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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

SYNDICAT CGT FRAISNOR :la lutte continue

24 Juin 2013, 16:24pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

SYNDICAT CGT FRAISNOR :la lutte continue

COMMUNIQUÉ du 24 JUIN 2013

Expédition des travailleurs chez l’exploiteur belge LEEMANS

Le 20 juin 2013, une expédition de 18 d’entre nous s’est invitée dans la banlieue bruxelloise chic et verdoyante, lieu de villégiature du capitaliste « fier de l’être », Monsieur LEEMANS fossoyeur de l’outil de travail de 120 salariés, le bien nommé monsieur 6%.

A sa grande stupéfaction, dès l’ouverture de la porte, nous lui avons remis en main propre 3 factures :

  • 37 889€ pour 30 jours de gardiennage du bâtiment industriel.

  • 300 000 € de cotisations sociales volées aux salariés car non reversées aux divers organismes sociaux.

  • 50 000 € par salarié pour le préjudice subi.

Lors du débat qui s’est instauré, il n’a pas hésité à agresser la CGT en l’accusant de mentir aux salariés et de s’être opposée aux licenciements de 60 salariés.

De plus, il a reconnu et trouvé tout à fait normal de prélever 6% d’intérêts sur les placements de capitaux sur les comptes courant et a soutenu avec agressivité qu’il n’avait pas à en informer les délégués du personnel.

Nous lui avons répondu que les élus CGT n’auraient jamais accepté ce racket sur la force de travail des salariés, qui s’élève à 595 000 € pour la période entre 2007 et 2012.

Autre aveu, son refus de céder l’entreprise au repreneur qui souhaitait en 2011 l’acquérir pour l’euro symbolique, un refus motivé par son propre égoïsme, considérant qu'il y perdrait trop, alors que c’est à ce prix qu’il a acquis FRAISNOR en 2006. Il a fait passer la défense de son patrimoine et de ses petits intérêts personnels au détriment des 120 travailleurs aujourd’hui sur la paille.

Contrairement à nous, Leemans n'est pas sur la paille mais vit sous la paille dans une grande maison au toit de chaume sur un vaste terrain de 2000 m2 avec piscine, dont la valeur est d’au minimum 1.000 000 €.

Aussi, la lutte continue, nous en sommes aujourd'hui au 33ème jour d'occupation totale, nous attendons avec impatience la réunion du comité de pilotage en préfecture, nous exigeons des engagements forts des pouvoirs publics, sinon ça finira mal !

Nous en discuterons le dimanche 7 juillet 2013 à partir de 11h, lors de la fête des travailleurs en lutte qui de déroulera sur le site de FRAISNOR.

Contact : Christian DELEPINE au 06 63 87 35 90

TOUJOURS UNIS-DEBOUT-DÉTERMINÉS !

NOUS LUTTERONS JUSQU’Á LA REPRISE DE LA PRODUCTION

SYNDICAT CGT FRAISNOR :la lutte continue

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Vote FN : les électeurs frontistes votent pour leur bourreau

24 Juin 2013, 16:20pm

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Vote FN : les électeurs frontistes votent pour leur bourreau

Vote FN : les électeurs frontistes votent pour leur bourreau

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Lens : les élus communistes et républicains du Pas-de-Calais inaugurent leurs nouveaux locaux

24 Juin 2013, 16:18pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Lens : les élus communistes et républicains du Pas-de-Calais inaugurent leurs nouveaux locaux

Les locaux de l’ADECR 62 (association départementale des élus communistes et républicains) ont été inaugurés hier soir au bas du boulevard Basly. Entouré par les banques, le PCF du Pas-de-Calais a rénové son second fief lensois, non loin de sa fédération départementale.

L’Association des élus communistes et républicains avait déjà son local départemental dans les mêmes locaux du bas du boulevard Basly, sur la droite en arrivant au rond-point Bollaert. Mais c’était surtout le journal Liberté 62 qui était reconnaissable jusqu’à il y a environ deux ans à cette adresse. Après la fusion avec le « Liberté » du Nord, beaucoup de place s’était du coup dégagée dans cet immeuble, propriété du parti communiste français. Outre la présence du sénateur du Pas-de-Calais, Dominique Watrin, et du député européen, Jacky Hénin, il était logique de retrouver dans cet antre d’élus plusieurs maires communistes des communes des environs (Avion, Billy-Montigny, Grenay, Sallaumines…) ou d’un peu plus loin (Burbure).

D’autres sont appelés les républicains parce que leur sensibilité est proche du PCF. Parmi eux, le maire de Fresnoy-en-Gohelle avait fait le déplacement. La présence d’une élue MRC (Sabine Van Heghe, conseillère générale du canton de Leforest) et celle d’un « Parti de gauche » (un conseiller municipal de Sains-en-Gohelle) ont été saluées par Cathy Apourceau-Poly, présidente de l’ADECR. Mais la venue la plus remarquée aura été celle de Sylvain Robert. Cinq jours après avoir élu maire de Lens, ce dernier s’est montré conforme à son esprit d’ouverture exprimé dès sa prise de fonction. Jean-Pierre Kucheida (président de la CALL), en vieux briscard du rassemblement à gauche, est resté un plus long moment. Pas mécontent visiblement de retrouver des figures du parti « historiques » du parti communiste comme Gilbert Rolos ou l’ancien sénateur Yves Coquelle.

