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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Hommage et Pluralisme de la presse, info ou intox?

5 Novembre 2014, 11:27am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Les lecteurs de la presse locale du dimanche 2 novembre ont pu lire (article et photos à l’appui) l’hommage rendu aux compatriotes des différents groupes politique locaux au cimetière d’Arras, (soit dit en passant groupes bien clairsemés).

les photos de la presse montrent que seul UDI /UMP de Frédéric Leturque et le PS de Michel Talbot étaient présents ce 1er novembre 2014 rendant hommage à leurs défunts.

Que nenni cette info, cette intox.

oui! Cette année encore, les communistes de l’Arrageois (plus nombreux que les élus de la majorité et bien plus que les socialistes ( photos prises par les communistes), étaient présents pour rendre un vibrant hommage aux quarante camarades résistants martyres du fascisme, torturés, déportés puis fusillés ou décapités.

Ce fut aussi un hommage à ce jeune communiste Marc Lanvin assassiné par les nervis de la droite à l’âge de 18 ans en 1968, parce qu’il affiché ses idées hautes en couleur (rouge). (pas un mot dans la presse, tient donc!).

Comment effacer d’un trait de crayon ou d’une touche de clavier les martyres de la résistance, reposant en paix dans le caveau des martyres au cimetière d’Arras.

Toutes ces femmes et hommes unis au sein du parti des fusillés combattants becs et ongles contre le fascisme,contre le nazisme.

Oui! cette année nous avons rendu hommage à des femmes et des hommes qui se sont faits massacrés parce qu’ils étaient épris de liberté, de fraternité et d’égalité, alors que la bête immonde est à nos portes et que dans notre ville deux élus de l’extrême droite y sièges .

Mesdames et messieurs les journaleux, les réseaux sociaux sont parfois là ! pour rétablir la réalité des faits.

n’en déplaise aux consciences. « à méditer ».

Chaque année, notre camarade Christian Lescureux, rappelle le souvenir d'un (e) martyre de la résistance, malheureusement étant souffrant, Christian a dû renoncer ce 1er novembre, à venir évoquer l'hommage à Maurice Camphin.

En l’absence aussi du secrétaire de la section René Chevalier, c’est André Rabouille membre du bureau de section qui, à la lecture du texte de Christian, rappela que Maurice Camphin, milité très jeune aux jeunesses communiste Arrageois, fut fusillé le 14 mai 1943 à l'âge de 32 ans.

 

 

 Cimetière d’Arras : Caveau des Fusillés, 1er novembre 2014

 

Hommage des Communistes d’Arras

à leurs camarades héros de la Résistance

 

                           MAURICE CAMPHIN

 

  La section communiste d’Arras était avant la guerre particulièrement active et comptait         seize cellules et près d’un millier de militants entre 1937 et 1939.

Elle rayonnait sur de nombreuses communes des environs. 

Il y avait dans Arras ville, sa banlieue et la vallée de la Scarpe bien des usines textiles et métallurgiques, et une forte concentration de cheminots. Plus de 700 familles de cheminots habitaient Achicourt et les quartiers sud d’Arras.

 

 La cellule communiste des cheminots comptait 25 membres et parmi eux Maurice CAMPHIN et son jeune frère Paul.

 

MAURICE CAMPHIN est né à Saint-Nicolas, le 1er décembre 1911

Toute la famille, originaire de Saint-Nicolas et venue habiter Arras, est communiste depuis longtemps. 

Sa mère Eugénie (née Cuvelier) fille de mineurs, a adhéré au parti communiste dans les années vingt ainsi que son père, Maurice qui sera arrêté en 1939 pour avoir distribué des tracts communistes interdits.

 

Son frère RENE, né en 1913, est, en 1939, le jeune nouveau secrétaire de la fédération communiste du Pas de Calais. Il deviendra un des dirigeants au plan national de la Résistance sous le nom de Colonel Bauduin, et sera élu conseiller municipal d’Arras et député du Pas-de-Calais en 1945.  

 

Son jeune frère PAUL, né à Arras en 1922, adhère aux jeunesses communistes à l’âge de 13 ans, entre en résistance avec les FTP à 18 ans. Il est fusillé dans les Fossés de la citadelle, le 1er novembre 1943, à 21 ans.

 

MAURICE a lui aussi milité très jeune aux jeunesses communistes. 

Cheminot, marié à Thérèse Arrachart, il habite 12 rue Stéphenson à la Cité des Cheminots quand éclate la guerre.  

Bien que repéré par les autorités allemandes (car la police française leur a fourni toutes les listes de militants communistes) il rejoint très tôt les rangs de la Résistance.

 

En mai 1941 Maurice appartient au groupe des jeunesses communistes dirigé par Julien Hapiot. 

Entré dans la clandestinité, Maurice organise de nombreuses actions de sabotages. Il participe aussi à des opérations armées comme l’attaque à la grenade du cantonnement Wallon de Calonne Liévin.

A la création des FTPF (Francs Tireurs Partisans Français) en 1942, il devient responsable miliaire du secteur de Lens, puis dirigeant du secteur FTPF d’Arras 

Maurice Camphin, organise les cambriolages de mairies notamment pour fournir aux camarades clandestins des tickets de ravitaillement et des cachets pour faux papiers. Il prend part dans la nuit du 28 août 1942 au cambriolage des mairies de Biache-Saint-Vaast et d’Achicourt. Au retour de cette expédition, poursuivi par la gendarmerie française, il tombe dans une embuscade et, grièvement blessé, il est capturé à Thélus.

 

Remis aux autorités allemandes, il est transféré à la prison Saint Nicaise à Arras. A plusieurs reprises arraché de sa cellule pour tenter de le faire parler, il subira la torture dans les locaux de la Gestapo, situés à l’angle de la place de la Préfecture et de la rue Baudimont . 

Maurice Camphin est condamné à mort le 30 avril 1943 « pour provocations et aspirations bolcheviques » par le tribunal allemand OKF 670 qui siégeait à l’Hôtel de Ville d’Arras (salle du conseil Municipal) 

 

Il est fusillé le 14 mai 1943 à 18 h 44 dans les Fossés de la Citadelle d’Arras

 

 

                                                                                                                                      Christian Lescureux

 

 

Hommage et Pluralisme de la presse, info ou intox?
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Premier discours à l'assemblé nationale d'AMBROISE CROIZAT.

2 Novembre 2014, 20:46pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Premier discours à l'assemblé nationale d'AMBROISE CROIZAT.

Voilà un extrait ( retrouvé) du premier discours à l'assemblé nationale d'AMBROISE CROIZAT.

VOUS DIRE MES AMIS COMME ON AIMERAIT ENTENDRE CELA AUJOURD'HUI. CELA S'APPELLE METTRE L'HOMME AU CENTRE DE TOUS LES CHOIX POLITIQUES.

"Le nouveau systeme de securité sociale que nous établissons des aujourd'hui est à prendre dans son sens le plus large qui dépasse la simple protection sociale de santé ou de maladie.

Notre ambition est désormais, par le nouveau systeme, de mettre toute la vie de l'individu en "sécurité sociale".

Desormais nous sécuriserons toute la vie de l'individu de la naissance au décès.

Ainsi sont prévus pour une enfance digne un doublement des allocations familliales, la création d'une prime prenatale, d'une allocation de salaire unique, du doublement du congé grossesse.

Pour l'adolescence nous prévoirons outre la securité sociale les lois sur l'apprentissage professionnel.

 Pour l'entrée au travail seront améliorées les conventions collectives doublées d'une prévention dans l'entreprise avec reconnaissance des maladies professionnelles, la loi sur les heures supplémentaires, la création d'une caisse d'intempérie du bâtiment qui n'existait pas .

 Enfin comme une enfance digne ne va pas sans une viellese heureuse et pour une retraite qui ne soit pas l'antichambre de la mort mais une nouvelle étape de la vie, nous attribuerons une allocation importante à tous les vieux travailleurs".

Ambroise CROIZAT, ministre du travail à l'assemblée nationale le 2 decembre 1945.

ET TOUT CELA A ETE REALISE EN 7 MOIS ( janvier 1945- juin 46) DANS UN PAYS RUINE!!

AUJOURD'HUI LE GOUVERNEMENT FAIT L'INVERSE DANS UN PAYS CINQUIEME PUISSANCE ECONOMIQUE MONDIALE

Michel Etievent (merci de partager)

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Macron réinvente le socialisme ?

2 Novembre 2014, 10:18am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Vaut mieux en rire qu’en pleurer, laissons la parole à Nicolas Canteloup…

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La banque BRICS opérationnelle - Une sortie du Consensus de Washington ?

2 Novembre 2014, 10:07am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Une bonne nouvelle passée pratiquement inaperçue dans les médias occidentaux. Les cinq pays du Brics ont créé au début de l’été 2014 une banque de développement qui aura comme capital 100 milliards de dollars et qui aura comme siège Shanghaï. Contrairement au FMI et à la Banque mondiale, les prêts faits ne seraient pas assortis de conditions contraignantes (ajustement structurel). Les rares informations occidentales présentent cela comme une agression contre l’ordre établi par l’Occident. Le fameux Consensus de Washington mis en place pour figer l’architecture financière internationale selon les vœux du grand capital.

