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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Articles avec #politique

Quelle priorité : cohabitation ? Ou une FI hégémonique ? Mélenchon veut imposer la cohabitation

22 Mai 2017, 17:52pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Cet interview du politologue Thomas Guénolé qu’un militant FI m’envoie est utile.

 

Derrière l’objectif affiché d’imposer une cohabitation, bien incertaine, l’objectif plus réaliste de JLM est bien de tenter d’affirmer la FI comme seul parti de gauche...

 

Car une cohabitation est bien irréaliste dans un contexte politique ou la droite n’a jamais été aussi élevée en France (plus haute qu’en 1969 !). Macron fera sa majorité à droite comme Collomb qui a une longue expérience lyonnaise que je connais bien. Il a fallu toute la détermination des communistes de Vénissieux victorieux en 2014 contre le PS pour bousculer tout ceux qui cherchaient leur place avec Collomb malgré sa majorité à droite, dont malheureusement d’autres élus communistes, mais aussi toute la gauche "alternative" lyonnaise des anciens communistes comme Maurice Charrier à Vaulx en Velin, aujourd’hui insoumis, mais allié de Collomb quand il était élu... Ce sera amusant de voir cette gauche alternative "de gauche" se contorsionner pour justifier de continuer à participer à l’exécutif de la métropole, exécutif qui préfigurait le macronisme... De fait, la "cohabitation" sera bien avec la droite...

 

Mais le texte éclaire la motivation principale de JLM, l’affirmation d’une seule grande force de gauche... FI

 

Je cite :

Certes, pour le PCF, signer la charte pose le risque d’une dissolution. Mais la question de la finalité et de l’utilité du PCF en tant que parti politique se pose. Si ce calcul est gagnant, il y aura une seule grande force de gauche « antisystème » : la France insoumise.

La question de l’utilité du PCF est effectivement posée, et comme ses dirigeants successifs font un par un la démonstration qu’il ne sert à rien, Hue passé annexe du PS avant de soutenir Macron, Buffet déja insoumise appelant le PCF à "se dépasser"... La réponse semble couler de source... le PCF est inutile et va disparaitre... Si les dirigeants communistes cherchent bien sûr à préserver des places, et donc sont en partie en concurrence avec la FI, en réalité, ils sont en accord avec cet objectif de "refonder la gauche", ils ne croient plus au PCF... Incroyable d’ailleurs que ce parti existe encore alors que tous ses dirigeants depuis 20 ans essaient de le dissoudre/métamorphoser/faire muter/dépasser.. le vocabulaire varie mais l’idée est toujours la même, s’en débarrasser...

 

La question se résume en une formule célèbre, "en finir enfin avec 1920 !" La FI est, dans la continuité d’un Mélenchon héritier du Mitterrand de 71/81, l’aboutissement de la remise en cause de 1920... revenir à une gauche "acommuniste".

 

Un élément très pragmatique de ce texte montre qu’on sait faire de la politique à l’ancienne à la FI.. Car en fait, tant pis pour la cohabitation, la priorité est bien de créer les meilleures conditions possibles à l’hégémonie du nouveau parti et donc à son financement... Question : La FI pourra-t-elle durer ?

Oui, pour des raisons simples de financement des partis politiques : les subventions publiques qui découlent des législatives vont permettre de stabiliser son existence

il vaut mieux faire gagner un député sortant PS-Macron et accumuler des voix pour son financement, surtout si l’inverse aurait fait prendre le risque d’avoir un député capable de maintenir l’hypothèse communiste...

 

 Ainsi la FI maintient un candidat rejeté par les collectifs locaux à Vénissieux, ville ou le PC depuis 30 ans s’oppose aux orientations nationales du PCF, et gagne contre le PS, malgré Gérard Collomb venu personnellement faire campagne aux municipales en 2014, et dans un rassemblement fraternel avec le PG... une candidature qui a montré qu’elle respecte ses engagements, refusant de rejoindre l’exécutif large de Collomb dans la métropole de Lyon .. bref, une candidature qui peut faire perdre un PS sortant macroniste et consolider une opposition de gauche authentique...

 

 mais la FI se retire pour une candidature nouvelle donne dans le calvados... il est vrai tout à fait compatible avec une gauche "acommuniste"... une gauche qui oscille entre les verts et un PS de gauche... la seule certitude qu’on a, c’est qu’elle ne sera jamais communiste...

 

Ce qui devrait conduire à un rappel historique : Qu’est-ce qu’une gauche "acommuniste" ? ... tout simplement une gauche socialiste... la boucle est bouclée... Mélenchon aurait terminé le travail de Mitterrand.

 

Je crains que cette stratégie ne se révèle mortifère pour ceux qui persistent à vouloir changer de société...

 

Tout ca n’empêche pas Nicolas, qu’la commune n’est pas morte ! (https://lepcf.fr/Quel-avenir-pour-le-parti-communiste)

 

pam


Thomas Guénolé : « Mélenchon veut imposer la cohabitation »

 

Thomas Guénolé Politologue, professeur à Sciences Po

 

Jean-Luc Mélenchon désarçonne une partie de la gauche par ses positionnements et sa stratégie. Pour Thomas Guénolé, le leader de la France insoumise est cohérent.

 

La campagne des législatives s’ouvre sur fond de divisions des candidatures à gauche, éloignant la probabilité d’une présence élargie au Parlement. 

 

Pour Jean-Luc Mélenchon, qui convoite l’hégémonie de l’opposition à gauche, l’union des partis ne fait pas sa force. Thomas Guénolé analyse cette stratégie.

 

Nadia Sweeny : Jean-Luc Mélenchon analyse-t-il de manière « juste » la nature du vote qui l’a porté à 19,56 % au premier tour de la présidentielle ?

 

Thomas Guénolé : Il cite souvent le même chiffre : 80 % de son score du premier tour serait un vote d’adhésion. Cela correspond à la réunification quasi totale de l’électorat du « non » de gauche à la politique économique pro-mondialisation. Ce que j’appelle la « gauche antisystème », celle du « non » à la constitution européenne et qui représente un quart de l’électorat français : soit la somme du résultat de Jean-Luc Mélenchon et de Benoît Hamon. La base électorale de la France insoumise est évaluée à 16 %, ce qui coïncide avec les 80 % de ses électeurs du premier tour dont il se réclame. D’autant que le taux d’adhésion à Jean-Luc Mélenchon est l’un des plus solides.

 

Nadia Sweeny : Comment aborde-t-il les législatives ?

 

Thomas Guénolé : Aux législatives, tous les électorats vont se démobiliser : on va passer d’une participation de 80 à 60 %, comme cela se fait habituellement. La clé du succès réside dans la « démobilisation différenciée » : celui qui va baisser le moins va gagner. Certes, le refus de Jean-Luc Mélenchon d’appeler à voter Macron au deuxième tour lui coûte quelques électeurs parmi ceux qui n’ont pas voté pour lui par adhésion, mais il s’adresse à son socle électoral – les 80 % restants – pour limiter la démobilisation.

 

Il aborde les législatives comme un véritable troisième tour de la présidentielle, en utilisant les mêmes codes que pendant sa campagne, à cela près qu’il endosse le costume de Premier ministre. Il est sur un modèle de campagne nationale. C’est cohérent avec l’objet du scrutin et la position de la France insoumise (FI), dont la quasi-totalité des candidats n’a pas de mandat électif en cours, activant moins le levier local que national.

 

Nadia Sweeny : Que cherche-t-il à faire ?

 

Thomas Guénolé : Imposer une cohabitation. D’après les enquêtes électorales les plus sérieuses, il n’est pas en mesure de le faire, mais il peut empêcher une majorité de se créer au Parlement. Cela dit, le simple fait de fixer comme objectif la cohabitation revient à positionner la France insoumise comme un parti de gouvernement et non plus un parti de simple contestation. C’est une rupture fondamentale avec le positionnement traditionnel de la gauche « antisystème », laquelle a intériorisé son statut d’éternelle minoritaire, à l’écart de la conquête du pouvoir.

 

Nadia Sweeny : Ne pas s’unir avec d’autres, n’est-ce pas une volonté de rester minoritaire ?

 

Thomas Guénolé : Il veut être en monopole sur ses 20 % et rompre avec la culture des luttes de chapelles pour mettre en place un bloc compact et unifié. Depuis quelques années, la gauche fonctionne avec un astre central, le Parti socialiste, qui penche à droite. Son aile gauche ne conteste pas réellement ce leadership alors qu’une série de satellites – EELV, le Parti radical de gauche, le PCF, etc. – opèrent une stratégie « parasitaire », basée sur la menace de candidatures dissidentes. Maintenant que le PS s’est écroulé, les satellites essayent, comme par réflexe, de reconstituer cette stratégie face à la nouvelle force en présence : la France insoumise. Or, l’obsession de Mélenchon, c’est de rester groupé : il ne cesse de le rappeler. Quand le PCF ou les Verts demandent des circonscriptions et après « chacun fait ce qu’il veut » : c’est une offre de balkanisation. C’eût été mieux qu’ils s’accordent, mais la France insoumise préfère accueillir tout le monde en son sein, sous condition de signer la charte. Mécaniquement, cette logique va faire place nette dans la gauche « antisystème ». Certes, pour le PCF, signer la charte pose le risque d’une dissolution. Mais la question de la finalité et de l’utilité du PCF en tant que parti politique se pose. Si ce calcul est gagnant, il y aura une seule grande force de gauche « antisystème » : la France insoumise.

