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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Articles avec #histoire

La classe dominante : éléments de définition

29 Août 2017, 17:33pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

« Les pensées de la classe dominante sont aussi, à toute époque, les pensées dominantes, autrement dit la classe matériellement dominante de la société y est aussi la puissance spirituellement dominante » Marx et Engels, L'Idéologie allemande, Éditions sociales, 2012, p. 44 [traduction modifiée par l’auteur]

Par Lucien Sève*

Ce propos souvent cité de Marx et d’Engels s’inscrit dans une théorisation de l’histoire qu’on peut schématiser ainsi : au communisme primitif des très anciennes formes de vie sociale a succédé il y a plus de cinq mille ans, par suite du développement des forces productives, l’ère des sociétés de classes caractérisées par le passage à l’appropriation privée des moyens de production, donc au clivage social entre classes possédantes – de ce fait dominantes – et classes travailleuses non possédantes – par suite, dominées : maîtres et esclaves dans l’esclavagisme antique, seigneurs et serfs dans le féodalisme médiéval, bourgeois et prolétaires dans la société capitaliste du monde contemporain.

 

Classe dominante et classe dominée

Aujourd’hui, plus encore qu’hier, la domination de classe tend à s’exercer dans tous les domaines de la vie sociale. Elle est en premier domination économique : la classe qui possède comme bien privé les moyens de production sociale pouvant imposer ses conditions à celle qui produit sans posséder – c’est ce qu’on vit journellement avec les licenciements boursiers, le management toyotiste, l’ubérisation sauvage. Elle se redouble en domination politique, c’est-à-dire en influence dirigeante dans l’État et ses stratégies, plus largement dans tous les moyens de pouvoir, de la justice à l’école – ce qu’on vit par exemple avec le dépeçage du code du travail selon les exigences du MEDEF et l’élection d’un président de la République formé par la grande banque. Et elle se complète d’une domination idéologique, qui va de la possession des grands moyens d’information et d’expression des idées à l’imposition de ses façons de penser comme norme sociale – un exemple criant en est l’officialisation de la formule « le coût du travail », qui substitue le langage de la comptabilité d’entreprise à la vérité des faits : le travail étant au contraire l’unique source sociale de la richesse, et spécialement celle des capitalistes.

 

« La malfaisance du capitalisme ne se résume plus à l’exploitation du travail – qui demeure –, elle concerne sous maints rapports le peuple entier, menace l’existence même d’une planète habitable et d’une humanité civilisée. »

 

À la classe dominante s’oppose toujours une classe dominée : une classe sociale n’est pas une réalité isolable, mais l’un des termes d’un rapport, et d’abord d’un rapport de production – l’activité humaine primordiale étant la constante reproduction des moyens de sa subsistance. Mais tout rapport a des aspects contradictoires, il est dialectique. Dominée par la bourgeoisie capitaliste, la classe ouvrière peut aussi faire valoir ses atouts de classe dominante potentielle, étant celle qui produit ce dont toute la société a sans cesse besoin – c’est ce que donne à voir l’action de grève. L’existence même d’une classe dominante comme la bourgeoisie capitaliste n’est possible que parce qu’existe en face une classe sans propriété sur les moyens de production, exploitée, dominée – la classe ouvrière –, mais les hommes et les femmes qui la composent n’en sont pas spontanément des membres conscients – c’est seulement une classe en soi, comme le prolétariat l’était aux débuts du XIXe siècle en Europe, et l’est encore dans maints pays peu développés. Prendre conscience de cette situation commune d’exploité, comprendre qu’elle n’est pas un immuable fait de nature mais un stade de l’histoire, s’organiser pour se battre et y mettre fin, élève la classe en soi en classe pour soi, acteur conscient du devenir humain. Cette longue métamorphose a été l’œuvre du mouvement ouvrier depuis deux siècles, à quoi a énormément contribué Marx en tirant au clair dans Le Capital (1867) le processus de l’exploitation capitaliste et en montrant qu’il est possible et nécessaire de sortir du capitalisme pour édifier une société sans classes, communiste.

 

« La classe ouvrière peut aussi faire valoir ses atouts de classe dominante potentielle, étant celle qui produit ce dont toute la société a sans cesse besoin – c’est ce que donne à voir l’action de grève. »

 

Sortir de la société de classes

Cent cinquante ans plus tard, vu tout ce qui a changé dans les réalités sociales et s’est passé dans l’histoire au XXe siècle, ces indications, sans cesse contestées par l’idéologie dominante, demeurent-elles cependant valables en leur fond ?

Dans l’ordre économique, en même temps que se généralisait la condition salariée, évolution potentiellement décisive pour sortir de la société de classes, se modifiait beaucoup le tableau des dominés dans un pays comme la France : fort développement d’autres catégories exploitées que celle des ouvriers – employés, techniciens, travailleurs « indépendants » –, diminuant le poids relatif d’un prolétariat industriel plus diversifié ; intenses efforts du grand patronat appuyé par les pouvoirs d’État pour démanteler les organisations combatives et déstabiliser la conscience de la classe ouvrière, qui l’ont dans une importante mesure fait régresser vers la classe en soi. Situation inédite dont une pensée dite « post marxiste » conclut qu’à l’analyse en termes de classes devrait se substituer une pensée du peuple où la visée communiste, supposée disqualifiée par l’histoire, serait à remplacer par un socialisme lui-même post-révolutionnaire, « populiste de gauche » (par exemple : Chantal Mouffe et Iñigo Errejón, Construire un peuple, éd. du Cerf, 2017 ; Jean-Luc Mélenchon, L’ère du peuple, Pluriel, 2016). Sont ici sous-estimées deux choses : que les dominants, eux, sont plus que jamais une agressive classe pour soi (Cf. cette déclaration du milliardaire états-unien Warren Buffett en 2005 : « Oui, il y a une guerre des classes, et c’est ma classe qui est en train de la gagner »), et que si, en face, l’état des choses est complexe, l’exploitation capitaliste y est plus que jamais féroce, de sorte qu’en sortir pour de bon est une nécessité urgente. L’analyse en termes de classes n’est donc pas à minorer mais au contraire à étendre. Car la malfaisance du capitalisme ne se résume plus à l’exploitation du travail – qui demeure –, elle concerne sous maints rapports le peuple entier, menace l’existence même d’une planète habitable et d’une humanité civilisée. La tâche est alors de concrétiser de façon inventive les possibilités de mouvements largement majoritaires visant à sortir de la société de classes, objectif incontournable, rendant sens actuel à la révolutionnaire visée marxienne du communisme.

 

« Le grand capital domine aussi d’autres couches bourgeoises et celle des actionnaires se surimpose à celle des gestionnaires, non sans de profondes tensions. »

 

Dans l’ordre politique aussi, bien des choses ont bougé depuis l’époque – celle de l’écrasement sanglant de la Commune de Paris – où Marx pouvait résumer le rôle de l’État de classe à sa fonction répressive, qui rendait mystificatrice toute autre idée de la révolution qu’insurrectionnelle. En développant les activités productives et en s’enracinant dans toute la vie sociale, la domination de la classe possédante se complexifie : le grand capital domine aussi d’autres couches bourgeoises et celle des actionnaires se surimpose à celle des gestionnaires, non sans de profondes tensions. L’État ne peut plus du tout être réduit à un instrument répressif de « la » classe dominante – bien que c’en soit toujours un aspect essentiel –, il est bien davantage un lieu spécifique de lutte des classes et fractions de classe, y compris des classes populaires, où s’élabore selon le rapport des forces la politique dominante. Pour une grande part, la domination des possédants y prend la forme d’une hégémonie politico-idéologique s’exerçant à la persuasion, rendant plus rare le rapport ouvert à la répression. D’où les apparences mystificatrices selon lesquelles suffiraient désormais les luttes électorales. Rien ne fera l’économie d’une stratégie de conquête du pouvoir par les forces populaires pour construire une société sans classes, c’est-à-dire une révolution. Mais beaucoup a changé dans ce qu’il y a lieu d’entendre et de faire sous ce nom. Pour l’essentiel il s’agit aujourd’hui, dans un pays comme la France, de ce que Gramsci appelait « guerre de positions », conquête persévérante d’une hégémonie politique et idéologique rendant inarrêtables des transformations sociales majeures formant processus. Énormément est à inventer et à faire vivre en pratique dans ce sens renouvelé de l’action communiste.

 

 

« Toute victoire politique passe nécessairement par le travail d’idées, l’explication et la perspective convaincantes. »

 

Un travail d’idées

Ce qui précède dit déjà l’importance capitale des luttes pour la domination idéologique. L’énorme élévation depuis un siècle du niveau général d’instruction et de culture est à la fois un présupposé essentiel du passage à une société où tous et toutes prendront leurs affaires en mains – c’est cela, une société communiste –, et la raison pour laquelle désormais toute victoire politique passe nécessairement par le travail d’idées, l’explication et la perspective convaincantes. Un atout majeur pour le combat communiste dans la France d’aujourd’hui est l’ampleur du travail théorique de haut niveau qui se fait sur et avec Marx – c’est ce qu’on lui oppose sous le nom de « post marxisme » qui est déjà vieilli. Il y a là un gage crucial de gain d’influence dominante possible pour une force politique sachant dire haut et fort pourquoi l’humanité va tragiquement dans le mur et comment la seule issue est d’engager dès maintenant le passage à une société sans classes en s’appuyant sur ce qui s’essaie de façon tâtonnante mais prometteuse en ce sens et en y participant systématiquement dans des formes neuves d’organisation. Ce qui implique de mettre haut la barre, en qualité comme en quantité, pour un travail de formation individuelle et collective étroitement lié au développement tous azimuts de l’initiative politique. Y contribuer davantage encore est ce qu’on souhaite chaleureusement à Cause commune. Comprise non comme point de doctrine figée mais comme source d’inspiration vivante, l’idée marxienne de classe dominante est donc toujours des plus opératoires.

 

*Lucien Sève est philosophe. Ancien élève de l'Ecole normale supérieure, il est agrégé de philosophie.

 

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"Mélenchon fermera sa gueule !" Maxime Gremetz

11 Mai 2017, 05:31am

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Un rapport dévoile les liens entre cinq banques et assurances françaises et les colonies israéliennes

4 Avril 2017, 17:58pm

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BNP Paribas, Société Générale, Crédit Agricole (et sa filiale LCL), BPCE (et sa filiale Natixis), et AXA.

Un rapport dévoile les liens entre cinq banques et assurances françaises et les colonies israélienne

Paris, le 29 mars 2017 – Plusieurs organisations (Association France Palestine Solidarité, CCFD – Terre Solidaire, Fair Finance France, FIDH, LDH, Solidaires, CGT et Al-Haq) publient aujourd’hui un rapport sur « Les liaisons dangereuses des banques et assurances françaises avec la colonisation israélienne ». Il met en lumière les liens entre certaines banques et assurances françaises et des banques et entreprises israéliennes impliquées dans le maintien et le développement des colonies israéliennes.

