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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Liberté Hebdo 1287: L'édito de Robert

2 Septembre 2017, 07:08am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Liberté Hebdo 1287: L'édito de Robert

Nous sommes fous un peu les enfants de Bobby Sands, Plus de trente ans après le drame irlandais, partout dans le monde, les ennemis de la liberté continuent de prospérer.

A quelques jours de la Fête de l'Humanité, une nouvelle fois notre ami Salah Hamouri est de nouveau incarcéré.

En Turquie, Loup Bureau, journaliste, est toujours emprisonné dans les geôles turques.  Deux exemples symptomatiques d'un recul démocratique aux frontières de L’Europe.

Ne parlons pas de la Syrie, de L’Irak, des frontières de l'Est, de l'attitude de Trump face à la Corée du Nord ou au Venezuela.  

Non, vraiment, il n’y a pas de quoi se réjouir. La liste est longue des atteintes aux libertés.  Et notre pays n'est pas en reste au regard des projets d'ordonnance dévoilés cette semaine. Il y a vraiment urgence à défendre, développer notre système, notre vision du monde, partageur et solidaire, dans un univers où l'argent rend fou, où la force fait la loi.

Notre combat est des plus nécessaire pour permettre à d'autres de s'émanciper, de gravir pas à pas le chemin chaotique de la liberté. Le patronat français, comme celui des États-Unis ou d'ailleurs, veut réduire les droits des travailleurs à leur plus simple expression.

Non, il n'est pas dit qu'en France s'effacent ainsi plus de deux siècles de conquêtes sociales.     

Le président Macron, qui offre au magazine Le Point son opinion sans tenir compte de la nôtre, ferait bien d'imaginer que le monde du travail n'est pas corvéable à merci. Il est fini le temps des privilèges.  Il n'est pas possible de nier la réalité.

Petits patrons et salariés savent bien que les contre-réformes mises en œuvre par le gouvernement ne visent qu'à accroître le pouvoir économique des grands groupes industriels, premiers bénéficiaires.

Le 12 septembre se prépare dans toutes les entreprises, selon la CGT. Les autres syndicats ont bien évidemment intérêt à mesurer ce que peut rapporter au monde du travail une mobilisation la plus large possible. Cette rentrée doit être celle d’union la plus large possible .

Pour gagner en force face à un gouvernement qui ne rend pas de comptes aux électeurs, mais aux actionnaires du CAC 40.  

Rendons à la démocratie ses lettres de noblesse. Le peuple doit faire entendre sa voix en France.  

Partout dans le monde, l'injustice est souveraine là où le peuple est contraint au silence.     

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Réforme du code du travail : Gattaz appelle Macron à « ne rien lâcher »

30 Août 2017, 16:06pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Réforme du code du travail : Gattaz appelle Macron à « ne rien lâcher »
Réforme du code du travail : Gattaz appelle Macron à « ne rien lâcher »

« J’encourage Emmanuel Macron à aller jusqu’au bout de la réforme du Code du travail ». Voilà qui est clair. Dans un entretien livré au Parisien, le président du Medef, Pierre Gattaz appelle le président de la République à « ne rien lâcher » de son projet de modifier le Code du travail. Le patron des patrons estime que le chef de l’Etat doit profiter de la légitimé qu’il tire des dernières élections et de la bonne conjoncture économique pour mener la réforme à bien.
Dessin de Samson pour Urtikan.net

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Les 4 vérités du 30 août 2017 : Pierre Laurent (PCF).

30 Août 2017, 15:54pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Ce matin, Caroline Roux reçoit Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français

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Comment reconnaître une dictature ?

30 Août 2017, 15:41pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Le Monde.fr du 29.08.2017 affirme que : « Le 17 août, l’Assemblée nationale constituante issue du chavisme s’est arrogé les pouvoirs qui incombaient à l’Assemblée nationale, dominée par l’opposition ».
C‘est faux, mais qui le dira ? La vérité est que Maduro, après consultation du peuple, applique à la lettre des dispositions de la Constitution, adoptée par référendum en 1999.

« Article 347- Le peuple du Venezuela est le dépositaire du pouvoir constituant d’origine. Dans l’exercice de ce pouvoir, il peut convoquer une Assemblée Nationale Constituante pour transformer l’Etat, créer un nouvel ordre juridique et rédiger une nouvelle Constitution.

Article 348- L’initiative de la convocation de l’Assemblée Nationale Constituante pourra être prise par le Président ou la Présidente de la République en Conseil des Ministres, l’Assemblée Nationale avec l’accord des deux tiers de ses membres, les Conseils Municipaux réunis en conseil municipal avec l’accord de deux tiers de leurs membres ou de 15% des électeurs inscrits sur les listes électorales.

Article 349- Le Président ou la Présidente de la République ne pourra faire d’objections à la nouvelle Constitution.

Les pouvoirs constitués ne pourront en aucune façon empêcher les décisions de l’Assemblée Nationale Constituante ».

Bref, l’actuelle l’Assemblée Nationale Constituante ne résulte pas d’un coup de force de Maduro, mais d’un scrutin public, constitutionnel, que l’opposition a tenté d’empêcher par la violence.

De plus, le parlement du Venezuela n’a pas été dissous, ni suspendu ou éliminé. Il a été invité à coexister avec l’Assemblée nationale constituante (ANC) et à travailler avec elle dans le cadre de ses compétences…

Qu’importe, le mardi 29 août, Emmanuel Macron dans une diatribe indigne d’un chef d’Etat, a qualifié le Venezuela de « dictature », lors d’un discours de politique étrangère devant les ambassadeurs français réunis à Paris :
« Nos concitoyens ne comprennent pas comment certains ont pu être aussi complaisants avec le régime qui est en train de se mettre en place au Venezuela. Une dictature qui tente de se survivre au prix d’une détresse humanitaire sans précédent, alors même que les ressources de ce pays restent considérables. »

 

Si l’on doit reconnaître à Macron un talent certain pour recueillir des millions d’euros à la City, puis à Las Vegas pour, avec l’appui indécent de la quasi-totalité des médias français, remporter une élection ainsi truquée et marquée par une abstention massive qui fait de lui un président que la majorité du corps électoral n’a pas choisi, il faut aussi noter que, sur le plan international, il accumule les bourdes. 

Comment reconnaître une dictature ?

A Hambourg, lors du G20, il s’en prend à l’Afrique tout entière en affirmant que son problème vient des femmes qui y font 7 ou 8 enfants (ce qui est faux). 
De Trump dont il a trituré la main et l’épaule à l’envi, il a prédit qu’il allait signer l’accord sur le climat. Ce que Trump n’a pas fait.
Macron a déclenché une crise diplomatique avec la Pologne où il a été si maladroit que ses interlocuteurs n’ont rien cédé et ont fustigé son « arrogance », son «  manque d’expérience » et lui ont conseillé de combler « rapidement ces lacunes et d’être à l’avenir plus réservé ». En Roumanie, il a fait un mini-procès de son propre pays (« non réformable »).

Reste, dira-t-on, qu’il est le président de la patrie des Droits de l’Homme et que cela l’autorise à donner des leçons urbi et orbi (« à la ville et au monde »).

Voyons cette patrie des Droits de l’Homme qui défend partout les peuples opprimés :

Le 11 janvier 2011, trois jours avant la chute de Ben Ali, Michèle Alliot-Marie, ministre des Affaires étrangères de la France, propose devant les députés de mettre à disposition des autorités tunisiennes le « savoir-faire » français en matière de « règlement des situations sécuritaires ». Bref, le renfort de la police française pour que reste au pouvoir Ben Ali.
Pour la classe politico-médiatique française, la Tunisie est alors une République dont Ben Ali est Premier ministre.

Le 7 juin 2015, le président français décore en catimini le PDG de Qatar Airways. Le Qatar est un pays où se pratique l’esclavage, la misogynie, la polygamie et où un poète peut être condamné à la prison à vie pour un poème.
Pour la classe politico-médiatique française, le Qatar est un émirat dirigé par un émir.

Le 4 mars 2016, le président français décore de la Légion d’honneur le prince héritier d’Arabie saoudite (pays où les femmes sont des citoyennes de seconde zone) qui a fait procéder à seulement à 70 exécutions depuis janvier de cette année-là.
Pour la classe politico-médiatique française l’Arabie Saoudite est un royaume dirigé par un roi ou un prince héritier.

Le 6 juillet 2017, le président mexicain est invité à un chaleureux (dixit la presse) dîner à l’Elysée. Durant les six premiers mois de l’année 2017, il y a eu plus de 12 000 assassinats au Mexique, 276 agressions contre des journalistes, dont 6 homicides. Entre 2011 et 2017, 27 000 personnes ont également disparu dont des dizaines d’étudiants. Comptons aussi les actes de torture. 
Pour la classe politico-médiatique française, le Mexique est une République dotée d’un président.

