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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

La réforme des collectivités décryptée en 5 minutes chrono.

14 Novembre 2014, 11:33am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

La réforme des collectivités décryptée en 5 minutes chrono.

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Pour le PCF, « l’alternative, c’est maintenant »

14 Novembre 2014, 11:13am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Réunis pour une conférence nationale à Montreuil ce week-end, 800 délégués

communistes ont décidé de « hausser le ton » de la riposte à Hollande et Valls en invitant les forces de gauche en rupture avec l’austérité à s’engager clairement

dans la construction d’une alternative.

Conscients de « l’urgence » de la situation sociale, économique mais aussi politique, les communistes ont travaillé ce week-end, à l’occasion de leur conférence nationale, à tracer un chemin vers une alternative de gauche à la politique libérale conduite par François Hollande et Manuel Valls. Dans la halle Marcel-Dufriche de Montreuil (Seine-Saint-Denis), 800 d’entre eux ont débattu du contour et du sens du « rassemblement » nécessaire pour y parvenir.

« Personne ne peut plus rester au milieu du gué (…) face à la politique menée par le gouvernement, au contrat déchiré sous les coups de boutoir du Medef, de la droite, du clan Le Pen », a estimé leur secrétaire national, Pierre Laurent, dimanche, lors du meeting de clôture de la conférence, appelant solennellement les Français et les forces de gauche à passer à l’action. « L’alternative, c’est maintenant », a-t-il martelé. Dès son discours d’introduction, samedi matin, le sénateur de Paris avait brossé trois objectifs : « Déployer partout dans le pays un puissant, large et permanent mouvement d’action pour stopper les politiques d’austérité », « faire avancer les rassemblements et les constructions politiques capables de porter jusqu’au pouvoir ces alternatives », et « faire de l’élection (départementale) un grand moment de mobilisation et de construction du rassemblement ».

« Nous devons faire preuve de clarté »

Comment et avec qui agir ? La question aura été au cœur des débats du week-end. Beaucoup de militants y ont exprimé leur attente d’une ligne et d’exigences claires. À l’instar de Nelly Faton, du Jura : « Nous devons faire preuve de clarté car, sinon, nous risquons d’apparaître comme ceux qui tendent la main au PS pour sauver la situation », a relevé la militante. Toutefois, il n’est pas question de fermer portes et fenêtres. « Quand on peut porter un coup au pouvoir en place avec le soutien d’écologistes, de socialistes et radicaux, l’important est le rassemblement », a noté le chef de file des députés Front de gauche, André Chassaigne. Loin de se faire des illusions, pour nombre de communistes, il s’agit de prendre appui sur ce qui bouge à gauche. « L’intervention des frondeurs, à un moment où le gouvernement veut faire croire qu’il n’y a aucune alternative, permet d’ouvrir une fenêtre de tir. À nous d’être forts sur le contenu de cette alternative », a estimé Pierric Annoot, secrétaire de section de Gennevilliers (Hauts-de-Seine).

[Lire la suite sur humanite.fr]

 

À Montreuil, hier, le secrétaire national du PCF a lancé un appel aux Français

PCF

 

Extraits

« Nous lançons aujourd’hui un appel au pays tout entier. Oui, il est possible de changer de politique et de relever la France. (…) Nous ne pouvons pas attendre l’arme aux pieds devant les petits calculs politiciens, qui préparent déjà 2017 et donnent comme grande ambition une candidature socialiste visant la seconde place derrière Marine Le Pen au premier tour de la présidentielle de 2017. Ce scénario est celui d’une victoire certaine de la droite et de l’extrême droite. (…)

Nous ne laisserons pas faire. Je le dis solennellement : Manuel Valls n’est pas, et ne sera jamais, le premier ministre de la gauche. C’est sans attendre que j’appelle à travailler à une nouvelle majorité de gauche, un nouveau contrat de transformation sociale, écologique et démocratique, qui devra être mis en œuvre par un nouveau gouvernement. Plus tôt en seront créées les conditions, mieux cela vaudra pour le pays. (…)

[...]

Je lance un appel à tous ; aux citoyens et citoyennes, au Front de gauche, aux forces de la gauche politique, aux écologistes. Nous savons ce qui s’annonce, l’échec historique programmé du pouvoir socialiste, la victoire possible de la droite, du Front national. Ce scénario peut être mis en échec. Nous devons écarter tous les petits calculs et nous consacrer à une seule chose : sortir de l’ornière en inventant un nouveau mode de développement pour la France. Et c’est urgent. Aux syndicalistes, aux militantes et militants du mouvement social, aux féministes, aux citoyens et salariés, je veux dire que nous avons besoin de leur expertise, de leur pratique du quotidien, de leurs idées et conceptions, pour, dans le respect de ce que nous sommes les uns, les unes et les autres, travailler à ouvrir une perspective alternative de justice, d’égalité et de solidarité. Aux chercheurs, aux artistes, aux créateurs, je veux dire que nous avons besoin d’eux, de leurs capacités d’analyse et d’anticipation, de leurs sensibilités pour inventer un autre monde que celui de la barbarie que nous promet le système capitaliste. »

Source : humanite.fr

 

UN TOUR DE FRANCE POUR LE SECRÉTAIRE NATIONAL DU PCF

À partir de janvier, le secrétaire national du Parti communiste effectuera un tour de France, a annoncé Pierre Laurent, hier, à Montreuil. « Je veux écouter, entendre ce qui se dit, ce qui se pense dans les territoires, comment l’avenir s’y dessine. Je veux écouter et entendre, mais pas seulement. Je veux aider à des rencontres, contribuer à mettre du monde autour de tables rondes, à bâtir des ruches où l’on se parle, où on travaille, où on élabore, où l’on se confronte pour anticiper ce que sera le monde », a-t-il expliqué.

 

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CES: Bernadette SÉGOL, secrétaire générale de la Confédération Européenne des Syndicats (CES) ?

14 Novembre 2014, 10:52am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

CES:  Bernadette SÉGOL, secrétaire générale de la Confédération Européenne des Syndicats (CES) ?

Il y a quelques années, les syndicats qui ne prônent pas le « dialogue constructif » et la « réforme » – en d’autres termes la collaboration avec le patronat et l’État-patron – ont éprouvé quelques difficultés à trancher une question épineuse : fallait-il intégrer les instances, les rouages, la bureaucratie de l’Union européenne ? Entrer, c’était l’aléa de se voir infecter par le poison libéral. Ne pas entrer c’était risquer d’être constamment hors du coup, de ne pouvoir peser sur rien et laisser le champ libre aux syndicats « modérés » qui en seraient ressortis légitimés, en particulier aux yeux de la grande masse des non syndiqués. Le syndicat auquel j’appartiens, la fédération à laquelle il est rattaché furent parmi les derniers à accepter de jouer le jeu de « l’Europe », en se disant que, si la cuiller est longue, on peut s’attabler avec le diable.

J’ai toujours pensé que, vu la puissance de feu des milliers de banquiers, de groupes de pression multiples et variés harcelant sans relâche les représentants du peuple, les moyens dérisoires des forces syndicales ne feraient pas le poids. J’estimais par ailleurs – et je n’ai pas changé d’avis – que plus on s’affaire, plus on se croit utile et intéressant dans les sphères ouatées si loin de la vraie vie, moins on a d’envie et d’énergie pour descendre dans la rue et lutter dans les entreprises. Ce sont des habitudes que l’on perd très vite.

Pour rendre plus concret ce que j’avance ici, je vais revenir ici sur la lutte récente des cheminots français, son échec relatif par absence de perspective européenne. Cette absence n’est pas étrangère à la personnalité de la responsable syndicale suprême de l’Union européenne.

Pendant la grève des cheminots français, le silence de la Confédération européenne des syndicats fut assourdissant. Alors que cette CES prétend œuvrer en faveur d’un « syndicalisme européen », militer pour des « euro-manifestations », elle n’a rien fait pour, par exemple, aider à la convergences des luttes en France, en Allemagne et en Suède. En 2010, les autorités suédoises ont mis fin au monopole de l’opérateur national, les Statens Järnväger. Les rails sont toujours la propriété de l’État mais des entreprises privées comme Veolia (sa filiale Connex) opèrent désormais dans les chemins de fer, ainsi que dans les transbordeurs et les taxis. En Allemagne, les cheminots ont en ligne de mire la semaine de 37 heures. La CES ne s’est nullement intéressée à ces mouvements, n’a affiché aucune solidarité

La CES regroupe des syndicats socialistes, mais aussi des démocrates-chrétiens et des libéraux. En France, la CES unit la CGT, la FSU mais aussi FO, l'UNSA, la CFDT ou la CFTC. Alors que les patrons sont tous du même côté de la barrière, les syndicats sont fortement désunis de part et d’autre des piquets de grève, ou lorsqu’il s’agit de négocier avec les patrons. Il ne faut donc pas s’attendre à trouver la CES à la pointe des luttes. Son objectif est d’aplanir, de concilier, d’aseptiser, de construire une Europe qui laisse libre cours aux menées du capital.

Cette CES est dirigée par une française qui n’a jamais milité dans un syndicat français : Bernadette Ségol. Elle est favorable au « dialogue social », entre « partenaires sociaux », naturellement. Elle croit en la construction d’une Europe unie, avec « une dimension sociale », créatrice de « prospérité et de compétitivité ». Organiser les luttes au niveau européen n’est pas vraiment sa tasse de thé.

Né en 1949, Bernadette Ségol (dont le nom, belle antiphrase, signifie « le loup victorieux ») est depuis mai 2011 Secrétaire générale de la Confédération européenne des syndicats et depuis novembre 2011, vice-présidente du Mouvement européen (président Jean-Marie Cavada). Son slogan, aussi choc que subversif, est : « L’Europe, c’est vous ! » Bernadette Ségol a étudié la philosophie à l'Université de Toulouse. De 1974 à 1985 elle a œuvré au sein de la Fédération internationale des travailleurs du textile, de l'habillement et du cuir. En d’autres termes, elle n’a jamais travaillé dans la vie active, et a occupé des postes de cadres dans la machine associative.

 

En 1985, elle rejoint l'Euro-FIET, structure européenne de la Fédération internationale des employés, techniciens et cadres où elle est Secrétaire régionale pour l’Europe.

 

En 2000, elle est Secrétaire régionale Europe dans le cadre d'UNI-Europa. En mai 2011, elle quitte UNI-Europa pour devenir Secrétaire générale de la CES. La même année, en novembre 2011, elle est élue vice-présidente du Mouvement européen international lors du congrès de Varsovie.

 

Mieux que Bergeron, et peut-être même mieux que Notat !

