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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Articles avec #hommages

Léandre Létoquart, ancien maire communiste de Méricourt est décédé

15 Juin 2017, 17:10pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Léandre Létoquart à gauche de la photo avec l'actuel maire de Méricourt Bernard Baude

Léandre Létoquart à gauche de la photo avec l'actuel maire de Méricourt Bernard Baude

Lens, le 14 juin 2017

ci dessous le message de condoléances que j'ai adressé à la famille de Léandre Létoquart, ancien maire communiste de Méricourt.


"Comme beaucoup d’entre vous, je suis profondément attristé par la disparition brutale de Léandre Létoquart, ancien maire de Méricourt et ancien Conseiller régional.

De nombreux souvenirs me reviennent et me rappellent ceux d'un homme attachant, profondément humaniste et pacifiste.

Homme engagé et courageux, ses valeurs progressistes et anticolonialistes l’ont amené à refuser de participer à la guerre d'Algérie, ce qui lui valut dix-huit mois de prison.

Dirigeant communiste de notre Fédération, il était, au titre de conseiller régional, un des piliers de la bataille pour la reconversion de notre bassin minier et la rénovation des cités minières.

Homme à l'intelligence vive et à la pensée aiguë, il était un exemple pour les plus jeunes et je sais oh combien, il était reconnu par sa population, comme un bâtisseur d'avenir.

Sans conteste, il a marqué sa belle ville de Méricourt, d'une empreinte indélébile.

Évoquant trop brièvement Léandre, je ne peux faire sans penser à ses parents, Léa et Léandre (père), sans non plus penser à ses frères et sœurs, ses enfants, neveux et nièces, à toute sa famille.

Il était, à mes yeux, un singulier collectif, un souffleur de conscience.

À vrai dire je ne suis pas seulement triste de sa disparition, je suis surtout fier de l'avoir connu.

Toutes mes pensées vont aux Méricourtois, à sa famille ainsi qu'à ses proches et à ses camarades.

Mes condoléances les plus attristées au nom des communistes du Pas-de-Calais dont je sais que nombreux militants communistes auront à cœur d'être présents aux obsèques de ce grand Monsieur.

De tout cœur avec vous dans ces moments si difficiles".

Hervé POLY
Secrétaire du PCF 62

 

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La mémoire de la Commune ou l’histoire écrite par les vainqueurs

25 Mai 2017, 09:21am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

La mémoire de la Commune ou l’histoire écrite par les vainqueurs

Alors qu’on commémore cette semaine le 146e anniversaire de la Semaine sanglante, qui a vu les troupes réactionnaires de Versailles écraser dans le sang la révolution sociale parisienne, l’hostilité des puissants à l’égard de la Commune semble perdurer. Absence relative dans les manuels scolaires, publications grand public à charge, 1871 semble susciter toujours autant de rancoeur chez certains. En témoigne le lamentable article de Yann Moix récemment paru dans Marianne.

Juillet 1870, la France déclare la guerre à la Prusse. En moins de deux mois, les troupes françaises sont mises en déroute, Napoléon III est capturé à Sedan le 2 septembre, la république est proclamée le 4 à l’Hôtel de Ville de Paris. Après une résistance de quelques mois, l’armistice est signé le 28 janvier 1871. Le 8 février, les élections législatives donnent à la France une majorité monarchiste favorable à la paix. Paris, majoritairement favorable à la poursuite de la guerre, a élu des républicains radicaux, à l’instar de Giuseppe Garibaldi et Louis Blanc. La défense de la paix est vite identifiée à une velléité de restauration monarchique, et patriotisme et républicanisme se confondent en grande partie au sein de la population parisienne. En mars, le nouveau chef du pouvoir exécutif, Adolphe Thiers, décide du déménagement de l’Assemblée de Paris à Versailles. Le 18 mars, il ordonne une opération militaire dans le but de récupérer les canons de la Butte Montmartre, aux mains de la garde nationale. La population parisienne s’y oppose et les soldats du 88e régiment de ligne refusent d’obéir aux ordres et de tirer sur la foule : c’est le début de l’insurrection, Thiers ordonne le repli général sur Versailles. Le 28 mars, la Commune de Paris est proclamée. En l’espace de deux mois, elle tente d’instaurer la république sociale chère aux révolutionnaires de 1848 : peine perdue, elle est écrasée dans le sang lors de la Semaine sanglante, du 21 au 28 mai 1871. Immédiatement victime d’une légende noire, la Commune voit son héritage sali par la propagande versaillaise qui perdure encore aujourd’hui.

Le discours anti-communard : une hostilité vieille de plus d’un siècle

Dans une lettre à Emmanuel Macron, parue dans le Marianne du 19 mai, Yann Moix conjure le président nouvellement élu de « n’avoir point peur de la rue » et d’appliquer son programme quoi qu’il en coûte. Les opposants et autres manifestants, explique-t-il, ne sont qu’une infime minorité prenant en otage la majorité du peuple français qui, bien entendu, souhaite l’application du programme d’En Marche!. Moix se livre alors à une savoureuse analogie historique, rappelant que « sous la Commune, l’immense majorité des Parisiens était prise en otage par la folie rouge. »
Ce discours s’inscrit de manière frappante dans la continuité de celui de la plupart des grands écrivains contemporains de 1871. Dès le lendemain de la Semaine sanglante, la Commune fait l’objet d’une intense lutte mémorielle. La voix des dirigeants communards, pour la plupart réfugiés en Angleterre, porte peu au cours de la décennie qui suit l’évènement. Les Versaillais détiennent un quasi monopole de la mémoire de la Commune et s’emploient à faire de cette dernière « une récapitulation de toutes les barbaries, une apocalypse rouge, un mal métaphysique inouï » (Eric Fournier, La Commune n’est pas morte, p. 17). Les plus grands noms de la scène littéraire de l’époque mettent leur plume au service de la propagande anti-communarde de l’Ordre moral. Paul Lidsky, dans Les Ecrivains contre la Commune, nous offre une anthologie aussi sidérante qu’effrayante des textes des plus éminents artistes de l’époque. « Sauvé, sauvé ! Paris était au pouvoir des nègres ! » peut-on lire sous la plume d’Alphonse Daudet au lendemain de la répression. Dans une lettre à Georges Sand, Gustave Flaubert écrit : « Le peuple est un éternel mineur. Je hais la démocratie. (…) Le premier remède serait d’en finir avec le suffrage universel, la honte de l’esprit humain. (…) L’instruction obligatoire et gratuite n’y fera rien qu’augmenter le nombre des imbéciles. Le plus pressé est d’instruire les riches qui, en somme, sont les plus forts. » Emile Zola lui-même affirme que « Le bain de sang que [le peuple de Paris] vient de prendre était peut-être d’une horrible nécessité pour calmer certaines de ses fièvres. Vous le verrez maintenant grandir en sagesse et en splendeur. » Victor Hugo, aux côtés de Georges Clemenceau et de quelques autres, se retrouve bien seul à défendre les communards. Ce type de discours s’inscrit dans le registre de la psychologie des foules, très en vogue à l’époque. Théorisée par Gustave le Bon, elle est fondée sur la crainte du peuple. Celui-ci, lorsqu’il se transforme en « foule », deviendrait une masse stupide et grégaire, susceptible de suivre n’importe quel leader qui flatterait de manière démagogique ses bas instincts. Un discours qui réapparait aujourd’hui, sous la forme de la dénonciation du populisme. Dans Les Echos du 7 mai, Didier Cozin nous explique ainsi que « le populisme se nourrit d’une éducation défaillante ». Comprendre : le peuple décérébré et inculte est décidément bien crédule, il cède bien facilement aux sirènes de la démagogie.

Le mémoire positive de la Commune : tentative de réappropriation communiste

L’Humanité, 30 mai 1926.