 

Nadia Sweeny : Mais cette uniformisation n’est-elle pas porteuse de danger ?

 

Thomas Guénolé : La France insoumise porte une logique de discipline qui se rapproche de celle de la droite. La gauche a toujours eu, culturellement, un problème avec la discipline. Mais il ne faut pas confondre discipline, dans un paysage balkanisé, et uniformisation dictatoriale sur le modèle de l’extrême droite. De la même manière, il ne faut pas confondre leader charismatique, vécu comme le ciment de l’unité, et dictateur : je ne crois pas que le management de la France insoumise soit de type dictatorial, ne serait-ce que par la façon dont le programme s’est construit.

 

Nadia Sweeny : Que penser du choix de Jean-Luc Mélenchon de se présenter dans la 4e circonscription de Marseille, et contre un député PS sortant ?

 

Thomas Guénolé : C’est le choix de l’efficacité : celui qui maximise la possibilité d’entrée de Jean-Luc Mélenchon à l’Assemblée nationale. C’est la même logique que celle appliquée aux lieutenants clés de la France insoumise : se présenter là où le score de FI est très élevé au premier tour. En termes de trajectoire politique, c’est une équipe qui mange du sable depuis dix ans, aujourd’hui, ils ont une opportunité d’entrée à l’Assemblée, ils la saisissent.

 

Nadia Sweeny : Sur des territoires dont les députés sortants pourraient renforcer une présence de la gauche au sein du Parlement, n’est-ce pas contre-productif ?

 

Thomas Guénolé : Une stratégie de court terme serait de choisir d’affaiblir tout de suite l’adversaire – la droite et l’extrême droite – avec le risque de ne pas être présent au Parlement. La stratégie de long terme, c’est d’entrer à l’Assemblée afin d’ancrer son mouvement et de pouvoir s’exprimer pendant cinq ans. D’autant que pour Mélenchon, le PS n’existe plus en tant que force politique dans le combat national. Il reste donc quatre blocs : macroniste, mélenchoniste, le peniste et celui de droite – pour le moment. Le reste n’existe plus.

 

Nadia Sweeny : Ce « bloc mélenchoniste » peut-il durer ?

 

Thomas Guénolé : Oui, pour des raisons simples de financement des partis politiques : les subventions publiques qui découlent des législatives vont permettre de stabiliser son existence qui, jusque-là, tenait d’un certain sens du système D. L’objectif des cinq prochaines années est d’avoir le plus d’élus possible pour asseoir son implantation sur le territoire.

 

Mais j’ai aussi l’impression que se développe une forme de contre-culture, fondée notamment sur leur média alternatif, qui fait des audiences aussi importantes que des chaînes « mainstream ». C’est certes un outil d’indépendance, mais cela peut être aussi une voie d’expression différente. S’ils réussissent à valoriser et diffuser ces contre-cultures de gauche « antisystème » qui existent déjà, ils peuvent garder un socle de soutien populaire très important tout en étant une voie d’expression d’un autre projet de société.

 

Thomas Guénolé Politologue, professeur à Sciences Po
par Nadia Sweeny


publié le 17 mai 2017

 

Voir en ligne : sur politis

 

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Face au libéralisme En Marche, fédérons le peuple de gauche

22 Mai 2017, 17:29pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Face au libéralisme En Marche, fédérons le peuple de gauche

Le quinquennat qui s’engage sous la présidence d’Emmanuel Macron est lourd de menaces pour les conquêtes sociales et les droits des salariés. Face à un président de la République déterminé à appliquer un programme rétrograde sous l’apparence de la nouveauté, nous devons prendre la mesure des défis qui nous attendent.

 Son programme s’inscrit dans l’exacte continuité de la politique conduite ces quinze dernières années. Il ne se fixe aucun objectif ambitieux ni en matière de croissance, ni en matière d’emploi, ni en matière d’écologie, mais il veut en revanche accentuer la remise en cause du droit du travail et des acquis sociaux.

 Derrière l’annonce de mesures justifiées par le « bon sens » et le « progrès », se cache en réalité un programme avec une cohérence idéologique. Il débutera son mandat en poursuivant par ordonnances la réforme du Code du travail. Sur la forme, le recours aux ordonnances fait écho aux usages réitérés du 49-3 lors de la précédente mandature. Emmanuel Macron privera ainsi la représentation nationale d’un débat digne de ce nom, illustrant son manque de considération pour le Parlement. Sur le fond, il promet de faciliter les licenciements, de plafonner les indemnités prud’homales, de promouvoir le travail dominical, d’institutionnaliser la précarité par l’ubérisation du marché du travail… Il veut encore réformer l’assurance chômage, en privant les salariés de tout pouvoir de décision en matière de couverture chômage, réduire également de 20 milliards d’euros supplémentaires l’imposition des entreprises, laisser la liberté aux entreprises d’augmenter la durée du travail.

 Le nouveau président ambitionne par ailleurs de diminuer de moitié l’impôt sur la fortune au bénéfice des actionnaires, de réduire l’autonomie des collectivités locales en leur imposant 10 milliards d’euros d’économies supplémentaires, de grever de 60 milliards d’euros les dépenses publiques au détriment de la Sécurité sociale et des services publics. Ses préconisations rejoignent celles de Bruxelles et passent sous silence les enjeux essentiels de la répartition des richesses, du renforcement des mécanismes de solidarité, de l’augmentation des revenus et des minima sociaux, de l’élaboration d’une véritable stratégie industrielle, de la conduite d’une politique énergétique et environnementale ambitieuse…

 Ce projet individualiste dessine une société qui laisse sur le bord du chemin les personnes et les familles les plus fragiles. C’est la raison pour laquelle il doit mobiliser contre lui toutes celles et ceux qui aspirent à la construction d’une société plus juste, plus solidaire, plus fraternelle. Cette mobilisation ne peut être que guidée par des valeurs de respect et d’espérance, sans alimenter la haine et le ressentiment.

 Il est ainsi plus que jamais nécessaire de faire converger dans leur diversité les projets d’émancipation sociale. À l’Assemblée nationale, il faudra que les forces de progrès soient en nombre suffisant pour oeuvrer à la reconstruction de la gauche en créant des passerelles, en élaborant des stratégies communes, dans le respect de l’identité de chacun. Nous ne pouvons nous permettre de ruiner à coups de querelles intestines et de batailles d’ego l’espérance de ceux qui aspirent à voir la gauche relever la tête et à se battre, pied à pied, contre ceux qui tentent d’imposer à la France la voie d’un libéralisme forcené. L’invective et les slogans ne font pas un programme politique.

 Le débat sur le projet de loi Travail en 2016 nous a déjà permis de tracer les contours d’une autre gauche, décidée à retrouver le chemin du progrès social et assumant l’héritage des luttes sociales, qui, du repos dominical aux 35 heures en passant par les congés payés, du salaire minimum au droit à la retraite en passant par la Sécurité sociale, ont permis de forger ce modèle social et républicain qui est aujourd’hui le patrimoine commun de millions de nos concitoyens.

 Faire reculer les dogmes libéraux et le pouvoir de l’argent sera demain au coeur des combats de la gauche. Pour bâtir une majorité et mettre en échec le programme porté par La République En Marche !, il nous faut fédérer le peuple de gauche, dialoguer et unir nos forces. C’est la tâche difficile mais exaltante qui attend les communistes et leurs alliés tout au long de cette campagne législative et qui les attendra demain dans l’hémicycle !

 

Tribune publiée dans La lettre hebdo de Témoignage chrétien du 18 mai 2017.

 

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Le choix de rupture de Mélenchon: plus qu'une erreur, une faute.

19 Mai 2017, 17:31pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Mélenchon vient de rompre avec les communistes pour les législatives. C'est une erreur, car il sous-estime le rôle que les communistes ont joué et pourraient jouer dans son audience. Mais c'est aussi une faute: manque de reconnaissance à l'égard d'un allié et volonté d'occuper tout seul le terrain. Il sera isolé et risque de casser idéologiquement cette nouvelle gauche qui émerge.

 

Le choix de rupture de Mélenchon : plus qu’une erreur, une faute. 

Ainsi Mélenchon, grisé par son score à la Présidentielle, rompt son alliance avec les communistes. C’est d’abord une erreur : son succès, qui avait commencé avec sa campagne de 2012, est dû aussi, sinon largement, aux communistes. Ceux-ci ont été massivement les acteurs des rassemblements en sa faveur par la force de leur organisation et l’engagement de ses militants, ainsi que leur presse. J’avais pu dire à l’époque (2012) que Mélenchon était le porte-parole du Front de gauche, mais que son moteur était le PC, et c’est sur cette base que le score du Front de gauche avait pu être possible. Et s’il analyse avec précision et objectivité ses résultats récents, il s’apercevra que ce sont les lieux (villes, départements) où le PC reste encore fort, que l’audience de la France insoumise a été elle-même la plus forte. Or ce n’est pas du tout un hasard : c‘est l’effet non seulement d’une sociologie particulière, celle des victimes du libéralisme, mais aussi d’une influence politique auprès de ces dernières ! En se coupant des communistes – j’en fais le pari – il va perdre beaucoup de voix dans le camp de ceux qui ont voté pour lui avec enthousiasme, dont la mienne. Et son projet de recomposition de la gauche autour de lui va du coup à l’échec. Tant pis pour lui : c’est ce qui arrive à ceux qui, en politique, sont perturbés par leur réussite et, si je puis dire, « la jouent perso ». Mais pas tant pis surtout, hélas, pour les clases populaires, qui souffrent et ont besoin aussi bien d’un immense renouvellement de la gauche que de son union.

