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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Articles avec #elus communistes

Face au libéralisme En Marche, fédérons le peuple de gauche

22 Mai 2017, 17:29pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Face au libéralisme En Marche, fédérons le peuple de gauche

Le quinquennat qui s’engage sous la présidence d’Emmanuel Macron est lourd de menaces pour les conquêtes sociales et les droits des salariés. Face à un président de la République déterminé à appliquer un programme rétrograde sous l’apparence de la nouveauté, nous devons prendre la mesure des défis qui nous attendent.

 Son programme s’inscrit dans l’exacte continuité de la politique conduite ces quinze dernières années. Il ne se fixe aucun objectif ambitieux ni en matière de croissance, ni en matière d’emploi, ni en matière d’écologie, mais il veut en revanche accentuer la remise en cause du droit du travail et des acquis sociaux.

 Derrière l’annonce de mesures justifiées par le « bon sens » et le « progrès », se cache en réalité un programme avec une cohérence idéologique. Il débutera son mandat en poursuivant par ordonnances la réforme du Code du travail. Sur la forme, le recours aux ordonnances fait écho aux usages réitérés du 49-3 lors de la précédente mandature. Emmanuel Macron privera ainsi la représentation nationale d’un débat digne de ce nom, illustrant son manque de considération pour le Parlement. Sur le fond, il promet de faciliter les licenciements, de plafonner les indemnités prud’homales, de promouvoir le travail dominical, d’institutionnaliser la précarité par l’ubérisation du marché du travail… Il veut encore réformer l’assurance chômage, en privant les salariés de tout pouvoir de décision en matière de couverture chômage, réduire également de 20 milliards d’euros supplémentaires l’imposition des entreprises, laisser la liberté aux entreprises d’augmenter la durée du travail.

 Le nouveau président ambitionne par ailleurs de diminuer de moitié l’impôt sur la fortune au bénéfice des actionnaires, de réduire l’autonomie des collectivités locales en leur imposant 10 milliards d’euros d’économies supplémentaires, de grever de 60 milliards d’euros les dépenses publiques au détriment de la Sécurité sociale et des services publics. Ses préconisations rejoignent celles de Bruxelles et passent sous silence les enjeux essentiels de la répartition des richesses, du renforcement des mécanismes de solidarité, de l’augmentation des revenus et des minima sociaux, de l’élaboration d’une véritable stratégie industrielle, de la conduite d’une politique énergétique et environnementale ambitieuse…

 Ce projet individualiste dessine une société qui laisse sur le bord du chemin les personnes et les familles les plus fragiles. C’est la raison pour laquelle il doit mobiliser contre lui toutes celles et ceux qui aspirent à la construction d’une société plus juste, plus solidaire, plus fraternelle. Cette mobilisation ne peut être que guidée par des valeurs de respect et d’espérance, sans alimenter la haine et le ressentiment.

 Il est ainsi plus que jamais nécessaire de faire converger dans leur diversité les projets d’émancipation sociale. À l’Assemblée nationale, il faudra que les forces de progrès soient en nombre suffisant pour oeuvrer à la reconstruction de la gauche en créant des passerelles, en élaborant des stratégies communes, dans le respect de l’identité de chacun. Nous ne pouvons nous permettre de ruiner à coups de querelles intestines et de batailles d’ego l’espérance de ceux qui aspirent à voir la gauche relever la tête et à se battre, pied à pied, contre ceux qui tentent d’imposer à la France la voie d’un libéralisme forcené. L’invective et les slogans ne font pas un programme politique.

 Le débat sur le projet de loi Travail en 2016 nous a déjà permis de tracer les contours d’une autre gauche, décidée à retrouver le chemin du progrès social et assumant l’héritage des luttes sociales, qui, du repos dominical aux 35 heures en passant par les congés payés, du salaire minimum au droit à la retraite en passant par la Sécurité sociale, ont permis de forger ce modèle social et républicain qui est aujourd’hui le patrimoine commun de millions de nos concitoyens.

 Faire reculer les dogmes libéraux et le pouvoir de l’argent sera demain au coeur des combats de la gauche. Pour bâtir une majorité et mettre en échec le programme porté par La République En Marche !, il nous faut fédérer le peuple de gauche, dialoguer et unir nos forces. C’est la tâche difficile mais exaltante qui attend les communistes et leurs alliés tout au long de cette campagne législative et qui les attendra demain dans l’hémicycle !

 

Tribune publiée dans La lettre hebdo de Témoignage chrétien du 18 mai 2017.

 

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Communauté urbaine : La fin des petites communes ?

23 Mars 2017, 20:31pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Les élus communistes et républicains refusent avec fermeté toute idée de communauté urbaine menée au pas de charge et sans concertation. Ils rappellent leur attachement à la coopération intercommunale librement consentie et refusent toute disparation des compétences des communes. C'est la démocratie locale qui est en jeu alors que déjà dans de nombreux secteurs du département élus et habitants se mobilisent pour la défense des services publics locaux comme ici l'action pour que les communes continuent de délivrer les cartes d'identité.

Communauté urbaine : La fin des petites communes ?
Communauté urbaine : La fin des petites communes ?

Intervention de Bernard Blondel le 22 mars 2016 :

communauté d'agglomération de Béthune-Bruay- Artois-Lys-Romane.

 

"Il n’est pas facile de commenter un ROB alors que notre territoire a évolué au 1er Janvier. Evolution du nombre de communes – du nombre d’habitants – évolution des dépenses et ressources - des compétences obligatoires – optionnelles ou facultatives sur lesquelles nous ferons un choix dans l’année ou les 2 ans qui viennent.

Après le rappel de la conjoncture nationale et des éléments financiers concernant les collectivités, vous avez tous compris qu’il faudra faire plus avec moins de dotations de l’état.

Pourtant nos collectivités ne sont pas responsables du déficit public – elles ne représentant que 10 % de la dette publique et avec des comptes équilibrés et pourtant nous participons à l’éventuel redressement financier de notre pays.

En préparation du budget 2017 – nous devons tenir compte, avec la fusion, des nouvelles compétences à exercer (eaux pluviales – conservatoires – PLU – piscines – zones activités communales) pour ne citer que les principales. Nous constatons aussi que les mesures des gouvernements SARKOZY et FILLON – en supprimant la TAXE PRO, ont transféré le poids de cette fiscalité sur les ménages (34 KE pour les impôts entreprises et 43 KE pour les impôts ménages). Par contre les allocations compensatrices baissent de 50 KE. Globalement pas d’augmentation des ressources. N’oublions pas non plus la TEOM à 0 % - un des rares territoires de notre région à ne pas l’activer.

Par contre nos dépenses subissent des augmentations :

Liées à la fusion par l’harmonisation des salaires.

Liées aux nouvelles compétences comme je l’ai dit précédemment.

Liées enfin aux mesures mises en place pour l’harmonisation technique et politique du territoire.

Pour faire face à ces augmentations et à la stagnation de nos ressources :

Economies sur le fonctionnement.

Lissage sur les investissements pour le besoin de financement.

Activation du levier fiscal avec peu de marge.

A travers ces différentes réflexions, pas facile de trouver le bon équilibre.

Après cette fusion, beaucoup de travail pour mener à bien cette harmonisation et beaucoup d’interrogations et de projections pour prendre les bonnes décisions.

Alors quand on parle et on reparle de Communauté Urbaine, de cohérence territoriale, je me demande sur quelle planète certains vivent.

Sous quelle autorité ou avec quel mandat peut-on parler au nom de communes ou d’intercommunalité pour dire qu’il faut aller plus loin dans le regroupement des collectivités.

Les élus communistes et apparentés des 3 intercommunalités sont clairs sur ce sujet – ils n’accepteront pas, aujourd’hui comme demain, cette Communauté Urbaine et ne participeront pas à l’établissement de ce projet.

Que l’on nous laisse travailler – que l’on nous donne des moyens supplémentaires pour le faire et surtout – surtout – foutez nous la paix. Il y a des choses plus urgentes à faire pour répondre aux aspirations de nos habitants, de nos élus et à conserver une proximité acceptable".

Merci de votre attention

 

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En commission, la colère froide d’EricBocquet, Sénateur communiste

9 Février 2017, 18:00pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 

En commission, la colère froide d’EricBocquet après un plaidoyer de la finance par des banquiers impliqués dans l’évasion fiscale.

