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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Pacte de stabilité de Valls : des conséquences dramatiques pour les familles

12 Mai 2014, 20:25pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Le pacte de stabilité du Premier ministre Valls est une fuite en avant vers le moins-disant social du carcan néolibéral européen aux conséquences dramatiques pour les familles. L’Union des Familles Laïques ne peut l’accepter !

pacte-nuageLe gouvernement français a renoncé à peser dans l’Union Européenne en demandant un délai supplémentaire pour ramener le déficit public sous la barre des 3 % imposés par le carcan budgétaire des traités européens. L’économie française se retrouve en concurrence avec les économies des pays européens qui ont baissé leurs coûts salariaux et restreint ainsi fortement leur demande intérieure. La course au moins-disant social engagée chez nos voisins a exercé une forte pression à la baisse sur les prix industriels, d’où une diminution des marges des entreprises françaises. C’est ce double constat qui avait conduit à la décision d’accorder un cadeau fiscal historique de 20 milliards avec le CICE, devenus 30 milliards avec le pacte de responsabilité qui repose sur la suppression de la cotisation sociale affectée à la branche famille.

L’UFAL a eu l’occasion d’exprimerson opposition à cette mesure qui s’apparente à une baisse des salaires et menace l’existence même de la branche famille de la Sécurité sociale.

À peine nommé, le nouveau Premier ministre Manuel Valls, s’empresse d’annoncer une cure d’austérité inédite dans le cadre d’un pacte de stabilité, reposant sur un vaste plan d’économies de 50 milliards d’euros.

Ce nouveau plan va avoir pour effet de fragiliser durement les familles et les salariés de notre pays, car ce plan prévoit :

  • 18 milliards d’économies à réaliser par l’État essentiellement par la baisse des dépenses de fonctionnement dont la poursuite du gel du point d’indice des salaires des fonctionnaires déjà bloqués depuis 2010 ;
  • 11 milliards d’euros d’économies à réaliser par les collectivités territoriales en organisant des fusions d’entités visant à réduire le nombre de fonctionnaires territoriaux ;
  • 10 milliards de baisse des dépenses de santé qui fait peser de graves menaces en termes d’accès aux soins. Cette mesure, d’une ampleur inédite, intervient après dix années ininterrompues de déremboursements et d’augmentation du reste à charge des assurés sociaux. Le gouvernement assure certes qu’il n’envisage pas de nouveaux déremboursements des soins et des médicaments. Les pistes d’économies invoquées passeraient notamment par un renforcement des substitutions de médicaments génériques, par une meilleure utilisation du parcours de soins coordonnés et par une meilleure organisation hospitalière. Nous doutons toutefois que ces mesures soient suffisantes pour permettre d’atteindre le niveau considérable des économies attendues. Contrairement aux propos lénifiants contenus dans le document gouvernemental, nous pouvons légitimement craindre que cette mesure d’économie se traduise par le basculement massif de la couverture des frais de santé vers les assurances complémentaires et par une nouvelle cure de réduction des effectifs hospitaliers. Le tout au détriment de l’accès aux soins et de l’état de santé de l’ensemble des familles ;
  • 11 milliards sur l’ensemble des branches de la Sécurité sociale avec le gel des prestations familiales, des allocations logement jusqu’au 1er octobre 2015, du revenu de solidarité active (RSA), de l’allocation de solidarité spécifique (ASS), de l’allocation adulte handicapé, des pensions de retraite, mais aussi une coupe démentielle de 1,2 milliard dans les frais de fonctionnement des organismes de Sécurité sociale, soit 10 % du Fonds national de gestion administrative. Ce sont près de 15 000 postes qui sont pourraient être supprimés au sein des organismes de sécurité sociale sur 160 000 salariés (sachant que les effectifs étaient de 180 000 au début des années 2000).

 

Alors qu’en 2010, la France était un des pays de la zone euro qui avait le moins souffert de la crise parce que sa demande intérieure, soutenue par notre système de protection sociale qui représente 33 % du revenu disponible des ménages, s’était maintenue contribuant de façon déterminante à éviter que la zone euro ne s’effondre. Le Pacte de stabilité en organisant la fragilisation de la population française risque au contraire d’aggraver la crise avec des conséquences dramatiques sur tous les pays européens.

Pour l’OFCE (Observatoire français des conjonctures économiques), la croissance aurait pu repartir en France pour les deux prochaines années. Mais ce redémarrage est contrarié par la politique d’austérité qui, selon l’organisme, coûtera 0,9 point de croissance en 2014 et 0,7 point en 2015. Après six années de crise, c’est le plus lent redémarrage économique de ces quarante dernières années. Il aura fallu six années au PIB pour renouer avec les niveaux de 2008. En cause donc, les politiques d’austérité qui ont atteint « un niveau inégalé depuis l’après-guerre, soit presque 5 points de PIB en cumul de 2010 à 2013 ».

Ne nous y trompons pas, ce plan d’économie est le plus violent dispositif de réduction des dépenses sociales et de baisse de revenus des salariés que la France a connu depuis l’après-guerre. Il menace directement notre système de protection sociale et dégradera encore plus la demande intérieure tout en accroissant les inégalités sociales.

La mauvaise potion du Premier ministre Valls est un pur produit des doctrines néolibérales qui ont toutes échoué partout où elles ont été appliquées. Les « pactes » de responsabilité et de stabilité auront pour effet de précariser durablement les familles et de faire tomber les économies de la zone euro dans une récession terrible. L’UFAL ne peut accepter une telle politique.