Justement, au-delà de cette erreur catastrophique il y a la faute morale, présente en filigrane dans ce qui précède. Elle est double. D’une part il oublie tout ce que le mouvement qu’il a fondé doit, dans la dernière période et comme je l’ai indiqué, aux communistes, ce qui est une forme d’ingratitude moralement injustifiable et incompréhensible. Je dis bien « moralement » puisque je crois savoir que, philosophiquement, il fait une place à la morale dans son engagement politique, comme on peut le constater dans les travaux de son conseiller intellectuel, J. Généreux – ce qui n’est pas fréquent. Où est donc passée sa morale ? Le cynisme politique, très fortement présent ailleurs, aurait-il repris le dessus ? D’autre part, et c’est là le plus grave, Mélenchon entend occuper toute la place à gauche, ignorant que la gauche de Hamon est tout à fait respectable et ambitionnant  avant tout  de détruire le PC, avec la force réelle qu’il continue à avoir.

Or cela est à la fois inadmissible moralement (à nouveau) et irresponsable par rapport à l’avenir de la gauche anti-libérale, dite « radicale ». On peut ne pas être entièrement d’accord avec le PC au nom ce qu’il a été à l’époque de l’URSS. Mais on oublie alors qu’il s‘est profondément renouvelé, sinon refondé, et qu’il doit continuer ce processus, tout en restant communiste, ce qu’il fait. Je justifierai ce point en faisant appel à un propos que j’ai lu récemment sous la plume d’un journaliste, pourtant pas spécialement marxiste, Jacques Julliard, et que je cite : « La ²décommunisation² de l’extrême gauche a fait sauter le verrou doctrinal qui la rattachait à la gauche, au sens classique du terme » – j’ajoute « et qui empêchait sa dérive libérale ». Il s’agit très précisément du marxisme, pour employer un terme générique qui peut recouvrir une grande diversité de compréhensions de celui-ci. Car, ramené à l’essentiel qui fait l’accord, le marxisme est la seule doctrine qui nous révèle l’essence du capitalisme, en accuse l’injustice structurelle et nous en propose le dépassement  profond à terme, afin de lui substituer une tout autre organisation économique et sociale : une société visant l’intérêt de tous et l’épanouissement vital de chacun – ce que j’appelle l’émancipation, c’est-à-dire la fin des aliénations qui font de la majorité des individus des êtres mutilés, rabougris, in-humains, à savoir privés de leur pleine humanité, incapables de réaliser toutes leurs potentialités (voir mon livre Les chemins difficiles de l’émancipation  qui va paraître, pour plus de détails). Or cette perspective-là, contraire à la pensée dominante en politique, est un bien extrêmement précieux qui, au-delà de son aspect économique (la fin de l’exploitation de l’homme par l’homme) vise à promouvoir, et je le dis sans la moindre emphase, une nouvelle civilisation fondée sur des droits humains universels, bien plus riches humainement et  bien plus concrets que ceux que la  Déclaration de 1789  a déjà promulgués.

Or, c’est ce « verrou doctrinal » (dont Généreux, à nouveau, ne parle guère) que Mélenchon risque de fragiliser en s’en prenant, avec un mépris rare, au PC et en voulant le liquider. Celui-ci est le support institutionnel (ou partidaire) d’un héritage idéologique fondamental dont on ne sait pas vraiment s’il le revendique, malgré ses propositions politiques avec lesquelles on peut être souvent d’accord. En voulant détruire ce support, on risque de faire disparaître cet héritage. Je sais bien que s’en réclamer, quitte à l’enrichir ou l’actualiser comme je tente de le faire, ne fait pas l’unanimité, voire suscite l’hostilité ou carrément la censure des médias. Et pourtant, il faut s’y consacrer, fût-ce dans une relative solitude  intellectuelle, car il est le seul à nous indiquer ce qu’il faut dénoncer et combattre ainsi que ce vers quoi il faut aller en politique. Comme le disait Platon : « Il ne suffit pas de vouloir le juste, il faut savoir le juste qu’il faut vouloir ». Or je ne vois pas ce qui, dans les doctrines politiques à la mode (Tocqueville, Hayek, Weil, Arendt, Aron, l’individualisme, etc.) et qui  constitue la culture qui va nous diriger désormais (Macron et une large partie des dits socialistes s’en inspirent), peut nous éclairer à ce propos, en dehors de la pensée de Marx ou de celles qui s’appuient sur elle. Sans ce fond doctrinal et sans ceux qui le défendent, c’est le conformisme le plus imbécile qui nous menace, l’abandon aussi de toute visée morale de justice, le culte de l’individu entrepreuneurial et consommateur (pour ceux qui ont les moyens) et, du coup, l’expansion du malheur social pour ceux d’en bas – les « sans dents » comme disait l’autre d’un air hautain. Bref, il ne suffit pas de marcher comme un Macron triomphant risque de  s’y employer faute d’une résistance unie en face de lui : il faut marcher en avant et non en arrière. As-tu compris ce qui nous menace, J.-L. Mélenchon, si tu veux faire cavalier seul et te retrouver isolé?

 

                                                                          Yvon Quiniou de MÉDIAPART

 

 

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Pauvreté : Du discours aux réalités, le parti socialiste face à son bilan libéral !!!

27 Mars 2017, 16:52pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Pauvreté : Du discours aux réalités, le parti socialiste face à son bilan libéral !!!

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Lettre aux militants communistes... et à ceux qui se soucient de l'avenir du PCF

24 Mars 2017, 18:20pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Dans quelques jours, vous voterez pour choisir la position du PCF en préparation des élections présidentielles. Deux propositions sont offertes à vos suffrages. Je crois qu’il faut ici en citer le texte, pour savoir de quoi on parle :

 

(1) Les communistes décident d’appeler à voter pour Jean-Luc Mélenchon, considérant qu’un rassemblement peut s’opérer avec cette candidature et qu’elle porte une grande partie des propositions de la gauche alternative à l’austérité. Tout en poursuivant leurs efforts pour une candidature commune, les communistes porteront cet appel en conservant leur autonomie, critique et constructive, et travailleront à un cadre collectif de campagne élargi afin d’œuvrer à la construction d’un rassemblement le plus large possible.

2) Les communistes décident de présenter une candidature issue de leurs rangs, considérant qu’elle est le moyen de porter dans le débat nos propositions et notre démarche de rassemblement. Des camarades sont disponibles. Cette candidature pourrait, si la situation l’exige, sur la base d’un accord politique et après consultation des adhérent-e-s, se retirer au profit d’une candidature commune d’alternative à l’austérité telle que nous le proposons. Si cette option est retenue, le Conseil national soumettra le choix d’une candidature à la ratification des communistes.

On admirera le style tarabiscoté dans lequel ces deux options sont rédigées. Celui-ci ne fait que traduire le désarroi de la direction du PCF, et ses tentatives désespérées d’aboutir à des décisions qui évitent une rupture interne. Car il ne faut pas à mon avis faire l’erreur de croire que la direction du PCF a une position pour ou contre Mélenchon. La direction du PCF est d’abord et avant tout gardienne de l’unité du Parti. Or, Pierre Laurent est parfaitement conscient de l’état de son organisation : un parti féodalisé, avec une direction nationale faible et des « barons » et « notables » qui font la pluie et le beau temps localement. Certains de ces barons ont déjà donné leur cœur à Mélenchon – pour des raisons nobles ou moins nobles (2), peu importe. D’autres y sont farouchement opposés. Une décision tranchée, quelle qu’elle soit,  risque donc de provoquer une scission, avec des départs, des ruptures. C’est ce que la direction veut éviter à tout prix. D’où une rédaction qui finalement ne ferme aucune porte. Si la première option est choisie, ceux qui veulent soutenir Mélenchon seront contents, les autres pourront se cacher derrière « l’autonomie critique et constructive » et le « cadre de campagne élargi » pour faire un peu ce qu’ils veulent. Si la deuxième option l’emporte, on présentera un candidat qu’on pourra ensuite éventuellement retirer pour soutenir Mélenchon si la pression devient trop forte.

 

Cela ne veut pas dire que les deux options soient équivalentes. Même si la direction du PCF a cherché à garder les portes ouvertes et atténuer la portée du choix, le choix est réelEt sur ce choix repose à mon avis l’avenir du PCF.

 

Disons-le tout de suite, la première option repose sur une double illusion qui me semble non seulement fausse, mais dangereuse. Celle qui consiste à croire « qu’un rassemblement peut s’opérer avec la candidature de Jean-Luc Mélenchon » et que les communistes pourront « porter cet appel en conservant leur autonomie critique et constructive ».