La colonisation israélienne dure depuis 50 ans. Illégale au regard du droit international, elle ne cesse de s’accélérer. La planification de 6 000 nouveaux logements depuis janvier 2017 en est la dernière manifestation. Dans la continuité de ses résolutions antérieures, le Conseil de Sécurité de l’ONU a adopté le 23 décembre 2016 la résolution 2334, exigeant notamment d’Israël « qu’il arrête immédiatement et complètement toutes ses activités de peuplement dans le Territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est ».

 

[...]

Lire l'article intégral en cliquant ici :  Lire le rapport

 

 

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Il y a 77 ans, le 21 janvier 1940, les députés COMMUNISTES étaient déchus de leurs mandats

4 Février 2017, 09:06am

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Le 21 janvier 1940, la Chambre des députés (Assemblée Nationale), à l'unanimité (de la SFIO jusqu'à la droite fasciste) adoptait la loi dite de "déchéance" prononçant la perte des mandats électifs des députés communistes.

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La loi de déchéance 21 janvier 1940 

"Le Sénat et la Chambre des Députés ont adopté, 
"Le Président de la République promulgue la loi dont la teneur suit : 

"Art.1-Tout membre d'une assemblée élective qui faisait partie de la Section Française de l'Internationale Communiste, visée par le décret du 26 septembre 1939, portant dissolution des organisations communistes, est déchu de plein droit de son mandat, du jour de la publication de la présente loi, s'il n'a pas, soit par une démission, soit par une déclaration, rendue publique à la date du 26 octobre 1939, répudié catégoriquement toute adhésion au Parti Communiste et toute participation aux activités interdites par le décret susvisé. 

"Art.2- Pour les membres des assemblées législatives, la déchéance prononcée par la présente loi est constatée à la demande du Gouvernement par le Sénat ou par la Chambre des Députés. 
"Pour les membres des autres assemblées, elle est constatée, à la requête du préfet, par arrêté de préfecture. 

"Art.3- Tout élu qui est condamné par application du décret du 26 septembre 1939, pour des faits postérieurs à la démission ou à la déclaration publique prévue à l'article premier, est déchu de plein droit de son mandat dans les conditions fixées par la présente loi, du jour où la condamnation devient définitive. 

"La présente loi, délibérée et adoptée par le Sénat et par la Chambre des Députés, sera exécutée comme loi de l'Etat. 

"Fait à Paris, le 20 janvier 1940.

 

DeputesPCF1940-a

Par le Président de la République, 
Albert LEBRUN 

Le Président du Conseil, ministre de la guerre et des affaires étrangères 
Edouard Daladier 

Le Garde des sceaux, ministre de la justice 
Georges Bonnet 

Vice Président du Conseil 
Camille Chautemps 

Ministre de l'intérieur 

Albert Sarraut 


7 députés communistes bravent l'interdiction du PCF du 26 septembre 1939 

Les députés sont réunis le 9 janvier 1940 à la séance de rentrée du Parlement pour écouter le discours d'usage du doyen d'âge et ensuite élire le président de la Chambre et les autres membres du bureau pour l'année 1940. La présence de sept députés communistes mobilisés et permissionnaires suscite dès l'ouverture de la séance de telles protestations sur les bancs de la droite parlementaire. 

Il s'agit de Benenson, Dewez, Guyot, Grenier, Mercier, Michels et Puech (dit Parsal) qui ont obtenu, comme c'est le droit de tous les députés mobilisés, une permission pour siéger aux séances de la Chambre. Deux autres députés communistes mobilisés et permissionnaires, Langumier et Le Corre, sont aussi présents à la Chambre mais, en tenue militaire, ils ne peuvent siéger. 

Précisons que ces députés, à l'exception de Mercier et Puech, n'ont pas pu adhéré, en raison de leur mobilisation, au nouveau groupe communiste formé le 28 septembre 1939 : le Groupe ouvrier et paysan français (GOPF). 


Les députés communistes refusent l'indigne comédie d'union sacrée de ceux qui ont soutenu les accords de Munich 

Le 9 janvier 1940, quatre des sept députés communistes présents dans l'hémicycle refusent de s'associer à l'hommage rendu par la Chambre aux armées de la République qui "se sont levées en masse à l'appel de la Patrie en danger". 

La Chambre vote, alors, à main levée une peine de censure avec exclusion temporaire contre les quatre députés communistes : Grenier, Guyot, Mercier et Michels. Le Parti communiste célèbre le comportement des quatre députés dans 
L'Humanité clandestine n° 19 du 14 janvier 1940 : "Le Parti communiste adresse ses plus chaleureuses félicitations aux députés Raymond GUYOT, MERCIER, MICHELS et GRENIER pour leur courageuse attitude à la Chambre des Députés."

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L'Humanité clandestine explique : "Comme c'était leur droit et leur devoir, ils ont refusé de se prêter à l'indigne comédie d'union sacrée qui consiste à présenter comme un devoir patriotique le sacrifice imposé aux soldats et au peuple de France dans l'intérêt exclusif de la mafia de capitalistes qui rançonnent le pays." 

Mais la conséquence la plus importante de cet acte courageux des députés communistes sera la loi du 20 janvier 1940 qui prévoit la déchéance des élus qui n'ont pas publiquement rompu avec le Parti communiste. 


60 députés et 1 sénateur déchus de leurs mandats 

Ainsi, le 1 février 1940 le Gouvernement saisit la Chambre des députés et le Sénat pour que les deux assemblées législatives constatent respectivement la déchéance de 60 députés et d'un sénateur qui n'ont pas rompu avec le Parti communiste à la date du 26 octobre 1939.

 

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La Chambre, dans une résolution votée le 20 février 1940, vote la déchéance de 60 députés communistes qui prend effet à partir du 20 janvier 1940, date de la loi. 

Il s'agit des 43 députés communistes membres du GOPF, des 9 non-inscrits fidèles au Parti, des 4 non-inscrits qui ont rompu le 11 janvier 1940 (Benenson, Honel, Langumier, Le Corre), de Daul et Gitton qui ont rompu avec le Parti communiste en novembre 1939 et enfin de Puech et Philippot qui ont rompu avec le GOPF en janvier 1940. 

Puis le Sénat, dans un vote du 29 février 1940, constate la déchéance de Marcel Cachin. 

En plus d'être déchus de leur mandat, 44 députés communistes seront jugés à partir du 20 mars 1940.


L’ordonnance du 5 février 1940 

Citation : "République française, 3è tribunal militaire permanent de Paris. 

Nous, capitaine de Moissac, juge d'instruction militaire près le 3è tribunal militaire permanent de Paris. 
Vu la procédure instruite contre les nommés -suivent les noms - inculpés d'infraction au décret du 26 septembre 1939, portant dissolution des organisations communistes.

DeputesPCF1940-d.jpg

Attendu, qu'il résulte de la même information, charges suffisantes contre : 

1.BAREL 2.BARTOLI 3.BECHARD 4.BENOIST 5.BERLIOZ 6.BILLOUX 7.BONTE 8.BRUN 9.CATELAS 10.CORNAVIN 11.COSSONNEAU 12.COSTES 13.CRISTOFOL 14.CROIZAT 15.DADOT 16.DEMUSOIS 17.DUCLOS Jacques 18.DUCLOS Jean 19.DUTILLEUIL 20.FAJON 21.GAOU 22.GRESA 23.JEAN, dit Renaud Jean 24.LAREPPE 25.LEVY 26.LOZERAY 27.MARTEL 28.MIDOL 29.MONMOUSSEAU 30.MOQUET 31.MUSMEAUX 32.PERI 33.PETIT 34.PHILIPPOT 35.PRACHAY 36.PROT 38.RAMETTE 39.RIGAL 40.ROCHET 41.THOREZ 42.TILLON 43.TOUCHARD 44.VAZEILLE, d'avoir à Paris, ou sur le territoire français, entre le 27 septembre et le 5 octobre 1939, dans tous les cas depuis temps non prescrit, en participant à la constitution et au fonctionnement du Groupement dit "Groupe Ouvrier et Paysan Français", notamment à la rédaction et à la diffusion d'une lettre en date du 1er octobre 1939, adressée à Monsieur le Président de la Chambre des Députés, et prônant la paix sous les auspices de l'Union Soviétique, participé à une activité ayant directement ou indirectement pour objet de propager les mots d'ordre émanant ou relevant de la IIIè Internationale Communiste et d'organismes contrôlés en fait par cette IIIè Internationale. 

Attendu que les faits sus-énoncés constituent le délit prévu et réprimé par les articles 1, 3 et 4 du décret du 26 septembre 1939, pris en exécution de la loi du 19 mars 1939. 

Renvoyons les quarante-quatre inculpés sus-nommés devant le 3è Tirbunal militaire permanent de Paris, pour y être jugés conformément à la loi. 
Fait en notre cabinet, au Palais de Justice, à Paris. 

"Le 5 février 1940. 
Le Juge d'instruction militaire : DE MOISSAC"/citation 
Le procès : début 20 mars 1940

 

Ne pas falsifier l’Histoire.

 

Le mouvement est enclenché. Avec l'antifascisme comme ferment, la mobilisation populaire ne va plus cesser de pousser dans le sens de l'alliance.

 

La dynamique est générale. Chez les intellectuels, des rencontres se multiplient à travers des comités pluralistes. La donne politique a, elle aussi, évolué. La SFIO subit les secousses de divisions internes, le Parti radical prend conscience de l'échec de ses alliances avec la droite. Quant au PCF il a (opéré une véritable rupture avec sa stratégie antérieure « classe contre classe. »(« HD » n° 321 du 9 au 15 mai 1996, article de Didier Rochet).

Face au fascisme, « l'unité à tout prix » devient le credo, validé par l'Internationale communiste. Il prend l'initiative d'un pacte d'unité d'action qui est signé avec la SFIO le 27 juillet.

 

Les résultats des cantonales et des municipales encouragent ces rapprochements. Jour symbolique s'il en est, le 14 juillet, des dizaines d'organisations prêtent serment pour « défendre les libertés démocratiques, donner du pain aux travailleurs, du travail à la jeunesse, et au monde la grande paix humaine. » « A la Bastille, racontera Simone de Beauvoir, on criait surtout : « La Rocque au poteau » et « Vive le Front populaire. » » L'expression est lâchée. En mars 1936, alors que l'unité se réalise entre la CGT et la CGTU, les signataires du Rassemblement populaire élaborent un programme pour les législatives.

Le 3 mai, le Front populaire l'emporte d'un peu plus de 40 sièges. Léon Blum, premier dirigeant socialiste, revendique la tête du gouvernement. »

 

Interview de Jules Fourrier dans L’Humanité n°321 du 9 au 15 mai 1996.

« Jules Fourrier Candidat  du PCF est élu député dans le 15ème  arrondissement de Paris. Il a vingt-neuf ans et, en face de lui, le député sortant, le marquis de Tastes, l'un des ligueurs du 6 février 1934. Elu avec plus de 500 voix d'avance sur le candidat de droite, Jules Fourrier est aujourd'hui le dernier des 72 députés communistes de 1936.

