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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

70 ANS EN LIBERTÉ – BIENTÔT UN HORS SÉRIE DE LIBERTÉ-HEBDO

29 Août 2014, 19:07pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

70 ANS EN LIBERTÉ – BIENTÔT UN HORS SÉRIE DE LIBERTÉ-HEBDO
70 ANS EN LIBERTÉ – BIENTÔT UN HORS SÉRIE DE LIBERTÉ-HEBDO

Le 5 septembre 1944, il y aura 70 ans, alors que le Nord-Pas-de-Calais se libérait du nazisme,

paraissait le premier numéro de « Liberté », quotidien fondé par des Résistants communistes,

dans la lignée du Prolétaire, puis de l’Enchainé, journal clandestin publié sous l’Occupation.

70 ans après, les héritiers de ce journal, poursuivent ce combat pour faire entendre les idées

d’émancipation humaine et faire entendre la voix de ceux qui ne l’ont jamais.

Un hors série, retraçant l’histoire de ce journal original paraîtra cet automne. Il permettra

de se replonger dans l’histoire mouvementée des dernières décennies, mais surtout de montrer

toute l’actualité des idées de résistance et de libération humaine au moment où l’extrême droite

cherche à les récupérer. Plus que jamais, la Résistance est une idée jeune et progressiste !

En achetant ce hors-série (qui sera vendu au prix de 6 euros), vous marquerez aussi votre soutien

à ce journal placé en redressement judiciaire le 4 août dernier. Vous pouvez d’ores et déjà

commander votre ou vos exemplaires (une remise de 10 % sera accordée à partir de 50 exemplaires

commandés) en téléphonant au 03.28.36.88.50 ou en envoyant un mail

à contact@libertehebdo.com

Qu’on se le dise !

 
Liberté Hebdo de cette semaine

Liberté Hebdo de cette semaine

Le journal qui sort ce vendredi réagit à « l’adieu de François Hollande aux valeurs de la gauche.

Pas question pour Liberté-Hebdo de rester l’arme au pied. Et Babouse n’y va pas par quatre chemins !

Le journal appelle « toutes celles et ceux qui ne s’y résignent pas à se rassembler pour imposer

et rendre majoritaire une alternative » à la « gauche Rotschild ».

Retrouvez également :

  • le retour en images et des reportages sur la journée à la mer, à Malo-les-Bains des  communistes

du Nord, le 21 août dernier ;

  • la colère du SNUIPP/FSU face à la pénurie d’enseignants en cette rentrée ;
  • le combat qui commence à payer pour une association lilloise contre les arnaques

aux auto-écoles,

  • un sujet sur les cimetières de guerre…
  • Et aussi : la chronique hebdomadaire du sénateur communiste Eric Bocquet,

le dessin de Philippe Hollevout, le Talon de fer de Jérôme Leroy…

 

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GATTAZ exige du nouveau gouvernement qu’il aille "PLUS LOIN ET PLUS VITE" en faveur des entreprises

29 Août 2014, 18:59pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

GATTAZ exige du nouveau gouvernement qu’il aille "PLUS LOIN ET PLUS VITE" en faveur des entreprises

Dans un entretien accordé mardi 26 août 2014 aux Échos, le président du MEDEF a souhaité que le nouveau gouvernement « continue la politique en faveur de la compétitivité des entreprises qui découle du Pacte de responsabilité » et accélère son application. Car, déplore-t-il, la plupart des mesures qu’il contient ne sont encore que « virtuelles, et ne rentreront en vigueur qu’à partir de 2015 ». C’est pourquoi « Il faut aller plus vite et plus loin ».

 

Mais cela ne suffira pas. Pierre Gattaz somme le gouvernement de s’« attaquer rapidement aux verrous de notre économie pour libérer le potentiel de créations d’emplois ». Ce n’est qu’à cette condition que les patrons lui accorderont pleinement leur confiance. Le MEDEF va rendre public mercredi son projet intitulé « France 2020 » qui préconise en particulier, parmi une vingtaine d’« activateurs de croissance », les réformes des seuils sociaux, de la réglementation du travail du dimanche et de « la soirée » ainsi que celle de la législation sur la durée du temps de travail qui doit « s’adapter aux besoins ». Pour «  s’attaquer au problème de l’investissement ».

 

Il est aussi nécessaire de « rouvrir tous les sujets qui bloquent l’orientation de l’épargne vers les entreprises », notamment « la taxation du capital ». « On ne peut pas tenir un discours contre les dividendes, prévient-il, et vouloir en même temps attirer les investisseurs ».

 

Pour en finir avec toutes ces « contraintes », le président du MEDEF veut « adapter le dialogue social au XXIe siècle », autrement dit les « partenaires sociaux » doivent comprendre que « l’entreprise est désormais au centre du jeu » et accepter que ce soit « au niveau de l’entreprise » (par opposition aux niveaux nationaux des conventions collectives de branche et des statuts) que les négociations doivent désormais se tenir.

 

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EELV: les écolos sont-ils centristes où de droite ?

29 Août 2014, 18:22pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

EELV:  les écolos sont-ils centristes où de droite   ?

A Bordeaux, EELV s'interroge sur son lien à la gauche

 

Lors de la dernière journée des universités d'été d'Europe Écologie-Les Verts (EELV), un forum a vu débattre Corinne Lepage (Cap 21) et Yann Wehrling (MoDem) avec Clémentine Autain (Front de gauche) et Pouria Amirshahi (aile gauche du PS). À équidistance. Pascal Durand et Emmanuelle Cosse préfèrent affirmer l'autonomie de leur mouvement.

Si les écologistes aiment répéter combien leur pensée est complexe. leur positionnement sur l'échiquier politique semble l'être devenu tout autant. À l'occasion de la mise en scène du quarantième anniversaire de la première candidature écolo à la présidentielle (celle de René Dumont en 1974), lors de son université d'été à Bordeaux, Europe Écologie-Les Verts (EELV) a souhaité faire le point sur sa proximité avec la gauche et le centre-droit.