Il faut attendre la fin du XIXe siècle pour voir le mouvement révolutionnaire français tenter de construire une mémoire positive de la Commune. En 1880, le mouvement ouvrier organise la première « montée au mur des fédérés » : un cortège commémoratif sous haute surveillance policière prend la direction du cimetière du Père Lachaise, où ont été exécutés les derniers communards. Toutefois, la gauche est encore trop affaiblie pour parvenir à imposer une mémoire positive de l’événement. Le tournant s’opère avec l’unification du mouvement socialiste en 1905 et la création de la SFIO, qui parvient progressivement à s’arroger le monopole de la mémoire de 1871 : dès 1908, les socialistes sont majoritaires lors de la montée au mur des Fédérés et le service d’ordre du parti s’emploie à tenir à l’écart les éléments perturbateurs (notamment les anarchistes). Au début des années 1920, toutefois, le parti communiste nouvellement crée dispute l’héritage de la Commune aux socialistes. En 1921, au Père Lachaise, le rapport de force est en faveur du PCF, il est écrasant : 20 000 militants communistes contre 1000 socialistes. La réappropriation de l’événement est importante pour le parti, qui en fait l’événement annonciateur de la Révolution d’Octobre 1917 : « En 1871 et en 1917 furent offerts deux exemplaires de Révolution qui désormais resteront indissolublement unies et complémentaires » peut-on lire dans l’Humanité du 30 mai 1926. Zéphirin Camélinat, l’un des derniers communards vivants, apporte ainsi son onction au PCF en 1926 : au cours d’une cérémonie organisée par les communistes, il remet le drapeau des vétérans de la Commune aux Groupes de défense antifascistes (GDA), fer de lance du service d’ordre du parti. Durant l’Entre-deux-guerres émerge donc une mémoire positive de la Commune, portée par le parti communiste et les historiens marxistes : l’événement est devenu un référent essentiel du discours de la gauche. Chaque année, au cours de la période 1930-1940, des dizaines de milliers de personnes se rassemblent fin mai au cimetière du Père Lachaise pour commémorer l’événement.

Programmes scolaires et publications grand public : persistance de la mémoire négative de la Commune

Cette mémoire décline progressivement après 1945. Dans le panthéon communiste, la Commune est peu à peu remplacée par la mémoire de l’engagement dans la Résistance du « parti des 75 000 fusillés. » Le nombre de participants à la montée au Mur décroit rapidement : 60 000 en 1945, 16 000 en 1949, 3000 en 1959. La Commune semble perdre de l’importance dans l’appareil de références de la gauche, au profit de l’antifascisme du Front populaire et de la Résistance.

La mémoire hostile à la Commune, elle, perdure bel et bien. L’événement occupe une place très réduite dans les programmes scolaires, à tel point que nombre de gens n’entendent réellement parler de 1871 qu’après le baccalauréat, au cours des études supérieures ou au détour de lectures personnelles. Du côté des publications grand public, le bilan est pire encore. Si les travaux universitaires (notamment ceux de Jacques Rougerie et de Robert Tombs, qui se sont efforcés de faire paraître des synthèses accessibles à tous) sont généralement plutôt bienveillants à l’égard de la Commune, il n’en va pas de même pour les ouvrages de vulgarisation historique souvent rédigés par des éditorialistes en mal de notoriété et cherchant à se prévaloir d’un certain verni culturel. Evoquons quelques exemples (relevés par Eric Fournier, dans La Commune n’est pas morte, 2013). Dans son best-seller Métronome, qui propose une promenade historique à travers Paris, le comédien Lorànt Deutsch nous livre une illustration saisissante de la permanence de la mémoire versaillaise, réduisant la Commune à acte de vandalisme, se scandalisant de la destruction de la colonne de la Bastille par les communards. Un discours qui fait écho au mythe des pétroleuses. Répandu à la fin du XIXe siècle, il met en scène des femmes accusées d’avoir allumé des incendies partout dans Paris, et mêle ainsi crainte et haine du peuple et plus particulièrement des femmes. Dans Historiquement correct (2003, vendu à 120 000 exemplaires), Jean Sévilla décrit la Commune comme « soixante-douze jours d’anarchie au cours desquels un pouvoir insurrectionnel a régné par la terreur sur la capitale. » Et Sévilla d’évoquer à plusieurs reprises l’alcoolisme supposé des communards : « L’absinthe dont la consommation a augmenté de 500% fait des ravages. C’est dans une atmosphère enivrée et enfumée que les adhérents des clubs discutent jusqu’à l’aube de la révolution sociale. » Le propos n’est pas neuf. Paul de Saint Victor écrit ainsi, en 1871, que « l’ivrognerie était l’élément de cette révolution crapuleuse. Une vapeur d’alcool flottait sur l’effervescence de la plèbe. La bouteille fut l’un des instruments du règne de la Commune. »

Le discours de Sévilla, comme celui tenu il y a quelques jours par Yann Moix dans les colonnes de Marianne, pourrait avoir été écrit presque mot pour mot par quelque écrivain réactionnaire au lendemain de la Commune. Il illustre une étonnante permanence du discours hostile à l’événement. Un discours qui fait fi de toute réalité historique. Un discours que, malheureusement, il faut encore combattre sans relâche. Un discours qui témoigne d’une peur presque panique du peuple et de son intrusion sur la scène politique. Peur qui continue de hanter, depuis plus d’un siècle, les élites oligarchiques.

Il ne s’agit pas ici d’idéaliser la Commune, expérience faite d’hésitations, de tâtonnements, d’erreurs parfois. La Commune fut motivée par le rejet du monarchisme et de la capitulation face à la Prusse. Elle tenta, en l’espace de deux mois, de poursuivre et d’achever la Révolution française : moratoire sur les dettes, réquisition des ateliers abandonnés au profit des coopératives ouvrières, interdiction du travail de nuit dans les boulangeries, élection des fonctionnaires… La Commune fut, en définitive, une tentative de réalisation de la république sociale que Jaurès, quelques années plus tard, appela de ses voeux.

Le Vent Se Lève

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MONTÉE AU MUR DES FÉDÉRÉS 2017

19 Mai 2017, 18:08pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

APPEL A LA MONTÉE AU MUR DES FÉDÉRÉS
LE SAMEDI 20 MAI 2017

LA COMMUNE COMME UNE ESPÉRANCE

 

Certaines commémorations, avec le temps, ont perdu de leur originalité et s’essoufflent pour un jour, ne plus avoir raison d’être. Rien de tel avec celle de la Commune de Paris.

Au fil des événements qui se sont déroulés depuis 146 ans dans le monde, il est indéniable que la Commune a marqué la mémoire collective des travailleurs. Elle s’inscrit dans la grande tradition des combats du peuple pour la liberté et l’égalité.

Le 29 novembre dernier, la Commune, les communardes et les communards ont été enfin réhabilités. Depuis 2011, notre association Les Amies et Amis de la Commune de Paris attendait ce geste historique.

Mais il reste encore beaucoup à faire pour que la Commune de Paris soit mieux connue de la population. Cela passe par l’école, le travail de recherche, la création de lieux de mémoire et par la traduction dans le champ politique des idées portées par la Commune : une démocratie qui permette au peuple d’être entendu et de conserver sa pleine souveraineté, la reconnaissance de la citoyenneté pour les étrangers, l’égalité des salaires femmes/hommes, la réquisition des logements vides et des entreprises abandonnées, la séparation de l’Église et de l’État, l’école laïque et obligatoire…

Nous appelons toutes celles et tous ceux qui veulent résister aux atteintes contre les droits sociaux et démocratiques et lutter pour en conquérir de nouveaux, à se rassembler au Mur des Fédérés pour réaffirmer l’actualité de l’œuvre de la révolution du printemps 1871.

Rendez-vous à 14h30,
à l’entrée du Père-Lachaise
Rue des Rondeaux, Paris XXe
Métro : Gambetta

 

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La Rafle du Vel' D'hiv et la préférence nationale des bleu blanc brun: le révisionnisme historique du FN est une insulte aux victimes !

12 Avril 2017, 16:18pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

La Rafle du Vel' D'hiv et la préférence nationale des bleu blanc brun:  le révisionnisme historique du FN est une insulte aux victimes !