Par  et 

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Elections du Parlement européen Porter la voix du progrès social

12 Mai 2014, 19:26pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Journée de l’Europe

La CGT appelle à porter la voix du progrès social

lors des élections du Parlement européen

Déclaration de la Commission Exécutive Confédérale pour les élections européennes

Le dimanche 25 mai 2014, les salariés comme les citoyens des pays composant l’Union européenne sont appelés à élire leurs représentants, les eurodéputés, au Parlement européen. Elus pour 5 ans, les eurodéputés co-décident de la politique européenne, du budget européen mais surtout des directives européennes. Celles-ci, lorsqu’elles sont décidées par les gouvernements et votées par le parlement européen, seront transposées dans le droit national. Elles touchent la vie quotidienne des salariés : aujourd’hui, 80% des lois votées en France sont le fait de la transposition automatique de la loi européenne.

La CGT entend peser pour que les questions sociales et économiques soient au cœur du débat européen.

L’expérience vécue, et tout particulièrement depuis le début de la crise, montre chaque jour que les politiques menées tournent le dos aux objectifs progressistes mais donnent aussi un sentiment de plus en plus profond que c’est à cause de l’Europe que l’on vit de plus en plus mal en France (« Pacte de responsabilité » pour respecter les 3% de déficit, mise en concurrence des salariés, dumping social, casse des services publics …). Ce sentiment s’exprime et grandit d’ailleurs dans tous les pays de l’Union européenne. Il conduit à un recul de la confiance en l’avenir et à une défiance de plus en plus forte envers les partis politiques qui gouvernent ou prétendent le faire.

Nous voulons une Europe qui soit au service des peuples et du monde du travail, de toutes les nations, qui soit une opportunité pour développer ensemble dans la paix, une économie qui garantit la création d’emplois, le progrès social et l’élévation des droits des salariés, privés d’emploi et retraités.

Comme nous venons de le vivre en France, cette défiance à l’égard des politiques menées peut se traduire par l’abstention ou le vote d’extrême droite. Mais ces votes ne conduisent pas les gouvernements à réorienter leurs politiques en faveur du monde du travail. Bien au contraire. Les institutions démocratiques sont menacées par le creusement des inégalités.

C’est pour cette raison que la CGT exige : 
• Une diplomatie coordonnée et non alignée en faveur de la recherche de la paix dans le monde et singulièrement en Europe car au travers des drames qui se déroulent en Ukraine les risques de retour de guerre sur le continent sont réels. 
• Une autre répartition des richesses créées en relevant significativement les rémunérations, en établissant partout des salaires minimum sur la base de critères communs permettant de vivre décemment et en valorisant les qualifications. 
• Une garantie d’emploi pour la jeune génération : c’est la jeunesse européenne qui portera notre avenir, mais seulement si elle peut vivre dignement des fruits de son travail. 
• Une harmonisation fiscale pour assécher les paradis fiscaux ainsi qu’une taxation sur les transactions financières. 
• Des normes communes pour garantir un emploi de qualité et le refus du travail précaire. 
• des services publics de qualité financièrement accessibles à tous et répondant aux besoins des populations. 
• Un haut niveau de santé et de protection sociale. 
• Un investissement massif pour l’avenir de l’Europe au lieu des programmes d’austérité qui ruinent nos lendemains. 
• Des politiques industrielles coordonnées favorisant les coopérations entre les entreprises européennes.

Avec la Confédération Européenne des Syndicats (CES), la CGT propose un plan d’investissement permettant de créer jusqu’à 11 millions d’emplois de qualité, dans une Europe qui compte aujourd’hui 26 millions de sans-emploi. Cette initiative est portée par 80 organisations syndicales de 28 pays représentant 45 millions de syndiqués en Europe, c’est une force.

Cette alternative économique est possible. Cela nécessite la création d’un autre rapport de force social pour renverser la donne européenne.

Face à l’Europe de l’austérité, nous opposons une nouvelle voie sociale et démocratique.

Il est également nécessaire de redonner aux salariés et à leurs organisations syndicales en Europe, les moyens de pouvoir contrôler l’utilisation des fonds publics et de pouvoir peser sur les décisions des entreprises.

Il faut des conventions collectives de haut niveau permettant la couverture de tous les salariés du public et du privé, des droits en matière de protection sociale, de condition de travail, de santé et de pensions, et en finir avec toutes les formes de discriminations (genre, nationalité, religion, appartenance syndicale…)

La CGT appelle les salariés à peser dans les débats et à porter la voix d’une autre Europe sociale qui refuse leur mise en concurrence et l’opposition entre les peuples !

A l’opposé d’un repli sur soi des peuples européens, c’est une Europe où chacun contribue au développement de tous par ses propres atouts qu’il faut construire, tous ensemble.

Montreuil, le 6 mai 2014

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« Le capitalisme est entré dans des logiques de destruction »

12 Mai 2014, 18:42pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Pour Saskia SASSEN, sociologue à Harvard, les chômeurs radiés, les classes moyennes chassées des centres-villes et les écosystèmes dévastés subissent un même phénomène : l’ « expulsion »

Aujourd’hui à Bilbao, la veille à New York, le lendemain au Royaume-Uni  : entre deux avions, Saskia Sassen, professeure de sociologie à l’université Columbia, à New York, discourt, débat, provoque. Depuis vingt ans, elle scrute la mondialisation dans toutes ses dimensions – économiques, financières, politiques, sociales et environnementales. Cosmopolite, cette polyglotte née aux Pays-Bas, en  1949, a grandi à Buenos Aires avant d’étudier en France, en Italie et aux Etats-Unis. Elle publie ces jours-ci, aux Etats-Unis, Expulsions (Harvard University Press).

