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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Pierre Laurent - Public Sénat - 10/02/15

15 Février 2015, 20:35pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

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Départementales : le ministère de l’intérieur recompose la vie politique par voie administrative

15 Février 2015, 20:18pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Le ministère de l’Intérieur a décidé d’étiqueter les binômes des élections départementales selon les intérêts politiques conjoncturels du gouvernement. Les binômes composés de titulaires issus du Parti communiste français-Front de gauche et d’Europe écologie les verts seraient étiquetés « divers gauche », alors que tous les binômes alliant un candidat du PS à un titulaire d’une autre formation de gauche, se verraient qualifiés « d’union de la gauche ». Ainsi le ministère de l’intérieur se permet de recomposer la vie politique française par voie administrative.

Cela aussi pose un problème de respect de la loi électorale. En effet les élections départementales ont été définies par le législateur comme un scrutin où les deux candidats titulaires sont à égalité de droit et de devoir.

Il ne s’agit en aucune manière d’un scrutin de liste comme aux municipales ou aux régionales. Il n’y a donc aucune raison d’effacer l’appartenance politique d’un des membres du binôme au profit de l’autre, ni d’inventer des étiquettes politiques complètement décalées ou inexactes par rapport à la réalité des rassemblements noués au travers des binômes de candidats.

Chaque membre du binôme avec sa formation politique peut légitimement se revendiquer de l’intégralité des voix qui se portent sur leur binôme.

C’est pourquoi le PCF demande au ministère de l’Intérieur d’arrêter de se mêler de politique. Il doit attribuer les voix de chaque candidat à sa formation ou au rassemblement politique auquel il se réfère.

Toute autre solution produirait une comptabilité nationale faussée des voix qui profiterait notamment aux binômes 100% FN dont le score serait ainsi survalorisé.

Le PCF veut croire que le ministère de l’Intérieur renoncera à cette tentation étiquetage arbitraire des binômes pour retrouver le chemin de l’impartialité et de la rigueur au service de l’État.

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Accord au Donbass

12 Février 2015, 17:30pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

La réunion de Minsk s’est donc soldée par un accord, certes fragile, mais qui ouvre pour la première fois une perspective d’espoir pour les populations du Donbass. Ce accord devrait donc donner lieu à un cesser le feu qui s’appliquera le dimanche 15 février à 00h00. Il est clair que des combats importants risquent de survenir jusqu’à cette date. Néanmoins, les conditions politiques marquent une victoire significative pour les Insurgés, mais aussi – plus subtilement – pour la Russie.

Les termes de l’accord.

L’accord prévoit le retrait des armes lourdes dans un rayon de 50 à 150 km suivant la portée et la nature de ces armes, à partir de la ligne de feu actuelle pour les troupes de Kiev et de la ligne de cessez-le-feu du 19 septembre 2014 pour les insurgés. Ceci ne concerne QUE les armes lourdes. Cela signifie que la ligne de séparation réelle sera donc bien la ligne de feu actuelle. C’est une victoire pour les Insurgés. En organisant un repli des lance-roquettes multiples (LRM) et de l’artillerie, cet accord empêchera les forces ukrainiennes de bombarder les zones insurgées, garantissant le retour à la paix pour es populations de Donetsk, Lougansk et des régions environnantes. Ceci constitue une seconde victoire pour les Insurgés. Ceci sera fait dans un délai de 14 jours après e cessez-le-feu, sous la supervision de l’OSCE.

Une large amnistie est prévue pour l’ensemble des crimes et délits commis en relation avec la situation et tous les prisonniers devront être échangés (points 5 et 6). Les forces étrangères, et les mercenaires devront quitter le territoire et être désarmés sous le contrôle de l’OSCE (point 10).

Carte (en russe) du territoire de Novorossiya, la zone contrôlée par les Insurgés

 

Des élections sont prévues « en accordance avec les lois de l’Ukraine » dans les régions insurgées, mais le parlement ukrainien (la Rada) doit voter dans les trente jours après la mise en œuvre de l’accord un texte sur le statut spécial de ces régions. La nature précise de ce statut n’est pas précisée. Mais, il est clair que l’on s’achemine vers un régime de grande autonomie. Il est précisé qu’une nouvelle constitution devra être introduite en Ukraine avant la fin de 2015 devant incorporer le principe de la décentralisation comme un élément clé de cette constitution (points 9 et 11). Les discussions devront se faire avec les représentants des Insurgés. La « note 1 » annexée au document prévoit notamment :

  • Droits linguistiques
  • Doits des autorités locales de nommer les procureurs locaux.
  • Droit du gouvernement central de passer des accords spécifiques avec ces régions concernant leur développement socio-culturel et économique.
  • Reconnaissance par le gouvernement central de la coopération trans-frontière entre ces régions et la Russie.
  • Etablissement d’une milice dépendante des autorités de ces régions.
  • L’autorité des élus ne pourra pas être remise en cause par le parlement ukrainien.

Une fois les élections passées, et la nouvelle Constitution votée (point 11), l’autorité du gouvernement sera restaurée sur la frontière avec la Russie. Ce point pourrait donner lieu à de sérieux accrochages avec les autorités des insurgés.

Globalement, cet accord accorde beaucoup aux Insurgés, tout en maintenant l’apparence d’une autorité ukrainienne sur l’ensemble du territoire. On peut penser que, s’il est appliqué et respecté, il aboutira à la constitution d’une région autonome avec sa propre police, ses propres forces armées, et des relations particulières avec la Russie. C’est un statut proche de celui de la région autonome du Kurdistan en Irak.