Voilà pourquoi la présence d'élus communistes dans les hémicycles de l'état est nécessaire.

Des élus qui ont le sens des responsabilités au regard de l'intérêt général.

 

 

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André Chassaigne : UN REFERENDUM SUR LE CETA

28 Janvier 2017, 10:04am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Dans le cadre de la campagne NoCETAchallenge, André Chassaigne réaffirme l'exigence portée par les députés du Front de gauche de soumettre la ratification du traité à référendum.

Dans le cadre de la campagne NoCETAchallenge, André Chassaigne réaffirme l'exigence portée par les députés du Front de gauche de soumettre la ratification du traité à référendum. #NoCETAchallenge

Publié par Les députés du Front de Gauche sur vendredi 27 janvier 2017

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PCF : radiographie d’un vote militant

30 Novembre 2016, 18:59pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Les militants communistes ont voté. À une majorité modeste, ils ont choisi le soutien à Jean-Luc Mélenchon, mais le résultat global dissimule d’importantes inégalités. Comment comprendre les évolutions internes du monde militant ? Regard  (le site) sur un vote éclaté…

Les analyses qui suivent s’appuient sur les chiffres officiels rendus publics par la direction du PCF. 

1. Entre 2011 et 2016, le corps électoral communiste s’est rétracté : il est passé de 69.300 à 56.600, soit un recul d’un peu moins de 20%. Désormais, plus de 40% des cotisants communistes se trouvent regroupés dans 13 départements qui comptent plus de 1.000 cotisants à jour. La passion du débat interne a provoqué une participation légèrement plus importante qu’en 2011 : 7 cotisants sur 10 se sont déplacés pour voter.

2. En 2011, Jean-Luc Mélenchon avait recueilli 59,1% des suffrages exprimés ; cette fois il n’en recueille que 53,5, soit un recul de 5,4%.

Il progresse dans 24 départements ; dans 10 d’entre eux, il progresse de plus de 10% et, parmi eux, dans des départements a priori inattendus comme le Puy-de-Dôme, le Nord et le Pas-de-Calais. En revanche, il recule de plus de 30% dans 7 départements, il est vrai d’implantation modeste, à l’exception de la Corrèze.

Une grande part de renversement de situation entre la Conférence nationale et le vote militant semble s’être joué dans cinq grosses fédérations, la Seine-Maritime (où le maire de Dieppe Sébastien Jumel s’était engagé en faveur de JLM), le Nord et le Pas-de-Calais (où les mauvais résultats communistes des européennes ont peut-être atténué les propensions à un solo communiste), le Gard et le Val-de-Marne (où le poids des élus a pesé en faveur de Mélenchon).

Ces cinq fédérations regroupent de fait plus de 20% du nombre national de cotisants.

 

3. Un fait mérite de retenir l’attention. À trois reprises, en juin 2016 (vote des militants pour le 37e Congrès), le 4 novembre 2016 (Conférence nationale) et à la fin novembre les votes internes au Parti communiste se sont soldés par de courtes majorités, en faveur de la direction ou contre elle.

Mais les majorités n’ont jamais été les mêmes. Si l’on observe la ventilation des résultats entre les différentes options, on est tenté de suggérer qu’il y a désormais quatre sensibilités dans l’organisation, d’importance sensiblement égales. Un quart des suffrages se retrouvent dans les options les plus "ouvertes", qui ne font pas de la protection de l’organisation le critère premier des alliances politiques : ce groupe s’est retrouvé au Congrès autour de la motion "Ambition communiste" et a participé à l’initiative récente de "Front commun".

Un second groupe, aux traits très marqués, est avant tout sensible à la nécessité d’affirmer une identité communiste en tant que telle, ce qui suppose de concourir sous l’étiquette communiste aux élections, surtout les plus structurantes. C’est cette sensibilité qui a porté avec le plus de cohérence l’option d’une candidature communiste.

Un troisième groupe conserve l’attachement à l’existence d’un parti communiste distinct, mais comme condition pour peser dans des alliances à gauche, et d’abord avec le parti socialiste. Héritière de l’esprit de « gauche plurielle », cette sensibilité a promu la candidature communiste en 2016, sans renoncer à la possibilité d’une alliance de la plus large gauche, si les conditions se modifient au début 2017.

Enfin, le quatrième groupe est structuré autour du groupe dirigeant actuel. Il considère que le communisme ne peut exister sans parti communiste déclaré pour le faire vivre. Attaché à l’existence d’une structure pérenne et dotée de moyens matériels, il considère que l’option tactique, notamment électorale, est seconde par rapport à cet objectif. Selon les moments, il privilégie le rapprochement avec tel ou tel des groupes précédents. C’est en cela qu’il se considère comme l’axe des rassemblements internes.

Un équilibre instable

Au Congrès du printemps 2016, la direction s’est appuyée plutôt sur le troisième groupe qu’il a intégré dans le dispositif en place. Dans la phase préparatoire à l’élection présidentielle, ce sont le second et le troisième groupes qui ont convergé pour porter l’option d’une candidature communiste. Dans l’ultime phase, à la veille de la Conférence nationale, c’est un rapprochement avec la première sensibilité qu’a fini par choisir le secrétaire général, inquiet des effets destructeurs possibles d’une candidature communiste. Sans l’engagement déterminé de cette sensibilité, le renversement de majorité n’eût pas été possible.

Le problème est que cet équilibre, où aucun groupe n’est un bloc sans nuances, est par essence instable et la fragilité des majorités en atteste. Jusqu’à ce jour, la culture de l’unité partisane l’a emporté mais, il est vrai, dans des contextes où les minorités étaient réduites et relativement isolables dans l’organisation. C’est ce trait qui a permis l’épuisement de toutes les "dissidences" antérieures, à plus ou moins longue échéance.

L’élection présidentielle et ses conséquences, ses effets sur la restructuration politique générale, et notamment à gauche, permettront-ils la reproduction de cette culture ? Il est bien sûr impossible de le dire. Dans l’immédiat, la majorité des militants qui se sont exprimés ont choisi de s’engager dans le soutien, étroit ou plus distancié, à celui qui fut le candidat du Front de gauche en 2012. Cet engagement sera-t-il profond ? Les rancœurs de la période récente s’effaceront-elles dans une dynamique commune ? Les semaines et les mois à venir le diront.

Les données détaillées par département peuvent être téléchargées (format .xls) ci-dessous

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Feu sur le crétinisme parlementaire, votons pour l’existence d’un parti communiste de lutte de classe (1)

26 Novembre 2016, 09:19am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Bonjour de nombreux camarades se sont exprimé cette semaine sur le vote des communistes. Je leur donne ici la réponse aux questions qu’ils posaient telles qu’elles m’ont interrogé mais plus largement aussi a la suite de tous ce que j’ai pu lire et entendre. Comme mon texte est assez long je mettrai sur un deuxième message les textes qui m’ont interpelé et qui me semble apporter des élements à notre débat


Gilbert

 

Feu sur le crétinisme parlementaire, votons pour l’existence d’un parti communiste de lutte de classe

 

Le débat fait rage depuis une semaine autour du vote que les communistes vont émettre a partir les 24, 25, 26 novembre . Il se dit et s’écrit tout et n’importe quoi sur ceux qui défendent l’option 2 . Il se dit qu’ils sont droitiers, qu’ils veulent s’allier avec le PS, qu’ils sont tous des partisans de l’Europe sociale, qu’ils sont des diviseurs, qu’ils veulent empêcher que le seul candidat en mesure de battre la droite et l’extrême droite se retrouve au deuxième tours, bref qu’a cause d’eux le pays va vers des jours sombres, que l’heure devrait être aux front anti fascistes, au rassemblement des forces de gauche pour défendre des valeurs de progrès et j’en passe des pires et des meilleurs, tant le déluge verbale est vigoureux pour nous sommer de rallier le seul pôle possible de la raison et de la renaissance communiste.

 

Comme aux grandes heures de l’anticommunisme des débuts, nous sommes reparti pour tous les fantasmes possibles et imaginables, pour tous les mensonges, toutes les constructions les plus délirantes mais aussi dans une personnalisation à outrance, un idéalisme béat . La curée est telle que Marx en prendrait des démangeaisons et une envie pressante de revenir pourfendre de sa plume sarcastique et précise tout ces tissus d’ineptie déployé en son nom . Les philistins sont de retours.

