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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

(humour): LES COMMUNISTES AVEC MACRON

3 Avril 2017, 17:33pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

PCF Lille : En Marche !

Publié le 1er avril 2017

 

Nous faisons ainsi nôtre la fameuse devise des desserts Flamby « Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis ».

Nous estimons aujourd’hui qu’un homme seul, pour peu qu’il présente bien et soit propre sur lui, est à même de transformer la France, en ralliant une majorité de projet cohérente, dénuée de tout opportunisme, allant de Robert Hue à Alain Madelin, en passant par Géneviève de Fontenay.

Nous considérons que le meilleur moyen de lutter contre la montée de l’extrême droite n’est certainement pas de répondre aux besoins sociaux et d’améliorer la vie quotidienne des gens, mais de rester dans la continuïté des politiques libérales menées en France et en Europe ces dernières années avec le succès que l’on sait.

Nous appelons dès maintenant les lillois à anticiper sans attendre la victoire d’Emmanuel Macron :

  • en renonçant de leur propre initiative à une partie de leur salaire, afin de regagner en compétitivité. Ces sommes pourront être renvoyées directement aux dirigeants des grands groupes pour contribuer à faire rester en France ceux qui font vivre l’esprit d’entreprendre.
  • en arrêtant de scolariser leurs enfants dans les écoles publiques, de se soigner, de faire appel aux pompiers, aux services des collectivités locales, afin de permettre la suppression prochaine de 120 000 fonctionnaires, qui seront rapidement remplacés par des bornes automatiques multifonction.
  • en renonçant si possible à exercer leur droit à la retraite ou aux indemnités chômage, afin d’alléger les charges sociales des entreprises : il appartient à chacun d’apprendre à se responsabiliser et à s’en sortir par ses propres moyens.
  • en cessant de se syndiquer et de s’organiser collectivement, pour une meilleure fluidité du dialogue social en attendant un nouvel assouplissement du droit du travail avec une loi El Khomri 2 : le dialogue entre salarié et employeur doit se faire en toute confiance, sans intermédiaire.
  • en contribuant par un don à une plate forme de financement collaborative que nous lancerons pour indemniser les victimes lilloises de l’Impôt Sur la Fortune avant la suppression de celui-ci.
  • en jetant aux oubliettes de l’histoire les vieux clivages droite/gauche : nous demandons par exemple que les automobilistes lillois puissent en toute liberté choisir dès maintenant de rouler dans le sens qui leur convient, ce qui permettra de rectifier les lourdeurs du nouveau plan de circulation.

Convaincus que plus rien n’arrêtera la marche de l’Histoire et de notre PROJET, et que tout est déjà joué d’avance, nous invitons les lillois qui voudraient faire un autre choix que celui d’Emmanuel Macron, (et notamment les électeurs de M. Mélenchon) à ne pas se rendre aux urnes le 23 avril prochain.

La France est au bord du gouffre, nous la ferons aller de l’avant : En Marche !

(cliquez ci-dessous pour en savoir plus)

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Macron ou le futur Etat de la "Ma Connerie"

1 Avril 2017, 08:17am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Macron ou le futur Etat de la "Ma Connerie"
Macron ou le futur Etat de la "Ma Connerie"

Ne pas confondre instruction: instruction (très limitée dans ce cas) intelligence et absurdité ! 

 

On peut être instruit sur certains sujets, mais cela n’a rien à voir avec l’intelligence du personnage et il est parfois préférable de se taire, plutôt que de répéter des bourdes plus grosses que le personnage, lors de ses « parlottes » pré-électorales. 

Emmanuel Macron est un personnage plus apte à promettre des milliards d’euros à qui veut bien l’écouter pendant sa tournée de campagne, tout en se gardant bien de faire connaître comment équilibrer les comptes, sauf de les récupérer sur le dos des travailleurs !

 

En prévoyant du « serrage de ceinture » pour le petit peuple de France et de donner encore plus de moyens aux patrons du CAC 40 et à ses amis banquiers, il est dans l’ignorance totale concernant les départements français et d’outre mer, qui sont pourtant départements et territoires français au même titre que ceux de l’hexagone et de la Corse.

 

En effet, l’ancien ministre sorti de sa banque Rothschild, celui qui fut la « tête pensante de M. Hollande à l’Elysée » avant de diriger Bercy, bien trop longtemps encore, compte tenu des dégâts accomplis en accord avec Valls et El Kmori, lors du passage en force de lois scélérates à coups de 49.3. 

 

Ces lois, toujours dirigées contre les travailleurs de notre pays ; qu’ils soient ouvriers des BTP, employés, cadres moyens, à la recherche d’un emploi ou encore retraités du public ou du privé, du petit commerce, de l’artisanat ou de l’agriculture. Enfin, tous ceux qui sont des numéros sur le registre des grandes entreprises et qui seront effacer sans vergogne d’un seul trait de plume, afin de laisser au patronat le droit de fermer les portes d’usines, protégeait par la loi El Kmori/Macron et de délocaliser l’outil de travail français dans des pays « émergents » ou les salaires passent difficilement les 200 euros par mois.

Rappelons-nous : 

Continental Clairoix (683 emplois), GoodYear Amiens ( 1143 emplois : 12 décès); PSA Aulnay (3000), le laminoir de Vallourec St-Saulve (300) et de Deville lès Rouen (380)

 

Toutes ces subventions, diminutions des charges et autres ont été accordées pour une classe de Français dont ils font partie eux-même, c’est à dire, tous ceux qui n’ont jamais mis les mains dans le cambouis une seule fois pour gagner leurs vies et faire vivre leurs familles. 

 

Mais ils connaissent tous les moyens de détournement d’argent pour les subventions et les emplois fictifs, que se soit de « l’Etat France » ou comme ces braves gens du FN ceux de l’UE. 

Toutes ces dépenses effectuées au détriment du Français moyen, qui paie « plein pot » les dépenses somptueuses qu’ils accumulent lors des grandes réceptions et leur vie au-dessus des moyens d’un « politicard de métier » le tout bien sûr réglés par l’Etat.

 

Il est certain d’une chose, aujourd’hui encore, en France « Les gens sont pauvres et ils en meurent » Sachons, qu’à ce jour, notre Région, pompeusement appelée « les Hauts de France »région présidée par Xavier Bertrand, en équipe avec les représentants du Fn, compte plus de 1 000 000  de personnes vivent sous le seuil de pauvreté.

(Deuxième Région de France la plus pauvre après la Corse)

La Guyane département Français 13 fois plus grand que "son" Pas-de-Calais, sa terre d'accueil!

La Guyane département Français 13 fois plus grand que "son" Pas-de-Calais, sa terre d'accueil!

Les bourdes de ce « candidat à la présidentielle française » ne font que s’accumuler depuis sa tournée des « grands ducs » dans nos divers départements.

