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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Hénin-Beaumont : le véritable visage du FHaine ou quand l'extrême droite méprise la laïcité

23 Juillet 2014, 14:26pm

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L'humanité du mardi 22 juillet 2014

L'humanité du mardi 22 juillet 2014

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Ukraine : Les députés communistes (KPU) exclus du parlement par la junte fasciste de Kiev

23 Juillet 2014, 14:07pm

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22.07.2014 Верховная Рада проголосовала за запрет Компартии Украины 22/07/2014 Verkhovna Rada a voté pour interdire le Parti communiste d'Ukraine

 Ukraine : Les députés communistes (KPU) exclus du parlement par la junte fasciste de Kiev

"Les forces politiques qui ont voté pour la dissolution de la faction parlementaire du Parti communiste, ils viennent de privé de représentation 3 millions de citoyens qui ont soutenu les communistes lors des législatives" déclare le Premier secrétaire du Parti communiste Petro Simonenko.


Hystérie anticommuniste des autorités de Kiev

"Je tiens à attirer l'attention, l'hystérie anti-communiste en Ukraine coïncide avec une phase d'obscurantisme." "L'obscurantisme et la lutte contre l'opposition se résument aujourd'hui a empêcher les citoyens ukrainiens d'exprimer au Parlement un point de vue différent". Petro Simonenko a également souligné que la faction du Parti communiste n'a jamais soutenu la guerre et n'a pas voter pour la loi de mobilisation partielle.

"Nous avons constamment et ouvertement déclaré que nous étions contre la mobilisation partielle, et que nous étions pour une résolution pacifique du conflit dans l'Est, nous sommes contre la guerre. Nous exigeons d'arrêter l'effusion de sang. Des civils, des personnes âgées, des femmes, des enfants sont tués tous les jours. Nous nous opposons à la guerre. Comment pourrions-nous voter pour la mobilisation partielle ? Cette mobilisation est une poursuite de la guerre. Ils ont tenté de nous faire du chantage et ont menacé d'interdire notre parti."

Le leader communiste a également attiré l'attention sur le fait que la dissolution de la faction du Parti communiste discrédite le parlement en Europe.

"Une fois encore, je tiens à souligner que c'est un massacre flagrante de communistes qui est organisé, cet obscurantisme est une preuve supplémentaire qui prouve l'établissement d'une dictature fasciste en Ukraine. Cette dictature discrédite l'Ukraine en raison du fait qu'elle viole ses soi-disant valeurs européennes. En Europe aucun parti d'opposition ne serait interdit. Il est devenu évident que l'Ukraine a franchi une ligne, et vous savez maintenant où ils vont mener le pays dans un proche avenir".

Une Ukraine en ruine et vendue aux intérêts étrangers

Petro Simonenko a également rappelé que l'Ukraine d'aujourd'hui a perdu son potentiel économique, elle détruit le Donbass, et se prépare à réduire son budget.

"Cette semaine, ils vont aussi prendre une décision, celle des prochaines coupes budgétaires, plus de 30 milliards de hryvnia. Cela signifie que ce les montants pour aider les plus pauvres de la société ukrainienne vont être réduits".

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Le Parti communiste israélien condamne fermement l'agression israélienne contre Gaza et rejette toute attaque visant des civils

23 Juillet 2014, 14:00pm

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Le Parti communiste israélien condamne fermement l'agression israélienne contre Gaza et rejette toute attaque visant des civils

Le Parti communiste d'Israel (PCI) exprime sa colère et sa condamnation ferme de la guerre terroriste vicieuse et meurtrière que mène le gouvernement israélien contre le peuple de Gaza et les arabo-palestiniens plus largement ces derniers jours.

 

De la même façon, le PCI réprouve clairement et sans ambiguïté le bombardement de civils israéliens par le Hamas et d'autres organisations dans la bande de Gaza. De notre point de vue, de telles attaques ne sont pas seulement répréhensibles mais aussi contre-productives à la cause palestinienne même, précisément son aspiration juste et légitime à établir un Etat indépendant aux côtés de l’État d’Israël, dont la capitale est Jérusalem-est, dans les frontières du 4 juin 1967.

 

En dépit de notre dénonciation de toute attaque contre la population civile, le PCI met l'accent sur le fait que le responsable de l'escalade et du bain de sang actuel est le gouvernement d’Israël – son refus continu de toute perspective d'une paix juste, les massacres de masse et les ravages qu'il inflige à Gaza, son indifférence totale pour les vies et le bien-être palestiniens et, surtout, son éternel renforcement de l'occupation israélienne et de la colonisation de la Cisjordanie et de Jérusalem-est accompagnant le blocus inhumain de Gaza.

 

Comme le PCI avait mis en garde il y a un mois de cela, la réelle motivation de l'administration Netanyahu n'a jamais été de garantir la sécurité des israéliens mais seulement de faire obstacle au gouvernement d'unité nationale palestinien et de s'absoudre de toute responsabilité dans l'échec des négociations de paix.

 

Nous devons désormais ajouter que l'agression actuelle contre Gaza sert également le gouvernement israélien dans deux autres façons: (1) elle consolide la coalition de Netanyahu dans une période d'agitation sociale interne, elle aide ainsi Netanyahu à maintenir intact son gouvernement criminel, et (2) elle met les questions de pauvreté, d'inégalité, de racisme, de sexisme sous le tapis, et marginalise toutes les luttes pour la justice sociale et la démocratie.

 

Tout le monde sait désormais que Netanyahu, et ses compères de choc au gouvernement tout comme l'armée étaient au courant que les trois jeunes colons assassinés avaient été enlevés, dès le premier jour.

 

Quelle était la cause de l'invasion israélienne et des arrestations de masse en Cisjordanie si ce n'est mettre la feu à la région et défendre les objectifs affichés ?

 

Le PCI réaffirme son dernier message et insiste à nouveau sur le terrorisme, beaucoup plus massif et dangereux, de l'occupation israélienne et toutes ses conséquences, ses crimes de guerre, y compris le mur de séparation, le blocus et les complexes coloniaux.

 

L'histoire nous enseigne que toute occupation rencontre la résistance du peuple occupé. Le droit international garantir au peuple occupé le droit de résister à l'occupation en usant des moyens légitimes dans sa lutte légitime. Le PCI réaffirme sa position de principe contraire à toute attaque visant les civils, en particulier des mineurs.

 

Le PCI appelle les mouvements progressistes, les organisations de défense des droits de l'Homme et tous les États du monde à organiser des événements en solidarité avec le peuple palestinien, appelant le gouvernement israélien à cesser immédiatement son agression contre la bande de Gaza et à arrêter ses crimes de guerre, et tant le gouvernement israélien que les organisations palestiniennes de s'abstenir de toute attaque contre des civils.

 

Non aux crimes de guerre !

 

Non aux attaques contre des civils !

 

Levée du blocus de Gaza !

 

 

A bas l'occupation !

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Jaurès, réveille-toi, ils sont devenus fous

23 Juillet 2014, 13:44pm

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14-18 : "On croit mourir pour la Patrie, on meurt pour des industriels" (video)

22 Juillet 2014, 16:54pm

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En cette année anniversaire, les médias racontent « comment » a eu lieu la Première Guerre mondiale (dix millions de morts), mais jamais pourquoi. « Morts pour la patrie », proclament tous nos monuments officiels. Mensonge ! 14-18, c’était déjà une guerre du fric.

Non seulement chez les « méchants » (Allemagne, Autriche), mais aussi chez les « gentils (France, Angleterre, Belgique…), le véritable enjeu était : quelle puissance dominera le monde et contrôlera ses richesses ?

C’était aussi une guerre des classes dominantes contre les pauvres, contre leurs propres travailleurs exterminés froidement.

Michel Collon mène l’enquête avec trois historiens : Jacques Pauwels (« 14-18, une guerre de classe »), Anne Morelli (« Principes de la propagande de guerre ») et Lucas Catherine (« Des tranchées en Afrique »). Vous serez surpris par leurs révélations à contre-courant.

La question est donc : comment peut-on, aujourd’hui, répéter les médiamensonges d’il y a un siècle ? Serait-ce lié aux médiamensonges d’aujourd’hui ?

