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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

L’Europe libérale ne protège pas des rapaces de la finance

30 Avril 2014, 16:47pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

La France perd son sang et ses dirigeants font des moulinets autour du thème du « redressement productif ». L’Europe est un sujet de dissertation, mais ne protège ni nos atouts industriels ou agricoles, ni le travail et l’emploi. Bien au contraire, l’austérité qui s’y déploie partout conduit à la récession. La situation du groupe Alstom vient en administrer une nouvelle preuve.

 

Au cours d’une réunion-conférence, préparatoire aux élections européennes du 25 mai à laquelle je participais la semaine dernière, la plupart des spécialistes et députés européens présents, accordaient comme mérite à l’actuelle Union européenne, celui de lui permettre de  faire face dans la mondialisation, chacun évitant évidemment de la qualifier.  Or, elle est financiarisée et capitaliste, la construction européenne visant d’abord à s’adapter à cet état de fait, considéré comme indépassable.

 

Tout le pouvoir a donc été donné aux rapaces du capital, aux fonds financiers et aux multinationales, avec comme principe de base le  « marché ouvert où la concurrence est libre ». Le rempart promis au départ est ainsi devenu une passoire qui toujours favorise les plus puissants dans chaque pays, au détriment des populations, du développement harmonieux des capacités de production industrielles et agricoles. Au détriment aussi de la préservation de la planète.

 

Nous en avons eu de multiples preuves ces dernières semaines avec la braderie de Justin Bridou et Aoste, Cochonnou à des groupes chinois et américain,  Publicis Omnicom happé par un groupe nord-américain, le groupe automobile PSA avalé par le chinois Dongffeng, Lafarge passé sous le pavillon suisse Holcium. Et voici qu’en se réveillant un beau matin, l’agence de presse financière américaine, Bloomberg, fait découvrir un raid nocturne et guerrier sur l’un de nos fleurons français dans la construction du transport et de l’énergie. Subitement, l’action Alstom est montée en flèche, à tel point qu’il a fallu suspendre sa cotation en bourse. Pilier de l’industrie française, ce groupe fabrique les TGV que le monde entier envie, les turbines et autres engins de haute technologie que recherchent, à travers le monde, les fournisseurs d’énergie, dans la diversité de ses sources. La seule progression de la population mondiale garantit à ce secteur des perspectives de développement considérables qui suscitent les convoitises actuelles. Sont en jeux des milliers d’emplois dans le pays et ailleurs, des dizaines d’années de travail, de recherche et d’innovation dans la technologie de pointe. Comment ce qui serait bon pour les Américains ou les Allemands ne le serait plus pour la France ou l’Europe ? Ceci au moment même où nous avons un effort exceptionnel à déployer pour combiner développement économique et humain avec transition écologique. En effet, le matériel pour le transport de demain,  les nouveaux outils tels que de nouvelles générations d’éoliennes, les hydroliennes, les équipements nouveaux pour les centrales électriques de l’avenir passent par Alstom.  Ce groupe est donc stratégique. En ce sens, il touche à notre indépendance nationale au moins autant que la réduction des déficits dont on nous rebat les oreilles.

 

Le gouvernement ne doit pas rechercher une combinaison la « moins mauvaise » qui nous le ferait perdre, mais devrait mobiliser les capitaux indispensables, avec la Caisse des dépôts, la Banque centrale européenne ou d’autres alliances, dans les secteurs de l’énergie et des transports, pour le renforcer et le développer.  Son besoin de financement est de 3 à 4 milliards d’euros. Comment ne pourrait-on pas trouver une telle somme dans les filiales des banques, logées dans les paradis fiscaux ? Alstom n’appartient ni au PDG du groupe, ni même aux seuls actionnaires, il est le résultat du travail des ingénieurs, cadres, ouvriers et de la commande publique. S’agissant d’un enjeu aussi décisif, l’Etat doit prendre, en appui des élus, des salariés et des populations, toutes ses responsabilités, jusqu’à une appropriation publique, sociale et démocratique – nationalisation d’un type nouveau-  qui devrait combiner l’apport de nouveaux financements, avec celui de crédits publics à taux d’intérêts nuls pour une relance de l’activité, de la recherche, de l’emploi et des formations nécessaires. Il peut aussi inciter à rechercher une solution européenne qui pourrait être un partenariat mutuellement avantageux entre Siemens et Alstom, cosigné par une autorité publique européenne, coordonnant et impulsant un pôle transport et énergie, en lien avec d’autres groupes européens. La mobilisation de la Banque centrale européenne pour apporter à des banques publics ou à la Caisse des dépôts du crédit à taux nul, permettrait de conforter un tel projet commun. Une action européenne est de toute façon indispensable pour abaisser la valeur de l’Euro qui pénalise les activités comme celle d’Alstom.

 

Au-delà, cet exemple nous montre à quel point la solution pour la survie et le développement d’Alstom n’est pas la politique dite de « l’offre » du gouvernement Hollande – Valls, mais celle de la relance de l’activité économique et de l’incitation à préparer la transition écologique qui nécessiterait d’investir dans la recherche de nouvelles machines. Ceci implique de cesser partout de compresser les budgets publics pour les investissements d’avenir.

 

Ces enjeux devraient être au cœur de la préparation des élections européennes du 25 mai prochain. Ils n’y viendront pas tout seuls d’où la responsabilité essentielles pour y contribuer de celles et ceux qui considèrent que les listes du Front de gauche sont porteuses d’espoir, ici et en Europe.

 

Soit une Union européenne avec  « un marché ouvert où la concurrence est libre », soit une Union des nations et des peuples, solidaires et souverains, défendant non seulement ses atouts industriels mais se projetant dans un nouvel avenir avec une vraie politique industrielles, liée aux enjeux sociaux et écologiques de notre époque. Soit  une Union européenne se fondant et disparaissant dans le grand marché unique capitaliste, avec le projet de grand marché transatlantique, soit une union coopérative et solidaire, résistant et transformant la mondialisation capitaliste. Telles sont les alternatives dont personne n’a l’illusion qu’elles pourront être tranchées définitivement le 25 mai prochain mais en ayant à l’esprit qu’ils peuvent être des millions, de sensibilités diverses de la gauche et de l’écologie politique, à utiliser du bulletin de vote du Front de gauche pour engager le pays et l’Union européenne dans une nouvelle voie.

L’Europe libérale ne protège pas des rapaces de la finance

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La dernière position de Marx : l’Ukraine Orientale par Vladimir Golstein

30 Avril 2014, 16:31pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 

Ce qui se déroule en Ukraine Orientale présente tous les éléments essentiels d'un drame Marxiste classique.

23 Apr 2014 traduit par DB, pour histoire et societe

Vladimir Golstein enseigne la littérature russe et le cinéma à l'Université Brown. Il est l'auteur des Récits de Lermontov d'Héroïsme (1999) et de nombreux articles sur les auteurs russes majeurs. Il est né à Moscou, est allé vivre aux Etats-Unis en 1979 et il a étudié dans les Universités de Yale Et de Columbia.

 

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Les étapes historiques de la construction de L'Ukraine
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Le Donbasse en bleu foncé.

"Le Printemps ukrainien" a été pour tout le monde un sujet populaire.

Des perspectives diverses ont été exposées : celles des États-Unis et des Russes, des ukrainiens et des européens.

Cela a été décrit comme la manifestation de la mégalomanie de Vladimir Poutine, ou les outrances américaines, le conflit a été interprété comme la renaissance de la Guerre froide, comme une tentative tardive de la Russie pour la restauration d'empire, ou comme la volonté d'expansion Occidentale

Vladimir Golstein

Quelques catégories basiques ont été invoquées, la personnalité nationale, ou la moralité, le bien et mal, le Nazisme contre la démocratie.

Certains ont vu les événements comme le choc entre un système politique corrompu qui échoue à arrêter la marche de démocratie libérale.

d'autres comme globalisme porté par les États-Unis se heurtant contre le rocher, rocher d'un certain particularisme arriéré, nourri par la foi Orthodoxe et un système politique démodé. Des concepts plus sophistiqués et savants comme le développement historique ou la constitution complexe de la nation ukrainienne ont été aussi invoqués.

