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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

"L’opportunisme gauchiste ramène toujours ses adeptes par la droite. C’est une constante."

20 Septembre 2016, 14:06pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Rassembler autour d’une candidature antilibérale et à gauche, construite en commun - Miche Stefani, Conseiller PCF à l'Assemblée de Corse

 

L’opportunisme gauchiste ramène toujours ses adeptes par la droite. C’est une constante. Ces personnages, au mieux sociaux démocrates, arrivent dans leurs circonvolutions à cet objectif essentiel pour la bourgeoisie consistant à priver autant que faire se peut le prolétariat de sa force organisée : le parti communiste. Ils sont viscéralement anticommunistes et rarement, sauf en apparence, anticapitalistes.

Ils ont été du PS de Mitterrand à celui de Hollande le plus souvent ceux qui ont cautionné, accompagné et mis en œuvre depuis le tournant de la rigueur en 1984 les politiques de renoncement au changement et ce faisant de plus en plus libérale sous la dictée de la Commission européenne.

S’il y a une chose dont les communistes peuvent être fiers, c’est bien de l’histoire de leur Parti celle de 36 et de 45 celle des luttes anticoloniales, des luttes sociales et démocratiques, toujours conduites avec le souci premier de rassembler le peuple pour arracher les conquêtes permettant le progrès de la société, l’amélioration des conditions de vie des travailleurs et des foyers populaires.

Aujourd’hui dans les conditions du moment, ils sont à la recherche de la démarche la plus efficace pour aboutir, en ce sens, à une candidature à l’élection présidentielle qui offre, à celles et ceux qui ne veulent pas la poursuite de la politique d’austérité de Hollande et Valls, qui refusent le retour de la droite et le piège de l’extrême droite, la possibilité de soutenir un seul candidat portant haut et fort les couleurs de la gauche de progrès.

Pour cela nous n’avons pas « privatisé le sigle du Front de gauche » mais nous n’allons pas non plus le laisser choir comme un accessoire électoral banal dont on pourrait changer au gré des élections pour rester dans le tempo médiatique du présidentialisme et s’y délecter tout en le dénonçant.

Notre histoire encore une fois confirme que nous n’avons pas besoin d’un guide. Nous sommes en effet capables « d’exister par nous-mêmes » et nous le montrons de manière constante dans les luttes sociales comme dans les élections quelles qu’elles soient.

Mélenchon nous invite à défendre « nos idées au positif », il devrait savoir plus encore après la Fête de l’Huma qui en a fait une fois encore la démonstration, que les communistes ont cette qualité d’agir avec désintérêt et modestie et souvent d’éclairer le difficile chemin du combat anticapitaliste.

Dans cette longue histoire il y a eu des alliances avec le PS. C’est le principal reproche que nous font Mélenchon et ses soutiens. Ce débat nous l’avons depuis le Congrès de Tours. Ceux qui ont quitté le PS récemment qui ont été avant avec Mitterrand, Jospin et Hollande se veulent particulièrement critiques sur cet aspect politique des choses ramenant à la tactique électorale.

Le PC se serait toujours compromis dans ces alliances y compris récemment pour les municipales et les régionales. Toutefois, en nous faisant ce reproche nous avons vu le PG et son leader prôner l’alliance avec EELV qui était encore au gouvernement.

Les dirigeants du PG considèrent, c’est leur droit, que la présence des élus communistes dans les régions et les villes n’est pas une bonne chose et ils confondent l’impératif de pouvoir mener le combat de classe dans les institutions avec ce combat lui-même. Pour autant c’est avec le PC qu’ils rechercheront un accord aux européennes permettant à Mélenchon d’avoir son siège de député.

Il n’en demeure pas moins qu’en 2012 au soir du premier tour le candidat Mélenchon fut dans les premiers à se désister en faveur « du capitaine de pédalo » auquel il promettra ensuite « de tordre le bras ». Mais cette radicalité verbale qui fait le bonheur des médias aux mains de l’oligarchie, si décriée, a ses limites.

Nous sommes loin du succès mémorable contre le TCE en 2005 et de la belle campagne pour le NON de gauche construite et structurée par le PC et ses militants dans laquelle Mélenchon fut accueilli sans réticence, malgré un long passé politique au PS et un OUI revendiqué au Traité de Maastricht.

Candidat auto-désigné à l’élection présidentielle, il ne supporte pas que le PC ne se soit pas calé sur son propre choix. Le plus dommageable c’est que des dirigeants communistes lui emboîtent le pas confirmant ainsi toute l’attention qu’ils peuvent porter ensemble aux décisions prises majoritairement au 37ème Congrès. Certains ont certes blanchi sous le harnais mais cela ne peut en aucun cas expliquer une attitude aussi irrespectueuse.

C’est d’autant plus inacceptable que l’entreprise du PG et de Mélenchon, hors parti comme il se plait à le répéter, participe d’un scénario à l’italienne de recomposition à gauche sur les décombres d’un PS détruit par ses propres dirigeants et sur une marginalisation du PC voire sur son implosion. La fin de cycle conduirait ainsi à l’émergence d’un mouvement social démocrate occupant l’espace vacant.

La question dés lors n’est pas de savoir si nous allons pouvoir engager comme en 2012 des candidats dans 80 % des circonscriptions avec la maigre satisfaction d’en tirer comme avantage le versement de l’aide publique aux partis politiques au prorata des suffrages recueillis, mais d’écrire un autre scénario que celui du retour de la droite lestée par son extrême et prête à appuyer sur l’accélérateur ultralibéral.

Les communistes ont fait ce choix. Contrairement à Mélenchon qui nous exclut désormais du sien nous n’en avons jamais exclu le PG ni lui-même. Nous savons où nous voulons aller avec un calendrier et une proposition dont le contenu permet de rassembler autour d’une candidature antilibérale et à gauche construite en commun.

A défaut, l’élection présidentielle structurera les législatives, l’inversion du calendrier et le quinquennat voulus par Jospin et le PS ont été faits pour ça, et la satisfaction d’avoir bousculé Hollande à la présidentielle se retournera comme en 2012, dans un contexte différent face à Sarkozy mais instructif, en une débâcle désastreuse pour la gauche de progrès privée d’une représentation parlementaire suffisante et par voie de conséquence surtout pour le peuple.