La banque BRICS opérationnelle - Une sortie du Consensus de Washington ?

Les potentialités des pays du Brics

Pour François Houtart, les cinq pays composant les pays dits « émergents », c’est-à-dire, la Chine, l’Inde, la Russie, le Brésil et l’Afrique du Sud, forment un bloc important à l’échelle mondiale. Leur poids démographique atteint 3 milliards de personnes, soit 42% de la population mondiale et leur PIB représentait en 2010, quelque 14.000 milliards d’USD, ou 18,5% du PIB mondial. Leur réserve de devises est estimée à 5000 milliards d’USD, dont 3.200 milliards pour la seule Chine.

Cependant, malgré leur poids, tous ces pays, et en particulier les BRIC’S, sont fermement arrimés à l’économie capitaliste dominante.

Il suffit de citer quelques faits. Leurs réserves monétaires sont en majorité constituées par le dollar, au point de détenir une part importante de la dette extérieure des Etats-Unis et donc indirectement de contribuer à maintenir le système.

La « ré-primarisation » de continents tels que l’Afrique et l’Amérique latine, toujours plus producteurs de matières premières et de produits agricoles, place ces derniers en position de faiblesse dans la division internationale du travail, même si la conjoncture des prix leur a été favorable au cours des 15 dernières années » (1).

« Sur le plan financier, la dépendance est aussi très nette. Ainsi, la politique de la Réserve fédérale américaine visant à augmenter les taux d’intérêt à long terme, entre janvier et août 2012, a eu pour effet une diminution de la valeur de la monnaie de plusieurs pays émergents : l’Afrique du Sud,-20%, Inde,-17,2%, Brésil, -17,4%, Russie,-8,4%. Seule la Chine, avec sa capacité productive énorme et l’importance de ses exportations, a mieux résisté au phénomène. Cependant, ce pays a augmenté sa participation aux bons du Trésor des Etats-Unis, c’est-à-dire comme détenteur de la dette américaine, passant de 1 268 milliards de dollars en août 2013 à 1 293 milliards en septembre de la même année, soit 27,8% de l’ensemble de la participation étrangère. »(1)

Le long chemin vers l’indépendance réelle

Ecoutons ce qu’en pense le journaliste de Asia Times, Pepe Escobar : « Le Bric’s, groupe des pouvoirs émergents (le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine, l’Afrique du Sud) lutte contre le (Des) Ordre du Monde (Néolibéral) à travers une nouvelle banque de développement et un fonds de réserve mis sur pied pour compenser les crises financières. Le diable, évidemment, est dans les détails de comment ils y parviendront. Cela fut une route longue et sinueuse depuis Yekaterinburg en 2009, lors de leur premier sommet, jusqu’à la contre-attaque, longtemps attendue, du Brics contre le consensus de Bretton Woods - le FMI et la Banque mondiale - mais aussi l’Asian Development Bank (ADB). dominée par le Japon, (mais répondant en grande partie aux priorités US). » (2)

« La Banque de développement Brics - investira dans les projets d’infrastructure et de développement durable à une échelle mondiale. Dans quelques années, il atteindra une capacité de financement allant jusqu’à 350 milliards de dollars. Avec un surplus de financement, notamment de Pékin et de Moscou, la nouvelle institution pourrait faire mordre la poussière à la Banque mondiale. Comparez l’accès à l’épargne réelle au papier vert imprimé du gouvernement US sans garantie [dollar]. Et ensuite il y a l’accord établissant un fonds de réserves de devises de 100 milliards de dollars - le Contingent Reserve Arrangement (CRA) Pour le fonds, la Chine contribuera à hauteur de 41 milliards de dollars, le Brésil, l’Inde et la Russie avec 18 milliards chacun, et l’Afrique du Sud avec 5 milliards.

Au-delà de l’économie et de la finance, c’est essentiellement de la géopolitique- comme ces pouvoirs émergents offrant une alternative au Consensus de Washington qui a échoué. La stratégie arrive aussi à être un des noeuds clés de l’alliance Chine-Russie progressivement consolidée, récemment dessinée lors du « deal du gaz du siècle » et du forum économique de Saint-Pétersbourg ». (2)

« En Amérique du Sud, Poutine ne rencontre pas seulement le président de l’Uruguay, Pepe Mujica - discutant parmi d’autres sujets, de la construction d’un port en eau profonde - mais aussi Nicolas Maduro du Venezuela et Evo Morales de la Bolivie. Xi Jinping est aussi en tournée, se rendant en dehors du Brésil, en Argentine, Cuba et au Venezuela. Ce que Pékin dit (et fait) complète Moscou ; l’Amérique latine est vue comme extrêmement stratégique. Cela devrait se traduire par plus d’investissement chinois et augmenter l’intégration Sud-Sud.

Cette offensive commerciale et diplomatique russo-chinoise correspond à la poussée concertée vers un monde multipolaire L’Argentine est un exemple de premier ordre. Pendant que Buenos Aires, déjà vue dans la récession, lutte contre les fonds de vautour US - épitomé de la spéculation financière - dans les palais de justice de New York, Poutine et Xi viennent en offrant d’investir dans tout, des chemins de fer au secteur énergétique ».(2)

« Ce que les Brics essaient de présenter au Sud mondial écrit Pepe Escobar, est maintenant un choix ; d’un côté, spéculation financière, fonds de vautour et l’hégémonie des Maîtres de l’Univers ; de l’autre côté, le capitalisme productif (...) Il est toujours instructif de revenir à l’Argentine. L’Argentine est emprisonnée dans une crise chronique de dettes extérieures principalement déclenchée par le FMI depuis plus de 40 ans - et maintenant perpétuée par les fonds vautour. La banque Brics et le fonds de réserve comme alternative au FMI et à la Banque mondiale offrent la possibilité pour des dizaines d’autres nations d’échapper à la difficile situation à l’Argentine. Sans parler de la possibilité que d’autres nations émergentes telles que l’Indonésie, la Malaisie, l’Iran et la Turquie contribuent bientôt aux deux institutions. »(2)

Les réactions occidentales, entre la condescendance et les pronostics sombres

Les réactions occidentales vont tous dans le sens d’une impossibilité de cohésion dans la durée : « Ce n’est pas étonnant poursuit Pepe Escobar, que les Maîtres hégémoniques du gang universel soient inconfortables sur leurs chaises de cuir du Financial Times résume avec soin le point de vue de la City de Londres - paradis notoire du capitalisme de casino. Ce sont des jours passionnants en Amérique du Sud sur plusieurs aspects. L’hégémonie d’Atlantiste fera partie du décor, évidemment, mais c’est la stratégie du Brics qui montre la voie plus loin en bas de la route. Et la roue multipolaire continue à rouler dessus ».(2)

Dans le Monde de l’économie on nous explique pourquoi la banque : « Objectif : permettre à ses membres de se protéger en cas de nouvelle tempête sur leurs devises, comme celle déclenchée mi-2013 après l’annonce du changement de cap de la politique monétaire américaine. Les Brics avaient alors dû affronter de violentes sorties de capitaux.(...) Certains experts doutent néanmoins que 100 milliards de dollars suffisent à contrer de telles attaques. « L’efficacité du fonds serait préventive et symbolique : c’est déjà beaucoup », juge M.Zlotowski. (...) (3)

Insidieusement, le Monde de l’économie s’interroge : « Les inconnues sont nombreuses. Les pays aidés accepteront-ils de se mettre sous la tutelle officieuse de la Chine, qui sera le principal contributeur financier ? Comment se situera la banque de développement des Brics face aux institutions similaires, notamment la nouvelle banque asiatique d’investissements en infrastructures que Pékin lance en parallèle ? La cohésion entre les pays membres sera-t-elle suffisante pour mener ces projets à bien ? « J’en doute : tous poursuivent des objectifs politiques et économiques très différents », assène M.Lehmann Jean-Pierre Lehmann, spécialiste de politique économique internationale. Avant d’ajouter, non sans ironie : « Entre les Brics, il a toujours manqué le ciment. » (3)

Selon le South China Morning Post, « le président de la Banque mondiale Jim Yong-kim a salué cette initiative, déclarant qu’elle ne serait pas une menace pour les institutions de Washington [Banque mondiale et FMI], et qu’elle aiderait à combattre la pauvreté ». Jim Yong-kim aurait ajouté que « notre compétition est la lutte contre la pauvreté, notre ennemi est le manque de croissance ou encore une croissance non inclusive ». (4) (5) « L’Hindustan Times écrit également que « le sommet prendra en compte le refus du Congrès américain de ratifier les propositions donnant plus de poids aux pays émergents au sein du FMI ». Outre-atlantique, l’inquiétude est parfois de mise. En témoigne cette étude publiée par Forbes, qui titre : « Plus qu’une alliance antidollar, un nouvel outil de stabilisation du commerce qui constitue un risque réel pour la dominance du dollar américain ». (5)

Justement lassés d’attendre que le Congrès des États-Unis autorise la réforme du FMI qui leur donnerait une représentation plus conforme au poids qu’ils ont acquis dans l’économie mondiale, les Brics créent l’embryon d’un système parallèle qui se pose en contrepoids, si ce n’est en alternative, à celui dont les bases avaient été jetées pendant la Seconde Guerre mondiale, à un moment où les équilibres étaient très différents de ceux d’aujourd’hui.(5)

Les Brics et la construction d’un nouveau monde L’importance du sommet Brics annonce un nouveau monde en train de naître. D’autres pays pourront rejoindre les Brics actuels qui seraient bientôt rejoints par l’Iran et l’Indonésie. L’Iran est un chef de file pilier politique technologie important. Il dispose d’énormes ressources naturelles. Il fait d’extraordinaires progrès technologiques.