SassenSaskia49Ko

Entretien

Propos recueillis par Olivier Guez

Dans votre nouveau livre, vous avancez que la mondialisation est entrée dans une phase d’ « expulsion ». Qu’entendez-vous par là ?

Ces deux dernières décennies, un nombre croissant de gens, d’entreprises et de lieux physiques ont été comme « expulsés » de l’ordre économique et social. Des chômeurs sont rayés des listes de demandeurs d’emploi. Certains travailleurs pauvres ne bénéficient plus d’aucune protection sociale. Neuf millions de ménages américains ont perdu leur foyer après la crise des subprimes. Dans les grandes métropoles du monde entier, les classes moyennes sont peu à peu chassées des centres-villes, désormais hors de prix. La population carcérale américaine a augmenté de 600% ces quarante dernières années. La fracturation hydraulique des sols pour extraire le gaz de schiste transforme des écosystèmes en désert – l’eau et le sol sont contaminés, comme si on expulsait de la biosphère des morceaux de vie. Des centaines de milliers de villageois ont été délogés depuis que des puissances étrangères, étatiques et privées, acquièrent des terres aux quatre coins du monde : depuis 2006, 220  millions d’hectares, principalement en Afrique, ont été achetés.

Tous ces phénomènes, sans liens manifestes, répondent-ils, selon vous, à une logique unique ?

En apparence, ils sont déconnectés les uns des autres et chacun s’explique séparément. Le sort d’un chômeur radié n’a bien évidemment rien à voir avec celui d’un lac pollué en Russie ou aux Etats-Unis. Il n’empêche qu’à mes yeux, ils s’inscrivent dans une nouvelle dynamique systémique, complexe et radicale, qui exige une grille de lecture inédite. J’ai le sentiment que ces dernières années, nous avons franchi une ligne invisible, comme si nous étions passés de l’autre côté de « quelque chose ». Dans bien des domaines – économie, finance, inégalités, environnement, désastres humanitaires -, les courbes s’accentuent et les « expulsions » s’accélèrent. Leurs victimes disparaissent comme des bateaux coulent en haute mer, sans laisser de trace, du moins en surface. Ils ne comptent plus.

Quelle est la différence entre un « exclu » et un « expulsé » ?

L’exclu était une victime, un malchanceux plus ou moins marginal, une anomalie en quelque sorte, tandis que l’expulsé est la conséquence directe du fonctionnement actuel du capitalisme. Il peut être une personne ou une catégorie sociale, comme l’exclu, mais aussi un espace, un écosystème, une région tout entière. L’expulsé est le produit des transformations actuelles du capitalisme, entré, à mes yeux, dans des logiques d’extraction et de destruction, son corollaire.

C’est-à-dire ?

Auparavant, pendant les « trente glorieuses » en Occident, mais aussi dans le monde communiste et le tiers-monde, malgré leurs échecs, la croissance des classes ouvrières et moyennes constituait la base du système. Une logique distributive et inclusive prédominait. Le système, avec tous ses défauts, fonctionnait de cette façon. Ce n’est plus le cas. C’est pourquoi la petite bourgeoisie et même une partie non négligeable des classes moyennes perdent pied. Leurs enfants sont les principales victimes  : ils ont respecté les règles du système et fait consciencieusement tout ce qu’il exigeait d’eux – des études, des stages, pas mal de sacrifices – afin de poursuivre l’ascension sociale de leurs parents. Ils n’ont pas échoué et pourtant le système les a expulsés  : il n’y a pas assez de place pour eux.

Qui sont les « expulseurs » ?

Je ne parle pas de quelques individus ni même de multinationales obnubilées par leurs chiffres d’affaires et leur cotation en Bourse. Pour moi, il s’agit de « formations prédatrices »  : un assemblage hétéroclite et géographiquement dispersé de dirigeants de grandes entreprises, de banquiers, de juristes, de comptables, de mathématiciens, de physiciens, d’élites globalisées secondées par des capacités systémiques surpuissantes – machines, réseaux technologiques… – qui agrègent et manipulent des savoirs et des données aussi composites que complexes, immensément complexes à vrai dire. Plus personne ne maîtrise l’ensemble du processus. La dérégulation de la finance, à partir des années 1980, a permis la mise sur pied de ces formations prédatrices et la clé, ce sont les produits dérivés, des fonctions de fonctions qui démultiplient les gains comme les pertes et permettent cette concentration extrême et inédite de richesses.

Quelles sont les conséquences du paradigme que vous décrivez ?

Amputées des expulsés – travailleurs, forêts, glaciers… -, les économies se contractent et la biosphère se dégrade, le réchauffement du climat et la fonte du permafrost s’accélèrent à une vitesse inattendue. La concentration de richesses encourage les processus d’expulsion de deux types  : celle des moins bien lotis et celle des super-riches. Eux s’abstraient de la société où ils vivent physiquement. Ils évoluent dans un monde parallèle réservé à leur caste  et n’assument plus leurs responsabilités civiques. En somme, l’algorithme du néolibéralisme ne fonctionne plus.

Le monde que vous nous décrivez est très sombre. Vous ne forcez pas un peu le trait ?

Je ne crois pas. Je mets en lumière des phénomènes sous-jacents, encore extrêmes pour certains. Et la logique que je dénonce coexiste avec des formes de gouvernance plus policées et plus sophistiquées. Mon objectif est de tirer la sonnette d’alarme. Nous sommes à un moment de basculement. L’érosion des classes moyennes, acteur historique majeur des deux siècles précédents et vecteur de la démocratie, me préoccupe particulièrement. Sur le plan politique, c’est très dangereux, on le constate partout dès à présent.

Comment résister à ces formations prédatrices ?