 

Martelli, au lendemain du 5 novembre lance une grand idée dans Regard le journal qu’il partage avec Clémentine Autin après avoir procédé a une fine analyse du vote. il nous dit que l’option 2 représente un vote identitaire . Mais c’est quoi ces histoires d’identité communiste ? Voila comment la sociologie de l’histoire fabrique des catégories qui viennent désamorcer la valeur combative des mots en les vidant de leur contenu pour leur adjoindre des assemblages d’idées qui ne leur appartiennent pas.

 

Il n’existe pas une identité communiste mais une pratique communiste, une pratique destinée à transformer le monde d’un point de vu concret.

 

Cette pratique est nécessairement collective mais elle a besoin d’une organisation . Qu’ensuite les communistes aillent dans les masses et participent a des collectifs c’est dans leur rôle d’organisateur et d’éclaireur . Lénine ne cesse de le répéter dans « Que faire » expliquant qu’il n’existe pas de petites revendications. Il le disait en 1902 dans une période de crise politique et de reflux de l’organisation sociale démocrate ( qui était alors le parti révolutionnaire). Cette exigence ne devrait pas avoir changer depuis, mais il reste a reformuler la question de la prise du pouvoir à quoi ces luttes sont forcément corrélées, et pour ce faire il faut une organisation structurée avec des objectifs clairs et non pas un foutoir mouvementiste articulé sur une vision petite bourgeoise de la société.

 

Les gens qui voit partout le spectre de l’identité, je leur conseil d’entreprendre un travail sur eux même, c’est qu’il doivent souffrir d’en manquer. Martelli et tous ceux qui comme lui font de l’identité l’axe de l’engagement, aimerait bien tout ramener a cette question métaphysique et traiter l’activité politique d’un point de vu ontologique plutôt que matérialiste. Pour les communistes, travailler avec les autres est une nécessité révolutionnaire et c’est d’autant plus facile quand on est clair avec soit même et que l’on a une base d’appui solide tel que devrait être un parti communiste.

 

Je rajouterai que les gens attendent cela. Les prises de consciences ne sont jamais spontanées. Elle se forgent dans les luttes et selon des degrés différents depuis des histoires et des expériences a chaque fois singulières. Le parti communiste reste ce référent permanent et solide qui permet d’apporter du sens et des perspectives. C’est pourquoi il ne doit pas disparaître et dire ce qu’il sait des matériaux qu’il a accumulé, dans les grands moments de débat national. Il s’agit d’une question tout a fait pratique qui n’a rien identitaire.

 

Autre exemple Chassaigne fait l’objet d’une attention particulière de la part de tout la sphère mellenchonistes. Il est le seul a s’opposer au ralliement soudain de la direction. Cette position le distingue et le singularise. Il devient tout d’un coup la cible de tous et le responsable de toutes erreurs du PCF de toutes les situations indélicates dont le parti s’est rendu responsable depuis cinq ans. Le PRCF lui adresse une lettre ouverte pour lui demander des comptes alors que les communistes n’ont pas encore choisi leur stratégie, mais le voila déjà désigné comme leur candidat et comme on connaît les saints on les honore, s’il est candidat il est forcément tout puissant et donc seul responsable de son programme. Chassaigne doit donc s’expliquer .

 

Puis voila qu’il refuse le costume qu’on lui prête, dénonce les risques pour le parti de disparaître en cas de soutient accordé au candidat auto proclamé de la France insoumise, dénonce son autoritarisme et une conception hyper centralisé dans la manière de faire de la politique Il est derechef violemment pris a parti par Alexis Corbières qui sur le mode du « c’est celui qui le dit qui est » rebascule sur son dos la critique adressé à Melenchon et l’accuse de s’être auto proclamé candidat a son poste de député après l’exercice de trois mandat. Mais Alexis Corbières ne s’arrête pas ce renvoi de balle, il enchaîne aussitôt sur un air que nous commençons a connaître en disant « Aujourd’hui, la seule candidature pouvant empêcher un second tour droite FN est celle de Melenchon, » puis il poursuit sur un ton menaçant « Si Chassaigne continu a s’obstiner a nous tirer dans le dos on s’interrogera sur les racines politique de cet acharnement, d’un noyau d’hypocrites remplis de mauvaise fois »

 

Depuis quinze jour les interventions des melenchonistes sont toutes taillées sur ce modèle. Elles oscillent entre la mégalomanie et les menaces. Qu’a dit Chassaigne ? Dans une tribune publié dans l’humanité il donne son analyse de la situation par les mots qui suivent

« Réunis en conférence nationale le 5 novembre à Paris, les délégués du PCF de tout le pays ont envoyé un message fort, dont la teneur et le sens profond méritent ici d’être précisés. Les médias l’ont en effet interprété comme un vote contre Jean-Luc Mélenchon. Cette lecture est superficielle. Certes, la personnalisation de cette candidature, comme son orientation, suscitent de justes interrogations auprès de nombre de nos militants. Il n’empêche, l’essentiel est ailleurs. Ce vote revêt un sens positif, constructif et dynamique ».

Franchement, peut-on continuer a le qualifié de pro socialiste « hypocrite et de mauvaise fois » quand dénonçant les coup de butoirs des gouvernements socialistes, il explique quelques lignes plus loin : « Dans le contexte actuel, une candidature issue du parti communiste est légitime et nécessaire pour faire entendre la voix des communistes. Bien au-delà, elle a vocation à rassembler les progressistes de notre pays. »

S’agit-il dans son esprit de temporiser et de tromper nos attentes quand il termine sur ces mots « Une candidature qui portera l’exigence et l’urgence de mettre en chantier une société nouvelle. Une candidature qui n’affronte pas seulement la finance par les mots, mais par les actes, en s’appuyant sur les intelligences et les mobilisations sociales. Cette fin de semaine, par leur vote, les communistes se doivent de prendre leur responsabilité devant l’Histoire, notre Histoire » ?

 

Avons nous décidé de faire d’avantage confiance à ses détracteurs, à ceux qui ne lui pardonne pas son refus d’être dans la conformité de la clique de petits bourgeois qui traîne depuis l’élection de Hollande ses état d’âme sur toutes les scènes du parisianisme et autres lundi de gauche ? Je lis ici et là que nous serions bicéphale, que les partisans de l’option 2 ne sont pas homogène entre eux et qu’ils tirent dans des directions différentes. Est-ce de cette manière que se traitent dans leur conflictualités internes les contradictions secondaires qui s’opposent dans un pacte de circonstance à une contradiction externe qui les menace ? Sont-t-elle nécessairement destiné à devenir des forces centrifuges ? Ne sont-elles pas au contraire soumises à un travail qui peut les conduire à l’unification, par une prise de conscience des objectifs communs et des ressorts que possède la situation nouvelle ? »

 

Nous soutenons une candidature communiste parce que c’est une nécessité historique pour au moins deux raisons.

 

La première c’est que si nous ne le faisons pas nous acterions de fait ce que les directions successives que nous avons connu cherchent à faire depuis Martigues, à savoir sonner la fin au PCF. 

 

La deuxième c’est que si nous le faisions pas, nous laissons les campagnes des présidentielles et des législatives sans contradicteurs face aux candidats du MEDEF et laisserions les classes populaires sans perspective de luttes, sans organisation pour leur permettent de se structurer.

 

La France insoumise n’est qu’un ramassis de petits bourgeois qui agitent le catalogue de ses revendications en faisant un bras d’honneur à la classe ouvrière. Il n’y a qu’à aller voir pour le comprendre dans son programme quelle est sa position sur la fiscalité où sont repris les propositions très rocardienne de la TVA, sur les salaires avec un SMIC qu’il propose à un niveau nettement en dessous de celui proposé par la CGT, ou sur les questions industrielles. Ce programme, ne propose aucune nationalisation significative des grands groupes qui décident de l’économie nationale et privatise de fait les services publics d’énergie avec ses propositions de transition écologique.

