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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Articles avec #international

Venezuela : mesonges des médias et réactions de l’Amérique Latine

2 Août 2017, 08:20am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

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Brève explication de ce qu’il se passe au Venezuela ( La propagande neo-libérale doit être corrigée..)

24 Juillet 2017, 17:00pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Brève explication de ce qu’il se passe au Venezuela

Tout comme nous, vous avez sûrement entendu dire qu’il se passe quelque chose au Venezuela ces derniers temps. Comme à chaque fois dans ces cas-là, nous sommes inondés d’informations provenant des médias privés qui ont leurs propres intérêts. Comme toujours, on entend le même refrain, avec des concepts fait pour nous faire peur et non pour nous informer. On utilise directement les grands mots, Répression, Dictature, Censure. Mais nous sommes déjà habitués à lire en filigrane les intérêts de l’oligarchie, des Banques et de l’Empire nord-américain qui se cachent derrière ces informations. Nous allons essayer d’avoir une lecture plus profonde et de comprendre ce qu’il se passe réellement au Venezuela. Il est très important de faire une analyse géopolitique. Tout d’abord il faut savoir que le Venezuela possède les plus grandes réserves de pétrole connues dans le monde. Pour bien comprendre ce qu’il se passe au Venezuela, il faut aller voir ce qu’il se passe chez son voisin du Nord, les États-Unis. C’est une des sociétés les plus consommatrice de dérivés du pétrole dans le monde. Premièrement, en ce qui concerne la consommation d’essence, les États-Unis ont le plus haut pourcentage de véhicules par habitant de la planète, et bien sûr, il y a le besoin d’autres dérivés du pétrole comme les plastiques, les vêtements et les cosmétiques. Pour soutenir cette société dépendante du pétrole, les États-Unis doivent importer 60% du pétrole qu’ils consomment. Essayons d’avoir un regard plus général. D’où vient le pétrole qui est consommé aux États-Unis ? Le Moyen-Orient est une région clé. Les États-Unis importent une partie importante de leur pétrole d’Arabie Saoudite, le Qatar et les Émirats arabes unis. Avec ces alliés, ils ont une stratégie pour avoir une hégémonie politique dans la région. Ce sont donc ces intérêts énergétiques, gaz et pétrole, qui sont derrière la guerre en Irak, les violences actuelles en Syrie, l’occupation en Palestine et l’intervention en Libye. Donc, après avoir analysé tout cela, un calcul très simple nous permet de comprendre pourquoi le Venezuela est si important pour les États-Unis. Le pétrole qui vient du Moyen-Orient passe par le détroit d’Ormuz fait le tour de l’Afrique par le sud jusqu’au Texas. Ce voyage dure de 40 à 45 jours. Alors que le pétrole vénézuélien ne prend que 4 à 5 jours pour arriver aux États-Unis. En comparant les coûts d’acheminement entre le Moyen-Orient et le Venezuela, on comprend mieux quels sont les intérêts Nord-américains dans tout ça. Il est très important de comprendre comment ces intérêts ont déterminés l’histoire du Venezuela. Pendant plus de 40 ans, celle-ci fut déterminée par ce que l’on a appelé le pacte de Puntofijo, un accord politique passé entre les deux principaux partis du pays, action démocratique et Copei (le comité d’organisation politique électoral indépendant). Grâce à ce pacte, ils ont coordonnés un programme politique commun, la seule chose qui changeait c’est l’alternance entre l’un et l’autre parti en fonction des élections. Ces deux partis de droite ont séquestrés totalement la démocratie vénézuélienne pendant plus de 40 ans et ne faisaient que défendre les intérêts de l’oligarchie, laissant le peuple vénézuélien sans aucune représentation politique. Ce qui a permis de garantir un barril de pétrole à bon prix pendant toutes ces années pour le États-Unis. Cela a généré énormément de mal-être au sein du peuple qui a commencé à se manifester de plus en plus et de plus en plus fort. En février et mars 1989, ces manifestations sont arrivés à un niveau extrême et s’est produit ce que l’on a appelé le Caracazo. Ce moment tristement historique pour le Venezuela, où le gouvernement a donné l’ordre de tirer sur les manifestants. Plus de 3000 personnes sont mortes en une semaine. Parmi les dirigeants militaires qui ont refusé de tirer sur les manifestants pendant le Caracazo, il y en avait un très particulier, le commandant Hugo Chávez Frías. Après un essai raté de coup d’état militaire pour faire tomber ce régime assassin de l’oligarchie, le commandant Chávez s’est présenté aux élections, il fut élu en 1998 président de la République de Venezuela. Le gouvernement du Commandant Chávez a signifié un changement historique pour les vénézuéliennes et les vénézuéliens. Tout d’abord grâce à l’énorme renforcement de la démocratie dans le pays. Toutes les institutions de l’État ont été restructurées plus démocratiquement grâce à l’Assemblée Nationale Constituante. En 15 ans de Révolution Bolivarienne, il a été organisé pas moins de 19 élections dont 18 ont été remportées par le processus révolutionnaire. Ce processus de démocratie représentative permanente est renforcé par différents procédés de démocratie participative. Les politiques sociales ont également généré d’importantes avancées, la pauvreté est passée de 54,2% en 1995 à 23,9% en 2012, la mortalité infantile a diminué de 50 %, la santé et la sécurité sociale représentent ensemble 21% du budget de l’État, les inscriptions universitaires sont passées de 800.000 à 2.600.000, il y a 75 universités publiques sur tout le territoire, l’analphabétisme a été éradiqué dans tout le pays. Évidemment, l’empire nord-américain n’est pas resté les bras croisés en voyant que, pour la première fois de son histoire, un gouvernement vénézuélien s’occupait beaucoup plus de son peuple que des intérêts Nord-américain et que le nouveau processus d’unification et d’émancipation de l’Amérique Latine menaçait son hégémonie politique. En 2002, les États-Unis ont clairement soutenu un coup d’état contre le gouvernement démocratiquement élu d’Hugo Chavez. Suite à cette tentative, déjouée grâce à la mobilisation populaire, ils ont fomenté un sabotage économique via une grève du pétrole soutenue par l’oligarchie. Ce nouvel essai de déstabilisation a également échoué. Ce qu’il se passe actuellement n’est autre qu’une nouvelle tentative de déstabilisation.Mais la stratégie actuelle est différente, c’est ce que l’on appelle le “golpe suave“ (coup parlementaire). La première étape est la guerre économique. Malgré les multiples changements dans l’économie du Venezuela, le pays continue à dépendre de manière importante des importations pour satisfaire les besoins de base. L’oligarchie, qui est historiquement responsable de cette situation, essaie maintenant d’en profiter. D’un côté, certains industriels qui font partie de cette oligarchie qui veut en finir avec le processus révolutionnaire génère une pénurie de multiples produits de base, pour créer un mécontentement de la population, d’un autre côté, certains secteurs de l’importation, qui veulent aussi en finir avec le processus, spéculent grâce aux Dollars au lieu de les utiliser pour importer des produits de premières nécessités. Ceci démontre une nouvelle fois le cynisme de cette oligarchie vénézuélienne qui est prête à tout pour reprendre le pouvoir. Maintenant voyons le 2ème et sans doute le plus important des axes du “golpe suave” qui porte sur la manipulation médiatique. L’opposition putschiste vénézuélienne est à double face, l’une qui se montre pacifique et l’autre qui est clairement violente. Certains médias de communication tant au Venezuela qu’à l’extérieur sont devenus l’axe central de cette stratégie de “golpe suave“ en manipulant de façon honteuse les faits qui se passe sur le terrain. Ils veulent faire croire au monde entier que le gouvernement vénézuélien réprime violemment de simples manifestants pacifiques. Mais cette histoire, on ne la connaît que trop bien, nous ne tomberont pas si facilement dans ces pratiques. Si l’on regarde l’histoire de ces dernières années en Amérique latine, on se rend compte que les États-Unis et les oligarchies ne sont pas restés les bras croisés face aux mouvements progressistes, il y a eu tout d’abord le premier essai de coup d’état en 2002 au Venezuela, en 2010, le coup d’État en Honduras qui malheureusement a réussi. Par la suite, ce fut le tour de l’Équateur où, par chance, la tentative de coup d’état en 2010 n’a pas réussi. Mais on ne s’arrête pas là, le gouvernement du Paraguay de Lugo n’a pas eu cette chance et en 2012, il a été victime d’un coup d’état parlementaire et finalement, en 2012 et 2014 il a également été dénoncé des tentatives de coup d’état en Bolivie. Actuellement au Venezuela, l’histoire essaie de se répéter mais nous ne laisserons pas cela arriver. Nous, les peuples d’Amérique Latine, avons beaucoup appris de notre passé et cette fois-ci, nous ne permettrons pas que ni l’empire nord américain, ni les oligarchies nationales réussissent à faire tomber le processus de changement dans lequel nous sommes. Courage et forces compañeros vénézuéliens, ne laissons pas se réaliser ce “golpe suave” !

Publié par Venesol sur vendredi 14 juillet 2017

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MIGRANTS : LIBERTÉ ÉGALITÉ FRATERNITÉ

28 Février 2017, 17:27pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

MIGRANTS :  LIBERTÉ ÉGALITÉ FRATERNITÉ
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La mondialisation capitaliste dans un monde multi-polaire, entre guerre et indépendance des peuples par Pierre-Alain Millet

22 Janvier 2017, 18:40pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Introduction sur les questions internationales de Pierre-Alain Millet

 

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Mercredi 11 janvier 2017, par  pam
 

Les contradictions du capitalisme mondialisé

 

On ne peut penser d’alternative en France pour répondre aux urgences du chômage, de la précarité, de la pauvreté et de la violence sans penser la place de la France dans la mondialisation capitaliste. Car l’instabilité structurelle du capitalisme provoque des crises toujours plus violentes et le diktat imposé à la Grèce dont le peuple avait dit largement NON à l’austérité montre de quoi est capable cette mondialisation. Comment une France cherchant le chemin d’une société plus juste peut-elle construire d’autres relations avec les grandes puissances, avec les pays du Sud ?

 

Tout confirme que les prochaines crises seront plus violentes encore que celle de 2008. Un expert du Fmi déclare « nous ne sommes pas en état d’alarme, mais en état d’alerte », « la croissance mondiale continue, mais à un rythme de plus en plus décevant qui expose l’économie mondiale à des menaces. La croissance a été trop faible depuis trop longtemps ». Le président du comité d’examen de l’OCDE considère que la situation « est pire que ce qu’elle était en 2007 » et que « nous avons épuisé toutes les munitions macroéconomiques dont nous disposons pour faire face aux retournements de conjoncture ». La raison en est l’amoncellement des dettes propulsées notamment par les politiques monétaires : « il a toujours été dangereux de confier aux banques centrales la tâche de régler un problème de solvabilité (…) Cela ne peut conduire qu’au désordre, et aujourd’hui nous atteignons la limite ». The Economist se demande s’il n’y a pas « trop de profit ». Hillary Clinton poussée sans doute par Bernie Sanders dit que l’économie est « truquée » (rigged) car des profits trop élevés « peuvent signaler l’existence d’entreprises plus aptes à siphonner la richesse que d’en créer ».

 

Les échanges mondiaux ont explosés. Ils ne représentaient que 10 % du PIB des USA en 1950 (62G$) et représentent désormais plus que le PIB des USA (19.000 G$). Or, si la mondialisation augmentait entre 1995 et 2008 de près de 7 % par an, le rythme s’est ralenti depuis 2010 (3%), et l’OMC prévoit 2,8% pour 2016.

 

Ce ralentissement révèle peut-être une nouvelle phase de cette mondialisation qui est à la source des chocs politiques du Brexit et et l’élection de Tump. On peut le comprendre mieux en la replaçant dans l’histoire longue.

 

Le capitalisme va toujours de crise en crise en cherchant comment garantir le revenu de la classe dirigeante. Après 1945, la longue phase de reconstruction dans la concurrence avec le socialisme soviétique, s’est faite dans un modèle Keynésien de développement de la consommation. Les communistes Français avaient identifié dès la fin des années 60 les premières difficultés de productivité en même temps que le développement de besoins sociaux nouveaux que symbolisent les luttes des années 60. Le capitalisme dont il ne faut pas oublier qu’il restait largement dominant, mais apeuré par les révoltes de 68, comme par son échec au Vietnam a longuement construit une contre-offensive multi-forme ; alliance avec la chine pour fractionner le camp socialiste, guerre du pétrole à bas prix pour affaiblir l’URSS, remise en cause progressive puis brutale du compromis social au Nord, utilisation de l’islamisme pour mettre en cause les indépendances nationales, guerre idéologique contre le progrès et la croissance, utilisation des questions sociétales pour diviser les peuples et dissocier couches moyennes urbaines et couches populaires. Cette contre-offensive s’est accélérée avec la révolution technologique du numérique, conduite par l’impérialisme dominant.

 

Elle a connu sa grande victoire contre l’URSS et organisé son pillage mafieux. Puis, le choix du développement chinois inséré dans le marché mondial a boosté la mondialisation pendant deux décennies, transformant radicalement le contexte mondial avec un recul du poids des impérialismes dominants… jusqu’à la crise de 2008 qui rappelé à tous ceux qui croyaient en la fin de l’histoire la nature instable du capitalisme.

 

En 2007, l’Institut McKinsey constate que les marchés financiers des économies émergentes ont représenté la moitié de la croissance des actifs financiers totaux. Cette part augmente toujours et les prévisions pour 2050 placent le PIB de sept pays émergents (BRICS + Indonésie, Mexique et Turquie) à 25% au dessus de celui des Etats-Unis, du Japon, de l’Allemagne, du Royaume-Uni, de la France et du Canada réunis. D’ici 2030, la Chine sera leader mondial en PIB et dépenses militaires et technologiques. Elle représentera 30% des investissements mondiaux.

 

Ainsi, la mondialisation ralentit, les pays émergents pèsent d’un poids qui devient déterminant, et d’immenses capitaux cherchent désespérément comment se reproduire. Les grandes bourgeoisies doivent être de plus en plus violentes pour prélever dans les circuits financiers la plus-value extraite du travail globalisé qui leur assure leur niveau de vie, ce qui implique une exploitation toujours plus forte et injuste. Mais cette violence de plus en plus visible ne résout en rien la contradiction. Le capital accumulé est obèse et ne trouve plus à se nourrir. Un développement africain à la chinoise pourrait sans doute lui apporter une ou deux décennies de plus, mais en reproduisant à plus large échelle encontre la contradiction principale. Tant qu’une classe sociale vit de sa possession du capital, elle devient inévitablement vampire, et destructrice pour l’humanité.

 

Vers un monde multipolaire, les risques et les opportunités

 

Le monde apparaît ainsi très loin de la fin de l’histoire annoncée après la chute de l’URSS, un monde multi-polaire dans lequel la domination US rencontre des limites, comme l’illustrent les décisions récentes de la Turquie ou des Philippines contre l’OTAN, le refus des Philippines de laisser les USA organiser leurs manœuvres militaires à partir de leurs bases locales, la mise en cause de ces bases, et surtout l’accord entre la Russie, la Turquie et l’Iran pour la Syrie. Pour la première fois, les USA sont rejetés au second plan dans un conflit militaire, et la place prépondérante prise par la Russie dans ce conflit la conduit à organiser la solution politique, ridiculisant la France et sa diplomatie continuant à chercher les « amis de la Syrie » contre le régime syrien.

 

Le conseil d’intelligence nationale US écrit dans ses scénarios mondiaux d’après 2008 « Les Etats-Unis ne seront plus qu’un parmi un certain nombre d’acteurs importants sur la scène internationale, bien que le plus puissant. » Un économiste cubain analysant les rapports USA, UE et Russie note que si « la Banque mondiale, l’OMC et le FMI sont des institutions à travers lesquelles les États-Unis et l’UE ont tendance à mettre en œuvre de nouvelles formes d’ingérence et de surveillance à l’échelle mondiale ; à l’intérieur, ils ne fonctionnent pas toujours comme un bloc homogène de la puissance. Dans la pratique, ce sont des domaines où la corrélation des forces entre les acteurs a un poids essentiel, et le plus souvent fait pencher la balance en faveur des États-Unis »

 

C’est une caractéristique nouvelle de la mondialisation des années 2000 comparée à celle des années 1900. A l’époque de Lénine, le monde est dominé par le colonialisme de quelques puissances qui extraient de pays sous-développés les richesses naturelles. Mais le « siècle soviétique » a créé les indépendances nationales, le développement d’économies nationales, de bourgeoisies qui ne sont plus seulement « compradores ». Les contradictions ne sont plus entre quelques grandes puissances se (re)partageant le monde, mais plus complexes et plus variées, avec plus d’acteurs significatifs. Et ce siècle a produit la chine, pays d’une NEP généralisée devenue une puissance mondiale incontournable qui investit sur toute la planète sans avoir un seul soldat d’occupation.