Cependant, ce qui manque surtout est l'analyse de classe à l'ancienne mode du type de celle auquelle j'adhérais et que j'ai abandonné quand j'ai émigré de la Russie il y a environ 30 ans.

L'Ouest entrait généralement dans l'étape post-industrielle; la tendance était alors de considérer la catégorie du conflit entre la bourgeoisie et le prolétariat comme démodé et et moins heuristique que, disons, l'appartenance ethnique ou la religion. Mais ce qui se déroule en Ukraine Orientale possède tous les éléments essentiels d'un drame Marxiste classique.

Des oligarques corrompus, Basés à Kiev sont entrés dans une alliance avec les forces ultraconservatrices de la région ukrainienne occidentale, une région qui est agricole, prémoderne et est extrêmement hostile à tout ce qui est russe, y compris la modernisation. Le but plutôt évident de cette alliance est d'imposer une version Occidentale du traitement de choc sur un pays qui y a jusqu'ici résisté, parce que son économie est totalement entrelacée avec la production et la consommation russe.

L'expansion du capitalisme occidental

Ce qui pour les russes pourrait apparaître comme "l'expansion de L'OTAN", ou pour l'Ouest, "la marche de démocratie" est, en fait, l'expansion de Capital d'un pays occidental, qui a besoin des garanties du système légal et politique Occidental pour fonctionner.

L'ancien Président ukrainien Viktor Yanukovich a résisté à cette traction vers l'Ouest pas à cause de sa fidélité en Russie, mais parce que le système Occidental aurait été trop complexe et encombrant pour lui pour piller à l'échelle à laquelle il s'est habitué. Mais une fois qu'il a été destitué, c'est devenu plus facile pour l'élite économique et politique Kievan prooccidentale de s'engager dans ce projet, en comptant sur la fidélité des régions occidentales de l'Ukraine - les régions qui ne pouvaient pas attendre pour abandonner l'influence de la Russie et tenter leur chance à la concurrence avec les plombiers polonais pour le peu de bons postes qui restent en Europe. Ces groupes ont vu l'Occidentalisation rapide comme une libération, pas comme une menace.

Peut-être les fanatiques de l'Ukraine occidentale peuvent se nourrir de leur haine pour tout ce qui est russe, mais les ouvriers et les femmes de Donetsk, Lugansk, ou ou Kharkiv ont besoin de pain et de beurre sur leurs tables.

Mais Qu'en est-il de l'est ukrainien lourdement industrialisé ? Ceux qui pensent que c'est la Russie qui agit sont profondément ignorant de la complexité de la région.

La Région Donbas, qui comprend 10 pour cent de la population de un peuple l'Ukraine et produit 25 pour cent d'exportations ukrainiennes, est habitée par des russophones qui travaillent dans des mines, des aciéries et des usines de machines et qui ont une vue moins gaie d'Occidentalisation.

Ils pourraient être anti-russe autant que quiconque en Ukrain, mais ils vivent aussi sur un terrain et ils connaissent leurs propres conditions mieux que quelqu'un. Ceux-ci sont des " démocrates reaganiens" : des gens travailleurs, respectueux de la loi, buvant vodka qui veulent leur salaire et leurs retraites et quelques services sociaux au lieu de la corruption. Ils ont aussi une tradition ouvrière plutôt forte et fière qui s'ancre sur au moins un siècle et demi. En 1918, ils ont formé une république de Donetsk de courte durée qui a refusé de se joindre à l' Ukraine ou à la Russie soviétique

La perte du rejeton local, Yanukovich, n'est pas une grosse affaire pour la région. Mais en plus des salaires et des garanties sociales, les nouveaux dirigeants ont refusé d'accorder à la région le respect humain de base auquel n'importe quel groupe bien organisé et travailleur a le droit de s'attendre.

Une des revendications que les ouvriers de St Pétersbourg ont exigé de leurs patrons avant qu'ils ne se soient embarqués dans la Révolution russe de 1917 était le besoin que l'on s'adresse à eux avec la formule de politesse de  "vy" et pas le "ty" grossier. Mais cette sorte de respect a été étranger à Kiev. Au lieu de la politesse, on en était à nier la langue russe, à réécrire l'histoire en présentant le passé torturé de l'Ukraine en transformant les collaborateurs nazis en nati-communistes loyaux, dont la plupart réécrivaient l'histoire ukrainienne dans l'émigration. Et il y avait l'hostilité, la rhétorique qui désignait immédiatement quelqu'un qui n'était pas d'accord avec Kiev comme "des esclaves", des laquais des russes, ou même comme "des créatures" selon l'expression favorite de la député de Lviv en Ukraine occidentale, Iryna Farion, pour désigner ceux qui parlent russe.

Ce dénigrement culturel peur être moins évident pour les publics Occidentaux, qui tablent sur des bulletins d'informations ou sur des traductions. Ils ne peuvent pas imaginer que n'importe quel politicien "Occidental-type" pourrait employer une telle langue. Dès le 17 avril, la banque co-appartenant au gouverneur de la région Dnipropetrovsk ne pouvait inventer rien de mieux que d''offrir une récompense de 10,000 $ pour n'importe quel "Moskal", qui est un terme péjoratif pour un russe; la traduction occidentale de cette annonce était "Dix mille pour un séparatiste". Pour quelqu'un qui lit les choses dans l'original, une telle rhétorique est tout à fait choquante. Bien que la classe ouvrière russe et ukrainienne ait été nouvelle dénigrée depuis l'écroulement du système soviétique, ces insultes supplémentaires infligées après que leurs espérances aient été renforcées par l'ostracisme d'Yanukovich. L'humiliation culturelle rend ces travailleurs soupçonneux par rapport au nouveau gouvernement, mais la catastrophe de leurs conditions matérielles qui menace les poussera sûrement à bout.

Politiciens illusionnistes

Les politiciens illusionnistes de Kiev peuvent accuser la Russie - ou Poutine - d''interférence, ils peuvent essayer de capturer quelques soldats et politiciens, les mettre à genoux et les humilier (comme ils ont fait avec le candidat pro-russe, Tsarev, en le battant et le faisant défiler dans ses sous-vêtements), mais ces attaques sont aussi efficaces que des sacrifices humains aztèques pour faire face à l'arrivée espagnole. Les ouvriers locaux ont à peine besoin de la propagande de Poutine pour savoir que beaucoup de leurs usines couvertes de fumée seront fermées une fois que l'Ukraine aura rejoint l'UE. Il suffit aux Ukrainians de regarder d'autres pays récents de l'Union européenne, de la Hongrie à la Roumanie et le Baltique Ou même léconomie de la Russie elle -même, qui a joué l'exportation des ressources naturelles et fermé des milliers d'usines pour savoir ce qui arrivera aux grandes usines de Style soviétique que dominent toujours le paysage de la région Donbas.

Les travailleurs locaux ont à peine besoin de la propagande de Poutine pour savoir que beaucoup de leurs usinesenfumées seront fermées une fois que l'Ukraine aura rejoint l'UE.

Le gouvernement ukrainien pro occidental a fait très peu pour dissiper les craintes de classe ouvrière du Donbas, qu'ils soient sur le plan ethnique ukrainien, russe, arménien ou hongrois. Peut-être les fanatiques de l'Ukraine occidentale peuvent s'alimenter sur leur haine pour tout le russe de choses, mais les ouvriers et les femmes deDonetsk, Lugansk, de Kharkiv ont besoin de pain et de beurre sur leurs tables.Ces produits de base disparaissent, cependant, comme il devient plus évident que le prix de gaz montera, que la Russie arrêtera d'acheter leurs produits et que l'Ouest fermera leurs usines.

En outre, cette population est si bien organisée et est si fâchée, que même si Kiev décide de recourir à la violence contre eux, cela aboutirait à une guerre civile très brutale. Jusqu'ici, le gouvernement ukrainien a plus ou moins résisté à utiliser la violence, mais la rhétorique virulente des publications ukrainiennes diverses ne semble pas vouloir s'arrêter même après la signature de l'Accord de Genève.

