas un dysfonctionnement du capitalisme libéral, elle en est le cœur, Éric Bocquet

19 Mai 2017, 17:49pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

« …moins de 1% des gens, détenteurs de gros capitaux financiers ou productifs, peuvent plus ou moins décider du sort des autres, de leur emploi et de leurs revenus. Des décennies de luttes sociales ont permis de limiter l’arbitraire et de construire des cadres devant s’imposer à tous. Mais de façon permanente, les mêmes détenteurs des plus gros capitaux cherchent à s’affranchir de ces règles collectives relatives à la progressivité de l’impôt, à la protection sociale à but universel, au droit du travail, aux normes environnementales, etc. ». Jean Gadrey Une citation que l’on trouve dans cet autre livre indispensable 

 

(note de danielle Bleitrach)


 

Éric et Alain Bocquet, parlementaires communistes, sont les auteurs du livre Sans domicile fisc, paru en 2016 aux éditions du Cherche-midi. L’ouvrage est un outil précieux dans la bataille contre l’évasion fiscale.

 

Quelles sont les raisons qui ont motivé l’écriture, avec ton frère Alain, de l’ouvrage Sans domicile fisc, alors que vous aviez déjà chacun participé à plusieurs travaux parlementaires sur cette question ?


Nous voulions porter à la connaissance du plus large public possible les constats et les nombreuses informations sur l’évasion et la fraude fiscales, qui ont été collectées dans le cadre des commissions d’enquête de l’Assemblée nationale et du Sénat, auxquelles nous avions eu chacun l’occasion de participer. J’ai été rapporteur de deux commissions d’enquête du Sénat en 2012 et 2013 réunissant une vingtaine de sénateurs de tous bords, l’une sur l’évasion fiscale internationale et l’autre sur le rôle des banques et des autres institutions financières dans ce détournement. Alain a par la suite dirigé durant six mois une mission d’information de l’Assemblée nationale avec Nicolas Dupont-Aignan. Nos travaux ont largement convergé dans leurs conclusions, tandis que peu après éclataient plusieurs scandales – LuxLeaks, l’affaire Cahuzac, les Panama Papers, etc. – qui ont donné une forte visibilité médiatique à ce phénomène sans en donner toutes les clés. Les rapports parlementaires sont des mines de données et de réflexions intéressantes mais ils restent peu accessibles pour le grand public malgré leur mise à disposition sur Internet. Nous nous sommes donc efforcés de présenter ces phénomènes apparemment complexes de la manière la plus claire possible, avec l’aide d’un journaliste, Pierre Gaumeton, pour en rendre l’écriture vivante et accessible sans rien sacrifier au fond afin que le livre puisse être lu par le plus grand nombre de nos concitoyens, car c’est un sujet crucial qui nous concerne tous.

 

Pouvez-vous revenir sur la démarche que vous avez suivie pour enquêter et, en particulier, détailler les principaux obstacles que vous avez rencontrés ?


Nous sommes d’abord partis du matériau considérable que nous avions accumulé dans le cadre des commissions d’enquête parlementaires auxquelles nous avions pris part. Puis nous avons complété ces informations en allant rencontrer trente-huit témoins de différents horizons qui, de par leur expérience, pouvaient nous apporter leur éclairage sur les rouages de l’évasion fiscale. Cela va d’Eva Joly, ancienne juge et députée européenne écologiste, au commissaire européen de droite, Michel Barnier, en passant par l’ancien procureur, Éric de Montgolfier, des responsables d’organisations non gouvernementales (ONG), l’économiste Jean Gadrey ou les journalistes Antoine Peillon, Christian Chavagneux et Xavier Harel, également auteurs d’ouvrages éclairants sur le sujet. Enfin, nous avons complété l’ensemble par un entretien croisé avec Pierre Gaumeton pour essayer de résumer les principaux enjeux soulevés tout au long du livre. S’agissant des obstacles, je ne peux pas dire que nous ayons fait face à de réelles oppositions ouvertes, du fait notamment du sésame que constitue une mission parlementaire, mais nous avons tout de même pu sentir que le système était verrouillé à pas mal d’endroits.