 

Ce monde multi-polaire porte les traces profondes d’un socialisme qui a transformé l’histoire, prouvé sa capacité de développement, sa pertinence comme modèle concurrent du capitalisme, sa diversité aussi et sa capacité à s’inscrire dans des histoires nationales, jusqu’à parfois hériter des conflits nationaux historiques. La guerre idéologique de la diabolisation soviétique est d’abord une guerre pour masquer cette actualité du socialisme dont tout indique qu’il reste présent dans les consciences populaires, notamment dans les ex-pays soviétiques.

 

Ce monde multi-polaire est donc très différent de celui qui a vu naître la première guerre mondiale. Mais les risques de conflit majeur sont peut-être plus importants encore, car aux risques liés à la crise capitaliste, aux tensions entre des puissances économiques plus nombreuses, s’ajoutent justement ceux liés à la crise de la domination impérialiste, rapprochant le bloc des puissances historiques face aux puissances émergentes. Cependant les opportunités d’empêcher le recours à la guerre sont sans doute plus fortes elles aussi. Si la guerre est inévitable du point de vue impérialiste, le développement économique au Sud est marqué par les indépendances nationales et les traces du socialisme et n’a pas le caractère colonial du développement occidental. On critique souvent le rôle économique de la Chine en Afrique sans jamais le comparer au rôle que jouait la France il y a un siècle et quelques. La Chine construit des infrastructures, l’accès à des ressources et bien entendu en profite, mais elle n’impose rien militairement, et partout cherchent des accords avec des pays qu’elle traite en pays indépendants.

 

Cela dit, les risques de guerre sont bien réels, et l’accumulation des dépenses militaires le montre. Elles ne concernent pas que les USA. L’OTAN hors Amérique du nord, a été le deuxième plus grand importateur d’armes dans le monde en 2009-2014. Les pays membres de l’UE occupent le second rang dans la production d’armes. Parmi les 10 premiers exportateurs d’armes dans le monde il y a sept membres de l’Union européenne. Il n’y a pas du tout opposition entre l’OTAN et la politique de défense européenne, mais bien complémentarité. Parmi les 20 grandes entreprises de l’industrie militaire, 6 sont de pays membres de l’Union européenne, toutes avec une base commune américaine. Le capital étasunien domine par ses actions dans BAE, EADS et Eurocopter. Il faut noter que cet accroissement des dépenses militaires concerne aussi la chine, même si elle reste encore très loin du niveau de dépenses US.

 

Les risques sont aussi le développement de l’extrême-droite, notamment en Europe, et même de nouveaux fascismes, en Grèce, Ukraine… et les stratégies géopolitiques seront de plus en plus influencées par les nationalismes conservateurs, comme le montre le Brexit. En Ukraine, l’UE a mis en place un pouvoir fascisant, mobilisant des milices nazis au service des oligarques pour lesquels la guerre avec la Russie est vitale pour justifier la catastrophe pour le peuple.

 

Dans ce contexte, l’existence d’un mouvement communiste international est essentiel pour comprendre le monde et agir, connaître les situations nationales indépendamment des médias dominants, identifier les contradictions internes aux impérialismes, mesurer le contenu populaire et/ou bourgeois d’un nationalisme et les liens entre luttes de classes et luttes nationales.

 

La reconstruction du mouvement communiste international

 

La 18° Rencontre Internationale des Partis communistes et ouvriers s’est tenue du 28 au 30 Octobre 2016 à Hanoi, capitale de la République Socialiste du Vietnam, sur le thème ’La crise capitaliste et l’offensive impérialiste- Stratégie et tactiques des Partis communistes et ouvriers dans la lutte pour la paix, les droits des peuples et le socialisme’. Il serait utile de traduire les contributions de nombreux partis. Le PCF était présent, assumant totalement sa position réformiste en expliquant qu’il faut « unir la gauche » quand d’autres partis insistent sur la nécessité de faire la clarté sur le réformisme et le révisionnisme.

 

Fidel Castro disait que les divisions du mouvement communiste international dont la pire a été la querelle sino-soviétique, ont été à l’origine de la crise profonde de ce mouvement et que cela s’est traduit par la chute de l’Union soviétique. Les divisions sont nées des histoires nationales, notamment dans les pays socialistes dont les intérêts propres pesaient sur les stratégies des partis communistes qui les dirigeaient. Les rapports entre PC russe et chinois sont donc une bonne chose, comme la récente délégation du KPFR en Chine pour un long séjour d’étude du socialisme chinois. Il y a un enjeu premier de tirer les leçons du socialisme réel, en URSS, en Chine, à Cuba, au Vietnam, des luttes nationales et des rapports entre forces communistes et forces nationales, pour faire émerger un mouvement communiste international divers mais uni pour l’affrontement avec le capitalisme et la perspective du socialisme et du communisme. De ce point de vue, la position internationale du PCF qui privilégie les relations avec les forces de gauche, c’est à dire les forces réformistes est une catastrophe.

 

Aujourd’hui, l’agressivité des impérialismes et les risques de guerre exigent de remettre au cœur de l’internationalisme l’action pour la paix et l’indépendance nationale. L’appel de la 18eme rencontre internationale porte sur 7 points

 

- Travail théorique et pratique sur la construction du socialisme dans le 21ème siècle.

 

- Commémoration du 100ème anniversaire de la Grande Révolution Socialiste d’Octobre

 

- Commémoration du 150ème anniversaire de la publication de ’Das Capital’ par Karl Marx.

 

- Promotion des échanges entre partis sur les stratégies et expériences pour renforcer le combat contre le capitalisme

 

- Défendre les libertés et les droits démocratiques, contre l’anticommunisme, le fascisme et le néo-nazisme, notamment pour l’anniversaire de la victoire du 9/5/1945

 

- Front anti-impérialiste pour la paix, contre l’OTAN, les armes nucléaires…

 

- Demander la cessation du blocus US contre Cuba, soutenir le droit du peuple Palestinien 

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      Nos rencontres internationalistes de Vénissieux sont une contribution, modeste à l’échelle des enjeux, mais essentielle dans l’état d’abandon par la direction du PCF de l’internationalisme communiste. J’en profite pour vous montrer le cadeau de l’ambassadeur cubain à la section PCF Vénissieux, deux numéros historiques de Gramma, qui est encore l’organe du comité central du parti communiste, ceux de la disparition de Fidel. Il nous les a remis lors de la soirée organisée à Vénissieux en hommage à Fidel, ce grand dirigeant communiste aimé des peuples et craints de ses ennemis, et c’est une grande fierté pour nous.

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La France dans le monde

 

Cet état du monde rapidement brossé est le contexte dans lequel toute transformation politique en France doit s’inscrire. Elle ne peut le faire qu’en sortant des impérialismes dominants, en contribuant à ce monde multi-polaire pour la paix, l’indépendance des peuples, le développement. On ne peut pas ouvrir une perspective politique en France sans un discours clair sur les relations de la France dans le monde.

 

D’abord au plan économique, car tous les Français savent que les conditions des échanges avec les autres pays impactent les prix, les salaires, les emplois, les investissements. L’expérience grecque a ouvert les yeux de beaucoup de communistes, de militants. Pour refuser l’austérité, la casse des services publics, du droit du travail, il faut désobéir à l’Union Européenne. Pour investir là ou c’est nécessaire, sortir de la paupérisation et des inégalités, il faut sortir de la domination monétaire de l’Euro qui ne peut être que la monnaie allemande. Il faut donc sortir de l’Union Européenne, de l’Euro et de l’OTAN. Mais il faut faire attention au fétichisme des mots. Pour aider notre peuple à penser une sortie « par la gauche » du carcan européen, il faut faire vivre une alternative de coopérations et de développement. Refuser la guerre économique que nous impose la mondialisation, c’est refuser aussi la dévaluation compétitive comme arme pour prendre des marchés aux autres. C’est ce que proposent les nationalismes dont celui du FN, non pas se libérer du carcan capitaliste, mais le renforcer, aggraver encore la concurrence de tous contre tous, en cherchant des boucs émissaires pour diviser le peuple face au capitalisme.

 

Non, nous ne proposons pas un isolationnisme. Cuba résistant au blocus, isolée après la chute de l’URSS a tout fait pour développer ses relations avec l’Amérique du Sud, l’Espagne, l’Afrique, la Chine, tout en défendant toujours son indépendance et ses intérêts propres.

 

Notre ami Hervé a publié plusieurs articles détaillés sur l’idée d’un autre modèle de coopération qu’il appelle FRA//BRICS et propose d’étendre à toute la CELAC de l’Amérique Latine. Peu importe le sigle, c’est l’idée d’affirmer qu’une France retrouvant sa souveraineté pourrait contribuer à renforcer et rendre irrésistible ce monde multi-polaire dans lequel l’impérialisme US ne serait plus dominant, en imposant une mondialisation de coopérations au service du développement pour les peuples. Cette France et sa première république sociale chercherait de nouveaux échanges avec ses voisins européens, mais aussi avec ses voisins du Sud, avec cette Afrique dont l’histoire nous rapproche, avec tous les pays qui choisiraient de se dégager des contraintes du FMI pour inventer d’autres outils de coopérations.

 

Cette France devrait rompre au plan politique avec les institutions capitalistes de la mondialisation, et en premier lieu sortir de l’OTAN, rappeler nos armées dans le monde, ouvrir les nombreux dossiers des crimes de guerre occidentaux, et affirmer partout le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Elle devrait porter avec force l’exigence de paix, le désarmement nucléaire, la fin des bases militaires étrangères partout sur la planète.

 

Les 8eme rencontres internationalistes de Vénissieux

 

Les prochains rencontres internationalistes de Vénissieux se tiendront le 25/11/2017, trois semaines après le centième anniversaire de la révolution d’Octobre. Nous proposons d’en faire un événement national sur le premier siècle du socialisme en invitant les partis communistes russes, chinois, cubains, vietnamien…

 

Nous proposons de les préparer en organisant une délégation forte à Moscou autour du 7/11 avec un programme discuté avec le parti communiste russe. Les rencontres du 25/11 seraient alors le premier compte-rendu de cette délégation.

 

Pour conclure, permettez-moi cette citation de Christopher Hill, historien marxistes anglais dans le débat sur la nature de la révolution bolchévique « En 1917, c’est la maîtrise des faits de la part des Bolcheviks qui a été décisive ». « Le parti savait exactement ce qu’il voulait, quelles concessions faire aux différents groupes sociaux à tous les échelons, comment convaincre les masses du bien fondé de l’action, de l’action du parti et de leur propre action. »

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Danger y compris nucléaire ou le complexe de Samson

31 Décembre 2016, 09:12am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Maintenant que je vous ai dit -et je le pense- à quel point l’antisémitisme ordinaire qui émaille certains posts dans les réseaux sociaux est intolérable, je voudrais dire à quel point je considère que l’extrême-droite israélienne porte une lourde responsabilité dans ce qu’il adviendra, d’Israêl et au-delà d’Israël de ce qu’elle est prête à accomplir pour maintenir sa politique irresponsable .

 

Déjà aujourd’hui ce qui est en question est la survie d’Israël alors même que le vote du Conseil de sécurité ne met absolument pas en cause cette existence, simplement une occupation totalement injustifiée des territoires palestiniens et des constructions totalement illégales. Aucune nation représentée à l’ONU ne défend officiellement la fin d’Israêl, mais dans le même temps la vague des opinions publiques va déjà au-delà en délégitimant son existence ; Il n’y a pas réellement de force politique responsable, ni d’Etat pour remettre en cause cette existence,  Mieux ou pire,  personne ne propose même des sanctions et cette indulgence au niveau du droit international, loi d’être une garantie de survie,  accompagne et nourrit une campagne qui exige la fin d’Israël, nul ne peut se masquer ce fait. .Ce qui se passe dans les réseaux sociaux n’est que le reflet de cette avancée de l’opinion vers la fin de cet Etat et le recours aux vieux poncifs de l’antisémitisme, le recyclage du protocole des sages de Sion, la mise en évidence d’une hypothétique domination juive mondial qui substitue les juifs au capitalisme.

 

Dans ce cas comme dans d’autres, face à la remise en cause du droit international cautionnée par l’ hégémonie occidentale en perte de vitesse et l’injustice insupportable qui en résulte sans moyen d’imposer une solution, les monstres surgissent dans cet entre deux. Faute d’une solution politique et de forces capable de l’imposer le pire paraît l’issue inévitable et ne pas le mesurer est une folie.

.
Pendant ce temps, l’extrême-droite israélienne cherche des alliés dans toutes les forces les plus réactionnaires: « nos amis les antisémites »,par exemple  l’entourage suprématiste blanc du futur président des Etats-Unis , Qu’importe si ce sont des antisémites, des nostalgiques des nazis que l’on a pour alliés, pourvu qu’ils soient les inconditionnels de la politique inique d’Israël. « Jusqu’où, comme le disait Abraham Berg, laissera-t-on Hitler déterminer notre destin ». L’extrême-droite a tranché: plutôt Hitler qu’un Etat palestinien. L’extrême-droite mais pas seulement elle, et c’est bien là ce qui a fait le lit, comme partout, de l’extrême-droite, une gauche qui allie à l’impuissance la proclamation vertueuse et les pratiques les plus contestables . .La démocratie  s’exerce dans un club des nantis et dans le mépris des ,exploités et du droit international. Il était si facile alors d’ériger Israël en incarnation de ces espoirs trahis, la deuxième guerre mondiale avait été une duperie et le nazisme jamais éradiqué. Le négationnisme n’était plus seulement dans les mots mais dans les faits.avec la victoire sur le communisme et le soviétisme. .On a interdit aux Russes de participer à la libération d’Auschwitz pour mieux défendre les suppôts de Bandera au pouvoir en Ukraine, sous la bannière étoilée déployée derrière celle de l’OTAN .

 

OUi mais voilà ce qui est programmé au Moyen orient et ailleurs, n’est pas une fin comparable à celle de l’Union soviétique, le cheval de Troie introduit de nuit dans la place dans une forêt de Biolorussie par trois ivrognes faisant aussitôr allégeance aux Etats-Unis. Le compte à rebours du plus sanglant des règlements de compte a débuté et loin de songer à arrêter le minutier des fous furieux accélèrent l’inévitable. Un jour Chomsky a parlé à propos d’Israêl du « complexe de Samson », cette figure légendaire de la bible qui meurt avec ses ennemis sous l’édifice dont sa force herculéenne a fait tomber les piliers de soutènement . Il avait mis en garde sur le fait qu’il y a dans ce mélange détonnant des gens  prêts à faire exploser une bombe atomique..

 

Il est peut-être encore temps de songer à une solution négociée, je l’ignore, mais je crains plus que tout qu’il ne reste plus que le massacre et l’arrivée d’un irresponsable à la maison blanche laisse mal augurer de l’avenir. L’aide qu’il va apporter à l’extrême-droite israëlienne, y compris en installant son ambassade à Jérusalem loin de sauver cet Etat, l’entraîne plus avant vers une explosion généralisée. Obama une fois de plus a préparé le terrain; Non  pas comme on pouvait l’espérer de celui à qui était accordé un prix Nobel anticipé vers   un règlement pacifique,  mais consistant à faire de son successeur une grenade dégoupillée jetée sur un monde malade. Obama l’a fait en se donnant des objectifs impériaux tout en sachant qu’il n’utiliserait pas la force nécessaire pour les réaliser, le discours du Caire était un coup d’épée dans l’eau., il a partout multiplié les foyers de guerre y compris nucléaire.

 

Et c’est pour cela que rien n’excuse le racisme, pas plus que Daech ne justifie la vague anti-musulmane, pas plus l’extrême-droite au pouvoir en Israël, le CRIF qui se prend pour le porte parole des juifs de France, ne justifient l’antisémitisme. qui se développe. L’antisémitisme ne concerne pas que les juifs, il est le moule dans lequel se forgent toutes les haines et leur croissance sans borne, parce qu’il est ancien, parce qu’il n’a pas apparemment aucun signe distinctif et surtout parce qu’il offre à la lutte des classes son double personnage, le révolutionnaire et le capitaliste. Partout dans le monde, faute d’être apte à défendre des solutions de paix et de progrès on assiste au même dévoiement vers la haine, la recherche de boucs émissaires. Et tous y compris ceux qui aujourd’hui croient que la haine d’Israêl est leur victoire en seront les victimes. Parce que le racisme est indivisible et que la boîte de Pandore est ouverte par des gens aux intérêts médiocres de rapaces. Des gens qui veulent qu’un système qui fait eau de toute part perdure. C’est le terrain idéologique sur lequel les extrêmes-droites sont prêtes à sacrifier l’humanité pour que survive le capitalisme.