 

Bernard Gensane

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Meeting de Pierre Laurent - Conférence nationale du Parti communiste français, le 9 novembre 2014

14 Novembre 2014, 09:03am

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RACISME. Comment le FBI a tenté de ruiner la réputation de Martin Luther King

14 Novembre 2014, 08:56am

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RACISME. Comment le FBI a tenté de ruiner la réputation de Martin Luther King

L’auteur de « I Have a Dream » a vécu une campagne de déstabilisation de la part du FBI et de son omnipotent patron, J. Edgar Hoover. Ceux-ci ont tenté de révéler une vie sexuelle extra-conjugale et dissolue dans l’espoir de tuer le mouvement de King.

Des documents confidentiels ont été rendus public. Ils démontrent les méthodes de J. Edgar Hoover pour tenter de déstabiliser et décrédibiliser le leader du mouvement des droits civiques.

J. Edgar Hoover, le tout-puissant patron du FBI, et Martin Luther King Jr. entretenaient une relation houleuse. Le grand parton du FBI appelait le symbole de la lutte des droits civiques des années 50-60 aux Etats-Unis « le plus grand menteur notoire du pays », tandis que King l’accusait d’inaction en faveur des droits civiques et de répression de la population noire.

Dans un document écrit en 1964, celui que l’on présentait comme l’homme le plus puissant des Etats-Unis a menacé Martin Luther King Jr de saper sa réputation en révélant ses relations extra-conjugales. Et ce, dans le but de décrédibiliser le mouvement d’émancipation de la population afro-américaine.

« Pervers sexuel »

Le New York Times Magazine a publié récemment un courrier qui prouve les pratiques occultes de Hoover. Dans cette lettre anonyme, l’auteur invite King a y prêter la plus grande attention. « Prenche ton oreille de pervers sexuel sur ce qui va suivre. Tu risques d’être trainé dans la boue pour le restant de tes jours », avertit-on avant de lui intimer le suicide. « King, il ne vous reste qu’une seule chose à faire. Vous savez quoi. Il n’y qu’une seule façon pour vous d’en réchapper. Vous feriez mieux de vous exécuter ».

L’affaire ne sera jamais révélée. Comme l’écrit le Times, au final, c’est l’image du FBI et de Hoover qui seront à jamais écornées. « Les médias étaient heureusement plus prudents en 1964. Hoover n’est finalement jamais parvenu à discréditer l’image publique de King. Cinquante ans plus tard, King passe pour un modèle de courage moral et de dignité humaine. Paradoxalement, Hoover est presque universellement vilipendé. Dans ce contexte, la chose sans doute la plus surprenante de cette histoire, ce n’est pas ce que le FBI a tenté (de faire), mais plutôt ce qu’il n’a pas fait ».

Assassiné à Memphis le 4 avril 1968, Martin Luther King a reçu le prix Nobel de la paix en 1964. Quelques jours après sa mort, les Etats-Unis observeront une journée de deuil national, une première pour un homme noir de peau. Par ailleurs, le pays commémore depuis 1986 la naissance (le 15 janvier 1929) de l’activiste par un jour férié, le troisième lundi du mois de janvier.

J. Edgar Hoover est resté pendant 48 ans le patron du FBI. Il a servi sous huit présidents différents. Ses méthodes et ses abus de pouvoir répétés et avérés ont conduit les autorités à limiter le mandat du patron de l’agence fédérale à dix ans. © photo news.

 

RACISME. Comment le FBI a tenté de ruiner la réputation de Martin Luther King

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De la YOUGOSLAVIE à l'UKRAINE : la destruction des nations

14 Novembre 2014, 08:44am

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De la Yougoslavie à l'Ukraine l'histoire a fait du chemin ... toujours dans le même sens, celui de la "révolution démocratique étasunienne" soutenue par les nations vassalisées de l'Europe de l'ouest, avec les mêmes causes et les mêmes effets : la destruction des nations, des populations, des économies.

Au profit de qui ?

Première rencontre consacrée à la question : Michelle Brand préfacière de l'ouvrage traduit et publié par les éditions Delga et que Dix-huit des meilleurs analystes nord-américains ont consacré aux récents événements d'Ukraine :

Première partie :

Deuxième partie :

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Qui veut gagner des Fillon ?

13 Novembre 2014, 10:24am

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Qui veut gagner des Fillon ?

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Les déplacements et récits de Danielle et Marianne en Moldavie épisode 10

13 Novembre 2014, 10:14am

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Le Puzzle Moldave ou le socialisme vingt ans après

Le 30 novembre il y a des élections en Moldavie et il s’agit d’un choix crucial pour ce pays. Comment expliquer les enjeux alors qu’ils se découvrent à la manière d’un puzzle. Disons tout de suite pour que les choses apparemment soient claires que tous les candidats sont unis contre le candidat communiste, Voronine, un renard aux tempes argentées qui a deux fois déjà été président de la Moldavie et que les sondages donnent en tête de tous les candidats.
La petite Moldavie est depuis 1992 divisée en plusieurs zones hostiles et ce qui se joue aujourd’hui est aussi la nécessaire réunification ou la disparition. La Moldavie serait avalée par l’UE, c’est-à-dire par la Roumanie sa voisine qui est accusée de tous les maux. Résultat, le candidat communiste Voronine est le porteur des espoirs d’une Moldavie réunifiée et souveraine contre l’annexion par la Roumanie autant que ceux d’une population qui n’en peut plus de la mise en coupe réglée par les partis dits démocrates. Là dessus, les sanctions de l’Europe contre la Russie et la réponse russe ont eu les conséquences les plus défavorables sur l’avenir du pays.

Première pièce : Tiraspol et la Transnistrie

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Nous avons assisté en Transnistrie au meeting des communistes en célébration de la révolution d’octobre qui a eu lieu comme chacun sait un 7 novembre. Sur recommandation du secrétaire régional d’Odessa du parti communiste d’Ukraine nous avons été reçues par le secrétaire du parti de Tiraspol.

Décidément il y a vraiment une nouvelle génération de dirigeants communistes. Pas de langue de bois ; ils répondent directement aux questions, ils ont une stratégie et ils ne racontent pas d’histoires sur le rapport de forces réel. Avec la fascisation de l’Ukraine, la Transnistrie est encerclée ; totalement isolée, invivable. Les communistes de Transnistrie espèrent de tout cœur que les élections moldaves vont porter au pouvoir le candidat communiste.
Il vient d’y avoir le 2 novembre à Minsk une réunion de tous les partis communistes de l’ex-Union soviétique plus ceux de la Transnistrie, de l’Abkhazie et l’Ossetie ; et ce n’est pas un hasard vue la position du président Biélorusse : Alexandre Loukachenko qui affirme volontiers n’avoir pas renoncé à l’idéal socialiste et à l’URSS, tout en étant le meilleur allié de Poutine.

Il faudrait encore expliciter les relations entre ce dernier et les partis communistes de l’ex-Union soviétique, à commencer par celui de Russie, disons comme le secrétaire de Transnistrie que c’est moitié moitié, il est des points sur lequel le soutien est total comme les positions internationales et d’autres essentiellement les relations à l’oligarchie ou c’est nettement plus mitigé. Parce que si Poutine a fait des efforts pour tenir la bête sauvage des appétits oligarchiques, son parti, ses proches sont plus que suspects. Cette classe parasite est vendue à l’étranger et empêche l’industrialisation que les communistes appellent de leurs vœux. Poutine est un homme seul et c’est un danger, seuls les communistes peuvent le relayer dans ses aspects les plus positifs pour la Russie, pour la paix mondiale. C’est là le résumé de ce que pensent tous les partis communistes de l’ex-Union soviétique et qui nous a été exposé dans les mêmes termes par le KPU d’Ukraine et celui de Transnistrie. Mais incontestablement ce rôle historique leur donne de la force, un optimisme, ils savent où ils veulent aller et sans le moindre gauchisme, sans l’art de prendre leurs rêves pour des réalités. Leur électorat voire les militants de base, les Russes surtout ne partagent pas toujours leurs préventions concernant Poutine et ils le considèrent volontiers comme l’homme politique le plus juste et le plus compétent qui soit.

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les jeunes komsomols font des jeux de drapeaux… 
Donc après les élections d’Ukraine, celle dans le Donbass, qui font craindre le pire pour l’avenir de l’Ukraine, il y a les élections moldaves. Les enjeux ont beaucoup de points communs. En Ukraine, l’intervention occidentale a réussi à créer les conditions de l’impossibilité de la survie de ce malheureux pays malgré les efforts du secrétaire du parti communiste d’Ukraine Simonenko pour maintenir l’unité, ce dernier est vraiment un héros patriote dans une Ukraine déchirée et tous les partis communistes le soutiennent non seulement pour son pays et son parti mais avec beaucoup d’amitié. Le secrétaire de Transnistrie nous a répété de dire chez nous qu’il fallait intervenir en Europe pour que le KPU ne soit pas interdit, pour soutenir Simonenko.
Comment éviter à la Moldavie le sort de l’Ukraine ?
Les partis communistes de l’ex-Union soviétique ont tiré la leçon de l’Ukraine et ils veulent que la Moldavie soit un tout autre cas de figure. Vorodine, le candidat communiste est donc la pièce centrale du jeu. Mais en Moldavie rien n’est simple. Si l’Ukraine a été baptisée l’éternelle fiancée tant elle a de prétendants, la Moldavie est la femme mariée qui prétend financer ses secondes noces avec l’Europe en réclamant de l’argent à son premier mari la Russie. Ça a été plus ou moins la stratégie de Voronine quand il a été au pouvoir et il espère bien le reconquérir.

Résultat, le parti communiste de Moldavie a vu surgir pour ces élections sur ses flancs trois autres listes, dont l’une qui a exactement le sigle du parti communiste et qui est visiblement lancée par le pouvoir actuel, « l’alliance » de la social démocratie à la droite, pour éroder le vote en espérant qu’au moins O,5% s’égareront sur ce clone. Mais il y a deux autres candidats plus sérieux, un parti socialiste issu des rangs du parti communiste qui accuse Voronine de ne pas avoir de programme et surtout de ne pas être assez proche des Russes, de jouer le double jeu avec l’Europe. Son matériel de propagande est une ode à Poutine et à la Russie. Un autre candidat indépendant est également en lice pour récolter les voix des pro-russes, un homme d’affaires, jeune dynamique qui se présente sous le sigle de « patria », un candidat anti-corruption et qui organise des concerts gratuits avec les artistes les plus célèbres et les plus chers de Russie, comme Sofia Rotaru. Bizarrement dans la tente des militants du parti socialiste, il y avait une affiche du dit candidat.

Un poste du candidat socialiste dans lequel il y a la photo de l’autre candidat pro-russe.

