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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Articles avec #communiques du pcf

Notre camarade Jean Haja nous a quittés

30 Janvier 2017, 18:34pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

L’ancien maire Jean Haja s’en est allé

En octobre dernier, sa démission avait été une énorme surprise. Depuis lors, l’ancien maire de Rouvroy se battait avec la pugnacité qui était depuis toujours sa marque de fabrique contre une maladie pernicieuse. Qui a eu le dernier mot la nuit dernière et ne laisse derrière elle que des yeux rougis.

 

Cet homme-là était de ceux qui ne courbent jamais la tête et, avant que l’expression ne soit galvaudée, ne lâchent rien. Quitte à se fâcher avec la moitié de la planète, passer pour un père fouettard et faire pester ceux qui, de par l’extrême souplesse de leur épine dorsale, ne pouvaient tout simplement pas le comprendre…

Jean Haja, c’était avant tout le sens de sa famille. La sienne, en premier lieu, Marie et ses quatre enfants, sans l’accord de laquelle il ne se lançait dans aucune nouvelle aventure. Et puis le parti communiste où il milita très jeune. C’est d’aileurs en 1977 qu’il intègre pour la première fois le conseil municipal de Rouvroy alors qu’il n’a que vingt-cinq ans ! C’est là qu’il commence à travailler aux côtés d’Yves Coquelle dont il deviendra avec le temps le solide bras droit.

Punch et convivialité

Le grand Yves, au verbe fort et à la verve irrésistible, trouve une formidable complémentarité avec cet homme de dossiers, cet universitaire (il professe alors au sein de l’IUT B de l’université de Lille 3) à la grosse capacité de travail et la précieuse faculté de mettre le doigt sur les lacunes ou zones d’ombre d’un texte. Pendant vingt-cinq ans ils feront route commune jusqu’en 2001 où, à peine réélu dans le fauteuil majoral, Yves Coquelle est également élu sénateur du Pas-de-Calais. Et c’est en toute logique qu’à l’automne 2001, Jean Haja lui succède alors à la tête de l’équipe municipale. Et impose très vite son style, alliant punch et convivialité, poursuivant la redynamisation de la commune ébauchée par son prédécesseur avec les naissances de la zone de la Chênaie, de la médiathèque, du centre multi-accueil, d’une multitude de nouveaux lotissements ou de l’EHPAH sur le point d’ouvrir.

« Sa » Pologne

Conseiller régional lors de la précédente mandature, il avait alors, avec son compère Bertrand Péricaut, créé une cellule de veille dans les entreprises du territoire dont les deux conseillers régionaux rencontraient deux fois par an les délégués syndicaux lors de tables rondes rappelant les années du collectif « Y’en a marre » lancé au milieu des années 2000 avec Yves Coquelle. Et puis on ne peut évoque Jean Haja sans parler de « sa » Pologne qui lui était si chère. Lui, l’ancien président de « Nord-Pas-de-Calais Pologne » avait établi des contacts forts avec la commune jumelle de Libiaz où, transcendant les clivages politiques, des liens d’amitié forts étaient nés. Une Pologne où il pouvait difficilement laisser passer un été sans y filer, avec Marie, pour s’y ressourcer, lui qui était si fier d’être fils d’immigrés polonais.

La nuit dernière, il a lâché prise, à quelques semaines de ses 65 ans, et, ce dimanche, à Rouvroy, le ciel est bien bas...

la voix du nord.

 

Notre camarade Jean Haja nous a quittés

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Le Maire communiste de Rouvroy, Jean Haja Démissionne

12 Octobre 2016, 19:16pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Le Maire communiste de Rouvroy, Jean Haja Démissionne

ean Haja a annoncé hier sa démission de son mandat de maire aux habitants de Rouvroy. Jean Haja avait succédé au regretté Yves Coquelle en 2001, Dominique Watrin devenant conseiller général du canton de Rouvroy tandis qu'Yves Coquelle était élu sénateur.

Maire de Rouvroy, conseiller régional entre 2010 et 2015, Jean Haja était incontestablement, depuis quinze ans, le leader du groupe communiste à l'agglomération d'Hénin-Carvin où il a su gagner le respect de tous.

Comme Yves Coquelle avant lui, Jean Haja était un lutteur acharné : toujours aux côtés des salariés du territoire, il était aux portes de chaque entreprise en difficulté, réunissait régulièrement les syndicalistes de notre secteur qu'il connaissait tous.

Au printemps dernier, c'est Jean Haja qui a organisé le combat contre la Taxe sur l'Enlèvement des Ordures Ménagères (TEOM) mise en place par l'agglo. Il était également à la pointe du combat contre le pôle métropolitain.

Très estimé des habitants de Rouvroy pour son énergie, sa pugnacité, son charisme, Jean Haja avait été réélu sans opposition aux municipales de 2008 et de 2014. Il avait une véritable vision pour sa ville de Rouvroy qu'il a su développer, avec l'aide d'une équipe d'adjoints efficaces comme Valérie Cuvillier, sa première adjointe, ou Roger Bastien, son adjoint aux finances.

Jean Haja a donc choisi de démissionner pour se consacrer à un combat plus personnel, contre la maladie, entouré de sa famille.

Au nom de la section d'Hénin-Beaumont du Parti communiste et en mon nom personnel, je voudrais témoigner à Jean Haja toute notre affection et notre soutien sans faille pour qu'il se rétablisse au plus vite.

Pour tous les communistes, Jean Haja est un modèle de rigueur intellectuelle, de courage politique et de combativité. Sa démission nous touche, mais n'entame pas notre détermination à poursuivre le combat pour que les habitants de notre territoire soient respectés.