Trois logements en plus

Côté investissement, des travaux ont été réalisés à hauteur de 150 000 euros par un prêt du Crédit Mutuel, indique Hervé Poly, secrétaire de la fédération PCF 62 et responsable de la SCI qui gère ce bien lensois. Par ailleurs, une partie de l’immeuble a été aménagée en trois logements ce qui doit permettre d’amortir les fonds engagés. « À proximité de Bollaert, je tenais à ce qu’on garde ces locaux. Il est important pour le PC d’avoir une deuxième place, autre que la fédération, dans la capitale du bassin minier », précise Hervé Poly. Ces locaux serviront notamment aux permanences des élus (sénateur, conseiller régional entre autres) à partir de la rentrée.

Symbolique, la vitrine de l’ADECR colle au plus près de l’environnement du Louvre-Lens. La femme portant le drapeau tricolore du tableau La Liberté guidant le peuple s’y retrouve à côté du personnage qui a inspiré Gavroche. Le dessinateur Philippe Holevoout (dont les dessins sont publiés dans le journal Liberté) en est l’auteur. « Cette vitrine consacrée à Delacroix est un moyen pour nous de saluer l’existence du Louvre-Lens. Ce qui ne nous empêche pas de penser que ce musée devrait être financé par l’État et non par les habitants de la région qui ont des conditions de vie difficiles », a rappelé Cathy Apourceau-Poly.

La conseillère municipale d’Avion et conseillère régionale en a profité pour défendre l’image des élus, parfois chahutée au fil des affaires de financement des partis politiques. « La très grande majorité des élus s’investissent de manière bénévole, ils prennent souvent sur la soirée, ils sont exemplaires et honnêtes. » Ces maires, ces élus locaux, elle a salué leur probité au sein du parti communiste « où le reversement des émoluments est une grosse fierté ». Selon Hervé Poly, les indemnités reversées sont de 80 % pour les conseillers régionaux et de 60 % pour les maires et les conseillers généraux, la différence s’expliquant par les frais supplémentaires générés par la présence sur le terrain des élus de proximité.

Quelques grands thèmes chers aux communistes ont été présents au cours de cette soirée inaugurale. À commencer par la défense des communes face à l’acte 3 de la décentralisation qui arrive. Localement, Cathy Apourceau-Poly a cité quatre dossiers sur lesquels le PCF montre sa différence ces deniers temps : le Louvre-Lens, La rénovation du stade Bollaert, les travaux au stade couvert, les aides publiques versées à la SEM ADEVIA.

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PCF : Un coup de pouce au gaz de houille

23 Juin 2013, 08:58am

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lavoixdunord Autant vous le dire de ce jour :

 

Un coup de pouce au gaz de houille :

 

Le gouvernement s'est engagé, d'ici la fin de l'année, à créer un tarif d'achat spécifique pour permettre la production d'électricité à partir du gaz de houille extrait par la société Gazonor (notamment à Avion).

L'information émane de Bertrand Pericaud, président de la commission développement économique au conseil régional. "C'est une étape importante qui était attendue depuis la publication de la loi sur l'énergie de 2006", note le conseiller régional PCF qui salue au passage l'intervention au Sénat de son collègue, Dominique Watrin.

"Depuis plusieurs années, Gazonor signalait une dégradation de la qualité du gaz de houille" explique Bertrand Pericaud.

Il restait à l'Etat, en tant que garant de l'étanchéité, a prendre des mesures pour securiser le sous-sol et ainsi permettre le développement de cette activité importante.

 

 

PCF : Un coup de pouce au gaz de houille

De gauche à droite : Dominique Watrin sénateur du Pas-de-Calais.
Hervé Poly secrétaire du PCF.
Bertrand Pericaud, conseiller régional
Lors d'une rencontre avec des syndicalistes dans le secteur de Lens Hénin.

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Hommage à notre camarade Marc Lanvin.

23 Juin 2013, 08:25am

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Il y aura 45 ans, jour pour jour, le 29 juin 1968, mourait le jeune communiste Marc LANVIN, au 45 rue Pasteur à Achicourt, sous les balles des nervis de la droite UDR (Union de la Droite Républicaine)
 Pour seule raison, l’engagement sans réserve d'une jeunesse qui aspirait au changement.
Il n’avait alors que 18 ans.
 
Il fut lâchement assassiné la veille du second tour des élections législatives, lors d’une tournée de surveillance de l’affichage en faveur du candidat d’union de la gauche Guy MOLLET.
 
C’est en hommage à notre camarade communiste Marc, que La Fédération du Parti Communiste du Pas de Calais et la section Communiste d’Arras déposeront une gerbe en souvenir, sur les lieux mêmes de sa mort tragique.
45 rue Pasteur à Achicourt, vendredi 28 Juin 2013 à 19 h.
 
L'assassinat récent, à Paris, d'un jeune anti-fasciste nous rappelle que "la bête immonde" n'est pas morte.
En cette période délétère, dans notre société troublée, en manque de repères, dans laquelle les paroles réactionnaires, racistes, homophobes se libèrent et déversent leurs flots de haine,
SOUVENONS-NOUS !
 
Soyons nombreux vendredi à ACHICOURT.

