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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

26 députés votent CONTRE la prorogation de l'état d'urgence

21 Juillet 2016, 09:42am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

26 députés votent CONTRE la prorogation de l'état d'urgence

Les députés ont voté, tôt le mercredi 20 juillet, la prorogation de l’état d’urgence pour six mois. Ce régime d’exception, en vigueur en France depuis les attentats du 13 novembre 2015, va ainsi être prolongé jusqu’en janvier 2017.

La prorogation de l’état d’urgence a été largement votée par 489 voix pour, 26 voix contre et 4 abstentions. En mai dernier, le régime d’exception avait été prolongé par 46 voix pour, 20 voix contre et 2 abstentions. Surtout, en février, moins de six mois après les attaques terroristes perpétrées à Paris et à Saint-Denis, 199 députés s’étaient opposés à la prolongation de l’état d’urgence.

Cette fois, les députés Les Républicains ont tous voté pour, à l’exception du président du Parti chrétien démocrate et candidat à la primaire de la droite Jean-Frédéric Poisson.

Au sein du groupe socialiste, écologiste et républicain, sept élus se sont opposés à cette prolongation : Fanélie Carrey-Conte, Linda Gourjade, Jean-Luc Laurent, Denys Robiliard, Barbara Romagnan, Gérard Sebaoun et Suzanne Tallard.

Du côté du groupe de la gauche démocrate et républicaine, sept députés se sont également prononcés contre : François Asensi, Alain Bocquet, Marie-George Buffet, Jean-Jacques Candelier, Patrice Carvalho, André Chassaigne et Jacqueline Fraysse.

Les deux élus FN que sont Marion Maréchal-Le Pen et Gilbert Collard ont voté pour.

Les autres opposants sont à trouver au sein des non-inscrits. Il s’agit de Laurence Abeille, Pouria Amirshahi, Isabelle Attard, Danielle Auroi, Michèle Bonneton, Sergio Coronado, Cécile Duflot, Noël Mamère, Philippe Noguès, Jean-Louis Roumégas et Eva Sas.

Analyse du scrutin n° 1326
Deuxième séance du 19/07/2016

Scrutin public sur l'ensemble du projet de loi prorogeant l'application de la loi n° 55-385 du 3 avril 1955 relative à l'état d'urgence (première lecture)

Pour l'adoption : 489Contre : 26Abstention : 4

Synthèse du vote

Nombre de votants : 519

Nombre de suffrages exprimés : 515

Majorité absolue : 258

Pour l'adoption : 489

Contre : 26

L'Assemblée nationale a adopté.

 

Groupe socialiste, écologiste et républicain (291 membres)

Pour: 256

  • Patricia Adam
  • Sylviane Alaux
  • Éric Alauzet
  • Jean-Pierre Allossery
  • Nathalie Appéré
  • Kader Arif
  • Christian Assaf
  • Alexis Bachelay
  • Guillaume Bachelay
  • Jean-Paul Bacquet
  • Dominique Baert
  • Guy Bailliart
  • Gérard Bapt
  • Frédéric Barbier
  • Serge Bardy
  • Christian Bataille
  • Delphine Batho
  • Marie-Noëlle Battistel
  • Laurent Baumel
  • Philippe Baumel
  • Nicolas Bays
  • Catherine Beaubatie
  • Marie-Françoise Bechtel
  • Jean-Marie Beffara
  • Luc Belot
  • Karine Berger
  • Chantal Berthelot
  • Gisèle Biémouret
  • Philippe Bies
  • Erwann Binet
  • Jean-Pierre Blazy
  • Yves Blein
  • Jean-Luc Bleunven
  • Patrick Bloche
  • Daniel Boisserie
  • Christophe Borgel
  • Florent Boudié
  • Marie-Odile Bouillé
  • Christophe Bouillon
  • Brigitte Bourguignon
  • Kheira Bouziane-Laroussi
  • Émeric Bréhier
  • Jean-Louis Bricout
  • Jean-Jacques Bridey
  • Isabelle Bruneau
  • Sabine Buis
  • Jean-Claude Buisine
  • Sylviane Bulteau
  • Vincent Burroni
  • Alain Calmette
  • Jean-Christophe Cambadélis
  • Colette Capdevielle
  • Yann Capet
  • Christophe Caresche
  • Marie-Arlette Carlotti
  • Martine Carrillon-Couvreur
  • Christophe Castaner
  • Laurent Cathala
  • Jean-Yves Caullet
  • Christophe Cavard
  • Nathalie Chabanne
  • Guy Chambefort
  • Jean-Paul Chanteguet
  • Marie-Anne Chapdelaine
  • Guy-Michel Chauveau
  • Pascal Cherki
  • Jean-David Ciot
  • Alain Claeys
  • Marie-Françoise Clergeau
  • Romain Colas
  • David Comet
  • Philip Cordery
  • Valérie Corre
  • Jean-Jacques Cottel
  • Pascale Crozon
  • Frédéric Cuvillier
  • Seybah Dagoma
  • Karine Daniel
  • Yves Daniel
  • Carlos Da Silva
  • Pascal Deguilhem
  • Florence Delaunay
  • Michèle Delaunay
  • Guy Delcourt
  • Jacques Dellerie
  • Pascal Demarthe
  • Sébastien Denaja
  • Françoise Descamps-Crosnier
  • Jean-Louis Destans
  • Michel Destot
  • Fanny Dombre-Coste
  • René Dosière
  • Sandrine Doucet
  • Françoise Dubois
  • Jean-Pierre Dufau
  • William Dumas
  • Laurence Dumont
  • Jean-Louis Dumont
  • Jean-Paul Dupré
  • Yves Durand
  • Philippe Duron
  • Olivier Dussopt
  • Éric Elkouby
  • Henri Emmanuelli
  • Corinne Erhel
  • Sophie Errante
  • Marie-Hélène Fabre
  • Martine Faure
  • Olivier Faure
  • Alain Fauré
  • Richard Ferrand
  • Aurélie Filippetti
  • Geneviève Fioraso
  • Hugues Fourage
  • Jean-Marc Fournel
  • Valérie Fourneyron
  • Michèle Fournier-Armand
  • Michel Françaix
  • Christian Franqueville
  • Jean-Louis Gagnaire
  • Yann Galut
  • Guillaume Garot
  • Renaud Gauquelin
  • Jean-Marc Germain
  • Jean Glavany
  • Yves Goasdoué
  • Daniel Goldberg
  • Pascale Got
  • Marc Goua
  • Laurent Grandguillaume
  • Jean Grellier
  • Edith Gueugneau
  • Élisabeth Guigou
  • Chantal Guittet
  • David Habib
  • Razzy Hammadi
  • Mathieu Hanotin
  • Joëlle Huillier
  • Christian Hutin
  • Monique Iborra
  • Françoise Imbert
  • Michel Issindou
  • Éric Jalton
  • Serge Janquin
  • Henri Jibrayel
  • Romain Joron
  • Régis Juanico
  • Laurent Kalinowski
  • Marietta Karamanli
  • Philippe Kemel
  • Chaynesse Khirouni
  • Bernadette Laclais
  • Conchita Lacuey
  • François-Michel Lambert
  • François Lamy
  • Anne-Christine Lang
  • Colette Langlade
  • Jean Launay
  • Pierre-Yves Le Borgn'
  • Jean-Yves Le Bouillonnec
  • Marylise Lebranchu
  • Gilbert Le Bris
  • Anne-Yvonne Le Dain
  • Jean-Yves Le Déaut
  • Viviane Le Dissez
  • Dominique Lefebvre
  • Annie Le Houerou
  • Annick Le Loch
  • Patrick Lemasle
  • Catherine Lemorton
  • Christophe Léonard
  • Annick Lepetit
  • Jean-Pierre Le Roch
  • Bruno Le Roux
  • Arnaud Leroy
  • Marie-Thérèse Le Roy
  • Bernard Lesterlin
  • Serge Letchimy
  • Marie Le Vern
  • Michel Liebgott
  • Martine Lignières-Cassou
  • Audrey Linkenheld
  • François Loncle
  • Gabrielle Louis-Carabin
  • Lucette Lousteau
  • Victorin Lurel
  • Marie-Lou Marcel
  • Jean-René Marsac
  • Philippe Martin
  • Martine Martinel
  • Frédérique Massat
  • Véronique Massonneau
  • Sandrine Mazetier
  • Michel Ménard
  • Patrick Mennucci
  • Kléber Mesquida
  • Pierre-Alain Muet
  • Philippe Naillet
  • Philippe Nauche
  • Nathalie Nieson
  • Robert Olive
  • Maud Olivier
  • Monique Orphé
  • Michel Pajon
  • Luce Pane
  • Christian Paul
  • Rémi Pauvros
  • Germinal Peiro
  • Hervé Pellois
  • Jean-Claude Perez
  • Sébastien Pietrasanta
  • Christine Pires Beaune
  • Philippe Plisson
  • Napole Polutélé
  • Pascal Popelin
  • Dominique Potier
  • Michel Pouzol
  • Régine Povéda
  • Patrice Prat
  • Christophe Premat
  • Joaquim Pueyo
  • François Pupponi
  • Catherine Quéré
  • Valérie Rabault
  • Monique Rabin
  • Dominique Raimbourg
  • Marie Récalde
  • Pierre Ribeaud
  • Eduardo Rihan Cypel
  • Alain Rodet
  • Marcel Rogemont
  • Frédéric Roig
  • Bernard Roman
  • Gwendal Rouillard
  • René Rouquet
  • Alain Rousset
  • François de Rugy
  • Boinali Said
  • Béatrice Santais
  • Gilbert Sauvan
  • Julie Sommaruga
  • Pascal Terrasse
  • Sylvie Tolmont
  • Jean-Louis Touraine
  • Stéphane Travert
  • Catherine Troallic
  • Cécile Untermaier
  • Daniel Vaillant
  • Jacques Valax
  • Michel Vauzelle
  • Fabrice Verdier
  • Michel Vergnier
  • Patrick Vignal
  • Jean-Michel Villaumé
  • Jean Jacques Vlody
  • Paola Zanetti