Les avantages de la Russie.

La Russie a obtenu que l’Ukraine n’entre pas dans l’OTAN ni dans l’Union européenne. Qui plus est, dans le texte préliminaire à l’accord, elle obtient :

Ce point est important. Il revient à prendre en compte les objections de la Russie quant à l’accord de libre échange entre l’Ukraine et l’UE, et il met fin aux prétentions des Etats-Unis « d’isoler la Russie ». La France et l’Allemagne s’engagent à reconstruire les infrastructures des systèmes de paiements, et l’Ukraine s’engage à reprendre le paiement des prestations sociales qui étaient suspendues aux habitants du Donbass. C’est incontestablement une victoire de la Russie.

Texte complet du préambule de l’accord:

 

La question qui reste en suspens est de savoir donc si cet accord sera appliqué et sera respecté. Ceci dépend dans une large mesure de ce que sera l’attitude des Etats-Unis. Le fait que ces derniers ne soient pas partie-prenante à l’accord laisse planer un doute sur leur volonté d’aboutir à une paix durable en Ukraine. Cet accord est certainement imparfait. Il est de plus notoirement fragile sur certains points, et – à cet égard – l’absence d’observateurs impartiaux (si ce n’est l’OSCE) du cessez-le-feu est une source de craintes. Mais il existe, et c’est cela l’essentiel.

Texte de l’accord en Russe

Комплекс мер по выполнению Минских соглашений

12 февраля 2015 года

1. Незамедлительное и всеобъемлющее прекращение огня в отдельных районах Донецкой и Луганской областей Украины и его строгое выполнение начиная с 00 ч. 00 мин. (киевское время) 15 февраля 2015 года.

2. Отвод всех тяжелых вооружений обеими сторонами на равные расстояния в целях создания зоны безопасности шириной минимум 50 км друг от друга для артиллерийских систем калибром 100 мм и более, зоны безопасности шириной 70 км для РСЗО и шириной 140 км для РСЗО «Торнадо-С», «Ураган», «Смерч» и тактических ракетных систем «Точка» («Точка У»):

– для украинских войск: от фактической линии соприкосновения;

– для вооруженных формирований отдельных районов Донецкой и Луганской областей Украины: от линии соприкосновения согласно Минскому меморандуму от 19 сентября 2014 г.

Отвод вышеперечисленных тяжелых вооружений должен начаться не позднее второго дня после прекращения огня и завершиться в течение 14 дней.

Этому процессу будет содействовать ОБСЕ при поддержке Трехсторонней Контактной группы.

3. Обеспечить эффективный мониторинг и верификацию режима прекращения огня и отвода тяжелого вооружения со стороны ОБСЕ с первого дня отвода, с применением всех необходимых технических средств, включая спутники, БПЛА, радиолокационные системы и пр.

4. В первый день после отвода начать диалог о модальностях проведения местных выборов в соответствии с украинским законодательством и Законом Украины «О временном порядке местного самоуправления в отдельных районах Донецкой и Луганской областей», а также о будущем режиме этих районов на основании указанного закона.

Незамедлительно, не позднее 30 дней с даты подписания данного документа, принять постановление Верховной Рады Украины с указанием территории, на которую распространяется особый режим в соответствии с Законом Украины «О временном порядке местного самоуправления в отдельных районах Донецкой и Луганской областей» на основе линии, установленной в Минском меморандуме от 19 сентября 2014 г.

5. Обеспечить помилование и амнистию путем введения в силу закона, запрещающего преследование и наказание лиц в связи с событиями, имевшими место в отдельных районах Донецкой и Луганской областей Украины.

6. Обеспечить освобождение и обмен всех заложников и незаконно удерживаемых лиц на основе принципа «всех на всех». Этот процесс должен быть завершен самое позднее на пятый день после отвода.

7. Обеспечить безопасный доступ, доставку, хранение и распределение гуманитарной помощи нуждающимся на основе международного механизма.

8. Определение модальностей полного восстановления социально-экономических связей, включая социальные переводы, такие как выплата пенсий и иные выплаты (поступления и доходы, своевременная оплата всех коммунальных счетов, возобновление налогообложения в рамках правового поля Украины).

В этих целях Украина восстановит управление сегментом своей банковской системы в районах, затронутых конфликтом, и, возможно, будет создан международный механизм для облегчения таких переводов.

9. Восстановление полного контроля над государственной границей со стороны правительства Украины во всей зоне конфликта, которое должно начаться в первый день после местных выборов и завершиться после всеобъемлющего политического урегулирования (местные выборы в отдельных районах Донецкой и Луганской областей на основании Закона Украины и конституционная реформа) к концу 2015 года при условии выполнения пункта 11 – в консультациях и по согласованию с представителями отдельных районов Донецкой и Луганской областей в рамках Трехсторонней Контактной группы.

10. Вывод всех иностранных вооруженных формирований, военной техники, а также наемников с территории Украины под наблюдением ОБСЕ. Разоружение всех незаконных групп.