C’est difficile  : de par leur nature complexe, ces enchevêtrements d’individus, d’institutions, de réseaux et de machines sont difficilement identifiables et localisables. Cela dit, je trouve que le mouvement Occupy et ses dérivés « indignés », voire les printemps arabes ou les manifestations à Kiev, malgré des contextes sociopolitiques éminemment différents, sont des réponses intéressantes. Les expulsés se réapproprient l’espace public. En s’ancrant dans un « trou » – toujours une grande place, un lieu de passage – et en mettant sur pied une société locale temporaire hypermédiatisée, les expulsés, les invisibles de la mondialisation font territoire. Même s’ils n’ont ni revendications précises ni direction politique, ils retrouvent une présence dans les villes globales, ces métropoles où la mondialisation s’incarne et se déploie. A défaut de viser un lieu d’autorité identifié à leurs déboires – un palais royal, une assemblée nationale, le siège d’une multinationale, un centre de production… -, les expulsés occupent un espace indéterminé symboliquement fort dans la cité  pour revendiquer leurs droits bafoués de citoyens.

Aboutissent-ils, selon vous, à quelque chose ?

Si vous les considérez comme des comètes, la messe est dite, en effet. Moi, j’ai tendance à les assimiler à un début de trajectoire, chaque « occupation » constituant une petite pierre. S’agit-il d’un embryon de chemin ? Je ne sais pas. Mais le mouvement des nationalités au XIXe  siècle et le féminisme ont, eux aussi, commencé par petites touches, jusqu’à ce que les cellules disparates finissent par faire leur jonction et former un tout. Ces mouvements finiront peut-être par inciter les Etats à lancer des initiatives globales dans les domaines de l’environnement, de l’accès à l’eau et à la nourriture.

Quel événement pourrait déclencher la « jonction »?

Une nouvelle crise financière. Elle surviendra, j’en suis certaine. Je passe au crible la finance depuis trente ans  : les marchés sont trop instables, il y a trop de données à analyser, trop d’instruments, trop d’argent, l’Occident ne règne plus seul sur les marchés. Je ne sais pas quand cette crise interviendra ni quelle sera son ampleur mais je sens que quelque chose mijote. En fait, nous sentons tous que le système est très fragile.

Propos recueillis par Olivier Guez

A lire :  « Expulsions. Brutality and Complexity in the Global Economy » Non traduit. de Saskia Sassen (Harvard University Press, 280 p.) A paraître le 5 mai.

Source : publié dans le Cahier du « Monde » n° 21546 (Culture&idées) daté du samedi 26 avril 2014.

http://wwwlemonde.fr

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CHRISTIAN DELEPINE,CONSEILLER PRUD’HOMMAL, scandaleusement déchu de son mandat par CHRISTIANE TAUBIRA

11 Mai 2014, 09:59am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

CHRISTIAN DELEPINE,CONSEILLER PRUD’HOMMAL, scandaleusement déchu de son mandat par CHRISTIANE TAUBIRA
CHRISTIAN DELEPINE,CONSEILLER PRUD’HOMMAL, scandaleusement déchu de son mandat par CHRISTIANE TAUBIRA

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Lettre ouverte aux députés français sur l’Ukraine

11 Mai 2014, 09:49am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Puisque les sénateurs communistes ont réclamé un débat sur l’Ukraine, enfin, voici une importante contreribution à des gens qui savent dans leur chair de quoi est fait la banalisation du fascisme à laquelle on assite aujourd’hui.
10.05.2014 by kira

Mesdames, Messieurs les Députés

À l’Assemblée Nationale

Mesdames, Messieurs les Députés,

Une nouvelle fois nous sollicitons votre attention à propos de la situation explosive en Ukraine suite au coup d’état sanglant perpétré en février dernier et dont les néonazis-fascistes furent le fer de lance. Exploitant une émotion populaire légitime, les émeutiers de la place Maïdan à Kiev ont plongé le pays dans la guerre civile ; les communistes, les antifascistes, les russophones baptisés « hommes verts » sont traqués, lynchés, brûlés vifs comme à Odessa, et leur capture est mise à prix. À Lvov, le 27 avril, les néo-nazis de Svoboda ont publiquement rendu hommage à la division SS « Galicie » en exigeant l’interdiction de la commémoration de la victoire sur le nazisme le 9 mai prochain.

Les putschistes de Kiev, hommes de main des forces occidentales, poussent ouvertement à une chasse à l’homme (notamment dans les provinces de l’Ouest, dont nos médias ne disent mot) et à une guerre civile qui, comme dans l’Espagne d’avant-guerre, pourrait à tout instant déboucher sur une guerre continentale, voire mondiale. En effet, la Russie, dont nos dirigeants semblent oublier qu’elle détient, comme le bloc occidental qui l’a précédée dans cette voie, l’arme nucléaire, a officiellement déclaré que l’élargissement de l’U.E., DONC DE L’O.T.A.N. au territoire ukrainien, constituerait un « casus belli ». Voilà où a conduit la politique belliciste d’encerclement et d’isolement de la Russie conduite depuis vingt ans, en prolongement ininterrompu de la guerre froide, par les U.S.A., l’U.E. et l’O.T.A.N. !

Ceux qui clamaient que l’U.E. c’était la « paix assurée » nous conduisent ainsi au seuil d’une troisième guerre mondiale. Il est urgent pour l’humanité toute entière d’éteindre l’incendie pendant qu’il en est temps et la première des mesures à prendre est de destituer et d’arrêter la junte fasciste qui a pris le pouvoir à Kiev.

Il est temps également pour nos médias et pour ceux qui les inspirent de cesser de criminaliser les populations russophones de l’Est ; ces populations ne demandent officiellement rien d’autre qu’une décentralisation et qu’une fédéralisation du pays sanctionnée par un référendum.

