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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Articles avec #amerique latine

Venezuela : Nicolas Maduro annonce une hausse de 15% du salaire minimum

7 Novembre 2014, 09:34am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

http://www.editoweb.eu/nicolas_maury/Venezuela-Nicolas-Maduro-annonce-une-hausse-de-15-du-salaire-minimum_a8505.html

http://www.editoweb.eu/nicolas_maury/Venezuela-Nicolas-Maduro-annonce-une-hausse-de-15-du-salaire-minimum_a8505.html

Le Président de la République bolivarienne du Venezuela, Nicolas Maduro, a annoncé lundi une hausse de 15% du salaire minimum national pour le 1er décembre, le nouveau salaire minimum devrait atteindre 4889,11 bolivars

(619,79 euros) -

C'est lors d'une réunion avec les travailleurs de l'administration publique du Palais de Miraflores, que le Président a annoncé une hausse du salaire minimum de 15%, fixant le minimum salarial à 4889,11 bolivars (619,79 euros). Il a également signalé que le taux des bons pour l'alimentation passera de 0, 5% à 0,75%.

Il a affirmé que ces revendications salariales sont rendues possibles par la révolution bolivarienne et les politiques économiques du Venezuela. « Avant l'avènement de la Révolution, les Présidents se sont assis pour savoir de quelle façon ils allaient voler les travailleurs pour donner aux riches. Aujourd'hui, les politiques sont placés sous la garde des travailleurs pour garantir santé et prospérité »

Le Chef de l'Etat a expliqué que les hausses des salaires sont au-dessus de l'inflation afin de casser les sabotages des groupes d'opposition pour déstabiliser l'économie nationale avec inflation. "Ils vont continuer leur guerre, nous continuons à aller de l'avant " déclare Nicolas Maduro.

Le salaire minimum au Venezuela dépasse celui de l'Espagne

Le Président Maduro a rappelé que les gouvernements bolivariens avait déjà fait 28 augmentations de salaire en 15 ans, ces augmentation sont seulement possible dans le cadre du socialisme.

En mai 2014, le gouvernement SOCIALISTE révolutionnaire du Venezuela, par la voix de son Président, Nicolas Maduro, a décidé d'augmenter le salaire minimum et les pensions de 30%.

« Nous avons décidé de relever le salaire minimum et les pensions de 30%. Le salaire minimum va passer maintenant de 3270 bolivars (414,44 euros) à 4251 bolivars (538,77 euros). Avec les bons alimentaires et les divers tickets offerts par le gouvernement, le salaire minimum monte désormais à 5602 bolívars (710 euros). »

Voilà une politique socialiste courageuse. Exemple à suivre  

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Brésil, Uruguay, Bolivie : Les urnes plus fortes que les marchés

2 Novembre 2014, 06:50am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

De bonnes nouvelles par Jean Ortiz

Analyse de notre ami et camarade Jean Ortiz sur ce qui vient de se passer en Amérique Latine.

Votes mais pas seulement.
Jean vient de publier un nouveau livre, nous vous donnerons nos notes de lecture.
Paul Barbazange

Les « latinos », appelés avec mépris « sudacas » en Espagne, sont masos. Ils en redemandent ! Le latifundium médiatique et ses « terratenientes » de la politique pensaient « libérer », faire tomber le géant brésilien pas assez docile à leurs mirettes, et non aligné sur la « libre » entreprise, le « libre » commerce, la « libre » soumission... Les adversaires de cette liberté en cage préfèrent l’intégration régionale équitable aux génuflexions enchaînées devant l’Union européenne et les Etats-Unis. Les temps changent... « L’arrière cour des Etats-Unis » est aujourd’hui la soumise Union européenne.

Dilma, donnée battue, et rebattue, et rabattue, n’est selon la plupart des médias de l’empire qu’« élue de justesse ». Je traduis : il est juste qu’elle soit élue avec 51,64% des suffrages exprimés... tout comme l’avait été « victorieusement » Monsieur Normal en France.

Après la campagne haineuse, violente, calomnieuse, mensongère, que Dilma a essuyé de la plupart des médias brésiliens (aussi libres que sardines en boîte), et de tous les candidats coalisés derrière le très droitier Aécio Neves, sa réélection constitue un évènement majeur. Le clivage gauche-droite a été réactivé et peut pousser Dilma à s’attaquer au « modèle », à promouvoir des changements structurels, une réforme politique... Le peuple brésilien a majoritairement refusé le retour au néolibéralisme pur et dur et non faussé. Il sait que les salaires ont augmenté, que le taux de chômage est bas, que la redistribution a sorti de l’extrême pauvreté plus de 35 millions de personnes, et ce malgré tous les malgré.

En Uruguay voisin, le candidat du « Front large », l’ex-président Tabaré Vasquez, « modéré », a obtenu plus de 47% au premier tour ! « Pepe » le modeste, le vraiment normal, a bien fait son taf. En Amérique du sud les malades se portent bien, merci ! A faire rêver nos « démocraties occidentales » en passe de devenir « Républiques bananières ».

Et plus encore : les Indiens boliviens ont flanqué une claque magistrale au « poker du mal » : FMI, BM, OMC, UE, BCE.

« El Evo » a dédié sa victoire à Fidel et à Chavez !! Des bolchos !! Evo a été réélu pour la troisième fois dès le premier tour avec 61% des voix. Des scores « soviétiques », à faire crier au bolchévisme le patron du canard vénézuélien « Tal Cual », Teodoro Petkoff, ancien guérillero devenu « plus libéral que moi tu meurs » et coqueluche des médias français.

Oh, rien n’est irréversible, mais le « reflux », « l’usure », « la restauration néolibérale », tant annoncés par les cireurs de bottes de l’empire et du capitalisme, finalement ces prédictions s’apparentent plutôt à la marée montante. Que d’enseignements et d’encouragements pour nous ! Que de raisons pour redoubler de solidarité... Solidaires comme le soleil ; « inti » en aymara, la langue de Evo Morales. « Jallalla » ! Vive !

Source : http://www.humanite.fr/blogs/bresil-uruguay-bolivie-les-urnes-plus-fortes-que-les-marches-555890#sthash.gQNFoQrZ.dpuf

Les partie en gras sont de mon choix (Paul Barbazange).

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BRICS : Nouvel ordre mondial en gestation ?

22 Juillet 2014, 13:15pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

BRICS : Nouvel ordre mondial en gestation ?

 

Les BRICS acronyme de Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud, sont une organisation d’États qui entendent coordonner leurs activités pour peser dans l’ordre mondial capitaliste dominé par les USA, l’Union Européenne et le Japon. Ces États aux économies dites émergentes représentent près de la moitié de la population mondiale et environ 20% du Produit intérieur brut mondial. Ils assurent 17% du commerce mondial.

 

Réunis pour leur sixième sommet au Brésil, ils ont signé un accord créant une banque de développement et une réserve de change commune. Par cet acte, ils entendent selon la Présidente du Brésil : « reconfigurer la gouvernance économique mondiale » en clair, s’affranchir au moins partiellement du Fonds Monétaire International qui est le bras armé monétaire de l’impérialisme US dominant. Si la capitalisation du fond ainsi créé est encore modeste (50 milliards de dollars avec l’objectif d’arriver à 100 milliards), elle constitue néanmoins l’amorce d’une possibilité pour des États potentiellement emprunteurs et investisseurs d’éviter les conditionnalités imposées par le FMI et dont on connaît la litanie : austérité, privatisations et ouverture des marchés aux monopoles dominants.

 

Il y a donc incontestablement une volonté politique commune des BRICS de se mettre en situation d’assurer à leurs propres monopoles des marges d’autonomie et de développement par rapport aux monopoles des États impérialistes anciens dominants et en particulier des USA. Cette réalité explique l’attraction que jouent les BRICS auprès d’une grande diversité d’États allant de Cuba à la Turquie en passant par l’Iran et bien d’autres.

 

Cette évolution des choses traduit bien le fait que le Monde bouge au travers du développement même du capitalisme mondial. Des contradictions nouvelles se font jour. Elles dessinent des zones de concurrence et d’affrontements partout dans le Monde. Ce à quoi nous assistons, c’est bien au repartage du Monde et de ses zones d’influences.

 

Chacun des États des BRICS a fait le choix d’un développement capitaliste, ils le font en encourageant et/ou en organisant la constitution de monopoles industriels et agraires capables de rivaliser avec les géants mondiaux actuels. Ces monopoles sont souvent privés, ils peuvent cependant être publics ou mixtes ce qui n’est pas contradictoire avec un développement capitaliste. Se plaçant dans cette logique de développement capitaliste, les BRICS veulent aussi jouer leur partition politique à l’échelle planétaire et asseoir leur domination dans ce qu’ils considèrent comme leurs zones d’influence. Trois d’entre eux sont des puissances nucléaires importantes et disposent de potentiels militaires non négligeables à l’échelle régionale voire mondiale. Analyser la nature et l’évolution des BRICS est donc d’une grande importance politique.

 

Certains y voient l’amorce d’un nouvel ordre mondial ce qui amène des partis communistes et des mouvements progressistes à appuyer leur bourgeoisie nationale monopoliste en participant à des gouvernements de coalition.