11. Проведение конституционной реформы в Украине со вступлением в силу к концу 2015 года новой конституции, предполагающей в качестве ключевого элемента децентрализацию (с учетом особенностей отдельных районов Донецкой и Луганской областей, согласованных с представителями этих районов), а также принятие постоянного законодательства об особом статусе отдельных районов Донецкой и Луганской областей в соответствии с мерами, указанными в примечании[1], до конца 2015 года. (См. примечание.)

12. На основании Закона Украины «О временном порядке местного самоуправления в отдельных районах Донецкой и Луганской областей» вопросы, касающиеся местных выборов, будут обсуждаться и согласовываться с представителями отдельных районов Донецкой и Луганской областей в рамках Трехсторонней Контактной группы. Выборы будут проведены с соблюдением соответствующих стандартов ОБСЕ при мониторинге со стороны БДИПЧ ОБСЕ.

13. Интенсифицировать деятельность Трехсторонней Контактной группы, в том числе путем создания рабочих групп по выполнению соответствующих аспектов Минских соглашений. Они будут отражать состав Трехсторонней Контактной группы.

Примечание:

Такие меры в соответствии с Законом «Об особом порядке местного самоуправления в отдельных районах Донецкой и Луганской областей» включают следующее:

– освобождение от наказания, преследования и дискриминации лиц, связанных с событиями, имевшими место в отдельных районах Донецкой и Луганской областей;

– право на языковое самоопределение;

– участие органов местного самоуправления в назначении глав органов прокуратуры и судов в отдельных районах Донецкой и Луганской областей;

– возможность для центральных органов исполнительной власти заключать с соответствующими органами местного самоуправления соглашения относительно экономического, социального и культурного развития отдельных районов Донецкой и Луганской областей;

– государство оказывает поддержку социально-экономическому развитию отдельных районов Донецкой и Луганской областей;

– содействие со стороны центральных органов власти трансграничному сотрудничеству в отдельных районах Донецкой и Луганской областей с регионами Российской Федерации;

– создание отрядов народной милиции по решению местных советов с целью поддержания общественного порядка в отдельных районах Донецкой и Луганской областей;

– полномочия депутатов местных советов и должностных лиц, избранных на досрочных выборах, назначенных Верховной Радой Украины этим законом, не могут быть досрочно прекращены.

 

Документ подписали участники Трехсторонней Контактной группы:

Посол Хайди Тальявини

Второй Президент Украины Л.Д. Кучма

Посол Российской Федерации на Украине М.Ю. Зурабов

А.В. Захарченко

И.В. Плотницкий

 

 

Jacques Sapir

Ses travaux de chercheur se sont orientés dans trois dimensions, l’étude de l’économie russe et de la transition, l’analyse des crises financières et des recherches théoriques sur les institutions économiques et les interactions entre les comportements individuels. Il a poursuivi ses recherches à partir de 2000 sur les interactions entre les régimes de change, la structuration des systèmes financiers et les instabilités macroéconomiques. Depuis 2007 il s'est impliqué dans l’analyse de la crise financière actuelle, et en particulier dans la crise de la zone Euro.

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L'eau: Loi pollueurs/payeurs : qui paye la facture

11 Février 2015, 19:36pm

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Le grand bluff de la transition énergétique

9 Février 2015, 18:05pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Le véritable objectif de la transition énergétique est la liquidation du parc électronucléaire pour favoriser l’essor de ruineuses énergies éoliennes et photovoltaïques.

Dans la nuit du 10 au 11 octobre 2014, 35 députés présents à l’assemblée nationale ont voté en catimini la loi de transition énergétique, du moins la seule partie de cette loi qui intéressait les écologistes politiques. On fera semblant, pour tromper l’opinion, de débattre, de sacrifier aux allers retours avec le sénat, mais ce qui était visé a été obtenu d’entrée : la réduction du nucléaire à 50% de la production d’électricité.

Un amendement a été déposé par un député UMP pour supprimer cette limitation. Cet amendement a été rejeté.

Les écologistes ont dormi dans la salle alors que les autres, pour la plupart, étaient partis.

Résultats du vote : 11 voix pour l’amendement, 24 contre.

Terminé. Vive la démocratie !

Tout le reste ne sera que de l’habillage, l’essentiel était ce paragraphe et le rejet de cet amendement. Ainsi, une décision majeure pour l’avenir de notre pays a été prise dans la nuit, par 35 députés (24 contre 11), dans l’indifférence générale. C’est une honte pour la représentation nationale.

Déconstruire la filière nucléaire

La porte est ouverte à la « déconstruction » de la filière nucléaire française. Les études et les développements risquent de péricliter. C’est un mauvais coup porté à un des fleurons de notre industrie nationale.

Dans quelques années, la folie verte va être confrontée à la réalité économique et sociale. Finies les simagrées de l’Allemagne qui prétend nous vendre de l’énergie électrique verte qui, en réalité, vient du lignite, et les contorsions sémantiques de ceux qui font semblant d’y croire.

Nous allons être placés encore plus sous la dépendance des importations d’énergie fossile pour compenser le manque de production nucléaire et les intermittences de l’éolien et du photovoltaïque, comme en Allemagne. Cette inconscience nationale proche de l’anesthésie est favorisée par le grand enfumage des « énergies renouvelables ».