Eté 2017 : le président élu du Venezuela fait face à une insurrection appuyée par la CIA et le gouvernement Trump. L’objectif est d’empêcher les élections présidentielles de 2018 dont chacun s’accorde à dire que Nicolas Maduro va les gagner. Pour résister aux factieux, le président vénézuélien a strictement recours aux moyens (je le répète, de peur que BFM TV oublie de vous le dire, et le Monde aussi, et Libé, et les autres...) que lui donne la Constitution de 1999 : police, armée, justice, y compris l’élection par le peuple d’une Assemblée Constituante alors que l’opposition d’extrême droite tente par tous les moyens d’empêcher cette consultation du peuple et proclame que le scrutin présidentiel de 2018 ne doit pas avoir lieu.
Pour le président français, pour nos médias, pour nos politicards, Maduro est un dictateur et le Venezuela une dictature.

Conclusion : solliciter la classe politico-médiatique française pour qu’elle vous montre une dictature est aussi pertinent que de demander à un hérisson de vous aider à traverser la route. A écouter cette engeance, les peuples se font écrabouiller.

Demandez aux Chiliens.

Et le plus beau, c’est que, quand la bête brune triomphe, la classe politico-médiatique française se joint à nous pour en déplorer la sauvagerie.

Vladimir MARCIAC

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Cause commune : une nouvelle revue pour le PCF

30 Août 2017, 15:22pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Cause commune : une nouvelle revue pour le PCF

Après 68 numéros, la Revue du projet, la revue théorique du PCF créée en octobre 2010 pour remplacer les Cahiers du communisme disparus en 2000, tire sa révérence.

Pour succéder à la Revue du projet, le PCF vient de lancer Cause commune, une nouvelle revue théorique bimestrielle de 96 pages qui se définit comme la "revue d'action politique du PCF". Le premier numéro est téléchargeable sur le site de la revue (et en cliquant sur le lien au bas de cet article). 

Son dossier central est consacré à la "classe dominante". Qui est-elle ? Comment la renverser ?

Pour soutenir la revue et la recevoir chez vous, n'hésitez pas à vous y abonner en cliquant ici.

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Climat : peut-on encore se passer du nucléaire ?

29 Août 2017, 18:27pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Tous les signaux sont au rouge. De l’avis de nombreux scientifiques, la situation est de plus en plus pressante sur le plan climatique.

La fermeture anticipée de réacteurs nucléaires et l’arrêt de chantiers AP1000, des modes de production propres, assombrissent un peu plus le tableau. 

Le compte à rebours climatique a commencé 

 

Dans un article publié dans les colonnes de la prestigieuse revue Nature, Christiana Figueres (ex-secrétaire exécutive de la Convention-cadre des Nations unies) et plusieurs scientifiques alertent sur l’urgence climatique. Selon leurs calculs, la communauté internationale n’aurait plus que trois ans pour réduire massivement les émissions de CO2, au-delà le changement sera irréversible.

Une autre étude, publiée par Nature Climate Change, ajoute que le « budget carbone » - quantité de CO2 qu’il est encore possible d’émettre avant que le réchauffement ne devienne irréversible -, sera épuisé dans une vingtaine d’années si notre consommation d’énergies fossiles reste au niveau actuel.

 

Face à ce constat, les auteurs de l’étude estiment que le monde n’a que 5 % de chance de réussir à contenir le réchauffement climatique en-deçà des 2°C et 1 % pour le limiter à 1,5°C, objectif fixé par la COP21. « Notre analyse montre que les scénarios les plus optimistes qui atteignent les objectifs climatiques sont improbables », a déclaré le statisticien Adrian Raftery de l'Université de Washington, signataire de l’étude publiée par Nature Climate Change.

Le monde n’a que 5 % de chance de réussir à contenir le réchauffement climatique en-deçà des 2°C 

 

Les énergies fossiles continuent de dominer le monde de l’énergie

 

En effet, en dépit de la prise de conscience générale, du volontarisme politique et de la montée en puissance des nouvelles technologies, le passage vers un monde bas carbone prend du temps. Trop de temps au regard de l’urgence climatique dont les échéances sont de plus en plus pressantes.

Si les renouvelables battent chaque année de nouveaux records de capacité installée – et c’est une bonne chose -, cette montée en puissance ne parvient pas à renverser la part des énergies fossiles, toujours dominantes dans tous les segments du mix énergétique : charbon dans l’électricité, pétrole dans le transport...

 

Cette difficulté à changer de modèle s’illustre outre-Rhin. Engagée dans une vaste transition énergétique depuis le début des années 2010, l’Allemagne continue d’avoir un taux d’émissions de CO2 comparable à celui d’un des plus gros émetteurs de la planète (les Etats-Unis) : près de 500 g de CO2 par kilowattheure. A l’inverse, la France avec son mix électrique 94 % bas carbone et un taux d’émissions de 40gCO2/kWh est en ligne avec les objectifs de la COP21.

 

Les renouvelables seuls ne suffiront pas

 

Des climatologues de renom ont pointé les limites des scénarios reposant exclusivement sur l’utilisation des énergies renouvelables. Selon eux, impossible de rester sous la barre des 2°C sans utiliser toutes les technologies bas carbone disponibles aujourd’hui comme le nucléaire.

Même son de cloche du côté de l’Agence internationale de l’énergie qui s’inquiète que les progrès technologiques des énergies renouvelables n’arrivent pas suffisamment vite pour respecter la trajectoire des 2°C.

 

Le développement des renouvelables n’est pas non plus infini. Dans son rapport The Growing Role of Minerals and Metals for A Low-Carbon Future, la Banque mondiale souligne que leur utilisation nécessite « significativement plus » de minerais et métaux que les systèmes d'alimentation en énergie traditionnels. Pour le stockage (une des options importantes pour palier la variabilité des ENR), les besoins en métaux pourraient être multipliés par plus de 1 000 % si les pays prennent les mesures nécessaires pour maintenir les températures à ou en deçà de 2° C.

 

L’arrêt anticipé de réacteurs : « une menace majeure » selon l’AIE

 

Dans son rapport Energy Technology Perspectives 2017, l’Agence internationale de l’énergie s’inquiète que certaines solutions technologiques ne soient pas davantage mise en avant : « De nombreuses technologies clés pour la réalisation du 2°C n'ont pas été reconnues dans les engagements nationaux pris à la COP21 (INDC) ».

 

L’AIE plaide ainsi pour que l’énergie nucléaire soit de nouveau inclus dans les programmes de transition énergétique. 

L’AIE plaide ainsi pour que l’énergie nucléaire soit de nouveau inclus dans les programmes de transition énergétique. L’agence souhaite également que l’atome bénéficie d’un soutien politique « clair et cohérent » pouvant permettre de continuer l’exploitation des centrales existantes et la construction de nouvelles installations.

 

Dans ce contexte, la fermeture anticipée de centrales nucléaires pouvant continuer à produire une électricité sans CO2 est une mauvaise nouvelle. L’AIE qualifie même ces décisions de « menaces majeures » pour atteindre l’objectif des 2°C. De la même manière, aucun défenseur du climat ne peut considérer comme une avancée l’arrêt des chantiers AP1000 en Caroline du Sud (Etats-Unis) qui auraient permis de remplacer les centrales à charbon de l’Etat.

 

 

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La classe dominante : éléments de définition

29 Août 2017, 17:33pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

« Les pensées de la classe dominante sont aussi, à toute époque, les pensées dominantes, autrement dit la classe matériellement dominante de la société y est aussi la puissance spirituellement dominante » Marx et Engels, L'Idéologie allemande, Éditions sociales, 2012, p. 44 [traduction modifiée par l’auteur]

Par Lucien Sève*

Ce propos souvent cité de Marx et d’Engels s’inscrit dans une théorisation de l’histoire qu’on peut schématiser ainsi : au communisme primitif des très anciennes formes de vie sociale a succédé il y a plus de cinq mille ans, par suite du développement des forces productives, l’ère des sociétés de classes caractérisées par le passage à l’appropriation privée des moyens de production, donc au clivage social entre classes possédantes – de ce fait dominantes – et classes travailleuses non possédantes – par suite, dominées : maîtres et esclaves dans l’esclavagisme antique, seigneurs et serfs dans le féodalisme médiéval, bourgeois et prolétaires dans la société capitaliste du monde contemporain.

 

Classe dominante et classe dominée

Aujourd’hui, plus encore qu’hier, la domination de classe tend à s’exercer dans tous les domaines de la vie sociale. Elle est en premier domination économique : la classe qui possède comme bien privé les moyens de production sociale pouvant imposer ses conditions à celle qui produit sans posséder – c’est ce qu’on vit journellement avec les licenciements boursiers, le management toyotiste, l’ubérisation sauvage. Elle se redouble en domination politique, c’est-à-dire en influence dirigeante dans l’État et ses stratégies, plus largement dans tous les moyens de pouvoir, de la justice à l’école – ce qu’on vit par exemple avec le dépeçage du code du travail selon les exigences du MEDEF et l’élection d’un président de la République formé par la grande banque. Et elle se complète d’une domination idéologique, qui va de la possession des grands moyens d’information et d’expression des idées à l’imposition de ses façons de penser comme norme sociale – un exemple criant en est l’officialisation de la formule « le coût du travail », qui substitue le langage de la comptabilité d’entreprise à la vérité des faits : le travail étant au contraire l’unique source sociale de la richesse, et spécialement celle des capitalistes.