Il y aura bientôt un membre Bric’s. Et il en sera de l’Indonésie, qui a la quatrième plus grande population, une économie en développement rapide (environ 7% par an) et, encore une fois, d’énormes ressources naturelles. Déjà, les Brics actuels ont 40% de la population mondiale, 30% de sa masse terrestre, et 25% de son PIB, et ce dernier étant un chiffre en forte augmentation. Le raisonnement sous-jacent est simple : les Brics sont déterminés à défier l’Ouest, domination politique et économique et, en particulier, de briser la domination du Fonds monétaire international et la Banque mondiale qui n’ont pas servi les besoins de développement des pays pauvres et ont généralement servi que de les mettre dans de plus en plus, non remboursable de la dette. (6)

« Peut-être le résultat le plus important du sommet Brics est le projet de création d’un câble à fibre optique reliant les cinq États (avec des extensions relativement faciles à l’Iran et l’Indonésie). En effet, il se pourrait que les Brics soient la construction d’un système mondial indépendant optique Internet fibre ou au moins un étendue sur laquelle ils auront un contrôle complet. »

La coopération Sud-Sud pourra trouver des objectifs nombreux, la déconnection du Sud vis-à-vis du Nord ne sera complète que par l’abandon du paradigme capitaliste et, en contrepartie, de la construction commune d’une option alternative pour la vie de l’humanité sur la planète. En fait, la crise structurelle que vit l’ensemble du globe ne laisse pas de choix et une coopération Sud-Sud peut contribuer à établir les nouveaux objectifs et à définir les transitions. »(6)

Il est vrai cependant que les Brics sont effectivement très différents en termes de système politique, de niveau de croissance économique et autres indicateurs de développement, de culture et de démographie. Il est à espérer que les pays du Brics fassent réellement de cette banque la plaque tournante du développement sans demander aux pays demandeurs d’aide de sacrifier les fondamentaux de la vie, l’éducation, la santé, les droits à l’alimentation, à l’eau et à posséder un toit. De plus, le vertige de puissance pourrait amener les grands pays du Brics à monopoliser les décisions. Nous l’avons vu avec la difficulté de choisir le siège. C’est, en définitive, la Chine qui l’a récupéré. (7)

1. François Houtart http://www.cahiersdusocialisme.org/...

2. Pepe Escobar http://www.elcorreo.eu.org/BRICS-co... 15 juillet2014

3. http://www.lemonde.fr/economie/arti...

4. http://www.scmp.com/business/econom...

5. Lionel Pelisson http://www.courrierinternational.co...

6. http://alalumieredunouveaumonde.blo...

7. C.E. Chitour http://www.legrandsoir.info/L-Avene...

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Les images de la révolution en cours au Burkina Faso

2 Novembre 2014, 08:13am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

En exclusivité pour Investig'Action, le reporter Mikaël Aurelio Doulson Alberca livre les images de la révolution en cours au Burkina Faso

La manifestation du peuple burkinabé à Ouagadougou le 28 octobre 2014 a dégénéré en guérilla urbaine lorsque les manifestants ont quitté la Place de la Nation en direction du rond-point des Nations Unies avec le projet d’atteindre l’Assemblée Nationale pour l’occuper.

Après quelques minutes de sit-in et d’occupation pacifique par les manifestants au rond point des Nations Unies, les forces de police ont lancé l’assaut et ont chargé les manifestants à coup de gaz lacrymogène et de camion à eau.

Les pick-up des policiers se sont lancés aux trousses des manifestants, en tirant des grenades de gaz lacrymogène parfois à bout portant. On déplore des blessés, mais pas de morts. La manifestation aurait rassemblé des centaines de milliers de manifestants à Ouagadougou, près d’un million selon les organisateurs.

Les partis d’opposition au CDP (parti au pouvoir) avaient lancé pour cette manifestation le mot d’ordre suivant : désobéissance civile, jusqu’à la chute du régime.

Le Président du Faso Blaise Compaoré espère que le vote de jeudi 30 octobre à l’assemblée nationale lui permettra de changer l’article 37 de la Constitution sans passer par un référendum, et ainsi de se présenter à sa propre succession aux élections présidentielles de 2015.

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Pierre Gattaz s'attaque à tous les droits des salariés

2 Novembre 2014, 07:32am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Pierre Gattaz s'attaque à tous les droits des salariés

 

Pierre Gattaz, en appelant la France à sortir de la convention de l'OIT,

Le président du Medef, Pierre Gattaz, a proposé jeudi 30 octobre que la France sorte de la convention 158 de l'Organisation internationale du travail (OIT), sous prétexte de « lever » la crainte de l'embauche chez les chefs d'entreprise. Or cette convention est très importante pour les travailleurs; elle énumère les droits qui sont développés dans le Code du Travail français. Sur le fond, elle reprend et explicite des principes qui sont inscrit dans la déclaration des droits de l'homme, ainsi que dans le préambule de la constitution française.

Que dit la convention 158 de l'Organisation internationale du travail (OIT) ?

Dans son article 4, cette convention dit qu’ « Un travailleur ne devra pas être licencié sans qu'il existe un motif valable de licenciement lié à l'aptitude ou à la conduite du travailleur ou fondé sur les nécessités du fonctionnement de l'entreprise, de l'établissement ou du service. »

Dans son article 5 elle dit que « ne constituent pas des motifs valables de licenciement, notamment:

  • (a) l'affiliation syndicale ou la participation à des activités syndicales en dehors des heures de travail ou, avec le consentement de l'employeur, durant les heures de travail;
  • (b) le fait de solliciter, d'exercer ou d'avoir exercé un mandat de représentation des travailleurs;
  • (c) le fait d'avoir déposé une plainte ou participé à des procédures engagées contre un employeur en raison de violations alléguées de la législation, ou présenté un recours devant les autorités administratives compétentes;
  • (d) la race, la couleur, le sexe, l'état matrimonial, les responsabilités familiales, la grossesse, la religion, l'opinion politique, l'ascendance nationale ou l'origine sociale;
  • (e) l'absence du travail pendant le congé de maternité.

Dans son article 6 elle précise aussi :

« L'absence temporaire du travail en raison d'une maladie ou d'un accident ne devra pas constituer une raison valable de licenciement. » (...)

Dans son article 8 (PROCÉDURE DE RECOURS CONTRE LE LICENCIEMENT) il est dit :

« Un travailleur qui estime avoir fait l'objet d'une mesure de licenciement injustifiée aura le droit de recourir contre cette mesure devant un organisme impartial tel qu'un tribunal, un tribunal du travail, une commission d'arbitrage ou un arbitre. »

Enfin dans son article 11 (PRÉAVIS), la convention dit :

« Un travailleur qui va faire l'objet d'une mesure de licenciement aura droit à un préavis d'une durée raisonnable ou à une indemnité en tenant lieu, à moins qu'il ne se soit rendu coupable d'une faute grave, c'est-à-dire une faute de nature telle que l'on ne peut raisonnablement exiger de l'employeur qu'il continue à occuper ce travailleur pendant la période du préavis. »

 

On voit bien que se sont tous les conquis sociaux de deux siècles de luttes, qui sont dans le collimateur du patron des patrons, sous prétexte de « lever » la crainte de l'embauche chez les chefs d'entreprise.

Ce sont toutes protections des travailleurs qui sont visées par le président du Medef, sous prétexte de permettre d’embaucher.