La candidate de l'extrême droite à la présidence de la République française - rien que ça- a nié publiquement hier la responsabilité de la France dans la rafle antisémite du Vel' d'Hiv, perpétrée les 16 et 17 juillet 1942 dans Paris et sa banlieue. Ce n'est pas la première fois que le parti d'extrême droite révise ainsi les années noires de l'Histoire de France, sous l'Etat français de Philippe Pétain collaborant avec l'Allemagne nazie. Nombre  de français dits de souche, ayant collaborés avec le Reich Hitlérien, se sont retrouvés en 1972 comme dirigeants du FN.

 

Ainsi il en est de Léon Gaultier

La Rafle du Vel' D'hiv et la préférence nationale des bleu blanc brun: cela semble en indisposer certains du côté de la pensée unique

Né en 1915, il entre en 1941 au Cabinet de Paul MARION fondateur du Parti populaire français d'inspiration fasciste et futur ministre de Philippe Pétain. Léon Gaultier fonde la Milice, organisation para-militaire créée pour traquer les Juifs et la Résistance et armée par l'Allemagne nazie. En 1943, Léon Gaultier est sous-lieutenant de la SS et combat contre l'Armée rouge.

Arrêté à la Libération, il est condamné à 10 ans de réclusion, Mais libéré en Juin 1948, après que le PCF ait été chassé du gouvernement de la France, il devient Directeur des relations publiques pour l’Agence Havas jusqu’en 1958. Il avait été chroniqueur à Radio Vichy durant la guerre. Il quitte Havas pour être Directeur du Syndicat des grossistes en produits alimentaires. 

 

Par la suite, il cofonde avec Jean-Marie Le Pen la Société d’études et de relations publiques spécialisée dans l’édition de discours politiques et chants militaires, notamment nazis. En 1972, il compte parmi les membres fondateurs du conseil national du Fn.

 

Le  a lieu l'élection du premier bureau politique du FN, avec pour président Jean-Marie Le Pen. Le vice-président est François Brigneau, engagé dans la Milice après le débarquement des Alliés en Normandie en juin 1944. Le trésorier est Pierre Bousquet,  ancien caporal de la 33e division de grenadiers SS Charlemagne. il fait partie des 300 Français qui combattront les Russes en avril 1945 dans Berlin.

 

Pourquoi la candidate de l'extrême droite renierait-elle ceux qui collaborèrent sous le régime Vichy avec l'Allemagne nazie et fondèrent le parti de son père, celui-ci ayant été aidé financièrement comme héritier de la fortune du cimentier Lambert en 1976?

Il y a 70 ans, 528 juifs de la région lensoise ont été déportés. Une rafle très méconnue...

Cela s'est passé dans la nuit du 10 au 11 septembre 1942... 528 juifs de la région étaient arrêtés et déportés. La plupart étaient d'origine polonaise. Ils étaient arrivés dans les années 20 pour travailler dans les mines, comme leurs compatriotes catholiques... Cet épisode tragique de la 2è guerre mondiale est resté largement méconnu. Très peu sont revenus vivants après cette rafle.

Lens: une rafle méconnue... par France3Nord-Pas-de-Calais

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Un plaisir de voir ou revoir l'émission de Cartes sur table avec Jeannette Vermeersch en 1978

4 Avril 2017, 19:00pm

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L’assassinat de Dulcie September, un crime signé, une affaire classée

29 Mars 2017, 17:32pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

L’assassinat de Dulcie September, un crime signé, une affaire classée

Il y a un quart de siècle, l’Afrique du Sud vivait sous le régime de l’apartheid. Et rien n’arrêtait le gouvernement raciste de Pretoria dans sa lutte implacable contre l’African National Congress. En 1988, la représentante en France du mouvement de Nelson Mandela était abattue à bout portant.

Mardi 29 mars 1988, Paris, 10, rue des Petites-Écuries. Il est 9 h 47 et un bruit d’escalier qu’on dévale retentit dans le bâtiment C. Monsieur D. a à peine le temps de s’écarter pour laisser passer en trombe deux grands types aux cheveux courts, d’une quarantaine d’années tout au plus. À 10 heures, on découvre le corps sans vie d’une femme au 4e étage, sur le palier des bureaux de l’African National Congress (ANC), principal mouvement anti-apartheid, interdit en Afrique du Sud depuis 1960. Dulcie Evonne September, cinquante-trois ans, représentante de l’ANC, vient d’être abattue de cinq balles de calibre 22, tirées à bout portant, au silencieux.

On ne retrouvera jamais les tireurs. Un non-lieu sera prononcé en 1992 et l’affaire classée. Ce crime est pourtant signé : il s’agit d’une exécution en bonne et due forme par des agents et mercenaires du régime barbare de Pretoria.

Dulcie September se savait menacée ; elle avait demandé, sans l’obtenir, une protection policière aux autorités françaises mais elle avait refusé la mutation proposée par la direction de l’ANC, car il n’était pas question de donner l’impression de déserter le terrain. Perspicace et charismatique, Dulcie était impossible à décourager.

Née en 1935, Dulcie grandit à Athlone, township métisse du Cap. À vingt ans, elle débute sa carrière d’institutrice, sa vocation ; elle veut aider ses élèves à donner sens à leur vie. Très tôt éveillée à la politique, Dulcie rejoint l’Union démocratique du peuple d’Afrique australe (Apdusa) créée en 1960. Alors que toute organisation anti-apartheid est interdite, elle forme, en 1962, avec huit camarades, le Yu Chi Chan Club, d’inspiration maoïste (devenu le Front de libération nationale en 1963). Cela lui vaut une arrestation en octobre 1963. À l’issue de six mois de procès, Dulcie est condamnée à cinq ans de prison où elle subit de mauvais traitements.

À sa sortie, on lui interdit de reprendre son poste et de militer. Le 19 décembre 1973, elle quitte son pays et rencontre des militants de l’ANC et du Parti communiste sud-africain exilés à Londres.

En 1976, elle devient employée permanente de l’ANC. Elle soutient à son tour les nouveaux exilés et se consacre à la collecte de fonds. Restée marquée par la manifestation du 9 août 1956 devant le siège du gouvernement à Pretoria et par les actions des femmes tout au long des années 1950 contre les livrets d’identité, les hausses de loyer ou pour les augmentations de salaire, Dulcie s’engage dans la Ligue des femmes. Au lendemain du soulèvement des lycéens de Soweto (16 juin 1976), qui marque le retour du mouvement populaire sur la scène politique et où les femmes occupent aussi une place importante, Dulcie travaille en liaison avec le comité anti-apartheid de l’ONU et la Fédération démocratique internationale des femmes. Elle impulse mobilisations, conférences et publications sur le sort des femmes et de la jeunesse, noire en particulier. Après un bref passage par le quartier général de l’ANC à Lusaka, dont elle dirigera le comité régional et au cours duquel elle organisera la célébration du 25e anniversaire de la manifestation d’août 1956, la nouvelle représentante en chef de l’ANC pour la France, la Suisse et le Luxembourg arrive à Paris en 1984. Elle y joue très vite un rôle clé en rassemblant les différentes composantes du mouvement de solidarité anti-apartheid autour des exigences de boycott, de désinvestissements et de sanctions du régime sud-africain. En juin 1986, elle monte une conférence internationale qu’Oliver Tambo, président de l’ANC, ouvre en soulignant l’obligation morale de la France d’intervenir en faveur des sanctions internationales.

L’Afrique du Sud traverse alors une phase décisive de son histoire. L’ANC appelle le peuple à « rendre le pays ingouvernable ». La répression policière et la violence des forces de sécurité contre la population ont atteint leur paroxysme en 1988 ; tous les jours, révoltes et répressions secouent le pays. C’est l’état d’urgence. Le régime a soif de sang. Il bombarde aussi les camps de l’ANC, notamment au Botswana, intervient en Angola contre les indépendantistes et organise des attentats contre des dirigeants anti-apartheid aux quatre coins du globe. Il faut donc couper les vivres à ce régime qui excelle dans les crimes contre l’humanité.

