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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

HUMOUR DE FIN D'ANNÉE: Jingle grèves !

24 Décembre 2014, 09:59am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

HUMOUR DE FIN D'ANNÉE: Jingle grèves !

Il ne fera pas bon tomber malade en ce Noël 2014, ni même avoir d’accident. Vous ne pourrez compter ni sur les urgentistes ni sur les généralistes qui sont en grève. Du coup, allez-y doucement sur les fruits de mer, le foie gras, les chocolats ou tout ce qui peut vous provoquer une intoxication alimentaire… Préférez les jeux de société, c’est sans danger…

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Réforme territoriale : pour nous, c'est non !

24 Décembre 2014, 09:54am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Lors de la Séance Plénière du Conseil Régional NPDC du 2 juillet dernier, Cathy Apourceau-Poly, présidente du groupe Front de Gauche, Communistes et Unitaires est intervenue sur la réforme territoriale en cours d'étude au parlement. A noter qu'il ne s'agissait pas à cette période de fusion entre le Nord-Pas de Calais et la Picardie.

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Analyse du projet Macron : en route pour l’esclavage ?

24 Décembre 2014, 09:37am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Analyse du projet Macron : en route pour l’esclavage ?

Un projet qui porte sur le droit du travail, fait par un ministre de l’économie. Pour la méthode, c’est un retour au milieu du XIXème siècle, avant qu’on invente un ministère du travail. Sur le fond, cela risque d’être un retour au début du XIXème siècle si la modification du code civil est maintenue.

Un projet dont le titre III, étonnamment intitulé « TRAVAILLER » donne toute la mesure. On ne fera pas l’injure de penser qu’une loi dite « Pour la croissance et l’activité » montre du doigt les fainéants de chômeurs ou l’indolence des travailleurs dans un pays où leur productivité est une des plus fortes du monde, mais on peut sans doute y voir le vivre pour travailler opposé au travailler pour vivre.

Un tel projet ne doit pas seulement être analysé pour ce qu’il est, il faut aussi le traduire avec nos mots, tant depuis une trentaine d’années la syntaxe patronale a envahi lois, accords collectifs, médias et hélas de plus en plus souvent contaminé le discours des « partenaires sociaux ». Des licenciements pour motif économique aux plans de « sauvegarde de l’emploi » en passant par les plans « sociaux », du chômage partiel à l’ « activité partielle », de l’exploitation des travailleurs à la « compétitivité », des qualifications collectives aux « compétences » individuelles, du droit à la formation à l’obligation de « formation tout au long de la vie », des contrats de merde aux « contrats courts » ou « aidés », du revolver sur la tempe au « dialogue social », il est difficile d’échapper complètement au lavage de cerveau quotidien qui leur permet d’affirmer sans honte et sans grand risque d’être vraiment contredit que ce qui est noir est blanc.

Reste enfin la tactique qui consiste à mettre en avant, pour cacher le reste, ce qui fera discussion, en boucle, dans les médias : le travail du dimanche ! Qu’on limitera ensuite volontiers à la question du nombre à la discrétion du maire (5 ou 12), ce qui permettra ensuite, en fonction du rapport de forces à trouver un nombre (7, 9 ?) qui apparaîtra comme un compromis et pourra laisser l’impression qu’il y a eu finalement beaucoup d’agitation pour rien. D’où l’urgente nécessité de détailler ce « rien » :

1/ Code civil : le retour à 1804 et la suppression du droit du travail

Le droit du travail repose sur la réalité de l’exploitation des travailleurs qui, en langage juridique est nommée « subordination ». Le salarié est aux ordres, soumis à son employeur pour son embauche, son contrat, l’exécution de son contrat et son licenciement. L’exact contraire du droit civil dans lequel les deux parties sont à égalité. Il a donc été ajouté dans le code civil actuel que les contrats de travail étaient exclus de ce droit entre égaux, le code du travail servant précisément à limiter pour partie l’arbitraire patronal.

Le projet MACRON, sans qu’aucun média ne le soulève, abroge l’alinéa qui, dans le code civil, exclut les contrats de travail. Ce n’est ni plus ni moins que la suppression du droit du travail. Un retour à 1804, au code Napoléon, et à la loi Le Chapelier : plus aucune entrave à la liberté d’exploiter. Il suffira au patron, pour chaque litige, d’obtenir « l’accord » du salarié et aucun juge, prud’homal ou non, ne pourra venir troubler cet « accord » au nom d’un quelconque droit du travail. Travailler le dimanche, la nuit, 12h par jour, 60h par semaine, pour un demi-SMIC...du moment que le salarié est « d’accord ».

A y regarder de près, cette incroyable tentative du gouvernement et du MEDEF n’est pas si nouvelle : elle est ici et là inscrite déjà dans de plus en plus nombreuses dispositions du droit du travail, qu’il s’agisse d’ « accords collectifs » signées par des organisations syndicales et/ou de lois : ainsi, dès décembre 1981, un accord collectif permettait de faire faire 12 h x 12 jours = 144 h à un salarié agricole avec son « accord », l’ANI du 11 janvier 2013 et la loi du 14 juin 2013 permettent de ne pas respecter le plancher de 24 h avec l’ « accord » du salarié. Et, pour le travail du dimanche, il serait, pour l’essentiel, réservé aux « volontaires ». Ce « volontariat », dont Gérard Filoche ne cesse de répéter qu’il n’existe pas en droit du travail, on en mesure toute l’irréalité quand l’ex présidente du MEDEF n’a pu trouver mieux que l’oxymore de « soumission volontaire ».

2/ Prud’hommes : la mise à mort

Le projet MACRON est un nouvel arsenal pour casser plus encore ce qui reste souvent le seul recours pour les salariés. Les conseillers prud’homaux se voient soumis à un contrôle plus fort, une vraie tutelle ; leurs conditions de travail ainsi que le rapport de force pour les conseillers salariés sont dégradés ; se met en place une justice expéditive et forfaitaire répondant ainsi aux demandes constantes du MEDEF déjà avancées dans l’ANI du 11 janvier 2013 et la loi qui les ont consacrés :

21/ extension du pouvoir des juges départiteurs, qui pourront assister aux assemblées générales du conseil de prud’hommes, pourront réunir son président et vice-président, et pourront remplacer le conseil de prud’hommes en cas de problèmes de fonctionnement de celui-ci.

22/ extension de la formation restreinte (2 conseillers au lieu de 4), sur demande du bureau de conciliation. Une nouvelle procédure qui aura comme conséquence inéluctable un engorgement supplémentaire et des jugements expéditifs encore plus défavorables aux salariés.

23/ suppression possible de la case « bureau de jugement » et renvoi au juge départiteur (« de droit » et sans possibilité de recours) dans les trois cas suivants : si le bureau de jugement estime que la formation restreinte décidée par le bureau de conciliation (« et d’orientation ») ne s’imposait pas ; si le bureau de conciliation et d’orientation le décide dans le cas où « toutes les parties le demandent » ou bien en cas de partage du bureau de conciliation !

24/ Contrôle et organisation de la « démission » des conseillers prud’homaux : Un décret va désormais fixer un délai au-delà duquel un conseiller prud’homme sera désormais considéré comme « démissionnaire » s’il ne satisfait pas à une nouvelle « obligation de formation initiale et continue. ».

