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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

La baisse du taux du livret A est inadmissible

23 Juillet 2015, 06:58am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Le gouvernement a décidé de réduire le taux du livret A à 0,75 %, suivant les recommandations du gouverneur de la Banque de France se référant au faible niveau de l’inflation.Ainsi, l’épargne populaire risque désormais de ne rien rapporter aux épargnants.

S’agissant de l’argument du faible niveau de l’inflation, c’est oublier que pour les ménages à revenu modeste, les prix des premières nécessités augmentent généralement plus vite que le taux d’inflation qui reflète la hausse moyenne des prix de l’ensemble des biens et services.
Cette décision risque d’aggraver aussi la décollecte du livret A et dans la foulée celle du livret de développement durable et du livret d’épargne populaire aux bénéfices de l’assurance-vie et d’autres placements plus rémunérateurs, avec des conséquences négatives notamment sur le logement social.

La faiblesse de l’inflation résulte de la politique de désinflation compétitive suivie depuis plusieurs décennies. Elle a comme résultat le faible niveau de l’activité économique et de l’emploi et un chômage élevé et permanent. La baisse du taux du livret A s’inscrit aussi dans cette logique de désinflation compétitive et risque d’alimenter les tendances déflationnistes.

Pour remédier à ces problèmes, il faut sortir de désinflation compétitive, valoriser le travail, augmenter les salaires, créer des emplois stables et qualifiés et accroître les investissements dans la recherche-développement, dans la formation des salariés et dans les équipements comme le propose la CGT.

Les problèmes posés par la décollecte du livret A témoigne aussi de la nécessité de créer un pôle financier public pour faciliter le financement de l’activité économique et l’investissement dans tous les domaines, y compris le logement social.

Montreuil, le 21 juillet 2015

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Pour la dénonciation par la France du traité de l’Atlantique Nord et le retrait de ses Armées du commandement intégré Appel pluraliste (pétition)

23 Juillet 2015, 06:40am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Voir en ligne : Assemblée Nationale : Proposition de résolution visant à sortir la France du Traité de l’Atlantique Nord -par Gaby Charroux, Jean-Jacques Candelier, Patrice Carvalho

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article6175

Pour la dénonciation par la France du traité de l’Atlantique Nord et le retrait de ses Armées du commandement intégré  Appel pluraliste (pétition)

Appel pluraliste :

Pour la dénonciation par la France du traité de l’Atlantique Nord et le retrait de ses Armées du commandement intégré

Le 21 mai 2015 à l’Assemblée Nationale, lors du colloque intitulé « La France peut-elle retrouver une diplomatie indépendante », un ancien ambassadeur de France et ancien secrétaire général du Quai d’Orsay a déclaré que l’OTAN n’aurait pas dû survivre à la disparition de l’URSS et à la dissolution du Pacte de Varsovie. 

 

Les initiateurs du présent appel de sensibilités républicaines et patriotiques diverses, ayant dans le passé, approuvé ou non l’existence de l’OTAN affirment unanimement, qu’en effet aujourd’hui, cette organisation n’a plus de raison d’être. 

 

L’OTAN s’est en réalité élargie en intégrant, contrairement aux engagements pris envers Gorbatchev, nombre de pays anciennement socialistes, avançant ainsi méthodiquement dans un processus d’encerclement de la Russie en multipliant les bases militaires étasuniennes dans ces pays. 

 

Cette politique ouvertement agressive s’est accompagnée de l’installation d’un bouclier de missiles anti-missiles à proximité de la Russie éventuellement destiné à permettre une première frappe nucléaire sur ce pays, en stérilisant ou en limitant de façon drastique ses possibilités de réplique. 

 

C’est dans ce contexte géopolitique que l’Ukraine a vécu la « révolution orange », téléguidée par les États-Unis et soutenue par l’UE, qui a permis la mise en place par la force d’un gouvernement hostile à la Russie avec la participation de néonazis notoires. Il est temps que la France se dissocie de cette politique antirusse provocatrice qui risque de déboucher sur une troisième guerre mondiale éventuellement nucléaire. 

 

Organisation politique et militaire, l’OTAN est tout à la fois l’instrument diplomatique et le bras armé qu’utilisent les Etats Unis avec la complicité des Etats vassaux au premier rang desquels se trouvent la France, la Grande Bretagne et l’Allemagne. 

 

Le gouvernement américain, fort d’une doctrine militaire incluant la guerre préventive et l’usage d’armement nucléaire en premier, doté de plus de 700 bases militaires réparties sur tout le globe, et décidé à combattre la menace terroriste sans la volonté d’en rechercher les causes, conduit l’OTAN et donc la France à participer, dans un chaos organisé, à une guerre permanente au mépris de nos intérêts et de notre propre sécurité. De la Yougoslavie à l’Irak, de la Syrie à la Libye, la France use son potentiel militaire et son crédit diplomatique et oublie les valeurs de son peuple, au profit d’une politique définie à Washington. 

 

En réalité, les États-Unis mènent avec l’OTAN une politique d’agression et de guerre généralisée qui ne saurait demeurer plus longtemps celle de notre nation. Il est grand temps que la France recouvre la souveraineté de ses décisions et la liberté de choisir ses partenaires en conformité avec sa philosophie et les intérêts du peuple français. 

 

Nous appelons à la dénonciation par la France de son appartenance au traité de l’Atlantique Nord et au retrait de ses armées du commandement intégré. La France en redevenant libre devra exiger la dissolution de l’OTAN qui n’a plus de raison d’être ! 

 

Paris le 1er juin 2015

*

Cet appel est ouvert à la signature des citoyens et organisations qui souhaitent contribuer à cette initiative. Il est initié par le Comité Valmy ainsi que par des militants, des personnalités et des organisations de sensibilités diverses de l’arc républicain.

Note Importante :

Le forum interactif de notre site est l’objet d’une attaque permanente et invasive de spams. En conséquence, il est souvent fermé et inaccessible afin de limiter les dégats.
Utiliser pour signer, l’adresse courriel ci-dessous ainsi que pour les messages : merci de spécifier vos nom, prénom, lieu de résidence et si vous le souhaitez, votre sensibilité politique..

Contact et signatures :

Utiliser provisoirement cette adresse :

info@comite-valmy.org

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Grèce - Intervention de Pierre Laurent sur l'accord du 13 juillet

16 Juillet 2015, 07:50am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Mercredi 15 juillet 2015 après-midil'Assemblée a entendu une déclaration du Gouvernement sur l'accord européen relatif à la Grèce puis, à l'issue d'un débat, a approuvé cette déclaration. 412 députés ont voté pour, 69 députés ont voté contre et 40 députés se sont abstenus.

Groupe socialiste, républicain et citoyen:

Christian Hutin, Jean-Luc Laurent

Groupe Les Républicains :

Julien Aubert,Sylvain Berrios,Étienne Blanc,Olivier Carré,Jean-Louis Christ,Éric Ciotti,Philippe Cochet,Bernard Deflesselles,Nicolas Dhuicq,Christian Estrosi,Laurent Furst,Sauveur Gandolfi-Scheit,Franck Gilard,Charles-Ange Ginesy,Henri Guaino,Jean-Jacques Guillet,Christophe Guilloteau,Michel Heinrich,Valérie Lacroute,Guillaume Larrivé,Charles de La Verpillière,Dominique Le Mèner,Jean-François Mancel,Thierry Mariani,Hervé Mariton,Franck Marlin,Alain Marsaud,Philippe Meunier,Yannick Moreau,Jacques Myard,Jean-Frédéric Poisson,Axel Poniatowski,Didier Quentin,Éric Straumann,Alain Suguenot,Lionel Tardy,Michel Terrot,Jean-Marie Tetart,Patrice Verchère,Philippe Vitel,Michel Voisin

Groupe de l'union des démocrates et indépendants:

Francis Hillmeyer

Groupe écologiste:

Isabelle Attard,Sergio Coronado,Noël Mamère

Groupe de la gauche démocrate et républicaine:

François Asensi, Bruno Nestor Azérot, Huguette Bello, Alain Bocquet,Marie-George Buffet, Jean-Jacques Candelier, Patrice Carvalho, Gaby Charroux, André Chassaigne, Marc Dolez, Jacqueline Fraysse, Alfred Marie-Jeanne, Jean-Philippe Nilor, Nicolas Sansu, Gabriel Serville

Non inscrits :

Véronique Besse,Gilles Bourdouleix,Gilbert Collard,Nicolas Dupont-Aignan,Jean Lassalle,Marion Maréchal-Le Pen,Philippe Noguès

 

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Adoption de la loi NOTRe : Un accord droite/PS dans le dos des citoyens.