 

« La malfaisance du capitalisme ne se résume plus à l’exploitation du travail – qui demeure –, elle concerne sous maints rapports le peuple entier, menace l’existence même d’une planète habitable et d’une humanité civilisée. »

 

À la classe dominante s’oppose toujours une classe dominée : une classe sociale n’est pas une réalité isolable, mais l’un des termes d’un rapport, et d’abord d’un rapport de production – l’activité humaine primordiale étant la constante reproduction des moyens de sa subsistance. Mais tout rapport a des aspects contradictoires, il est dialectique. Dominée par la bourgeoisie capitaliste, la classe ouvrière peut aussi faire valoir ses atouts de classe dominante potentielle, étant celle qui produit ce dont toute la société a sans cesse besoin – c’est ce que donne à voir l’action de grève. L’existence même d’une classe dominante comme la bourgeoisie capitaliste n’est possible que parce qu’existe en face une classe sans propriété sur les moyens de production, exploitée, dominée – la classe ouvrière –, mais les hommes et les femmes qui la composent n’en sont pas spontanément des membres conscients – c’est seulement une classe en soi, comme le prolétariat l’était aux débuts du XIXe siècle en Europe, et l’est encore dans maints pays peu développés. Prendre conscience de cette situation commune d’exploité, comprendre qu’elle n’est pas un immuable fait de nature mais un stade de l’histoire, s’organiser pour se battre et y mettre fin, élève la classe en soi en classe pour soi, acteur conscient du devenir humain. Cette longue métamorphose a été l’œuvre du mouvement ouvrier depuis deux siècles, à quoi a énormément contribué Marx en tirant au clair dans Le Capital (1867) le processus de l’exploitation capitaliste et en montrant qu’il est possible et nécessaire de sortir du capitalisme pour édifier une société sans classes, communiste.

 

« La classe ouvrière peut aussi faire valoir ses atouts de classe dominante potentielle, étant celle qui produit ce dont toute la société a sans cesse besoin – c’est ce que donne à voir l’action de grève. »

 

Sortir de la société de classes

Cent cinquante ans plus tard, vu tout ce qui a changé dans les réalités sociales et s’est passé dans l’histoire au XXe siècle, ces indications, sans cesse contestées par l’idéologie dominante, demeurent-elles cependant valables en leur fond ?

Dans l’ordre économique, en même temps que se généralisait la condition salariée, évolution potentiellement décisive pour sortir de la société de classes, se modifiait beaucoup le tableau des dominés dans un pays comme la France : fort développement d’autres catégories exploitées que celle des ouvriers – employés, techniciens, travailleurs « indépendants » –, diminuant le poids relatif d’un prolétariat industriel plus diversifié ; intenses efforts du grand patronat appuyé par les pouvoirs d’État pour démanteler les organisations combatives et déstabiliser la conscience de la classe ouvrière, qui l’ont dans une importante mesure fait régresser vers la classe en soi. Situation inédite dont une pensée dite « post marxiste » conclut qu’à l’analyse en termes de classes devrait se substituer une pensée du peuple où la visée communiste, supposée disqualifiée par l’histoire, serait à remplacer par un socialisme lui-même post-révolutionnaire, « populiste de gauche » (par exemple : Chantal Mouffe et Iñigo Errejón, Construire un peuple, éd. du Cerf, 2017 ; Jean-Luc Mélenchon, L’ère du peuple, Pluriel, 2016). Sont ici sous-estimées deux choses : que les dominants, eux, sont plus que jamais une agressive classe pour soi (Cf. cette déclaration du milliardaire états-unien Warren Buffett en 2005 : « Oui, il y a une guerre des classes, et c’est ma classe qui est en train de la gagner »), et que si, en face, l’état des choses est complexe, l’exploitation capitaliste y est plus que jamais féroce, de sorte qu’en sortir pour de bon est une nécessité urgente. L’analyse en termes de classes n’est donc pas à minorer mais au contraire à étendre. Car la malfaisance du capitalisme ne se résume plus à l’exploitation du travail – qui demeure –, elle concerne sous maints rapports le peuple entier, menace l’existence même d’une planète habitable et d’une humanité civilisée. La tâche est alors de concrétiser de façon inventive les possibilités de mouvements largement majoritaires visant à sortir de la société de classes, objectif incontournable, rendant sens actuel à la révolutionnaire visée marxienne du communisme.

 

« Le grand capital domine aussi d’autres couches bourgeoises et celle des actionnaires se surimpose à celle des gestionnaires, non sans de profondes tensions. »

 

Dans l’ordre politique aussi, bien des choses ont bougé depuis l’époque – celle de l’écrasement sanglant de la Commune de Paris – où Marx pouvait résumer le rôle de l’État de classe à sa fonction répressive, qui rendait mystificatrice toute autre idée de la révolution qu’insurrectionnelle. En développant les activités productives et en s’enracinant dans toute la vie sociale, la domination de la classe possédante se complexifie : le grand capital domine aussi d’autres couches bourgeoises et celle des actionnaires se surimpose à celle des gestionnaires, non sans de profondes tensions. L’État ne peut plus du tout être réduit à un instrument répressif de « la » classe dominante – bien que c’en soit toujours un aspect essentiel –, il est bien davantage un lieu spécifique de lutte des classes et fractions de classe, y compris des classes populaires, où s’élabore selon le rapport des forces la politique dominante. Pour une grande part, la domination des possédants y prend la forme d’une hégémonie politico-idéologique s’exerçant à la persuasion, rendant plus rare le rapport ouvert à la répression. D’où les apparences mystificatrices selon lesquelles suffiraient désormais les luttes électorales. Rien ne fera l’économie d’une stratégie de conquête du pouvoir par les forces populaires pour construire une société sans classes, c’est-à-dire une révolution. Mais beaucoup a changé dans ce qu’il y a lieu d’entendre et de faire sous ce nom. Pour l’essentiel il s’agit aujourd’hui, dans un pays comme la France, de ce que Gramsci appelait « guerre de positions », conquête persévérante d’une hégémonie politique et idéologique rendant inarrêtables des transformations sociales majeures formant processus. Énormément est à inventer et à faire vivre en pratique dans ce sens renouvelé de l’action communiste.

 

 

« Toute victoire politique passe nécessairement par le travail d’idées, l’explication et la perspective convaincantes. »

 

Un travail d’idées

Ce qui précède dit déjà l’importance capitale des luttes pour la domination idéologique. L’énorme élévation depuis un siècle du niveau général d’instruction et de culture est à la fois un présupposé essentiel du passage à une société où tous et toutes prendront leurs affaires en mains – c’est cela, une société communiste –, et la raison pour laquelle désormais toute victoire politique passe nécessairement par le travail d’idées, l’explication et la perspective convaincantes. Un atout majeur pour le combat communiste dans la France d’aujourd’hui est l’ampleur du travail théorique de haut niveau qui se fait sur et avec Marx – c’est ce qu’on lui oppose sous le nom de « post marxisme » qui est déjà vieilli. Il y a là un gage crucial de gain d’influence dominante possible pour une force politique sachant dire haut et fort pourquoi l’humanité va tragiquement dans le mur et comment la seule issue est d’engager dès maintenant le passage à une société sans classes en s’appuyant sur ce qui s’essaie de façon tâtonnante mais prometteuse en ce sens et en y participant systématiquement dans des formes neuves d’organisation. Ce qui implique de mettre haut la barre, en qualité comme en quantité, pour un travail de formation individuelle et collective étroitement lié au développement tous azimuts de l’initiative politique. Y contribuer davantage encore est ce qu’on souhaite chaleureusement à Cause commune. Comprise non comme point de doctrine figée mais comme source d’inspiration vivante, l’idée marxienne de classe dominante est donc toujours des plus opératoires.

 

*Lucien Sève est philosophe. Ancien élève de l'Ecole normale supérieure, il est agrégé de philosophie.

 

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De la nécessité d'une réelle politique de lutte contre le terrorisme

29 Août 2017, 17:14pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Les interventions militaires alimentent la barbarie terroriste

Le terrorisme islamiste continue de semer la mort et le chaos parmi les populations. Ces actes particulièrement lâches et barbares ne peuvent que susciter l'émotion et le dégoût.

Le mois d'août a été marqué par un double-attentat en Espagne, une fusillade au Burkina Faso et deux attaques au couteau en Russie et en Finlande, faisant 35 victimes.

Ces attaques s'ajoutent à l'horrible liste des dernières années. Madrid, Bagdad, Manchester, Nice, Berlin, Istanbul, Bamako, Paris, Copenhague, Sousse, Bruxelles ont notamment été endeuillés par ces actes perpétrés par des individus à la fois fragiles et extrêmement violents.

L'augmentation des attentats terroristes est sensible depuis 2001 et les attaques sur le territoire américain. Les chiffres nous livrent donc un mauvais bilan des seize dernières années en matière de lutte contre le terrorisme.

Mais que faire pour endiguer la progression de l'idéologie mortifère responsable de ces actes barbares ?

A cette question de première importance, la seule réponse qui trouve grâce aux yeux des responsables politiques est d'ordre militaire. C'est la voie dans laquelle Bush a engagé le monde occidental suite aux attentats du 11 septembre 2001.

L'exemple américain en Afghanistan est révélateur de cette politique inefficace. Depuis 2001, le pays a dépensé plus de 840 milliards de dollars de budget militaire contre seulement 110 milliards pour la reconstruction du pays, et encore ce chiffre intègre les dépenses de lutte contre le terrorisme en terme de renseignement et de répression. 