Sans les parlementaires communistes et Front de gauche, qui aurait mené la lutte contre la sinistre loi de casse du code du travail ?

Telle est l’équation à plusieurs inconnus qu’il serait suicidaire de vouloir résoudre ce jour dans la précipitation, les égarements verbaux ou les postures versatiles.

par Nicolas Maury

 

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AUTOROUTES : c'est aux peuples de payer encore la facture !

20 Septembre 2016, 13:54pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Malgré les bénéfices engrangés depuis des années par les sociétés concessionnaires d’autoroutes, le gouvernement préfère à la nationalisation la saignée des collectivités et l’augmentation des tarifs de 0,4 % chaque année entre 2018 et 2020.

 

Usagers et collectivités devront mettre la main à la poche. C’est ainsi que le gouvernement entend financer la rénovation des infrastructures autoroutières. Pour le dixième anniversaire de la privatisation des autoroutes, les concessionnaires ont donc reçu un beau cadeau : eux n’auront rien à débourser, sous prétexte que négocier avec eux prendrait « trop de temps »...

Le plan d’un montant de 1 milliard d’euros, « validé » par le président de la République, François Hollande, et présenté ce dimanche dans le JDD par le secrétaire d’État chargé des transports, Alain Vidalies, a pour ambition de répondre aux 50 dossiers recensés à partir des demandes des collectivités locales. Autant de projets qui nécessiteront « 30 opérations routières, type échangeurs, véritablement d’intérêt pour les territoires », explique le secrétaire d’État. « S’y ajoutent la création d’aires de covoiturage et des aménagements environnementaux comme des éco-ponts, des murs antibruit, pris en charge directement par les sociétés d’autoroutes », précise-t-il. Des travaux qui s’ajoutent au précédent plan de relance autoroutier - 21 chantiers pour 3,2 milliards d’euros - lancé cette année et financé par les concessionnaires autoroutiers, moyennant un report de l’expiration des concessions de deux ans et demi en moyenne et... par des hausses de tarifs pour les usagers. Depuis l’abandon de l’écotaxe, l’État, contraint par sa.propre rigueur budgétaire, n’a, après avoir émis l’idée d’une taxe sur les carburants, pas trouvé d’autre source de financement que les Français.

Selon le gouvernement, les péages augmenteront de 0,3 % à 0,4 % par an entre 2018 et 2020. Une paille pour le secrétaire d’État, qui juge que « l’impact de l’augmentation sera faible. Par exemple, chez Cofiroute, l’augmentation prévue pour 2018 dans le contrat de concession est de 1,4 %. On passerait à 1,7%. Prévue chez d’autres à 1,1 %, elle monterait à 1,4 % ». Une nouvelle hausse après celle octroyée au 1er février de 1,2 %, alors que, en décembre 2015, la ministre de l’Écologie, Ségolène Royal, déclarait qu’elle excluait toute augmentation des tarifs aux péages, « car l’engagement qui avait été pris était de ne pas dépasser l’inflation et même d'être en dessous compte tenu du pactole que les compagnies autoroutières avaient déjà accumulé dans le passé ». Or, en août, l’inflation était de 0,2 %, soit au-dessous de la hausse de tarification envisagée par le secrétaire d’État aux Transports. Une promesse de plus envolée.

 

Hold-up financier

Pourtant, cette rente des autoroutes a été dénoncée par de nombreux rapports. À commencer par celui de l’Autorité de la concurrence publié en 2014. Depuis la privatisation, les sept sociétés concessionnaires d’autoroutes (SGA) << historiques », qui détiennent les trois quarts du réseau autoroutier français, et sont contrôlées par les groupes français Vinci et Eiffage et l’espagnol Abertis, ont en effet vu leur chiffre d’affaires augmenter de 26 % entre 2006 et 2013, soit une hausse de plus de 1,7 milliard d’euros. Les tarifs ont augmenté bien plus vite que l’inflation. Dans le même temps, les personnels des autoroutes ont été réduits de 17 % depuis la privatisation, et comptent 2776 agents de moins, notamment grâce à la mise en place des guichets automatiques, affirme de son côté la CGT.

Or, malgré les rapports qui ne cessent de sortir, le hold-up financier se poursuit. Ainsi, Autoroutes Paris-Rhin-Rhône (APRR), la filiale de concessions autoroutières du groupe Eiffage, a enregistré une hausse de ses profits sur les six premiers mois de l’année supérieure à 20 %. Et les tarifs, on l’a vu, progressent plus vite que l’inflation.

 

Renationalisation

Concernant la participation des collectivités, « la négociation (...) doit s’ouvrir demain (ce lundi - NDLR) », a confirmé Alain Vidalies. Le secrétaire d’État s’est déclaré confiant dans le fait d’obtenir le financement des collectivités. « Ce ne sont pas des investissements disproportionnés, dans une période où les conditions d’emprunt sont bonnes avec des taux très bas », a-1-il justifié. Et de promettre, pour mieux faire passer la pilule, que « ce milliard d’euros de travaux d’ici à 2019 devait permettre de créer 5 000 emplois ». Une maigre compensation pour des collectivités (communes, départements, régions) qui ont vu leur dotation fondre de près de 3,7 milliards d’euros en 2015 et 2016.

Plutôt que de ponctionner les automobilistes, de pénaliser les contribuables, ou de mettre un coup de frein sur les grands projets dans les transports, comme le préconisait la Cour des comptes fin août, d’autres solutions sont possibles. À commencer par la renationalisation des autoroutes. Rappelons qu’une proposition de loi pour « la nationalisation des sociétés concessionnaires d’autoroutes et l’affectation des dividendes à l’Agence de financement des infrastructures de transports » a été déposée en 2014 par les parlementaires du Front de gauche. Car, « sur 100 euros de péage versés, entre 20 et 24 euros vont directement dans les poches des actionnaires », avait souligné à l’époque leur chef de file à l’Assemblée nationale, André Chassaigne. La nationalisation des autoroutes coûterait entre 20 et 30 milliards d’euros, mais rapporterait environ 40 milliards, selon les parlementaires communistes. « Si le gouvernement est capable de donner 40 milliards pour satisfaire aux appétits du Medef, il doit être capable d’investir pour les autoroutes, investissement qui, selon plusieurs études, serait vite rentabilisé », et pourrait même être financé par « un emprunt souscrit auprès de nos concitoyens », estimaient les élus. « L’argent des péages doit, selon le PCF, servir à financer la transition écologique pour améliorer les transports pour tous. » Une mesure partagée par le député socialiste Jean-Paul Chanteguet, président et rapporteur de la mission d’information parlementaire sur l’écotaxe, qui en 2014 estimait aussi qu'« une telle mesure permettrait de mettre fin à la privatisation de la rente autoroutière, de favoriser la modération des tarifs de péage et de dégager des moyens financiers pour l’Agence de financement des infrastructures de transport en France ».