14 Juillet 2015, 08:54am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Parlementaires du PS et de la droite se sont mis d’accord au sein de la commission mixte paritaire (composée de 7 députés et 7 sénateurs) sur le projet de loi NOTRe.

La droite sénatoriale et la majorité gouvernementale s’unissent ainsi dans le dos des citoyens pour faire adopter dans les délais les plus brefs un texte largement contesté qui bouleverse nos institutions.

Alors que les citoyens commençaient seulement à rentrer dans le débat, le but est de mettre un point final à l’examen parlementaire – il y aura encore un passage de pure forme dans les deux hémicycles - qui avait le grand défaut de laisser trop d’espace à l’expression des désaccords et des inquiétudes qui montent dans le pays.

Les élus communistes et républicains condamnent avec force ce procédé et cette nouvelle convergence d’inspiration libérale :

cette loi signe la fin de la décentralisation mise en œuvre depuis 30 ans. Elle ouvre la voie à la disparition des collectivités territoriales de proximité, les communes et les départements, par la réduction de leurs compétences et par l’asphyxie budgétaire.

En dépit de concessions faites à mettre au crédit de la mobilisation des élus locaux et de l’opinion, comme le seuil ramené à 15 000 habitants pour les intercommunalités, ou le maintien des conseillers communautaires comme délégué de leur commune, la logique profonde du projet de loi demeure, en soumission aux visées de la commission de Bruxelles : une Europe des Régions, avec la remise en cause de l’égalité et de l’unité républicaine, un éloignement des citoyens et des élus des lieux de décisions, une mise en concurrence renforcée des territoires.

Cette logique demeure également pour la métropole du Grand Paris qui sera finalement créée comme prévu initialement au 1er janvier 2016, avec tout son arsenal juridique, institutionnel et financier. Toute sa mise en œuvre est engagée, et il n’y aura pas de report comme l’avait demandé le Sénat.

L’accélération du vote de la loi ne signifie pas que tout est joué. Les inquiétudes, la colère et la contestation sont fortes dans chaque territoire, et sont appelées à grandir encore, à mesure de la connaissance par un plus grand nombre de cette loi néfaste, de ses conséquences pour les intéressés, citoyens et agents publics.

Dans les semaines et les mois qui viennent, L’ANECR appelle les élus à se tourner vers les citoyens pour les mettre au cœur de ce débat public, à multiplier les initiatives visant à les informer et les mobiliser sur la réalité, les enjeux et les effets de cette loi.

Elle invite à engager des votations citoyennes sur des réponses alternatives : service publics, citoyenneté et proximité, aménagement du territoire respectant l’égalité d’accès de tous, développement local et coopérations.

Dans la métropole de Paris comme dans les Régions nouvelles, faisons grandir les alternatives sur une autre logique : celle des besoins humains et une nouvelle exigence de démocratie.

Montreuil le 10 juillet 2015

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Grèce : chronique d’un épouvantable gâchis …

13 Juillet 2015, 19:55pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Grèce : chronique d’un épouvantable gâchis …

Décidément, me voilà encore une fois à contre-courant de mon parti.

Quand de très nombreux camarades crient leur soulagement de voir un accord maintenant entériné entre la Grèce et l’Eurogroupe, je suis moi circonspect et je vois les derniers événements comme un épouvantable gâchis.

Quand de nombreux camarades idolâtrent le génie tactique de Tsipras, je vois moi un homme honnête et courageux mais qui refuse de prendre le risque d’aller jusqu’au bout de la démarche et de véritablement engager un processus capable d’extirper pour de bon la Grèce de cette prison miteuse de l’austérité.

Au risque de me faire un poil provocateur, le réformisme ambiant qui condamne le parti à la survie depuis de trop longues années éclate aux yeux de tous. Un parti, mon parti, qui ne croit plus dans le fond aux actes révolutionnaires. Mon parti qui préfère soutenir aveuglement une nouvelle formule de la social-démocratie, plus acceptable certes, moins sournoise c’est vrai, mais beaucoup trop sage pour espérer un changement réel qui aurait permis à la Grèce d’entrer dans une nouvelle ère.

Les mots sont durs, insultants envers le parti communiste grec (KKE) à l’inverse. Je ne suis pas toujours d’accord avec son positionnement. Je ne soutiens pas toujours ses prises de décisions et ses stratégies. Mais on peut au moins avoir l’humilité de respecter nos camarades grecs, eux qui sont capables de soulever des foules impressionnantes et qui affichent depuis toujours une constance remarquable dans la juste critique du capitalisme. Contrairement aux postures hypocrites que l’on a pu entendre, le superbe résultat du référendum n’était pas un simple petit mandat populaire pour continuer les négociations et éviter absolument l’exclusion de la zone euro. C’est l’espoir d’un temps nouveau, du retour à une vie meilleure que les grecs ont exigé au travers de ce choix incontestable.

D’ailleurs les premières réactions de citoyens grecs sur les marchés, quelques heures après la signature de l’accord, sont claires. La tonalité est globalement celle-ci : nous avons le sentiment que rien ne va vraiment changer. Certains osent même : on se sent trahi par la gauche. Bref c’est assez largement la déception qui prévaut. J’ai aussi été frappé par ce texte de l’historien Panagiotis Grigoriou, qui a déjà signé des tribunes dans le Monde Diplomatique et qui tient depuis le début de la crise grecque un blog. Je le cite : «  Mémorandum, alors troisième du genre (humain). La majorité Tsipriote a fait passer “son” texte à l’Assemblé, grâce au soutien des partis systémiques du trop vieux pays, ceux du ‘OUI’ et du 35%. Démocratie spoliée… sous le régime de l’authentique hétéronomie européiste. Dix-sept députés SYRIZA, dont le ministre de l’Énergie, Panagiótis Lafazánis, ont voté ‘NON’ ou ils se sont abstenus. Le gouvernement vacille sans tomber (pour l’instant), le pays, de nouveau suspendu sur la corde raide attend son sort, ou n’attend plus grand-chose, d’Eurogroupe en Eurogroupe. La rue grecque est sous le choc. “Voilà… c’était alors cela le ‘NON’ du peuple ? Quelle honte ! En plus, les mesures du mémorandum seront encore plus lourdes à supporter et payer. Tsípras est terminé… il a fait comme tous les autres salauds”, réaction de Maria employée supposée petite car paupérisée par… essence, samedi matin à Méthana, dans le Golfe Saronique. »

Cependant, que prennent garde celles et ceux qui auraient l’audace discourtoise de remettre en cause Tsipras et sa manœuvre. On ne comprend forcément rien, on est forcément excessif, sans doute n’est-on pas vraiment Charlie. J’exagère, je provoque mais pour raison de salubrité publique. L’unanimisme de la pensée, une pensée décrétée bonne, légitime et qu’il faut donc suivre, devient ce processus qui cadenasse l’opinion, qui empêche de pouvoir nous écharper comme il le faudrait sur des sujets aussi cruciaux. Car je le dis très clairement, cet acte grec, n’est que le premier de la tragédie européenne. Autant se le dire sans détour, nous savons ce qui nous attend, nous français, dans les mois et années à venir car, à bien des égards, la situation est similaire. Et lorsque cela arrivera, en tant que militant communiste, je ne serais pas au premier rang pour applaudir la signature d’un accord inique qui condamne tout un peuple, mais à doses homéopathiques. Encore que l’homéopathie dans ce cas précis n’est peut-être pas forcément la meilleure des comparaisons.

D’ici mercredi visiblement, différents projets de loi vont être déposés pour afficher une série de gages de bonne foi vis à vis des institutions européennes, avant de pouvoir toucher le moindre centime. Retraite à 67 ans, TVA à 23 %, 50 milliards d’euros de privatisations. En contre-partie un rééchelonnement de la dette (pas d’annulation partielle à l’ordre du jour) dont les modalités n’ont pas encore été fixées, et un plan d’aide européen de 82 milliards d’euros sur trois ans. On comprend donc que la soupe soit à ce point ragoutante pour une grande partie des grecs. L’austérité devient donc longue comme un jour sans pain.