Kiev peut sûrement exploiter les craintes ukrainiennes contre la Russie en invoquant Holodomor (la famine qui a frappé sous Staline des millions d'Ukrainians) ou le Stalinisme ou même le Poutinisme. Il est facile de les bercer des promesses Occidentale, ou sur son système politique et économique avancé. Mais toutes ces souvenirs historiques négatifs et toutes ces promesses n'ont pas dissuadé les craintes d'hommes ouvriers et les femmes qui habitent l'Ukraine Orientale.

Je soupçonne qu'ils ont déjà fait leur choix ou seront poussés vers celui-ci très bientôt par l'incompétence de leur nouveau gouvernement, qui dans son désir irréfléchi et impatient de rejoindre l'Europe ne pouvait inventer rien de mieux qu'insulter sa propre population travailleuse avant de les sacrifier sur le feu de joie du capitalisme d'entreprise, le système économique qui fonctionne à peine à l'Ouest et échouera sûrement en Ukraine.

The views expressed in this article are the author's own and do not necessarily reflect Al Jazeera's editorial policy.

traduction de Danielle Bleitrach sociologue dans son blog histoire et société http://histoireetsociete.wordpress.com/about/

 

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Projection "Les jours heureux" Arras

28 Avril 2014, 18:48pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Projection "Les jours heureux" Arras


En partenariat de Colères du présent et l'Humanité, sera projeté mardi 29 avril à 20h30 "Les Jours heureux" de Gilles Perret au Cinémovida d'Arras.

En présence de Alexandre Courban, historien et de Léon Landini, résitant FTP-MOI.
Débat animé par Jérôme Skalski.

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Chiffres du chômage : "Rompre avec cette politique qui conduit le pays dans le mur" (Olivier Dartigolles)

28 Avril 2014, 18:35pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Alors que le chômage vient d'atteindre un nouveau record,  le nouveau ministre du Travail, F. Rebsamen, assure que le gouvernement Valls « va diminuer le nombre de chômeurs » sans préciser à quel horizon. Il est vrai que F. Hollande, lui-même, après s'être cassé les dents en promettant « une inversion de la courbe du chômage » pour la fin 2013, renvoie désormais à 2017 et à la fin du quinquennat toute évaluation en ce domaine.

Ces prophéties font le pari que la croissance mondiale va tirer, via les exportations, l'activité nationale et l'emploi, malgré une austérité renforcée. Pourtant, si on note une certaine accélération de la conjoncture en zone euro, en France, au contraire, l'indicateur du climat des affaires s'est tassé en avril, revenant au niveau auquel il stagne depuis décembre 2013, six points en dessous de sa moyenne historique. 

Le second pari postule que, grâce aux 30 milliards d'euros de baisses de cotisations sociales patronales accordées dans le cadre du « pacte de responsabilité » et du Crédit d'impôt compétitivité, les entreprises créeraient quelque 800 000 emplois supplémentaires d'ici à 2017. Cette façon de prétendre améliorer l'emploi en baissant le « coût du travail » est depuis longtemps un fiasco. 

Cette prétendue médication contre le chômage ne fait qu'accroître les profits disponibles, immédiatement absorbés par le « coût du capital » en dividendes, intérêts et placements financiers. Elle torpille le « modèle social français » en déresponsabilisant toujours plus les entreprises et en reportant sur le dos des salariés et de leurs familles le poids du financement des déficits. L'insuffisance de la demande et des qualifications que cela entraîne mine l'appareil productif et accélère les délocalisations.

Il faut rompre avec cette politique qui conduit le pays dans le mur et la gauche à l'échec. Cela exige de mobiliser l'argent des profits, des fonds publics et du crédit bancaire, jusqu'à la Banque centrale européenne, pour un nouvel essor des investissements matériels et de recherche conditionné par des objectifs chiffrés d'emplois et de formations correctement rémunérés, sous le contrôle des salariés et des populations.

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Les communistes pour une refondation ambitieuse du Front de gauche

28 Avril 2014, 18:03pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Quelle mobilisation, à la veille des élections européennes ?

L’avenir du Front de gauche, sa stratégie, ses règles de vie suscitent des débats parfois vifs en son sein et dans les organisations politiques qui le composent.

ici deux tribunes de responsables du PCF. Sans tabous, elles abordent le rôle du Parti communiste et l’enjeu des élections européennes, la “forme” Front de gauche…

1°) Pour une bataille efficace du PCF 

2°) Dans sa forme actuelle, le Front de gauche ne fait pas envie 

Dont une tribune collective, quatorze dirigeants du PCF dénoncent une “bataille pour le leadership du Front de gauche” 

3°) Ouvrir le débat sur notre rassemblement et ses objectifs 

demandant le respect de “la souveraineté des composantes du Front de gauche sur leurs choix électoraux comme sur l’ensemble de leurs décisions”.

    « Pour une bataille efficace du PCF » (Texte collectif)

L’enjeu des élections européennes est celui d’une autre Europe contre l’austérité et ses ravages sociaux, avec une autre BCE et un autre euro appuyant l’expansion des services publics et l’emploi contre la domination des marchés financiers. Ceci, depuis le PCF, le Front de gauche et d’autres forces en France, en conjonction avec des forces politiques de la gauche radicale de toute l’Union européenne, notamment en Grèce (Syriza), en Allemagne (Die Linke), en Espagne (Izquierda Unida). Il s’agit de donner une perspective aux luttes politiques, sociales et syndicales déjà engagées par les peuples d’Europe en montrant ce qui peut et doit être changé dès l’immédiat pour une autre Europe. Il s’agit ainsi de briser le consensus dominant entre sociauxlibéraux, droite et extrême droite sur la fausse alternative entre fuite en avant fédéraliste et nationalisme : rester dans l’euro sans changer sa logique austéritaire profonde ou sortir de l’euro – dans les deux cas pour des concurrences à la baisse du « coût du travail », sans s’attaquer aux marchés financiers.

Il s’agit de dénoncer les phrases sur l’Europe sociale, en contradiction totale avec ce qui n’est pas fait pour changer le rôle de la BCE. L’apport communiste et des partis de la gauche radicale européenne du PGE est décisif en ce sens. Un fonds européen de développement social et écologique solidaire, financé par la BCE à taux proche de zéro, pour les dépenses de services publics des États, peut être créé dès à présent. Nous exigeons aussi que l’argent de la BCE soit accordé aux banques pour un autre crédit selon des critères précis en faveur de l’emploi. Formellement, les traités européens n’empêchent pas ces deux transformations radicales.

De ce point de vue, on peut déplorer une certaine dérive de Jean-Luc Mélenchon, et du Parti de gauche en France, déséquilibrant le Front de gauche, en s’enfermant dans le « contre » systématique, flirtant avec les idées de « sortie de l’euro », et tournant le dos au programme « l’Humain d’abord » du Front de gauche. Cette dérive a d’ailleurs connu un clair désaveu aux élections municipales. L’apport du PCF dans le Front de gauche, malgré des pertes, a connu des résistances fortes aux élections municipales et repris, voire conquis certaines villes (Montreuil, Aubervilliers, Thiers). Il s’agit de renforcer et élargir le « contre » par du « pour » tout autrement, en développant des propositions radicales, précises : s’attaquer au coût du capital pour d’autres dépenses, d’emploi et d’efficacité (recherche, investissements, etc.) aussi bien pour les services publics que pour l’emploi. Pourquoi la BCE ne le fait-elle pas ?

En France, comme le dit un texte signé de 26 secrétaires fédéraux du PCF, « les négociations difficiles entre les directions nationales des partis politiques du Front de gauche ont conduit à un accord qui risque de compromettre la construction de telles alternatives. En sous-estimant l’apport des communistes par une sous-représentation de nos têtes de liste aux élections européennes au seul profit du PG, en ne laissant pas de place à des candidatures d’ouverture, la coordination nationale du Front de gauche met en danger l’avenir de notre rassemblement etrisque de compromettre d’éventuelles conquêtes aux européennes ainsi que la réélection des députés sortants ».