 

Y a-t-il encore une alternative politique à opposer à ce terrible danger? Qu’en est-il du communisme, d’un veritablde rassemblement autour de la justice et de la paix? Si être communiste à un sens pour moi c’est ce cri célèbre : « Imbéciles, c’est pour vous que je meurs », cette dernière phrase de Valentin Feldman l’adressera à ses bourreaux, aux nazis qui allaient le fusiller au Mont-Valérien.

 

Il ne nous reste plus qu’à tabler   sur la capacité de négociations de puissances régionales, en Asie celles qui tout en ne dénonçant pas les alliances traditionnelles avec les USA freinent des quatre fers à l’idée d’un conflit avec la Chine. Au Moyen orient et dans l’Asie centrale, la mise en oeuvre de négociations qui mettent hors jeu les Etats-Unis et ses alliés, pour confronter des intérêts réels et pas des idéologies vides de sens… Dans quelle mesure la Russie va-t-elle pouvoir nouer un partenariat mutuellement avantageux avec le nouveau président? Toutes ces solutions sont à la fois l’amorce d’un monde nouveau, une alternative à la menace et dans le même temps elles sont doublement fragiles: parce qu’aucune de ces puissances ne peut remplacer l’hégémonie américaine, ce qui peut être une chance mais aussi quand la puissance hégémonique s’accroche à sa domination une faiblesse. Et surtout  parce que ce nouveau monde multipolaire reste celui d’Etats dominés par le capitalisme, ‘insuffisamment ancrés sur la colère des peuples, sur une perspective de progrès réel. Un monde multipolaire basé sur la négociation mais en tenant compte de quels intérêts?

 

Je voudrai enfin ajouter qu’il y a eu une autre résolution à l’ONU : elle a été adoptée par l’assemblée générale des nations Unies. Elle n’a pas opposé les camps habituels mais ceux qui détiennent l’arme nucléaire et les autres qui ont décidé d’une conférence. On n’en a pas beaucoup parlé et pourtant il y a là une prise de conscience qui mériterait une écoute. La Chine est le seul membre du Conseil de Sécurité à s’être abstenue, alors que tous les autres de la Russie aux Etats-Unis, en passant par la france et israêl, tous les pays pourvus de l’arme nucléaire se sont opposés à cette exigence de désarmement. .

 

Danielle Bleitrach

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Poutine considère comme un acte de provocation l’attentat contre l’ambassadeur russe

20 Décembre 2016, 18:45pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Poutine loin de répondre à la provocation maintient la réunion tripartite et charge le service du renseignement extérieur d’assurer la sécurité de la délégation turque mais aussi impose une enquête parallèle et conjointe avec les services turcs sur l’origine de l’attentat (note et traduction de Danielle Bleitrach)
19 décembre 2016 + |

Le président russe Vladimir Poutine a déclaré que l'ambassadeur de Russie en Turquie, Andrei Karlov,

L’attentat contre notre ambassadeur en Turquie, Andrei Karlov, constitue un acte de provocation visant à contrecarrer la normalisation de nos relations avec la Turquie et à entraver une solution au conflit en Syrie, a dénoncé le président Vladimir Poutine.

L’action terroriste  est dirigée contre les efforts conjoints faits par la Russie et la Turquie, avec des nations comme l’Iran, pour  rechercher une solution négociée au conflit de cinq ans en Syrie, a déclaré le chef de l’Etat.

Au cours d’une rencontre avec le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et le chef du Service de renseignement extérieur, Sergueï Narychkine, Poutine a estimé que la seule réponse à ce genre de provocation est de renforcer la lutte contre le terrorisme.

Le président a chargé Narychkine de renforcer la sécurité de la mission diplomatique turque dans ce pays, ainsi que la protection des autres ambassades dans la capitale, et les missions russes à l’étranger.

 Poutine a également considéré qu’il devait exiger du  gouvernement turc des garanties de sécurité supplémentaires pour les membres du personnel diplomatique russe dans cette nation Euro-asiatique, selon la Convention de Vienne.

Trouvons ceux qui ont ordonné et sont à l’origine de l’attentat. Pour cela, le Comité de recherche de la Russie (SKR) va ouvrir une enquête sur ce qui est arrivé à Ankara, a-t-il dit.

En outre, une commission d’enquête commune créée avec la Turquie, depuis l’arrivée d’une délégation de SKR dans les prochaines heures, a déclaré M. Poutine, qui a dit qu’une telle décision était intervenue dans une récente conversation téléphonique avec son homologue turc  Recep Tayyip Erdogan.

La télévision officielle a diffusé l’information sur le fait que  l’attaquant était un policier qui a travaillé pendant quatre ans dans les organes de sécurité.Il a tiré une première fois dans le dos de Karlov, puis à plusieurs reprises quand celui-ci était étendu sur le sol, en criant que  c’était une vengeance pour Alep, dont la partie orientale a été presque entièrement libérée cette semaine par les troupes syriennes, soutenues par la Russie.

La veille, après l’évacuation de plus de 10.000 qui se sont rendus et leurs familles, les radicaux qui devaient être les derniers à sortir de la ville ont attaqué un convoi de bus dans lequel devaient être évacués les civils de deux villages assiégés par eux près de cette ville.

(Con información de Prensa Latina)

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Abdallah d’Arabie saoudite et Fidel Castro : traitements médiatiques antagonistes

12 Décembre 2016, 18:15pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 
Abdallah d’Arabie saoudite et Fidel Castro : traitements médiatiques antagonistes

Janvier 2015, François Hollande présente ses condoléances à la famille régnante à Ryad.

  • Les Echos : Mort du roi Abdallah : Hollande se rend en Arabie saoudite « Ce vendredi, nombreux sont les témoignages du monde entier qui saluent son action, notamment sur Twitter ».
  • Le Parisien : Mort du roi Abdallah : Hollande présente ses condoléances à Ryad « Même si Barack Obama a rendu hommage au roi Abdallah, un homme « sincère » »
  • Le Monde : Plusieurs chefs d’Etat à Riyad après le décès du roi Abdallah « François Hollande, David Cameron et Barack Obama ont notamment présenté leurs condoléances au nouveau roi d’Arabie saoudite, Salman Ben Abdel Aziz ».
  • Le 20 Minutes Décès du roi Abdallah : François Hollande et Barack Obama sont attendus à Ryad
  • France 24 : Décès du roi Abdallah : plusieurs chefs d’État attendus à Riyad « De nombreux dirigeants, dont Barack Obama et François Hollande, sont attendus en Arabie saoudite afin de présenter leurs condoléances au nouveau roi Salmane »
  • BFM TV : Mort du roi Abdallah : Hollande a présenté ses condoléances en Arabie Saoudite
  • L’Express : Mort du roi Abdallah : Hollande présente ses condoléances au nouveau souverain saoudien « Il voulait saluer un dirigeant qui a « profondément marqué l’histoire de son pays ».
  • Libération : François Hollande « salue la mémoire » du roi Abdallah d’Arabie Saoudite « un homme d’Etat dont l’action a profondément marqué l’histoire de son pays et dont la vision d’une paix juste et durable au Moyen-Orient reste plus que jamais d’actualité », selon le communiqué de l’Elysée.
  • Le Figaro : Le roi Abdallah d’Arabie saoudite est mort « François Hollande a rendu hommage au roi Abdallah »
  • Le Point : Décès du roi Abdallah : Hollande ira « présenter ses condoléances »

Décembre 2016, Ségolène Royal s’exprime aux funérailles de Fidel Castro

  • Le Figaro : Ségolène Royal fait l’éloge de Fidel Castro, tollé dans la classe politique
  • Huffington Post : Ségolène Royal défend depuis Cuba le bilan de Fidel Castro : les chiffres qui contredisent la ministre
  • À Cuba lors des funérailles publiques de Fidel Castro, Ségolène Royal s’est attirée les foudres de nombreux responsables …
  • Le Monde : Ségolène Royal critiquée pour son éloge sans nuances de Fidel Castro La ministre de l’environnement a salué « un monument de l’histoire », oubliant les atteintes aux droits de l’homme perpétrées par le régime cubain.
  • Le Point : Cuba : Ségolène Royal défend le bilan de Fidel Castro « Rejetant les accusations de violations des droits de l’Homme à son encontre « .
  • Le Point : À Cuba, Ségolène Royal atteinte de « stalinitude » La ministre de l’Écologie a cru bon d’encenser le régime de l’un des derniers dictateurs staliniens, contre toute évidence et en toute indécence « .
  • France Info : Le Foll reprend Royal après ses propos sur Cuba : « On n’est pas dans une démocratie » La ministre de l’Écologie, Ségolène Royal, a maintenu, au micro de france info dimanche, ses propos de la veille sur l’absence d’une liste de prisonniers politiques à Cuba ».
  • L’Express : Pluie de critiques sur Ségolène Royal après son hommage à Castro « Les réactions les plus vives sont venues de l’opposition, mais aussi d’intellectuels cubains en exil en France ».
  • 20 Minutes : Ayrault désavoue Royal en affirmant que Fidel Castro était « un dictateur »

Rappel : Les droits de l’homme dans les deux pays (Cuba et Arabie Saoudite)

Pour se convaincre qu’en matière des droits de l’homme, il n’existe pas de « symétrie » entre Cuba et Arabie Saoudite, il suffit de comparer les rapports d’Amnesty International :
Pour Cuba,
le rapport 2015/2016 d’Amnesty International nous donne les titres des différents paragraphes suivants : Liberté d’expression et d’association – Arrestations et détentions arbitraires – Prisonniers d’opinion – Surveillance internationale.

Pour l’Arabie Saoudite, le rapport 2015/2016 d’Amnesty International nous donne les titres des différents paragraphes suivants : Conflit armé au Yémen – Liberté d’expression, d’association et de réunion – Défenseurs des droits humains – Lutte contre le terrorisme et sécurité – Arrestations et détentions arbitraires – Torture et autres mauvais traitements – Discrimination – minorité chiite – Droits des femmes – Droits des migrants – Châtiments cruels, inhumains ou dégradants – Peine de mort.

Amnesty International est une ONG dont le siège se trouve à Londres. Elle reçoit des subventions du Royaume-Uni, du Department for International Development, de la Commission européenne et du Département d’État des États-Unis. Il est peu probable qu’elle ait été indulgente avec Cuba qui n’est pas, contrairement à l’Arabie saoudite, partenaire économique et militaire du bloc occidental.

On notera une tentative de bilan nuancé du régime de Castro a été effectué par l’AlterJT

 

« Ce qui a été omis à la mort de Fidel Castro »

Interviewé par l’Humanité Dimanche, le linguiste Noam Chomsky a confié ses impressions sur cette attitude du « deux poids deux mesures ». En résumé il nous dit : « Aux États-Unis, l’ambiance générale a été résumée par le premier titre du « New York Times », lequel indiquait en substance : « Le dictateur cubain est mort ». Par curiosité, j’ai jeté un œil aux archives de ce journal pour voir combien de fois ils avaient qualifié le roi d’Arabie saoudite de « dictateur ». Sans surprise, il n’y avait aucune occurrence… »

« Il y a également un silence absolu sur le rôle joué par les États-Unis à Cuba, la manière dont Washington a œuvré pour nuire aux velléités d’indépendance de l’île et à son développement, dès la révolution survenue en janvier 1959. L’administration Eisenhower a tenté de renverser Castro, puis, sous celle de Kennedy, il y a eu l’invasion manquée de la baie des Cochons, suivie d’une campagne terroriste majeure. »

« Des centaines, voire des milliers de personnes ont été assassinées avec la complicité de l’administration américaine et une guerre économique d’une sauvagerie extrême a été déclarée contre le régime de Fidel Castro. Cette opération, baptisée opération « Mangouste », a culminé en octobre 1962 et devait aboutir à un soulèvement à Cuba auquel Washington aurait apporté son appui ».

Le leader de la révolution cubaine, Fidel Castro, a soutenu des luttes indépendantistes sur le continent africain. De l’Algérie à l’Afrique du Sud, en passant par l’Angola, cet engagement lui vaut jusqu’à ce jour la reconnaissance de nombreux pays. En ce sens sa participation à la lutte anti-impérialiste en a fait l’homme à abattre pour les puissances coloniales. Et les néoconservateurs sont parmi les premiers à tirer à boulets rouges sur Cuba et ses dirigeants. Comme les autres pays de l’Amérique latine, qui sont encore chasse gardée des États-Unis, Cuba a payé très cher la farouche volonté d’indépendance politique en opposition totale avec l’implacable hégémonie américaine prônée par l’idéologie néoconservatrice. L’histoire nous rappelle qu’en 1898 les États-Unis déclaraient déjà la guerre à Cuba et que près de 120 ans plus tard ce n’est pas tant des problèmes démocratiques que les enjeux géopolitiques qui font de Cuba une cible des puissances coloniales conservatrices.

Conclusion

 

Rendons-nous à l’évidence : la classe politico-médiatique dans sa grande majorité a plus de respect pour le roi fondamentaliste d’une pétromonarchie qui finance le terrorisme et pratique l’exécution publique par décapitation que pour l’ex président d’une petite ile des Caraïbes qui vit sous la contrainte d’un embargo économique, commercial et financier extrêmement violent depuis 1962.

 

Évidement si Cuba était le plus gros acheteur d’armes françaises comme l’est l’Arabie Saoudite, nous pouvons facilement imaginer que les rôles seraient inversés. Nous verrions alors Manuel Valls en « VRP » défendre bec et ongle un Cuba pourvoyeur d’emplois avec une indulgence envers les atteintes aux droits humains proportionnelle aux contrats d’armements.

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CETA : 3 minutes pour comprendre une imposture

7 Novembre 2016, 20:05pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Il y a urgence à stopper le CETA, accord de libre-échange entre l’Europe et le Canada. Porteur des mêmes maux que son cousin le TAFTA (accord entre l’Europe et les Etats-Unis), il fait peser de graves menaces sur l’avenir de notre alimentation, de notre santé, du climat et intensifie des risques sur nos démocraties en donnant des pouvoirs démesurés aux multinationales. 
Il est temps d’agir en disant NON à ce traité, signez la pétition 
https://www.foodwatch.org/fr/s-inform...

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Le discours de POUTINE à l’ONU: jugez sur pièces

10 Octobre 2016, 18:46pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

histoireetsociete.wordpress.com

Le discours de Vladimir POUTINE à la tribune de l'ONU

Le président russe Vladimir Poutine a prononcé lundi 28 septembre 2015 un discours historique lors de la 70e session de l'Assemblée générale de l'Onu. Après dix ans d’absence, le dirigeant russe est de retour à la tribune de marbre vert.

Ce que dit Poutine mérite d’être entendu, discuté, c’est une proposition basée sur ce qui fonde le droit international, c’est-à-dire la souveraineté des nations. C’est la vision fondatrice de Kant, de la modernité, et effectivement notre système qui est celui des croisades (avec des prétextes faussement humanitaires) est en contradiction avec ce droit international, donc un danger pour la paix. L’appel répété à une morale dont nous serions nous occidentaux les juges, les gendarmes et in fine les gangsters, s’appuie sur un système de propagande qui mène au désastre. On peut penser ce que l’on veut de Poutine, il est clair que son discours direct, prononcé après un entretien avec le président des Etats-Unis, est réaliste et l’accuser de volonté de domination c’est faire bon marché de l’histoire des agressions mondiales réelles. Le fait par exemple que ceux qui bombardent en Syrie sans accord avec le pays bombardé ce ne sont pas les Russes mais bien les Etats-Unis et la coalition qui viennent de faire échouer un cessez le feu en bombardant l’armée syrienne et en tuant une soixantaine de ses soldats dans leur pays.

Ce discours a été prononcé le lundi 28 septembre (2015) lors de la 70e session de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York, en fin d’après-midi, alors que Barak Obama avait prononcé le sien en début d’après-midi. Cela faisait 10 ans que le président de la Russie ne s’était pas exprimé à l’ONU. Le sujet principal de son intervention concerne la crise du Proche-Orient et la lutte contre le terrorisme islamique.