 

Face aux programmes de la droite, qui vont pouvoir continuer en l’accentuant encore plus fortement la politique libérale du gouvernement socialiste, ce ne sont pas quelques coups de mentons dans des messes à grand spectacle taillées sur mesures pour la nouvelle idole des classes moyennes que la riposte va pouvoir s’organiser et prendre quelque efficacité. Certains ne croient plus en notre parti, je ne sais pas comment ils concevaient leur opposition quand il militait dans ses réseaux, mais pour moi il n’y a qu’une solution envisageable, faire le travail militant avec les camarades et faire avec eux l’expérience de la vacuité de cette direction en la démontrant dans les faits à chaque fois que nous nous trouvons en défaut face aux nécessités des luttes.

 

Je constate de ce point de vu, que quelque chose vient de se manifester avec force qui traduit un refus net de ce qu’il se passe depuis des années. Contrairement à ce que beaucoup indiquent, ce refus est porté par la jeunesse qui exige d’avoir les moyens des combats pour lesquels elle s’est engagée. Il l’est aussi par tout un réseau de cadres intermédiaires qui constatent avec effarement les incompétences de notre direction et son incapacité à avoir prise sur le mouvement de la société.

 

La dernière décision prise par cette direction en est une parfaite illustration. Elle préfère au nom d’un tout sauf avec le parti, faire cause commune avec l’ennemi d’hier, plutôt que de laisser les communistes se battre sous leur drapeau. Cette direction n’est plus communiste, nous le savions, mais le plus extraordinaire c’est que ses contempteurs d’hier deviennent tout d’un coup ses plus fervents soutient, parfois au nom même du communisme dont ils auraient seuls gardé la quintessence, en remettant toutes les responsabilités que cette direction porte, sur le dos de ceux qui veulent ouvrir une autre voix que celle de la résignation .

 

Redisons le, l’option 1 est celle que défendent tous les partisans de la liquidation. Elle est celle de tous ceux qui depuis Martigues défendent les accords privilégiés avec le PS, d’ailleurs, ce week-end, Tartignolle se retrouve dans le Nord avec tout un aréopage de cette gauche de casse et de catastrophe Un camarade qui nous écrivait récemment faisait une analyse qui a priori semblait juste. Ceux qui défendent l’option 2 en effet, à première vu, ne sont pas tous sur la même longueur d’onde. Cependant comme nous avons pu le constater à l’occasion du dernier congrès, nombre d’entre eux s’étaient déjà rapproché de nous sur un certain nombre de questions importantes, comme celles de la sortie de l’Europe ou du refus des primaires. Nous aurions pu d’avantage rassembler tous ces camarades si nous avions pu leur proposer un texte commun, qui dépasse les petites différences qui ont fait l’éparpillement sur les texte 3 et 4. Le refus qui nous a été opposé par celui qui aujourd’hui appelle au boycott, n’a pas permis ce rassemblement. C’est un manque à gagner pour la bataille d’aujourd’hui, c’est une perte de temps d’énergie et d’efficacité car on est toujours plus fort uni que divisé. Alors faisons attention de ne pas reproduire cette erreur.

 

Conforme à notre objectif d’unir les communistes nous avons décidé de soutenir « pour un choix clair » tout en indiquant les faiblesses et les ambiguïtés contenues dans ce texte (voir les précédents courriers que je vous ai envoyé qui sont sur le site www.lepcf.fr). Cette attitude a permis une dynamique et le résultat du 5 novembre. Cette dynamique s’est confirmé et renforcé depuis. Un deuxième appel issue d’une vingtaine de membre de l’exécutif national du parti confirme leur choix pour l’option 2 tout en appuyant d’avantage sur la nécessité d’une candidature communiste "garantie d’une démarche collective" capable de porter une exigence populaire et de travailler au rassemblement le plus large possible.

 

Comme le disait Gilles Gourlot il y a rassemblement et rassemblement ; Il y a le rassemblement de la gauche ou des gauches et puis il y a le rassemblement à faire en terme de classe, le rassemblement de tous ceux qui ont des intérêts communs contre le capital et les grands monopoles. Ce n’est pas exactement le même scénario, ni le même projet, parce que ce n’est pas le même objet. Notre conception du rassemblement réclame d’autres moyens que ceux du spectacle et des clics sur internet. Il réclame un autre engagement que celui de l’esbroufe et des reality-show show. Il réclame une force militante de terrain et des convictions de combats. C’est sur ce point particulier qu’il existe un gouffre entre le projet des communistes et celui de la France insoumise. (voir le petit reportage de Descartes et son analyse de la France insoumise)

 

Alors ne reprenons pas les méthodes, ni les présupposés de l’analyse que faisaient la gauche de la gauche sur le résultat du référendum sur la constitution européenne, d’après lesquels il y aurait eu un non de gauche et un non d’extrême droite. Et bien non, il y eu un vote de classe, principalement issue des quartiers populaires qui s’est prononcé pour le NON et un vote des classes moyennes qui s’en est distingué en votant pour le oui avec la grande bourgeoisiePareillement il y a eu le 5 novembre un vote pour le parti et la poursuite de son existence dans les luttes du peuple et un vote pour son effacement, un effacement qui a court terme enclenchera sa disparition.

 

D’une part , il faut faire l’analyse de ce vote en terme de contradictions. La contradiction principale se trouve aujourd’hui entre ceux qui veulent continuer le parti et le rendre présent partout ou se produit le mouvement de ceux qui résiste au capital et veulent un changement de société et ceux qui veulent le paralyser et le considère comme une chose inutile d’autre part. Nous avons reçu cet outil des mains des générations qui avant nous ont porté haut le drapeau du monde du travail et de la lutte des classes . Nous avons aujourd’hui la tache de lui redonner son usage, de le remettre aux générations qui viennent. Les contradictions ne sont pas des choses figées. Elles produisent du quantitatif et du qualitatif dans leurs affrontements. Je vois déjà les positions se raffermirent dans le groupe de ceux qui ont exigé « un choix clair ». Le camarade nous disait qu’il y a deux groupes qui ne sont pas en phase semble a priori avoir raison cependant je vois qu’ils se rapprochent du fait du combat qu’ils mènent ensemble et des contradictions qu’ils affrontent dans ce combat.

 

Lénine le constatait qu’il existe des périodes ou les choses s’accélèrent et ou la conscience de classe fait des bonds fulgurants, comme après 1905 ou en 1917 . On ne résout que les questions qui sont en passe d’être résolue parce qu’elles ont été mûrie par des conditions objectives. Elles le sont parfois dans la méconnaissance conscientes de leurs acteurs, ils pensent être a jamais figé dans l’attente du mouvement puis tout d’un coup le fruit tombe quand ils ne s’y attendait pas. Nous somme arrivé a un carrefour, ou tout le travail fait par le réseau depuis plusieurs congrès et singulièrement au cours du dernier, est en train de prendre sens dans la tête de nombreux communistes.

 

La campagne des primaires de la droite vient de faire souffler un vent glaciale sur le pays mais les partisans de la France insoumise n’en tire qu’une chose : ils sont les mieux placer pour les battre. Ils refusent de s’apercevoir que quelque chose venait d’arriver qui allait tout redéfinir dans les scénarios des uns des des autres. Or tout n’est pas encore connu. J’ai envie de dire mais attendez l’entré en campagne du PS avant d’établir vos certitudes . Cette campagne pointe déjà son nez avec le soutien de personnalité de la culture apporté à Hollande. Elle commence depuis les résultat du premier tour des primaires de la droite avec la montée au créneau contre ses programmes. On voit poindre à cette occasion l’esquisse d’une stratégie, le PS se présentant en seul recours crédible contre le dangereux retour au pouvoir d’une droite dure. 

 

Bientôt viendra le tour des primaires socialistes . Il n’y en aura rien que pour eux et ils vont pouvoir se poser comme le seul vote utile pour empêcher le programme revanchard de la droite. Il aurons alors beau jeux de faire apparaître Melenchon comme un diviseur, comme ils avaient déjà réussi a le faire en 2012, et je suis près a parier qu’il y aura de nombreux retour de vestes.

 

Les attaques des melenchonistes et des partisans de l’option1 cherche à nous faire peur avec des spéculations qui feront pschitt dans le vif de la campagne. L’élection qui arrive risque de nous réserver à tous une grosse surprise, ce sera cela notre brexit ou notre effet Trump. C’est a dire qu’à la sortie de la foire d’empoigne à laquelle se livre les actuels prétendants, nous risquons d’avoir un résultat que personne n’avait prévu six mois avant. Déjà Fillon a pris tout le monde de court. Le Pen tiendra-t-elle la longueur face a lui ? Poutine a fait connaître sa préférence et il a du flair. C’est normal il n’est pas pris dans les mêmes contradictions que nous et il défend ses intérêts. Le réalisme politique va trancher, ce sera sec et sans bavure, car comme nous l’observons depuis quelques temps, le monde ne peut pas se satisfaire des formes dans lesquels l’idéologie veut l’enfermer. Ceux qui reste dans les combinaisons d’hier n’ont aucune chance de se dégager des élections a venir !