Voyons les choses en face, loin des discours de complaisance, même si l’objectif de rééchelonner la dette est atteint (bien qu’on ne connaisse pas encore la méthode), le problème de fond des grecs ne sera toujours pas réglé. Une monnaie qui tue tout espoir d’être à minima compétitif, des traités budgétaires européens qui empêcheront toute politique de relance … Bref aucun levier économique ou monétaire susceptible de redonner espoir en l’avenir. Il s’agit pourtant là du défi majeur qui attend la Grèce et son peuple. C’est cette responsabilité que Tsipras refuse d’endosser. C’est cette responsabilité que les dirigeants progressistes membres du PGE refusent d’affronter.

Il faudra pourtant bien un jour l’admettre, beaucoup sont obligés de défendre ardemment les derniers événements grecs parce qu’ils et elles refusent de reconnaître et d’accepter ce qui devient une évidence pour tout le monde : l’euro est un fardeau qui condamne l’essentiel de l’Europe, hormis l’Allemagne et ses pays ateliers de l’est, au cauchemar de l’austérité à perpétuité.

La France aurait du, si elle avait un vrai gouvernement courageux et soucieux de l’intérêt du plus grand nombre, prendre la tête de cette bataille. Très vite, les pays de l’Europe du sud auraient rejoint la fronde et ainsi un rapport de force sérieux aurait pu voir le jour sur le vieux continent. Je suis aujourd’hui convaincu qu’il n’y a aucun avenir au sein de cet Union Européenne et au cœur d’un système monétaire qui n’est autre qu’une camisole de force pour la Grèce tout comme pour la France. Nous avons en quelque sorte un avenir commun avec la Grèce.

Notre avenir est dans un partenariat étroit avec l’axe Sino-Russe. Notre avenir est dans un grand projet de co-développement avec le grand Maghreb. Notre avenir est dans un partenariat serré avec la Grèce, l’Italie, l’Espagne et le Portugal avec lesquels, pourquoi pas, nous pourrions aller vers l’établissement d’une monnaie commune et non unique ainsi que des accords douaniers pour contre-carrer le rouleau compresseur économique allemand. Nous devons être à l’avant garde d’un grand projet méditerranéen. Petite parenthèse, cela nous permettrait peut-être aussi de gérer avec beaucoup plus d’humanité, de courage et d’efficacité la problématique des migrants. Car l’Europe c’est aussi cela, une monstruosité technocratique où la dignité humaine ne pèse rien face aux modèles économiques orthodoxes dressés au rang de dogmes inviolables. Il nous faudra bien évidemment quitter l’OTAN et redevenir une puissance conciliatrice, à la pointe de la diplomatie. Voilà sans doute des pistes pour redéfinir nos orientations et nos batailles.

En tout cas, à titre personnel, ça n’est pas demain la veille que j’accepterais de marcher au pas sous une pluie d’élucubrations autoritaires de la bourgeoisie allemande, qui pour l’occasion ressort les casques à pointe comme le soulignait sans retenue la presse de référence outre-Rhin. Plus que jamais anti-impérialiste, plus que jamais communiste.

Guillaume .Sayon

 

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Voir ou revoir « Trop Noire Pour Être Française ? », de Isabelle Boni-Claverie

8 Juillet 2015, 11:10am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Depuis la diffusion du film, d’abord sur le site de Libération et ensuite sur Arte, les langues se délient. La France ne peut plus se cacher. Les 52 minutes de la durée du film sont un choc pour tout le monde. Tout ce qu’on peut dire c’est que, le film est bien fait et met à nu la société française des principes qui ne sont pas appliqués…

"Trop noire pour être française ?": excellentissime, exceptionnel, poignant et fort. Il y avait du beau monde pour l'avant-première du film-documentaire "Trop noire pour être française ?" Quelques têtes connues, comme notamment la journaliste et romancière Tania de Montaigne, la députée PS Saybah Dagoma, l'ex miss France Sonia Rolland, entre autres...Isabelle Bon-Claverie, la réalisatrice, a frappé un grand coup.

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61,31 % pour le NON : le point de vue du Parti Communiste Grec (KKE)

8 Juillet 2015, 10:35am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Déclaration du secrétaire général du CC du KKE, Dimitris Koutsoumbas, sur le résultat du référendum du 5 juillet 2015

Traduction ML (depuis la version allemande du KKE) pour Solidarité internationale PCF, 6 juillet 2015

Nous saluons les milliers de personnes qui ont suivi l’appel du KKE à ne pas céder au chantage. Nous saluons en particulier les électrices et électeurs qui ont inséré le bulletin du KKE reprenant sa proposition de formulation de la question pour le référendum faite au Parlement mais bloquée par le gouvernement. Comme cela, le peuple a été privé du droit de voter sur cette proposition, la possibilité lui a été ôtée de pouvoir choisir entre plusieurs propositions.

Face à la question parcellaire et contradictoire du référendum-éclair, une partie de la population a pu déjouer la confusion, donner une première réponse avec des bulletins nuls ou blancs, alors qu’un grand nombre de personnes sont restées à l’écart de ce vote, ne serait-ce qu’à cause de difficultés financières et des coûts trop élevés des transports pour se rendre sur les lieux de vote.

Dès la décision prise d’organiser le référendum, nous avons constaté, à juste titre, qu’indépendamment de l’issue du vote, il ne peut y avoir de solutions alternatives, véritablement positives pour le peuple, dans le cadre de l’UE, des voies capitalistes, de la reconnaissance des dettes. Toutes les autres forces politiques, aussi bien dans le camp du NON que dans celui du OUI portent des solutions incluses dans ce cadre. Elles se retrouvent toutes à défendre la nécessité de se conformer aux règles de l’UE, à défendre les intérêts des parties du capital qu’elles représentent respectivement.

Nous nous adressons particulièrement aux électrices et électeurs qui ont voté aujourd’hui pour le NON et ont cru qu’il pourrait ainsi être mis fin à la politique d’austérité, qu’ils pourraient résister efficacement aux mesures les plus dures et au mémorandum. Nous appelons tous ceux qui se sentent aujourd’hui renforcés par la victoire du NON, à ne pas rester passifs et à ne pas valider la tentative du gouvernement de transformer ce NON en un OUI à de nouveaux accords antipopulaires. Nous leur tendons la main pour les combats à venir contre l’aggravation de leurs conditions de vie.


Parallèlement, nous nous adressons aussi aux électrices et aux électeurs qui ont voté OUI sous la pression de leur employeur, dans la peur de la fermeture des banques, dans l’idée de protéger leur salaire, pension et quelques économies. Nous les appelons à réfléchir à nouveau à leur vote, à résister à partir d’aujourd’hui aux chantages, à ne pas glisser dans des directions conservatrices et réactionnaires, à ne pas apporter de l’eau au moulin des partis précédemment au gouvernement.

Le gouvernement de collation SYRIZA-ANEL ne doit pas pouvoir oser utiliser le résultat du référendum pour infliger à notre peuple de nouveaux et lourds sacrifices, de nouveaux mémorandums valables dans la durée. Les accords que M. Tsipras a promis de signer, sur la base de sa proposition d’il y a trois jours aux « trois institutions », c’est-à-dire à la Troïka, conduisent, avec une précision mathématique, à un nouveau mémorandum encore pire. Il légitime ainsi les mémorandums précédents, y compris les lois qui les ont mis en œuvre, et, encore plus grave : il n’hésite pas à conduire le peuple à une véritable faillite. L’autre alternative possible, dont la Troïka a parlé, c’est-à-dire une voie de sortie de l’euro, représente également une option qui frapperait seulement la classe ouvrière et les autres couches populaires.

Il n’en est que plus urgent et nécessaire que le mouvement et le peuple reprennent massivement la proposition du KKE de sortie de la crise. Les conditions préalables en sont : la socialisation des monopoles, le détachement de l’UE, la dénonciation unilatérale de la dette, l’établissement d’une planification centrale scientifique pour le développement de la société, pour le peuple, avec le peuple réellement au pouvoir. Le KKE se tiendra au premier rang de tous les combats de notre peuple dans la période à venir. Nous continuerons à renforcer le caractère antimonopoliste et anticapitaliste de la lutte, sa jonction avec le KKE.

Nous organisons et préparons la résistance, la disposition à résister dans l’éventualité de nouveaux développements négatifs. Nous soutenons les plus faibles, les méprisés. Nous organisons des initiatives pour aider les familles des couches populaires à survivre, avec des comités d’action sur les lieux de travail, dans les entreprises, les hôpitaux, les supermarchés, dans les bureaux, avec des comités populaires dans les quartiers, avec des groupes de solidarité et d’entraide, avec des groupes et comités de contrôle.