25/ Une suspicion et un contrôle institutionnalisés : Un décret va établir un « recueil des obligations déontologiques des conseillers prud’hommes ». Le projet MACRON donne une idée du contenu de ce recueil qui permettra toutes les mises à l’écart de conseillers qui déplaisent : à l’ « indépendance » et à l’ « impartialité », auxquelles sont astreints tous les juges, pour les conseillers prud’hommes, se rajoutent la « dignité », la « probité » et un comportement de nature « à prévenir tout doute légitime à cet égard », l’abstention « de tout acte ou comportement à caractère public incompatible avec la réserve que leur imposent leurs fonctions » et, last but not least, « Leur est interdite toute action concertée de nature à arrêter ou entraver le fonctionnement des juridictions ».

26/ Des sanctions renforcées : Les conseillers prud’hommes sont considérés par la loi MACRON comme des salariés soumis au pouvoir disciplinaire d’un employeur : sont créées deux nouvelles sanctions, l’ « avertissement » (sans recours possible car censé ne pas être une sanction) et le « blâme » ; est également créée l’équivalent de la mise à pied à titre conservatoire. Quant à la « déchéance » provisoire possible, elle est allongée (de 5 à 10 ans) et une déchéance définitive est créée. Une « commission nationale de discipline » est créée.

27/ La représentation deviendrait obligatoire en appel ! et les défenseurs syndicaux, déjà très peu nombreux, pourraient avec un nouveau statut être introuvables aussi bien aux prud’hommes qu’en appel. Désormais les salariés devront soit prendre un avocat, soit trouver un défenseur syndical dont le projet MACRON prévoit un contrôle de sa désignation et la possibilité de radiation administrative.

28/ Moins de juges pour juger et des juges « mieux » choisis. Le projet MACRON innove en créant la notion de « litiges sériels ». Sans recours possible, le premier président de la cour d’appel ou le président de la Cour de cassation pourra décider de faire juger plusieurs affaires par un seul conseil de prud’hommes, qu’il choisira ! Et ce conseil pourra se dessaisir de lui-même ou « si toutes les parties le demandent » au profit d’un juge départiteur lui-même désormais choisis parmi les juges du TGI, choisis eux-mêmes par le président du TGI « prioritairement en fonction de leurs aptitudes et connaissances particulières ». Si avec ça, les patrons ne gagnent pas à tous les coups...

29/ Un bonus, les avocats d’entreprise ! Ce cadeau anglo-saxon est une bonne nouvelle pour les patrons qui pourront se payer ces DRH bis qui vont accroître l’inégalité des salariés devant la justice. Même si, contrairement au projet initial, ils ne plaident pas, comment ne pas voir le poids dont pèseront ces salariés qui devront leur emploi à leur capacité à conforter le pouvoir patronal, en leur évitant des erreurs préjudiciables, en préparant au mieux pour les prud’hommes arguments juridiques et fausses attestations de salariés mieux ficelées.

3/ Inspection du travail et sanction de la délinquance patronale : toujours moins

L’inspection du travail a déjà vu son indépendance foulée au pied par le décret SAPIN de mars 2014. Le projet d’ordonnance MACRON en est la suite que SAPIN n’avait pas eu le temps de terminer.

Pour les sanctions, les patrons vont échapper et aux juges et aux inspecteurs du travail : des amendes pénales vont être transformées en amendes administratives et l’administratif ne sera plus l’inspecteur du travail mais son supérieur hiérarchique au niveau régional, pas moins, le Directeur Régional des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation et, accessoirement du travail et de l’emploi (D.I.R.E.C.C.T.E) dont le seul intitulé permet de mesurer le degré d’indépendance par rapport au patronat qui échappe ainsi au procès-pénal et accède à tous les arrangements possibles entre amis.

Une mention spéciale pour les délits qui concernent le droit syndical et les représentants du personnel : il est précisé que la peine d’emprisonnement sera supprimée car « susceptible de dissuader les sociétés étrangères d’investir dans les entreprises françaises... ».

Et pour les élections professionnelles, les patrons vont échapper à l’inspection du travail : seront désormais transférées aux juges les décisions sur la mise en place de délégués de personnel de site ; les décisions sur le nombre et de la composition de collèges électoraux ainsi que le nombre de sièges et leur répartition entre les collèges (en l’absence d’accord électoral) ; les décisions de reconnaissance d’un « établissement distinct » pour les élections de délégués du personnel ou de membres du comité d’établissement ; les décisions de dérogation aux conditions d’ancienneté pour les électeurs et les éligibles aux élections de délégués du personnel et des membres du comité d’entreprise.

4/ Médecine du travail : la mise à mort

L’étude d’impact du projet MACRON donne à voir les soubassements des changements législatifs envisagés : il y est expliqué clairement que l’obligation légale de la visite d’embauche ne peut être effectuée car il manque de médecins du travail et que « les employeurs sont donc dans une situation d’insécurité juridique » car la Cour de cassation sanctionnerait « lourdement » le non respect de l’obligation de sécurité ; et la larme vient également aux paupières, il est expliqué que les médecins du travail rédigent beaucoup trop d’avis d’aptitude comportant des restrictions d’aptitude ou des aménagements de poste, ce qui empêcheraient par ce biais tout licenciement ! (« Tant que l’avis mentionne l’« aptitude », aucun licenciement ne peut être envisagé même si l’employeur est dans l’incapacité de suivre les recommandations et propositions du médecin du travail.”).

Les solutions envisagées sont donc : 1/ moins de visites médicales et des visites faites par « d’autres professionnels » ; 2/ des avis d’aptitude faits par des « collaborateurs médecins » et un encadrement voire une suppression des « réserves ». Licencier plus et plus vite pour inaptitude, tel est la sécurisation recherchée par le projet de loi.

5/ « Simplifications » pour les entreprises : toujours plus !

51/ Licenciements pour motif économique : Grâce à la loi du 14 juin 2013, l’employeur pouvait déjà, sur les quatre critères de choix des licencié(e)s, retenir prioritairement le critère qu’il voulait, par exemple le critère arbitraire de la « qualité professionnelle » au détriment des critères sociaux(charges de famille, âge, handicap, ancienneté). Le projet MACRON permet à l’employeur de moduler même les critères choisis en les fixant « à un niveau inférieur à celui de l’entreprise ». En clair, pouvoir choisir de licencier qui on veut, où on veut :

• Le projet MACRON simplifie les « petits licenciements » (de 2 à 9 salariés) dans les entreprises de plus de 50 salariés.

• Le projet MACRON simplifie les efforts de reclassement pour les grandes entreprises.

• Le projet MACRON simplifie beaucoup les licenciements dans les entreprises en redressement ou en liquidation judiciaire.

• Le projet MACRON simplifie beaucoup le licenciement sans retour et sans indemnités des salariés pour lesquels le tribunal administratif aurait annulé la décision de validation ou d’homologation.