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Bien évidemment on se dit que les deux sont financés par le même, mais Qui ? S’agit-il du pouvoir actuel Moldave qui tente de diviser les voix anti-européennes ? pro-russes ? S’agit-il de Poutine lui-même ? Voire de ce vieux renard de Voronine qui ratisse large et conserve ainsi sa liberté pour jouer l’équilibre entre l’Europe et la Russie. A Minsk, il a affirmé et son matériel de campagne le redit qu’il va proposer un référendum aux Moldaves s’il est élu. Et ce pour éviter le drame ukrainien en donnant la parole aux citoyens : il proposera au plan international de poursuivre le contrat d’association avec l’Europe mais en modifiant certains termes qui interdisent le choix qui sera le sien, participer à l’Union douanière avec la Biélorussie et la Russie comme au projet d’espace euroasiatique. Référendum également qui devrait permettre la réunification de la Moldavie en se mettant autour de la table avec la Gagaouzie et la Transnistrie pour aboutir à une situation fédérale irréversible quel que soit le régime politique.
Le parti communiste de Transnistrie qui n’a pas le pouvoir dans cette République a néanmoins une forte influence surtout depuis l’élection d’un nouveau président qui a remplacé Smirnov lequel s’il cultivait les symboles de l’ex-URSS en fait privatisait, créait une oligarchie locale et empêchait ce type de projet de réunification dans l’autonomie et l’alliance avec la Russie. Le secrétaire nous dit qu’il y a un bon espoir de changement avec la venue des communistes au pouvoir en Moldavie. Comme nous nous interrogeons sur le score de Voronine, il nous répond qu’ils sont trois et il cite le nouveau parti socialiste et même l’homme d’affaires qui offre des concerts.
D’où l’interrogation qui est la notre ? Qui finance ces concurrents du parti communiste et est-ce que Voronine a voulu couvrir tout l’espace ou est-ce Poutine qui en a assez des jeux d’équilibristes dudit Voronine. Ce qui est sûr c’est que face à la crise que traverse la Moldavie, les privatisations, les pillages des gens au pouvoir, l’ère Voronine bénéficie d’un préjugé favorable outre le fait qu’on l’estime désintéressé, son seul vice étant le goût du pouvoir et son réel patriotisme moldave.
Deuxième pièce au puzzle : les ex-pays socialistes
L’espace post-soviétique comprend non seulement les ex-pays soviétiques avec leurs partis communistes qui tentent une coordination assez réussie et qui s’appuient mutuellement, mais il y a pour comprendre la Moldavie, un autre espace à considérer celui des ex-pays socialistes européens. Les discussions que nous avons pu avoir avec des ressortissants de ces pays nous ont confrontées à un mécontentement franc et massif à l’égard de l’Union Européenne, même la Pologne qui peut paraître la plus attachée au nouvel ordre des choses se moque totalement de l’Europe et a choisi une alliance directe avec les Etats-Unis et l’OTAN. Un parti de droite en Moldavie la suit avec l’innocence moldave et affiche clairement qu’il est pour l’adhésion non seulement à l’Europe à laquelle plus personne ne croit mais à l’OTAN. Il s’agit du parti libéral du maire de Chisinau dont le moins que l’on puisse dire est qu’il n’a pas le vent en poupe.

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Plus intéressant encore il y a les sondages qui dans tous ces pays témoignent du fait que l’immense majorité de la population de ces pays regrette le socialisme et ne voit pas l’intérêt de l’UE. Plus significative encore la vague de grèves et de mouvements sociaux qui ont eu lieu en 2013 dans tous ces pays y compris en Roumanie comme dans l’ex-Yougoslavie. Il est d’ailleurs reproché à l’Europe occidentale et aux communistes français d’avoir ignoré ces grèves, de mépriser les populations d’Europe de l’Est.  Pourtant l’affaire ukrainienne a consacré une division dans les opinions avec dans certains pays l’adhésion à la Russie et dans d’autres la peur de la voir revenir.

Parmi ces ex-pays socialistes, la Roumanie a toujours joué cavalier seul et ses appétits nationaux préoccupent la  Moldavie, on l’accuse déjà d’avoir été à l’origine de la guerre civile avec la Transnistrie en 1992. Le général Lebed qui à l’époque était intervenu au nom de la Russie pour séparer le belligérants avait déclaré : « Vous arrêtez ou le matin je déjeune à Tiraspol, le midi je mange à Chisinau et le soir je dîne à Bucarest ! »
Les dirigeants actuels de la Moldavie sont ainsi accusés d’avoir un passeport roumain et moldave, d’avoir supprimé les programmes d’histoire concernant la Moldavie au profit de l’histoire roumaine. Et ici aussi la référence à la seconde guerre mondiale s’impose puisque les Roumains étaient les alliés de l’Allemagne nazie et qu’ils ont fait régner la terreur depuis la Moldavie jusqu’à Odessa, en se montrant aussi cruels et plus que les SS.
Il faudrait également pour être complet considérer la manière dont l’échec du socialisme, celui de l’Europe a engendré dans cet ancien espace des ex-pays socialistes une double tentation fascisante qui ne paraît pas à l’œuvre en Moldavie, simplement on peut y constater un enthousiasme pour Marine Le Pen qui peut nous paraître assez déplaisant à nous Français. Il n’y a pas de fascistes locaux, les Moldaves récupèrent la nôtre. Certes la télévision moldave leur a expliqué que c’était une fasciste mais qui peut croire pareille télévision qui ne cesse de mentir ; Marine Le Pen dit des choses tout à fait raisonnables, c’est un nouveau De Gaulle. Et les Moldaves qui n’ont aucune propension au fascisme et s’apprêtent à voter massivement communiste espèrent que Marine Le Pen va venir au pouvoir en France et que l’Europe va évoluer dans son sens, anti-américain pour une alliance avec la Russie, pour la mise au pas de tous ces oligarques corrompus.

Troisième pièce : la Gagaouzie
Mais c’est en Gagaouzie que tout cela nous est apparu le plus clairement.
D’abord nous y avons constaté cette terreur de l’annexion par la Roumanie autant que l’amour de la Russie dont les Gagaouzes disent que l’enfant le tête au sein de sa mère. Il n’a d’équivalent que chez les Bulgares et pour des raisons historiques assez proches. Les Gagouzes sont un peuple turco-mongol venu de l’AltaÏ, mais qui a atterri en Bulgarie et qui à l’inverse des autres peuples tatars n’a pas adopté l’islam mais la religion orthodoxe des Bulgares. Ils sont très croyants. Quand nous sommes arrivées ils célébraient avec la même ferveur le 7 novembre la Révolution d’Octobre, et le 8 la fête du retour de la transhumance à l’église pleine à craquer. Le secrétaire du parti à qui nous demandions si les communistes étaient croyants nous a répondu sans la moindre hésitation : « Tous à commencer par la direction ». Et il nous a vanté la position du patriarche Cyrille qui a supplié que la guerre fratricide s’arrête dans le Donbass. Quand il nous a expliqué la position de Voronine, le candidat communiste qui n’est pas contre l’Europe et veut garder de bonnes relations avec l’UE, il s’est référé à Poutine qui souhaite lui aussi conserver l’alliance avec l’Europe. Mais où le syncrétisme Gagaouze atteint un maximum c’est dans leurs relations désormais privilégiées avec la Turquie qui les aide beaucoup et ouvre des écoles où les garçons et les filles sont séparés et où on apprend le turc et l’anglais. Jusque là c’étaient des écoles privées mais la prochaine sera directement financée par le gouvernement turc. Bref si le communiste Gagaouze se méfie de la Roumanie, s’il rêve d’une Moldavie réunifiée avec ses frères de Transnistrie, il ne paraît pas voir malice dans le jeu de la Turquie. Et son seul amour c’est la Russie non seulement à cause de l’Union soviétique qui les a libérés des Roumains et des nazis, mais à cause de Catherine II qui a accueilli sur ces terres de Novorossia les malheureux bulgares et gagaouzes chassés par la misère et l’occupation turque. Elle les a aussi exemptés du service militaire, qui à l’époque était de 25 ans après tirage au sort. Autre raison de reconnaissance pour ce peuple de paysans. La dispense a d’ailleurs été renouvelée par Staline quand il a s’agi de lutter contre les nazis, cette fois sous le prétexte qu’il fallait préserver les petits peuples minoritaires. Peut-être Catherine II et Staline avaient-ils découvert que ces délicieux Gagaouzes étaient tout sauf des guerriers? Mais le fait est que leurs descendants parlent de ces dispenses renouvelées avec beaucoup d’émotion et entourent de beaucoup de vénération les tanks et autres vestiges de la 4e armée qui les a libérés.
Lors d’un récent référendum, les Gagouzes se sont prononcés pour le refus de l’UE et l’adhésion à l’Union douanière avec la Russie à 98%; le parti communiste y est de loin très majoritaire, ils s’appellent eux-mêmes la ceinture rouge de la Moldavie. Mais ce choix ne les empêche de pratiquer l’amitié avec tous, les communistes gagaouzes ont choisi le parti de la gauche européenne à cause des Grecs de Siryza et ils ont même adhéré à un groupement antinazi de die Linke présidé par le couple Karsfeld.

Il est clair que leur électorat est en train de se radicaliser et ce à cause de l’Ukraine voisine autant que des sanctions de Moscou en réponse aux sanctions européennes. La pauvre Moldavie qui n’appartient même pas à l’UE, mais a un contrat d’association ne peut plus vendre sa production à la Russie ce qui est une véritable catastrophe pour la paysannerie Gagaouze.
Sur la grande place où les militants distribuent leurs journaux, un dirigeant du parti un tantinet pompeux nous explique :  » Comme l’a dit Vorodine, nous ne sommes pas contre l’Europe et les valeurs européennes mais… » Il n’a pas le temps de terminer, un passant furieux lui jette :  » Tu n’es pas contre l’Europe, va demander aux Bulgares ce qu’ils en pensent de l’Europe  » , le reponsable lui crie « tu n’as pas entendu le MAIS », l’homme refuse la discussion et il râle… une femme nous dira avec la même énergie que Poutine est le dirigeant le meilleur et le plus juste du monde et elle ajoutera qu’en Gagaouzie tout le monde fait de la politique y compris une femme ordinaire comme elle parce qu’ils en ont marre d’être pris pour des imbéciles.