Je n'ai aucun doute sur le fait que les Rouvroysiens accorderont leur confiance, lors des prochaines élections municipales, à celles et ceux qui reprendront le flambeau de Jean Haja.

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Conseil Départemental du 62: Intervention du groupe Communiste et Républicain

30 Janvier 2016, 11:26am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Conseil Départemental du 62: Intervention du groupe Communiste et Républicain
Conseil Départemental du 62: Intervention du groupe Communiste et Républicain
Conseil Départemental du 62: Intervention du groupe Communiste et Républicain
Conseil Départemental du 62: Intervention du groupe Communiste et Républicain
Conseil Départemental du 62: Intervention du groupe Communiste et Républicain
Conseil Départemental du 62: Intervention du groupe Communiste et Républicain
Conseil Départemental du 62: Intervention du groupe Communiste et Républicain
Conseil Départemental du 62: Intervention du groupe Communiste et Républicain
Conseil Départemental du 62: Intervention du groupe Communiste et Républicain
Conseil Départemental du 62: Intervention du groupe Communiste et Républicain
Conseil Départemental du 62: Intervention du groupe Communiste et Républicain
Conseil Départemental du 62: Intervention du groupe Communiste et Républicain
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Conseil Départemental du 62: Intervention du groupe Communiste et Républicain
Conseil Départemental du 62: Intervention du groupe Communiste et Républicain

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La France endeuillée

14 Novembre 2015, 10:13am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

La France endeuillée

Les attentats d'hier soir dans divers endroits de Paris sont horribles et nous indignent tous.
La campagne de Fabien Roussel et suspendu, le débat qui devait se dérouler à l'Atria et annuler.

Une pensée forte à toute ces victimes et surtout à leurs familles et relatifs qui devront continuer sans eux.
La France unie et solidaire dans l'horreur.

Puissions nous en tirer les bonnes conclusions, nous poser les bonnes questions et faire de notre indignation une force d’action pour décider du futur de notre nation.
 

 

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REPAS des vétérans samedi 31 octobre 2015 à GRENAY en photos

2 Novembre 2015, 18:26pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

REPAS des vétérans  samedi 31 octobre 2015 à GRENAY en photos
REPAS des vétérans  samedi 31 octobre 2015 à GRENAY en photos
REPAS des vétérans  samedi 31 octobre 2015 à GRENAY en photos
REPAS des vétérans  samedi 31 octobre 2015 à GRENAY en photos
REPAS des vétérans  samedi 31 octobre 2015 à GRENAY en photos
REPAS des vétérans  samedi 31 octobre 2015 à GRENAY en photos
REPAS des vétérans  samedi 31 octobre 2015 à GRENAY en photos
REPAS des vétérans  samedi 31 octobre 2015 à GRENAY en photos
REPAS des vétérans  samedi 31 octobre 2015 à GRENAY en photos
REPAS des vétérans  samedi 31 octobre 2015 à GRENAY en photos
REPAS des vétérans  samedi 31 octobre 2015 à GRENAY en photos
REPAS des vétérans  samedi 31 octobre 2015 à GRENAY en photos
REPAS des vétérans  samedi 31 octobre 2015 à GRENAY en photos
REPAS des vétérans  samedi 31 octobre 2015 à GRENAY en photos

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Notre camarade Yves Coquelle nous a quittés ...

8 Avril 2015, 18:14pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Notre camarade Yves Coquelle nous a quittés ...

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Repas des Vétérants du PCF à Grenay

8 Décembre 2014, 18:33pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Ils étaient une bonne centaine à avoir répondu samedi, à l’invitation du repas des vétérans du Parti communiste français, en la salle des fêtes de Grenay.

 La section de l’Arrageois était largement représentée par bon nombre de camarades.

L’ambiance était de mise, les mélodies a la demande, interprétée par de remarquables chanteuses,un repas sucré/salé succulent très copieux, bref un repas fraternel débordant d’amitié et d’anecdote sur les luttes et des nombreux combats.

À l’entrée, une exposition retraçant la vie bien remplie du remarquable camarade Maurice Thorez était très appréciée par tous les convives, tout cela sous le chant de l'international et du chiffon rouge.

Nous nous sommes quittés enchantés, vers 20h  en songeant à la reconduite pour l’année prochaine d’un repas  fraternel des vétérans plus nombreux encore

Repas des Vétérants du PCF à Grenay
Repas des Vétérants du PCF à Grenay
Repas des Vétérants du PCF à Grenay
Repas des Vétérants du PCF à Grenay
Repas des Vétérants du PCF à Grenay
Repas des Vétérants du PCF à Grenay
Repas des Vétérants du PCF à Grenay
Repas des Vétérants du PCF à Grenay
Repas des Vétérants du PCF à Grenay
Repas des Vétérants du PCF à Grenay
Repas des Vétérants du PCF à Grenay
Repas des Vétérants du PCF à Grenay
Repas des Vétérants du PCF à Grenay
Repas des Vétérants du PCF à Grenay
Repas des Vétérants du PCF à Grenay
Repas des Vétérants du PCF à Grenay
Repas des Vétérants du PCF à Grenay
Repas des Vétérants du PCF à Grenay
Repas des Vétérants du PCF à Grenay
Repas des Vétérants du PCF à Grenay
Repas des Vétérants du PCF à Grenay
Repas des Vétérants du PCF à Grenay
Repas des Vétérants du PCF à Grenay
Repas des Vétérants du PCF à Grenay
Repas des Vétérants du PCF à Grenay
Repas des Vétérants du PCF à Grenay
Repas des Vétérants du PCF à Grenay
Repas des Vétérants du PCF à Grenay
Repas des Vétérants du PCF à Grenay
Repas des Vétérants du PCF à Grenay
Repas des Vétérants du PCF à Grenay
Repas des Vétérants du PCF à Grenay
Repas des Vétérants du PCF à Grenay

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le discours présidentiel prend une tournure affichée à droite

24 Janvier 2014, 17:03pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

François BLAIR, Ghérard Hollande

ou Hollande Gattaz ?