 

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Les déplacements et récits de Danielle et Marianne en Ukraine épisode 5

2 Novembre 2014, 07:23am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Qui nous défendra à notre tour?

Est-il possible déjà de tirer certains enseignements de ce que nous voyons dans cette malheureuse Ukraine? D’abord un état des lieux, le pays est en proie non seulement à la guerre civile,  à la crise économique sociale, mais aussi à la peur face à d’inquiétantes figures. Comment vous dire à quel point cela est palpable ici à Odessa qui parait si tranquille…. On le sent dans le silence des habitants : ce chauffeur de taxi qui se tait ou répond « ça va… un silence… si on peut dire » et dont on ne peut pas tirer un mot de plus… La ville entière paraît en pleine torpeur tandis que des jeunes gens, de la racaille, roulent les mécaniques, fixent des regards qui se baissent… Dans cette ville célèbre pour son impertinence… Le soir, dans la nuit des bandes de fêtards, on entend mal et on devine leur cri: « pour notre victoire! » et ils sautent…   Le fait que des partis fascistes n’aient pas obtenu des voix en masse signifie comme l’abstention un désaveu, mais toutes les listes présentées comme démocratiques, c’est-à-dire « pro-occidentales », ont en tête, éligibles,  des fascistes. Parmi les plus excités, il y a des « héros » de la répression dans le Donbass. Et surtout, les fascistes sont devenus partout les auxiliaires zélés de la politique des oligarques qui ont le pouvoir « à fiction démocratique ». Le bilan du Maïdan tient en ce résultat électoral : sur 250 anciens députés de la Rada, 200 ont été réélus, en revanche ont été exclus les communistes et ceux qui tentaient de combattre le FMI, l’OTAN… Voilà pour la Révolution… Et au quotidien, c’est cette enseignante que ses élèves interrogent sur le Donbass et qui le lendemain est renvoyée sur dénonciation de l’un d’entre eux… La « lustration », la purge, cette liste que l’on sait établie mais qui n’est pas encore diffusée… Ces mères qui ne peuvent obtenir justice et dont nous avons déjà parlé…Cette inquiétude devant ces adolescents, quand un peuple a peur de sa jeunesse …
Ce communiste sans parti nous dit: « c’est de notre faute, nous n’avons rien dit quand on nous a imposé la fin de l’Union Soviétique, puis nous n’avons rien dit quand il y a eu l’attaque contre la Yougoslavie, qui aujourd’hui va descendre dans la rue pour nous défendre ? » L’envie nous prend alors d’interpeller les communistes français, les antifascistes et ceux qui plus largement ont une autre vision de la France, de notre rôle dans le monde : qui nous défendra à notre tour?

Trois pistes de réflexion s’imposent :
LA RESPONSABILITE DE NOTRE GOUVERNEMENT ET DE L’UE
Il y a un fait incontournable, la responsabilité du gouvernement français comme de l’UE dans l’ouverture de cette crise ukrainienne. Incontournable  l’appui à un coup d’Etat, qui n’a pas été toléré par la moitié de la population et a déclenché tous les autres événements, depuis le référendum d’indépendance de la Crimée et le choix du rattachement à la Russie jusqu’à la guerre civile dans le Donbass et le massacre d’Odessa. Une intervention de l’Europe, longtemps préparée en sous main par les Etats-Unis qui ont installé leur procurateur en la personne de madame Nuland et pour qui les dirigeants actuels ne sont que des marionnettes. Des ingérences qui ne se sont traduites par rien d’autre que des milliers de victimes civiles et une crise de plus en plus profonde pour la population. On peut accuser Poutine d’intervention, il reste encore à en faire la preuve, alors que celle des Etats-Unis ne se cache pas.
Ce déni du droit auquel nos gouvernants ont participé n’est pas simplement manifestation de leur incompétence criminelle, mais il a aussi des causes structurelles. Il faut les chercher  dans ce qu’est l’UE et la manière dont désormais la France est ligotée à cette réalité institutionnelle.Il faut les chercher dans l’évolution de l’intervention des Etats-Unis et de ses alliés depuis les années 1990.Encore accélérée par la crise de 2008, qui a engendré une fièvre mercantiliste concurrentielle avec une raréfaction de la demande qui aujourd’hui tend vers la déflation.

L’analyse  léniniste de « l’impérialisme stade suprême du capitalisme » n’est pas dépassée même si des événements nombreux sont intervenus et si il y a eu avec la financiarisation des monopoles une transformation de l’impérialisme. Depuis la première grande boucherie européenne et mondialisée, il y a toujours la même concurrence inter-monopoliste à l’échelle mondiale avec la guerre devenue structurelle dans l’accumulation capitaliste autant que dans le mode d’expression des concurrences inter-capitalistes et dans la forme de tentative de maintien des rapports d’exploitation. L’étape de 2008 et les choix d’austérité, d’exaspération concurrentielle face à la raréfaction de la demande a porté à son plus haut niveau cette dimension structurelle de la concurrence intermonopoliste, de la guerre et de la répression des peuples.

La création d’institutions chargées d’assurer la pérennité de ce système  au lendemain de la deuxième guerre mondiale a représenté une sorte d’équilibre, baptisé celui de la terreur à cause du nucléaire, l’hégémonie des monopoles subsistait mais était obligée de tenir compte de l’existence d’un camp socialiste et de sa capacité de riposte. La Russie continue d’ailleurs plus ou moins à être de ce fait suspecte d’entretenir ledit équilibre alors même que monte le challenge économique de la Chine et des BRICS. L’Ukraine n’ intéresse les monopoles occidentaux, le complexe industrialo-militaire que comme une marche vers cet affrontement-là.

Avec l’effondrement de l’URSS, alors que demeure d’un côté l’obstacle nucléaire, et que le challenge concurrentiel économique monte avec la Chine, de l’autre côté, le système institutionnel de négociation international, le droit international lui-même, a perdu sa relative stabilité antérieure. Une ivresse de toute puissance semble s’être emparée des monopoles, brisant toute résistance au pillage sur leur passage, a succédé à cette période de relatif équilibre. Comme d’ailleurs la même fièvre les a gagné en matière d’exploitation de la force de travail comme de l’environnement, le caractère sénile et destructeur du capital s’accroit.

L’Europe colonialiste sortie exsangue de la première et deuxième guerre mondiale s’était placée dans le sillage de son rejeton sanglant les Etats-Unis, qui lui  avait bénéficié des guerres.  Elle a poursuivi l’allégeance à la chute de l’Union Soviétique. Non parce que les Européens avaient des craintes face aux ennemis caricaturaux – il s’agissait de puissances secondaires, de « terroristes » relevant d’opération de simple police, créatures occidentales et de leurs alliés,  mais pour lesquelles était créées des coalitions sous l’hégémonie des Etats-Unis. L’allégeance n’était donc plus une protection mais parce que l’UE ne pouvait exister autrement qu’en tant que participant à l’impérialisme américain et ses institutions de régulation, le FMI, la banque mondiale, le dollar autant que la puissance militaire à laquelle elle a été annexée. Avec une triple dimension, économique – une politique monétariste régulée par l’austérité – un militarisme qui réclamait la guerre et une mise en concurrence des forces de travail sous la pression des délocalisations et des forces de travail des ex-pays colonisés, puis celle des pays de l’ex-Union soviétique.

Il y a eu une sorte d’illusion gorbatchévienne, qui s’est poursuivie longtemps dans l’ex-Union soviétique et singulièrement en Russie sur la possibilité d’une entente, illusion dont le dernier avatar a été l’idée que l’occident hégémonique accepterait un monde multipolaire, l’Ukraine a fait tomber les masques et montré à quel point la guerre était consubstantielle à ce stade du capitalisme, avec des concurrences n’autorisant aucun développement.
On ne comprend rien à la résurgence du fascisme en Europe si on ne le relie pas à ces caractéristiques capitalistes et impérialistes de l’Europe, pas plus d’ailleurs qu’à l’utilisation de ces forces fascistes comme prétexte à la guerre dans d’autres lieux, l’exemple type étant le Moyen-orient. Le fascisme sert à empêcher par la peur les protestations du monde du travail, les revendications à la souveraineté, le contrôle populaire sur les ressources autant qu’à donner des aliments à la guerre indispensable au profit. C’est ce que vit la malheureuse Ukraine.
Face à ce caractère destructeur , sénile de l’impérialisme, stade suprême du capitalisme à son stade monopoliste financiarisé, il y a donc l’ébranlement des institutions internationales nées de la seconde guerre mondiale, avec le fait que la disparition du contrepoids que constituait l’Union Soviétique a rompu les digues de la négociation, du compromis. La brutalité du plus fort, d’un monde sans loi est devenu la règle comme l’ont prouvé un certain nombre d’interventions depuis 1991.
Incontestablement l’ingérence de notre gouvernement et de l’UE en Ukraine pour y soutenir les seuls intérêts de l’OTAN et des Etats-Unis, relève de ces déséquilibres structurels dans lesquels il n’y a plus aucun respect du droit. Mais pour la première c’est avec un cynisme total en Europe et directement avec la Russie en ligne de mire. Il faut donc bien comprendre ce que nos gouvernants cherchent et savoir intervenir en particulier sur la question essentielle de la paix.
Au-delà de la responsabilité en Ukraine, cela devrait nous inciter à une réflexion en profondeur sur la manière dont le France intervient dans ces institutions internationales avec comme but la recherche de la souveraineté du peuple français sur les dites institutions en faveur de la paix, de la justice et de l’élaboration d’un droit démocratique.
2. LA REMISE EN CAUSE DES DROITS DE L’HOMME
Cette crise du mode de production et l’ébranlement des institutions nées de la seconde guerre mondiale ont également leur dimension morale et individuelle autant qu’environnementale. L’Ukraine est l’illustration la plus caractéristique de ce qui est apparu à la chute de l’Union Soviétique. Face aux appétits déchaînés et sans frein de la classe capitaliste et de toutes les formes de pillage, de corruption qu’elle engendre dans son sillage, la crise profonde des institutions internationales et du droit s’accompagne d’une remise en cause des bases mêmes de ce que l’on peut considérer comme les droits de l’homme dans leur aspect le plus universel.
Ce dont a témoigné et ce dont témoigne la situation ukrainienne, en particulier le répression terrible, le génocide dans le Donbass et les événements du 2 mai à Odessa, c’est à quel point il y a un deux poids deux mesures à partir du moment où les intérêts monopolistes et occidentaux sont menacés ou au contraire préservés.