Dans notre projet de « motion de censure » daté du 26 mars nous avions posé la question-clé : qui est responsable du bain de sang du Maïdan le 19 février dernier ? Nous avions immédiatement mis en cause les partis néo-nazis et leurs soutiens internationaux. Depuis, une confirmation éclatante vient d’être apportée avec la diffusion, le 25 avril dernier, par Agoravox d’une enquête qualifiée de dévastatrice conduite par le réseau de chaînes publiques régionales allemandes A.R.D., titrée : Les morts du Maïdan.

Notons des extraits repris par Agoravox, il est significatif que le paragraphe introductif de la relation de l’enquête soit ainsi rédigé :

« Le silence des médias sur cette enquête est impressionnant, alors que l’information est explosive. Une enquête internationale devrait être diligentée très rapidement pour éclaircir les faits. Et l’élection du 25 mai devrait être reportée dans l’attente des conclusions ».

Sur les temps forts de cette enquête il est écrit :

« Les conclusions sont accablantes : les tirs des snipers venaient des étages de l’hôtel Ukrainia, tenu par les manifestants et les mêmes balles ont été extraites des corps des civils et des policiers ».

L’enquête ne démontre pas qui étaient précisément les snipers commente Agoravox mais elle indique qu’« il est peu probable que les snipers aient pu entrer dans un hôtel tenu par les manifestants, occuper une partie d’un étage et tirer à de nombreuses reprises, sans être inquiétés ni contrôlés. Ce qui laisse penser qu’il s’agit de membres des insurgés… La présomption du coup d’état se renforce donc ».

Dans la vidéo de l’enquête, on constate que le procureur, membre du parti d’extrême droite Svoboda, chargé de l’enquête officielle, se dérobe aux questions du journaliste allemand sur les snipers de l’hôtel Ukrainia. Le journaliste reçoit également des témoignages de participants du Maïdan, de parents de victimes et il fait le constat que « la version des putschistes qui alimente les positions américaines et européennes s’effondre ».

La dernière partie de l’enquête journalistique est une condamnation sans appel : « Le pouvoir en place à Kiev est dès lors suspect de meurtres en masse, et l’actuel premier ministre Yatseniouk, soutenu par l’OTAN et le département d’Etat américain, devrait être arrêté et entendu par une commission indépendante ».

Agoravox illustre l’enquête de la télévision allemande par trois montages photos représentant Catherine Ashton (représentante de l’U.E. pour les Affaires étrangères), Barak Obama et Arseni Yatseniouk avec en gros caractères : « recherché(e) pour suspicion de complicité de meurtres en masse ».

Aux antipodes de la prétendue « révolution populaire » qu’exaltent nos médias terriblement partiaux, nous sommes donc en droit de suspecter l’existence d’une provocation de même ampleur que celle qui, en 1933, permit à Hitler, en faisant incendier le Reichstag, d’éliminer toute opposition en Allemagne pour préparer la guerre à l’extérieur ou que les forgeries d’Etat qui permirent plus récemment de lancer les deux Guerres du Golfe avec leur cortège de « destructions massives ».

Nous nous adressons donc à nouveau aux députés parce que nous considérons comme anormal que l’Assemblée Nationale n’ait pas eu encore la possibilité, conformément à son rôle défini par les articles 49 et 50 de la Constitution, de débattre de la terrible situation qui, en Ukraine, risque à tout instant d’entraîner la France dans la guerre. Si vous partagez l’idée de ce débat nécessaire, alors vous trouverez les formes adéquates pour le susciter : motion de censure, questions orales, demande de commission d’enquête et autres : là où il y a une volonté politique, il y a toujours un chemin !

Le remaniement du gouvernement français n’ayant rien changé, bien au contraire, à son soutien indéfectible à la junte fasciste de Kiev, nous affirmons solennellement que l’honneur et l’autorité de la France sont outragés, que la sécurité fondamentale du peuple français peut à tout moment être terriblement compromise. Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius n’a cessé de soutenir le gouvernement des émeutiers de Kiev. Le 11 mars dernier il s’exclamait : « quand on accuse ce gouvernement d’être d’extrême droite, c’est faux ». À l’abri de telles déclarations, le procureur fasciste de Svoboda peut dormir tranquille. Le ministre des Affaires étrangères français a pris une décision stupéfiante en autorisant M. le Drian, ministre de la Défense, à plastronner dans un avion de chasse français survolant les Etats de la Baltique et les pays de l’U.E. aux portes de l’Ukraine, toutes armes braquées sur la Russie. Faut-il rappeler à MM. Fabius et Le Drian que le parti fasciste Svoboda arborait jusqu’en 2008 l’emblème de la division SS Das Reich ? C’est ce même emblème qu’elle portait lorsqu’elle pendit, le 9 juin 1944, 99 tullistes et qu’elle massacra le lendemain les habitants d’Oradour-sur-Glane. Le 9 juin 1944 à Tulle, l’officier SS Kowatsch, adjoint du sinistre Lammerding, se glorifiait d’avoir pendu 100.000 Ukrainiens à Kharkov et à Kiev. Faut-il leur rappeler les liens des dirigeants de Svoboda avec les dirigeants du Front National ? Ont-ils pensé à la joie que ces vols français ont dû procurer à tous ces laudateurs des nazis au pouvoir à Kiev et à leurs congénères des Pays baltes, qui discriminent les russophones, interdisent les partis communistes et cautionnent des défilés d’anciens Waffen-SS baltes supplétifs de la Wehrmacht ? On pense aussi aux 200 hitlériens qui se sont tranquillement réunis en avril dans la commune alsacienne d’Oltingue pour célébrer le 125ème anniversaire de la naissance d’Hitler, alors que tous les Alsaciens gardent en mémoire les horreurs commises par le Troisième Reich au camp voisin du Struthof.