Le débat s'est tenu samedi 23 août et son titre, L'écologie est-elle de gauche. de droite, ou ailleurs ?, en a fait tiquer plus d'un. Autour de la table, pas de représentants du PS au pouvoir – pas invités – mais le député de l'aile gauche socialiste, Pouria Amirshahi (l'un des animateurs de la gauche durable et des "frondeurs"), l'ancienne ministre d'Alain Juppé Corinne Lepage (Cap 21) et un ancien dirigeant des Verts. Yann Wehrling. devenu porte-parole du MoDem. Ainsi que l'une des porte-parole du Front de gauche, Clémentine Autain. LUMP Nathalie Kosciusko-Morizet et l'UDI Chantal Jouanno avaient décliné l'invitation.

Au terme de deux heures de débat, alors que l'ancienne ministre Cécile Duflot semble vouloir désormais incarner l'une des options possibles d'une alternative au coeur de la gauche, son mouvement paraît bien moins déterminé et peu au clair sur ses perspectives stratégiques.

Pascal Durand, Yann Wehrling, Emmanuelle Cosse, Pouria Amirshahi, Clémentine Autain et Corinne Lepage, à Bordeaux  S.A

Yann Wehrling a su malicieusement jouer du trouble qui semble parcourir les rangs militants d'un mouvement en crise d'identité. après l'échec consommé d'un partenariat politique entamé avec Martine Aubry et dissous avec François Hollande. Appelant « à se projeter dans la modernité plutôt que dans le passé », Wehrling a lancé à ceux qui raillaient son choix d'avoir rejoint François Bayrou, désormais soutien d'Alain Juppé : « C'est bien d avoir des ministres écolos, c'est mieux d'avoir un président. »

Avec son air juvénile et discret, celui qui est devenu conseiller de Paris, élu sur les listes de NKM, appuie là où ça fait douter. Nombreux furent à Bordeaux les cadres écolos à laisser entendre, souvent sur le ton de la blague mais pas que, combien « Juppé sur l'écologie. ça sera mieux que Hollande ». Wehrling enfonce le clou : « Le nouveau premier ministre vient

de donner son accord pour qu'une autoroute traverse le Marais poitevin, son prédécesseur avec qui vous étiez au gouvernement incarnait un aéroport inutile, quant au président et à sa vision pro-nucléaire, il ne changera jamais d'avis sur le sujet. »

Et de comparer, sans être démenti, ces deux premières années avec celles du quinquennat Sarkozy, avant que l'écologie « ne commence à bien faire ». « Avec le Grenelle de l'environnement, il y avait une ambiance favorable à l'écologie, et il y a eu plus d'avancées qu'avec Hollande, il n'y a pas photo. » Wehrling a également fait résonner aux oreilles « europécologistes

»    les expériences de gestion des Grünen avec la CDU ou l'esprit du parlement de Strasbourg, « où le clivage gauche/droite n'a pas la même importance qu'en France ». Selon lui, ses anciens camarades de parti ne devraient plus s'occuper des « étiquettes », mais plutôt se poser la question de « savoir avec qui vous voulez travailler. en fonction des convictions écologiques de chacun, et de ceux qui veulent le plus promouvoir l'écologie ».

Ironie du débat, c'est Corinne Lepage qui viendra nuancer la proposition faustienne de Wehrling, en corrigeant celui qu'elle a côtoyé au MoDem et au parlement européen, où « quand il faut s attaquer aux lobbies. ce n est jamais la droite qui le fait ». L'ancienne ministre de l'environnement d'Alain Juppé renvoie dos à dos « les néolibéraux de droite » et « les scientistes de gauche ». Mais elle appelle dans le même temps au pragmatisme et à de « nouvelles synthèses ». « Pour écologiser la société, il faut être attractif et désirable. dit-elle. Les discours sur la décroissance sont inaudibles avec un taux de chômage tel qu'aujourd'hui... » Elle considère que les écologistes doivent davantage s'intéresser et convaincre dans le

«    monde économique » : « Entre l'économie sociale et solidaire et le Cac 40. il y a quand même autre chose... »

Crise d'orientation et tentation du "et-et" ?

Écoutés par une assistance studieuse et bien moins dissipée que dans le passé parfois houleux des venues d'« écolos de droite » aux journées d'été des Verts, Wehrling et Lepage ont été tout aussi bien accueillis par les deux représentants d'EELV, la secrétaire nationale Emmanuelle Cosse et son prédécesseur, Pascal Durand, devenu récemment eurodéputé. Tous deux ont insisté sur la

non-automaticité d'une gauche écologiste.

«    Quand on est une minorité en politique, il faut savoir reconnaître qui sont les nôtres, quels que soient les courants », a expliqué Cosse, en citant en exemple le vote interdisant la pêche en eau profonde au parlement européen, qui a échoué à cause des 14 voix des socialistes français. « Sur la régulation bancaire, je préfère largement travailler avec Michel Barnier qu'avec Pierre Moscovici », a renchéri Pascal Durand. Si la conversion à l'écosocialisme du PG a parfois été saluée, le productivisme et les positions pro-nucléaires des communistes, comme l'attachement de Jean-Luc Mélenchon aux Rafale de Serge Dassault, ont aussi été dénoncés.

Dans un parti majoritairement satisfait de ne plus participer à l'exécutif socialiste, la crise d'orientation semble pourtant déboussoler de plus en plus de responsables. « il ne s agit pas d'un retour au "ni gauche-ni droite' (ndlr – doctrine des Verts abandonnée au début des années 1990), mais plutôt

d'une tentation du "et-et" », estime David Cormand, secrétaire national adjoint d'EELV. La perte d'influence de Cécile Duflot sur le parti, qu'elle dirigea mais qu'elle ne parvient plus à emmener derrière elle aussi massivement, est un autre marqueur des doutes qui traversent le mouvement.