 

Quels sont les principaux constats que vous avez souhaité porter à la connaissance du plus grand nombre ?


Je dirais qu’ils sont de trois ordres. Les chiffres d’abord : l’évasion fiscale représente un manque à gagner de 60 à 80 milliards d’euros par an pour le fisc français et ce montant s’élève à 1 000 milliards d’euros pour l’ensemble des vingt-huit pays de l’Union européenne. Cela montre bien que tous les pays sont touchés, et pas seulement la France. N’en déplaise à ceux qui ne cessent d’affirmer que notre système d’imposition serait étouffant… Ajoutons à cela qu’environ 8 % de la richesse mondiale serait située dans des places financières offshore, échappant ainsi à tout contrôle et toute emprise des systèmes fiscaux nationaux.


Le deuxième constat réside dans la grande intelligence qui est déployée dans l’ingénierie mise en œuvre pour organiser cette évasion à une échelle pratiquement industrielle. De nombreux professionnels se sont spécialisés dans l’organisation de ce qu’ils appellent pudiquement « l’optimisation fiscale » : banquiers, avocats fiscalistes, consultants, etc. Il faut bien comprendre que l’évasion fiscale est au cœur même du capitalisme libéral et n’est en rien un dysfonctionnement de celui-ci, comme l’affirment certains.


Enfin, le troisième grand constat, c’est la très grande connivence, pour ne pas dire plus, qui règne entre les responsables politiques au plus haut niveau et les acteurs du secteur financier qui organisent cette grande évasion. Cette forte proximité peut contribuer à expliquer la très grande passivité aux sommets de l’État pour lutter contre ce phénomène malgré les discours volontaristes. N’oublions pas que nos rapports parlementaires ont été adoptés à l’unanimité par les assemblées concernées.

 

Comme tu l’as rappelé, l’évasion fiscale représente un manque à gagner de 60 à 80 milliards d’euros pour l’État français, soit plus du double des recettes annuelles de l’impôt sur les sociétés. Comment les ONG et les chercheurs sur lesquels vous vous appuyez parviennent-ils à évaluer ces montants qui échappent par définition aux « radars » officiels ?


Ces chiffres sont tirés des travaux d’économistes, comme Gabriel Zucman [contacté par La Revue du projet, celui-ci a malheureusement dû décliner à regret notre proposition à contribuer à ce dossier en raison d’un agenda trop chargé] qui a mené une recherche très rigoureuse à l’échelle mondiale, ou d’ONG comme le Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD-Terre solidaire) qui a mis au point sur ce sujet une expertise très sérieuse depuis une quinzaine d’années, portant surtout sur les pays développés. Il faut enfin ajouter les journalistes d’investigation et les lanceurs d’alerte qui permettent la divulgation d’informations cruciales ordinairement cachées. Néanmoins, tous ces acteurs appuient leurs estimations sur les données fournies par les institutions internationales telles que la Banque des règlements internationaux, le Fonds monétaire international ou la Banque mondiale. Ils effectuent cependant un véritable travail de titans pour traiter ces dernières qui ne parlent pas d’elles-mêmes.

 

Au-delà des constats, vous formulez de très nombreuses propositions dans votre ouvrage – près de cent cinquante ! – pour tenter d’enrayer ce fléau. Lesquelles vous paraissent les plus cruciales et aussi les plus urgentes à mettre en œuvre ?