Force est de constater que cette politique de réponse par la force est inefficace ou, à minima, insuffisante. En détruisant les maigres infrastructures de santé et d'éducation, en endeuillant des familles innocentes, les interventions militaires poussent des jeunes en situation de fragilité à grossir les rangs islamistes et des familles à couvrir les combattants.

Ces interventions ne font qu'aggraver les conditions de vie d'autochtones déjà rendus misérables par le sous-développement. Car le Proche et le Moyen-Orient sont des régions naturellement riches en hydrocarbures et propices à l'agriculture.

L'agonie de l'Empire ottoman à la fin du XIXème siècle et la mise en coupe réglée sous l'égide de la France et de la Grande-Bretagne à la fin de la Première guerre mondiale ont entraîné un retard de développement, qui n'a rien de naturel, mais est fondamental pour comprendre la situation actuelle dans la région.    

Seule une politique de co-développement est réellement susceptible de contrecarrer durablement la progression des vocations djihadistes en investissant dans l'éducation, la santé, la culture et en cessant la mainmise de puissances étrangères sur les richesses naturelles. 

La barbarie islamiste se répand dans les territoires gangrenés par la misère, le manque d'eau potable, d'électricité, de biens de consommation courante.

Mettre un terme aux inégalités de développement entre pays est une nécessité pour les populations locales, en première ligne face aux fous d'Allah. 

L’aspiration des peuples à vivre ensemble en paix dans la solidarité, la justice et la fraternité est immense.

Marchons ensemble partout en France le samedi 23 septembre 2017, pour un monde de solidarité, de justice, de liberté, d’égalité, de fraternité et de Paix ! 

Signez l’appel « En marche pour la Paix » : Le texte de l’Appel national signé par 115 organisations don le PCF

 

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Arras: Des nuages réapparaissent au-dessus du budget de l’université d’Artois

28 Août 2017, 18:46pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Cette fois, ce n’est pas le spectre d’une ponction qui nourrit «  l’inquiétude  » de Pasquale Mammone, le président de la fac d’Artois élu l’an dernier

(en 2015, l’État avait pioché 24 millions dans le bas de laine de l’université – un quart de l’effort national ! – pour renflouer ses caisses).

 

Les échos venant de Paris peuvent laisser craindre un coup de rabot sur les dotations annuelles des facultés, alors même qu’elles doivent prendre en charge 40 000 étudiants en plus cette année.

«  On espère avoir au moins une dotation similaire, voire plus  », croise les doigts M. Mammone.

 

Comme partout, les jeunes bacheliers devraient être un peu plus nombreux à faire leur rentrée cette année à la fac d’Artois, qui ne devrait pas être loin des 11 000 étudiants répartis sur cinq sites (Arras, Douai, Béthune, Liévin et Lens), un record. Mais il n’est pas sûr que la fac puisse bénéficier d’une rallonge similaire à celle de l’an dernier (près d’un million). L’État cherche à gratter partout…

 

« Aujourd’hui, remplacer quelqu’un qui s’en va, c’est un luxe ! Y compris et surtout un poste d’enseignant. »

 

Boucler un budget (il est d’un peu plus de 100 millions à la fac d’Artois) devient de plus en plus ardu. «  Aujourd’hui, remplacer quelqu’un qui s’en va, c’est un luxe ! Y compris et surtout un poste d’enseignant.  » Un effet « pervers » (car pas pris en compte par l’État au moment de la loi sur l’autonomie des universités) complique l’équation budgétaire : l’avancement naturel des quelque 1 050 salariés de l’université d’Artois « coûte » chaque année près de 500 000 €. «  Un boulet, juge Pasquale Mammone. 

On peut amortir quelques années en diminuant les heures supplémentaires ou un gelant des postes, mais on arrive au bout.

Ça ne pourra pas durer, ne serait-ce que trois ans !  »

La voix du nord

 

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La solidarité, ça s'organise, avec le Parti Communiste

28 Août 2017, 18:35pm

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La suppression des CHSCT confirmée par le gouvernement

28 Août 2017, 18:19pm

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La suppression des CHSCT confirmée par le gouvernement

Les Comités hygiène et sécurité seront supprimés . Une commission pourrait être créée uniquement pour les entreprises de plus de 300 salariés. Et sous condition.

Dans les entreprises de plus de 300 salariés, une commission «hygiène, sécurité et conditions de travail», de type CHSCT, pourrait être maintenue au sein de la future instance fusionnée de représentation du personnel, a indiqué hier Fabrice Angéi (CGT) après une réunion la veille au ministère du Travail. Dans le cadre des ordonnances sur le travail, le gouvernement compte fusionner délégués du personnel (DP), comité d’entreprise (CE) et comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) au sein d’un «comité social et économique». Reçu mercredi soir au ministère du Travail, Fabrice Angéi a eu confirmation de «la suppression des CHSCT». «Mais dans les entreprises de plus de 300 salariés, il y aurait une commission dédiée. En-deçà, de 50 à 300 salariés, il y en aurait une uniquement dans les entreprises classées Seveso (sites industriels à risque, NDLR) ou dans le domaine nucléaire», a-t-il précisé. Dans les autres entreprises de 50 à 300 salariés, une telle commission pourrait être créée par accord. Mais «pour obtenir un accord, il faut deux parties. Des accords qui rétabliraient une commission, à défaut d’un CHSCT, vont être difficiles à obtenir auprès des employeurs», a estimé Fabrice Angéi.

«Le papier surprise du 31 août»

Selon lui, le gouvernement a, en revanche, fait marche arrière concernant la modulation du seuil de déclenchement des plans de sauvegarde de l’emploi (PSE) selon la taille des entreprises, mesure contre laquelle le syndicat était «vent debout». «On a obtenu - à confirmer - qu’on ne touche pas aux seuils», a indiqué le syndicaliste. Le gouvernement lui a par ailleurs confirmé qu’il envisageait d’augmenter les indemnités légales de licenciement à 1/4 de mois de salaire par année d’ancienneté, au lieu de 1/5. Cela correspondrait à une hausse de 25%. Mais selon le syndicaliste, «les inflexions présentées par le ministère ne changent pas les lignes de fond». Et la CGT n’a «pas eu d’informations sur le devenir de certaines mesures qui étaient des lignes rouges pour l’ensemble des syndicats : est-ce qu’un employeur, sans accord même minoritaire, pourra déclencher un référendum d’entreprise ? Est-ce qu’un employeur pourra passer par un salarié lambda pour négocier un accord d’entreprise ?» «Ces lignes rouges, on ne sait pas si elles seront retenues et on le découvrira dans le papier surprise le 31 août», a déclaré Fabrice Angéi, en référence à la date de présentation officielle des ordonnances par le gouvernement.

Ce matin, la CFE-CGC sera reçue à son tour au ministère du travail. Très critique à l’égard d’une réforme «libérale», le syndicat des cadres estime que les futures ordonnances n’amèneront que «précarité» et «dumping social».

Hier, partageant pleinement la philosophie du gouvernement, Pierre Gattaz, président du Medef, a estimé que les mauvais chiffres du chômage de juillet rendaient «d’autant plus urgente une réforme du droit du travail d’ampleur et ambitieuse». Force ouvrière défend la thèse inverse. «Ces mauvais chiffres confirment l’échec des réformes qui flexibilisent les droits des salariés sans contreparties sur le terrain social», estime le syndicat dans un communiqué.

Quant à la CGT, elle a déploré des chiffres qui témoignent d’une hausse de la «précarité». Il est «plus que nécessaire de favoriser l’emploi à temps plein, afin que nous ne sombrions pas dans la pauvreté absolue comme le souhaitent le Medef et tous ces politiques assoiffés de pouvoir».

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Le PCF déplore le « manque de respect » de la France insoumise

28 Août 2017, 18:14pm

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 Le PCF déplore le « manque de respect » de la France insoumise

 

Réunis à Angers, les militants du Parti communiste français préparent la rentrée sociale, appellent à l’union et pourfendent Jean-Luc Mélenchon.

Réunis à Angers (Maine-et-Loire) jusqu’à dimanche pour leur université d’été, les militants du Parti communiste français préparent la rentrée sociale, appellent à l’union et… pourfendent Jean-Luc Mélenchon.

Benoît Hamon a fait faux bon vendredi. David Cormand aussi. Mais ils ont envoyé des représentants du Mouvement du 1er juillet et d’Europe Ecologie-Les Verts. La France insoumise n’a pas pris cette peine. Aucun cadre n’était disponible pour venir faire acte de présence à l’université d’été des cousins du PCF.

Lire aussi :   La gauche d’opposition fait sa rentrée politique

« Il y a un manque de respect, c’est clair », relève calmement Pierre Laurent, le secrétaire national du parti, qui préfère ne pas insister sur cette absence. « Cela ne m’intéresse pas beaucoup d’entrer dans cette polémique. La France insoumise estime peut-être pouvoir incarner à elle seule l’ensemble des différentes oppositions, c’est une erreur. Nous, on va continuer de tendre la main à toutes les forces de gauche. » Un mantra qu’il a répété pendant près d’une heure samedi matin devant un amphithéâtre bondé.