52/ Travail clandestin (= travail « illégal »). Sous couvert de « lutte contre la prestation de service internationale illégale », le projet MACRON organise au contraire le laisser faire pour les infractions au détachement illégal de salariés : « délai » pour se mettre en règle, « rapport administratif » de l’agent de contrôle à l’ « autorité administrative » (rebonjour le D.I.R.E.C.C.T.E) qui pourra « eu égard à la répétition ou à la gravité des faits constatés » ( !) et par « décision motivée », suspendre la prestation mais pour « une durée ne pouvant excéder un mois ». Il est prévu que le patron pourra passer outre ( !), ne pas suspendre son activité illégale, et qu’en ce cas, il s’exposera – on tremble – à une « amende administrative » ( !) mais que le D.I.R.E.C.C.T.E n’infligera – on est rassuré – qu’avec circonspection en tenant compte des « circonstances » et de « la gravité du manquement » mais aussi du « comportement de son auteur » ainsi que de « ses ressources et ses charges ».

53/ Travailleurs handicapés. Pour pouvoir se soustraire à l’obligation d’embaucher des travailleurs handicapés, les employeurs pouvaient déjà passer des contrats à des « entreprises adaptées », des « centres de distribution de travail à domicile », des « établissements ou services d’aide par le travail. Le projet de loi MACRON voit plus loin : désormais, il suffira de faire appel : à des personnes que l’employeur ne paiera pas et qu’il n’aura pas l’obligation d’embaucher (« personnes handicapées pour des périodes de mise en situation en milieu professionnel ») ou à des non salariés (« travailleurs indépendants handicapés »)

54/ Consultations des institutions représentatives du personnel. A la rubrique « Dialogue social », le projet MACRON a inscrit, sans rire, la possibilité pour les entreprises, conséquences de l’ANI du 11 janvier 2013, de réduire désormais les consultations des institutions représentatives du personnel, par exemple pour les licenciements pour motif économique, à la fourniture au comité d’entreprise de la « base de données unique » dont le contenu limitatif est fixé par décret

6/ Travail le dimanche et la nuit : toujours plus !

On retrouve ici la suppression du droit du travail avec la prétendue liberté du salarié « volontaire ». Cette liberté dont profiteront toujours plus essentiellement des femmes et des jeunes qui subissent déjà temps partiel et horaires au sifflet, cette liberté va pouvoir s’exercer dans plus de zones et pour plus de dimanches. Ministres, préfets et maires vont pouvoir accorder des dérogations au repos dominical :

• 1/ pour préjudice « au public » ou « au fonctionnement de l’entreprise ».

• 2/ dans des « zones touristiques internationales » (Ministres)

• 3/ dans des « zones touristiques » (Préfets)

• 4/ dans des « zones commerciales » (Préfets)

• 5/ dans les établissements situés dans l’emprise des gares elles-mêmes situées dans les trois zones précédentes (Ministres)

• 6/ dans les établissements de la commune dont le maire pourra désormais autoriser l’ouverture pendant 12 dimanches et devra l’autoriser au minimum pour 5 dimanches, une obligation nouvelle oubliée des médias (jusqu’ici le maire peut autoriser le travail pour au maximum 5 dimanches, il n’y est pas obligé)

Pour bénéficier de ces dérogations, il faut des contreparties pour lesquelles le projet MACRON renvoie au « dialogue social » dont la musique immuable commence à être connue : soit on trouve des organisations syndicales pour signer l’accord que l’employeur souhaite (« accord collectif ou territorial ») soit, comme pour les plans de licenciement, l’employeur décide seul (« décision unilatérale de l’employeur ») après un « référendum » dont le résultat est connu d’avance. En ce cas, le doublement du salaire ne sera pas une obligation pour les entreprises de moins de 20 salariés.

Et dans les « zones touristiques internationales », la loi déciderait maintenant que, dans ces zones, la nuit commence après 24h, alors il y sera possible de travailler de nuit. On appréciera à sa juste valeur la « contrainte » de l’employeur : il « veille » à ce que le salarié « dispose d’un moyen de transport pour regagner son domicile »

Il est grand temps de veiller à ce que le projet MACRON regagne la nuit des rêves patronaux.

Richard ABAUZIT

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Dr MARTINE GARDENAL – « Les médecins sont obligés de dénoncer certains patients » sur BTLV

24 Décembre 2014, 09:06am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

D’après Dr Martine Gardénal invitée dans l’émission Bob vous dit toute la vérité, « Les médecins sont obligés de dénoncer certains patients qui refusent un traitement ».

Interview complète sur BTLV : http://www.bob-toutelaverite.fr/docte...

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Communistes 62 de Décembre 2014 n° 39

24 Décembre 2014, 07:12am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Communistes 62 de Décembre 2014 n° 39

EDITO

UN CHOIX DE VIE ?

Ce matin, j'entendais sur une radio le patron des patrons, Pierre Gattaz, tenir des propos renversant sur le compte pénibilité.

Tenez-vous bien, « il a osé déclarer le travail posté n’est pas une contraintemais un choix de vie ».

Quel culot, quel cynisme! Quand j'entends ça, je me dois de vous dire que je n'ai pas seulement
envie de claquer le poste. Car ils savent bien, ces privilégiés de patrons, les ravages de la pénibilité au travail, mais seule compte pour cette caste, la rentabilité de leur rente.

N’est-il pas temps de mettre au centre des débats cette dure réalité subie par des millions de travailleurs ?

Oui, disons-le haut et fort, la pénibilité résulte de sollicitations physiques et psychiques qui se traduit par une morbidité plus élevée, une atteinte à l'intégrité physique et psychique aux conséquences durables et irréversibles sur la santé et l’espérance de vie.

Cette réalité, dont souffrent des millions de salariés, est parfaitement connue et pourtant toujours niée avec arrogance et mépris par le patronat.

Ils connaissent pourtant les efforts physiques lourds, de contraintes articulaires, de positions pénibles, de manutention, de vibrations, de port de charge.

Oui ils savent, ce qu’endurent ces livreurs porteurs de charbon, de viande, de colis, usés, croqués, à 50 ans, qui portent chaque jour jusqu a 4 tonnes.

Mais, chez ces gens là, il n’y a que le mot profit qui compte.

Et ils n’ont que faire des produits toxiques, des environnements agressifs, des incivilités morales et physiques, ou encore de la chaleur, du froid, des intempéries que subissent les travailleurs

du bâtiment, des travaux publics ou l’agent postal.

Il y a dans ce concert d'usure au travail, les rythmes contraignants de celles ou ceux qui travaillent en usines, en déplacements.

Et aussi dans ce florilège d’exploitation, le travail de nuit, les horaires décalés, alternés, de ces infirmières ou techniciens de production ou ceux des OS contraints au travail à la chaîne, rythmé par des cadences imposées et infernales.

Non et non messieurs les patrons, le travail laborieux, pénible, fatigant menant au burn out, n’est pas un choix de vie ! Les travailleurs, dans leur grande masse, aspirent à de meilleures

conditions de travail dignes de notre époque.

Alors, agissons contre la pénibilité au travail, avec l’espoir que ce beau combat pour la justice sociale, grandisse et redevienne l’étendard d’une majorité de salariés.

HERVE POLY

Communistes 62 de Décembre 2014 n° 39
Communistes 62 de Décembre 2014 n° 39
Communistes 62 de Décembre 2014 n° 39
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Communistes 62 de Décembre 2014 n° 39
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Elections départementales 2015 : n'oubliez pas de vous inscrire sur les listes électorales avant le 31 décembre !