Il faut d’abord faire sauter le « verrou de Bercy », cette disposition réglementaire spécifique à la France qui fait que seul le ministère du Budget peut ester en justice contre un contribuable soupçonné de fraude fiscale. Il faut ensuite mettre en œuvre à l’échelle internationale le chantier de l’harmonisation fiscale. Nous assistons aujourd’hui, et jusqu’au cœur même de l’Union européenne, à un dumping sociofiscal qui consiste pour chacun des pays à baisser toujours plus les montants collectés auprès des firmes multinationales et des particuliers les plus fortunés afin d’attirer leurs capitaux sur leur territoire. Il faut à tout prix enrayer cette logique délétère et mettre en place une harmonisation vers le haut pour préserver nos modèles sociaux et les services publics. Nous proposons donc de mettre en place une Conférence des parties (COP) de la fiscalité et la finance mondiale sur le modèle de ce qu’on a réalisé sur le climat, car il s’agit là aussi d’un phénomène qui dépasse les frontières nationales. Enfin, nous proposons aussi de renforcer la transparence des informations concernant les pratiques des banques et des firmes transnationales en étendant la règle du reporting pays par pays instaurée pour les premières afin de savoir précisément quels sont le chiffre d’affaires, les bénéfices et le nombre de salariés que chacune réalise et emploie dans chacun des territoires où elle est implantée.


En un mot, il faut démocratiser ce sujet qui concerne l’ensemble des citoyens et que ces derniers puissent faire pression sur leurs dirigeants pour qu’ils passent vraiment à l’action.

 

Quelles réactions avez-vous rencontrées après la parution de votre ouvrage, notamment parmi vos confrères de l’Assemblée nationale et du Sénat ?


Nous avons eu très peu de réactions officielles du côté des institutions : pas un mot sur la question au sein de la commission des finances de l’Assemblée par exemple, pas un seul reportage de la Chaîne parlementaire (LCP Assemblée nationale et Public Sénat). En revanche, nous avons multiplié les rencontres-débats depuis la sortie du livre en septembre dernier et rencontré un écho très favorable du public partout où nous sommes passés. Nous avons senti que le sujet interpellait nos concitoyens qui manifestent un véritable engouement pour en savoir plus et pour faire en sorte que les choses changent en la matière.

 

*Éric Bocquet est sénateur (PCF) du Nord.


Propos recueillis par Igor Martinache.
La Revue du projet, n° 65, mars 2017

 

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Le choix de rupture de Mélenchon: plus qu'une erreur, une faute.

19 Mai 2017, 17:31pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Mélenchon vient de rompre avec les communistes pour les législatives. C'est une erreur, car il sous-estime le rôle que les communistes ont joué et pourraient jouer dans son audience. Mais c'est aussi une faute: manque de reconnaissance à l'égard d'un allié et volonté d'occuper tout seul le terrain. Il sera isolé et risque de casser idéologiquement cette nouvelle gauche qui émerge.

 

Le choix de rupture de Mélenchon : plus qu’une erreur, une faute. 

Ainsi Mélenchon, grisé par son score à la Présidentielle, rompt son alliance avec les communistes. C’est d’abord une erreur : son succès, qui avait commencé avec sa campagne de 2012, est dû aussi, sinon largement, aux communistes. Ceux-ci ont été massivement les acteurs des rassemblements en sa faveur par la force de leur organisation et l’engagement de ses militants, ainsi que leur presse. J’avais pu dire à l’époque (2012) que Mélenchon était le porte-parole du Front de gauche, mais que son moteur était le PC, et c’est sur cette base que le score du Front de gauche avait pu être possible. Et s’il analyse avec précision et objectivité ses résultats récents, il s’apercevra que ce sont les lieux (villes, départements) où le PC reste encore fort, que l’audience de la France insoumise a été elle-même la plus forte. Or ce n’est pas du tout un hasard : c‘est l’effet non seulement d’une sociologie particulière, celle des victimes du libéralisme, mais aussi d’une influence politique auprès de ces dernières ! En se coupant des communistes – j’en fais le pari – il va perdre beaucoup de voix dans le camp de ceux qui ont voté pour lui avec enthousiasme, dont la mienne. Et son projet de recomposition de la gauche autour de lui va du coup à l’échec. Tant pis pour lui : c’est ce qui arrive à ceux qui, en politique, sont perturbés par leur réussite et, si je puis dire, « la jouent perso ». Mais pas tant pis surtout, hélas, pour les clases populaires, qui souffrent et ont besoin aussi bien d’un immense renouvellement de la gauche que de son union.