Les représentants de la « gauche classique » ont quant à eux paru un brin décontenancés, s'imaginant en terrain davantage conquis. Le socialiste Pouria Amirshahi a eu beau lancer un « appel à mélanger nos forces militantes et parlementaires pour imposer une vraie transition écologique, une grande réforme fiscale et une nouvelle loi bancaire », la salle l'a écouté d'une oreille distraite, une bonne partie quittant.

24 août 2014 1 Par Stéphane Alliés  - Mediapart.fr

EELV:  les écolos sont-ils centristes où de droite   ?

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Aux États-Unis, on « ferme les écoles et on ouvre les prisons » dans un pays qui compte plus de prisonniers que de professeurs !

29 Août 2014, 14:56pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Aux États-Unis, on « ferme les écoles et on ouvre les prisons » dans un pays qui compte plus de prisonniers que de professeurs !

 

Les marches de la colère dans le Missouri après le meurtre d'un jeune noir, la mise à nu de la continuité du « racisme » institutionnalisé aux Etats-unis nous emmène à re-publier ces chiffres effarants sur l'incarcération de masse aux USA comme solution ultime à la question sociale.

 

Le Huffington post (américain) avait révélé il y a un an des chiffres édifiants : en 2011, on comptait aux États-Unis environ 1,5 millions de prisonniers dans les geôles de l'Etat fédéral ou des Etats fédérés. Dans le même temps, le pays ne compte que 1,1 millions de professeurs (du secondaire).

 

2,5 millions de prisonniers, 7 millions sous « surveillance » carcérale ...

 

contre 1 millions de professeurs, 3 millions d'enseignants !

 

Mais ces chiffres sont en réalité largement sous-évalués. Le Bureau of justice statistics estime qu'en 2012, la population carcérale américaine effective s'élève à 2 228 400 prisonniers (dont 744 500 dans les « local jails », les prisons locales), soit près d'1 % de la population américaine.

 

L'office statistique en profite pour rappeler que ce sont en fait 6 937 600 sont sous « surveillance des systèmes carcéraux », en liberté conditionnelle – en réalité un fichage, une surveillance d'une personne sur trente-cinq aux Etats-unis !

 

Au sens très restreint, le Huffington Post avait donc révélé que les Etats-unis comptaient plus de prisonniers que de professeurs du secondaire. Au sens large, ils comptent deux fois plus de personnes dépendentes du système carcéral que les 3,7 millions d'enseignants que compte le pays.

 

Pour comparer, la France compte 840 000 enseignants contre 68 000 prisonniers, un nombre pourtant en augmentation ces dernières années, avec une sur-population chronique dans des prisons aux conditions souvent insalubres.

 

Aux Etats-unis, on « ferme les écoles » et on « ouvre les prisons » !

 

« Ouvrez une école, vous fermerez une prison ». La formule de Victor Hugo est rituelle pour tout enseignant progressiste, laic, un repère pour mesurer le degré de civilisation d'un pays. Aux Etats-unis, on ferme les écoles et on ouvre les prisons.

 

Entre 1970 et 2010, le nombre de prisonniers a été multiplié par 8, passant de 300 000 à 2,3 millions, le nombre de prisons privés est passé de 0 à 150.

 

Dans le même temps, pour la seule année 2011, 2 000 écoles ont fermé, encadrant 320 000 écoliers.

 

On connaît le cas de la ville de Chicago, troisième système éducatif du pays, mais aussi une ville connu pour son taux record de criminalité. Elle a fermé en 2013 50 de ses écoles, avant tout dans les quartiers défavorisés, habités par les minorités.

 

Autre cas moins connu, Philadelphie. En 2013, la ville a fermé 23 écoles – un dixième de ses établissements – au nom de la crise … tout en ouvrant la plus grande prison de l'Etat, devant cocntenir 5 000 détenus, pour un montant de 400 millions de $.

 

Les États-Unis, un quart de la population carcérale mondiale

 

Dans la lutte idéologique entre puissances mondiales concurrentes, les Etats-unis vont réactiver sans nul doute leur discours de guerre froide de « pays de la liberté », de la « démocratie » face aux « Etats policiers », répressifs, Chine ou Russie.

 

Pourtant, la comparaison internationale sur le taux d'incarcération ne laisse aucune ambiguïté. Bien qu'ils ne rassemblent que 5 % de la population mondiale, les Etats-unis concentrent 25 % de la population carcérale mondiale.

 

Les Etats-unis comptent, en chiffres absolus, plus de prisonniers que la Chine (2,3 millions contre 1,5 millions de prisonniers) pour une population cinq fois inférieure. Si 963 Américains sur 100 000 sont en prison (près de 1 %), le chiffre tombe à 118 pour 100 000 en Chine.

 

Les Etats-unis sont bien sûr numéro un mondiaux pour leur taux d'incarcération. Parmi les pays dits développés, on trouve naturellement à la deuxième place, le grand allié des États-Unis, l’État d’Israël.

 

Même la Russie, qui occupe la deuxième place mondiale, reste loin derrière, avec 870 000 prisonniers, et un peu glorieux 615 prisonniers pour 100 000 habitants.

 

Tout le monde est égal aux États-Unis mais certains semblent plus égaux que les autres. En effet, la population carcérale se compose à 40 % de noirs, 35 % de Blancs et 20 % d'Hispaniques. Pourtant, les Noirs ne représentent que 13 % de la population américaine.

 

La privatisation des prisons américaines : le « cauchemar américain »

 

L'horreur américaine, c'est aussi celle d'une privatisation du pays qui encourage la résolution de la question sociale et raciale par l'emprisonnement de masse.

 

Depuis les années 1980, les lois répressives, sous la tolérance zéro, ont conduit à l'explosion de la population carcérale. C'est le cas notamment des « three strikes laws » rendues célèbres en Californie par le gouverneur-terminator Schwarzenegger.

 

Selon les « three strikes laws », l'accumulation de trois délits – quelles que soient leur nature, gravité, les circonstances – conduit à des peines de prison censées être dissuasives par leur durée.