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Assises du 16 juin : changer de cap en France et en Europe

22 Juin 2013, 14:14pm

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Pour la 4e année consécutive, les salaires des fonctionnaires resteront bloqués en 2014

22 Juin 2013, 13:43pm

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« Pour l’instant, dans la préparation du budget 2014, nous n’avons pas pris le choix de dégeler » le point d’indice servant de base au calcul des salaires des fonctionnaires. C’est ainsi que Mme Lebranchu, ministre de la Fonction publique, a annoncé mardi matin sur France Info la nouvelle reconduction de ce gel instauré en 2010 par le gouvernement Fillon. Elle a justifié cette mesure en évoquant « le déficit public extrêmement important ». « Tout le monde » doit participer à sa résorption « et en particulier nos fonctionnaires », a-t-elle ajouté, tout en concédant que ces derniers puissent ressentir « une impression d’injustice ».                                                                          

Les syndicats de fonctionnaires n’ont pas caché leur indignation d’avoir appris par la radio cette décision à la veille de l’ouverture de la conférence sociale. C’est « hallucinant », s’est exclamé Jean-Marc Canon, le représentant de la CGT, qui juge cette mesure, « absolument catastrophique pour le pouvoir d’achat des fonctionnaires », « tout à fait inadmissible ». Même réaction de la part de Bernadette Groison (FSU) et du responsable FO, Christian Grolier. « C’est proprement scandaleux », a déclaré celui-en soulignant que cette annonce survient la même semaine que la publication du rapport Moreau préconisant la remise en cause de l’actuel calcul de la retraite des fonctionnaires.

Jean-Marc Canon a assuré que « l’annonce de la ministre ne peut que renforcer la détermination » de tous les syndicats de la Fonction publique à l’exception de la CFDT et de l’UNSA, qui, le 3 juin, avaient ouvert dans un communiqué commun la perspective d’une action « au plus tard début octobre ».

Pour la 4e année consécutive, les salaires des fonctionnaires resteront bloqués en 2014

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BRESIL : Les manifestations populaires embrasent le pays. Sao Paulo et Rio annulent les hausses de transport.

22 Juin 2013, 13:16pm

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Depuis une dizaine de jours, dans toutes les villes du Brésil, la hausse des tarifs des transports publics a déclenché d’importantes manifestations populaires constituant le mouvement social le plus vaste depuis 20 ans.

 

Mercredi (19 juin 2013) , après d’autres villes mardi, les maires de Sao Paulo, où le mouvement avait commencé, et de Rio de Janeiro ont cédé à la pression populaire en annulant les hausses. Parmi les manifestants se retrouvent beaucoup de jeunes. Avec la revendication pour des transports moins chers et de meilleure qualité, il y a aussi d’autres causes à cette fronde: la violence de la police militaire, la dégradation des services publics dont la santé et l’éducation, la corruption y compris dans les institutions politiques, la facture faramineuse des installations pour le Mondial de football organisé en 2014 au Brésil.

 

Autour des stades, où se déroulent actuellement dans le cadre de la Coupe des Confédérations des matchs préparatoires à cette grande compétition, la tension est grande. Dans les tribunes, des spectateurs brandissent des pancartes de soutien aux manifestants. Le gouvernement a envoyé en renfort des troupes d’élite de la police pour protéger les six villes hôtes de la compétition.

 

Après avoir ignoré le mouvement, la présidente Dilma Rousseff (Parti des Travailleurs – PT) a appelé les responsables politiques à «écouter la voix de la rue ».

 

Le Brésil est dirigé depuis plus de 10 ans par le Parti des Travailleurs (gauche) d’où était issu l’ancien président Lulla. Ce Parti s’est développé en opposition à la dictature précédente (1964-1985).

 

La campagne menée depuis plus de trois ans, par la section du Parti Communiste de l'Arrageois pour la gratuité des transports urbains pour tous, reste un thème essentiel pour les prochaines élections municipales.

Les communistes rappels que les transports qu'ainsi l'eau doit être gérée en régie publique, pour assurer l'égalité entre tous les citoyens.

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A quoi reconnaît-on un politique qui a réussi ?

22 Juin 2013, 10:16am

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"Les pauvres ont le droit de manger tous les jours !" (des nouvelles fraîches de Marinaleda)

17 Juin 2013, 19:12pm

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  Le FMI a soumis toute l’Espagne. Toute ? Non, un petit village résiste encore et toujours,

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Avenir des retraites Par Dominique Watrin / 13 juin 2013

15 Juin 2013, 14:25pm

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Avenir des retraites  Par Dominique Watrin / 13 juin 2013

Le texte ci-dessous est une version résumée de l’intervention prononcée.
La version définitive et intégrale sera très prochainement en l
igne.

Le rapport Moreau, s’il n’a pas été rendu public, a fuité dans la presse comme s’il s’agissait de préparer l’opinion publique à des mesures injustes... Malgré l’allongement de l’espérance de vie, que vous invoquez madame la ministre, et qui résulte des avancées sociales conquises de haute lutte par les organisations syndicales, ouvriers et cadres ne bénéficient pas - loin s’en faut ! - de la même espérance de vie.

La situation des finances publiques et sociales exige une nouvelle réforme des retraites qui ne soit pas dirigée contre les salariés, mais articule des mesures justes et solidaires, à rebours de celles adoptées par la droite et le Medef autrefois. Le capital et l’argent de la spéculation doivent être mobilisés pour financer les retraites. Êtes-vous prêts à garantir la retraite à 60 ans sans décote ? Ce serait cela la justice !

Mme Marisol Touraine, ministre des affaires sociales et de la santé . - Nous avons engagé la discussion sur la réforme de la retraite lors de la première conférence sociale de juillet 2012. Il fallait se mettre d’accord sur la méthode et le calendrier, pour rompre avec la pratique de l’ancienne majorité qui est passée en force en réduisant le débat au report de l’âge de départ en retraite.