« Le lendemain de mon élection, je suis allé travailler sur mon chantier à Ivry, où j'étais peintre en bâtiment. (Maurice Thorez) m'a aperçu : « Mais qu'est-ce que tu fous là? Il faut arrêter ça! » Pour moi, rien n'avait changé, nous étions des députés de la classe ouvrière. Le Parti nous versait le salaire d'un ouvrier qualifié. Et nous avait donné une consigne stricte : ne pas porter la casquette quand nous allions à la Chambre ! Quand les grèves ont éclaté, j'ai repris le chemin des usines. Je montais sur les établis chez Citroën et j'appelais les travailleurs à débrayer. Nous leur parlions aussi du péril fasciste. Ensuite, le Parti m'a envoyé dans l'Ouest (Orne, Mayenne, Maine-et-Loire) pour encourager la grève là aussi. Le peuple attendait autre chose que « la pause » décrétée par Blum en 1937. » L’Humanité n°321 du 9 au 15 mai 1996.

 

Réponse de André Ribouton Lyon, Rhône (« HD » n° 323 mai 1996) à Jules Fourrier dans L’Humanité n°321 du 9 au 15 mai 1996 Un témoignage peu opportun

« Dans le dossier « Voyage en Front populaire » paru dans 1'« Humanité Dimanche » (n° 321 mai 1996) on a donné la parole à Jules Fourrier qui avait été élu député dans le 15ème arrondissement de Paris en avril 1936, et présenté comme le dernier des soixante-douze élus communistes de 1936.

J'ai apprécié son attitude de l'époque, évoquée dans son témoignage. Pour regretter d'autant plus que Jules Fourrier ait été l'un des tout premiers des vingt  parlementaires communistes à abjurer publiquement en 1939 ses idées et engagements politiques, apportant ainsi une contribution au désarroi des communistes et des gens de gauche et confortant la propagande anti- communiste et déjà collaborationniste de l'époque.

Alors, ce témoignage était-il opportun?

 

 

(En réponse (« HD » n° 321 du 9 au 15 mai 1996, article de Didier Rochet).Un vaste rassemblement populaire

« J'ai lu avec grand intérêt le dossier sur le Front populaire (« HD » n° 321 du 9 au 15 mai 1996). Je ne partage pas le point de vue sur le fait que le PCF aurait procédé à une rupture de sa stratégie de « classe contre classe » pour lui substituer « face au fascisme, l'unité à tout prix. » Je crois, au contraire, que la décision au 7ème  congrès du PCF, qui se tint à Paris du 11 au 13 mars 1932, appelant au front unique, se situe dans le prolongement que le  mot d'ordre « classe contre classe. »

 

En effet, le PCF considère que le mot d'ordre « classe contre classe » implique le front unique, étant donné que ce mot d'ordre ne saurait signifier la lutte d'une partie de la classe ouvrière contre l'autre - nombre de travailleurs étant, à l'époque, influencés par la SFIO -, mais la mobilisation de toutes les forces unies du prolétariat comme classe contre une autre classe : la bourgeoisie. (...) Mais le PCF sait que cela ne suffit pas et qu'il faut gagner aussi des couches moyennes représentées par le Parti radical. Le 10 octobre 1934, lors d'un meeting, salle Bullier, Maurice Thorez propose publiquement la création d'un vaste rassemblement populaire fondé sur l'alliance de la classe ouvrière et des classes moyennes. (...) »

 

Signé : René Mateo Saint-Ouen, Seine-Saint-Denis (« HD » n° 323 mai 1996).

 

Merci à mon camarade Gérard D.M. qui m'a transmis les documents publiés ci-dessus.

 

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POUTINE, le NOUVEL EMPIRE

17 Décembre 2016, 08:32am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Avec l'intervention russe en Syrie le 30 septembre dernier, le monde a changé d'une manière sans doute aussi radicale que lors du 11 septembre 2001.
 

Diffusé sur France 2 le jeudi 15 décembre 2016 à 23:15 - Durée : 1 h 27

Avec l'intervention russe en Syrie le 30 septembre dernier, le monde a changé d'une manière sans doute aussi radicale que lors du 11 septembre 2001. Un tournant décisif de l'Histoire s'écrit à un rythme de plus en plus soutenu. Ennemi à abattre un jour, partenaire incontournable le lendemain, Vladimir Poutine souffle le chaud et le froid mais avance toujours ses pions. Après la Tchétchénie, la Géorgie et l'Ukraine, voici ses armées en Syrie, pour la première fois hors de son territoire depuis la chute l'ex-URSS. Allié préférentiel des grands émergents, de la Chine à l'Iran, il s'affirme également comme un modèle de rechange à l'extrême droite et parfois de la droite, comme de l'extrême gauche de l'échiquier européen.

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Brigades Internationales : la tragédie de la propagande anticommuniste continue ! Lettre ouverte de JP Hemmen, fils

4 Novembre 2016, 21:54pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 avec récent documentaire intitulé la tragédie des Brigades Internationale s’est à nouveau distingué dans le révisionnisme historique.

Ce nième documentaire raconte plus la tragédie de la  anticommuniste continue que l’histoire des dizaines de milliers d’hommes qui se sont levés avec les brigades internationales pour défendre en Espagne la République et avec elle le monde contre le fascisme, la barbarie capitaliste.

Dans une lettre ouverte à la direction de la chaine publique francà allemande , notre camarade  fils de brigadiste international et résistant, rétablie la vérité historique, la vérité des faits contre les hurlements de la propagande anticommuniste.

Qui ne vise rien d’autres que de faire oublier que contre le fascisme et pour défendre la liberté partout dans le monde ce sont les militants communistes et eux seuls qui se sont dressés. Tandis que les partis du capitalisme – tels le PS de l’époque – soutenaient dans les faits le fascisme et Franco.

brigades-internationales

Jean Pierre Hemmen

A la direction de ARTE
ARTE G.E.I.E. 4, Quai du Chanoine Winterer, 67000 Strasbourg
à M. Patrick ROTMAN

30 OCTOBRE 2016

Fils de brigadiste en Espagne républicaine, j’attendais avec intérêt le documentaire « la tragédie des brigades internationales » bien que le terme « tragédie » m’ait immédiatement interloqué.

Ma déception a été totale, et au-delà de la déception, consternation et indignation.

J’espérais voir sur la base de la masse des documents que nous possédons aujourd’hui sur les BI un documentaire sérieux apportant au téléspectateur les informations objectives qui manquent trop souvent sur cette période.

J’ai vu un ouvrage bâclé, mal monté sur un scénario indigent et qui non seulement reprend les calomnies éculées sur les BI et sur l’aide de l’Union Soviétique, mais ment par omission en évoquant très peu l’organisation des BI, leur rôle décisif dans la formation de l’Armée républicaine ,n’évoque qu’à peine les brigadistes si ce n’est pour présenter leur épopée comme une suite de défaites qui les a détruits physiquement et moralement ! Des hommes qu’on aurait menés pour rien à la boucherie ! Si ce n’est pour les intérêts du tyran Staline…

Avez-vous songé messieurs que sans le sacrifice de ces hommes PENDANT la Guerre d’Espagne et APRÈS dans les Résistances nationales nous n’aurions sans doute pas les acquis que les néolibéraux et les fascistes d’aujourd’hui cherchent de nouveau à détruire ?

J’ai bien connu des dizaines de survivants de la 14° BI « La Marseillaise » (vous ne la présentez même pas dans votre film), j’ai rencontré des brigadistes allemands, polonais, soviétiques, tchèques. Aucun ne m’a parlé de tragédie ! Ils étaient fiers de leur combat internationaliste et pour les gens de ma génération ils furent un magnifique exemple !

S’il y avait chez eux de l’amertume  (et là-dessus vous passez bien légèrement) c’est d’avoir été trahis par des hommes s’affirmant « socialistes » et chefs de gouvernement comme Léon Blum, qui pratiquèrent « avec un lâche soulagement » la-non-intervention, permettant ainsi aux fascistes de posséder une force de frappe supérieure à celle de la République.

Les brigadistes internationalistes avaient au contraire une haute conscience de leur combat antifasciste qui dépassait les frontières de l’Espagne. Ils disaient  « en défendant Madrid c’est Paris que nous défendons ».

En produisant ce film vous avez commis une mauvaise action.

Plutôt que nous présenter en boucle Hemingway, Malraux ou Cappa (qui certes ont aidé la  à leur façon) pourquoi ne pas avoir consacré une partie du  film au devenir des volontaires après 1939 ?

Craigniez-vous qu’alors le mot de tragédie n’ait plus de sens ?    

Tous dans leurs pays respectifs ont joué un rôle décisif dans la  aux nazis et aux fascistes.

Avez-vous entendu parler du Maréchal Tito (Yougoslavie), du Général Walter (Karol Świerczewski), (Pologne), d’Arthur London (Tchécoslovaquie), de Pietro Nenni (Italie) ?

Et dans notre pays connaissez-vous le Colonel Fabien ? Le Colonel Rol-Tanguy ? Le Colonel Blésy-Granville(libérateur de Marseille),François Billoux (ministre communiste de la Défense en 1946) pour les plus connus parmi des centaines d’autres ?

Les auteurs de ce triste documentaire commandité dans le but de discréditer les Brigades Internationales, le Komintern et l’aide soviétique à la République Espagnole, ont manqué à toute objectivité historique. Peut-être par ignorance ?

C’est pourquoi je joins à cette lettre une liste d’ouvrages de référence qu’ils pourront utilement consulter.

En souhaitant que voie le jour en collaboration avec leurs descendants un film réellement dédié aux Brigadistes Internationalistes.

Je me réserve le droit de rendre cette lettre publique et vous remercie de votre réponse.

Jean Pierre Hemmen

  • Fils de Jean Hemmen, volontaire dans les BI d’août 1936 à mai 1938 .Commissaire Politique de la 14°BI de février à mai 1938. Blessé sur le front d’Aragon et rapatrié décoré par la République espagnole. Secrétaire général des Anciens Volontaires en Espagne républicaine de juillet 1938 à septembre 1939.
  • Entré en Résistance en juillet 1940, Commandant FTPF (homologué chef de bataillon à titre posthume) fusillé par les nazis au Mont-Valérien le 10 août 1942. Titulaire de la Médaille de la Résistance et de la croix des Combattants volontaires de la Résistance.

 

PS afin de combler vos lacunes je vous joins une liste de lectures utiles :

  • LE VOLONTAIRE DE LA LIBERTÉ Journal de la 14°BI    (Bibliothèque Nationale)
  • TRES ANOS DE LUCHA    Jose Diaz secrétaire général du PC espagnol
  • 986 JOURS DE LUTTE     (Éditions Sociales)
  • EPOPÉÉ D’ESPAGNE       (Éditions de l’AVER)
  • LES BRIGADES INTERNATIONALES  J.Delperrié de Bayac (Fayard)
  • ESPAGNE…               Arthur London (Éditeurs Français Réunis)
  • LA SOLIDARITÉ DES PEUPLES AVEC LA RÉPUBLIQUE ESPAGNOLE (Éditions du Progrès-Moscou)
  • L’ESPOIR GUIDAIT LEURS PAS  Rémi Skoutelski (Grasset) le plus récent et sans doute le mieux documenté.