 

Un tout grand merci à Denise Vindevogel (montage), Jean-Jacques Mathy (images), Romain Dormal (son), ainsi qu’à Nicolas Castillo et Jean-Pierre Vanparys. Merci à vous de regarder cette vidéo entièrement. Pour comprendre à quel point on nous manipule, aussi sur l’Histoire.

 

Et merci de nous soutenir. En effet, avec cette équipe et d’autres amis, Investig’Action prépare pour la rentrée une chaîne vidéo avec toutes sortes de productions, de formes et durées diverses, afin de mener aussi la bataille de l’info sur le terrain des images. Projet stratégique, projet ambitieux, on a besoin de votre soutien !

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Gaza, le gaz dans le viseur

22 Juillet 2014, 16:17pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Gaza, le gaz dans le viseur

Pour comprendre quelle est une des raisons de l’attaque israélienne contre Gaza il faut aller en profondeur, exactement à 600 mètres sous le niveau de la mer, à 30 Km au large de ses côtes.

Là, dans les eaux territoriales palestiniennes, se trouve un gros gisement de gaz naturel, Gaza Marine, estimé à 30 milliards de mètres cubes d’une valeur de milliards de dollars.

D’autres gisements de gaz et pétrole, selon une carte établie par la U.S. Geological Survey(agence gouvernementale étasunienne), se trouvent en terre ferme à Gaza et en Cisjordanie.

 

En 1999, avec un accord signé par Yasser Arafat, l’Autorité Palestinienne confie l’exploitation de Gaza Marine à un consortium formé de British Group et Consolidated Contractors (compagnie privée palestinienne), avec respectivement 60% et 30% des actions, dans lequel le Fonds d’investissement de l’Autorité Palestinienne a un pourcentage de 10%.

Deux puits sont creusés, Gaza Marine-1 et Gaza Marine-2.

 

Mais ils n’entrent jamais en fonction, car bloqués par Israël , qui veut tout le gaz à des prix cassés.

Par l’intermédiaire de l’ex Premier ministre Tony Blair, envoyé du « Quartet pour le Moyen Orient », est préparé un accord avec Israël qui enlève aux Palestiniens les trois quarts des futurs revenus du gaz, en versant la part qui leur revient sur un compte international contrôlé par Washington et Londres.

 

Mais, immédiatement après avoir gagné les élections de 2006, le Hamas refuse l’accord, en le qualifiant de vol, et demande sa renégociation.

 

En 2007, l’actuel ministre israélien de la Défense, Moshe Ya’alon indique que « le gaz ne peut pas être extrait sans une opération militaire qui éradique le contrôle du Hamas à Gaza ».

 

En 2008, Israël lance l’opération « Plomb durci » contre Gaza.

 

En septembre 2012 l’Autorité Palestinienne annonce que, malgré l’opposition du Hamas, elle a repris les négociations sur le gaz avec Israël.

 

Deux mois après, l’admission de la Palestine à l’ONU en tant qu’« Etat observateur non membre » renforce la position de l’Autorité palestinienne dans les négociations.

 

Gaza Marine reste cependant bloqué, empêchant les Palestiniens d’exploiter la richesse naturelle dont ils disposent.

 

En ce point l’Autorité palestinienne prend une autre voie.

 

Le 23 janvier 2O14, lors de la rencontre du président palestinien Abbas avec le président russe Poutine, est discutée la possibilité de confier au russe Gazprom l’exploitation du gisement de gaz dans les eaux de Gaza.

 

C’est l’agence Itar-Tass qui l’annonce, en soulignant que Russie et Palestine entendent renforcer la coopération dans le secteur énergétique.

 

Dans ce cadre, en plus de l’exploitation du gisement de gaz, on prévoit celle d’un gisement pétrolifère dans les environs de la ville palestinienne de Ramallah en Cisjordanie.

 

Dans la même zone, la société russe Technopromexport est prête à participer à la construction d’un site thermoélectrique d’une puissance de 200 MW.

 

La formation du nouveau gouvernement palestinien d’unité nationale, le 2 juin 2014, renforce la possibilité que l’accord entre Palestine et Russie parvienne à bon port.

 

Dix jours après, le 12 juin, survient l’enlèvement des trois jeunes Israéliens, qui sont retrouvés tués le 30 juin : le ponctuel casus belli qui amorce l’opération « Barrière protectrice » contre Gaza.

 

Opération qui entre dans la stratégie de Tel Aviv, visant à s’approprier aussi des réserves énergétiques de l’entier Bassin du Levant, réserves palestiniennes, libanaises et syriennes comprises, et dans celle de Washington qui, en soutenant Israël, vise le contrôle de tout le Moyen Orient, en empêchant que la Russie ne réacquière une influence dans la région.

 

Un mélange explosif, dont les victimes sont une fois de plus les Palestiniens.

Traduit de l’italien par Maie-Ange Patrizio Source : mondialisation.ca

 

 

 

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BRICS : Nouvel ordre mondial en gestation ?

22 Juillet 2014, 13:15pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

BRICS : Nouvel ordre mondial en gestation ?

 

Les BRICS acronyme de Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud, sont une organisation d’États qui entendent coordonner leurs activités pour peser dans l’ordre mondial capitaliste dominé par les USA, l’Union Européenne et le Japon. Ces États aux économies dites émergentes représentent près de la moitié de la population mondiale et environ 20% du Produit intérieur brut mondial. Ils assurent 17% du commerce mondial.

 

Réunis pour leur sixième sommet au Brésil, ils ont signé un accord créant une banque de développement et une réserve de change commune. Par cet acte, ils entendent selon la Présidente du Brésil : « reconfigurer la gouvernance économique mondiale » en clair, s’affranchir au moins partiellement du Fonds Monétaire International qui est le bras armé monétaire de l’impérialisme US dominant. Si la capitalisation du fond ainsi créé est encore modeste (50 milliards de dollars avec l’objectif d’arriver à 100 milliards), elle constitue néanmoins l’amorce d’une possibilité pour des États potentiellement emprunteurs et investisseurs d’éviter les conditionnalités imposées par le FMI et dont on connaît la litanie : austérité, privatisations et ouverture des marchés aux monopoles dominants.

 

Il y a donc incontestablement une volonté politique commune des BRICS de se mettre en situation d’assurer à leurs propres monopoles des marges d’autonomie et de développement par rapport aux monopoles des États impérialistes anciens dominants et en particulier des USA. Cette réalité explique l’attraction que jouent les BRICS auprès d’une grande diversité d’États allant de Cuba à la Turquie en passant par l’Iran et bien d’autres.

 

Cette évolution des choses traduit bien le fait que le Monde bouge au travers du développement même du capitalisme mondial. Des contradictions nouvelles se font jour. Elles dessinent des zones de concurrence et d’affrontements partout dans le Monde. Ce à quoi nous assistons, c’est bien au repartage du Monde et de ses zones d’influences.

 

Chacun des États des BRICS a fait le choix d’un développement capitaliste, ils le font en encourageant et/ou en organisant la constitution de monopoles industriels et agraires capables de rivaliser avec les géants mondiaux actuels. Ces monopoles sont souvent privés, ils peuvent cependant être publics ou mixtes ce qui n’est pas contradictoire avec un développement capitaliste. Se plaçant dans cette logique de développement capitaliste, les BRICS veulent aussi jouer leur partition politique à l’échelle planétaire et asseoir leur domination dans ce qu’ils considèrent comme leurs zones d’influence. Trois d’entre eux sont des puissances nucléaires importantes et disposent de potentiels militaires non négligeables à l’échelle régionale voire mondiale. Analyser la nature et l’évolution des BRICS est donc d’une grande importance politique.

 

Certains y voient l’amorce d’un nouvel ordre mondial ce qui amène des partis communistes et des mouvements progressistes à appuyer leur bourgeoisie nationale monopoliste en participant à des gouvernements de coalition.

 

C’est le cas au Brésil où le Parti Communiste du Brésil (PC do B) est au gouvernement avec le Parti des Travailleurs. Cette alliance autour d’un projet de modernisation du capitalisme brésilien n’est justement pas partagée par le Parti Communiste Brésilien qui mène la bataille de classe en dénonçant l’embrigadement du mouvement populaire à la remorque des forces du capital. Il est donc important de prendre la mesure à la fois des contradictions qui évoluent dans le monde capitaliste mais aussi de bien garder à l’esprit que seule la lutte de classe à l’échelle nationale et internationale est de nature à modifier fondamentalement les rapports internationaux et les rapports sociaux en les extirpant de la dimension monopoliste et impérialiste.