Un socialiste n'y retrouverait pas ses petits.

Pierre Laurent appelle à la mobilisation de la gauche sociale.

 

 

LES vœux et la conférence de presse présidentiels ont sonné le glas du fameux discours du Bourget. Fussent-ils rose bonbon, les marqueurs de gauche y étaient perceptibles. Bien sûr, on avait vu venir le coup depuis longtemps, mais il y avait encore quelques hésitations.

 

Aujourd'hui, François Hollande et le cercle dirigeant revendiquent sans fard une ligne libérale totalement assumée. Les propos utilisés pour définir le cap politique ne souffrent plus d'ambiguïté. Tout y est pensé : de la Sécurité Sociale dont il a osé dire « qu'elle doit en terminer avec les excès et les abus », au « choc de simplification » et « au pacte de responsabilité » visant à « réduire les coûts des charges sur le travail ».

La philosophie des propos, les mots mêmes sont d'inspiration patronale. Ce n'est même plus du social libéralisme, car le social a disparu.

Les députés socialistes

Vont-ils tout avaler sans moufter ?

Pour se prémunir de la moindre contestation, le résident se propose de courir aux ordonnances afin d'échapper au débat parlementaire et au vote des lois. On verra si les députés PS s'arrangeront de cette tactique, espérant ainsi ne pas être rendus responsables des décisions présidentielles impopulaires, ou s'ils exigeront que la démocratie parlementaire ne soit pas bafouée. Réagiront-ils aux injonctions de François Hollande qui exige que sa majorité le suive en tout, parce que c'est lui qui est investi par le suffrage universel ?

Qui parmi eux va s'insurger comme vient de le faire Delphine Batho, ancienne ministre socialiste de l'environnement, débarquée par Hollande pour avoir dénoncé l'austérité gouvernementale ?

Constatant une évolution assumée, elle a déploré : « C'est plus profond qu'une opposition entre l'aile gauche et l'aile droite du PS... Il n'y a plus de projet de société, plus d'objectif de transformation. »

Va-t-on assister à des remords dans l'appareil lui-même ?

C'est peu probable. François Hollande voit bien que pour le moment, les formations à la gauche du PS ne progressent pas dans les sondages et que la protestation sociale est dispersée.

Il est évident qu'il y a une déception à gauche, sans un rapport de forces. François Hollande, dans ces conditions, peut s'émanciper, sans garde fous.

Reste les militants socialistes : vont-ils accepter sans broncher que leur parti emprunte une voie ouverte par Tony Blair et Ghérard Schrôder ?

Le problème c'est que partout en Europe, la social-démocratie se convertit à la prédominance du marché sans que cela suscite la grogne des adhérents.

En France, il y a peu de chance pour que les socialistes résistent à cette tendance, sans une modification du rapport des forces au

Sein de la gauche. Rien n’est joué, mais l partie s’annonce difficile.

Lors de ses vœux, Pierre Laurent s'est adressé à tous les militants de la gauche sociale, syndicale, politique, associative en leur disant sa conviction qu'une autre voie s'emparera tôt ou tard à gauche pour sortir de l'austérité. C'est dès maintenant qu'elle se construit.

 

 

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Stéphane Victor à la tête des JC du Pas-de-Calais

25 Août 2013, 08:40am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Stéphane Victor à la tête des JC du Pas-de-Calais

Jeune communiste de Floringhem, en recherche d’emploi, Stéphane Victor, 22 ans. a succédé, le 20 juillet dernier, à Simon Poudroux à la tête de la fédération du Pas-de-Calais (1) du Mouvement Jeunes Communistes de France.

Simon Poudroux exerçait cette responsabilité depuis cinq ans. Sous son impulsion, les JC se sont renforcés « à travers notamment la création d’unions de villes comme à Calais ». Les Jeunes communistes se sont aussi distingués par leur présence aux côtés des étudiants, des lycéens, mais aussi des travailleurs en lutte comme dernièrement à Dourlens (Bruay-la-Buissière). Ils ont aussi fait de la libération du militant communiste Georges Ibrahim Abdallah, l’un de leurs chevaux de bataille.

A l’issue de leurs travaux, les JC du Pas-de-Calais ont conclu à la nécessité « de renforcer encore l’organisation pour sortir le pays et l’Europe de la crise capitaliste et parvenir au socialisme par la lutte des classes ».

Jacques KMIECIAK

Liberté Hebdo Nord-Pas-de-Calais

  1. Outre Stéphane Victor, le Bureau se compose de Pierre Blanquart (Béthune), Adrien Deneuville (Hénin-Beaumont), Kévin Joly (Calais), Simon Poudroux (Avion) et Guillaume Sayon (Avion).

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«Ne confondons pas la colère et la radicalité avec l’invective»

25 Août 2013, 08:33am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

«Ne confondons pas la colère et la radicalité avec l’invective»

Interview Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, défend une critique du gouvernement moins frontale que celle de Jean-Luc Mélenchon.


