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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Discours de clôture par Pierre Laurent

8 Juin 2016, 15:43pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

37e congrès du PCF

Discours de clôture de Pierre Laurent

Secrétaire national

Chers amis, chers camarades,

Quelle fierté…! Quelle fierté mes amis... A l’heure de conclure les travaux de notre 37e Congrès,je m’adresse à vous avec le sentiment du travail accompli. Quel beau visage du Parti communistefrançais nous avons donné au cours de ces 4 jours de débat. Loin des caricatures, nous avons fait la démonstration de l’incroyable modernité du combat communiste. Nous avons mené avec sérénité et responsabilité des débats de fond qui n’étaient pas faciles. Nous nous sommes écoutés, nous avons échangé avec respect et attention. Et c’est avec beaucoup d’intelligence que nous sommes parvenus à trancher les questions qui nous animaient, et à nous unir autour d'une ligne claire et offensive.

Être communiste reste décidément une belle idée pleine d'avenir. C'est pourquoi les mots d’accueil à ce congrès des jeunes et des étudiants communistes resteront gravés. Les drapeaux des JC sur toutes les photos du mouvement contre la loi travail, dans les journaux, sur les réseaux sociaux, disent mieux que tout discours combien les communistes sont en phase avec leur temps. Bravo Camille, bravo Antoine ! Bravo à tous les jeunes communistes de France !

Et puisque nous en sommes aux applaudissements, je tiens aussi à remercier l’ensemble des camarades qui ont fourni un travail considérable pour que les travaux de notre congrès puissent se tenir dans d’excellentes conditions. Merci à vous les copains ! Votre travail, votre sens de l’engagement sont notre richesse. Ici nous sommes riches d'un patrimoine qui n'est pas près d'être soumis à l'ISF ! Ce patrimoine c'est la fraternité.

Soutien et fraternité, ces mots nous les adressons à tous nos compatriotes victimes des inondations qui frappent actuellement notre pays. A toutes ces personnes qui en quelques heures ont vu le travail d’une vie, les maisons qu’ils avaient bâti, les jardins dans lesquels grandissaient leurs enfants envahis par les eaux, Nous nous devons d'être à leurs côtés. Nous saluons aussi l'engagement des élus locaux et des employés municipaux aux côtés des populations sinistrées.

Ils font la démonstration de l'efficacité et de l'utilité des services publics. Je me rendrai lundi avec une délégation du PCF à Villeneuve Saint-Georges, ville du 94 touchée par la montée des eaux.

Car chez les communistes la solidarité ne sera jamais un supplément d’âme.

La solidarité, la solidarité concrète, c'est par là que tout commence, en France et dans le monde, Et c'est pourquoi j'ai été ravi d'accueillir de nombreuses délégations internationales à notre congrès.

Parce que nous ambitionnons d'être au coeur battant du monde tourmenté, nous sommes confrontés à des questions complexes qui, naturellement, ont provoqué un débat de fond, un débat sans concession. Et nous sortons de ce débat rassemblés, ce qui était ma première préoccupation.

Rassemblés sur une démarche politique très claire : nous voulons des victoires pour notre peuple et pour le pays. Nous voulons construire une majorité victorieuse sur un projet clair, pour sortir le pays, l'Europe et le monde de la crise, des tensions et des blocages, en finir avec les guerres. Nous voulons le faire par la lutte, dans le mouvement de notre peuple, en travaillant à l’émergence d’une offre politique capable de renverser le cours de la situation. Oui nous voulons gouverner le pays. Nous voulons vaincre car notre objectif n'a jamais été de faire de la figuration ! Il est plus que temps de sortir du mauvais scenario dans lequel les 1 % tentent de nous enfermer. Sifflons la fin de la séance, le peuple réclame le premier rôle !

Chers camarades, avec ce congrès, nous honorons trois rendez-vous qui compteront. Les rendez-vous avec la France, avec le siècle et avec la jeunesse. Le rendez-vous avec la France, parce qu'elle en a assez d'être méprisée, bradée, livrée à un système capitaliste prédateur qui plonge le pays dans une dérive de régressions démocratiques et sociales, de soumissions aux puissances financières, d'abandons de sa souveraineté et de sa personnalité.

C'est ce qui arrive avec la loi El Khomri. Le Président de la République, le gouvernement, leurs soutiens comprennent mal ce qui se passe. Il ne mesurent pas la colère, ils se trompent sur l'état d'esprit des salariés et de la jeunesse. Ils sont hors sol.

Leur petite logique de compétitivité ne peut concevoir les aspirations d'aujourd'hui. Ils ne comprennent pas que les salariés refusent le travail précarisé, subit, en miettes. Les salariés aujourd'hui veulent être reconnus dans leur travail, ils veulent maîtriser les processus de production des biens et des services, ils veulent être associés aux décisions, ils veulent partager les fruits de leurs efforts.

Et que leur répond le gouvernement et le patronat ? Bosse et tais toi ! Et que font ils ? Ils font reculer les droits, tous les droits, ils aggravent les conditions de travail, renforcent l'exploitation, augmentent la pression sur les salaires, et précarisent de plus en plus. Et quand les salariés, avec leurs syndicats, refusent ces mesures d'un autre âge, alors ils sont méprisés, humiliés et réprimés. On les traite de terroristes quand ils ne font que défendre leur droit, leur travail et utilisent leur droit de grève.

Avec les salariés, avec les jeunes, tous ensemble, nous pouvons gagner sur la loi travail, nous pouvons contraindre le gouvernement à se mettre à la table des négociations et à revoir du tout au tout ses ambitions. Pourquoi faudrait-il baisser pavillon quand le pays désapprouve si massivement cette mauvaise loi ? Pour quelles raisons accepter d'abaisser les protections et les droits dont bénéficient les salariés, quand le rapport des forces avec le patronat, du fait du chômage et de la dégradation de la qualité des emplois, leur est déjà si défavorable ? Au nom de quoi ? De l'emploi ? C'est ce que prétendent El Khomri, Valls et Hollande. Mais supprimer des droits, vider l'esprit de la loi, assouplir le Code du travail, c'est supprimer la protection du plus faible. Rappelons ce que disait Henry Lacordaire au XIXe siècle : « Entre le fort et le faible, entre le riche et le pauvre, entre le maître et le serviteur, c'est la liberté qui opprime et la loi qui affranchit. »

La recette de ce gouvernement, de ce Président qui prétendait affronter la finance, c'est celle, absurde, de ceux qui s'y soumettent. Comme si en prétendant empêcher le renard d'entrer dans le poulailler, on en abaissait le grillage.

Et la droite, les Sarkozy, Fillon, Juppé, Copé, Kosciusko-Morizet, et les Le Pen piaffent d'achever le travail engagé par le gouvernement socialiste en allant plus loin encore après 2017. Eux ne veulent plus de code du travail, ils ne veulent plus de loi sur le temps de travail, ils ne veulent plus de lois sociale, ils ne veulent d'organisation syndicale que cantonnées à la préservation de la paix sociale. Et ils préparent, pour leur retour aux affaires, la grande fête de la vengeance patronale, sur un peuple, le peuple de France, qui a osé les défier en adoptant, au fil du temps, des décennies et des siècles des règles protectrices qui obligent les propriétaires et actionnaires au respect de droits des salariés.