Nous voulons continuer de construire un Front de gauche ambitieux, ouvert, élargi, rassembleur, dont le pays a besoin. C’est pourquoi nous ne pouvons approuver un « accord », qui a pu être qualifié par Pierre Laurent lui-même de « mauvais accord », avec trois têtes de liste pour le PG, deux têtes seulement pour le PCF, rejetant la tête de liste communiste dans le Centre-Auvergne, une tête de liste pour Ensemble et une tête de liste en Paca pour une candidature citoyenne issue de la société civile.

Les communistes et leurs apports doivent être respectés, en paroles et en actes.

C’est pourquoi, dès à présent, le Parti communiste doit développer son autonomie de propositions et d’initiatives dans la bataille des élections européennes, en mettant en avant les enjeux de fond concernant les objectifs sociaux, les moyens financiers et les pouvoirs. C’est une condition indispensable pour que le Front de gauche mène une campagne efficace et rassembleuse à gauche, avec sa nécessaire réorientation.

Par les économistes du PCF : Paul Boccara, Frédéric Boccara, Yves Dimicoli, Denis Durand, Jean-Marc Durand, Nicolas Marchand et Catherine Mills.

 

« Dans sa forme actuelle, le Front de gauche ne fait pas envie » par Alain Hayot

Les résultats des élections municipales constituent un véritable tournant historique. La gauche y a subi une de ses pires déroutes électorales et la droite en profite pour reconquérir le terrain local avec la complicité de l’extrême droite, qui confirme son inscription durable dans le paysage politique. L’abstention, enfin, exprime un double rejet de l’austérité et du système politique. Aucun des trois courants de la gauche française n’a échappé à la sanction, même si le PS subit un Waterloo électoral qui en annonce d’autres à venir. Le Front de gauche et les Verts limitent les dégâts. Mais chacun de ces pôles est désormais confronté à des interrogations fondamentales sur son avenir, sur son projet et sur ses alliances. La réponse de François Hollande avec la nomination de M. Valls à Matignon, de J.-P. Jouvet à l’Élysée et J.-C. Cambadélis à Solferino est claire : il continue dans la même voie avec des arrière-pensées de plus en plus lisibles de recomposition de sa majorité. Austérité et autorité sont désormais les deux mamelles de sa politique.Trois tendances majeures se dégagent de ces résultats. Elles exigent de la gauche anti-libérale une réflexion nouvelle et une remise en cause des évidences qui ont conduit à reproduire mécaniquement des schémas qui ne fonctionnent plus. La première tendance, c’est l’ampleur de l’abstention qui renvoie non seulement au rejet de l’action gouvernementale mais à l’ensemble du champ politique et au système institutionnel qui en est la traduction. Force est d’admettre que la gauche de transformation sociale, le PCF et le Front de gauche en particulier, subit aussi les effets de ce rejet. Nous devons donc considérer que l’ambition de refonder la politique, la République et la démocratie par une révolution citoyenne n’est pas un combat second mais qu’il devient autant central que l’action sociale, si nous voulons être audibles et reconstruire une nouvelle conscience de classe. Cette ambition repose sur notre capacité à reconquérir une hégémonie culturelle fondée sur d’autres valeurs que celles qui dominent l’air du temps. La deuxième tendance, c’est la rapidité avec laquelle s’opère la recomposition entre la droite et l’extrême droite, parfaitement illustrée par la porosité galopante entre les électorats UMP/FN. Elle s’appuie sur une vision commune de la société qui associe désormais les ultraconservateurs, les néopopulistes et même les libéraux. Certains faits sont éclairants : pour la première fois, les triangulaires ont largement profité à la droite, et même parfois au FN comme le montre son élection dans les 13e et 14e arrondissements de Marseille. Il est de plus en plus difficile de convaincre des électeurs de gauche de se mobiliser contre le FN avec le bulletin d’un PS discrédité. L’électorat FN n’a pas hésité à voter utile en faveur de l’UMP quand l’adversaire était de gauche, comme à Aubagne. L’électorat UMP, lui aussi, n’hésite plus, comme à Hénin-Beaumont ou Béziers, à voter FN qu’il assimile à un parti de droite compatible avec ses valeurs. L’accélération de la recomposition à droite rend urgentissime une contre-oensive politique et idéologique contre le FN et plus largement contre la lepénisation des esprits. La troisième tendance, c’est l’ampleur du rejet de la politique libérale, austéritaire et autoritaire, menée par l’exécutif socialiste. Nous en connaissons les raisons mais le Front de gauche n’apparaît toujours pas comme une alternative au social-libéralisme. C’est une question majeure qu’il faut désormais prendre à bras-le-corps. Je suis convaincu de la justesse de la stratégie de Front de gauche, mais je m’interroge sur ses contours et sa mise en mouvement. Le Front de gauche dans sa forme actuelle (cartel d’organisations), dans la cohérence de son projet (qu’oppose-t-il concrètement aux idéologies du coût du travail et de baisse de la dépense publique, ou bien encore à la dérive présidentialiste ou sur la laïcité… ?), dans l’image qu’il véhicule (trop force d’opposition et non de propositions, trop sectaire et pas assez susceptible de rassembler au-delà de lui-même des socialistes et des écologistes, des syndicalistes et des acteurs culturels, des féministes et des antiracistes…), bref le Front de gauche ne fait pas envie. Notre tâche prioritaire est de l’ouvrir aux citoyen-e-s, à ce qui bouge dans le mouvement social et culturel et à toutes les composantes du peuple de gauche. Son ambition doit être d’engager un immense chantier de politisation alternative et de reconquête des esprits et des coeurs. C’est une entreprise de longue haleine, politique, idéologique et culturelle. Il nous faut donc l’entamer maintenant. 

Alain Hayot, délégué national à la culture du PCF

 

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«Ouvrir le débat sur notre rassemblement et ses objectifs » (Texte collectif)

28 Avril 2014, 17:51pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

La gravité de la situation politique et les difficultés du Front de gauche à apparaître aux yeux de nos concitoyens comme utile à la mise en oeuvre du changement auquel ils aspirent doivent nous conduire à ouvrir en grand, dès maintenant, le débat sur notre rassemblement et ses objectifs.

Au lendemain des élections municipales, le président de la République vient de confirmer un cap politique libéral et autoritaire qui rompt avec toutes les bases sociales et démocratiques de la gauche. Le nouveau premier ministre s’en est fait le porteparole le 8 avril dernier, lors de son discours de politique générale. « Vérité, efficacité, confiance », nous dit Manuel Valls. Mais quelle réalité dissimulent ces trois mots ? Aucune vérité mais une succession de mensonges sur la nature de la crise, incriminant le soidisant « coût » du travail en lieu et place du coût exorbitant du capital. Aucune mesure efficace mais l’annonce de nouvelles exonérations massives de cotisations sociales dont on sait qu’elles n’auront pas d’effet positif et durable sur l’emploi et la croissance. Enfin, aucun acte de confiance mais bien la défiance envers notre peuple par un redécoupage autoritaire des territoires qui a pour seul objectif d’éloigner nos concitoyens des lieux de pouvoir.

Jamais l’idéologie néolibérale n’a été à ce point portée en France par un pouvoir politique se réclamant de la gauche. Et pourtant, jamais l’échec de cette idéologie n’a été aussi visible, comme en témoigne la dégradation accélérée de la situation économique et sociale de nombreux pays européens depuis l’explosion de la crise. La résignation et la colère devant un tel renoncement au progrès social et démocratique sont à la mesure de la souffrance humaine que cette politique engendre. Mais, aussi fortes soient-elles, elles ne conduisent pas automatiquement à rendre majoritaire le projet que nous partageons avec nos partenaires du Front de gauche. La radicalité et l’efficacité des propositions de notre projet « l’Humain d’abord » doivent s’accompagner d’une stratégie de rassemblement. C’est la nature de cette stratégie qui est depuis la création du Front de gauche, et singulièrement depuis l’élection de François Hollande, l’objet d’un vif débat au sein du Front de gauche et de ses composantes, qui s’est transformé ces derniers mois en une bataille de leadership illisible pour nos concitoyens.