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des militants du parti communiste en Gagaouzie…
Notre militant communiste est accablé par la colère de son électorat et il craint que le parti socialiste n’en récolte les fruits alors que ses fondateurs issus du parti communiste ont en fait pratiqué une politique de collaboration avec la droite vendue non seulement à l’Europe et à l’OTAN, mais à l’annexion à la Roumanie.
Le matin Marianne partie se promener dans les rues a rencontré un car aux couleurs du parti démocrate, celui qui propose l’adhésion à l’OTAN. Des députés et des ministres s’y déplacent, la Gagouzie est pour eux une terre de mission difficile. L’animateur, un jeune homme et le chauffeur étaient là tandis que les autres occupants prenaient le petit déjeuner. Marianne engage la conversation, le jeune homme explique qu’ils ne disent pas ici qu’ils sont pour l’Europe parce qu’autrement personne ne voterait pour eux. La Gagaouzie vote à 90 ¨% communiste selon lui, ce qui est un peu excessif. Le chauffeur lui aussi est contre l’Europe ; totalement. Le jeune homme explique qu’ils vont recevoir de l’argent de l’Europe « pas de l’argent que l’on rembourse, non un cadeau, l’Europe l’a promis si la droite passe. » Sous l’assaut conjugué de Marianne et du chauffeur, il se résigne et déclare  » De toutes façon nous les petits nous ne sommes rien ce sont les gros qui décident ».

Ce qui est sûr c’est que jusqu’à présent nous n’avons pratiquement pas rencontré de gens qui soient pour l’Europe et en Gagaouzie moins qu’ailleurs… Simplement tout le monde à commencer par Voronine, le candidat du parti communiste qui devrait recevoir le plus grand nombre de suffrages se débattent dans un entrelacs invraisemblable de contraintes qu’ils tentent d’utiliser, une sorte d’art martial auquel sont contraints les habitants des petits pays consistant à utiliser la force de l’autre pour minimiser les dégâts.
Rendez-vous le 30 novembre.
Danielle et Marianne

 

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Les déplacements et récits de Danielle et Marianne en Moldavie épisode 9

13 Novembre 2014, 10:00am

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Le palais des Soviets à Tiraspol en Transnistrie

le même sous un autre angle avec son buste de Lénine et un éclairage nocturne très réussi ici mais aussi dans le reste de la ville.
 

Ce matin dans le hall monumental et sombre de l’hôtel Cosmos, où nous avons repris nos quartiers à Chisinau capitale de la Moldavie, le portier nous conduit à la soute aux bagages pour que nous y déposions nos valises. La nuit prochaine nous dormons à Tiraspol, capitale de la Transnistrie. Il ne peut s’empêcher de nous interroger : – Qu’allez vous faire là-bas ?
– Du Tourisme !
– ils ont un excellent cognac, bien meilleur que celui de Moldavie et de Dacie…
– qu’est-ce que la Dacie ? Pourquoi ce nom de voiture ? demande Marianne
– c’est une province romaine dis-je en rassemblant mes souvenirs d’ex-latiniste sur Trajan, sur l’empereur et la colonne célébrant ses conquêtes. La Dacie et  la Thrace. Des vestiges de mes traductions de Tite Live ou peut-être Tacite et remontent les visions des légions romaines marchant contre des peuples de partisans, les traînant dans son triomphe, sculptant pour l’éternité leur humiliation dans le marbre…
Le portier d’ailleurs me corrige : ce n’est pas une province romaine, les Romains l’ont conquise…

Nous savons lui et moi de quoi il est question : « pourquoi toujours venir en armes ? » aurait-il pu dire? Il poursuit sur un ton détaché…
– La France a perdu pied, elle a laissé l’Angleterre devenir hégémonique, les Français eux-mêmes se mettent à parler anglais… C’est regrettable pour les peuples latins comme les Moldaves…
Il a conservé sa dignité de réceptionniste, la neutralité de l’employé, mais il ne nous l’a pas envoyé dire: « comment pouvez-vous, vous les Français vous aligner ainsi derrière les Américains ? Vous nous aviez habitués à mieux! ». J’ai vu des Russes aller plus loin dans l’interpellation. Ils lèvent les mains dans un signe de reddition : « vous les Français devant l’ennemi! »

Le prestige de la France demeure plus grand qu’il n’y paraît et ils sont attentifs même si l’acteur décisif est devenu l’Allemagne…. Toute cette Europe de l’est est déçue, les Russes encore plus, ils ont réellement cru qu’ils allaient s’intégrer dans une Europe riche, amicale, aimante… Vingt ans après… Ils n’en reviennent pas et ceux qui croient un peu en la France ont encore la force de lui faire des reproches… C’est comme les Odessites qui attendent un signe d’amitié de Marseille… j’aimerais tant que leur exposition sur les événements du 2 mai passe dans cette ville jumelle, j’imagine même le local central de la CGT, dénonçant le meurtre dans la maison des syndicats… Jadis il n’y aurait eu aucun problème.. Quand et comment les liens se sont-ils défaits? …

Quelques minutes après cette brève discussion avec l’employé de l’hôtel, nous sommes  dans la rue, dans le désordre du marché, ou plutôt du grand bazar qui s’étale sur un vaste espace, masque les façades. Il y a une telle profusion d’écriteaux, d’affiches, de vitrines aux couleurs criardes qu’il est difficile de s’y reconnaître. La gare centrale où nous devons nous embarquer pour Tiraspol doit se trouver par là ou par là, nous tournons un peu sur place, chaque coin de trottoir est occupé par un kiosque, un étal. 

En fait tout est « made in China ». On peut soupçonner les Chinois d’envoyer des représentants de par le monde pour se conformer aux goûts supposés des consommateurs dans chaque pays. En France, ils n’expédient que des  tailles 36. En Moldavie, ils taillent large mais ils développent une mode « soldes en Corrèze aux lendemains de la Libération » du plus déplorable effet sur l’esthétique supposée moldave . 

Les Moldaves se rattrapent dans les arts de la table, les fruits, les légumes, la manière de les accommoder, le vin lui-même est excellent. Sous l’accumulation d’horreur, il y a les restes d’un pays de cocagne avec une des plus belles terres du monde, noire, grasse…
Une paysanne d’une cinquantaine d’années avec un foulard sur la tête attend pour traverser la rue, Marianne l’interroge en russe. La femme a un bon sourire, elle s’excuse, elle ne parle que le Moldave.

Quand nous lui expliquons que nous sommes françaises, elle répond : « Français Russe, Moldave et Africains, nous sommes tous des êtres humains. »
Dans le car qui menait d’Odessa à Chisinau, tout le monde était resté silencieux jusqu’à la frontière moldave et là, la frontière passée, le car s’est animé, la parole est revenue et avec elle la simplicité, la « bonne franquette » est le terme adapté, si commune dans ce pays.

Un de nos amis, l’intellectuel type odessite, moqueur plus qu’il n’est permis, venait de nous dire sur le quai de la gare: « les Moldaves sont des enfants de la nature ». L’esprit d’Odessa nous avait-t-il expliqué en nous faisant visiter la ville quelques jours auparavant, est l’art de brocarder. Il y a la liberté des ports et la dérision du ghetto juif… « Que font les services secrets ? » déclare l’Odessite frondeur et il dit que quand Pravy sektor frappe les dealers, c’est parce ces fascistes sont probablement payés par des gros trafiquants à la conquête du marché. On ne la lui fait pas même sous la menace… ou alors il en rajoute dans l’acceptation de l’insupportable, « mais que font les services secrets? » feint -il de s’indigner quand s’ouvre le moindre espace de liberté…
Il se moque de la naïveté du rural moldave, mais elle le ravit. « Ce sont des enfants de la nature »…


Notre chauffeur de car qui nous ramenait d’Odessa était visiblement gagné sinon par l’esprit d’Odessa à tout le moins son sens du trafic. Sa cabine est emplie d’icônes, de croix, de chapelets, mais au milieu sous le rétroviseur flotte un dollar, comme pour dire que cette image pieuse a détrôné toutes les autres en matière de protection. Il a proposé aux clients du car d’encaisser le prix du voyage directement. A la sortie de la gare, une femme monte et compte les passagers, mais le chauffeur a tout prévu et nous reprenons quelques mètres plus loin ceux qui ont eu un billet à moindre coût et en négociation directe avec lui, il y a 6 fraudeurs. Marianne et moi avons dû payer un maximum, puisque ayant pris le billet dans la gare, il a taxé nos bagages pour 50 gryvnas supplémentaires, 50 gryvnas à 18.60 l’euro cela ne vaut pas la peine de se créer des ennuis, nous acceptons la taxe.. La gryvna est la monnaie ukrainienne que tout le monde à Odessa appelle le rouble. Cette inadéquation entre les mots et les institutions officielles contribue à l’oppression ressentie à Odessa. Personne dans cette ville ne parle ukrainien et pourtant dans la poste, dans tous les bâtiments de l’Etat, de la région ou de la municipalité, tous les renseignements sont en ukrainien. Mêmes les nationalistes les plus extrémistes n’arrivent pas aligner deux phrases correctes en ukrainien… Comme d’ailleurs l’actuel maire de Kiev… La ville en paraît occupée par une puissance étrangère.

Il y a aussi  les gens chassés de leur emploi, ceux qui craignent de l’être, l’insécurité du lendemain, cela développe l’esprit de trafic, la corruption, dont ce chauffeur moldave semble le gagne petit. Plus que jamais avec la guerre civile, la crise économique, la ville fait songer à cette parole de Gramsci : un crottin de cheval nourrit une volée de moineau. L’exemple vient de haut,  la route ukrainienne vers la Moldavie est une simple piste défoncée. En sautant sur mon siège comme dans un rodéo, je m’interroge sur le nombre de crédits prévus pour sa réfection qui ont été détournés. L’Ukraine est mise en coupe réglée et chacun à son niveau se sert. Les mères d’Odessa nous ont expliqué que le grand cinéaste russe Mikhalkov leur avait expédié 135.000 roubles, ils ne leur sont jamais parvenus.

Notre chauffeur moldave, comme toute une partie de la Moldavie en relation avec Odessa s’est lancé à corps perdu dans la contrebande et les trafics. Ce que nos médias nous présente depuis plus de vingt ans comme la conséquence du passé soviétique est en fait vécu par les habitants comme une terrible rupture dans laquelle ils sont prostitués corps et âmes.

l’université de Tiraspol, tout le quartier a un charme bucolique…

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le bus aux couleurs de la République avec son slogan pro russe.

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Rien à voir avec l’esprit qui règne dans le car qui mène aujourd’hui mercredi à Tiraspol. Le chauffeur nous envoie chercher les billets. Nous roulons sur une autoroute qui mène de Chisinau à Tiraspol et qui devrait être le chemin officiel pour Odessa si la Transnistrie ne s’était pas obstinée à vouloir y faire régner son ordre douanier et la traque des contrebandes. Les cars désormais prennent une route secondaire pour aller à Odessa. Notre chauffeur trafiquant de la veille à qui un passager demandait s’il passait par Bender, une ville de Transnistrie lui a répondu par une expression imagée russe : « Qu’est ce que j’aurais oublié là-bas pour y retourner ? » Les cars qui sont en stationnement à Tiraspol, ont des rubans de Saint Georges à la place des icônes.