Vous auriez pu, bien sûr, consulter également les archives du Komintern à Moscou.

 

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Hommage aux communistes déportés, fusillés, assassinés

1 Novembre 2016, 17:55pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

En cette période du 1er novembre, le PCF de l’Arrageois rend hommage chaque année aux quarante camarades martyrs de la Résistance, fusillés ou déportés.

Notre camarade Christian Lescureux, ne pouvant être présent pour cause de santé, nous a laissés un texte, saluant le courage de tous nos martyrs qu’il a bien connus durant toute sa vie de militant communiste.

Évoquant particulièrement les 6 camarades fusillés dans les fossés de la citadelle à Arras entre 1942 et 1943.

 Lire ce texte ci-dessous
 


En ce 1er novembre, comme chaque année depuis 70 ans, les communistes d’Arras rendent hommage aux 36 héroïques camarades de leur section qui ont sacrifié leur vie dans la lutte contre le nazisme.

Après avoir l'an dernier évoqué la mémoire de notre trente camarades résistants disparus en déportation, rappelons cette année celle de nos six camarades fusillés dans les fossés de la Citadelle en 1942 et 1943

François LAMBERT
Ouvrier menuisier à la ville d'Arras, délégué CGT. Secrétaire de cellule
Repéré par la police française et allemande, il vit dans la clandestinité et participe à la Résistance dès août 1941.
Repéré alors qu'il cherchait à voir sa petite fille malade, il est repéré et arrêté le 13 juin 1942 à Haisnes la Bassée.
Emprisonné et torturé il est exécuté le 12 septembre 1942. Il avait 34 ans.

Maurice CAMPHIN
Cheminot
Il dirige le secteur des F.T.P. d'Arras et de Lens.
Repéré au cours d'une opération à Biache-St-Vaast et poursuivi à travers champs, il est blessé et capturé à Thélus par la gendarmerie française.
Emprisonné et torturé il est exécuté le 14 mai. Il avait 32 ans.

Robert CLIPET
Architecte.
Ancien combattant de la Grande Guerre.
Organisateur du Front National à Arras
Blessé et capturé au cours d'une opération de transport d'armes le 2 août 1943.
Torturé, il se pend dans sa cellule.
Déclaré fusillé le 3 août 1943. Il avait 49 ans

Georges LOUCHET
Cheminot .Révoqué pour ses activités communistes et syndicales, puis couvreur.
Délégué CGT. Secrétaire de cellule
Sa famille hébergeait deux enfants espagnols réfugiés de guerre.
Dénoncé pour cacher des résistants, il est arrêté le 17 août 1943.
Sa femme et son fils sont déportés.
Emprisonné et torturé il est fusillé le 1er novembre 1943. Il avait 47 ans.

Paul CAMPHIN
Cheminot
Secrétaire des Jeunesses communistes du Pas-de-Calais.
Engagé volontaire en 1939. Engagé aux FTP en 1942. Sous-lieutenant responsable d'un important détachement
Cerné par la police française et les Allemands à Hellemmes, le 24 octobre 1942 il est grièvement blessé en tentant de s'enfuir.
Emprisonné et torturé à Lille puis à Arras.
Condamné à mort le 6 octobre 1943.
Il est fusillé le 1er novembre 1943 (6 mois après son frère). Il avait 21 ans.
René Camphin, colonel FTP dirigeant national de la Résistance qui participa à la Libération de Paris, député communiste du Pas-de-Calais, décédé en 1954, repose ici à côté de ses deux jeunes frères.

Georges SANTERNE
Ouvrier manoeuvre.
Aux jeunesses communistes dès ses 17 ans.
Entré très tôt en clandestinité il participe avec les FTP à 18 attentats et sabotages
Arrêté le 18 septembre 1942 relâché faute de preuves, il est repris, porteur d'armes en septembre 1943 à la cité des cheminots d''Arras
Emprisonné et torturé à Arras.
Il est fusillé le 1er novembre 1943. Il avait 19 ans.

Malgré les années qui passent, nous n'avons pas le droit d'oublier les noms de ces résistants communistes de notre section qui ont péri après d'atroces souffrances dans les camps de la mort ou devant les pelotons d'exécution.

Plus que jamais au contraire, alors que dans notre pays et dans toute l'Europe on voir resurgir et s'organiser les partis d'extrême droite qui ont enfanté le fascisme et le nazisme nous avons le devoir de rappeler le combat héroïque qu'ont mené nos camarades. Ils s'y engagés volontairement en sachant qu'ils risquaient leur vie.

Etre fidèle à leur mémoire aujourd'hui, c'est poursuivre la lutte qu'ils ont menée contre la montée des nationalismes et contre la xénophobie.
Les discours de haine et les actes hostiles à l'encontre des réfugiés, menés chez nous et dans toute l'Europe, par la droite et l'extrême droite, rappellent trop les violences et les massacres qu'ont connu l'Europe, au nom de la pureté de la race ou de l'identité nationale.

Ils visent à détourner contre l'étranger le juste combat du peuple contre ses exploiteurs.

Ne laissons pas se répéter l'histoire et rendre vain le sacrifice de nos camarades.






Le caveau des fusillés et des déportés.
Le caveau des fusillés et des déportés.
Le caveau des fusillés et des déportés.
Le caveau des fusillés et des déportés.

Le caveau des fusillés et des déportés.

Puis hommage à Marc lanvin, cela  fait 48 ans en juin, que Marc est décédé sous les balles des nervis de la droite (ex UDR, nommé LR aujourd'hui)

Il fut lâchement assassiné la veille du second tour des élections législatives, lors d’une tournée de surveillance de l’affichage en faveur du candidat d’union de la gauche Guy MOLLET.

Il avait que 18 ans, il était communiste.

Marc Lanvin quelques jours avant son assassinat

Marc Lanvin quelques jours avant son assassinat

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Lénine, 1 Siècle après…, « ringard » ou « visionnaire »?

20 Octobre 2016, 17:47pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Écrit en 1916, un an avant les bouleversements révolutionnaires en Russie, et au cœur de la tourmente guerrière mondiale déclenchée en 1914, l’essai de Lénine sur le thème de l’impérialisme, pour bref qu’il soit, n’en continue pas moins de soulever des controverses, un siècle après…

Alors, « ringard » ou « visionnaire »?

De quoi s’agit-il? En 1914-1916, il est clair que la 1ère guerre mondiale, comme à la suite la seconde, parait avoir pour but, à première vue, l’expansion territoriale à grande échelle…

Pourtant Lénine, en allant aux racines de ce phénomène impérialiste utilisant désormais les moyens militaires produits par la grande industrie, nous met rapidement en garde contre cette lecture simpliste, et, progressivement, nous amène à comprendre les mécanismes financiers et économiques qui y président, en sous main.

Sur ce seul thème, l’histoire nous montre donc, malgré son décès prématuré en Janvier 1924, qu’il avait déjà plusieurs longueurs d’avance…

Lorsque cette guerre éclate, en 1914, les moyens industriels ne sont déjà plus essentiellement le produit de capitaines d’industrie ingénieux, capables de s’autofinancer par leur créativité, mais le résultat d’investissements colossaux de la part de groupes monopolistes déjà constitués et dominant les marchés.

Ces investissements nécessitent à la fois la concentration industrielle et la concentration bancaire, et leur interdépendance. Et pratiquement, à ce stade, leur « fusion ».

Ce que Lénine, déjà, appelle la domination du capital financier.

C’est cette forme de développement du capitalisme qui ne peut plus se cantonner dans les limites étroites d’un territoire « national », aussi grand soit-il.

Il ne le peut, aussi bien pour des raisons d’expansion et de rentabilité, en termes de marchés, que pour des raisons d’appropriation et de concentration des ressources.

Vu sous cet angle, qui est à la base du livre, et dès les premiers chapitres, on ne peut que constater qu’il est, pour le moins, toujours d’actu…!

En réalité, cela nous amène à ce qui est, pour Lénine, la définition même de l’impérialisme.

Il ne s’agit déjà plus de contrôle territorial au premier degré, mais de contrôle économique, et surtout, financier.

Encore plus « rentable » que la mise en mouvement d’armées gigantesques et de divisions blindées, le concept de semi-colonie tel que déjà expliqué par Lénine constitue une anticipation manifeste du néocolonialisme actuel qui permet le maintien de la domination des groupes monopolistes sur les ressources de nombreux pays supposés « émergents », mais qu restent donc encore dominés, dans leur vie économique, pour la plupart.

Là encore, les principes fondamentaux qu’il nous montre en action n’ont pas pris une ride… hélas!

Ces pays dépendent économiquement de leurs exportations vers les métropoles impérialistes. Non seulement ils n’ont pas un développement suffisamment autonome et endogène, mais cette activité de production et d’exportation se fait le plus souvent, et précisément, sous le contrôle de capitaux venus de ces mêmes métropoles impérialistes, et qui sont donc davantage leurs maitres que leurs « clients »…

C’est pourquoi Lénine nous explique que la phase impérialiste du développement capitaliste se caractérise notamment par la prédominance de l’exportation de capitaux sur l’exportation de marchandise, qui a pourtant permis l’essor initial de ces groupes monopolistes.

A cet égard l’histoire comparée des USA et de l’Allemagne est parfaitement significative.

Les USA n’ont pas réellement colonisé de grandes étendues en dehors de leur territoire propre, mais ils ont toujours été présents financièrement là où l’avenir économique de la planète se jouait.

L’Allemagne a constamment déployé une grande puissance industrielle, et d’exportation de ses produits industriels, et elle a essayé à plusieurs reprises de la transformer en extension territoriale, alors qu’elle était devancée, sur ce terrain, c’est le cas de le dire, par l’Angleterre et la France…

Ces deux ex-« super-puissances » ont elle-même tardé à opérer le virage du colonialisme au néocolonialisme, et ont, de plus, perdu leur suprématie industrielle.

Résultat, l’Allemagne, la France et la Grande-Bretagne restent des puissances importantes, mais très loin derrière les USA, qui continuent à dominer sur le plan financier…

Le cas du Japon, également, a suivi, on le voit bien, l' »exemple » allemand…

Là encore, d’après l’histoire et l’actu de tout ces pays, la « ringardisation » de Lénine, n’est pas, évidemment, pour demain!

Reste le cas de la Chine…

Apparemment « libérée » en 1949, elle semble avoir fait preuve d’indépendance, aussi bien à l’égard de l’URSS que des USA …jusqu’en 1971, où le retournement apparemment « diplomatique » est en fait total, dès 1972, avec l’afflux des Dollars, via la bourse de Hong Kong ( 1 ). Alors commence un processus d’intégration de son économie aux flux de capitaux financiers internationaux, et principalement US.

C’est, dans les faits, exactement le processus de semi-colonisation tel que décrit dans le livre de Lénine, …pour la Chine! ( 2 )

Avec plus d’un demi-siècle de retard, pour le coup!

Aujourd’hui cette phase est à nouveau en voie d’évolution et de dépassement, avec le développement du capitalisme financier chinois.