 

Le peuple à une sorte de flair qui lui donne souvent des intuitions qui dérangent le jeu conventionnel. Melenchon est un homme d’hier, il fait parti du système. Fillon est parvenu à donner l’idée qu’il lui était extérieur. Enfin trop de gens donne le PS mort, quand rien n’est moins sur. 

 

Les verts ont choisi celui qui voulait défendre les idées du parti au lieu Des combines avec les partis. La tendance on le constate est au grand ménage et seul un communiste qui n’a pas trempé ses mains dans tout ce petit monde parisien pourra rassembler les milieux populaires.

 

Quand ils n’utilisent pas les insultes ou les tentatives de culpabilisation , les melenchonistes et leurs supplétifs gauchistes lancent des tentatives de séduction ou désinforment sur la réalité des soutiens qu’ils enregistrent. C’est le cas avec cette information qu’ils jugent de la première importance et qu’ils rappellent à l’envie sur les réseaux sociaux , du ralliement depuis le moi de juin d’une fédération complète du PCF à la France insoumise . Alors là, je peux vous dire qu’il nous prennent vraiment pour des idiots. Voila des semaines, voir des mois qu’ils nous donnent cet exemple comme représentant l’étalon de ce qui va permettre de tout changer pour construire la seule vraie alternative. 

 

Seulement voilà, il y a plusieurs détails qui ne donnent pas un fond harmonieux à ce jolie roman et qui en trouble sérieusement la trame narrative. Qui sont ces communistes ?

 

D’abord je voudrais rappeler que nous avons connu le parti plus prompte à dissoudre une fédération qui ne respectait pas les statuts quand cela l’arrangeait. La Somme en sait quelque chose. Ensuite qu’aurait dit ce même parti si nous avions soutenus publiquement un autre candidat que celui qui nous avait été imposé dans des circonstances assez semblables il y a cinq ans ? Ou encore plus récemment dans certaines circonscriptions où avaient été passé des accords avec le PS ?

 

Voila donc une fédération qui le congres terminé fait officiellement savoir qu’elle prend une autre orientation que celle voté par les conférences et qui choisi en dehors de toute procédure légale une démarche indépendante ! Qu’est-ce à dire ? N’est on pas fondé de se demander à quoi il peut servir de la laisser poursuivre la bride laissé libre au coup ? Ensuite cet article nous apprend que cette même fédération organise 19 collectifs de soutien à la France insoumise avec d’autres militants, pour atteindre un effectif mirobolant de 170 inscrits sur le département.

 

Enfin il y a cette information savoureuse que l’on nous donne sans doute à titre exemplaire, qu’ils ont enregistré 28 adhésions sur cette base et que ce chiffre correspond a 30% de leurs adhérents. Ah bon, mais alors trois fois 28, même en rajoutant quelques unités pour arrondir, cela fait quelque chose comme 90 adhérents pour toute la fédération, c’est a dire un groupuscule. Autant dire que le PCF est inexistant dans ce département. N’est-ce pas faire beaucoup de bruit pour rien comme disait le grand Shakespeare ? A moins que justement il fallait bien ébruiter, à titre de sonde, la nouvelle impertinence dans un galop d’essai, vers les grands pâturages de la France insoumise. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils font l’objet de beaucoup d’attention et sont devenu très utiles au nouveau cours du rassemblement comme à tous les donneurs de leçon qui viennent nous expliquer où se trouve le vrai courage.

 

Dans mon dernier texte je concluais en reprenant un passage du livre de Laurent Gaudet « écoutez nos défaites. » je pense qu’en effet il est temps d’avoir cette écoute, comme le demandent certains camardes dans leur courrier. Il est temps d’apprendre des défaites que nous avons subit toutes ces années. Il est temps de questionner les stratégies d’union de la gauche qui depuis 1965 nous livrent à chaque fois dans les pattes de machiavels qui ne pensent qu’a leur carrière et assurent la pérennité des institutions bourgeoises. Il faut sortir « du crétinisme parlementaire », sortir de ses limites qui « enferment dans un monde imaginaire, enlève tout sens du souvenir, toute compréhension pour le dure monde extérieur » .

 

Je relisais ces jours « les Luttes de classe en France » et je trouvais en ouvrant le livre cet avertissement de Karl Marx qui m’a tout de suite sauté au yeux, comme un écho du passage que j’avais évoqué du livre de Laurent Gaudet. Marx tenait a fait la remarque suivante « A l’exception de quelques rares chapitres, chaque période importante des annales de la révolution de 1848 à 1849, a pour titre : défaite de la révolution !. Ce qui succombât dans ces défaits ce n’est pas la révolution. Ce sont les traditionnels accessoires prérévolutionnaire, résultant de conditions sociales qui ne s’étaient pas encore exacerbées en conflit de classe, personnes, illusions, projets, dont le parti révolutionnaire n’était pas libéré avant la révolution de février, dont il ne pouvait être libéré par la victoire de février, mais seulement par une série de défaites.

 

En un mot : ce n’est pas par ses conquêtes tragi-comiques immédiates que la révolution a progressé et s’est frayé la voie ; bien au contraire, en produisant une contre révolution massive, puissante, en suscitant un adversaire a combattre, le parti de la subversion s’est mué en parti réellement révolutionnaire.

 

Marx dans le développement qui s’en suivra, fustigeait l’hésitation de la classe historiquement censé être appelé a gérer la société en asseyant sa domination grâce au régime parlementaire. L’expression crétinisme parlementaire qui la visait, sera repris plus tard par Engels qui la reprendra pour accusé le parlement de Francfort du mal, « d’une maladie incurable » qui faisait pénétrer « dans ces infortunées victimes la conviction solennelle que le monde entier son histoire et son avenir étaient gouverné par la majorité dans ce corps représentatif particulier qui a l’honneur de les compter parmi ses membres » Melenchon ne nous prose rien d’autre, il est tout tourné vers la gloire présidentielle et ses conséquences législative pour avec une révolution dans les urnes nous enfermer dans une assemblée constituante dont tous le salut viendrait. 

 

Loin de s’appuyer sur les luttes des masses , il nous renverrait assurément dans l’ornière des cinquante dernières années, tout occupé par son complexe de Charléty. Marx s’en prenait pour le démystifier, au neveu de l’oncle et à son impérialisme impériale, nous avons à faire un travail de la même dimension avec le plus mittérrandien des trotskystes et sa révolution citoyenne, mais nous ne pourrons échapper non plus à la tache d’une relecture critique des années d’union de la gauche et de ses stratégies mortifères.

 

Gilbert Rémond

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Autoroutes privatisées: Quand allez-vous cesser de brader le patrimoine public au profit des actionnaires ?

29 Octobre 2016, 14:11pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Intervention de

Avec la privatisation des concessions autoroutières en 2006, l’État a perdu une importante manne financière, de l’ordre de 1,5 milliard d’euros par an.

Alors que s’engagent les discussions sur le dernier projet de loi de finances de ce quinquennat, le Gouvernement devrait, enfin, remettre en cause ce choix.

Ces contrats de concession ne sont pas immuables. L’article 38 les concernant permet de les dénoncer au motif de l’intérêt général, sans alourdir la dette au sens des critères de Maastricht.

Cette dénonciation permettrait enfin de s’engager dans la voie de la renationalisation pour retrouver la souveraineté publique sur les infrastructures et dégager des moyens financiers au service de la transition écologique et de l’aménagement du territoire. Nous le savons tous, les enjeux du ferroviaire, notamment, nécessitent de lourds investissements.

À l’opposé d’une renationalisation, le Gouvernement s’entête dans le choix de la privatisation du bien public au nom de l’emploi et de l’activité des travaux publics, laquelle n’est pas avérée, pour prétendument relancer la machine économique, relance qui n’est pas avérée non plus.

Ainsi, à la suite du premier plan de relance qui prévoit un allongement de la durée des concessions, le Gouvernement a annoncé un second plan.