Nous avions l’habitude d’une partialité de nos médias, de nos «élites » en matière de traitement de l’information et des faits, qu’il s’agisse du Moyen orient, de l’Amérique latine, de l’Asie, de l’Afrique, et dans nos pays, la partialité dans le traitement des faits était la règle, mais là nous avons eu droit à un véritable négationnisme, à l’omerta, le silence sur les faits eux-mêmes pour transformer le mal en bien et vice versa. Jamais nous n’avons assisté à une telle manière de justifier le fascisme, de le présenter sous la figure de la démocratie.
Ce qui surgit là à travers ce deux poids deux mesures, ce silence en appui de génocide c’est une conception de l’humanité avec des droits différents, la reconnaissance d’un surhomme, l’allié de l’occident et le sous-homme, le « pro-russe » ou défini comme tel.
Les complicités dans une telle vision sont nombreuses dans notre pays, comment s’étonner de l’emprise du fascisme quand on utilise les droits de l’homme pour une telle remise en cause de ce qui les fonde.
3- LE RÔLE DES PARTIS COMMUNISTES
Il est frappant de constater qu’au moment où l’on aurait le plus besoin de partis communistes, ceux-ci sont entrés partout et en particulier en France dans une crise profonde faute peut-être d’avoir su repenser à temps la nouveauté de la situation née de la chute de l’Union soviétique. A titre de piste de réflexion, je voudrais suggérer ces quelques  idées :
Non seulement l’analyse faite par les communistes eux-mêmes de l’Union Soviétique et de ce qu’elle avait représentée réellement pour les peuples a été évacuée et on s’est contenté de l’analyse de la bourgeoisie, mais encore la stratégie des communistes n’a pas été repensée.
Ainsi le parti communiste français avait élaboré sa stratégie de passage pacifique au socialisme sous la guerre froide. D’un côté, il y avait encore l’équilibre représenté par l’existence d’un camp socialiste, un point d’appui pour penser une stratégie pacifique. Mais dans le même temps, la déstalinisation, accomplie dans de mauvaises conditions idéologiques et politiques, avait encouragé une vision du rassemblement qui nous soumettait à terme à la social démocratie. A débuté alors le primat de l’alliance sur les contenus du rassemblement et ce défaut s’est encore trouvé aggravé quand il y a eu l’effondrement de l’URSS.
La stratégie de passage pacifique au socialisme n’a pas été revue et au contraire ont été privilégiées les alliances et les positions dans les institutions alors que celles-ci faisaient de plus en plus la preuve de leur inadaptation à permettre l’expression des intérêts populaires. De surcroît sans parti communiste capable de vraiment ancrer à gauche ladite gauche, celle-ci n’a manqué de dériver vers le capital et au niveau international en appui d’une adhésion à l’UE et à l’atlantisme.
Le miracle, qu’il s’agisse des ex-pays soviétiques comme des partis communistes occidentaux, a été de se maintenir dans un état de plus en plus faible, de moins en moins crédible dans une telle situation d’absence de stratégie, autant que d’organisations aptes à favoriser l’intervention populaire.
La réflexion de Simonenko, le secrétaire du parti communiste d’Ukraine dont on ne peut qu’admirer le courage, témoigne d’une prise de conscience importante. Au lendemain des élections où il n’a plus été représenté à la Rada, à la fois parce que ses bases traditionnelles avaient soit rejoint la Russie comme pour la Crimée, étaient en guerre civile comme le Donbass ou s’étaient refugiées dans l’abstention comme Odessa, il a déclaré : « »j’ai un grand plaisir à me réinvestir à plein temps dans la vie du Parti. Avant je devais diviser mon temps en deux, la première moitié de ma journée je la consacrait aux activités parlementaires, et l’après-midi aux affaires du parti. Par conséquent, je vais avoir beaucoup plus de temps pour organiser le travail du Parti ».

« Nous allons maintenant rencontrer le peuple. Le potentiel du Parti est resté, et nous pourrons l’engager renforcer nos idées auprès des citoyens d’Ukraine » conclu Petro Simonenko.
S’il n’est pas question de sous-estimer le rôle des élus, en particulier dans la défense des populations qui en ont plus que jamais besoin, cette prise de conscience de la coupure qui a tendu à se développer entre les partis communistes et les populations menacées par la crise et le fascisme nous parait essentielle non seulement pour l’Ukraine mais pour la France.

Danielle Bleitrach

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Les déplacements et récits de Danielle et Marianne en Ukraine épisode 4

2 Novembre 2014, 06:58am

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Odessa : les mères de mai

Hier soir, nous avons vécu un moment infiniment douloureux, nous avons rencontré une dizaine de mères de jeunes gens qui ont péri dans les événements du 2 mai.

Au-delà de toute politique, je ressentais personnellement avec une terrible intensité leur gouffre intérieur, cette impression lue dans leurs yeux que plus rien n’avait d’importance. Il ne leur restait plus qu’une obsession, leur tenant lieu de raison de vivre: empêcher l’oubli. Dire l’injustice subie et qui se renouvelle chaque jour.

 Le fascisme insidieux et qui prétend les faire taire.
Avec une infinie pudeur, elles nous tendaient des photos, celles d’ hommes dans la force de l’âge, avec leur famille, en vacances, et même un adolescent. Vous savez cet enfant, ce komsomol que vous avez vu avec son grand drapeau rouge. Il le portait la veille, lors de la manifestation du premier mai 2014. Sa mère, à peine plus âgée que lui, nous a dit en balbutiant la bouche tordue pour retenir les larmes qu’une cellule communiste d’Italie avait pris son nom. On lui disait combien on l’admirait pour avoir élevé un pareil fils et elle avait la moue d’un bébé et l’oeil embué en balbutiant ces mots. Elle nous a tendu une photo avec un poème, il avait un regard d’archange. A côté d’elle, pendant toute la discussion, une autre femme ne cessait de prendre et reprendre les images d’un fils à tous les âges, l’une d’elle était encore dans son cadre et elle les battait comme une cartomancienne sans destin, comme si elle cherchait à comprendre seulement ce qui s’était passé. Et puis elles ont parlé et elles ont dit la réalité du fascisme qui s’est abattu sur Odessa, la peur qui avec la mort de leurs enfants s’est mise à planer sur cette ville, un brouillard épais fait de silence, de mensonges, de regards qui se détournent et qui les isole du reste du monde qui ne veut pas voir ce qui se passe dans ce port réputé pour son humeur joyeuse.Pensez à Marseille sur lequel tomberait un silence apeuré.
Helena, qui parle français et qui l’enseigne, nous a expliqué qu’elles n’étaient pas toutes là : c’est une toute petite partie des mères, des familles.. Elles ont voulu dire chacune leur tour qui étaient leurs enfants. Elles insistaient sur leurs diplômes, leur profession, leurs talents, c’étaient des ingénieurs en bâtiment ; un marin, un étudiant… Il fallait que l’on sache! » Ils ont dit d’eux que c’étaient des voyous, des SDF, ce n’était pas vrai, ils avaient une vie pleine d’avenir. Simplement ils n’avaient pas voulu tolérer le fascisme, l’avaient combattu. Je l’ai supplié de ne pas y aller, il m’a dit, il le faut! » Ces mères multiplient en vain les interventions pour que la Cour pénale dise et reconnaisse quelles personnes de qualité le pays a perdu.

Celle qui les organisait avait encore son fils en vie mais il était prisonnier pour avoir défendu ceux que l’on battait dans la rue Grecque. Il n’avait pas d’arme, même pas un bâton. Depuis il est en prison, sans le moindre jugement. Il y a ainsi 80 prisonniers retenus depuis ce jour sans avocat, sans jugement. Cela fait partie du no man’s land juridique dans lequel elles se débattent toutes. Il n’y a eu aucune déclaration officielle ni sur le nombre de morts, ni de disparus. 82 ou 92 personnes sont ainsi portées disparues et le chiffre de 217 morts est avancé. L’une des femmes travaille dans les services judiciaires et elle a su que ce jour là, dans ce quartier de la ville, ont été recensés sur les registres officiels 61 décès. » Ils ne le disent pas parce qu’à partir de 50 c’est un génocide et ils ne veulent pas le reconnaître. »
Depuis, tous les 2 de chaque mois, elles commémorent leurs morts, la police et la municipalité tentent de les en empêcher.