 

 

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Jean LÉVY raconte LES ANNÉES 30 : le PÉTAINISME transcendantal de la BOURGEOISIE française

20 Septembre 2016, 13:22pm

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Energies renouvelables : Eldorado à El Hierro

19 Septembre 2016, 10:34am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Energies renouvelables : Eldorado à El Hierro

El Hierro est une petite île de l’archipel des Canaries sur laquelle vivent environ 10 000 habitants. L’électricité y était fournie par des groupes diesels qui émettaient de vilains gaz à effet de serre jusqu’au 01 juillet 2015.

Afin de se donner une coloration plus verte, un consortium nommé « Gorona del Viento » a été mis en place pour assurer une production 100% renouvelable… selon les termes du contrat. Des éoliennes couplées à une centrale hydroélectrique comprenant deux réservoirs de stockage d’eau reliés par deux aqueducs, et une station de pompage devaient rendre l’île autonome en électricité grâce au vent. Le coût du système (82 millions d’euros (M€)), est largement subventionné par les citoyens espagnols et… européens, c’est-à-dire par nous aussi.

Un an plus tard, quel est le résultat ?

Le système « propre » a commencé a fonctionné fin juin 2015. Le dimanche 9 août 2015, jour de faible consommation, une brève démonstration conforme à l’objectif annoncé a été réalisée. L’île a été alimentée pendant deux heures à 100% par des énergies renouvelables (éoliennes et hydraulique). Enthousiasme général dans les médias !

Le dimanche 31 janvier 2016 (encore un dimanche), nouveau miracle. L’île a été alimentée pendant 16 heures en continu uniquement par une production d’énergie renouvelable. La couverture médiatique a été unanime à saluer cet « exploit ».

Oui, mais voilà, la réalité est bien différente.

A fin décembre 2015 (soit sur une durée de 184 jours), si l’île a bien été alimentée moins d’une journée (environ 18 heures) à 100% en énergies renouvelables, elle a été aussi alimentée pendant 24 jours cumulés uniquement avec la centrale au diesel.
Durant ces six mois, la part de renouvelable n’a été que de… 30% de la consommation électrique de l’île. Donc 70% environ de cette consommation a été assurée par la classique centrale au diesel de début juillet à fin décembre 2015.

Pour aboutir à cette remarquable performance, « Gorona del Viento » a été payé 12 M€ en mars 2016, et ce consortium a engrangé un bénéfice annuel de 5 M€. Le coût de fonctionnement est donc de 7 M€ pour six mois d’exploitation. Pour un tiers de production renouvelable, le coût du mégawattheure (MWh) a donc grimpé jusqu’à… 1370 €, alors que coût du MWh diesel sur l’île n’est que de 200 Pour mémoire, il est d’environ 40 €/MWh en France actuellement.)

Depuis juin 2015 jusqu’à juillet 2016, les énergies renouvelables ont produit seulement un tiers du total de la production (34%). Un article flatteur local de mai 2016 a indiqué un taux de couverture de 44% en oubliant de signaler que ce taux ne couvrait que les deux meilleurs mois de juillet et août 2015.

En réalité, les renouvelables ont répondu entièrement aux besoins en électricité de l’île pendant seulement 2% du temps. C’est gênant et c’est dissimulé.
En revanche, l’île a été alimenté uniquement avec les groupes diesels pendant 12 % du temps. Personne ne le souligne.

Cette production a tout de même évité la consommation de diesel. Cependant, la tonne de CO2 évitée revient à plus de… 1700 €, compte tenu de l’efficacité de la centrale diesel (36 %) !

L’Espagne et l’Europe n’ont rien vu, ou n’ont rien voulu voir, malgré les avertissements d’ingénieurs ayant pourtant travaillé sur ce projet.
Ainsi, le 23 juin 2014, deux ingénieurs déclaraient dans «
Diaroelhierro » que, malgré « les belles phrases grandiloquentes », la part de la production de renouvelables serait d’environ 25%. Et pourtant, il y a beaucoup de vent à El Hierro.

Ce beau subterfuge intellectuel et financier a été brillamment mis en musique dans les médias par des idéologues, alliés à des affairistes avides de juteuses subventions, pour faire croire que les « renouvelables, ça marche ».
Il ne reste plus qu’à admirer ce nouvel Eldorado écologique subventionné : « chapeau l’artiste ! ».

Cependant ne désespérons pas de la France qui s’extasie devant cet « exemple ». Il n’est pas exclu qu’avec les hydroliennes et les éoliennes en mer les pouvoirs publics réussissent bientôt à faire « encore mieux » en Bretagne qu’à El Hierro.

« Il n’y a pas pire sourd et aveugle que celui qui ne veut pas entendre ni voir ».

Nos représentants européens sont-ils si incompétents ? Pourquoi refusent-ils de voir le gouffre financier et l’impasse technique, économique, et même écologique, des éoliennes et des panneaux photovoltaïques ? Y-aurait-il une raison inavouable cachée ? Pris pour des « benêts » dans le domaine de la production d’énergie, que pensent les citoyens européens de ce hold-up organisé sur leurs impôts et sur leur facture d’électricité ?

Selon ses promoteurs, El Hierro devait être « un exemple pour le monde entier ». C’est surtout un « eldorado » pour les affairistes.

Sur le plan économique et écologique, et au regard des ambitions affichées, après un an de fonctionnement, la mission est accomplie : c’est un échec total !

Michel Gay ♦

 

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Des vérités qui font du bien avec Anne Roumanof

19 Septembre 2016, 10:24am

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à Méditer

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Hommage aux 218 camarades fusillés par la barbarie nazie

19 Septembre 2016, 07:37am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Cérémonie d'Hommage aux résistants fusillés sous l'Occupation, organisée par les associations d'anciens combattants de la résistance (ANACR, FNDIRP).