Le soutien du gouvernement français aux criminels dirigeants nazis-fascistes de l’Ukraine constitue une insulte à toutes les victimes de la seconde guerre mondiale.

Durant les années terribles mais glorieuses de l’Occupation, de l’insurrection et de la Libération de la France jusqu’à la victoire totale, les résistants furent l’honneur de la France. Ils se souviennent, en ce 70ème anniversaire de la libération de notre pays que la puissante Armée Rouge écrasa à Stalingrad, à Koursk et en Ukraine l’armée hitlérienne, la SS et ses divisions Das Reich, Galicie constituée essentiellement d’Ukrainiens de Bandera alliés aux nazis, ainsi que la misérable L.V.F. de Pétain. Ils se souviennent de ces combats victorieux où prit part le glorieux régiment Normandie-Niemen symbole de la résistance commune des peuples soviétiques et français contre le nazisme.

Gloire éternelle à la Grande Guerre Patriotique victorieuse que le général de Gaulle salua en termes élogieux en juin 1966 à Moscou en reconnaissant « la part capitale que l’Union Soviétique prit à la victoire décisive ».

Mesdames et Messieurs les parlementaires, tout montre que nous sommes à un tournant de l’histoire. Cette lettre, quelle que soit la suite que chacun de vous décidera de lui réserver, prend date devant notre peuple. Que chacun assume ses responsabilités devant la paix et devant l’histoire. Pour notre part, comme nous l’avons fait pendant la seconde Guerre mondiale, nous assumons à nouveau les nôtres.

Le 5 mai 2014

Pierre Pranchère, résistant F.T.P.F. à l’âge de 15 ans, membre du Parti communiste clandestin, le parti des fusillés. Député de Tulle, (1956-58 et 1973-1978) ville résistante et martyre, député honoraire au Parlement Européen, vice-président du P.R.C.F. et président de la commission des relations internationales du P.R.C.F. ;

Léon Landini, président du P.R.C.F., anc. officier des F.T.P.-M.O.I., Grand Mutilé de Guerre, Médaille de la Résistance, Officier de la Légion d’honneur, décoré par l’U.R.S.S. ;

Jean-Pierre Hemmen, vice-président du P.R.C.F., fils de Fusillé de la Résistance, réprimé pour avoir refusé de porter l’uniforme sous les ordres d’un ex-général de la Wehrmacht exerçant un commandement au sein de l’O.T.A.N. ;

Georges Gastaud, fils de Résistant gaulliste, secrétaire national du Pôle de Renaissance Communiste en France ;

Antoine Manessis, fils de Résistant communiste grec, secrétaire aux relations internationales du P.R.C.F.

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« Grand marché transatlantique » : empêcher la régression des droits et le contournement de la démocratie

10 Mai 2014, 07:32am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

La Commission européenne s’est engagée depuis plus d’un an, dans des négociations avec les Etats-Unis, sur un projet de traité (dit Tafta) portant sur le commerce et sur les flux financiers transatlantiques.

Le processus d’élaboration de ce Traité est inquiétant. D’abord, du point de vue démocratique : non seulement la Commission européenne a commencé à négocier en mars 2013 sans aucune légitimité, le mandat pour le faire ne lui ayant été conféré qu’en juillet 2013, mais les tenants et aboutissants de la négociation sont entourés d’une opacité incompatible avec tout contrôle démocratique sérieux sur ce qui se prépare au nom de plus de cinq cent dix millions de citoyens. Ainsi, aucun projet ni document précis n’ont été ni publiés ni même mis à la disposition du Parlement européen. En revanche, la Commission européenne va jusqu’à chiffrer à l’euro près le montant d’un prétendu bénéfice que chaque Européen retirerait de ce Traité, et les gouvernements banalisent le processus, comme s’il était sans grands enjeux.

Cette façon de faire qui tend à la désinformation aboutit à exclure les citoyens, les parties prenantes de la société civile et à laisser champ libre aux représentants des lobbies et des grandes entreprises transnationales. Elle jette un doute sérieux sur les buts recherchés par les négociateurs.

Il y a plus préoccupant. Ce qui a fini par transpirer du projet permet de le caractériser comme un outil de soumission de la démocratie vis-à-vis des acteurs financiers et entrepreneuriaux. De fait, il s’agit non seulement d’abaisser des droits de douane, au demeurant déjà très faibles, mais surtout, au titre de la suppression des « obstacles non tarifaires » au commerce et à l’investissement, de soumettre toute législation protectrice des salariés, des producteurs, des consommateurs, de l’environnement, de la santé publique, etc., aux bons vouloirs d’un « Conseil de coopération réglementaire », qui n’est responsable devant aucun citoyen. Corrélativement, toute entreprise pourrait attaquer un Etat devant un mécanisme ad hoc de règlement des différends pour paralyser le fonctionnement d’un service public, d’une entreprise publique, ou l’application d’une politique publique qui gênerait ses intérêts commerciaux ou financiers.

Ce Traité vise clairement à court-circuiter les pouvoirs démocratiquement légitimes pour faire les lois et les juridictions indépendantes et impartiales chargées d’appliquer le droit. L’objectif est de subordonner l’intérêt général et la protection des droits fondamentaux aux intérêts commerciaux et financiers. Certes, la France a obtenu que les biens culturels soient pour le moment retirés du mandat de la Commission européenne. Mais cette exclusion n’est ni certaine ni définitive et les normes sociales, sanitaires et environnementales sont, elles, menacées d’un alignement sur la protection la plus faible des salariés, des consommateurs et de l’ensemble de la population.