Contre: 7

  • Fanélie Carrey-Conte
  • Linda Gourjade
  • Jean-Luc Laurent
  • Denys Robiliard
  • Barbara Romagnan
  • Gérard Sebaoun
  • Suzanne Tallard

Abstention: 1

  • Jean-Patrick Gille

Non-votant: 1

  • M. Claude Bartolone (Président de l'Assemblée nationale). 

Groupe Les Républicains (198 membres)

Pour: 185

  • Damien Abad
  • Elie Aboud
  • Bernard Accoyer
  • Yves Albarello
  • Nicole Ameline
  • Benoist Apparu
  • Laurence Arribagé
  • Julien Aubert
  • Olivier Audibert-Troin
  • Patrick Balkany
  • Jean-Pierre Barbier
  • Jacques Alain Bénisti
  • Sylvain Berrios
  • Marcel Bonnot
  • Jean-Claude Bouchet
  • Valérie Boyer
  • Marine Brenier
  • Xavier Breton
  • Bernard Brochand
  • Dominique Bussereau
  • Olivier Carré
  • Gilles Carrez
  • Yves Censi
  • Jérôme Chartier
  • Luc Chatel
  • Gérard Cherpion
  • Guillaume Chevrollier
  • Alain Chrétien
  • Jean-Louis Christ
  • Dino Cinieri
  • Éric Ciotti
  • Philippe Cochet
  • Jean-François Copé
  • François Cornut-Gentille
  • Jean-Louis Costes
  • Édouard Courtial
  • Jean-Michel Couve
  • Marie-Christine Dalloz
  • Olivier Dassault
  • Marc-Philippe Daubresse
  • Bernard Debré
  • Jean-Pierre Decool
  • Bernard Deflesselles
  • Lucien Degauchy
  • Rémi Delatte
  • Patrick Devedjian
  • Nicolas Dhuicq
  • Sophie Dion
  • Julien Dive
  • Jean-Pierre Door
  • Dominique Dord
  • David Douillet
  • Marianne Dubois
  • Virginie Duby-Muller
  • Daniel Fasquelle
  • François Fillon
  • Marie-Louise Fort
  • Yves Foulon
  • Marc Francina
  • Yves Fromion
  • Laurent Furst
  • Claude de Ganay
  • Sauveur Gandolfi-Scheit
  • Hervé Gaymard
  • Annie Genevard
  • Guy Geoffroy
  • Bernard Gérard
  • Alain Gest
  • Daniel Gibbes
  • Charles-Ange Ginesy
  • Jean-Pierre Giran
  • Claude Goasguen
  • Jean-Pierre Gorges
  • Philippe Gosselin
  • Philippe Goujon
  • Claude Greff
  • Arlette Grosskost
  • Serge Grouard
  • Henri Guaino
  • Françoise Guégot
  • Jean-Claude Guibal
  • Jean-Jacques Guillet
  • Christophe Guilloteau
  • Michel Heinrich
  • Michel Herbillon
  • Antoine Herth
  • Patrick Hetzel
  • Philippe Houillon
  • Guénhaël Huet
  • Sébastien Huyghe
  • Christian Jacob
  • Denis Jacquat
  • Christian Kert
  • Nathalie Kosciusko-Morizet
  • Jacques Kossowski
  • Patrick Labaune
  • Valérie Lacroute
  • Marc Laffineur
  • Jacques Lamblin
  • Jean-François Lamour
  • Laure de La Raudière
  • Guillaume Larrivé
  • Charles de La Verpillière
  • Thierry Lazaro
  • Alain Leboeuf
  • Isabelle Le Callennec
  • Vincent Ledoux
  • Frédéric Lefebvre
  • Marc Le Fur
  • Jean Leonetti
  • Pierre Lequiller
  • Philippe Le Ray
  • Céleste Lett
  • Geneviève Levy
  • Véronique Louwagie
  • Lionnel Luca
  • Gilles Lurton
  • Jean-François Mancel
  • Laurent Marcangeli
  • Thierry Mariani
  • Hervé Mariton
  • Alain Marleix
  • Olivier Marleix
  • Franck Marlin
  • Philippe Armand Martin
  • Patrice Martin-Lalande
  • Alain Marty
  • Jean-Claude Mathis
  • François de Mazières
  • Gérard Menuel
  • Damien Meslot
  • Philippe Meunier
  • Jean-Claude Mignon
  • Pierre Morange
  • Yannick Moreau
  • Pierre Morel-A-L'Huissier
  • Alain Moyne-Bressand
  • Dominique Nachury
  • Yves Nicolin
  • Patrick Ollier
  • Jacques Pélissard
  • Stéphanie Pernod Beaudon
  • Bernard Perrut
  • Édouard Philippe
  • Bérengère Poletti
  • Axel Poniatowski
  • Josette Pons
  • Christophe Priou
  • Didier Quentin
  • Frédéric Reiss
  • Jean-Luc Reitzer
  • Bernard Reynès
  • Franck Riester
  • Arnaud Robinet
  • Camille de Rocca Serra
  • Sophie Rohfritsch
  • Martial Saddier
  • Paul Salen
  • François Scellier
  • Claudine Schmid
  • Jean-Marie Sermier
  • Fernand Siré
  • Thierry Solère
  • Michel Sordi
  • Éric Straumann
  • Claude Sturni
  • Alain Suguenot
  • Michèle Tabarot
  • Lionel Tardy
  • Jean-Charles Taugourdeau
  • Michel Terrot
  • Jean-Marie Tetart
  • Pascal Thévenot
  • Dominique Tian
  • François Vannson
  • Catherine Vautrin
  • Patrice Verchère
  • Arnaud Viala
  • Jean-Sébastien Vialatte
  • Jean-Pierre Vigier
  • Philippe Vitel
  • Michel Voisin
  • Jean-Luc Warsmann
  • Laurent Wauquiez
  • Marie-Jo Zimmermann

Contre: 1

  • Jean-Frédéric Poisson

Groupe de l'union des démocrates et indépendants (30 membres)