218 camarades fusillés par les nazis dans les fossés de la citadelle d'ARRAS, parmi les 218 fusillés, 70 % étaient communistes et nombres d'entre eux étaient adhérents de la CGT.
De nombreuses organisations (sections du PCF et de la CGT, de la LDH...), des municipalités du département et des consulats ont tenu à s'associer à cet hommage, le parti communiste allemand (DKP) était présent à cette cérémonie.

Le PCF était particulièrement représenté ( beaucoup des fusillés étaient des communistes).

La gerbe de la Fédération PCF du Pas-de-Calais fut déposée par Cathy Apourceau-Poly et Kamel Ben Azouz.

C’est un devoir pour notre génération et celle avenir de se rappeler que, c'est par leur suprême sacrifice qu’ ils nous ont donné une leçon que nous n’avons pas le droit d’oublier, sans trahir leur mémoire.

L'international fut chanté en A cappella par la foule présente a cet hommage

Hommage aux 218 camarades fusillés par la barbarie nazie
Hommage aux 218 camarades fusillés par la barbarie nazie
Hommage aux 218 camarades fusillés par la barbarie nazie
Hommage aux 218 camarades fusillés par la barbarie nazie
Hommage aux 218 camarades fusillés par la barbarie nazie
Hommage aux 218 camarades fusillés par la barbarie nazie
Hommage aux 218 camarades fusillés par la barbarie nazie
Hommage aux 218 camarades fusillés par la barbarie nazie
Hommage aux 218 camarades fusillés par la barbarie nazie
Hommage aux 218 camarades fusillés par la barbarie nazie

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Dimanche 18 septembre: Hommage aux 218 fusillés de la citadelle d'Arras

17 Septembre 2016, 14:16pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Chaque année, le PCF du Pas-de-Calais participe à la cérémonie d'hommage aux 218 patriotes fusillés par les nazis dans les fossés de la citadelle d'Arras, en présence des associations d'anciens combattants de la résistance (ANACR, FNDIRP), de nombreuses sections du PCF, de la CGT et de beaucoup d'élus du secteur.

Hervé POLY, premier secrétaire de la Fédération PCF 62,
Cette cérémonie est l'occasion de rendre hommage aux résistants, la plupart communistes, fusillés dans les fossés de la citadelle d'Arras.

La cérémonie d'hommage se déroulera le 18 septembre 2016 à 10h30 place du train de Loos.

La section communiste d'Arras invite la population à rendre hommage à la résistance.

Les communistes de l'Arrageois seront comme chaque année présents à cet hommage.

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Réponse d'Olivier Dartigolles porte-parole du PCF, à Mélenchon

16 Septembre 2016, 12:43pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Ma réponse à Jean-Luc Mélenchon

Lors de la Fête de l'Humanité, Jean-Luc Mélenchon s'est expliqué sur sa décision de ne pas rencontrer Pierre Laurent dans un moment public, comme nous avons l'habitude de le faire avec tous nos invités. Il dit : "Faire la rencontre officielle, on fait semblant… Non, on a une divergence stratégique de fond. Il (Pierre Laurent) croit aux primaires de toute la gauche, pas moi. J'ai pris mes dispositions, j'ai mon calendrier. Il (Pierre Laurent) a pris ses dispositions, il a son calendrier. On ne va pas se jouer la comédie de « à qu'est-ce qu'on est copain ».

Réponse : la Fête de l'Huma est l'espace où l'on se retrouve, où l'on parle, on échange. Cela n'efface en rien nos divergences, les désaccords qui existent sur la manière d'appréhender la suite. On ne veut surtout pas "faire semblant", prendre des postures. Par les temps douloureux que nous traversons, la Fête de l'humanité a été un antidote aux peurs, un appel au respect, à l'écoute et à la bienveillance.

C'est pourquoi, sans vouloir alimenter la moindre polémique, nous avons regretté la décision de notre ancien candidat à l'élection présidentielle à ne pas accepter cette rencontre dans les allées de la Fête et à ne pas répondre à la traditionnelle invitation pour le discours de Pierre Laurent aux personnalités sur le stand national des communistes ; quand on est invité à la Fête de l'humanité, il semble assez naturel de venir saluer celui qui vous invite. Non ?

Cela aurait été l'occasion de vérifier que notre proposition n'est pas une primaire de "toute la gauche", mais un rassemblement de toutes celles et ceux qui veulent une alternative de gauche, de progrès, après le fiasco du quinquennat Hollande. Le rejet de Hollande doit-il fatalement, sans que nous ne puissions rien y changer, livrer la France à la droite et au FN ?

Puis, Jean-Luc Mélenchon parle des communistes en ces termes : "Eux ils ont tout laissé tomber et ils ont fait un QCM, ils font comme ils veulent mais un questionnaire qui commence par voulez-vous être payé d’avantage… c'est bon pas à moi quoi !"

Réponse : Drôle de manière quand même de "tout laissé tomber" en proposant d'aller au contact de plusieurs centaines de milliers de citoyennes et de citoyens. Beaucoup de candidats déclarés parlent du peuple, "avancent seul face au peuple", mais qui va réellement prendre l'exacte mesure de ce que le "peuple" a à nous dire ? Au cours des trois journées de la Fête de l'Huma, les militantes et militantes communistes, qui méritent le respect, ont fait remplir plus de 10 000 questionnaires ! Oui, plus de 10 000. Cela veut donc dire un nombre plus important encore de discussions. Ce qui est intéressant, c'est tout à la fois les réponses qui sont rédigées, mais aussi les discussions tout au long des 15 à 20 minutes, parfois plus, pour réagir à toutes les questions. Et à chaque fois, la même conclusion, celles et ceux qui ont répondu à cette grande consultation citoyenne disent "Merci". Merci de nous demander notre avis, de vous intéresser à nos vies, de pendre en considération nos attentes et nos déceptions, nos colères et nos rêves. La première question n'est d'ailleurs pas "voulez-vous être payé d’avantage" mais "qu'est-ce qu'il est prioritaire de changer tout de suite dans votre vie quotidienne". Concernant le niveau des salaires, ils nous disent combien leur vie est une survie. Ils s'interrogent aussi sur l'avenir, "avoir un meilleur salaire oui, mais c'est pas pour demain...". Ils regardent la gauche et ils se désespèrent. Des renoncements et des trahisons de Hollande, de la division chez celles et ceux qui, à gauche, disent vouloir une autre politique. Décidément ce "QCM" n'est pas un passe temps entre deux "sudoku" !