 

Les militants communistes, le PCF en général poursuit depuis sa fondation une logique de rassemblement. On peut dire que cette logique est construite dans la logique des partis communistes issus de la matrice léninistes en général : le léninisme conçoit le Parti comme une organisation de masses, et non comme un groupuscule qui, pour utiliser l’image gauchiste, « est une étincelle qui met le feu à la plaine ». Il ne s’agit pas de constituer un groupuscule de « purs », mais d’encadrer et d’organiser les masses. Le PCF est donc fidèle à sa tradition en cherchant le rassemblement. Mais le rassemblement ne se fait jamais sur le mode « suivez mon panache blanc ». Le rassemblement implique un travail de discussion, de conviction, de compromis entre différentes visions. On ne rassemble pas les gens en leur disant « ralliez-vous à nous, qui savons ce qui est bon pour vous ». On ne rassemble pas en écrasant les opinions de l’autre. On rassemble au contraire en démontrant une capacité d’écoute et de prise en compte des différents points de vue, une capacité d’élaborer des compromis. L’histoire du PCF est remplie de tels compromis, de « la main tendue aux chrétiens » au « programme commun » - dont il ne faut pas nier le caractère rassembleur, même si le PCF n’a pas su anticiper et gérer sa rupture – en passant par les accords du Front Populaire et ceux passés avec les gaullistes dans la Résistance et la Libération. Et à chaque fois, le rassemblement s’est fait non pas autour d’une intransigeance, mais d’une capacité de s’accorder sur un programme d’action fruit de concessions réciproques.

 

Loin de moi l’idée de contester la logique du rassemblement. Mais je crois sincèrement qu’on fait une énorme erreur en pensant que la candidature de Jean-Luc Mélenchon peut se placer dans une logique de rassemblement. Qui dit rassemblement dit compromis, dit concessions. 

 

Et Mélenchon a clairement indiqué qu’il n’est prêt ni aux uns, ni aux autres. Avec Mélenchon, il n’y a rien à discuter. Ni sa candidature personnelle, ni son programme, ni ses thèmes de campagne, ni son identité visuelle, ni la « charte » qu’il entend imposer aux élus sous son étiquette. Rien n’est discutable : on se soumet, ou on s’en va. Ce n’est pas un « rassemblement » qui est proposé, c’est un ralliement suivi d’une vassalisation. Et ne vous faites aucune illusion, cela ne changera pas. Si Mélenchon n’a offert aucune concession après le vote de la Conférence nationale du PCF, ce n’est pas après que le PCF lui aura accordé son soutien qu’il le fera.

 

La deuxième illusion est celle de croire que le PCF pourra soutenir Mélenchon tout en conservant une autonomie dans la campagne. Disons le tout de suite, c’est totalement absurde. Dès que le PCF aura déclaré qu’il soutient Mélenchon, il n’aura plus aucune visibilité. Parce que dans une campagne présidentielle, c’est le candidat qui est interviewé par les gazettes, invité sur les plateaux de télévision. Et s’il n’y va pas personnellement, c’est lui et lui seul qui désigne ses représentants. Croyez-vous vraiment qu’il fera des cadeaux au PCF, qu’il enverra Pierre Laurent ou André Chassaigne sur un plateau pour qu’ils expriment leur vision « critique » de sa campagne ? Vous croyez au père Noël ?

 

Quant au programme… imagine-t-on vraiment expliquer aux électeurs que les communistes veulent développer l’atout qu’est notre industrie nucléaire, et que pour cette raison ils invitent à voter pour un candidat dont le programme propose explicitement la sortie du nucléaire ? Pensez-vous vraiment, chers militants communistes, que les citoyens comprendront quelque chose à ce discours ? Non, bien sur. Le PCF sera obligé de s’aligner sur le programme des « insoumis » et taire ses différences, son originalité, sans quoi les médias profiteront pour enfoncer un coin et le PCF sera accusé de saboter la campagne.

 

Et à la fin du processus, le PCF disparaîtra des radars. Sans candidat pour apparaître dans les fenestrons, sans possibilité de défendre un programme, sans même être présent sur l’identité visuelle du candidat, il sera oublié. La campagne se passera sans lui. Et lorsqu’il faudra le faire réapparaître pour les législatives de juin… bonjour les dégâts.

 

Reste donc la deuxième solution. Celle d’un candidat communiste. Il ne faut pas là non plus se dissimuler les difficultés. D’abord, on part tard, dans un paysage qui est déjà en partie figé. Un candidat communiste n’aura pas la tâche facile pour se faire une place, d’autant plus que la direction du PCF n’a pas conduit une véritable réflexion sur la question et part un peu de zéro. Le candidat choisi, quel qu’il soit, a des grandes chances de faire autour de 2%. Et alors ? Est-ce si grave ? Je ne le pense pas : tout le monde est au courant de la faiblesse du PCF. A rien ne sert donc de prétendre se faire plus gros que le bœuf en cachant les réalités sous le tapis. Mieux vaut démontrer une capacité réelle à mobiliser 2% de l’électorat que de refuser de se compter de peur de prendre une veste. Et puis, une « divine surprise » est toujours possible, et rien ne permet de dire qu’une mobilisation des communistes autour d’un candidat qui porte leur message ne puisse aboutir à un résultat très honorable.

 

La campagne coûtera cher ? Oui, et avec peu de chances d’être remboursé. Il faudra donc faire avec le travail militant et tenir fermement les dépenses. Notez tout de même que LO ou le NPA présentent des candidats, et que leur surface financière est encore plus réduite. Mais la question du financement se posera exactement dans les mêmes termes si première option est choisie (1). Et il ne faut pas se faire d’illusions : les frais de campagne encourus par le PCF au profit de Mélenchon ne seront jamais remboursés – tout simplement parce que les règles aujourd’hui impliquent que tout remboursement va au candidat. On a vu en 2012, alors que le Front de Gauche était vivant, que le PG n’avait hésité à laisser l’ardoise intégralement au PCF. On voit mal pourquoi il agirait différemment aujourd’hui.

 

Mais surtout, il faut penser à la suite. Laissons de côté les délires qui voient Mélenchon au deuxième tour, voire élu président de la République. Le plus probable, c’est qu’on ait la droite à l’Elysée en mai. La question qui se posera sera donc celle du rapport de forces après la présidentielle. Et de ce point de vue, la deuxième option est clairement bien plus favorable pour le PCF que la première. Ayant existé pendant la présidentielle, le PCF abordera en bien meilleure position les législatives. Le choix de la première option conduirait à une situation paradoxale : non seulement le PCF se sera effacé médiatiquement pendant la présidentielle, mais aura contribué par sa campagne à renforcer une personnalité qui ensuite usera de ce résultat pour investir des candidats « France Insoumise » contre les candidats communistes…

 

Voilà donc ce que j’en pense de ces deux options. Pour moi, le choix qui préserve le mieux l’avenir est clair :  c’est celui qui permet aux communistes de porter devant les citoyens leurs propositions portées par le candidat qu’ils se seront choisis, et non d’être les supplétifs d’un candidat qui refuse toute discussion avec eux.

 

Maintenant, aux militants de décider.

 

Descartes

(1) A moins que la direction du PCF ait déjà prévu que la « campagne autonome » de soutien à Mélenchon sera faite à minima ?

(2) Je ne leur jette pas la pierre... il faut bien vivre. N'est ce pas Francis ?

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En 1948, Henri Dorgères faisait du François Fillon

1 Mars 2017, 19:35pm

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droite. Suppression de 400 000 fonctionnaires et fin du remboursement des « petits risques » par la Sécurité sociale. En 1948, Fillon n’existait pas, et pourtant…

Les idées de François Fillon ne sont pas neuves. L’historienne Annie Lacroix-Riz a exhumé un document édifiant datant de 1948 qui le prouve cruellement. Dans le rapport retrouvé, le commissaire aux renseignements généraux rendait ainsi compte d’une « réunion paysanne » organisée par Henri Dorgères : « L’orateur demande la diminution des fonctionnaires (400 000), la suppression des nationalisations. (…) Il demande également la réorganisation de la Sécurité sociale par la suppression du remboursement des petits risques. » À deux doigts du copier-coller, toute la colonne vertébrale de ce que propose François Fillon pour 2017 y est déclinée, y compris au niveau des arguments. Henri Dorgères déplore même que de « simples rhumes de cerveau coûtent aux contribuables 75 milliards par an », quand Jérôme Chartier, porte-parole du candidat de la droite, a bien eu du mal à expliquer que la prise en charge du rhume, « ça dépend de quel rhume ».

élu député poujadiste en 1956, aux côtés, entre autres, de Jean-Marie Le Pen

Ironie du sort, la réunion de 1948 a eu lieu à Landivy, en Mayenne, à quelques kilomètres de Sablé-sur-Sarthe, terre d’élection de François Fillon. Reste une question : qui était Henri Dorgères ? Fondateur des « Chemises vertes » et du fascisme agraire, un temps partisan du renversement de la République, il soutient Philippe Pétain sous Vichy, reçoit la francisque en 1941 et est nommé délégué général à l’organisation et à la propagande de la Corporation paysanne tout juste créée. Amnistié en 1946, il est élu député poujadiste en 1956, aux côtés, entre autres, de Jean-Marie Le Pen.

Fillon, qui veut démanteler la sécurité sociale, aurait touché 200 000 euros d’AXA

Évidemment, la question n’est pas de démontrer que François Fillon serait un fasciste, ou bien qu’il aurait été du côté des collaborateurs au siècle dernier. « Ce serait absurde, il n’était pas né, mesure Annie Lacroix-Riz. Mais il est de fait l’héritier du programme économique et social de la droite qui a éreinté les Français avant et pendant la guerre. Il incarne cette droite patronale qui invective sans cesse les fonctionnaires et qui agit bec et ongles depuis le début du XXe siècle contre le salaire indirect et la Sécurité Sociale. » Et l’historienne de rappeler que « le consortium des assurances privées achetait des hommes politiques avant guerre pour damer le pion aux projets d’assurance sociale collective. Dorgères en était ». François Fillon, qui entend démanteler la Sécurité sociale, sauf pour « les maladies graves », afin de développer les assurances privées, aurait touché 200 000 euros entre 2012 et 2014 de la part de l’assureur Axa, via la société 2F Conseil. L’ex-patron d’Axa, Henri de Castries, le soutient officiellement. Mais, à part ça, François Fillon est un homme neuf et innovant.