Par LILIAN ALEMAGNA

A deux jours jours de la rentrée du Front de gauche, le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, critique la politique du gouvernement et se démarque de son camarade Mélenchon.

Cet été, votre parti n’a pas lâché l’exécutif. Sur quoi l’attendez-vous ?
Puisqu’il a décidé de préparer la France de 2025, le gouvernement doit rompre avec deux grandes impasses : sa politique d’austérité qui étouffe l’activité ; le dogme de la compétitivité qui ne sert qu’à renforcer les revenus financiers des actionnaires. Si le gouvernement ne s’y attaque pas, son antidéclinisme ne sera que de belles paroles.

Votre visite à l’Elysée avant vos congés ne vous a pas rassuré ?
Le chef de l’Etat reste sur les mêmes rails. La France n’est pas un bouchon au fil de l’eau qui devrait s’adapter aux grands flots de la mondialisation. Nous sommes un grand pays capable de désarmer la finance, relancer notre économie et les services publics. Ces ambitions restent absentes.

L’été a été rythmé par Manuel Valls (lire aussi pages 2 à 5)…
L’été de Manuel Valls a été calamiteux. Que ce soit sur la sécurité, l’islam, la réforme pénale ou le regroupement familial, ses déclarations sont à l’opposé des valeurs de la gauche. Ses propositions sont aussi d’une grande pauvreté. Sur la loi pénale, Christiane Taubira a raison : il faut remettre en cause le tout-prison. C’est un échec qui nourrit la récidive. Et pour développer des peines alternatives, il faut des moyens. Preuve supplémentaire que la politique d’austérité actuelle est un obstacle à une politique de gauche ambitieuse.

Vous êtes loin du ton de Jean-Luc Mélenchon pour qui Valls a été «contaminé» par Le Pen…
Le Front de gauche a un diagnostic partagé sur l’impasse politique gouvernementale et la nécessité de construire une alternative. Mais nous avons des approches différentes sur la manière d’avancer. Pour moi, les maîtres mots doivent être «mobilisation citoyenne», «rassemblement» et «construction». Face aux échecs et au dégoût de la politique qui menace, nous devons aider au rassemblement sur des solutions de gauche. Pour convaincre, nous ne devons pas confondre la colère et la radicalité nécessaire avec la provocation et l’invective.

La rentrée du PCF se fera aussi sur les retraites ?
La gauche doit avoir un autre choix de société que la droite qui s’est attaquée à notre niveau de protection sociale. Jusqu’à ses 25 ans, l’homme doit pouvoir s’éduquer, se former et avoir accès à la culture. Jusqu’à ses 60 ans, chaque individu doit pouvoir bénéficier d’un emploi de qualité, sans temps partiel contraint. Et enfin, chacun doit avoir droit à une retraite, être en bonne santé, avec un autre rythme de vie, pour être utile à la société.

Avec quel argent ?
Allonger la durée de cotisations abaissera le niveau des pensions. Ce serait une nouvelle injustice. Il nous faut trouver de nouvelles ressources, en développant l’emploi, en remettant en cause certaines exonérations de charges sociales et créer une cotisation sur les revenus financiers des entreprises. Ce serait beaucoup moins injuste qu’une augmentation de la CSG.

Le rebond de la croissance ne vous convainc pas ?
Cela reste un chiffre très faible et éphémère. Les fondamentaux de notre économie montrent que nous restons sur une mauvaise pente…

Dans un tel contexte, pourquoi cherchez-vous à faire alliance avec les socialistes aux municipales ?
L’objectif doit rester de faire élire des majorités de gauche en rassemblant communistes, Front de gauche, écologistes, socialistes et forces citoyennes pour empêcher droite et extrême droite de conquérir des villes. Nous savons que ces majorités seront traversées par des débats, c’est pourquoi cette construction d’alliances au premier ou au second tour doit passer par des projets locaux et de la place pour les élus PCF et Front de gauche.

Vos militants ne vont pas devenir schizophrènes à faire campagne avec le PS en mars puis avec Mélenchon aux européennes en mai ?
Il y a des différences d’appréciation au Front de gauche sur les municipales. Sans dramatiser, nous pensons qu’une stratégie d’union dès le premier tour est possible dans une série de communes pour créer des dynamiques. Pas le PG.

A Paris par exemple ?
A la fin de l’été, nous ferons le point. Puis à la Fête de l’Humanité, nous présenterons dix priorités pour la future mandature à Paris.

Vous demanderiez 15 sièges au PS…
S’il y a accord, il doit prendre en compte la progression du Front de gauche à Paris depuis 2008.

Mais cette différence stratégique avec le PG ne risque-t-elle pas d’affaiblir le Front de gauche ?
Nous sommes une construction politique inscrite dans la durée. Elle est traversée de débats, mais la nécessité d’une alternative aux politiques d’austérité est plus forte. Vous le verrez aux européennes. Nous travaillerons à un non massif à l’austérité et à un oui tout aussi massif à une Europe de solidarité.

Pourquoi refuser à Mélenchon la tête de liste en Ile-de-France ?
Nous n’avons pas encore entamé la discussion sur les listes. Nos députés européens sortants ont vocation à être candidats dans les circonscriptions où ils ont été élus en 2009.

Y a-t-il une chance de voir des communistes au gouvernement avant la fin du quinquennat ?
Une entrée dans un gouvernement supposerait une refonte essentielle des objectifs de la politique gouvernementale.