Notre réponse à la tentative de polarisation et de division du people réside dans l’unité de la classe ouvrière, la diffusion des positions de classe dans le mouvement, dans le renforcement du rassemblement populaire. La proposition du KKE réunit la majorité du peuple dans le présent et pour l’avenir, contre l’ennemi véritable, l’UE, le capital et sa domination.

Athènes, 5 juillet 2015

source http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

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OXI ! (NON) [par Jacques SAPIR]

8 Juillet 2015, 10:28am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

La victoire du « Non » au référendum est un événement historique. Elle fera date. En dépit des pressions nombreuses pour un vote « Oui » tant de la part des médias grecs que de celui des dirigeants de l’Union européenne, en dépit de l’organisation par la BCE des conditions d’une panique bancaire, le peuple grec a fait entendre sa voix. Il a fait entendre sa voix contre les mensonges qui ont été déversés continument sur la situation de la Grèce depuis ces dernières semaines. Nous aurons ici une pensée pour ces éditorialistes qui ont, à dessein, travestis la réalité, et laissés entendre un lien entre Syriza et l’extrême-droite d’Aube Dorée. Ces mensonges ne nous étonnent plus, mais nous ne les oublieront pas. Le peuple a fait entendre sa voix avec une force inaccoutumée, puisque contrairement à ce que laissait penser les sondages réalisés à la sortie des urnes, la victoire du « Non » est obtenue avec un écart important, par près de 60%. Cela renforce bien évidemment le gouvernement d’Alexis Tsipras et devrait faire réfléchir ses interlocuteurs. Nous verrons rapidement ce qu’il en sera. Mais, on doit dire immédiatement que les réactions, que ce soient celles de Martin Schulz au Parlement européen, de Jean-Claude Juncker pour la Commission[1], ou de Sigmar Gabriel, le Ministre de l’économie et l’allié SPD de Mme Merkel en Allemagne[2], ne laissent guère de place à l’optimisme sur ce point.

Cette victoire du « Non » a aussi, et c’est une évidence, une résonnance particulière en France. Elle a lieu quasiment dix ans après une autre victoire du « Non », cette fois dans notre pays (ainsi qu’au Pays-Bas). Il s’agissait alors, en 2005, du projet de Traité Constitutionnel Européen. Ce projet fut rejeté dans notre pays par plus de 54% des suffrages. Ici encore la campagne de presse menée par les partisans du « oui » avait passée toute les mesures, franchie toute les bornes. Les partisans du « non » furent enfouis sous les injures et les menaces[3]. Mais ils tinrent bon. De là date le divorce, sans cesse grandissant, entre les français et la caste médiatique, divorce qui se lit à la fois dans les statistiques déclinantes de la presse « officielle » et dans l’explosion de l’audience des blogs, dont celui-ci.

Le vote avait marqué la nette différence entre ce que pensaient les électeurs des classes populaires et ceux des classes plus aisées[4]. Je l’avais qualifié de « victoire des prolos sur les bobos »[5]. Il semble bien que l’on ait assisté à un phénomène du même ordre en Grèce, puisque si les banlieues huppées d’Athènes ont voté « Oui » à plus de 80%, c’est dans une proportion inverse que le « Non » l’a emporté dans les quartiers populaires. Le vote « non » des grecs est un écho direct à celui des français. Pourtant, après des manœuvres multiples, un texte presque similaire, le « Traité de Lisbonne », fut adopté au « congrès » quelques années après par le biais d’une alliance sans principe entre l’UMP et le PS. De là date certainement la rupture que l’on constate entre les élites politiques et médiatiques et les électeurs. Ce déni de la démocratie, ce vol d’un vote souverain, est une blessure profonde chez de nombreux français. La large victoire du « Non » grec vient réactiver cette blessure et pourrait pousser les électeurs à demander des comptes pour un passé qui décidemment ne passe pas.

 

OXI ! (NON) [par Jacques SAPIR]

Le sens d’un « Non »

Mais, il faut comprendre le sens profond de ce « Non ». Il s’oppose aux comportements très antidémocratiques des responsables tant de l’Eurogroupe que de la Commission européenne ou du Parlement européen. Il discrédite des personnalités comme Jean-Claude Juncker, ou M. Dijssenbloem, ou encore M. Martin Schulz, le Président du parlement. Il s’oppose surtout à la logique qui avait été mis en œuvre depuis le 27 juin, quand M. Dijssenbloem, Président de l’Eurogroupe, avait décidé d’exclure de fait M. Varoufakis, le Ministre des Finances grec, d’une réunion. Ce geste inouï revenait à exclure la Grèce de la zone Euro. On doit alors remarquer l’étonnante passivité du Ministre Français, M. Michel Sapin. En acceptant de rester dans la salle, il fut connivent de l’abus de pouvoir commis par M. Dijssenbloem. Même si le gouvernement français dit actuellement qu’il veut que la Grèce reste dans la zone Euro, le comportement de l’un de ses membres éminent, qui plus est proche du Président de la République, vient apporter si ce n’est un démenti, du moins fait peser un doute sur la réalité de cet engagement. Le gouvernement grec n’a pas pu ne pas le noter et en prendre acte. De fait, nous avons été exclu d’une bataille où l’Allemagne a, que ce soit directement ou indirectement, largement inspirée les positions européennes.

Le fait que la BCE ait organisé dans la semaine du 28 juin au 5 juillet l’asphyxie financière des banques grecques, provoquant une émotion très compréhensible dans la population, est bien la preuve que les institutions européennes n’entendaient nullement continuer les négociations avec Alexis Tsipras mais cherchaient à obtenir soit son départ volontaire soit son renversement dans une de ces arnaques d’assemblée que rend possible un régime parlementaire comme le régime grec. Le référendum était aussi une tentative pour s’opposer à ces manœuvres. La victoire du « non » garantit que, pour un temps, le gouvernement Tsipras sera à l’abri de ce genre de tentative.

Une reprise des négociations est-elle possible ?

Mais, cela ne signifie nullement que les négociations sur la question de la dette grecque, pourtant nécessaires, pourtant justifiées comme le rappelle un rapport du FMI[6]opportunément publié en dépit des tentatives d’embargo de la part de l’Eurogroupe, pourront reprendre. Tous les économistes qui ont travaillé ce dossier, des personnalités illustres comme Paul Krugman et Joseph Stiglitz (prix Nobel), des spécialistes internationaux comme James Galbraith ou Thomas Piketty, ont expliqué depuis des semaines que sans une restructuration de la dette accompagnée d’une annulation d’une partie de cette dernière, la Grèce ne pourrait retrouver le chemin de la croissance. Il serait donc logique d’accorder à la Grèce ce qui fut, en 1953, accordé à l’Allemagne. Mais il faut faire vite, sans doute dans les 48h, et il n’est pas dit que les institutions européennes, qui ont tenté d’empêcher la publication du rapport du FMI, le veuillent. La déclaration de Martin Schulz, le Président du Parlement européen, ou celle de Sigmar Gabriel disant que les ponts étaient rompus, ne présage rien de bon.

La décision de Yannis Varoufakis de démissionner de son poste de Ministre des Finances a beaucoup étonné. Il est en effet l’un des grands vainqueurs du référendum. Mais cette décision est assez logique. Son remplacement par Euclid Tsakalotos va plus loin qu’une simple concession tactique accordée aux « créanciers ». C’est ainsi d’ailleurs que Varoufakis présente d’ailleurs sa démission[7]. Mais le nouveau ministre pourrait aussi signifier l’arrivée d’un homme plus résolu à une rupture. Tsakalotos ne cache pas qu’il est devenu un « Eurosceptique ». On ne l’a pas pleinement mesuré à Bruxelles, mais Varoufakis était en réalité passionnément attaché à l’Euro et à l’idée européenne. Ce n’est pas le cas de Tsakalotos. Ceci pourrait avoir des conséquences importantes dans les prochains jours.

 

OXI ! (NON) [par Jacques SAPIR]

En effet, si la BCE ne se décide pas très rapidement à augmenter le plafond de l’accord d’urgence sur les liquidités (ELA), la situation deviendra rapidement critique en Grèce et ces négociations perdront tout sens. C’est ce qu’a dit Alexis Tsipras au soir de la victoire du « Non ». Un accord est peut-être possible, si tant est que les deux parties le veuillent. Mais, justement, on est en droit d’avoir un doute, et même plus que cela, sur les intentions des institutions européennes.