24 Décembre 2014, 06:48am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Elections départementales 2015 : n'oubliez pas de vous inscrire sur les listes électorales avant le 31 décembre !

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L’alliance sur la base de L'ANTICOMMUNISME primaire… minable [Danielle Bleitrach]

23 Décembre 2014, 21:29pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Villejuif, le 30 mai 201 3. Le parvis au nom de Georges Marchais avait été inauguré il y a 18 mois par sa famille à l’initiative de la précédente municipalité (PCF). (LP/Lucile Métout.) LP
Villejuif, le 30 mai 201 3. Le parvis au nom de Georges Marchais avait été inauguré il y a 18 mois par sa famille à l’initiative de la précédente municipalité (PCF). (LP/Lucile Métout.) LP

Villejuif, le 30 mai 201 3. Le parvis au nom de Georges Marchais avait été inauguré il y a 18 mois par sa famille à l’initiative de la précédente municipalité (PCF). (LP/Lucile Métout.) LP

Mercredi en conseil municipal , la nouvelle majorité (Union citoyenne) de Villejuif qui va de l’UMP aux écologistes a pris l’initiative minable et stupéfiante de débaptiser le parvis Georges-Marchais au profit du cancérologue gaulliste Georges Mathé. Ce lundi, il y a eu une manifestation à Villejuif, mais aussi la réaction de la famille du cancérologue.

Dans un communiqué, sa fille, Catherine Gaston-Mathé, a d’abord remercié la municipalité d’avoir pensé à honorer la mémoire de son père, « précurseur de la cancérologie moderne, pionnier de la greffe de moelle, de l’immunothérapie et de la chimiothérapie des années 1950 aux années 1980, à Villejuif ». Avant de rappeler sa coopération « active » avec Georges Marchais, député de cette circonscription pendant 24 ans. Pour la famille, un seul souhait : « qu’une solution soit trouvée pour honorer les deux Georges et rassembler ainsi toutes les sensibilités françaises ».

Contacté ce lundi après-midi, le cabinet du maire de Villejuif, Franck Le Bohellec (UMP), indique que le démontage n’est « pas prévu aujourd’hui ». « Mais à partir du moment où il y a eu vote du conseil municipal, c’est la démocratie et on ne revient pas sur la décision », a-t-il précisé

Chacun appréciera la conception de la démocratie de ce ramassis d’individus unis sous la seule bannière de l’anticommunisme et celui ne résoud ni les problèmes de la population, ni ceux de la recherche, il est même en général le moyen de masquer les incapacités de ceux qui brassent de l’air et qui seront certainement renvoyé sous peu à leur mesquine et incompétente vision de la France.

Danielle Bleitrach

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CHANGER le pansement ou PENSER le changement ?

23 Décembre 2014, 21:09pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

CHANGER le pansement ou PENSER le changement ?

QUESTIONS POUR UN CHANGEMENT QUI NE VIENT PAS

Et si la contre-productivité c'était nous ?

Alors que l’exaspération est à son comble parce que les gens n’en peuvent plus des promesses trahies et des reniements pleinement assumés par ce gouvernement qui a l’outrecuidance de continuer à se dire "de gauche", alors que (seules) les professions libérales sont toutes dans la rue, vent debout contre les déréglementations envisagées...

Pour être utile au changement, la première des questions à se poser, me semble-t-il, c’est pourquoi le changement ne vient pas ?

Pourquoi l’inertie de toutes ces personnes, toutes celles encore qui n’en peuvent plus, mais ne font rien ?

Voici une liste, non exhaustive, de "moteurs déficients" auxquels il faudrait porter attention :

1) la faiblesse du niveau politique

C’est peu de le dire, la culture politique, culture politique entendue/étendue du sens civique à l’engagement dans un parti, en passant par la connaissance et la réflexion politique ; la culture politique, donc, semble bien ne plus habiter/intéresser nos concitoyens. Les plus jeunes, les nouvelles tranches d’âges et générations montantes.

Les forces du dégoût et du dénigrement sont à l’œuvre, là aussi.Ce qui manque avec la culture politique, à la fois, la matrice, ou le réservoir-référentiel d’idées et de positions, c’est aussi ce qu’elle induit "naturellement" en réflexe de positionnements et d’actions collectifs.

2) une seconde faiblesse s’installe sur cette première déficience, c’est la faiblesse de culture générale

Laquelle offre un champ, royal, aux nouveaux imposteurs qui ont évincé les authentiques détenteurs d’éléments de culture générale absolument nécessaires au débat.

Pour être clair, citons le pseudo historien Lorânt Deutsch, les économistes bien pensants (Lenglet, Seux...), les M. Réponse à tout (Attali), .. tous experts de rien qui, aujourd’hui omniprésents sur les plateaux de radio et de télé, ne contribuent pas peu au brouillage idéologique, au brouillage des esprits en installant, dans la confusion que répandent ces nouveaux Closets, résignation, acceptation de l’ordre établi et présenté comme immuable, etc. Ces nouveaux idéologues va-t-en-guerre combattent, à la fois, sur le champ du politique et du vocabulaire, et des représentations mentales.

Ayant chassé les personnes qui étaient porteuses de positions critiques et alternatives, ils ont gagné la bataille des cerveaux dans lesquels ils ont introduit de toutes autres valeurs que celles que nous continuons à promouvoir : "Ne pas s’emmerder, gagner du fric très vite, consommer, décrocher, frimer...".

Aujourd’hui, les exploités raisonnent avec le langage des exploiteurs/voient le monde avec les lunettes de leurs exploiteurs. Imagine-t-on assez l’ampleur de cette défaite, et, conséquemment, l’immensité du travail de reconquête à entreprendre ?

3) On comprendra aisément, si on les admet, que, face à ces deux premières faiblesses, nos interventions, telles qu’elles sont conçues aujourd’hui, que ce soit en terme d’expression politique, ou de proposition d’action, fassent un "flop" et tombent, très souvent, à côté de la plaque.

Pire : ne jouent-elles pas un rôle répulsif ?

Pourtant, si l’on prend la mesure de l’état d’esprit des gens aux quels on s’adresse, ne devrait-il pas être possible de modifier ces interventions pour leur rendre une meilleure efficacité (à défaut d’une pleine efficacité) ?

A ranger encore dans ce troisième point la "vie moderne", avec tous ses dispositifs, pervers ou non, qui nous habituent à l’efficacité et à l’immédiateté.

Mesurés à cette aune, que valent nos propositions d’actions pour, à défaut d’imposer un changement de société, prétendent empêcher l’application des mesures de régression sociale qui nous sont imposées ?

4) Tous les jours, ou presque, les médias nous abreuvent, nous noient sous un flot de mauvaises nouvelles. Dans tous les domaines : régression sociale, casse économique, corruption et dépréciation du politique, dégradation du vivre ensemble et délitement de la cohésion sociale/du modèle républicain... C’est du sans précédent !

Depuis combien de temps les cerveaux réceptifs n’ont-ils plus été irrigués par l’oxygène de bonnes nouvelles (application de bonnes mesures, succès de luttes syndicales...) ?

Prenons-nous bien compte de cette accoutumance au pire et de ses effets ? N’y participons-pas nous même lorsque nous consacrons une part, non négligeable, de notre temps à relayer/répéter ces mauvaises nouvelles ?