 

C’est le cas au Brésil où le Parti Communiste du Brésil (PC do B) est au gouvernement avec le Parti des Travailleurs. Cette alliance autour d’un projet de modernisation du capitalisme brésilien n’est justement pas partagée par le Parti Communiste Brésilien qui mène la bataille de classe en dénonçant l’embrigadement du mouvement populaire à la remorque des forces du capital. Il est donc important de prendre la mesure à la fois des contradictions qui évoluent dans le monde capitaliste mais aussi de bien garder à l’esprit que seule la lutte de classe à l’échelle nationale et internationale est de nature à modifier fondamentalement les rapports internationaux et les rapports sociaux en les extirpant de la dimension monopoliste et impérialiste.

 

 

SOURCE:

www.sitecommunistes.org

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LE GOUVERNEMENT MADURO ACCÉLÈRE LA RÉVOLUTION CITOYENNE DU LOGEMENT

14 Juin 2014, 15:35pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Loin des violences de l’extrême droite nostalgique de l’apartheid des Leopoldo López ou María Corina Machado, la stratégie du gouvernement présidé par Nicolas Maduro est de poursuivre le travail, de concrétiser les promesses électorales de 2013, qu’il s’agisse de l’État communal, de l’alimentation et de l’agriculture, ou encore du logement et de la ville en général, secteurs sur lesquels la mafia a longtemps régné. L’idée est toujours la même : construire une économie libérée des spéculateurs, qui part des besoins fondamentaux pour produire sur place le nécessaire et resserre les liens entre producteurs et usagers. ¨Il y a tout un réseau de mafieux qui se consacrent à construire des baraques pour les vendre, il faut les arrêter et les passer en jugement¨ dénonce le président au sujet de ceux qui spéculent sur la détresse des sans–logis.

Depuis sa création par Hugo Chavez en 2011 pour résoudre le déficit de logements et venir en aide aux victimes des inondations de 2010, la Grande Mission Logement Venezuela (GMVV) a remis plus de 560.000 logements aux secteurs populaires. Le Ministre concerné, Ricardo Molina, en annonce ¨600.000 pour bientôt″. Nicolas Maduro a décidé de faire de cette mission un moteur de l’économie, en passant du rythme actuel de construction de 2000 logements par semaine à 4000. Le mandataire veut aussi améliorer l’accès de la population aux matériels de construction grâce à la réactivation intégrale de la filière – toits, charpente, céramique, plastique, matériel électrique, ciment (la nouvelle usine de Cerro Azul, dans l’État de Monagas, produira un million de tonnes de ciment par an). Dans de nombreuses communautés, à travers les conseils communaux notamment, la population participe activement à la construction de ses propres logements.

img_20140611_1949411402533033Lors de sa visite à laFoire Internationale du Logement qui a réuni au début de juin 251 entreprises publiques ou privées vénézuéliennes et les représentants de 17 pays (Colombie, Espagne, Turquie, Chine, Mexique, Brésil, Cuba, Portugal, Equateur, Royaume-Uni, Granada, Iran, Italie, Panama, République Dominicaine, Russie et Allemagne), le président bolivarien a expliqué : “cette foire revêt une grande importance car elle articule deux axes fondamentaux de notre travail : d’une part la Grande Mission Logement, d’autre part la Grande Mission Barrio Nuevo, Barrio Tricolor (mission de rénovation intégrale des logements et services des quartiers populaires), qui sont nos deux axes pour réurbaniser et reconstruire le Venezuela”. L’accord passé avec le Portugal prévoit ainsi la construction de 50.000 logements. L’objectif général étant d’octroyer un logement à trois millions de familles en 2019.

T.D., Caracas, 13 juin 2014.

Nouveaux logements populaires récemment construits au coeur de Caracas (métro Bellas Artes).

Logements populaires récemment construits au coeur de Caracas (métro Bellas Artes).

La Grande Mission Vivienda Venezuela : l’espérance d’une vie meilleure pour la population.

Depuis le 30 avril 2011, la Grande Mission Vivienda Venezuela (GMVV) a changé la vie de plus de 558 000 familles. « On peut espérer accéder à une vie meilleure, voir tous ses enfants grandir dans une ambiance plus sereine, avoir le sentiment d’appartenir à une communauté, de progresser en famille », précise Carlos Carabal. Ce dernier, son épouse et leurs 5 enfants habitent dans l’immeuble Teatros, qui se situe sur l’avenue Lecuna (Caracas). La famille de ce moniteur de foot-ball fut l’une des 29 000 victimes des pluies diluviennes qui se sont abattues sur le pays, à la fin de l’année 2010. C’est la raison pour laquelle ils se sont tournés dans un premier temps, du côté de foyers provisoires habilités par l’Etat, pour y attendre dans de bonnes conditions, le parachèvement du programme gouvernemental destiné à leur attribuer un lieu de vie définitif.

« Nous avons été confrontés à des temps difficiles. Nous avons tout perdu, exception faite des quelques vêtements que nous avons pu sauver. Mais l’épreuve nous a rendus plus forts. Aujourd’hui, grâce aux bons offices de cette Mission créée par notre président Hugo Chavez, nous jouissons d’un logement qui nous appartient réellement ». Carlos se souvient qu’il n’a jamais perdu courage, convaincu que le président Chavez tiendrait la promesse formulée le 13 février 2011. Au moment où ce dernier avait déclaré qu’il « était en train de monter la grande Mission Vivienda Venezuela ». C’est aussi à cette date que le mandataire avait assuré que dorénavant, « il n’y aurait plus une seule famille dans le pays, qui ne bénéficierait pas de son propre appartement. D’un lieu de vie digne de ce nom ».

Logement CCS 2

Partout dans la cité, des logements dignes de ce nom.

Durant les 3 dernières années, la Mission Logement (Misión Vivienda) aura su occuper à bon escient les terrains vagues des centres urbains du pays et redefinir les plans d’urbanisme. On a ainsi pu contrecarrer le déficit chronique en matière d’habitations auquel le pays était aux prises depuis longtemps déjà. Un déficit qui atteignait le chiffre de 2,7 millions.

Rien que sur Caracas, pas moins de 27 000 logements ont vu le jour. Chiffre auquel il faut ajouter 14 000 autres en cours d’édification. Il est commun d’observer nombre de d’édifices et de constructions récents, occuper des lieux autrefois à l’abandon.

Pour Carabal, « Hugo Chavez a, en toutes circonstances, donné la priorité à l’humain. A son épanouissement. C’est pourquoi il a réfléchi à la manière dont il serait possible d’apporter une solution au déficit chronique d’habitations auquel le peuple vénézuélien était confronté. Plus que cela, il aura oeuvré à l’amélioration de notre vie. En réunissant les conditions d’une intégration de tous ceux d’entre nous, aux origines plus que modestes, qui vivaient au sein de communautés de vie isolées de tout. De ceux qui ne pouvaient accéder aux modes de transport trop onéreux, et aux services, pour des raisons analogues ».

« Je donnerai un exemple. Teatros, la plus proche des stations de métro, se situe à l’angle de notre immeuble. Cet état de fait facilite grandement les allées et venues de nos enfants qui fréquentent l’école et le lycée. Comment aurais-je pu imaginer qu’un jour, l’opportunité me serait offerte de vivre avec ma famille en plein centre de Caracas. En un lieu central comme celui-ci, qui nous permet d’accéder à toutes les commodités que cela implique ? ».

Logements du projet La Ladera remis en 2013 à 600 familles de Los Teques, en présence du président Maduro.

Logements du projet La Ladera remis en 2013 à 600 familles de Los Teques en présence du président Maduro.

Un plan massif de construction.

Pour les Vénézuéliens qui ont vécu sous les gouvernements néo-libéraux de la IVè République, il était tout bonnement inimaginable d’espérer accéder à des appartements de qualité. Pour s’en convaincre, il suffit simplement de se pencher sur les statistiques officielles. Entre 1985 et 1998, c’est-à-dire durant les 14 années qui ont précédé la Révolution, 891 000 appartements ont été construits. Alors que depuis 1999 et jusqu’à l’an passé, 1 million 43 000 de ces derniers ont été mis à la disposition de ceux qui en avaient besoin.

« Aucun de ces gouvernements de droite ne songeaient à nous. Sans la révolution bolivarienne, nous serions encore sur nos collines, taraudés par la peur de voir nos baraques détruites à tout moment ou de ne plus avoir de toit au-dessus de nos têtes. L’action des gouvernements de la I Vè République se bornait à nous fournir des plaques de zinc, pour que les familles concernées bricolent un nouveau toit s’il s’était écroulé. Telle était leur façon de régler la question du logement » se souvient Marilyn Suarez.

Accompagnée de son époux, de leurs 4 enfants, et d’un frère handicapé, cette habitante de Caracas s’est vu attribuer un appartement au sein de la barre d’habitation Santa Rosa (Avenue Libertador). C’est ainsi que depuis février 2014r, date à laquelle ils ont pu intégrer leur nouveau lieu de vie, les conditions de vie de cette famille se sont fortement améliorées.