Le mois dernier, ils ont franchi un nouveau seuil, ils ont traîné certaines d’entre elles et des hommes à la police. Dans la nuit, à quatre heures du matin, ils ont perquisitionné chez elles. Elles avaient déposé des fleurs, des photos, des couronnes envoyées de toutes les villes d’Ukraine, la même nuit Pravy Sektor est venu a tout saccagé et emporté les fleurs, les couronnes, les photos et même une croix. Ils ont tout brûlé. Le lendemain, elles sont revenues et avec elles un grand nombre d’anonymes et il y avait encore plus de fleurs, mais la nuit suivante ils ont recommencé. Les gens ont peur et se taisent. Cette institutrice dans une école rurale nous dit en serrant les dents que dans son village personne n’a osé lui présenter ses condoléances. Elle a une coiffe, une résille noire dont s’échappent des mèches grises, elle a l’âge passé de la retraite, elle continue. Elle proteste à la fois contre l’oubli de son enfant et la manière dont on invente l’histoire, les programmes qui changent les faits.
Le cauchemar est ainsi renouvelé et le deuil est impossible, parce que tout est incompréhensible. Ce soir-là, ce fut l’horreur, souvent apprise sur les chaînes de télé qui commençaient déjà à mentir en inventant que des Russes, des gens venus de Transnistrie avaient attaqué des Odessites. Le cœur battant les jambes ne les portant plus, elles ont couru à la recherche de leur enfant, d’autres de leur mari ou frère, elles se sont jetées devant les assaillants pour sauver ceux qui pouvaient l’être. Helena s’interposait, sauvait des gens sur lesquels ces brutes s’acharnaient elle ignorait qu’à quelques mètres d’elle sont fils agonisait, quand elle l’a retrouvé il était trop tard.

L’une nous explique comment elle a crié aux pompiers : « Pourquoi vous ne sauvez pas les gens dans cet incendie ». Des silhouettes étaient aux fenêtres et ils redescendaient leurs grandes échelles. « Mais pourquoi ? » a-t-elle hurlé et elle refait le geste de leur réponse, ils ont haussé les épaules pour dire qu’ils n’y pouvaient rien, ils avaient des ordres. Elle est convaincue qu’on aurait pu sauver tout le monde.


Un autre fils qui accompagnait sa mère nous décrit aussi ce qu’il a vu, ces gens enveloppés dans un drapeau ukrainien dansant une infernale sarabande au milieu des corps étendus et criant leur joie, leur ivresse de la mort… A quoi les mères répondent en écho avec l’exemple de cette femme qui sur un plateau de télévision a applaudi à l’annonce de ce tragique autodafé de leurs enfants.

C’était voulu affirment-elles. Une des femmes, blonde, coupe au carré, encore belle sous le masque de souffrance, n’a plus de larmes à verser. Quand je leur demande si je peux publier leur nom, elle m’interpelle au nom de mon pays et de l’Europe qui se tait. « Je n’ai pas peur. Il faut parler : le fascisme c’est une tumeur maligne et si vous ne l’arrêtez pas ici, il reviendra jusqu’à vous comme jadis à Berlin. J’ai été élevée comme quelqu’un de bien, j’ai élevé mon fils de la même manière, avec des principes. Les gens qui sont morts auraient pu être utiles à leur pays.

Pourquoi vous taisez-vous ? Pourquoi la France que nous avons libérée, nous les Russes, fait silence sur nous ? Comment vous expliquer par quel enfer nous passons. Pouvez-vous le comprendre? » Elle n’a même pas de papiers officiels, elle ne sait toujours pas pourquoi et comment est mort son enfant. Ses blessures n’étaient pas thermiques mais chimiques. Il en est ainsi de toutes ces femmes qui font le siège de la commission d’enquête qui n’agit pas. Les mères et les survivants ont même reçu des lettres, dans lesquelles il était écrit « Vous n’avez pas été tués, nous allons réparer cette erreur ! » Ce sont des bêtes. Le fils de Tamara qui était handicapé, un déficient mental… était au troisième étage quand les assassins l’ont cerné, il était venu à leur rencontre avec pour seule arme une icône, ils l’ont abattu. Ce sont des bêtes féroces à qui l’on croyait pouvoir parler comme à des êtres humains, un innocent…
Et elles poursuivent inlassablement, déroulent le fil de ce qu’elles subissent encore et encore: « Alors imaginez ce que nous avons ressenti quand le président Porochenko se félicite de cette action à Odessa en disant : « Nous voyons le prix payé dans le Donbass pour n’avoir pas arrêté à temps les séparatistes comme nous l’avons fait à Odessa ».

Dans son clip de propagande électorale Porochenko à un moment disait : « Nous construisons un état fort ! », et c’était illustré d’une photo de la maison des syndicats en train de brûler !

Le même Porochenko a prétendu que désormais Odessa est une ville bandériste. Ce n’est pas vrai, il ne sait pas ce que les Odessites pensent même s’ils se taisent, s’ils sont figés par la peur, et ils arrivent même parfois à refuser l’ordre fasciste, comme cette pétition par laquelle nous exigions une plaque commémorative là où étaient morts nos enfants, ils sont venus la signer par milliers, silencieusement.

Le gouverneur a dit que cela concernait la ville, le maire a dit qu’ils en parleraient au Conseil, mais ils n’ont toujours pas répondu et quand nous allons faire pression pour que tout ne soit pas enterré nos interlocuteurs détournent les yeux et nous disent « laissez tomber ! » « C’est pour ça que nous avons besoin de vous, pour qu’ils se rendent compte que le monde s’émeut de ce qu’ils ont fait… Ils craignent l’opinion européenne, qu’elle s’aperçoive de qui ils sont réellement. » Elles ont fait un livre avec des poèmes de gens émus, d’inconnus, avec la biographie de ceux qui sont morts, disparus. Elles ont fait une exposition sur ce qui s’est passé à Odessa. Cette exposition a été présentée dans la plupart des grandes villes européennes, les fascistes soutenus par l’ambassade d’Ukraine l’ont perturbée en Espagne et au Portugal, en Pologne, mais en France, elles n’ont trouvé personne pour l’accueillir.

Elles ont organisé une conférence de presse, il est venu des journaux, elles attendent encore les articles.
Marianne et moi leur promettons que nous allons faire l’impossible pour que cette exposition de photos passe en France, même si nos moyens sont limités. Marianne a commencé à retraduire les légendes des photos de l’exposition, d’en corriger les quelques fautes. Il y a encore tant de choses à rapporter qui prouvent à quel point l’opération a été planifiée, voulue dans son horreur pour faire taire Odessa. Il faut dire encore comment cela s’accompagne aujourd’hui de la « lustration », une purge.

La moitié des mères présentes sont des enseignantes, elles savent que des listes sont prêtes, demain elles seront chassées de leur poste. Les critères sont faciles, il ne faut pas avoir été komsomol ni membre du parti communiste, mais tout le monde a été komsomol et Porochenko aussi, il a même été communiste… mais c’est choisi simplement comme un prétexte. « En première ligne sont les Russes ethniques, pas les russophones, Tous les ukrainiens sont russophones et les plus excités des nationalistes ukrainiens se débrouillent mal en ukrainien.

Mais ils sont la proie d’une folie russophobe, il faut chasser les communistes, les Russes… Nous sommes des sous-hommes et il faut en purger l’Ukraine… C’est ça le fascisme ! Nous avons perdu nos enfants, on va nous enlever nos emplois… pour nous forcer à partir… C’est fait à grande échelle et c’est pour ça qu’Odessa a peur. »
Voilà, peut-être que le lecteur de cet article comprendra mieux les résultats des élections à Odessa.

L’abstention massive malgré le bourrage des urnes, Odessa a été après le Donbass l’endroit où on a le moins voté… Les votes exprimés se sont dirigés vers les partis d’opposition, le parti des région, les communistes, même si les immenses bulletins jetés dans les urnes transparentes sont visibles.

Oui Odessa a donné un coup de pied à Porochenko et à son affirmation que la ville était bandériste et vu ce qui se passe ici, c’est une manière d’exploit.
Danielle et Marianne

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Brésil, Uruguay, Bolivie : Les urnes plus fortes que les marchés

2 Novembre 2014, 06:50am

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De bonnes nouvelles par Jean Ortiz

Analyse de notre ami et camarade Jean Ortiz sur ce qui vient de se passer en Amérique Latine.

Votes mais pas seulement.
Jean vient de publier un nouveau livre, nous vous donnerons nos notes de lecture.
Paul Barbazange

Les « latinos », appelés avec mépris « sudacas » en Espagne, sont masos. Ils en redemandent ! Le latifundium médiatique et ses « terratenientes » de la politique pensaient « libérer », faire tomber le géant brésilien pas assez docile à leurs mirettes, et non aligné sur la « libre » entreprise, le « libre » commerce, la « libre » soumission... Les adversaires de cette liberté en cage préfèrent l’intégration régionale équitable aux génuflexions enchaînées devant l’Union européenne et les Etats-Unis. Les temps changent... « L’arrière cour des Etats-Unis » est aujourd’hui la soumise Union européenne.

Dilma, donnée battue, et rebattue, et rabattue, n’est selon la plupart des médias de l’empire qu’« élue de justesse ». Je traduis : il est juste qu’elle soit élue avec 51,64% des suffrages exprimés... tout comme l’avait été « victorieusement » Monsieur Normal en France.

Après la campagne haineuse, violente, calomnieuse, mensongère, que Dilma a essuyé de la plupart des médias brésiliens (aussi libres que sardines en boîte), et de tous les candidats coalisés derrière le très droitier Aécio Neves, sa réélection constitue un évènement majeur. Le clivage gauche-droite a été réactivé et peut pousser Dilma à s’attaquer au « modèle », à promouvoir des changements structurels, une réforme politique... Le peuple brésilien a majoritairement refusé le retour au néolibéralisme pur et dur et non faussé. Il sait que les salaires ont augmenté, que le taux de chômage est bas, que la redistribution a sorti de l’extrême pauvreté plus de 35 millions de personnes, et ce malgré tous les malgré.