Après le diagnostic du Conseil d’orientation des retraites (COR) et le rapport Moreau, nous engagerons une concertation longue et approfondie avec les partenaires sociaux. L’objectif est bien de rassurer les jeunes quant à leur avenir ! (Applaudissements sur les bancs socialistes)

M. Dominique Watrin. - Des pistes alternatives au rapport Moreau sont envisageables. La rémunération annuelle des actionnaires représente pas moins de 100 milliards d’euros. Taxer le capital au même niveau que le travail rapporterait 20 milliards d’euros par an. Nous continuerons de défendre cette option !

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RETRAITES : construire l'avenir pour tous

15 Juin 2013, 14:09pm

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http://a407.idata.over-blog.com/0/32/46/53/illustration21/retraitesUGICT-CGT.jpgAlors que les retraités seront à l’avenir plus nombreux et vivront plus longtemps, le gouvernement s’apprête à lancer une nouvelle réforme des retraites reposant sur un financement à ressources constantes des régimes de retraite. Le gel de la part des richesses nationales consacrées au financement des retraites a déjà été opéré en Italie et en Suède depuis une quinzaine d’années.

 

L’avenir de toutes les générations est en jeu. Chacun, chacune d’entre nous devra convaincre ceux et celles que nous côtoyons au bureau, dans les chantiers, dans notre quotidien qu’avec une autre répartition des richesses, le maintien de notre régime de retraite et de ses acquis est possible. La bagarre promet d’être rude mais ensemble, actifs et retraités, elle peut-être gagnée !

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Évasion fiscale: un petit dessin mieux qu'un grand discours...

15 Juin 2013, 14:05pm

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Évasion fiscale: un petit dessin mieux qu'un grand discours...

Évasion fiscale: un petit dessin mieux qu'un grand discours...

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Samedi 15 juin 2013 La Française de mécanique (Pas-de-Calais) : 1000 suppressions d’emplois envisagées

15 Juin 2013, 13:52pm

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Producteur de moteurs en série pour les groupes PSA et Renault, la Française de mécanique, implantée à Douvrin dans le Pas-de-Calais, connaît une forte baisse d’activité depuis plusieurs années.

En 2003, l’entreprise comptait près de 5 000 emplois et fabriquait plus de 9 000 moteurs par jour. En 2012, elle affichait une production journalière encore supérieure aux 5 000 unités. Les derniers chiffres tournent autour de 4 200 moteurs/jour.

A l’issue d’une réunion de la commission économique du comité d’entreprise qui s’est tenue vendredi 7 juin dernier, la CGT a informé la presse des perspectives économiques. Celles-ci prédisent la suppression d’un millier d’emplois, à l’horizon 2016.

«  Nous attendons le début de négociations, mais nous voulons prévenir l’opinion publique de la situation. Pour conserver la Française de mécanique à long terme, il va falloir se battre  », affirme Alain Labarre, délégué CGT de l’entreprise.        

                                               

                                                            Alain Labarre a droite de la photo

 

Un rassemblement est prévu ce mardi à 12h30 devant la grand porte de l'usine. La fédération communiste du Pas-de-Calais et l'association des élus communistes et républicains participeront à cette action pour la défense de l'emploi.

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Combattre les populismes passe par le populaire par Herve Poly

13 Juin 2013, 17:06pm

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Un article d’Hervé Poly dans l’Humanité qui ouvre le débat sur la question de la Nation, de l’euro et de l’U.E. Les choses vont elles enfin bouger sur ce point au PCF?

Dans le Pas-de-Calais, la bataille contre toute forme de résignation et en faveur de perspectives pour changer est essentielle, si nous voulons l’implication des populations dans les combats à venir. Malgré des records de chômage et face à une exploitation par le FN des souffrances populaires, garder l’espoir en tout lieu et en toutes circonstances est un véritable défi. La souffrance est sans doute ce qu’il y a de plus manipulable. C’est un aspect du populisme du Front national dont l’autre versant est aussi celui qui se traduit par des dirigeants politiques qui ne font plus confiance au peuple  ! Le peuple ne serait pas capable de comprendre ou pas prêt à entendre...

Mais s’il y a rejet de la chose politique, ce n’est pas pour autant le signe d’une dépolitisation comme on a coutume de le dire, c’est sans doute tout le contraire, notamment chez les travailleurs. C’est d’ailleurs ce qui nous amène à dire haut et fort, dans le Pas-de-Calais, que combattre et battre les populismes passe par le populaire.

Populaire au sens noble du terme, au sens du théâtre populaire, de l’éducation populaire... Celui de l’appel à la mémoire, à l’intelligence, au sens du partage de populations qui ne demandent d’ailleurs qu’à penser. Appel à l’intelligence et à l’expérience, c’est d’abord parler beaucoup d’Europe dans un département comme le nôtre, confronté, depuis la Communauté européenne du charbon et de l’acier (Ceca), à la casse généralisée de nos industries.

J’évoquerai donc la question de la construction européenne et, à travers celle-ci, la question de la nation.

Que faut-il changer  ? Certes pas l’appréciation que nous avons de la crise du capitalisme «  (im)mondialisé  » et ses conséquences aggravées en Europe par la monnaie unique et les politiques d’austérité imposées aux peuples.

Quoique, sommes-nous vraiment tous d’accord sur le constat  ? Pas si sûr  ! Mais partons du postulat d’un constat partagé et de celui qui fait que les peuples sont de plus en plus hostiles à la construction européenne, sentiment grandissant depuis 2005 et la victoire du non volée au peuple français.

Alors, que faut-il changer  ? Notre bataille pour une VIe République ne trouve-t-elle pas ses limites dans notre absence de combat sur les questions de la nation  ? De même, nos batailles sur la question des services publics ne butent-elles pas sur des services publics de plus en plus régionalisés, décentralisés au nom de l’Europe libérale  ?