La France est alors présidée par François Mitterrand et c’est la cohabitation : Jacques Chirac est premier ministre, Charles Pasqua à l’Intérieur et Robert Pandraud à la Sécurité publique. La Françafrique est donc aux commandes. En intervenant publiquement, en 1986-1987, en faveur de Pierre-André Albertini, Dulcie provoque des contrariétés. La mobilisation des Français pour la libération de ce coopérant, emprisonné par Pretoria, gêne. Mais surtout, depuis plusieurs mois, elle a entrepris de mettre au jour les filières de vente d’armes et cela ne plaît pas à grand monde, certainement pas à ce régime aux abois. La France était jusqu’alors un gros fournisseur de l’aéronavale sud-africaine. Avec le boycott, les ventes d’armes constituent un secteur porteur pour qui sait manœuvrer entre les gouttes.

Le mobile est là, sans doute. Les preuves ont disparu et la commission Vérité et Réconciliation, elle-même, malgré les aveux d’un ancien cadre des forces de sécurité, n’a pas réussi à traduire les coupables devant les tribunaux mais a démontré que, si la France en avait la volonté, elle contribuerait à rendre justice à Dulcie September.

Les sud-africaines donnent une leçon politique 

9 août 1956. Les forces de police protégeant les abords des Union Buildings, siège du gouvernement à Pretoria, ont du mal à en croire leurs yeux. 20 000 femmes de tout le pays déposent 
une montagne de pétitions contre le livret d’identité, qui sert à contrôler à tout moment 
les mouvements des « non-Blancs ». Il mentionne le domicile, la catégorie « raciale », 
la nature, le lieu et la durée de l’emploi occupé en «zone blanche ». L’impossibilité de le produire entraîne peines d’amende, de prison et déportation.

La manifestation est exceptionnelle, par son ampleur et l’éventail de son rassemblement ; Indiennes, Africaines ou métisse, et Blanches venues en solidarité, unies, elles contestent l’un des piliers 
de l’apartheid : le contrôle discriminatoire de la population ségréguée et l’organisation de l’exploitation de la main-d’œuvre des townships. La Journée nationale des femmes est née ce jour-là.

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Jean Ferrat, disparu ce jour en 2010

13 Mars 2017, 17:33pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Jean Ferrat, disparu ce jour en 2010

Jean Ferrat (26 décembre 1930 – le 13 mars 2010) est l’un des derniers grands auteurs-compositeurs-interprètes de la génération mythique des Brel, Brassens et Barbara. Engagé, Jean Ferrat était proche des idées du parti communiste, mais sans dogmatisme. Il était aussi un grand poète du sentiment amoureux, doté d’une voix reconnaissable entre mille ; il a mis en musique de nombreux poèmes d’Aragon. Le chanteur s’est éteint en 2010, des suites d’un cancer. Voici sa dernière lettre à sa femme Colette, qu’il avait épousée en secondes noces en 1992. Attention, émotion…

Mon amour, mon amour,

Voilà deux ou trois ans que je pensais t’écrire cette lettre mais je n’avais pas le courage de la commencer car il me semblait qu’en même temps, je te disais adieu. Mais aujourd’hui, voilà, j’ai de plus en plus de mal à respirer, mon cœur bat de plus en plus la chamade et je crains de ne plus avoir trop de temps à vivre.

Mon amour, ma Colette, ma « fille de menuisier ». Ce soir, je prends donc mon courage à deux mains pour te dire, pour que tu saches, quand je ne serai plus là – si tu pouvais en douter – à quel point tu as été le bonheur, la lumière de ma vie, à quel point tu as été mon beau soleil.

Ma Colette, ma chérie, mon beau soleil, vis dans notre maison, prends soin de ce jardin, de ton jardin qui m’enchante. Je sais que tu le feras en pensant à moi avec douceur.

Ma Colette, mon amour, mon amour.

Ton Jean.

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Hommage au groupe Manouchian par le PCF du Pas-de-Calais

1 Mars 2017, 20:01pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 Hommage au groupe Manouchian par le PCF du Pas-de-Calais
 Hommage au groupe Manouchian par le PCF du Pas-de-Calais

Les militants communistes rendaient hommage à Rino Della Negra et César Luccarini, deux des martyrs du groupe Manouchian natifs de Vimy et Pont-à-Vendin fusillés au Mont-Valérien le 21 février 1944. 

En présence d'Hervé Poly, secrétaire de la fédération communiste du Pas-de-Calais et de plusieurs élus et militants des sections d'Arras, Avion, Lens, Grenay, Courrières et Hénin-Beaumont, les communistes ont rendu hommage aux FTP-MOI du groupe Manouchian en déposant des gerbes de fleurs au pied des plaques rendant hommage à Rino Della Negra et César Luccarini. 

Je mets en ligne ci-dessous le texte de Leïla Dutailly prononcée lors de l'hommage à Rino Della Negra, à Vimy. 

 

HOMMAGE A RINO DELLA NEGRA

 

Vingt et un février 1944. Dans la prison de Fresnes. Froid intense. Un maton leur a remis du papier à lettre et des crayons. La main ne tremble pas " Petit frère, je veux t’envoyer un dernier mot pour que tu réconfortes de ton mieux maman et papa (...) Embrasse bien fort tous ceux que je connaissais (...) Envoie le bonjour et l’adieu à tout le Red Star (...). Rino

Quelques heures plus tard, une mitrailleuse fauchera par vagues successives, vingt-deux corps sanguinolents fixés à des poteaux, la vingt-troisième personne était une femme, Olga Bancic de nationalité roumaine sera ensuite décapitée à la hache le 10 mai en Allemagne.

 

Le bruit de la clairière arrive jusqu’à ceux qui attendent leur martyre dans la chapelle du Mont Valérien.

A quoi pense le jeune Rino Della-Négra dans ces derniers instants ?

 

Nul doute à ses parents d’Argenteuil qui vont éprouver un chagrin immense à l’annonce de son assassinat.

Et puis il songe à ce ballon rond qui court sur la pelouse du Stade Bauer, les hourras de la foule, les visages de ceux qui symbolisent le bonheur, la paix, la liberté.

 

Sans cette maudite guerre et le refus de partir travailler en Allemagne, " il eût été sans doute une étoile du ballon rond, car sa classe était indéniable.

Rino Della-Negra né en 1923 à Vimy (Pas-de-Calais) de parents italiens, arrivés à Argenteuil en 1926 après avoir eu à souffrir de la répression mussolinienne

vers 1937, il travaille à l’usine Chausson d’Asnières. Sa passion du foot ne tarde pas à se manifester dans les clubs sportifs d’Argenteuil.

 

Pas question d’aller travailler pour le STO ( service du travail obligatoire) en Allemagne !

Il décide d’accélérer la libération de la France en s’engageant personnellement aux côtés des résistants, en 1942.

 

Il rejoint la clandestinité et les combats du 3ème détachement italien des FTP-MOI ( francs tireurs et partisans – main-d’œuvre immigrés) une branche de la résistance armée communiste de la région parisienne commandée par Missak Manouchian.

 

Sa dernière planque : 4, passage du Génie-12ème, sous le nom de Chatel

 

Rino participa dans l’exécution du général Von Apt, le 7 juin 1943 au 4 rue Maspero.

L’attaque du siège central du parti fasciste italien le 10 juin rue Sédillot,

L’attaque de la caserne Guynemer à Rueil, le 23 juin.

Sa dernière action se déroulera au 56 rue La Fayette, le 12 novembre 1943.

L’attaque de convoyeurs allemands transportant des fonds sera un échec.

Rino sera blessé et arrêté le soir même dans un immeuble de la rue Taitbout, peut après Inès Tonsi, son agent de liaison cherchera à le faire libérer d’un hôpital en armant un camion avec une mitrailleuse .