Ceux qui défendent et représentent l'intérêt général, l'intérêt de la France, l'avenir de la France, sont ceux qui participent aux rassemblements, aux mobilisations, aux actions grévistes. Je veux féliciter toutes les militantes et les militants qui participent quotidiennement depuis plusieurs mois au mouvement et l'épaulent. Je veux dire que nous sommes solidaires avec les trop nombreuses et nombreux communistes victimes de la répression et des violences comme avec toutes les

victimes.

Nous refusons que la violence s'invite dans les luttes sociales et populaires, Nous savons comment la violence est le recours des pouvoirs en difficulté. Nous ne sommes pas du côté des casseurs et nombre de nos camarades ont subi leurs agressions. Mais nous savons où est le blocage. Il est au gouvernement. Certains appellent à la suspension du mouvement, nous leur répondons « suspendez le débat parlementaire ! »

Les mobilisations ont permis d'ores et déjà de premiers succès. Je pense aux acquis obtenus pour les jeunes et les étudiants. Je pense à l'accord signé pour les intermittents du spectacle et remis en cause par le Medef. Ou à des premières mesures pour le pouvoir d'achat des enseignants.

C'est la lutte, le rassemblement, l'unité qui permettent des victoires. Nous allons gagner avec les salariés, avec la CGT, avec les jeunes et étudiants. Nous allons, le 14 juin, submerger les pavés de la capitale dans une immense manifestation nationale. Je vous invite à déployer tous vos efforts, - et je sais de quoi nous sommes capables, nous les communistes, quand nous déployons tous nos efforts, - pour assurer le succès de cette manifestation nationale. Pour en faire le grand cortège de la colère et des aspirations populaires ! Et je vous appelle aussi à assurer le succès de la votation citoyenne pour dire non à la loi El Khomri. Le rassemblement des salariés et des jeunes, permettra d'empêcher le Premier ministre et le Président de la République de trouver une majorité au Parlement pour voter leur loi, même s'ils ont recours au 49-3 ! Nous montrerons comment, pour les victoires, il faut que les luttes, les mobilisations, se conjuguent avec les rassemblements politiques.

Ce que nous avons décidé aujourd'hui, c'est de reprendre et renouveler le récit émancipateur de la France des Lumières, des Révolutions des XVIIIe et XIXe siècles, de la Commune de Paris, du Front populaire, de la Résistance et de la Libération.

Ce récit, c'est celui des grandes avancées sociales et démocratiques qui font de la France, encore aujourd'hui, un modèle pour les peuples et les classes ouvrières du monde entier. Ouvrons à nouveau le chemin des grandes utopies sociales, des grandes avancées : une sécurisation de tous les parcours de vie, pas un jeune qui ne sorte de l'école sans diplôme et formation, l'autonomie de la jeunesse, zéro chômage pour une société de partage, droit au logement, à un revenu décent pour tous, droit à la santé gratuite ; un nouveau pas dans la diminution du temps de travail, les 32 heures, droit à la retraite, égalité femmes-hommes, droit de vote des étrangers, accueil des migrants droits citoyens jusque dans les entreprises et partage des pouvoirs ; VIe République…

Oui, c'est le temps de nouvelles percées de civilisation. Ouvrons de nouveaux horizons pour la vie sur terre et le monde : la paix, la préservation des équilibres naturels et du climat ; le développement associé de l'industrie, l'agriculture et l'écologie… Nous avons beaucoup débattu des problématiques environnementales et beaucoup avancé. Ces avancées appellent des réflexions nouvelles de notre part, et nous allons poursuivre nos études et débats, en particulier sur les questions énergétiques. En tout cas nous faisons notre la recommandation de Claude Nougaro « Les parfums de la terre, les couleurs de l'eau, l'or de l'été On est prié de laisser les lieux dans l'état où ils étaient. »***

Et ce n'est pas Hollande, Valls et Macron, ni la direction du PS qui pourront faire se prosterner la gauche et le peuple devant la tyrannie de l'Argent. Nous ne nous laisserons pas piégés par cette fable des deux gauches irréconciliables. Nous ne les laisserons pas faire, nous travaillons à l'union pour renouer avec la France debout, la France comme on l'aime. Lors de notre congrès, nous avons aussi honoré le rendez-vous avec le siècle. Je le dis avec une très grande conviction, le communisme n'est pas l'utopie du XIXe siècle, n'est pas l'idéologie du XXe siècle, le communisme, c'est le mouvement de ce XXIe siècle. C'est le temps du commun.

La société française et au-delà le monde sont entrés dans une nouvelle ère qui révolutionne le rapport des humains aux outils qu’ils utilisent et qu’ils conçoivent, et plus profondément encore, révolutionne les rapports des humains entre eux. A l’heure où les grands médias ne cessent de nous dire, par experts interposés, ce qu’il faut que nous pensions, des millions de citoyens, ressentent la nécessité d’être partie prenante, à part entière, des décisions qui les concernent.

Pourquoi un tel mouvement ? Pourquoi partout dans le monde ?

Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, les rapports de domination, de subordination, d’aliénation peuvent être dépassés. Les frontières entre travail manuel et intellectuel s’estompent, entre exécution et conception aussi. Les organisations innovantes, celles qui gagnent, laissent de plus en plus de place à l’initiative, donnent du pouvoir à ceux qui font le travail. Chacun sent de plus en plus que ce qu’il produit, le service qu’il rend et comment il le fait, impacte son environnement, son mode de consommation, la vie en société, sa vie elle-même.

La revendication montante dans les entreprises du « laissez-nous bien travailler » rejoint celle du bien vivre en société. Le travail et ce qu’on appelle le hors travail agissent l’un sur l’autre. La puissance des découvertes scientifiques, des révolutions technologiques, rend tout ou presque possible. Alors quand les possibles se multiplient, la question du choix devient la question cruciale.

Qui décide ? Et comment ? Pour vivre dans quelle société ? Telles sont les questions auxquelles les humains sont de plus en plus nombreux à pouvoir et à vouloir répondre. Non pas comme des spécialistes mais en citoyens informés, consultés. En citoyens responsables. La mondialisation elle-même fait découvrir à chacun que, comme le dit le chercheur Bertrand Badie, « nous ne sommes plus seuls », que le destin des uns est lié au destin des autres.

Cette formidable nouveauté, parce qu’elle devient palpable pour des milliards d’individus, se heurte à la pauvre ambition de la compétitivité économique du rendement des capitaux. La politique elle-même et la façon d’en faire sont interrogées par cette véritable révolution.

Comment, dans le monde actuel, espérer faire le bonheur des gens malgré eux ?

Le temps d’un travail libéré est venu. Le temps de la vie en société est venu. Le temps de la paix est venu. Le temps de la politique citoyenne est venue. Le temps du commun est venu. Incapable de répondre aux défis de ce XXIe siècle, défis du travail à l'heure du numérique, du dérèglement climatique, de la démocratie et de la paix, le libéralisme est frappé d'obsolescence.

Alors renvoyons le cortège des momies de tous âges, les Gattaz, les Juppé, les Woerth, les Lemaire, les Sarkozy, et les Hollande, Valls, Macron, donner leurs leçons de modernité chez les antiquaires de Neuilly. Le temps du commun est l’utopie réaliste de notre temps, il passe par le retour au peuple, à ses besoins, à ses aspirations, il passe par la démocratie.