Mais le processus de semi-compradorisation de l’économie chinoise est encore loin d’être surmonté, d’où l’interdépendance bien connue et très flagrante des économies occidentales avec les « exportations » chinoises…

Ces processus reflètent, encore plus que tous les autres, l’actualité de la pensée de Lénine, voire précisément, en l’occurrence son côté quasiment « visionnaire »!

 

Pourtant Lénine ne lisait pas dans le marc de café, mais simplement dans les ouvrages des économistes « bourgeois » de son époque, qu’il jugeait les plus avisés quant au sérieux de leur travaux, et qu’il réinterprétait, en fonction de la dialectique marxiste.

A moins d’une mauvaise foi extrême, mais que certains polémistes n’hésitent pas à déployer pour tenter de dénigrer son œuvre, on ne peut que constater à quel point le résultat est encore terriblement percutant.

Et il ne s’agit évidemment pas d’une série d' »anecdotes », même à grande échelle historique, qui pourraient n’être que le reflet d’un « hasard » aussi étrange qu’improbable, mais bien de la réalité vivante des principes d’analyse développés dans son livre.

En reprenant simplement sa méthodologie à propos du développement du « nouveau » capitalisme financier chinois, il était ainsi naturellement possible d’anticiper ( 3 ) sur l’éclatement de la « bulle » financière chronique qu’il constitue, avec des phases diverses, mais qui persiste et appelle à une dévaluation « progressive » du Yuan pour éventuellement être « résorbée » sans cataclysme financier majeur.

A défaut le « statuquo » est maintenu à grands risques, et au prix d’une fixation artificielle du cours du Yuan, « tolérée » par la force des choses jusqu’au FMI lui-même, en dépit de tous les « principes » de l’économie prétendument « libérale »… ( 4 )

La sauvegarde des intérêts US en la matière supporte aisément cette entorse…

C’est encore une preuve, et toute récente, de la vitalité de l’analyse léniniste au quotidien du 21ème siècle.

Pour autant, il ne s’agit toujours pas de prendre Lénine pour un substitut de Mme Soleil ou de Nostradamus… Pas plus que la tectonique des plaques ne permet de prévoir avec certitude la date, l’heure et le lieu précis d’un événement tellurique, comme un tremblement de terre, l’étude des forces économiques et sociales ne permet de dresser une carte de l’avenir politique de la planète.

Il s’agit néanmoins d’en comprendre les tendances profondes et éventuellement, d’agir en conséquence.

Lorsqu’il nous explique la mutation du capitalisme « classique » en impérialisme, Lénine nous parle d’un phénomène qui a déjà commencé à prendre forme au tournant du XIXème au XXème siècle…

A priori, la question de sa validité aujourd’hui est loin d’être forcément illégitime, mais c’est bien la réponse qui nous importe, en fait.

Les forces profondes, à l’heure de la « mondialisation », en sont-elles toujours à l’œuvre…?

« Mondialisation »: si le terme peut paraitre nouveau, la chose elle-même l’est moins…

« …en régime capitaliste, le marché intérieur est nécessairement lié au marché extérieur. Il y a longtemps que le capitalisme a créé le marché mondial. »( 5 )

Écrit déjà Lénine, en 1916!

La domination du capital financier, encore en voie d’établissement à l’époque, n’a fait que prendre une tournure extrême, aujourd’hui.

On ne peut pas refaire, dans un simple article, l’histoire de la genèse du capital…

Si l’on voulait résumer à l’extrême l’idée de Lénine avec les mots d’aujourd’hui, on pourrait dire que « économie de casino » (le capital «spéculatif », disait déjà Lénine ( 6 )), et « économie réelle » sont toujours dans ce même rapport dialectique. Elles sont absolument inséparables parce qu’interdépendantes.

Le développement de « l’économie réelle » a besoin de la masse des capitaux « spéculatifs » en circulation pour ses mutations « à risques », mais dont une bonne partie génèrent les forces productives d’avenir, et le spéculatif n’a d’intérêt qu’en tentant de jouer « gagnant » sur ces mutations, au delà du boursicotage quotidien. ( 7 )

Après le stade monopoliste « primitif » de conquête « territoriale » et avec le stade impérialiste moderne, cette dialectique devient encore plus complexe, en liaison avec les phénomènes néo-coloniaux et l’émergence de bourgeoisies « nationales » nouvelles, qui ont vocation naturelle à devenir impérialistes à leur tour, comme nous le montre précisément l’exemple de la Chine.

Cela semble compliquer encore la dialectique du mouvement des capitaux, entre export de marchandises et export de capitaux, mais là encore l’exemple de la Chine nous ramène à ces processus fondamentaux.

Pour comprendre l’évolution actuelle du phénomène de « mondialisation », c’est à dire de l’impérialisme, en fait, il faut bien comprendre que s’il repose fondamentalement sur l’inégalité, qui lui est intrinsèque, de développement entre les pays et régions du monde, il n’est pas non plus uniforme dans le temps.

Ainsi, après les destructions massives opérées pendant les deux guerres mondiales, et surtout la seconde, les processus « classiques » générés par le capital productif ont provisoirement repris de la vigueur et apparemment occupé le devant de la scène, en termes de « croissance ».

Pourtant, ce cycle, très bref en réalité, et abusivement baptisé « trente glorieuses » dans le jargon français, était donc déjà terminé sur la fin des années 60.

Si la crise majeure inaugurée par l’effondrement des accords de Bretton Woods n’a pas pris aussitôt un tour dramatique et spectaculaire, cela tient aussi aux nouvelles perspectives offertes à l’expansion du capitalisme financier via le retournement de la Chine maoïste, aux « bons soins » du Dr Kissinger…

On ne peut non plus, en quelques lignes, résumer l’histoire de la « guerre froide », mais chacun voit bien que le monde d’aujourd’hui en porte encore de lourdes séquelles.

Freiné un temps par ce contexte, l’expansion du capitalisme financier ne connait plus guère de limite et achève de ravager jusqu’au dernier coin de la planète.

Là encore Lénine a été le premier à en décrire l’aspect « parasitaire »( 8 ), et c’est pourquoi il nous parle de l’impérialisme comme un état de «putréfaction» ( 9 ) du capitalisme, ce qui ne signifie pas pour autant qu’il puisse s’effondrer de lui-même, comme une lecture simpliste limitée au titre de son livre pourrait le faire penser…

Au contraire, il nous montre que cette putréfaction est un état de crise larvée, latente et permanente, où ce système économique malsain se « renouvelle » par la guerre et la destruction comme processus également à la fois larvaires et endémiques, mais toujours susceptibles de dégénérer en conflit mondial généralisé.

Ne nous parle-t-il pas, ainsi, de notre monde actuel?

A l’heure où les foyers de tension internationale se multiplient, à l’heure où les conflits « locaux » déjà en cours s’internationalisent de plus en plus ouvertement et plongent à nouveau les populations civiles dans l’horreur, à l’heure où cette violence elle-même « s’exporte », via le terrorisme, dans les métropoles impérialistes, à l’heure où la « croissance » des pays « émergents », présentée un temps comme la roue de secours idéale du capitalisme, commence elle aussi à fléchir, et sans que ce processus soit prochainement réversible, le livre centenaire de Lénine est plus que jamais une clef de compréhension pour tout ces mécanismes déjà en train de nous broyer, et surtout, de compromettre l’avenir de nos enfants.

Luniterre

.

**********************

Notes:

Toutes les référence de chapitres et paragraphes sont celles retenues dans l’e-édition de l’INEM de l’ouvrage de Lénine :

L’IMPÉRIALISME, STADE SUPRÊME DU CAPITALISME,

http://www.marx.be/fr/content/limp%C3%A9rialisme-stade-supr%C3%AAme-du-capitalisme-i-l%C3%A9nine

****************************

( 1_  https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/09/01/de-la-structuration-maoiste-de-la-bulle-chinoise/ )

( 2_ Lénine, L’impérialisme, stade suprême du capitalisme, Chap VIII, §12 )

(3_https://tribunemlreypa.wordpress.com/2014/07/29/1385_chine_yuan_dollar_/   
Écrit en 2014, extrait:

…les actions chinoises, prisonnières d’un marché fermé, sont probablement très largement surévaluées par les chinois eux-mêmes, car ils n’ont, pour la plupart des épargnants et investisseurs locaux, pas le choix d’aller voir ailleurs…

A savoir que contrairement à la France, par exemple, l’épargne, même populaire, joue un rôle de base dans les flux financiers intérieurs.

L’ouverture des marchés provoquera vraisemblablement une baisse des cours des valeurs chinoises, un appauvrissement des épargnants, et une ruée sur les valeurs étrangères. En somme, tous les ingrédients d’une crise sévère…

On comprend donc la prudence des réformateurs « libéraux », qui voudraient faire du Yuan une monnaie de réserve…

Officiellement, ils ont plutôt le soutien de leurs homologues américains et européens, mais je pense que c’est, de la part de ces hypocrites, un moyen de faire pression sur les « conservateurs » pour qu’ils réévaluent autoritairement le yuan à la hausse…

Le yuan convertible, lié à l’ouverture des marchés financiers chinois, et à leur « réajustement » brutal conséquent, aura plutôt tendance à dévisser carrément, dans un premier temps, qui peut être assez long, et en réalité, causer du tort à la finance US.

C’est pourquoi je pense qu’il y a une complicité objective entre les « conservateurs » chinois, protectionnistes, et les financiers US importants.

Le statuquo est leur intérêt commun :

_Pouvoir prolongé du dollar côté impérialistes US.

_Superprofits du « shadow-banking » côté bureaucrates chinois.

Bon, et la « voie chinoise au socialisme » là-dedans ?

pour ceux qui veulent bien y croire !

(Dont je ne suis pas… !)

 

( 4_   https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/10/03/entree-historique-du-yuan-aux-dts-du-fmi-ou-le-bal-des-diables-boiteux/     )

.( 5_ Lénine, L’impérialisme, stade suprême du capitalisme, Chap V, §1:

« Mais, en régime capitaliste, le marché intérieur est nécessairement lié au marché extérieur. Il y a longtemps que le capitalisme a créé le marché mondial. Et, au fur et à mesure que croissait l’exportation des capitaux et que s’étendaient, sous toutes les formes, les relations avec l’étranger et les colonies, ainsi que les « zones d’influence » des plus grands groupements monopolistes, les choses allaient « naturellement » vers une entente universelle de ces derniers, vers la formation de cartels internationaux. »  )

.( 6_ Lénine, L’impérialisme, stade suprême du capitalisme, Chap I, § 30 :

« Traduit en clair, cela veut dire que le développement du capitalisme en est arrivé à un point où la production marchande, bien que continuant de « régner » et d’être considérée comme la base de toute l’économie, se trouve en fait ébranlée, et où le gros des bénéfices va aux « génies » des machinations financières. A la base de ces machinations et de ces tripotages, il y a la socialisation de la production ; mais l’immense progrès de l’humanité, qui s’est haussée jusqu’à cette socialisation, profite… aux spéculateurs. »

Et dans le texte original:

« …к организаторски-спекулятивной. »

« …, а спекулятивный гений (? !),…  »

« …но гигантский прогресс человечества, доработавшегося до этого обобществления, идёт на пользу… спекулянтам. »

Etc… (15 occurrences, repérées à partir du chap 1, déjà…)

( 7_ Ce que la dialectique et/ou le marxisme nous disent, et Lénine aussi, en conséquence, c’est que capital financier et capital productif, c’est évidemment à la fois la même chose, fondamentalement, et pas tout à fait, par certains aspects, et ce sont ces différences qui sont structurantes, dans les mutations de la société capitaliste, dans ses différentes formes, dans ses différents stades, dirait encore Lénine, et il aurait encore bien raison…

Ce que ses détracteurs contemporains ont encore du mal à comprendre…

Simple, pourtant…

Moins simple : décrypter ces mutations à l’œuvre dans la société capitaliste contemporaine…

Pour bien comprendre le bouquin de Lénine, nous devons déjà bien comprendre que le capital bancaire préexistait évidemment au capital industriel, et qu’il était déjà dans un rapport dialectique similaire, par bien des aspects, avec le capital commercial, puis manufacturier.