« Le 70e anniversaire de l’ONU est l’occasion d’évoquer le passé mais aussi de réfléchir à notre avenir commun. En 1945, les pays vainqueurs du nazisme ont uni leurs efforts pour poser des fondements solides à l’ordre mondial de l’après-guerre. Je rappellerai que c’est dans mon pays en Crimée, à Yalta que se sont réunis les dirigeants de la coalition anti-hitlérienne pour décider de la création de l’ONU et des principes régissant les relations entre les États. 

Le traité de Yalta est donc né d’énormes souffrances, il incarne le pris payé par des millions de gens qui ont perdu la vie pendant la guerre; deux guerres mondiales qui ont ravagé la planète au XXème siècle. Et soyons ici objectif, c’est ce système qui a aidé l’humanité à traverser des événements turbulents aux suites parfois dramatiques et qui a préservé le monde de bouleversements plus grands encore.

L’Organisation des Nations-Unies est sans pareil pour ce qui est de son universalité et de sa représentativité. Or ces derniers temps l’ONU est le plus souvent critiquée parce qu’elle manquerait d’efficacité (…)

V.Poutine

« Ceux qui sont au sommet de la pyramide »

Nous savons tous qu’après la fin de la guerre froide, il n’y a eu plus qu’un centre de domination dans le monde entier et ceux qui étaient au sommet de la pyramide se sont dit: puisque nous sommes aussi forts et exceptionnels, personne ne sait mieux que nous ce qui est possible, ce qu’il faut faire et par conséquent il n’y a plus à rendre compte aux Nations-Unies, puisqu’il arrive très souvent que cette organisation gêne et ne fasse que mettre des bâtons dans les roues au lieu de faire adopter des décisions afin de légitimer les actes nécessaires. Des rumeurs ont surgi alors, disant que l’Organisation des Nations Unies dans la forme sous laquelle elle avait été créée a déjà rempli sa mission historique et était devenue obsolète. Naturellement le monde change et l’ONU doit aussi s’adapter à cette transformation. La Russie est prête à contribuer à cet effort avec ses partenaires sur la base d’un large consensus, mais nous considérons comme étant extrêmement dangereuses les tentatives qui visent à ébranler l’autorité et la légitimité des Nations unies. Cela risque à conduire à l’effondrement de toute l’architecture des relations internationales. Dans ce cas il ne resterait plus aucune règle sinon le droit du plus fort. Ce serait un monde dans lequel l’égoïsme se substituerait au travail d’équipe. Un monde dans lequel il y aurait de plus en plus d’oppression,  et de moins en moins d’égalité des droits, de démocratie réelle et de liberté, un monde dans lequel au lieu d’États véritablement indépendants existeraient des régimes qui, de facto seraient des protectorats et des territoires contrôlés de l’extérieur.

Pour un nouvel ordre mondial multipolaire

Comment définir la souveraineté nationale dont mes collègues ont déjà parlé ? Avant tout la question de la liberté, liberté de choix pour chaque individu et chaque État. Il se pose aussi la question de la légitimité étatique. Il ne faut pas jouer ici avec les mots. Chaque terme de droit international, chaque dossier de droit international doit être clair, transparent et se fonder sur des critères qui sont compris de manière uniforme.  Nous sommes tous différents et c’est là quelque chose qu’il faut respecter. Personne n’est obligé de s’adapter à un mode de développement unique qui serait reconnu une fois pour toutes par quelqu’un comme étant le seul valable. Nous devons tous garder présent à l’esprit le passé.

« L’histoire de l’Union soviétique n’a pas servi de leçon »

Ainsi il faut se souvenir de l’histoire de l’Union soviétique. Lorsque l’on exporte des expériences sociales, lorsque l’on exporte ses propres clichés idéologiques pour obtenir des changements dans tel ou tel pays on débouche très souvent sur des conséquences dramatiques, et sur un recul plutôt que sur un progrès. Pourtant on a l’impression que certains préfèrent répéter les fautes des autres plutôt que d’en tirer les leçons.

Aujourd’hui il s’agit de l’exportation des soi-disant révolutions démocratiques. Une exportation qui se poursuit. Il suffit de voir de plus près ce qui se passe au Proche-Orient et en Afrique du Nord dont ont aussi parlé les interlocuteurs précédents. Naturellement dans ces régions se posent des problèmes d’ordre politique et social et les populations souhaitaient un changement. Mais que s’est-il passé ?

« Les soi-disant révolutions démocratiques »

L’intervention agressive extérieure n’a guère débouché sur des réformes des institutions de l’État, le mode de vie tout entier a été anéanti et plutôt que le triomphe de la démocratie et du progrès, on a pu voir la pauvreté, la violence et la catastrophe sociale. Et les droits de l’homme, y compris le droit à la vie ont été gravement oubliés. On a envie de demander à ceux qui sont à l’origine de tout cela : est-ce que vous prenez au moins conscience de ce que vous avez fait ? Mais je crains que cette interrogation ne reste lettre morte, car les politiques qui se basent sur la confiance en soi excessive, le principe d’exclusivité et la certitude d’impunité, perdurent.

Il est alors évident que la vie politique qui s’est instaurée dans certains pays du Proche-Orient et de l’Afrique du Nord ont eu comme répercussion la création de zones d’anarchie qui ont immédiatement commencé d’attirer extrémistes et terroristes. Des dizaines de milliers de terroristes sont déjà venus combattre sous les drapeaux de ce qu’on appelle l’Etat islamique. Avec parmi eux d’anciens soldats irakiens qui en 2003 se sont trouvés à la rue à la suite de l’invasion militaire en Irak.

Le recrutement était même organisé par le biais de la Libye dont les structures étatiques ont été démantelées suite à la violation flagrante de la résolution 1973 du Conseil de Sécurité des Nations-Unies. En ce moment des membres de l’opposition syrienne dite modérée et soutenue par l’Occident adhèrent à  ces mouvements radicalisés. On leur donne des armes, on leur fournit une formation militaire et ensuite ils se retrouvent du côté de l’Etat islamique.

« L’Etat islamique lui-même n’a pas surgi de nulle part »

L’Etat islamique lui-même n’a pas surgi de nulle part. Il a été au départ nourri et choyé car apparaissant comme outil de lutte contre des régimes laïcs indésirables. Une fois sa ligne de déploiement acquise en Syrie et en Irak, l’Etat islamique continue inexorablement sa progression vers d’autres territoires pour assurer sa domination sur le monde islamique et au-delà. Son intention est manifestement loin de se borner à ces projets. L’état de chose actuel est donc plus que dangereux. Il est hypocrite et irresponsable de dénoncer solennellement la menace du terrorisme international tout en fermant les yeux par ailleurs sur ses canaux de financement et les soutiens au terrorisme. Notamment le trafic de drogue, la contrebande de pétrole et d’armes. Il est aussi irresponsable de manipuler ces réseaux extrémistes afin de les engager à ses propres services pour défendre ses propres fins politiques, tout en espérant ensuite leur régler leur compte et les anéantir.

Ceux qui se comportent ainsi doivent l’entendre mesdames et messieurs, vous avez affaire là à des gens cruels, mais absolument pas stupides pour autant et pas primaires. Ils ne sont pas plus bêtes que vous et on ne sait pas en définitive qui manipule qui ?

Les données récentes sur les transferts d’armes à l’opposition « modérée », entre guillemets, en sont la meilleure preuve.

« Flirter avec les terroristes »

Nous considérons que toute tentative de flirter avec les terroristes ou de les armer est une approche myope qui risque de provoquer l’incendie et de faire déborder la menace terroriste qui pourrait se propager à de nouvelles régions de la planète. D’autant plus que dans les camps d’entrainement de l’Etat islamique se retrouvent des combattants en provenance d’un peu partout, y compris de pays européens.

Malheureusement et je le dis très clairement, la Russie ne fait pas exception, on ne doit pas tolérer que les criminels qui ont déjà flairé le sang puissent aussitôt revenir chez eux et continuer leur œuvre sinistre. Nous ne souhaitons pas que cela se passe ainsi et je pense que personne ne le souhaite.

La Russie soutient « l’Irak, la Syrie et d’autres pays »

La Russie s’est toujours prononcée de manière ferme et conséquente contre le terrorisme sous toutes ses formes. Aujourd’hui nous apportons notre soutien militaire et technique à l’Irak, à la Syrie et à d’autres pays de la région qui mènent le combat contre les groupements terroristes. Nous pensons que c’est une grave erreur de refuser de coopérer avec les autorités et l’armée gouvernementale syrienne, alors qu’ils font preuve de beaucoup de courage en affrontant la terreur. Il faut dire aussi qu’il n’y a plus personne d’autre en Syrie qui mène le combat contre l’État islamique et autres organisations terroristes, sinon l’armée gouvernementale du président Assad.

Nous savons les problèmes de la région, nous savons ses contradictions, il faut partir de ces réalités. Chers collègues, je dois aussi souligner que cette approche honnête et directe a été récemment utilisée comme un prétexte pour accuser la Russie de faire montre d’ambitions croissantes, comme si ceux qui le disaient n’avaient pas eux-mêmes des ambitions [dit-il d’un air ironique]. De fait il ne s’agit pas ici des ambitions de la Russie, chers collègues, mais du fait qu’on ne peut tolérer la situation qui est en train de se développer dans le monde.

« Création d’une véritable  coalition contre le terrorisme »

Dans la réalité nous proposons de suivre les valeurs et les intérêts communs et non pas de nous inspirer d’ambitions quelconques et d’unir nos efforts sur la base du droit international pour résoudre les problèmes qui se posent et pour créer une véritable coalition à portée mondiale contre le terrorisme qui pourra rallier des forces prêtes à agir comme on l’a fait contre le nazisme.

Naturellement les pays musulmans sont les pays clef de cette coalition car non seulement l’État islamique représente une menace directe, mais bien au-delà par leurs crimes sanglants, ils sont les terroristes profanes d’une des plus grandes religion qui soit, l’Islam. Les idéologues et combattants islamiques se moquent de l’Islam et le dénaturent. J’en profite pour lancer un appel aux maîtres spirituels du monde musulman. Plus que jamais aujourd’hui nous avons besoin de votre autorité et de vos prêches pour prévenir la démarche inconsciente de ceux qu’on essaye de recruter, mais aussi pour essayer de venir en aide à ceux qui se font duper et qui, dans certaines circonstances, se sont retrouvés dans les rangs terroristes. Il faut les aider à revenir à la vie normale, à déposer les armes et à mettre fin à leur (?). Dans quelques jours la Russie va présider une réunion du  Conseil de sécurité qui sera consacrée à l’analyse en profondeur des menaces qui existent dans l’espace du Proche-Orient. L’idée est avant tout de discuter d’une nouvelle résolution visant à coordonner les démarches de toutes les forces qui font face à l’Etat islamique et à d’autres structures terroristes.

Je le répète une telle coordination doit se fonder sur le respect des principes inscrits dans la Charte des Nations-unies. Nous comptons que la communauté internationale saura élaborer une stratégie globale de stabilisation politique et de redressement social et économique du Moyen-Orient.

« Il ne sera plus nécessaire de construire des camps pour les réfugiés »

Alors, mesdames et messieurs, il ne sera plus nécessaire de construire des camps pour accueillir les réfugiés. Aujourd’hui une personne sur cinq a quitté son pays d’origine déferle sur les pays voisins et d’abord dans l’Europe et on les compte déjà par centaine de milliers et bientôt par millions. Il s’agit d’une nouvelle et tragique grande vague de migration et des leçons à tirer notamment pour les européens.

Je voudrais souligner que les réfugiés sans aucun doute ont besoin de compassion et de soutien, mais pour venir à bout de ce problème il n’y a d’autres remèdes que de rétablir les structures de l’Etat là où elles ont été anéanties. Ceci par le renforcement des institutions étatiques encore intactes ou en cours de reconstitution. Grâce aussi à la fourniture de l’assistance militaire, économique et matérielle pour les pays en difficulté et naturellement  par une assistance apportée aux personnes qui malgré les épreuves ne quittent pas leurs pays.

« Assistance aux personnes qui ne quittent pas leurs pays »

Il va de soi que toute assistance apportée aux états souverains ne doit pas leur être imposée, mais doit être proposée en pleine conformité avec la charte des nations unies. En d’autres termes, tout ce qui est fait, tout ce qui sera fait doit l’être conformément aux normes du droit international et doit être approuvé et doit être appuyé par l’ONU. Tout ce qui va à l’encontre de la charte universelle doit être rejeté.

Et avant cela il est essentiel de reconstituer les structures gouvernementales en Libye et soutenir le gouvernement. (…) »

Le retour de la guerre froide et Ukraine

Ensuite Vladimir Poutine déplore la manière de penser bloc contre bloc comme au temps de la Guerre froide qui domine actuellement avec l’élargissement de l’OTAN. Tôt ou tard, selon lui, cette logique devait mener à une crise géopolitique, comme avec l’Ukraine où une guerre civile a été déclenchée. Il traite rapidement le sujet de l’Ukraine et de la révolution Orange orchestrée depuis l’extérieur, avec la volonté manifestée du respect des accords de Minsk et de tenir compte des droits des populations du Donbass pour que l’Ukraine soit un Etat civilisé, un maillon entre l’Europe et l’Asie.

« Un petit cercle d’amis décident en cachette »

Il déplore la façon sournoise qui transgresse les lois internationales concernant les sanctions unilatérales qui sont devenues la norme et servent à supprimer des concurrents. Des unions se créent, dit-il, sans consulter les habitants des différents pays. Tout se fait en cachette, on nous met devant le fait accompli. « Il s’agit d’un réel petit cercle d’amis qui décide »

La Russie propose d’harmoniser les différents projets économiques fondés sur des règles uniques.

Quant au changement climatique, nous voulons que la conférence sur le climat de Paris porte ses fruits, dit-il.(…)

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Ce discours de Vladimir Poutine, a été retranscrit au mot-à-mot, pour sa majeure partie, tel qu’il a été diffusé en direct selon la traduction orale instantanée de l’ONU. E.D.

 

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DANGER DE GUERRE – Le Chef d'État-Major de l'armée US menace la RUSSIE

10 Octobre 2016, 18:41pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Le général Mark Milley, chef d'État-Major de l'Armée de Terre américaine (source :Fawkes News )

Le général Mark Milley, chef d'État-Major de l'Armée de Terre américaine (source :Fawkes News )

Le Chef d'État-Major de l'armée américaine menace violemment la Russie: "nous allons vous stopper et nous allons vous battre plus durement que vous ne l'avez jamais été auparavant"

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La rhétorique anti-russe est très en vogue ces derniers temps, surtout Outre-Atlantique mais aussi en Europe. Mais celle-ci est sans précédant et dépasse tout entendement. A défaut de sortir de la bouche d'un président sortant, cette déclaration sonne en tout point comme une réelle déclaration de guerre de l'armée américaine à l'attention de la Russie.

Ces mots ont été prononcés dans ce discours prétentieux et va-t-en-guerre du Chef d'État-Major de l'Armée américaine qui voudrait clairement embarquer la Russie dans un conflit ouvert. Il cite également une déclaration qu'aurait fait un ambassadeur russe que je n'ai pourtant trouvé nulle part sur la toile (intox?). Milley ne cite aucune référence précise sur les circonstances de cette déclaration choc. Il s'en sert néanmoins pour justifier sa rhétorique guerrière bien rodée.

 

Aujourd'hui, « Nous n'avons jamais été aussi proche d'une 3ème guerre mondiale », c'est un fait. Si la tension ne redescend pas rapidement, nous aurons beaucoup de chance si l'année se termine sans encombre. Les mondialistes veulent une guerre mondiale à tout prix et ils semblent très décidés à l'obtenir. Bien évidemment, en cas de guerre avec la Russie et en vertus des traités de l'OTAN, la France devra sans sourciller se ranger du côté des Etats-Unis et ses citoyens devront se résoudre à mourir pour la gloire de l'impérialisme américain et quelques psychopathes mondialistes. Sentez-vous venir l'odeur du souffre?

 

Mardi (04/10/2016), le Chef d'État-Major de l'armée américaine a émis un avertissement sévère à l'encontre des menaces potentielles comme la Russie et a promis que l'armée vaincra tout ennemi dans un combat au sol.

"La volonté stratégique de notre nation, les États-Unis, est remise en cause et nos alliances sont testées de manières auxquelles nous n'avons pas été confrontées depuis de nombreuses décennies", a déclaré le général Mark Milley, Chef d'État-Major de l'Armée de Terre à son auditoire lors de la réunion annuelle de l'Association of the United States Army à Washington, DC.