 

Le lendemain et les jours suivants, dix-sept camarades seront appréhendés par la Brigade spéciale de la police française : le 13 novembre, les deux Italiens Spartaco Fontanot, Roger Rouxel,

le 16 novembre, Olga Bancic et Marcel Rajman, etc.

 

Missak Manouchian tombera le 15 novembre entre les mains de la police Francaise lors d’un rendez-vous avec Joseph Epstein en gare d’Evry-Petit-Bourg.

 

L’épopée des FTP-MOI de la région parisienne s’achevait, après 92 attentats contre l’occupant nazi

Et l’insupportable suite est connue : l’incarcération, les interrogatoires, la torture, le "procès", le Mont Valérien.

 

15000 affiches rouges seront placardées à Paris et ses environs.

 

L’Affiche Rouge sur laquelle " des doigts errants avaient écrit sur les photos Morts pour la France ".

 

Ils étaient immigrés qui combattaient pour la France, ils étaient 20 étrangers et 3 Français, ils étaient communistes, ils étaient résistants, ils ont fait le choix de combattre les inégalités, la haine, la grande bourgeoisie, l’ultralibéralisme mais surtout le nazisme, ils sont morts par idéologie.

Tous tombèrent pour la liberté, tous tombèrent pour la France ;

La défense des valeurs humanistes n’est ni une question de nationalité ni une question de couleur de peau

 

Parmi ces passionnés de liberté et de fraternité, ces héros de l’ombre, il y a avait ce jeune fils d’ouvrier italien, Rino Della Negra féru de foot, a su porter haut ces valeurs. Il est un modèle pour les jeunes et moins jeune de notre région, il est un exemple de courage car une étoile rouge ne meurt jamais ;

Ils étaient vingt et trois quand les fusils fleurirent

Vingt et trois qui donnaient leur coeur avant le temps

Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant

Vingt et trois amoureux de vivre à en mourir

Vingt et trois qui criaient la France en s’abattant.

(poème de Louis Aragon, mars 1955).

 

Les communistes de l’Arrageois sont fières d’apporter à chaque fois leurs contributions au devoir de mémoire qui s’impose à tous.

 

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J.J. Candelier: La légion d’honneur pour la corporation minière !

8 Février 2017, 17:12pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

J’interroge le Gouvernement sur la possibilité de remettre la légion d’honneur à la corporation minière.

Ma question :

M. Jean-Jacques Candelier interroge M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de la défense, chargé des anciens combattants et de la mémoire sur la possibilité de remettre la Légion d’honneur à la corporation minière. Considérant qu’il est de la responsabilité du Gouvernement d’identifier les futurs décorés en s’appuyant sur le corps social, il propose la nomination à cet ordre de la corporation minière qui a payé un lourd tribut lors de la grève patriotique de mai-juin 1941 ou dans divers actes de résistance sur l’ensemble des bassins. Cela permettrait d’honorer comme il se doit cette résistance active qui a été durement réprimée par des massacres, des fusillés, des déportés et des emprisonnés et qui s’est également traduite par le sacrifice des corps pour gagner la bataille du charbon et ainsi assurer rapidement la renaissance de l’industrie française. Répondre à cette revendication serait un moyen de poursuivre le travail de reconnaissance de la Nation entamé par Mme Christiane Taubira avec la loi de finances pour 2015. Il rappelle également que si la Légion d’honneur est censée être attribuée à « tout citoyen français » selon certaines conditions, des institutions, des établissements d’enseignement supérieur, des associations comme la Croix-Rouge et même des entreprises comme la SNCF ont déjà reçu la Légion d’honneur par le passé. Il souhaiterait connaître son avis sur ce sujet.

 

Proposition de loi sur la grève patriotique des mineurs de 1941

En ce début d’année 2017, je dépose une nouvelle proposition de loi pour rendre hommage aux victimes de la grève patrotique des mineurs de 1941.

 

EXPOSÉ DES MOTIFS

Mesdames, Messieurs,

Il y a 75 ans, le 11 juin 1941, 226 ouvriers mineurs étaient déportés à la forteresse de Huy, en Belgique, pour avoir fait grève.

Du 27 mai au 9 juin 1941, 100 000 mineurs du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais ont en effet cessé le travail. Cette grève, préparée depuis l’été 1940 par Martha Desrumaux et Auguste Lecoeur, est la plus importante de l’Europe occupée par les forces du IIIe Reich. La répression est terrible. Avec la collaboration des préfets d’Arras, de Lille et des directeurs de concessions minières qui avaient conservé des listes de militants, la Gestapo et la Feldegendarmerie raflent les mineurs, la plupart syndicalistes ou communistes.

Pour avoir fait grève et réclamé de meilleures conditions de travail, ils sont envoyés dans les prisons de Béthune et de Douai, les casernes de Lille et Valenciennes.

Le 11 juin, 226 mineurs sont déportés à la forteresse de Huy en Belgique, 44 connaissent le même sort le 2 Juillet. Ils n’y resteront qu’une vingtaine de jours. Le 26 juillet, 244 d’entre eux arrivent au camp de concentration de Sachsenhausen, camp école des nazis.

Ces hommes avaient décidé de ne pas se résigner face à l’occupant et au gouvernement d’extrême droite de Vichy. Ils avaient refusé d’alimenter la machine de guerre nazie : ainsi 500 000 tonnes de charbon ne furent pas extraites durant ces quinze jours de grève.

Leur grève fut un des premiers grands actes de Résistance sur le territoire national. Ils étaient ouvriers, mineurs. Ils ont refusé de vivre à genoux. Ils ont fait grève pour leurs proches et plus encore, portant haut les valeurs de dignité et de liberté pour que notre pays soit libre et indépendant.

La Nation doit rendre hommage à ces hommes pleins de courage qui ont œuvré pour défendre le pays et le bien commun au péril de leurs vies.

Cette grève revendicative patriotique est une page de l’Histoire de France qui mérite d’être connue et reconnue par la République. Dans le prolongement du travail entamé par Christiane Taubira pour reconnaître le caractère discriminatoire et abusif du licenciement pour faits de grève des mineurs grévistes en 1948 et 1952, nous pensons qu’une journée commémorative serait un bon moyen d’honorer les combats des mineurs qui ont tant donné à notre Nation, y compris dans la résistance antifasciste.

Les auteurs de la présente proposition demandent donc à l’Assemblée nationale d’instituer une journée nationale d’hommage à ces patriotes à la date symbolique du 11 juin, qui marque la première déportation vers les camps de concentration nazis d’hommes et de femmes résidant dans notre pays.

Alors que des menaces se précisent contre les libertés individuelles, le droit des travailleurs et des associations et plus largement la démocratie, plus que jamais, il est nécessaire d’affirmer les valeurs de liberté, d’égalité, de dignité, de solidarité, d’antiracisme, fondements de notre République.

PROPOSITION DE LOI

Article 1er

Une journée nationale d’hommage aux victimes de la grève patriotique des mineurs de 1941 est instituée en France.

Article 2

Le 11 juin est la date retenue en souvenir de la déportation de deux-cent-quarante-quatre d’entre eux, d’abord à la forteresse de Huy puis, quelques jours plus tard, au camp de concentration de Sachsenhausen, près de Berlin.

> Sur le site de l’Assemblée : cliquez-ici

 
 

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Charonne 8 Février 1962

8 Février 2017, 16:46pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

"Charonne" après le "17 Octobre 1961", fut le dernier massacre d’État avant la signature des accords d'Évian, le 19 mars 1962, accords qui mettaient fin aux combats et traçaient, pour l'Algérie, le chemin de l'indépendance.
Depuis l'insurrection du 1er Novembre 1954, violences, haines, tortures, assassinats, attentats... jalonnent 8 années de conflit.
Ce film est un hommage à toutes celles et ceux qui étaient à Charonne, les victimes, les blessés, dont certains garderont des séquelles lourdes et définitives, à tous les démocrates qui se sont levés pour défendre les libertés.
Pour comprendre "Charonne", nous devions inscrire cette tragédie dans l'Histoire: l'histoire de la guerre d'Algérie, de la colonisation, plus largement l'histoire du colonialisme.