Journaliste
 
En 1948, Henri Dorgères faisait du François Fillon

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Macron, c’est du Fillon en modèle réduit pour Pierre Laurent

27 Février 2017, 19:28pm

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Le secrétaire général du PCF se dit également prêt à discuter d’un « contrat de majorité » avec Benoît Hamon.

Invité de Parlement Hebdo sur les Chaînes parlementaires, le secrétaire général du PCF, Pierre Laurent,  a commenté l’alliance entre François Bayrou et Emmanuel Macron. « Les masques tombent. François Bayrou poursuit le projet politique qu’il porte depuis 15 ans : créer un centre-droit destiné à voter des projets libéraux avec la droite ».

Et le programme économique d’Emmanuel Macron, que ce dernier dévoile dans une interview au journal Les Echos, ne fait que le confirmer selon lui. « 60 milliards d’économie, 120 000 fonctionnaires en moins, c’est du Fillon en modèle réduit ».

Pour « un contrat de majorité » avec Benoît Hamon 

Après le ralliement de Yannick Jadot derrière Benoît Hamon, un accord entre ce dernier et Jean-Luc Mélenchon est-il possible ? Le candidat de la gauche s’est en tout cas dit « prêt à discuter avec Jean-Luc Mélenchon, comme ce dernier l’a proposé jeudi soir dans l’Emission politique sur France 2.

Pierre Laurent, soutien du candidat de « La France insoumise », se dit favorable à des discussions avec Benoît Hamon. « Cela fait un an que je demande que ces discussions aient lieu, je dis depuis le départ que nous aurions dû démarrer par la discussion sur le contrat de majorité au lieu de s’engager dans la multiplication des candidatures ».

« Ce qui bute encore aujourd’hui, c’est la clarté du contrat de majorité, des engagements communs,  que nous pouvons passer ensemble ». Des engagements communs qui doivent passer par quatre grands points selon lui : l’abrogation de la loi travail, la lutte contre la finance, la fondation de la VI e république, et la transition écologique et la nouvelle industrialisation de la France.

En cas de d’accord commun, qui de Benoît Hamon ou Jean-Luc Mélenchon devra se désister ? « Je ne fais pas de cette question un préalable » assure-t-il, pourtant soutien du candidat de « La France insoumise ». « Pourquoi Jean-Luc Mélenchon retirerait sa candidature aujourd’hui alors que les discussions n’ont pas encore commencé et que nous ne sommes pas encore d’accord sur les engagements de campagne ? Il faut que tout le monde continue sa campagne, et que ces discussions s’intensifient ».

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Election Présidentielle: divergences et convergences sur les programmes Hamon, Jadot, Mélenchon et Macron

7 Février 2017, 17:34pm

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Election Présidentielle: divergences et convergences sur les programmes Hamon, Jadot, Mélenchon et Macron
Election Présidentielle: divergences et convergences sur les programmes Hamon, Jadot, Mélenchon et Macron

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Macron l’obscur objet du désir et la dictature du capital

6 Février 2017, 20:03pm

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Bon, je crois que tout le monde l’a entendu, Macron a parlé … longuement, mais qu’a-t-il dit?

 

Le discours de Macron c’est du vent, sa culture un lot de citations, une sorte d’Almanach Vermot mais pas de projet, toute cette esbroufe mais pas seulement. Il y a le noyau dur: il a dit qu’il faudrait discuter par branches et entreprises: c’est à dire qu’il faudrait renforcer la loi « El-Khomeri », il a dit sans dire tout en disant un message subliminal noyé dans « la fraternité » . C’est comme pour l’Europe, il a gourmandé ceux qui ne lui étaient fidèles que « souvent » comme Hamon et Mélenchon, alors que lui c’était du toujours, telle qu’elle était… l’austérité, la misère, la fin des services publics, avec en fond la 9e de Beethoven jouée aux réfugiés tandis qu’ils ont les pieds gelés dans l’hiver des Balkans. Et dans la même  logique aller encore plus loin que la loi El-Khomery au nom de la « liberté » du travail, celle comme nous disions du libre renard dans le libre poulailler. Son appel à l’optimisme ne s’appuie sur rien d’autre que sur la poursuite et l’aggravation de ce qui est assorti de bons sentiments dont on présente la note à ceux qui n’en peuvent plus et les profits toujours aux mêmes..

 

Sa stratégie: à droite toute pour siphonner les voix centristes et juppeistes de Fillon, jouer dès maintenant le second tour face à Marine Le Pen, en étant assuré que la gauche et l’extrême gauche se draperont dans les bons sentiments antifascistes que l’on exige d’eux, une sorte de réflexe conditionné inculqué avec l’ère Mitterrand. Il faut préserver Marine le Pen pour être assuré de l’emporter, rien de nouveau depuis plus de vingt ans, une histoire qui s’adresse pourtant aux moins de vingt ans en espérant qu’ils ne peuvent pas connaître.

 

Cela ressemble étonnement à la manière dont la finance, le complexe militairo industriel  a joué Hillary Clinton, ne se contentant pas de la promouvoir mais lui assurant un adversaire, le seul qu’elle était en mesure de battre. Enfin ils le croyaient ou plutôt se disaient que la situation était si dégradée que s’ils ne pourraient plus assurer l’élection de leur protégée, un milliardaire fasciste ferait aussi bien l’affaire.

 

En l’écoutant et surtout en regardant le dispositif de la salle, je pensais au coût de sa campagne et à ses bailleurs de fond en me demandant ce qu’ils exigeraient de lui aux lendemains de son élection. Ce frêle poulet gavé aux hormones médiatiques que l’on tente selon des techniques éprouvées de marketing de transformer en objet de désir sera obligé d’être impitoyable, il devra être la dictature du capital par temps de crise.

 

Et comme le PCF est aux abonnés absents, que sa direction continue à osciller entre deux sociaux démocrates, un coup pour les refondateurs, un coup pour les primaires, l’essentiel n’est-il pas que l’on finira jusqu’à être prêt à appeler à faire barrage au fascisme, je vois déjà l’éditorial dans l’Humanité.

 

Parce que si nous, nous avons renoncé à éclairer ce qu’était la dictature du prolétariat, l’art et la manière de mettre cette petite minorité au pas, eux n’ont pas renoncé à exercer celle du capital, ce mélange de consensus autour de leur force liée à l’habitude de la soumission, à l’individualisme, à l’espoir d’en retirer quelques miettes et de répression pour ceux que l’on a du mal à convaincre, ils passent même de l’hégémonie de la séduction consumériste, du libéral libertaire à la tyrannie sur le travail, du chômage au suicide des employés, à la violence, la haine pour tous, les écoles et des hôpitaux que l’on ferme et des prisons saturées, comme mode de gouvernance.

 

 

Danielle Bleitrach

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Assistants parlementaires : les emplois fictifs à 340.000 euros de Marine Le Pen

27 Janvier 2017, 18:50pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

EXCLUSIF Challenges révèle l’intégralité des décisions du Parlement européen concernant les remboursements de salaires «indûment versés» à deux assistants parlementaires de Marine Le Pen. Soit un total de 340.000 euros. A partir du 1er février, la présidente du FN devrait se voir sucrer la moitié de son indemnité d’eurodéputé de 6.200 euros.

Marine Le Pen a jusqu'au 31 janvier pour rembourser 298.497 euros pour les salaires «indûment versés» à Catherine Griset. 

François Fillon n’est pas le seul candidat à la présidentielle à avoir des ennuis liés au contrat d’un ex-assistant parlementaire. Marine Le Pen, qui reste très discrète sur le «Penelope Gate», est aussi menacée. Et pour cause : depuis quelques semaines, elle sait que le Parlement européen va la frapper au porte-monnaie pour les salaires «indûment versés» à deux de ses assistants parlementaires. Le plus haut fonctionnaire du Parlement européen, Klaus Welle, vient de l’en informer par deux décisions du 5 décembre 2016 et du 6 janvier 2017, que Challenges s’est procurées et publie en intégralité.

Le Parlement européen estime que Marine Le Pen a salarié deux employés fictifs avec les deniers des contribuables européens. Ou plus exactement que ses deux assistants payés par Bruxelles travaillaient en réalité pour le Front national en France. Un tel mélange des genres est totalement proscrit : «Les montants versés aux députés, notamment au titre de l’assistance parlementaire, sont exclusivement réservés au financement d’activités liées à l’exercice du mandat des députés», rappelle Klaus Welle dans l’une de ses décisions en citant l’article 62 du statut des députés.

Le cas de Catherine Griset, la cheffe de cabinet de Marine Le Pen, est le plus grave et sera le plus coûteux pour la patronne du Front. Pour ce seul emploi, le Parlement lui réclame près de 298.500 euros. Catherine Griset a été assistante parlementaire pendant cinq ans et demi - du 3 décembre 2010 au 15 février 2016 -, mais les enquêteurs de l’Office européen de lutte antifraude (Olaf) relèvent qu’on la croisait rarement dans les couloirs du Parlement européen... «Il résulte du rapport et des conclusions d’Olaf que Mme Griset, dont le contrat prévoyait comme lieu de travail Bruxelles, n’a pas été en mesure de démontrer qu’elle résidait de façon continue ou avec un caractère permanent en Belgique, ni qu’elle se rendait régulièrement à son lieu de travail», écrit Klaus Welle.