« Quand on nous a averti du fait que l’on allait nous remettre les clés de notre nouvel appartement, nous ne pouvions pas le croire. Notre rêve de toujours devenait enfin réalité. Avant cela, nous vivions à San Agustin del Sur. C’était une maison que l’on partageait avec d’autres familles. Alors qu’aujourd’hui, grâce à la révolution, nous occupons un appartement – pourvu d’une salle de bain, d’une cuisine et d’un réfrigérateur- que l’on a pu aménager avec nos propres meubles ».

Marilyn Suarez précise qu’auparavant, tous les membres de sa famille étaient contraints de se partager une seule et unique pièce. Le nouvel appartement dont ils bénéficient a une surface de 73 m2 : 3 pièces, 2 salles de bain, une salle à manger, une cuisine, une buanderie et un balcon. Marilyn assure que dans de telles conditions, ses enfants pourront enfin jouir d’un cadre de vie rassurant, sécurisant ; qu’ils auront également accès à des espaces récréatifs. « Ici même, alors que les terrains vagues étaient notre seul horizon, un boulevard, une place, des espaces de jeux et divers locaux socio-productifs vont voir le jour. Et ce, afin que nos enfants bénéficient d’une enfance meilleure que celle que nous avons vécue ».

Logement CCS 4

Veiller sur son habitat, l’aimer.

Lisbeth Cardenas est la voisine de Marilyn. Elle manifeste un souhait : que tous les vénézuéliens jouissent d’un logement digne de ce nom, grâce à l’action de la GMVV, et prennent soin de veiller sur ces espaces de vie. De les conserver en l’état.

« Je ne pouvais en aucune manière compter sur mes revenus pour envisager de faire l’achat d’un appartement. C’est pourquoi j’apprécie à leur juste valeur chacun des jours qui me voient vivre ici, en compagnie des membres de ma famille. Je suis par ailleurs absolument convaincue que c’est à nous tous que revient la tâche de conserver en bon état notre immeuble; de faire en sorte que chacun de nos appartements soient accueillants et propres. Car veiller sur son habitat, c’est l’aimer ».

Marilyn considère qu’il incombe à l’ensemble des Venezueliens bénéficiaires du programme GMVV, de s’acquitter d’une manière juste – compte tenu de la prise en considération des revenus de chacun d’entre eux- du paiement du logement attribué. Un tableau de financement accompagne la réalisation de ce programme social, avec une prise en compte fine des revenus de chacun ; ce qui facilite la mise en œuvre des facilités de paiement. « Si je prends soin de payer mon appartement, la Mission continuera et d’autres pourront aussi jouir d’un mode vie qui est désormais le mien. C’est de cette façon que cette grande mission (GMVV) répondra aux aspirations qui se manifestent partout dans le pays ».

Logement CCS 5

Espaces de convivialité.

Nicolas Maduro rappelle l’importance du volet social : par-delà sa fonction initiale de création de logements, la Grande Mission Vivienda peut se résumer en ces termes : « une nouvelle organisation sociale basée sur la convivialité ».

En décembre 2012, accompagnée de ses 3 petits-enfants, Ingrid Aguado a reçu les clés d’un appartement (OPPE 12) se situant à Bellas Artes. Depuis cette date, elle est le témoin de la manière dont une organisation appropriée, facilitera un travail en commun ( de nature sociale) entre voisins.

« Dès que nous nous sommes installés ici, les 144 familles habitant cette barre d’immeuble se sont investies dans l’élaboration d’un mode d’organisation qui nous aura permis de mettre en place un comité inter-familial de gestion. (1 par immeuble). Le Conseil communal qui en résulte est constitué de l’ensemble de ces comités inter-familiaux. A l’heure actuelle, nous nous fixons ce but : nous rapprocher des autres expériences de ce type, pour déboucher sur la création d’une Commune ».

Ingrid ajoute que l’une des tâches que s’est assignée la communauté de vie dont désormais elle dépend, consiste à identifier l’ensemble des potentialités qu’elle recèle : « Nous nous situons dans le centre de Caracas. Nous avons par conséquent décidé de constituer le fer de lance d’un engagement collectif en faveur de la convivialité. Nous veillons aussi à préserver nos traditions, notre culture. ».

Sources : Ciudad CCS et l’article de Leonardo Buitrago pour AVN :http://www.avn.info.ve/contenido/gran-misi%C3%B3n-vivienda-venezuela-esperanza-del-vivir-bien-para-pueblo

Traduction : Jean-Marc del Percio

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VENEZUELA: l’augmentation du salaire et la baisse du chômage continuent

30 Janvier 2014, 08:36am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Signe des temps, le Venezuela est devenu, après l’Argentine, le deuxième pays latino-américain en nombre d’immigrants (en grande majorité espagnols) qui fuient l’Europe en quête d’un travail.

Occultés par les médias privés vénézuéliens et leurs relais internationaux (Le Monde, El Pais, Libération, NY Times, etc..) les chiffres révélés en janvier 2014 par l’Institut National de la Statistique indiquent une nouvelle baisse du chômage, tombé à 5,6% en décembre. Ce chiffre est le plus bas enregistré par le gouvernement bolivarien (rappelons que le chômage atteignait 11% lors de l’élection de Hugo Chavez en décembre 1998).

De 1999 à 2013, l’économie vénézuélienne a décollé grâce au rôle moteur de l’État et aux investissements publics, permettant à 4.185.697 personnes de trouver un emploi. L’étude indique également que le travail “informel” qui occupait 55 % de la population active en 1999 a reculé en 2013 à 37,9 %. Dans la même période l’emploi formel a fortement augmenté, passant de 45,0% à 62,1% de la population. Signe des temps, le Venezuela est devenu, après l’Argentine, le deuxième pays latino-américain en nombre d’immigrants (en grande majorité espagnols) qui fuient l’Europe en quête d’un travail.

En janvier 2014, le président Maduro a décrété une nouvelle augmentation de 10 % du salaire minimum, ce qui en fait le plus élevé d’Amérique Latine. De mai 2013 à janvier 2014 celui-ci a augmenté au total de 59% pour s’établir actuellement à 3270 bolivars. Parallèlement les droits des travailleurs vénézuéliens ont été renforcés par une nouvelle loi du travail qui a brisé le carcan néo-libéral (1).

 

Pour gommer ces faits, les médias internationaux préfèrent insister sur l’inflation (qui, soit dit en passant, selon le FMI était bien plus forte sous les régimes antérieurs à la révolution bolivarienne) (2). Ils “oublient” qu’au Venezuela l’alimentation, les soins de santé, l’éducation à tous ses niveaux, le logement et l’ensemble des missions sociales sont subventionnés par l’État, sont dans certains cas totalement gratuits, et qu’une part croissante de la population bénéficie de la sécurité sociale. En 1998, à l’arrivée de la révolution, le Venezuela ne comptait que 380.000 pensionné(e)s ne percevant que 60 % du salaire minimum. On compte aujourd’hui 2.750.000 pensionné(e)s dont les allocations augmentent au même rythme que le salaire minimum et leur sont versées avec un mois d’avance. De sorte que les hausses du salaire et du pouvoir d’achat sont bien réelles.

 

 

Il faut y ajouter la loi des “coûts et des prix justes” qui vient de limiter à 30 % la marge bénéficiaire d’un secteur commercial privé pratiquant jusqu’ici des hausses de 200 à 1000 %, la réduction des bails pour les locataires ou les petits et moyens commerçants, les coups de pouce aux petits épargnants, et les divers mécanismes économiques qui dégonflent peu à peu la bulle spéculative du dollar.

 

L’investissement social (qui stagnait à 12 % avant la révolution) a totalisé en 2013 54% du budget de l’État et passe à 60 % en 2014.

 

On comprend pourquoi, malgré la guerre économique menée en 2013 par l’opposition, les politiques mises en oeuvre par le gouvernement bolivarien continuent de faire baisser la pauvreté. Celle-ci est passée de 21,6% en 2012 à 19,6 % en 2013. Sur la même période, la pauvreté extrême est passée de 6,3 à 5,5%. Ces chiffres sont confirmés par la CEPAL (Commission Économique des Nations Unies pour l’Amérique Latine). Le président Maduro a rappelé que l’objectif de la révolution bolivarienne est “la pauvreté zéro en 2019”.

T.D., Caracas, 22 janvier 2014.

 

cliquez pour agrandir

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Notes :

1)La nouvelle loi du travail, un pas de plus vers la vraie viehttp://venezuelainfos.wordpress.com/2012/05/04/nouvelle-loi-du-travail-au-venezuela-un-pas-de-plus-vers-la-vraie-vie/

2) Voir “Associated Press et le mythe d’une opposition muselée au Venezuelahttp://venezuelainfos.wordpress.com/2013/12/14/associated-press-et-le-mythe-de-lopposition-muselee-au-venezuela/ et “The Economist.. économise la vérité sur le Venezuelahttp://venezuelainfos.wordpress.com/2013/12/30/the-economist-economise-la-verite-sur-le-venezuela/

3) Sur le mythe d’une économie en difficulté au Venezuela, “L’apocalypse tant espérée n’aura pas lieu”,http://venezuelainfos.wordpress.com/2013/11/10/venezuela-lapocalypse-tant-esperee-naura-pas-lieu/

source: http://venezuelainfos.wordpress.com/

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LE PRESIDENT CHAVEZ ANNONCE UNE NOUVELLE INTERVENTION CHIRURGICALE

11 Décembre 2012, 17:15pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

chavez-le-resistant.jpgPar une intervention publique en direct depuis le Palais présidentiel de Miraflores à Caracas, le président vénézuélien, Hugo Chávez, a annoncé que malheureusement « après un checkup intégral », il devait se soumettre à une nouvelle intervention chirurgicale qui devrait intervenir dans les prochains jours.