CHARONNE, N'OUBLIONS JAMAIS.

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Il y a 77 ans, le 21 janvier 1940, les députés COMMUNISTES étaient déchus de leurs mandats

4 Février 2017, 09:06am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Le 21 janvier 1940, la Chambre des députés (Assemblée Nationale), à l'unanimité (de la SFIO jusqu'à la droite fasciste) adoptait la loi dite de "déchéance" prononçant la perte des mandats électifs des députés communistes.

deputes-communistes-janvier1940.jpg

La loi de déchéance 21 janvier 1940 

"Le Sénat et la Chambre des Députés ont adopté, 
"Le Président de la République promulgue la loi dont la teneur suit : 

"Art.1-Tout membre d'une assemblée élective qui faisait partie de la Section Française de l'Internationale Communiste, visée par le décret du 26 septembre 1939, portant dissolution des organisations communistes, est déchu de plein droit de son mandat, du jour de la publication de la présente loi, s'il n'a pas, soit par une démission, soit par une déclaration, rendue publique à la date du 26 octobre 1939, répudié catégoriquement toute adhésion au Parti Communiste et toute participation aux activités interdites par le décret susvisé. 

"Art.2- Pour les membres des assemblées législatives, la déchéance prononcée par la présente loi est constatée à la demande du Gouvernement par le Sénat ou par la Chambre des Députés. 
"Pour les membres des autres assemblées, elle est constatée, à la requête du préfet, par arrêté de préfecture. 

"Art.3- Tout élu qui est condamné par application du décret du 26 septembre 1939, pour des faits postérieurs à la démission ou à la déclaration publique prévue à l'article premier, est déchu de plein droit de son mandat dans les conditions fixées par la présente loi, du jour où la condamnation devient définitive. 

"La présente loi, délibérée et adoptée par le Sénat et par la Chambre des Députés, sera exécutée comme loi de l'Etat. 

"Fait à Paris, le 20 janvier 1940.

 

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Par le Président de la République, 
Albert LEBRUN 

Le Président du Conseil, ministre de la guerre et des affaires étrangères 
Edouard Daladier 

Le Garde des sceaux, ministre de la justice 
Georges Bonnet 

Vice Président du Conseil 
Camille Chautemps 

Ministre de l'intérieur 

Albert Sarraut 


7 députés communistes bravent l'interdiction du PCF du 26 septembre 1939 

Les députés sont réunis le 9 janvier 1940 à la séance de rentrée du Parlement pour écouter le discours d'usage du doyen d'âge et ensuite élire le président de la Chambre et les autres membres du bureau pour l'année 1940. La présence de sept députés communistes mobilisés et permissionnaires suscite dès l'ouverture de la séance de telles protestations sur les bancs de la droite parlementaire. 

Il s'agit de Benenson, Dewez, Guyot, Grenier, Mercier, Michels et Puech (dit Parsal) qui ont obtenu, comme c'est le droit de tous les députés mobilisés, une permission pour siéger aux séances de la Chambre. Deux autres députés communistes mobilisés et permissionnaires, Langumier et Le Corre, sont aussi présents à la Chambre mais, en tenue militaire, ils ne peuvent siéger. 

Précisons que ces députés, à l'exception de Mercier et Puech, n'ont pas pu adhéré, en raison de leur mobilisation, au nouveau groupe communiste formé le 28 septembre 1939 : le Groupe ouvrier et paysan français (GOPF). 


Les députés communistes refusent l'indigne comédie d'union sacrée de ceux qui ont soutenu les accords de Munich 

Le 9 janvier 1940, quatre des sept députés communistes présents dans l'hémicycle refusent de s'associer à l'hommage rendu par la Chambre aux armées de la République qui "se sont levées en masse à l'appel de la Patrie en danger". 

La Chambre vote, alors, à main levée une peine de censure avec exclusion temporaire contre les quatre députés communistes : Grenier, Guyot, Mercier et Michels. Le Parti communiste célèbre le comportement des quatre députés dans 
L'Humanité clandestine n° 19 du 14 janvier 1940 : "Le Parti communiste adresse ses plus chaleureuses félicitations aux députés Raymond GUYOT, MERCIER, MICHELS et GRENIER pour leur courageuse attitude à la Chambre des Députés."

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L'Humanité clandestine explique : "Comme c'était leur droit et leur devoir, ils ont refusé de se prêter à l'indigne comédie d'union sacrée qui consiste à présenter comme un devoir patriotique le sacrifice imposé aux soldats et au peuple de France dans l'intérêt exclusif de la mafia de capitalistes qui rançonnent le pays." 

Mais la conséquence la plus importante de cet acte courageux des députés communistes sera la loi du 20 janvier 1940 qui prévoit la déchéance des élus qui n'ont pas publiquement rompu avec le Parti communiste. 


60 députés et 1 sénateur déchus de leurs mandats 

Ainsi, le 1 février 1940 le Gouvernement saisit la Chambre des députés et le Sénat pour que les deux assemblées législatives constatent respectivement la déchéance de 60 députés et d'un sénateur qui n'ont pas rompu avec le Parti communiste à la date du 26 octobre 1939.

 

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La Chambre, dans une résolution votée le 20 février 1940, vote la déchéance de 60 députés communistes qui prend effet à partir du 20 janvier 1940, date de la loi. 

Il s'agit des 43 députés communistes membres du GOPF, des 9 non-inscrits fidèles au Parti, des 4 non-inscrits qui ont rompu le 11 janvier 1940 (Benenson, Honel, Langumier, Le Corre), de Daul et Gitton qui ont rompu avec le Parti communiste en novembre 1939 et enfin de Puech et Philippot qui ont rompu avec le GOPF en janvier 1940. 

Puis le Sénat, dans un vote du 29 février 1940, constate la déchéance de Marcel Cachin. 

En plus d'être déchus de leur mandat, 44 députés communistes seront jugés à partir du 20 mars 1940.


L’ordonnance du 5 février 1940 

Citation : "République française, 3è tribunal militaire permanent de Paris. 

Nous, capitaine de Moissac, juge d'instruction militaire près le 3è tribunal militaire permanent de Paris. 
Vu la procédure instruite contre les nommés -suivent les noms - inculpés d'infraction au décret du 26 septembre 1939, portant dissolution des organisations communistes.

DeputesPCF1940-d.jpg

Attendu, qu'il résulte de la même information, charges suffisantes contre : 

1.BAREL 2.BARTOLI 3.BECHARD 4.BENOIST 5.BERLIOZ 6.BILLOUX 7.BONTE 8.BRUN 9.CATELAS 10.CORNAVIN 11.COSSONNEAU 12.COSTES 13.CRISTOFOL 14.CROIZAT 15.DADOT 16.DEMUSOIS 17.DUCLOS Jacques 18.DUCLOS Jean 19.DUTILLEUIL 20.FAJON 21.GAOU 22.GRESA 23.JEAN, dit Renaud Jean 24.LAREPPE 25.LEVY 26.LOZERAY 27.MARTEL 28.MIDOL 29.MONMOUSSEAU 30.MOQUET 31.MUSMEAUX 32.PERI 33.PETIT 34.PHILIPPOT 35.PRACHAY 36.PROT 38.RAMETTE 39.RIGAL 40.ROCHET 41.THOREZ 42.TILLON 43.TOUCHARD 44.VAZEILLE, d'avoir à Paris, ou sur le territoire français, entre le 27 septembre et le 5 octobre 1939, dans tous les cas depuis temps non prescrit, en participant à la constitution et au fonctionnement du Groupement dit "Groupe Ouvrier et Paysan Français", notamment à la rédaction et à la diffusion d'une lettre en date du 1er octobre 1939, adressée à Monsieur le Président de la Chambre des Députés, et prônant la paix sous les auspices de l'Union Soviétique, participé à une activité ayant directement ou indirectement pour objet de propager les mots d'ordre émanant ou relevant de la IIIè Internationale Communiste et d'organismes contrôlés en fait par cette IIIè Internationale. 