Le divorce est-il consommé entre la Moldavie sur la rive gauche du Dniestr et la rive droite séparatiste ?

C’est un des enjeux des élections moldaves qui vont avoir lieu le 30 novembre. L’Europe ou l’alliance avec la Russie? La réunification ou ici comme ailleurs la poursuite du délitement… Sans parler de l’immigration. Comme nous l’a dit le philosophe roumain rencontré hier:

- Regardez cette table, ces quatre chaises et bien dans chaque famille, il y a un Moldave absent sur quatre, il est soit en Europe, aux Etats-Unis, au Canada, soit en Russie, mais ils conservent des contacts étroits et l’espace du pays c’est aussi là-bas… Avant aussi ils se déplaçaient mais c’était sans frontière, sans avoir à adopter l’OTAN en prime et la clandestinité parfois.

Au parti communiste d’Ukraine, la veille, à Odessa, alors que chacun y espère la victoire du parti communiste Moldave, le secrétaire régional d’Odessa, nous avait expliqué que certes « le candidat communiste quand il était président avait fait quelques erreurs, mais qui n’en fait pas ? Ce serait un grand espoir s’il était élu. » Une des erreurs étant d’avoir voulu remplacer l’internationale par une danse folklorique moldave parce qu’il avait cédé à la tentation nationaliste, Et avec ces bouffées de complaisance nationaliste,  il avait eu quelque opportunisme envers l’Europe.

Ce qui est sûr c’est que l’Europe n’a cessé de décevoir et le candidat communiste moldave, qui jure n’avoir plus aucunes tentations de ce type, peut l’emporter. Dès qu’il sera élu , il s’assiéront à une table, la Transnistrie, la Gagaouzie et la Moldavie pour reconstituer le pays et renouer avec la Russie, la Biélorussie. Il a d’ailleurs en son temps su accorder le statut d’autonomie à la Gagaouzie pour éviter la guerre qui avait opposé la Transnistrie à la Moldavie. Une guerre qui ressemblait beaucoup à ce qui se passe aujourd’hui dans le Donbass.

ils résoudront le problème et peut-être la contagion d’une solution fédéraliste pacifique gagnera-t-elle l’Ukraine ?

Tout cet espace post-soviétique est mitoyen et chaque événement retentit dans une aire jadis sans frontière. Les conditions sont peut-être réunies. Il y a une génération qui apparaît, décidée à changer les choses et à construire ensemble. Ainsi le vieux président Smirnov qui présidait aux destinées de la Transnistrie depuis plus de 20 ans a cédé la main à un jeune homme.

Smirnov multipliait les références à l’Union soviétique mais il installait un système oligarchique, privatisait, il est plus facile de trouver un langage commun avec son successeur y compris pour les communistes.
Les futures élections moldaves ont de ce fait un rôle aussi important et sans doute plus que les élections ukrainiennes dont personne n’attendait rien et qui n’ont rien apporté si ce n’est une aggravation de la situation. Pourtant on ne sent pas la même tension dans l’espace moldave que dans une Ukraine en train de se décom poser.Il y a incontestablement une sagesse moldave, même si les impertinents intellectuels odessites ont tendance à traiter les Moldaves comme nous en usons avec les Belges et avec la même injustice. Quant aux Roumains, la Moldavie est pour eux un espace de colonisation et transformer le colonisé en éternel benêt fait partie du paternalisme de l’exploiteur.

Ce côté rousseauiste que l’on attribue souvent au Moldave est basé sur son appartenance à un monde rural, sur son respect des solidarités, des valeurs étrangères au capitalisme. En fait tout le monde adore les Moldaves et considère plus ou moins ce petit pays comme un paradis, mais on ne peut s’empêcher de les chambrer. Et je dois dire que quand j’ai entendu le récit des « erreurs » opportunistes du camarade dirigeant moldave, entre autres d’avoir remplacé l’Internationale par un chant folklorique local j’ai dû réprimer un fou rire du plus mauvais effet. Comme l’a noté le philosophe roumain installé en Moldavie qui lui aussi adore les Moldaves : Les Moldaves n’ont aucune propension au fascisme mais ils essayent..

Pourvu que cela ne les gagne pas en contrebande et qu’ils n’aboutissent pas au même chaos qu’en matière d’urbanisme.
L’esthétique urbaine de Chisinau est assez redoutable. On peut difficilement faire pire que l’hôtel Cosmos, mais un concours semble avoir été lancé pour que tous les bâtiments qui l’entourent soient pires encore, un monstre à droite a remporté le challenge, il est d’une laideur démesurée. Mais ce qui crée sinon la laideur ou du moins le chaos est plus profond encore que ces catastrophes architecturales, c’est l’absence de politique pour ce pays.

Les perspectives des grandes allées soviétiques sont détruites par l’entassement de kiosques, de petits immeubles qui occupent le trottoir et partout des grands panneaux. Les élections n’arrangent rien et au vu de la propagande électorale on se dit qu’ils auraient choisi de faire s’écharper les Moldaves, ils ne s’y prendraient pas autrement.

Les communistes et quelques partis dont on se demande s’ils n’ont pas été créés pour l’affaiblir insistent sur les bonnes relations avec la Russie, leurs affiches sont rouges avec des sigles tels que l’étoile, voir la faucille et le marteau. Les panneaux bleus affichent sans complexe non seulement le choix pour l’UE comme objectif mais celui de l’OTAN avec en coin le drapeau et l’étoile de cette organisation. Imaginez une campagne électorale à quelques centaines de mètres de la frontière ukrainienne des zones du sud et du sud est les plus déstabilisées qui proclament soit leur choix de la Russie, soit celui de l’OTAN pour tout programme…


Surtout quand on découvre ce qui s’est passé dans ce pays en 1992, juste après la fin de l’Union soviétique qui a été imposée par « trois ivrognes » dans une forêt biélorusse, le secrétaire du parti communiste de la fédération de Russie, celui de la Biélorussie de l’époque et enfin celui de l’Ukraine en parfaite violation du référendum qui avait eu lieu peu de temps auparavant pour le maintien de l’URSS. Il est récemment sorti un livre de photos sur Tiraspol, on commence un peu à en parler mais comme une sorte de pays d’opérette caricature de l’ex-union soviétique financé par Poutine. Ce n’est pas du tout l’histoire, il s’est passé là un drame comparable à bien d’autres tout aussi occultés pour nous monter la fiction de l’adhésion des citoyens de l’Union Soviétique à leur propre fin.

Cette année il y a eu quelques articles en France qui ont parlé du drame de la Douma et du massacre des députés qui résistaient, mais personne ne dit à quel point la rupture fut dramatique entre la Moldavie et ses provinces pro-soviétiques.

En ce moment d’ailleurs la Transnistrie vit au rythme du Donbass. Les chauffeurs de car discutaient à la gare, ils écoutaient les nouvelles, encore 6 morts dans le Donbass et quand il a été question des « désordres » à Londres, ils ont ricané : « Tu parles de désordres… de la comédie ! »
Que dire de Tiraspole ? Il y a un ordre, à l’inverse de l’urbanisme impossible de la capitale Moldave. Nous sommes en Russie, mais sans les derniers développements capitalistes, la Russie du temps de l’Union soviétique, avec son calme, sa nature qui pénètre dans l’espace urbain avec ses allées boisées, ses bords du Dniestr aménagé et ses grandes avenues dans lesquelles une circulation automobile encore rare est très supportable… Sur le Dniestr comme dans un film d’Angelopoulos flottent non pas des statues de Lénine, elles sont encore sur pied avec quelques nouveaux bustes de Catherine II, mais un dancing sur l’eau dans lequel un orchestre joue des airs tziganes et de romantiques chansons russes.

Les jeunes femmes sont élégantes, de longues jambes dénudées jusqu’à mi cuisse, montées sur de véritables échasses, Marianne m’explique que ces habits caractéristiques ailleurs des dames de petite vertu sont les tenues des moscovites chics et que nul n’y trouve à redire… Ici aussi règne une atmosphère paisible, polie … Avec des monuments gigantesques, c’est entre la dame au petit chien, la Russie éternelle et la Corée du Nord… Les étudiants sortent en bande tranquilles de l’Université… Les parents poussent les landaus de leurs enfants et les magasins sont bien achalandés…

Les vendeuses polies mais lointaines se servent toujours du boulier pour établir votre compte et il y a de discrets portraits de Staline sur les calendriers, les posters, toutefois le héros reste Lénine .Mais le siège du parti communiste reste modeste, sympathique, familial. 

Nous y sommes accueillies par de jeunes komsomols curieux de tout savoir de la France, la rédactrice en chef de leur journal et Sacha, le secrétaire de ville du parti communiste. Le secrétaire national est à la Douma, il est l’unique député communiste.

Le jeune secrétaire des komsomols curieux de tout, nous allons nous revoir…

Sacha, est un retraité,  lui aussi adore les Moldaves, malgré la guerre qui les a déchirés et qui a fait plus de 600 morts. Il nous explique que non seulement les dirigeants Moldaves n’ont pas respecté le vote du référendum de 1991 où toute la République de Moldavie avait choisi de rester en Union Soviétique, mais dans leur fièvre nationaliste, ils ont déclaré : « Les Russes doivent aller derrière le Dniestr et les juifs dans le Dniestr ». Sacha a poursuivi : « Comme nous étions derrière le Dniestr, nous y sommes restés et nous l’avons même gardé.

D’ailleurs effectivement ça a toujours fait partie de l’Ukraine donc de la Russie ». Je lui demande : quels nationalistes ? les Moldaves ? Mais non, les Moldaves ne sont pas un peuple de guerriers, ils ne se conduisent pas comme ça ! Qui alors ? Les Roumains s’exclame-t-il. Il ajoute, je n’ai rien contre les Roumains, mais de temps en temps ils ont des accès de fascisme et durant la deuxième guerre mondiale, ils ont déferlé avec les nazis sur la Moldavie, la Bessarabie et Odessa, ils étaient encore plus cruels que les nazis…

Comme les bandéristes… là avec l’UE, ils espèrent bien récupérer la Moldavie également courtisée par les Turcs, les Grecs… ce sont eux qui ont poussé les Moldaves qui n’aiment pas la guerre… Sacha qui est un individu délicieux et qui nous a accueillies « comme de la famille, les communistes dit-il sont partout les mêmes, ils luttent pour la paix et pour que les gens aient de quoi vivre dignement », a quelques remords : « j’aurais dû apprendre le Moldave, je ne le sais pas. Mais je viens de l’Oural et j’ai eu quelque peine à apprendre le langage local.