Jean-Luc Mélenchon poursuit : "À Pierre (Laurent), je lui ai dit : tu fais bien comme tu veux. Tu fais du trotskisme des années 70. Tu mets tout le monde au pied du mur en disant "qui est ce qui veut l'unité ? ". Mais qui va dire non ? Tout le monde veut l'unité mais sur quelles base ?"

Réponse : pas une seule personne lors de cette Fête, pas une seule, n'a pu nous dire " Pierre Laurent fait du trotskisme des années 70". D'ailleurs, pour en sourire un peu, au temps où Pierre était, à la fin des années 70, début des années 80, sur les bancs de la fac et engagé avec l'organisation des étudiants communistes, sa biographie est assez silencieuse sur un éventuel rapprochement avec les militants trotskistes de l'époque. Les rapprochements étaient plutôt rugueux !

Mais la question de l'unité est une question décisive. "Sur quelles bases ?" En effet, Jean-Luc Mélenchon a raison, il faut en discuter.

Dans son discours aux personnalités, le secrétaire national du PCF a fait des propositions précises en ce sens : si sur la sortie de l'austérité nous sommes d’accord sur l'essentiel ; si sur la relance des investissements nous sommes d’accord sur l'essentiel ; si sur la refonte de l’Europe nous sommes d’accord sur l'essentiel ; si sur la VIe République nous sommes d’accord sur l'essentiel ; si sur la planification écologique nous sommes d’accord sur l'essentiel ; si sur la relance des services publics nous sommes d’accord sur l'essentiel, c’est une bonne base de départ, non ?

Arrêtez de faire le pari fou qu’un seul individu, aussi talentueux soit-il, sera en mesure de capter à lui seul, sans dynamique unitaire, l’affaiblissement de François Hollande. Cela n’arrivera pas. Et alors, au soir du 23 avril, quel goût auront nos larmes : « celui de la déception ou celui du regret ?!"

Puis, Jean-Luc Mélenchon déclare "On dit : il y a trop de candidats à gauche. Il y a : Montebourg, Hamon et Duflot. Attendez mais vous allez où là ? Ils sont candidats à une primaire pas candidat à l'élection présidentielle. A la fin il n'y n'aura plus que Hollande ou je ne sais pas qui … Un avatar peut-être Macron ou Valls. Faut être sérieux, c'est joué d'avance cette histoire là. Donc cela crée de la confusion quand les gens se disent mais il y a combien de candidats de gauche ? Il y en a 5, il y en a 10, il y en a trop...

Mais non les amis calmez-vous ! Il y aura un candidat du PS, il y aura un candidat des verts. Ils ont décidé les verts, pourquoi vous venez me mettre la pression à moi ! Les verts aussi ils ont décidé d'avoir un candidat et puis avec nous cela fait trois. Monsieur Poutou . Madame Lutte Ouvrière 5. Il y a toujours eu 5 candidats dans chaque élection, toujours ! "

Réponse : "toujours", Ahhh sacrée Vème République et son poison présidentiel. Et si, cette fois, pour de vrai, on changeait ce "toujours" par autre chose. Dans un moment de basculement politique possible qui peut se conclure par une catastrophe pour le peuple, le monde du travail et de la création, la jeunesse... Toutes celles et ceux qui ne renonceront jamais à l'idéal en partant du réel. Ce réel nous demande aujourd'hui de voir les dangers et de ne rien s'interdire pour une issue positive.

Discutons-en.

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Liberté Hebdo 1237: L'édito de Franck

16 Septembre 2016, 12:29pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Liberté Hebdo 1237: L'édito de Franck

RENFORCER L’ACTION PUBLIQUE

Notre monde est très fragile. Nous avons le choix de changer. Dans nos façons de vivre, mais aussi de vivre ensemble. La dureté des coups portés à la démocratie, la fuite en avant sécuritaire, tout pousse au repli sur soi. Se rassembler, construire, organiser sont de meilleures réponses face aux grises mines des apôtres du libéralisme débridé.

Pour la quinzième fois, les organisations syndicales et de jeunesse se sont donné rendez-vous ce jeudi 15 septembre pour montrer la détermination sans faille contre la Loi Travail, injuste. Ils en réclament l’abrogation. Qui peut faire croire au peuple que la disparition des protections assurées par le code du travail va assurer plus d’emploi pour tous ? Au contraire, c’est le retour de l’arbitraire, de la loi du plus fort.

Malgré les profits, les entreprises n’embauchent pas plus. L’exemple redoutable d’Alstom est des plus criants. Les délocalisations, la quête perpétuelle d’un bénéfice, pour les actionnai

res, toujours plus grand, n’ont guère de sens quand les commandes industrielles dépendent de la volonté pobtique, et de l’argent pubbc. L’État doit prendre ses responsabihtés dans tous les secteurs où sa responsabibté est prépondérante.

L’usage de nos impôts nous interroge d’autant plus que la fraude fiscale ne semble pas être le premier des soucis de nos gouvernants. Le « trou » de la Sécurité sociale, antienne ressassée, monstre du Loch Ness de notre système de santé, serait bien vite comblé par l’argent non versé à l’État par les entreprises et les particuhers peu citoyens qui orchestrent l’évasion fiscale. Au contraire, le service pubbc semble abandonné par pans entiers, ouvrant de véritables « marchés » aux entreprises privées. Les usagers deviennent des cbents mais ne sont pas traités comme des rois. Pour les transports, comme pour l’école, la gratuité relève d’un choix pobtique, d’une orientation budgétaire et non des volontés des

industriels et des financiers.

Chaque commande effectuée chez un équipementier, comme Bombardier ou Alstom, est une commande pubbque. Nous devons changer, mais nous devons aussi changer de dirigeants. Ce choix impérieux s’imposera à tous en 2017 pour les élections présidentielle et législatives. Faisons notre choix au regard des programmes et portons partout où nous pouvons les conditions du rassemblement, indispensable pour gagner.

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Que le one-man-show présidentiel commence !

14 Septembre 2016, 17:35pm

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Que le one-man-show présidentiel commence !