Le temps des 1% se meurt. Celui des 99 % c’est le temps du commun, celui du coeur et de la raison de la gauche. C'est notre temps.

Nous donnons à ce congrès un troisième rendez-vous : le rendez-vous de la jeunesse. Précarisée, malmenée, rarement écoutée, la jeunesse de notre pays a la gueule de bois sans pour autant avoir le sentiment d’avoir un jour ou l’autre été à la table des festivités !

Les promesses non-tenues de François Hollande qui avait juré la main sur le coeur en faire la priorité de son quinquennat ont fait long feu. Pour beaucoup de jeunes aujourd’hui c’est pâtes au beurre le lundi, pâtes au sel le mardi, et pâte nature le mercredi ! C’est le régime Dukan t’as pas de thune !

Mais la jeunesse a fait une irruption massive dans le mouvement social, sur Internet avec le mouvement des youtubers « On vaut mieux que ça ». Il y a aussi cet étonnant mouvement des Nuits debout. Dans ces espaces, les paroles s'échangent, des idées se forgent, des échanges se nouent. Ils démontrent que la soif de démocratie de la jeunesse est loin d'être étanchée par les institutions, les organisations et les personnalités politiques.

Il est faux de dire que les jeunes n’aiment pas la politique. Ils n’aiment pas la politique telle qu’on leur propose. Et il suffit de regarder de l’autre côté de l’Atlantique avec Bernie Sanders pour se rendre compte que lorsqu’on leur offre un espace, les jeunes l’investissent.

Nous entendons cet appel et nous prêts à y répondre. Nous nous adressons à toute la jeunesse, celle des quartiers, des cités, celle des lycées, universités, des grandes écoles. Aux jeunes travailleurs précaires, souvent très diplômés. Nous disons aux jeunes « vous cherchez un lieu d'échange, des idées neuves, du travail en réseau. Vous cherchez un endroit stable où vos paroles seront entendues, attendues, écoutées, prises en considération. Vous cherchez un lieu d'actions utiles, de solidarité, de fraternité, d'inventions. Alors notre parti est le vôtre, nous vous y accueillons, vous y aurez toute votre place, vous pourrez y prendre des responsabilités ». 

Les trois grands rendez-vous avec notre peuple, nous voulons les honorer sans attendre, pour ouvrir au plus vite de nouvelles pages de l'émancipation humaine, pour soulager le quotidien de millions de concitoyens qui ne peuvent plus attendre. Le Parti communiste, a la responsabilité de tenir la gauche et l'espoir debout, quant tant de voix faiblissent, trahissent, entonnent le refrain de la résignation.

La politique, c'est le pouvoir du peuple, à condition d'investir ce pouvoir et non de le laisser entre les mains des puissants. Pour nos vies, les 1 % voudraient tout décider, à quelle heure du jour et de la nuit nous voudrions travailler, où et comment nous devrions vivre, consommer, où et quand nous aurions le droit d'aller et de venir.

Pour eux, tout est permis. Et pour nous, c'est eux qui devraient décider. Et en politique c'est pareil. Ils voudrait tout décider à notre place. Vous allez voter, nous disent-ils en 2017. Mais d'ici là, ils s'occupent de tout : les programmes, les candidats, et, avec les sondages, ils vous disent même qui va gagner. Vous n'avez même pas à vous fatiguer, ou à choisir. Ils préparent tout pour vous.

Regardez comment ils s'y prennent pour nous attraper dans leur filet, en écrivant des scénarios politiques comme de vraies séries télés. Il y a la série « Macron le moderne ». Le dernier épisode s'appelle « Macron fait du porte à porte ». Ca va être chaud bouillant, Macron au porte à porte. Parce que si le gars il s'embrouille avec tous les gars qui ont un tee shirt : « Macron au porte à porte » « ça va être embrouille à tous les étages ».

En vrai, Macron n'a jamais fait de porte à porte de sa vie, mais par la magie de la télé, on y croirait presque. La semaine dernière, les cages d'escaliers de France étaient remplies de partisans de Macron qui faisaient du porte à porte. Mais quand va-t-on arrêter de nous raconter des histoires.

Mais il y a plus grave. Il y a la série noire : « Le Pen ce n'est pas si grave que ça ». La semaine dernière encore, une réunion qui n'était qu'un ramassis d'idéologues d’extrême droite ne sont réunis à Béziers. Marion Marechal Le Pen y a fait sa diva. Et toutes les télés étaient là, nous racontant cela en directe comme si il s'agissait juste d'un épisode un peu plus croustillant que les autres du téléfilm sur le clan Le Pen.

Mais a-t-on bien conscience du poison de haine que chaque jour on distille un peu plus parmi les peuples européens, tout ça pour les empêcher de s'unir contre le pouvoir de la finance et ceux qui le servent et des conséquences dramatiques que cela peut avoir ?

Ne les laissons pas faire. Ne les laissons pas diviser notre peuple. Montrer du doigt une partie croissante de la jeunesse française au nom de sa couleur de peau ou de ses croyances religieuses. Ne les laissons pas casser la République française, la République sociale et laïque, celle de l'égalité et de la fraternité. Ici comme partout dans le monde, le capitalisme décadent et en crise réinvente la guerre des religions. Attention au feu qui couve !

Il y a 80 ans, Maurice Thorez a tendu la main aux croyants. Aujourd'hui je la tends à tous les croyants de France, catholiques, juifs, musulmans pour leur dire : refusons ensemble tous les discours de haine,, de division. Je dis à la jeunesse des quartiers populaires vous êtes la jeunesse de France, vous êtes les couleurs de la France. Permettez moi de faire miennes les paroles du Pape François, tenues le 17 mai dans « La Croix » il faut parler des racines de l'Europe au pluriel. Quand j'entends parler des racines chrétiennes de l'Europe, j'en redoute la tonalité qui peut être triomphante ou vengeresse. Cela devient alors du colonialisme… Un État doit être laïc les États confessionnels finissent mal. »

Mais finissons avec les films qu'ils veulent nous imposer en invoquant un autre de leurs récits favoris : » deux gauches inconciliables ». Il y aurait donc la gauche moderne, réformiste, celle qui veut avancer, la gauche de Valls et de Hollande. Et il y aurait la gauche qui s'accroche, celle du passé, la gauche sectaire, crispée, et même violente, la nôtre !

Ce scénario, ils nous l'imposent en boucle tous les soirs. Et c'est vrai, que ce n'est pas toujours facile pour nos compatriotes pour les 11 millions d'électeurs que François Hollande a trahi de s'y retrouver.

Mais je le dis, ne cédons pas à ces sirènes de la division. Non, la gauche ce n'est pas la loi travail, la loi travail c'est la loi du Medef. La gauche, ce n'est pas la déchéance de nationalité, l’État d'urgence, la casse des communes et des services publics, ces poumons de la République.

En vérité, leur thèse n'est pas celle des gauches, leur thèse c'est de tuer la gauche, de tuer tous espoir de rendre à nouveau majoritaire une perspective de transformation et de progrès social.