La Moldavie c’était un paradis, c’était écologique, la nourriture y était abondante et pas trafiquée… Nous avions du travail nous étions les plus heureux ». Il est convaincu qu’ils vont arriver à recréer l’Union soviétique, « les Gagaouzes sont sur le bon chemin, si le candidat communiste passe en Moldavie, les conditions de la paix seront réunies et peu à peu nous allons gagner. Nous avons d’ailleurs décidé de lancer une campagne d’adhésion.»
Même si partout en Transnistrie flottent les symboles de l’Union Soviétique, les communistes sont loin d’être au pouvoir. De cela comme de l’histoire de la Transnistrie nous parlerons un autre jour, nous pensons assister à un meeting communiste vendredi avant de nous embarquer vers la Gagaouzie.

Le soir pour la modique somme de 10 euros à deux nous avons mangé dans un restaurant tenu par un jeune homme avec une queue de cheval, des mets exquis. Une salade de roquette avec des lamelles de parmesan et des champignons, avec une huile d’olive fruitée et parfumée à l’ail. Marianne a choisi une polenta assortie d’une brouillade, de fromage blanc et de crème fraiche, et elle a couronné le tout avec un somptueux vacherin, tandis que moi je me régalais de délicieux raviolis aux pommes de terre et d’un yaourt en gelée au kiwi frais… Ce moment de luxe dans la douce Transnistrie était encore un défi à tous les clichés…
Tout est si calme, apaisé et pourtant avec les élections moldaves du 30 novembre tout peut exploser si l’UE et les Etats-Unis renouvellent leurs exploits ukrainiens… Alors que si on laisse le processus naturel s’accomplir, un conflit intervenu il y a 20 ans peut trouver une issue pacifique… On peut assister à la réunification d’un pays et cette avancée peut offrir un cadre de résolution à d’autres conflits ou dans le cas contraire aboutir à  transformer plus que jamais cet espace post-soviétique en poudrière au cœur de l’Europe puisque je rappelle une fois de plus au lecteur que l’Europe va de Brest à l’Oural.
Danielle et Marianne

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LES RÉGIONS-ÉTATS VONT SUCCÉDER A LA FRANCE

13 Novembre 2014, 09:42am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

La France jacobine de 1789 va disparaître au profit de régions-Etat à l’américaine avec le projet des régions du PS au pouvoir . Au nom d’une pseudo-économie La France va se déliter en baronnies de province comme au temps de la monarchie des Valois . La fédéralisation des régions promue par L’union européenne poursuit sa mise en place au détriment des Etats-Nations comme le souhaitent les multinationales qui ne veulent plus d’Etat coercitif pour leur business mondialisé .

Le fédéralisme à l’œuvre va faire de la France non pas des Français mais des Bretons, des Provençaux , des Corses , des Lorrains ,des Alsaciens ,des Normands , des Berrichons , des Aquitains ,des Dauphinois etc … Ce choix de gestion des populations décidé par la grande Bourgeoisie multinationale doit permettre de grandes économies d’échelle sur le plan social . Chaque région se spécialisera dans un domaine rentable avec des pôles autour des grandes villes-Métropole . Les pauvres vivront entre pauvres comme c’est déjà le cas dans beaucoup d’endroits , les riches vivront entre riches dans des résidences sécurisées et bien loties en activités de loisirs culturels et sportifs .

Cette atomisation du pays va renforcer le communautarisme que beaucoup de bien pensants hypocrites critiquent et diviser la population comme cela s’est produit en Yougoslavie et se voit de plus en plus en Belgique-Espagne-Grande-Bretagne . La crise du capitalisme à l’œuvre renforce le régionalisme par le délitement de L’Etat central de plus en plus incapable de remplir ses missions d’égalité de tous les citoyens . Cela est voulu par les élites du capital pour détruire au plus vite la Sécurité Sociale avec ses 600 milliards de budget . La crise au nom de l’endettement accélère ces processus de plus en plus vite car le profit n’attend pas , le marché capitaliste est un ogre insatiable surtout quand il est malade comme aujourd’hui .

Le peuple plein de rhumatismes avec la pauvreté , le chômage , reste spectateur de ces décisions qui vont le rendre encore plus pauvre et plus divisé que jamais . Les réformes électorales vont suivre pour habiller ce démantèlement national que les révolutionnaires bourgeois de 1789 avait construit pour remplacer la monarchie absolue . Bien sûr nous avons nos semelles attachées au lieu de notre naissance et nous regrettons la disparition de nos danses et chants régionaux , les langues locales , les traditions artisanales et rurales avec nos beaux villages et villes médiévales , mais pourtant nous sommes devenus Français grâce à nos ancêtres qui ont bataillé pendant des siècles contre l’occupant barbare , anglais , espagnol , allemand . Les « traitres » au pays sont maintenant parmi les élites de droite et de gauche formées par notre école républicaine gratuitement . Tous les experts de la bourgeoisie dite moderne (économistes , sociologues , philosophes , artistes , journalistes ) sont au chevet mortuaire de la France de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen pour enfanter des régions-Etat qui diviseront ce peuple français frondeur et parfois révolutionnaire .

Au nom de nos anciens morts pour la France dans de multiples guerres nous ne pouvons laisser faire ça . Le Nationalisme ne s’oppose pas à l’internationalisme prolétarien , nous ne pouvons pas laisser au FN le monopole de notre patrie avec ses 95 départements et ses 36000 communes . La classe ouvrière , tous les salariés de notre beau pays ne peuvent laisser mourir cet hexagone que nous aimons tant avec ses talents de tous ordres , manuels et intellectuels . Notre jeunesse doit vivre et se construire à l’ombre de nos églises gothiques , de nos monuments historiques , de nos villages et villes du nord au sud et de l’est à l’ouest . Notre classe politique UMP-PS fait fausse route en s’acoquinant avec les grands bourgeois mondialisés qui se déplacent en jet privé à travers le monde à la recherche de profits gigantesques en appauvrissant les peuples qu’ils exploitent sans vergogne .

Je crois qu’il est temps de sortir les balais par millions pour nettoyer la France de tous ces « Traitres » qui martyrisent notre peuple en recherchant la division ethnique et régionaliste . Nos anciens ont sorti les fourches pour liquider les féodaux , nous devons nous inspirer de leur exemple pour sauver notre beau pays.

Bernard SARTON

lire : QUAND LES AMÉRICAINS VOULAIENT GOUVERNER LA FRANCE

« Celui qui voit un problème et ne fait rien, fait partie du problème ! »…GANDHI

 

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Les richesses que nous produisons nous appartiennent!

12 Novembre 2014, 11:44am

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Les richesses que nous produisons nous appartiennent!

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Les exclus de la commémoration du Centenaire de la Grande Guerre

12 Novembre 2014, 11:34am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Le président de la République française, comme tous ses prédécesseurs, n'a pas voulu la réhabilitation officielle des soldats fusillés pour l'exemple et des mutins durant la Première Guerre mondiale.

 

Les Mutins de 1917

Vous n'êtes pas aux Monuments aux Morts

Vous n'êtes même plus dans les mémoires

Comme vos compagnons de la Mer Noire :

Vous êtes morts et deux fois morts.

A vos petits enfants l'on ne répète

Jamais comment finit leur grand-papa :

Il y a des chos's dont on ne parle pas,

Mutins de mil neuf cent dix-sept

 

Sur votre dos, les Joffre et les Nivelle

Faisaient carrièr' dans les états-majors,

Leur humeur décidait de votre sort :

Aujourd'hui qui se le rappelle ?

Au lieu de s'emmerder en garnison,

Au lieu de piétiner au même grade,

C'était le temps béni de l'empoignade,

Vous parlez d'un' belle occasion...

 

Vous aviez fait tant d'assauts inutiles,

Juste pour corser le communiqué,

Vous vous sentiez tellement cocufiés,

Telle'ment pris pour des imbéciles,

Que vous avez voulu que ça s'arrête,

Cet abattoir tenu par la patrie,

Cette nationale charcuterie,

Mutins de mil neuf cent dix-sept

 

Avant l'attaque arrivaient les cercueils

Et vous coupiez votre pain sur leurs planches,

Tout juste si le crêpe à votre manche

N'annonçait votre propre deuil.

Par malheur, la France n'était pas prête,

Se révolter lui paraissait énorme,

Ell' bavait encore devant l'uniforme,

Mutins de mil neuf cent dix-sept

 

L'Histoir' vous a jetés dans ses égouts,

Cachant sous les flots de ses Marseillaises

Qu'un' bonne moitié de l'armée française

Brûlait de faire comme vous.

Un jour, sortirez-vous des oubliettes ?

Un jour verrons-nous gagner votre cause ?

J'en doute, à voir le train où vont les choses

Mutins de mil neuf cent dix-sept,

Mutins de mil neuf cent dix-sept

 

Paroles et musique de Jacques Debronckart  1967

 

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14/18: Question: Pourquoi et Qui sont ceux qui vous envoient tuer celui d'en face ?

12 Novembre 2014, 11:08am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

La chanson de craonne-1917

Indice : avec l'€uro,ils n'ont plus de problème de change

 

En complément de l'exellent billet de Roger (Roger colombier)sur ce 100e anniversaire de ce sinistre tango des tueurs de la Villette qui pendant quatre années servira à permettre la concentration industrielle, le remodelage du monde rural par l'élimination dans les tranchées du trop plein de force de travail mais aussi l'imposition de la surexploitation au nom de la raison d'état (première version du travailler plus pour gagner moins et taisez vous) qui ensuite de Paul Raynaud, à Laval puis J Moch, Sarko et maintenant Valls sera le credo des serveurs de soupe du gratin de la corbeille.

Les Maitres de l'acier et du rail, ici groupés déjà dans le Comité des forges qui deviendra vite l'UIMM et en Prusse avec son fraternel clone germain avaient leurs députés, tels les De Dietrich, De Wendel etc, dans les deux parlements et des fils officiers- pas trouffrions- dans les deux états majors.

Donc, d'abord la lettre d'Anatole France à Marcel Cahin pour parution dans l'Humanité, suivie d'un texte de Jean Pierre Fléchard paru dans le livre noir du Capitalisme qui met en perspective implacable la lettre d'Anatole France.