Nous voilà entrés dans le dur. Les candidats se déclarent, les petites phrases assassines fleurissent sur les écrans. On sort les plus belles chemises blanches, on fait tomber la cravate ou la veste de tailleur, teintures, coachs minceur … L’horrible spectacle de la présidentielle est lancé ! Un préalable quand même pour bien pouvoir saisir la provenance de cette ironie acide, je me contrefiche de ce scrutin. A dire vrai, j’en suis au stade d’avoir perdu la moindre illusion quant au bénéfice que nous pourrions tirer du vote. Je vous rassure je n’ai pas sombré dans le côté obscur de la force. Je ne suis pas un néo-anarchiste ou un gauchiste et sa belle petite bouille de premier de la classe. Non, je suis comme des millions de français aujourd’hui, c’est-à-dire conscient que tout ceci est une farce de mauvais goût et que le pouvoir qu’aura le prochain monarque présidentiel sera aussi important et réel que celui de télépathe que nous nous inventions dans la cour de récréation entre deux B.N. Car oui, si on sort de la virtualité médiatique, on devine que le pouvoir se situe en fait dans les gigantesques et froides salles de réunion des multinationales ou des banques, dans les couloirs d’un blanc immaculé de la commission européenne. La politique, cet art noble de la gestion de notre destinée commune, pensé, discuté, fantasmé par les grecs, puis dans tout l’empire romain et continuellement durant les siècles qui suivirent jusqu’à aujourd’hui est devenu un art confiscatoire parfaitement maîtrisé par la bourgeoisie. Bon, cela a globalement été plus ou moins toujours le cas mais je trouve une singularité géniale de nos jours qu’il est intéressant de noter. La démocratie libérale elle-même.

Alors je pourrais ici vous jeter nonchalamment mon venin à la figure et ainsi terminer ma démonstration. Mais non. Je vais vous parler d’un sale personnage de notre histoire. Une sorte de mutation sarkozysto-vallsiste du XIXe siècle. Il s’agit d’Adolphe Thiers. Si vous envisagiez, par originalité ou sens de la provocation, d’appeler votre future petite merveille gavée durant de longs mois de testostérone Adolphe, je vous conseille grandement d’éviter car il y aurait une sorte de corrélation entre ce prénom à la sonorité un peu métallique et un penchant évident pour la boucherie. Ne souriront à cette blague mal inspirée que les fins connaisseurs de l’histoire politique française ou les amateurs d’Arte et ses innombrables documentaires sur la seconde guerre mondiale. Thiers, c’est celui qui massacrera la Commune de Paris, c’est-à-dire une sorte d’embryon du socialisme réel, durant ce qu’on appellera la semaine sanglante. Pour faire court, le peuple de Paris avait fait le choix de prendre son destin en main, de pratiquer l’autogestion, de résister héroïquement à l’envahisseur prussien, obligeant même le pouvoir officiel post-empire à se réfugier à Versailles. Thiers ne se contentera donc pas seulement de mettre fin à cette hérésie révolutionnaire, il pulvérisera le peuple de Paris avec violence et acharnement. Femmes, enfants, vieillards … Tout y est passé ! Un véritable bain de sang qui a du soulager la bourgeoisie parisienne de l’époque si on en juge par la violence des écrits épistolaires qui abordaient les événements du moment, dédicace à George Sand. Cependant, ça n’est pas l’épisode de la Commune que je voulais évoquer. Thiers à la base, est un monarchiste convaincu. Il aura la responsabilité de divers ministères sous la monarchie de Juillet, il est de notoriété publique un Orléaniste jusqu’au bout des ongles. Si vous ne savez pas ce qu’est un orléaniste, google est votre ami. Bref, alors que la France sort d’une défaite humiliante contre la Prusse, que l’Empire s’est éteint avec la capture de Napoléon III à Sedan, une toute jeune République auto-proclamée sur les marches de l’hôtel de ville de Paris naquit dans la douleur. Monarchistes et républicains se déchirent le pouvoir. La France est dans une sorte de parenthèse trouble. C’est là, à la surprise générale, que notre cher Adolphe Thiers se déclare pro-républicain et devient le premier président de la IIIe République.

Alors, ce choix il ne le fait pas par romantisme ou parce qu’une lecture s’est avérée être pour lui une révélation soudaine. Comment se justifie t-il alors de ce basculement brutal ? C’est très simple, laissez le peuple choisir ses dirigeants et vous donnerez une légitimité incontestable au pouvoir. Bien évidemment, le peuple ne choisit pas les candidats, c’est là où la subtilité est incroyablement ingénieuse. Les candidats sont labellisés par la bourgeoisie. Bref le capital investit pour des candidats qui n’auront plus qu’à appliquer une politique en sa faveur. Des candidats élus par le suffrage universel. Il est bien fait le monde … Voilà comment depuis des décennies plane l’ombre de la démocratie alors qu’en réalité cette affirmation est plus que discutable, vous en conviendrez. C’est ainsi que le philosophe Jean Salem écrivit un lucide petit ouvrage intitulé la démocratie de caserne.

Alors que ce système de représentation, voilà là aussi un concept discutable car les deux assemblées qui composent le parlement sont très majoritairement peuplées par des notables (avocats, médecins, notaires, chefs d’entreprises, universitaires … ), est contesté pour son impuissance manifeste, nous assistons à la mise en place d’un nouveau dispositif. Une sorte de rustine qui tente de contrecarrer le rejet de plus en plus partagé de nos institutions par les citoyens. Cette rustine, c’est le principe de la primaire. Nous pourrions donc, à gauche comme à droite, choisir nos candidats. Les têtes-pensantes de nos grands partis démocratiques ne sont pas allées très loin pour imaginer ce mécanisme. C’est ce qui se passe aux États-Unis. Là-bas il y a un long système de primaire pour désigner le candidat à la maison blanche. Ainsi, nous avons l’illusion de ne pas avoir un candidat imposé. Celui-ci serait choisi par des milliers de citoyens qui, après avoir pu comparer le profil des différents prétendants et leurs propositions, pourront choisir celui ou celle qui leur apparaît comme étant le meilleur candidat potentiel. Une belle ruse là aussi. Les médias, les sondages et le carnet d’adresses font le tri de ces différents candidats. Durant des semaines on bâtit des courbes d’opinion, les matinales choisissent scrupuleusement leurs invités et voilà le tour est joué !