Attendu que les faits sus-énoncés constituent le délit prévu et réprimé par les articles 1, 3 et 4 du décret du 26 septembre 1939, pris en exécution de la loi du 19 mars 1939. 

Renvoyons les quarante-quatre inculpés sus-nommés devant le 3è Tirbunal militaire permanent de Paris, pour y être jugés conformément à la loi. 
Fait en notre cabinet, au Palais de Justice, à Paris. 

"Le 5 février 1940. 
Le Juge d'instruction militaire : DE MOISSAC"/citation 
Le procès : début 20 mars 1940

 

Ne pas falsifier l’Histoire.

 

Le mouvement est enclenché. Avec l'antifascisme comme ferment, la mobilisation populaire ne va plus cesser de pousser dans le sens de l'alliance.

 

La dynamique est générale. Chez les intellectuels, des rencontres se multiplient à travers des comités pluralistes. La donne politique a, elle aussi, évolué. La SFIO subit les secousses de divisions internes, le Parti radical prend conscience de l'échec de ses alliances avec la droite. Quant au PCF il a (opéré une véritable rupture avec sa stratégie antérieure « classe contre classe. »(« HD » n° 321 du 9 au 15 mai 1996, article de Didier Rochet).

Face au fascisme, « l'unité à tout prix » devient le credo, validé par l'Internationale communiste. Il prend l'initiative d'un pacte d'unité d'action qui est signé avec la SFIO le 27 juillet.

 

Les résultats des cantonales et des municipales encouragent ces rapprochements. Jour symbolique s'il en est, le 14 juillet, des dizaines d'organisations prêtent serment pour « défendre les libertés démocratiques, donner du pain aux travailleurs, du travail à la jeunesse, et au monde la grande paix humaine. » « A la Bastille, racontera Simone de Beauvoir, on criait surtout : « La Rocque au poteau » et « Vive le Front populaire. » » L'expression est lâchée. En mars 1936, alors que l'unité se réalise entre la CGT et la CGTU, les signataires du Rassemblement populaire élaborent un programme pour les législatives.

Le 3 mai, le Front populaire l'emporte d'un peu plus de 40 sièges. Léon Blum, premier dirigeant socialiste, revendique la tête du gouvernement. »

 

Interview de Jules Fourrier dans L’Humanité n°321 du 9 au 15 mai 1996.

« Jules Fourrier Candidat  du PCF est élu député dans le 15ème  arrondissement de Paris. Il a vingt-neuf ans et, en face de lui, le député sortant, le marquis de Tastes, l'un des ligueurs du 6 février 1934. Elu avec plus de 500 voix d'avance sur le candidat de droite, Jules Fourrier est aujourd'hui le dernier des 72 députés communistes de 1936.

« Le lendemain de mon élection, je suis allé travailler sur mon chantier à Ivry, où j'étais peintre en bâtiment. (Maurice Thorez) m'a aperçu : « Mais qu'est-ce que tu fous là? Il faut arrêter ça! » Pour moi, rien n'avait changé, nous étions des députés de la classe ouvrière. Le Parti nous versait le salaire d'un ouvrier qualifié. Et nous avait donné une consigne stricte : ne pas porter la casquette quand nous allions à la Chambre ! Quand les grèves ont éclaté, j'ai repris le chemin des usines. Je montais sur les établis chez Citroën et j'appelais les travailleurs à débrayer. Nous leur parlions aussi du péril fasciste. Ensuite, le Parti m'a envoyé dans l'Ouest (Orne, Mayenne, Maine-et-Loire) pour encourager la grève là aussi. Le peuple attendait autre chose que « la pause » décrétée par Blum en 1937. » L’Humanité n°321 du 9 au 15 mai 1996.

 

Réponse de André Ribouton Lyon, Rhône (« HD » n° 323 mai 1996) à Jules Fourrier dans L’Humanité n°321 du 9 au 15 mai 1996 Un témoignage peu opportun

« Dans le dossier « Voyage en Front populaire » paru dans 1'« Humanité Dimanche » (n° 321 mai 1996) on a donné la parole à Jules Fourrier qui avait été élu député dans le 15ème arrondissement de Paris en avril 1936, et présenté comme le dernier des soixante-douze élus communistes de 1936.

J'ai apprécié son attitude de l'époque, évoquée dans son témoignage. Pour regretter d'autant plus que Jules Fourrier ait été l'un des tout premiers des vingt  parlementaires communistes à abjurer publiquement en 1939 ses idées et engagements politiques, apportant ainsi une contribution au désarroi des communistes et des gens de gauche et confortant la propagande anti- communiste et déjà collaborationniste de l'époque.

Alors, ce témoignage était-il opportun?

 

 

(En réponse (« HD » n° 321 du 9 au 15 mai 1996, article de Didier Rochet).Un vaste rassemblement populaire

« J'ai lu avec grand intérêt le dossier sur le Front populaire (« HD » n° 321 du 9 au 15 mai 1996). Je ne partage pas le point de vue sur le fait que le PCF aurait procédé à une rupture de sa stratégie de « classe contre classe » pour lui substituer « face au fascisme, l'unité à tout prix. » Je crois, au contraire, que la décision au 7ème  congrès du PCF, qui se tint à Paris du 11 au 13 mars 1932, appelant au front unique, se situe dans le prolongement que le  mot d'ordre « classe contre classe. »

 

En effet, le PCF considère que le mot d'ordre « classe contre classe » implique le front unique, étant donné que ce mot d'ordre ne saurait signifier la lutte d'une partie de la classe ouvrière contre l'autre - nombre de travailleurs étant, à l'époque, influencés par la SFIO -, mais la mobilisation de toutes les forces unies du prolétariat comme classe contre une autre classe : la bourgeoisie. (...) Mais le PCF sait que cela ne suffit pas et qu'il faut gagner aussi des couches moyennes représentées par le Parti radical. Le 10 octobre 1934, lors d'un meeting, salle Bullier, Maurice Thorez propose publiquement la création d'un vaste rassemblement populaire fondé sur l'alliance de la classe ouvrière et des classes moyennes. (...) »

 

Signé : René Mateo Saint-Ouen, Seine-Saint-Denis (« HD » n° 323 mai 1996).

 

Merci à mon camarade Gérard D.M. qui m'a transmis les documents publiés ci-dessus.

 

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8 Février 1962 - 8 Février 2017 : On n'oublie pas CHARONNE

4 Février 2017, 08:55am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

8 Février 1962 - 8 Février 2017 : On n'oublie pas CHARONNE
8 Février 1962 - 8 Février 2017 : On n'oublie pas CHARONNE
8 Février 1962 - 8 Février 2017 : On n'oublie pas CHARONNE

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Notre camarade Jean Haja nous a quittés

30 Janvier 2017, 18:34pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

L’ancien maire Jean Haja s’en est allé

En octobre dernier, sa démission avait été une énorme surprise. Depuis lors, l’ancien maire de Rouvroy se battait avec la pugnacité qui était depuis toujours sa marque de fabrique contre une maladie pernicieuse. Qui a eu le dernier mot la nuit dernière et ne laisse derrière elle que des yeux rougis.

 

Cet homme-là était de ceux qui ne courbent jamais la tête et, avant que l’expression ne soit galvaudée, ne lâchent rien. Quitte à se fâcher avec la moitié de la planète, passer pour un père fouettard et faire pester ceux qui, de par l’extrême souplesse de leur épine dorsale, ne pouvaient tout simplement pas le comprendre…

Jean Haja, c’était avant tout le sens de sa famille. La sienne, en premier lieu, Marie et ses quatre enfants, sans l’accord de laquelle il ne se lançait dans aucune nouvelle aventure. Et puis le parti communiste où il milita très jeune. C’est d’aileurs en 1977 qu’il intègre pour la première fois le conseil municipal de Rouvroy alors qu’il n’a que vingt-cinq ans ! C’est là qu’il commence à travailler aux côtés d’Yves Coquelle dont il deviendra avec le temps le solide bras droit.