«Je veux être bien clair avec ceux qui veulent nous faire du mal ... l'armée des États-Unis - en dépit de tous nos défis, en dépit de notre tempo opérationnel, en dépit de tout ce que nous avons fait, nous allons vous stopper et nous allons vous battre plus durement que vous ne l'avez jamais été auparavant. Ne vous méprenez pas à ce sujet".

Les commentaires de Milley viennent au cours d'une année électorale où les électeurs vont décider d'un nouveau président et d'un commandant en chef et une période d'augmentation de l'activité militaire des concurrents quasi-pairs, y compris la Russie et la Chine.

L'armée a lutté pour reconstruire sa volonté après plus d'une décennie d'opérations de combat prolongées en Irak et en Afghanistan. Le service a considérablement réduit la taille de sa force depuis la guerre froide et a diminué son budget de modernisation dans la dernière décennie, affirme Milley.

"Alors que nous nous sommes concentrés sur la lutte anti-terroriste, d'autres pays comme la Russie, l'Iran, la Chine, la Corée du Nord nous ont étudié" a-t-il dit. "Ils ont étudié notre doctrine, nos tactiques, nos équipements, notre organisation, notre formation, notre leadership. Et, à leur tour, ils ont révisé leurs propres doctrines, et ils modernisent rapidement leurs armées aujourd'hui pour éviter nos forces dans l'espoir de nous vaincre à un certain moment dans l'avenir. "

Milley a également cité un haut responsable russe qui aurait déclaré publiquement: «L'ordre mondial établi subit un bouleversement fondamental" et que "la Russie peut maintenant mener une guerre conventionnelle en Europe et la gagner."

Le général a averti que la guerre future avec un adversaire quasi-pair sera "hautement létale, contrairement à ce que notre armée a connu au moins depuis la Seconde Guerre mondiale."

"Nos formations devront probablement être petites; nous devrons nous déplacer constamment," a-t-il dit. "Sur le champ de bataille future, si vous restez dans un endroit pendant plus de deux ou trois heures, vous serez mort."

Malgré les défis, Milley a déclaré que l'Armée de Terre s'adaptera pour survivre sur un champ de bataille aussi dangereux.

« C'est un défi de taille, pour sûr, de projeter sa puissance dans des théâtres contestés, combattre dans des zones urbaines très peuplées, pour survivre et gagner sur des champs de bataille intensément létaux et éparpillées et de créer des meneurs et des soldats qui peuvent l'emporter. Ce sera difficile? Oui, mais impossible? Absolument pas ", a déclaré Milley.

"Ne vous méprenez pas à ce sujet, nous pouvons maintenant et nous allons ... conserver la capacité de nous déployer rapidement," a-t-il dit, "et nous allons détruire tout ennemi ou qu'il se trouve et en tout temps."

 

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SYRIE: Hollande veut-il faire la guerre à la RUSSIE et engager un conflit majeur !

10 Octobre 2016, 18:38pm

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SYRIE: Hollande veut-il faire la guerre à la RUSSIE et engager un conflit majeur !

SYRIE: Clash Vladimir Poutine / Hollande

« Vous n’avez plus aucun autre choix, si ce n’est le fait d’abattre les avions russes et là vous allez tout bonnement déclencher une nouvelle guerre mondiale. Si la France, la Grande Bretagne et les Etats Unis veulent la guerre, ils l’auront »

C’est ce que Vladimir Poutine répondit à Hollande dans une conversation au téléphone hier (le 8 octobre 2016), alors que Hollande tentait de dissuader Vladimir Poutine de la prolongation des raids aériens russes contre les terroristes à Alep.

Hollande avait exprimé des critiques à Vladimir Poutine, l’accusant d’avoir frappé des « rebelles modérés », ce qui a déclenché la colère du Président Russe: « Il n’existe aucun rebelle modéré en Syrie puisque tous les rebelles agissent en interaction sur le terrain ». Le fait d’attribuer aux terroristes le qualificatif « modéré « est méprisable »!

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Les nouveaux maitres du monde, par John Pilger

20 Juillet 2016, 07:12am

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La fête du journal « Unsere Zeit » (1er au 3 juillet 2016) Fête Fraternelle du Parti communiste allemand - DKP

16 Juillet 2016, 16:44pm

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La fête du journal « Unsere Zeit » (1er au 3 juillet 2016) Fête Fraternelle du Parti communiste allemand - DKP

Tous les deux ans environs, une délégation du PCF de l'Arrageois, participent à la grande manifestation du Journal du DKP "Unsere Zeit(Notre Temps) , qui se déroule à Dortmund ( bassin de la Ruhr) les trois premiers jours de juillet. 

Cette année était la 19ème fête du journal

Le DKP reste la seule formation politique se réclamant communiste héritière historique du Parti communiste d’Allemagne (KPD).

Rappelons que le DKP a été constitué légalement à l’ouest de l’Allemagne, en 1968, par les militants du KPD devenu clandestin après son interdiction inique par les autorités de la RFA en 1956. À l’est du pays et à Berlin, le KPD avait fusionné après la Libération avec une fraction de la social-démocratie, en RDA dans le SED (Parti socialiste unifié). Après l’annexion de la RDA, des éléments ont transformé le SED d’abord en PDS (« parti du socialisme démocratique ») avant de le fusionner dans le « Parti de gauche » puis simplement la « Gauche » (die Linke) avec des groupes et personnalités socio-démocrates de l’ouest, abandonnant toute référence au communisme.

Après l’annexion de la RDA par la RFA, le DKP a choisi de rester autonome à gauche, à côté du PDS puis de « Linke », et a étendu son activité à l’est du pays. Depuis deux congrès, une ligne de réaffirmation des fondamentaux théoriques marxistes et léninistes, de positions de classe, s’est imposée dans le Parti. Au dernier congrès (en deux phases fin 2015/début 2016), ont notamment été longuement discutés et décidés la rupture avec le Parti de la gauche européenne et l’abandon du statut d’observateur du DKP dans ce PGE.

La fête d’Unsere Zeit permet toutefois d’apprécier une influence beaucoup plus large, sous plusieurs aspects. Le journal, hebdomadaire de haute tenue, est diffusé très au-delà des seuls membres.

 

La fête du journal « Unsere Zeit » (1er au 3 juillet 2016) Fête Fraternelle du Parti communiste allemand - DKP
La fête du journal « Unsere Zeit » (1er au 3 juillet 2016) Fête Fraternelle du Parti communiste allemand - DKP

L’espace, dans la fête, de la SDAJ (Jeunesse ouvrière socialiste allemande), organisation de jeunesse sœur du DKP, était tenu par plus d’une centaine de jeunes militants de toutes les régions, déjà membres ou non du DKP.

Surtout la fête dans son ensemble, en elle-même, est un événement militant considérable : plusieurs dizaines milliers de visiteurs sur les trois jours, plusieurs scènes, une cinquantaine de stands, une importante « cité du livre » comme à la Fête de l’Humanité, des stands de publications comme le quotidien berlinois Junge Welt qui, en toute indépendance, sympathise avec le DKP.

Il s’agit d’une fête au caractère politique et culturel marqué et prédominant, y compris dans les spectacles, de loin la plus grande de ce type en Allemagne, à gauche. C’est un lieu de rencontre festif et militant pour des militants et des sympathisants de gauche, surtout de gauche anticapitaliste pour lesquels le DKP reste une référence.

Marianne Daniel et René, ont pu assister à plusieurs débats, il y en a eu des dizaines, à chaque fois, de vrais échanges d’analyses et d’expériences de lutte, avec des intervenants d’organisations diversifiées, notamment syndicales, devant une assistance attentive. Nous avons par exemple entendu exposer les tentatives et les difficultés de construire une solidarité de classe entre les travailleurs allemands ou immigrés installés de longue date et les nouveaux réfugiés dont le pouvoir exploite cyniquement l’afflux pour déséquilibrer le marché du travail ou celui du logement. Ailleurs, il était question d’organiser la résistance à la spéculation immobilière dans le centre-ville de Cologne ou à paupérisation du quartier difficile de Marxloh à Duisbourg. Ailleurs était présentée une nouvelle édition allemande de « L’impérialisme, stade suprême du capitalisme » de Lénine…

La fête du journal « Unsere Zeit » (1er au 3 juillet 2016) Fête Fraternelle du Parti communiste allemand - DKP



L’édition 2016 a été marquée – outre par la pluie entre deux rayon de soleil,c'est une tradition qui donne du charme – par le grand meeting sur la scène centrale pour la paix avec des intervenants de Syrie notamment.

La solidarité internationale contre l’impérialisme était fortement présente sur la fête.

Un grand stand cubain, des stands turcs, kurdes, grec (KKE), irlandais… illustraient son caractère internationaliste.


Nous avons rencontré notre camarade Christian Champiré, maire de Grenay, qui animé un débat pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah.


 

 
La fête du journal « Unsere Zeit » (1er au 3 juillet 2016) Fête Fraternelle du Parti communiste allemand - DKP
La fête du journal « Unsere Zeit » (1er au 3 juillet 2016) Fête Fraternelle du Parti communiste allemand - DKP
La fête du journal « Unsere Zeit » (1er au 3 juillet 2016) Fête Fraternelle du Parti communiste allemand - DKP
La fête du journal « Unsere Zeit » (1er au 3 juillet 2016) Fête Fraternelle du Parti communiste allemand - DKP

La présence de 29 délégations officielles de partis communistes et ouvriers étrangers (le PCF national était excusé, comme à chaque fois) souligne ce que représente le DKP sur ce plan aussi. Quelques jours après le vote au Royaume-Uni pour la sortie de l’UE, la question de la rupture avec l’UE du capital a alimenté beaucoup d’échanges et bien sûr, la "loi travail" à la Française qui n'est qu'une reprise, mise en place en Allemagne dans les années 2010 par le chancelier Schröder avec son paquet de réformes libérales sous l'influence d'une europe ultra-libérale

Au fil des multiples conversations que nous avons pu avoir avec des animateurs de stand, des militants, des visiteurs, il nous semble que le DKP a dépassé la croisée des chemins : il a clairement décidé, dans un débat ouvert qui continue avec certains partisans de l’ancienne ligne de dilution politique à gauche, de rester et de s’affirmer pleinement comme Parti communiste.

Mais un autre défi se présente, également dans un contexte de marginalité électorale.

Ne pas être qu’un Parti communiste témoin, une réserve théorique, un conservatoire de la riche histoire du mouvement ouvrier allemand, parfois un aiguillon anticapitaliste de la gauche, mais (re)-développer dans le mouvement social, dans le mouvement syndical, dans la lutte de classe, sans sectarisme, mais avec confiance en soi, le parti de classe et de masse.

Nous avons ressenti que c’était clairement la préoccupation de la direction du DKP et de nombreux militants, lucides mais optimistes.

Après chaque giboulée (au mois de juillet !), le soleil est revenu ! La fête a été une belle fête qui nous a enrichis et renforcés en tant que communistes français, confrontés à une situation certes différente mais en même temps bien similaire.


 

Merci aux camarades du DKP, merci d'avoir une fois de plus fait preuve de gentillesse exemplaire .

Merci à Margret, Eva, Erwin,Lucas,Milan et bien sûr à Werner

René

Margret, Eva, Erwin,Lucas,Milan et Werner
Margret, Eva, Erwin,Lucas,Milan et Werner
Margret, Eva, Erwin,Lucas,Milan et Werner

Margret, Eva, Erwin,Lucas,Milan et Werner

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Référendum au ROYAUME UNI: Période cruciale pour les travaillistes par Robert Griffiths, secrétaire général du PC de Grande Bretagne

23 Juin 2016, 18:00pm

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Référendum au ROYAUME UNI: Période cruciale pour les travaillistes par Robert Griffiths, secrétaire général du PC de Grande Bretagne

Référendum sur la sortie du Royaume-Uni de l’UE : « Période cruciale pour les travaillistes » par Robert Griffiths, secrétaire général du PC de Grande Bretagne (qui fait campagne pour la sortie)

Traduction de l’article du Morning Star par JDG pour « Solidarité internationale PCF – Vive le PCF », paru le 22 Mai 2016. Notes en bas d’article sur le CPB et le Morning Star.

 

Le secrétaire général du Parti communiste de Grande-Bretagne (CPB), Robert Griffiths, analyse les récentes élections en Grande Bretagne et la campagne pour le référendum sur la sortie de l’UE, dans le journal le Morning Star.

A son 53e Congrès, qui s’est tenu en 2014, le Parti communiste de Grande-Bretagne CPB a estimé que les deux années à venir, 2015 et 2016, allaient probablement décidé de la place du Parti travailliste dans le mouvement ouvrier.

Pendant l’ère d’Ed Miliband, de 2010 à 2015, précédé à la tête du Parti travailliste par Gordon Brown, et remplacé par Jeremy Corbyn, actuel opposant travailliste au premier ministre James Cameron, le Parti travailliste est retourné à des positions plus social-démocrates, mais ni suffisamment rapidement, ni de manière suffisamment lisible pour répondre aux attentes du moment. La mobilisation, le combat et l’initiative ont été laissés aux syndicats, aux mouvements de défense des droits individuels, du droit au logement, de la paix, et à « l’Assemblée Populaire » [regroupement d’Assemblées Populaires disséminées sur le territoire de Grande Bretagne, groupes non-rattachés à des partis].

Ces différents mouvements n’ont pas pu empêcher la victoire du Parti conservateur aux élections nationales de mai dernier, mais leurs actions ont fourni le socle de la nette victoire de Jeremy Corbyn aux élections internes à la direction du Parti travailliste.

Depuis lors, la lutte des classes politique en Grande-Bretagne s’est intensifiée sur deux fronts majeurs, liés entre eux ; à l’extérieur, contre les politiques de droite poursuivies par le gouvernement Cameron; en interne, contre le néolibéralisme au sein même du Parti Travailliste.

Corbyn a été attaqué férocement et incessamment sur ces deux fronts par ceux qui s’opposent à l’idée même que le Parti travailliste puisse être dirigé par un socialiste qui se réclame de l’aile gauche et de politiques anti-impérialistes.

Avec ses partisans, il a été accusé de maintenir les femmes en retrait dans le parti, de protéger des pédophiles, d’entretenir des amitiés avec des terroristes et des antisémites, et de menacer la sécurité même du pays.

L’équilibre des forces au sein du groupe parlementaire travailliste a impliqué que la nouvelle direction du Parti fasse des compromis, comme laisser la liberté de vote sur les bombardements en Syrie, alors qu’aucune liberté d’expression n’est laissée aux membres du cabinet fantôme [haute direction du parti] sur l’appartenance de la Grande-Bretagne à l’Union européenne.

Le conflit interne sur des questions cruciales, comme celle du renouvellement des armes nucléaires et du missile Trident doit toujours être tranché.

Cependant, il y a eu aussi des avancées significatives : le déplacement du Labour vers une position anti-austérité, tirée par Corbyn et le John McDonnell, « chancelier fantôme » [ministre virtuel de l’économie dans le cabinet fantôme], a contribué à forcer le Parti conservateur à faire machine arrière sur certains crédits d’impôts, la diminution des pensions d’invalidité, et sur les Academy School [écoles privées non-lucratives subventionnées].

Il ne se passe pas une semaine sans que l’on prédise que Corbyn va échouer sur une nouvelle question et être renversé en interne.

En particulier, il est présenté comme un oiseau de mauvais augure électoral, surtout qu’il s’agit d’électeurs de la classe ouvrière dans les secteurs traditionnellement travaillistes.

Cependant, non seulement le Labour a conservé son siège au Parlement à la partielle d’Oldham West & Royton en décembre dernier, mais son résultat est passé de 59% à 62%. Dans les deux élections partielles non-reportées, qui se sont tenues le 5 mai, le Labour l’a emporté dans l’Ogmore en restant à 53%, et a progressé de 6 % dans la circonscription de Sheffield Brightside & Hillsborough, avec 63% des voix.

Aux élections locales du même jour, le Labour avait à défendre 1344 sièges issus de son bon score de 2012. La perte nette a seulement été de 18 sièges, alors que les Conservateurs en ont perdu le double arrivant derrière en nombre de suffrages exprimés. Le Labour a repris la municipalité de Londres aux conservateurs et celle de Bristol au maire indépendant sortant, tout en conservant Salford et Liverpool.