 

 

SOURCE:

www.sitecommunistes.org

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Le BOEING de Malaysia Airlines abattu en UKRAINE: Les États-Unis en quête d’un « casus belli »

22 Juillet 2014, 13:10pm

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Les États n’ont aucun scrupule à sacrifier des vies civiles innocentes lorsque leurs intérêts sont en jeu
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Une chronique de Richard Le Hir

Avocat et conseiller en gestion,

ministre délégué à la Restructuration

dans le cabinet Parizeau (1994-95) au Québec

richard-le-hir-quebec.jpg

D epuis quelques jours, toute l’attention est tournée sur le Boeing 777 de Malaysia Airlines abattu dans le ciel de l’Ukraine orientale, à courte de distance de la Russie.

 

N’étant expert ni en aéronautique ni en armement, je me garderai bien d’entrer dans le bal des spéculations sur les circonstances matérielles de cette opération qui a fait 298 victimes civiles innocentes.

crash-boeing-ukraine.jpg

Il se trouve toutefois que mes expériences professionnelles m’ont amené à évoluer dans le domaine de l’assurance et à fréquenter des actuaires, ces professionnels chargés de l’évaluation des risques pour la tarification des primes facturées aux personnes désireuses d’assurer leurs biens. Or, un avion de ligne est un bien assurable.

 

Tout le travail des actuaires repose sur le calcul des probabilités qu’un risque survienne. Dans le cas d’un avion de ligne, le risque le plus important est celui d’une chute entraînant sa perte et celle des passagers qu’il transporte, les dommages pouvant s’élever à quelques centaines de millions de dollars, selon le type et la taille de l’appareil, et le nombre de passagers transportés.

 

Or, de tous les types de transports utilisés, c’est le transport aérien qui est de loin le plus sécuritaire, comme le démontrent les statistiques .

 

On doit donc comprendre en partant qu’un événement comme celui qui est survenu cette semaine est extrêmement rare, et si l’on se met à examiner tous les facteurs qui contribuent au caractère exceptionnel de son occurrence, on se retrouve presque en face d’une impossibilité statistique, à moins qu’il ne s’agisse d’une opération téléguidée.

 

En effet, c’est le deuxième Boeing 777 de Malaysia Airlines à disparaître en quelques mois dans des circonstances très particulières, un fait pourtant capital auquel les autorités politiques et les médias ne semblent accorder aucune importance. On a beau comprendre que la conjoncture internationale se prête bien à la récupération de cet événement à des fins de propagande, il n’en reste pas moins que toute analyse sérieuse devrait commencer par un examen approfondi de cette aberration statistique.

 

D’autant plus que dans les deux cas, la disparition des appareils est survenue hors de la trajectoire qu’ils devaient normalement emprunter. Ces cas ne sont pas sans rappeler les affaires du Boeing 747 de la Korean Airlines, vol KAL 007 (un clin d’œil à James Bond ?), qui avait été abattu le 1er septembre 1983 par un chasseur soviétique Sukhoï SU-15 au large des côtes sibériennes, et de l’Airbus A330 d’Iran Air, vol 655, abattu par le croiseur américain Vincennes dans le Golfe Persique.

 

Rappelons les faits :

 

« L’incident survenu lors du vol KAL-007 New-York - Anchorage - Séoul dans la nuit du 31 août au 1er septembre 1983, au cours duquel un Boeing 747 sud-coréen fut abattu par un chasseur intercepteur soviétique au-dessus de Sakhaline reste l’un des épisodes les plus graves et les plus contestés de la guerre froide. Cet incident permet de faire un parallèle avec un incident semblable, survenu au cours de l’été 1988 : le croiseur lance-missiles américain Vincennes avait abattu un Airbus iranien A-300 au-dessus du golfe Persique.

 

En septembre 1983, la situation en Extrême-Orient fut marquée par une forte tension : les avions de combat et de reconnaissance américains avaient maintes fois effectué des vols le long des frontières de l’URSS et les unités soviétiques de DCA étaient mises en état d’alerte plusieurs fois par jour. Les avions espions américains RC-135, une version de l’avion de ligne B-707, furent les hôtes les plus fréquemment observés à proximité des frontières soviétiques.

 

L’avion de ligne B-747 de la compagnie Korean Air avait décollé de New York le 31 août 1983. Après avoir atterri afin de refaire le plein de carburant sur l’aéroport d’Anchorage, il redécolla le 1er septembre à 3 heures du matin (heure locale) d’Anchorage pour mettre le cap sur Séoul. Il y avait à son bord 269 personnes, dont 246 passagers. Son itinéraire devait passer au-dessus de l’océan, le long du littoral du Kamtchatka et des îles Kouriles, puis survoler le Japon. Cependant, aussitôt après être sorti de l’espace aérien des Etats-Unis, l’avion de ligne dériva de sa trajectoire initiale vers l’ouest.

 

Peu de temps après, le Boeing viola l’espace aérien soviétique au-dessus du Kamtchatka. L’avion ne répondait pas aux tentatives de liaison et, de plus, son signe radar était très proche de celui d’un RC-135, les deux appareils étant de dimensions comparables.

 

Lorsque l’avion passa près de la base de sous-marins nucléaires soviétiques à Vilioutchinsk et de l’aérodrome d’Elizovo, un MiG-23 fut envoyé en vue de l’intercepter, mais l’ordre d’ouvrir le feu ne fut pas donné. Survolant le Kamtchatka, le pilote de l’avion de ligne contacta Tokyo et transmit des coordonnées erronées quant au lieu où il se trouvait.

 

Peu après, l’avion en infraction quitta l’espace aérien soviétique pour se diriger vers Sakhaline. En survolant l’île, il contacta de nouveau les contrôleurs aériens japonais et leur fit savoir qu’il se rapprochait de Séoul. L’avion ne répondait toujours pas aux avertissements soviétiques. En fin de compte, le commandant Ossipovitch, pilotant un chasseur intercepteur Su-15 appartenant à l’aviation de DCA de l’URSS, reçut l’ordre d’attaquer et de détruire l’appareil qui fut pris au sol pour un avion de reconnaissance. Le radar indiquait que c’était un RC-135 et l’obscurité due à la nuit ne permettait pas de définir avec précision le type d’avion dont il s’agissait : on ne distinguait qu’une silhouette sombre avec quatre moteurs.

 

Tout d’abord, le pilote somma l’avion de ligne d’atterrir sur l’aérodrome soviétique le plus proche et lança des tirs de sommation. La communication radio fut enregistrée :


6.13:05 - Je le vois sur l’écran, et en visuel.
6.13:26 - La cible ne répond pas.
6.19:08 - Ils ne me voient pas.
6.20:49 - Je procède à des tirs de canon.
6.23:37 - Maintenant, j’envoie les missiles.
6.26:20 - Le lancement a été effectué.
6.26:22 - La cible est détruite.

 

La destruction du Boeing entraîna un scandale mondial. 24 heures après l’incident, les Etats-Unis accusèrent l’URSS d’avoir détruit intentionnellement un avion de ligne avec 270 passagers et membres d’équipage à son bord. Les dirigeants soviétiques nièrent d’abord toute implication dans cet incident, en se bornant à déclarer que l’avion avait "disparu des écrans radars". Ce n’est que le 9 septembre 1983 que l’URSS reconnut avoir abattu l’avion. Ce "retard" valut aux dirigeants de l’URSS des pertes considérables dans la guerre médiatique : les opposants les accusèrent d’avoir dissimulé intentionnellement l’information en vue de se dégager de toute responsabilité.

 

L’enquête officielle de l’OACI (Organisation de l’aviation civile internationale) conclut que les pilotes sud-coréens avaient commis une erreur lors du réglage des appareils de navigation et du pilotage automatique et qu’ils n’avaient pas vérifié leurs coordonnées, entraînant ainsi une violation de l’espace aérien soviétique. L’absence de réactions face aux tentatives de liaison soviétiques s’explique par la circonstance suivante : ignorant l’ampleur de la déviation par rapport à l’itinéraire de l’avion, les contrôleurs aériens soviétiques et les services de DCA avaient adressé leurs avertissements sur des fréquences utilisées par les militaires, c’est pourquoi ils ne furent pas entendus.