Attention : similaire par certains aspects ne veut pas dire identique. Se garder de tout raisonnement simpliste, de type comparatif/analogique. )

( 8_ Dans le texte original:

VIII. Паразитизм и загнивание капитализма

19 occurrences repérées à partir du chap 8 )

 

( 9_ Dans le texte original:

17 occurrences repérées, autour de la racine du verbe гнить, pourrir, et de ses différentes formes (imperfectif, perfectif, adjectif, substantif, participes diverses, etc…) en Russe. )

 

 

 

 

 

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Quand la firme Bayer achetait « des lots de femmes » à Auschwitz

15 Octobre 2016, 13:50pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Le capitalisme pue la mort et son histoire est une rivière de sang. Voilà, par exemple, le vrai visage de la firme colossale Bayer qui vient de se payer Monsanto pour 59 milliards d’euros :

QUAND LA FIRME BAYER ACHETAIT « DES LOTS DE FEMMES » À AUSCHWITZ

Sous le régime nazi, Bayer, alors filiale du consortium chimique IG Farben, procéda à de nombreuses expériences médicales sur des déportés qu’elle se procurait dans les camps de concentration.

Voici des extraits de cinq lettres adressées par la Maison Bayer au commandant du camp d’Auschwitz, publiées dans le numéro de février 1947 du Patriote Résistant.

Les lettres, trouvées à la libération d’Auschwitz par l’Armée rouge, datent d’avril-mai 1943.

Première lettre :
» En vue d’expérimenter un soporifique, vous serait-il possible de mettre à notre disposition quelques femmes et à quelles conditions, toutes les formalités concernant le transfert de ces femmes seront faites par nous. »

Deuxième lettre :
» Nous accusons réception de votre lettre. Considérant le prix de 200 marks exagérés, nous offrons 170 marks par sujet, nous aurions besoin de 150 femmes. «

Troisième lettre :
» D’accord pour le prix convenu. Veuillez donc faire préparer un lot de 150 femmes saines que nous enverrons chercher très prochainement. «

Quatrième lettre :
» Nous sommes en possession du lot de 150 femmes. Votre choix est satisfaisant quoique les sujets soient très amaigris et affaiblis. Nous vous tiendrons au courant du résultat des expériences. «

Cinquième lettre :
» Les expériences n’ont pas été concluantes. Les sujets sont morts. Nous vous écrirons prochainement pour vous demander de préparer un autre lot. «

IG Farben, le consortium de Bayer, a également fournit aux nazis le Zyklon B utilisé dans les chambres à gaz, et a massivement exploité la main-d’œuvre concentrationnaire dans ses usines.

Condamnée pour crimes contre l’humanité à Nuremberg, puis à la dissolution, IG Farben possède toujours un statut juridique, malgré son démantèlement entre les sociétés Bayer, BASF et Hôchst.

Et maintenant, à quand le Nuremberg du capitalisme ?

par Yannis Youlountas   Rédigé par lucien-pons

https://www.youtube.com/watch?v=Zol5ViZ8qqc&feature=youtu.be

https://www.youtube.com/watch?v=lvxRhg5gAEE&feature=youtu.be

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Les "millions de victimes du stalinisme": de l'intox !

28 Septembre 2016, 16:08pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Les vrais statistiques du "Goulag" sont enfin connues :
Les "millions de victimes du stalinisme": de l'intox !

Les vrais chiffres sont publiés dans la presse spécialisée (ici le numéro de septembre de L'Histoire). Mais pour le grand public, on continuera de propager les mensonges sur les "millions de victimes du stalinisme".

 

Robert Conquest est une grande autorité dans les milieux académiques occidentaux qui s'occupent de l'histoire de l'Union soviétique. Armé de toute la science de la statistique et de l'extrapolation, Conquest a fait de savants calculs sur les "crimes" du stalinisme. Les résultats de ces calculs, vous les avez lus des dizaines de fois dans vos journaux.
Mais avec l'éclatement de l'URSS, les statistiques véritables sont révélées.

Dans le n° 169 de L'Histoire (septembre 1993, p 38-51), Nicolas Werth les publie sous le titre "Goulag, les vrais chiffres" (sauf mention contraire, tous les chiffres de cet article proviennent de cette source).

Coup de tonnerre: les chiffres de Conquest sont faux, archi-faux.

Tout le matraquage sur les millions de victimes du stalinisme n'est qu'une calomnie grossière !
Conquest a compté 5 millions d'internés dans le Goulag, début 1934. Il y ajoute 7 millions de personnes rrêtées pendant les purges de 1937-38, cela fait douze millions. Il en déduit " un million d'exécutés et 2 millions de morts de causes diverses" pendant ces deux années. Cela fait exactement 9 millions de détenus politiques en 1939 "sans compter les droits communs". Ayant "chiffré" l'ampleur de la "répression stalinienne", Conquest se met à compter les cadavres. Il prétend qu'entre 1939 et 1953, il y eut une mortalité annuelle moyenne "d'environ 10 %". Pourtant, pendant toutes ces années, le nombre de détenus est resté à peu près stable à 8 millions. Cela veut donc dire que pendant ces années, 12 millions de personnes ont été "assassinées" dans le Goulag.
Les frères Medvedev. qui sont bien connus pour être des "communistes" de la tendance Khrouchtchev-Gorbatchev, ont confirmé, pour l'essentiel, ces chiffres révélateurs: "II y avait, du vivant de Staline, douze à treize millions de personnes dans les camps". Sous Khrouchtchev, qui fit "renaître les espoirs de démocratisation", les choses allaient bien sûr beaucoup mieux: dans le Goulag, il n'y avait plus que "2 millions de criminels de droit commun". (Roy et Jaurès Medvedev: Khrouchtchev, éditions Maspero, 1977, p. 180)

Jusqu'ici, pas de problèmes, tout baigne dans l'huile pour nos anticommunistes. On les croit sur parole.

Puis l'URSS a éclaté et les disciples de Conquest ont pu s'emparer des archives soviétiques. En 1990, les historiens soviétiques Zemskov et Dougin ont publié les statistiques inédites du Goulag. Elles contiennent les arrivées et les départs, consignés jusqu'au dernier homme. Conséquence inattendue: ces livres de comptes ont permis d'arracher le masque scientifique de Conquest et de condamner ses allégations comme des mensonges motivés par des considérations politiques.

En 1934, Conquest a compté 5 millions d'internés politiques. En fait, ils étaient entre 127.000 et 170.000. Le nombre exact de tous les détenus dans les camps de travail, politiques et droits communs confondus, était de 510.307. Sur l'ensemble des détenus, il n'y avait qu'entre 25 et 33 % de politiques.

Aux 150.000 détenus politiques de 1934, Conquest en a rajouté 4.850.000. Un détail.

En moyenne annuelle, Conquest a vu 8 millions de détenus dans les camps. Et Medvedev 12 à 13 millions. En réalité, le nombre de détenus politiques a oscillé entre un minimum de 127.000 en 1934 et un maximum de 500.000 pendant les deux années de guerre 1941 et 1942. Les chiffres réels ont donc été multipliés par 16 à 26.

Là où se trouvaient en moyenne 272.000 détenus politiques, Conquest en a "inventé" 7.728.000 en plus !

Erreur statistique marginale, bien sûr. Puisque dans nos livres d'école, dans nos journaux, nous ne trouvons pas le chiffre réel de 272.000, mais la calomnie des 8.000.000 ! Conquest, l'escroc, prétend qu'en 1937-38 les camps ont été gonflés de 7 millions de "politiques", et qu'il y eut 2 millions de morts. En fait, de 1936 à 1939, le nombre de détenus dans les camps a augmenté de 477.789 personnes (de 839.406 à 1.317.195). Un facteur de falsification de 14. Les décès se chiffraient en 1937-1938 à 115.922 et non pas à 2.000.000.

Là où 116.000 personnes sont décédées en 37-38 pour diverses causes, Conquest rajoute 1.884.000 "victimes du stalinisme".

L'idéologue de Gorbatchev, Medvedev, a noté 12 à 13 millions de gens dans les camps "staliniens"; sous le libéral Khrouchtchev, heureusement, il n'en restait que 2 millions: tous des droits communs. Quelle fut la réalité ? Sous Staline, le plus grand nombre de détenus du Goulag a été enregistré en 1951. Il y avait alors 1.948.158 droits communs... juste autant que sous Khrouchtchev ! Le nombre réel des détenus politiques étaient alors de 579.878. La plupart de ces "politiques" étaient des individus qui avaient collaborés avec les nazis: ceux condamnés pour trahison étaient 334.538.

Selon Conquest,entre 1939 et 1953, il y eut, dans les camps de travail, 10 % de décès par an, au total 12 millions. Une moyenne de 855.000 morts par an. Le chiffre réel, en temps ordinaire, était de 49.000. Conquest a "rêvé" un surplus de 806.000 morts par an. Pendant les quatre années de la guerre, quand la barbarie nazie a provoqué des conditions insupportables pour tous les Soviétiques, la moyenne des décès était de 194.000. Ainsi, en quatre ans, les nazis causèrent un surplus de 580.000 décédés, mis sur le dos de Staline...

Werth, qui dénonce les falsifications de Conquest, s'efforce quand même de maintenir autant que possible le mythe des "crimes" staliniens. "En quatorze ans (1934-1947) 1 millions de morts furent enregistrées dans les seuls camps de travail." Ainsi, Werth aussi met les 580.000 morts supplémentaires, dus aux nazis, sur le compte du socialisme !
Dans les chiffres fantaisistes sur les "crimes de Staline", s'exprime exclusivement la haine du socialisme. Tous les défenseurs du système inhumain et barbare qu'est l'impérialisme, ont inventé des "crimes" staliniens pour exciter les gens à la haine du socialisme. Hitler a été un des premiers à "chiffrer" ses crimes. En 1926 déjà, dans Mein Kampf, il "compte" 30 millions de victimes du "judéo-bolchevisme" ! (Hitler: Mijn Kamp, Edition Ridderhof, 1982, p.400). C'était avant les collectivisations et l'épuration. Brzezinski, l'ancien conseiller de la Sécurité de Carter, parle lui aussi de "pas moins de 20 millions et peut-être même de 40 millions de victimes de Staline" . Sa source: Conquest ! (Brzezinski: The Grand Failure, Charles Scribner's Son, New York, 1989, p.27)

Pour maintenir son système criminel, barbare et inhumain, l'impérialisme sera toujours obligé de répandre mensonges et calomnies sur les communistes et sur le socialisme.