Aux élections à l’Assemblée nationale galloise, le Labour n’a perdu qu’un siège après avoir eu à appliquer quatre ans de coupes budgétaires votées par les Conservateurs. Cependant, dans les circonscriptions, son résultat est tombé de 42% à 35%.

Les médias qui avaient relayé avec délectation l’exclusion supposée de Corbyn de la campagne travailliste au Pays de Galles, ne peuvent pas maintenant lui imputer ce déclin relatif.

En revanche, le timide manifeste du Parti travailliste gallois n’a contribué en rien à contrer le portrait malhonnête que l’UKIP [parti populiste nationaliste] a peint de lui-même comme l’alternative politique en faveur des ouvriers.

Seul parmi les partis en campagne dans tout le Pays de Galles, le Parti communiste a fortement milité pour la nationalisation de la sidérurgie, de l’énergie et des transports, pour un plan de relance économique pour le Pays de Galles, ainsi que pour une redistribution radicale des richesses au sein de la Grande-Bretagne fédérale. Mis à part nos propres spots électoraux, nous avons été presque totalement tenus à l’écart des grands médias, bien que notre nombre de voix soit resté constant, autour de 2500.

En Ecosse également, les candidats communistes ont fait campagne sur une base de classe dans une solution fédérale à la question nationale en Grande-Bretagne.

Une fédération, entre entités égales, combinée avec une redistribution des richesses, pourrait être la seule base pour faire prévaloir les intérêts de la classe ouvrière et une unité progressiste. Le refus du Parti Travailliste d’adopter cette orientation a été une raison majeure de l’échec de Kezia Dugdale [leader du Parti Travailliste écossais] à surmonter l’héritage désastreux de ses prédécesseurs blairistes.

La poursuite de l’effondrement du Parti travailliste écossais, donné à 23% contre 32% dans les sondages aux élections écossaises [19% à l’arrivée] est pour le parti un énorme obstacle pour remporter les prochaines élections générales au niveau du Royaume-Uni.

On a beaucoup parlé des progressions de l’UKIP en Angleterre et au Pays de Galles (en réalité bien plus au Pays de Galles). Les partisans de Nigel Farage tirent parti sans aucun doute du caractère réactionnaire qui prédomine dans le débat sur l’Europe jusqu’à présent.

Ils prospèrent sur la focalisation des médias sur l’immigration et le terrorisme islamiste.

L’UKIP récupère également de nombreuses voix de la classe ouvrière parce que le Parti Travailliste refuse de s’opposer à l’UE et à ses traités fondateurs, qui exposent les travailleurs et leurs communautés directement au capitalisme monopoliste et à son « marché libre ».

Les règles de l’UE autorisent les entreprises à délocaliser le capital et les emplois n’importe où en Europe et dans le monde, sans freins ni obstacles. Les subventions en faveur de la sidérurgie et des autres industries stratégiques sont interdites, que ce soit dans le secteur public ou dans le secteur privé. Aucune mesure ne peut être prise contre les importations depuis le reste de l’UE.

En choisissant cette position pro-UE, le Parti Travailliste passe à côté d’une opportunité historique de prouver qu’il défend les intérêts de la classe ouvrière.

De fait, plusieurs leaders syndicaux ou travaillistes cherchent tellement à soutenir l’UE qu’ils vont jusqu’à dénigrer les conquêtes passées du mouvement travailliste. Dans leur soutien à la cause de l’UE, ils semblent attribuer à l’UE pratiquement toutes les anciennes réformes progressistes du travail.

C’est comme si toutes les luttes dans les entreprises et les campagnes de masse pour la reconnaissance des syndicats, les droits aux négociations collectives, le droit de grève, l’égalité des salaires hommes-femmes, un salaire minimum national et de meilleurs droits à la sécurité sociale, n’avaient jamais existé.

Est-ce que ce ne sont pas des gouvernements travaillistes qui ont fait voter « l’Employment Protection Act » [1975, loi sur les droits des travailleurs] le « Health and Safety at Work Act » [1974, loi sur la préservation de la santé et la sécurité au travail], le « National Minimum Wage Act » [1998, première loi définissant un salaire minimum], le Trade Union Act [1974, loi renforçant les droits syndicaux] et bien d’autres lois? A l’inverse, les traités de l’UE interdisent explicitement toute action européenne pour un renforcement de la reconnaissance syndicale, du droit de grève, ou pour un salaire minimum légal.

Plus encore, un silence extraordinaire s’est abattu sur une série de jugements de la Cour de Justice Européenne pénalisant les travailleurs et les syndicats.

Une nouvelle fois, c’est comme si n’avaient jamais existé les jugements de la Cour européenne condamnant les actions pour l’industrie, les législations régionales ou nationales pour l’égalité de traitement des travailleurs immigrés ou « détachés ». Les syndicats britanniques (TUC : Trade Union Congress) et européens, avaient plein de reproches à leur faire, … avant que la campagne du référendum commence.

Les communistes britanniques doivent rejeter la vision erronée et défaitiste suivant laquelle l’appartenance à l’UE constituerait une quelconque protection contre l’érosion des droits des travailleurs et des syndicats. L’UE n’a jamais levé le petit doigt pour protéger les travailleurs contre les lois antisyndicales, parce que sa priorité de l’UE est de favoriser le monde des affaires, l’austérité et les privatisations sur tout le continent.

Quel que soit le résultat du référendum à venir, les travailleurs et leurs syndicats, qu’ils soient de Grande-Bretagne ou des autres pays, devront continuer à compter sur leurs seules forces et leur solidarité.

D’ici là, le Parti communiste place tous ses efforts dans le « Lexit » - la campagne de gauche pour la sortie de l’UE [Left-Exit] - avec tous les socialistes et les syndicalistes qui comprennent la nécessité de s’unir dans un mouvement de gauche, anti-impérialiste opposé à l’UE.

Partager une position politique avec des nationalistes du parti conservateur ou du parti UKIP, qui condamnent les immigrés, soutiennent l’OTAN, et qui ne veulent pas remettre en cause la « Forteresse Europe » ou le caractère capitaliste monopoliste de l’UE, prête à illusion et confusion.

Pour notre part, nous insistons sur l’égalité des droits de tous les travailleurs, quelles que soient leurs nationalités. Nous nous prononçons pour la solidarité internationale contre l’UE, et pour la souveraineté populaire, contre elle, ici en Grande Bretagne.

La première priorité des communistes, des socialistes et des syndicalistes, devrait être d’infliger le 23 juin une défaite populaire au premier ministre James Cameron, à George Osborne [Chancelier de l’Echiquier, Ministre de l’Economie], à la CBI [Confederation of British Industry, l’équivalent du MEDEF], à l’IoD [Institute of Directors regroupant 34500 patrons], au FMI, au Pentagone et à l’OTAN.

Cela éclaircirait la voie à la chute du pouvoir conservateur, divisé, et à l’élection anticipée d’un gouvernement travailliste, libre d’appliquer une politique de gauche progressiste.

Cet article est basé sur un rapport récent du bureau politique du Parti Communiste.

Notes du traducteur :

Le CPB, Communist Party of Britain, se refonda sur une base marxiste-léniniste après la dissolution en 1988 du CPGB, Parti Communiste de Grande Bretagne, dont les membres choisirent principalement une ligne sociale-démocrate en adhérant au Parti Travailliste. Le nombre d’adhérents du CPB est d’environ un millier en 2016. Son principal slogan est « La voie britannique vers le Socialisme ». La référence idéologique choisie lors de la reconstruction fût celle de la fondation du CPGB en 1920, c’est-à-dire une ligne politique résolument de lutte des classes marxiste-léniniste.

Le Morning Star : Ce journal n’est plus depuis longtemps le journal du CPB. Le Morning Star a une ligne de « gauche de la gauche », souvent écologiste, altermondialiste, frondeuse selon l’expression française, et soutient en règle général les candidats travaillistes aux élections. Cependant dans les cas où le CPB présente des candidats, le Morning Star choisit alors de les soutenir.

 

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Attentats / Bruxelles : « Monstrueux carnage. Solidarité et soutien avec les Belges »

24 Mars 2016, 20:31pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 

Communiqué du PCF

La nouvelle des attentats de ce matin à Bruxelles nous frappe toutes et tous de stupeur et d'effroi. A cette heure, le bilan provisoire fait état de 26 morts et plusieurs dizaines de blessés. Le Parti communiste français (PCF) tient d'abord à exprimer sa profonde peine devant ce monstrueux carnage, et à assurer de toute sa solidarité et de son soutien les familles des victimes, les habitant-e-s de Bruxelles et la population de Belgique tout entière.

Le PCF condamne ces attentats comme tous ceux perpétrés en France, au Proche-Orient, au Maghreb et en Afrique au long de ces dernières années avec le but d'entretenir des situations de violence, de guerre et de déstabilisation.

Les mobiles exacts des assassins ne sont pas encore connus mais l'objectif est évident: par une stratégie de terreur aveugle et inhumaine, ancrer les divisions en Belgique, en Europe, au plan international.

Ce drame appelle plus que jamais à l'inverse à une plus grande solidarité et une détermination politique pour non seulement retrouver et arrêter les meurtriers comme les commanditaires, mais aussi à apporter des réponses politiques durables à ce qui nourrit les filières criminelles qui veulent "importer un climat de guerre" en Europe et qui l'entretiennent partout ailleurs.

La responsabilité de nos gouvernements et de l'UE est de refuser de s'inscrire dans cette logique mais aussi de revoir la logique de leurs politiques internationales qui restent cantonnées à des réponses militaires au détriment des solutions politiques.

Le travail de la police et de la justice pour démanteler les réseaux et filières, pour stopper les donneurs d'ordre et les soutiens sera déterminant, et doit se dérouler dans le respect absolu des droits et libertés, individuelles et collectives, fondamentales, contre tous ceux, à commencer par les commanditaires des attentats, qui veulent les déstabiliser.

Attentats de Bruxelles: SOLIDARITÉ ENVERS LES VICTIMES ET CONDAMNATION DES RESPONSABLES – déclaration du PC belge (de Wallonie-Bruxelles)

Attentats de Bruxelles/Zaventhem: SOLIDARITÉ ENVERS LES VICTIMES ET CONDAMNATION DES RESPONSABLES

Face aux lâches crimes commis aujourd’hui à Bruxelles, le Parti communiste exprime toute sa douleur et sa solidarité envers les nombreuses victimes, leurs familles et leurs proches. Sa sympathie va également aux pompiers, ambulanciers, policiers et civils qui ont participé au secours des victimes de ces crimes. Bruxelles ensanglantée, la population du pays, plus unie que jamais, l’accompagne en sa douleur.

Mais la profonde compassion envers les victimes de ces crimes abjects ne doit pas nous faire oublier les graves responsabilités de l’Union européenne et de nos Gouvernements qui se sont inscrits, docilement, dans la politique irresponsable et guerrière des États-Unis et de l’OTAN. Ce sont en effet, ces Gouvernements, y compris celui de notre pays, qui ont apporté leur soutien aux aventures militaires contre la Libye hier et qui continuent à le faire contre la Syrie aujourd’hui même. Utilisant hypocritement le concept « droits de l’homme », ces (ir)responsables politiques en déstabilisant et organisant l’assassinat du chef d’état libyen ont fait de ce pays un réservoir du terrorisme international. Comme si cela ne leur suffisait pas, ils sont occupés à essayer de faire exactement la même chose en Syrie aujourd’hui.

C’est pourquoi le Parti communiste estime que la vraie solidarité envers les victimes, le vrai combat contre le terrorisme, commencent par la dénonciation des fauteurs de guerres et des marchands de canons et par le soutien aux dialogues et aux négociations comme instrument de solution des conflits. Pour organiser cette solidarité et ces combats il nous semble plus que jamais urgent d’organiser un puissant mouvement pour la paix.

Bruxelles, le 22 mars 2016,

Le Bureau Politique du Parti Communiste

 
 
 
 

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Raoul Hedebouw Député fédéral du PTB

16 Mars 2016, 18:57pm

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Enfin une bouffée d'air quand notre camarade Raoul s'exprime avec son franc-parler et son inoxydable détermination, devant la chambre des députés belges.

À regarder et écouter sans modération!

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Un ex-directeur de la DGSE: «On a baissé la garde sur le renseignement humain»

24 Novembre 2015, 17:24pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 

Ancien haut responsable de l'espionnage français , Alain Chouet pointe les failles des services de renseignement intérieurs et extérieurs au lendemain des attentats du 13 novembre. Il plaide pour un investissement dans le renseignement humain, dans la police, la gendarmerie et l'armée.

Alain Chouet a effectué toute sa carrière au sein de la DGSE (l'espionnage français), dont il a été le chef du service de renseignement de sécurité de 2000 à 2002, après avoir été en poste notamment à Beyrouth, Damas et Rabat. Il est l'auteur de plusieurs livres sur le monde arabe et sur le terrorisme

Êtes-vous surpris par la présence et le passage à l’acte de commandos djihadistes à Paris, alors que certains membres étaient connus ou recherchés ?

Alain Chouet. Non, absolument pas. Cela fait au moins un an que les spécialistes du renseignement - et moi-même qui suis à la retraite depuis douze ans - agitons le drapeau pour prévenir du risque imminent d’attentat. Il faut bien comprendre que l’État islamique (El), ayant une vraie stratégie pour se développer sur le terrain en tant qu’État, et commençant à perdre pied quand ses ressources se tarissent, opère une transition vers le terrorisme international, comme Al-Qaïda à son époque.

Il s’agit pour l’État islamique de garder sa crédibilité, ses sponsors et ses soutiens. Avant le 13 novembre, on n’avait eu affaire qu’à des gens qui agissaient de leur propre chef, sans instructions précises de l’État islamique. Ils n’avaient fait que des passages éclairs en Syrie, et manquaient de professionnalisme. Ça donne celui qui se tire une balle dans le pied, ou celui dont l'arme s’est enrayé dans le Thalys. Aujourd’hui, en revanche, on est face à un vrai commando organisé, et on a franchi un seuil dans la violence.

La porosité des frontières de l’espace Schengen est-elle en cause ?

Alain Chouet. Ces types-là disposent de passeports européens, vrais ou faux, ce qui leur facilite la tâche. Mais de fait, avec l’espace Schengen, on a fabriqué un espace juridique commun sans règles juridiques communes. Concrètement, on peut entrer par un poste frontière quelconque, d'un pays pas forcément très regardant parce que peu concerné, et ensuite aller où on veut sans contrôle. Tout le monde en Europe n’a pas de passeport sécurisé, et nos frontières sont poreuses. On peut d’ailleurs s’en féliciter, car sinon l’ensemble de la population en subirait les conséquences. On vit dans des pays de droit et de liberté, heureusement. Il n’y a pas de consensus pour pratiquer systématiquement le contrôle au faciès aux frontières, comme cela existe en Israël. Chez nous, ce serait insupportable.

L’enquête sur les attentats du 13 novembre montre des failles dans le renseignement intérieur. Comment y remédier ?

Alain Chouet . Est-ce qu’on parle de failles chez les sapeurs-pompiers ou la police quand il y a un incendie criminel dans une forêt ? Plus sérieusement, je pense qu’au départ, regrouper la DST et les RG pour former la DCRI [créée en 2008, et devenue DG SI en 2014 - ndlr] était une bonne idée. On pouvait théoriquement disposer de capacités de renseignement et de police judiciaire, avec un bon maillage du territoire, notamment dans les quartiers à problèmes. Le souci, de mon point de vue, c’est que cette fusion a été mal faite. Au lieu d’intégrer tous les RG, on les a désossés : une petite partie a été à la DCRI, une autre à la PJ, et le reste dans les régions. La spécificité des RG, le maillage du territoire, a été amoindrie. Or les RG s’occupaient déjà beaucoup moins des journalistes et des syndicalistes, et ils étaient à l’écoute des quartiers à problèmes. C’est une perte.

En outre, on a voulu miser sur le renseignement technologique, à l’américaine, le « big data » et toutes ces choses-là. Or ce n’est pas très efficace. Il suffit de voir aux États-Unis, les déclarations du général Alexander, patron de la NSA, en 2013, sur l’efficacité très relative des milliards dépensés dans la technologie après le 11 septembre 2001. Aujourd’hui, on en est pourtant là : on a concentré nos moyens sur le renseignement technologique, et on a baissé la garde sur le renseignement humain. Cela étant, à la décharge des policiers, la centaine de perquisitions administratives fructueuses réalisées dès le lendemain du 13 novembre montre qu’ils avaient des objectifs, mais qu’il manquait le cadre juridique et la volonté politique pour agir. La faille, si faille il y a, est aussi et souvent du côté politique.