Nous pensons que cette bataille pour le leadership du Front de gauche doit cesser au profit d’une entreprise collective de refondation de son ambition et de ses objectifs. Dans ce débat, nous récusons l’idée que la condition de l’efficacité et de la lisibilité de notre stratégie soit l’autonomie électorale. Notre erreur est précisément d’avoir progressivement fait du Front de gauche un rassemblement à visée principalement électorale. La première condition d’un rassemblement utile à nos concitoyens et capable de créer des convergences politiques fortes, c’est de respecter la souveraineté des composantes du Front de gauche sur leurs choix électoraux comme sur l’ensemble de leurs décisions. Les oukases à répétition de Jean-Luc Mélenchon doivent cesser ! La deuxième condition est de rompre avec une visée principalement électorale et de travailler à élargir notre rassemblement par la construction de fronts d’idées et d’actions sur des objectifs politiques précis (un plan de lutte contre la finance, un nouvel essor des droits sociaux et des services publics, un nouveau mode de production humain durable, de nouveaux pouvoirs d’intervention pour les travailleurs et les citoyens, refonder l’Europe…) afin de disputer l’hégémonie culturelle à la classe dominante.

Comment y parvenir ? Au moment où la défiance est maximale envers les partis politiques et où la gauche est éclatée, vouloir traiter la question de la participation citoyenne par l’adhésion directe à une nouvelle force politique n’est pas une réponse efficace. La clé de notre réussite réside au contraire dans notre capacité à multiplier les moyens de participer à la construction de l’alternative à gauche. De nouveaux espaces d’intervention populaire doivent être mis en place avec l’objectif de créer une nouvelle culture politique dans le pays. Cela nécessitera un travail de proximité par la création de milliers d’espaces dans les quartiers, les villages et sur les lieux de formation et de travail. Non des assemblées qui servent de tribune aux composantes du Front de gauche, mais des ateliers politiques en lien avec les luttes sociales pour reconstruire progressivement un lien de confiance avec les citoyens, les travailleurs, les jeunes de notre pays et coélaborer avec eux un projet alternatif de gauche.

Nous proposons que, dans le prolongement de la marche du 12 avril, le PCF soit à l’initiative d’états généraux de la gauche, coorganisés avec nos partenaires du Front de gauche et toutes les forces syndicales, associatives, politiques et citoyennes qui le souhaitent, pour initier ce processus dans le pays et travailler dans la durée avec notre peuple et le monde du travail à la redéfinition d’un projet de gauche et à des (re)conquêtes sociales et démocratiques immédiates.

Pour améliorer la vie de nos concitoyens, le Front de gauche doit renouer avec l’ambition d’un front progressiste et citoyen que le PCF proposait dès son congrès de 2008, c’est-àdire « oeuvrer à ce que des millions de femmes et d’hommes, divers par les courants de pensée dans lesquels ils se reconnaissent, par les organisations politiques et sociales dont ils se sentent proches, soient su samment unis et résolus pour rendre incontournables des changements dont ils auront acquis la conviction qu’ils sont indispensables ». Au lendemain des élections européennes, le Front de gauche sera face à un choix : soit relancer la bataille de leadership en vue des prochaines échéances électorales, notamment de l’échéance présidentielle, soit refonder notre rassemblement pour créer une dynamique politique capable de rendre majoritaire un projet alternatif de gauche. Ce dernier choix est notre ambition et nous la mettons aujourd’hui en débat.

Signataires :

Éliane Assassi, sénatrice de la Seine-Saint-Denis ; Alain Bache, secrétaire départemental du PCF des Landes ; Lydie Benoist, membre de la coordination nationale du PCF ; André Chassaigne, député du Puy-de-Dôme ; Pascal Joly, membre du Conseil national du PCF ; Cédric Lattuada, secrétaire départemental du PCF de la Marne ; Danielle Lebail, secrétaire départementale du PCF du Rhône ; Didier Le Reste, membre du Conseil national du PCF ; Julie Meunier, secrétaire départementale du PCF de Meurthe-et-Moselle ; Yannick Monnet, secrétaire départemental du PCF de l’Allier ; Hervé Poly, secrétaire départemental du PCF du Pas-de-Calais ; Marine Roussillon, membre du comité exécutif national du PCF ; Aymeric Seassau, secrétaire départemental du PCF de la Loire-Atlantique ; Igor Zamichiei, secrétaire départemental du PCF de Paris.

L’appel de Pierre Laurent au rassemblement et à la construction communne.

« J’appelle les forces vives de notre peuple, les forces vives de la gauche sociale, politique, syndicale, culturelle, intellectuelle à se ressaisir. Je les invite à se rapprocher, à parler, à redéfinir ensemble les objectifs d’un nouveau cap politique à gauche, à décider d’agir ensemble pour imposer le retour à ces choix. Je leur lance à toutes et à tous un appel solennel au rassemblement et à la construction commune. » Extrait du discours du 3 avril 2014.

 

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EN FRANCE IL Y A LE CAPITALISME ET LA SECURITE SOCIALE Par Michel Etievent dans l’Humanité du 24 avril

28 Avril 2014, 17:44pm

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De nombreux amis me demandent une version plus lisible de mon article sur la sécurité sociale paru dans l'Humanité du 24 avril, la voilà ci dessous amitiés à tous

 