Alors, je lance à nouveau un appel à toutes les femmes et les hommes de gauche de ce pays, à tous les électeurs socialistes, à tous les socialistes : je leur dis : rendez-vous à l'évidence. Après tout ce qui s'est passé. François Hollande ne peut pas être votre candidat, il ne peut plus être le nôtre, il ne peut plus être en 2017 le candidat qui fait gagner la gauche. Et ensemble, c'est un autre scénario qu'il nous faut écrire : celui d'une candidature qui porterait à nouveau l'espoir de remettre la France sur les rails du progrès social. Alors, nous voilà tous au pied du mur.

J'entends déjà tous les sceptiques me dire : « Mais c'est trop tard. Cette idée, elle est bonne mais on n'y arrivera pas ».

Je sais aussi les obstacles réels qui existent. Jean-Luc Mélenchon va dire cet après-midi qu'il avance, quoi qu'il arrive, qu'il n'a pas de temps à perdre avec toutes ces discussions. Arnaud Montebourg prépare aussi son retour. Les écologistes se demandent comment faire entendre leur voix. Et beaucoup d'autres rêvent de concourir au moins dans une primaire.

Moi, à tous, à tous ceux qui sont venus ce week-end en répondant à notre invitation, je dis : « arrêtons le gâchis. Non il n'est pas trop tard ».

Soyons conscients de nos responsabilités. La droite et l'extrême droite menacent, l'affaire est grave. La France que nous aimons peut le payer très cher. François Hollande et Manuel Valls emmènent la gauche au suicide. Tout ça ne peut pas attendre l'après 2017.

C'est maintenant qu'il faut relever le défi. Maintenant, parce que demain, ça commence maintenant !

Alors, comment s'y prendre pour lever tous les obstacles ?

Nous les communistes, et je suis fier de mon parti, nous avons décidé ce week-end d'une méthode. Elle est claire et nous allons nous retrousser les manches pour la faire réussir.

La clef, nous le disons tous les jours, elle est dans les mains du peuple. Alors, c'est à lui qu'il faut donner la parole.

Nous proposons d'écrire dans tous le pays à mille mains, avec les citoyens, avec toutes les forces, les personnalités, les candidats déclarés ou putatifs disponibles le pacte des engagements communs sur lequel pourrait se construire une candidature à gauche.

Le Parti communiste va encourager toutes les initiatives nécessaires pour cela. Il favorisera toutes les initiatives citoyennes comme l'appel des 100. Nous lancerons des débats nationaux sur le travail le 20 juin au Havre, sur la République le 23 juin à Marseille. Fin août, nous donnons rendez-vous à toutes les forces disponibles à notre université d'été d'insérer une formule tété à Angers.

Et surtout, partout, nous donnerons une ampleur inégalée à la grande consultation citoyenne que nous avons engagée (montrer le questionnaire).

Nous l'avons annoncé. Ce n'est pas une forfanterie, un coup de com'. Nous voulons que 500 000 personnes le remplissent.

Au fur et à mesure, dans chaque commune, chaque quartier, chaque entreprise où nous irons, nous rendrons compte des résultats. Et à la Fête de l'Humanité, tout convergera pour montrer avec éclat la force et la portée de cette grande écriture citoyenne.

Nous nous y engageons. En octobre, ce pacte d'engagements communs sera écrit. Nous voulons un pacte simple, lisible, facile à comprendre, qui éclaire sur les attentes cruciales du pays et les moyens de les satisfaire.

Nous le savons, le peuple de France veut la refondation de la République.

Il souhaite l’éradication du chômage et la sécurisation de la vie, de l'emploi et des revenus. Il veut la réduction du temps de travail à 32 heures, un plan national pour le logement, un plan d'urgence de lutte contre l'exclusion et la grande pauvreté, la relance des services publics et de la protection

sociale.

Le peuple de France veut une lutte réelle contre la finance et pour une autre répartition des richesses. Il appelle de ses voeux un nouveau modèle de développement et que la France s'engage dans une refondation démocratique et sociale de l'Europe. Ce mandat populaire, nous allons aider le peuple à le coucher noir sur blanc.

 

Et, en octobre, avec toutes les forces qui se seront engagées dans sa rédaction, nous allons le soumettre à une votation citoyenne nationale.

Partout, dans le pays, nous installerons des bureaux de vote, des milliers d'urnes à la disposition  -) de la parole citoyenne.Et à l'issue de cette votation, le pacte d'engagements communs sera notre notre mandat à tous.

Tout le monde nous dit : « oui, mais d'ici là, rien ne m'arrêtera, mois j'avance ».

Eh bien, nous, nous disons : « Nous, rien ne nous arrêtera. On avance ». En avant vers la votation citoyenne nationale du mois d'octobre qui remettra en selle le peuple pour de vrai dans l'élection présidentielle.

Alors, les forces engagées dans cette construction auraient la responsabilité de désigner une candidature commune. Et si plusieurs candidats sont disponibles, nous sommes ouverts à toutes les formes de désignation citoyenne, primaire citoyenne ou tout autre processus collectif. Et nous sommes prêts à engager un candidat au service de cette démarche.

Mais l'essentiel pour nous est clair. D'ici octobre, une seule feuille de route : faire entrer en grand la voix du peuple, son aspiration au changement et à l'unité, sur la scène politique. Ce processus, nous le mettons au service d'un double objectif : l'élection présidentielle et les élections législatives.

Les élections législatives pour nous, ce n''est pas un marchandage entre partis. Pour nous, c'est une grande question démocratique. Pour changer de politique, pour redonner du pouvoir au peuple, la France ne doit pas seulement changer de Président, elle doit changer de majorité. Elle doit compter sur des députés qui rendent des comptes au peuple, pas à un Président, quel qu'il soit.

La démocratie, c'est le pouvoir à un Parlement sous le contrôle des citoyens, ce n'est pas la monarchie présidentielle !

Chers camarades, c'est le moment d'oser, c'est le moment de l'audace, c'est le moment de faire vivre, pour nous, les vers du poète William Blake, « ce qui est maintenant prouvé, ne fut jadis qu'imaginé ».

 

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Violence Policière: que s'est-il passé dans le véhicule de secours?

8 Juin 2016, 15:40pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

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« Il faut savoir arrêter une grève… » François HOLLANDE manipule L’HISTOIRE !

7 Juin 2016, 16:43pm

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« Il faut savoir arrêter une grève… » François HOLLANDE manipule L’HISTOIRE !

Il faut savoir arrêter une grève »: François Hollande cite abusivement Maurice Thorez

 

Le président de la République considère que le gouvernement a déjà donné suffisamment de gages sur la loi Travail. Il l'explique en dénaturant une citation de Maurice Thorez, secrétaire général du Parti communiste pendant 34 ans.

Les citations servent à renforcer l'autorité d'un argumentaire en l'inscrivant dans la lignée d'un précédent fameux. Le tout est de manier cet outil avec doigté et exactitude. Ce que n'a pas exactement fait François Hollande, dans une interview accordée à La Voix du Nord, publiée ce mardi 7 juin.

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De quel côté sont les bavures ?