Justement, au-delà de cette erreur catastrophique il y a la faute morale, présente en filigrane dans ce qui précède. Elle est double. D’une part il oublie tout ce que le mouvement qu’il a fondé doit, dans la dernière période et comme je l’ai indiqué, aux communistes, ce qui est une forme d’ingratitude moralement injustifiable et incompréhensible. Je dis bien « moralement » puisque je crois savoir que, philosophiquement, il fait une place à la morale dans son engagement politique, comme on peut le constater dans les travaux de son conseiller intellectuel, J. Généreux – ce qui n’est pas fréquent. Où est donc passée sa morale ? Le cynisme politique, très fortement présent ailleurs, aurait-il repris le dessus ? D’autre part, et c’est là le plus grave, Mélenchon entend occuper toute la place à gauche, ignorant que la gauche de Hamon est tout à fait respectable et ambitionnant  avant tout  de détruire le PC, avec la force réelle qu’il continue à avoir.

Or cela est à la fois inadmissible moralement (à nouveau) et irresponsable par rapport à l’avenir de la gauche anti-libérale, dite « radicale ». On peut ne pas être entièrement d’accord avec le PC au nom ce qu’il a été à l’époque de l’URSS. Mais on oublie alors qu’il s‘est profondément renouvelé, sinon refondé, et qu’il doit continuer ce processus, tout en restant communiste, ce qu’il fait. Je justifierai ce point en faisant appel à un propos que j’ai lu récemment sous la plume d’un journaliste, pourtant pas spécialement marxiste, Jacques Julliard, et que je cite : « La ²décommunisation² de l’extrême gauche a fait sauter le verrou doctrinal qui la rattachait à la gauche, au sens classique du terme » – j’ajoute « et qui empêchait sa dérive libérale ». Il s’agit très précisément du marxisme, pour employer un terme générique qui peut recouvrir une grande diversité de compréhensions de celui-ci. Car, ramené à l’essentiel qui fait l’accord, le marxisme est la seule doctrine qui nous révèle l’essence du capitalisme, en accuse l’injustice structurelle et nous en propose le dépassement  profond à terme, afin de lui substituer une tout autre organisation économique et sociale : une société visant l’intérêt de tous et l’épanouissement vital de chacun – ce que j’appelle l’émancipation, c’est-à-dire la fin des aliénations qui font de la majorité des individus des êtres mutilés, rabougris, in-humains, à savoir privés de leur pleine humanité, incapables de réaliser toutes leurs potentialités (voir mon livre Les chemins difficiles de l’émancipation  qui va paraître, pour plus de détails). Or cette perspective-là, contraire à la pensée dominante en politique, est un bien extrêmement précieux qui, au-delà de son aspect économique (la fin de l’exploitation de l’homme par l’homme) vise à promouvoir, et je le dis sans la moindre emphase, une nouvelle civilisation fondée sur des droits humains universels, bien plus riches humainement et  bien plus concrets que ceux que la  Déclaration de 1789  a déjà promulgués.