Cumul des fonctions au parti... à Nanterre

Appelée à s’expliquer par le Parlement européen, la cheffe de l’extrême-droite semble avoir été aussi bien en peine de transmettre des éléments concrets du travail de son ex-assistante à Bruxelles. «Mme Le Pen n’a fourni aucune preuve d’une activité quelconque de Mme Griset au titre d’assistance parlementaire […], note le haut fonctionnaire, il y a lieu de constater que la totalité des sommes payées par le Parlement à Mme Griset au profit de Mme Le Pen à titre de frais d’assistance parlementaire a été indûment perçue.»

Pourtant, Catherine Griset n’était pas inactive ! A la même période, elle occupait un poste d’assistante, puis de cheffe de cabinet, de la présidente du Front national à… Nanterre. Un cumul de casquettes que le Parlement reproche d’abord à sa patronne. «Mme Le Pen, qui employait son assistante accréditée pour ses activités au sein du Front national, ne pouvait pas ne pas savoir, vu le lien de subordination de Mme Griset avec Mme Le Pen, que Mme Griset enfreignait les conditions d’exercice de son emploi auprès du Parlement européen.»

Le deuxième contrat dans le viseur du Parlement européen est celui de Thierry Légier, le garde du corps de Marine Le Pen. Celui-ci a été salarié aux frais des contribuables européens sur une courte période à la fin 2011, mais a tout de même touché la coquette somme de 41.554 euros. Là aussi, les enquêteurs suspectent l’emploi fictif. «Il résulte des conclusions de l’Olaf que l’existence d’un rapport d’emploi effectif, au titre de l’assistance parlementaire au sens des articles 33 et suivants des mesures d’application du statut des députés, entre Mme Le Pen et M. Légier en ce qui concerne la période d’octobre à décembre 2011 […], n’a pas été établi», note Klaus Welle. Avant d’ajouter que «Mme Le Pen n’a fourni aucun élément utile permettant de confirmer la régularité des dépenses remboursées au titre de l’assistance parlementaire de M. Légier»...

Marine Le Pen pourrait être touchée au portefeuille

Au total, le Parlement européen réclame à Marine Le Pen le remboursement d’un peu plus de 340.000 euros : 298.497 euros pour les salaires «indûment versés» à Catherine Griset et 41.554 euros pour les salaires de Thierry Légier. Si le premier montant n’est pas réglé avant le 31 janvier, le Parlement européen se servira directement. Il sucrera la moitié de l’indemnité parlementaire de Marine Le Pen – soit 3.100 euros sur 6.200 euros mensuels -, la totalité de son enveloppe de 4.300 euros de frais généraux et la moitié de son indemnité de séjour. Et ce jusqu’à avoir récupéré la totalité de la somme. Le délai pour le remboursement des salaires de Thierry Légier court jusqu’au 28 février.

Détail piquant : à défaut de remboursement dans les délais prévus, Marine Le Pen paiera des intérêts «au taux appliqué par la Banque centrale européenne à ses opérations principales de refinancement majoré de trois points et demi». Un comble pour une adversaire de l’euro.

Contacté, l’avocat de Marine Le Pen, Marcel Ceccaldi, déplore ne jamais avoir reçu le rapport d’enquête de l’Olaf sur lequel s'appuie le Parlement européen et dénonce «le caractère partisan de l'action engagée» contre sa cliente.

Laurent Fargues

Source : Challenges.fr

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Une stratégie suicidaire de la France insoumise

22 Janvier 2017, 18:51pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Une seconde liste de candidatures de la France Insoumise est tombée. De nouvelles circonscriptions sont concernées par la présence d’un binôme ou d’un candidat simple. Dans cette liste, la France insoumise a investi des candidats contre des députés communistes sortants et dans des circonscriptions où le PCF est en mesure de gagner. C’est la stratégie non seulement de Mélenchon qui suit les traces de Mitterrand, mais pire encore celle d’une direction du PCF qui a livré le parti à de telles manoeuvres. Il est évident que le dernier congrès du PCF, la division de la direction et les atermoiements de celle-ci ne pouvaient conduire ailleurs. Le véritable problème va bien au-delà de cette attaque contre le PCF auquel la France insoumise est théoriquement allié, cette attitude ne peut que déboucher sur l’élection d’un candidat de droite ou d’extrême-droite dans la logique qui risque d’être celle de l’élection présidentielle (Note de Danielle Bleitrach).

Après André Chassaigne dans la 5ème circonscription du Puy-de-Dôme et Nicolas Sansu dans la 2nde circonscription du Cher, la France insoumise vient de valider des candidatures contre des députés communistes sortants Gaby Charroux, JJ. Candelier; JJ Lecoq et Circo de Gerin-Picard et Salvodelli (94) : L’attaque contre Chassaigne avait été « justifiée » par le fait que celui-ci avait osé – crime de lèse majesté – se prononcer pour une candidature communiste, mais une nouvelle fournée de candidatures de division qui ne peuvent aboutir qu’à faire élire un candidat de droite voire d’extrême-droite est servie…
 

 13ème circonscription des Bouches du Rhône: MARTIGUE 

Frédéric Grimaud (Ensemble! – Martigues) et Stella Apeddu (Parti de gauche – Saint Mitre les Remparts) ont été investis contre le député communiste sortant Gaby Charroux qui sera en duo avec Pierre Dharréville (titulaire). En 2012, Stella Apeddu était candidate dans la 15ème circonscription (Châteaurenard, Lambesc, Saint-Rémy-de-Provence …). Frédéric Grimaud est conseiller municipal à Martigues dans la liste du Député-Maire PCF Gaby Charroux,  Cette nomination quand on connait la complaisance dont la fédération du PCF des Bouches-du-Rhône a fait preuve envers les refondateurs, les liens qui unissent son dirigeant à Marie Georges Buffet est réellement la preuve de l’offensive qui est menée dans ce département contre ce qui fut jadis un des bastions communistes.

16ème circonscription du Nord

Mais on retrouve la même stratégie dans un autre bastion, le Nord Pas de calais. Marina Dabonneville (Parti de gauche – titulaire) et Raphael Brice ont été investis dans la circonscription du député communiste Jean-Jacques Candelier (qui souhaite ne pas se représenter). Ici la France insoumise se place dans l’ambition de faire perdre le Parti communiste français dans cette circonscription historiquement communiste.

Des candidatures de la France Insoumise aussi dans des circonscriptions gagnables pour le PCF (Venisieux, Ivry; LeHavre; StDenis; Rhone; Puy-Dome, Le Cher…)
La France insoumise a aussi désigné des candidatures dans des circonscriptions gagnables par le PCF (parce que perdues en 2012 du fait de la vague PS) : le fait est que ce qui a été perdu par le PCF en 2012, avec la vague qui s’est produite à la suite de l’élection de Hollande, ne doit surtout pas être regagnée par les communistes. la social-démocratie sous une forme renouvelée doit soit s’y maintenir, soit faire élire la droite, voire l’extrême-droite par la division. C’est en fait la logique du quinquennat voulue par Jospin, utiliser la vague présidentielle, le fait que les communistes sont désavantagés dans cette élection pour leur faire perdre toutes leurs positions. La France insoumise ne fait que suivre cette logique-là, celle d’une social-démocratie renouvelée quand le PS s’est mis hors course par désaveu de sa politique. En fait comme Mitterrand qui dénonçait la Constitution de la Ve république, l’appelait : le coup d’Etat permanent et s’en est mieux qu’accommodé quand il a pris le pouvoir, on voit que Mélenchon suit cet exemple et la présidentialisation est utilisée en plein pour prendre la place des communistes et des socialistes ayant fait faillite.

– Dans la 14ème circonscription du Rhône (Vénissieux, Saint Priest …), la France insoumise a investi des candidats. Benjamin Nivard et Najat Barthe seront en concurrence avec la communiste Michèle Picard, qui mène la bataille de la reconquête dans cette circonscription historiquement rouge (André Gerin étant le dernier député communiste).

– Dans la 8ème circonscription de Seine Maritime (Le Havre, Gonfreville-l’Orcher …), la France insoumise a nommé François Panchout et Johanna Castillo dans cette circonscription historiquement rouge où le PCF peut faire élire un député. Le communiste Jean-Paul Lecoq avait perdu cette circonscription en 2012 pour 83 voix.

– Dans la 10ème circonscription du Val-de-Marne (Le Kremlin-Bicêtre, Gentilly Est, de Vitry-sur-Seine Nord, Ivry-sur-Seine), la France insoumise entend diviser et bloquer la reconquête de cette circonscription perdue par le PCF en 2012. La France insoumise a propulsé (pardon parachuté) Mathilde Panot (Parti de gauche de l’Essonne) et Mourad Taghzout (Parti de gauche) face à Pascal Savoldelli (PCF).

De nouveaux parachutages de cadres du Parti de gauche

Après Alexis Corbière dans la 7ème circonscription de Seine-Saint-Denis et Andréa Kotarac dans la 7ème circonscription du Rhône, c’est au tour d’Eric Coquerel (coordinateur du PG ) d’atterrir en Seine Saint Denis, dans la 1ère circonscription.