Le patron de la fédération PCF du Maine-et-Loire est plus disert. « C’est terrifiant, lâche Alain Pagano. Que Jean-Luc Mélenchon ait une stratégie pour asseoir son hégémonie à gauche, je peux le comprendre. Mais il faudrait qu’il relise Mitterrand, son idole. Lui travaillait à rassembler la gauche. Ceux qui veulent faire cavalier seul contribuent au naufrage collectif. »

« Cette absence, c’est un manque d’intelligence »

Sur le campus universitaire de Belle-Beille, où ils sont rassemblés depuis vendredi, les 1 100 militants sont tous d’accord sur ce point. « Pour l’instant, son truc est neuf, c’est attirant, cingle Adrien, un Nantais de 25 ans coordinateur du Mouvement des jeunes communistes de France. Par contre, tout est construit autour de sa personne et de sa garde rapprochée, je ne suis pas sûr que ce soit sain pour construire une stratégie pérenne. On ne peut pas seulement faire les clowns à l’Assemblée pendant cinq ans en attendant que le fruit soit mûr. Il y a des choses à faire dès maintenant pour que les conditions de vie des gens s’améliorent. »

« Cette absence, c’est un manque d’intelligence », tacle encore Jacky Hénin, l’ancien député européen et maire de Calais venu parler de la délicate question des migrants. « S’il a été candidat à la présidentielle en 2017, c’est aussi parce qu’il a été soutenu par les communistes. On ne peut pas donner des leçons à tout le monde en refusant le rassemblement. Si on reste chacun de notre côté, on sera inutiles. »

Lire aussi :   A Marseille, La France insoumise se veut « la seule alternative » à Emmanuel Macron

Moins frontal, et visiblement lassé de cette opposition interne à la gauche, Pierre Laurent veut avancer. D’ailleurs, en cinquante minutes d’allocution, le nom de Jean-Luc Mélenchon ne sera prononcé qu’une seule fois, presque à la fin.

Le secrétaire national préfère se concentrer sur « la rentrée de combat et de riposte » qui se prépare contre le « président Macron » et ce pouvoir « qui se disait ni de droite ni de gauche mais qui ne frappe que d’une seule main, la droite ». Et d’ajouter, sourire aux lèvres, « 26 000 euros de frais de maquillage n’auront pas suffi à masquer le vrai visage du nouveau pouvoir. »

Il cite la baisse de 5 euros des APL, la suppression de 293 000 contrats aidés, la hausse de la CSG ou encore la mise en place des ordonnances et dénonce « un pouvoir libéral à forte tendance autoritaire au service des mêmes intérêts financiers ».

Le premier rendez-vous est fixé à la manifestation du 12 septembre. « Il faudra une mobilisation XXL. Le PCF est disponible pour construire une riposte nationale avec la ferme volonté d’imposer des reculs à ce gouvernement et de promouvoir le plus vite possible des propositions alternatives efficaces et crédibles chaque fois que ce sera possible », dit-il.

« Voici pourquoi je ne crois pas, personnellement, à la nécessité d’une parenthèse populiste, fut-elle baptisée de gauche. Non, le Parti communiste et notre projet de transformation sociale concrète ne sont pas solubles dans un populisme de gauche », ajoute Pierre Laurent, très applaudi, avant d’assurer qu’il ne dit « pas ça pour créer je ne sais quelle polémique » mais pour « souligner l’atout que représente le Parti communiste et l’originalité de sa démarche ».

L’enjeu des sénatoriales

Un PCF qui veut continuer à exister après une élection présidentielle où il a renoncé à présenter un candidat pour noyer son score dans celui de Jean-Luc Mélenchon le 23 avril (19,58 %) et des élections législatives au bilan très mitigé (2, 72 % des voix au premier tour, le 11 juin, pour 10 sièges de députés obtenus le 18 juin contre 17 pour la France insoumise). Au Sénat, où 16 sièges sur 18 occupés par des communistes sont renouvelables, l’élection du 24 septembre pose là aussi la question du maintien d’un groupe (10 élus minimum). « Les rapports de force se sont dégradés, mais on pense qu’on a la possibilité de maintenir un groupe », espère le secrétaire national et sénateur de Paris, directement concerné.

En attendant le congrès du parti, qui aura lieu en 2018 et où « toutes les questions seront mises entre les mains des militants », le prochain rendez-vous, incontournable pour les 120 000 adhérents revendiqués, reste la Fête de l’humanité qui aura lieu les 15, 16 et 17 septembre à La Courneuve (Seine-Saint-Denis) et qui doit être, selon les mots de Pierre Laurent, « une immense caisse de résonance à l’effervescence sociale qui s’annonce »

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Proverbe communiste offert amicalement à Mélenchon et à la France insoumise

28 Août 2017, 17:53pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Quand on adhérait au parti, voilà le genre de remarque que l’on entendait des « anciens ».

« Quand le capital me félicite ou me fait de la publicité, je me demande la connerie que j’ai pu faire.! »

Comme quel que soit le dépit que j’en ai, je suis à mon tour une ancienne, j’offre amicalement à Mélenchon et à la France insoumise, cette sagesse née de l’expérience. Afin  qu’ils méditent peut-être sur la manière dont une presse, qui n’est pas des plus progressistes, tente d’étouffer le 12 septembre sous l’étreinte du 23 et de la « vraie » opposition à Macron. Pourquoi le même nombre de délégués (environ 1500) à Marseille ont droit à de la publicité alors que l’on fait silence sur ce qui se passe à Angers?

Peut-être est-ce parce que les capitalistes ont eux aussi la sagesse de la « contre-révolution » et de leurs intérêts de classe. Ils savent que l’enjeu est que le prolétariat au sens large du terme entre dans les luttes dans les formes qu’il choisit.

« Pas de sauveur suprême, ni dieu, ni César, ni tribun, producteurs sauvons-nous nous-mêmes ! ». peut-être est-ce à cause de ces mots de l’Internationale qu’il faut supprimer ce chant des meetings de la FI, comme d’ailleurs  » le superbe drapeau rouge, rouge du sang de l’ouvrier? »

Ce n’est pas parce quelques directions successives du PCF paraissent avoir oublié le proverbe que les militants communistes ne l’ont pas dans leurs gènes.

Danielle Bleitrach

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Pourquoi le PC a perdu les pauvres ?

27 Août 2017, 08:24am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

J’aime bien les questions simples et directes. Celle-ci m’a été posée hier soir sur facebook par un ami Facebook (Ch. Valas) et, il m’a semblé qu’elle méritait une réponse. Voici donc la question (en version complète) :

« On peut se demander pourquoi les pauvres votent et donnent le pouvoir aux riches. Alors qu’ils sont les plus nombreux et qu’ils peuvent aisément remporter toutes les élections et étant au pouvoir organiser la répartition des richesses. Pourquoi le PC a perdu les pauvres ? »

Et ma réponse :

Pauvres ? Ou « prolétaires » ?

Définir les gens comme « pauvres », c’est les définir par ce à quoi ils ont accès, non par ce qu’ils font ni ce qu’ils sont. Dans notre société, les « pauvres » ne sont pas une minorité de marginaux. C’est de plus en plus la masse de ceux qui, comme disait Marx, n’ont pour vivre que la force de leur travail, les prolétaires. Ce sont plusieurs milliards de personnes à l’échelle mondiale de notre système de production. Ils sont les producteurs essentiels de toutes les richesses qui permettent aux « riches » d’être riches et à la société dans son ensemble de vivre et de se perpétuer.

Donc, ceux qui subissent la pauvreté ne sont pas réellement des « pauvres ». Ils sont au contraire très riches, riches de ce qu’ils savent faire, de ce qu’il produisent chaque jour, de ce qu’ils donnent à la société, qui sans eux, ne tient pas. Simplement, ils n’ont pas accès aux richesses qu’ils produisent. Non seulement ils n’y ont pas accès, mais, le plus souvent, ils n’ont pas conscience de la valeur indispensable de ce qu’ils produisent, entre autres parce qu’ils n’ont pas de vision d’ensemble du système de production, ni d’accès aux comptes de leur propre entreprise.

Qu’est-ce que la conscience politique « communiste » ?

Les travailleurs ne sont donc effectivement pas « spontanément » communistes. En fait, personne n’est « spontanément » communiste, et la classe ouvrière, même celle qui correspond à l’image d’Epinal, n’a jamais été communiste par « réflexe spontané ».

Car, pour être communistes, il ne suffit pas d’être « pauvre » ou plutôt prolétaire. Il faut aussi être conscient de sa place dans la société, et du fait que cette pauvreté est le résultat d’une exploitation, d’une spoliation. Et même si on a confusément cette conscience, il faut en acquérir une conscience politique, c’est-à-dire comprendre d’où cela vient et comment cela peut être changé. Qui plus est, il faut acquérir la conviction que le renversement complet de l’ordre existant est préférable, ou est la seule voie réaliste pour améliorer son sort de travailleur.