Or, c’est ce « verrou doctrinal » (dont Généreux, à nouveau, ne parle guère) que Mélenchon risque de fragiliser en s’en prenant, avec un mépris rare, au PC et en voulant le liquider. Celui-ci est le support institutionnel (ou partidaire) d’un héritage idéologique fondamental dont on ne sait pas vraiment s’il le revendique, malgré ses propositions politiques avec lesquelles on peut être souvent d’accord. En voulant détruire ce support, on risque de faire disparaître cet héritage. Je sais bien que s’en réclamer, quitte à l’enrichir ou l’actualiser comme je tente de le faire, ne fait pas l’unanimité, voire suscite l’hostilité ou carrément la censure des médias. Et pourtant, il faut s’y consacrer, fût-ce dans une relative solitude  intellectuelle, car il est le seul à nous indiquer ce qu’il faut dénoncer et combattre ainsi que ce vers quoi il faut aller en politique. Comme le disait Platon : « Il ne suffit pas de vouloir le juste, il faut savoir le juste qu’il faut vouloir ». Or je ne vois pas ce qui, dans les doctrines politiques à la mode (Tocqueville, Hayek, Weil, Arendt, Aron, l’individualisme, etc.) et qui  constitue la culture qui va nous diriger désormais (Macron et une large partie des dits socialistes s’en inspirent), peut nous éclairer à ce propos, en dehors de la pensée de Marx ou de celles qui s’appuient sur elle. Sans ce fond doctrinal et sans ceux qui le défendent, c’est le conformisme le plus imbécile qui nous menace, l’abandon aussi de toute visée morale de justice, le culte de l’individu entrepreuneurial et consommateur (pour ceux qui ont les moyens) et, du coup, l’expansion du malheur social pour ceux d’en bas – les « sans dents » comme disait l’autre d’un air hautain. Bref, il ne suffit pas de marcher comme un Macron triomphant risque de  s’y employer faute d’une résistance unie en face de lui : il faut marcher en avant et non en arrière. As-tu compris ce qui nous menace, J.-L. Mélenchon, si tu veux faire cavalier seul et te retrouver isolé?

 

                                                                          Yvon Quiniou de MÉDIAPART

 

 

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Législative: des candidats PCF dans la 1ère et 2ème circonscription du le Pas de Calais

19 Mai 2017, 17:21pm

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Législative: des candidats PCF dans la 1ère et 2ème circonscription du le Pas de Calais

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Liberté Hebdo 1272: L'édito de Robert

19 Mai 2017, 05:49am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Liberté Hebdo 1272: L'édito de Robert

DANS LES YEUX DE BRUNO LE MAIRE

N’avez-vous pas perçu une brève lueur, fuga­ce mais bien réelle dans le regard du nou­veau ministre de l'Economie et des finances ?

Toute la journée de mercredi était comme dans un temps suspendu. Une bulle d'éternité pour ceux qui attendaient les noms. Prêts à les déchirer à belles dents. Tant à droite, qu'à gauche.

 

On imagine un changement de ministre comme un trans­fert de clés. Ce n'est pas si simple. L'ancien, pas encore tout à fait ancien, est encore là. Il accueille. Il console celles et ceux qu'il laisse entre les mains, les griffes, de son successeur.

On imagine les cartons prêts, derrière le paravent et les plantes vertes. C'est pourtant difficile. Le nouveau, pas encore chez lui, attend. Il trépigne. Il piaffe. Il sait qu'il est désormais chez lui. Qu'il choisira ceux qui resteront, désignera ceux à écarter.

En fait, le retard pris à désigner, à officialiser, à nommer les nouveaux membres du gouvernement est comme un entracte dans un vaste plan. Loin des cartons, loin des clés, le scénario est en place.

Toutes les trahisons sont consommées. La poussière des vieux socles se redépose déjà sur les nouvelles têtes. Même Nicolas Hulot qui, pour beaucoup d'écologistes et d'humanistes sincères, aurait fait un bon candidat à la présidentielle, est entré dans le jeu en souriant.

La poudre de perlimpinpin a suffi à gommer les imper­fections.

Tout est beau, onze hommes, onze femmes, autant d'anciens que de nouveaux, de gauche que de droite, tous estampillés, macronisés.

Ceux qui ont cru voter utile en votant Macron dès le premier tour doivent se dévorer les phalanges ce soir.

Car il n'y a rien de neuf dans ce gouverne­ment. « Laissez-les travailler », crient déjà les plus optimistes. Jusqu'au 11 juin, ils auront tous leurs aises pour faire.

 

Mais ils savent que les urnes rendront un verdict au soir qui décidera de leur sort le 18 juin.