Légende photo : Pierre Laurent (au centre), en juin à Montreuil avec le dirigeant du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon (à droite). (Photo Albert Facelly)

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suppression de la taxe de 35 euros pour toute action en justice –

27 Juillet 2013, 14:37pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

                                                                                                                                                     

Le Ministère de la Justice vient de rendre publique l’annonce de suppression, à compter de 2014, de la taxe de 35 euros instaurée en 2011, et appliquée depuis aux particuliers ayant besoin de saisir la justice.

Je me félicite de la disparition de ce dispositif pour l’abandon duquel j’avais cosigné une proposition de loi, et sur lequel j’avais interpellé le précédent gouvernement dès l’automne 2011, en dénonçant « une atteinte au droit fondamental constitutionnel d’accès à la justice et au juge », et la remise en cause des principes de gratuité de la justice et d’égalité, les catégories les plus pauvres étant directement pénalisées.

Les professionnels du droit avaient contesté la création de cette taxe contre laquelle le mouvement syndical et associatif s’était largement mobilisé en recueillant des dizaines de milliers de signatures de pétitions.

Je me réjouis que l’ensemble de ces démarches ait pu aboutir à la décision prise aujourd’hui.

Question écrite N° 33038 –

franchises médicales

M. Alain Bocquet attire l’attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur la participation forfaitaire de 1 euro, à la charge des patients âgés de plus de 18 ans, instaurée pour chaque consultation, examen ou analyse et qui s’applique quel que soit le médecin consulté, que le parcours de soins ait été respecté ou non. Très peu de malades en sont exonérés. Il en est de même des franchises médicales qui concernent chaque boîte ou flacon de médicaments ainsi que les actes paramédicaux et les transports sanitaires. Il alerte le ministère sur le fait que les salariés ayant subi un accident du travail, pour lesquels pourtant les frais médicaux ou chirurgicaux justifiés et nécessaires sont couverts à 100 %, doivent la régler. Il lui demande si le Gouvernement entend modifier cette disposition pour les personnes concernées par un accident du travail.

Question écrite N° 33610 –

conventionnement des services à domicile

M. Alain Bocquet attire l’attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur la question du conventionnement Carsat des services d’aide à domicile agréés par la DIRECCTE. Les services d’aide à domicile répondent à un cahier des charges correspondant à l’arrêté du 26 décembre 2011 (Journal officiel du 30 décembre 2011), qui leur permet d’intervenir auprès d’un public vulnérable, en particulier les personnes âgées dépendantes ou des personnes en situation de handicap. L’agrément permet de prendre en charge des personnes dont la dépendance est très importante, c’est-à-dire classée selon la grille AGGIR, de types 1 à 4, relevant de l’APA. La Carsat participe au financement d’heures d’aide-ménagère pour les personnes en perte d’autonomie ne relevant pas de l’APA, c’est-à-dire classées selon la grille AGGIR en types 5 et 6. Alors que les associations agréées peuvent accompagner les personnes les plus dépendantes, elles ne bénéficient pas systématiquement d’un agrément de la part de la Carsat, qui semble donner la priorité aux associations les plus anciennes. Cette pratique vécue comme discriminatoire, venant d’un organisme chargé d’une mission de service public constituerait, si elle était avérée, une rupture de l’égalité devant les charges publiques. Il lui demande quelle connaissance il détient de ces difficultés et des motifs, restriction budgétaire par exemple, pouvant conduire à ces situations inacceptables tant vis-à-vis des services concernés et de leurs salariés que des populations, personnes âgées dépendantes qui, en bout de chaîne, en sont les victimes. Il lui demande également quelles dispositions le Gouvernement entend prendre pour assurer à nos aînés la qualité de service et les solidarités auxquelles ils sont en droit de prétendre.

Question écrite N° 33252 –

réorganisation de l’entreprise « Réseau de transport d’électricité »

M. Alain Bocquet attire l’attention de M. le ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie sur la réorganisation de l’entreprise RTE (Réseau de transport d’électricité) connu sous le vocable RTE2, qui semble vouloir se mettre en place sans attendre le projet de loi en cours de préparation sur le volet énergétique. Les représentants du Comité central d’entreprise (CCE) alertent sur le fort impact régional de la réforme qui entraînera « de fait la suppression des quatorze établissements régionaux sur le territoire national » par la verticalisation des activités et la diminution des institutions représentatives du personnel. Les conséquences sont néfastes pour les salariés, le dialogue social, la gestion des réseaux et le rendu de service au public. Le CCE précise d’ailleurs qu’ERDF qui avait engagé voici plusieurs années une démarche similaire fait « marche arrière ». L’ancrage régional de l’entreprise, qui doit rester au service du public, ouverte aux besoins de dialogue, de réactivité et d’adaptabilité locales, doit être maintenu. Il lui demande les réponses que le Gouvernement entend apporter pour pallier les inquiétudes.