Or aucun bilan n’est tiré du premier plan, très favorable aux concessionnaires puisque, là où ils investissent un euro, ils récupèrent 4,5 euros.

Ce second plan sera cette fois financé par une augmentation des péages, ainsi que par une participation des collectivités, pour un montant d’un milliard d’euros.

Non content d’utiliser l’argent public pour conforter le secteur privé, le Gouvernement en appelle maintenant au budget des collectivités pour satisfaire les actionnaires, afin, par exemple, de financer les lignes TGV et autres infrastructures.

Quand l’État cessera-t-il de brader le patrimoine public au profit des actionnaires ? Quand le Gouvernement va-t-il enfin ouvrir la voie à la reconquête des moyens publics pour financer l’intérêt général ? (Applaudissements sur les travées du groupe CRC.)

M. le président. La parole est à M. le secrétaire d’État chargé des relations avec le Parlement.

M. Jean-Marie Le Guen, secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement. Madame Didier, vous l’avez rappelé, le capital des sociétés autoroutières a été privatisé en 2006.

La piste d’une renationalisation a été évoquée, travaillée, mais nous avons constaté que cela impliquerait une indemnisation de plusieurs dizaines de milliards d’euros et, s’agissant des investissements publics – vous parliez, par exemple, du ferroviaire –, nous ne pouvions pas nous disperser. Un tel effort n’était pas soutenable pour les finances de l’État. C’est pourquoi nous avons fait un choix différent, mais plus efficace, celui du renforcement de la régulation des concessions existantes, dans le courant de l’année 2015.

C’est ainsi que l’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières, l’ARAFER, a été nouvellement chargée d’une régulation sur ces sociétés d’autoroutes. Elle a une capacité de contrôle et de sanction lorsque les éléments du plan ne sont pas appliqués.

Nous avons mis en place, le 28 juillet dernier, un nouveau plan autoroutier. Il s’agit d’autoriser les sociétés concessionnaires à contribuer de façon minoritaire au plan de financement de travaux d’échangeurs attendus sur les territoires. Ces travaux, qui sont demandés par les collectivités, étaient jusqu’à présent entièrement pris en charge par ces dernières. C’est donc un progrès important pour elles.

Un certain nombre de dossiers, dont la pertinence est avérée en termes d’opportunité pour la desserte et l’activité économique locales, sont déjà avancés. Ces plans seront mis en œuvre dans un contexte par ailleurs difficile pour les travaux publics.

Les hausses de péage concomitantes seront modérées puisqu’elles s’établiront à 0,3 %, quelques centimes d’euro, entre 2018 et 2020.

Voilà pourquoi nous pensons que la politique de relations rénovée et rééquilibrée qui a été mise en œuvre avec les sociétés d’autoroutes représente tout à la fois un progrès et une bonne dépense de l’argent public.

M. le président. La parole est à Mme Évelyne Didier, pour la réplique.

Mme Évelyne Didier. Monsieur le secrétaire d’État, pour avoir été présente lors de la concertation avec les parlementaires, je puis vous assurer que nous n’avons pas eu un éclairage suffisant sur ce sujet.

Je maintiens l’idée que l’État pouvait parfaitement emprunter, surtout au vu des taux pratiqués aujourd’hui, parce qu’on pouvait considérer qu’il s’agissait d’un service à part, hors périmètre de la dette au sens des critères de Maastricht.

En tout cas, dès 2028, l’État percevait chaque année une somme de 1,5 milliard d’euros, ce qui n’est pas négligeable, mais c’est de la maîtrise publique et c’est ce que nous souhaitions.

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Se rassembler pour la candidature communiste

23 Octobre 2016, 08:36am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Réponse collective à la contribution "Conférence nationale du 5 novembre, Pour un choix clair"

 

Chér(es) camarades,

 

Nous avons pris connaissance avec intérêt de la contribution collective « Conférence nationale du 5 novembre , Pour un choix clair » qui a été adressée à plusieurs d’entre nous.

 

Nous nous félicitons de toutes les initiatives que les communistes prennent dans leur diversité autour de l’exigence d’une candidature communiste à l’élection présidentielle de 2017.

 

Et ce d’autant que nous constatons que malgré la décision du Conseil National de proposer trois choix à la discussion des communistes, le secrétaire national multiplie les déclarations et les initiatives promouvant l’attente jusqu’àprès la primaire du Parti socialiste.

 

Pour notre part, nous avons dès la préparation du congrès de juin 2016 dans notre texte « Unir les communistes, le défi renouvelé du parti communiste » défendu le projet d’une candidature communiste en 2017.

 

Dans notre déclaration précédent le Conseil National des 24 et 25 septembre, nous résumions ainsi notre position : « l’élection présidentielle, renforcée par le quinquennat, est au cœur du système de domination de la grande bourgeoisie dans notre société. Elle vise à imposer l’alternance pour que le système capitaliste continue de fonctionner. La place prise par le Front national joue à plein dans ce sens. Raison de plus pour affronter cette bataille en communistes ! Loin des présidentiables éphémères, notre parti peut porter un candidat et un programme communistes, se renforcer en influence idéologique et forces organisées, contribuer à ce que les forces populaires gagnent en conscience et en force face aux combats qui s’annoncent. Le PCF peut porter un candidat représentatif de ces millions de travailleurs qui ont combattu la Loi El Khomri et ne veulent pas baisser les bras. Cette candidature sera un point d’appui pour nos 577 candidats aux législatives, qu’il nous faut désigner rapidement, et affirmera notre volonté de continuer le PCF. »

 

Nous ne souscrivons donc ni à la conception du rassemblement développé au 37éme congrès, ni au retrait éventuel de notre candidat et nos désaccords stratégiques concernant l’Union européenne sont connus.

 

Mais nous partageons l’idée qu’une candidature communiste serait de nature à changer la donne du débat politique dans le pays, à donner une nouvelle chance à la construction d’un rassemblement politique et qu’elle serait un point d’appui essentiel pour la campagne des législatives. Nous ajoutons qu’elle nous paraît le meilleur choix aujourd’hui pour rassembler les communistes.

 

Nous sommes aussi d’accord avec l’objectif que la Conférence nationale débouche sur un choix clair. Cela suppose qu’à l’issue de la Conférence nationale, l’option d’une candidature communiste soit soumise au vote des communistes et ce dans des délais brefs car attendre Janvier, c’est empêcher de fait la candidature.

 

Nous donnerions plus de poids à la candidature communiste en nous adressant dès maintenant à des camarades qui, par la légitimité populaire acquise dans le mouvement social ou /et par le suffrage universel, pourraient porter une telle bataille. Et nous gagnerions en crédibilité en travaillant dès maintenant à ce qui pourrait être les 10 propositions essentielles d’un candidat communiste ;

 

Nous sommes disponibles pour tout ce qui permettra d’avancer dans ce sens et nous sommes déterminés à travailler dès maintenant et jusqu’au la conférence nationale du 5 novembre dans un esprit de rassemblement qui permette de créer une majorité autour de la candidature communiste.

 

Cette réponse est signée par :  


Caroline Andreani, Danielle Trannoy, Gilles Gourlot, Jean-Pierre Meyer, Jean-Jacques Karman, Paul Barbazange, Anne Manauthon, Marie-Christine Burricand, Michaele Lafontant, membres du Conseil National

 

Michelle Bardot(67), Armand Lecoq (34), Michel Capron (34), Gilbert Rémond (69), Daniel Sario, Amandine Lampin(31), Floriane Benoit (38), Laurent Santoire (93), Willy Pepelnjak(38), Eric Ruiz (27), Hervé Fuyet (92), Jean-Pierre Quirin, Michel Dechamps (04), Pierre Viallet, Clara Gimenez (34), Pascal Brula (69), Aimé Couquet ’69), Robert Brun (26), Pierre-Alain Millet (69), Alain de Poilly(94), Bernard Trannoy (33)

 

Conférence Nationale du 5 novembre
POUR UN CHOIX CLAIR
contribution collective

Face à la menace qui pèse sur notre pays, face au risque de voir s’imposer les programmes ultra-réactionnaires de la droite et de l’extrême droite, et disparaître durablement les forces de progrès, les communistes ont décidé en juin dernier de construire un large rassemblement « de toutes celles et ceux qui ne veulent pas se résigner aux renoncements de ceux qui gouvernent, qui ne veulent pas de la droite et de l’extrême droite, qui espèrent contribuer à une société plus égalitaire, plus juste et fraternelle, qui veulent faire émerger une alternative à l’austérité libérale ». Où en sommes-nous ? L’évolution du débat politique confirme l’urgence de ce choix. Et pourtant, nous ne parvenons pas à construire ce rassemblement populaire et à faire émerger une candidature qui puisse lui donner une traduction politique lors de la prochaine élection présidentielle.