 

D’autre part, cette conclusion suppose l’incompétence flagrante de l’équipage, ce qui est peu probable. Certains experts, aussi bien soviétiques qu’étrangers, estiment que le Boeing était utilisé par les services secrets américains en vue d’inspecter le système de DCA de l’URSS. En tant que preuves indirectes de cette version, on cite l’issue très étrange de l’opération de sauvetage, à la suite de laquelle aucune trace des victimes de la tragédie ne fut retrouvée.

 

En comparant cet incident avec ce qui s’est produit le 3 juillet 1988 au-dessus du golfe Persique, on ne peut que constater que le croiseur américain a abattu un avion de ligne civil … [Iran Air vol 655 Airbus A-300]… qui volait dans son corridor en plein jour, dans les conditions d’une visibilité parfaite et que le croiseur disposait d’appareils lui permettant de distinguer un avion de ligne d’un avion de combat.

 

Mais c’était en 1988, et personne au Kremlin n’avait qualifié les États-Unis « d’empire du mal ».

Le rappel de ces faits nous oblige à envisager toute une série d’autres perspectives que celles que les médias et les pouvoirs politiques cherchent à nous imposer. Lorsqu’on se retrouve devant ce qui paraît être une aberration statistique comme celle de la disparition consécutive des deux appareils de Malaysia Airlines en quelques mois, la rigueur analytique impose de s’interroger sur la possibilité que ce n’en soit pas une, et qu’on soit plutôt en face d’une action délibérée.

 

Les précédents de 1983 et 1988, reliés tous deux au domaine de l’aviation civile internationale, et évoqués dans l’article que je viens de citer, démontrent que les États n’hésitent pas à sacrifier des vies civiles innocentes lorsqu’ils estiment que leurs intérêts supérieurs sont en jeu.

 

Or il se trouve qu’à l’heure actuelle, les intérêts supérieurs des États-Unis sont justement en jeu. En effet, à aucun moment n’ont-ils été aussi menacés depuis la Deuxième Guerre mondiale. La montée en puissance de la Chine et de la Russie, et la formalisation de l’entente des BRICS la semaine dernière au Brésil n’en constitue que la dernière et la plus éclatante manifestation, vient remettre en question leur ambition hégémonique et leur imperium sur le monde.

 

Et en Europe, chasse gardée des États-Unis depuis 1945, la Russie est en mesure de réduire considérablement leur influence en raison de la multiplication de ses échanges économiques avec les divers pays et notamment l’Allemagne, la France, et l’Italie, dépendants d’elle pour leur approvisionnement en gaz. .

 

À moins de se résigner à la défaite, les États-Unis doivent absolument reprendre l’initiative, même au prix d’une guerre mondiale. Il est d’ailleurs intéressant de souligner que les médias dans leur sphère d’influence préparent l’opinion publique à cette possibilité depuis plusieurs mois. Encore tout récemment, le 13 juin dernier, le New York Times publiait un commentaire, repris par Vigile deux jours plus tard, intitulé « The Lack of Major Wars May Be Hurting Economic Growth » . Quelle meilleure justification au moment où la croissance stagne et ne montre aucun signe de reprise ferme !

 

De là à conclure que les États-Unis sont à la recherche d’un prétexte pour déclarer la guerre à la Russie (et indirectement à la Chine, à l’Iran et à la Syrie), ce qu’on appelle en droit international un casus belli, il n’y a qu’un pas, d’autant plus facile à franchir qu’ils font tout pour nous y encourager en employant une rhétorique guerrière à souhait. Leur but ? Reprendre l’initiative qui leur échappe en misant sur leur supériorité militaire, en voie d’érosion rapide. Pour eux, c’est donc maintenant ou jamais.

 

Si la disparition du premier appareil de Malaysia Airlines peut passer pour normale même si elle soulève une quantité si grande de points d’interrogation qu’on peut se demander s’il ne s’agissait pas d’une opération d’espionnage ratée ou déjouée comme dans le cas du vol KAL OO7 en 1983, la disparition du second au-dessus de l’Ukraine constitue pour les Américains une occasion bienvenue de convaincre les Européens de la gravité de la menace qui pèse sur eux, et de la nécessité d’une riposte conjointe sous l’égide de l’OTAN qui pourrait aller jusqu’à la guerre ouverte si des sanctions économiques très sévères devaient se révéler inefficaces.

 

Reste deux choses à comprendre.

 

Il y a un lien entre ces deux disparitions. Quel est-il ? L’improbabilité statistique est trop grande pour qu’on puisse parler de coïncidence. Vos chances de gagner le gros lot à la loterie sont plus grandes.

 

Et pourquoi Malaysia Airlines ? La question ne se poserait pas si les deux appareils disparus avaient appartenu à des transporteurs différents, mais elle est d’autant plus brûlante que ce doublé défie toute vraisemblance. Qui est visé ? L’entreprise ? Ses dirigeants ? Ses actionnaires ? L’État malais ?

 

Ce n’est pas parce qu’on ne connaît pas ces réponses qu’elles n’existent pas, comme le sait toute personne qui a appris à résoudre des équations algébriques à plusieurs inconnues.

Aujourd’hui, on apprend qu’un troisième « congressman » américain a pris connaissance d’un rapport classé secret pour des motifs de sécurité nationale sur les événements du 11 septembre. Les faits rapportés contredisent tellement la narration officielle qu’il en a été fortement ébranlé et qu’il a dû remettre en question toute sa compréhension de l’histoire des treize dernières années. Comme ses deux premiers collègues, il demande au président Obama de rendre le document public.

 

Va-t-il falloir attendre un autre treize ans pour obtenir la réponse aux questions soulevées plus haut ?


 


 

Le 20 juillet 2014

Richard Le Hir
 

 

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Incidents synagogue : nouvelles révélations

22 Juillet 2014, 13:04pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

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Lettre d'un petit fils de déporté au ministre Valls

22 Juillet 2014, 10:04am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Adressé ce matin à MATIGNON

 « Monsieur VALLS,

 Un petit fils de militant déporté vous le dit, au nom de centaines de milliers de personnes écœurées.

 Vous êtes un SALAUD.

 OSER vous servir de la Commémoration du crime contre l’humanité que fut la rafle du Vel d’Hiv pour vous croire obligé de pratiquer une odieuse attaque contre ceux qui s’opposent à la politique colonialiste de l’Etat sioniste , c’est une ignoble façon de vous servir des victimes du nazisme, pour légitimer une opération qui me rappelle les pires actes de la division Das Reich à Oradour !

Votre inconditionnel soutien à l’Impérialisme et son bras armé israélien après l’interdiction scandaleuse de la Manif de samedi, est un crachat sur tout ce que le courant révolutionnaire véhicule de mémoire collective.

Mercredi, c’est avec cette approche que nous serons dans la rue. Parce que c’est ainsi que nous empêcherons ce que vous entendez orchestrer : la haine, la division, le repli communautaire ou « religieux ». 

Vous avez besoin de ce que vous appelez le »désordre » vous qui savez bien que quelques vitrines en miettes, les réflexes de »peur », cela est nécessaire pour que la riposte de masse à votre politique dictée par Gattaz nous enfonce encore plus dans la marche vers la Barbarie.

 Vous, Premier Ministre "socialiste", héritier d’un Président de la République " socialiste" décoré de la francisque, nous vous interdisons de pratiquer cette "terreur intellectuelle", en venant vous draper de façon méprisable dans une tenue rayée de « déporté juif », pour tenter de dissimuler que votre gouvernement, votre Parti’ , n’êtes qu’une minable 5° colonne de Tsahal

Alain CHAN… »

 

 

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DECLARATION DE THIERRY LE PAON CONCERNANT GAZA

22 Juillet 2014, 09:44am

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Adresse de Thierry Lepaon aux travailleurs de Palestine

vendredi 18 juillet 2014

Au nom de tous les militants de la Confédération générale du travail, je tiens à faire part de notre profonde indignation et de notre totale solidarité face aux bombardements meurtriers dont sont victimes les travailleurs et la population de Gaza depuis maintenant une dizaine de jours.