Chaque jour un peu plus, l’Europe des régions se construit dans un cadre fédéral, et l’acte III de la décentralisation est un nouveau gage à la Commission européenne pour une fin programmée des communes mais aussi des États nations. N’est-il pas temps de sortir du confort intellectuel dans lequel nous nous sommes installés pour ouvrir enfin un débat sur une nouvelle approche de gauche de la nation et sur la question de la monnaie unique  ?

La zone euro est au bord de l’éclatement et la monnaie unique peut de plus en plus être comparée à la politique du mark fort favorable à la seule Allemagne. Et sommes-nous crédibles en exprimant une volonté d’Europe sociale et celle d’une réorientation de l’Union européenne face aux politiques d’une rare violence contre les peuples  ? D’une politique que nous qualifions aussi parfois, à raison, de dictature des marchés et de la Commission européenne. Je pense que nous devons plus que jamais réfléchir à cette question de l’Europe, d’autant que la politique de Bruxelles est le socle commun de la droite et des sociaux-libéraux.

Si je prends mon département où le non a été le plus massif en France, avec plus de 70 % grâce à l’expérience du peuple, je pense que nous avons tort de penser que dire toute notre opposition à cette Europe du capital serait flatter, en quelque sorte, les bas instincts du peuple et sombrer dans un populisme nationaliste.

C’est une erreur qui omet la réflexion populaire sur l’Europe dans un département comme le mien où ni le racisme ni le fascisme n’ont gagné, mais où, plutôt, le sentiment de déclassement et d’abandon a gagné les têtes.

Le 16 juin, ouvrons le débat lors des assises pour le changement et préparons pour la convention sur l’Europe, à l’automne prochain, un vrai débat contradictoire sans avoir peur de se chahuter. Bertolt Brecht n’avait-il pas raison en disant  : «  Ne dites jamais  : ‘‘C’est naturel’’, afin que rien ne passe pour immuable.  » C’est de la résistance à cette Europe du capital qui n’offre qu’un devenir critique que peuvent naître des perspectives d’un avenir possible. La nation est plus que jamais un enjeu de classe pour qui veut le changement en France et en Europe. En ce sens, nous avons sans doute une responsabilité historique.

Hervé Poly

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Votre tour vient, messieurs les médiacrates!

13 Juin 2013, 16:54pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 

Cette image est apparue sur les chaînes de la télévision publique grecque, mardi soir

Quel choc dans les salles de rédaction de nos médias, d’ordinaire si « compréhensifs » à l’égard de Bruxelles et de la Banque de Francfort !

Car cette fois-ci, ce ne sont pas de simples ouvriers en bleu de chauffe qu’on jette à la rue au nom de la « compétitivité », ni des enseignants dont on démolit le statut pour « moderniser » la pédagogie (sic), ni des retraités dont on comprime les pensions « pour sauver l’euro », ni même des éleveurs ruinés qui se pendent sottement dans leur grange à cause de la mévente du lait ou de la viande de porc, organisée par l’UE de la sacro-sainte Angela.

Non, cette fois-ci – même l’ordinairement si insolente Pascale Clark, de France-Inter, est choquée par cette atteinte à son intouchable corporation – ce sont des journalistes du « service public ».

Ces « grands journalistes » du « service public » qui, et au diapason de leurs confrères d’RTL, d’Europe 1, de TF1, etc. sont si empressés d’ordinaire à justifier la « construction européenne », à présenter comme des « ringards nationalistes » ceux qui veulent sortir de cette prison des peuples qu’est l’UE, avec sa série interminable d’atteintes à la souveraineté des peuples, aux acquis sociaux, à l’emploi industriel et à l’idée même de progrès social.

Que cette même UE, en Pologne, en Tchéquie, en Hongrie, dans les Pays baltes, laisse persécuter les partis communistes, qu’elle s’accommode sans états d’âme de gouvernements cléricaux dont certains clament leur nostalgie du Reich, qu’importe d’ordinaire aux « grands journalistes du service public » ? Ne sont-ils pas grassement payés pour salir le communisme, dénigrer Cuba, préparer les guerres impérialistes, présenter le libéralisme (ou à la rigueur, le « social »-libéralisme) comme la seule politique raisonnable possible ?

En revanche, si vous écornez le « quatrième pouvoir » médiatique, ce pilier, non de la liberté d’expression, mais de la dictature idéologique euro-capitaliste, alors toutes les « indignations » et toutes les « révolutions » – de préférence, « oranges » – sont permises et requises : aux armes citoyens !

Certes, la décision brutale du gouvernement « grec » – en réalité, des proconsuls germaniques qui tiennent le manche à Athènes – est un scandale sur le fond et sur la forme. Certes, parce que nous sommes communistes et que rien de ce qui intéresse les travailleurs ne nous est étranger, nous sommes solidaires des travailleurs de la radio-télévision grecque jetés à la rue sous la pression diktaroriale de l’UE. Certes, nous espérons vivement que la riposte à cette ignominie donnera l’occasion au peuple grec de se soulever en masse contre le sort indigne qui est fait à TOUTES les catégories populaires, ouvriers, travailleurs intellectuels, fonctionnaires, agriculteurs, petits entrepreneurs, etc.

Mais de grâce, Messieurs les médiacrates (que nous ne confondons pas avec la masse des « journalistes de base » qui savent bien, hélas, la dictature idéologique qu’ils subissent), ne nous faites pas le coup du « si vous touchez aux grands médias, c’en est fini de la démocratie ».