Pour: 26

  • Thierry Benoit
  • Charles de Courson
  • Laurent Degallaix
  • Stéphane Demilly
  • Yannick Favennec
  • Philippe Gomès
  • Meyer Habib
  • Francis Hillmeyer
  • Sonia Lagarde
  • Maurice Leroy
  • Hervé Morin
  • Bertrand Pancher
  • Michel Piron
  • Franck Reynier
  • Arnaud Richard
  • François Rochebloine
  • Maina Sage
  • Rudy Salles
  • André Santini
  • François Sauvadet
  • Jonas Tahuaitu
  • Jean-Paul Tuaiva
  • Francis Vercamer
  • Philippe Vigier
  • François-Xavier Villain
  • Patrick Weiten

Groupe radical, républicain, démocrate et progressiste (18 membres)

Pour: 14

  • Jean-Noël Carpentier
  • Ary Chalus
  • Stéphane Claireaux
  • Jeanine Dubié
  • Joël Giraud
  • Gilda Hobert
  • Jacques Krabal
  • Jérôme Lambert
  • Jean-Pierre Maggi
  • Dominique Orliac
  • Sylvia Pinel
  • Stéphane Saint-André
  • Roger-Gérard Schwartzenberg
  • Alain Tourret

Groupe de la gauche démocrate et républicaine (15 membres)

Pour: 4

  • Bruno Nestor Azérot
  • Huguette Bello
  • Marc Dolez
  • Jean-Philippe Nilor

Contre: 7

  • François Asensi
  • Alain Bocquet
  • Marie-George Buffet
  • Jean-Jacques Candelier
  • Patrice Carvalho
  • André Chassaigne
  • Jacqueline Fraysse

Abstention: 2

  • Gaby Charroux
  • Nicolas Sansu

Non inscrits (25 membres)

Pour: 4

  • Sylvie Andrieux
  • Jacques Bompard
  • Gilbert Collard
  • Marion Maréchal-Le Pen

Contre: 11

  • Laurence Abeille
  • Pouria Amirshahi
  • Isabelle Attard
  • Danielle Auroi
  • Michèle Bonneton
  • Sergio Coronado
  • Cécile Duflot
  • Noël Mamère
  • Philippe Noguès
  • Jean-Louis Roumégas
  • Eva Sas

Abstention: 1

  • Jean Lassalle

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Non à une nouvelle prolongation de l’état d’urgence

21 Juillet 2016, 09:29am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Non à une nouvelle prolongation de l’état d’urgence

Communiqué de Jean-Jacques Candelier, Député du Nord

La nuit dernière, l’assemblée nationale a prolongé de 6 mois l’état d’urgence, régime d’exception qui sera donc en vigueur sur l’ensemble de l’année 2016.

Malheureusement, cela ne change rien à l’intensité de la menace terroriste. Le maintenir ne nous prémunit pas des attaques, nous venons d’en faire la douloureuse expérience.

Pleinement conscient du danger qui plane sur le pays, j’ai voté contre cette prolongation, avec courage et responsabilité, en considérant que ce n’était pas la bonne solution et qu’il fallait mettre fin à ce régime attentatoire aux libertés et aux droits fondamentaux.

Malgré la persistance de la menace terroriste protéiforme, nous ne pouvons proroger indéfiniment des mesures d’exception qui, sur la durée, ne se révèlent pas plus efficaces que notre droit commun.

Notre arsenal anti-terroriste est aujourd’hui largement suffisant. Il a d’ailleurs été plusieurs fois remanié et durci, parfois même de manière abusive, afin de l’adapter aux nouvelles formes de terrorisme.

Aujourd’hui, l’enjeu réside moins dans le renforcement de l’arsenal répressif que dans celui des moyens humains et matériels de nos services de renseignement et de nos autorités judiciaires spécialisées. Combattre le terrorisme nécessite, avant tout, un accroissement des effectifs de police et de renseignement, des douanes et de la justice.

A ce sujet, les surenchères sécuritaires de la droite sont d’autant plus malvenues que c’est bien sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy que la police nationale et l’armée ont connu leur plus grand plan social avec des milliers de postes supprimés pour des raisons d’économies.

Pour prévenir, de manière pérenne, la menace terroriste qui pèse sur notre pays, il faut penser une réponse globale en s’inscrivant dans une démarche de prévention pour conjurer le terrorisme comme mode d’action politique. Cet objectif est bien plus légitime que celui d’éradiquer des ennemis avec des moyens qui ne font que les faire se multiplier. La riposte sécuritaire et militaire ne peut continuer à être promue comme le cœur de l’action antiterroriste. Résumer le droit de vivre en sécurité à la seule perspective du tout répressif favorise les amalgames et la suspicion permanente. Il faut l’affirmer haut et fort : sécurité n’est pas sécuritaire.

Les frappes de la coalition en Syrie ont causé ce mardi au moins 56 décès de civils dont 11 enfants. Comme expliquait le Mahatma Ghandi, « à appliquer la loi de l’œil pour l’œil, l’humanité finira aveugle ». Il faut donc s’interroger sur le cadre et les objectifs des multiples opérations extérieures lancées par les présidents Hollande et Sarkozy : Libye, Mali, Centrafrique, et maintenant sur le territoire Irako-Syrien. Nous ne pouvons continuer à nourrir nous-mêmes les logiques de guerre dans lesquelles les terroristes veulent nous entraîner.

On sait que les profils des individus basculant dans la radicalisation sont divers. Leur implication est associée, dans la plupart des cas, à des phénomènes de rupture scolaire, familiale, sociale ou psychologique. La tuerie de Nice ne fait que valider cette thèse.

Il faut donc actionner tous les leviers, de l’école au monde du travail en passant par la culture et l’éducation populaire pour répondre à la crise sociale et culturelle profonde sur laquelle se développe le terreau de la radicalisation. Ce n’est que par cette nécessaire refondation sociale que nous arrêterons de fournir de la chair à canon à Daech.

Il faut également bâtir des stratégies pour terrasser notre ennemi en asséchant ses mannes financières colossales et remettre en cause les compromis passés avec les puissances fondamentalistes de la région au prétexte qu’elles sont économiquement libérales.

Ne laissons pas triompher les passions sécuritaires et les divisions identitaires. La détermination à combattre le terrorisme oblige à agir avec lucidité et sang-froid dans le respect de nos valeurs progressistes et humanistes.

 

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Hénin-Beaumont : le Front national perd son procès contre un élu communiste d'opposition

20 Juillet 2016, 07:44am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 

Le maire FN d'Hénin-Beaumont, Steeve Briois, et son bras droit Bruno Bilde ont perdu vendredi le procès en diffamation qu'ils avaient intenté contre le directeur de L'Humanité et un élu communiste de cette commune du Pas-de-Calais, selon le jugement publié dimanche par ce dernier.

Dans un communiqué de presse diffusé le 11 mars 2015, David Noël, élu d'opposition PCF de cette municipalité gagnée par le FN en 2014 dès le premier tour de scrutin, avait appelé à la démission de Steeve Briois et Bruno Bilde car, disait-il, "ils sont tous deux au coeur d'enquêtes judiciaires sur de graves soupçons de fraude". Le communiqué avait été repris sur le site internet du quotidien communiste L'Humanité.

L'élu faisait notamment référence à un article du journal Le Monde évoquant une enquête des services du Parlement européen sur la réalité du travail de certains attachés parlementaires des eurodéputés FN, dont Bruno Bilde, attaché de Steeve Briois en tant que député européen.

L'élu n'a "pas dépassé les limites de la liberté d'expression"

Dans son jugement, le tribunal correctionnel de Paris a estimé que "le lecteur" était "parfaitement informé que les informations fournies" dans le communiqué de l'élu communiste provenaient "d'un mouvement politique opposé aux parties civiles" - Steeve Briois et Bruno Bilde-, car l'auteur se présentait comme "conseiller municipal PCF d'Hénin-Beaumont".