La production d’énergie est pourtant l’un des problèmes majeurs qui conditionnent l’avenir de l’humanité. C’est un enjeu crucial pour la survie et l’indépendance d’une nation, d’une société et d’une civilisation. Personne n’y prête plus attention car nous sommes habitués à une facilité qui est l’héritage du travail acharné des scientifiques et ingénieurs du siècle dernier. La France est le seul pays au monde qui a débuté la vraie transition énergétique, il y a quarante ans, avec le démarrage d’un grand programme électronucléaire pour assurer la production des trois-quarts de son électricité sans émission de gaz à effet de serre. Pourtant, les journalistes et les hommes politiques, tous partis confondus, taisent consciencieusement cette réalité.

Le véritable objectif du débat sur la transition énergétique n’est pas le réchauffement climatique dont tout le monde, et surtout l’Allemagne qui revient au charbon, se moque éperdument, ou la diminution de notre dépendance au gaz et au pétrole… dont la limitation n’est même pas prévue dans le projet de loi.

Le véritable objectif est la liquidation sournoise du parc électronucléaire français limité, lui et lui seul, à 50% de la production d’électricité, pour favoriser l’essor des ruineuses énergies éoliennes et photovoltaïques.

En ces temps de chômage et de pauvreté à la hausse en France, ce gaspillage organisé délibéré fait mauvaise impression. Alors, la garde prétorienne antinucléaire met en avant le ténor médiatique Nicolas Hulot, prétendant qu « on nous a menti sur le coût du nucléaire », que « le coût du démantèlement du parc électronucléaire s’élèverait à plusieurs centaines de milliards d’euros ». Monsieur Hulot, peut sans vergogne contredire le rapport de la Cour des comptes sur le coût du nucléaire de janvier 2012. Il n’a pas besoin d’être sérieux, puisque la complaisance des médias et de certains personnages politiques lui est acquise.

EDF facture environ 14 c€ le kWh aux particuliers, toutes taxes comprises. Dans cette somme, la provision pour le démantèlement est incluse et vaut environ 0,5 centime par kWh. Beaucoup moins que l’énorme taxe de 2 centimes par kWh de la CSPE (en augmentation constante), qui est la taxe destinée à financer principalement le développement inconsidéré des énergies renouvelables, notamment éoliennes et photovoltaïques.

La presse ne diffuse que des papiers à charge contre le nucléaire, souvent avec des arguments d’une grossière indigence, sans possibilité de répliquer. Madame Duflot et ses « centaines de milliers de morts » post-Fukushima1 et Madame Rivasi, reine incontestée de la manipulation des chiffres, ont droit à tous les micros. Nos médias regorgent de déclarations péremptoires et définitives de politico-écologistes qui ne se soucient jamais d’exactitude. On exhibe aussi pour faire bonne mesure, quelques scientifiques de renom, s’aventurant loin de leur champ habituel de recherche ce qui les conduit à faire des déclarations indignes de leur talent. Ce bombardement médiatique permanent, cette « préparation d’artillerie » vise à faire pression sur les décideurs politiques, sur le thème de « l’acceptabilité » par le public.

Justifier la gabegie publique

Tandis que la production industrielle baisse, le public sent quand même bien que ce n’est pas le moment de malmener encore plus notre économie. D’autant plus que le miracle allemand de l’énergie verte semble tourner au désastre, et que le prix de l’électricité y est deux fois plus élevé qu’en France. Alors, on choisit un autre angle d’attaque en soutenant que le coût du nucléaire est sous évalué sur le thème « on nous a menti ».

Il faut en effet justifier à tout prix l’énorme gaspillage d’argent public dans les énergies renouvelables et le manque à gagner (et donc le coût) des fermetures anticipées de réacteurs en parfait état de fonctionner. Les Américains ont repoussé la limite de fonctionnement à 60 ans (au moins) pour la moitié de leur parc nucléaire… (ils étudient même 80 ans).

En France, il n’y a pas de durée de fonctionnement imposée aux réacteurs nucléaires lors de leur construction. Mais nos gouvernants font semblant de ne pas le savoir. Seul l’amortissement des investissements a été calculé sur 30 ans puis 40 ans. L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) renouvelle (ou non) l’autorisation d’exploitation de chaque réacteur tous les 10 ans, et pour 10 ans. Or, parmi les 58 réacteurs en activité, 33 sont des « REP 900 MWe » (mégawatts électriques) qui vont arriver à la visite décennale des 40 ans. Si l’autorisation de prolongation de l’ASN n’est pas donnée pour des raisons politiques, sous couvert par exemple de travaux dispendieux à réaliser, ce sera un gaspillage monstrueux de l’argent public. Ce sont des dizaines de milliards d’euros que la représentation nationale, pour des intérêts inavouables ou par aveuglement, s’apprête à jeter par la fenêtre pour satisfaire des fanatiques écologistes et leurs associés électoraux.

Le grand mensonge consiste à prétendre que les énergies renouvelables (EnR), notamment éoliennes et photovoltaïques, sont en mesure de prendre le relais des énergies fossiles et du nucléaire. Certes, beaucoup de pays d’un niveau de vie comparable à celui de la France n’ont pas de parc nucléaire. Mais la France est le pays industriel ayant l’air le moins pollué, le seul qui ne dépende pas du charbon (directement ou indirectement, par production d’électricité délocalisée en Pologne), celui qui est le moins dépendant du pétrole, et un de ceux où le prix de l’électricité est le moins élevé… au monde.

En fait, développer les EnR, c’est augmenter la proportion d’énergie d’origine fossile dans le « mix » énergétique, puisque au mieux, seulement 30% de l’électricité sera en réalité de l’éolien et du photovoltaïque.