Déjà le 23 septembre 2014, à l'occasion de sa visite aux abattoirs GAD dans le Finistère, il qualifia les ouvrières de cette entreprise en difficulté "d'illettrées"

Pour la suite, lors d’un déplacement dans le Nord-Pas-de-Calais « parlant aux gens, comme aurait pu parler un "maître des forges" du XIXéme siècle à ses domestiques et tout en les traitant d’analphabètes, il complétait ses propos sur l’état de la mauvaise santé de nos habitants, justifié pour lui à l’alcoolisme et au tabagisme dans nos bassins miniers « un fléau devant être traité d’urgence »

 

Il est certain d’une chose, aujourd’hui encore en France « Les gens sont pauvres et ils en meurent » Sachons, qu’à ce jour, notre Région, pompeusement appelée « les Hauts de France » région présidée par Xavier Bertrand, en équipe avec les représentants du Fn, compte 1 000 000 de citoyens et citoyennes vivant sous le seuil de pauvreté.

La dernière, est fatalement la cible des critiques d’internautes envers son ignorance (pour quelqu’un qui cherche la place suprême de président de tous les Français, le représentant du 5ème pays le « plus riche du monde » 

Lors d'un déplacement sur l'île de la Réunion le candidat s'est exprimé sur la crise en Guyane, la qualifiant d’ILE, ce plus grand département français d’Amérique du Sud, Département de plus de 83500 km² est un territoire limitrophe avec le Brésil, (d’une surface presque 13 fois la surface de son Département du Pas de Calais « territoire de sa résidence au Touquet Paris-Plage ») 

« Ce qu'il se passe en Guyane depuis plusieurs jours est grave. C'est grave en raison des débordements. Mon premier mot est celui d'un appel au calme parce que bloquer les pistes d'un aéroport, bloquer les décollages, parfois même bloquer le fonctionnement de l'île ne peut être une réponse apportée à la situation » a-t-il déclaré.

Il n'en est pas à sa première approximation, car, parti séduire les Antilles françaises en vue de la présidentielle, le candidat Emmanuel Macron a mis les pieds dans le plat avant même de sortir de l'avion. 

Partageant une photo avec un jeune voyageur sur le réseau social Twitter, l'ancien ministre légende maladroitement : « Avec Mathias, lycéen à Bourg-en-Bresse. Il rejoint sa mère expatriée en Guadeloupe pour Noël » !!!

Prend-t-il encore aujourd’hui les Guadeloupéens, les Martiniquais, les Réunionnais, toutes nos îles d’Outre mer et la Guyane pour les colonies du XIXème siècle ? Allant jusqu’à confondre le plus grand Département français avec une île.

Il est un fait avéré chez lui, que s’il n’est pas « illettré », il a de sérieuses lacunes en histoire/géographie et lui serait nécessaire de prendre des cours de « rattrapage » dans ces matières qui lui font sérieusement défaut, ceci avant de ce lancer avec ses amis milliardaires à l’assaut de l’Elysée.

Espérons qu’il ne se rendra pas un jour à Arras: dans le Var !!!

Macron ou le futur Etat de la "Ma Connerie"Macron ou le futur Etat de la "Ma Connerie"
Pour ce genre de personne, il est "normal" qu'après avoir pris les citoyennes et citoyens pour des "talibans" de trouver des mots pour s'excuser !

Pour ce genre de personne, il est "normal" qu'après avoir pris les citoyennes et citoyens pour des "talibans" de trouver des mots pour s'excuser !

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Sur France 2, Pascal Lamy, membre du PS et idéologue en chef du LIBÉRALISME !

1 Avril 2017, 08:09am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Sur la 2, le PS Pascal Lamy idéologue en chef du libéralisme !

Sur la 2, le PS Pascal Lamy idéologue en chef du libéralisme !

Jeudi 30 mars 2017 sur France 2 s'est déroulé en direct présentée François Lenglet l'émission périodique de l'angle éco intitulée "Faut-il fermer les frontières pour sauver les emplois ?".

Avec pour intervenants antagonistes principaux Pascal Lamy (ex commissaire européen, ex directeur général de l'Organisation mondiale du commerce, actuel président de l'association Notre Europe, membre du PS) et Emmanuel Todd.

Pendant tout le débat Pascal Lamy s'est comporté en chantre du libre-échange et du capitalisme méritant amplement l'accusation ironique d'Emmanuel Todd de faire preuve d'un attachement quasi religieux au dogme néo-libéral.

L'émission s'est appuyé sur des enquêtes de terrain et des témoignages à la fois de dirigeants d'entreprise et de militants syndicaux, de la CGT en particulier sur des terrains très divers : Suisse, Gien et sa tradition de production de porcelaines, la Française de mécanique de Douvrin, industrie automobile avec l'exemple des délocalisations de PSA en Slovaquie, experts de la commission européenne en Chine.

Lamy s'est évertué à dénigrer toute tentative protectionniste fut-elle raisonnable et intelligente comme l'a préconisé Todd en affirmant de manière péremptoire mais gênée aux entournures que le protectionnisme commercial ne protège pas l'emploi.

Sur France 2, Pascal Lamy, membre du PS et idéologue en chef du LIBÉRALISME !

En dépit des preuves administrées par le documentaire précédant le débat montrant par exemple l'efficacité du mécanisme souple Suisse protégeant la production de salade mâche (rampon) ayant permis au dire même du principal producteur de la confédération un investissement de plus de 11 millions d'euros pour la construction d'immenses serres de tomates.

Avec donc des créations d'emploi à la clé avec excusez du peu un salaire minimum agricole de plus de 3000 euros !

Situation qui par parenthèse fait voler en éclats la thèse des chantres de droite et du PS, et de M. Gattaz du "coût" des salaires comme frein majeur aux créations d'emplois et aux investissements !

Riche débat et véritable confrontation (rares dans nos grands médias) qui a illustré le fait majeur que la mondialisation capitaliste a eu pour conséquences majeures ET la désindustrialisation massive de notre pays qui l'a souligné Todd atteint un seuil critique radical ET la réduction à la misère et au désespoir des classes populaires.

Dans les régions industrielles en particulier.

Le documentaire prétend par ailleurs mettre en évidence la caractère protecteur de l'Europe face à la Chine, activant des mesures contre le dumping social et les distorsions de concurrence (pas libre et pas faussée ?).

Mais ne s'agit-il pas en fait de défendre les intérêts de certains secteurs privés de ceux d'en haut, confrontés à la concurrence internationale tandis que les travailleurs eux sont livrés aux conséquences de la course aux salaires les plus bas possibles.

Comme l'atteste l'exemple des salariés de la Française de Mécanique abandonnés par PSA pour le nouveau paradis capitaliste slovaque en la montante et prométteuse ville de Trnava ?