7 Juin 2016, 16:07pm

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37e congrès - paroles de délégué-e-s - Damien Ch (Pas-de-Calais)

7 Juin 2016, 15:59pm

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Intervention de notre secrétaire fédéral (62) Hervé Poly au 37 eme congres du parti communiste français

7 Juin 2016, 15:56pm

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Pour le RETRAIT de la loi TRAVAIL : TOUS à PARIS le mardi 14 juin 2016

7 Juin 2016, 05:55am

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Pour le RETRAIT de la loi TRAVAIL : TOUS à PARIS le mardi 14 juin 2016

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Dernières nouvelles de Bernie SANDERS

7 Juin 2016, 05:52am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Sanders est à l’extrême limite de la stratégie radicalement démocratique qui a été la sienne et qui s’est avérée gagnante jusque là : il pousse à fond la démonstration que le parti démocrate n’est pas un parti démocrate, et nourrit le désir d’un véritable parti démocrate aux États-Unis, qui ne pourrait être qu’un parti rompant avec Wall Street et défendant la majorité contre le capital.

C’est un signe qui ne trompe pas. Le journal Le Monde qui depuis un an annone imperturbablement que Bernie Sanders va perdre et n’a aucun espoir à nourrir, commence cette fois-ci à s’énerver : « Bernie pourrait-il faire perdre Hillary ? » (22 mai). Il y a quelque ressemblance entre cette humeur maussade et la manière dont les mêmes commencent à traiter les grévistes en France de preneurs d’otage, alors qu’ils ont le soutien massif du monde du travail … On commence à parler aussi mal outre-Atlantique de « Sanders » que de «la CGT » en France !

Mais ce qu’il faut bien comprendre là, c’est que Le Monde est, à propos des présidentielles US, un baromètre fidèle des humeurs de l’état-major de H. Clinton et de la presse « Wall Street ». Car en effet, là, on s’énerve.

Sanders n’a pas eu la politesse de s’effacer, il a failli gagner dans le Kentucky – 4000 voix en sa faveur disparues dans les deux plus gros comtés de l’État, Clinton donnée gagnante par 1924 voix : la routine dans le parti « démocrate » ! – et il a gagné dans l’Oregon. Il menace de cartonner encore, dans les nombreux États de la dernière fournée, le mardi 7 juin, avec la Californie. Son argumentation dignement démocratique agace de plus en plus l’establishment et les mauvais coups ont commencé.

Deux épisodes récents modifient en effet sérieusement la tonalité générale des événements, faisant venir en surface ce que chacun savait déjà être sous-jacent.

D’abord, le Nevada. A priori pas un État décisif et une primaire ayant eu lieu en février, gagnée d’une courte tête par Clinton sur un total de voix de toute façon assez faible, après une campagne ayant nettement opposé deux syndicats de l’AFL-CIO : celui des garçons d’hôtel de Las Vegas pro-Clinton et celui des infirmières, pro-Sanders comme ailleurs dans le pays. Mais il y avait eu des complications post-primaire : la désignation des délégués a en effet lieu après la primaire dans le Nevada, avec une convention d’État, où les délégués pro-Sanders se sont trouvés plus nombreux du fait, semble-t-il, de la démobilisation des équipes pro-Clinton après la convention, ayant permis par leur absence dans les réunions de comtés la désignation de délégués suppléants qui se sont avérés plus souvent pro-Sanders. En somme, le Nevada, faiblement peuplé, était le seul État où la balance penchait « injustement » pour Sanders, bien que sans aucune fraude, à la différence des centaines de milliers, voire plus, de voix, détournées, annulées, falsifiées, en faveur de Clinton dans l’ensemble des autres États, New York en tête !

Pour l’appareil démocrate cet outrage devait être réparé, et il le fut : 64 délégués d’État furent accusés de ne pas être membres du parti démocrate contrairement au règlement, et la balance fut inversée outrageusement en faveur d’H. Clinton, aboutissant à une convention démocrate du Nevada tournant en chaos général, sinon en bataille rangée, la sénatrice pro-Clinton Barbara Boxer faisant intervenir la police contre les « sanderistas ». Dans les jours qui suivirent elle a reçu des milliers de mails de protestation et a rendu publics quelques messages menaçants et sexistes.

Tel fut le levier d’une opération médiatico-politique de grande ampleur, très au delà du Nevada, au contenu idéologique parfaitement calibré.

Les partisans de Sanders sont dépeints comme des gens agressifs et sans repères, dans un parallèle voulu avec les partisans de Donald Trump. Le parallèle a un fondement : dans les deux cas, il s’agit de révolte et d’indignation contre la crise sociale, mais les réponses des pro-Sanders et des pro-Trump sont évidemment opposées. Mais surtout, les sondages comme les échos du pays profond n’ont cessé de dire, et ceci s’accentue, que Sanders candidat démocrate battrait Trump, alors que pour H. Clinton, ceci est rien moins que sûr !

Depuis le début de la campagne résonne l’antienne selon laquelle Sanders a le soutien de la « jeunesse blanche ». Problème : le fameux « vote noir pro-Clinton » fonctionne dans les primaires démocrates, mais pas forcément dans un vrai scrutin national, la masse des noirs ne votant pas et n’éprouvant pas d’enthousiasme particulier pour le couple Clinton contrairement à la légende. D’ailleurs, en Alabama, le résultat de la primaire donnait 14 points de plus à Clinton que les sondages de sortie des urnes, étrange. Le « vote noir » propriété d’une famille, on fait mieux comme message émancipateur …

Toujours est-il que depuis l’incident de Las Vegas le 17 mai, le refrain sur le « vote jeune blanc pour Sanders », mis en parallèle avec le « vote petit blanc pour Trump » est devenu un véritable amalgame. L’état-major démocrate et au delà l’establishment nord-américain joue à se faire peur avec l’idée suivante : et si les petites échauffourées du Nevada annonçaient ce que sera la « convention disputée » du parti démocrate appelée de ses vœux par Bernie Sanders à Philadelphie fin juillet ? Et si les hordes pro-Sanders allaient martyriser le parti démocrate comme les hordes pro-Trump ont martyrisé le parti républicain ? Autrement dit : après l’effondrement du parti républicain, Sanders osera-t-il provoquer l’effondrement du parti démocrate ? Ces gens là ne respectent donc rien ? Le parti républicain out, le parti démocrate out, où va t-on ?

Au passage, cette campagne de peur indique combien est profonde l’erreur de la majeure partie (pas tous, heureusement) des groupes nord-américains d’extrême-gauche qui ont voulu voir en Sanders un instrument de rabattage au service de Clinton. La dynamique sociale – et générationnelle – de sa campagne a de toute façon conduit à une confrontation.

Et le deuxième épisode, après l’affaire du Nevada devenue bel et bien affaire nationale, c’est le début de durcissement réel, et pas imaginaire comme on le lui a déjà souvent reproché, de Bernie Sanders.

D’abord, cet homme discret et pondéré traité de boute-feu et de pousse-à-l’émeute à Las Vegas, a tout de même consenti à faire savoir qu’à Las Vegas justement son bureau électoral a été la cible de tirs et que des locaux de ses équipes ont été mis à sac …

Et surtout, il a apporté son soutien à Tim Canova, un universitaire qui vient d’entrer dans le parti démocrate pour y défier l’élue de Floride Debby Wasserman Schulz, présidente du Democratic National Committee, en demandant contre elle l’investiture pour l’élection locale à la Chambre des représentants qui doit avoir lieu en même temps que la présidentielle. Cette initiative est perçue, et de fait elle l’est, comme une attaque directe et frontale contre le saint du saint du parti démocrate.