Parmi nos élus, peu ont le courage de présenter la réalité : ou bien on repart sur la consommation des combustibles fossiles, ou bien on a recours au nucléaire. La majorité est toujours dans le « flou artistique » pour donner l’illusion au Français qu’ils pourront vivre de vent et de soleil.

En revanche, nos voisins allemands ont clairement fait le choix du gaz russe et du charbon pour remplacer le nucléaire. Sigmar Gabriel, le ministre de l’Énergie a déclaré2 en juin 2014 : « On ne peut pas à la fois sortir en même temps du nucléaire et du charbon ».

La soi-disant « transition énergétique » est un immense bluff dont l’objectif masqué est de conforter momentanément un montage politique pour satisfaire des extrémistes « verts » et quelques investisseurs, y compris étrangers, bénéficiant d’effets d’aubaine au détriment de notre économie et sur le dos des contribuables français.

ANNEXE : À lire : Quelques données techniques et historiques

 

  1. Le nombre de décès imputables à l’accident nucléaire de Fukushima est et sera égal à zéro (rapport UNSCEAR 2013). Les deux seules victimes dans la centrale, sont deux agents de la centrale noyés par le tsunami. Un amalgame est sournoisement fait avec les nombreuses victimes du tsunami.
  2. AFP le 27 juin 2014. En conséquence, les Allemands sortent du nucléaire et rentrent dans le charbon. Cette phrase était une réponse au patron de la société norvégienne Statoil, Helge Lund, qui avait dit : « Pour nous, il est difficile d’imaginer comment vous (les Allemands) allez remplir vos engagements de réduction d’émissions de CO2. » La réponse de Sigmar Gabriel est limpide : les Allemands ne tiendront pas ces engagements.

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La CGT:Election du Bureau confédéral, de l’Administratrice et du Secrétaire général

6 Février 2015, 16:48pm

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Lors de sa première séance de travail, le Comité confédéral national (CCN) de la CGT réuni les 3 et 4 février vient d’élire un nouveau Bureau confédéral composé de 10 membres. Pour être élu, le Bureau confédéral devait requérir deux tiers des voix représentés.

En votant pour à 88,8 %, les organisations du CCN ont donc élu :

 

                                                                                                                                     

Philippe MARTINEZ   Colette DUYNSLAEGER    Fabrice ANGEI     Gisèle VIDALLET

                                        

Marie SAAVEDRA               Pascal JOLY            Céline VERZELETTI      Grégory ROUX                   

                                                                                                                                                                                                                                                                      

     Denis LALYS                  Virginie GENSEL

Ensuite, le CCN a élu à la majorité Colette Duynslaeger Administratrice de la confédération par 82 % des voix et Philippe Martinez, Secrétaire général par 93,4 % des voix.

Montreuil, le 3 février 2015

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Liberté-hebdo doit vivre et a plus que jamais besoin de tous ses soutiens

6 Février 2015, 16:24pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Liberté-hebdo doit vivre et a plus que jamais besoin de tous ses soutiens

Le Tribunal de Commerce de Lille Métropole a autorisé ce jour, mercredi 4 février, la poursuite de l’activité de notre journal Liberté-Hebdo en ouvrant une nouvelle période d’observation de 6 mois. Cette bonne nouvelle a un prix. Nous sommes contraints, malgré les efforts déjà accomplis, de réduire à nouveau nos effectifs afin de pouvoir faire face aux échéances régulières. C’est donc avec un effectif considérablement réduit que nous devons préparer l’avenir. Nous aurons besoin de toute l’aide de nos amis et lecteurs, de tout l’investissement de celles et ceux qui croient en la nécessité d’une presse libre et indépendante des pouvoirs financiers. Cette liberté a un coût, de plus en plus élevé.

Il s’agit maintenant pour les forces progressistes, les syndicats, les associations, les citoyens, de soutenir l’existence de Liberté Hebdo, le seul journal régional qui porte le fer dans les plaies ouvertes par le capital. Nous allons faire appel à vous d’ici quelques semaines pour gagner de nouveaux lecteurs. Car, sachez-le, Liberté-Hebdo ne vivra que si il est lu. Plus son influence augmente, plus nous aidons à faire progresser les idées nouvelles face à la pensée « dite » unique. Ce journal a été créé pour éclairer le chemin de ceux qui vivent de leur travail, pour leur émancipation. Il est indispensable dans le paysage médiatique régional. Donnons-lui toute sa place.

Franck Jakubek

Directeur de Liberté-Hebdo

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Hommage à Emile Lempereur par Jean Jacques Guillemant, secrétaire de cellule de Beaurains

5 Février 2015, 17:15pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 

Mesdames, Messieurs,

Chers amis, chers camarades,

 

Mon cher EMILE,

 

C'est à toi que je m'adresse en premier...

Une peine immense a envahi tes proches, tes amis, tes camarades quand ils ont appris ton grand départ...

Devant la douleur engendrée, nous, les êtres humains, nous n'avons que des mots en guise de baume...

Il est évident que ces mots seront peu de chose et resteront vains pour effacer notre peine.

Néanmoins, nous espérons de tout cœur qu'ils contribueront à apaiser le chagrin de toute ta famille et de tous des amis :

  • ces mots font vivre ;
  • ces mots sont innocents ;

Des mots comme AMOUR, JUSTICE, LIBERTE.