Tandis que les travailleurs slovaques de Trnava sont à leur tour livrés à la concurrence féroce de salariés encore moins "exigeants" en matière de salaires et de droits venant de Serbie, de Bulgarie, de Roumanie ...

Mise en concurrence sans fin et sans limites !

Au seul profit d'une minorité d'exploiteurs protégeant le cas échéant, leurs profits, leurs dividendes et leurs actionnaires contre d'autres profits et dautres actionnaires !

Spirale inexorable des reculs sociaux, de l'écrasement des salaires qui comme l'a souligné Todd conduit à la catastrophe, au rétrécissement général des marchés, à la contraction de la demande, à la crise généralisée et à la guerre de tous contre tous.

Comme la crise de 2008 l'a attesté.

OUI, il faut donc sortir de cette spirale infernale, envisager des mesures protectionnistes, procéder à la réindustrialisation de notre pays et pour cela mettre résolument en cause les traités européens et s'apprêter à quitter la détestable construction européenne.

Sans oublier au travers de la personnalité et du parcours d'un Pascal Lamy le rôle profondément néfaste et destructeur d'un PS arc-bouté sur la défense des privilégiés et celle d'une Europe fédérale vecteur institutionnel de cette défense!

 

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1er Mai Arras : 16 ème SALON DU LIVRE, D'EXPRESSION POPULAIRE ET DE CRITIQUE

30 Mars 2017, 18:14pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

1er Mai Arras : 16 ème SALON DU LIVRE, D'EXPRESSION POPULAIRE ET DE CRITIQUE
1er Mai Arras : 16 ème SALON DU LIVRE, D'EXPRESSION POPULAIRE ET DE CRITIQUE

ci-dessous, le plan du Village,Associatif de l'édition 2017 du Salon du Livre d'Expression Populaire et de Critique Sociale de Colères du Présent qui se déroulera de 10h à 19h 

Voici l'emplacement ci-dessous en rouge, des stands de Liberté Hebdo 1 Rue  Zamenhoff et  de L'huma 12 rue Charlie

1er Mai Arras : 16 ème SALON DU LIVRE, D'EXPRESSION POPULAIRE ET DE CRITIQUE
1er Mai Arras : 16 ème SALON DU LIVRE, D'EXPRESSION POPULAIRE ET DE CRITIQUE

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ELUS FN : QUEL BILAN POUR NOTRE RÉGION

30 Mars 2017, 18:07pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

ELUS FN : QUEL BILAN POUR NOTRE RÉGION
ELUS FN : QUEL BILAN POUR NOTRE RÉGION

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Liberté Hebdo 1265: L'édito de Robert (DE VILLE)

30 Mars 2017, 17:47pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Liberté Hebdo 1265: L'édito de Robert (DE VILLE)

FIN DE PARTIE POUR LA PRIMAIRE SOCIALISTE

 

Le rideau est tombe sur la comédie de la primaire du PS. Valls a mis le temps. Mais son choix est fait.

Tout cela est-il vraiment sérieux ? Assurément NON.

 

Les premières préoccupations des français sont l'emploi, la santé, le logement, la sécurité... Au lieu de repondre a ces questions,  de se confronter en débat, nous voilà noyés dans des discussions de basse-cour, avec des relents de mauvaise cuisine. Comment ces hommes politiques, reniant leurs votes et leurs engagements, peuvent-ils croire qu'ils accéderont encore au pouvoir?

 

Les primaires ont fait long feu. Inadaptées a la cinquième République, plus conforme a un « rêve > américain, les primaires ont fait du tort au débat en France.

 

La droite en a profite pour écarter Nicolas Sarkozy. Tous les participants s'étaient rangés sagement derrière François Fillon, avant les affaires.

 

La gauche, enfin une petite partie, a cru se faire la peau de Manuel Valls. Raté, c'est Valls qui rit désormais du bon tour qu'il joue a son « vainqueur ». N'est-ce pas 1e même rire qu'eurent ceux qui bafouèrent le résultat du referendum, et donc 1e choix du peuple, contre le projet de constitution européenne en 2005 ?

 

Benoît Hamon ne sauvera pas le PS a lui tout seul. Il est bien obligé de composer aujourd'hui. Et tout le monde s'attend a ce qu’il se rapproche, enfin, de Jean-Luc Mélenchon.

 

Ce dernier a un boulevard qui s'ouvre devant lui. A la condition de savoir tendre la main et écouter le cœur des militants socialiste,  meurtris, dont le vote a été bafoué par leurs propres dirigeants, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF! a lancé cette semaine un nouvel appel pour une rencontre et la construction d'une union de combat.

 

Une large frange de politiques, réformistes ou centristes, donnent a croire dans leur ralliement a Emmanuel Macron qu'il est le seul candidat capable d’être présent au deuxième tour face a la droite, ou l'extrême droite.

 

Mais ils le font surtout apparaitre comme le candidat de l'establishment, avec lui tout change pour que rien ne change.

 

L'union est plus que jamais nécessaire pour vaincre les démons que la droite et son pendant extrême souhaitent lâcher  sur nous une fois les élections consommées.

Il y a bien des fauves aux aguets, a l'abri derrière les isoloirs. Il n'y a qu'une solution pour évita les migraine de lendemain de premier tour.

Travaillons le rassemblement partout où c'est possible.

 Pour la République et pour un avenir meilleur

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Au coeur du système de Marine Le Pen - La face cachée du Front National

29 Mars 2017, 20:45pm

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L’assassinat de Dulcie September, un crime signé, une affaire classée

29 Mars 2017, 17:32pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

L’assassinat de Dulcie September, un crime signé, une affaire classée

Il y a un quart de siècle, l’Afrique du Sud vivait sous le régime de l’apartheid. Et rien n’arrêtait le gouvernement raciste de Pretoria dans sa lutte implacable contre l’African National Congress. En 1988, la représentante en France du mouvement de Nelson Mandela était abattue à bout portant.

Mardi 29 mars 1988, Paris, 10, rue des Petites-Écuries. Il est 9 h 47 et un bruit d’escalier qu’on dévale retentit dans le bâtiment C. Monsieur D. a à peine le temps de s’écarter pour laisser passer en trombe deux grands types aux cheveux courts, d’une quarantaine d’années tout au plus. À 10 heures, on découvre le corps sans vie d’une femme au 4e étage, sur le palier des bureaux de l’African National Congress (ANC), principal mouvement anti-apartheid, interdit en Afrique du Sud depuis 1960. Dulcie Evonne September, cinquante-trois ans, représentante de l’ANC, vient d’être abattue de cinq balles de calibre 22, tirées à bout portant, au silencieux.