Rappelons que ce parachutiste professionnel, habitant à Paris, s’est retrouvé en 2012 dans la deuxième circonscription de la Corrèze, et aux élections européennes de 2014 en France, il est deuxième de la liste du Front de gauche dans la circonscription Sud-Est. En 2015 il rentre à Paris pour les élections régionales (où il est élu Conseiller régional sur la liste d’union conduite par Claude Bartolone du PS).

Des heurs et malheurs de l’anticommunisme

C’est Sartre qui affirmait : un anticommuniste est un chien et il ajoutait je n’en démords pas… ce qui est sûr c’est que l’anticommunisme est protéiforme, et il a réussi à faire passer diverses manières d’être anticommuniste sous une forme acceptable, il suffit de taxer le communiste de stalinisme ou de l’accuser de ne plus l’être pour donner le sentiment de jeter l’eau sale du bain en conservant l’enfant, cet idéal d’alternative à un capitalisme de plus en plus insupportable. Il peut même s’affirmer représenter une vision améliorée du vieux communisme dépassé. C’est sur cette base qu’un Tsipras a prétendu renouveler la vie politique en Grèce, on a vu ce qu’il en est advenu. Parce que le fait est que quand on s’attaque en priorité aux communistes quel que soit le bâton qu’ils aient donné pour se faire battre c’est qu’on a choisi de fait de ne pas rassembler ce qu’il faut pour résister au capitalisme…

On peut dire que le capital a réussi à partir de mai 68, le premier maidan à dissocier la petite bourgeoisie, diplômée mais salariée du prolétariat, ça été la grande oeuvre de Mitterrand et de ses sucesseurs, on en voit les résultats aux USA.

Dans la période de confusion dans laquelle nous sommes, l’offensive de Mélenchon et du parti de gauche est d’autant plus facile que la direction du PCF a renoncé aux fondamentaux communistes et a largement créé les conditions qui permettent aujourd’hui de prétendre achever le PCF, de lui refuser toute représentation. On pourrait en déduire que c’est une bonne œuvre révolutionnaire:  certains ne se privent pas de justifier leur adhésion à cette opération en expliquant que le PCF n’est plus communiste, et qu’il s’est lui-même suicidé. Mais il suffit de voir ce que les députés communistes – que nous n’avons pas toujours approuvés – ont été capables de faire dans l’exercice de leur mandat y compris face à la loi Khomry par exemple, pour voir à quel point cette action de la France insoumise laisse mal augurer de l’avenir de ceux qui choisissent pareille dérive. Honnêtement quand vous voyez le parcours de ceux qui se présentent, le retournement d’une telle candidature pouvez-vous avoir la moindre confiance en eux?  Pas moi et encore moins en ceux qui cautionnent de telles pratiques politiques. En disant cela je ne représente aucun courant, aucune chapelle, je dis ce que je pense en tant que communiste.

Danielle Bleitrach.

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Philippe MARTINEZ (secrétaire général de la CGT) : « Valls, Hamon, Macron, Mélenchon... tous sont loin de la réalité du monde du travail »

19 Janvier 2017, 21:07pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

INTERVIEW - Le leader de la CGT juge sévèrement les politiques, tous « loin de la réalité du monde du travail ». Il pense « plus que jamais » nécessaire de mener une « campagne d’explication sur le vrai visage du parti de Marine Le Pen ».

Les deux premiers débats de la primaire du PS ont eu lieu. Que pensez-vous des programmes des candidats?

Ils ne sont pas à la hauteur car ils ne partent pas assez de la réalité du travail. C'est un problème que ne concerne pas qu'eux, d'ailleurs. Prenez la santé. Les politiques en général devraient aller sur le terrain discuter avec les soignants pour prendre la mesure du manque d'effectifs et de moyens. Ils auraient dû aller à Tarbes à la polyclinique de l'Ormeau où nous avons réussi à arracher une belle victoire après 64 jours de conflit. Ils auraient pu rencontrer de jeunes infirmières qui leur auraient expliqué leurs difficultés à faire leur métier dans l'intérêt des malades et non pour faire gagner de l'argent aux actionnaires (…)

LIEN VERS LA SUITE DE L’INTERVIEW CI-DESSOUS :

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Stop à l'évasion fiscale

8 Janvier 2017, 08:10am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Stop à l'évasion fiscale
Stop à l'évasion fiscale

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Faire disparaître la sécurité sociale : mode d'emploi !

12 Décembre 2016, 19:44pm

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Discours sur la méthode 

par Fabien Rives

 

Méthode 1 : l'approche du Docteur Fillon

Il s'agit de pointer les petites maladies (les « bobos ») du quotidien et d'en délester la sécurité sociale. L'approche du Docteur Fillon, inventeur de la « bobologie », vous conviendra si :

  • vous êtes à la recherche d'une solution rapide et efficace,

  • vous souhaitez voir les assurances privées (destinées à la rentabilité) remplacer le système public (à but non lucratif) pour couvrir les frais de santé des Français,

  • vous ne craignez pas les petits bobos du quotidien,

  • vous tenez pour responsables du « trou de la sécu», les hypocondriaques qui consultent sans compter !

La formule est foudroyante et la démarche est franche : par ordonnance du docteur Fillon, s'engager AU PLUS VITE à confier aux complémentaires santé tous les soins relevant de la « bobologie ». Pour optimiser la sélection, on imagine donc la création d'une commission chargée de lister les « bobos » : la petite égratignure, le nez qui coule ou encore la grippe...

Vous apprécierez d'autant plus cette option si vous avez une vue de Lynx, un sourire colgate et une excellente audition ! En effet, comme il le propose pour la prise en charge des « petits bobos », F. Fillon promet également de délester l'assurance-maladie des fardeaux que sont l'optique, les soins dentaires et les prothèses audio : Docteur Fillon propose donc de catégoriser tous les soins relevant du « confort »...

En plus de son efficacité, l'option Fillon saura calmer les inquiétudes de ceux qui craignent la disparition de l'assurance-maladie : de fait, une fois débarrassée de cette multitude de charges, la sécurité sociale pourra enfin respirer pendant que... vous mettrez la main à la poche en cas de narines bouchées ou d'encombrements bronchiques...

On accordera à cette formule radicale une franchise sans précédent : il le dit lui même, pour réaliser la coupe budgétaire de 20 milliards d'euros dans la santé, il s'agit de faire un blitzkrieg social ! (voir la vidéo ci-dessous)

https://www.youtube.com/watch?v=s4Z2ahTnReg

Cependant, en politique, la franchise est parfois à double tranchant... surtout quand l'on sait que François Fillon pourrait choisir comme Premier ministre, Henri de Castries, PDG du groupe d'assurance Axa jusqu'en août 2016.

L'ex patron d'une assurance privée deviendrait le chef du gouvernement qui remplacera la protection publique par la protection privée... Conflit d'intérêt ou bénéfice de l'expérience ? A chacun d'en juger.

 

Méthode 2 : l'approche du renard Macron

L'intention est similaire mais le procédé diffère. Il s'agit, à travers une offre « alléchante », d'en finir avec l'assurance-maladie... en deux temps.

Lors de son meeting à Versailles, Macron a rappelé être le « candidat du travail » ! Pour cela, il souhaite faire entendre aux travailleurs comment il compte les récompenser... le renard de commencer :« que vous êtes jolis, que vous me semblez beaux » et les 15 000 « travailleurs » présents, incontestablement perchés, « ne se sentant pas de joie, et pour montrer leur belle voix... » de l'acclamer en lâchant leur fromage à l'unisson !

 

Penchons-nous donc sur cette offre « alléchante » : réduire l'écart entre le salaire brut et le salaire net ! Pour ce faire, E. Macron, veut « supprimer toutes les cotisations maladie et chômage payées par les salariés ».

En proposant de remplacer ces cotisations par la CSG (Contribution Sociale Généralisée), sans toucher à l'assurance-maladie, il affirme être en mesure d'augmenter le pouvoir d'achat des Français : un couple au SMIC y gagnerait 500 € sur l'année ou sur le mois... le candidat se montre imprécis (comme vous pourrez le constater dans la vidéo ci-dessous, à regarder à partir de 15 min 25 sec)

http://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/emmanuel-macron-face-a-jean-jacques-bourdin-en-direct-892819.html

 

Aussi attirante qu'elle soit, cette proposition pose tout d'abord un problème de fond. En remplaçant des cotisations, payées proportionnellement au salaire perçu, par une contribution qui relève de l'impôt, l'aspect responsable du salarié (mettre de côté pour faire face aux aléas de la vie : maladie, chômage) disparaît au profit d'une redevance payée à l'État, qui décidera lui seul de la part à attribuer au chômage, à la maladie, à l'assurance familiale, etc.

En ôtant aux salariés cette responsabilité, il y aura dorénavant tout à craindre de l'orientation politique du gouvernement du moment. Dans un contexte de crise (souvent mis en avant pour justifier l'austérité, la flexibilité, etc.) rien n'empêchera le gouvernement de diminuer (voire supprimer) la part de la CSG allouée à la maladie et au chômage, et d'y privilégier une orientation politique opposée.

Voilà pourquoi E. Macron voudrait que les salariés « confient » leur fromage au « renard » !

 

L'enjeu est donc de retirer la gestion du système de protection aux salariés (qui l'ont historiquement mis en place), puis de le faire disparaître avec une politique gouvernementale libérale.