En Uruguay voisin, le candidat du « Front large », l’ex-président Tabaré Vasquez, « modéré », a obtenu plus de 47% au premier tour ! « Pepe » le modeste, le vraiment normal, a bien fait son taf. En Amérique du sud les malades se portent bien, merci ! A faire rêver nos « démocraties occidentales » en passe de devenir « Républiques bananières ».

Et plus encore : les Indiens boliviens ont flanqué une claque magistrale au « poker du mal » : FMI, BM, OMC, UE, BCE.

« El Evo » a dédié sa victoire à Fidel et à Chavez !! Des bolchos !! Evo a été réélu pour la troisième fois dès le premier tour avec 61% des voix. Des scores « soviétiques », à faire crier au bolchévisme le patron du canard vénézuélien « Tal Cual », Teodoro Petkoff, ancien guérillero devenu « plus libéral que moi tu meurs » et coqueluche des médias français.

Oh, rien n’est irréversible, mais le « reflux », « l’usure », « la restauration néolibérale », tant annoncés par les cireurs de bottes de l’empire et du capitalisme, finalement ces prédictions s’apparentent plutôt à la marée montante. Que d’enseignements et d’encouragements pour nous ! Que de raisons pour redoubler de solidarité... Solidaires comme le soleil ; « inti » en aymara, la langue de Evo Morales. « Jallalla » ! Vive !

Source : http://www.humanite.fr/blogs/bresil-uruguay-bolivie-les-urnes-plus-fortes-que-les-marches-555890#sthash.gQNFoQrZ.dpuf

Les partie en gras sont de mon choix (Paul Barbazange).

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les nouvelles provinces de l'Empire européen...

2 Novembre 2014, 06:30am

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COMMENT PRIVER LES CITOYENS DE LEUR CONTRÔLE DÉMOCRATIQUE ?

En supprimant tous les échelons de proximité avec les décideurs :

les communes rassemblées en super-cités,

les départements supprimés et faisant place aux "métropoles"

le tout supervisé par de grandes régions,

les nouvelles provinces de l'Empire européen...et finalement, peu importe que celles-ci soient 13,14,ou 15...

RÉFORME TERRITORIALE :

LA GUERRE DES CARTES CONTINUE

 

Ils n'en démordent pas, ils en veulent quinze. Les sénateurs ont maintenu, jeudi 30 octobre, une carte de la France rétablissant contre l'avis du gouvernement l'autonomie de l'Alsace, du Languedoc-Roussillon et de Midi-Pyrénées, lors de l'examen en seconde lecture de la première partie de la réforme territoriale. L'Assemblée nationale avait pour sa part voté cet été une carte créant une France à treize régions métropolitaines.

En revanche, à l'occasion de l'examen en seconde lecture du premier texte de la réforme territoriale, le Sénat a refusé à une voix près le maintien d'une région Nord-Pas-de-Calais séparée, allant dans le sens du gouvernement et de l'Assemblée qui veulent la voir fusionner avec la Picardie.

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A propos de l'appart de Le Paon, un petit mot

2 Novembre 2014, 06:21am

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Si la presse et les médias mettaient autant de zele à raconter notre belle histoire sociale, tous les conquis de la CGT et la nécessité des luttes que mène la CGT souvent au prix de la vie de ses militants ( seul vrai rempart à la casse sociale) le visage de notre pays serait plus digne et comme disait Aragon "nos matins en seraient différents".

Que le camarade le Paon, soit logé décemment ( même si le devis pourrait etre moins salé, quoique!) ne me gêne en rien.

Pourquoi un dirigeant ou un simple militant devaient être logé dans un gourbi au nom de je ne sais quelle ligue de vertu bien pensante ou d'une morale bourgeoise qui réserverait ( ben tiens, c'est l'ordre des choses!) aux pauvres les coins les plus défavorisés de la ville.

D'autres parts rappelons combien Ambroise Croizat ou Marcel Paul dans le sillage du programme du CNR avaient revendiqué (et ils l'ont fait!) de récupérer les beaux châteaux des collabos de l'electricité ou des Forges pour y faire des centres de santé, des colos de vacances, des centres de repos et y placer les ouvriers les enfants d'ouvriers.

Robespierre (mon maitre) disait déjà en expropriant les châteaux nobles ou les beaux biens d'eglise: "Désormais les plus beaux lieux seront au peuple. Nous y placeront les maternelles et les hospices" (le Louvre demeure royale par exemple devint musée populaire) Mais on voit bien le pourquoi de l'acharnement: les élections approchent et il s'agit encore une fois de casser la première centrale syndicale et par là un vrai pole de résistance pour laisser place à ceux qui composent avec le patronat, signent tout et accélèrent la casse.

Je m’élève aussi par la même occasion contre ceux qui à l'intérieur de la CGT, pour des problèmes de place, d'ego ( personnelles) ou plus grave pour des problemes ideologiques s'évertuent à détruitre de l'intérieur ce qui est le dernier rempart au libéralisme échevelé.

Je n'aime pas ceux qui donnent aux flics de la presse et de manière insidieuse et lâche, des éléments pour accélérer la mort sociale.

Derniere chose: avez vous remarqué la place que prend l'article de l'affaire le Paon dans le Canard: 35 cm de large pour 120 000 euros.

Juste au dessous sur 13 petits centimètres, il est question de l'affaire Balkany : 3 millions d'euros entre autres pour un Riad au Maroc... détournés sur les fonds publics...

Bises à tous et LUTTONS!!!

Michel Etievent...

A propos de l'appart de Le Paon, un petit mot

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VOTATION À L’ONU: 188 PAYS POUR LA FIN DU BLOCUS CONTRE CUBA, 2 PAYS CONTRE (ETATS-UNIS ET ISRAEL)

31 Octobre 2014, 22:08pm

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Granma.cu

L’assemblée Générale de l’ONU a approuvé ce mardi 28 octobre 2014 presaue unanimement et pour la 23° année consécutive, une résolution qui demande la fin du blocus étasunien contre cuba, une mesure unilatérale imposée par Washington depuis 1962.

L’assemblée plénière des 193 membres des Nations Unies a soutenu par 188 voix pour, 2 contre (Etats-Unis et Israël) et 3 abstentions (Palau, la Micronésie et les Iles Marshall) le projet intitutlé « Nécessité de mettre fin au blocus économique, commercial et financier imposé par les Etats-Unis à Cuba ».

Depuis 1992, l’assemblée Générale approuve la demande de Cuba d’éliminer cette politique hostile qui survécu à 11 administrations de la Maison Blanche, dont les conséquences économiques sont estimées à 1 billion 112 534 millions de dollars et dont les dommages humains sont incalculables.

« La politique du blocus viole le principe de non intervention. Les etats-Unis perdent toute autorité. Le blocus viole systématiquement les droits de l’homme de tous les Cubains », a dit Samuel Moncada lors de la session.

Alors, le représentant de l’Egypte a affirmé que malheureusement, avec le blocus, nous continuons « à écouter les échos du passé ». Ce blocus a duré plus que n’importe quel autre blocus dans l’ère moderne. Il persiste en violation totale du Droit International. « L’Egypte continuera à transmettre un message clair aux Etats-Unis », à propos de cette politique.

« Nous appelons instamment tous les pays à appliquer la Cherte de l’ONU… Malheureusement, ces résolutions ne sont pas appliquées efficacement et le blocus contre Cuba n’est pas levé ». Cela a causé des pertes économiques énormes pour l’Ile, a assuré la délégation de la Chine.

« Que les Etats-Unis appliquent pleinement la résolution de l’Assemblée de mettre fin aux sanctions contre Cuba… » Le Vietnam fera tout son possible pour aider Cuba pour qu’elle surmonte les limitations que lui a imposées le blocus.

« Malgré les circonstances adverses affrontées depuis plus de 50 ans, Cuba a élevé ses indices de développement humain… Nous soulignons qu’historiquement, elle a tranformé la solidarité en axe central de sa politique extérieure », a dit le représentant du Mexique. Et la Russie a demandé aux Etats-Unis d’avoir la ferme volonté politique de mettre fin au blocus contre Cuba.

Au nom du MERCOSUR et des Etats associés, la délégation de l’Argentine a déclaré que « les coûts humanitaire et économiques pour le peuple cubain, en plus de l’anachronisme de cette politique, sont évidents pour tous, a-t-elle dit. Le blocus viole les principes de la Charte de l’ONU et du droit international », a affirmé son représentant. Et aussi « les principes de la justice et des droits de l’homme ».

Source: http://www.granma.cu/mundo/2014-10-28/victoria-cubana-en-la-onu

URL de cet article: http://cubasifranceprovence.over-blog.com/2014/10/cuba-le-monde-reclame-a-nouveau-aux-etats-unis-la-levee-du-blocus-de-cuba.html – traduction Françoise Lopez

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Tout ce qui change au 1er novembre 2014

31 Octobre 2014, 21:23pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Tout ce qui change au 1er novembre 2014

L’hiver approche avec son lot de changements tarifaires.