 

Ainsi, des individus ayant commis des « crimes » comme le vol de clubs de golf ou de bicyclettes ont pu être condamnés à 25 ans de prison. On n'est plus très loin des Misérables !

 

Dernièrement, on a même vu la résurgence des emprisonnements pour dettes impayées. C'est légal dans un tiers des États américains, 5 000 incarcérations ont été actés l'an dernier pour ce motif, le plus souvent pour incapacité à payer les amendes prévues par des lois iniques.

 

Les « prisons pour débiteurs » – renvoyant à l'antique « asservissement pour dettes » – sont officiellement abolies depuis 1833 … au niveau fédéral. Cela laisse aux États fédérés toute liberté pour les légaliser.

 

Le travail en prison atteint également des proportions gigantesques. L'UNICOR, l'organisme public responsable de la main d’œuvre carcérale, emploie 20 % des prisonniers fédéraux (soit 20 000 personnes) dans 109 usines, pour un salaire entre 0,25 et 1,1 $ de l'heure.

 

Les prisonniers américains fournissent désormais 100 % de certains matériels militaires légers comme les casques, les tentes, les gilets pare-balles pour l'armée américaine. C'est aussi le cas de 30 % des casques d'écoute, et 20 % des fournitures de bureau.

 

Les prisons fédérales n'hésitent plus maintenant à offrir la force de travail de leurs prisonniers à des entreprises privées qui sous-traitent notamment leurs centres d'appel. Pour des salaires à 1 $ de l'heure, on descend sans honte en-dessous du minimum de subsistance.

 

Dans le même temps, les prisons, elles, sous-traitent et privatisent leurs services de restauration, leurs soins de santé. La qualité des services exécrable conduit à des désastres sanitaires mais les profits sont maximum pour des entreprises comme Corizon dans la santé ou Aramark dans la restauration. Dépenses publiques, profits privés, businessas usual !

 

Ce n'est pas tout, les prisons privées constituent le stade suprême de l'incarcération de masse au nom de la poursuite du profit maximal.

 

On compte désormais 150 centres de détention privées, concentrant officiellement entre 150 et 200 000 détenus, un chiffre en augmentation de 40 % depuis dix ans.

 

Les deux grands groupes – CCA (Corrections corporations of America) et GEO – accumulent des profits records (1,7 milliards de revenus pour chacun en 2013), tout en arrosant largement les politiciens locaux pour bénéficier de juteux contrats (ainsi, 2,5 milliards de $ dépensés en « lobbying » par GEO en dix ans).

 

Le marché des prisons privés « for profit » (lucratives) se développe dans les 37 États qui l'ont légalisé. Des investisseurs privés affluent pour des capitaux à haute rentabilité – quand on sait que les profits de CCA ont été multipliés par six en vingt ans.

 

Les entreprises de Wall Street qui investissent désormais dans les prisons privées sont bien connues : General Electrics, Bank of America, IBM, HP, Macy's, Texas Instruments, etc.

 

Cela aboutit à une logique perverse : certains contrats prévoient que la justice et la police locale doit arrêter, pénaliser et incarcérer toujours plus de citoyens, pour assurer un taux d'occupation de ces prisons privées dépassant les 90 %.

 

Comme toujours quand on privatise, les compagnies privées avaient promis des coûts moindres pour une efficacité supérieure. La réalité dénoncée par tous les rapports publics et associatifs – reconnue même par le Bureau statistique du Ministère de la Justice – c'est celle d'un désastre.

 

Le privé dans les prisons, c'est moins efficace, plus dangereux, criminel : la violence dans les prisons privées se révèle largement supérieure, la condition sanitaire des détenus est dégradée, les coûts de fonctionnement augmentent, tandis que les entreprises privées n'ont pas de compte à rendre aux citoyens américains.

 

Par contre, le développement du travail forcé devient la norme dans les prisons privées, pour tout type d'entreprise jusque dans la construction électronique ou le textile.

 

L' « esclavage aboli » dans la Constitution sauf … pour les délinquants !

 

Pour en finir avec l'hypocrisie capitaliste américaine, un rappel est nécessaire.

 

Le 13 ème amendement à la Constitution américaine a aboli officiellement l'esclavage, en 1865. Il faut rappeler la formulation: « Neither slavery nor involuntary servitude, except as a punishment for crime where of the party shall have been duly convicted, shall exist within the United States ».

 

Le « except as a punishment for crime » est capital ici. Crime signifie tant crime que délit en anglais. Il légitime donc l'esclavage ou servitude involontaire en cas de délit, ou de crime reconnu par la justice de ce pays.

 

C'est sur la base de cette disposition que va se perdurer de 1865 aux années 1920 le système de « prêt de prisonniers » (convict lease) des établissements publics aux entreprises privées dans le Sud des Etats-unis, que ce soient dans les plantations, les mines ou la construction de chemins de fer.

 

Ces prisonniers étaient, à plus de 90 % Noirs, bien entendu. C'était tout simplement une perpétuation de l'esclavage sous une autre forme.

 

C'est toujours aujourd'hui au nom de la « liberté d'entreprise », des « libertés des Etats fédérés » que des millions d'Américains sont emprisonnés, contraints au travail forcé dans des workhouses modernes pour 1 $ de l'heure.

 

En 1903, le militant pour l'émancipation de la cause noire W.E.B. Du Bois – qui se rapprochera ensuite du communisme – décrit la situation après 1865 : ségrégation à l'école, État policier traquant la population noire, engrenage fatal du crime pour cette dernière.

 

Il souligne combien « le système policier du sud visait à traquer tous les Noirs, pas seulement les criminels (…) etcomment les tribunaux ont été un moyen, après l'abolition de l'esclavage, de réduire à nouveau en esclavage les Noirs ».

 

Du Bois conclut ainsi : « Que peut attendre, au nom de la raison, cette nation d'un peuple peu formé, réduit à des conditions économiques difficiles, sans droits politiques, avec des écoles honteusement déficientes ? Que peut-elle attendre si ce n'est le crime et l'apathie ».