Des mots comme ENFANT, PARTAGE.

Le mot COURAGE, le mot LUTTE.

Le mot FRERE, que tu aimais tant me donner.

Le mot « CAMARADE », qui t'allait si bien.

Chacun le sait, c'est un joli nom CAMARADE, quand il endosse sa véritable identité...

Toi, fils de mineur, tu es revenu vivre dans ton village natal à l'âge de 11-12 ans.

Très vite, dès ton emploi à Fauvet-Girel, en 1957, tu as adhéré à la C.G.T. puis au Parti Communiste Français.

Toute ta vie, tu es resté fidèle à tes engagements, sans bruit, sans cris, mais sans failles.

Tu as toujours été respecteux de l'opinion des autres dans le cadre de la « LAÏCITE », que tu appréciais par dessus tout : jamais de critiques religieuses, jamais d'expression de racisme ; un exemple de tolérance.

Aujourd'hui, tes amis et tes camarades sont ici, autour de ta famille, très nombreux pour te rendre un dernier hommage.

Ton courage, ta droiture, tes qualités professionnelles, ton sourire malicieux, ta façon de chanter avec tant de cœur « Vénus, mon amie », ton grand cœur t'ont valu leur amitié et leur respect.

Qui ne se souvient pas de tes talents de cuisinier, de nos réveillons pour les Vétérans et de nos parties de pêche !

 

Ton village que tu as tant servi se souvient aussi sans doute :

  • « d'EMILE », pompier volontaire,
  • d'EMILE, garde-chasse,
  • d'EMILE, conseiller municipal,
  • d'EMILE, au club des aînés,
  • d'EMILE, aux ducasses.

 

Au-delà de ton village :

  • nous, tes camarades du JAVELOT,
  • nous, tes camarades du SYNDICAT,
  • nous, tes camarades du Parti, de Neuville, de Beaurains, d'Achicourt, d'Arras...

nous éprouvons une peine immense.

Le vent froid de l'hiver emporte un à un nos amis, ils sont trop vite clairsemés.

Mais je suis sûr que :

  • tous ceux qui sont ici aujourd'hui,
  • tous ceux qui t'ont connu de près, même s'ils ne sont pas présents, …

continueront à te faire vivre avec eux, en eux, dans leur cœur et dans leurs pensées.

Ensemble, nous avons souvent levé le poing et serré les dents.

Nous avons espéré réveiller la terre entière, nous avons lutté pour qu'il fasse bon vivre demain.

Mon cher EMILE, tous tes amis, tous tes camarades ici réunis et moi-même, ton frère de route, nous présentons :

  • à ton épouse, Josiane,
  • à tes fils, Gilles, Régis, Alain, Joël,
  • à tes belles-filles, Florence, Séverine, Anne,
  • à tes petits-enfants, Séverine, Arnaud, Julien, Emilie,
  • et à toute ta famille,

nos fraternelles salutations et nos très sincères condoléances.

Pour terminer mes propos et pour vous tous, j'ai écrit un petit texte en son honneur, texte que je vais vous livrer maintenant...

 

 

Hommage à Emile

 

Le 29 Janvier 2015 – Jean-Jacques GUILLEMANT

 

C'était un être vivant,

Intègre, toujours militant,

Un être luttant pour la fraternité,

Un camarade par nous tous honoré,

Un camarade par nous tous respecté.

 

C'était un être vivant,

Sans se courber au souffle du vent,

Un être qui savait vivre au présent.

Comme la cigale de l'été,

Il aimait boire et chanter

Dans une stridente liberté.

 

C'était un être vivant,

Toujours honnête, jamais dépendant,

Un être aspirant à la plus pure humanité,

Trop tôt disparu pour avoir trop existé.

 

Il y a des lendemains

Qui souvent font souffrir...

Pour ces nouveaux matins,

On ne sait pas quoi dire.

Il y a dans la vie

Des moments de douleur,

Des moments qui pleurent,

Un ami qui s'en va...

 

A cet instant du partir,

On doit se dire

Qu'hier c'est déjà demain,

Que c'est l'instant

De te regarder partir,

Sans te retenir.

 

Tu as défendu de grandes valeurs,

Celles qui sont dans nos cœurs...

Et j'espère qu'en ton honneur,

Tes proches, tes amis se retrouveront

Dans tes pas,

Dans les pas d'un ami qui s'en va.

 

 

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A l'école, la répression ne doit pas remplacer l'éducation

4 Février 2015, 17:53pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Au lendemain des attentats des 7, 8 et 9 janvier, dans un climat "d’union nationale" instrumentalisé par le pouvoir, et sur fond de psychose collective contre "ceux qui ne sont pas Charlie", l’école a montré un visage répressif qui tourne le dos aux valeurs qui sont les nôtres...

Le gouvernement a abondé dans ce sens, notamment François Hollande lors de ses vœux au monde éducatif.

Ainsi, des élèves ont été dénoncés à la justice et pour certains emprisonnés, accusés d’avoir perturbé la "minute de silence", ou d’avoir refusé de la faire, ou encore, accusés d’avoir fait "l’apologie du terrorisme", pour des propos tenus à cette occasion.

Par ailleurs, même des enseignants, comme à Poitiers aujourd’hui, peuvent être sanctionnés simplement pour avoir mené, avec leurs élèves, la réflexion sur les causes du drame, pour avoir répondu aux questionnements des jeunes.