 

Chávez a expliqué qu’à Cuba, « il avait ressenti certains symptômes qui l’avaient incité à procéder à des examens pour un checkup exhaustif, et là était apparue la présence de certaines cellules malignes. Ce qui l’oblige à revoir le diagnostic, l’évolution du traitement et à consulter des spécialistes. Ceux-ci ont conclu qu’il était absolument nécessaire qu’il se soumette à une nouvelle intervention chirurgicale et celle-ci doit intervenir dans les prochains jours » a-t-il déclaré.

 

« Avec l’aide de Dieu, comme dans les occasions antérieures nous serons victorieux et nous reviendrons en forme » a répété le président vénézuélien.

 

Le Chef d’Etat vénézuélien a demandé l’autorisation au parlement vénézuélien de voyager à nouveau à Cuba afin de s’y soumettre à une intervention médicale.

 

Chávez a déclaré que comme toute intervention chirurgicale il existe des risques, c’est pourquoi il en a appelé à l’unité du peuple vénézuélien pour garantir la marche de la Révolution bolivarienne.

 

Le chef de l’Etat vénézuélien a expliqué que « si quelque chose arrive qui m’invalide pour continuer à être à la Présidence de la République Bolivarienne du Venezuela, Nicolás Maduro non seulement dans ce cas devra succéder comme le prévoit la Constitution durant la période, mais que mon opinion ferme et entière, irrévocable, absolue, totale est que dans le cas de ce scénario qui oblige à convoquer des élections présidentielles, vous élisiez Nicolás Maduro comme Président de la République Bolivarienne ».

 

Par ailleurs, Chávez a affirmé que « nous allons inscrire une autre page grandiose dimanche prochain » lors des élections régionales au Venezuela.

 

« Aujourd’hui nous avons un leadership collectif qui existe partout (…) Avec la ferveur organisationnelle et participative des masses populaires que nous n’avons jamais connu ici », a assuré le dirigeant vénézuélien.

 

Chávez a expliqué que dans cette étape collective « Nous avons relevé le drapeau souillé, et avons repris les drapeaux du peuple, des drapeaux déchirés et piétinés durant presque tout le XIXème siècle et le XXème siècle. Avec le XXIème siècle commençant a été inauguré ici une nouvelle ère ».

 

« En plus de toutes ces batailles, s’est présentée une bataille encore plus incertaine. Nous avons affronté le problème de la santé avec beaucoup de mystique, avec beaucoup de foi et beaucoup d’espérance. Nous avons fait face aux manipulations et aux misères humaines. Mais au-dessus de tout avec un front à une hauteur et une dignité sans tâche », a assuré Ch

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La très belle victoire de Chavez

9 Octobre 2012, 19:52pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Le PCF salue la très belle victoire de Chavez

 

Victoire capitale pour la révolution bolivarienne et renforcement significatif des communistes qui apportent un demi-million de voix (3,5%) au président Hugo Chavez

 

« La victoire de Chavez est également la victoire de tous les peuples d'Amérique latine ».

 

Ce commentaire du président bolivien Evo Morales souligne l'enjeu du scrutin présidentiel vénézuelien du 7 octobre, dépassant le sort même de la seule République bolivarienne du Vénézuela.

 

Avec 54,8% des voix, soit 7,8 millions de suffrages exprimés, Hugo Chavez devance assez nettement le candidat unitaire de l'opposition, Henrique Capriles Radonski qui obtient 44,55% des voix, soit 6,3 millions de votes.

 

Jamais élection n'a été aussi polarisée, réduite à deux blocs antagonistes. Chacun des partis se positionnant dans les coalitions formées par les deux principaux candidats. Le « Pôle patriotique » autour d'Hugo Chavez face à la Coalition pour l'unité démocratique (Mesa de la unidad democratica/MUD)

 

La défaite d'une coalition contre-révolutionnaire et libérale, rassemblant de l'extrême-gauche à l'extrême-droite

 

Comme lors des législatives 2010, l'opposition est parvenue à rassembler sous la bannière du MUD une coalition hétérogène mais unie dans un même objectif contre-révolutionnaire, et une volonté commune de faire tomber Chavez.

 

Une coalition d'une vingtaine de partis, allant de forces gauchistes anti-communistes (LCR-La causa radical, Bandera roja) jusqu'à la droite dure (La Justice d'abord).

 

Néanmoins, le centre de gravité de cette coalition se retrouve, paradoxe apparent, au centre-gauche avec des partis sociaux-démocrates, parfois anciens alliés de Chavez, présents en masse parmi les forces dirigeantes de la coalition (Action démocratique/Un nuevo tiempo/Mouvement vers le socialisme).

 

Derrière cette façade de centre-gauche, que le candidat Capriles a tenté de cultiver pendant la campagne, un programme de droite libérale classique (le « paquetazo ») porté par celui qui est l’héritier d'une des plus grandes fortunes du pays :

 

libéralisations et privatisations dans les secteurs-clés de l'économie, en premier lieu le pétrole ; décentralisation des services publics pour mieux les privatiser ; remise en cause des programmes sociaux gouvernementaux de lutte contre la pauvreté et la faim.

 

Si la droite a encore une fois été vaincue, l'écart se resserre. La preuve d'une résistance de plus en plus organisée de la bourgeoisie vénézuelienne, aidée par le parrain nord-américain, et de sa puissance sociale toujours intacte.

 

Les communistes en progression constante

 

Les électeurs avaient également, sur leur bulletin électoral, la possibilité de choisir non seulement leur candidat mais aussi leur « parti de préférence », engagé dans l'un des deux camps en présence.

 

Parmi les partis du camp révolutionnaire, si le PSUV reste très largement en tête avec 42,80%, la bonne surprise est venue du Parti communiste du Vénézuela (PCV) qui s'installe comme deuxième force de gauche, avec 3,5% des voix et près de 500 000 votes apportés au président Chavez.

 

En 2000, le PCV ne récoltait que 0,8% des voix. En 2006, il connaissait une progression importante avec 2,9% des voix et 340 000 voix, alors que la coalition chaviste avait obtenu, dans son ensemble, 9 points de plus qu'en 2012.

 

La carte électorale du Parti est relativement homogène, les meilleurs scores se trouvant dans les régions du Nord-ouest du pays : les États de Yaracuy (6,1%), Trujillo (6,2%) et Portuguesa (6,3%).

 

Une victoire pour la révolution bolivarienne et ses succès...


PCV psuv

 

 

La progression du Parti communiste est autant la reconnaissance du travail réalisé sur le terrain par les 40 000 militants du Parti que celle de la justesse de la ligne proposée par le Parti.

 

Depuis quatorze ans, le PCV s'est affirmé comme le soutien le plus résolu de la révolution bolivarienne menée par Hugo Chavez. En 2010, au plus fort des défections des partis sociaux-démocrates, le président Chavez avait affirmé que le PCV était « le seul allié qui nous reste ».

 

Le Parti communiste apporte son soutien à toutes les mesures dans les intérêts des travailleurs : missions sociales, augmentations du salaire minimum, nationalisations.

 

Les communistes se réjouissent de la baisse drastique de la pauvreté depuis l'arrivée au pouvoir d'Hugo Chavez, de 49,4% de la population en 1999 à 27,6% en 2008 ainsi que de la réduction massive des inégalités dans la même période.

 

qui ne fait pas taire les critiques constructives des communistes envers un processus révolutionnaire inachevé

 

Néanmoins, les communistes ne peuvent se satisfaire de ces progrès accomplis depuis treize ans. Le Vénézuela reste un pays capitaliste, où les principaux leviers de l'économie restent entre les mains du privé (65% de l'économie est entre les mains du privé en 2010, le même chiffre qu'en 1999).

 

Le PCV met en garde depuis plusieurs années contre cette puissance économique et sociale du capital privé domestique. La progression de la droite contre-révolutionnaire ne s'appuie pas que sur le soutien international de Washington mais aussi sur cette bourgeoisie encore puissante.

 

Le Parti communiste ne cache pas ses critiques constructives.

 

Tout d'abord la nécessité de mettre en place une véritable direction collective révolutionnaire, pour dépasser un leadership personnel, ou encore les tentatives de constituer un parti unique de la gauche.

 

Ensuite, la nécessité d'approfondir la révolution bolivarienne, et de passer d'une révolution démocratique-nationale à la phase de transition vers le socialisme. Un programme qui passe pour le PCV par la nationalisation des grands moyens de production, gérés par les travailleurs eux-mêmes, par l'instauration d'un système national de Sécurité sociale, et enfin par une politique nationale d'industrialisation.

 

Les communistes se sont toutefois réjouit des pas réalisés par le président dans ce sens, notamment avec la formation du « Pôle patriotique » en 2010, embryon d'une direction collective.

 

Toutefois, la route est encore plus longue sur la voie du socialisme, affirmé dans les discours et les textes officiels du président mais qui peine encore à se matérialiser dans la transformation radicale de l'économie et de la société vénézuelienne.