Car cette belle « démocratie », vous l’insultez chaque jour en prêchant à nos frais votre pensée unique à base de résignation sociale, d’anticommunisme échevelé et de reniement de la dignité nationale.

 

par Floréal

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Pierre Laurent - Public Sénat - 11/06/13

13 Juin 2013, 16:40pm

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Pierre Laurent invité du 22h de Public Sénat

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Française de Mécanique : quel Avenir ? par Bertrand Pericaud

13 Juin 2013, 16:37pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Entretien avec Bertrand Pericaud, conseiller régional communiste et président de la commission économique sur l'avenir de la française de mécanique et sur la situation de l'emploi en Nord-Pas-de-Calais.

(mai 2012, entretien qui garde toute son actualité).

 

B.Pericaud-et-Herve-POLY-copie-1.jpg

Bertrand Pericaud avec Hervé POLY secrétaire du PCF lors d'une des nombreuses rencontres avec les salairés du département ici avec le député Alain Bocquet à Boulogne sur mer.

 

L’entreprise continue à perdre des effectifs. Depuis la fermeture de la fonderie, plus de 2200 emplois ont été supprimés. Et la F.M est même contrainte par l’Etat à participer à un « plan de revitalisation du territoire », obligation que la loi impose aux entreprises qui ont supprimé des emplois.

 

L’annonce du choix de RENAULT de faire fabriquer en Espagne et en Roumanie la nouvelle génération de moteurs essence basse consommation ( H4 et H5) a fait réagir le Conseiller Régional communiste Bertrand PERICAUD, qui préside la commission économique à la région.

 

Question : comment apprécie tu la situation à la FM ?

 

Bertrand PERICAUD : La situation de la Française de Mécanique est à l’image de celle de l’industrie dans notre pays. On a là un bel outil, obtenu de haute lutte dans le cadre de la reconversion du bassin minier. A l’époque, RENAULT était la grande entreprise automobile, nationalisée. Et l’Etat avait là un instrument d’aménagement du territoire. On en est plus là, et l’Etat s’est désengagé. Depuis une décennie au moins, toute l’industrie automobile subit la politique de délocalisation des grands groupes, RENAULT et PEUGEOT, qui cherchent des taux de profits toujours plus élevés. Ce sont les équipementiers qui en ont fait le plus les frais : fermeture de JOHNSON-CONTROL, de CADENCE-INNOVATION ;quasi liquidation de FAURECIA Auchel, et de BOSAL.... A la Française de Mécanique, la fermeture de la fonderie ( délocalisée en POLOGNE)a enclenchée une réduction rapide, et ininterrompue des effectifs :on est passé de 6000 salariés à moins de 3200 !

 

Question : Pourquoi RENAULT a-t-il fait ce choix ?

 

Bertrand PERICAUD : RENAULT nous dit que les moteurs H4 et H5 ne viennent pas en concurrence avec le D4 produit ici. Mais on sait tous que le D4 c’est déjà du passé. Et l’avenir, c’est bien le H4 et le H5. La production à DOUVRIN de ces moteurs mettrait fin au cycle de déclin de la FM. C’est pourquoi j’ai interpellé le ministre de l’industrie sur le choix de Renault...

 

Question : Et alors ?

 

Bertrand PERICAUD : Quoiqu’il en dise, je pense qu’il s’en fout ! La droite ( comme l’extrême-droite d’ailleurs) semble découvrir les problèmes de l’industrie avant chaque échéance électorale. Le gouvernement a organisé des « états généraux de l’industrie » qui ont brassé du vent, sans mesures dignes de ce nom. Quant au Front National, qu’on n’a jamais vu aux côtés des salariés de la Française de Mécanique quand ils avaient besoin de soutien, de la fermeture de la fonderie à nos jours, il s’intéresse aux voix de ses salariés. Ces gens prennent vraiment les travailleurs pour des imbéciles !

 

Question : Mais la production du moteur PEUGEOT EB2 Turbo est une bonne nouvelle ?

 

Bertrand PERICAUD : Comme le disent très bien les organisations syndicales, ce projet ne fait que remplacer progressivement le TU en fin de vie. Et la direction de l’entreprise est très claire sur le sujet : l’EB2 ne créera pas d’emplois. Dans le meilleur des cas, sa fabrication contribuera peut -être à stabiliser les effectifs pendant cinq ans autour de 3000 emplois.

 

Question : Est-ce que la Région va donner de l’argent public à la française de Mécanique pour ce projet ?

 

Bertrand PERICAUD : avec les élus du groupe communiste, j’y suis tout à fait opposé. PEUGEOT n’a pas besoin d’argent public pour développer ses projets. Il n’a d’ailleurs pas conditionné la fabrication de l’EB2 à DOUVRIN à la mobilisation d’argent public. Je ne vois pas pourquoi aujourd’hui, on viendrait « lui servir la soupe » ! Au moment où l’Etat mène une politique d’austérité sans pitié pour les travailleurs, réservons les aides publiques aux PME innovantes qui créent, ou pourraient créer des emplois, ici ! Ce serait un véritable scandale de suivre le SIZIAF dans l’accompagnement de la FM ! La cour des comptes a démontré que les aides publiques aux multinationales étaient versées à fonds perdus ; et qu’elles ne créaient aucun emplois ! et ce serait le cas ici !

 

Question : Qu’est-ce qu’on peut faire pour inverser la tendance, reconstruire une grande industrie face à la mondialisation ?