Comment sortir de l’impasse ? Menons en grand le débat sur les propositions, en rencontrant toutes les forces de progrès disponibles pour construire un projet d’avenir pour la France, sur la base des résultats de la consultation citoyenne. Mais comment faire avancer un programme sans un candidat ou une candidate, qui soit son porte-parole auprès des citoyens, et que ceux-ci puissent appuyer, sauf à leur donner à penser qu’il s’agit d’une cartouche à blanc ? Notre conférence nationale doit prendre une décision sur la candidature aux présidentielles.

Dans le cas contraire, on irait vers une Conférence nationale invitée à décider d’attendre jusqu’à fin janvier, date de la primaire du PS, pour seulement continuer, voire amplifier avec une pétition, notre posture de rassemblement.

Cette démarche, sans candidat, n’est-elle pas dangereuse ? Ne nous enferme-t-elle pas dans le piège du ralliement, à l’un ou à l’autre, et de l’effacement ?

Jusqu’en janvier, en effet, les candidats déclarés vont développer leur campagne électorale, alors que le parti communiste, si louables soient les intentions et propositions qu’il cherchera à porter, risque fort de rester inaudible sur ses idées, sans levier pour peser dans le rapport de force politique médiatique, et de contribuer à installer comme un fait accompli l’absence du PCF de la campagne présidentielle.

La conférence nationale doit réaffirmer notre stratégie de rassemblement. Mais elle doit aussi aller de l’avant et faire un choix : pensons-nous, comme le défendent quelques camarades, que le ralliement à Jean-Luc Mélenchon et à sa conception étriquée du rassemblement est maintenant la seule solution possible ? Ou bien choisissons-nous de proposer une candidature issue de nos rangs pour porter nos propositions, poursuivre jusqu ’au bout nos efforts de rassemblement, retirant le cas échéant notre candidat pour une candidature commune ? Les communistes doivent pouvoir, sans tarder, se prononcer et choisir l’une de ces deux options.

Il n’y a pas de solution idéale. Mais la candidature de Jean-Luc Mélenchon n’est plus, aujourd’hui, une candidature de rassemblement. Le « populisme de gauche » n’apporte pas de solutions réelles à la crise. Un ralliement par défaut à cette candidature risque de démobiliser durablement les militants, avec des conséquences importantes sur nos campagnes, sur nos résultats aux législatives et sur nos capacités à mener les batailles dont notre peuple aura besoin dans les années à venir.

Une candidature issue de nos rangs, engagée dans la campagne pour porter nos propositions et poursuivre en grand nos efforts de rassemblement, peut au contraire faire bouger la situation à gauche. En donnant une visibilité nouvelle à nos propositions et à notre démarche, en permettant la mise en mouvement des militants, elle peut changer la donne du débat politique dans le pays et donner une nouvelle chance à la construction d’un rassemblement politique. Elle serait aussi un atout pour entrer le plus tôt possible dans la campagne des législatives, avec des candidatures à parité qui donnent à voir le visage du PCF d’aujourd’hui, pour gagner le plus grand nombre possible d’élu-e-s utiles au peuple.

http://data.over-blog-kiwi.com/1/38/56/29/20161017/ob_903d0f_pour-un-choix-clair-de-la-conference-n.pdf

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Intervention en commission plénière les 26 et 27 septembre 2016 du groupe communiste au conseil départemental

29 Septembre 2016, 16:33pm

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Intervention en commission plénière les 26 et 27 septembre 2016 du groupe communiste au conseil départemental
Intervention en commission plénière les 26 et 27 septembre 2016 du groupe communiste au conseil départemental
Intervention en commission plénière les 26 et 27 septembre 2016 du groupe communiste au conseil départemental
Intervention en commission plénière les 26 et 27 septembre 2016 du groupe communiste au conseil départemental
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Jean-Jacques Candelier, Député à l'Assemblée nationale: Deux rapports alarmants viennent de sortir

9 Septembre 2016, 16:39pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

600 000 chômeurs de catégorie A en plus depuis 2012, 350€ en moins dans le pouvoir d'achat des ménages entre 2010 et 2016, 64% des personnes ayant un revenu inférieur à 1200€ par mois qui déclarent ne pas pouvoir faire face à leurs dépenses de santé....

Bien sûr, ces chiffres ne font pas la une des grands médias.

Le Président et son Gouvernement doivent arrêter de nous mentir en affirmant que tout va mieux en France !

Tant que l’austérité continuera de sévir, la situation ne pourra s’améliorer que pour les marges des grands patrons dont les bénéfices continuent de s'envoler.

En deux jours, ce sont deux rapports alarmants qui viennent de sortir.

Le premier, celui de l’OFCE - Observatoire français des conjonctures économiques, accuse les choix économiques de François Hollande. Selon ce rapport, qui prend pour référence le calcul du taux de chômage au sens du BIT, la France compte 194 000 chômeurs de plus depuis le début du quinquennat. Le chiffre est encore plus inquiétant si on prend en compte la méthode de calcul de pôle emploi selon laquelle l’augmentation serait de près de 600 000 demandeurs d’emplois rien que pour la catégorie A entre mai 2012 et juillet 2016.

La croissance quant à elle, a été amputée de 0,8 point chaque année en raison des mesures prises. Enfin, le pouvoir d’achat des ménages a baissé de 350€ entre 2016 et 2010 selon les chiffres du rapport de l’OFCE.

La seconde enquête est celle commandée par le Secours Populaire auprès d’Ipsos sur la Santé des Français. Le constat est sans appel : faute d’argent, les plus pauvres sacrifient leur santé. 36 % des Français déclarent avoir des difficultés pour payer certains actes médicaux mal remboursés par la sécurité sociale. Le renoncement aux soins est une vraie épidémie pour les personnes ayant un revenu inférieur à 1200€ par mois : 64% d’entre elles disent ne pas pouvoir faire face à leurs dépenses de santé. Cette tendance serait en hausse de 22% selon l’enquête.

Bien sûr, cette réalité que chacun connaît ne fait pas la une des grands médias. Le Président et son Gouvernement doivent arrêter de nous mentir en affirmant que tout va mieux en France. Tant que l’austérité continuera de sévir, la situation ne pourra s’améliorer que pour les marges des entreprises qui ont augmenté « d’environ un point de valeur ajoutée » selon l’étude de l’OFCE. Tout est dit.

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Hénin-Beaumont : le Front national perd son procès contre un élu communiste d'opposition

20 Juillet 2016, 07:44am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 

Le maire FN d'Hénin-Beaumont, Steeve Briois, et son bras droit Bruno Bilde ont perdu vendredi le procès en diffamation qu'ils avaient intenté contre le directeur de L'Humanité et un élu communiste de cette commune du Pas-de-Calais, selon le jugement publié dimanche par ce dernier.

Dans un communiqué de presse diffusé le 11 mars 2015, David Noël, élu d'opposition PCF de cette municipalité gagnée par le FN en 2014 dès le premier tour de scrutin, avait appelé à la démission de Steeve Briois et Bruno Bilde car, disait-il, "ils sont tous deux au coeur d'enquêtes judiciaires sur de graves soupçons de fraude". Le communiqué avait été repris sur le site internet du quotidien communiste L'Humanité.

L'élu faisait notamment référence à un article du journal Le Monde évoquant une enquête des services du Parlement européen sur la réalité du travail de certains attachés parlementaires des eurodéputés FN, dont Bruno Bilde, attaché de Steeve Briois en tant que député européen.

L'élu n'a "pas dépassé les limites de la liberté d'expression"

Dans son jugement, le tribunal correctionnel de Paris a estimé que "le lecteur" était "parfaitement informé que les informations fournies" dans le communiqué de l'élu communiste provenaient "d'un mouvement politique opposé aux parties civiles" - Steeve Briois et Bruno Bilde-, car l'auteur se présentait comme "conseiller municipal PCF d'Hénin-Beaumont".