Or, ceci n’a aucun sens sur un plan individuel. Si vous êtes seul à être communiste, à faire grève ou à tenter de renverser le capitalisme, cela n’a aucune chance de marcher. Au contraire, vous avez toutes les chances d’avoir les pires ennuis. C’est pourquoi la conscience politique résulte (bien sûr) d’une analyse politique, économique et historique du capitalisme (dont Marx et Engels ont posé les bases claires, mais qui doit être reformulée à chaque nouvelle étape historique) et néanmoins ne peut être qu’un phénomène social, collectif, organisé, se développant essentiellement sur un temps historique et à travers des expériences collectives.

C’est pourquoi le développement d’une conscience politique communiste, y compris chez les ouvriers, n’a rien d’automatique ni de spontané.

L’expérience historique montre qu’il existe toujours spontanément une fraction des travailleurs qui adhèrent à l’idéologie dominante, aujourd’hui le libéralisme, et une autre qui cherche à négocier, souvent par l’entremise de l’état réputé démocratique, une simple amélioration de ses conditions de vie. Lorsque le capitalisme semble stable et prospère, ces deux tendances sont politiquement dominantes.

L’exemple historique du Parti Communiste Français :

Considérons rapidement l’histoire du PCF : Celui-ci est créé en 1920, lors du congrès de la SFIO, sous l’impulsion politique d’une part de la 1ère guerre mondiale, une expérience politique terrible vécue par les masses et d’autre part de la révolution russe, qui remet au devant de la scène les idées communistes, reformulées par Lénine (et d’autres) pour la période en cours.

Ce congrès est en réalité celui du Parti Socialiste, qui s’est divisé suite à ces deux événements. C’est parce que les délégués acquis aux idées communistes y sont majoritaires, que ce congrès décide de changer le nom et l’idéologie du parti, de créer le Parti Communiste. C’est ainsi que « L’Humanité », journal fondé par Jean Jaurès est devenu l’organe central du PCF (c’est un peu plus compliqué aujourd’hui).

Pourtant, même si la tendance communiste est majoritaire au congrès de Tours en 1920, face à la tendance social-démocrate, pendant environ 15 ans, le PC va rester très minoritaire, non seulement sur un plan électoral, mais également dans le mouvement syndical. Ce n’est qu’au plus fort de la crise mondiale, lors des grèves de 36 puis dans la résistance, que le PCF devient progressivement la force prédominante à gauche, sans pour autant être hégémonique d’ailleurs.

On peut constater la traduction de cet historique dans les scores électoraux du PCF lors des différentes élections législatives par exemple. En 1932, le PCF recueille moins de 800.000 voix, 8,3 % et seulement 10 sièges de députés. On pourrait alors conclure que l’expérience du PCF va rapidement s’achever sur un échec et que les « communistes » ont perdu les ouvriers, qui restent très largement acquis aux idées social-démocrates.

Il n’en sera rien. Au contraire. 13 années plus tard, le PCF recueille plus de 5 millions de voix, jusqu’à 28 % et obtiendra en novembre 1946, 182 sièges de députés.

Résultats du PCF aux élections législatives (référence Wikipédia)

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Le reflux et ses racines économiques et sociales

Après la seconde guerre mondiale, sur la base de la reconstruction, de la fin des empires coloniaux et d’une relative unification économique et technique du monde capitaliste sous la direction américaine, celui-ci connait une longue période d’expansion, de développement et de modernisation.

Lorsque celle-ci commence à porter ses fruits, logiquement, les idées communistes régressent, les idées conservatrices et social-démocrates reprennent le dessus, soutenues puissamment par les institutions capitalistes, les états, les médias et une parties des « intellectuels »… Cela n’est pas une spécificité française, mais une tendance mondiale.

Le PCF s’affaiblit alors ET en même temps subissant la pression idéologique ambiante évolue vers la droite de manière plus ou moins consciente, avec une apogée avec l’arrivée de Robert Hue comme secrétaire national. Cela se traduit sur les plans idéologiques (abandon de la « dictature de prolétariat », du « centralisme démocratique ») [1], organisationnels (rupture du lien « organique » entre le journal L’Humanité et le PCF, abandon des « écoles de formation »), syndicaux (rupture du lien entre PCF et CGT) et programmatiques (notamment l’abandon de la notion générale de « nationalisation » au profit de « pôles publics »)…

La gauche « radicale »

La dynamique change à partir de 2008, première crise générale mondiale du capitalisme comparable à celle de 1929. Il est important de comprendre que, même si la France entre dans un ralentissement économique à partir de 1973, l’économie mondiale continue de progresser à un rythme soutenu jusqu’en 2008, s’appuyant notamment sur les pays émergents.

Et c’est tout aussi logiquement – à mon avis – que lorsque la crise mondiale frappe à nouveau le capitalisme (en 2008 au niveau mondial, pas avant), les premières réactions politiques soient d’abord l’émergence de forces social-démocrates « radicales », comme Syriza en Grèce, la FI en France, Corbyn en Angleterre ou Sanders aux USA.

En dépit de leur discours « radical », ces forces au-delà de leur diversité idéologique, appellent à un capitalisme « amélioré », plus démocratique, plus redistributif, plus écologique et plus keynésien.

En effet, le développement d’une conscience communiste nécessite à la fois une reformulation des idées dans le cadre de la période actuelle, et une série d’expériences politiques qui permettent de clarifier les enjeux des différentes options.

Une phase de dissonance cognitive

Il faudra tout un cycle d’expérience politique avant que les idées communistes, correctement reformulées, ne reprennent le dessus. On mesure, avec l’exemple de la Grèce, à quel point, même avec des politiques de régression sociales très violentes, même avec l’échec avéré de l’expérience de la gauche radicale Syriza, ces évolutions dans les mentalités sont longues et difficiles.

Nous sortons d’une période où l’anti-communisme dans toutes ses formes a été inculqué très en profondeur. Je pourrais en citer des dizaines d’exemples, depuis le travail théorique de Marx et Engels sur le capitalisme, très occulté ou déformé, notamment dans les parcours scolaires et universitaires jusque, bien sûr les expériences socialistes du 20 ème siècle.

Il est frappant de constater que, malgré l’échec patent du « nouvel ordre mondial » impulsé par les USA après l’effondrement de l’Union Soviétique, il reste difficile de parler sereinement et objectivement de ce que fut l’expérience soviétique. Pourtant, quel est le bilan de ces 25 ans sans URSS ?

Nous devions avoir la paix universelle. Tous les problèmes géopolitique de la guerre froide allaient être résolus. Non seulement, l’OTAN n’a pas été dissous, mais, depuis la chute de l’URSS, les USA et leur alliance militaire principale n’ont cessé d’augmenter leur budgets militaires et de semer la guerre et le chaos. Il y eu la 1ère guerre d’Irak, l’éclatement forcé de la Yougoslavie et trois guerres (Croatie, Bosnie, Kosovo) s’en suivirent. Puis l’invasion de l’Afghanistan et la seconde guerre d’Irak. Aujourd’hui, la guerre fait rage de Tombouctou a Kaboul (voire au-delà) et de Bangui à l’Ukraine.

Nous devions avoir la prospérité générale. Il faut se souvenir qu’un des principaux arguments utilisé pour discréditer les pays socialistes était la vétusté de leurs automobiles. Si vous choisissiez le socialisme, on vous promettait des « Trabants », vieilles voitures est-allemandes peu confortables, si vous choisissiez le capitalisme, vous pouviez avoir des Mercedes, des BMW ou des Audi. Pourtant, le monde capitaliste a connu, environ quinze ans après la chute de l’URSS sa pire crise économique depuis celle de 1929. Presque partout sauf en Chine, pauvreté et misère sont en progression constante. Quant à la Chine, rappelons qu’à l’époque, il était dit qu’avec Deng Xiaoping, elle avait déjà fait le choix du capitalisme et que l’effondrement du Parti Communiste n’était qu’une question de temps – on voit là aussi que cette prédiction était fausse.

Les marchés libérés et les privatisations allaient nous libérer des Etats. Nous n’aurions quasiment plus d’impôts à payer puisque l’ensemble des services publics privatisés seraient devenus prospères et tellement plus efficaces.

Enfin, on nous promettait une démocratie universelle. En guise de quoi, l’ensemble des systèmes politiques sont revenus au stade des années 30, gangréné par les « affaires », la corruption, la montée des nationalismes, le contrôle de plus en plus visible des grands intérêts financiers sur les médias et la diffusion des idées.

En filigrane de tout cela, on dressait le portrait du communisme. L’Union Soviétique menaçait la paix et voulait « nous envahir » pour imposer son modèle. Les services publics nationalisés étaient inefficaces. Les fonds de pension seraient le système de retraite moderne qui allait remplacer notre vieille sécurité sociale. Les partis communistes, qui comptaient pourtant des millions de militants, entraînant autour d’eux un vaste mouvement social n’étaient que des simulacres…

Ce discours est en train de craquer. Nous sommes sur le point de réviser tout ce qui nous a été dit depuis 50 ans sur le communisme et le capitalisme. C’est ce pourquoi précisément cette question m’a été posée. Si la restauration globale du capitalisme depuis la fin de l’URSS avait été le succès annoncé, personne ne prendrait même la peine de poser la question, de discuter du communisme… On ne se poserait d’ailleurs pas la question de savoir si les « pauvres votent PC », puisqu’il n’y aurait plus de pauvreté.