Et qu’en est-il du renseignement extérieur, la DGSE, votre ancienne maison ?

Alain Chouet. Le souci est le même que pour le renseignement intérieur : la priorité a été donnée au technologique. Aujourd’hui, la DGSE n’a pas assez de gens qui parlent arabe, qui connaissent bien les salafistes et leur façon de penser. Quand on voit les niveaux de salaire de la fonction publique, les vrais spécialistes partent ailleurs. En outre, on a aussi une organisation à la gauloise, avec des pesanteurs hiérarchiques, et des structures qui ne communiquent pas assez entre elles. On souffre surtout d’un désinvestissement sur le renseignement humain, et d’un désinvestissement local, cela au profit du technique et du national.

Les échanges d’informations entre DGSI et DGSE sont-ils satisfaisants ?

Alain Chouet. Ils sont « globalement positifs », pour reprendre la formule de Georges Marchais. Mais encore faut-il avoir des choses à échanger, c’est difficile, quand on n’a pas de renseignement sur le terrain ! Plus sérieusement, le problème pour la DGSE, où j’ai passé 35 ans, c’est de savoir à quel moment les renseignements que l’on va donner à la DGSI vont être judiciarisés, donc rendus publics. Ça revient à se demander : à quel moment ma source - qui est souvent à l’étranger en zone dangereuse - risque-t-elle d’être en danger ? Or pour nous, comme pour les journalistes j’imagine, la protection des sources est essentielle. Mais du coup, quand il n’y a pas de risque pour la source, on n’hésite pas à transmettre largement.

Que faudrait-il faire pour améliorer l’analyse et l’exploitation des renseignements collectés ?

Alain Chouet. On peut toujours faire mieux. Pour exploiter, il faut analyser, et pour analyser, il faut des gens compétents, connaissant la culture, l’histoire, la géographie du pays concerné. Il faut à la fois des experts ayant une longue expérience, et des petites mains à former. Mais il y a une réelle inexpérience de nos politiques sur ce qu’est le renseignement. Début 2001, on m’a demandé de reconvertir une partie de mes effectifs antiterroristes sur l’immigration clandestine, à cause d’une affaire de cargo rempli de clandestins. Et puis le 12 septembre, je devais doubler mes effectifs antiterroristes, comme si j’allais trouver 200 ou 300 spécialistes comme ça, du jour au lendemain...

Syrie, Irak, Libye : les trous noirs du renseignement

Comment se passent les échanges d’informations entre pays européens ?

Alain Chouet. Pas très bien, car l’échange et la transmission des renseignements de sécurité entre services nationaux sont strictement réglementés et restreints au sein de l’espace Schengen. De plus, certains pays veulent conserver leur souveraineté dans ce domaine. Par ailleurs, le PNR ["passenger naine record" - ndlr] n’est pas encore adopté à ce jour, car plusieurs pays s’y sont opposés. Je le répète, il manque une règle juridique commune. Les échanges de renseignements extérieurs se font plus facilement en bilatéral, de pays à pays, car il y a des habitudes, des connivences anciennes. Mais on ne peut pas tout dire sur un forum de 28 pays aux intérêts souvent divergents. Et il y a évidemment des problèmes au niveau de la surveillance électronique de masse, qui est considérée par beaucoup comme entrant en collision avec la liberté des citoyens.

Ces échanges fonctionnent-ils bien avec de grandes puissances comme les États- Unis ou la Russie ?

Alain Chouet. Avec les États-Unis, ça fonctionne cahin-caha. Ils ont seize agences de renseignement qui ne correspondent pas entre elles, avec 300 000 personnes en tout. C’est le règne de l’hyperspécialisation et du cloisonnement entre les agences. Pour prendre un exemple simple, le FBI peut nous demander des choses, mais ne peut pas nous en donner car il est soumis au secret. C’est problématique. Quant à la Russie, c’est un autre problème, celui de l’intégration des services de renseignement au service de la politique étrangère russe. En résumé, ils ne nous donnent que ce qu’ils veulent, et en plus ça peut être calculé. À chaque fois, c’est donc à prendre avec des pincettes.

Manquons-nous de renseignements en provenance de pays déstabilisés ou en guerre comme la Syrie, l’Irak, la Libye ?

Alain Chouet. Énormément, oui. La France a rompu tous les liens de la DGSE avec les services syriens. Or les services secrets sont faits pour dîner avec le diable, sinon ils ne servent à rien. Que le pouvoir politique ait voulu rompre avec le régime syrien, c’est une décision qu’il a toute légitimité pour prendre. Mais le rôle des services spéciaux est de permettre - si besoin est - de maintenir un canal discret de communication.

Quand, récemment, les services syriens ont tenté de rétablir un canal discret via d’anciens responsables des services français [il s’agit notamment de Bernard Squarcini, l’ancien patron de la DCRI - ndlr], il leur a été opposé un refus catégorique. Que ce soit à droite ou à gauche, il y a une méconnaissance de ce qu’est un service spécial. Notre métier est de garder le contact avec des gens infréquentables. Nous ne sommes ni des juges, ni des flics, ni des diplomates, qu’on nous laisse parler aux agents syriens ne serait pas une reconnaissance politique du régime de Bachar.

Avec la Libye et l’Irak, on a aussi perdu quelques bons clients ces dernières années. Ce n’était pas toujours blanc de poil, mais on avait l’habitude de travailler avec eux contre la violence islamiste. On savait que sur une liste de 50 islamistes qu’ils nous envoyaient, il y avait en fait cinq opposants à leur régime. On en tenait compte. Aujourd’hui, on est aveugles, on n’a plus rien qui vienne de ces trois pays. Et dans les zones grises où il n’y a plus vraiment de pouvoir d’État, au Sahel ou ailleurs, il est difficile d’envoyer un blond aux yeux bleus se trimballer, ou de recruter des agents sur place, avec des groupes islamo-mafieux très dangereux qui tuent sans hésiter.

Où en sont les échanges avec les pays du Maghreb, la Turquie, l’Égypte ?

Alain Chouet. Avec les pays du Maghreb, comme d’autres, c’est souvent en fonction de leurs intérêts propres mais c’est bien utile. Par exemple, c’est un renseignement marocain qui a permis de remonter jusqu’à P équipe de Saint-Denis ces jours-d. Les services algériens, c'est en fonction des relations avec le régime. En Tunisie, les services sont quasiment démantelés. En Égypte, ils sont affaiblis mais ils fonctionnent encore. Quant à la Turquie, disons que c’est très ambigu.

 

Existe-t-il des pays qui ne jouent pas le jeu, ou qui ont d’autres logiques que la nôtre vis-à-vis des djihadistes ?

Alain Chouet. Oui, il y a les sponsors idéologiques et financiers du terrorisme. Les pétromonarchies du Golfe, qui essayent par tous les moyens - et en particulier par la diffusion de l’idéologie salafiste - d’empêcher la constitution d’un axe chiite du Liban jusqu’à l’Iran, qui ont un problème de légitimité musulmane, et qui veulent empêcher toute dérive démocratique. L’Arabie Saoudite, par exemple, s’emploie depuis 30 ans à distiller le message salafiste et wahhabite en Europe, à travers des écoles et des fondations, et le résultat est là aujourd’hui. Il y a trente ans, les musulmans de France ne savaient pas ce qu’était le wahhabisme. Cela étant, l’Iran a pratiqué le terrorisme d’État dans les années 1980 et y a renoncé.

Pour conclure, vous militez pour moins de collecte de données, et plus de moyens humains au sein des services français.

Alain Chouet. Aux États-Unis, le dragage massif de données n’a pas permis d’éviter les attentats de Boston, et même pas les mitraillages hebdomadaires sur les campus qui avaient été annoncés par leurs auteurs sur les réseaux sociaux. On n’a vraiment pas intérêt à mettre tous nos œufs dans le panier des écoutes massives. Il nous faut des ressources humaines et opérationnelles. Pour le prix d’un satellite d’écoute, on peut embaucher des centaines de personnes. Mais ça demande du temps, et de la volonté politique.

À la fin des années 1990, une fois passés les attentats de 1995 qui étaient liés à la situation algérienne, on est venu me dire que mon service coûtait cher et qu’il ne servait pas à grand-chose puisque rien ne se passait. Bercy rechignait à budgétiser les postes. A la DGSE aujourd’hui, il doit y avoir 4 500 à 5 000 personnes, dont 1 000 qui font de l’administratif. Le problème n’est pas tant les effectifs que la qualité et l’utilisation des effectifs, comme à la DGSI. J’ajoute qu’à la gendarmerie, il y a 80 000 personnes qui, à une époque, quadrillaient le territoire et parlaient à tout le monde. On les a reconvertis en percepteurs d’impôts et pères Fouettard sur le bord des routes, au lieu de créer un corps spécifique, une police des routes. Du coup, le maillage territorial du renseignement et la défense opérationnelle du territoire ont été affaiblis.

médiapart: PAR MICHEL DELÉAN LE VENDREDI 20 NOVEMBRE 2015

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ÉLECTIONS en ISRAËL : la « liste commune » non-sioniste, soutenue par les partis arabes et le Parti communiste à 11 % !

21 Mars 2015, 15:52pm

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ÉLECTIONS en ISRAËL : la « liste commune » non-sioniste, soutenue par les partis arabes et le Parti communiste à 11 % !

Le pari est réussi pour l'alliance historique constituée par la « Liste commune » (al-Qaimah al-Mushtarkah en arabe) : les principaux partis arabes unis à la coalition Hadash, menée par le Parti communiste, c'était une première.

Le résultat est, lui aussi, historique : avec près de 11 % (10,98 %), elle devient la troisième force politique du pays, c'est le meilleur score obtenu par des forces qui s'inscrivent dans la critique du consensus sioniste, la défense de la minorité arabo-palestinienne, et l'établissement d'une paix juste garantissant les droits du peuple palestinien à disposer d'eux-mêmes.

A titre de comparaison, en 2013, divisés, le Hadash/Parti communiste avait obtenu 3 %, la Liste arabe unie 3,5 % et le parti arabe Balad 2,5 %, soit 9 % en tout, avec 11 députés. Il y a dix ans, en 2003, le rapport de force restait identique : 7,5 %, dont 3 % pour le Hadash, et 8 députés en tout.

C'est une victoire politique, une résistance et une riposte à un pouvoir israélien, menée par la droite extrémiste de Netanyahu, qui multiplie les provocations envers la minorité arabe : la définition officielle d’Israël comme « État juif » constituant une attaque claire sur ses droits civiques.

S'affirmant clairement non-sioniste – dans un scrutin contesté par l'ultra-sioniste Likoud de Netanyahu d'un côté, et le Parti travailliste réuni dans « l'Union sioniste » avec le parti de la figure de la droite nationaliste Tzipi Livni – la « Liste commune » a fait le choix de l'unité entre Arabes et Juifs animés par un souci de paix, d'égalité et de justice sociale.

Le discours rassembleur mais ferme sur les principes de la tête de liste, le jeune leader du Hadash Ayman Odeh, a joué dans le succès de la « liste commune ». La présence du leader communiste Dov Khenin, juif, communiste et défenseur des droits des Palestiniens, est aussi un symbole.

Les deux feront partie de la prochaine Knesset – le Parlement israélien -, accompagnant 12 de leurs camarades, 14 députés qui porteront la voix des sans voix en Israël : la minorité arabe opprimée, les Arabes et Juifs prêts, selon un des mots d'ordre de la liste, à une « co-existence pacifique ».

Nous transmettons ci-dessous le communiqué du Parti communiste d'Israel (traduction d'EDT/AC):

« Les partis du premier ministre Benjamin Netanyahu et de son challenger Isaac Herzog ont obtenu respectivement 29 et 24 sièges sur les 120 sièges de la Knesset aux élections générales israéliennes du mardi 17 mars. La « Liste unie » a remporté 14 sièges, 3 de plus que les 11 sièges obtenus séparément par le Hadash et les partis arabes dans la Knesset sortante. La « Liste unie » constituera le 3 ème bloc le plus important dans la prochaine Knesset.

 

« Aujourd’hui, nous apportons notre réponse au racisme et à ceux qui veulent nous exclure » a déclaré le leader de la « Liste unie », Ayman Odeh. « Quand on aura 14 députés, on sera en mesure de peser sur la prise de décision ; personne ne pourra agir sans tenir compte de la troisième force parlementaire ».

 

Trois heures après le début du vote, la participation dans les secteurs arabes approchait déjà les 10%, à comparer avec les 3% de 2013. La nouvelle a rapidement atteint le premier ministre Netanyahou. « La domination de la droite est en danger. Les électeurs arabes vont aller voter en masse » a déclaré le leader de droite. « Allez voter, amenez vos amis et vos proches, votez pour le Likoud ! ».

 

Le député communiste du Hadash, Dov Khenin, candidat sur la « Liste commune » a accusé Netanyahou de racisme, et d'incitation à la haine à l’égard des électeurs arabes : « Un premier ministre qui fait campagne contre le vote de citoyens appartenant à une minorité ethnique franchit la ligne rouge du racisme, et de l'incitation à la haine » a affirmé Khenin.

 

Des membres de la « Liste commune » ont relaté que des coups de fil et des SMS avaient été envoyés par le Likoud pour pousser ses partisans à aller voter pour contrer la forte participation arabe constaée dans la matinée, à intimider des citoyens arabes, afin de les dissuader d’aller voter. Le député Khenin a saisi la Commission électorale centrale pour que le Likoud cesse immédiatement de diffuser ce type de messages. « C’est particulièrement grave un jour d’élection, quand le message adressé à tous les citoyens israéliens est de participer, de voter, de participer au système démocratique. En lançant de tels messages, le premier ministre montre qu’il est complètement à la dérive et qu’il est prêt à violer tous les principes démocratiques pour rester au pouvoir ».

 

Le leader de la « Liste commune », Ayman Odeh a voté dans la matinée près de son domicile à Haïfa avant d’entamer une journée de campagne. « Comme tout électeur arabe aujourd’hui, je suis excité à l’idée de voter, de faire partie de l'histoire, en participant à un tournant historique qui va fondamentalement changer la vie des citoyens arabes et de tous les citoyens de l’Etat » a-t-il déclaré. « Je vous appelle tous à aller voter ce matin, à croire qu’il est possible que les choses s’améliorent ici, que nous – Arabes et Juifs – pouvons construire un meilleur avenir pour nos enfants, de nos propres mains ».

 

A la précédente Knesset, le parti Hadash (Front démocratique pour la paix et l’égalité – parti communiste d’Israël) avait quatre sièges. Il en a maintenant cinq : Ayman Odeh, Aida Touma-Sliman, Dov Khenin, Youssef Jabareen et Abdallah Abu-Maarof. Touma-Sliman, Khenin et Abu-Maarof sont membres du Bureau politique du Comité central du Parti communiste d’Israël. »

Article AC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

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Charlie Hebdo : intervention détonante de Giulietto Chiesa à la TV italienne

19 Janvier 2015, 18:28pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Le journaliste italien Giulietto Chiesa était invité à la célèbre émission talkshow de la télévision italienne La Gabbia ("La cage" en français – NdT) dimanche 11 janvier, soit le jour même de la grande manifestation dans les plus grandes villes de France après les attentats à Paris qui ont fait 17 morts. Son analyse détonne particulièrement lors de ce débat, où il remet en cause à la fois le récit des événements qui nous a été fait, et les liens de cette affaire avec la politique étrangère occidentale en Libye et en Syrie ces dernières années. Le plus étonnant est de voir que les journalistes et les autres participants le laissent parler sans (trop) l’interrompre, qu’il est même applaudi par le public italien, et que pour une fois, un dissident de la "pensée unique" peut s’exprimer clairement et terminer d’exposer une opinion aussi différente sans être lynché verbalement.

A lire, sous la vidéo, un article de Giulietto Chiesa paru aujourd’hui dans La Voix de la Russie, et précisant sa position sur cette affaire.

Article de Giulietto Chiesa, en lien avec cette interview
Vous ne trouverez pas l’explication à Pari
s
Par Giulietto Chiesa,
 La Voix de la Russie, 12 janv. 2015

Une avalanche de rhétoriques mielleuses et trompeuses, autour de la gigantesque manifestation à Paris, tandis que l’Europe des puissants (ces leaders du vieux continent, que certains peuvent faire chanter et ne s’en privent pas) s’apprête à faire voter à Bruxelles dès demain des mesures antiterroristes d’urgence qui seront les soeurs jumelles du PATRIOT ACT de George W. Bush en 2001 votées après les attentats du 11 septembre 2001.