On ne retrouvera jamais les tireurs. Un non-lieu sera prononcé en 1992 et l’affaire classée. Ce crime est pourtant signé : il s’agit d’une exécution en bonne et due forme par des agents et mercenaires du régime barbare de Pretoria.

Dulcie September se savait menacée ; elle avait demandé, sans l’obtenir, une protection policière aux autorités françaises mais elle avait refusé la mutation proposée par la direction de l’ANC, car il n’était pas question de donner l’impression de déserter le terrain. Perspicace et charismatique, Dulcie était impossible à décourager.

Née en 1935, Dulcie grandit à Athlone, township métisse du Cap. À vingt ans, elle débute sa carrière d’institutrice, sa vocation ; elle veut aider ses élèves à donner sens à leur vie. Très tôt éveillée à la politique, Dulcie rejoint l’Union démocratique du peuple d’Afrique australe (Apdusa) créée en 1960. Alors que toute organisation anti-apartheid est interdite, elle forme, en 1962, avec huit camarades, le Yu Chi Chan Club, d’inspiration maoïste (devenu le Front de libération nationale en 1963). Cela lui vaut une arrestation en octobre 1963. À l’issue de six mois de procès, Dulcie est condamnée à cinq ans de prison où elle subit de mauvais traitements.

À sa sortie, on lui interdit de reprendre son poste et de militer. Le 19 décembre 1973, elle quitte son pays et rencontre des militants de l’ANC et du Parti communiste sud-africain exilés à Londres.

En 1976, elle devient employée permanente de l’ANC. Elle soutient à son tour les nouveaux exilés et se consacre à la collecte de fonds. Restée marquée par la manifestation du 9 août 1956 devant le siège du gouvernement à Pretoria et par les actions des femmes tout au long des années 1950 contre les livrets d’identité, les hausses de loyer ou pour les augmentations de salaire, Dulcie s’engage dans la Ligue des femmes. Au lendemain du soulèvement des lycéens de Soweto (16 juin 1976), qui marque le retour du mouvement populaire sur la scène politique et où les femmes occupent aussi une place importante, Dulcie travaille en liaison avec le comité anti-apartheid de l’ONU et la Fédération démocratique internationale des femmes. Elle impulse mobilisations, conférences et publications sur le sort des femmes et de la jeunesse, noire en particulier. Après un bref passage par le quartier général de l’ANC à Lusaka, dont elle dirigera le comité régional et au cours duquel elle organisera la célébration du 25e anniversaire de la manifestation d’août 1956, la nouvelle représentante en chef de l’ANC pour la France, la Suisse et le Luxembourg arrive à Paris en 1984. Elle y joue très vite un rôle clé en rassemblant les différentes composantes du mouvement de solidarité anti-apartheid autour des exigences de boycott, de désinvestissements et de sanctions du régime sud-africain. En juin 1986, elle monte une conférence internationale qu’Oliver Tambo, président de l’ANC, ouvre en soulignant l’obligation morale de la France d’intervenir en faveur des sanctions internationales.

L’Afrique du Sud traverse alors une phase décisive de son histoire. L’ANC appelle le peuple à « rendre le pays ingouvernable ». La répression policière et la violence des forces de sécurité contre la population ont atteint leur paroxysme en 1988 ; tous les jours, révoltes et répressions secouent le pays. C’est l’état d’urgence. Le régime a soif de sang. Il bombarde aussi les camps de l’ANC, notamment au Botswana, intervient en Angola contre les indépendantistes et organise des attentats contre des dirigeants anti-apartheid aux quatre coins du globe. Il faut donc couper les vivres à ce régime qui excelle dans les crimes contre l’humanité.

La France est alors présidée par François Mitterrand et c’est la cohabitation : Jacques Chirac est premier ministre, Charles Pasqua à l’Intérieur et Robert Pandraud à la Sécurité publique. La Françafrique est donc aux commandes. En intervenant publiquement, en 1986-1987, en faveur de Pierre-André Albertini, Dulcie provoque des contrariétés. La mobilisation des Français pour la libération de ce coopérant, emprisonné par Pretoria, gêne. Mais surtout, depuis plusieurs mois, elle a entrepris de mettre au jour les filières de vente d’armes et cela ne plaît pas à grand monde, certainement pas à ce régime aux abois. La France était jusqu’alors un gros fournisseur de l’aéronavale sud-africaine. Avec le boycott, les ventes d’armes constituent un secteur porteur pour qui sait manœuvrer entre les gouttes.

Le mobile est là, sans doute. Les preuves ont disparu et la commission Vérité et Réconciliation, elle-même, malgré les aveux d’un ancien cadre des forces de sécurité, n’a pas réussi à traduire les coupables devant les tribunaux mais a démontré que, si la France en avait la volonté, elle contribuerait à rendre justice à Dulcie September.

Les sud-africaines donnent une leçon politique 

9 août 1956. Les forces de police protégeant les abords des Union Buildings, siège du gouvernement à Pretoria, ont du mal à en croire leurs yeux. 20 000 femmes de tout le pays déposent 
une montagne de pétitions contre le livret d’identité, qui sert à contrôler à tout moment 
les mouvements des « non-Blancs ». Il mentionne le domicile, la catégorie « raciale », 
la nature, le lieu et la durée de l’emploi occupé en «zone blanche ». L’impossibilité de le produire entraîne peines d’amende, de prison et déportation.

La manifestation est exceptionnelle, par son ampleur et l’éventail de son rassemblement ; Indiennes, Africaines ou métisse, et Blanches venues en solidarité, unies, elles contestent l’un des piliers 
de l’apartheid : le contrôle discriminatoire de la population ségréguée et l’organisation de l’exploitation de la main-d’œuvre des townships. La Journée nationale des femmes est née ce jour-là.

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La Guyane ? Une île, pour Emmanuel Macron (video)

27 Mars 2017, 17:11pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

La Guyane ? Une île, pour Emmanuel Macron (video)

Emmanuel Macron aurait-il un problème avec la géographie ? Le candidat d’En Marche a surpris dimanche avec une déclaration sur la Guyane, où une grève générale débute ce lundi.

Depuis un marché de Sain-Denis, à la Réunion, il a expliqué :

"La situation en Guyane, depuis plusieurs jours, est grave. Mon premier mot est celui d’un appel au calme parce que bloquer les pistes d’aéroport, bloquer les décollages, parfois bloquer le fonctionnement de l’île, ne peut être une réponse apportée à la situation."

Mais quelle île ?

L’ex-ministre s’était déjà illustré par un message posté sur Twitter dans lequel il parlait de "Mathias, lycéen à Bourg-en-Bresse. Il rejoint sa mère expatriée en Guadeloupe pour Noël". Un terme mal choisi pour une île (cette fois) française.