En outre, selon les juges, David Noël avait marqué "une forme de distanciation par rapport aux accusations" qu'il relayait, car il avait précisé dans son communiqué que les informations relatées "provenaient de la presse" et avait noté que les faits, "s'ils (étaient) avérés", étaient "graves".

La 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris a donc jugé que David Noël n'avait "pas dépassé les limites admissibles de la liberté d'expression" et a relaxé les prévenus, David Noël, le directeur de L'Humanité Patrick Le Hyaric et le codirecteur de L'Humanité Silvère Magnon.

Dans ses réquisitions, le 13 mai, le ministère public avait estimé que les propos poursuivis présentaient un caractère diffamatoire.


http://france3-regions.francetvinfo.fr/nord-pas-de-calais/pas-de-calais/henin-beaumont/henin-beaumont-le-front-national-perd-son-proces-contre-un-elu-communiste-d-opposition-1045181.html​

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Les nouveaux maitres du monde, par John Pilger

20 Juillet 2016, 07:12am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

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Le gouvernement de Hollande brade le service public du transport aérien au profit du privé

20 Juillet 2016, 06:17am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 

 

Le gouvernement socialiste de Hollande brade le service public du transport aérien au profit des grands groupes capitalistes. C'est l'ensemble des grands aéroports de province qu'il veut privatiser (cf. Communistes Hebdo n° 460 et 463).

 

Après avoir récemment cédé l'aéroport de Toulouse-Blagnac à un groupe chinois associé à un fonds d’investissement hongkongais, c'est maintenant les aéroports de Nice et de Lyon qui vont passer aux mains du privé. Après suivront Bordeaux-Mérignac, Montpellier, Marseille, Bâle-Mulhouse, Strasbourg-Entzheim, qui s'ajouteront à la liste des aéroports déjà gérés par des concessionnaires privés (Grenoble, Chambéry, Clermont- Ferrand, Quimper, etc.).

 

Ce ne sont pas seulement les capitalistes chinois qui sont intéressés par ces concessions juteuses des aéroports, ils ont un grand rival : Vinci Airports qui emploie 190 000 salariés, qui gère 34 aéroports dans le monde, dont 12 en France (il convoite Nice et Lyon), 10 au Portugal, 3 au Cambodge, 1 au Chili, 2 au Japon et 6 en République dominicaine...

 

Chaque privatisation se traduit par la dégradation des conditions de travail, par des baisses de salaires, des suppressions d'emplois, par un recours massif à la sous-traitance, par la généralisation de la politique low-cost dans la gestion du secteur aéroportuaire.

 

Pour les entreprises capitalistes concessionnaires c'est l'explosion des bénéfices qui sont grossis par les activités commerciales. Les revenus des boutiques représentent 40 % en moyenne du chiffre d’affaires, auxquels il faut aussi ajouter 10 % générés par les parkings. Soit autant que les redevances aéroportuaires...

 

Cette politique de pillage systématique du service public offert à bas prix à des sociétés privées concerne tous les transports qu'ils soient aériens, maritimes, ferrés, routiers. La liquidation de la SNCM montre de manière éclatante le comportement des entreprises capitalistes avec la complicité du gouvernement à leur service pour surexploiter les travailleurs et augmenter leurs profits.

 

Depuis la vente de la SNCM (cf. Communistes Hebdo n°361, 405, 432), l'entreprise low-cost Corsica Ferries "a établi un maillage inter-îles qui rayonne sur toute la méditerranée occidentale" et détient 77% des parts de marché du trafic vers la Corse... tandis que la part de marché de Corsica Linea, ex-SNCM, s'est effondrée de trois fois sa valeur et ne représente plus aujourd'hui que 12% !!! Ce qui n'effraie pas Corsica Linea née d'une magouille entre Patrick Rocca, repreneur désigné par le tribunal de Marseille, et le consortium Corsica Maritima qui n'avait pas été retenu. Quelques semaines à peine après avoir été désigné repreneur Patrick Rocca cède ses parts à Corsica Maritima et Corsica Linea est créée... Son objectif : avoir une compagnie navigant sous pavillon international qui permet le recours à des contrats de travail au plus bas niveau et à des emploi de travailleurs extra communautaires. C'est tout simplement ce que la loi travail veut généraliser.

 

Le service public nous appartient, il a été financé par les travailleurs depuis plusieurs générations. Ce n'est que par la lutte qu'on reprendra les richesses que les capitalistes nous volent.

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Canicule : le député Communiste nordiste, Jean-Jacques Candelier propose un droit de retrait au travail à partir de 35°C

20 Juillet 2016, 06:03am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Aujourd'hui, il devrait faire très chaud.

Il y a quelques mois, j'ai déposé une proposition de loi pour protéger les salariés en cas de fortes chaleurs en ajoutant une indication de température dans le code du travail.

En effet, selon l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS), « la chaleur peut constituer un risque pour les salariés (…) au-delà de 30°C pour une activité sédentaire, et 28°C pour un travail nécessitant une activité physique ».

Ma proposition de loi sur le lien ci-dessous. 

 Canicule : le député Communiste nordiste, Jean-Jacques Candelier propose un droit de retrait au travail à partir de 35°C

ASSEMBLÉE NATIONALE

CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958

QUATORZIÈME LÉGISLATURE

Enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 25 novembre 2015.

PROPOSITION DE LOI

visant à protéger les salariés en cas de fortes chaleurs en ajoutant une indication de température dans le code du travail,

(Renvoyée à la commission des affaires sociales, à défaut de constitution
d’une commission spéciale dans les délais prévus par les articles 30 et 31 du Règlement.)

présentée par

MM. Jean-Jacques CANDELIER, Alain BOCQUET, Patrice CARVALHO, Gaby CHARROUX et Mme Jacqueline FRAYSSE,

Député-e-s.

EXPOSÉ DES MOTIFS

Mesdames, Messieurs,

Selon l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS), « la chaleur peut constituer un risque pour les salariés (…) au-delà de 30°C pour une activité sédentaire, et 28°C pour un travail nécessitant une activité physique ». L’INRS ajoute que le travail au-dessus de 33 degrés présente des dangers.

Dans sa recommandation R226, la Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS) rappelle qu’« il est recommandé aux chefs d’entreprises de faire évacuer le personnel des bureaux quand les conditions d’hygiène et de sécurité deviennent mauvaises. Ces conditions sont les suivantes : température de 34°C ».

Les pouvoirs publics alertent à juste titre la population sur les dangers des fortes chaleurs. Fatigue, maux de tête, vertiges, crampes… peuvent entraîner des conséquences graves comme des coups de chaleur ou la déshydratation.

En France, sur les lieux de travail, les fortes chaleurs n’engendrent pas forcément d’aménagements d’horaires. L’employeur a des devoirs vis-à-vis des salariés : il doit prendre « les mesures nécessaires » pour « protéger la santé physique » de ses salariés, et les adapter en fonction du « changement des circonstances ». Ces formulations apparaissent néanmoins trop floues et arbitraires. Tous les employeurs ne peuvent investir dans une climatisation.

Le code du travail ne prévoit pas de température maximale à partir de laquelle les salariés seraient autorisés à rentrer chez eux. Il est préférable que le code du travail définisse un niveau maximal de température au-delà duquel il est dangereux de travailler, et donc possible pour les salariés de rester chez eux. C’est le cas en Allemagne, pays souvent érigé en modèle. Chez nos voisins, si la chaleur excède 35 degrés au travail, l’employeur doit inviter ses salariés à quitter les lieux.

En France, un salarié peut actuellement exercer son droit de retrait s’il pense être en situation de « danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé » ou s’il constate un défaut « dans les systèmes de protection », selon l’article L. 4131-1 du code du travail. En l’absence de critère objectif légal à cette situation de danger, il y a une insécurité dans la relation de travail employeur-salarié. Le salarié doit prouver que ses inquiétudes se fondent sur un motif raisonnable, ce qui est source de litiges et de contentieux.

Il est donc proposé d’introduire le critère objectif dans le code du travail selon lequel le retrait des salariés peut intervenir en cas de température constatée sur le lieu de travail supérieure à 35°C, chiffre retenu en Allemagne.