La Ligue des droits de l’Homme considère qu’un tel projet, qui engage l’avenir de tous les citoyens européens, ne saurait être poursuivi sans un débat sérieusement informé, contradictoire et public. Elle appelle les citoyennes et les citoyens à se saisir de cet enjeu, à interpeller l’ensemble des candidats aux prochaines élections européennes sur ce que sera leur vote, le jour où ce texte sera soumis pour approbation ou rejet au prochain Parlement européen. Car la crise de confiance entre l’Union et ses citoyens ne peut que s’aggraver, tant que les gouvernants de l’Europe ne prendront pas au sérieux la garantie des droits fondamentaux et les conditions minimales de l’effectivité démocratique.

Le 25 mai, le pouvoir de les y contraindre sera entre nos mains à toutes et tous.

 

« Grand marché transatlantique » : empêcher la régression des droits et le contournement de la démocratie

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A la une de Liberté Hebdo

10 Mai 2014, 07:28am

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Humeur du Camarade Jean Michel Humez

10 Mai 2014, 07:15am

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Ce que le gouvernement prend au peuple, pour le donner au patronat et aux actionnaires, dans le mensuel "Communistes 62" de mai 2014

10 Mai 2014, 07:12am

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Ce que le gouvernement prend au peuple, pour le donner au patronat et aux actionnaires, dans le mensuel "Communistes 62" de mai 2014

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Ce que le gouvernement PS prend aux salariés, pensionnés, familles, allocataires et collectivités

10 Mai 2014, 07:10am

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Ce que le gouvernement PS prend aux salariés, pensionnés, familles, allocataires et collectivités

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Ce que le gouvernement prend au peuple pour le donner au grand patronat et aux actionnaires, dans le mensuel "Communistes 62" de mai 2014

10 Mai 2014, 07:10am

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Ce que le gouvernement prend au peuple pour le donner au grand patronat et aux actionnaires, dans le mensuel "Communistes 62" de mai 2014

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Ce que le gouvernement prend au peuple pour le donner au grand patronat et aux actionnaires, dans le mensuel "Communistes 62" de mai 2014

9 Mai 2014, 20:42pm

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Ce que le gouvernement prend au peuple pour le donner au grand patronat et aux actionnaires, dans le mensuel "Communistes 62" de mai 2014

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Élections européennes du 25 mai.Jacky Hénin député pour porter les luttes au Parlement

9 Mai 2014, 19:49pm

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Le Front de Gauche uni pour « rompre et refonder l'Europe »

 

Les quatre composantes : PCF, PG, Ensemble et Gauche Unitaire ont adopté une plate-forme programmatique qui trace des perspectives à la fois sociales, écologiques et économiques.

 

Les quatre composantes du Front de gauche se sont mises d'accord sur un texte constitué de trois parties.

Dans une première partie, elles font un diagnostic sans concession de la crise sociale et écologique de l'UE : « destruction de l'écosysteme, explosion de la pauvreté et du chômage, négation de la démocratie. » Une crise, estiment-ils, « qui s'inscrit dans la crise globale du capitalisme néolibéral qui a commencé en 2007.. et qui entre en résonance avec la crise propre de l'Union Européenne »

.

Le Front de Gauche fustige la réponse apportée par « les classes dirigeantes » face à cette crise : fuite en avant de l'austérité, concurrence, fiscalité non distributive, remise en cause des acquis sociaux et démocratiques, cogestion autoritaire Parti socialiste européen – Parti populaire Européen.

 

« Rompre avec cette U.E. là pour refonder une autre Europe, solidaire et démocratique. »

La partie 2 du texte explicite ce qu'il faut entendre par rupture et refondation : « Désobéir et rompre avec les traités »,

 Et comment s'y prendre : « se battre au niveau européen avec toutes les forces progressistes, unifier les résistances en Europe, assumer un rapport de force diplomatique, économique et politique pour s'opposer aux projets dangereux » et, s'il le faut, « désobéir aux règles européennes, prendre des mesures unilatérales coopératives, sortir la dette publique de l'emprise des marchés financiers pour relancer l'emploi et la transition écologique. »

 

A propos du débat sur la sortie de l'euro.

 

Le Front de Gauche tient à se démarquer sans ambiguïté de ce projet « économiquement hasardeux et politiquement néfaste », tout en précisant qu' « il faut refonder l'euro pour en faire une monnaie au service des peuples » et ce, en faisant que « la BCE puisse prêter directement aux Etats et aux collectivités territoriales. », « que soit créé un Fond européen de développement social, écologique et solidaire » et, si nécessaire en prenant « des mesures unilatérales en matière monétaire en utilisant un établissement financier public comme par exemple la Banque Publique d'Investissement. »

 

Rupture et alternative

 

La suite du texte décline pour chaque question abordée, ce qui relève respectivement de la rupture et de la refondation. Ainsi, précise-t-il, qu'il n'est pas question, entre autre, d'accepter que « la Commission européenne puisse dicter sa loi et remettre en cause la souveraineté populaire » de « se voir imposer des normes européennes inférieures à ses normes nationales », ou « d'appliquer la directive européenne sur le détachement des travailleurs. »

Suivant la même articulation, refus-alternative, le texte développe longuement ce qu'il entend par rompre avec « le productivisme : instaurer la planification écologique européenne... » Rompre avec : « une Europe dépendante des intérêts géostratégiques américains... »

Rompre avec . « l'Europe forteresse et la politique agressive de l'UE vis-à-vis des pays du sud. »

 

Redonner espoir et confiance

 

Les dernières semaines seront donc cruciales pour redonner espoir et confiance au mouvement populaire, social et citoyen dans sa capacité à peser sur le cours de la construction européenne qui doit être refondée sur quatre exigences.