 

Dans ce parcours vers le socialisme, plus que jamais, les communistes vénézueliens restent le meilleur allié du président Chavez et de la force dirigeante de la révolution, mais ce sans mettre leur drapeau dans leur poche et sans taire leurs critiques sur un processus révolutionnaire encore inachevé.

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POUR QUE LE MONDE N'OUBLIE PAS

10 Septembre 2012, 18:04pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 

Cette date du 11 septembre 2012 marque la commémoration des 39 ans de la mort de Salvador Allende. Président du Chili de 1970 à 1973, ami proche de Fidel Castro et ennemi certain des Etats-Unis, celui-ci mène pendant trois ans un ensemble de réformes sociales.

 

Tout comme Lénine au début du 20ème siècle, il autorise le divorce, prolonge les congés payés, nationalise les banques et les entreprises tout en augmentant les salaires de 40 à 60%.

Ainsi, les Etats-Unis répliqueront à ce socialisme naissant en soutenant les partis d'opposition en finançant des grèves et des actions anti-gouvernementales puis en initiant des coups d'Etats.

Dans un premier temps, les conditions économiques sont satisfaisantes, l'inflation passe de 34% à 22%, le chômage baisse et la croissance s'élève à 8% !

 

Mais l'impérialisme américain fait des ravages et la situation se dégrade. C'est dans ce contexte que la présidence de Salvador Allende prend alors fin.

Il se suicide à l'âge de 65 ans au sein du palais présidentiel, attaqué par Pinochet, un officier chilien formé par la CIA.

 

Allende fait alors parti de cette trop longue liste des martyrs de la guerre froide. Il aura été le symbole du socialisme en Amérique Latine et l'est encore à l'heure actuelle.

 

Le soutien abusif des Etats-Unis à toutes les formes d'opposition au socialisme a laissé place au fascisme et à des régimes réprimant le modernisme social.

 

C’était un 11 septembre 1973. Un Président, élu en 1969 sous la bannière d’une coalition de partis politiques, l’Unité populaire, était devenu l’homme à abattre et, avec lui, l’Unité populaire. Ceux qui les avaient dans la mire de leur « terrorisme » étaient l’oligarchie nationale chilienne et le grand frère étatsunien, apôtre de la démocratie à travers le monde.

Léo Ferré a traduit cet évènement dans une chanson (4 : 19) que je vous invite à écouter.


 

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Flambée du pétrole: Chavez augmente les salaires de 25%

27 Avril 2011, 17:07pm

Publié par -BLOG-PCF-ARRAS

2922609-4140746.jpgFlambée du pétrole:

Chavez augmente les salaires de 25%

 


Le président vénézuélien Hugo Chavez a annoncé une augmentation des salaires de 25% suite à l'augmentation des revenus pétroliers, annoncent les médias occidentaux.

Le prix du pétrole vénézuélien sur les marchés mondiaux a franchi la barre des 107 dollars ces derniers jours, ce qui apporte des revenus supplémentaires au budget. Le président Hugo Chavez a déjà promis de financer plusieurs programmes sociaux.

Ainsi, le 1er mai, les salaires seront augmentés de 15%, une augmentation suivante de 10% étant prévue pour septembre. Le salaire minimum subira une hausse de 360 dollars.

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VIème congrès du Parti Communiste Cubain

26 Avril 2011, 15:48pm

Publié par -BLOG-PCF-ARRAS

2908023-4118457Résumé des travaux du

VIème congrès du PCC :

"seul le Socialisme pourra garantir le système de vie dont a besoin le peuple cubain"


Raul Castro, élu Premier Secrétaire du Parti Communiste de Cuba.

Le sixième Congrès du parti Communiste de Cuba (PCC) a élu le Général Raul Castro Ruz comme Premier Secrétaire de son nouveau Comité Central. Réunis au Palais des Conventions de la Havane en présence de Commandant en Chef Fidel Castro, les participants à la session finale du Congrès se sont tous levés pour applaudir le leader du parti. Les débats du sixième Congrès du PCC se sont déroulés pendant trois jours, à partir du 16 avril. Ils se sont terminés par l’approbation d’importants documents qui guideront le procès d’actualisation du modèle économique cubain.

Fidel assiste à la séance finale du sixième Congrès du PCC.

C’est en présence du Commandant en Chef Fidel Castro Ruz qu’a commencé la séance finale du sixième Congrès du Parti Communiste de Cuba. Le Général Raul Castro, président des Conseils d’État et des Ministres, était également présent à la réunion. À son entrée dans la salle, le leader historique de la Révolution a été amplement ovationné par les délégués qui ont scandé : Fidel ! Fidel ! C’est au Palais des Conventions de La Havane que se sont déroulés tous les débats portant sur le projet de Lignes Directrices de la Politique Économique et Sociale du Parti et de la Révolution. Près d’un millier de délégués à l’importante réunion ont approuvé le document final des lignes directrices, trois résolutions et un accord, ainsi que le Rapport Central présenté par Raul lors de la séance d’ouverture. Dans la matinée du mardi, au cours de la session de clôture ont été présentés les membres du nouveau Comité Central ainsi que ceux du Bureau Politique et du Secrétariat du PCC.

Sixième Congrès du PCC : d’importants documents ont été adoptés

Les délégués au sixième Congrès du Parti Communiste de Cuba (PCC) ont approuvé, lundi dernier, le Rapport Central et le document final définissant quelles vont être les lignes directrices de la politique économique et sociale du Parti et de la Révolution. Le journal télévisé de la Télévision Cubaine a informé qu’au cours de la deuxième journée de travail du congrès, réuni au Palais des Conventions de La Havane, les participants ont voté une Résolution approuvant le Rapport présenté à la séance inaugurale par le Général d’Armée Raul Castro Ruz, Second Secrétaire du Comité Central du PCC. Une autre résolution portant sur les Lignes Directrices de la politique économique et sociale du Parti et de la Révolution, thème principal du congrès, a également été adoptée.

Ce projet avait été, du premier décembre 2010 au 28 février 2011, soumis à analyse dans plus de 163 000 réunions tenues par différentes organisations. 8 913 838 personnes y ont participé et plus de trois millions d’interventions ont été enregistrées. Le Rapport Central du Congrès indique que le document original contenait 291 directives, et que parmi elles, 16 ont été intégrées dans d’autres et 94 ont maintenu leur rédaction. Le contenu des autres 181 a été modifié et 36 nouvelles directives ont été incorporées, et c’est donc un total de 311 directives qui a été présenté aux délégués pour y être débattu.

Après plusieurs sessions d’intenses discussions, les 997 militants présents à la réunion ont validé le Rapport Central et le document final des Lignes Directrices comme documents de consultation permanente. La politique économique du Parti, telle qu’elle vient d’être ratifiée, réaffirme le principe que seul le Socialisme pourra garantir le système de vie dont a besoin le peuple cubain. La souveraineté et l’indépendance du pays sont également clairement exprimées dans le texte des Lignes Directrices, qui a été approuvé à l’unanimité par les délégués.

Ce texte garantit sans ambiguïté que le système économique continuera de se fonder sur la propriété socialiste des moyens de production et qu’il sera régi par le principe de la distribution socialiste stipulant : « de chacun selon sa capacité et à chacun selon son travail ».

Les délégués ont également accordé de demander au gouvernement qu’il institue une Commission Permanente pour l’Application et le Développement qui, sans entraver les fonctions des organismes de l’Administration Centrale de l’État, sera chargée de contrôler, de vérifier et coordonner les actions de toutes les personnes impliqués dans l’application de ces lignes directrices, de proposer éventuellement l’incorporation de nouvelles directives et de diriger, en coordination avec les organes compétents, la correcte divulgation du processus. Il a également été proposé que d’autres organismes compétents, comme l’Assemblée Nationale du Pouvoir Populaire, élaborent les normes juridiques nécessaires à
l’application des mesures économiques et sociales qui devront être mises en place pour permettre l’actualisation du modèle économique cubain actuel.

Les délégués ont également approuvé une résolution sur le perfectionnement des organes du Pouvoir Populaire, du Système Électoral et de la Division politique et administrative, et portant, entre autres aspects, sur la nécessité de trouver des formules qui permettent de mieux délimiter quelles sont les attributions des Assemblées et de leurs Conseils d’Administration, et quelles doivent être leurs relations avec les organismes de l’Administration Centrale de l’État.

Le document souligne qu’il sera nécessaire de modifier l’actuelle division politique et administrative, afin de corriger les limitations existantes, et que pour cela, il faudra réviser et redéfinir l’organisation de grandes villes qui sont des capitales provinciales et, en particulier, celle de La Havane. L’intégralité d’un processus de cette nature exige, avant tout, des changements dans les procédures et les termes légaux, ainsi que la réalisation d’autres adéquations du Système Électoral, dans le respect des principes essentiels de son caractère démocratique et participatif.