Il faut avoir milité dans ces années-là pour mesurer combien inconsciemment le rapport que nous avons collectivement avec le communisme a changé. Chaque jour ou presque apporte une nouvelle de l’échec du capitalisme. L’espoir dans un monde de paix et de prospérité s’est transformé en une sourde inquiétude.

Nous sommes dans la phase de la dissonance cognitive. Les informations que nous recevons ne sont plus compatibles avec les croyances que nous avons. Cela suscite une grande perplexité, des interrogations, mais à l’échelle historique, les grands événements n’ont pas encore eu lieu. Nous n’avons pas encore assez d’éléments pour, à une large échelle, reconsidérer ces croyances. Pas encore. Simplement pas encore.

Franck Marsal

Lu sur le blog de Danielle Bleitrach

[1Note du site Lepcf.fr : "Petite erreur, car l’abandon de la dictature du prolétariat et du centralisme démocratique datent de la période Marchais et coïncident avec l’avènement du programme commun de gouvernement avec le PS".

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Contre la presse mais pas la presse people !

18 Août 2017, 13:30pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

ce ne sont pas " Les vacances de Monsieur Hulot " Mais tous les reporters dans notre Démocratie "ne sont plus logés à la même enseigne ! "
ce ne sont pas " Les vacances de Monsieur Hulot " Mais tous les reporters dans notre Démocratie "ne sont plus logés à la même enseigne ! "
ce ne sont pas " Les vacances de Monsieur Hulot " Mais tous les reporters dans notre Démocratie "ne sont plus logés à la même enseigne ! "
ce ne sont pas " Les vacances de Monsieur Hulot " Mais tous les reporters dans notre Démocratie "ne sont plus logés à la même enseigne ! "

ce ne sont pas " Les vacances de Monsieur Hulot " Mais tous les reporters dans notre Démocratie "ne sont plus logés à la même enseigne ! "

Emmanuel Macron a travaillé le 15 août... à sa manière

Ce mardi de 15 août, Emmanuel Macron a fait état de sa « préoccupation » au sujet de la détention d'un journaliste français en Turquie, il a envoyé un photographe en garde à vue et a pris la pause avec les joueurs de l'Olympique de Marseille. Comment mieux occuper le terrain médiatique, sans en avoir l'air ?  

Toute la journée, de dépêche en dépêche, Emmanuel Macron a occupé le terrain médiatique... à « sa » manière. Chacun le sait désormais, le chef de l'Etat est actuellement en vacances à Marseille en compagnie de son épouse. Le couple présidentiel logerait, selon le quotidien La Provence, dans la villa du préfet de région, située dans le parc Talabot, pour le moins cossu.

« L'accès au parc est gardé - en permanence - par des vigiles privés. Grilles métalliques imposantes, impossible d'entrer sans y avoir été invité. Plusieurs camions de police stationnent également sur l'avenue bordant le parc », rappelle l'AFP.

On apprenait en début de matinée que le Président, a porté plainte contre un photographe qui se serait montré insistant, en dépit des mises en garde du service de sécurité du président, a indiqué l'Elysée à l'AFP.

"De temps en temps, il sort (...) et ce photographe journaliste l'a suivi à plusieurs reprises à moto. La sécurité lui a demandé à plusieurs reprises de ne pas le faire, il a continué, parfois à ses risques et périls", a dénoncé le service de communication de l'Elysée. Quels risques, quels périls, exactement ?

"Dimanche, il s'est introduit sur la propriété privée, ce qui a conduit à un dépôt de plainte" pour "harcèlement et tentative d'atteinte à la vie privée", a-t-on précisé, confirmant une information du magazine VSD. La plainte a été déposée "au nom du président", est-il souligné par l'AFP.

L'agence de presse rappelle que cette version a été contestée sur les ondes de RTL par le photographe. Après un premier contrôle d'identité la veille devant la villa, un officier de sécurité du président l'a selon lui reconnu et appelé les forces de l'ordre qui l'ont placé "environ six heures en garde à vue". Il assure pourtant n'avoir pris aucune photo.

"Depuis le président Sarkozy, j'ai toujours travaillé sur les vacances des chefs d'État et je n'ai jamais eu un tel traitement. Je trouve que c'est un peu spécial comme méthode", a dénoncé ce photographe, dont l'identité n'a pas été précisée. Il s'est dit "choqué et très surpris".

Toujours selon l'AFP qui cite une source policière à Marseille, le journaliste professionnel se trouvait à l'entrée du parc Talabot lors de son interpellation et a été relâché à l'issue des vérifications d'usage.

L'Elysée a en revanche démenti toute pression sur des équipes de télévision postées devant la maison qu'occupe le couple Macron. "Ce n'est pas du tout notre manière de travailler", souligne-t-on, en dépit des tensions entre le Chef de l'Etat et une partie des médias depuis son élection en mai. Cette « manière de travailler » (un jour férié), c'est plutôt du côté des communiqués officiels et des réseaux sociaux qu'il faut la chercher.

C'est sur Instagram que la rencontre présidentielle avec les joueurs de l'OM a été dévoilée

Emmanuel Macron, en vacances dans la cité phocéenne depuis quelques jours, donc, a choisi ce 15 août pour rendre visite dès potron-minet aux joueurs de l'Olympique de Marseille au centre d'entraînement du club, a confirmé l'OM à l'AFP mardi soir.

C'est un joueur de l'OM, Gregory Sertic, qui a diffusé l'information sur Instagram en postant une photo de lui aux côtés du président de la République qui avait pour l'occasion enfilé un maillot aux couleurs du club. Un coup médiatique sans regard journalistique professionnel, mais un coup médiatique tout de même !

"Petite visite surprise du président de la République, supporter numéro 1 de l'Olympique de Marseille, merci président", a écrit le joueur sur son compte Instagram.

Et puis, il y a eu ce coup de fil, un peu convaincu mais, peu convaincant à Ergogan

Autre volet présidentiel du jour, toujours lié aux enjeux entre politique et médias et sans doute bien plus grave, Emmanuel Macron a fait savoir qu'il s'est entretenu au téléphone avec le Président turc Recep Tayyip Erdogan. Il lui a fait part de sa "préoccupation" au sujet de la détention depuis près de trois semaines en Turquie du journaliste français Loup Bureau, selon la présidence française.

Le chef de l'Etat français a "exprimé sa préoccupation sur la situation de Loup Bureau" et souhaité que ce dernier "puisse être de retour en France le plus vite possible", est-il ajouté dans le communiqué.

"Sur ce dernier sujet, les deux dirigeants ont convenu de se reparler la semaine prochaine", est-il précisé.

Loup Bureau, journaliste indépendant qui a notamment collaboré avec les chaînes de télévision TV5 Monde et Arte et le site internet Slate, a été interpellé le 26 juillet à la frontière entre l'Irak et la Turquie, après que des photos le montrant en compagnie de combattants kurdes syriens des YPG (un mouvement considéré comme une organisation "terroriste" par Ankara) eurent été trouvées en sa possession. Il est soupçonné par les autorités turques d'appartenance à "une organisation terroriste armée", malgré ses dénégations. Autant d'informations reprises dans la dépêche AFP qui rappelle que le père du journaliste français avait dénoncé le 11 août l'"acharnement" des autorités turques et regretté le "silence général" de la classe politique française depuis l'interpellation de son fils.

Un entretien téléphonique qui paraît en-dessous des enjeux quand on sait que les organisations de défense de la liberté de la presse dénoncent régulièrement des atteintes de la part des autorités turques à cette liberté. Un fait parlant : la Turquie occupe désormais la 155e place sur 180 au classement 2017 de la liberté de la presse établi par RSF.

D'ailleurs, côté turc, le compte rendu de l'appel relayé par l'agence de presse progouvernementale Anadolu ne mentionne pas Loup Bureau, a encore relevé l'Agence France Presse. Anadolu affirme que les deux dirigeants ont abordé "des sujets régionaux et bilatéraux", mentionnant seulement "la lutte commune contre le terrorisme" et "les derniers évènements en Syrie et en Irak".

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La Fédération du Nord du PCF organise sa journée à la mer à Malo-les-Bains le 24 août

2 Août 2017, 08:25am

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La Fédération du Nord du PCF organise sa journée à la mer à Malo-les-Bains le 24 août

Comme chaque année, la Fédération du Nord du PCF organise sa traditionnelle journée à la mer à Malo-les-Bains le 24 août prochain, à partir de 9h30 :

Les participants seront accueillis dans la grande salle du Kursaal, place du casino, à Dunkerque où stands, buvette et toilettes seront disponibles.

- 11h00 : Prises de parole (meeting)
- 11H45 : Apéritif offert aux participants
- 11H45 : Animation musicale
- Repas : À l'extérieur ou dans la salle: il est conseillé de prévoir son casse-croute
- Après-midi : quartier libre sur la plage (possibilité de repli dans la salle)

Des bus sont programmés au départ de plusieurs grandes villes du Nord.

Renseignements auprès de la Fédération du Nord du PCF au 03-20-63-08-08.