En outre, selon les juges, David Noël avait marqué "une forme de distanciation par rapport aux accusations" qu'il relayait, car il avait précisé dans son communiqué que les informations relatées "provenaient de la presse" et avait noté que les faits, "s'ils (étaient) avérés", étaient "graves".

La 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris a donc jugé que David Noël n'avait "pas dépassé les limites admissibles de la liberté d'expression" et a relaxé les prévenus, David Noël, le directeur de L'Humanité Patrick Le Hyaric et le codirecteur de L'Humanité Silvère Magnon.

Dans ses réquisitions, le 13 mai, le ministère public avait estimé que les propos poursuivis présentaient un caractère diffamatoire.


http://france3-regions.francetvinfo.fr/nord-pas-de-calais/pas-de-calais/henin-beaumont/henin-beaumont-le-front-national-perd-son-proces-contre-un-elu-communiste-d-opposition-1045181.html​

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Canicule : le député Communiste nordiste, Jean-Jacques Candelier propose un droit de retrait au travail à partir de 35°C

20 Juillet 2016, 06:03am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Aujourd'hui, il devrait faire très chaud.

Il y a quelques mois, j'ai déposé une proposition de loi pour protéger les salariés en cas de fortes chaleurs en ajoutant une indication de température dans le code du travail.

En effet, selon l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS), « la chaleur peut constituer un risque pour les salariés (…) au-delà de 30°C pour une activité sédentaire, et 28°C pour un travail nécessitant une activité physique ».

Ma proposition de loi sur le lien ci-dessous. 

 Canicule : le député Communiste nordiste, Jean-Jacques Candelier propose un droit de retrait au travail à partir de 35°C

ASSEMBLÉE NATIONALE

CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958

QUATORZIÈME LÉGISLATURE

Enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 25 novembre 2015.

PROPOSITION DE LOI

visant à protéger les salariés en cas de fortes chaleurs en ajoutant une indication de température dans le code du travail,

(Renvoyée à la commission des affaires sociales, à défaut de constitution
d’une commission spéciale dans les délais prévus par les articles 30 et 31 du Règlement.)

présentée par

MM. Jean-Jacques CANDELIER, Alain BOCQUET, Patrice CARVALHO, Gaby CHARROUX et Mme Jacqueline FRAYSSE,

Député-e-s.

EXPOSÉ DES MOTIFS

Mesdames, Messieurs,

Selon l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS), « la chaleur peut constituer un risque pour les salariés (…) au-delà de 30°C pour une activité sédentaire, et 28°C pour un travail nécessitant une activité physique ». L’INRS ajoute que le travail au-dessus de 33 degrés présente des dangers.

Dans sa recommandation R226, la Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS) rappelle qu’« il est recommandé aux chefs d’entreprises de faire évacuer le personnel des bureaux quand les conditions d’hygiène et de sécurité deviennent mauvaises. Ces conditions sont les suivantes : température de 34°C ».

Les pouvoirs publics alertent à juste titre la population sur les dangers des fortes chaleurs. Fatigue, maux de tête, vertiges, crampes… peuvent entraîner des conséquences graves comme des coups de chaleur ou la déshydratation.

En France, sur les lieux de travail, les fortes chaleurs n’engendrent pas forcément d’aménagements d’horaires. L’employeur a des devoirs vis-à-vis des salariés : il doit prendre « les mesures nécessaires » pour « protéger la santé physique » de ses salariés, et les adapter en fonction du « changement des circonstances ». Ces formulations apparaissent néanmoins trop floues et arbitraires. Tous les employeurs ne peuvent investir dans une climatisation.

Le code du travail ne prévoit pas de température maximale à partir de laquelle les salariés seraient autorisés à rentrer chez eux. Il est préférable que le code du travail définisse un niveau maximal de température au-delà duquel il est dangereux de travailler, et donc possible pour les salariés de rester chez eux. C’est le cas en Allemagne, pays souvent érigé en modèle. Chez nos voisins, si la chaleur excède 35 degrés au travail, l’employeur doit inviter ses salariés à quitter les lieux.

En France, un salarié peut actuellement exercer son droit de retrait s’il pense être en situation de « danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé » ou s’il constate un défaut « dans les systèmes de protection », selon l’article L. 4131-1 du code du travail. En l’absence de critère objectif légal à cette situation de danger, il y a une insécurité dans la relation de travail employeur-salarié. Le salarié doit prouver que ses inquiétudes se fondent sur un motif raisonnable, ce qui est source de litiges et de contentieux.

Il est donc proposé d’introduire le critère objectif dans le code du travail selon lequel le retrait des salariés peut intervenir en cas de température constatée sur le lieu de travail supérieure à 35°C, chiffre retenu en Allemagne.

PROPOSITION DE LOI

Article unique

Le deuxième alinéa de l’article L. 4131-1 du code du travail est complété par les mots : « notamment en cas de température constatée sur le lieu de travail supérieure à 35°C ».

La loi sur le site de l’Assemblée.

 Canicule : le député Communiste nordiste, Jean-Jacques Candelier propose un droit de retrait au travail à partir de 35°C
 Canicule : le député Communiste nordiste, Jean-Jacques Candelier propose un droit de retrait au travail à partir de 35°C
 Canicule : le député Communiste nordiste, Jean-Jacques Candelier propose un droit de retrait au travail à partir de 35°C
 Canicule : le député Communiste nordiste, Jean-Jacques Candelier propose un droit de retrait au travail à partir de 35°C

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JEAN-JACQUES CANDELIER DÉPUTÉ COMMUNISTE: Barroso chez Goldman Sachs, le symbole de l’europe de la finance

19 Juillet 2016, 11:29am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Ma réaction à la nomination de Monsieur Barroso à la Direction non exécutive de Goldman Sachs.

Après avoir été à la tête de la Commission européenne pendant 10 ans, Mr Barroso a décidé de s’offrir un emploi sénior très haut de gamme en étant nommé à la Direction non exécutive de Goldman Sachs, banque d’affaires américaine, pilier de Wall Street, et symbole de la grande finance mondiale.

Cette banque a pourtant a contribué à mettre les Etats à genoux durant la crise financière de 2008, spéculé sur les subprimes et provoqué l’effondrement de l’immobilier aux Etats-Unis, en ruinant des millions de foyers populaires. C’est également cette banque qui avait truqué les comptes de la Grèce afin que celle-ci puisse respecter les conditions du pacte de stabilité nécessaires pour rester dans l’euro.

Le bilan de José Manuel Durão Barroso n’est pas mieux. Celui-ci a provoqué crise sur crise : financière, économique, sociale, humanitaire, et démocratique.

Cette nomination semble donc être une sorte de « cadeau pour bons et loyaux services » ou un « renvoi d’ascenseur » pour le remercier d’avoir si bien mis en musique les politiques libérales qui renforcent partout les souffrances populaires.

Il semblerait que Goldman Sachs, symbole de la haute finance, prête à Mr Barroso une « profonde connaissance de l’Europe ». Et pour cause : qui mieux que lui peut connaitre les « valeurs européennes », lui qui les a révélées et accomplies pleinement en appliquant un pilotage économique libéral automatique permettant de s’affranchir toujours plus des peuples et des votes des citoyens.

Ne pouvant banaliser cette nomination, je lui ai demandé par courrier de démissionner.

Accepter ce poste, ce serait accepter clairement le conflit d’intérêt entre le monde des grandes affaires et certains responsables politiques. Rien de tel pour stimuler la montée de l’extrême-droite en Europe.

JEAN-JACQUES CANDELIER DÉPUTÉ COMMUNISTE:   Barroso chez Goldman Sachs, le symbole de l’europe de la finance
JEAN-JACQUES CANDELIER DÉPUTÉ COMMUNISTE:   Barroso chez Goldman Sachs, le symbole de l’europe de la finance

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Assemblée Nationale: intervention de François Asensi (GDR)

16 Juin 2016, 05:54am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Loi Travail: "par votre coup de force contre le Parlement et votre politique inflexible, vous êtes responsables de la crise !" dénonce Francois Asensi.

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Loi Travail: Patrice Carvalho dénonce le "jusqu'au-boutisme" du Gouvernement.

24 Mai 2016, 16:05pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

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