Le sixième Congrès du PCC a commencé samedi dernier, coïncidant ainsi avec le cinquantième anniversaire de la proclamation du caractère socialiste de la Révolution et de la victoire de Playa Girón
 

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QUELQUES POINTS SUR LES "i" A PROPOS DU VENEZUELA ET DE HUGO CHAVEZ

28 Janvier 2011, 16:43pm

Publié par -BLOG-PCF-ARRAS

QUELQUES POINTS SUR LES "i" A PROPOS DU VENEZUELA ET DE HUGO CHAVEZ

par Eva Golinger (9 janvier 2011) Original (anglais) :www.chavezcode.com/2011/01/setting-record-straight-on-venezuela.html Traduction (français) : Thierry Deronne

Tant de désinformation est distillée dans les dépêches de tant de médias dans le monde au sujet du Venezuela et du Président Hugo Chavez, qu’il est temps de remettre les points sur les “i”. Le Venezuela n’est ni une dictature, ni le Président Chavez un dictateur.

Hier soir le chef de l’État participait à une réunion avec un groupe de militants du droit au logement (photo). Non seulement ceux-ci ont critiqué – en direct, à la télévision – les politiques du gouvernement et son inaction sur les thèmes des loyers et du logement, mais ils ont aussi proposé des lois, des règlements et des projets reçus les bras ouverts par Chavez lui-même. La semaine dernière le Président vénézuélien a usé de son droit de veto sur la loi de l’éducation supérieure votée par l’assemblée majoritairement pro-Chavez de l’an dernier, et il a appelé à un débat plus "large et ouvert" sur ce thème, qui prenne en compte les critiques de ceux qui avaient manifesté leur opposition à la loi. Est-ce là l’attitude d’un dictateur brutal ?

Allant et venant au Venezuela depuis plus de 17 ans, je peux certifier qu’une extraordinaire transformation a eu lieu dans les dix ans écoulés depuis la première élection de Chavez en 1998. Il a été réélu depuis à deux reprises par d’écrasantes majorités (lors de scrutins pleinement validés par l’UE et l’OEA, NDT).

Lorsque je suis arrivé au Venezuela pour la première fois en 1993, le pays était en plein désarroi. Les droits constitutionnels avaient été suspendus et un couvre-feu national imposé. La répression était partout à l’oeuvre, l’économie en crise, plusieurs journaux, télévisions et radios fermés ou censurés. Le gouvernement avait imposé une conscription militaire visant les jeunes des communautés pauvres. Un président par interim avait remplacé Carlos Andrés Pérez – salué par Washington comme un "remarquable démocrate" – qui venait d’être démis et arrêté pour corruption. Pérez échappa á la prison et s’envola pour Miami où il résida jusqu’au mois dernier, non sans avoir joui des millions qu’il avait volés au peuple vénézuélien.

Même après l’élection d’un nouveau président en 1994, les garanties constitutionnelles restèrent suspendues par intermittence jusqu’à ce que les élections de 1998 portent Chavez au pouvoir. Depuis, malgré un bref coup d’État en 2002, le sabotage économique de l’industrie pétrolière en 2003 et de multiples attentats ultérieurs contre son gouvernement, le Président Chavez n’a pas une seule fois limité les droits constitutionnels ni imposé de couvre-feu à la population. Il n’a jamais ordonné d’état d’urgence qui limiterait les droits ou fermerait la voix des médias. Il a même, en 2007, décrété un pardon général sous la forme d’une amnistie pour tous les participants au coup d’État de 2002, à l’exception des responsables directs de crimes contre l’humanité ou d’homicide.

Sous l’administration Chavez, la pauvreté a été réduite de moitié, une santé et une éducation universelle et de qualité ont été garanties pour tous les Vénézuéliens, de nouvelles industries ont été créées et surtout, de plus en plus de pouvoir a été placé dans les mains d’une majorité de gens "ordinaires" jusque là exclus de la vie politique par les élites qui ont gouverné le pays tout au long du 21ème siècle.

Alors, pourquoi tant de journaux, de radio ou de télévisions traitent-ils le président vénézuélien de “dictateur” ?

On peut ne pas aimer la manière de parler de Hugo Chavez, le fait qu’il soit né pauvre, qu’il vienne du secteur militaire, qu’il soit de gauche ou qu’il ne corresponde pas à l’image stéréotypée du chef d’État. Cela ne fait pas de lui un “dictateur”.

Au Vénézuela, plus de 80% des télévisions, radios, imprimés restent aux mains d’intérêts privés qui critiquent le gouvernement. Donc, malgré ce qu’affirme certaine presse internationale, il n’ y a ni censure ni violation de la libre expression. Les appels à renverser le gouvernement ou incitant les forces armées à se rebeller contre l’État, qui seraient clairement interdits dans d’autres pays, sont ici transmis par une télévision sous contrôle de l’opposition et bénéficiant de concessions publiques (signaux en clair, non par cable). Le mois dernier le chef du patronat vénézuélien (FEDECAMARAS), au cours d’une conférence de presse en direct, a traité les forces armées de “traîtresses” qui devraient “payer le prix” si elles ne désobéissaient pas aux ordres du gouvernement et refusaient d’ "obéir" aux diktats du monde des affaires.

J’imagine le dirigeant patronal des États-Unis se rendant à la télévision pour dénoncer la "trahison" de l’armée des États-Unis au cas oú elle ne désobéissait pas au gouvernement fédéral. Les services secrets l’arrêteraient immédiatement et les conséquences seraient graves. Mais ce genre de choses ne se produirait jamais aux États-Unis. Aucune télévision ne transmettrait un appel à la rébellion ou à la désobéissance contre le gouvernement. C’est illégal.

Il n’y a donc pas de censure au Venezuela, mais bien un excès de "libre" expression. Un aspect positif de l’attitude permissive assumée par le gouvernement Chavez envers les médias est la prolifération de médias alternatifs ou communautaires dans tout le pays, espaces et voix de ceux qui ont toujours été ignorés par les médias privés. Sous les gouvernements antérieurs à l’administration Chavez, ces mêmes médias alternatifs ou communautaires étaient interdits.

Récemment l’assemblée nationale a voté une loi sur la “Responsabilité Sociale de la Radio, Télévision et des Médias Digitaux”. La loi ne censure ni internet ni aucune autre forme de média. Elle prohibe les appels à assassiner un président ou tout autre individu, ainsi que toute incitation au crime, à la haine, à la violence sur des sites web opérant au Venezuela. C’est la norme de toute démocratie et plutôt une signe de civilité. La loi rappelle enfin aux médias leur devoir de contribuer à l’éducation des citoyens. On sait le pouvoir considérable dont disposent aujourd’hui les médias sur la société. Pourquoi ne pourraient-ils être responsables de leurs actes ?

Autre thème fortement manipulé par les grands médias, la "loi d’habilitation" approuvée le mois dernier par l’Assemblée Nationale et qui permet à l’exécutif de prendre des "décrets" sur des thèmes spécifiques et stipulés par la loi. Cet article n’usurpe, n’inhibe, ni ne limite les fonctions de l’assemblée, il n’est ni inconstitutionnel, ni antidémocratique. Le parlement peut continuer à débattre et à approuver des lois avec la même autorité. Cet article - prévu dans la constitution d’avant Chavez - permettra de donner des réponses rapides à une situation d’urgence nationale causée par les pluies torrentielles qui ont dévasté des communautés dans tout le pays à la fin de l’an dernier et ont laissé plus de 130.000 personnes sans abri. La loi n’affecte donc aucun droit constitutionnel et n’impose aucune “dictature”, elle n’est qu’une réponse valide à une situation d’urgence appellant des solutions rapides.

Et pusique nous parlons de législature, on trouve beaucoup d’informations malhonnêtes reprises et recyclées par les grands médias dans le monde entier, à propos de la composition du nouveau parlement issu des élections législatives de septembre 2010. Les partis d’opposition anti-Chavez ont remporté 40% des sièges. Certains médias qualifient ce pourcentage de majorité, ce qui est étrange. Le parti pro-Chavez PSUV a remporté 60% des sièges. C’est-à-dire 97 des 165 sièges + un remporté par le PCV, autre parti pro-Chavez, soit un total de 98 députés.

Le bloc de l’opposition a pour sa part remporté 65 sièges sur base d’une coalition de 13 partis politiques (qui sont loin d’être d’accord sur tout). Deux autres sièges ont été remportés par un troisième parti indépendant, le PPT. Le parti chaviste PSUV a gagné 97 sièges et le premier parti qui le suit sur la liste est Accion Democratica (AD) avec 22 sièges. Qui a la majorité ?

En 2005, les partis d’opposition avaient boycotté le processus électoral et perdu les quelques 50% de sièges qu’ils détenaient depuis 2000. Aujourd’hui leur bloc n’atteint plus que 40%, mais ils affirment avoir grandi en nombre. Cette affirmation a été reprise dans de nombreux médias, malgré sa fausseté évidente.

Ce bloc d’opposition a déjà annoncé qu’il cherchera une intervention étrangère pour aider à renverser le gouvernement. C’est non seulement illégal mais incroyablement dangereux. Beaucoup des candidats ainsi que la plupart des partis qui forment l’opposition ont reçu des millions de dollars annuels de diverses agences états-uniennes telles que le National Endowment for Democracy (NED) ou l’Agency for International Development (USAID), toutes deux financées par les impôts des citoyens nord-américains. L’objectif déclaré de ces fondations est de "promouvoir la démocratie" au Venezuela et d’aider à construire les forces d’opposition à Chavez. C’est une claire violation de la souveraineté du Venezuela et un gaspillage des impôts. Citoyens des États-Unis : est-ce ainsi que vous souhaitez que soit dépensé l’argent que vous avez durement gagné ?