Question écrite N° 33445 –

Restructuration des Finances Publiques

M. Alain Bocquet attire l’attention de Mme la ministre de la réforme de l’État, de la décentralisation et de la fonction publique sur les inquiétudes des représentants des personnels des finances publiques (DGFiP) qui constatent « la poursuite voire l’amplification des objectifs fixés dans le cadre de la RGPP sous couvert désormais du projet de modernisation de l’action publique ». Régulièrement, ils assistent à des suppressions de postes, les effectifs de la DGFiP ont en effet été réduits de plus de 10 % entre 2008 et 2012 ; au gel du point d’indice et à la réduction des moyens de fonctionnement avec les conséquences que cela implique pour les usagers. La démarche stratégique qui serait mise en place va imposer la concentration des services et la modulation des conditions d’accueil des usagers. La possibilité de spécialisations en pôles nationaux, régionaux ou départementaux facilitera les suppressions d’emplois, supprimera certains établissements souvent véritables liens de proximité notamment en territoire rural. L’avenir de cette administration, des emplois et du statut semble donc menacé ainsi que le rôle de conseil des comptables publics car après avoir confirmé le gel des dotations aux collectivités en 2013, puis une baisse en 2014 et 2015, le Gouvernement met à l’étude plusieurs hypothèses pour accompagner de nouveaux transferts de compétences. On constate au quotidien l’effet de la régionalisation dans d’autres services publics, ayant amené un éloignement des structures décisionnelles, un accompagnement diminué pour la population ; de nombreux dysfonctionnements pour les usagers, et des contraintes accrues pour les personnels. C’est pourquoi un service de pleine compétence pour tout le territoire national disposant d’emplois et de moyens est nécessaire pour la DGFiP. Il lui demande les intentions du Gouvernement en la matière.

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36e congrès du PCF Quatre textes soumis au vote des adhérents pour le congrès

30 Novembre 2012, 18:46pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Pour leur base commune, les communistes auront le choix, les 14 et 15 décembre, entre le projet de la direction et trois textes alternatifs.

 

Comme l’autorisent les statuts du PCF, des adhérents ont rédigé des textes alternatifs au projet de base commune de discussion du congrès proposé par le Conseil national de leur parti.

Trois textes ont ainsi été adressés à la commission chargée de vérifier leur recevabilité, et qui répondent tous aux critères définis par les statuts : réunir au moins 200 signatures d’adhérents d’au moins dix fédérations différentes du PCF et à jour de leurs cotisations.

L’ensemble des adhérents du PCF sera donc appelé à choisir, par un vote les 14 et 15 décembre, leur base commune pour le congrès entre le projet de la direction et les trois textes alternatifs.

Si le projet du Conseil national, intitulé « Il est grand temps de rallumer les étoiles » (Apollinaire), propose de s’appuyer sur « les nouveaux champs du possible » ouverts par les mouvements populaires à l’œuvre dans le monde pour chercher des issues à la crise en bâtissant avec les citoyens « un projet alternatif au capitalisme et à toutes les formes de domination », les textes alternatifs proposent d’autres approches.

Pour celui intitulé « Combattre l’austérité, en finir avec le capitalisme », signé par 233 adhérents à jour de cotisations validés par la commission des textes, « le PCF doit s’efforcer de fixer l’attention des travailleurs sur la nécessité de briser le pouvoir des banques, de mettre fin à l’emprise des capitalistes sur l’économie et la société », en identifiant « clairement » le « socialisme » comme projet pour le PCF.

Ce qui oblige, selon ses auteurs, le Parti à procéder à une « évaluation critique et constructive » pour « mettre le programme, la théorie et la pratique du Parti en conformité avec les tâches révolutionnaires qui sont devant lui » et « renouer avec les idées du marxisme ».

 

Faire « le choix du socialisme comme cœur du changement de société nécessaire », c’est aussi l’ambition affichée par les 318 adhérents à jour de leurs cotisations signataires du texte « Unir les communistes pour un PCF de combat, marxiste, populaire et rassembleur ».

 

Se situant clairement dans l’opposition aux choix politiques et stratégiques opérés par les congrès du PCF depuis celui de Martigues en 2000, son ambition est de « rassembler les communistes pour construire une alternative » à ces choix visant, selon ses auteurs, à « installer durablement le PCF dans le réformisme ». « Nous affirmons une stratégie différente pour un PCF qui affirme sa vocation révolutionnaire » en s’adressant de façon « prioritaire » à « la classe ouvrière élargie, aux couches populaires rejetées par le système dans l’abstention, le vote protestataire ou le vote utile », écrivent-ils.

 

Cette volonté de rupture avec les précédents congrès est commune avec le texte alternatif « Un Parti communiste résolument dans l’affrontement de classes », signé par 218 adhérents à jour de leurs cotisations. Ce texte s’attache en particulier à réclamer « un bilan depuis le congrès de 2008 », notamment de la stratégie du Front de gauche, à laquelle il est très hostile : « Alliance sans intérêt, il a mis le PCF sous tutelle de sociaux-démocrates. » Sur cette question, les autres textes portent chacun un regard différent.

 

Pour celui proposé par le Conseil national, le Front de gauche a au contraire permis au PCF d’« opérer un retour remarqué sur la scène politique ». Il s’agit donc d’écrire « la saison deux » avec « toutes les forces disponibles ». Les auteurs de « Combattre l’austérité… » estiment que la campagne du Front de gauche a été un « succès ».

 

Pour eux, la question à débattre est, en revanche, « celle du rôle et de l’apport spécifique du PCF dans le cadre du Front de gauche, en termes de programme et de stratégie », car « le programme du Front de gauche (…) ne défend pas clairement l’abolition du capitalisme et n’explique pas la nécessité du socialisme ». Quant au texte « Unir les communistes… », très critique à l’égard du Front de gauche, il appelle à lever l’ambiguïté qui « demeure », selon eux, « sur la nature de cette nouvelle forme politique », en « affirmant clairement (le) refus de l’adhésion directe au Front de gauche » pour faire du « renforcement idéologique, politique et populaire du PCF » la « priorité ».