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Marine Le Pen pose en selfie avec un député homophobe et antisémite

27 Mars 2017, 17:05pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Marine Le Pen pose en selfie avec un député homophobe et antisémite

Marine Le Pen tout sourire au côté d’un député russe homophobe et antisémite.

Avant d’y obtenir une entrevue avec Vladimir Poutine, Marine Le Pen avait rencontré une délégation de membres de la Douma, parmi lesquels Vitali Milonov, connu pour avoir rédigé la loi sanctionnant la "propagande homosexuelle", en février dernier, il s’en était pris à deux conseillers municipaux de Saint-Pétersbourg, de confession juive : "Les chrétiens ont survécu malgré le fait que les ancêtres de Boris Vichnevski et de Maksim Reznik nous ont cuits dans des chaudrons et nous ont jetés pour être déchirés par des bêtes sauvages."

"Marine Le Pen, c’est la diplomatie à la Richard Virenque, à l’insu de son plein gré...", a ironisé sur France 3, Alexis Corbière, le porte-parole du candidat de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon.

"Marine Le Pen n’est pas Céline Dion ou Beyoncé, elle n’a pas à faire de selfies comme cela, surtout quand on prétend diriger la France. A quelques jours de la présidentielle, s’afficher avec un chef d’Etat étranger, ce n’est pas un bon signe", a ajouté Alexis Corbière, faisant allusion à la rencontre, au Kremlin, entre Vladimir Poutine et la présidence du Front national.

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Si nos mots pouvaient tout dire.

27 Mars 2017, 16:55pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

« Lorsque, nous dit le texte, certain(e)s souhaitent monter des murs, refermer la porte de l’immigration, se replier sur soi, quand ce n’est pas un mépris de classe contre celles et ceux qui vivent dans les ghettos savamment construits ; alors un racisme avéré et/ou larvé progresse aussi rapidement que les violences policières ou le chômage inhérent au système qui amène en même temps nos collègues à des gestes désespérées. C’est une même matrice, le système capitaliste. Dans le système de la misère organisé(e), le revenu universel tel qu’il est proposé amène la société entière dans une impasse. Un cul-de-sac, cela ne constitue pas une solution pour les plus de 8 millions de privés d’emploi, ni pour les non relations sociales que cela implique... »

Reprenons le texte de Vincent...

Michel Peyret

La semaine dernière a été marqué par le suicide de deux personnes sur leur lieu de travail. Deux agents de la fonction publique, l’une travaillant dans un hôpital et l’autre dans à la SNCF, ont exprimé le plus grand désarroi et en sont arrivés à un geste désespéré et révoltant.

Au travail, combien d’entre nous souffrent d’amplitudes horaires gigantesques ? Combien de travailleuses et travailleurs dans le médico-social n’ont plus l’impression de réaliser des tâches d’accompagnement avec le soin nécessaire pour chaque personne mais font maintenant malheureusement partie d’une chaîne de production qui fonctionne à flux tendu. On en arrive a exprimer le temps consacré par personne à quelques minutes ?!

Elles et ils sont tellement dans cette situation que l’infirmière a mis fin a sa vie le jour même où partout en France les travailleurs(es) de ce secteur étaient en grève contre justement ce type de situation.

Au travail, combien d’entre nous ont des relations houleuses avec leur hiérarchie qui assure au mieux son rôle de rouage dans le système capitaliste ? Chaque échelon hiérarchique des grandes entreprises, ou services publics, garantissent trop souvent son rôle d’écraseur social des ouvrier(e)s, des employé(e)s qui se retrouvent désemparé(e)s et noyé(e)s dans un océan de tâches, de stress et finalement de mal vivre au travail.

Le cheminot était délégué syndical SUD à Saint Lazare, le contexte précisé dans le communiqué du syndicat ne laisse aucun doute sur la discrimination syndicale qu’il subissait. Cela renvoie aux centaines d’assignations devant la justice de tous les syndicalistes qui représentent pourtant des revendications légitimes. Le capitalisme ne veut plus se permettre que les travailleurs tentent d’échapper à la misère qu’il crée.

La semaine dernière une travailleuse et un travailleur ont été amené de par leurs conditions de travail à des gestes dramatique. Deux personnes de trop à rajouter à une liste écœurante.

Dans quelle planète vivent les personnes souhaitant représenter notre peuple, tout en représentant le capitalisme ?

Rapidement le constat est alarmant.

Untel se fait offrir des costards qui représentent la moitié d’un salaire annuel au smic, et par dessus le marché ne trouve rien à redire, untel ne se présente pas devant la justice, untel se sait pas remplir une feuille d’impôt, untel passe de temps à temps à l’assemblée nationale (17 semaines sur 40 lors des dix derniers mois).

> C’est à qui supprimera le plus de fonctionnaires,
> C’est à qui rejettera le plus d’immigré(e)s ou de personnes issues de l’immigration, 
> C’est à qui qui exclura le plus de travailleurs de l’emploi en les renvoyant vers un RSA amélioré,
> C’est à qui qui demandera de travailler encore plus que 70h par semaine.

Ces propositions sont d’ores et déjà une réalité pour un grande partie de travailleurs(es).

La suppression des fonctionnaires, est, on a pu catastrophiquement le re-noter la semaine dernière une réalité au sens propre du terme. La cruauté de l’organisation de nos services publics aujourd’hui fait qu’il n’y aurait plus besoin de voter des budgets supprimant les crédits de la fonction publique, ils attendent mais que les travailleurs mettent fin à leur jours. C’est une inhumanité sans nom. C’est une barbarie.

Lorsque certain(e)s souhaitent monter des murs, refermer la porte de l’immigration, se replier sur soi, quand ce n’est pas un mépris de classe contre celles et ceux qui vivent dans les ghettos savamment construits ; alors un racisme avéré et/ou larvé progresse aussi rapidement que les violences policières ou le chômage inhérent au système qui amène en même temps nos collègues à des gestes désespérées.

C’est une même matrice, le système capitaliste.

Dans le système de la misère organisé(e), le revenu universel tel qu’il est proposé amène la société entière dans une impasse. Un cul-de-sac, cela ne constitue pas une solution pour les plus de 8 millions de privés d’emploi, ni pour les non relations sociales que cela implique : non relations entre personnes tout simplement, non cotisations sociales dans un système solidaire et non système de production dans notre pays. Si l’on voulait exclure tout un pan de la population qu’on s’y prendrait pas autrement.

Ce mal vivre au travail ne peut que déborder sur toute notre vie.

>>>Quand celui-ci occupe l’essentiel de nos journées.
>>>Que cela permette de subvenir à nos besoins.
>>>Quand on compte une personne active sur sept privé(e) d’emploi.
>>>Quand on vend notre force de travail sur un marché similaire à celui de bestiaux au nom de la liberté économique.
>>>Quand loi travail rime avec suppression d’emploi.
>>>Quand du jour au lendemain on peut basculer dans le cauchemar parce que l’ employeur est parti avec les machines.