PROPOSITION DE LOI

Article unique

Le deuxième alinéa de l’article L. 4131-1 du code du travail est complété par les mots : « notamment en cas de température constatée sur le lieu de travail supérieure à 35°C ».

La loi sur le site de l’Assemblée.

 Canicule : le député Communiste nordiste, Jean-Jacques Candelier propose un droit de retrait au travail à partir de 35°C
 Canicule : le député Communiste nordiste, Jean-Jacques Candelier propose un droit de retrait au travail à partir de 35°C
 Canicule : le député Communiste nordiste, Jean-Jacques Candelier propose un droit de retrait au travail à partir de 35°C
 Canicule : le député Communiste nordiste, Jean-Jacques Candelier propose un droit de retrait au travail à partir de 35°C

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Le remède à l’impuissance politique : le socialisme

20 Juillet 2016, 05:45am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Vous en conviendrez avec moi chers lecteurs, les progressistes que nous sommes attendions désespérément les premières chaleurs estivales synonymes de quelques jours de repos bien mérités. Traditionnellement l’été laisse un peu la politique tranquille et nous pouvons avec délice nous plonger dans quelques romans mis en attente depuis des mois, nous pouvons courir la route et la terre pour nous ressourcer loin du foyer, des petites habitudes si éreintantes. Pourtant, il semblerait que cette trêve ne veuille pas pointer le bout de son nez cette année. L’horrible carnage niçois, le coup d’État à Ankara, avant cela le Brexit, les ultimes mobilisations contre la loi travail avant une reprise en fanfare à la rentrée. D’autres événements sont moins connus et pourtant ils vont peser dans l’avenir, je pense au sommet de l’OTAN, le bras armé de l’imperium états-unien, qui s’est tenu à Varsovie les 8 et 9 juillet. D’ici 2020 un vaste bouclier antimissile financé à coup de centaines de millions de dollars sera opérationnel en Europe, l’installation d’un système antimissile en Corée du Sud inquiète beaucoup au Kremlin et pour cause … La Russie est de nouveau désigné comme un ennemi potentiel et les États-Unis, en accord avec Paris, Londres et Berlin s’apprête à renforcer les moyens techniques et humains pour faire la guerre. Bref l’Europe accepte servilement les délires de domination de Washington. Sans jouer les corbeaux de malheur, les conclusions de ce sommet font froid dans le dos. Sans doute faut-il lucidement s’attendre au pire. Nos États européens, si prompt à détruire leurs modèles sociaux et à pressurer les salaires, s’engagent à considérablement renforcer leurs dépenses militaires. Tout cela incarne à merveille la folie dévastatrice de ceux qui nous gouvernent. Plus encore, de ceux qui dirigent notre pauvre monde, héritiers des bourreaux du siècle dernier.

C’est justement pour cette raison que le communisme doit plus que jamais refaire surface. Il ne s’agit pas de simples délires ou d’une passion malsaine de la bourgeoisie pour le sang et les charniers. Les quelques maîtres de ce capitalisme enraciné aujourd’hui dans les logiques impérialistes se mènent une guerre qui ne connaîtra pas de fin, sauf si les peuples les dépossèdent de leurs outils. Il est aujourd’hui criminel de vouloir faire muter le mouvement révolutionnaire en une risible et fade copie de lui-même. Hier nous nous inspirions de nos camarades cubains, à la fois héroïques et constants dans leur combat contre le belliciste voisin américain. Hier nous dénoncions la trahison d’une vaste partie du mouvement socialise allemand, l’erreur historique du PCI qui s’est fourvoyé dans le fantasme du réformisme. Aujourd’hui nous voilà les amis de Tsipras qui, il y a tout juste un an, trahissait en 24 heures le peuple qu’il avait pourtant appelé à la résistance via un référendum historique.

Depuis nous réitérons les erreurs d’analyse et vendons notre amitié à la social-traîtrise. Peu importe que l’on me pense fiévreux ou nostalgique, les siècles passent, les technologies progressent mais les logiques qui guident le monde demeurent irrémédiablement les mêmes. C’est la nature du capitalisme qui est ainsi faite. Le jeune philosophe marxiste italien Diego Fusaro, le rappelle dans une courte vidéo que je vous conseille grandement (ici). Le capitalisme comme métaphysique de l’illimité. C’est là la clé de compréhension essentielle à avoir à l’esprit. L’humanité court à sa propre perte pour cette raison. Dans « Le Capital », Marx a eu cette formule limpide : « Rien qui ne devienne vénal, qui ne se fasse vendre et acheter ! La circulation devient la grande cornue sociale où tout se précipite pour en sortir transformé en cristal monnaie. Rien ne résiste à cette alchimie, pas même les os des saints et encore moins des choses sacro-saintes, plus délicates ». C’est bel et bien le cœur du problème. L’instinct de prédation, de captation, d’accumulation du capital. Cela en totale contradiction avec l’aspiration de l’immense masse de ceux qui n’ont pas droit au partage, la classe laborieuse.

Mon inquiétude est que cette base philosophique, qui devrait être le cœur de notre pensée comme le noyau l’est pour l’atome, semble totalement proscrite et oubliée. Nous sommes tombés dans le piège qui consiste à penser le capitalisme comme un horizon indépassable, la fameuse théorie de la fin de l’histoire. C’est aussi, et pardon de devoir de nouveau égratigner les mélenchonistes chevronnés, la limite du très vendeur éco-socialisme. Oui la planète est en danger et notre civilisation avec. Les signes de l’extinction de notre ère commencent à se faire sentir. L’illimité c’est vouloir tout transformer, produire à grande échelle et ce à n’importe quel prix. Raréfaction des ressources, destruction de l’écosystème, pollutions de l’air et de l’eau. Cependant, ne pas poser comme règle imprescriptible la transformation de l’outil de production dans l’optique d’ériger le socialisme consiste, une nouvelle fois encore, à tromper le peuple. C’est pourtant, n’ayons pas peur de le dire, la survie de l’humanité qui est en jeu. Derrière la rhétorique et les formules clinquantes, Mélenchon ne propose rien d’autre que quelques ajustements. C’est dans la même verve que l’hérésie Piketty. On ne peut combattre le capitalisme avec ses propres armes, c’est au moins un enseignement positif que l’histoire nous lègue. Si le PCF était à la hauteur de la mission qu’on est en droit d’attendre de lui dans ce clair-obscur gramscien, Mélenchon passerait en réalité pour ce qu’il est, un honnête et tranquille keynésien, pas si féroce que cela pour les puissants. Ils ont été utiles en leur temps les keynésiens. Assurer la paix sociale dans un intervalle de grande prospérité et alors que le mouvement ouvrier était fortement organisé. Cependant, je doute que l’heure est à imaginer avoir recours à cette douce et cruelle illusion dans les années à venir. Pour autant, quelques heures d’audimat permettent de neutraliser toute tentative d’organisation de ce qui reste du mouvement communiste en France.

C’est une lutte de chaque instant pour ne pas céder au chant des sirènes du fatalisme, pour ne pas désespérer de notre temps. Cependant, même si l’on déteste la tragédie et sa pompeuse destinée, force est de constater que l’on se sent presque investi d’une mission. Faire vivre ou plutôt survivre l’essence de la seule et possible alternative à tout cela, le socialisme. C’est beaucoup de travail et d’abnégation. C’est avoir un sens aigu du sacrifice. Mais comme l’écrivait si merveilleusement bien Aragon, « s’il donne sa vie, comme soixante-quinze mille des nôtres l’ont fait devant les fusils des pelotons d’exécution allemands, et de bien d’autres manières, sa récompense est que les siens, que les Français, les hommes de son peuple, de sa nation, grâce à ce sacrifice, seront un tout petit peu plus près du bonheur que s’il n’avait pas accepté le martyre. La récompense pour le communiste est affaire de l’espèce humaine et non de l’individu. La croyance au progrès, au progrès indéfini et infini de l’homme, en la montée de l’humanité vers un soleil que, lui, ne verra point mais dont il aura préparé obscurément l’aurore, voilà ce qui anime et soutient le communiste, voilà l’idéal du communiste ».