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Venezuela : mesonges des médias et réactions de l’Amérique Latine

2 Août 2017, 08:20am

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Le 10 Thermidor l'an II,Il y a 223 ans, l'execution de Robespierre et de 108 Robespierristes

28 Juillet 2017, 13:07pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Né le 6 mai 1758 le 27 juillet 1794 Robespierre est arrêté à la convention (9 thermidor, an II ). 
Sa vie se termine dans la haine de la bourgeoisie qui 5 plus tard sera en génuflexion devant un Génèral qui reniera toute la Révolution......supprimera la République et devenu criminel de guerre s'autoproclame empereurs et va développer avant l'heure les emplois familiaux en installant sa famille sur les robes d'Europe en somme lui aussi "Jupiterien"....

Mais ! aujourd'hui  une pensé pour Maximilien Robespierre associons COUTHON, LE BAS, Augustin ROBESPIERRE le jeune SAINT JUST et 108 "robespierristes ". 

" Les malheureux sont les puissances de la terre .
Ils ont le droit de parler en maîtres aux gouvernement qui les négligent ".
Saint-Just .

Je recommande de lire pendant les congés :

 

Les historiens l’auront sans douté noté, aujourd’hui 28 juillet (ou 10-Thermidor) est l’anniversaire de l’exécution de Maximilien Robespierre. 223 ans après ce funeste jour qui marqua la mort de la Révolution, Maximilien Robespierre reste un méconnu du grand public, qui associe généralement le Révolutionnaire à la Terreur et à la guillotine.

Grâce à l’excellent travail de Cécile Obligi, auteur du livre « Robespierre, la probité révoltante », sorti chez Belin, nous allons tenter de rectifier la propagande dont ce grand homme a été victime. Morceaux choisis…

En effet, « la légende noire de Robespierre ne s’explique pas seulement par son indéniable participation aux heures peu glorieuses de la Terreur. Des individus ou des groupes, dont le passé et les intentions ne sont par irréprochables, se sont attachés dès sa mort à présenter Robespierre comme un monstre. Le plus incroyable est sans doute le rapport de Barère, dès le 10 thermidor, le même Barère qui a été pendant des mois le porte-parole du Comité de salut public à la Convention, et qui l’a convaincue de voter des mesures dites terroristes. Il n’a pas honte de présenter l’élimination du tyran Robespierre comme le coup d’arrêt d’une funeste Terreur (« un seul homme a manqué de déchirer la patrie« ) et lance par la même occasion – il n’en est pas à une perfidie près – une rumeur qui se propage rapidement dans Paris : celle du Robespierre qui a tenté de devenir roi, à la suite des Bourbons. »

« L’iconographie n’est pas en reste : […] gravures représentant Robespierre buvant du sang, Robespierre à côté de monceaux de crânes, et surtout Robespierre guillotinant à tour de bras. »

Caricature de Robespierre (gravure, Paris, musée Carnavalet)

Caricature de Robespierre (gravure, Paris, musée Carnavalet)

Pourtant, « Robespierre est un homme politique intègre (on aura peine à utiliser un tel qualificatif pour ses ennemis) qui a défendu une vision de la République. […] Mais la propagande anti-robespierriste a été bien faite, si bien faite, qu’encore aujourd’hui, le personnage est vu à travers le prisme de cette légende, y compris par ceux qui, pourtant, partagent nombre de ses idées sans le savoir. »

Il est intéressant de noter que « les instruments de la Terreur ne disparaissent pas au lendemain de la mort de Robespierre. […] Davantage que l’arrêt d’un système, c’est le triomphe d’une faction sur une autre. Les gagnants du 9-Thermidor, d’abord les authentiques Montagnards puis ceux que l’on appellera plus tard les thermidoriens (et qui élimineront d’ailleurs physiquement ces derniers dans les mois qui suivent le 9-Thermidor) se sont entendus pour nommer un bouc émissaire, un homme leur permettant de s’exempter de la responsabilité des heures noires de la Terreur. Pour cela, la propagande démarre dès le 10-Thermidor. C’est une belle réussite puisqu’encore aujourd’hui la supercherie passe pour la vérité historique. Vae victis. Malheur aux vaincus. »

Robespierre et les juifs

« Le 23 décembre 1789 […], la discussion en vient à porter sur le droit pour les juifs à être des citoyens comme les autres. Pour Robespierre, la question ne se pose même pas, explique-t-il d’emblée dans [son discours] à l’Assemblée, puisque quiconque n’est pas exclu est « appelé à être citoyen, et il n’y a aucune raison d’exclure les juifs. Malgré tout, il se donne la peine de fournir de plus amples explications sur ce sujet : non seulement les juifs doivent être considérés comme des citoyens comme les autres, mais de plus, la France a une dette envers eux. »

Robespierre et l’esclavage

Discours du 31 mai 1791 :

« Votre plus grand intérêt est de rendre un décret qui n’attaque pas d’une manière trop révoltante et les principes et l’honneur de l’Assemblée. Dès le moment où dans un de vos décrets vous aurez prononcé le mot esclave, vous aurez prononcé et votre propre déshonneur et… [il est interrompu par son auditoire, pour une part favorable, pour l’autre défavorable]. Je me plains, au nom de l’Assemblée elle-même, de ce que, non content d’obtenir d’elle ce qu’on désire, on veut l’obtenir d’une manière déshonorante pour elle, et qui démentirait tous ses principes. Si je pouvais soupçonner que parmi ceux qui ont combattu les droits des hommes de couleur, il y eût un homme qui détestât la liberté et la constitution, je croirais que, pour servir sa haine, il a voulu vous faire lever le voile sacré et terrible que la pudeur même du législateur… [interruption] ; je croirais qu’on cherche à se ménager les moyens d’attaquer toujours avec succès et vos décrets et vos principes ; quand il s’agira de l’intérêt direct de la métropole, on vous dirait : Vous nous alléguez sans cesse les droits de l’homme, et vous y avez si peu cru vous-même que vous avez décrété constitutionnellement l’esclavage […].

L’intérêt suprême de la nation et des colonies est que vous demeuriez libres et que vous ne renversiez pas de vos propres mains les bases de la liberté. Périssent les colonies, s’il doit vous en coûter votre bonheur, votre gloire, votre liberté ! Je le répète, périssent les colonies, si les colons veulent, par les menaces, nous forcer à décréter ce qui convient le plus à leurs intérêts ! Je déclare, au nom de l’Assemblée…, au nom de ceux des membres de cette Assemblée qui ne veulent pas renverser la constitution ; je déclare au nom de la nation entière qui veut être libre, que nous ne sacrifierons pas aux députés des colonies qui n’ont pas défendu leurs commettants, […] je déclare, dis-je, que nous ne leur sacrifierons ni la nation, ni les colonies, ni l’humanité entière, je conclus et je dis que tout autre parti, quel qu’il soit, est préférable. […] je demande que l’Assemblée déclare que les hommes libres de couleur ont le droit de jouir des droits des citoyens actifs. »

Robespierre contre le droit d’ingérence et la guerre humanitaire

« La plus extravagante idée qui puisse naître dans la tête d’un politique est de croire qu’il suffise à un peuple d’entrer à main armée chez un peuple étranger pour lui faire adopter ses lois et sa constitution. Personne n’aime les missionnaires armés, et le premier conseil que donnent la nature et la prudence, c’est de les repousser comme des ennemis. »

Robespierre et l’athéisme

Discours du 21 novembre 1793

« Non, ce n’est point le fanatisme qui doit être aujourd’hui le principal objet de nos inquiétudes. Cinq ans d’une révolution qui a frappé sur les prêtres déposent de son impuissance […]. On a dénoncé des prêtres pour avoir dit la messe : ils la diront plus longtemps, si on les empêche de la dire. Celui qui veut les empêcher est plus fanatique que celui qui dit la messe.

Il est des hommes qui veulent aller plus loin ; qui sous le prétexte de détruire la superstition, veulent faire une sorte de religion de l’athéisme lui-même. […] L’athéisme est aristocratique ; l’idée d’un grand être, qui veille sur l’innocence opprimée, et qui punit le crime triomphant, est toute populaire. […] Si Dieu n’existait pas, il faudrait l’inventer. »

Ce texte condamne vigoureusement à la fois les athées et les fanatiques, les renvoyant dos à dos. L’attaque porte d’abord contre les athées, dont on sent bien que Robespierre les considère parfois comme plus dangereux que les fanatiques eux-mêmes :

« Ils ont érigé l’immoralité, non seulement en système, mais en religion ; ils ont cherché à éteindre tous les sentiments généreux de la nature par leurs exemples, autant que par leurs préceptes. »

Robespierre version Dub

Enfin, voici plusieurs extraits de son fameux discours d’Avril 1791, qu’il ne pût lire à l’Assemblée, et qu’il fit donc imprimer. Le Mouvement Abstentionniste et Progressiste l’a mis en musique :

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Le député communiste Alain Bruneel: Intervention de la "Loi sur la confiance dans la vie publique".

28 Juillet 2017, 12:48pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

La majorité refuse notre proposition de créer un délit d'incitation à la fraude fiscale.

 
 
 
 
Pour un délit d'incitation à la fraude fiscale

Loi sur la confiance dans la vie publique. La majorité refuse notre proposition de créer un délit d'incitation à la fraude fiscale.

Publié par Alain Bruneel, Député sur vendredi 28 juillet 2017

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10 questions sur la protection de l'environnement

28 Juillet 2017, 12:32pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

10 questions sur la protection de l'environnement
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