Alors l’ensemble de nos vies devient précaire, comme nos insomnies, nos relations sociales, nos logements, bref TOUTE notre vie est affectée, dans tous ces aspects.

Le capitalisme nous méprise. Les personnes qui font fonctionner ce système inhumain, et redoublant d’intelligence dans cette atrocité, sont dans un monde parallèle.

Dans notre monde, nous nous serrons les coudes quand l’emploi vient à manquer, parce que nous savons bien que le travail lui existe. Et nous souhaitons que le salaire soit socialisé.

Dans notre monde on s’organise collectivement pour lutter quand les patrons prennent des décisions injustes, ce sont toutes les manifestations qu’il y a eu toute la semaine dernière du 6 au 13 mars, on peut d’ailleurs difficilement les énumérer et cela continue le 21 mars à l’appel interprofessionnel de la seule CGT au niveau national.

Dans notre monde on passe dire bonjour aux collègues, savoir si cela ce passe bien, comment s’organise le travail, et voir même si l’on peut faire quelque chose pour changer la situation. On se saisit de l’outil syndical, pour qu’il soit notre propriété de travailleurs(es), de jeunes, où chacun « compte pour un ».

Dans notre monde on prend nos outils, on cherche ensemble le marteau et la faucille.

Dans notre monde on se bat, le drapeau rouge flottant, le poing levé toujours plus haut, l’autre main proposée à l’autre, la voix haute pour crier face à l’inhumanité du capitalisme.

Loin des fausses querelles électorales, avec nos compagnons souffrants, mais qui ne baissent pas les bras, nous entendons reconstruire un espoir du tous ensemble pour redonner aux luttes et à l’espoir, un débouché politique , que nous appelons notre COMMUNISME de ce millénaire.

Cela passe par une société collective, on construit la solidarité et nous faisons vivre la fraternité.

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Pauvreté : Du discours aux réalités, le parti socialiste face à son bilan libéral !!!

27 Mars 2017, 16:52pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Pauvreté : Du discours aux réalités, le parti socialiste face à son bilan libéral !!!

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Mon intervention pour la clôture du festival « Les utopistes debout ! » 2017

27 Mars 2017, 16:30pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Mon intervention pour la clôture du festival « Les utopistes debout ! » 2017

Mesdames, messieurs,

Chers amis,

Je vous souhaite la bienvenue dans cette salle Aragon pour un temps fort comme nous en avons maintenant l’habitude dans ce lieu. C’est avec un immense bonheur que nous accueillons ce soir la création de la compagnie Vaguement compétitifla Violence des riches inspiré par le best-seller sociologique des Pinçon-Charlot.

La violence des riches, jamais cette expression n’a eu autant de sens qu’en cette période ô combien troublée. J’ai lu il y a deux jours de cela dans le journal « La tribune » un papier qui nous apprend que la fortune de l’inénarrable Bernard Arnault a grimpé de 22 % en un an. Il se hisse ainsi à une modeste 11ème place mondiale sur l’échelle du luxe et de l’indécence avec une fortune qui s’élève à 41,5 milliards de dollars. Il passe ainsi devant mamie Liliane, qui faisait souvenez-vous des gros chèques à Sarkozy et Woerth, qui descend elle à la 14ème place avec un patrimoine estimé à 39,5 milliards de dollars. Les 39 milliardaires français affichent donc une fortune cumulée de 245 milliards de dollars. Un record absolu !

Pendant ce temps-là, le père la rigueur de cette élection présidentielle, le châtelain austère François Fillon joue sur la peur avec un dogmatisme fou. Le voilà incarnation d’un Harpagon sans l’humour criant non pas « ma cassette, ma cassette » mais « la dette, la dette ». La connivence de classe comme l’explique à merveille d’ailleurs le couple Pinçon-Charlot prend tout son sens avec ce personnage, tout comme il le prend avec la version plus light et télévangéliste labellisée « En marche ! ». Il faudrait que tous nous consentions encore un peu plus à faire des efforts comme ils disent pendant que certains accumulent de manière totalement immorale les milliards, en en cachant par ailleurs une bonne partie, avec une ingéniosité folle, dans des paradis fiscaux pour ainsi échapper à l’impôt.

Comment, dans ce contexte, blâmer le concitoyen désespéré, en colère, sombrant dans le trop facile certes, mais si tragiquement réel, tous pourris. Oui quelque chose est pourri au royaume de la politique. La politique pourtant, nous avons appris à l’aimer grâce aux philosophes grecs, grâce à Rousseau et aux lumières qui ont jailli de l’obscurantiste absolutisme, grâce à Robespierre et Saint-Just, aux communards, et à toutes celles et tous ceux qui ont donné leurs vies et leurs sangs, leurs cœurs et leurs esprits, à la grande aventure humaine du bonheur partagé.

S’il y a une leçon à tirer de tout cela je crois, c’est que ce bonheur partagé n’a jamais été et n’ira jamais de soi. Le bonheur commun et partagé est toujours le résultat d’une lutte acharnée, d’une lutte incarnée par un peuple libre et souverain.

Je vous rassure ou peut-être pas, mais je ne ferai pas du Mélenchon appelant à la rescousse le génie de la Bastille. Je veux simplement partager avec vous ma conviction de modeste élu local passionné par son mandat à la culture. La lutte ne précède jamais l’éveil. Le goût du combat et de l’émancipation est le résultat d’un processus tant collectif qu’individuel. Et c’est là où nos lieux culturels, nos pratiques, nos combats pour aller arracher de nouveaux publics sont cruciaux. C’est là où le courage de compagnies pour créer et mettre en scène des spectacles engagés, et par définition, dans une époque du tout consommable, difficile à défendre est précieux.

Le festival Les Utopistes debout est le fruit de cette réflexion, de ce désir partagé entre un lieu et son équipe et des acteurs du monde culturel décidés à ne pas lâcher sur les contenus, à ne pas brader cette si noble mission de la culture : déranger, dénoncer, lutter, éveiller.

Alors je remercie la compagnie Vaguement compétitif, la délicieuse et brillante Anne Conti, l’équipe du théâtre d’octobre ou encore Didier Super qui, dans son style unique, nous a fait l’honneur d’ouvrir cette nouvelle édition.