 

Sébastien Crépel

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Un coup de force anticonstitutionnel

21 Août 2012, 13:09pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

europe_drapeau400x274.jpgEn déclarant le nouveau traité européen (TSCG) compatible avec notre loi fondamentale, le Conseil constitutionnel participe à l’opération de banalisation et d’évitement de tout débat sur les gravissimes conséquences qu’induirait l’application de ce traité coécrit par M. Sarkozy et Mme Merkel. Vouloir ainsi camoufler le transfert total de la souveraineté budgétaire de l’Etat vers des autorités extérieures au pays revient à cacher le déni qui se prépare contre la démocratie.

Depuis l’avènement de la République, l’une des prérogatives principales des parlements nationauxest de décider des budgets des nations. C’est l’essence même de notre contrat social. Avec le traité, le Parlement perdrait ce pouvoir essentiel. Le principe d’équilibre budgétaire dit règle d’or focalise l’attention. Mais le traité ne s’arrête pas là. Nos concitoyens doivent savoir que son application donnerait à la Commission européenne, organisme non élu, non démocratique, les pleins pouvoirs sur les Etats nations. Elle pourrait décider d’abaisser autoritairement le déficit structurel de l’Etat, mais aussi contrôler ceux de la Sécurité Sociale, des collectivités locales, des entreprises publiques à un niveau très en de ça de ce qui était prévu dans les traités de Maastricht et de Lisbonne. La barre serait désormais abaissée à 0,5% des richesses produites. Les projets de loi des finances seraient transmis à la Commission de Bruxelles avant tout débat à l’Assemblée nationale. Un mécanisme de correction automatique des budgets serait arbitrairement instauré, des sanctions imposées aux Etats qui n’appliqueraient pas consciencieusement l’austérité. Les autorités  européennes vérifieraient et corrigeraient les budgets tous les six mois. Le comble est de voir le Conseil constitutionnel décider lui-même d’abandonner ses propres prérogatives de contrôle budgétaire pour les transférer à la Cour de justice européenne ! C’est un coup de poignard contre la République ! Il a pour objectif fondamental d’imposer l’austérité à perpétuité pour le monde du travail et de la création afin d’enrichir les puissances d’argent. Il s’agit, pour les tenants du traité, de se prémunir des réactions populaires en faisant porter la responsabilité de choix intolérables sur des institutions supranationales.

 

Au-delà d’un pacte d’austérité budgétaire, le traité contient aussi en son titre IV un outil permettant à des autorités extérieures d’intervenir sur les choix économiques des gouvernements. L’aberrante décision du Conseil constitutionnel nous oblige à redoubler d’efforts pour obtenir un vrai débat sur le contenu du traité et ses implications négatives sur la vie quotidienne des populations. Cet oukase destiné, selon son article 16, à devenir la loi fondamentale de l’Europe, va constituer un cadenas austéritaire contre toute politique de gauche. Ne laissons pas faire !

C’est trop grave pour qu’il soit adopté en catimini à la faveur d’une séance spécialedu Parlement fin septembre. Un référendum est indispensable. Dans l’immédiat, le réclamer avec force dans l’unité aidera nos concitoyens à mieux prendre conscience de ce qui se trame dans leur dos

  Referendum pacte budgetaire

PATRICK LE HYARIC

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Pour la démocratie, un référendum sur le nouveau traité (pétition)

24 Juillet 2012, 09:46am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Referendum pacte budgetaire

Par Patrick Le Hyaric.

L'Humanité lance une pétition "pour un référendum sur le nouveau traité budgétaire".

Pour le directeur de l'Humanité et député au Parlement européen, "le peuple doit-il être tenu à l’écart de ce débat crucial qui concerne l’égalité et la justice, le choix des politiques économiques et sociales, le rejet de l’austérité comme moyen de sortir de la crise ?"

Rien ne servirait de mettre en place, d’un côté, une commission sur la démocratisation de la vie politique, en enlevant, de l’autre, aux parlementaires, jusqu’au droit de décider du budget de la ­nation et de la Sécurité sociale. C’est pourtant ce qui se passerait avec l’acceptation du traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l’Union économique et ­monétaire (TSCG). Pire, si la Commission européenne considère, demain, que l’État ne réduit pas suffisamment et assez vite ses déficits, un « mécanisme de correction sera ­déclenché ­automatiquement ».

Le 25 juin 1992, le Conseil constitutionnel, chargé de donner un avis sur la ­compatibilité du traité de Maastricht avec la Constitution française, avait conclu à la nécessité d’une révision constitutionnelle car le traité « portait atteinte aux conditions essentielles d’exercice de la souveraineté nationale ». Ce raisonnement est encore plus vrai aujourd’hui. La combinaison du traité ­d’austérité budgétaire et de deux règlements (le Two-Pack) en cours d’adoption entre le Conseil et le ­Parlement européen constitue non seulement un recul de la souveraineté ­nationale, mais aussi une perte sans précédent de la souveraineté populaire. Car ce ne serait plus les représentants élus directement par le peuple qui décideraient des choix budgétaires ainsi que des orientations économiques et sociales, mais la Commission de Bruxelles et le Conseil, en dernier ressort.

La chose est si sérieuse que le président de la République a déféré, le 12 juillet dernier, le texte du traité pour avis au Conseil constitutionnel. Il s’est toujours dit opposé à « l’inscription de l’obligation d’équilibre budgétaire dans la Constitution ». Mais aucun tour de passe-passe ne peut effacer que l’application du traité oblige de facto à une « règle d’équilibre budgétaire », « au moyen de ­dispositions contraignantes, permanentes et de préférence constitutionnelles ». En ­dernier ressort, c’est la Cour de justice européenne qui jugera de la validité des choix juridiques décidés par les États. Qu’on le veuille ou non, cela s’appelle la « règle d’or », que prétendait ­refuser le candidat ­socialiste en campagne. Faire voter une loi organique, c’est-à-dire de portée supérieure à toutes les autres, ne viserait qu’à cacher le fait qu’on ne l’inscrive pas directement dans la Constitution. Mais cela reviendrait au même puisque la loi ­organique est une loi complétant la ­Constitution.