« La sécurité sociale est la seule création de richesse sans capital. La seule qui ne va pas dans la poche des actionnaires mais est directement investie pour le bien être de nos citoyens. Faire appel au budget des contribuables pour la financer serait subordonner l’efficacité de la politique sociale à des considérations purement financières. Ce que nous refusons » Ainsi Ambroise Croizat définissait-il la sécurité sociale lors de sa création en juin 1946. Fidèle au message du CNR qui revendiquait « un plan complet de sécurité sociale visant à donner des moyens d’existence à tous ceux qui ne pouvaient se les procurer par le travail avec gestion par les intéressés », il ouvrait une ère de dignité en bâtissant avec le peuple de France et essentiellement la CGT un système solidaire financé uniquement par les richesses créées dans l’entreprise, autrement dit par la cotisation sociale, le salaire socialisé. «La sécurité sociale, ajoutait-il, sera un véritable ilot de socialisme dans une France libérée des féodalités financières ». Formule reprise plus tard, de façon plus méprisante mais tout aussi explicite par Michel Rocard, insistant sur le décalage entre le capital et le caractère socialiste de l‘institution lorsqu’il affirmait: « En France, il y a le capitalisme et la sécurité sociale ! ».Il était urgent, dès la mise en place des nouvelles institutions solidaires de la libération, de détruire ce modèle social. Détricotant l’œuvre du « ministre de travailleurs », il s’empressa de créer la CSG ouvrant ainsi une sécurité sociale fiscalisée basée sur un impôt inégalitaire. Mais Michel Rocard ne fut qu’un simple maillon de ce long détricotage entamé sous De Gaulle lorsque celui-ci, dès 1958, arguant d’un retour aux « anciennes assurances sociales » basées sur la capitalisation, promulgua la nomination des directeurs de caisses et le contrôle préalable des budgets. Pierre Laroque sentit très vite le vent des attaques et la volonté d’effacer l’édifice solidaire. Reprenant les mots d’Ambroise Croizat, au fil de propos prémonitoires, il déclarait en 1951: « Le plan de sécurité sociale dans ce qu’il pouvait avoir de révolutionnaire par sa volonté de détruire les inégalités et d’affirmer une solidarité effective a vite buté sur l’obstacle des structures existantes qui se sont affirmées plus puissantes que les forces de renouvellement. Les éléments conservateurs qui aujourd’hui encore n’osent pas se dire contre la sécurité sociale, recherchent toutes les raisons d’en casser les institutions satisfaisant leur opposition inavouée ». Aiguillonnées par le CNPF qui, en 1960, affirmait : « La sécurité sociale met l’économie du pays au bord du gouffre ; les salariés profitent sans cesse d’un traitement dont ils n’ont pas besoin, la maladie étant le moindre prétexte de repos », ces premières tentatives de déstructurations trouveront leur point d’orgue en 1967 avec les ordonnances Jeanneney. Elles cassent l’édifice en trois branches, suppriment les élections et établit un paritarisme qui offre sur un plateau la gestion de l’institution aux patrons. Viendront ensuite l’avalanche des plans Barre (1974) Veil (1976), Dufoix (1985) Balladur, Rocard, Juppé, Raffarin (1995) qui multiplient déremboursements, franchises, baisse des prestations et des pensions, recours à l’impôt à coup de CSG ou de CRDS. L’objectif déjà annoncé par Yvon Chottard en octobre 1977 est constant : « Abolir, disait-il, cette machine anonyme qui fait s’effondrer l’économie sous les charges et rendre rapidement l’édifice à une assurance privée efficace ». Autrement dit fiscaliser les recettes, effacer la cotisation patronale, livrer l’édifice au privé. Ainsi à l’orée du 21ème siècle se dirige-t-on vers ce que la Confédération syndicale des médecins français et le syndicat des médecins libéraux avouaient vouloir inaugurer avec impatience : « Le grand tournant libéral, une ère nouvelle qui annoncera la fin de la sécurité sociale en partenariat avec AXA ». Les dernières attaques (Plan Mattéi et surtout l’ ANI…) confirment l’objectif et se double d’un ressassement de l’argument du coût du travail, justification des délocalisations, de la mort industrielle et surtout de la disparition de la cotisation jugée « charge sociale ». Tout ce qui ne va pas à la finance sera considéré comme une charge. Exit le cout du capital qui saigne à blanc l’entreprise déplaçant l’investissement vers les marchés financiers. En 2012, 85 % des profits sont reversés sous forme de dividendes !. En 1981, le travailleur français travaillait 14 jours pour les actionnaires, 46 jours aujourd’hui ! Les mesures Valls vont dans le même sens : poursuivre à marche forcée la disparition de la cotisation avec un objectif, le plan Chadelat : une sécurité sociale minimum qui frôle l’aumône pour nécessiteux, le reste aux complémentaires et sur-complémentaires pour riches. Il est vrai que le gâteau fait saliver le privé : 539 milliards d’euros à la clé…. Pas question de toucher aux 312 milliards d’euros de revenus financiers non soumis à la cotisation, au 50 milliards d’exonérations de cotisations patronales (370 000 patrons sont aujourd’hui en défaut de paiement de cotisations !), aux 100 milliards d’évasion fiscale, qui s’ajoutent au « don » des récents 50 milliards de cotisations familiales et au 20 milliards du crédit d’impôt. Le choix est politique. D’une exceptionnelle gravité. Sans doute la plus violente attaque depuis 1945. Parce qu’elle vise à saper le cœur même de l’édifice solidaire : la cotisation sociale…A la clé, un retour de 70 ans en arrière. Présenter aux salariés la réduction de leurs cotisations sociales comme un moyen d’augmenter leur salaire net relève du mensonge éhonté. En effet, ces cotisations représentent une partie du salaire, « socialisé », justement ce qui ne va pas grossir les dividendes mais est directement investi dans l’enveloppe de la sécurité sociale, pour permettre à tous dans le cadre de la solidarité de prendre sa retraite, de se soigner lui et sa famille, d’élever ses enfants. Dans la dignité...
Michel ETIEVENT

EN FRANCE IL Y A LE CAPITALISME ET LA SECURITE SOCIALE Par Michel Etievent dans l’Humanité du 24 avril

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HISTOIRE de la fermeture des magasins le DIMANCHE...

28 Avril 2014, 17:32pm

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Trois grandes décisions courageuses de Michèle Picard Maire communiste de Venissieux

23 Avril 2014, 18:46pm

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Trois grandes décisions courageuses de Michèle Picard Maire communiste de Venissieux

 

Depuis le 1er avril, au lendemain de la trêve hivernale, les expulsions locatives peuvent reprendre. De nombreuses associations de lutte contre l’exclusion et la pauvreté lance un cri d’alarme sur une situation qui ne cesse de s’aggraver au fil des ans.

Selon les chiffres, 40 000 à 45 000 familles pourraient se retrouvées sans toit, malgré l’intention affichée par la loi Dalo.

Depuis 4 ans, Michèle Picard maire communiste de Venissieux, n’a de cesse d’alerter sur les conséquences tragiques que peuvent engendrer les expulsions. 

Deux drame ont fortement marqué les consciences des citoyens de Venissieux en 2013,par le suicide d’une septuagénaire, puis La mort d’un homme âgé suite a leurs expulsions.

Michèle Picard entend interpeller les pouvoirs publics avant que l’actualité ne soit marquée par de nouveaux drames humains.

Un acte responsable, un acte de désobéissance civique assumé par un maire, une élue de la République qui assume pleinement ses responsabilités face à l’urgence sociale et à l’exclusion.

Un acte de résistance pour que les droits fondamentaux pour tous inscrits dans la Constitution soient respectés.

Comme de nombreux élus communistes, Michèle Picard tente de combattre l’intolérable et défend le droit à une vie digne pour tous.

Cette année encore, Michèle Picard a pris des arrêtés interdisant sur le territoire de sa commune les expulsions locatives, les coupures d’énergies et les saisies mobilières, pour les personnes les plus en difficulté et en fragilité pécuniaire, notamment les personnes âgées, retraitées, au chômage ou encore les familles monoparentales.

 Michèle Picard apporte chaque fois son soutien à la Fédération CNL du Rhône pour dire non aux expulsions locatives et à la hausse des charges de loyers.

Arreté expulsions. Arreté coupures energies. Arreté saisies mobilieres.

 Vous trouverez ci-dessous les 3 arrêtés déposés en Préfecture.

Trois grandes décisions courageuses de Michèle Picard Maire communiste de Venissieux
Trois grandes décisions courageuses de Michèle Picard Maire communiste de Venissieux
Trois grandes décisions courageuses de Michèle Picard Maire communiste de Venissieux
Trois grandes décisions courageuses de Michèle Picard Maire communiste de Venissieux
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Trois grandes décisions courageuses de Michèle Picard Maire communiste de Venissieux
Trois grandes décisions courageuses de Michèle Picard Maire communiste de Venissieux

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Exclusif : le texte du projet de loi de décentralisation à télécharger

23 Avril 2014, 17:59pm

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Exclusif : le texte du projet de loi de décentralisation à télécharger

La Gazette s’est procuré le second projet de loi de décentralisation. Ce texte, qui sera transmis au Conseil d’Etat dans les toutes prochaines heures, devrait être présenté le 14 mai en Conseil des ministres. Au programme : la suppression de la clause de compétence générale des départements et des régions, des mesures favorisant le redécoupage des régions ainsi que de nouveaux transferts de compétence des départements vers les métropoles. La suppression des conseils départementaux à l’horizon de 2021 est affirmée dans l’exposé des motifs. Nous en proposerons un décryptage dans les toutes prochaines heures.

 

 

 

 

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pour un 1er Mai de Luttes d'actions et de revendications (tableau de bord de l'UD CGT Pas de Calais)

22 Avril 2014, 19:02pm

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pour un 1er Mai de Luttes d'actions et de revendications  (tableau de bord de l'UD CGT Pas de Calais)
pour un 1er Mai de Luttes d'actions et de revendications  (tableau de bord de l'UD CGT Pas de Calais)
pour un 1er Mai de Luttes d'actions et de revendications  (tableau de bord de l'UD CGT Pas de Calais)
pour un 1er Mai de Luttes d'actions et de revendications  (tableau de bord de l'UD CGT Pas de Calais)

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La « potion très amère » (La Tribune) du MEDEF pour réduire les « dépenses de santé »

22 Avril 2014, 18:46pm

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Dans un document présenté comme une « contribution au débat sur la stratégie nationale de santé », le MEDEF détaille une série de propositions visant à économiser de 25 à 30 milliards d’euros par an sur les dépenses de santé à « l’horizon 2017 ». L’organisation patronale déplore la « dégradation lente » du « système de santé » français qui serait « figé dans un modèle ancien et mal préparé aux révolutions en cours » et qui surtout « apparaît de plus en plus comme un coût pour la collectivité », autrement dit les entreprises.