Nous suivons très attentivement l’évolution de la situation, depuis la France, et sommes extrêmement scandalisés par le bilan humain qui s’aggrave d’heure en heure, ainsi que par les informations qui nous parviennent s’agissant, notamment, des importants dégâts causés par les raids israéliens sur près d’une centaine d’écoles, de la suspension des services publics et des sérieuses menaces qui pèsent désormais sur l’approvisionnement en eau des habitants de Gaza.

Nous avons également été choqués d’apprendre que l’un de ces bombardements aurait visé et détruit, le mercredi 16 juillet, la maison de Sami Amassi, Président de la Palestinian General Federation of Trade Unions (PGFTU) de Gaza.

A tous les travailleurs de Palestine, à tous les militants de la PGFTU, à toutes les populations otages de cette situation terrifiante, en Israël comme en Palestine, la CGT réaffirme sa totale solidarité.

Nous avons condamné et continuerons de condamner le déferlement de feu qui s’abat sur Gaza, réaffirmant notre totale opposition à toutes formes de violence, d’où qu’elles viennent. Nous sommes en effet convaincus que l’escalade de la violence menace chaque jour davantage la recherche d’une issue politique au conflit israélo-palestinien, seule capable de permettre aux peuples de la région de vivre en paix.

Signataire de deux appels du Collectif français pour une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens, lancés les 11 et 15 juillet derniers, la CGT a participé à la délégation de ce collectif qui a été reçue, le 11 juillet, au ministère des Affaires étrangères français, pour exhorter notre gouvernement à sortir de son inertie et à intervenir au plus vite auprès du pouvoir israélien et du Conseil de sécurité de l’ONU.

Mercredi encore, au moment où de nouvelles frappes traumatisaient les populations de la région, tuant encore de nombreuses personnes à Gaza, dont plusieurs enfants, et obligeant des milliers d’autres à fuir leurs habitations, nous avons participé à un rassemblement à Paris qui a été l’occasion d’exiger l’arrêt immédiat des bombardements, l’application des résolutions des Nations unies et la mise en place de sanctions économiques et juridiques à l’encontre du gouvernement israélien qui ne respecte pas le droit international, l’ouverture de négociations sur le démantèlement des colonies et la levée du blocus de Gaza.

Depuis trop longtemps les travailleurs et la population de Gaza subissent en effet un blocus insoutenable qui conduit à l’aggravation du chômage, de la pauvreté et annihile toute perspective d’avenir pour la jeunesse. En violant de façon répétitive et assumée le droit international, Israël tend à faire prévaloir partout une logique de fait accompli, déstabilisant ainsi la région et fragilisant les efforts internationaux pour la paix. La CGT réaffirme son soutien à l’existence de deux états, Israël et Palestine, vivant côte à côte, dans le respect de la souveraineté et de l’indépendance de chacun.

Dans ce contexte, la CGT est aux côtés de toutes celles et ceux qui se mobilisent pour la paix et la justice et fera tout son possible pour peser sur le gouvernement français afin qu’il intervienne en faveur d’une solution pacifique au conflit.

Elle est résolument disponible à vos côtés.

A Montreuil, le 18 juillet 2014

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Lettre de Pierre Laurent à Bernard Cazeneuve: Garantir la manifestation de solidarité au peuple palestinien le 23 juillet

22 Juillet 2014, 09:28am

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Monsieur le Ministre,

L’intervention militaire israélienne à Gaza suscite une vague d’indignation en France et dans de nombreux pays. Partout dans le monde, des rassemblements et des marches citoyennes sont organisés pour dénoncer la violence de cette opération, réclamer un cessez-le-feu et soutenir une issue politique, pacifiste et juste à ce conflit.

En France, plusieurs dizaines de manifestations de solidarité au peuple palestinien se sont déroulées sur l’ensemble du territoire. Dans la quasi totalité des cas, ces marches ont eu lieu dans un climat pacifique, sans aucun incident. A Paris, des heurts ont opposés les forces de police à une minorité de groupes extrémistes. L’interdiction du rassemblement parisien par la Préfecture de police, décision unique dans le monde, a largement contribué à attiser les tensions et à encourager les comportements inacceptables de quelques individus isolés.

Le « collectif pour une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens » auquel participe le Parti communiste français appelle à une nouvelle manifestation de solidarité ce mercredi 23 juillet. Dans ce contexte, il est indispensable que l’ensemble des acteurs œuvre au bon déroulement de cette marche. Le Parti communiste français mettra pour sa part ses équipes d’accueil sécurité au service de l’encadrement de la manifestation. Celles-ci ne sauraient cependant en aucun cas remplir les missions fondamentales des forces de police. Il est, en effet, de votre seule compétence et de votre devoir, Monsieur le Ministre, de mobiliser l’ensemble des moyens disponibles pour garantir la sécurité de ce rassemblement et assurer ainsi le droit fondamental de manifester. C’est une des fonctions régaliennes de l’État.

Par ailleurs, il serait sage, que les représentants politiques notamment parmi les plus hauts responsables du gouvernement, n’attisent pas les tensions par des déclarations hâtives et caricaturales à l’encontre des manifestants. Les désaccords de fond sur la situation ne peuvent en effet justifier les amalgames et autre raccourcis qui ne font qu’entretenir un climat délétère. Il en va de l’intérêt de tous.

Recevez, Monsieur le Ministre, l’expression de mes salutations distinguées.

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« Vendre des armes à Israël c’est être complice de l’attaque contre Gaza »

22 Juillet 2014, 09:20am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Sept Prix Nobel de la paix et des intellectuels et des artistes du monde entier appellent à un embargo militaire envers Israël.   « Israël a, une fois de plus, lâché l’entière puissance de son armée contre la population palestinienne prisonnière, particulièrement dans la Bande de Gaza assiégée, dans un acte inhumain et illégal d’agression militaire. La capacité israélienne à lancer impunément des attaques aussi dévastatrices troiuve son origine dans l’existence d’une vaste coopération militaire internationale et de commerce d’armement qu’Israël entretient avec des gouvernements complices à travers le monde. De 2008 à 2019, les États-Unis ont prévu de fournir à Israël une aide militaire d’une valeur de 30 milliards de dollars, tandis que les exportations annuelles d’armements israéliens s’élèvent à des milliards de dollars.

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Le député communiste Jean-Jacques Candelier demande la dissolution de la Ligue de défense juive

22 Juillet 2014, 08:59am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Dans le figaro du 21 juillet 2014

Dans une lettre ouverte adressée au président de la République, Jean-Jacques Candelier désigne notamment la Ligue de défense juive (LDJ) comme une organisation «criminelle».

Deux jours après les heurts survenus à Barbès et à Sarcelles en marge des manifestations de soutien aux habitants de Gaza, l'heure est majoritairement à la condamnation par la classe politique des débordements, qualifiés d'«intolérables» ce lundi matin par le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve.

Si des voix s'élèvent à gauche pour réclamer une position de la France plus équilibrée, le député communiste Jean-Jacques Candelier va plus loin. Sur Twitter, il désigne la Ligue de défense juive (LDJ) comme une organisation «fasciste» et l'estime également «responsable de provocations» qui ont conduit aux violences des 13 et 19 juillet.


Cette injonction faite au ministre de l'Intérieur fait écho aux réserves émises dans le JDD la semaine dernière par le député PS Alexis Bachelay quant au partage des responsabilités concernant les heurts survenus rue de la Roquette à Paris le 13 juillet. Ce dernier réclamait notamment la constitution d'une commission d'enquête parlementaire pour statuer sur les responsables des violences autour des synagogues, et, éventuellement, si cela était nécessaire, réfléchir à la dissolution de cette organisation. Le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon avait lui aussi dénoncé dans Le Parisien «des provocations délibérées commises par des militants de la LDJ», vidéos à l'appui.Dans une lettre ouverte à François Hollande publiée vendredi 19 juillet sur Facebook et repérée par le Lab, Jean-Jacques Candelier estime que l'objectif de cette organisation communautaire juive classée à l'extrême droite est d'instrumentaliser la situation en créant «un amalgame entre judaïsme et sionisme». Jugeant que ce groupe est «une organisation criminelle barbare», le député communiste rappelle que ses activités sont interdites aux États-Unis et en Israël. Il appelle à la dissolution de ce groupe régulièrement épinglé pour ses méthodes violentes et son recours assumé à la provocation.