Comme ce n'est pas la prose habituelle de Canaille le Rouge, cela mérite peut-être que vous les gardiez sous le coude; cela va servir durant les quatre années à venir :

Cher citoyen Cachin,

Je vous prie de signaler à vos lecteurs le récent livre de Michel Corday, les Hauts Fourneaux, qu’il importe de connaître.
On y trouvera sur les origines et la conduite de la guerre des idées que vous partagerez et qu’on connaît encore trop mal en France ; on y verra, notamment (ce dont nous avions déjà tous deux quelque soupçon) que la guerre mondiale fut essentiellement l’oeuvre des hommes d’argent ; que ce sont les hauts industriels des différents Etats de l’Europe qui, tout d’abord, la voulurent, la rendirent nécessaire, la firent, la prolongèrent. Ils en firent leur état, mirent en vie leur fortune, en tirèrent d’immenses bénéfices et s’y livrèrent avec tant d’ardeur, qu’ils ruinèrent l’Europe, se ruinèrent eux-mêmes et disloquèrent le monde.
Ecoutez Corday sur le sujet qu’il traite avec toute la force de sa conviction et toute la puissance de son talent. — » Ces hommes-là, ils ressemblent à leurs hauts fourneaux, à ces tours féodales dressées face à face le long des frontières, et dont il faut sans cesse, le jour, la nuit, emplir les entrailles dévorantes de minerai, de charbon, afin que ruisselle au bas la coulée de métal. Eux aussi, leur insatiable appétit exige qu’on jette au feu, sans relâche, dans la paix, dans la guerre, et toutes les richesses du sol, et tous les fruits du travail, et les hommes, oui, les hommes même, par troupeaux, par armées, tous précipités pèle-mêle dans la fournaise béante, afin que s’amassent à leurs pieds les lingots, encore plus de lingots, toujours plus de lingots. Oui, voilà bien leur emblème, leurs armes parlantes, à leur image. Ce sont eux les vrais hauts fourneaux ! (page 163).
Ainsi, ceux qui moururent dans cette guerre ne surent pas pourquoi ils moururent. Il en est de même dans toutes les guerres. Mais non pas au même degré. Ceux qui tombèrent à Jemmapes ne se trompaient pas à ce point sur la cause à laquelle ils se dévouaient. Cette fois, l’ignorance des victimes est tragique. On croit mourir pour la patrie ; on meurt pour des industriels.
Ces maîtres de l’heure possédaient les trois choses nécessaires aux grandes entreprises modernes : des usines, des banques, des journaux. Michel Corday nous montre comment ils usèrent de ces trois machines à broyer le monde. Il me donna, notamment, l’explication d’un phénomène qui m’avait surpris non par lui-même, mais par son excessive intensité, et dont l’histoire ne m’avait pas fourni un semblable exemple : c’est comment la haine d’un peuple, de tout un peuple, s’étendit en France avec une violence inouïe et hors de toute proportion avec les haines soulevées dans ce même pays par les guerres de la Révolution et de l’Empire. Je ne parle pas des guerres de l’ancien régime qui ne faisaient pas haïr aux Français les peuples ennemis. Ce fut cette fois, chez nous, une haine qui ne s’éteignit pas avec la paix, nous fit oublier nos propres intérêts et perdre tout sens des réalités, sans même que nous sentions cette passion qui nous possédait, sinon parfois pour la trouver trop faible.
Michel Corday montre très bien que cette haine a été forgée par les grands journaux, qui restent coupables, encore à cette heure, d’un état d’esprit qui conduit la France, avec l’Europe entière, à sa ruine totale. » L’esprit de vengeance et de haine, dit Michel Corday, est entretenu par les journaux. Et cette orthodoxie farouche ne tolère pas la dissidence ni même la tiédeur. Hors d’elle, tout est défaillance ou félonie. Ne pas la servir, c’est la trahir. «
Vers la fin de la guerre, je m’étonnais devant quelques personnes de cette haine d’un peuple entier comme d’une nouveauté qu’on trouvait naturelle et à laquelle je ne m’habituais pas. Une dame de beaucoup d’intelligence et dont les mœurs étaient droites, assura que si c’était une nouveauté, cette nouveauté était fort heureuse. » C’est, dit-elle, un signe de progrès, et la preuve que notre morale s’est perfectionnée avec les siècles. La haine est une vertu, c’est peut-être la plus noble des vertus. «
Je lui demandai timidement comment il est possible de haïr tout un peuple :
— Pensez, madame, un peuple entier, c’est grand… Quoi ? Un peuple composé de tant de millions d’individus, différents les uns des autres, dont aucun ne ressemble aux autres, dont un nombre infiniment petit a seul voulu la guerre, dont un nombre moindre encore en est responsable, et dont la masse ignorante en a souffert mort et passion. Haïr un peuple, mais c’est haïr les contraires, le bien et le mal, la beauté et la laideur. «
Quelle étrange manie ! Je ne sais pas trop si nous commençons à en guérir. Je l’espère. Il le faut. Le livre de Michel Corday vient à temps pour nous inspirer des idées salutaires. Puisse-t-il être entendu ! L’Europe n’est pas faite d’Etats isolés, indépendants les uns des autres. Elle forme un tout harmonieux. En détruire une partie, c’est offenser les autres.
Notre salut, c’est d’être bons Européens. Hors de là tout est ruine et misère.
Salut et fraternité,

Si vous avez la curiosité -et il faut l'avoir- de vous plonger dans le "Livre noir du capitalisme (1ere edit : le temps des cerises, 2002, il est cher mais se trouve en Brocante et dans les Bibiothèques) vous pourrez lire ceci :

 

Les marchands de canons, dont les principaux étaient Schneider en France et
Krupp en Allemagne, étaient étroitement unis en une sorte de trust
international dont le but était d’accroître l’immense fortune de ses membres
en augmentant la production de guerre, de part et d’autre de la frontiè
re.

A cet effet, ils disposaient de moyens puissants pour semer la panique parmi
la population des deux pays, afin de persuader chacune que l’autre n’avait
qu’un but : l’attaque
r.

De nombreux journalistes, des parlementaires,
étaient grassement rétribués par eux pour remplir ce rôle. D’ailleurs un
important munitionnaire français, de Wendel, député de surcroît, avait pour
cousin un autre munitionnaire allemand, Von Wendel, siégeant au Reichstag.
Ils étaient aux premières loges, dans chaque pays, pour acheter les
consciences et faire entendre leurs cris d’alarme patrioti
ques.

Tout ce joli monde - marchands de canons, journalistes, parlementaires-
parvint aisément à lancer les deux peuples dans une folle course aux
armements que rien ne devait plus arrêter, jusqu’à la guerre.
Leurs chefs d’État respectifs, loin de les freiner, les encourageaient. Et
notamment notre président de la République, Raymond Poincaré, un Lorrain,
élevé dans l’idée de revanche et prêt à n’importe quel mensonge, à n’importe
quel forfait, pour reconquérir l’Alsace et la Lorraine.
C’est pour ces différents motifs que les soldats allemands et français
allaient s’entre-
égorger.

On leur avait appris à se haïr, alors que les munitionnaires et les
états-majors, fraternellement unis, suivaient avec satisfaction, à
l’arrière, les déroulements du drame qu’ils avaient conjointement déclench
é.

Pour bien approfondir cette immense duperie et montrer que le patriotisme et
la défense du territoire ne sont que des mots creux servant à couvrir les
plus abominables tripotages, il convient de raconter l’histoire du bassin de
Briey, car elle est caractéristique, symptomatique et, à elle seule, devrait
dégoûter les peuples de prendre les ar
mes.

 

Les mines de fer de Briey-Thionville étaient à cheval sur les frontières du Luxembourg, de la France et de l’Allemagne. La famille franco-allemande de Wendel en était propriétaire.

Ce bassin était d’une importance capitale pour le déroulement de la guerre.

M. Engerand*, dans un discours prononcé à la Chambre des députés, après le conflit, le 31 janvier 1919, dira : " En 1914, la seule région de Briey faisait 90% de toute notre production de minerai de fer. « Poincaré lui-même avait écrit autrefois : » L’occupation du bassin de Briey par les Allemands ne serait rien moins qu’un désastre puisqu’elle mettrait entre leurs mains d’incomparables richesses métallurgiques et minières dont l’utilité peut être immense pour celui des belligérants qui les détiendra. "

Or, il se passa un fait extraordinaire : dès le 6 août 1914, le bassin fut occupé par les Allemands sans aucune résistance.

Plus extraordinaire encore : le général de division chargé de la défense de cette région, le général Verraux, révéla par la suite que sa consigne (contenue dans une enveloppe à ouvrir en cas de mobilisation) lui prescrivait formellement d’abandonner Briey sans combat.

La vérité, connue longtemps après, était la suivante : une entente avait été passée entre certains membres de l’état-major et des munitionnaires français pour laisser le bassin aux mains des Allemands afin que la guerre se prolonge (les Allemands n’auraient pu la poursuivre sans le minerai de fer) et que les bénéfices des marchands de canons soient accrus.

" Si la région de Thionville (Briey) était occupée par nos troupes, l’Allemagne serait réduite aux quelques 7 millions de tonnes de minerais pauvres qu’elle tire de la Prusse et de divers autres États :

Toutes ses fabrications seraient arrêtées. Il semble donc qu’on puisse affirmer que l’occupation de la région de Thionville mettrait immédiatement fin à la guerre, parce qu’elle priverait l’Allemagne de la presque totalité du métal qui lui est nécessaire pour ses armements. "

L’état-major français et le président de la République furent abondamment avertis de ces faits.

Des dossiers complets sur cette affaire furent même fournis à Poincaré par le député Engerand*.

Poincaré refusa d’intervenir. L’état-major refusa toute offensive du côté de Briey.

A défaut d’offensive, de reprise du terrain, on aurait pu bombarder Briey pour rendre inutilisables les installations. Au contraire, des accords secrets furent passés entre états-majors français et allemand afin que les trains remplis de minerai se dirigeant vers l’Allemagne ne fussent, en aucun cas, bombardés.

En passant, disons que, bien entendu, ces mêmes états-majors avaient décidé également de ne pas détruire leurs quartiers généraux respectifs... Ces deux bandes de gangsters étaient « régulières ».

Des aviateurs français, néanmoins, désobéirent aux ordres reçus et lancèrent quelques bombes sur les installations de Briey. Ils furent sévèrement punis.

Par quel intermédiaire les interdictions de bombarder avaient-elles été données ? Par un certain lieutenant Lejeune - tout puissant, quoique simple lieutenant - qui, dans le civil, avant la guerre, était ingénieur attaché aux mines de Joeuf et employé de M. de Wendel.

Galtier-Boissière**, (écrivain polémiste ayant vecu les tranchées note de CleR) : " Pour ne pas léser de très puissants intérêts privés, et pour éviter d’enfreindre les accords secrets conclus entre métallurgistes français et allemands, on a sacrifié, dans des entreprises militaires inefficaces, des centaines de milliers de vies humaines, sauf sur un point : Briey-Thionville, dont, durant quatre années, l’Allemagne en toute tranquillité a tiré les moyens de continuer la lutte." Mais la famille franco-allemande de Wendel faisait des bénéfices !