Ludo Martens

Solidaire -Hebdomadaire du Parti du Travail de Belgique- n°39 (1009) 13 octobre 1993- p.19

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Calais, le port et les migrants : un communiqué de la fédération communiste du Pas-de-Calais

2 Septembre 2016, 17:08pm

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Calais, le port et les migrants : un communiqué de la fédération communiste du Pas-de-Calais

Calais est devenu un cul de sac pour 10 000 migrants qui cherchent à gagner la Grande Bretagne. Les mesures prises par les gouvernements français et britanniques, pour décourager les passages, montrent aujourd’hui leurs limites. Et celles du supportable, à la fois pour les migrants, la population calaisienne, les salariés du port, ou les transporteurs routiers sont largement dépassées.

La multiplication des conflits au Moyen Orient et en Afrique orientale ; le sous développement économique et la misère qui l’accompagne, vont continuer à alimenter cette source migratoire. La gestion de cette question durable ne devrait pas être un problème insoluble pour des pays aussi riches que la France ou la Grande-Bretagne. Et pourtant…

La sécurisation nécessaire des installations du Tunnel sous la Manche, et du Port ne suffit pas à solutionner le problème : elle le déplace vers les zones logistiques, et les autoroutes. Contradictoirement, en rendant plus difficile le passage clandestin, elle favorise l’accumulation des migrants à Calais.

Il faut donc faire avancer d’autres solutions :

  • L’admission en Grande-Bretagne des migrants, qui au titre des Conventions Internationales, signées par ce pays devraient y trouver leur place. C’est le cas de la plupart des 700 mineurs isolés du camp de Calais qui ont de la famille de l’autre côté du chanel ; mais aussi des réfugiés politiques. Cela passe par des négociations diplomatiques, quitte à dénoncer les accords du Touquet. Dans le passé, au moment de la fermeture du camp de SANGATTE, les britanniques avaient accepté d’accueillir les 1500 migrants qu’il hébergeait. La France a -t elle les moyens d’obtenir un tel accord ? Oui. Nous pensons qu’après le « Brexit », alors que la Grande Bretagne va devoir négocier sa sortie de l’Union Européenne, la France est en position de faire avancer ce type de propositions. Elle peut également mettre dans la balance d’autres accords bilatéraux, comme le traité de Lancaster. C’est une question de volonté politique !

  • La fermeture à terme du bidonville. Pas de manière expéditive, comme ce fût fait avec la partie sud de la « jungle » : ce serait non seulement, humainement inacceptable ; mais inefficace. La situation ne peut plus rester en l’état ! Le port de Calais est menacé dans son développement, par la présence à quelques centaines de mètres de son entrée principale, des candidats au passage vers Douvres. La perte du trafic pourrait remettre en cause le financement du nouveau port, et son modèle économique. L’arrêt du ferroutage ne peut pas s’éterniser .La fermeture du camp doit s’effectuer dans le cadre d’une opération de relogement, vers un (ou des) centre du type H.C.R- à construire en dehors des zones économiques-, des migrants qui n’auront pas été admis au Royaume-Uni, et qui n’auront pas fait le choix de partir en C.A.O loin du Calaisis.

Cette situation très difficile mérite mieux que toute instrumentalisation politicienne. Ces deux propositions participent d’un débat qu’il faut clore le plus vite possible, pour mettre fin à d’immenses souffrances, et à un immense gâchis. Malheureusement, la déclaration commune des deux ministres de l’intérieur britannique et français, en date du 30 août ne va pas dans ce sens. Seule l’action responsable permettra de faire bouger les lignes.

Pour la fédération du P.C.F

Bertrand PERICAUD

 

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"Sein nu de Marianne" : une historienne corrige ce "crétin" de Valls

30 Août 2016, 15:43pm

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"Sein nu de Marianne" : une historienne corrige ce "crétin" de Valls

Hier soir à Colomiers, en banlieue de Toulouse, Manuel Valls, visiblement en sueur, a invoqué Marianne pour parler de burkini sans le citer, déclarant ainsi : «Marianne elle a le sein nu parce qu'elle nourrit le peuple, elle n'est pas voilée parce qu'elle est libre ! C'est ça la République !».

Ce qui a fait bondir sur Twitter l'historienne Mathilde Larrere, spécialiste des révolutions et de la citoyenneté et auteur de L' urne et le fusil - elle a également coordonné le livre Révolutions - Quand les peuples font l'Histoire.

«Marianne a le sein nu parce que c'est une allégorie, crétin», s'est ainsi emporté la maître de conférences à l'université Paris-Est Marne-la-Vallée, avant de détailler sa réflexion dans une série de tweets désormais compilés sur un Storify, dans lequel Larrere rappelle que le sein de Marianne est dénudé «sur le modèle des allégories antiques, sans que ça signifie quoi que ce soit… juste un code artistique». In fine, la représentation au fil des ans de Marianne n'a rien à voir avec celle de la féminité : «tout ce qui se joue là est l'image que l'on veut donner de la République, et pas du tout ce qu'on veut dire des femmes !».

"Sein nu de Marianne" : une historienne corrige ce "crétin" de Valls

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Jean jacques Candelier: choqué d’apprendre l’interdiction de la chanson de Craonne

4 Juillet 2016, 18:01pm

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Ma réaction à l’interdiction de la chanson de Craonne lors de la Cérémonie de commémoration des 100 ans de la bataille de la Somme

Jean jacques Candelier: choqué d’apprendre  l’interdiction de la chanson de Craonne

« On croit mourir pour la patrie, on meurt pour des industriels »  Anatole France

Comme de nombreux Français, j’ai été choqué d’apprendre que le Secrétaire d’état chargé des anciens combattants et de la mémoire avait refusé que soit entonnée la « Chanson de Craonne » à l’occasion des commémorations d’une des pires boucheries de la « grande guerre », la bataille de la Somme.

Après avoir refusé de procéder à une réhabilitation collective des fusillés pour l’exemple de la première guerre mondiale le 26 mai dernier, ce nouvel affront sonne comme une insulte de plus pour les descendants des victimes.

J’ai donc envoyé un courrier à Monsieur Jean-Marc Todeschini pour lui rappeler que « la guerre est  l’art de faire s’entretuer des gens pauvres, qui ne se connaissent pas, au profit de gens riches qui, eux, se connaissent… ». Cette maxime à la véracité sans cesse renouvelée à travers les époques a été superbement illustrée par cette chanson qui marque le désespoir, la résignation mais aussi la révolte de ceux qu’on envoyait à l’abattoir pour rien.

Je lui indique qu’en censurant cette mémoire, il tente d’effacer l’histoire au plus grand profit des vendeurs de canons qui s’enrichissent dans le business de la mort.

100 ans après ces massacres, il est désormais acquis que la guerre de 1914 aura constitué un véritable massacre de masse avec la mobilisation de 70 millions d’hommes dans le monde, 10 millions de morts, 20 millions de blessés, 640 000 veuves, 760 000 orphelins, 740 000 mutilés. Ces chiffres traduisent un traumatisme à grande échelle dont les stigmates toujours présents sont ravivés par cette décision de censurer cette chanson au nom d’un village du Chemin des Dames qui fut l’objet de combats très violents.

Les « sans dents » et les « pauv’cons » qui ont vu leurs prédécesseurs mourir dans l’enfer des tranchées méritent plus de considération de la part du Gouvernement.

 

 

Jean jacques Candelier: choqué d’apprendre  l’interdiction de la chanson de Craonne

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La gauche contre la classe ouvrière

21 Juin 2016, 16:19pm

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« Il faut savoir arrêter une grève… » François HOLLANDE manipule L’HISTOIRE !

7 Juin 2016, 16:43pm

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« Il faut savoir arrêter une grève… » François HOLLANDE manipule L’HISTOIRE !

Il faut savoir arrêter une grève »: François Hollande cite abusivement Maurice Thorez

 

Le président de la République considère que le gouvernement a déjà donné suffisamment de gages sur la loi Travail. Il l'explique en dénaturant une citation de Maurice Thorez, secrétaire général du Parti communiste pendant 34 ans.

Les citations servent à renforcer l'autorité d'un argumentaire en l'inscrivant dans la lignée d'un précédent fameux. Le tout est de manier cet outil avec doigté et exactitude. Ce que n'a pas exactement fait François Hollande, dans une interview accordée à La Voix du Nord, publiée ce mardi 7 juin.

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Conférence-débat à Arras, le mardi 29 mars 2016

29 Mars 2016, 10:27am

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Le Mouvement de la Paix d'Arras et les Amis d'Edward Gierek organisent une
conférence-débat autour de l'Affaire de Katyn*, ce mardi 29 mars 2016 à
18h 30 à la Maison des Sociétés à Arras.

En avril 1943, les nazis font état de la « découverte » des corps de 4.500 officiers polonais à Katyn en Russie occupée. En difficulté sur le terrain militaire après la défaite de Stalingrad et cherchant à créer une brèche au sein de la coalition alliée, Joseph Goebbels affirme que les Soviétiques les ont exécutés en 1940.

Le ministre de la Propagande du Reich parvient à ses fins puisque l'URSS qui crie à la manipulation, rompt ses relations diplomatiques avec le gouvernement polonais en exil à Londres favorable à la version nazie des faits.

La liquidation de 15 à 20.000 prisonniers de guerre et civils polonais (connue sous le nom générique de massacre de Katyn) durant la Seconde Guerre mondiale fut
longtemps l'objet de controverses. Les partisans de la thèse de la responsabilité allemande continuent de s'opposer à ceux qui accusent les Soviétiques d'être à l'origine de ce drame.

Les travaux de l'historien américain Grover Furr qui s'appuie sur de récentes fouilles menées dans un charnier en Ukraine et les révélations d'une archéologue
polonaise, tendent à conforter la thèse de la responsabilité nazie...

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Petit rappel: Ambroise Croizat, le bâtisseur de la sécu

14 Décembre 2015, 17:31pm

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Ce film est à la fois le portrait d’un homme, l’histoire d’une longue lutte vers la dignité et le portrait d’une institution incarnée par ses acteurs du quotidien. Un film qui nous parle de tous les possibles de la sécurité sociale

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Pour qui ce brouillard au Panthéon ?

28 Mai 2015, 05:52am

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PAR PATRICK APEL-MULLER JEUDI, 28 MAI, 2015 L'HUMANITÉ

L'éditorial de Patrick Apel-Muller. Allons, c’était digne. L’entrée de quatre héros de la Résistance au Panthéon n’a pas été flétrie par la pompe et, entourée par des jeunes lycéens, elle prolongeait des engagements courageux vers l’avenir.