La dissolution de la Ligue de défense juive est régulièrement réclamée par divers partis de gauche comme le PCF, le NPA ou Europe Écologie-Les Verts. Initialement appelée Liberté Démocratie et Judaïsme, cette organisation a déjà été dissoute et interdite en France en 2003.

Le député communiste Jean-Jacques Candelier demande la dissolution de la Ligue de défense juive
Le député communiste Jean-Jacques Candelier demande la dissolution de la Ligue de défense juive

Dissolution de la LDJ

M. Jean-Jacques Candelier interroge M. le ministre de l'intérieur sur la dissolution administrative d'une association.

Soutenez la demande de dissolution de la Ligue de Défense Juive en signant cette pétition

http://dissolutiondelaldj.wesign.it/fr

 

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Délégation communiste Arrageoise à la fête de la presse UZ (Unsere Zeit), journal hebdomadaire du DKP (Parti Communiste Allemand) qui avait lieu à Dortmund du 26 au 28 juin 2014.

6 Juillet 2014, 18:04pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 

Nous sommes Arrivés vers 20 h  après 8 h de voiture.

 Deux super bouchons nous attendaient sur la route qui nous conduisait vers la fête du DKP (le premier à Antwerpen Belgique et le deuxième à Essen Allemagne)

Alors que 5 h de voiture était justifiée par mon GPS.

C'est par un temps moyennement ensoleillé, mais de manière extrêmement chaleureuse que nous avons été accueillies le samedi 27 juin par notre ami et camarade Werner Sarbok, dirigeant du DKP d'Herten,et par de nombreux camarades communistes germains, dans l'immense parc de la patinoire de la ville de Dortmund, où était organisées durant 3 jours, la fête du Parti communiste d'Allemagne.

 Fête de solidarité internationale qui regroupait de nombreux stands.

 Dès notre arrivée sur la fête, nous avons été présentés aux délégations des 21 pays présents et aux deux associations internationales.

La fête du DKP est l'une des plus grandes fêtes politiques regardées de près par les médias, aussi de par tous les partis politiques, particulièrement par la gauche allemande.

 Nous avons été impressionnés par l'ampleur de ce rassemblement, bien que le temps ne l'ait pas favorisé. 

2 jours ½ pour concéder nos avis sur la politique de la France, de l'Europe et du monde.

 Combien les communistes allemands restent sensibles au combat contre l'extrême droite.

 2 Jours ½ d'écoute, mais aussi d'argumentations pour finir sur l'image d'un Parti communiste ouvert aux débats, ouverts aux peuples.

Bref, 2 jours ½ de bonheur.

Ci-dessous photos prises de la fête.

 

Les 21 délégations:Deutsche Kommunistische Partei , Communist Party United states of America,  Belgium Communist Party,  Irakische Kommunistische Partei , Parti Communiste Français,  Parti Communiste Brésilien , The National Young Organisation of the Western Sahara , Communist Party of Ireland,  Partido Communista Colombiano , Europäische Allianz Für die Unterstützung der Palästinensischen Gefangenen,  Communist Party of Britain,  Latin America Solidarity Coalition San Francisco – USA,  Communist Party of the Peoples of Spain (PCPE) , Partido Communista de Chile , Partido Communista Peruano (PCP) , Akel – Cyprus  Partido Communista de Espana  ,Tudeh Party of Iran , Türkiye Komunist Partisi – TKP  Parti Communiste Libanais , Parti du Travail de Belgique,  Partido Communista de Cuba,  Demokratische Front zur Befreiung Palästinas (DFLP).

Les 21 délégations:Deutsche Kommunistische Partei , Communist Party United states of America, Belgium Communist Party, Irakische Kommunistische Partei , Parti Communiste Français, Parti Communiste Brésilien , The National Young Organisation of the Western Sahara , Communist Party of Ireland, Partido Communista Colombiano , Europäische Allianz Für die Unterstützung der Palästinensischen Gefangenen, Communist Party of Britain, Latin America Solidarity Coalition San Francisco – USA, Communist Party of the Peoples of Spain (PCPE) , Partido Communista de Chile , Partido Communista Peruano (PCP) , Akel – Cyprus Partido Communista de Espana ,Tudeh Party of Iran , Türkiye Komunist Partisi – TKP Parti Communiste Libanais , Parti du Travail de Belgique, Partido Communista de Cuba, Demokratische Front zur Befreiung Palästinas (DFLP).

notre camarade Werner avec Françoise ( interprète) et Claudine.

notre camarade Werner avec Françoise ( interprète) et Claudine.

Echange de cadeaux

Echange de cadeaux

DKP de Hambourg

DKP de Hambourg

Délégation communiste Arrageoise à la fête de la presse UZ (Unsere Zeit), journal hebdomadaire du DKP (Parti Communiste Allemand) qui avait lieu à Dortmund du 26 au 28 juin 2014.
Merci aux camarades du DKP- stand du DKP de Dortmund et le PCF de l'Arrageois.
Merci aux camarades du DKP- stand du DKP de Dortmund et le PCF de l'Arrageois.

Merci aux camarades du DKP- stand du DKP de Dortmund et le PCF de l'Arrageois.

un grand moment d'émotion pour la chanteuse de 96 ans, déportée sous le régime nazi, qui a subi comme de millions d'Allemands communistes, la répression sous Hitler, qui reste une grande militante contre  le nazisme et l'extrême droite
un grand moment d'émotion pour la chanteuse de 96 ans, déportée sous le régime nazi, qui a subi comme de millions d'Allemands communistes, la répression sous Hitler, qui reste une grande militante contre  le nazisme et l'extrême droite

un grand moment d'émotion pour la chanteuse de 96 ans, déportée sous le régime nazi, qui a subi comme de millions d'Allemands communistes, la répression sous Hitler, qui reste une grande militante contre le nazisme et l'extrême droite

délégations suisse ( Parti suisse du Travail) et Belge ( PTB)

délégations suisse ( Parti suisse du Travail) et Belge ( PTB)

discourt de UDO STUNZ secrétaire  du DKP de Dortmund

discourt de UDO STUNZ secrétaire du DKP de Dortmund

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Freddy Kaczmarek maire communiste du Nord se met en grève contre la réforme territoriale

6 Juillet 2014, 17:51pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 

Le maire communiste d'Auby (Nord), Freddy Kaczmarek, a décidé de se mettre en grève vendredi 27 juin pour protester contre la réforme territoriale et la baisse des dotations de l'Etat, a-t-il annoncé mercredi à l'AFP.

 

Dans une lettre « distribuée aujourd’hui (mercredi 25 juin) dans toutes les boîtes aux lettres » de ses administrés et transmise à l’AFP, le maire explique que « ce vendredi 27 juin, toute la journée, les portes de l’hôtel de ville seront fermées, le téléphone coupé », mais qu’ »à l’intérieur, le personnel travaillera ».

Présence et explications - Les élus en grève – hormis ceux du groupe socialiste qui ne soutiennent pas l’initiative, selon M. Kaczmarek – « seront présents dans la cour » de l’hôtel de ville pour expliquer les raisons de cette action et pour soumettre une pétition exigeant un référendum, a expliqué le maire de cette commune du bassin minier de près de 8 000 habitants.

« L’Etat est en liquidation, le Premier ministre a annoncé la fin des départements et le regroupement des régions, le tour des communes viendra après 2020 (…). Ces mesures sont prises alors que les députés et sénateurs n’ont pas encore fini de débattre de la loi sur la décentralisation », écrit Freddy Kaczmarek dans sa lettre, dénonçant « un véritable coup d’Etat contre la démocratie ».

Ras-le-bol sur les dotations - Pour l’édile communiste, élu en 2001, la fronde des maires, et notamment la motion de l’Association des maires de France (AMF) pour protester contre la baisse des dotations de l’Etat – que M. Kaczmarek soumettra à son conseil municipal lundi – est « une première en France ».