Cela n’est qu’un exemple, parmi beaucoup, de la collusion des munitionnaires et des gouvernements des pays en guerre. Le bilan humain a pourtant été très lourd : 10 millions de morts avec les civils.

source : Jean-Pierre Fléchard, « Le Livre noir du capitalisme »

 

Note:  Pas exactement un pacifiste bolchevik : en 1913 partisan du surarmement, de la loi de trois ans (de service militaire), opposé à l'impôt sur le revenu, soutient de Poincaré, militant des relations avec le Vatican dans la France de la loi de 1905, 

 

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Politique : Sociakozistes ou Sarkocialistes

12 Novembre 2014, 10:26am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Politique : Sociakozistes ou Sarkocialistes
Politique : Sociakozistes ou Sarkocialistes
Politique : Sociakozistes ou Sarkocialistes

pour ceux qui avaient encore des doutes l'art des passerelles ou le temps du slalom

 

Stop!

À défaut d'être lugubre, tentons d'être un peu sérieux pour ne pas nous perdre dans ce curieux dédale et premières neiges arrivant usons de l'image qui s'y accroche :

Voilà un monsieur bien sous tous rapports (au sens des immeubles de même nom) qui après avoir fait l'ENA et choisi de faire, comme la majorité des énarques, carrière à droite, mais de façon ondulatoire, se retrouve ministre dans le gouvernement du préposé aux affaires courantes de N Sarkozy.

Mais pour en arriver là, il aura fallu affûter les carres et farter les skis pour un slalom spécial assez époustouflant, jugez-en :

Jean pierre jouyet se lance dans la pente avec le dossard de membre de l'équipe de Lionel Jospin, Premier ministre, dont il sera le directeur adjoint de cabinet jusqu'en 2000. À ce titre, il est un des acteurs de l'entrée de la France dans la zone euro, il occupe ensuite le poste de directeur du Trésor, jusqu'à l'arrivée de Nicolas Sarkozy, ministre de l'Économie et des Finances en 2004. Changement de dossard, celui-ci le fait nommer ambassadeur chargé des questions économiques internationales.

             Premiére métamorphose de la chenille sociakozyste.

Brièvement président de Barclays France en 2005, faut bien prévoir la suite, il est ensuite nommé chef du Service de l'Inspection générale des finances, poste qu'il occupe jusqu'en 2007.

Président d'honneur du club "Témoin" (de qui ? de quoi ? c'est confidentiel) , où il avait succédé à un certain François Hollande (ça se dit comment sur l'échiquier ?), depuis 1999 et président du club Démocratie en 2000, il est l'un des initiateurs et signataires de l'appel «des Gracques » pour une alliance PS-UDF ; Ça y est, nous y sommes ; cela pendant la campagne présidentielle de 2007.

Le 18 mai 2007, il devient secrétaire d'État chargé des affaires européennes auprès du ministre des Affaires étrangères et européennes, Bernard Kouchner, dans le gouvernement de François Fillon. Son job, préparation et le bon déroulement des négociations de la présidence française du Conseil de l'Union européenne,

                   Fin de première manche et reprenons notre souffle.

Dossard neuf.

Dans la foulée, seconde manche, mur de départ : nommé grand Babuyaka de l'Autorité des Marché Financier, la bourse, mais pas du travail, il demande au législateur l'augmentation des ressources du machin pour qu'il puisse "assurer les nouvelles missions qui lui sont conférées par la loi de régulation bancaire et financière et qu'il puisse s'adapter aux nouvelles technologies utilisées sur les marchés financiers" (sic). On n'est pas énarco-voltairien pour rien, il donne à son mandat une dimension très politique. L'ENA pour la langue de bois, Voltaire pour le conforts des fauteuils.

Le 19 juillet 2012, il est nommé directeur général de la Caisse des dépôts et consignations (celle qui via Transdev engage le démantellement de la SNCM), après avoir obtenu les 3/5es des voix de la Commission des Finances de l'Assemblée nationale et du Sénat. Il devient dans la foulée président de la Banque publique d'investissement (BPI) le 17 octobre suivant.

Le 9 avril 2014, François Hollande le prend comme secrétaire général du château par arrêté du 16 avril qui prend effet le même jour en remplacement de Pierre-René Lemas Voltairo-énarquien lui aussi qui sera nommé directeur général du groupe Caisse des Dépôts par décret du Président de la République pris le 21 mai histoire de continuer à suivre les opérations liquidation.

Et voilà comment s'organise un slalom entre les piquets su sociakozysme et sarkocialiste.

La question qui n'est pas posée : ne serait-il aussi pas un remarquable joueur de billard à trois bandes pour le compte de Fa# qui doit se frotter les mains : Fillon écarté, son pote dans la place, les journalistes du Monde en délicatesse. Ne reste plus au Zébulon du cachet conférencier que de mettre une peau de banane à Juppé, avec ça et Blummollet dans les choux, le PS Tsunamisé et le PC-FDG morne plaine, il se met en piste pour refaire le coup de Chirac face à le Pen.

Il va s'bigner par terre

c'est la faute à Voltaire

j'donne pas che de ses os

c'est la faute à Sarko

Rédigé par Canaille Lerouge

        Et puis une Petite bouffe entre potes pour karchériser Sarkozy

Les protagonistes de cette petite bouffe entre potes, selon 2 journalistes du Monde qui en détiendraient l'enregistrement sonore sont: François Fillon ex-premier ministre de Sarkozy et Jean-Pierre Jouyet ex-ministre de Sarkozy quand Fillon était premier ministre. Deux potes en somme.

Seulement voilà. Le Jouyet est aussi pote de François Hollande depuis les bancs de l'ENA. Et même de Ségolène Royal depuis l'ENA aussi (madame ex en somme comme dirait Closer). Et François 2 a adoubé son pote depuis l'ENA secrétaire général de son palais de l'Elysée. Comme quoi gôche et droite...

Bien, entre la poire et le fromage, le 24 juin dernier, le Fillon et le Jouyet ont parlé de dézinguer le Sarko avant les présidentielles de 2017.

Là, ce n'est plus blanc bonnet et bonnet blanc entre la gôche et la droite. C'est papier-cul blanc et blanc papier-cul.

Le Fillon, lui, crie au complot contre lui et la Marine dit: "encore, encore!"

                  Bon, on la tire vraiment la chasse d'eau ou pas?

 

Politique : Sociakozistes ou Sarkocialistes

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Le MEDEF appelle les patrons à MANIFESTER contre les salariés début décembre !

12 Novembre 2014, 10:03am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Le MEDEF appelle les patrons à MANIFESTER contre les salariés début décembre !

 

Le MEDEF annonce une semaine d’action début décembre 2014 pour que les citoyens payent encore plus pour accroitre les dividendes des actionnaires, pour que les salariés acceptent de se faire virer sans motifs, qu'ils acceptent de travailler plus de 40h payées 35h, que les patrons soient totalement exonérés de cotisations sociales et d'impôts, etc... Gattaz veut même obtenir du bénévolat au service des patrons !

LES PATRONS VEULENT OBTENIR :

  • > Le droit de licencier sans motif et sans rien justifier,
  • > La fin des 35h,
  • > La légalisation de l'emploi de salariés étrangers hors droit français.
  • > Le droit de payer des salariés au-dessous du Smic, (mesure à mettre en relation avec leur revendication sur les temps partiels, voir ci-dessous) :
  • > L'annulation de l’obligation d’un minimum de 24 heures par semaine pour les temps partiels,
  • > La remise en cause des seuils sociaux (pour que les patrons puissent faire leurs grosses combines anti-sociales et anti-économiques sans informer le comité d'entreprise)
  • > L'enterrement définitif du « compte pénibilité » (Donc reculer les droits à retraite)
  • >L'annulation de l’obligation d'informer les salariés de la cession de l'entreprise dans les PME,
  • > L'annulation des impôts sur les dividendes, (Ce qui conduirait à l'augmentation des impôts sur les salariés et les retraités),
  • > etc.

CE DONT IL S'AGIT C'EST DONC BIEN UN APPEL AUX PATRONS À MANIFESTER CONTRE LES SALARIÉS ET LEURS GARANTIES

N'oublions pas que, parallèlement, Pierre Gattaz en appelant la France à sortir de la convention 158 de l'OIT, s'attaque à tous les droits des salariés, et bien au-delà de ceux énumérés ci-dessus (exemple: le congé maternité)

Attention ! Les manifestations des patrons ne se passeront peut-être pas toujours dans la rue, mais sans doute beaucoup plus dans les salons.

Il est vrai que le Medef a de l'argent, beaucoup d'argent: il est financé par une cotisation proportionnelle au nombre de salariés de l'entreprise, ce qui fait que, en quelque sorte, ce sont eux, par leur travail, qui financent l'organisation patronale, et qui financeront les manifestations organisées contre leurs droits, en début décembre.

La semaine d'actions patronales anti-salariés va se traduire par:

  • > Des conférences de presse, (relayées par une presse qui est majoritairement leur propriété et donc leur jouet).
  • > Des réunions, suivies de cocktails et diners chics (Une corruption qui ne dit pas son nom ou qu'on appelle pudiquement "Lobbying").
  • > Éventuellement des manifestations de rues,
  • > Etc.

TOUJOURS PLUS !

Hollande et Valls vont pourtant leur donner 40 milliards sans aucune contrepartie ! La baisse des cotisations patronales introduite par le Crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) deviendra définitive à partir de 2017, et sera compensée par des hausses d'impôts et de cotisations sur les salariés et les retraités ! Et ça ne leur suffit toujours pas

La politique gouvernementale leur a pourtant permis d’augmenter de 30% les dividendes en 2013 (record du monde!!!), et cela ne leur suffit pas.

Partout, dénonçons Gattaz et ses copains qui, chaque années, sont responsables de :

> 80 milliards de fraudes fiscales

> 25 milliards de fraudes sociales des entreprises

Car, rappelons-le, ils engloutissent plus de 200 milliards d'aides publiques sans la création d'un seul emploi.

Ces gens, ces 1% les plus riches, ce sont eux les assistés de notre système! Ça suffit!

SALARIÉS, DÉLÉGUÉS DU PERSONNEL (DP), ÉLUS DES COMITÉS D'ENTREPRISES ET COMITS D'ÉTABLISSEMENTS (CE), DEMANDONS PARTOUT À CONNAÎTRE:

  • > LE MONTANT REÇU PAR LE PATRON AU TITRE DU CICE,
  • > ET CE QU'IL EN A FAIT !

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