Si, donc, la BCE n’augmentait pas le plafond de l’ELA, le gouvernement grec n’aurait plus le choix. Il devrait soit mettre en circulation des « certificats de paiements » qui constitueraient une monnaie parallèle, soit prendre le contrôle de la Banque Centrale par décret (ce que l’on appelle une réquisition) et la forcer à mettre en circulation tant les billets qu’elle conserve en réserve que ceux qui sont conservés dans les banques commerciales sous son autorisation. Si une prise de contrôle de la Banque Centrale serait entièrement justifiée du fait du comportement de la BCE et de l’Eurogroupe qui ont sciemment violé le fond comme la lettre des traités, il est néanmoins probable que ce sera la première solution qui sera choisie. En tous les cas, ce n’était pas la position de Yanis Varoufakis. Nous ne savons pas à l’heure actuelle quelle sera la position de Tsakalotos. Si le gouvernement grec se décide donc à émettre des certificats de paiement, cela conduira rapidement à un système à deux monnaies en Grèce, et d’ici quelques semaines on peut penser que l’une de ces deux monnaies disparaîtra. Nous serions confrontés à la sortie de l’Euro, au « Grexit ». Il convient ici de dire que cette sortie de l’Euro serait totalement et complètement imputable aux institutions européennes.

La sortie de la Grèce de l’Euro est-elle en cours ?

On doit rappeler qu’une sortie de l’Euro ne passe pas nécessairement (et obligatoirement) par une décision nette et tranchée. Ce point a été particulièrement bien mis en lumière par Frances Coppola dans un article publié par le magazine Forbes[8]. Elle peut résulter de la logique des circonstances et des réactions du gouvernement grec face au double jeu tant de l’Eurogroupe que de la BCE qui sont en train de l’étrangler financièrement. Il est, là encore, inouï qu’une Banque Centrale comme la BCE, qui a légalement en charge la stabilité du système bancaire dans les pays de la zone Euro, organise en réalité l’étranglement des banques et leur faillite. C’est un fait inouï, mais ce n’est pas un fait sans précédent[9]. Il nous faut ici remonter dans l’histoire tragique du XXème siècle.

En 1930, en Allemagne, le Président de la Reichbank (la Banque Centrale de l’Allemagne), M. Hjalmar Schacht, avait fait obstacle à un prêt américain au gouvernement de l’Allemagne de Weimar, provoquant une panique bancaire[10]. Cette panique provoqua la chute de la coalition alors au pouvoir, et la démission du Ministre des Finances, le socialiste Rudolph Hilferding. Ayant obtenu ce qu’il désirait, Schacht leva son obstruction. On voit ainsi que l’action antidémocratique d’une Banque Centrale a un précédent, mais un précédent tragique. Avec l’arrivée du chancelier Brüning l’Allemagne fit le choix d’une austérité insensée qui porta quelques années plus tard les Nazis au pouvoir. Ceci établit le pouvoir de la Reichbank comme un pouvoir parallèle à celui du gouvernement. Le terme de “Nebenregierung” ou « gouvernement parallèle » est d’ailleurs passé dans le discours technique et historique en Allemagne.

On est donc en droit de se demander si la sortie de la Grèce de la zone Euro n’a pas commencée depuis maintenant une semaine à l’instigation de la BCE et du poids de l’Allemagne au sein des organismes de la BCE. Mais il est clair, alors, que cette sortie est entièrement du fait de l’Eurogroupe et de la BCE. Il s’agit en réalité d’une expulsion, un acte à la fois scandaleux et illégal, qui légitimerait le recours par les autorités grecques aux mesures les plus radicales.

C’est ici que la France pourrait être un frein. Une réunion entre François Hollande et Angela Merkel est prévue pour la fin de journée du lundi 6 juillet. Mais, disons le tout net, pour que cette réunion arrive à changer la position de l’Allemagne, la France devrait mettre tout son poids dans la balance et menacer elle aussi de quitter la zone Euro si l’Allemagne poursuivait ses actions et sa politique. Gageons que François Hollande n’en fera rien. En dépit des déclarations rassurantes faites par des seconds couteaux, notre Président tient beaucoup trop à ce qu’il imagine être un « couple franco-allemand ». Il n’a probablement pas le courage de tirer les conséquences, toutes les conséquences, du comportement dangereux et scandaleux de l’Allemagne. Ce faisant, et à son corps défendant, il conduira l’Euro à sa perte, ce qui n’est rien, mais sans doute aussi l’Union européenne, ce qui est bien plus.

La grande crainte des prêtres de l’Euro

Disons le, une chose terrorise totalement les responsables européens : que la Grèce fasse la démonstration qu’il y a une vie hors de l’Euro, et que cette vie peut, sous certaines conditions, s’avérer meilleure que celle que l’on a dans l’Euro. Telle est leur grande crainte, tel est ce qui les remplit d’effroi. Car ceci montrerait à tous, aux Portugais, aux Espagnols, aux Italiens et aux Français le chemin à suivre. Ceci dévoilerait tant l’immense fraude qu’a représenté l’Euro, qui ne fut pas un instrument de croissance ni même un instrument de stabilité pour les pays qui l’ont adopté, que la nature tyrannique du pouvoir non élu de l’Eurogroupe et de la BCE.

Il est donc possible, voire probable, que les dirigeants de l’Eurogroupe et de la BCE fassent tout ce qui est en leur pouvoir pour provoquer le chaos en Grèce. Ils ont d’ores et déjà commencé ce sale boulot depuis la semaine dernière. Il convient donc que le gouvernement grec, tout en cherchant à négocier honnêtement mais fermement, comme il le fit depuis février 2015, se prépare aux mesures qui assureront la stabilité dans le pays et le fonctionnement normal de l’économie et des institutions, fut-il pour cela obligé de prendre des libertés avec la lettre des traités. Peut-être est-ce là le sens du départ de Yannis Varoufakis, qui doit vivre le comportement de l’Allemagne et de l’Eurogroupe comme une tragédie, et son remplacement par Euclid Tsakalotos. Après tout, ce n’est pas la Grèce qui brisa la première les traités, et l’on peut considérer que l’action tant de l’Eurogroupe que de la BCE depuis une semaine ont constitué des actes contraires et en contravention tant avec la fond qu’avec la forme de ces dits traités.

Cette rupture porte en elle la fin de la zone Euro. Quelle que soit la politique décidée par Alexis Tsipras, il est désormais clair que cette fin est l’horizon de la crise actuelle.

 

Jacques SAPIR

le 6 juillet 2015

Notes

[1] http://europa.eu/rapid/press-release_STATEMENT-15-5310_en.htm

[2] L’Obs, « Grèce, un non qui passe mal en Allemagne », 6 juillet 2015,http://tempsreel.nouvelobs.com/la-crise-grecque/20150706.OBS2132/grece-un-non-qui-passe-mal-en-allemagne.html

[3] On se reportera aux archives du site ACRIMED,http://www.acrimed.org/article1980.html et http://www.acrimed.org/article2014.html ainsi qu’à Lordon F., « La procession des fulminants », texte installé sur le site ACRIMED,http://www.acrimed.org/article2057.htm

[4] B. Brunhes, « La victoire du non relève de la lutte des classes », propos recueillis par François-Xavier Bourmaud, Le Figaro, 2 juin 2005.

[5] Sapir J., La Fin de l’Eurolibéralisme, Paris, Le Seuil, 2006.

[6] The Guardian, « IMF says Greece needs extra €60bn in funds and debt relief », 2 juillet 2015, http://www.theguardian.com/business/2015/jul/02/imf-greece-needs-extra-50bn-euros?CMP=share_btn_tw

[7] http://yanisvaroufakis.eu/2015/07/06/minister-no-more/

[8] Coppola F., « The Road To Grexit », Forbes, 3 juillet 2015,http://www.forbes.com/sites/francescoppola/2015/07/03/the-road-to-grexit/print/

[9] Je remercie un de mes correspondants, Christoph Stein, qui a porté mon attention sur ce point.

[10] Müller H., Die Zentralbank – eine Nebenregierung Reichsbankpräsident Hjalmar Schacht als Politiker der Weimarer Republik, Westdeutscher Verlag, Opladen, 1973.

 

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Alstom dégraisse à grand train

7 Juillet 2015, 05:09am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

EN un an, le groupe Alstom a perdu près de 5 % de ses effectifs en France. L’accord de vente de son pôle énergie à General Electric prévoyait pourtant - pour rassurer les syndicats - que les effectifs resteraient stables pendant trois ans. Faute de quoi le groupe français devrait payer 50 000 euros de pénalités par poste supprimé.