Temps non négligeable peu ou pas suivi d’annonce de contre propositions. Comment les rendre crédibles après coup ?

L’overdose, dans ce domaine-là, ne suscite plus, et depuis longtemps, la colère et la volonté d’en découdre, necontribue plus à la mobilisation. Au contraire ! Sans doute contribue-t-elle à pousser encore un peu plus ceux qui continuent à les recevoir dans un sentiment d’impuissance ou à chercher refuge dans la futilité, l’immédiateté, pour ne plus les entendre, pour s’anesthésier...

Ne sommes-nous pas restés bloqués sur l’indignation ? Que sommes-nous capables de proposer au-delà ?

Les réflexions souvent entendues, du genre : "la catastrophe se prépare", "le F.N. arrive", ne devraient-elles pas nous montrer le danger d’en rester à ce seul stade et, par contrecoup, l’urgence qui nous est faite de proposer une alternative ?

Proposer une alternative, c’est-à-dire, tout à la fois :

Un projet, crédible et accessible pour être mobilisateur, le chemin à emprunter pour le faire advenir. Montrer la porte ne suffit pas, encore faut-il donner la clef pour que l’on puisse l’ouvrir. Refaire vivre la volonté d’en découdre, fabriquer du positif !

Deux autres questions, récurrentes, ne sont pas abordées ici. Elles ne doivent pas être oubliées. Par tous ceux qui ont à cœur de faire vivre, et réussir, le projet de transformation sociale.

1) Le sentiment d’appartenance de classe, à retrouver ! Pour que tous les exploités se regroupent sur des positions de classe pour, à partir de là, et de ces valeurs, reprendre la lutte des classes !

2) Le référentiel idéologique/les mécanismes idéologiques, perfectionnés ;, mis en œuvre, à l’encontre des exploités, pour, à la fois, dissoudre ce sentiment d’appartenance de classe, et déployer des mécanismes d’assimilation et d’intégration à la classe dominante.

Jean-Marc GARDES

source : Le Grand Soir

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Ce que Poutine ne nous dit pas

23 Décembre 2014, 20:51pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Lors de sa conférence de presse annuelle et du marathon de questions et réponses qui a suivi, même aux prises avec ce qui, à tous égards, constitue une tempête parfaite, le président Poutine a affiché un comportement extrêmement mesuré.

Obama arrivant avec un jeu de dames (checkers) de politique étrangère sous le bras à une table où Poutine est devant un jeu d’échecs

Obama arrivant avec un jeu de dames (checkers) de politique étrangère sous le bras à une table où Poutine est devant un jeu d’échecs

Cette tempête parfaite évolue sur deux fronts : une guerre économique ouverte (comme un siège mené à coup de sanctions) ainsi qu’une attaque concertée et secrète menée dans l’ombre, au cœur même de l’économie russe. Pour Washington, l’objectif ultime est clair : appauvrir et dégriffer l’adversaire, pour le forcer à s’incliner docilement devant les lubies de l’Empire du chaos [1]. Et s’en vanter à tout bout de champ jusqu’à la victoire [2].

Le problème, c’est qu’il se trouve que Moscou a impeccablement percé le jeu, et ce, même avant que Poutine, lors de la réunion du club Valdaï d’octobre dernier, ne décrive avec perspicacité la doctrine Obama, en disant que nos partenaires occidentaux sont des adeptes de la théorie du chaos contrôlé.

Poutine a donc parfaitement compris en quoi consistait l’attaque monstre de cette semaine, de type chaos contrôlé. L’Empire dispose d’un pouvoir monétaire massif, d’une influence énorme sur le Produit intérieur brut mondial de 85 000 milliards de dollars et du pouvoir bancaire qui sous‑tend tout ça. Rien de plus facile donc que de faire jouer ce pouvoir, par l’entremise des systèmes bancaires privés, qui contrôlent en réalité les banques centrales, pour lancer une attaque sur le rouble. Ce qu’il faut comprendre, c’est que l’Empire du chaos rêve de faire chuter le rouble d’environ 99 % (anéantissant du même coup l’économie russe). N’est-ce pas là la meilleure façon d’imposer à la Russie la discipline impériale ?

L’option nucléaire

La Russie vend son pétrole à l’Occident en dollars US. Lukoil, par exemple, possède un dépôt en dollars US dans une banque américaine pour ses ventes de pétrole. Pour verser des salaires en roubles en Russie, Lukoil devra vendre ses dépôts en dollars US pour acheter en Russie un dépôt en roubles pour son compte bancaire, ce qui aura pour effet de soutenir la valeur du rouble. La question n’est pas de savoir s’ils accumulent des fonds à l’étranger, cela est une donnée. La seule question est de savoir s’ils ne les font plus revenir en Russie. La réponse est non. Et il en va de même pour d’autres entreprises russes.

La Russie n’est pas en train de perdre ses économies, comme en jubilent les grands médias occidentaux. Elle peut toujours exiger des compagnies étrangères de se délocaliser en Russie. Apple pourrait par exemple y ouvrir une usine de fabrication. Les récents accords commerciaux sino‑russes incluent, entre autres, la construction d’usines en Russie par les Chinois. Vu la dépréciation du rouble, la Russie est en mesure d’exiger des entreprises manufacturières établies dans l’Union européenne de se délocaliser sur son territoire, sous peine de perdre leur accès au marché. Poutine a, en quelque sorte, admis que la Russie avait trop tardé à imposer une telle demande. La chose (positive en soi) est désormais inévitable.

Puis il y a aussi l’option nucléaire (option que Poutine n’a même pas eu à mentionner). Si la Russie devait décider d’imposer un contrôle des mouvements de capitaux ou un congé de remboursement de larges tranches de sa dette venant à échéance au début de 2015, cela équivaudrait au pilonnage du système financier européen (dans le style choc et stupeur). Après tout, une bonne partie du financement des banques et des grandes entreprises russes a été approuvée en Europe.

Pour ce qui est de la Russie elle‑même, l’exposition au risque n’est pas l’enjeu. Ce qui importe, ce sont les liens avec les banques européennes. Un banquier d’affaires me citait l’exemple de Lehman Brothers, qui a provoqué tout autant l’effondrement de l’économie européenne, que celui de la ville de New York (par le jeu des liens d’interconnexion). Et ça, même si Lehman était basée à New York. Ce qui compte, c’est l’effet domino.

Si la Russie devait déployer cette option financière nucléaire, le système financier occidental ne serait pas en mesure d’absorber le choc causé par l’interruption du service de la dette. Et cela prouverait (une fois pour toutes) que les spéculateurs de Wall Street ont érigé un château de cartes tellement fragile et corrompu, que la première vraie tempête aura suffi à le réduire en poussière.

Un seul coup suffirait

Et si la Russie cessait d’assurer le service de sa dette, créant du coup une sainte pagaille, compte tenu de ce que ça représente 600 milliards de dollars ? Ce scénario transparaît dans le fait que les Maîtres de l’univers demandent à Janet Yellen et à Mario Draghi de créer des crédits dans les systèmes bancaires, pour prévenir les dommages indus (comme ceux subis en 2008).