Guillaume Sayon

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Que demande le peuple ? Expression directe – 10/07/2016

19 Juillet 2016, 11:37am

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Que demande le peuple ? Expression directe – 10/07/2016

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JEAN-JACQUES CANDELIER DÉPUTÉ COMMUNISTE: Barroso chez Goldman Sachs, le symbole de l’europe de la finance

19 Juillet 2016, 11:29am

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Ma réaction à la nomination de Monsieur Barroso à la Direction non exécutive de Goldman Sachs.

Après avoir été à la tête de la Commission européenne pendant 10 ans, Mr Barroso a décidé de s’offrir un emploi sénior très haut de gamme en étant nommé à la Direction non exécutive de Goldman Sachs, banque d’affaires américaine, pilier de Wall Street, et symbole de la grande finance mondiale.

Cette banque a pourtant a contribué à mettre les Etats à genoux durant la crise financière de 2008, spéculé sur les subprimes et provoqué l’effondrement de l’immobilier aux Etats-Unis, en ruinant des millions de foyers populaires. C’est également cette banque qui avait truqué les comptes de la Grèce afin que celle-ci puisse respecter les conditions du pacte de stabilité nécessaires pour rester dans l’euro.

Le bilan de José Manuel Durão Barroso n’est pas mieux. Celui-ci a provoqué crise sur crise : financière, économique, sociale, humanitaire, et démocratique.

Cette nomination semble donc être une sorte de « cadeau pour bons et loyaux services » ou un « renvoi d’ascenseur » pour le remercier d’avoir si bien mis en musique les politiques libérales qui renforcent partout les souffrances populaires.

Il semblerait que Goldman Sachs, symbole de la haute finance, prête à Mr Barroso une « profonde connaissance de l’Europe ». Et pour cause : qui mieux que lui peut connaitre les « valeurs européennes », lui qui les a révélées et accomplies pleinement en appliquant un pilotage économique libéral automatique permettant de s’affranchir toujours plus des peuples et des votes des citoyens.

Ne pouvant banaliser cette nomination, je lui ai demandé par courrier de démissionner.

Accepter ce poste, ce serait accepter clairement le conflit d’intérêt entre le monde des grandes affaires et certains responsables politiques. Rien de tel pour stimuler la montée de l’extrême-droite en Europe.

JEAN-JACQUES CANDELIER DÉPUTÉ COMMUNISTE:   Barroso chez Goldman Sachs, le symbole de l’europe de la finance
JEAN-JACQUES CANDELIER DÉPUTÉ COMMUNISTE:   Barroso chez Goldman Sachs, le symbole de l’europe de la finance

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Le suicide d’une oubliée du système

19 Juillet 2016, 09:31am

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Le suicide d’une oubliée du système

Émilie, 31 ans, s’est tuée après avoir été privée de ses allocations.Un drame qui pointe les dysfonctionnements aveugles de la CAF.

Les funérailles d’Émilie Loridan ont eu lieu samedi dernier à Armentières (Nord). Et la question subsiste : comment cette mère de deux enfants a pu être abandonnée à une telle indigence, un tel désespoir ? Cette jeune femme de 31 ans s’est pendue après s’être vue privée par la CAF de ses prestations sociales, se retrouvant avec pour seule ressource l’allocation handicap de sa petite fille, versée par la Belgique. Avant de se donner la mort, Émilie avait attiré l’attention de la Voix du Nord sur sa détresse. Impossible de joindre les deux bouts, sans RSA (revenu de solidarité active), sans APL (aide personnalisée au logement), avec juste 398 euros par mois. Aujourd’hui, la tragédie d’Émilie pointe de la plus cruelle des façons la froideur aveugle et les manques de notre système social.

La CAF du Nord s’était appuyée sur cette allocation pour enfant handicapé belge pour justifier le retrait des droits d’Émilie Loridan. Le père, dont elle était séparée, est salarié et belge, et sa petite fille était scolarisée en Belgique, faute d’une prise en charge satisfaisante en France. Émilie s’est donc retrouvée coincée. Le droit belge est prioritaire et la législation communautaire interdisait même à la jeune maman de renoncer aux allocations belges pour retrouver ses prestations françaises. « À part me dire que je dois demander une pension alimentaire au papa de mes enfants, je n’ai rien de plus de la CAF », témoignait Émilie dans le quotidien nordiste.

La jeune femme s’est pourtant battue. Elle a sollicité l’aide du CCAS de la ville, du Point d’accès au droit ou encore du défenseur des droits, recevant des bons alimentaires d’urgence et une inscription à l’épicerie solidaire. Pas assez pour sortir de l’impasse. Face à la misère d’Émilie, la CAF était restée campée sur sa pure logique de droit. Peu après la mort d’Émilie Loridan, Daniel Lenoir, directeur de la Caisse nationale des allocations familiales, a battu sa coulpe, appelant à une gestion « plus personnalisée » de la réglementation.

La CAF s’est considérablement éloignée des gens

Le drame de cette jeune femme a été aussitôt instrumentalisé par le Front national, dans sa plus pure veine sociale-raciste. Marion Maréchal-Le Pen s’est ainsi fendue d’un tweet aussi opportuniste qu’indécent : « Les autres avant les nôtres, voilà le résultat. » Le message a fait bondir Simon Agnoletti, conseiller municipal PCF d’Armentières. « C’est ignoble, cette façon de faire », pointe-t-il. Le jeune élu parle du « choc et de la colère face à ce système qui broie des vies ». Selon lui, « la situation d’Émilie Loridan était déjà compliquée et l’État français n’a pas aidé. Les pouvoirs publics ne se donnent pas les moyens de répondre correctement aux demandes des citoyens ».

Mohamed Lounas, de la fédération nationale CGT des personnels des organismes sociaux, confirme cette impression : « Les réductions budgétaires ont produit une diminution des offres d’accueil, des médiations familiales et de l’accompagnement social. Ce n’est plus possible de faire un travail de proximité. » Résultat : la CAF s’est considérablement éloignée des gens. « C’est devenu compliqué de faire appel à leur service. Il faut prendre rendez-vous, attendre, demander des infos et essuyer des refus sous forme de réponses types », déplore Mohamed Lounas.

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La voix du nord : Cet été, près de la moitié des Nordistes ne partent pas en vacances

19 Juillet 2016, 09:08am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Notre sondage le révèle sans ambiguïté : les habitants de la région ont besoin de soleil. La preuve : ceux qui partent cet été – un tout petit peu plus de la moitié – privilégient les destinations ensoleillées, comme la côte méditerranéenne. Mais heureusement, pour la région, tout n’est pas perdu.

La voix du nord : Cet été, près de la moitié des Nordistes ne partent pas en vacances

Enfin, « il » est arrivé. Qui ? Le soleil, pardi, pour tenter de sauver un été qui s’annonçait sous de tristes auspices après les inondations, une météo calamiteuse, le stress des attentats...

 

La moitié des Nordistes ne partent pas

Près de 46 % des Nordistes n’ont, a priori, pas l’intention de partir. Et pour ceux-là, c’est le coût qui est le principal frein (49 %). Mais contrairement à une idée répandue, ils ne sont pas plus qu’ailleurs à rester chez eux : un sondage BVA de juin établissait que 55 % des Français seulement (contre 59 % l’été dernier) avaient l’intention de partir. Malgré tout, ce phénomène n’est pas sans conséquences, comme le note Hubert Parent, propriétaire du camping Saint-Hubert à Merlimont, et président de la fédération de l’hôtellerie de plein air du Pas-de-Calais : «  La clientèle de passage est en forte baisse depuis des années. » Mais il a trouvé une parade : la fidélisation, avec des équipements haut de gamme et des emplacements où l’on peut mettre un mobile-home. Et ça marche : 99 % des 600 terrains sont loués à l’année, avec une clientèle majoritairement du Nord - Pas-de-Calais (90 %).