Le souverain est le peuple. Doit-il être tenu à l’écart de ce débat crucial qui concerne l’égalité et la justice, le choix des politiques économiques et sociales, le rejet de l’austérité comme moyen de sortir de la crise ? Les principes ­démocratiques fondamentaux conduisent à répondre non. Dans ces conditions, un débat public doit avoir lieu sur ce traité et le rôle de la France dans l’action pour changer l’Europe. Ce débat doit être sanctionné par une consultation populaire sur l’acceptation ou non du traité austéritaire. L’enjeu est crucial. Au moment où l’expérience montre ­dramatiquement que les précédents traités conduisent l’Europe et les peuples à se fracasser contre le mur de l’argent et les enfoncent toujours plus dans la crise, la confrontation publique est indispensable. La démocratie doit être restaurée, les parlements respectés. Il en va de la possibilité ou pas de ­mener une politique de gauche quand la majorité des électeurs la choisissent.

On ne peut à la fois ­défendre la nécessité de la démocratisation de l’Union européenne et faire ratifier un tel traité sans débat public et sans consulter les citoyens. La question ne serait pas de se prononcer « pour ou contre » l’Europe, mais, au contraire, elle porterait sur les ­orientations ­politiques, sociales, écologiques, ­culturelles, de la construction européenne afin de redonner un nouveau sens à une Union qui, telle qu’elle est, conduit les ­populations du continent à se détourner d’elle.

L’Europe austéritaire ou l’Europe sociale, solidaire, démocratique, pacifique et écologique, tel est l’enjeu du débat. En utilisant la ­pétition pour un ­référendum que met à votre disposition ­l’Humanité, menons-le ­partout sans ­attendre.petition 2- copie

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POUR UN VRAI CHANGEMENT... À ARRAS COMME AILLEURS !

4 Juillet 2012, 10:17am

Publié par -BLOG-PCF-ARRAS

POUR UN VRAI CHANGEMENT...

À ARRAS COMME AILLEURS !

Déclaration du Bureau de Section PCF de l'Arrageois

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le 6 mai, le peuple de France s'est débarrassé de Sarkozy et des souffrances et humiliations qu'il nous avait imposées durant 5 ans.

Sans les 4 milliions de voix du Front de Gauche cecla aurait été impossible et les communistes sont fiers d'avoir largement contribué à cette victoire.

Pour que les espoirs de changement ne soient pas déçus nous continuerons d'agir :

pour une progression urgente du pouvoir d'achat, du SMIC, des salaires et retraites,

pour la retraite à 60 ans pour tous et à taux plein,

contre le pacte budgétaire et la politique d'austérité.

Pour réussir le vrai changement, il faut aussi que la volonté du peuple soit véritablement entendue.

Or, l'Assemblée Nationale ne reflète pas la diversité des opinions de nos concitoyens. Le PS dispose de 90 % des députés de gauche alors qu'il ne représente que 65 % de celle-ci.

A cause d'un mode de scrutin inique, le PS et l'UMP trustent ensemble les 90 % de l'Assemblée Nationale.

La démocratie exige que soit rétabli le scrutin à la proportionnelle à tous les niveaux.

L'injustice du système électoral actuel écœure un nombre grandissant d'électrices et d'électeurs et l'abstention progresse dangereusement. Elle touche particulièrement les milieux populaires qui se trouvent de fait privész de représentants dans la plupart des assemblées.

C'est particulièrement vrai à Arras

Alors que le Parti communiste est notoirement présent et actif dans la vie de la ville et de l'agglomération, il est anormal que le Conseil municipal et la Communauté urbaine d'Arras ne comptent aucun élu communiste.

Il faut rappeler qu'aux élections municipales de 2008, les communistes, soucieux de battre la droite, avaient fait une liste commune avec le PS. Cette liste a obtenu un tiers des voix et le PS s'est accaparé les 7 sièges d'élus disponibles, contrairement aux engagements pris.

Cette expérience ne sera évidemment pas renouvelée, d'autant que deux ans plus tard, la presse locale nous apprenait que le PS s'apprêtait à faire liste commune avec le MODEM aux municipales de 2014.

Pire encore, il y a quelques mois, ce sont les socialistes qui ont assuré l'élection de l'UMP Rapeneau à la présidence de la CUA.

La population d'Arras, et notamment celle des quartiers les plus frappés par la crise, a besoin d'élus communistes pour se faire entendre et défendre ses intérêts.

Les beaux monuments et les carrosses dorés ne suffisent pas à cacher le chômage et la pauvreté qui s'étendent. 3 millions ont été dépensés pour exposer la richesse insolente de rois d'autrefois et dans le même temps on a supprimé la gratuité des transports aux personnesâgées malgré les milliers de signatures de protestation recueillies par les communistes.

Arras aussi a besoin de changement

C'est pourquoi les communistes d'Arras tiennent à annoncer qu'ils sont déterminés à partir sous leurs couleurs aux élections municipales prochaines. Ilos appellent toutes celles et ceux qui veulent une gestion municipale plus démocratique et plus juste à les rejpoindre dès à présent. 

Arras, le 3 juillet 2012,

Le Bureau de la section PCF de l'Arrageois

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