Mais voilà : on a appris, depuis, que ce vertueux engagement entrerait en vigueur non pas à la conclusion de l’accord (le 20 juin 2014) mais à sa signature formelle, prévue pour octobre, en raison d’une enquête de la Commission européenne actuellement en cours.

Un délai pendant lequel la direction du groupe (simple coïncidence) accélère les suppressions de postes.

Depuis un an, les départs représentent plus de 800 personnes, soit environ 5 % des effectifs français du groupe. Autant de pénalités de 50 000 euros qui ne seront pas à verser.

Chez Alstom, on dément cette interprétation malveillante. « Les gens qui partent le font volontairement, assure un communicant de la boîte. Ils savaient qu’ils allaient se retrouver en doublon et, la plupart du temps, ils ont retrouvé du travail ailleurs. » En tout cas, cette vague d’épuration n’a pas été mauvaise pour les comptes : le 20 mai, General Electric a indiqué, lors d’une conférence avec les investisseurs qui s’est tenue en Floride, que les synergies qu’il allait retirer de l’achat d’Alstom - c’est-à-dire les gains financiers procurés par la suppression des doublons, l’augmentation de la productivité, etc. se monteraient à 3 milliards de dollars.

Soit plus du double de ce que le groupe estimait en mai 2014 (1,2 milliard), lorsqu’il avait lancé son offre d’achat d’Alstom. La principale manifestation de ces synergies étant une diminution des effectifs, qui devrait lui faire économiser 800 millions de dollars, correspondant à la suppression d’environ 8 000 postes.

De quoi ravir les actionnaires d’Alstom, réunis, mardi 30 juin, en assemblée générale.

H. M.

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Les nouvelles du Canard: Une taupe du Medef à Bercy ou une taupe de Bercy au Medef ?

7 Juillet 2015, 04:55am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Canard enchainé du 1er juillet 2015

Plusieurs fois par mois, un haut fonctionnaire de Bercy franchit les portes du siège du Medef, au 55 avenue Bosquet. Il se rend directement dans le bureau du directeur général, Michel Guilbaud, avant de converser avec d’autres dirigeants de l’organisation patronale.

Ce visiteur discret n’exerce, dans ces lieux, aucune fonction et ne représente pas même une fédération professionnelle.

Quentin Cornet, c’est son nom, change de casquette avec une stupéfiante agilité.

Enfin un cerveau

L’idée de recruter ce spécialiste des finances publiques remonte au début du printemps. Gattaz veut alors écrire une suite à son impérissable « Livre jaune », consacré au million d’emplois que le Medef ne manquerait pas de créer si on voulait bien l’écouter.

Changement de couleur: la nouvelle pensée gattazienne sera peinte en bleu.

Selon une sommité patronale, l’objectif assigné à ce « Livre bleu » sera de fournir « une plateforme doctrinale pour nourrir les partis politiques et autres candidats en vue de 2017 ». Rien que ça.

 

En principe, la prochaine bible doit sortir au printemps 2015, à partir des contributions des groupes de travail constitués pour alimenter la réflexion.

Mais le président du syndicat des patrons se sent vite un peu seul.

D’après lui, les « équipes internes » du Medef sont plutôt molles du cortex et manquent autant d’imagination que de motivation pour penser ce qui doit être, à ses yeux, « une vision de la France en 2020 ».

Michel Guilbaud lui suggère donc de faire appel à Quentin Cornet, l’homme idéal pour tenir la plume.

 

Fils d’un préfet de région proche de Dominique de Villepin, cet énarque a aussi fait l’Ecole supérieure de commerce de Paris. Mieux que le plus beau des CV, Cornet vient d’être nommé chef adjoint du Bureau de la synthèse budgétaire à Bercy.

Secret des dieux

Pas seulement un titre ronflant: installé à quelques mètres seulement de celui de Denis Morin, directeur général du Budget, ce bureau est le centre névralgique de Bercy. « Il s’agit du grand quartier général de la dépense publique », confie au « Canard » un haut fonctionnaire des Finances.

« Cornet est l’un des hommes les mieux informés de France sur la politique du gouvernement. Il a accès à tous les budgets, que ce soit celui de l’Etat, de la Sécurité sociale ou de chaque ministère. » Et d’enfoncer le clou : « Il voit même ce que Hollande et Valls sont en train de concocter. » Et il peut, toujours selon ses collègues, apporter de l’eau au moulin du Medef, lorsque Gattaz dénonce les dépenses del’Etat. Bigre !

Est-ce une taupe du Medef à Bercy ou une taupe de Bercy au Medef ?

Michel Guilbaud assure que le contrat de travail qui lie Cornet au Medef « sur son temps libre » n’interfère nullement avec le contrat qui le lie à la fonction publique. Le salaire versé au haut fonctionnaire est, selon lui, « modique », mais il refuse toutefois d’en communiquer le montant.

De même que M. Cornet refuse de communiquer au Medef la moindre information dont il aurait eu connaissance comme fonctionnaire.

Tout est en ordre.

Alain Guédé

 

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Communauté urbaine d'Arras:MALGRE LE TAPAGE ET LES CADEAUX, LE CHÔMAGE S'INCRUSTE

4 Juillet 2015, 02:35am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

La Voix du Nord nous annonce ces jours derniers jours deux miracles coup sur coup : 700 puis 500 emplois créés dans la CUA. à ACTIPARC

Des chiffres tellement énormes qu’on croit rêver. Va-t-on voir le chômage à Arras et sa banlieue fondre comme neige au soleil ?

La première de ces deux entreprises annoncées, c’est un entrepôt de marchandises du groupe Orchestra qui va stocker là et dispatcher une partie des vêtements et articles de puériculture qu’il vend dans ses 621 magasins (dont celui d’Arras av. Churchill). Son chiffre d’affaires est de 387 millions, en hausse de 10 % sur un an. Le patron,P. Balestre est dit-on, un « fonceur » parti de rien qui a commencé sa fortune en allant vendre des pacotilles en Allemagne de l’Est le lendemain de la chute du mur. La plupart des 700 emplois de manutentionnaires promis sont peu qualifiés.

La seconde, c’est LFB (Laboratoire Français de Biotechnologie) qui fabrique des médicaments dérivés du plasma. Une activité en plein développement dont il est le n° 6 mondial et qui a déjà des labos à Lille, Ulis et Alès. Les 500 emplois envisagés sont d’une autre nature.

Il faudra quand même patienter 5 ans pour voir ces deux firmes tourner à plein et tenir leurs promesses.

 

Il faudrait être naïf pour croire que ces annonces tonitruantes vont vider les guichets d’attente à pôle emploi Rivage. Le chômage continue de s'incruster ici comme partout.

Les statistiques de l’INSEE nous rappellent que 1/3 des entreprises créées ne survivent pas plus de 3 ans. et si l’on fait grand tapage à chaque nouvelle arrivée sur les zones industrielles on fait silence sur toutes celles qui disparaissent, sauf quand les travailleurs ont manifesté leur colère, comme à Meryl Fiber, Fraisnord, Vigala, Mory etc..

 

Les vrais bénéficiaires de ces créations ce sont ces chasseurs de primes qui choisissent de s’implanter ( près des autoroutes) et surtout là où ils le font à bon compte, grâce à l’argent des contribuables.

 

Les 280 hectares d’Actiparc, les 175 hectares d’Artoipole, ceux de la ZI Est et des Bonnettes, plus les zones d’emploi municipales de Beaurains, Dainville, St Laurent Blangy… ont coûté des centaines de millions pour des aménagements rétrocédés à bas prix, sans parler des cadeaux fiscaux de toute nature.

9 hectares de terrain sont cédés à LFB pour une construction de 5 hectares, 12 hectares à Orchestra pour un entrepôt de 5 hectares. Et tout ce terrain bradé au milieu d’un luxe de plantations à faire rêver.

 

Sous prétexte de lutter contre le chômage et empêcher ces usines « à roulettes » d'aller s'installer chez le voisin les élus font, avec nos impôts, des ponts d’or aux actionnaires

Alors qu'en réalité ces zones d’emplois créées sur nos budgets aspirent souvent des travailleurs du bassin minier ainsi contraints à de longs déplacements.

Et on attend toujours des bulletins municipaux ou communautaires et de la presse locale qu’ils nous donnent les bilans chiffrés de ces opérations.

 

Ce ne sont pas les cadeaux faits aux actionnaires par le gouvernement et les élus de droite et du PS qui feront reculer le chômage, mais l'augmentation du pouvoir d'achat des salariés et retraités qui remplira les carnets de commandes et fera tourner à plein les entreprises.