La voix du nord : Cet été, près de la moitié des Nordistes ne partent pas en vacances

 

Cap vers le sud

C’est la côte méditerranéenne qui attire le plus : 24 % de la moitié des Nordistes (54 % a priori) qui partent en vacances, devant l’étranger (19 %), et la Bretagne (14 %). La région arrive juste derrière si l’on cumule ceux qui sont attirés par la plage et ceux qui aiment la campagne. Ce qui pourrait expliquer un timide début de saison, au moins pour certains professionnels. Comme Sylvie Heusèle, responsable du Camping de la mer à Stella-Plage : «  Mon chiffre d’affaires est en recul de 70 % par rapport à l’an dernier et le camping est loin d’être complet. » Elle pointe du doigt pêle-mêle «  l’Euro, une mauvaise météo depuis trois ans » et déplore un «  moins grand nombre d’étrangers que d’habitude ».

 

Le mano a mano juillet-août

Grosso modo, juillet et août se partagent les vacanciers : 51 % des Nordistes qui partent en vacances le font en juillet, et 56 % en août, privilégiant dans les deux cas un séjour de deux semaines (41 %). Préférant la location d’un appartement ou d’une maison (23 %) à un camping (21 %), un gîte ou une chambre d’hôte (17 %). Ce qui n’empêche pas un bon départ pour les gîtes. « C’est très bon, explique Laurence Delcroix, pour les Gîtes de France du Nord, nous avons 21 % de ventes de plus en juillet que l’an dernier. On est très étonné et on a même du mal à l’expliquer.» Tout comme l’inquiétude qui plane sur août, avec 65 % de réservations.

Sondage Médianord du 1er au 3 juillet 2016 par Internet auprès d'un échantillon de 1175 personnes, représentatif des habitants de la région de 18 ans et plus.

 
 
La voix du nord : Cet été, près de la moitié des Nordistes ne partent pas en vacances

Tout cela, de toute façon, n’empêche pas la région de tirer son épingle du jeu. « L’économie touristique est une réalité, avec maintenant 4 % de la production de richesse », confirme Frédéric Leturque, président du comité régional du tourisme. Avec une belle image auprès des étrangers (Anglais, Belges, mais aussi venus de contrées plus lointaines), et quelque 120 sites touristiques répertoriés. Sachant qu’en prime le soleil joue et accélère les venues et les déplacements au sein de la région. On croise les doigts.

 

La voix du nord

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EXCLUSIF - LES 100 FRANÇAIS LES PLUS RICHES EN 2016

19 Juillet 2016, 06:41am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Gérard Mulliez (au centre) classé premier du classement devant Liliane Bettencourt et Bernard Arnault.

Gérard Mulliez (au centre) classé premier du classement devant Liliane Bettencourt et Bernard Arnault.

A elles toutes réunies, les 100 plus grosses fortunes françaises pèsent près de 327 milliards d’euros. Découvrez notre nouveau millésime doré.

Presque une misère. Selon nos calculs, les 100 familles françaises les plus riches du pays ont vu leur fortune professionnelle n’augmenter que de 2,7% en moyenne cette année. La faute à une conjoncture internationale compliquée, mais surtout, en France, à une Bourse hésitante. Mais ne sortons quand même pas trop vite les mouchoirs. D’abord parce que cette hausse représente la coquette somme de 8,6 milliards d’euros.

Ensuite parce que, depuis 2013, date de notre premier classement exclusif réalisé avec l’économiste Benoît Boussemart, le pactole de nos heureux lauréats a flambé de 40% environ, pour atteindre près de 327 milliards d’euros. Cette évaluation, rappelons-le, diffère sensiblement de celles effectuées par d’autres médias, car elle ne se résume pas, comme souvent, à multiplier le nombre de titres détenus par la valeur boursière des entreprises.

Trésorerie, endettement, parts réellement possédées par les holdings familiales basées parfois à l’étranger, tout a été épluché pour estimer ces patrimoines de la façon la plus précise possible. Du coup, les montants à découvrir dans les pages ­suivantes sont souvent plus modestes qu’on ne le lit ailleurs. Cer­tains des intéressés s’en sont tout de même offusqués, mécontents que leur fortune soit évoquée publiquement. D’autres, à l’image de Mohed Altrad, ont aussi protesté contre notre évaluation, mais cette fois-ci, en la jugeant trop basse ! Si, en France, les riches commencent à ­assumer leur réussite…

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La résistante Raymonde Tillon, l'une des 33 premières femmes élues députées en 1945, est morte à l'âge de 100 ans

19 Juillet 2016, 06:36am

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Elle était la dernière survivante des 33 femmes élues à la première assemblée constituante de la 4e République.

Raymonde Tillon porte le portrait de son mari, le 26 avril 2005, à Nantes (Loire-Atlantique).  (FRANK PERRY / AFP)

Raymonde Tillon porte le portrait de son mari, le 26 avril 2005, à Nantes (Loire-Atlantique). (FRANK PERRY / AFP)

Raymonde Tillon, aussi connue sous le nom de Raymonde Nédelec, résistante, déportée à Ravensbrück, est morte, annonce dimanche 17 juillet l'Elysée dans un communiqué. Agée de 100 ans, Raymonde Tillon fut la première députée communiste en 1945. "Députée communiste des Bouches-du-Rhône de 1945 à 1951, elle était la dernière survivante des 33 femmes élues à la première assemblée constituante de la 4e République", rappelle l'Elysée. 

Selon un communiqué de l'Elysée, le président de la République a salué "le parcours exemplaire de cette femme", qui s'était "engagée très jeune dans l'action syndicale et politique". Le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, a également rendu hommage à "son esprit de liberté, sa soif de justice et sa lutte contre l'arbitraire sous toutes ses formes". Il a rappelé dans un communiqué que la chambre basse avait rendu hommage à ces 33 "combattantes" lors d'une exposition l'an dernier.

"Toutes nous nous disions : enfin !"

Née Raymonde Barbé le 22 octobre 1915 à Puteaux (Hauts-de-Seine), elle avait épousé en 1935 Charles Nédelec, militant communiste, et était devenue députée des Bouches-du-Rhône sous ce nom, avant de se marier en secondes noces avec Charles Tillon, dirigeant du PCF, ministre puis exclu du Bureau politique du PCF en 1952 et mort en 1993. Entrée tôt dans la Résistance, elle avait été arrêtée le 31 mars 1941 et condamnée à vingt ans de travaux forcés par le tribunal maritime de Toulon, selon sa biographie sur le site de l'Assemblée nationale.

Emprisonnée tour à tour à Marseille, Toulon et Lyon, elle avait été livrée aux Allemands en juin 1944 et déportée d'abord à Sarrebruck puis au camp de Ravensbrück. Affectée dans une usine de guerre de Leipzig, elle avait réussi à s'évader le 20 avril 1945 et à regagner Marseille.

Elle était alors devenue députée. En 2005, elle avait témoigné auprès de l'AFP, rappelant son émotion lors de son élection 60 ans auparavant. "On était émues. Les femmes étaient reconnues comme des citoyennes, en tenant compte de leur travail dans la Résistance", s'était-elle félicitée. "Nous étions de partis différents. Mais toutes nous nous disions : enfin !"

 
Charles et Raymonde Tillon

Charles et Raymonde Tillon

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Un rapport paru des heures avant le massacre de Nice: Ce ‘terrorisme’ n’est en rien ce qu’on croit !!