 

 

Cent après, hélas, même si un président « noir » dirige le pays, le pouvoir du capital est intact, la question « sociale » et « raciale » n'est pas plus résolue. Et rien n'a changé dans le fond pour des millions d'Américains privés de la maîtrise de leurs vies.

 

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Ce n'est pas la crise pour tout le monde...

28 Août 2014, 04:50am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Ce n'est pas la crise pour tout le monde...

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Sur le CHANGEMENT de GOUVERNEMENT: vrais DÉBATS, postures et jeux d’échecs politiciens

28 Août 2014, 04:46am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

                                                                      Il y a un vrai débat, parmi celles et ceux qui forment ce que l’on a coutume d’appeler « la gauche » – terme de plus en plus inadapté – sur les solutions à mettre en œuvre pour faire reculer le chômage, augmenter les salaires, bref développer la justice sociale.

 

Le débat est non seulement entre organisations dites de « gauche » mais aussi à l’intérieur d’elles et pas seulement au parti socialiste. Notons que l’aggravation de la crise, les guerres néocoloniales, le retour en force de l’impérialisme et le rôle de la France dans ce processus, mais aussi les luttes en cours qui déjouent les choix capitalistes comme ce fut le cas récemment à Fralib pèsent sur ce débat.

 

Au PS, le débat a lieu chez nombre d’électeurs troublés qui ont cru que « le changement c’était maintenant », chez des militants en désaccord avec les choix mais aussi chez un certain nombre de dirigeants au-delà des questions de postures individuelles et des arrières pensées carriéristes de tel ou tel. Désaccords sur les choix faits, ne voulant pas dire forcément accord sur ceux à faire.

 

Il y a aussi un débat dans le Front de gauche, débat qui porte bien plus sur la stratégie électorale et les alliances qu’elle induit, que sur la profondeur des changements à accomplir. Quand Mélenchon reproche, à juste titre nous semble-t-il, au PCF de s’être allié aux municipales avec le PS dans 80% des villes au « risque de brouiller le message » mais qu’il répond lui-même par une alliance avec les verts à Grenoble et qu’il ne cesse de faire des appels du pied en direction de ce parti dont l’ancrage « à gauche » est plus que douteux, on peut se demander s’il ne brouille pas lui aussi son propre message ou si sa stratégie d’alliance ne prime pas sur le contenu de celle-ci.

 

Pierre Laurent prédit que pour ce gouvernement « l’échec sera une nouvelle fois au rendez-vous » et d’ajouter : « Le temps est venu pour tous ceux qui refusent ce cap suicidaire d’entrer en action, de débattre et d’agir en commun, de rassembler la gauche et le peuple pour construire une autre politique, avec une autre équipe ». Rassembler la « gauche » quelle gauche ? Celle avec qui on va débattre aux universités d’été du PS ?

 

Mélenchon pour sa part appelle à une 6ème république, formule assez vague pour être approuvée par tout le monde surtout quand on a combattu, comme ce fut le cas des communistes, la constitution de la 5ème république et son caractère monarchique. On peut quand même douter du contenu révolutionnaire de cette proposition quand on entend le même, qui naguère postulait pour être 1er ministre (!) se réjouir que Duflot ou Montebourg aillent dans le même sens que lui (sic !).

 

Montebourg de gauche ? Allez le demander aux fralibs qui vous parlerons de quand il est venu faire son brillant exposé sur la démondialisation….et les limites qu’il mettait au terme. Démondialisation oui, mais s’attaquer à UNILEVER, réquisitionner la marque ou bloquer ses produits aux frontières non !

 

La démission du gouvernement accélère (ou en est un des fruits) la recomposition à gauche, recomposition dont un certain nombre de forces, des verts au PG en passant par Robert Hue qui réapparaît comme par un enchantement médiatique calculé, rêvent de se servir pour prendre la place laissée vide par un PCF dont ils finiraient de manger la dernière laine sur le dos…

 

En vérité, si celles et ceux qui pensent vain de tenter d’humaniser un système à bout de souffle mais qu’il faut réellement changer de société, veulent être crédibles et ne pas apparaître comme des marchands de rêve, il faut appeler un chat un chat et dire clairement les choses :
 

=> le capitalisme n’a pas d’avenir il faut en sortir dans un processus révolutionnaire à la bolivarienne comme tentent de l’inventer plusieurs pays d’Amérique latine
 

=> il faut rendre la terre, les usines et les moyens d’échanges au monde du travail car ce qui est posé ce n’est pas seulement la question du partage des richesses mais celle de leur possession.
 

=> il faut sortir de l’euro et de ce carcan impérialiste de l’UE dont il est impossible et illusoire de vouloir en faire une « Europe » sociale tant elle est verrouillée et organisée comme une dictature impérialiste et technocratique.
 

=> il faut sortir de l’OTAN et refuser toute alliance avec des forces qui soutiennent la politique guerrière de la France de l’Ukraine à la Centrafrique, en passant par la Syrie, la Libye ou le Mali.

 

Sur ces quelques points oui des femmes et des hommes, aujourd’hui dispersés dans les urnes (quand ils s’y rendent) mais souvent rassemblés dans les luttes peuvent s’unir au-delà des postures, des arrières pensées et mener de vrais débats et combats.

 

C’est tout le sens de notre appel.

 

Charles HOAREAU

 

 

source: rouge midi

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IRAK : la France, pompier pyromane [Communiqué de presse de Jean-Jacques Candelier, député communiste]

26 Août 2014, 16:30pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Communiqué de presse de Jean-Jacques CANDELIER : Irak, la France, pompier pyromane

Mercredi 27 août 2014, la commission défense de l'Assemblée nationale organise de manière extraordinaire une audition du Ministre de la défense sur la situation en Irak.

 

Par contre, aucune audition n’a été organisée sur le bain de sang à Gaza, la population étant victime d’un véritable terrorisme d’État de la part d’Israël.