Mais imaginons qu’ensuite la Russie décide de couper l’acheminement du gaz et du pétrole vers l’Ouest (tout en maintenant les pipelines ouverts en direction de l’Est). Les services de renseignements russes pourraient causer des dommages considérables et constants aux postes de pompage, du Maghreb jusqu’au Moyen‑Orient. La Russie pourrait bloquer tout le gaz naturel et le pétrole en provenance des stans d’Asie centrale [3]. Le résultat ? L’effondrement financier le plus gigantesque de toute l’histoire. Et la fin des prétentions à l’exceptionnalisme de l’Empire du chaos.

Il s’agit bien sûr d’un scénario apocalyptique. Mais il ne faut pas provoquer l’Ours, car, ce scénario, il pourrait le réaliser en un éclair.

Lors de sa conférence de presse, Poutine [4] a affiché une attitude vraiment sereine, calme, contenue (et une ardeur à plonger dans les détails), car il sait que Moscou a les moyens d’une autarcie complète. Il va de soi qu’il s’agit d’une guerre asymétrique contre un empire dangereux qui s’écroule. Qu’en pensent les nains intellectuels qui fourmillent au sein de l’administration du canard boiteux Obama ? Qu’ils pourront vendre à l’opinion publique américaine (et mondiale) l’idée selon laquelle Washington (en fait, leurs caniches européens) affrontera une guerre nucléaire sur le théâtre européen au nom de l’État ukrainien en déroute ?

C’est une partie d’échecs. Le raid sur le rouble était censé faire échec et mat. Ça n’a pas marché. Pas quand le coup est porté par de simples amateurs de scrabble. Et n’oubliez pas le partenariat stratégique sino‑russe. La tempête est peut‑être en train de s’apaiser, mais la partie, elle, se poursuit.

Pepe Escobar
Traduit par Jacques

[1] Empire of Chaos: The Roving Eye Collection [amazon.fr, Kindle Edition]

[2] White House Brags Sanctions Put Russia On ‘Brink of Collapse’: Crippling Russian Economy Could ‘Force’ Putin to Obey US (antiwar.com, anglais, 16-12-2014)

[3] Les stans sont les pays dont le nom comporte ce suffixe : Afghanistan, Kazakhstan, Kirghizistan, Ouzbékistan, Pakistan, Tadjikistan, Turkménistan

[4] Putin: Russian economy will inevitably bounce back, 2 years in worst case scenario (rt.com, 18-12-2014)

Source : What Putin is not telling us (rt.com, anglais, 18-12-2014)

Pepe Escobar est l’auteur de Globalistan: How the Globalized World is Dissolving into Liquid War (Nimble Books, 2007), Red Zone Blues: a snapshot of Baghdad during the surge (Nimble Books, 2007), Obama does Globalistan (Nimble Books, 2009) et le petit dernier, Empire of Chaos (Nimble Books).

 

 

 

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Désir de RSA ? Le quart des bénéficiaires subit des privations alimentaires !

23 Décembre 2014, 19:14pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Désir de RSA ? Le quart des bénéficiaires subit des privations alimentaires !

On entend encore trop souvent le discrédit porté sur ceux qui « encaissent » le RSA *.

 

Certains avec dédain, parfois même à la colère excessive, les surnomment les cas-socs.

 

Comme si cette situation de démunis de revenus, de travail était enviable.

 

Que ne faut-il pas entendre pour se dire qu'il vaut mieux parfois être sourd que d'acquiescer ça ?

 

Mais savent-ils ces égarés, à la colère noire qu'un quart des personnes au RSA subit des privations, et pas n'importe lesquelles, celles qui font crier l'estomac causées par une mise à la diète imposée.

 

Cette dure vie de ceux qui ne survivent que de revenu de solidarité n'est pas une chance, mais une indigence, tout le contraire d'une veine, c'est un dépouillement faute d'argent.

 

C'est l'INSEE qui nous confirme ces chiffres terribles où plus du quart des dépourvus subit les restrictions, au point de repousser toujours plus tard les soins pourtant nécessaires quitte à altérer sa santé.

 

Dignité écornée, ces ventres creux sont rejoints par 30% des gens au RSA, au sacrifice épisodique fait pourtant de manques au quotidien.

 

Cela porte en 2012 à 50%, ces « assistés » aux frustrations les plus terribles,

 

2012, c'était ce slogan entendu et attendu, le changement maintenant où ne reste que le maintenant désœuvré.

 

Heureusement, il y a encore dans ce pays une forte majorité pour l’entraide, face à la misère noire, les lumières de la solidarité font front aux égoïsmes et aux mises à l'index.

 

Pas l'aumône que nous voulons mais bien la justice et la dignité, rien ne tombe jamais du ciel pour les déshérités, la vie est un combat.

 

Cela me rappelle ce qu'écrivait le poète Victor Hugo,toujours d'actualité :

 

Comme prêtre, il était de cette espèce d'hommes

Qui, si le sénat vote aux pauvres quelque argent,

Disent : « non pas ! l'état est lui-même indigent ! »

 

«extraits de la fin de Satan»

 

vivre c'est lutter,

 

 

Hervé POLY

 

* RSA : revenu de solidarité active.

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Placé (EELV) regrette que son parti soit celui "des Roms et de la Palestine"

23 Décembre 2014, 19:02pm

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Placé (EELV) regrette que son parti soit celui "des Roms et de la Palestine"

Chasser le naturel, il revient au galop.

Le patron des sénateurs écologistes déplore le penchant "gauchiste" d'Europe-Ecologie-Les Verts.

Le cliché de l'écologiste tiers-mondiste, il ne veut plus en entendre parler. Jean-Vincent Placé, le patron des sénateurs EELV, s'agace dans Le Monde daté de vendredi que son mouvement soit "aujourd’hui devenu le parti des Roms et de la Palestine". "Si l’écologie politique devient l’écologie gauchiste, ça n’a plus d’intérêt", affirme-t-il encore.

Une déclaration qui surprend un dirigeant d'Europe-Ecologie-Les Verts cité par le quotidien : "Jean-Vincent avait appelé les lycéens à manifester pour Leonarda (en octobre 2013, ndlr), ça me fait rire quand il parle de dérive gauchiste".

"Si ça doit passer par une scission..."

Un manque de constance qui ne peut pas être reproché au sénateur sur sa position sur le conflit israëlo-palestinien.

Ce sujet divise de plus en plus EELV.

Boycotté pendant dix ans par les écologistes, le dîner annuel du Crif (le Conseil représentatif des institutions juives de France) a de nouveau été honoré en février 2013, à l'initiative de Jean-Vincent Placé.

Un rapprochement suivi d'un déplacement du sénateur en Israël en juin 2013, accompagné de François de Rugy, son homologue à l'Assemblée nationale.

"Notre déplacement avait suscité des commentaires internes, nous demandant même de ne pas rencontrer d'officiels", confiait le député au Figaro en juillet dernier, au moment des manifestations de soutien à Gaza. "Avant d'être pour la paix, (les écologistes) sont pour la Palestine", s'agaçait alors François de Rugy, illustrant les divergences internes autour de ce débat sensible.

Les Roms et la Palestine, deux exemples qui mettent en lumière le fossé qui se creuse depuis plusieurs mois entre les "écolos-réalistes" (favorables à une participation au gouvernement de Manuel Valls) et les "écolos-gauchistes", tentés par des rapprochements ponctuels avec Jean-Luc Mélenchon et les frondeurs du PS. Mais jusqu'où iront les premiers pour se faire entendre ?