19 Juillet 2016, 06:23am

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dil Alifriqui – publié le Samedi 16 Juillet à 00:33

Bien sûr, il faut toujours se méfier de ces pseudos révélations d’experts, et j’ignore tout de celui-ci. Pourtant ses interrogations rejoignent celles que je ne cesse de me poser sur la nature de ce à quoi nous sommes confrontés. D’abord la conviction qu’il s’agit avec Daech d’un fascisme et que celui-ci comme tous les fascismes a d’abord une nature de classe. Une manière pour un système qui depuis plus d’un siècle désormais est entré dans une phase de crise profonde, le capitalisme, multipliant les conflits inter-impérialistes et devenu de plus en plus destructeur (guerres mondiales, massacres de masse de la première guerre mondiale à la shoah en passant pas Hiroshima. Il ne s’agit plus d’opposer la folie manifeste de ceux qui combinent vocation suicidaire à pulsion homicide et qui rencontrent des réseaux sociaux de ce fascisme, mais de bien comprendre que nous avons là une situation qui manifeste la nature de la crise et contre lesquelles les réponses sécuritaires et militaires habituelles ne font qu’étendre le phénomène. La logique voudrait que la jeunesse soit elle même fragilisée en priorité. Ce que je tente de mettre en évidence c’est le fort lien existant entre la multiplication de certains déséquilibres individuels et la logique d’un système qui est en train de nous mener vers un suicide de l’espèce en envisageant y compris le recours à une guerre nucléaire

(note de Danielle Bleitrach).

 

Londres: Un haut expert sécuritaire britannique a publié, hier 14 juillet, quelque heures avant le massacre de Nice, un rapport inédit dans lequel il alerte le monde que le terrorisme n’est pas ce que l’on croit.

 

Un rapport paru des heures avant le massacre de Nice: Ce ‘terrorisme’ n’est en rien ce qu’on croit !!
Paul Rogers – Montage Lemag.ma

‘’daech, al Qaida, Boko Haram, Al Shabab ou les talibans, sont tous des exemples d’une nouvelle dynamique post-étatique, qui sera la face apparente des conflits internationaux.  Mais leur signification réelle est beaucoup plus fondamentale.’’

Ainsi a écrit, Paul Rogers, grand expert britannique des affaires sécuritaires, professeur des études sur la paix à l’Université de Bradford, consultant à l’Oxford Research Group et conseiller aux ministères britanniques de l’Intérieur, des Affaires étrangères et de la Défense, au service secret intérieur, le MI5 et auprès du cabinet du premier ministre du Royaume-Uni.

Paul Rogers a publié, hier 14 juillet à Londres, aux éditions IB – Tauris, un rapport intitulé Irregular War: ISIS and the New Threats from the Margins– traduction libre: (Guerre asymétrique: daech et les nouvelles menaces des marges).

Dans ce rapport, Prof Paul Rogers défend la thèse suivante: Le terrorisme commis, ces dernières 15 années, par des groupes dits islamistes extrémistes, n’est au fait que l’expression apparente d’un malaise mondial beaucoup plus profond et qui ne manquerait pas d’embraser le monde, à l’avenir, si rien de crédible, n’est fait pour le solutionner.

Paul Rogers en a dit:

‘‘Le vrai problème du monde ne sera en rien, un prétendu choc des civilisations, mais un risque de plus en plus rapide, de révoltes des marginaux.’’

Pour le grand expert britannique,

‘‘daech est certainement un proto-mouvement pour les types de guerres qui deviendront dominantes dans un monde, de plus en plus divisé et sous différentes contraintes. Mais les facteurs sous-jacents de ces futurs conflits sont bien plus dangereux que la croissance des mouvements islamistes extrémistes.’’

Pour Paul Rogers, le danger émane d’un système de gouvernance mondiale profondément vicié:

‘‘Le monde économique produit plus d’inégalités et engendre de la marginalisation de masse, du ressentiment et de l’amertume. Ces souffrances combinées à l’apparition des limites environnementales mondiales persistantes, en particulier la perturbation climatique, sont le vrai cocktail explosif’’.

 

 

L’EXTRÉMISME N’A PAS DE RELIGION !!

Paul Rogers a expliqué dans son rapport que l’extrémisme se colore. Il emprunte des thématiques religieuses, nationalistes, ethniques ou idéologiques. Donc, croit-il,

‘‘L’idée que les mouvements islamistes radicaux sont le seul problème, est fondamentalement trompeuse et masque l’ampleur du problème auquel le monde est  confronté’’.

L’expert anglais a ajouté que face au terrorisme, le monde perd sa guerre, car les vrais facteurs de ce conflit ne sont jamais abordés, ni reconnus. Aveuglés les occidentaux refusent de reconnaitre que les vraies raisons de cette flambée extrémiste, sont autres que religieuses ou islamiques et qu’elles ne peuvent être dominées par la force militaire.

En fin, Prof Paul Rogers conclut que ce qui est nécessaire, est,

‘’une approche fondamentalement nouvelle de la sécurité mondiale,  si nous voulons éviter un monde très instable et violent, avec un âge d’insurrections qui pourraient impliquer des armes de destruction massive.’’

 »Nous devons », plaide-t-il,

‘‘changer radicalement notre compréhension de la sécurité, un changement qui est possible mais qui nécessite une vision globale et de l’engagement sincère.’’

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Publié par  le juillet 17, 2016
 

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Arrageois : quelles solutions aux problèmes de distribution du courrier ?

19 Juillet 2016, 05:51am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Jeudi, cela fera un mois tout pile que la nouvelle plate-forme de distribution de courrier, sur la zone Actiparc à Saint-Laurent-Blangy, est mise en service. Toujours pas d’amélioration notoire ressentie dans les boîtes aux lettres. Des agents du site demandent un changement de directeurs. Du côté des usagers, on commence à parler « dédommagement ».

 

 

Arrageois : quelles solutions aux problèmes de distribution du courrier ?

1. Au sein de la plate-forme, on réclame un changement de directeurs

Tandis que le syndicat SUD PTT 62 a prévu un piquet de grève illimitée à partir de jeudi, un courrier anonyme a été récemment adressé au directeur national de la branche courrier colis de la Poste. Il est rédigé par un certain « collectif de la plate-forme de l’Arrageois, managers, agents de production et de distribution ». Lequel réclame que les deux dirigeants de la plate-forme d’Arras, jugés responsables du chaos car aux manettes de cette réorganisation, soient « mis hors d’état de nuire et que de nouveaux dirigeants soient nommés au plus vite pour rétablir le dialogue et redonner confiance à tous les agents. »

Considérant que « le courrier contient des propos diffamatoires » et préférant « donner la priorité aux problématiques rencontrées au niveau de la plate-forme », la Poste ne souhaite pas s’exprimer sur le sujet.

 

2. La CUA pousse un coup de gueule

Plusieurs maires du secteur ont contacté la Communauté urbaine d’Arras afin que cette dernière se fasse porte-parole de leur mécontentement et de leurs inquiétudes. Au début du mois, Philippe Rapeneau adressait un courrier au délégué régional du groupe La Poste, transmis à la préfecture : « Cela devient impossible et insupportable (…) Je vous demande un retour à un fonctionnement optimal et ce, sans délai. »

La situation dure désormais depuis près d’un mois. Le président de la CUA reformule son exaspération en évoquant, un paquet d’exemples à l’appui, une situation désastreuse pour les habitants, « privés du service public qu’ils sont en droit d’attendre », mais aussi pour les collectivités et les entreprises. « Tout cela n’a pas un bon impact pour l’économie locale. » Par chance, tempère-t-il, « nous sommes en période estivale. »

 

3. Que peut faire la préfecture ?

Pas grand-chose. La préfecture « n’a pas autorité sur les services de la Poste », rappelle-t-elle. Aussitôt saisie par courrier, elle en informera alors les services concernés, à savoir la direction du groupe, ainsi que le ministère de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique, dont dépend La Poste.

 

4. UFC-Que Choisir va étudier la question

« Qui va assumer les pertes financières ? Qui peut me donner les références d’un groupement d’usagers pour envisager des suites juridiques ? Les conséquences sont extrêmement lourdes», s’insurge un internaute. Il est loin d’être le seul. À l’Union fédérale des consommateurs, on va étudier la question, et notamment se pencher sur l’arrêté du 14 octobre 2015 relatif aux objectifs de qualité de la Poste définis pour les années 2015, 2016 et 2017. « S’il y a préjudice, il faut toujours le prouver », rappelle Gérard Barbier, président de l’association. Qui adressera, dans tous les cas, un courrier de mise en demeure à la Poste lui rappelant les conditions de cet arrêté.

la voix du nord

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