 

 

Le MEDEF préconise notamment l’élaboration d’« un schéma‐cible de financement favorisant l’efficience du système et compatible avec la compétitivité ». Reprenant ce que La Tribune appelle une « vieille antienne patronale », il suggère en fait de transférer une bonne partie de la couverture de l’assurance maladie vers les complémentaires et les « sur-complémentaires » santé. La Sécurité sociale, le « premier pilier » de ce système, ne rembourserait plus que les dépenses liées à un « panier de soins » fortement réduit et « recentré » sur les « biens et services relevant de la solidarité nationale ». Il serait en outre « révisé de façon permanente (…) au regard du rapport coût‐bénéfice pour les patients dans le cadre d’une approche médico‐économique ».

 

 

Le deuxième pilier comporterait « un socle obligatoire » pour les seuls salariés du secteur privé. Ce socle, relevant essentiellement « de la liberté contractuelle », couvrirait « un panier de soins minimum » et devrait être défini par un accord national interprofessionnel (ANI). Le reste serait à la charge des assurés qui, s’ils en ont les moyens, pourraient se tourner vers des « sur-complémentaires ».

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Les pièges du traité secret entre l’Union Européenne et les USA

22 Avril 2014, 18:36pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Le traité transatlantique devant favoriser un grand marché entre l’Union Européenne et les USA est en train d’être négocié en secret. Pourquoi en secret ? Parce qu’il prévoit la fin du salaire minimum, des protections sociales, des services publics, des protections sanitaires, environnementales et alimentaires...Le sachant, seriez vous d’accord ? Non bien sur. Alors ils veulent nous l’imposer !

Le traité transatlantique, un typhon qui menace les européens

Saviez-vous que le 18 octobre dernier un accord de libre échange avait été signé entre le Canada et l’Union européenne ?
 

Savez-vous qu’un traité semblable est en train d’être négocié en secret entre les USA et l’UE ?
 

Savez-vous que le président français veut accélérer les négociations pour éviter une « accumulation de peurs » ?

Et il sait de quoi il parle, car en 1998 un accord similaire, l’AMI (Accord multilatéral sur l’Investissement) avait été bouté « cul par dessus tête »devant les très vives protestations des français et des mouvements syndicaux. Et Le Pen (père) allait être au second tour de la présidentielle suivante.

 

L’accord de partenariat transatlantique (APT) négocié depuis juillet 2013 par les Etats-Unis et l’Union européenne est une version modifiée de l’AMI. Hollande souhaite donc nous refaire le coup de Lisbonne où les socialistes décidèrent de passer outre le NON français au traité européen. On savait depuis la « guerre d’Algérie » que les socialistes étaient fâchés avec la démocratie, mais on ne pouvait imaginer qu’ils puissent sans vergogne vendre leur pays au plus offrant !

 

Ce que Hollande et Valls nous préparent, c’est un monde sans salaire minimum, sans protection sociale et sans services publics.
 

Un monde où l’économie des multinationales nord américaines ferait la loi et nous obligerait à accepter ce qui se pratique déjà chez eux : le gaz de schiste, les OGM [1] , la viande additionnée de bêta-agonistes comme le chlorhydrate de ractopamine [2], les poulets nettoyés au chlore, l’interdiction des médicaments génériques, la fin des lois anti-tabac [3] et la mort du droit d’auteur.

 

Plus directement, avec cet accord il sera impossible de remunicipaliser comme à Arles, les parkings ou les cantines. Et encore moins d’envisager, pour la gestion de l’eau, un retour en régie directe ou même d’espérer choisir, pour défendre l’emploi, une entreprise locale. Et autant dire que le rachat par une collectivité comme Marseille Provence Métropole des terrains, des bâtiments et des machines de l’usine de thé Fralib équivaudrait pour eux à un crime ... communiste, une véritable abomination. Quand à la SNCM elle serait immédiatement privatisée pour le plus grand profit de Corsica ferries ou d’une entreprise nordique quelconque...

 

Ces mêmes multinationales pourraient traîner en justice le gouvernement, si d’aventure l’orientation politique de celui-ci avait pour effet d’amoindrir leurs profits. Ils pourraient même réclamer – et obtenir !- une généreuse compensation pour le manque à gagner induit par un droit du travail trop contraignant ou par une législation environnementale trop ferme. [4]

La démocratie et la souveraineté nationale bafouées.

« Parce qu’elles visent à brader des pans entiers du secteur non marchand, les négociations autour du traité se déroulent derrière des portes closes. Les délégations américaines comptent plus de six cents consultants mandatés par les multinationales, qui disposent d’un accès illimité aux documents préparatoires et aux représentants de l’administration. Rien ne doit filtrer. Instruction a été donnée de laisser journalistes et citoyens à l’écart des discussions : ils seront informés en temps utile, à la signature du traité, lorsqu’il sera trop tard pour réagir...

 

 

Presque toutes les études sur l’APT ont été financées par des institutions favorables au libre-échange ou par des organisations patronales, raison pour laquelle les coûts sociaux du traité n’y apparaissent pas, pas plus que ses victimes directes, qui pourraient pourtant se compter en centaines de millions. Mais les jeux ne sont pas encore faits. Comme l’ont montré les mésaventures de l’AMI, de la ZLEA et certains cycles de négociations à l’OMC, l’utilisation du « commerce » comme cheval de Troie pour démanteler les protections sociales et instaurer la junte des chargés d’affaires a échoué à plusieurs reprises par le passé. Rien ne dit qu’il n’en sera pas de même cette fois encore. » [5]

 

Que la France et l’union européenne soient capables d’envisager un tel traité montre à quel point ils font peu de cas de nous autres, les pas riches. Que représentent-ils ? Qui représentent-ils ? Pas nous assurément. Non content de nous imposer l’austérité, les voilà qui veulent nous livrer pieds et poings liés au capital international. Sommes-nous des esclaves que l’on peut vendre ? Comme nous le disons dans l’appel (re)construire du 25 mars

 

"Si nous laissons faire c’est l’obscurantisme, la réaction et même le fascisme qui gagneront.

 

 

La transformation de la société passera par chacun de nous ou ne sera pas. Nous ne pouvons nous défiler, remettre au lendemain ou nous décourager devant l’ampleur de la tâche."

Le premier mai prochain faisons entendre notre voix et signons l’appel (re)construire

 

 

Les bonnes raisons de stopper ce traité liberticide

SÉCURITÉ ALIMENTAIRE  : Nos normes plus strictes que les normes américaines et que les « normes internationales » (niveaux de pesticides, contamination bactérienne, additifs toxiques, OGM, hormones, etc.), pourraient être condamnées comme « barrières commerciales illégales ».

 

GAZ DE SCHISTE  : Les gouvernements européens ne réglementeraient plus les exportations de gaz naturel vers les nations signataires du traité. La fracturation hydraulique pourrait devenir un droit pour les sociétés qui pourraient exiger des dommages et intérêts auprès des nations qui s’y opposent.

 

EMPLOI  : Les entreprises souhaitant délocaliser dans les états concernés par le projet où les salaires sont inférieurs, seraient protégées. L’Inspection et le code du travail devenant illégaux, plus de préavis de licenciement. Pôle emploi devrait être privatisé ou serait attaqué en justice par les sociétés d’intérim pour concurrence déloyale. Les conséquences du traité sur le taux de chômage en Europe ne seraient que néfastes.

 

SANTÉ & RETRAITES  : Les médicaments pourraient être brevetés plus longtemps, les groupes pharmaceutiques pourraient bloquer la distribution des génériques. Les services d’urgence pourraient être privatisés. Les Assurances privées pourraient attaquer en justice les CPAM pour concurrence déloyale. Les retraites par répartition pourraient être démantelées, les compagnies d’assurances se substitueraient aux CRAM,ARRCO, AGIRC…

 

EAU & ÉNERGIE : Ces biens seraient privatisables. Toute municipalité s’y opposant pourrait être accusée d’entrave à la liberté du commerce, idem pour l’énergie, qu’elle soit fossile, nucléaire ou renouvelable. La sécurité nucléaire serait réduite. Le prix du gaz et du kW seraient libres.