Je remercie également les partenaires qui se sont greffés malgré l’urgence au projet. Les amis de Colère du présent, de Droit de Cité, d’Attac, du LAG, d’Amnesty International, du MRAP ou encore deATD Quart monde. Ainsi l’auteur Denis Lachaud a pu venir présenter son dernier ouvrage à la médiathèque à l’initiative de Colère du présent, et des stands ont pu être dressés ce soir dans le hall. Nous nous sommes promis et engagés à travailler en amont l’édition 2018 ensemble et d’ailleurs d’autres partenaires encore vont nous rejoindre. Les villes de Méricourt et sans doute de Sallaumines ou encore Culture Commune. Bref nous sommes en train de faire des petits et de créer une synergie positive sur un territoire qui en a cruellement besoin. Si certains pensent que nous allons combattre le Front National sur ce territoire en créant une communauté urbaine, le réveil risque d’être pour eux terriblement douloureux.

N’est-ce pas avant toute chose d’espoir dont nous avons besoin ici ? N’est-ce pas de courage politique, intellectuel, culturel et de proximité dont nous avons besoin ? D’industrie, de services publics, de culture et non de tourisme à toutes les sauces ? Je le dis avec gravité, nos territoires méritent mieux que la soupe indigeste du moment et le courage-fuyons de trop nombreux élus enfermés dans les logiques électorales mortifères. Nous serons quelques uns, plus nombreux qu’on ne le pense parfois, à y veiller.

Je voulais, pour ne pas être trop long et pour terminer mon propos sur une petite pépite d’une récente lecture littéraire, vous livrer une réflexion de Roland Barthes, que j’aime beaucoup au-delà ses contradictions, sur le théâtre de Brecht mais plus globalement sur le rôle du théâtre en général. Il écrivait ceci dans Essais critiques publié en 1964 : « Quoi qu’on décide finalement sur Brecht, il faut du moins marquer l’accord de sa pensée avec les grands thèmes progressistes de notre époque : à savoir que les maux des hommes sont entre les mains des hommes eux-mêmes, c’est-à-dire que le monde est maniable; que l’art peut et doit intervenir dans l’histoire; qu’il doit aujourd’hui concourir aux mêmes tâches que les sciences, dont il est solidaire; qu’il nous faut désormais un art de l’explication, et non plus seulement un art de l’expression; que le théâtre doit aider résolument l’histoire en en dévoilant le procès; que les techniques de la scène sont elles-mêmes engagées; qu’enfin, il n’y a pas une « essence » de l’art éternel, mais que chaque société doit inventer l’art qui l’accouchera au mieux de sa propre délivrance ».

Voilà qui résume, je crois, ce que nous nous apprêtons à vivre et partager ce soir, ce que nous avons vécu durant tout un mois dans ce lieu au travers de notre festival, et que nous continuerons à défendre et à bâtir dans les semaines, les mois et les années à venir. Sur ces quelques mots, je vous souhaite une excellente soirée. Vive le théâtre engagé, Vive la culture, Vive les utopistes debout !

Guillaume Sayon

 
 

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Lettre aux militants communistes... et à ceux qui se soucient de l'avenir du PCF

24 Mars 2017, 18:20pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Dans quelques jours, vous voterez pour choisir la position du PCF en préparation des élections présidentielles. Deux propositions sont offertes à vos suffrages. Je crois qu’il faut ici en citer le texte, pour savoir de quoi on parle :

 

(1) Les communistes décident d’appeler à voter pour Jean-Luc Mélenchon, considérant qu’un rassemblement peut s’opérer avec cette candidature et qu’elle porte une grande partie des propositions de la gauche alternative à l’austérité. Tout en poursuivant leurs efforts pour une candidature commune, les communistes porteront cet appel en conservant leur autonomie, critique et constructive, et travailleront à un cadre collectif de campagne élargi afin d’œuvrer à la construction d’un rassemblement le plus large possible.

2) Les communistes décident de présenter une candidature issue de leurs rangs, considérant qu’elle est le moyen de porter dans le débat nos propositions et notre démarche de rassemblement. Des camarades sont disponibles. Cette candidature pourrait, si la situation l’exige, sur la base d’un accord politique et après consultation des adhérent-e-s, se retirer au profit d’une candidature commune d’alternative à l’austérité telle que nous le proposons. Si cette option est retenue, le Conseil national soumettra le choix d’une candidature à la ratification des communistes.

On admirera le style tarabiscoté dans lequel ces deux options sont rédigées. Celui-ci ne fait que traduire le désarroi de la direction du PCF, et ses tentatives désespérées d’aboutir à des décisions qui évitent une rupture interne. Car il ne faut pas à mon avis faire l’erreur de croire que la direction du PCF a une position pour ou contre Mélenchon. La direction du PCF est d’abord et avant tout gardienne de l’unité du Parti. Or, Pierre Laurent est parfaitement conscient de l’état de son organisation : un parti féodalisé, avec une direction nationale faible et des « barons » et « notables » qui font la pluie et le beau temps localement. Certains de ces barons ont déjà donné leur cœur à Mélenchon – pour des raisons nobles ou moins nobles (2), peu importe. D’autres y sont farouchement opposés. Une décision tranchée, quelle qu’elle soit,  risque donc de provoquer une scission, avec des départs, des ruptures. C’est ce que la direction veut éviter à tout prix. D’où une rédaction qui finalement ne ferme aucune porte. Si la première option est choisie, ceux qui veulent soutenir Mélenchon seront contents, les autres pourront se cacher derrière « l’autonomie critique et constructive » et le « cadre de campagne élargi » pour faire un peu ce qu’ils veulent. Si la deuxième option l’emporte, on présentera un candidat qu’on pourra ensuite éventuellement retirer pour soutenir Mélenchon si la pression devient trop forte.

 

Cela ne veut pas dire que les deux options soient équivalentes. Même si la direction du PCF a cherché à garder les portes ouvertes et atténuer la portée du choix, le choix est réelEt sur ce choix repose à mon avis l’avenir du PCF.

 

Disons-le tout de suite, la première option repose sur une double illusion qui me semble non seulement fausse, mais dangereuse. Celle qui consiste à croire « qu’un rassemblement peut s’opérer avec la candidature de Jean-Luc Mélenchon » et que les communistes pourront « porter cet appel en conservant leur autonomie critique et constructive ».

 

Les militants communistes, le PCF en général poursuit depuis sa fondation une logique de rassemblement. On peut dire que cette logique est construite dans la logique des partis communistes issus de la matrice léninistes en général : le léninisme conçoit le Parti comme une organisation de masses, et non comme un groupuscule qui, pour utiliser l’image gauchiste, « est une étincelle qui met le feu à la plaine ». Il ne s’agit pas de constituer un groupuscule de « purs », mais d’encadrer et d’organiser les masses. Le PCF est donc fidèle à sa tradition en cherchant le rassemblement. Mais le rassemblement ne se fait jamais sur le mode « suivez mon panache blanc ». Le rassemblement implique un travail de discussion, de conviction, de compromis entre différentes visions. On ne rassemble pas les gens en leur disant « ralliez-vous à nous, qui savons ce qui est bon pour vous ». On ne rassemble pas en écrasant les opinions de l’autre. On rassemble au contraire en démontrant une capacité d’écoute et de prise en compte des différents points de vue, une capacité d’élaborer des compromis. L’histoire du PCF est remplie de tels compromis, de « la main tendue aux chrétiens » au « programme commun » - dont il ne faut pas nier le caractère rassembleur, même si le PCF n’a pas su anticiper et gérer sa rupture – en passant par les accords du Front Populaire et ceux passés avec les gaullistes dans la Résistance et la Libération. Et à chaque fois, le rassemblement s’est fait non pas autour d’une intransigeance, mais d’une capacité de s’accorder sur un programme d’action fruit de concessions réciproques.