 

Bertrand PERICAUD : Vaste question ! sans entrer dans le détail des propositions des communistes, il y trois types de mesures à mettre en œuvre :

  • D’abord, relancer les salaires ! Le marché intérieur français se rétrécit à cause de l’effondrement du pouvoir d’achat. Plus de 10% des salariés de la FM sont en surendettement ! C’est proprement scandaleux de ne plus pouvoir vivre sereinement de son travail ! Les communistes proposent qu’on augmente immédiatement tous les salaires de 10%, et qu’on porte le SMIC à 1600 euros brut par mois. Cette mesure aiderait sans doute à relancer le marché de l’automobile et ça serait bon pour la FM !
  • Adopter et mettre en œuvre le projet de loi déposé en 2004 par Alain BOCQUET, pour lutter contre les délocalisations industrielles.
  • Créer un grand pôle public bancaire, qui permette, par exemple, d’accompagner les PME qui ont des projets innovants créateurs d’emplois, ici, et qui n’arrivent pas à avoir accès au crédit pour les mettre en œuvre.

Mais ça ne tombera pas du ciel ! Pas de changement sans lutte !!! Toute l’histoire de notre pays ( et de notre région) le montre. Le Front populaire en 1936, la Libération et les grandes réformes de 1945/1947 ; mai 1968...c’est quand les ouvriers se mobilisent, et que le mouvement populaire se traduit dans les urnes par le vote communiste qu’on obtient les grandes avancées sociales : congés payés, sécurité sociale, nationalisations, augmentations de salaires.

 

Il faut faire monter la colère rouge ( rien à voir avec la colère noire d’extrême droite qui mène dans le mur !), comme savaient le faire nos pères et nos grands pères, avec le syndicat des mineurs et un grand parti communiste français !


 

Lu dans Voix du nord du 12/06/2013 lavoixdunord.gif

 

                            B.Pericaud

 

 

Bertrand Péricaud (PCF) : « Il faut de nouveaux projets »

 

Le président de la commission économique du conseil régional, très attentif aux destinées industrielles régionales, a été le premier élu à diffuser un communiqué, lundi, dans lequel il se disait vigilant. « Nous avons l’écho syndical, j’attends maintenant la réaction de la direction », confie Bertrand Pericaud, joint ce mardi. Outre les menaces qui pèsent sur l’emploi, il rappelle que l’entreprise douvrinoise est liée avec le conseil régional par l’octroi d’une subvention sous conditions. Sauf délibération modificative, la FM pourrait être amenée à rembourser les 2 millions d’euros d’aide publique votée en 2011 dans le cadre de la production du moteur EB de PSA, dont les premières unités seront assemblées en fin d’année. La participation de la Région est en effet conditionnée au maintien des effectifs à 3 115 équivalents temps plein jusqu’en 2018. L’élu communiste n’avait pas voté la subvention et s’explique : « J’ai toujours pensé qu’il fallait des certitudes de PSA et Renault par rapport à ce condominium qui doit être renouvelé en 2018. On aurait voté l’aide si on avait eu un moteur avec de grandes avancées technologiques. Par ailleurs, il y a un groupe qui ne joue pas le jeu (Renault occupe 20 % de l’activité de la FM, ndlr). » Et Bertrand Péricaud, « inquiet pour le devenir de la FM et de l’industrie automobile dans la région », de poursuivre sur le terrain de la responsabilité des constructeurs : « Il y a des éléments de conjoncture, une baisse des ventes sur le marché de l’automobile de l’Europe occidentale mais il y a aussi les choix stratégiques de délocaliser avant la crise en Europe de l’Est ou dans le sud de l’Europe. Oui, je suis inquiet car 2016, c’est demain. Il faut de nouveaux projets à la FM. Si une situation de crise doit être anticipée par les industriels, elle doit aussi l’être par les élus pour l’avenir du territoire. » Face à ce manque de visibilité, le président de la commission économique à la Région va solliciter un entretien avec la direction du géant industriel artésien.

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QUAND LES BANQUES FAVORISENT L'EVASION FISCALE : Par Eric Bocquet

13 Juin 2013, 16:35pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Lors de sa réunion du 17 avril 2013, la Conférence des présidents du Sénat a pris acte de la création de la commission d’enquête sur le rôle des banques et acteurs financiers dans l’évasion des ressources financières en ses conséquences fiscales et sur les équilibres économiques ainsi que sur l’efficacité du dispositif législatif, juridique et administratif destiné à la combattre. Une commission d’enquête demandée par le groupe CRC et dont le rapporteur est Eric Bocquet, sénateur communiste du Nord.

 

Tribunes libres :

 

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Mettons fin à la gangrène de la finance

Commission d’enquête sur le rôle des banques dans l’évasion fiscale

 

 

 

 

Entretien paru dans le n° 84 d’Initiatives, juin 2013.

Publication de patrimoine, création d’une haute autorité indépendante, lutte contre la délinquance économique et financière ainsi que contre les paradis fiscaux : que pensez-vous des mesures annoncées par François Hollande afin de favoriser la transparence de la vie politique ?

 

Éric Bocquet. À l’évidence les premières annonces faites par le Président de la République et le gouvernement ne sont pas de nature, tant par leur contenu que par leur ampleur, à casser les liens étroits qui unissent trop de responsables politiques au monde de la finance. L’obligation faite aux banques de publier une comptabilité « pays par pays » figure déjà dans la loi, au demeurant très insuffisante, de séparation des activités bancaires débattue et votée au Parlement en mars dernier. Quant à la liste des paradis fiscaux souhaitée, il faut pour être efficace en éditer une seule valable pour tous les pays du monde. Il faut savoir en effet aujourd’hui qu’il en existe quatre ! Toutes différentes selon que l’on consulte celle de la France, de l’OCDE, du GAFI ou encore des États-Unis. Il est indispensable qu’une définition unique des paradis fiscaux soit élaborée. Comment en effet accepter que des pays comme le Luxembourg, Jersey ou les Bahamas ne soient pas inscrits sur la liste française ?