Cette semaine des dirigeants de l’opposition vont rencontrer leurs homologues à Washington. Ils ont déjà déclaré que leur mission est de chercher davantage de soutien pour chasser le Président Chavez du pouvoir. Malheureusement leurs actions antidémocratiques sont déjà les bienvenues au Capitole. La représentante Connie Mack (R-FL), à présent chef du sous-comité des Relations Étrangères pour l’Hémisphère Occidental, a annoncé dès le premier jour de session du congrès, que son seul objectif pour l’année était de placer le Venezuela sur la liste des "États soutenant le terrorisme". La Représentante Ileana Ros-Lehtinen (R-FL), à présent chef du Comité des Relations Extérieures, a appuyé cet objectif, allant même jusqu’à souhaiter publiquement l’”assassinat de Fidel Castro ou de tout autre leader répressif" comme Hugo Chavez.

Le 1er janvier le Président Chavez a eu une brève rencontre informelle, amicale, avec la secrétaire d’État Hillary Clinton à Brasilia, à l’occasion de l’accession de Dilma Rousseff à la présidence du Brésil. Aucun accord ne fut noué mais l’échange de poignées de main et de sourires stabilisa une escalade de tensions produite par la crise diplomatique de l’an dernier. Dès son retour à Washington, Clinton fut sévèrement critiquée par les médias et en particulier par le Washington Post, qui l’accusa d’être trop "douce" envers le Venezuela.

Les appels du Washington Post à une guerre contre le Venezuela sont dangereux. Faut-il le rappeler, le conditionnement de l’opinion publique est nécessaire pour justifier une agression contre un autre pays. Les campagnes de démonisation de Saddam Hussein, de l’Iraq et de l’Islam furent essentielles pour lancer les guerres au Moyen Orient, qui ne sont pas encore finies. Est-ce que la population acceptera d’être influencée par des médias dont l’agenda politique (et économique) vise à renverser des gouvernements démocratiquement élus et qui bénéficient d’un soutien populaire, uniquement parce que l’administration nord-américaine n’aime pas leur politique ?

Les récents événements tragiques de l’Arizona montrent de manière encore plus flagrante ce pouvoir des médias et leur influence sur des actions individuelles. Le discours de la haine, les campagnes de démonisation, les informations malhonnêtes et les manipulations sont dangereuses car elles peuvent mener à des conséquences abominables comme la guerre.

Il est temps de stopper l’escalade aggressive contre le Venezuela et d’accepter les faits : le Venezuela n’est pas une dictature. On peut ne pas aimer Hugo Chavez, mais une majorité de vénézuéliens qui ont voté pour lui, si. Et dans cette affaire, ce sont eux qui comptent.


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QUELQUES POINTS SUR LES "i" A PROPOS DU VENEZUELA ET DE HUGO CHAVEZ

10 Janvier 2011, 14:21pm

Publié par -BLOG-PCF-ARRAS

par Eva Golinger

 

Original (anglais) : Setting the Record Straight on Venezuela and Hugo Chavez (9 janvier 2011)

Traduction (français) : Thierry Deronne pour La revolución Vive

Tant de désinformation est distillée dans les dépêches de tant de médias dans le monde au sujet du Venezuela et du Président Hugo Chavez, qu’il est temps de remettre les points sur les “i”. Le Venezuela n’est ni une dictature, ni le Président Chavez un dictateur.

Hier soir le chef de l’État participait à une réunion avec un groupe de militants du droit au logement (photo). Non seulement ceux-ci ont critiqué – en direct, à la télévision – les politiques du gouvernement et son inaction sur les thèmes des loyers et du logement, mais ils ont aussi proposé des lois, des règlements et des projets reçus les bras ouverts par Chavez lui-même. La semaine dernière le Président vénézuélien a usé de son droit de veto sur la loi de l’éducation supérieure votée par l’assemblée majoritairement pro-Chavez de l’an dernier, et il a appelé à un débat plus "large et ouvert" sur ce thème, qui prenne en compte les critiques de ceux qui avaient manifesté leur opposition à la loi. Est-ce là l’attitude d’un dictateur brutal ?

Allant et venant au Venezuela depuis plus de 17 ans, je peux certifier qu’une extraordinaire transformation a eu lieu dans les dix ans écoulés depuis la première élection de Chavez en 1998. Il a été réélu depuis à deux reprises par d’écrasantes majorités (lors de scrutins pleinement validés par l’UE et l’OEA, NDT).

Lorsque je suis arrivé au Venezuela pour la première fois en 1993, le pays était en plein désarroi. Les droits constitutionnels avaient été suspendus et un couvre-feu national imposé. La répression était partout à l’oeuvre, l’économie en crise, plusieurs journaux, télévisions et radios fermés ou censurés. Le gouvernement avait imposé une conscription militaire visant les jeunes des communautés pauvres. Un président par interim avait remplacé Carlos Andrés Pérez – salué par Washington comme un "remarquable démocrate" – qui venait d’être démis et arrêté pour corruption. Pérez échappa á la prison et s’envola pour Miami où il résida jusqu’au mois dernier, non sans avoir joui des millions qu’il avait volés au peuple vénézuélien.

Même après l’élection d’un nouveau président en 1994, les garanties constitutionnelles restèrent suspendues par intermittence jusqu’à ce que les élections de 1998 portent Chavez au pouvoir. Depuis, malgré un bref coup d’État en 2002, le sabotage économique de l’industrie pétrolière en 2003 et de multiples attentats ultérieurs contre son gouvernement, le Président Chavez n’a pas une seule fois limité les droits constitutionnels ni imposé de couvre-feu à la population. Il n’a jamais ordonné d’état d’urgence qui limiterait les droits ou fermerait la voix des médias. Il a même, en 2007, décrété un pardon général sous la forme d’une amnistie pour tous les participants au coup d’État de 2002, à l’exception des responsables directs de crimes contre l’humanité ou d’homicide.

Sous l’administration Chavez, la pauvreté a été réduite de moitié, une santé et une éducation universelle et de qualité ont été garanties pour tous les Vénézuéliens, de nouvelles industries ont été créées et surtout, de plus en plus de pouvoir a été placé dans les mains d’une majorité de gens "ordinaires" jusque là exclus de la vie politique par les élites qui ont gouverné le pays tout au long du 21ème siècle.

Alors, pourquoi tant de journaux, de radio ou de télévisions traitent-ils le président vénézuélien de “dictateur” ?

On peut ne pas aimer la manière de parler de Hugo Chavez, le fait qu’il soit né pauvre, qu’il vienne du secteur militaire, qu’il soit de gauche ou qu’il ne corresponde pas à l’image stéréotypée du chef d’État. Cela ne fait pas de lui un “dictateur”.

Au Vénézuela, plus de 80% des télévisions, radios, imprimés restent aux mains d’intérêts privés qui critiquent le gouvernement. Donc, malgré ce qu’affirme certaine presse internationale, il n’ y a ni censure ni violation de la libre expression. Les appels à renverser le gouvernement ou incitant les forces armées à se rebeller contre l’État, qui seraient clairement interdits dans d’autres pays, sont ici transmis par une télévision sous contrôle de l’opposition et bénéficiant de concessions publiques (signaux en clair, non par cable). Le mois dernier le chef du patronat vénézuélien (FEDECAMARAS), au cours d’une conférence de presse en direct, a traité les forces armées de “traîtresses” qui devraient “payer le prix” si elles ne désobéissaient pas aux ordres du gouvernement et refusaient d’ "obéir" aux diktats du monde des affaires.

J’imagine le dirigeant patronal des États-Unis se rendant à la télévision pour dénoncer la "trahison" de l’armée des États-Unis au cas oú elle ne désobéissait pas au gouvernement fédéral. Les services secrets l’arrêteraient immédiatement et les conséquences seraient graves. Mais ce genre de choses ne se produirait jamais aux États-Unis. Aucune télévision ne transmettrait un appel à la rébellion ou à la désobéissance contre le gouvernement. C’est illégal.

Il n’y a donc pas de censure au Venezuela, mais bien un excès de "libre" expression. Un aspect positif de l’attitude permissive assumée par le gouvernement Chavez envers les médias est la prolifération de médias alternatifs ou communautaires dans tout le pays, espaces et voix de ceux qui ont toujours été ignorés par les médias privés. Sous les gouvernements antérieurs à l’administration Chavez, ces mêmes médias alternatifs ou communautaires étaient interdits.

Récemment l’assemblée nationale a voté une loi sur la “Responsabilité Sociale de la Radio, Télévision et des Médias Digitaux”. La loi ne censure ni internet ni aucune autre forme de média. Elle prohibe les appels à assassiner un président ou tout autre individu, ainsi que toute incitation au crime, à la haine, à la violence sur des sites web opérant au Venezuela. C’est la norme de toute démocratie et plutôt une signe de civilité. La loi rappelle enfin aux médias leur devoir de contribuer à l’éducation des citoyens. On sait le pouvoir considérable dont disposent aujourd’hui les médias sur la société. Pourquoi ne pourraient-ils être responsables de leurs actes ?