 

S’agissant des djihadistes de l'État Islamique en Irak et au Levant, qui les a armés ? Qui les a financés ? Un rapport validé par le Ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian puis transmis à l’état-major et la haute hiérarchie militaire française mentionnait le désordre laissé en Libye par les Occidentaux et évoquait le financement de groupes djihadistes par le Qatar et l’Arabie saoudite : « Avec l’appui financier et logistique des monarchies wahaabites (Qatar et Arabie saoudite) se sont formés au Sud de la Libye des sanctuaires constituant autant de bases arrière pour des groupes salafistes armés engagés au Mali et en Syrie ».

 

Le Gouvernement ne peut plus ignorer le travail de nos propres services de renseignement. On ne peut pas, d’un côté, lutter, comme au Mali, contre l’islamisme armé et, de l’autre, soutenir et défendre des puissances qui jouent double jeu.

 

Au cours de la discussion du projet de loi de programmation militaire, les députés Front de gauche proposaient de conditionner les accords de défense de la France à l’arrêt du financement souverain des réseaux islamistes radicaux. Amendement refusé par M. le Drian et par sa majorité ! Il est vrai que les monarchies du Golfe sont courtisées par François Hollande. La France dépend du pétrole. L’Arabie saoudite représente 28 % des ventes d’armes françaises en 2013. La priorité est à l’exportation du Rafale au Qatar. Comme toujours, les peuples paient le prix fort de l’impérialisme.

 

Par ailleurs, le droit international et humanitaire prohibe les envois de matériels qui «risquent de provoquer ou de prolonger des conflits armés ou d'aggraver des tensions ou des conflits ». La France a déstabilisé la Libye avec l’aide des djihadistes, sortis renforcés. LaFrance a armé les rebelles en Syrie. Le 20 mars 2013, dans sa question au Gouvernement, M. Candelier pointait le risque d’escalade guerrière dans une région sous haute tension. Nous y sommes.

 

L’Élysée décide à nouveau l’envoi d’armes en Irak pour contrer les djihadistes. Dans quelles mains finiront ces armes ?

 

Rappel des questions sur l’envoi d’armes en Syrie :

http://questions.assemblee-nationale.fr/q14/14-38336QE.htm

http://questions.assemblee-nationale.fr/q14/14-38335QE.htm

http://questions.assemblee-nationale.fr/q14/14-644QG.htm

Amendement refusé des députés Front de Gauche contre les accords de défense avec les régimes du Golfe notamment :

http://www.assemblee-nationale.fr/14/amendements/1551/AN/46.asp

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Les pieds nickelées dans: Ensemble tout est possible

26 Août 2014, 16:19pm

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Les pieds nickelées dans: Ensemble tout est possible

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Rentrée : Hollande se sent en état de charger encore la barque des contre-réformes. Pourquoi ?

23 Août 2014, 13:16pm

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Le président de la République a lancé sa rentrée hier dans un entretien au journal Le Monde.

Alors que le chômage continue d’augmenter, que la croissance n’est toujours pas au rendez-vous, M. Hollande persiste et signe : il maintient son cap inefficace et impopulaire.

Pire, en plus des 40 milliards de cadeaux fiscaux aux actionnaires du pacte de responsabilité, de nouvelles mesures sont annoncées : fusion de la prime pour l’emploi et du RSA, développement de l’apprentissage et de l’alternance, attaque de la représentation des travailleurs dans les entreprises.

Sans contenu précis, sans moyens supplémentaires, ces annonces peuvent légitimement être perçues comme de nouvelles régressions.

Va-t-on relancer l’emploi par des nouvelles suppressions de cotisations, développer l’apprentissage quand rien n’est fait pour stopper l’hémorragie industrielle ?

Va-t-on relancer l’emploi en donnant toujours plus les mains libres à ceux qui nous ont plongés dans la crise ?

En poursuivant la fuite en avant dans l’austérité et la soumission aux marchés financiers, le président enfonce le pays son peuple et sa jeunesse dans des perspectives sombres.

Alors que les dividendes des actionnaires viennent de battre de nouveaux records (plus 30% au deuxième trimestre), de nouveaux cadeaux fiscaux sont offerts au patronat. Le coût du capital : voilà le mal de notre période.

Pour en finir avec le chômage, la précarité, il faut s’attaquer au pouvoir actionnaires pour reprendre la main sur nos richesses et avancer vers la sécurisation de nos formations, du travail.

C’est à cette tâche que les forces sociales et politiques de progrès doivent s’atteler dès cette rentrée.

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Meeting Georges Ibrahim Abdallah citoyen d'honneur de Bagnolet

23 Août 2014, 12:38pm

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En janvier dernier, une délégation de membres des collectifs régionaux de soutien à Georges Ibrahim Abdallah accompagnait Christian Champiré, maire de Grenay (où Georges Ibrahim Abdallah a été fait citoyen d'honneur en juin 2012), Anouk Breton, adjointe, à Bagnolet et Christophe Oberlin, chirurgien-militant qui intervient régulièrement à Gaza.

Dans cette ville de la banlieue parisienne, qui venait d'élever Georges au rang de citoyen d'honneur, un meeting était organisé en soutien à Georges.

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LA LUTTE, SEULE SOLUTION pour mettre un terme à la politique du gouvernement "socialiste" de Manuel Valls

23 Août 2014, 11:09am

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LA LUTTE, SEULE SOLUTION pour mettre un terme à la politique du gouvernement "socialiste" de Manuel Valls
LA LUTTE, SEULE SOLUTION pour mettre un terme à la politique du gouvernement "socialiste" de Manuel Valls

« Pas question de changer de politique » c'est ce que le gouvernement socialiste et ses alliés, avec l'accord du MEDEF, répètent sans cesse.

 

Aux ordres des multinationales, Hollande et ses clones européens appliquent avec minutie les décisions que les grands groupes capitalistes leur dictent.

 

Les résultats de cette politique sont catastrophiques pour les peuples.