C'est l'austérité qui tue l'emploi.

Loin du tapage et des annonces spectaculaires, l’usine textile Meryl-Fibert (ex-Rhône Poulenc qui a compté plus 1 350 salariés) est aujourd’hui dépecée dans la plus grande discrétion

Loin du tapage et des annonces spectaculaires, l’usine textile Meryl-Fibert (ex-Rhône Poulenc qui a compté plus 1 350 salariés) est aujourd’hui dépecée dans la plus grande discrétion

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La Grèce, l’Europe et les tyrans

2 Juillet 2015, 06:41am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

On a beau se dire que la démocratie est née il y a des siècles en Grèce et que de fait il n’est pas anodin que c’est là-bas qu’elle retrouve ses lettres de noblesse, il n’empêche que la décision prise par le premier ministre Alexis Tsipras est le signe d’un grand courage et d’une intelligence tactique dans le bras de fer qui oppose son pays à la cohorte des cravates en soie, qui s’appliquent de manière très dogmatique à pressurer les salaires, à pulvériser les politiques de solidarité pour une seule et unique raison : permettre aux propriétaires des moyens de production de garantir une courbe ascendante du taux de profit. Car oui, il serait erroné de décrypter les événements grecs à une simple échelle régionale européenne.

C’est la course aux profits et donc la collusion entre les différents impérialismes actifs qui causent de manière collatérale les troubles qui secouent la Grèce et son peuple courageux et digne. Je n’ai pas envie de développer ici une prose courtoise toute en retenue mais simplement d’éclairer mon lecteur sur ce que je crois comprendre de la séquence qui nous intéresse. La Grèce souffre de l’euro qui la crucifie sur place dans la course à la compétitivité au cœur d’un marché commun totalement dérégulé et même d’un marché mondial libertarien, c’est-à-dire sans aucune réelle règle d’encadrement. L’Europe qu’imaginait Monnet et Shumann, elle vit pour une part sous nos yeux. De ce point de vue, je récuse les arguments avancés par Françis Wurtz et par Maud Vergnol dans son éditorial du 29 juin dernier dans l’Humanité. Je la cite « l’ultimatum des usuriers, qui préconise d’acculer toujours plus le peuple grec et de ménager les plus riches, contrevient aux principes et aux valeurs qui ont fondé l’Europe ». C’est fantasmer l’histoire que de croire une chose pareille. Depuis son projet de création largement piloté par les États-Unis dès la fin de la seconde guerre mondiale, l’Union Européenne a toujours été dans l’esprit de ses architectes un vaste marché de libre-échange sensé être le prolongement du pouvoir économique et financier américain sur le vieux continent pour notamment contre-carrer le pouvoir et l’influence de « la mère Russie ». Jamais il n’a été question, sauf à avaler naïvement les psaumes de façade des dirigeants européens, de penser ce projet d’édification supranationale à la lumière des vertus inconditionnelles de la démocratie. En cela, les événements ukrainiens sont un véritable retour aux sources qui a permis à certains de dire très justement qu’on était en pleine réminiscence des logiques de la Guerre Froide.

On ne peut donc pas simplement focaliser notre colère sur Merkel ou même sur la lâcheté d’Hollande qui est néanmoins irréfutable. On ne peut s’en prendre qu’aux logiques intrinsèques au système capitaliste et à l’avènement de son stade suprême : l’impérialisme. C’est parce que les États-Unis sont affaiblis avec un imperium décadent et parce que le front sino-russe s’avère être solide et menaçant pour la nation à la bannière étoilée que nous en sommes dans une telle situation. Ne nous méprenons donc pas et appelons un chat pour ce qu’il est. La métaphore du chien serait plus appropriée dans les faits. Les chiens de garde de la presse aux ordres qui méprisent et insultent tout un peuple martyrisé au travers de papiers qui se disputent la violence à la malhonnêteté. Les chiens dociles à souhait de l’Eurogroupe qui claquent la porte au nez et à la barbe du ministre de l’économie grec pour ensuite publier un communiqué ubuesque menaçant la Grèce de faillite si elle ne rentre pas dans le rang. Les chiens enragés des banques et de la finance qui mènent une offensive tyrannique en faisant le choix de mettre un peuple à genoux pour ne pas menacer les intérêts cruciaux qui se jouent actuellement. C’est sans doute leur talon d’Achille d’ailleurs. A ne vouloir raisonner que dans le cadre d’une courte temporalité, ils risquent d’essuyer de sévères revers dans les mois et les années à venir. Espérons-le fortement.

La grande faiblesse de notre analyse qui est celle aussi de Tsipras, c’est de ne pas remettre en cause le capitalisme et ses logiques. Ni Tsipras et Syriza, ni même le PGE ou le PCF. Ni même d’ailleurs Podemos. Là où il y a danger à mon avis, c’est que les forces progressistes en Europe ne portent pas ce message clair et même refusent d’imaginer le scénario de la sortie de l’Union Européenne et de la zone euro. Tant que l’Europe du sud sera embarquée dans ce scénario cauchemardesque, il n’y aura pas la moindre lueur d’espoir à l’horizon. Sans doute faut-il être patient. Sans doute les événements pousseront pragmatiquement les forces progressistes à revoir leurs jugements et leurs positions. Cependant, le temps manque et des millions de citoyens souffrent de cette situation.

De toute manière le « Grexit », comme on dit, paraît de plus en plus inéluctable. Même si un accord était finalement trouvé avec le FMI pour étaler les 1,6 milliards d’euros que la Grèce doit, il est inconcevable d’imaginer un accord avec la BCE sur les 3,5 milliards d’euros qu’Athènes doit lui rembourser avant le 20 juillet. Un tel accord hypothétique serait incompréhensible quand on voit la violence des mesures et des discours assumés ces derniers jours par les représentants officiels de l’Union Européenne et de ses différentes structures. Pourtant, même Dominique Strauss-Kahn qu’on ne peut raisonnablement pas qualifier de révolutionnaire parle de folie et de non-sens concernant les conditions soumises à la Grèce. Pire que de l’aveuglement, c’est du fanatisme idéologique dont il est question. En cas de défaut de paiement et de maintien de l’ultimatum fixé par la Troïka, la Grèce n’aurait d’autre choix que d’émettre une nouvelle devise monétaire pour continuer à vivre. Ce qui se joue avec ce référendum revête une dimension historique. Au final, l’Union Européenne elle-même pourrait signer son arrêt de mort dans cette affaire. Inversement, Tsipras joue gros et si il perd ce référendum, qui est d’ailleurs loin d’être gagné d’avance, tous les efforts entrepris depuis des semaines seraient anéantis et il n’aurait d’autre choix que de démissionner.

Bref, partout en Europe, nous avons tout à gagner à soutenir massivement la résistance grecque et donc à accompagner une victoire qui devient fondamentale du gouvernement grec lors de cette consultation mémorable.Pour autant, cette victoire si elle devient réelle le 5 juillet prochain, ne sera qu’une étape dans le processus qu’il faudra développer. Pour la suite des événements, Tsipras et les progressistes européens seraient bien inspirés d’écouter un peu plus nos camarades du KKE qui, s’il est vrai souffrent de leur excessivité occasionnelle, pointent du doigt, de manière très juste et malheureusement relativement esseulée, le véritable problème dont il est question dans cette affaire : le capitalisme.

Guillaume Sayon

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L'OGRE ET LES FAUX PETITS POUCET

29 Juin 2015, 17:29pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Comme si les mauvaises nouvelles qui nous assaillent ces jours-ci ne suffisaient pas, la Voix du Nord de la semaine dernière nous apprend qu’une grave menace plane sur l’avenir d’Arras .

Et ce n’est pas n’importe qui l’annonce : c’est le sénateur ex-maire VANLERENGERGHE lui-même qui appelle au secours car dit-il : « un OGRE » (sic) se prépare à dévorer la ville.

Cet ogre redoutable c’est : LA METROPOLE EUROPEENNE LILLOISE .

Tiens, tiens comme c’est curieux, voilà un personnage politique plein d’une longue expérience qui fait mine de découvrir un danger brusquement surgi.


Et son compère et successeur à la tête de la CUA, RAPENEAU, tout à coup persuadé lui aussi que cette fameuse METROPOLE risque de nous avaler, qui pleure à son tour de n’avoir pu constituer avec le bassin minier une contre-métropole qui aurait pu nous sauver !