 

Loin de moi l’idée de contester la logique du rassemblement. Mais je crois sincèrement qu’on fait une énorme erreur en pensant que la candidature de Jean-Luc Mélenchon peut se placer dans une logique de rassemblement. Qui dit rassemblement dit compromis, dit concessions. 

 

Et Mélenchon a clairement indiqué qu’il n’est prêt ni aux uns, ni aux autres. Avec Mélenchon, il n’y a rien à discuter. Ni sa candidature personnelle, ni son programme, ni ses thèmes de campagne, ni son identité visuelle, ni la « charte » qu’il entend imposer aux élus sous son étiquette. Rien n’est discutable : on se soumet, ou on s’en va. Ce n’est pas un « rassemblement » qui est proposé, c’est un ralliement suivi d’une vassalisation. Et ne vous faites aucune illusion, cela ne changera pas. Si Mélenchon n’a offert aucune concession après le vote de la Conférence nationale du PCF, ce n’est pas après que le PCF lui aura accordé son soutien qu’il le fera.

 

La deuxième illusion est celle de croire que le PCF pourra soutenir Mélenchon tout en conservant une autonomie dans la campagne. Disons le tout de suite, c’est totalement absurde. Dès que le PCF aura déclaré qu’il soutient Mélenchon, il n’aura plus aucune visibilité. Parce que dans une campagne présidentielle, c’est le candidat qui est interviewé par les gazettes, invité sur les plateaux de télévision. Et s’il n’y va pas personnellement, c’est lui et lui seul qui désigne ses représentants. Croyez-vous vraiment qu’il fera des cadeaux au PCF, qu’il enverra Pierre Laurent ou André Chassaigne sur un plateau pour qu’ils expriment leur vision « critique » de sa campagne ? Vous croyez au père Noël ?

 

Quant au programme… imagine-t-on vraiment expliquer aux électeurs que les communistes veulent développer l’atout qu’est notre industrie nucléaire, et que pour cette raison ils invitent à voter pour un candidat dont le programme propose explicitement la sortie du nucléaire ? Pensez-vous vraiment, chers militants communistes, que les citoyens comprendront quelque chose à ce discours ? Non, bien sur. Le PCF sera obligé de s’aligner sur le programme des « insoumis » et taire ses différences, son originalité, sans quoi les médias profiteront pour enfoncer un coin et le PCF sera accusé de saboter la campagne.

 

Et à la fin du processus, le PCF disparaîtra des radars. Sans candidat pour apparaître dans les fenestrons, sans possibilité de défendre un programme, sans même être présent sur l’identité visuelle du candidat, il sera oublié. La campagne se passera sans lui. Et lorsqu’il faudra le faire réapparaître pour les législatives de juin… bonjour les dégâts.

 

Reste donc la deuxième solution. Celle d’un candidat communiste. Il ne faut pas là non plus se dissimuler les difficultés. D’abord, on part tard, dans un paysage qui est déjà en partie figé. Un candidat communiste n’aura pas la tâche facile pour se faire une place, d’autant plus que la direction du PCF n’a pas conduit une véritable réflexion sur la question et part un peu de zéro. Le candidat choisi, quel qu’il soit, a des grandes chances de faire autour de 2%. Et alors ? Est-ce si grave ? Je ne le pense pas : tout le monde est au courant de la faiblesse du PCF. A rien ne sert donc de prétendre se faire plus gros que le bœuf en cachant les réalités sous le tapis. Mieux vaut démontrer une capacité réelle à mobiliser 2% de l’électorat que de refuser de se compter de peur de prendre une veste. Et puis, une « divine surprise » est toujours possible, et rien ne permet de dire qu’une mobilisation des communistes autour d’un candidat qui porte leur message ne puisse aboutir à un résultat très honorable.

 

La campagne coûtera cher ? Oui, et avec peu de chances d’être remboursé. Il faudra donc faire avec le travail militant et tenir fermement les dépenses. Notez tout de même que LO ou le NPA présentent des candidats, et que leur surface financière est encore plus réduite. Mais la question du financement se posera exactement dans les mêmes termes si première option est choisie (1). Et il ne faut pas se faire d’illusions : les frais de campagne encourus par le PCF au profit de Mélenchon ne seront jamais remboursés – tout simplement parce que les règles aujourd’hui impliquent que tout remboursement va au candidat. On a vu en 2012, alors que le Front de Gauche était vivant, que le PG n’avait hésité à laisser l’ardoise intégralement au PCF. On voit mal pourquoi il agirait différemment aujourd’hui.

 

Mais surtout, il faut penser à la suite. Laissons de côté les délires qui voient Mélenchon au deuxième tour, voire élu président de la République. Le plus probable, c’est qu’on ait la droite à l’Elysée en mai. La question qui se posera sera donc celle du rapport de forces après la présidentielle. Et de ce point de vue, la deuxième option est clairement bien plus favorable pour le PCF que la première. Ayant existé pendant la présidentielle, le PCF abordera en bien meilleure position les législatives. Le choix de la première option conduirait à une situation paradoxale : non seulement le PCF se sera effacé médiatiquement pendant la présidentielle, mais aura contribué par sa campagne à renforcer une personnalité qui ensuite usera de ce résultat pour investir des candidats « France Insoumise » contre les candidats communistes…

 

Voilà donc ce que j’en pense de ces deux options. Pour moi, le choix qui préserve le mieux l’avenir est clair :  c’est celui qui permet aux communistes de porter devant les citoyens leurs propositions portées par le candidat qu’ils se seront choisis, et non d’être les supplétifs d’un candidat qui refuse toute discussion avec eux.

 

Maintenant, aux militants de décider.

 

Descartes

(1) A moins que la direction du PCF ait déjà prévu que la « campagne autonome » de soutien à Mélenchon sera faite à minima ?

(2) Je ne leur jette pas la pierre... il faut bien vivre. N'est ce pas Francis ?

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Présidentielle: l'Avenir en commun, programme de Jean-Luc Mélenchon

24 Mars 2017, 18:00pm

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