Ces réactions sont complètement disproportionnées et n’ont pas lieu d’être. Au-delà des attitudes provocatrices propres à l’adolescence, les propos et réflexions de certains jeunes nécessitent échanges et éventuelles confrontations, et non pas la répression. Être éducateur, c’est d’abord comprendre le point de vue de l’enfant, du jeune, comprendre ce qu’il exprime et pourquoi il l’exprime, en saisir la part de vérité, pour l’aider à avancer.
Le dialogue et le débat, sur une base rationnelle, doit toujours être la réponse qu’on apporte à la jeunesse, et non la culture de la soumission si chère à tous les forces réactionnaires, du MEDEF au FN.

L’école seule ne changera pas la société, mais elle peut contribuer au mieux vivre ensemble, à condition que les éducateurs que nous sommes restent dans leur rôle, et ne deviennent pas des auxiliaires de police.

La CGT Éduc’action demande au ministère de ne pas utiliser l’institution à des fins punitives. L’avenir est au développement dans la société de politiques sociales contre l’exclusion et les discriminations, et de politiques éducatives qui ne visent pas à imposer des "valeurs" déconnectées du vécu des enfants et des jeunes, mais à faire partager des valeurs communes d’égalité et de respect, et de solidarité contre les injustices.

Montreuil, le 3 février 2015

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Victoire de Syriza en Grèce : Un pavé dans la marre de l'union européenne

4 Février 2015, 17:35pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Il y a des moments où nous aurions tort de bouder notre plaisir et c'est bien le cas avec la victoire en Grèce d'une gauche de changement. Victoire couplée d'une défaite cuisante de la social démocratie et de ce qui est devenu au fil du temps sa complice la droite. Seule ombre au tableau, le score élevé de l'extrême droite « Aube dorée ».

Comment, dans ce contexte, analyser ce qui vient de se passer en Grèce ? Cette question se pose avec la montée en puissance des contestations populaires au Portugal, en Irlande et en Espagne avec Podemos.

Un vent d'espoir et de colère traverse toute l'Europe aux perspectives encore incalculables, souffle porté par des peuples qui tentent dans un rapport de force difficile de reprendre en main leur destin.

J'ai, pour ma part, la faiblesse de penser que cette victoire n'est pas seulement la volonté populaire d'un coup d'arrêt aux politiques d'austérité mais qu'elle porte en elle aussi les germes d'une remise en cause radicale des politiques d'une Europe intégrée à marche forcée à la mondialisation capitaliste.

N'en déplaise aux partisans de tous poils d'une Europe fédérale et supra-nationale, le peuple français a déjà exprimé avec force en 2005 son NON au Traité Constitutionnel Européen (TCE). Nous assistons dans les faits à une remise en cause populaire, profonde et durable de l'UE, devenue force est de le constater le programme commun de la droite et de la social démocratie européenne.

Que cette social démocratie, sous différentes formes, tente de minimiser la nature de la contestation, c'est son rôle. Mais, pour nous, il s'agit de ne pas en rester au simple contast des conséquences de l'austérité mais bien à sa cause.

En quelque sorte, fort de l'expérience des peuples, nous pouvons déclarer aujourd'hui que l'Europe capitaliste porte en elle, l'austérité, comme la nuée porte l'orage, pour paraphraser Jean Jaurès.

Il est sans doute difficile et encore trop tôt pour savoir si, après le cycle du Sud (Amérique latine), c'est celui du Nord (l'Europe) qui s'ouvre.

Une exigence grandit dans toute l'Europe celle d'un respect des souverainetés nationales face à une Europe toujours plus autoritaire et supranationale.

Construire un projet de société qui conteste réellement l'UE et qui ouvre une perspective de changement de société, devient une urgence pour les communistes, pour les progressistes de notre pays.

Hervé POLY

 

 

Victoire de Syriza en Grèce : Un pavé dans la marre de l'union européenne

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FILOCHE démolit MACRON

4 Février 2015, 17:25pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Tout le monde parle de la loi MACRON mais personne n’en parle comme Gérard FILOCHE. Depuis des semaines, il est en guerre contre « cette loi régressiste, la pire loi que la gauche ait proposée ». Selon des sondages, une majorité de Français y serait pourtant favorables. Militant socialiste et ancien inspecteur du travail, Gérard Filoche était dans LÀ-BAS HEBDO le 21 janvier. Emmanuel MACRON était dans tous les autres médias.

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PATRONS ça rime avec MACRON !

2 Février 2015, 17:38pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

PATRONS ça rime avec MACRON !

Pour les patrons, tout est bon dans le Macron !

La loi Macron a suscité beaucoup de débats, en particulier sur le travail le dimanche. Comme on avait déjà traité le sujet, il ne semblait pas nécessaire d’y revenir.
 

Grave erreur ! Loin d’être un fourre-tout à la gloire de la déréglementation, cette loi est une agression frontale contre la classe ouvrière. Des syndicats de la CGT, qui lisent attentivement les textes, ont vu qu’il y avait un loup dans cette loi. « Pas un loup, une meute ! », affirme le syndicat du livre CGT !

En effet, benoîtement, le texte supprime une ligne d’un article du Code Civil. Cet article 2064 n’a que deux phrases, la première est maintenue, la seconde est supprimée. Il est ainsi stipulé que « toute personne, assistée de son avocat, peut conclure une convention de procédure participative sur les droits dont elle a la libre disposition, sous réserve des dispositions de l'article 2067 (relative au divorce, NDLR) ».