Autre thème fortement manipulé par les grands médias, la "loi d’habilitation" approuvée le mois dernier par l’Assemblée Nationale et qui permet à l’exécutif de prendre des "décrets" sur des thèmes spécifiques et stipulés par la loi. Cet article n’usurpe, n’inhibe, ni ne limite les fonctions de l’assemblée, il n’est ni inconstitutionnel, ni antidémocratique. Le parlement peut continuer à débattre et à approuver des lois avec la même autorité. Cet article - prévu dans la constitution d’avant Chavez - permettra de donner des réponses rapides à une situation d’urgence nationale causée par les pluies torrentielles qui ont dévasté des communautés dans tout le pays à la fin de l’an dernier et ont laissé plus de 130.000 personnes sans abri. La loi n’affecte donc aucun droit constitutionnel et n’impose aucune “dictature”, elle n’est qu’une réponse valide à une situation d’urgence appellant des solutions rapides.

Et pusique nous parlons de législature, on trouve beaucoup d’informations malhonnêtes reprises et recyclées par les grands médias dans le monde entier, à propos de la composition du nouveau parlement issu des élections législatives de septembre 2010. Les partis d’opposition anti-Chavez ont remporté 40% des sièges. Certains médias qualifient ce pourcentage de majorité, ce qui est étrange. Le parti pro-Chavez PSUV a remporté 60% des sièges. C’est-à-dire 97 des 165 sièges + un remporté par le PCV, autre parti pro-Chavez, soit un total de 98 députés.

Le bloc de l’opposition a pour sa part remporté 65 sièges sur base d’une coalition de 13 partis politiques (qui sont loin d’être d’accord sur tout). Deux autres sièges ont été remportés par un troisième parti indépendant, le PPT. Le parti chaviste PSUV a gagné 97 sièges et le premier parti qui le suit sur la liste est Accion Democratica (AD) avec 22 sièges. Qui a la majorité ?

En 2005, les partis d’opposition avaient boycotté le processus électoral et perdu les quelques 50% de sièges qu’ils détenaient depuis 2000. Aujourd’hui leur bloc n’atteint plus que 40%, mais ils affirment avoir grandi en nombre. Cette affirmation a été reprise dans de nombreux médias, malgré sa fausseté évidente.

Ce bloc d’opposition a déjà annoncé qu’il cherchera une intervention étrangère pour aider à renverser le gouvernement. C’est non seulement illégal mais incroyablement dangereux. Beaucoup des candidats ainsi que la plupart des partis qui forment l’opposition ont reçu des millions de dollars annuels de diverses agences états-uniennes telles que le National Endowment for Democracy (NED) ou l’Agency for International Development (USAID), toutes deux financées par les impôts des citoyens nord-américains. L’objectif déclaré de ces fondations est de "promouvoir la démocratie" au Venezuela et d’aider à construire les forces d’opposition à Chavez. C’est une claire violation de la souveraineté du Venezuela et un gaspillage des impôts. Citoyens des États-Unis : est-ce ainsi que vous souhaitez que soit dépensé l’argent que vous avez durement gagné ?

Cette semaine des dirigeants de l’opposition vont rencontrer leurs homologues à Washington. Ils ont déjà déclaré que leur mission est de chercher davantage de soutien pour chasser le Président Chavez du pouvoir. Malheureusement leurs actions antidémocratiques sont déjà les bienvenues au Capitole. La représentante Connie Mack (R-FL), à présent chef du sous-comité des Relations Étrangères pour l’Hémisphère Occidental, a annoncé dès le premier jour de session du congrès, que son seul objectif pour l’année était de placer le Venezuela sur la liste des "États soutenant le terrorisme". La Représentante Ileana Ros-Lehtinen (R-FL), à présent chef du Comité des Relations Extérieures, a appuyé cet objectif, allant même jusqu’à souhaiter publiquement l’”assassinat de Fidel Castro ou de tout autre leader répressif" comme Hugo Chavez.

Le 1er janvier le Président Chavez a eu une brève rencontre informelle, amicale, avec la secrétaire d’État Hillary Clinton à Brasilia, à l’occasion de l’accession de Dilma Rousseff à la présidence du Brésil. Aucun accord ne fut noué mais l’échange de poignées de main et de sourires stabilisa une escalade de tensions produite par la crise diplomatique de l’an dernier. Dès son retour à Washington, Clinton fut sévèrement critiquée par les médias et en particulier par le Washington Post, qui l’accusa d’être trop "douce" envers le Venezuela.

Les appels du Washington Post à une guerre contre le Venezuela sont dangereux. Faut-il le rappeler, le conditionnement de l’opinion publique est nécessaire pour justifier une agression contre un autre pays. Les campagnes de démonisation de Saddam Hussein, de l’Iraq et de l’Islam furent essentielles pour lancer les guerres au Moyen Orient, qui ne sont pas encore finies. Est-ce que la population acceptera d’être influencée par des médias dont l’agenda politique (et économique) vise à renverser des gouvernements démocratiquement élus et qui bénéficient d’un soutien populaire, uniquement parce que l’administration nord-américaine n’aime pas leur politique ?

Les récents événements tragiques de l’Arizona montrent de manière encore plus flagrante ce pouvoir des médias et leur influence sur des actions individuelles. Le discours de la haine, les campagnes de démonisation, les informations malhonnêtes et les manipulations sont dangereuses car elles peuvent mener à des conséquences abominables comme la guerre.

Il est temps de stopper l’escalade aggressive contre le Venezuela et d’accepter les faits : le Venezuela n’est pas une dictature. On peut ne pas aimer Hugo Chavez, mais une majorité de vénézuéliens qui ont voté pour lui, si. Et dans cette affaire, ce sont eux qui comptent.

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En dix ans de révolution bolivarienne, le Vénézuela a réduit la pauvreté et les inégalités

2 Janvier 2011, 09:54am

Publié par -BLOG-PCF-ARRAS

venezuela_face.jpgLes statistiques de la CEPAL et de l'ONU montrent, qu'en dix ans de révolution bolivarienne, le Vénézuela a réduit drastiquement la pauvreté et les inégalités

Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Le Vénézuela, l'Argentine, le Brésil et la Bolivie sont les pays de la région qui ont le plus réduit les inégalités et la pauvreté dans la dernière décennie, a reconnu la secrétaire exécutive de la Commission économique pour l'Amérique Latine et les Caraïbes (Cepal), Alicia Barcena.

« Il y a une rupture si on compare les chiffres avec ceux des années 1990 »,a-t-elle affirmé dans un reportage publié ce dimanche dans le journal Pagina12.

« L'Amérique latine est aujourd'hui une région progressiste » en référence aux succès obtenus par ces pays, qui peuvent compter sur des gouvernements de gauche qui ont fixé comme priorité les investissement sociaux et le bien-être de leurs peuples.

Dans la même idée, elle a affirmé: « Les gouvernements progressistes nous laissent un héritage très positif, où on ne peut faire marche arrière dans les politiques sociales menées jusque-là. Ces dépenses sociales ne sont pas perdues car elles sont le moteur de l'économie ».

Barcena a également estimé crucial le rôle de l'État comme acteur impulsant le développement et a parlé de la nécessité de mettre sur pied des conventions sociales avec les secteurs productifs« parce que l'État ne peut pas tout faire tout seul non plus ».

« La seule façon de sortir des inégaités, ce sont des emplois avec des droits et protégés », a-t-elle exprimé.

Le Vénézuela à l'avant-garde

Dans le cas particulier du Vénézuela, la reconnaissance de la Cepal quant à la réduction de la pauvreté et des inégalités a été partagée par l'Organisation des Etats américains (OEA) et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).

Le rapport le plus récent Notre démocratie, élaboré par l'OEA et le PNUD souligne que le Vénézuela est la nation de la région qui a le plus réduit la pauvreté dans la période 1999-2008.

Les chiffres démontrent que le pays a diminué de 49,4% à 27,6% le taux de pauvreté.

Dans la même période, le document atteste que l'indice d'inégalité au Vénézuela a baissé de 0,498 en 1999 à 0,412 en 2008, ce qui constitue une amélioration considérable.

De la même façon, les chiffres soulignent la diminution du nombre de personnes en situation d'extrême pauvreté, puisqu'en 1999, près de 21,7% des vénézueliens vivaient dans la rue tandis qu'en 2008, la proportion est passée à 9,9%.

D'autres données du rapport révèlent par ailleurs que le Vénézuela a diminué de 58% le taux de mal-nutrition infantile, qui est passé de 7,7% en 1990 à 3,2% en 2009.

Les missions sociales créées par le Gouvernement bolivarien en coopération avec Cuba, ont contribué à éradiquer la pauvreté et les inégalités avec l'extension de l'accès gratuit à la santé et à l'éducation à tous les niveaux, et les efforts de l'État pour garantir l'alimentation de la majorité de la population à travers un réseau de magasins à prix solidaires.

Les Mission Barrio Adentro (I, II, III), Mission Mercal, Mission Robinson, Mission Ribas, Mission Sucre, Mission Identité, Mission Révolution énergétique, Mission de l'enfant Jésus, Mission Noire Hyppolite, Mission Culture, Mission Arbre et Mission Science sont quelques-uns des programmes créés dans le but de garantir les droits fondamentaux de la population, en mettant l'accent sur les plus exclus.

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