La vérité, me semble t-il, est que tout ce système est totalement cadenassé. Le changement réel et brutal auquel nous aspirons par millions, il est évident qu’il n’émanera pas de cette farce républicaine. Il est, je crois, impératif de travailler dur pour recréer de la solidarité à la base, entre-nous, de nous former, d’acquérir des savoirs, de nous doter d’une puissante organisation étrangère à toutes ces manipulations malhonnêtes et surtout de lutter. Comme le font les salariés des usines liquidées, les étudiants dans leurs universités, les élus locaux contre les expulsions locatives et les fermetures de fluides … Tant que nous ne serons pas en capacité d’établir un véritable rapport de force avec ceux qui tirent les ficelles dans l’arrière-boutique, nous n’aurons que nos yeux pour pleurer. Il n’y a pourtant pas de fatalité. Ce qui divise notre société, ça n’est pas le dieu qu’on prie, la tenue vestimentaire que l’on porte, l’orientation sexuelle des uns et des autres ou la couleur de la peau ; ce qui nous divise et nous a toujours divisé, c’est de savoir si le matin je me lève pour échanger ma force de travail contre un salaire ou chercher à pouvoir le faire en cas d’inactivité professionnelle temporaire, ou bien si je me lève en étant propriétaire de l’usine, de la banque ou de ce complexe agro-alimentaire. Car pour résumer, les seconds choisissent les candidats et les premiers subissent et subiront leur politique.

Alors chers amis, je n’encourage pas à fuir les bureaux de vote bien évidemment. Pour faire avancer nos idées, nos aspirations, il nous faudra créer des candidatures et avoir des portes-voix. Mais enfin, j’aurais plus d’enthousiasme à aider des salariés à occuper les usines, à prendre la rue pour exiger de vastes nationalisations et un nouveau régime politique véritablement démocratique … Bref, contrairement à d’autres je crois toujours en la révolution et je crois toujours qu’elle est le seul vecteur réel du changement. La révolution citoyenne, cela fait trembler les cadres moyens au régime sans gluten et qui vont au boulot à vélo. En attendant, je continuerai à exiger une candidature communiste pour 2017. Je n’aurais au moins pas à me pincer le nez pour faire glisser l’enveloppe dans l’urne.

Guillaume Sayon

 

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Fête de l'Humanité. Le débat Debray Martinez en intégrale

13 Septembre 2016, 16:38pm

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Manifestation régionale UNITAIRE le 15 septembre 2016 à PARIS [14h. Place de la Bastille]

13 Septembre 2016, 16:09pm

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Promulgation ou pas, on n'en veut pas !

Abrogation de la Loi Travail

Communique régional unitaire

Rien n'y fait, malgré 3 articles 49-3 successifs, les salariés et l'immense majorité des français se prononcent toujours contre la loi El Khomri. Une loi à tel point rejetée que le gouvernement n'avait même pas confiance en sa majorité pour en débattre au Parlement !

Promulguée le 8 août dernier, la loi « Travail » menace à terme l'ensemble des garanties collectives encadrant le contrat de travail. Dans le cadre des attaques contre la fonction publique, elle pourrait servir de point d'appui pour dégrader aussi les statuts des agents publics. Elle marque la disparition du principe de faveur - conquis en 1936 - et l'inversion de la hiérarchie des normes, notamment pour la définition du temps de travail et le taux de majoration des heures supplémentaires. C'est une loi de dumping social.

Ce recul sans précédent permet à Pierre Gattaz, président du MEDEF d'exiger 90 milliards d'euros supplémentaires d'allègements fiscaux pour les patrons, qui s'ajouteraient aux 40 milliards déjà obtenus dans le cadre du Pacte de responsabilité…
Pour tenter d'imposer cette politique de régression sociale, le gouvernement, isolé dans la population et même dans son propre camp, utilise des méthodes autoritaires. La prolongation de l'état d'urgence servant de prétexte pour tenter d'interdire les manifestations. Ce climat sert même à Mme El Khomri de désavouer l'inspection du travail en validant le licenciement d'un délégué syndical d'Air France. L'action syndicale étant peu à peu assimilée à un délit de droit commun.
D'ailleurs, l'article 3 de la loi du 21 juillet 2016, qui proroge de six mois l'état d'urgence, énonce explicitement que « les cortèges, défilés et rassemblements de personnes sur la voie publique peuvent être interdits dès lors que l'autorité administrative justifie ne pas être en mesure d'en assurer la sécurité compte tenu des moyens dont elle dispose ».

Les Unions Régionales CGT, CGT-FO, Solidaires, FSU et UNEF d'Ile de France réaffirment qu'elles n'entendent pas se soumettre, surtout lorsqu'il en va de la défense des intérêts matériels et moraux des salariés.
S'inscrivant dans le cadre de la déclaration commune des 7 organisations nationales du 8 juillet : « ….. », les organisations signataires réaffirment leur détermination à combattre la loi « Travail » et à en obtenir l'abrogation et plus généralement à faire aboutir l'ensemble des revendications des salariés et des jeunes.

Pour ce faire elles appellent à se mobiliser massivement pour réussir la journée d'actions du 15 septembre contre la loi Travail, et à manifester à 14H00 place de la Bastille à Paris.


Promulgation ou pas, on n'en veut pas ! Abrogation de la Loi Travail !

 

 

 

Manifestation régionale UNITAIRE le 15 septembre 2016 à PARIS [14h. Place de la Bastille]

COMMUNIQUE RÉGIONAL UNITAIRE

CGT – FO – FSU – Solidaires – UNEF – FIDL – UNL d'Île-de-France

Les organisations syndicales régionales d’Île-de-France CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES, UNEF, UNL et FIDL réunies en intersyndicale le 29 août 2016 ont pris la décision d’appeler à une manifestation régionale à Paris le jeudi 15 septembre 2016 lors de la journée d’action nationale pour l’abrogation de la loi travail.
Le parcours déposé à la Préfecture prévoit un départ à 14h00 de la place de la Bastille pour se rendre à la place de la République.
Les organisations syndicales ont réitéré leur demande auprès de la Préfecture pour être reçues par le Préfet de la région et le directeur de la DOPC (Direction de l’Ordre Public et de la Circulation) pour éviter que les manifestations à venir ne se déroulent dans les mêmes conditions que les précédentes qui étaient de véritables tentatives d’entrave à la liberté de manifester.