« Il y a un ras-le-bol de tous les élus sur les réductions budgétaires et sur le harcèlement administratif et réglementaire dont on est victime tous les jours, de plus en plus. On a l’impression qu’on ne peut plus travailler en France », a-t-il déclaré à l’AFP. « Depuis 2009, l’Etat m’a retiré presque 900.000 euros de dotations sur mon budget. Rien que cette année, j’ai droit à une réduction de 137.000 euros. On n’arrive plus à rien faire », a souligné M. Kaczmarek.

 

Freddy Kaczmarek maire communiste du Nord se met en grève contre la réforme territoriale

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Rapides portraits de Porochenko et ses amis oligarques

5 Juillet 2014, 09:02am

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Tout le monde se rappelle de Sarkozy allant fêter au Fouquet sa victoire aux présidentielles, puis allant sur le yacht de Bolloré.

Regardons donc avec qui Porochenko a fêté sa victoire, avec l’aide de cet article ukrainien.

Petit tour de ces puissants qui sont venus en personne féliciter le nouveau roi de Kiev :

Rinat Akhmetov, 47 ans, 15,4 milliards de dollars.

Spécialisé dans la métallurgie, le charbon, l’énergie, télécommunications, finances, médias.

Propriétaire de l’équipe de football FC Chakhtar Donetsk, vainqueur de la coupe UEFA en 2009

Il est, de loin, le plus riche en Ukraine.

Pour vous donner une idée, un exemple parmi tant d’autres, il possède la 6eme propriété la plus chère au monde, d’après un article de Forbes en 2014, un appartement a Londres qui est évalué a la coquette somme de 221 millions de dollars.

Il a ses principales mines dans le Donbass, et a été récemment éconduit de cette région par les indépendantistes.

Depuis le torchon brule, Akhmetov est parti trouver refuge a Kiev, sous la protection du gouvernement, et réclame le retour a une Ukraine unie, et surtout le retour de ses usines.

Igor Kolomoisky, 47 ans, 6.5 milliards de dollar.

Spécialisé dans la métallurgie, la pétrochimie, les finances, et médias.

Propriétaire de l’équipe de football FC Dnipro Dnipropetrovsk

Il est le patron de la plus grosse banque ukrainienne : la PrivatBank, banque dont est issu le ministre des Finances Oleksandr Shlapak, ancien directeur de la branche a Lviv.

Il a été nommé, par le gouvernement provisoire de Kiev, seigneur, pardon gouverneur, de la région de Dnipropetrovsk.

Il joue un rôle important dans les événements en Ukraine, via ses milices, par exemple il a accueilli les Pravy Sektor dans son fief, et leur donne un support, financier, logistique. Yarosh ayant déclaré être impressionné par Kolomoisky, et en collaboration avec lui, sans pour autant être ami. C’est lui aussi qui verse des salaires et des primes pour les miliciens et soldats luttant contre les ‘terroristes’ : 10000$ pour chaque séparatiste arrêté, 200 000$ pour les bâtiments repris.

 

Kostyantyn Zhevago, 40 ans, 1.8 milliards de dollars

Spécialisé dans la métallurgie, finance

Propriétaire de l’équipe de football FC Vorskla Poltava.

il est le patron de la banque “Finance and Credit”.

Petro Porochenko, 48 ans, 1.6 milliard de dollars

Spécialisé dans le chocolat, média, et industrie automobile.

Propriétaire de la chaine de télévision Channel 5, du magazine Korrespondant

Boris Lozhkin, 42 ans, 144 millions de dollars

Très récemment, Porochenko a nommé Boris Lozhkin à la tête de l’administration présidentielle

Magnat de la presse, il a lancé la version ukrainienne de Forbes par exemple, avant de tout revendre a un autre oligarque dans une affaire louche : Sergei Kurchenko était implique dans de grands scandales lies aux gaz ukrainiens. Une enquête était en cours par les journaux de Lozhkin. Kurchenko a alors acheté tout le groupe afin d’étouffer, avec succès, les affaires. Tant de déontologie laisse songeur quand a son rôle a la tête de l’administration présidentielle …

 

 

 

merci au Blog d'Olivier Berruyer Les-Crises.fr

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EXPULSIONS À CALAIS : DÉCRIPTAGE

5 Juillet 2014, 07:48am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Comme souvent, la séquence que nous vivons avec l’expulsion du lieu de distribution des repas et de trois squats et la tentative d’expulser du territoire une partie de leurs occupants s’inscrit dans des séquences plus larges, dont les déterminations ne sont pas toutes principalement liées à Calais.

Qui est responsable ?

C’est la mairie de Calais qui a saisi le tribunal administratif pour obtenir l’évacuation du lieu de distribution des repas occupé par des exilés depuis un mois. C’est aussi l’Office Public de l’Habitant qui avait saisi la justice et obtenu un jugement d’expulsion pour les trois squats évacués le matin du 2 juillet.

C’est l’État qui a accordé le concours de la force publique, et qui est donc à l’origine de cette opération policière coordonnée sur plusieurs lieux. C’est lui qui a donné aux policiers et gendarmes la consigne d’éloigner militants journalistes, au besoin par la violence.

C’est surtout l’État qui a décidé de coupler évacuation du campement et des squats et expulsion du territoire.

Et qui a initié après le fiasco des évacuations de campement du 28 mai une nouvelle séquence médiatique préparant les évacuations accompagnées de rafles. Suite à l’échec du 28 mais, la préfecture se mure dans le silence et ne communique plus sur le sujet. Puis elle invite le 18 juin les associations puis les médias pour leur présenter un "dispositif exceptionnel" pour les personnes qui demanderaient l’asile, et annoncer en des termes euphémisés l’expulsion du lieu de distribution des repas. Le directeur général de l’OFPRA apparait comme par miracle le soir-même au lieu de distribution des repas pour présenter le dispositif. Lequel apparait les jours suivants profondément défectueux. Visiblement l’État ne souhaite pas faciliter l’accès à la procédure d’asile et n’a pas mis en place les moyens nécessaires. Il s’agit d’une mesure en trompe-l’oeil, visant à préparer les rafles et les placements en rétention du 2 juillet : les personnes n’ayant pas demandé l’asile, elles peuvent donc être renvoyées dans leur pays sans problème. C’est à cette opération que s’est prêté le directeur général de l’OFPRA, dévoyant totalement la vocation officielle de l’organisme qu’il dirige (OFPRA : Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides).

Cette séquence "dispositif exceptionnel pour les demandeurs d’asile" – tentative d’expulsion des non-demandeurs est elle-même à mettre en relation avec la préparation de réforme de la législation française sur l’asile actuellement en discussion. Tant le président de la république (lorsqu’il s’est exprimé sur "l’affaire Leonarda") que le ministre de l’intérieur et les parlementaires auteurs du rapport préliminaire ont indiqué que l’un des objectifs de cette réforme était d’expulser de manière plus systématique les personnes recevant une réponse négative à leur demande d’asile. La circulaire du 11 mars 2014 ciblait déjà les déboutés du droit d’asile et recommandait aux préfets de privilégier l’expulsion vers le pays d’origine.

On voit donc que l’acteur principal de la séquence est l’État, et que le rôle de la mairie de Calais est principalement de saisir le tribunal administratif pour obtenir un jugement d’expulsion. L’État cale simplement les dates de la fin du "dispositif exceptionnel" pour les demandeurs d’asile et de la rafle sur celle de la saisine du tribunal. Sachant qu’il a fallu anticiper pour mobiliser les effectifs policiers et libérer les places en centre de rétention, et qu’il y a donc eu concertation entre l’État et la mairie.

Qu’a-t-on détruit ?

En visite à Calais, Manuel Valls alors ministre de l’intérieur avait semblé valider la proposition des associations de créer des "maisons des migrants", lieux d’accueil digne et d’accès aux droits pour les exilés, tout-au-moins comme une piste à étudier et à expérimenter. En amont des élections municipales et européennes, le ministre promet aux associations plus de solidarité, tout en mettant en place dans la réalité des moyens de répression accrus.