En agissant ainsi, Sanders est à l’extrême limite de la stratégie radicalement démocratique qui a été la sienne et qui s’est avérée gagnante jusque là : il pousse à fond la démonstration que le parti démocrate n’est pas un parti démocrate, et nourrit le désir d’un véritable parti démocrate aux États-Unis, qui ne pourrait être qu’un parti rompant avec Wall Street et défendant la majorité contre le capital.

Derniers développements depuis le 24 mai

Clinton refusant à Sanders un débat avant les primaires finales du 7 juin, concernant notamment la Californie, Sanders a proposé un débat public avant le 7 juin à Trump. Qui a, sur le principe, accepté.

Des chefs démocrates s’indignent soudain de cette chute dans la « politique spectacle » alors que pour une fois, le spectacle a rarement été aussi politique !

Suite du feuilleton : puis c’est Trump qui se défile, il serait « inapproprié » de débattre avec quelqu’un qui ne sera pas investi, ben tiens ...

 

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Un petit congrès pour une petite perspective …

6 Juin 2016, 16:09pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Aubervilliers, cette grande et belle ville populaire où se mêlent et s’entremêlent le monde, les civilisations et les cultures fût la témoin d’un petit congrès accouchant d’une petite perspective. Les mots sont durs parce que la colère est grande ! Alors que la classe ouvrière relève la tête, combat avec une détermination sans faille un pouvoir sombrant dans la noirceur du fascisme républicain, sorte de monstruosité institutionnelle moribonde entre les mains d’une oligarchie déterminée à en découdre pour servir ses petits intérêts égoïstes, les congressistes du PCF se sont englués dans de vulgaires pratiques d’appareil. L’avez-vous noté mes camarades qui avaient participé ou suivi les débats, cet écart terrible entre l’enthousiasme populaire qui anime les cortèges ou les barricades dans les usines et les dépôts contre la loi travail, et les échanges faussement dialectiques autour d’une virgule ou d’un mot de textes qui nous engagent dans une aventure ronronnante, dans des pratiques que nous disons pourtant vouloir combattre. J’ai souffert de subir ce triste spectacle. Ce congrès, il était celui du reniement, des petits compromis.

Je salue tout de même, les offensives de quelques camarades qui par la proposition de certains amendements ont réussi à rougir un peu notre texte d’orientation. Je salue les camarades qui n’ont pas eu peur de dire notre erreur et notre faute de ne pas ouvrir un véritable débat sur l’Europe, qui ont su dénoncer les impostures et les trahisons en Grèce ou ailleurs. Je salue avec émotion et fraternité notre camarade portugais qui nous a livré une véritable leçon politique. C’était beau, c’était grand. En réalité je vous le dis, nous avons refusé par entêtement et par bêtise, de nous hisser au niveau d’exigence que réclame la gravité de la situation. Une lutte des classes qui explose au cœur d’un capitalisme entré pour de bon dans le stade de l’impérialisme, le danger de la guerre, du fascisme qui gangrène cette Europe des traités, de l’euro, des pactes budgétaires qui détruisent nos écoles, nos hôpitaux, nos conquis sociaux et salariaux. Le chemin serait donc de construire des rassemblements boiteux avec les résistants de la dernière heure ? Notre ambition serait donc de proposer aux français un Syriza à la française ? Thorez, Duclos revenez, ils sont devenus fous !

Un incommensurable gâchis, une tromperie historique et une façade lézardée de l’unité à calcul. Ce congrès, c’était aussi celui des petits arrangements de couloir pour garder sa précieuse place au Conseil National, c’était le compromis permanent. On nous a fait voté le texte par petits bouts pour ne pas pouvoir discuter sa philosophie générale, nous n’avons pas eu de véritable échange ouvert et sérieux sur les questions tactiques, nous n’avons que peu laissé la parole au monde du travail en lutte. Une pâleur qui tranchait avec le bouillonnement des camarades que je rencontre dans les luttes locales, dans nos cellules et nos sections. Voyez ce décalage spectaculaire entre le vote de mai dernier où seuls 14 000 communistes disaient leur confiance pour le texte le «temps du commun » et la reconduction à 80% de la direction sortante, de celles et ceux qui nous ont livré à la farce tragique des collectifs antilibéraux et les 1,93% de Marie-George Buffet, au Front de gauche dont une fois encore nous n’avons tiré aucun enseignement avec Jean-Luc Mélenchon, moqué et caricaturé durant tout le week-end alors qu’il y a 5 ans ils et elles ne trouvaient pas assez de mots pour décrire leur amour et leur passion pour le tribun doué. Une fois encore, nous voulons créer les conditions de notre assujettissement au rassemblement électoral. Ne pas affirmer ce que nous sommes pour ne pas mettre dans l’embarras les petits albatros réformistes, si gauches et veules, avec qui nous voulons embarquer sur les gouffres amers.

Mais j’ai la certitude que la force des événements ramènera tout le monde à la raison. Une fois encore nous aurons perdu du temps et de l’énergie mais qu’importe … Nous resterons à bord et prendrons nos responsabilités nous qui avons ce triste tort, celui d’avoir eu raison les premiers.

Guillaume Sayon

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mations syndicales et luttes La CGT coupe l’électricité de la résidence secondaire de Pierre Gattaz

3 Juin 2016, 20:19pm

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« Dans le sud de la France, les salariés ont aussi décidé d’aller enlever le compteur de la maison secondaire de M. Gattaz qui profère des mots très violents contre la CGT », confirme sur RMC Marie-Claire Cailletaud, porte-parole de la fédération CGT-Energie

mations syndicales et luttes   La CGT coupe l’électricité de la résidence secondaire de Pierre Gattaz

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Voilà à quoi sert le CICE (30 milliards d'euros)

3 Juin 2016, 20:14pm

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COMMENT PIERRE GATTAZ A DÉTOURNÉ (légalement)

L'ARGENT DU CICE ? 
(Source : Canal+, Spécial Investigation)

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37ème congrès du PCF

3 Juin 2016, 20:04pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Pertes importantes d'élus, de cantons, de villes, d'adhérents, etc. Le PCF doit remonter la pente, or je pense, qu'en réalité notre parti est en dessous de tout et que la situation continuera à s’aggraver, sans que rien ne change. Les enjeux de ce congrès ont été sous estimés

 

  37ème congrès du PCF

Lu dans l'Humanité : "Quant au renouvellement de la direction du PCF, malgré un fort débat sur les questions stratégiques, Pierre Laurent s’est montré confiant dans la possibilité de constituer pour l’élection du Conseil national prévue dimanche « une liste unique respectueuse de la diversité du parti et des débats tels qu’ils se sont exprimés »." 

La réalité : 
On prend les mêmes et on recommence et le Pas-de-Calais, (la 4ème fédération de France) n'est même pas représenté ... et je parle même pas de la diversité. 

L'autre réalité c'est 46.294 inscrits (cotisants) en moins depuis 2006

  37ème congrès du PCF

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37ème congrès du PCF : la motion adoptée par la conférence fédérale du Pas-de-Calais

3 Juin 2016, 19:59pm

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37ème congrès du PCF : la motion adoptée par la conférence fédérale du Pas-de-Calais
37ème congrès du PCF : la motion adoptée par la conférence fédérale du Pas-de-Calais

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du 49-3 au 14-6 à Paris

3 Juin 2016, 19:50pm

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du 49-3 au 14-6 à Paris

Et Jean-Claude Juncker, ex-premier ministre du Luxembourg, paradis fiscal en Europe et ex-patron de l'eurogroupe (celui de la monnaie unique pour ceux qui ne suivraient pas), devenu président de la Commission européenne, en remet une couche.