 

LIBERTÉ & VIE PRIVÉE : Grâce à la révolte publique, les sociétés espérant enfermer et monopoliser l’Internet ont échoué l’année dernière à faire adopter leur ACTA répressif ; des textes plus pernicieux sont dans le ce nouveau traité.

 

SERVICES PUBLICS  : Le traité limiterait le pouvoir des États à réglementer les services publics tels que : services à la personne, transports routiers, ferroviaires, etc. et réduiraient les principes d’accès universel et large à ces besoins essentiels.

 

CULTURE & PRODUCTION ARTISTIQUE : Les gros producteurs d’audiovisuel pourraient interdire les productions privées ou professionnelles à faible budget comme youtube, vimeo, dailymotion, les financements collaboratifs seraient rendus illégaux. Les musées nationaux perdraient leur droit de préemption sur les trésors artistiques nationaux au profit de collectionneurs privés.

 

ENSEIGNEMENT  : Les universités privées pourraient attaquer en justice l’Éducation nationale pour concurrence déloyale. De la maternelle au doctorat, les sociétés privées contesteraient aux écoles, cantines scolaires et resto U, toutes subventions municipales, régionales ou nationales.

Source :

http://stoptafta.wordpress.com/stopper-tafta-pourquoi/

 

Même le Figaro n’est pas persuadé du bien fondé de ce traité. Il faut dire que son propriétaire, Serge Dassault, grand fabricant d’avions de guerre, ne voit pas d’un très bon œil les avionneurs américains venir piétiner ses plates bandes.

http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2014/04/10/31001-20140410ARTFIG00323-jean-arthuis-7-bonnes-raisons-de-s-opposer-au-traite-de-libre-echange-transatlantique.php

Pour savoir plus : lire Le Ravi du mois d’avril.

 

[1] Monsanto et ses amis ne cachent pas leur espoir que la zone de libre-échange transatlantique permette d’imposer enfin aux Européens leur « catalogue foisonnant de produits OGM en attente d’approbation et d’utilisation. « EU-US high level working group on jobs and growth. Response to consultation by EuropaBio and BIO » (PDF), http://ec.europa.eu

[2] La ractopamine est un médicament utilisé pour gonfler la teneur en viande maigre chez les porcs et les bovins. Du fait de ses risques pour la santé des bêtes et des consommateurs, elle est bannie dans cent soixante pays, parmi lesquels les Etats membres de l’Union, la Russie et la Chine. Pour la filière porcine américaine, cette mesure de protection constitue une distorsion de la libre concurrence à laquelle l’APT doit mettre fin d’urgence. Lori M.Wallach – le Monde Diplomatique – novembre 2013

[3] Au travers d’un traité bilatéral d’investissements, le géant du tabac Philip Morris poursuit en justice l’Uruguay et l’Australie sur leur lois anti-tabac. L’entreprise soutient que les avertissements sanitaires sur les paquets de cigarettes et les emballages les empêchent d’afficher clairement le logo de leur marque, causant une perte substantielle de leur part de marché

[4] Sur la base de l’ALENA (Accord de libre-échange nord américain), la société américaine Lone Pine Ressources Inc. demande 250 millions de dollars américains de compensation au Canada. Le « crime » du Canada : la province canadienne du Québec a décrété un moratoire sur l’extraction d’huile et gaz de schiste en raison du risque environnemental de cette technologie.

[5] Lori M.Wallach – le Monde Diplomatique – novembre 2013

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1000 MILLIARDS DE DOLLARS DE DIVIDENDES LE CASSE DE L'ANNÉE !

22 Avril 2014, 18:13pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

C'est le journal économique Les Échos qui le révèle. Les dividendes versés aux actionnaires dans le monde, ont dépassé, en 2013, 1000 milliards de dollars. De 2009 à 2013, ils ont progressé de 43 %.

                                  Quel salaire peut en dire autant ?
La France, avec 50 milliards en 2013, est le troisième pays le plus « généreux » dans le monde.

Qui avait dit « Mon ennemi, la finance » ?

Dans le même temps, les politiques d'austérité continuent de saigner les Français et les Françaises comme les autres peuples d'Europe et du monde.


Casino
Les niveaux de rétribution du capital retrouvent gaiement leur niveau d'avant la crise. La croissance n'étant pas au rendez-vous, d'où peut venir l'argent versé aux actionnaires ?

Il est pris dans nos poches : plus de cinq millions de nos concitoyen-nes sont au chômage, la précarité explose et les salaires stagnent quand les patrons n'imposent pas des baisses. Et les niveaux d'investissement dans les entreprises sont toujours très faibles.

La preuve est là pour qui veut la voir : le travail crée la richesse, le capital crée les riches.


Danse avec les loups
Alors qu'il faudrait changer de logique, François Hollande et son gouvernement poursuivent dans la même voie.

Leur pacte de responsabilité, c'est, encore, des cadeaux au patronat : 30 milliards de cotisations familiales en moins, d'un côté, 20 milliards de crédit d'impôts de l'autre. Et sans contreparties, à la bonne franquette, réclame le patron du Medef. Qui peut espérer au vu des chiffres cités plus haut que cet argent ira à l'emploi, aux salaires, à la formation ou aux investissements ?
 
Autant en emporte le vent ?
Vous connaissez l'histoire de l'homme qui tombe du gratte-ciel et qui se dit à chaque étage : « jusqu'ici tout va bien ».

Après la crise des subprimes, tous les chefs d'État avaient juré plus jamais ça.

Le système bancaire avait été renfloué avec l'argent public, certes, mais « les grandes réformes pour encadrer la finance » étaient prises – disaient-ils.

Pourtant, ça recommence ! La richesse produite, au lieu de servir les salariés ou l'investissement dans l'entreprise, est de nouveau hyper ponctionnée. On va droit dans le mur et les États ayant creusé leurs dettes en payant la crise, n'auront pas les moyens de recommencer.
 
La finance a un coût économique, environnemental et social. Il est urgent de changer de logique, de remettre l'humain au cœur de l'économie. C'est tout le sens des propositions du Parti communiste et du Front de gauche.

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Avec le sous-smic, Gattaz assure le service après-vente du pacte de responsabilité

19 Avril 2014, 10:59am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Depuis une semaine, suite à la déclaration de politique générale du nouveau premier ministre, nous assistons à une sorte de concours Lépine de la proposition la plus antisociale, la plus provocatrice pour le monde du travail, pour toutes celles et ceux qui subissent de plein fouet la précarité et l’explosion des inégalités.

Ce concours de la cupidité et de l'indignité se nourrit d'une déferlante médiatique, à longueur d'ondes et d'antennes, multipliant "les leçons d’économie pour les nuls", les rappels sur la dette, les difficultés des entreprises, le stress des patrons. Pierre Gattaz, lui, semble être en pleine forme, dopé quotidiennement par les annonces et des décisions du Gouvernement. Hier avec le volte-face sur le rythme pour atteindre le dogme des 3% de déficit, le 23 avril avec, en conseil des ministres, la saignée de 50 milliards d'euros dans la dépense publique et sociale. "Plus vite, plus fort", le patron du Medef s'applique et propose un sous-smic avec, de nouveau, la promesse, recyclée, de créer " un million d'emploi en 5 ans". Rappelons que cet objectif est un marché de dupes, notre économie crée aujourd'hui annuellement 250 000 emplois. Dans le climat ambiant, le patron du Medef se croit autorisé à cette nouvelle sortie qui n'est pour lui que le service après-vente du pacte de responsabilité.

La marche du 12 avril pour des alternatives à l'austérité, le rendez-vous syndical du 1° mai et celui du 15 avec toutes les organisations syndicales des fonctionnaires, le débat d'orientation qui se lève au sein du Parti socialiste après la désignation par l'Elysée du nouveau premier secrétaire, sont là pour rappeler au Medef et au Gouvernement que le terrain n'est pas dégagé.


Olivier Dartigolles,
Porte-parole du PCF
Conseiller municipal de Pau

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