Montreuil le 30 août 2016

 

Plus d'info pour le Pas de Calais voir ci-dessous

 Manifestation régionale UNITAIRE le 15 septembre 2016 à PARIS [14h. Place de la Bastille]
 Manifestation régionale UNITAIRE le 15 septembre 2016 à PARIS [14h. Place de la Bastille]
 Manifestation régionale UNITAIRE le 15 septembre 2016 à PARIS [14h. Place de la Bastille]

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Didier Porte : Pépère, rendors-toi!

13 Septembre 2016, 15:57pm

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La Poste : suspendu de ses fonctions après avoir sauvé la vie de sa collègue

12 Septembre 2016, 17:02pm

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Le 29 février dernier, une employée de La Poste dans le Nord se plaint de son état de santé. Elle ne sait pas encore qu'elle est victime d'un AVC. Mais ses supérieurs n'appelleront les secours que devant l'insistance d'un autre employé, lequel a depuis été suspendu de ses fonctions.

La Poste : suspendu de ses fonctions après avoir sauvé la vie de sa collègue

Il s'en est fallu de peu. Il est 8h30, ce 29 février au centre de tri de La Poste de Villeneuve d'Ascq (Nord). Deux heures seulement après sa prise de service, Emeline Broequevielle, 25 ans, est étendue au sol. Son bras ne répond plus, puis tout son côté gauche. Sommés d'appeler les secours par un collègue de travail de la jeune femme, leurs supérieurs font venir une ambulance. A 9h30, après une IRM à l'hôpital, un AVC est diagnostiqué. A la grande surprise de la direction de La Poste, qui n'avait pas vu d'urgence dans son cas : "Aucun signe visible ne pouvait laisser imaginer la nécessité d'une intervention rapide", assurera-t-elle pour justifier le temps mis à appeler les secours.

Pourtant, assure la victime, les alertes n'ont pas manqué. "Quand je me suis levée ce jour-là, j'ai envoyé un texto à mon chef le prévenant que je ne viendrais pas. Je ne me sentais pas bien", explique-t-elle aujourd'hui pour Marianne. Quelques minutes plus tard, son supérieur l'aurait rappelée pour la sommer de venir tout de même travailler. "Il m'a dit qu'ils étaient dans la merde si je ne venais pas. Alors j'ai pris ma voiture et je suis allée travailler." Une fois sur place, à 6h30, Emeline dit avoir ressenti une première alerte au moment de la prise de son service : "J'ai eu une pression à l'arrière de la tête, du côté droit." Elle aurait alors immédiatement prévenu ses encadrants : "Ils m'ont dit de faire assise ce que je faisais debout." Deux heures après, donc, elle ne peut plus bouger.

Six mois après les faits, celle qui était en CDD depuis 2009 accuse ses supérieurs hiérarchiques de non-assistance à personne en danger : "Ils n'ont pas voulu voir mon état, ils voulaient juste que je me remette à travailler." Or d'après elle, son accident de santé n'est justement qu'une conséquence de la politique du centre de tri vis-à-vis des jeunes CDD : "J'ai accumulé beaucoup de stress et c'est ce qui aurait causé l'accident, d'après mon médecin. Il faut dire que l'on doit faire tout ce que les titulaires ne veulent pas faire. Comme on est précaire, on ne peut pas refuser et ils en profitent."

 Une affaire dans l'affaire

Si elle s'en est sortie, Emeline considère qu'elle le doit à ce collègue de travail qui a pressé les encadrants de composer le numéro des secours : "Même quand j'étais au plus mal, ils ne voulaient pas entendre parler du fait d'appeler une ambulance. Si Sébastien ne les avait pas pressés, je ne serais peut-être plus en vie aujourd'hui". Sauf qu'en fait de reconnaissance envers cet employé qui leur a sauvé la mise, la direction de La Poste l'a dans la foulée… suspendu de ses fonctions ! Une conséquence directe ce ce qu'il s'est passé ce fameux 29 février, estime aujourd'hui Sébastien Carré, qui était membre du Comité d'hygiène, de sécurité et de condition de travail (CHSCT) mais aussi délégué départemental du personnel. "J'étais scandalisé par leur attitude, j'ai alors demandé un CHSCT extraordinaire et la réalisation d'une enquête pour faire la lumière sur ce qui s'était passé", explique-t-il à Marianne. "Quelques jours après avoir formulé cette demande, le directeur d'établissement m'a reçu pour me notifier une suspension de service sans aucun motif. Mon tort, c'est d'avoir été gênant."

Dès lors, poursuit-il, tout s'est enchaîné : "J'ai voulu m'accrocher et j'ai subi de nombreuses pressions, du chantage, une convocation en conseil de discipline pour avoir 'déstabilisé les encadrants'... Et même une garde à vue de 30 heures après une plainte de ma direction pour harcèlement. On marche sur la tête !" Désormais, sans activité en attendant que son sort soit fixé, il se dit en pleine traversée du désert. "J'ai sauvé une vie mais, au final, c'est moi qu'on essaie de tuer." La direction de La Poste, que nous avons contactée, réfute cette version des faits : "Cette nouvelle procédure disciplinaire est sans rapport avec l'accident de santé de sa collègue. Sébastien Carré a fait l'objet, depuis près de 10 ans, de plusieurs mesures disciplinaires", nous assure-t-elle sans préciser les motifs de ces mesures. Faux, maintient l'intéressé : "Je suis délégué du personnel depuis 2014, de fait je n'assure plus de fonctions à La Poste autres que mes obligations d'élus. Comment pourrais-je être indiscipliné si je ne suis pas en poste ? C'est un mensonge pour me mettre de côté." Néanmoins, il concède avoir fait l'objet d'une mise en cause disciplinaire il y a près d'un an, sans non plus en indiquer le motif.

Le dernier mot reviendra à la justice, qui aura à trancher entre les différentes versions. L'inspection du travail a saisi le procureur de la République et Emeline Broequevielle a porté plainte pour mise en danger de la vie d'autrui et non-assistance à personne en danger. Une bataille qu'elle compte bien mener communément avec celui qui l'a "sauvée" : "Je l'aiderai autant qu'il m'a aidée et on s'en sortira ensemble."

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Fête de l'huma 2016

12 Septembre 2016, 16:41pm

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Fête de l'huma 2016
Fête de l'huma 2016
Fête de l'huma 2016
Fête de l'huma 2016
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