La trêve hivernale débute ce samedi

Cette trêve, obtenue par l'Abbé Pierre après l'hiver 54, démarre chaque année le 1er novembre mais débute véritablement la veille au soir, les expulsions étant interdites entre 21 heures et 6 heures.

Les expulsions de locataires ne pourront plus se faire qu'à compter du 1er avril 2015. même si le propriétaire a entamé une procédure judiciaire. 

La trêve hivernale suspend également les coupures de gaz et d'électricité en cas de factures impayées.

 

Les tarifs réglementés du gaz de GDF Suez en hausse

Ils augmentent de 2,31% hors taxe en moyenne par rapport à octobre 2014. Près de sept millions de foyers sont concernés.  L’augmentation est en moyenne de 0,8% pour ceux qui n’utilisent le gaz que pour la cuisson, de 1,4% pour ceux qui en font un double usage cuisson et eau chaude et de 2,2% pour les foyers qui se chauffent au gaz.

Il s'agira de la deuxième augmentation consécutive après celle de 3,9% en moyenne le 1er octobre.

Un mouvement classique dans la mesure où on entre dans la période à laquelle les consommateurs rallument leurs chaudières

Les tarifs de l’électricité grimpe aussi

la nouvelle est tombé ce vendredi. Le décret, qui définit la nouvelle méthode de calcul des tarifs réglementés de l'électricité, qu'EDF applique à environ 28 millions de foyers.

Les tarifs réglementés de l'électricité pour les particuliers augmenteront de 2,5% à partir du 1er novembre, conséquence de l'application de la nouvelle formule de calcul et d'un rattrapage sur les tarifs appliqués en 2012 et 2013.

Cette mesure avait été annoncée par Manuel Valls, suite à l'annulation de la hausse de 5% décidée par Ségolène Royal.

 

Cession d'entreprise: Le droit d'information des salariés entre en vigueur

Les entreprises commerciales de moins de 250 salariés devront, dans le cadre de la loi Hamon, prévenir leur personnel de toute cession du fonds de commerce ou de la majorité des parts sociales.

L’ESP devient obligatoire

Les voitures neuves devront être équipées d'un nouveau système appelé ESP ou «Electronic Stability Program». C'est un correcteur de trajectoire créé par l'équipementier Bosch en 1995. Des capteurs situés dans les quatre roues du véhicule contrôlent la trajectoire 25 fois par seconde. Autrement dit, ce système permet d'éviter des accidents et même de sauver des vies.

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Clap de fin pour Blaise Compaoré

31 Octobre 2014, 20:58pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Pour avoir tenté de prolonger jusqu’à l’absurde son interminable règne au sommet de l’Etat burkinabé, l’assassin de Thomas Sankara a été balayé par la rue en quelques jours. Paris perd un de ses plus fidèles serviteurs, le continent africain et ses forces progressistes l’un de ses pires fossoyeurs.

En déclin depuis la chute du mur de Berlin, le cœur de la Françafrique ne battait plus seulement en Côte d’Ivoire où le président Houphouët Boigny allait bientôt rendre l’âme, ou au Gabon, minuscule émirat pétrolier du clan Bongo mais gigantesque tiroir caisse de la classe politique française, du RPR au PS en passant par le Front national. A Ouagadougou, capitale du Burkina Faso, l’influence régionale de Blaise Compaoré dépassait de loin les capacités et les moyens de ce qui demeure l’un des pays les plus pauvres du monde. La déstabilisation de la Côte d’Ivoire ou celle du Mali devait beaucoup à ce militaire taiseux et secret, installé en 1987 par la grâce de Jacques Chirac, revenu au pouvoir à la tête d’un gouvernement de cohabitation. Il appartiendra aux historiens de déterminer un jour les véritables responsables de l’assassinat du capitaine Sankara, remarquable dirigeant (1984-1987) qui tenta de rendre dignité au « pays des hommes intègres » en le payant de sa vie.

Il confiera au magazine Jeune Afrique : « Un jour, des gens sont venus me voir, complètement affolés. « Il paraît que Blaise prépare un coup d’Etat contre toi… » Ils étaient, le plus sérieusement du monde, paniqués. Je leur ai répondu ceci : « le jour où vous apprendrez que Blaise prépare un coup d’Etat contre moi, ce ne sera pas la peine de chercher à vous y opposer ou même de prévenir. Cela voudra dire qu’il est trop tard et que ce sera imparable. Il connaît tant de choses sur moi que personne ne pourrait me protéger contre lui s’il voulait m’attaquer. Il a contre moi des armes que vous ignorez… »

L’un de ses plus proches amis français, introduit auprès de Guy Penne, l’ancien « Monsieur Afrique » de François Mitterrand, raconte : « Je ne crois pas que Mitterrand ait donné son feu vert à la liquidation de Sankara. Ils entretenaient des liens conflictuels, mais le Président français ressentait, à sa manière, une forme de fierté que l’espace francophone ait pu bénéficier d’un dirigeant de la trempe de Sankara ».

En coulisse, c’est Jacques Foccart, l’inamovible métronome des réseaux occultes de la Françafrique, qui orchestre sa chute. Face la caméra d’une télévision suisse, il étalera le mépris que suscitait les volontés d’émancipation du passeur du slogan « la patrie ou la mort, nous vaincrons » chez ces hommes « raisonnables », biberonnés à l’anti-communisme, : « Il est étonnant de constater que la légende de Sankara est encore vive à l’étranger, alors que ses compatriotes ont eu à supporter sa violence et son inefficacité, tant politique qu’économique. Je ne peux pas dire que j’ai été fasciné, mais j’ai eu l’impression d’avoir en face de moi un homme très intelligent et curieux, qui aurait été incapable de devenir raisonnable ».

Officiellement, Thomas Sankara, le corps criblé de balles, est décédé « de mort naturelle ». Devant les visiteurs qui s’inquiétaient du véritable sort de son ex-meilleur ami, Blaise Compaoré baissait les yeux. La justice burkinabé s’est toujours opposée à l’ouverture d’une tombe dont nul ne sait à ce jour quel cadavre elle renferme, si ce n’est la symbolique d’un drame shakespearien qui bascula le pays d’une expérience progressiste, indépendante et unique, au retour à l’enclavement, à la servitude vis-à-vis de la France, et surtout à l’humiliation. Le 16 octobre 1988, Blaise Compaoré soldait ainsi dans les colonnes du Monde l’héritage de son « frère », du plus coriace adversaire de la dette, de l’économie de rente et d’importation. Que reste-t-il du socialisme, s’enquérait le quotidien vespéral… Réponse du futur chien de garde d’une Afrique de l’Ouest enfin débarrassée de Sankara et de ses vénéneuses utopies : « Notre révolution se déroule dans un cadre bourgeois. Notre objectif, c’est la croissance. Nous avons besoin d’un développement du capitalisme. Mais ce capitalisme ne doit pas se faire au détriment du peuple. Pour nous, il n’a jamais été question de socialisme. »

Blaise Compaoré parle déjà de lui à la troisième personne. En 1991, la chute de la dictature au Mali lui inspire cette réflexion : « L’erreur de Moussa (Traoré, président du Mali de 1968 à 1991), c’est de ne pas avoir compris ce tournant de l’histoire. Il a voulu résister en oubliant qu’il n’avait plus personne d’autre à ses côtés que sa garde prétorienne et en misant encore, ces dernières heures, sur un parti unique qui n’avait plus aucune existence ». A Ouagadougou, au crépuscule de presque 25 ans de pouvoir sans partage, les manifestations violentes contre la vie chère (février-mars 2008), ou les mutineries de mars-juin 2011 ne raisonneront pas plus Compaoré, pourtant homme des casernes, que son « collègue » Moussa Traoré.

Le tripatouillage constitutionnel auquel il entendait se livrer prétendait s’appuyer, comme il l’expliquera le 12 décembre 2013, sur un référendum et donc sur la volonté populaire. Les centaines de milliers de citoyens descendus dans la rue le 28 octobre dernier, puis la prise d’assaut de l’Assemblée nationale et de la télévision publique deux jours plus tard, se chargeront de lui rappeler le sens de « l’histoire », lâché par le chef d’Etat major des armées qui désormais détient les clés du pays.

 

 

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Petit rappel des droits conquis par la CGT et le PCF

31 Octobre 2014, 05:42am

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de notre camarade MICHEL ETIEVENT

 

Bon dieu mais c'est pas vrai!!!!! ...si la CGT et le PCF n'existaient pas vous n'auriez pas eu:

la loi des 8 heures
le syndicalisme libre
les congés payés
les 40 heures
les conventions collectives
la secu
la retraite
les statuts de la fonction publique, des electriciens et gaziers, des mineurs,
le triplement des allocs
un code du travail acceptable
la loi sur les heures supplementaires
la formation professionnelle
la prévention dans l'entreprise
Les CHS
la reconnaissances des maladies professionnelles
la caisse d'intempéries du batiment
la primes prénatale
le congé maternité
l'allocation de salaire unique
le CNRS
l'hôpital public
le congé hebdomadaire
et puis la resistance.... et puis j'arrête là parce que FB (facebook) n'y suffirait pas... alors battez vous pour que la CGT et le PCF puissent continuer...sans tomber dans tous les pièges des médias qui ne rêvent que de vous voir divisés.

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