Le peuple de gauche doit maintenant porter à l'Assemblée Nationale ses députés. Il sait qu'il doit choisir des femmes et des hommes mus par l'in­térêt collectif et les valeurs de la République.

Bruno Le Maire a déjà eu sous les yeux la première ques­tion qu'ont posée deux parlementaires à monsieur Macron et son frais Premier ministre.

Doux parlementai­res nordistes. Alain Bocquet, député-maire de Saint- Amand et Éric Bocquet, sénateur-maire de Marquillies, qui n'ont de cesse que soient entreprises de vrais actions contre la fraude et l'évasion fiscale.

L'éclair fugace qui a traversé son regard lorsqu'il savou­rait son intronisation a quelque peu pâli lorsqu'il a dû évoquer cette question.

Nul doute que le soir du 11 juin, il mesurera avec d'autant plus d'acuité le nombre de députés pouvant eux aussi appuyer sur le sujet de la fraude fiscale.

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« Vous êtes la mort et le néant ». Le SMS assassin de Jean-Luc Mélenchon à Pierre Laurent

17 Mai 2017, 18:57pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

C’est le contenu du SMS envoyé par Jean-Luc Mélenchon, chef de file de la France Insoumise (FI) à Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, que révèle le Canard Enchainé ce mercredi 17 mai. Si depuis la fin du 1er tour, les tensions entre FI et le PCF sont à leurs combles, la révélation de ce SMS vient confirmer la rupture entre les deux formations.

Voilà ce que publie le Canard Enchainé dans ses colonnes du mercredi : le contenu d’un SMS rageur, envoyé par Jean-Luc Mélenchon à Pierre Laurent le 4 mai, au lendemain du premier tour. La raison ? Les fameuses affiches de campagnes pour les législatives utilisées par le PCF et qui porte les couleurs de la France Insoumise et la figure de Mélenchon alors même que ces listes ne sont pas celles de la France Insoumise.

«  Vous êtes la mort et le néant » écrit Jean-Luc Mélenchon. « Dix mois pour ‘’me soutenir’’, dix minutes pour soutenir Macron. Je vais donc annoncer notre rupture politique dès mon retour à Paris. Et je vais dire pourquoi  ».

« Vous êtes la mort et le néant ». Le SMS assassin de Jean-Luc Mélenchon à Pierre Laurent

Dans les heures qui suivent parait le communiqué de presse accusant les communistes de « semer la confusion parmi les électeurs », puis c’est une plainte qui est déposée. La semaine suivante, c’est l’annonce que les candidats insoumis s’affronteront aux candidats communistes lors des prochaines législatives. La rupture est bel et bien consommée.

Cette rupture (attendue) est le résultat, et d’une tentative désespérée pour l’appareil communiste de se maintenir la tête hors de l’eau et de sauver son appareil politique (et les postes dans les institutions) au prix d’alliance infortune jusque dans les rangs du PS ; et de l’opération de « fusion-acquisition » que mène Mélenchon sur les différentes composantes de la gauche sous la bannière de la France Insoumise afin d’occuper l’espace laissé béant par l’hécatombe du PS. Les résultats aux législatives diront qui sortira gagnant de cette bataille…

Photo : Fred Dufour/AFP

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Une ligne pour les élections, mais une perspective qui aille bien au-delà s’impose

11 Mai 2017, 16:59pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Une ligne pour les élections, mais une perspective qui aille bien au-delà s’impose