Il adjoint le gouvernement français socialiste à accélérer la réforme du travail (la loi El Khomri), conformément aux directives de Bruxelles adoubées par les 28 chefs d'état et de gouvernement de l'UE capitaliste, Grèce comprise.

Une seule réponse: élargir les luttes et manifestations, en attendant le 14 juin 2016, puisque le pouvoir socialiste reste droit dans ses bottes, avec le soutien de la Cfdt, du Medef, de la droite et de l'extrême droite.

du 49-3 au 14-6 à Paris

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Chiens de garde?

3 Juin 2016, 19:32pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

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Plusieurs affaires viennent de secouer les médias. Si elles sont différentes dans leur détail elles posent toutes la question du droit à l’information et, au-delà du « respect », tant celui qui est dû aux journalistes, une profession qui subit de par le monde des agressions multiples et souvent meurtrières, que celui qui est dû par ces mêmes journalistes à leurs lecteurs, ou leurs auditeurs, ou leurs spectateurs. Car, pout pouvoir exiger – et souvent à juste titre – d’être respectés, les journalistes doivent être respectables. Que certains d’entre eux ne le soient plus est une évidence. C’est elle qui nourrit la prolifération de la « presse » sur internet, domaine ou le meilleur côtoie souvent le pire. Et, si cette prolifération assure un certain pluralisme, elle conduit aussi parfois à une cacophonie où le lecteur à bien du mal à se faire une idée de la fiabilité des sources. C’est ce qui alimente tant les « théories du complot » que la dénonciation, parfois pas si innocente que cela, du « complotisme ». Et de fait, il faut reconnaître que même les paranoïaques peuvent avoir des ennemis…

 

Trois affaires


Reprenons donc sur trois affaires qui ont défrayées la chronique récemment. La première est le licenciement par l’Obs (ex-Nouvel Observateur) d’Aude Ancelin, une journaliste connue qui cumulait, pour certains des actionnaires de ce journal, le tort d‘avoir écrit des articles empreint de sympathie pour le mouvement « Nuit Debout » et d‘être la compagne de l’un de ses animateurs, Fréderic Lordon[1]. Le scandale ici vient des motifs invoqués pour ce licenciement. On a prétendu qu’elle aurait écrit des articles « anti-démocratiques » et cela sans apporter le moindre commencement de preuve dans une accusation d’une telle gravité[2]. Il s’agit clairement d’une pratique du journalisme de la part des actionnaires de cet hebdomadaire (dont M. Bergé) qui relève du plus pur gangstérisme.

 

La deuxième affaire concerne l’émission de France-2 Des Paroles et Des Actes où était invité Jean-Luc Mélenchon jeudi 26 mai[3]. On sait que dans cette émission François Lenglet, membre de la rédaction du JT de France-2 prononça des propos calomniateurs sur le président dans le seul but de mettre l’invité en difficulté. Cette affaire s’est retournée contre le sieur Lenglet, l’obligeant, ainsi que France-2, à publier une rétractation honteuse[4]. Mais ce ne fut pas le seul scandale dans cette émission. Deux personnes avaient été choisies pour interpeler Jean-Luc Mélenchon, un boulanger à la mode, fournisseur de l’Elysée et certes pas représentatif des artisans avec ses 17 employés, et une jeune femme, Mme Cécile Imart-Bruno que l’on présentait comme un cadre ayant fait le choix d’un « retour à la terre » et qui s’est avérée être un ancien responsable financier de Bolloré au Chili, membre de la FNSEA (en dépit de ses dénégations, elle a été nommé par décret[5] au Conseil national de la transition écologique, au titre de la FNSEA[6]) et copinant avec des dirigeants socialistes, dont le Ministre de l’agriculture M. Le Foll. Si le choix de ces personnes relève de l’arbitraire de toute émission de télévision, le fait pour France-2 de ne pas les avoir présentés pour ce qu’ils étaient constitue un autre mensonge, et de fait confirme le fait que l’on avait voulu monter un traquenard à Jean-Luc Mélenchon. Ceci, venant en plus de l’affaire Lenglet déjà évoquée, condamne l’organisateur de cette émission, David Pujadas, et lui retire toute légitimité à se poser en journaliste impartial. Au delà, cette multiplication d‘incidents graves interpelle la direction de France-2 sur son éthique.

 

La troisième affaire est bien entendu la grève du syndicat du livre CGT lors de la journée d’action du mardi 24 mai, grève qui a frappé les journaux ayant refusé de passer la tribune de Martinez, le « patron » de la CGT. Ceci a provoqué un bel élan d’unanimisme de la part des éditorialistes pour dénoncer ce qu’ils appellent des « pressions inacceptables » et une atteinte à la liberté d‘opinion de la part de la CGT.

 

Démocratie et pluralisme

 

Il faut considérer en réalité ces trois affaires comme liées. Car, si l’on veut pouvoir prétendre que l’action de la CGT a bien été une atteinte à la liberté d‘opinion il faut démontrer que cette liberté existait bien au préalable. Or, c’est le contraire que montrent les deux autres affaires. Et l’on en revient au problème évoqué en introduction : si les journalistes veulent être respectés, ils doivent être respectables. Le fait de chercher à imposer une opinion unique à la presse est une attitude inacceptable. Mais, tel n’était pas la demande de la CGT qui souhaitait simplement qu’une règle de pluralisme d’opinions soit respectée.

 

Et c’est bien le non-respect de cette simple règle dans les principaux journaux qui aujourd’hui pose problème. Ce qui menace aujourd’hui la démocratie dans notre pays n’est donc pas tant l’action de la CGT, quoi que l’on puisse penser de cette dernière mais le comportement hostile au pluralisme de la majorité des responsables de la presse, qu’elle soit écrite ou audio-visuelle. Non qu’un journaliste n’ait pas à avoir ses propres opinions, ni qu’un journal n’ait pas à avoir de ligne éditoriale. L’existence de positions politiques sur différents sujets est parfaitement légitime. Elle est même nécessaire. Mais, ces positions ne devraient pas interférer avec l’impératif du pluralisme. Les journalistes devraient avoir à cœur de toujours distinguer clairement ce qui relève de leurs opinions, qu’elles soient personnelles ou collectives de la présentation de l’ensemble des opinions sur un sujet donné. Ce comportement s’impose d‘autant plus que les différents sondages montrent qu’une majorité de l’opinion est hostile en tout ou partie à la loi El Khomri.

 

Le non-respect de cette règle de comportement pose aujourd’hui un problème majeur dans la société française. Ce non-respect ne date pas du mouvement actuel contre la loi El Khomri. On avait pu déjà noter ce phénomène lors du débat qui avait accompagné le référendum de 2005 où près de 90% des éditorialistes, mais aussi des papiers et opinions publiés allaient dans le sens du « oui », alors qu’en définitive ce fut le « non » qui l’emporta[7]. Du 1er janvier au 31 mars 2005, le rapport entre les temps de parole donnait, pour l’ensemble des émissions (soit les journaux télévisés, les émissions politiques et les émissions de divertissement), 71 % aux partisans du « oui » contre 29 % aux partisans du « non ». Pour les seuls journaux télévisés, le « oui » bénéficiait de 73 % du temps contre 27 % pour le « non »[8].