 

En France, depuis 2008 :

– 554 800 postes ont été supprimées,

– les investissements ont reculé de 6,7 %,

– la production industrielle a diminué de 14,2 %,

– la consommation des ménages et six fois inférieure à la période 2004 – 2007.

– Le nombre de contribuables a augmenté de 16,9 millions à 19,2 millions.

 

C'est cette politique que Hollande veut accélérer par de nouvelles « réformes ».

 

230 milliards d'euros de cadeaux aux patrons ne suffisent pas, le Medef en réclame plus, il demande au gouvernement de « poursuivre dans cette voie ». Et pour cause ! Les dividendes distribués aux actionnaires ont augmenté de 30 % entre avril et juin de cette année, preuve que toutes les mesures prises dans le pacte de responsabilité ne servent qu'à gonfler les profits des multinationales et n'ont aucun effet sur l'économie du pays.

 

En un an (juin 2013 – juin 2014), 63000 entreprises ont fermé leurs portes.

 

En Europe, les plans d'austérité produisent les mêmes effets : la production industrielle en Allemagne (le modèle du capital) a fortement chuté, en Angleterre, Italie, Espagne, Grèce, Irlande etc., le chômage, la pauvreté atteignent des niveaux record.

 

Les arguments pour justifier cette politique sont toujours les mêmes « compétitivité, coût du travail, contraintes sociales… ». Aujourd'hui la propagande capitaliste développe l'idée que « la déflation » et les directives européennes sont un obstacle au développement de l'économie, en oubliant de dire que ces « directives » sont votées par l'ensemble des états européens dont la France.

 

Hollande et ses alliés, confrontés au profond mécontentement (85 % des Français rejettent cette politique) tentent de faire croire qu'il n'y a pas de politique de rechange.

 

Nationaliser les grands groupes industriels et financiers, donner la maîtrise des moyens de production et des banques au peuple en expropriant les multinationales, voilà ce que propose " Communistes".

 

Contrairement à ce que déclarent les tenants du pouvoir il y a une politique de rechange, il faut la conquérir par un seul et unique moyen : la lutte.

 

SOURCE: www.sitecommunistes.org

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L'ARGENT EXISTE: les actionnaires français s'en goinfrent toujours plus !

23 Août 2014, 10:51am

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L'ARGENT EXISTE: les actionnaires français s'en goinfrent toujours plus !

La France est le deuxième pays au monde après les États-Unis en termes de dividendes versés au cours du deuxième trimestre, selon le FigaroAu cours du deuxième trimestre, les entreprises françaises ont en effet versé 40,7 milliards de dollars à leurs actionnaires !

Pendant que les salaires stagnent, et que l'activité économique fait du surplace, les rémunérations des actionnaires flambent de +30,3 % !

Les entreprises françaises font même augmenter la moyenne mondiale puisque les dividendes globaux au niveau mondial ne s'inscrivent en hausse "que" de 11,7% affichant un nouveau record à 426,8 milliards de dollars US versés par les entreprises cotées au deuxième trimestre 2014.

A elle seule l'Europe a assuré 2/5ème des versements de dividendes mondiaux au deuxième trimestre soit 153,4 milliards de dollars, en hausse de 18,2%.

La France (+ 30,3%), la Suisse et l'Espagne (+ 75%) sont les pays qui ont le plus augmenté les rémunérations attribués à leurs actionnaires en Europe.

Et il y en a encore qui pensent qu'il n'y aurait plus d'argent ! C'est insensé !

La crise ne touche pas tout le monde ! Elle ne touche que les salariés, à qui l'on raconte que leur salaire est un coût !

 Mais est-ce si étonnant le fait que l'argent copule à flot ? Grâce au CICE (crédit d'Impôt Compétitivité Emplois), créé par le gouvernement, sans contrôle ni contrepartie, l'argent passe directement de l'État aux actionnaires !!! C'est aujourd'hui une évidence !!! 

Le CICE ne produit ni compétitivité, ni emploi ! Juste des liquidités au bénéfice des plus riches !

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Crimée – Donbass. Paix et prospérité d’un côté, guerre et famine de l’autre. Pourquoi cette différence ?

23 Août 2014, 10:38am

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Crimée – Donbass. Paix et prospérité d’un côté, guerre et famine de l’autre. Pourquoi cette différence ?

 

En Crimée, les touristes se pressent comme toujours sur les plages au soleil. A Donetsk ou Lougansk, 500 kilomètres plus au nord, c’est l’enfer : l’armée ukrainienne bombarde tout ce qui bouge, combattants fédéralistes comme civils, les villes manquent de tout, même d’eau et d’électricité, et la famine menacerait Donetsk, une ville d’un million d’habitants.

Les habitants ne peuvent s’échapper car le gouvernement de Kiev, dit ukrainien, refuse la mise en place de couloirs humanitaires. On approche les deux mille morts depuis que Kiev fait la guerre à son propre peuple dans l’Est du pays. Selon l’ONU, il y aurait plus de 500 000 réfugiés ukrainiens en Russie. Et l’Occident ne cesse d’accuser la Russie d’agression alors que les populations de réfugiés ne vont jamais chez l’agresseur. Elles ont peur des canons de Kiev et non des canons russes !

Comment en est-on arrivé là ? En Crimée, la population a eu la chance, protégée par la Russie, de pouvoir décider de son destin et comme prévu, elle a voté à une grande majorité, la sécession envers l’Etat ukrainien puis le rattachement à la Russie. Le pays est en paix. Le rattachement à la Russie s’est fait sans un seul mort, comme la réunification de l’Allemagne. Le développement économique va reprendre, à l’aide notamment du tourisme, dans la presqu’ile qui était négligée par Kiev parce qu’elle votait « mal ».