Le progrès social, l’emplois la démocratie et la paix. Dans un paysage sinistré et un contexte des plus inquiétant, la candidature à la présidence de la Commission Européenne d'Alexis Tsipras, portée par le Parti de la Gauche européenne, offre une nouvelle vision de l'Europe et permettra d'inscrire notre campagne nationale dans une dynamique européenne, elle aussi inédite.

Soyons tous au rendez-vous des luttes et du débat politique et faisons en sorte que la campagne soit une réussite pour les candidats du Front de gauche.

 

Si on ne s’occupe pas de l’Europe elle s’occupera de nous. Le 25 mai mobilisons-nous !

http://nord.frontdegauche-europe.fr/actualites/article/video-de-campagne-jacky-henin

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Edito de Cathy Apourceau Poly dans le journal Communistes 62

9 Mai 2014, 19:36pm

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GRAND MEETING

PIERRE LAURENT ET JACKY HÉNIN

À AVION

 

Les élections européennes se déroulent le 25 mai prochain. Face à l'austérité, il y a des milliers de raisons de se mobiliser pour aller voter et  faire voter autour de soi.

 

Nous le savons, ces élections ne passionnent pas les foules, et les médias chaque jour se font le relais du peu de mobilisation de notre peuple.

 

Pourtant ces dernières années, beaucoup ont compris qu'une part croissante de leurs problèmes naissait à Bruxelles. En 2005, nous avons voté « non » majoritairement et on a bafoué notre vote.

 

Alors, beaucoup d'hommes et de femmes que nous rencontrons ont le sentiment de ne pas être entendus. Ils pensent que la politique ne peut rien pour eux et que de toutes façons les dés sont lancés.

 Quoi qu'ils fassent, ils paieront les politiques d'austérité menées. Pourtant, nous le savons, la politique du renoncement conduit au pire.

Cette élection est un enjeu majeur.

 Le parlement européen, s'il conforte le consensus libéral, s'il voit se renforcer la place des nationalistes haineux, desservira notre peuple. Il accompagnera la compétition acharnée des salariés, la destruction de la protection sociale et des services publics...

 

Notre circonscription a proposé de nouveau la candidature de Jacky Hénin.

Son travail a montré l'utilité d'avoir un parlementaire européen communiste.

 Il est présent à Bruxelles mais également sur le terrain, dans les luttes, que ce soit dans le Pas-de-Calais, en Picardie, en Normandie et ailleurs.

 

Nous avons donc le 25 mai l'ambition de faire réélire notre député européen.

 

Le grand rendez-vous politique pour notre département se déroule les 17 et 18 mai à Avion lors de la fête de l'Humain d'Abord avec nos candidats.

 

Pour celles et ceux qui seront en forme dès le 16 Mai à 19H, les élus communistes et républicains de notre département donneront une réception sous le chapiteau de l'Espace Collectivité.

Ensuite, les communistes d'Avion organisent leur repas de section « couscous pour un prix modeste. »

S'inscrire auprès de la fédération au 03 21 08 12 12 ou auprès d’un militant communiste d’Avion.

 

                                                                                  Cathy Apourceau Poly

Conseillère régionale

Présidente de l’ADECR

 Edito de Cathy Apourceau Poly dans le journal Communistes 62

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Pierre Gattaz demande aux pauvres de bien vouloir souffrir avec un peu plus de dignité

9 Mai 2014, 18:02pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 

Invité à s’exprimer dans une tribune libre à paraître demain dans Le Figaro, Pierre Gattaz n’y va pas par quatre chemins. Ce dernier tacle les ménages français les plus modestes qu’il juge responsables de la situation économique actuelle du pays et qu’il accuse de ne « pas vouloir affronter les épreuves de la vie avec dignité »

Pour Pierre Gattaz, il n’y a pas de doute. « La sortie de la crise est impossible avec un tel comportement » écrit-t-il pour dénoncer le défaut de combativité des précaires français. Manque de dignité, de savoir-vivre et d’amour propre, le patron des patrons ne mâche pas ses mots pour toucher leur fierté. « Moi, on ne m’a pas appris à me plaindre, mais à serrer les dents et à me taire, c’est mon éducation » ajoute-t-il pour se justifier, en pointant le relâchement vestimentaire dans lesquels les pauvres se complaisent parfois:  « La pauvreté n’excuse pas le manque de goût » rajoute t-il.

Pierre Gattaz veut aussi dénoncer le manque de reconnaissance des travailleurs envers les grands patrons français. Le président du MEDEF prend l’exemple du 1er mai, selon lui dénaturé par les syndicats. « Ce qui devrait être un jour de fête, pour nous les patrons, devient une fête de la contestation sociale, ou de la paresse » note-t-il dans sa tribune. Ces « paresseux », comme il les appelle, Pierre Gattaz les invite à prendre exemple sur ceux qui ont « réellement célébré la fête du travail en allant travailler comme tous les jours ou en ne faisant pas le pont du 8 mai  ».

Pierre Gattaz termine en disant que franchement les gens se plaignent alors que si on regarde attentivement, cela pourrait être bien pire : « On a tellement tendance à exagérer dès qu’on déprime un peu, il faut regarder du bon côté de la vie ». Il  propose ainsi de résoudre la morosité ambiante en imposant aux personnes en difficulté sociale un stage mensuel obligatoire de réalisation d’un clip mettant en scène la célèbre chanson “Happy”.

La Rédaction Illustration : Wikicommons / Le journal du Dimanche

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