François Hollande voulait faire de son discours un chef-d’œuvre ; ce fut un exercice convenable qu’on sentait pourtant parcouru d’une fissure. Que retrouver en effet de la République sociale et de l’essor de la culture pour lesquels combattait Jean Zay dans la politique docile et libérale des gouvernants d’aujourd’hui ? Où trouver l’attention aux pauvres d’une Geneviève de Gaulle-Anthonioz ? Quelle trace de la passion intraitable de Germaine Tillion pour la liberté et l’altérité ? Quelle place pour leur attachement sourcilleux à l’indépendance nationale dans le grand large de la fraternité ? Le verbe présidentiel était semblable « à ces cratères où les volcans ne viennent plus, où l’herbe jaunit sur sa tige ».

Le chef de l’État a choisi des personnalités à honorer en excluant un pan essentiel de la Résistance, celui des communistes, et tombait donc à plat son envolée sur « l’histoire quand elle devient partagée » : il venait de la diviser. Le Panthéon ne peut être traité comme une salle à places réservées, où ni la classe ouvrière, qui paya le plus lourd tribut à la Résistance, ni les immigrés, dont l’héroïsme est devenu légendaire, ne sont admis. C’est la condition pour que des destins donnent « à la patrie une destinée ». Nicolas Sarkozy l’avait hélas mieux compris qui avait mis en valeur la figure de Guy Môquet pour tenter de la manipuler.

À qui ce brouillard est-il nécessaire ? Pourquoi remodeler l’épopée de l’armée des ombres pour en biffer la trace de ceux qui portèrent le plus haut l’espérance que les sacrifices sous l’Occupation ouvrent une nouvelle ère de progrès pour tous ? Peut-être parce que, comme l’écrivait Hugo, « dans connaître, il y a naître », et que certains craignent toujours l’avènement « des jours heureux » programmés par le Conseil national de la Résistance.

 

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Témoignage de Marie-Claude Vaillant-Couturier à Nuremberg

27 Mai 2015, 15:56pm

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Marie-Claude, si belle, si digne, si calme ne sera pas au Panthéon, elle est coupable d’avoir été communiste aux yeux des socialistes, du minable petit Hollande et de ses pareils, il ne mérite que le crachat de l’histoire, la vraie pas celle qu’il tente d’inventer au profit du capital. Ecoutez-la témoigner et que ceux qui nous gouvernent et qui ont déjà accompli la forfaiture de ne pas aller à Moscou fêter la victoire pour complaire au maître américain, sachent le mépris que leurs actes méritent.

(Danielle Bleitrach)

 

Figure de la Résistance et de la Déportation, Marie-Claude Vaillant-Couturier, née Vogel (1912 – 1996), témoigne le 28 janvier 1946 devant le tribunal international de Nuremberg qui juge les criminels nazis.

Qui est-elle ?

Jeune reporter-photographe, Marie-Claude Vogel est envoyée en 1934 par son journal « Vu » en Allemagne nazie où elle réalise des clichés des premiers camps de concentration à Dachau et Oranienburg, qui seront publiés.

Epouse de Paul Vaillant-Couturier, élu communiste, rédacteur en chef de L’Humanité, elle est embauchée en tant que reporter-photographe à L’Humanité après le décès de son mari en 1937. Elle codirige le mouvement des Jeunes filles de France (avec Danielle Casanova).

Sous l‘occupation, elle participe à la réalisation de publications clandestines : L’Université Libre (premier numéro en novembre 1940), L’Humanité, ou elle rencontre Pierre Villon (qu’elle épousera en 1949). Elle assure la liaison entre Résistance civile (Comité des intellectuels du Front national) et militaire (Organisation Spéciale, plus tard Francs-Tireurs et Partisans français, FTPF) et transporte des explosifs. Arrêtée par la police de Vichy le 9 février 1942, avec plusieurs de ses compagnons (Jacques Decour, Georges Politzer, Jacques Solomon, Arthur Dallidet), elle est placée au secret à la Santé puis transférée au fort de Romainville.

Déportée le 24 janvier 1943 par un des rares convois de résistantes vers Auschwitz (qu’a décrit Charlotte Delbo dans plusieurs de ses œuvres), elle y est le témoin du génocide des juifs. Elle est transférée au camp de Ravensbrück au mois d’août 1944, affectée à des travaux de terrassement puis, en raison de sa connaissance de la langue allemande, au Revier (« infirmerie » du camp). Ravensbrück est libéré le 30 avril 1945, elle ne revient cependant en France que le 25 juin car elle reste sur place pour soigner les rescapés.

Témoin oculaire du génocide, elle rapporte ces faits devant le tribunal de Nuremberg : « J’ai eu la chance miraculeuse de sortir d’Auschwitz et de Ravensbrück et de me trouver à Nuremberg en face de Goering et des autres hauts dignitaires nazis », déclarait-elle pour le 40e anniversaire du verdict de Nuremberg. « Vous pouvez imaginer que j’éprouvais un sentiment extraordinaire. Je pensais en les regardant : Regardez-moi car, à travers mes yeux ce sont des centaines de milliers d’yeux qui vous regardent, par ma voix ce sont des centaines de milliers de voix qui vous accusent. »

Membre de l’Assemblée consultative provisoire (1945) et des deux Assemblées constituantes, elle est élue députée de la Seine de 1946 a 1958. En 1956, elle devient vice-présidente de l’Assemblée nationale, poste qu’elle occupe jusqu’en 1958. Elle siège ensuite, dans cette même Assemblée, comme élue du Val-de-Marne jusqu’en 1973. Vice-présidente de l’Union des femmes françaises (1979), elle est membre du comité central du PCF jusqu’en 1985.

Elle se consacre également à la transmission de la mémoire de la déportation.

Membre du comité national de la FNDIRP depuis sa création, elle est vice-présidente puis présidente de la Fédération de 1978 jusqu’à son décès. En 1987, elle est appelée par toutes les parties civiles à témoigner contre Klaus Barbie, ancien chef de la Gestapo de Lyon, jugé et condamné pour crimes contre l’humanité.

Elle est désignée à l’unanimité première présidente de la Fondation pour la mémoire de la Déportation, puis présidente d’honneur.

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Hommage aux fusillés du Vert - Galant

4 Avril 2015, 08:48am

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Stèle du Vert Galant à Wambrechies.

Stèle du Vert Galant à Wambrechies.

Ce samedi 4 avril, aura lieu la cérémonie d’hommage aux fusillés du Fort du Vert-Galant à Wambrechies. Le rendez-vous est fixé à 10h45, la cérémonie débutera à 11 heures précises. Les communistes, militants et élus, y viendront sans doute nombreux, car la plupart des 90 et quelques fusillés en ce lieu, d’octobre 1941 à avril 1942, étaient communistes.

Comme Félicien Joly, Charles Robiquet, Louis Hein, Edmond Rombeau, André Bridoux, Albert Caron, Roger Dewambrechies qui n’avait que 18 ans, Guido Brancadoro, Julien Sarrazin, Joseph Hentgès ancien maire d’Hellemmes, Célestin Leduc, Aimable Martel, Florent Debels, les frères Sans,  Jean (Moshe, Chaïm) WAYSAND, ingénieur , FTP-MOI,  Louis HEIN, cheminot aux ateliers SNCF de SOMAIN, dirigeant du Parti communiste clandestin de MARCHIENNES, Zdislas ZIARTKOWSKI, mineur, dirigeant des jeunes communistes de HARNES et FOUQUIERES, membre du groupe de Charles Debarge, Henri TERRYN, journaliste de L’Humanité, responsable clandestin du PCF de ROUBAIX, ... et bien d’autres qui vécurent leurs derniers instants dans la sinistre cour de ce fort abandonné.( voir ci-desssous le lien MémorialGenWeb)

Ils avaient été désignés comme otages en raison de leur appartenance politique ou de leur participation à la grande grève des mineurs de mai-juin 1941, ou capturés pour leur implication notamment dans la première vague d’attentats et de sabotages qui marqua les semaines suivant cette grève et qui donna le signal de la lutte armée sur le sol de France pour sa libération.

Rappeler que la répression, menée par l’occupant nazi avec la complicité totale du préfet de l’époque, s’abbatit, dans le Nord-Pas de Calais, sur les communistes en priorité, et même que cette répression, pour certains notables du moins, avait un goût de vengeance contre le Front populaire, relève du simple respect de l’Histoire.

Ce n’est pas un hasard si les fusillés du Vert-Galant étaient majoritairement des ouvriers, des mineurs, des cheminots, des métallos.

Cette reconnaissance de la part prise par les gens du peuple à la libération du pays, ne réduit en rien le fait que la résistance était diverse, et qu’elle fut même le creuset d’un rassemblement dépassant les habituels clivages.

Honorer, 74 et 75 ans après, les fusillés du Vert-Galant ne relève pas du simple "devoir" de mémoire.

C’est se mettre à l’écoute d’un message qui nous appelle notamment, aujourd’hui comme hier, à rester vigilants face aux idées de haine dont on voit bien qu’elles sont toujours prêtes à resurgir.

Dès 1914, l'armée allemande qui est présente à Wambrechies, fait du fort, à deux pas du front de Quesnoy/Deûle, un lieu de repos et de ravitaillement. Idéalement situé en bordure de la confluence Lys-Deûle et au droit de la voie de chemin de fer, l'édifice est ainsi occupé pendant toute la première Guerre Mondiale. Récupéré par la France au sortir de la Grande Guerre, le fort subit ces importantes destructions en 1919, quand l'armée française dynamite son corps central ainsi que la cour Est, afin d'éviter une nouvelle occupation par l'ennemi. Seule la cour Ouest demeure alors accessible par un chemin précédant la porte principale. C'est ce chemin funèbre qui fut emprunté par les 90 civils fusillés par les Allemands en 1941 et 1942. Nombre des suppliciés étaient des leaders syndicaux et civils qui ont mené la grande grève des mineurs du Nord-Pas-de-Calais contre l'occupant. C'est en leur mémoire qu'une stèle a été installée dans la cour Ouest du fort, sur le lieu même de leur exécution.

Dès 1914, l'armée allemande qui est présente à Wambrechies, fait du fort, à deux pas du front de Quesnoy/Deûle, un lieu de repos et de ravitaillement. Idéalement situé en bordure de la confluence Lys-Deûle et au droit de la voie de chemin de fer, l'édifice est ainsi occupé pendant toute la première Guerre Mondiale. Récupéré par la France au sortir de la Grande Guerre, le fort subit ces importantes destructions en 1919, quand l'armée française dynamite son corps central ainsi que la cour Est, afin d'éviter une nouvelle occupation par l'ennemi. Seule la cour Ouest demeure alors accessible par un chemin précédant la porte principale. C'est ce chemin funèbre qui fut emprunté par les 90 civils fusillés par les Allemands en 1941 et 1942. Nombre des suppliciés étaient des leaders syndicaux et civils qui ont mené la grande grève des mineurs du Nord-Pas-de-Calais contre l'occupant. C'est en leur mémoire qu'une stèle a été installée dans la cour Ouest du fort, sur le lieu même de leur exécution.

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