 

Cette disposition permet de ne pas recourir au juge dans un litige entre voisins par exemple (« ton arbre fait de l’ombre dans mon jardin, je vais aller le couper »), ou encore entre un client et son fournisseur (je n’ai pas reçu ma commande à temps et j’ai perdu mon propre client). Une « convention de procédure administrative » peut alors être conclue pour régler le litige. Bien sûr, il faut prendre un avocat (ce qui favorise un accord amiable), mais dispense d’un recours judiciaire, procédure qui peut être longue et incertaine.
 

Mais le même article a une seconde phrase: « toutefois, aucune convention ne peut être conclue à l'effet de résoudre les différends qui s'élèvent à l'occasion de tout contrat de travail soumis aux dispositions du code du travail entre les employeurs, ou leurs représentants, et les salariés qu'ils emploient ». C’est-à-dire que, dans un litige entre un salarié et son employeur, aucune « convention de procédure administrative », ne pouvait jusqu’à présent être conclue. Par exemple dans le cas d’heures supplémentaires non payées, d’équipement de protection non fourni ou justement, de travail le dimanche, de travail de nuit, d’augmentation (ou de diminution) des heures ouvrées, etc. Et si le droit du travail n’était pas respecté, c’était aux Prud’hommes de trancher l’affaire.
 

C’est cette disposition que la loi Macron supprime. Ainsi, un salarié est considéré comme ayant « la libre disposition » de son temps de travail et de ses horaires, niant de facto la subordination de l’employé à l’employeur. Si le patron veut le faire travailler le dimanche, notre employé sera prié d’être « volontaire »… sans qu’il ne puisse recourir aux Prud’hommes. Il en va de même pour la modification de la charge de travail et de sa nature. Un efficace chantage au licenciement pourra être convaincant, lui-même pouvant intervenir hors procédure !
 

Dans les faits, c’est l’ensemble du code du travail qui est mis par terre par cette « simple » modification du code civil. On nous a beaucoup chanté que « l’État-providence », c’était fini, terminé. Et bien, pas du tout, au contraire : Macron le réinvente… mais pour le capital !

D.R.

 

CI-DESSOUS LE TEXTE DU PROJET DE LA LOI MACRON :

 

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Syrisa: Une victoire du peuple sur la finance qui ouvre une brèche pour toute l'Europe !

2 Février 2015, 17:04pm

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Syrisa: Une victoire du peuple sur la finance qui ouvre une brèche pour toute l'Europe !
Syrisa: Une victoire du peuple sur la finance qui ouvre une brèche pour toute l'Europe !

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Le Trombinoscope veut dédiaboliser le FN

31 Janvier 2015, 09:22am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Un petit quarteron de sept journalistes, jury du Trombinoscope, a osé décerner, sans état d’âme, le prix de « l’élu local de l’année » à Steeve Briois, maire Front national d’Hénin Beaumont et député européen.

Ils ont fait très fort les Arlette Chabot, Laurent Joffrin, Christophe Barbier, Gilles Leclerc, et autres Bruno Dive, Paul-Henri du Limbert, ou Alberto Toscano pour décerner ce prix le jour même où l’on commémorait le 70ème anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz le 27 janvier 1945.

Il faut dire que l’élu FN n’a pas lésiné pour pouvoir figurer au palmarès du Trombinoscope... Comme par exemple l’expulsion de la Ligue des droits de l’homme de son local héninois, son arrêté anti-mendicité contre les Roms, et bien d’autres exploits qui ont dû compter dans le choix des journalistes membres du jury.

Cette distinction à un édile du parti de la famille Le Pen a toutefois fait sursauter le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, qui a refusé de participer à la remise des prix politiques du Trombinoscope pour ne pas croiser le récipiendaire. La remise des breloques a pourtant bien eu lieu à l'Hôtel de Lassay, résidence officielle du président de l'Assemblée où le président de Public Sénat, Gilles Leclerc a fait le « job ».

Toute honte bue, le jury a expliqué que ce prix au maire frontiste consacrait le fait que « L'année politique 2014 en France aura été marquée par la propulsion visible du Front national non plus seulement dans le débat politique mais sur le plan électoral ».

Cette déclaration ira certainement droit au cœur de nos collègues et amis de Charlie Hebdo et de leurs familles endeuillées, quinze jours à peine après une manifestation de quatre millions de citoyens de ce pays qui ont marché contre toutes les formes de haine, de racisme, de xénophobie et pour la liberté d’expression.

Pour le SNJ-CGT, ce prix décerné est indigne de la profession.
Il appelle le jury des sept "faiseurs d'opinion" à se déjuger et à décerner son prix à la rédaction de Charlie Hebdo. Maintenant.

Montreuil, le 28/1/2015

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Patrick Apel-Muller : la loi Macron contre la liberté d'informer

31 Janvier 2015, 09:19am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Les journalistes de nombreux médias s'élèvent aujourd'hui contre « la protection du secret des affaires » que veut instituer le ministre des Finances" déclare Patrick Apel-Muller, directeur de la rédaction de l'Humanité. "Ils demandent le « retrait pur et simple » de cet article de la Loi Macron qui menace les syndicalistes, les lanceurs d'alerte et la presse" conclut-il. Réalisation : Abrahim Saravaki.

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