Par contraste, les régions de Donetsk et de Lougansk ont aussi fait un référendum, demandant l’indépendance dans une perspective de rattachement à la Russie. Le gouvernement de Kiev n’a pas accepté cette sécession démocratique et a décidé de rétablir son autorité par des moyens militaires. Ainsi, l’armée ukrainienne est contrainte de tirer sur son propre peuple ! Cela ne semble pas choquer les Occidentaux. Le président français a critiqué la Russie pour avoir changé la frontière en Crimée comme si la France n’avait pas fait la même chose à Mayotte en 2011 (en étant condamnée par l’ONU ce qui ne la gêne pas) ou en Alsace Lorraine en 1918.

Toute la différence entre la Crimée et le Donbass est là ! En Crimée, tout s’est fait conformément à la volonté de la majorité des habitants. La paix en est résulté même si Kiev ne reconnait pas la nouvelle Crimée russe ! Dans le Donbass, on a voulu faire fi de la volonté des populations. Ce fut la panique à Kiev car on sait très bien que de nombreuses régions du sud est de l’Ukraine voudraient se séparer de Kiev. Le pouvoir de Kiev a commis, il est vrai, une erreur impardonnable, enlever au Russe son statut de langue officielle à côté de l’Ukrainien. C’est comme si la Belgique interdisait tout d’un coup le néerlandais en Flandre ! Outre Donetsk et Lugansk, les régions de Kharkov ou de Dniépropetrovsk voulaient aussi s’émanciper. Quant aux régions d’Odessa, de Mikolaiev et de Kherson, elles réclamaient leur rattachement à la Crimée.

Au lieu de chercher une solution négociée autour d’une constitution fédérale, comme cela fut fait en Belgique, le pouvoir de Kiev, issu originellement d’un putsch, a maintenu la fiction d’un Etat unitaire et a décidé de bombarder ceux qui ne pensaient pas comme lui.

La charte de l’ONU défend le principe de l’intégrité territoriale mais défend aussi le principe d’autodétermination des peuples, si cher à Charles de Gaulle. La Russie n’a pas touché à l’intégrité territoriale de l’Ukraine, sauf en Crimée qui avait été « donnée » à l’Ukraine par Nikita Khrouchtchev sans consulter les populations. On ne savait pas l’Occident attaché à ce point aux révisions de frontières pratiquée arbitrairement dans l’ancienne Union soviétique. Maintenant, la Russie est accusée sans preuves sérieuses de soutenir les rebelles fédéralistes et l’Occident trouve par contre normal que l’armée ukrainienne bombarde les habitants de l’Est.

Ce déni de démocratie est appliqué pour mettre en œuvre la pensée du géopoliticien américain Zbigniew Brzezinski. Celui-ci est aux présidents américains successifs ce que Haushofer fut pour les doctrinaires du nazisme. Sa doctrine ouvertement impérialiste implique d’affaiblir la Russie coupable de s’étendre sur l’Eurasie et de concurrencer l’Amérique. Pour Brzezinski, il faut créer la brouille entre la Russie et l’Europe occidentale. Mais son impératif premier est d’empêcher tout rapprochement entre la Russie et l’Ukraine. Peu importe pour lui les liens historiques et économiques, la parenté ethnique et linguistique, la communauté religieuse commune des Russes et des Ukrainiens. Tout cela, ce sont des données humaines. La géostratégie de monsieur Brzezinski parle le langage du pouvoir et de l’impérialisme, non le langage des hommes, de leur identité et de leur liberté. Il est triste de voir une pareille doctrine qui rappelle des heures sombres de notre histoire, reprise par les médias du monde occidental.

Les conséquences humaines sont là : alors que la Crimée redevenue russe coule des jours heureux (il suffit d’en parler avec les habitants), les habitants du Donbass vivent l’enfer et ce qui commence à ressembler à un vrai génocide. Quand l’Occident retrouvera-t-il les valeurs qu’il proclame et qu’il bafoue tous les jours en Ukraine ? Heureusement que le président Poutine donne l’exemple de la sagesse, pour sauver les chances de paix, permettre à la Russie et l’Ukraine de rester amies face à des forcenés qui ne connaissent que le langage de la violence.

La recette pour une politique moins désastreuse est simple : il faut respecter les hommes et non les mépriser. Respecter les hommes, cela veut dire les respecter pour ce qu’ils sont dans leur altérité. Pourquoi un Ukrainien « prorusse » comme on les appelle, et ils sont des millions, devrait-il être méprisé au point qu’on n’éprouve plus la moindre miséricorde pour ses souffrances ? Ce n’est ni humain ni chrétien. Mais le philosophe Heidegger en disant que l’homme occidental moderne était dominé par « l’arraisonnement utilitaire » avait bien vu que l’homme serait réduit à un rouage de la technique, de l’économie et de la volonté de puissance. L’Ukrainien n’est pas « utile » dans le dispositif géopolitique de monsieur Brzezinski. Il peut donc être effacé de la terre, s’il résiste au projet de domination impériale. Cette pensée n’est ni humaine, ni chrétienne, espérons qu’elle s’effacera devant l’exemple de ceux qui se montrent humains et chrétiens, comme le président Poutine et le patriarche Cyrille.

par Ivan Blot

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La colonne de l'aide humanitaire russe pour l'Est de l'Ukraine pilonnée

23 Août 2014, 10:12am

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La colonne de l'aide humanitaire russe pour l'Est de l'Ukraine pilonnée

 

Par La Voix de la Russie | Le convoi de l'aide humanitaire russe destinée au Sud-est de l'Ukraine a essuyé des tirs au mortier par les forces de sécurité ukrainiennes à l'entrée de Lougansk.

Aucun des conducteurs n'a été blessé. La cargaison a été livrée en toute sécurité à son destination.

Le 22 août, 262 camions du convoi humanitaire russe sont arrivés à Lougansk.
Lire la suite: http://french.ruvr.ru/news/2014_08_23/La-colonne-de-laide-humanitaire-russe-pour-lEst-de-lUkraine-pilonnee-6247/

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Les USA arment l'Ukraine pour envahir la Russie, Sergei Glazyev (video+ traduction)

23 Août 2014, 10:02am

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http://histoireetsociete.wordpress.com

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