Pour le député François-Michel Lambert interrogé par Le Monde, les "réalistes" doivent "trouver le moyen de faire vivre ce mouvement".

Et "si ça doit passer par une scission, ça le passera". Un défi de taille attend donc la secrétaire nationale du parti, Emmanuelle Cosse, à mesure que l'échéance de 2017 s'approche.

tristan.quinault@metronews.fr

 

 

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Conseil Général 62: Motion pour la Reconnaissance de la Palestine par la France
 Déposée par le Groupe Communiste

20 Décembre 2014, 11:59am

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Conseil Général 62: Motion pour la Reconnaissance de la Palestine par la France
 Déposée par le Groupe Communiste

SESSION DU 17 NOVEMBRE 2014

Motion pour la Reconnaissance de la Palestine par la France
Déposée par le Groupe Communiste

L'ONU a reconnu en 2012 la Palestine comme un État dans ses frontières de 1967 avec Jérusalem est comme capitale.

Aujourd'hui, en France, un pas important vient d'être accompli par les deux assemblées parlementaires
qui ont adopté le projet de résolution visant à reconnaître l'Etat palestinien. C'est un pas
supplémentaire pour la reconnaissance au peuple palestinien de son droit inaliénable de disposer d'un Etat.

Mais aujourd'hui force est de constater que le processus de paix est en échec. Malgré les accords d'Oslo, le gouvernement Israélien continue à violer le droit international en renforçant le processus de colonisation qui morcèle toujours plus le territoire palestinien dans le but de rendre impossible la viabilité d'un Etat.

Récemment et pour la première fois Amnesty International a employé le terme de crimes de guerre pour dénoncer les exactions de l'armée israélienne. Les faits reprochés remontent à l'été dernier lors de l'opération « Bordure de protection » menée contre la bande de Gaza. Amnesty International accuse les forces israéliennes d'avoir délibérément ciblé des civils dans leurs maisons.

Aujourd'hui de nombreux députés palestiniens comme Marwan BARGHOUTI, sont emprisonnés en Israël. Il y a quelques jours encore c'est un ministre palestinien, qui a perdu la vie à la suite de coups assénés par l'armée israélienne. En charge du suivi des questions de la colonisation, il participait à une manifestation pacifique contre le redoublement du processus de colonisation qui se traduit, concrètement, par le vol de terres et la destruction de centaines de vergers et d'oliveraies.

Il faut que cela cesse et que la voie du Droit qui fera respecter les accords et les résolutions de l'ONU soit reprise pour stopper cette escalade dans la violence qui exacerbe les peuples palestinien et israélien.

En cela la France a un rôle à jouer à commencer par la reconnaissance officielle de l'Etat Palestinien comme la majorité des pays dans le monde (plus de 135) l'ont déjà fait.

Tous les militants pour la paix le savent, le gage le plus sûr pour la sécurité d'Israël est la création d'un Etat palestinien indépendant et démocratique. C'est la seule et réelle chance pour les peuples palestiniens et israéliens d'avancer vers une reconnaissance mutuelle et la construction d'une paix durable.

Les conseillers généraux soussignés

Demandent solennellement au Président de la République que la France reconnaisse officiellement l'Etat Palestinien et d'agir en faveur de l'application du Droit International qui reconnaît le droit au peuple Palestinien à un Etat dans ses frontières de 1967.

 

Lucien ANDRIES - André DELCOURT - Daniel DEWALLE -
Yvan DRUON - René HOCQ - Jean-Claude JUDA -
Marcel LEVAILLANT- Martial STIENNE - Jean-Marc TELLIER
Bruno TRONI- Dominique WATRIN

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L'Humanité : Retraités : 800 euros de prime à Noël

20 Décembre 2014, 11:45am

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L'équipe de l'Union départementale de la CGT Pas-de-Calais est mobilisée pour alerter les citoyens.Photo : David Pauwels

L'équipe de l'Union départementale de la CGT Pas-de-Calais est mobilisée pour alerter les citoyens.Photo : David Pauwels

Le ministère de la Santé promet une aide exceptionnelle avant les fêtes pour les nouveaux retraités sans pension depuis des mois.

«C’est plutôt bien ! » a reconnu hier la sénatrice communiste Michelle Demessine à l’annonce d’un déblocage d’une aide exceptionnelle de 800 euros par le ministère de la Santé à tous les retraités dont le dossier en souffrance n’a pas permis le versement de leur pension depuis des mois.

La bonne nouvelle est arrivée à l’issue d’un rendez-vous avec le conseiller du président de la République, qui avait reçu pendant une heure la sénatrice et une délégation d’associations de solidarité (Secours populaire, Secours catholique, Croix-Rouge française, Droit au logement, Restos du cœur et la Conférence Saint-Vincent-de-Paul de Guînes).

Le conseiller les a entendus raconter comment, depuis des mois, des milliers de personnes dans la région Nord-Pas-de-Calais vivent sans revenus à la suite de dysfonctionnements de la Carsat Nord-Picardie. La caisse d’assurance retraite (ex-Cram) est débordée par d’innombrables dossiers en retard de traitement. Les conséquences sont dramatiques.

On veut juste que notre retraite soit versée, juste notre dû

Michel Guillard souffre depuis avril de l’engorgement des dossiers dans le Nord.

Sa femme aussi. « On est à la dérive. La situation est terrible : depuis le printemps, mon mari devrait être en retraite. Mais il n’a touché encore aucune pension. » Son époux a travaillé à l’usine dès l’âge de seize ans.

Aujourd’hui, l’homme est « écœuré ». Il avait cotisé plus que nécessaire lorsqu’il a quitté sa petite société de maintenance industrielle à Dunkerque. Polyarthrite, excroissance osseuse : après une carrière longue, Michel Guillard avait gagné le droit à une retraite à soixante ans. Sa femme a quitté son emploi au même moment pour s’occuper des petits-enfants, parce que « c’était dans l’ordre des choses ». Mais, aujourd’hui, le couple vit avec la prime de départ du mari et « cinq bons de 8 euros par semaine pour aller faire les courses », que lui verse l’assistante sociale. Celle-ci a par ailleurs ouvert un dossier RSA (revenu de solidarité active) depuis deux mois, mais Patricia Guillard n’a « encore rien reçu ».

« À quoi ça sert ? se froisse-t-elle. On veut juste que notre retraite soit versée. On ne demande pas l’aumône. Juste notre dû. »

Une histoire comme celle-là, Patricia Duvieubourg en a rapporté plusieurs au conseiller de l’Élysée. Cette responsable de l’association Saint-Vincent-de-Paul, à Fiennes, dans le Pas-de-Calais, a tiré la première le signal d’alarme.

« D’habitude, ce sont des gens sans travail qui viennent nous demander de l’aide. Pas des retraités. Mais là, ils n’ont plus rien dans le frigo.