 

Et l’on retrouve cette configuration de manière récurrente dès que l’on aborde les questions européennes. Le pluralisme affiché par les différents organes de presse disparait alors et laisse la place à un quasi-unanimisme. Or, ceci ne correspond nullement à la palette des opinions dans la société française. Il convient donc de s’interroger sur ce journalisme « hors sol » ou quelques dizaines d‘éditorialistes et de journalistes considèrent non seulement qu’ils ont raison contre l’ensemble de la société (ce qui pourrait se concevoir) mais que leur position leur donne le droit de supprimer ou de discréditer – comme on l’a vu avec Jean-Luc Mélenchon dans DPDA – tout ce qui ne correspond pas à leur opinion.

 

Ces journalistes semblent donc se considérer comme les dépositaires d‘une « rente » dont ils usent et abusent à leur guise, ce que l’on avait déjà constaté en 2005[9]. Que ce type de comportement engendre alors une légitime colère chez ceux dont les opinions sont privées de ce droit à l’expression est alors pleinement compréhensible.

 

Les rentiers d’un système


On dira que, compte tenu de la structure de la propriété des organes de presse, tout ceci est logique. En effet, 6 hommes détiennent une large part des médias français.

 

Tableau-1
Arnault, Bernard Bolloré, Vincent Bouygues, Martin DassaultSerge DrahiPatrick LagardèreArnaud
Journaux Le ParisienLes Echos Le Figaro LibérationL’Express Le Point
Médias audio-visuels Canal+I-TéléDirect 8 TF1LCIEurosport BFM-TVRMC
 

Mais, si cette concentration de la propriété a son importance, elle est loin de tout expliquer. Si au sein des journalistes la compréhension que la défense de leurs opinions doit nécessairement s’accompagner d’une défense réelle du pluralisme et du respect de l’opinion d’autrui était mieux ancrée, gageons que les grands magnats de la presse seraient bien forcés de s’en accommoder. La concentration de la propriété ne peut aujourd’hui prendre l’importance politique qui est la sienne que parce qu’au sein de la « communauté » des journalistes et des éditorialistes s’est développée l’idée que la fonction confère à qui l’occupe un droit absolu de tenter de diriger les consciences.

 

Il faut donc bien comprendre la relation dialectique qu’il y a entre les bases matérielles de la production journalistique (les structures de propriété) et l’idéologie particulière développée par une partie des journalistes. Il faut aussi en mesurer les conséquences. Ce comportement de « rentier » qui est le leur, et qui trouve donc sa source tant dans cette structure de propriété que dans la représentation particulière du « rôle » du journaliste s’apparentant au curé d’antan (le « directeur de conscience ») induit désormais une méfiance généralisée à l’égard des sources traditionnelles d’information. Cette méfiance à provoqué le développement de sources alternatives, certaines de bonne qualité, d‘autres de qualité plus que médiocre. On peut toujours fulminer des anathèmes contre les sources de mauvaise qualité. La vérité est que le discrédit qui touche les sources traditionnelles est aujourd’hui tel que le développement de sources alternatives est inévitable et qu’il faut même souhaiter que de nouvelles sources puissent se développer avec le niveau de professionnalisme suffisant afin de faire concurrence aux sources traditionnelles qui ont failli.

 

Une trahison des clercs


Ce n’est pas la première fois que l’on constate ce phénomène en France. Avant la seconde guerre mondiale Julien Benda avait écrit un livre remarquable sur ce qu’il appelait la « trahisons des clercs »[10]. Il écrivait, dans la seconde préface à l’édition de 1947 de cet ouvrage : « Tout esprit libre reconnaîtra que l’idéal politique inscrit dans la Déclaration des Droits de l’Homme ou la Déclaration américaine de 1776 présente éminemment un idéal de clerc. Il est d’ailleurs indéniable que la démocratie, précisément par son octroi de la liberté individuelle, implique un élément de désordre. Quand dans un Etat, dit Montesquieu, vous ne percevez le bruit d’aucun conflit, vous pouvez être sûr que la liberté n’y est pas. »

 

Cet « élément de désordre » est la liberté elle-même. Il peut déranger des habitudes et des routines, et en cela provoquer des réactions négatives. Mais sans cet élément de désordre, que ce dernier prenne la forme de grèves ou de blocages divers, c’est à la liberté elle-même qu’il nous faudrait renoncer. Voilà donc ce qu’il convient de rappeler à cette communauté des journalistes si prompt à s’enflammer pour sa propre défense et si oublieuse des principes au nom desquels elle prétend agir.

 

Julien Benda déplorait l’abandon par les intellectuels eux-mêmes de leur fonction critique. Il en déduisait l’entrée dans un âge d’organisation intellectuelle des haines politiques. Or c’est bien ce que nous avons vu à l’œuvre a travers ces trois affaires. Benda attribuait au « culte du succès » la trahison des intellectuels de son temps. Ce culte du succès n’est pas moindre aujourd’hui. Il ajoutait alors : « Nous ne demandons pas au chrétien de ne point violer la loi chrétienne, nous lui demandons, s’il la viole, de savoir qu’il la viole ». C’est la même chose qu’il convient de demander aux journalistes. Non pas qu’ils ne fassent plus de politique mais qu’ils respectent ceux qui ne pensent pas comme eux. Faute de quoi nous pourrons considérer qu’ils ne sont que les chiens de garde du système.

 

[1]https://blogs.mediapart.fr/patrick-abate-talange/blog/310516/aude-lancelin-victime-dune-presse-en-mal-dindependance

 

[2]http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2016/05/20/97002-20160520FILWWW00413-l-obs-l-intersyndicale-contre-un-licenciement-d-aude-lancelin.php

 

[3]http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/des-paroles-et-des-actes/des-paroles-et-des-actes-du-jeudi-26-mai-2016_1458257.html

 

[4]http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/des-paroles-et-des-actes/des-paroles-et-des-actes-mise-au-point-de-francois-lenglet_1475667.html

 

[5]https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000029368747

 

[6]http://www.jlm2017.fr/les_mensonges_de_la_fnsea_ja_bras_arme_de_l_agro_industrie

 

[7] Sapir J., La fin de l’euro-libéralisme, Le Seuil, Paris, 2006.

 

[8]. Chiffres présentés lors de l’émission du 10 avril 2005 et installés sur le site ACRIMED le 11 avril, à l’adresse :

http://www.acrimed.org/article1980.html .

 

[9] Lordon F., « La procession des fulminants », texte installé sur le site ACRIMED,http://www.acrimed.org/article2057.html

 

[10] Benda J., La Trahison des clercs, Paris, Grasset, 1927.

Tableau-1
Arnault, Bernard Bolloré, Vincent Bouygues, Martin DassaultSerge DrahiPatrick LagardèreArnaud
Journaux Le ParisienLes Echos Le Figaro LibérationL’Express Le Point
Médias audio-visuels Canal+I-TéléDirect 8 TF1LCIEurosport BFM-TVRMC
 

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