Dans la situation qui est la nôtre, nous communistes, mais je dirai plutôt nous citoyens français et en particulier la classe ouvrière, les couches populaires, ce que nous allons subir, la désunion des forces de gauche, je considère cette proclamation d’un candidat communiste du nord Pas de Calais comme la base de ce que nous pouvons affirmer. L’espèce de folie qui semble avoir saisi le monde politicoen, les trahisons, les déclarations, les ralliements, mais aussi les aventures qui sous pretexte de nouveauté refusent tout rassemblement, tout cela contribue à un grand désarroi qu’il nous faut dissiper le plus possible et c’est à ce titre que ce tract électoral est correct,simple et direct. Nous devons apparaître pour les communistes, ceux qui demeurent pour une part importante de notre peuple une référence d’honnêteté et de position de classe, autant que de dignité dans la défense de la paix et de notre pays. Nous ne devons pas contribuer au désarroi. Mais je crois aussi qu’il faut que les communistes envisagent dès maintenant une perspective qui aille au-delà des échéances électorales si importantes soient-elles. Un bilan clair et précis de nos errances stratégiques s’impose, non pour s’auto-flageller, mais pour être en mesure de rompre avec ce qui visiblement n’a pas été la bonne ligne, ni pour notre parti, ni pour le pays. Il est peut-être encore possible par une union qui de fait apparaîtra comme une simple accord électoral de sauver quelques députés, ce n’est pas négligeable et il faut bien mesurer que nous acheminons en l’état vers une assemblée introuvable dominée par une majorité présidentielle qui ne cache pas ses projets et une droite dans l’opposition ou même la cohabitation qui fera de la surenchère dans l’austérité et la destruction de nos acquis séculaires. C’est pourquoi il faut penser l’avenir au-delà des échéances électorales. Sommes-nous encapacité de construire un parti qui favorisera l’intervention populaire et pour cela reconstruira un tissu au plus près de ceux qui souffrent dna les entreprises, les établissements, les lieux de résidence? 

 

Quel peut-être son apport spécifique ? 

 

(note de danielle Bleitrach)


 

 

Réaction de Fabien Roussel


Au lendemain du second tour d’un scrutin présidentiel conclu par l’élection d’Emmanuel MACRON et par le rejet majoritaire du Front national, le taux d’abstention et le nombre considérable des votes blancs ou nuls témoignent de l’ampleur des préoccupations de nos concitoyens face à leurs difficultés, et de leurs graves interrogations sur l’avenir qui leur est promis.

 

C’est bien évidemment, un vrai soulagement de voir la route de la Présidence de la République barrée au Front national.

 

Mais pour autant, notre coeur n’est pas à la fête car la démocratie française sort profondément altérée de cette campagne, et de décennies d’alternances politiques défavorables aux intérêts populaires.

 

Les trahisons et les renoncements de gouvernements successifs face aux enjeux et face aux attentes pèsent lourd, alors que les moyens existent bel et bien, d’agir autrement et de répondre aux besoins du pays.

 

Dans le Nord Pas de Calais, dans notre Valenciennois en particulier, les taux de chômage et la pauvreté sont insupportables et indigne de notre République. Quand est-ce que ces difficultés seront-elles enfin reconnues ? Je réclame, encore une fois, ce plan d’urgence tant attendu pour relever le défi de l’emploi, de la santé, du logement et des services publics, ici où les besoins sont importants.

 

A l’avenir, nous ne voulons plus être obligés de voter par défaut, nous voulons construire un vrai changement de politique qui libère la France de la tutelle des marchés financiers, qui proclame « l’humain d’abord » et s’attaque à la domination de la finance en conquérant de nouveaux pouvoirs à tous les niveaux, qui ouvre le chemin d’une nouvelle société de bonheur, de solidarité, de justice, d’écologie, de paix et d’égalité.

 

Avec les élections législatives des 11 et 18 juin prochain, nous avons une nouvelle occasion pour décider de notre présent et de notre avenir.

 

Nous avons une grande responsabilité commune devant tous les électeurs qui demandent de nous unir et de nous rassembler pour faire entendre leur voix à l’Assemblée nationale, pour s’attaquer au chômage, à la pauvreté et à la vie chère.

 

Fabien Roussel, candidat dans la 20ème circonscription

 

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Le programme de MACRON

11 Mai 2017, 15:47pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 Des cadeaux aux plus FORTUNÉS, payés par les autres

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