Punch et convivialité

Le grand Yves, au verbe fort et à la verve irrésistible, trouve une formidable complémentarité avec cet homme de dossiers, cet universitaire (il professe alors au sein de l’IUT B de l’université de Lille 3) à la grosse capacité de travail et la précieuse faculté de mettre le doigt sur les lacunes ou zones d’ombre d’un texte. Pendant vingt-cinq ans ils feront route commune jusqu’en 2001 où, à peine réélu dans le fauteuil majoral, Yves Coquelle est également élu sénateur du Pas-de-Calais. Et c’est en toute logique qu’à l’automne 2001, Jean Haja lui succède alors à la tête de l’équipe municipale. Et impose très vite son style, alliant punch et convivialité, poursuivant la redynamisation de la commune ébauchée par son prédécesseur avec les naissances de la zone de la Chênaie, de la médiathèque, du centre multi-accueil, d’une multitude de nouveaux lotissements ou de l’EHPAH sur le point d’ouvrir.

« Sa » Pologne

Conseiller régional lors de la précédente mandature, il avait alors, avec son compère Bertrand Péricaut, créé une cellule de veille dans les entreprises du territoire dont les deux conseillers régionaux rencontraient deux fois par an les délégués syndicaux lors de tables rondes rappelant les années du collectif « Y’en a marre » lancé au milieu des années 2000 avec Yves Coquelle. Et puis on ne peut évoque Jean Haja sans parler de « sa » Pologne qui lui était si chère. Lui, l’ancien président de « Nord-Pas-de-Calais Pologne » avait établi des contacts forts avec la commune jumelle de Libiaz où, transcendant les clivages politiques, des liens d’amitié forts étaient nés. Une Pologne où il pouvait difficilement laisser passer un été sans y filer, avec Marie, pour s’y ressourcer, lui qui était si fier d’être fils d’immigrés polonais.

La nuit dernière, il a lâché prise, à quelques semaines de ses 65 ans, et, ce dimanche, à Rouvroy, le ciel est bien bas...

la voix du nord.

 

Notre camarade Jean Haja nous a quittés

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Partisanes, sur Leonard Cohen

22 Janvier 2017, 18:00pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

The Partisan

When they poured across the border
I was cautioned to surrender,
this I could not do;
I took my gun and vanished.

I have changed my name so often,
I've lost my wife and children
but I have many friends,
and some of them are with me.

An old woman gave us shelter,
kept us hidden in the garret,
then the soldiers came;
she died without a whisper.

There were three of us this morning
I'm the only one this evening
but I must go on;
the frontiers are my prison.

Oh, the wind, the wind is blowing,
through the graves the wind is blowing,
freedom soon will come;
then we'll come from the shadows.


Les Allemands e'taient chez moi,
ils me dirent, "Signe toi,"
mais je n'ai pas peur;
j'ai repris mon arme.

J'ai change' cent fois de nom,
j'ai perdu femme et enfants
mais j'ai tant d'amis;
j'ai la France entie`re.

Un vieil homme dans un grenier
pour la nuit nous a cache',
les Allemands l'ont pris;
il est mort sans surprise.

[The Germans were at my home
They said, "Sign yourself,"
But I am not afraid
I have retaken my weapon.

I have changed names a hundred times
I have lost wife and children
But I have so many friends
I have all of France

An old man, in an attic
Hid us for the night
The Germans captured him
He died without surprise.]

Oh, the wind, the wind is blowing,
through the graves the wind is blowing,
freedom soon will come;
then we'll come from the shadows.

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SOUSCRIPTION pour la construction d’un MÉMORIAL NATIONAL en HOMMAGE aux VICTIMES du CAPITALISME à LIÉVIN

9 Janvier 2017, 18:29pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Nous arrivons à la date anniversaire de la tragique catastrophe de Liévin. Nous restons un groupe de militants à marquer dignement cet anniversaire.
Ces travailleurs, ces mineurs ont été envoyé à la mort ce lendemain de Noël 1974 au nom de la rentabilité chère au capital.
Un groupe de militants de la région prépare la mise en place d'un mémorial dénonçant le système capitalisme comme responsable de ces crimes.
L'auteur de bandes dessinées bien connu, Jacques Tardi a réalisé le dessin placé en pièce jointe avec l'appel.
Un premier mémorial avait été mis en place par les militants qui avaient organisé et animé le Tribunal Populaire de mars 1974.
Il s'agit à côté du mémorial historique de mettre en place un mémorial à toutes les victimes du capital.
Ce projet verra le jour si nous sommes nombreux à le financer. Un plasticien de la région a déjà élaboré un projet.
 
Amicalement.

Des victimes par millions !

Dans le Bassin minier, à la mine, dans les usines, ont été tués, mutilés, invalidés des centaines de milliers de travailleurs. Le massacre n’a pas frappé que la région, il n’atteint pas que le monde ouvrier : innombrables sont les victimes des accidents du travail, des maladies dues au travail ou provoquées par des pollutions, du harcèlement, de l'épuisement professionnel physique ou nerveux. Les commémorations rituelles des catastrophes de Courrières en 1906 ou de Liévin en 1974 ne suffisent pas, loin s’en faut, pour rendre hommage à l’ensemble des victimes et dénoncer toute cette souffrance.

Autant de crimes non reconnus comme tels !

Ces accidents, ces blessures, tous ces malheurs sont-ils inévitables, sont-ils une fatalité ? Les victimes sont-elles touchées par un coup du sort, frappées par la malchance ? Non ! Les victimes pour la plupart ne sont pas tuées, mutilées, invalidées, suicidées par le travail en lui-même, mais par l’organisation du travail, les rythmes, conditions et horaires de travail. Ce n’est pas le travail qui tue, mais le travail capitaliste ! Autant de victimes, autant de crimes capitalistes restés impunis, non poursuivis.

Cette organisation du travail, ces rythmes et horaires, ces conditions de travail ne sont pas non plus une fatalité. Derrière le système du capital, ce sont des hommes et des femmes qui décident les cadences infernales, la gestion par le stress, la production en sous-effectif, la mise sous pression des salariés. Et ce sont les mêmes, les exploiteurs du travail des autres, les capitalistes, qui en plus de s’engraisser du sang des travailleurs, ont fermé les mines et délocalisé les usines pour perpétrer leurs crimes à l’étranger.

Pour en finir avec tous ces crimes, il faut d’abord les dénoncer. D'où l’idée de s'appuyer sur un lieu d’histoire connu, et d'y dresser un monument dont la vocation sera de pointer les responsabilités de la bourgeoisie capitaliste pour l’incriminer. Ce mémorial, à la disposition de tous, permettrait entre autres, dans un esprit de lutte des classes, des rassemblements et cérémonies pour dénoncer les accidents du travail, maladies du travail, etc. Et ainsi de les défataliser, c’est-à-dire les expliquer socialement, dans le cadre de la société capitaliste et de sa division en classes sociales ; en résumé de les politiser.

Si vous êtes, vous aussi, indigné par ces crimes inacceptables, alors vous comprenez l’intérêt d’un mémorial national en hommage aux victimes du capitalisme, et vous seriez fiers de participer, même modestement, à sa création (Bulletin ci-dessous).

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SOUSCRIPTION EN VUE D’UN MÉMORIAL NATIONAL

EN HOMMAGE AUX VICTIMES DU CAPITALISME A LIÉVIN 

(SITE EX-FOSSE SAINT-AME)

Nom: ..............................................................

Prénom :...........................................................

Adresse :..............................................................................................................

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Tél : ...................................................................................

Courriel : ..........................................................................

Je souscris en vue de la création d’un mémorial en hommage aux victimes du capitalisme au cœur du quartier Saint-Amé à Liévin.

Je verse …….... euros
Chèque à l’ordre du LAG (mention « mémorial de Liévin » au dos)

et à envoyer avec ce bulletin à :

Lieu autogéré (LAG)

23, rue Jean-Jaurès / 62 800 Liévin

(vous pouvez également recopier ce bulletin sur papier libre)

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