À 62-63 ans, certains ont tenté de se suicider. J’ai essayé de joindre les services sociaux dans les mairies, mais ils n’étaient pas au courant… Les retraités sont venus me voir car je leur réponds, je me déplace chez eux : c’est moins impersonnel, ils ont besoin d’humain. La deuxième retraitée qui est venue me voir attendait sa pension depuis neuf mois. C’est injuste, elle avait honte de demander une aide. Beaucoup sont isolés et ne veulent pas que les voisins sachent qu’ils ne peuvent plus payer leurs factures. Ces retraités ont travaillé toute leur vie, ils ne demandent pas la mendicité.

C’est pour moi une atteinte à leur dignité. »

« Nous avons voulu alerter sur les conséquences de cette situation, explique Michelle Demessine. Il ne s’agit pas simplement d’un problème de volume de dossiers à absorber. Mais il s’agit de personnes qui se retrouvent sans rien, sans salaire, ni retraite. Leurs droits sociaux sont interrompus. Certains sont menacés d’expulsion et se sont adressés pour la première fois de leur vie à des associations caritatives et de solidarité pour du secours alimentaire. C’est scandaleux. » Depuis septembre, la sénatrice s’indigne « des délais insupportables » subis par ces retraités pour le versement de leur pension. Il y a trois mois, elle avait écrit à la ministre de la Santé pour demander de leur verser d’urgence « une avance qui sera aisément remboursable une fois qu’ils auront reçu leur retraite ». Mais Marisol Touraine avait assuré que tout allait rentrer dans l’ordre. Malheureusement, la situation a empiré. Même le défenseur des droits s’en était inquiété en début d’année auprès du directeur de la Cnav (Caisse nationale d’assurance vieillesse) et avait demandé de prévoir un dispositif de versement d’avance pour les assurés les plus vulnérables. Sans effet. « Il y a quinze ans, reprend la sénatrice du Nord, les caisses étaient autonomes et pouvaient verser des aides d’urgence. » Mais depuis 1996, les Carsat sont sous tutelle de l’État, qui centralise et évalue les enveloppes régionales. Aux Carsat de rentrer dans les clous. En 2012, un rapport de la Cour des comptes a pointé des erreurs dans les cas traités par la Caisse Nord-Picardie. Des mesures ont été prises : la moitié des dossiers doivent désormais être contrôlés une seconde fois, les fiches de paie des anciennes années revérifiées, etc. En 2014, le nombre de demandes a aussi fortement enflé sous l’effet du papy-boom et des nombreuses « carrières longues » dans la région. Pour examiner les documents, les heures supplémentaires n’ont pas suffi face aux non-remplacements de postes et aux sous-effectifs dénoncés par les syndicats.

Ces points ont été abordés avec le conseiller du président, qui a reconnu l’urgence financière et la désorganisation de la Carsat. « Il s’est engagé à jouer son rôle auprès des ministères et de la Cnav », s’est réjouie Michelle Demessine. Un secours financier des autres régions vers la Carsat Nord-Picardie a été envisagé. Mais le temps presse : des dossiers en souffrance venus du Languedoc-Roussillon, d’Ardèche, de la Creuse commencent à émerger…

KAREEN JANSELME

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Bertrand PERICAUD: Arc International : nouvelles turbulences inquiétantes !

20 Décembre 2014, 11:23am

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Bertrand PERICAUD:  Arc International : nouvelles turbulences inquiétantes !
 

 Lille Le 19 décembre 2014

Communiqué de Presse
 

«L'annonce qui invite P.H.P à réorganiser son tour de table financier pour trouver de nouveaux partenaires financiers, suite au retrait du fond russe, ouvre malheureusement, un nouveau cycle de turbulences difficilement soutenable pour l'ensemble des 5 700 salariés d'Arc International.

A priori, pour l'instant, P.H.P est en capacité de mobiliser 32 millions d'Euros et par conséquent, il manque aujourd'hui 28 millions d'euros pour finaliser le tour de table financier.

Selon nos informations, l'actionnaire américain de P.H.P est actuellement en train d'activer ses réseaux bancaires pour obtenir le montant financier manquant qui serait gagé sur le site américain d'Arc International.

Faute de solution, cette insécurité financière pourrait se traduire par l'échec du plan de reprise en ouvrant la voie vers un redressement judiciaire du groupe.

Dans cette configuration, il est urgent que l'Etat prenne la main sur ce dossier en s'engageant avec la BPI pour compléter le tour de table financier.

D'ailleurs, François HOLLANDE, lors de sa visite dans le Pas-de-Calais s'est
engagé auprès des syndicalistes et des responsables politiques régionaux à intervenir sur ce dossier en corrélation avec la BPI. Les élus régionaux attendent un acte fort du gouvernement sur ce dossier symbolique, et dans ce cadre, le Conseil Régional est disposé à assumer ses responsabilités dans la limite de ses compétences. »

Bertrand PERICAUD

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Hervé Poly : Un choix de vie ?

20 Décembre 2014, 11:16am

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Hervé Poly : Un choix de vie ?

Publié par hervepolypcf62.over-blog.com

 

Ce matin, j'entendais sur une radio le patron des patrons, Pierre Gattaz, tenir des propos renversant sur le compte pénibilité. Tenez-vous bien, « il a osé déclarer le travail posté n'est pas une contrainte mais un choix de vie ».

Quel culot, quel cynisme! Quand j'entends ça, je me dois de vous dire que je n'ai pas seulement envie de claquer le poste.

Car ils savent bien, ces privilégiés de patrons, les ravages de la pénibilité au travail, mais seule compte pour cette caste, la rentabilité de leur rente.

N'est-il pas temps de mettre au centre des débats cette dure réalité subie par des millions de travailleurs ?

Oui, disons-le haut et fort, la pénibilité résulte de sollicitations physiques et psychiques qui se traduit par une morbidité plus élevée, une atteinte à l'intégrité physique et psychique aux conséquences durables et irréversibles sur la santé et l'espérance de vie.

Cette réalité, dont souffrent des millions de salariés, est parfaitement connue et pourtant toujours niée avec arrogance et mépris par le patronat.

Ils connaissent pourtant les efforts physiques lourds, de contraintes articulaires, de positions pénibles, de manutention, de vibrations, de port de charge. Oui ils savent, ce qu'endurent ces livreurs porteurs de charbon, de viande, de colis, usés, croqués, à 50 ans, qui portent chaque jour jusqu'à 4 tonnes.

Mais, chez ces gens là, il n'y a que le mot profit qui compte.

Et ils n'ont que faire des produits toxiques, des environnements agressifs, des incivilités morales et physiques, ou encore de la chaleur, du froid, des intempéries que subissent les travailleurs du bâtiment, des travaux publics ou l'agent postal.

Il y a dans ce concert d'usure au travail, les rythmes contraignants de celles ou ceux qui travaillent en usines, en déplacements.

Et aussi dans ce florilège d'exploitation, le travail de nuit, les horaires décalés, alternés, de ces infirmières ou techniciens de production ou ceux des OS contraints au travail à la chaîne, rythmé par des cadences imposées et infernales.

Non et non messieurs les patrons, le travail laborieux, pénible, fatigant menant au burn out, n'est pas un choix de vie ! Les travailleurs, dans leur grande masse, aspirent à de meilleures conditions de travail dignes de notre époque.

Alors, agissons contre la pénibilité au travail, avec l'espoir que ce beau combat pour la justice sociale, grandisse et redevienne l'étendard d'une majorité de salariés.

 

Hervé POLY

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