Qui peut croire encore que ces deux chefs de file de la droite, responsables, aux postes qu’ils occupent, de l’avenir de la ville, pouvaient ignorer les conséquences prochaines de décisions auxquelles ils ont contribué. La création des métropoles découle directement des directives européennes dont Vanlerenberghe est le fervent soutien et des propositions de Sarkozy que Rapeneau adore.

Rappelons donc ce qu’écrivait le candidat communiste René CHEVALIER lors des dernières municipales élections :

« L’avenir d’Arras menacé par la Métropole Lilloise

En reprenant à son compte le projet Sarkozy de création de puissantes métropoles à vocation européenne, dont celle de LILLE, le gouvernement socialiste hypothèque lourdement tout projet de développement d’Arras.

Alors que la Communauté urbaine a déjà réduit les pouvoirs des élus municipaux et éloigné les citoyens des lieux de décisions, les métropoles vont concentrer des compétences majeures dans des structures hors de tout contrôle des populations.

Economie, transports, urbanisme logement éducation vont définitivement échapper aux prérogatives des communes du département et de la région.

Chef-lieu de département, ainsi privé de ses atouts essentiels, Arras serait reléguée à l’ombre de la métropole lilloise à laquelle vont aller prioritairement les financements.

L’égalité entre les territoires est mise en cause au profit des 30 millions d’habitants concentrés dans les métropoles... »

Et les communistes rappelaient dans leur circulaire :

« Nous mettons en garde contre le danger de création de la métropole de Lille qui menace d'étouffer Arras ».

Face à ce rappel de textes qui datent de plus d'un an comment ne pas être tentés de qualifier d'hypocrites les frayeurs des petits Poucet, Vanlerenbergue et Rappeneau,  face à un ogre qu'ils ont invité à leur table. 

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La bourgeoise fascisante Marine Le Pen à Arras

29 Juin 2015, 12:56pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Combattre le 1er parti de la bourgeoisie, est une nécessité, c’est indispensable pour notre avenir.

Marine Le Pen sera à Arras dans le Pas-de-Calais, le 30 juin à partir de lOhOO dans la salle de conférence de l'Hôtel Atria, pour certainement officialiser sa candidature en tant que tête de liste du RBM pour les régionales 2015.

Comment est-il possible de laisser faire alors que des sondages la placent en tête au 1er tour et déjà commela potentielle future présidente de la grande région, au moment où elle tente à travers des silences et des coups de communication, de se faire passer pour une blanche colombe en négation de son père, le chef de
clan provocateur, devenu le mouton noir
 d'une partie de la direction du FN, alors qu’elle est une nazie qui masque sa véritable identité politique ?

Comment est-il possible qu'un nombre demédia grandissant, et donc qu’un grand nombre de rédacteurs en chef et de journalistes, lui déroulent des tapisrouges afin qu’elle puisse circuler avec des ailesd'ange, afin de cacher cette vérité complètement vérifiable... « Marine Le Pen fût une proche de Franz Schônhuber ( en 2005) un membre des jeunes hitlériennes, engagé volontaire dans la Waffen SS et officier dans la division « Charlemagne »... devenu député européen » ? 

Est-ce un oubli ou est-ce le fait que cet « ex » combattant nazi dans les SS, fût aussi Président de l’Union des Journalistes bavarois ?

Déjà en 2009, elle avait réuni à Arras tout le gratin fasciste européen pour lancer la campagne des européennes, et c’est à nouveau de cette ville qu'elle va lancer la campagne pour les régionales 2015.

La ville de Robespierre, capitale de l'Artois, symbole de la Renaissance, bâtie sur l’histoire des invasions flamande et espagnole... est-elle devenue une cible des fascistes comme Hénin-Beaumont et Bruay-la-Buissière ?

La « fachote » l’avait déjà évoqué il y a quelques années quand elle avait fait la tournée des commerces du centre- ville de cette bourgade petite-bourgeoise !

En 2009, sur la base de l'appel militant d'une petite organisation, des contremanifestations à la venue du FN et des fascistes européens à Arras, s'étaient organisées, Durant 3 jours, les 13-14-15 mars, des rassemblements antifascistes avaient mis la ville en alerte, et une grande manifestation de masse le samedi
14 mars avait tenté de contrarier cette grande messe fasciste protégée par des centaines de CRS.

Mais nous sommes en 2015, la dédiabolisation du FN qui mute petit à petit en RBM avant de changer son appellation dans les prochains mois pour préparer la future présidentielle, semble avoir fonctionné.

A quelques jours de cette conférence, il n’y a aucun appel d’une organisation progressiste pour une nouvelle fois contrarier cette nauséabonde présence... le front contre front ne fait plus recette !

Ainsi, la flamme de la Résistance antifasciste paraît bien faible face à une Marine Le Pen qui, entourée de ses sbires et d’une garde rapprochée, va pouvoir faire son show en toute sérénité devant les caméras et les flashs.


Soyons sûrs qu’elle va s'appuyer sur le sentiment d’insécurité provoqué par quelques fous liés aux fascistes barbares qui discréditent l’Islam et mettent à feu et à sang des pays pour servir les intérêts géostratégiques de quelques puissances et multinationales occidentales. Soyons sûr qu’elle ne parlera pas de ces mêmes
puissances politiques et financières qui fomentent le chaos et le chômage, donc la misère montante mais aussi le sentiment d’insécurité sociale parmi les travailleurs qui redoutent un déclassement social provoquées par les fermetures d’entreprises ici dans notre région.

Mais soyons sûr qu'elle va exploiter l'actualité au travers l’islamophobie montante, du taux de chômage qui semble exponentiel qu’elle attachera avec la montée de la violence qu’elle liera avec l’immigration musulmane venue du sud et avec ceux qui touchent les aides et profitent des minima sociaux... le bla-bla !

Son populisme, sa démagogie, son ultra faux nationalisme et sa xénophobie avérée, pour satisfaire des consciences affaiblies par la crise et usées par les mensonges des paneuropéens, pour rassurer les travailleurs qui refusent de voir qu'ils sont d’abord les victimes du capitalisme et de ses lois ultralibérales... ne servent en fait que la division de notre classe sociale pour encore plus individualiser les travailleurs et les
mettre en concurrence entre eux selon leurs origines et leur niveau social...

Cela rappelle les années les plus noires du 20ème siècle où les pogroms sont issus de cette vague ultranationaliste qui a servi les intérêts du capital car elle a été créée par le capital lui-même...

Pourtant certaines formations politiques  se posent encore la question de savoir si la bourgeoisie, la force antagonique à la classe
ouvrière, a besoin du fascisme alors qu'il est évident que le FN est le 1er parti de la bourgeoisie.

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Damien Chabé, licencié pour avoir voulu créer un syndicat

29 Juin 2015, 07:39am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

L'Avenir de l'Artois présent. Le reste de la presse régionale aux abonnés absents !

L'hebdomadaire L'Avenir de l'Artois est le seul journal à s'être déplacé à l'audience des Prud'hommes ce mardi 23 juin 2015.

Nous le remercions pour cette attention.

Nous vous présentons ci-dessous l'article consacré à cette affaire en dépit des erreurs qu'il recèle (1)... Erreurs certainement imputables à la précarisation des conditions de travail (manques de temps, de moyens,etc.) à laquelle sont confrontés les journalistes.

Des syndicalistes CGT de l'union de lutte du Bassin minier

 Damien Chabé, licencié pour avoir voulu créer un syndicat

« Mardi 23 juin, ils étaient quelques-uns à se déplacer aux Prud'hommes de Béthune en soutien à Damien Chabé, licencié de l'entreprise Voyages Dourlens.

Le Divionnais se bat depuis 2013 pour faire reconnaître un licenciement « abusif », selon lui, car il a voulu monter un syndicat. La direction a quant à elle évoqué « une faute grave ».

Mi-juillet 2014, Damien Chabé passera une première fois devant les juges.

Mais, ils n'arrivent pas à trancher sur son cas.

Il devait se présenter devant un juge unique le mardi 23 juin pour enfin être fixé. Damien Chabé devra encore patienter,le jugement sera prononcé le 22 septembre. »

Stéphanie Hameaux
L'Avenir de l'Artois
25 juin 2015

(1) Suite à la dernière audience en date de janvier 2015 (et non juillet 2014), aucune décision majoritaire ne s'était dégagée. C'est donc à un juge professionnel dit « départiteur » qu'il revenait de présider la séance de ce mardi. Il ne s'agissait pas d'un juge « unique » puisqu'il était entouré de quatre juges élus (deux représentants de la classe exploiteuse et deux salariés).

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