 

Vous-même, parlementaire communiste, êtes-vous prêts à jouer cette carte de la transparence ?

Éric Bocquet. La transparence pour les élus du PCF va de soi, nous ne sommes pas des professionnels de la politique, nous sommes investis d’un mandat d’élu non pas pour faire carrière ou fortune. Rappelons ici que nos indemnités sont versées à notre organisation politique via son association de financement et qu’en retour nous percevons la part qui nous revient, ce principe est très clair et sain. Chaque sénatrice et sénateur du groupe CRC a rempli sa déclaration de patrimoine en début de mandat, que tous ces documents soient vérifiés systématiquement. À l’heure où les élus et partis politiques suscitent doute et suspicion, il est urgent de couper nettement les liens entre politiques et financiers. Notre République souffre trop souvent de conflits d’intérêts. L’exercice d’un mandat ne peut être considéré comme un métier, c’est à nos yeux le moyen d’un engagement au service des idées et des valeurs que nous portons du conseil municipal au Parlement.

 

Les annonces gouvernementales sont-elles de nature à éviter un nouveau scandale Cahuzac ?

Éric Bocquet. Je ne le crois pas. Ces annonces ne répondent pas aux questions que pose l’affaire Cahuzac. Le Président de la République et le gouvernement répètent régulièrement que ce scandale est la faute d’un homme. Depuis, on a évoqué le cas Guéant, le financement obscur de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007. Nous pensons que cette affaire a clairement révélé les liens, les complicités entre certains élus et la finance.

 

Il y a quelques mois de cela, vous avez été le rapporteur d’une commission d’enquête sénatoriale sur l’évasion fiscale. Aujourd’hui, votre groupe a demandé et obtenu la création d’une nouvelle commission d’enquête. Qu’est-ce que cette dernière peut apporter de plus ?

Éric Bocquet. Notre première commission d’enquête a montré l’ampleur et la complexité du système d’évasion fiscale. Avec cette seconde commission, nous voulons poursuivre ce travail en nous penchant sur le rôle concret des banques. Toute la lumière a-t-elle été faite sur les évadés fiscaux de la liste HSBC de 2009 par exemple ? Où en sommes-nous aujourd’hui des noms et des impôts récupérés ? Ces questions restent posées. Y apporter des réponses sera l’un des buts de la nouvelle commission d’enquête qui débute ses travaux ce mois-ci. Constituée effectivement sur la proposition de notre groupe au Sénat, elle portera un regard particulier sur l’implication des banques et des acteurs financiers dans les pratiques de l’évasion fiscale. Nous travaillerons aussi à évaluer l’efficacité des moyens de la lutte en France contre ces phénomènes. Les grandes banques citées dans la formidable enquête « Offshoreleaks » seront auditionnées : HSBC, UBS, BNP... Nous nous intéresserons également à ce monde parallèle de la finance sans règle que nous n’avions pu explorer l’an dernier faute de temps, je pense à ces notions de « shadow banking », la banque de l’ombre, ou encore ces « dark pools », ces sortes de plates formes financières discrètes par lesquelles transitent des milliers de milliards de dollars en quelques secondes chaque année. Ce travail sera pour nous l’occasion de faire le lien entre ces pratiques de la finance dérégulée et la crise financière de 2007/2008 qui se décline en conditions de vie dégradées pour les peuples du monde, car c’est bien le capital qui est à l’origine de nos difficultés. Il appartiendra enfin à la commission d’enquête de décider d’auditionner des personnalités impliquées ces dernières années dans ce système. Et certaines auditions pourraient, de par les personnalités qu’elles concerneront, prendre un tour assez spectaculaire.

 

Ce travail d’investigation parlementaire ne risque-t-il pas, une fois de plus, comme beaucoup de rapports de ce type, de rester sans traduction concrète ?

Éric Bocquet. Il me semble que les affaires récentes ont élevé encore le niveau d’indignation de l’opinion publique. Il y aura un avant et un après Cahuzac. Et puis, je le redis, cette belle enquête « Offshoreleaks » menée par 86 journalistes d’investigation de 46 pays du monde entier a conforté nos propres analyses et constats. Les 21 membres de notre première commission d’enquête viennent d’adresser à Jean-Pierre Bel, président du Sénat, une lettre par laquelle nous demandons que notre assemblée soit dotée des moyens d’action et de suivi de ces sujets en décidant la création d’une délégation sénatoriale à la défense des intérêts financiers publics. Cette idée reprend la proposition n° 5 du rapport publié en 2012, nous pensons en effet que le Parlement doit être doté d’un tel outil. Il me semble difficile aujourd’hui de ne pas avancer sur cette question de manière concrète. On peut noter à ce propos que le G20 semble décidé à s’emparer résolument du sujet, l’Union européenne tient le même discours. Tant mieux, mais nous attendons des actes et des décisions politiques. Plus que jamais, seule une opinion publique informée, mobilisée et active pourra faire avancer les choses dans le bon sens, c’est un chantier immense qui est devant nous, mais l’enjeu est tel que rien ne doit freiner cette volonté populaire, ce sera enfin la meilleure réponse au « populisme ». Et nous sommes déterminés à porter cette ambition.

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Clément, agressé par des militants d’extrême droite.

10 Juin 2013, 19:04pm

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