 

La caravane médiatique des serviteurs du pouvoir a déjà archivé la première page de cette tragédie : à savoir la version officielle (ou plutôt, les versions officielles) de l’attentat sanglant contre Charlie Hebdo, qui est déjà donnée pour acquise et certaine. Comme si nous savions ce qui s’est réellement passé !

 

Mais nous ne savons rien de rien. A moins de penser que tout cet immense cirque barnum d’émotions, de larmes de crocodile ou sincères, ces peurs, ces mensonges, ces discussions bêtifiantes, qui ont animé tous les gouvernements européens, en y ajoutant Netanyahou et Mahmoud Abbas, a été provoqué par la folie de trois (*) jeunes qui, soit dit en passant, étaient surveillés depuis plusieurs années par les services secrets français.

 

La menace existe, et ces dirigeants, pour le moins culotés, qui ouvraient le cortège à Paris le savent.

 

Est-ce l’État islamique ? Bien sûr : c’est « aussi » l’État islamique, mais il faut se demander ce qu’est vraiment l’État islamique, d’où il vient, qui l’a créé, payé, organisé. Et qui le dirige, profitant de l’énorme force motrice de ces immenses populations déshéritées de par le monde.

 

Ce qui a été commis à Paris est un acte de guerre contre les peuples européens. Le deuxième après la véritable agression que les États-Unis et les dirigeants européens ont déchainée contre la Russie, en Ukraine, début 2014.

 

L’objectif ? Les objectifs ? Frapper les droits et les libertés individuelles sur le Vieux Continent, lier fil après fil, le destin de l’Europe à celui des États-Unis, lancer une offensive stratégique contre la Russie, la Chine, l’Iran, et les pays du BRICS.
L’Occident, emmené par les États-Unis, essaie de se remettre au centre du monde. À tout prix. La croisade chrétienne contre l’islam est l’instrument contondant avec lequel on essaie d’inverser l’inévitable chute de l’Empire.

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Traduction : Christophe pour ilfattoquotidiano.fr

Transcription complète de la vidéo de l’intervention
de Giulietto Chiesa sur TV7

Journaliste de TV7 : La marche d’aujourd’hui à Paris : qu’est-ce que c’est ? Est-ce une marche pour dénoncer le vrai problème après la tragédie à Paris, ou est-ce autre chose ?

 

Giulietto Chiesa : Absolument pas. Cette marche est une démonstration de rhétorique conçue par les dirigeants européens qui sont au milieu de la plus grave crise dans l’histoire de l’Europe, et qui cherchent à se regrouper alors qu’ils sont divisés. Ils sont totalement impuissants face à ce qui se produit. C’est ma première observation.
Ensuite, je trouve frappant que jusqu’à maintenant, personne n’a dit ce qui, selon moi, trotte dans la tête de millions d’Italiens, et même de dizaines de millions d’Européens. Je le dis car je le sais. Et c’est la chose suivante : vous partez du principe que les événements de Paris se sont déroulés comme on nous l’a dit. Ce n’est pas le cas. La version des événements de Paris, ce n’est pas un hasard, si certains journalistes intelligents l’ont comparée au 11 septembre 2001. Ils ont parlé de "11-Septembre européen, ou parisien".

 

JTV7 : Oui Giulietto, mais sur le 11/9, tu as une vision toute personnelle.

GC : Naturellement, cela fait plus de 15 ans que je m’y intéresse, et je continuerai à le faire, mais que se passe-t-il actuellement ? Étrange n’est-ce pas : des millions de gens en Italie et ailleurs commencent à faire les liens nécessaires. Le 11-Septembre et ces événements survenus sous nos yeux, et sur lesquels nous n’avons aucun récit crédible et fiable, sont-ils similaires ? Réponse, oui. Première chose…

 

JTV7 : Excuse-moi Giulietto, mais…

GC : Il y a beaucoup à dire…

JTV7 : Tu veux parler de toutes les zones d’ombre dans la reconstruction des faits, la carte d’identité, à l’adresse erronée, etc.

 

GC : Naturellement, mais j’ajoute aussi, vu tout ce qui circule actuellement sur Internet, tous ces documents que les gens n’ont pas forcément vus dans les journaux et à la télé. Je regardais une interview de l’ex-ministre des Affaires étrangères, Roland Dumas, à la télé française, où il dit ouvertement sans trop user de diplomatie "On m’a demandé voilà quelques années si je voulais participer au renversement de Kadhafi. C’était organisé depuis longtemps, et les Anglais m’ont demandé si je voulais en être. J’ai répondu, non merci, je ne pense pas que ce soit juste." Il nous dit que l’assaut contre la Libye, et contre Kadhafi était prêt depuis longtemps.

 

JTV7 : Quel rapport ?

GC : Bien sûr que c’est lié, et je vais te dire la deuxième chose que je voulais mentionner. En écoutant votre discussion, j’ai repensé à ce vieux proverbe : "Qui sème le vent récolte la tempête." Mais j’ai pensé, non, ça ne suffit pas. "Qui sème la tempête récolte la tempête." Et cela n’est encore qu’une partie de la vérité. Mais j’ajoute ceci : nous avons…et quand je dis "nous", je parle des États-Unis et d’une partie de l’Occident, nous avons créé de toutes pièces le terrorisme islamique, et nous l’avons fait se déchainer contre une autre partie de l’Occident. Voilà ce que nous avons fait. Et les preuves existent, les preuves sont là, nombreuses, de ce que j’avance ici.

Charlie Hebdo : intervention détonante de Giulietto Chiesa à la TV italienne

La question que je voudrais poser aux auditeurs est celle-ci : demandez-vous comment on peut construire une armée de plus de 50 000 hommes en moins d’un an, celle du fameux Etat islamique (EIIL) ? Comment faire cela sans avoir à disposition des milliards de dollars ? Et qui a fourni tout cet argent ? L’Arabie Saoudite !

 

Mais si Madame Santanché pense que les Services secrets saoudiens sont indépendants de ceux américains… si vous pensez cela, vous vous trompez. Les Services secrets de l’Arabie Saoudite, ceux de la Turquie, ceux du Qatar, sont des filiales de la CIA. Et donc, si des millions et des millions de dollars servent à financer une véritable armée de 50 000 hommes, il faut regarder d’où tout cela est parti.

 

Mais ce n’est pas fini, il y a pire : la guerre contre la Syrie a été organisée par les Européens. Et nous savons tout cela, car nous avons vu le Sénateur McCain photographié en compagnie des chefs de l’État Islamique, il y a 2 ans. Il y a 2 ans ! Que faisait le Sénateur McCain en Syrie ? D’où proviennent les armes de ce qu’on appelle l’Armée syrienne libre (ASL) ? D’où viennent-elles ? De la Turquie, membre de l’OTAN. D’où viennent les complicités…

 

JTV7 : Mais dis-moi Giulietto…

GC : Non. Laisse-moi terminer, parce que j’ai participé en tant que parlementaire européen, à la Commission sur les prisons secrètes de la CIA. J’ai même écrit un livre où je montre à quel point les Services secrets européens sont depuis des années des filiales de la Central Intelligence Agency, y compris celui italien. Nous en avons les preuves. Et donc, comment la France peut-elle se défendre si ses Services secrets dépendent de ceux des États-Unis d’Amérique ? Voilà ce qui s’est produit en France.

 par le Comité Valmy

La question que je voudrais poser aux auditeurs est celle-ci : demandez-vous comment on peut construire une armée de plus de 50 000 hommes en moins d’un an, celle du fameux Etat islamique (EIIL) ? Comment faire cela sans avoir à disposition des milliards de dollars ? Et qui a fourni tout cet argent ? L’Arabie Saoudite !

 

Mais si Madame Santanché pense que les Services secrets saoudiens sont indépendants de ceux américains… si vous pensez cela, vous vous trompez. Les Services secrets de l’Arabie Saoudite, ceux de la Turquie, ceux du Qatar, sont des filiales de la CIA. Et donc, si des millions et des millions de dollars servent à financer une véritable armée de 50 000 hommes, il faut regarder d’où tout cela est parti.

 

Mais ce n’est pas fini, il y a pire : la guerre contre la Syrie a été organisée par les Européens. Et nous savons tout cela, car nous avons vu le Sénateur McCain photographié en compagnie des chefs de l’État Islamique, il y a 2 ans. Il y a 2 ans ! Que faisait le Sénateur McCain en Syrie ? D’où proviennent les armes de ce qu’on appelle l’Armée syrienne libre (ASL) ? D’où viennent-elles ? De la Turquie, membre de l’OTAN. D’où viennent les complicités…

 

JTV7 : Mais dis-moi Giulietto…

GC : Non. Laisse-moi terminer, parce que j’ai participé en tant que parlementaire européen, à la Commission sur les prisons secrètes de la CIA. J’ai même écrit un livre où je montre à quel point les Services secrets européens sont depuis des années des filiales de la Central Intelligence Agency, y compris celui italien. Nous en avons les preuves. Et donc, comment la France peut-elle se défendre si ses Services secrets dépendent de ceux des États-Unis d’Amérique ? Voilà ce qui s’est produit en France.

 

La question que je voudrais poser aux auditeurs est celle-ci : demandez-vous comment on peut construire une armée de plus de 50 000 hommes en moins d’un an, celle du fameux Etat islamique (EIIL) ? Comment faire cela sans avoir à disposition des milliards de dollars ? Et qui a fourni tout cet argent ? L’Arabie Saoudite !

 

Mais si Madame Santanché pense que les Services secrets saoudiens sont indépendants de ceux américains… si vous pensez cela, vous vous trompez. Les Services secrets de l’Arabie Saoudite, ceux de la Turquie, ceux du Qatar, sont des filiales de la CIA. Et donc, si des millions et des millions de dollars servent à financer une véritable armée de 50 000 hommes, il faut regarder d’où tout cela est parti.

 

Mais ce n’est pas fini, il y a pire : la guerre contre la Syrie a été organisée par les Européens. Et nous savons tout cela, car nous avons vu le Sénateur McCain photographié en compagnie des chefs de l’État Islamique, il y a 2 ans. Il y a 2 ans ! Que faisait le Sénateur McCain en Syrie ? D’où proviennent les armes de ce qu’on appelle l’Armée syrienne libre (ASL) ? D’où viennent-elles ? De la Turquie, membre de l’OTAN. D’où viennent les complicités…

 

JTV7 : Mais dis-moi Giulietto…

GC : Non. Laisse-moi terminer, parce que j’ai participé en tant que parlementaire européen, à la Commission sur les prisons secrètes de la CIA. J’ai même écrit un livre où je montre à quel point les Services secrets européens sont depuis des années des filiales de la Central Intelligence Agency, y compris celui italien. Nous en avons les preuves. Et donc, comment la France peut-elle se défendre si ses Services secrets dépendent de ceux des États-Unis d’Amérique ? Voilà ce qui s’est produit en France.

 

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Inconséquence, indécence et racisme

8 Décembre 2014, 16:43pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

François Hollande s’est rendu le vendredi 5 décembre au Kazakhstan, et il profitera de ce voyage pour rencontrer Vladimir Poutine le 6 dans l’après midi à Moscou. A cela, rien à dire, si ce n’est le commentaire de rigueur sur la nécessité de développer les relations entre la France et le Kazakhstan. Sauf qu’un premier accroc est venu se glisser sous les ors des relations diplomatiques : François Hollande a été pris en photo avec la magnifique tenue traditionnelle des tribus Kazakhs. C’est un cadeau habituel pour les chefs d’Etat. Or, voilà que François Hollande semble surpris et exprime même sur cette photographie une gêne qui fait contraste avec la mine réjouie de son hôte, Nursultan Nazerbaiev. L’inadéquation de l’attitude de François Hollande frappe, et elle est renforcée quand on apprend que l’Elysées a cherché à faire supprimer la dite photo du site Instagram de la Présidence Kazakh où elle avait été installée. D’où certaines interrogations.

François Hollande, en tenu traditionnelle, aux côtés du Président Nursultan Nazerbaiev

François Hollande était-il gêné par le vêtement ? C’est assez ridicule.

D’abord, ce vêtement est beau. Ensuite, il fait partie des coutumes d’un grand peuple. A tout prendre, c’est plutôt un honneur. Il aurait dû sourire, voir rire, ce qui est l’attitude normale d’un chef d’Etat dans ces occasions.

Une gêne est ses ressorts

Etait-il gêné parce qu’il posait aux côtés de Nazerbaiev ? Il faut savoir que ce dernier tient d’une main de fer son pays, mais qu’il est loin d’y être illégitime. L’un des derniers dirigeants du temps de l’URSS, un soutien résolu de Gorbatchev lors de la perestroïka, il fut de ceux qui protestèrent quand l’URSS fut dissoute au coin d’un bois par Eltsine et les dirigeants de l’Ukraine et du Belarus. Il est clair que sur bien des points, que ce soit la corruption, la démocratie ou encore le sort des « minorités sexuelles », le Kazakhstan est en retard sur la Russie. Mais, ce qui apparaissait comme une tache indélébile sur le costume de Vladimir Poutine semble disparaître comme par magie sur la tenue de Nazerbaiev.

Alors, oui, François Hollande a de quoi être gêné. Son voyage au Kazakhstan, que l’on peut justifier tant par un argumentaire de nature économique que géopolitique, car Nazerbaiev joue un rôle éminent parmi ses pairs en Asie Centrale, ne fait que ressortir de manière encore plus crue l’inconséquence qu’il y a à traiter Poutine en pestiféré. Et ce d’autant plus que ce traitement a commencé bien avant la crise ukrainienne. Que l’on se souvienne : l’année dernière, en décembre 2013, on annonçait à l’ambassade de France à Moscou que le Président ne viendrait pas à l’inauguration des Jeux Olympiques d’Hiver de Sotchi en raison de l’ « homophobie officielle de la Russie ». La stupidité du propos est insondable. Ce qui était reproché aux Russes était une loi punissant la pédophilie, dont on rappelle qu’elle constitue un délit en France aussi. Assurément, les peines prévues par la loi russe sont plus lourdes que ce que prévoit en ce cas la loi française. Mais est-ce bien suffisant pour parler d’une « homophobie officielle » ? L’ambassadeur de France l’a bien compris, qui corrigea le tir un mois après en précisant que François Hollande ne viendrait pas à l’inauguration car aucun Président français ne s’était déplacé pour les Jeux Olympiques d’Hiver (à l’exception notable de Charles de Gaulle, lors des jeux de 1968 à Grenoble, autre temps, autres mœurs).

Au-delà de l’anecdote, que reproche-t-on à Vladimir Poutine que l’on tolère par ailleurs chez Nazerbaiev et plus encore chez l’Emir du Qatar ou en Arabie Saoudite ? Poser la question est y répondre. A tout prendre, Poutine est plus libéral (dans l’acception classique du terme) que Nazerbaiev, qui est cependant et il n’en faut pas douter un grand Président, et bien entendu que les dirigeants du Golfe ou de Djeddah. Alors, peut-être faut-il s’intéresser au contenu implicite de ce comportement explicite. Une possible interprétation serait que François Hollande considère que Nazerbaiev et les dirigeants de la péninsule arabique ne font pas partie de notre univers et que ce qui est bon pour nous ne l’est point pour eux. Mais, en ce cas, outre qu’il donne raison à la théorie des doits nationaux, soutenue de la Malaisie à la Chine en passant par Singapour, il fait preuve d’une condescendance insultante qui confine au racisme pour ces peuples et ces Nations. On espère que nos « grandes âmes » intellectuelles se réveilleront enfin et condamneront sur le champ un Président assez hypocrite pour tordre la bouche devant une différence de peine mais faire tout sourire à des dirigeants qui pratiquent la condamnation à mort des homosexuel(le)s. Ou alors faut-il considérer que pour François Hollande et son entourage, les Russes ne sont que des barbares, des sauvages et des brutes, bref de ces untermenschen (des « sous-hommes ») comme le disait les nazis. Bref, ce serait à un racisme anti-russes que nous serions confrontés. Quelle que soit la réponse valable, qu’elle traduise une condescendance profonde ou inconsciente ou un racisme, tout aussi profond qu’inconscient, c’est nous tous, Français de toutes origines et de toutes opinions, qui avons le droit de nous sentir gêné et humilié par la « gêne » du Président recevant le cadeau de Nursultan Nazerbaiev. Dans tout ceci se révèle l'inconséquence d'une politique, l'indécence d'un comportement personnel et le racisme sous-jacent qui transparaît à cette occasion.

Par

 

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