La campagne électorale est aujourd’hui terminée. Les quatre lieux de vie qui ont été détruits étaient des préfigurations dans la réalité de ce qu’auraient pu être ces "maisons des migrants". Et les exilés sont renvoyés à la "loi des jungles", aux campements et squats insalubres dans et à la périphérie de Calais, où ils sont relégués entre violences policières et racket par les passeurs.

Les squats des rues Auber, Masséna et de Vic ont été ouverts en même temps par le collectif "Salut ô Toit". Celui de la rue de Vic était habité par des exilés. Celui de la rue Auber par des exilés et des militants de passage. Celui de la rue Masséna était un lieu de rencontre et d’activités, qui avait tissé des liens avec le voisinage. Depuis la destruction du campement des Soudanais le 11 avril dernier, il accueillait aussi une partie d’entre eux.

Ce sont les exilés eux-mêmes qui ont décidé d’occuper le lieu de distribution des repas (voir ici et ), pour revendiquer leur droit d’être traités comme des êtres humains. Même si l’organisation collective du départ s’est estompée avec le temps et l’arrivée de nouveaux habitants souvent désorientés par leur périple vers l’Europe, il est resté un lieu partagé par les différentes communautés, ouvert sur l’extérieur, les voisins, les bénévoles, les médias.

Il reste un de ces lieux, l’ancien squat Victor Hugo, mais l’État semble le vouer à une destruction lente. Ce lieu qui accueillait les femmes exilées et leurs enfants avait mobilisé une forte solidarité et avait tissé des liens avec le voisinage. Sa situation près du centre-ville permettait aux femmes de maintenir les liens avec leurs compagnons et les membres de leur famille présents à Calais. Son déménagement dans l’ancien accueil de jour du Secours catholique, sans la moindre concertation avec qui que soit, un préfabriqué isolé au-delà de la rocade de contournement de Calais, en fait déjà un lieu de relégation, sans voisinage avec lequel tisser les liens. Il faudra beaucoup d’efforts à l’association Solid’R, qui en assure la gestion, pour en faire un vrai lieu de vie.

Le retour à 2009 ?

Augmentation du nombre d’exilés à Calais, traitement bâclé d’une épidémie de gale, nombre important de mineurs envoyés de force dans des lieux d’accueil improvisés, rafle de plusieurs centaines de personnes, destruction des lieux de vie, placement en rétention, tentative d’expulser massivement vers des pays en guerre et des dictatures : la séquence actuelle ressemble fortement à celle présidée par Éric Besson en 2009, en moins bien organisé, alors que personnes n’y croit plus ni ne fait semblant d’y croire, à commencer par les autorités qui se contentent de débiter la langue de bois au kilomètres.

Le retour à 2009 est visible jusque dans les détails. Le lieu aménagé pour la distribution des repas restant fermé, les repas sont servis quai de la Moselle, comme entre 2003 et septembre 2009. L’accueil de jour du Secours catholique étant réquisitionné pour accueillir les femmes du squat Victor Hugo, l’association retourne dans ses anciens locaux, trop petits mais moins excentrés.

La distribution des repas comme lieu de ralliement pour les personnes dispersées, le retour des mineurs emmenés de force dans des centres improvisés, le retour des personnes arrêtées et emmenées loin de Calais, l’inquiétude pour ceux qui sont encore en rétention. On pourrait reprendre presque à l’identique le journal tenu par un militant en 2009 :

"Jeudi 24 septembre : Réalité : les Afghans arrêtés mardi commencent à revenir : demandeurs d’asile, mineurs en fugue, malades de la gale (eh oui, les personnes présentant les symptômes de la gale ont été libérés, selon un concept juridique et médical innovant). Le tribunal administratif de Lille a commencé à annuler des mises en rétention, avec des motifs qui pourraient concerner une bonne part des migrants arrêtés mardi."

"Vendredi 25 septembre : Ça fait plaisir, en arrivant à la Cabina, de revoir de plus en plus de visages connus, qui sont de retour. Libérés de l’après-rafle, mineurs en fugue, cachés réapparaissant, nouveaux, il y aurait déjà une grosse centaine d’Afghans à Calais. A quelques signes comme ça à droite à gauche, je subodore que Calais va rapidement devenir un joli merdier pour les autorités. Des nouveaux chez les Soudanais aussi. Et là aussi je sens poindre quelques surprises."

Mais au-delà de ces détails d’ambiance, cet hommage de Manuel Valls à Éric Besson – on pourrait parler de réhabilitation – n’est sûrement pas fortuit. Besson qui est parti en éclaireur rejoindre Sarkozi en 2007. Valls qui personnifie la main tendue du gouvernement à l’UMP pour une coalition à venir, plus proche probablement de la situation grecque, où le PASOK tente de garder une partie du pouvoir en ayant perdu son électorat, que de la grande coalition allemande.

Les exilés n’ont rien à voir avec ces stratégies d’alliance et de communication. Mais il faut bien que quelqu’un trinque.

 

Pentax Digital Camera

Jeudi 3 juillet 2014 à 18h, distribution de repas à la "Cabina", surnom donné par les exilés à ce lieu en raison du portacabine qui y a été installé pendant des années, et a servit selon les époques aux demandes d’asile,aux consultations médicales de Médecins du Monde ou aux distributions de repas, qui se sont tenues là de 2003 à 2009.

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Conférence à Arras sur la situation en Crimée avec Marianne Dunlop

3 Juillet 2014, 16:18pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Depuis le coup d’état et l’élection de Porochenko, les violences n’ont pas stoppé en Ukraine. Aujourd’hui c’est le Donbass et sa population qui est victime de violences de la part du Gouvernement. Des civils sont tués, manquent de vivre, de médicaments, et sont harcelés par l’armée de Kiev. Pour garantir leur indépendance économique et politique, les citoyens des provinces de Donetsk et de Lougansk ont votés massivement pour leur autonomie, lors du référendum populaire du 11 mai. Le gouvernement central refuse de se soumettre à l’avis du peuple, et envoie l’armée dans les villes du Donbass qui ont fait sécession. Ces territoires ont simplement exercé l’article 1 de la charte des nations unies sur le droit des peuples à l’autodétermination. Aujourd’hui ils sont les victimes du gouvernement de Kiev : des civils sont bombardés, l’armée est utilisée contre le peuple. Nos gouvernants doivent réagir. Hollande, l’Union européenne, les Etats unis et l’OTAN ont tout mis en place pour faire s’embraser ce pays, n’hésitant pas à soutenir les partis d’extrême droite comme Svoboda ou Paviyi Sektor, qui terrorisent les opposants et les civils . Le 6 mai dernier, dans la ville d’Odessa, alors que des manifestants hostiles au nouveau gouvernement occupaient pacifiquement la place, ils ont été délogés par la force. Les manifestants se sont réfugiés dans la maison des syndicats. Les militants d’extrême-droite ont mis le feu au bâtiment, tuant ses quarante-trois occupants. Rassemblons-nous pour refuser la guerre et la barbarie.

 

La section organise une Conférence sur la situation en Crimée, en Donbass et en pays Tartar.
 
   Le 9 juillet a la section du PCF
 
14 avenue de l'hippodrome à
 
Arras  17h00.
 
 

Récit exposé par Marianne Dunlop, revenue après plusieurs semaines passées dans les différentes régions de la Russie.
Venez nombreux

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[Vidéo] Les “experts” ont parlé : il n’y a pas de nazis en Ukraine !

2 Juillet 2014, 19:10pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Excellente vidéo de Vincent Parlier, qui fait un gros boulot sur des vidéos :

A faire suivre largement…

Par ailleurs, les nervis pro-Kiev ont arrêté (puis finalement relâché) Vladislav, plus connu dans la blogosphère comme “Streamer Vlad”, jeune citoyen de 16 ans à Marioupol. Révolté par ce qu’il voyait se passer dans sa ville, il a décidé, seulement armé de sa caméra, d’informer le monde sur la réalité du conflit ukrainien :

Voici son interrogatoire – tout va bien (alloooo Caroline Fourest ?) :

N’hésitez pas à consulter les vidéos de Vincent Parlier ici, et les informations de Bertrand du Déclin ou de Danielle Bleitrach

[Vidéo] Les “experts” ont parlé : il n’y a pas de nazis en Ukraine !

Blog d'Olivier Berruyer

http://www.les-crises.fr

 

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