Dans cette deuxième phase, les masques pourraient tomber sans surprise : la couverture sociale (concernant la maladie et le chômage) n'aurait aucune chance de survie entre les mains de l'Etat Français soumis aux directives de Bruxelles. En effet, l'essence même de l'UE est d'exhorter les pays membres à libéraliser leur économie au nom de la concurrence libre et non faussée.

Le projet Macron accentue par ailleurs la remise en cause d'un fondement de la sécurité sociale. Les caisses de l'assurance-maladie furent mises en place PAR les travailleurs POUR les travailleurs : une auto-gestion qui a longtemps permis une prise de décision, sans avoir à subir l'alternance des forces politiques qui gouvernent tour à tour le pays.

Rappelons qu'actuellement, la gestion des cotisations sociales est effectuée conjointement par les syndicats, représentants légitimes des salariés et des patrons : un tel fonctionnement est censé optimiser la protection salariale (proportionnellement, il y a plus de salariés que de patrons).

 

Sous couvert de vouloir revaloriser le travail, le renard Macron valorise son exploitation maximale par « les chefs d'entreprise ».

La même augmentation de la CSG pour remplacer les cotisations sociales avait été proposée par Jean Marie Le Pen lors de son programme en 2007...

Enfin, les belles paroles sur la taxation des revenus liés au jeu ou encore la proposition d'« offrir » le chômage à l'employé qui décide de démissionner, ne devraient pas occulter la vision d'Emmanuel Macron : son orientation ultra-libérale, son rôle majeur dans l'élaboration de la « loi travail », ses coups portés au transport ferroviaire avec les « bus Macron » (projet qui se s'est avéré être un fiasco), sa condescendance à l'égard de la classe ouvrière, etc. etc.

 

L'ex banquier de la maison Rothschild (une des plus importantes banques de l'oligarchie mondiale, dédiée aux fusions et opérations financières pour multinationales) prétend donc à la présidence de la république... Encore une fois : conflit d'intérêt ou bénéfice de l’expérience ? A chacun d'en juger. Indice : parmi ceux qui soutiennent Macron en haut lieu, on retrouve les soutiens de... Fillon !

 

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Feu sur le crétinisme parlementaire, votons pour l’existence d’un parti communiste de lutte de classe (1)

26 Novembre 2016, 09:19am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Bonjour de nombreux camarades se sont exprimé cette semaine sur le vote des communistes. Je leur donne ici la réponse aux questions qu’ils posaient telles qu’elles m’ont interrogé mais plus largement aussi a la suite de tous ce que j’ai pu lire et entendre. Comme mon texte est assez long je mettrai sur un deuxième message les textes qui m’ont interpelé et qui me semble apporter des élements à notre débat


Gilbert

 

Feu sur le crétinisme parlementaire, votons pour l’existence d’un parti communiste de lutte de classe

 

Le débat fait rage depuis une semaine autour du vote que les communistes vont émettre a partir les 24, 25, 26 novembre . Il se dit et s’écrit tout et n’importe quoi sur ceux qui défendent l’option 2 . Il se dit qu’ils sont droitiers, qu’ils veulent s’allier avec le PS, qu’ils sont tous des partisans de l’Europe sociale, qu’ils sont des diviseurs, qu’ils veulent empêcher que le seul candidat en mesure de battre la droite et l’extrême droite se retrouve au deuxième tours, bref qu’a cause d’eux le pays va vers des jours sombres, que l’heure devrait être aux front anti fascistes, au rassemblement des forces de gauche pour défendre des valeurs de progrès et j’en passe des pires et des meilleurs, tant le déluge verbale est vigoureux pour nous sommer de rallier le seul pôle possible de la raison et de la renaissance communiste.

 

Comme aux grandes heures de l’anticommunisme des débuts, nous sommes reparti pour tous les fantasmes possibles et imaginables, pour tous les mensonges, toutes les constructions les plus délirantes mais aussi dans une personnalisation à outrance, un idéalisme béat . La curée est telle que Marx en prendrait des démangeaisons et une envie pressante de revenir pourfendre de sa plume sarcastique et précise tout ces tissus d’ineptie déployé en son nom . Les philistins sont de retours.

 

Martelli, au lendemain du 5 novembre lance une grand idée dans Regard le journal qu’il partage avec Clémentine Autin après avoir procédé a une fine analyse du vote. il nous dit que l’option 2 représente un vote identitaire . Mais c’est quoi ces histoires d’identité communiste ? Voila comment la sociologie de l’histoire fabrique des catégories qui viennent désamorcer la valeur combative des mots en les vidant de leur contenu pour leur adjoindre des assemblages d’idées qui ne leur appartiennent pas.

 

Il n’existe pas une identité communiste mais une pratique communiste, une pratique destinée à transformer le monde d’un point de vu concret.

 

Cette pratique est nécessairement collective mais elle a besoin d’une organisation . Qu’ensuite les communistes aillent dans les masses et participent a des collectifs c’est dans leur rôle d’organisateur et d’éclaireur . Lénine ne cesse de le répéter dans « Que faire » expliquant qu’il n’existe pas de petites revendications. Il le disait en 1902 dans une période de crise politique et de reflux de l’organisation sociale démocrate ( qui était alors le parti révolutionnaire). Cette exigence ne devrait pas avoir changer depuis, mais il reste a reformuler la question de la prise du pouvoir à quoi ces luttes sont forcément corrélées, et pour ce faire il faut une organisation structurée avec des objectifs clairs et non pas un foutoir mouvementiste articulé sur une vision petite bourgeoise de la société.

 

Les gens qui voit partout le spectre de l’identité, je leur conseil d’entreprendre un travail sur eux même, c’est qu’il doivent souffrir d’en manquer. Martelli et tous ceux qui comme lui font de l’identité l’axe de l’engagement, aimerait bien tout ramener a cette question métaphysique et traiter l’activité politique d’un point de vu ontologique plutôt que matérialiste. Pour les communistes, travailler avec les autres est une nécessité révolutionnaire et c’est d’autant plus facile quand on est clair avec soit même et que l’on a une base d’appui solide tel que devrait être un parti communiste.

 

Je rajouterai que les gens attendent cela. Les prises de consciences ne sont jamais spontanées. Elle se forgent dans les luttes et selon des degrés différents depuis des histoires et des expériences a chaque fois singulières. Le parti communiste reste ce référent permanent et solide qui permet d’apporter du sens et des perspectives. C’est pourquoi il ne doit pas disparaître et dire ce qu’il sait des matériaux qu’il a accumulé, dans les grands moments de débat national. Il s’agit d’une question tout a fait pratique qui n’a rien identitaire.

 

Autre exemple Chassaigne fait l’objet d’une attention particulière de la part de tout la sphère mellenchonistes. Il est le seul a s’opposer au ralliement soudain de la direction. Cette position le distingue et le singularise. Il devient tout d’un coup la cible de tous et le responsable de toutes erreurs du PCF de toutes les situations indélicates dont le parti s’est rendu responsable depuis cinq ans. Le PRCF lui adresse une lettre ouverte pour lui demander des comptes alors que les communistes n’ont pas encore choisi leur stratégie, mais le voila déjà désigné comme leur candidat et comme on connaît les saints on les honore, s’il est candidat il est forcément tout puissant et donc seul responsable de son programme. Chassaigne doit donc s’expliquer .

 

Puis voila qu’il refuse le costume qu’on lui prête, dénonce les risques pour le parti de disparaître en cas de soutient accordé au candidat auto proclamé de la France insoumise, dénonce son autoritarisme et une conception hyper centralisé dans la manière de faire de la politique Il est derechef violemment pris a parti par Alexis Corbières qui sur le mode du « c’est celui qui le dit qui est » rebascule sur son dos la critique adressé à Melenchon et l’accuse de s’être auto proclamé candidat a son poste de député après l’exercice de trois mandat. Mais Alexis Corbières ne s’arrête pas ce renvoi de balle, il enchaîne aussitôt sur un air que nous commençons a connaître en disant « Aujourd’hui, la seule candidature pouvant empêcher un second tour droite FN est celle de Melenchon, » puis il poursuit sur un ton menaçant « Si Chassaigne continu a s’obstiner a nous tirer dans le dos on s’interrogera sur les racines politique de cet acharnement, d’un noyau d’hypocrites remplis de mauvaise fois »

 

Depuis quinze jour les interventions des melenchonistes sont toutes taillées sur ce modèle. Elles oscillent entre la mégalomanie et les menaces. Qu’a dit Chassaigne ? Dans une tribune publié dans l’humanité il donne son analyse de la situation par les mots qui suivent

« Réunis en conférence nationale le 5 novembre à Paris, les délégués du PCF de tout le pays ont envoyé un message fort, dont la teneur et le sens profond méritent ici d’être précisés. Les médias l’ont en effet interprété comme un vote contre Jean-Luc Mélenchon. Cette lecture est superficielle. Certes, la personnalisation de cette candidature, comme son orientation, suscitent de justes interrogations auprès de nombre de nos militants. Il n’empêche, l’essentiel est ailleurs. Ce vote revêt un sens positif, constructif et dynamique ».

Franchement, peut-on continuer a le qualifié de pro socialiste « hypocrite et de mauvaise fois » quand dénonçant les coup de butoirs des gouvernements socialistes, il explique quelques lignes plus loin : « Dans le contexte actuel, une candidature issue du parti communiste est légitime et nécessaire pour faire entendre la voix des communistes. Bien au-delà, elle a vocation à rassembler les progressistes de notre pays. »

S’agit-il dans son esprit de temporiser et de tromper nos attentes quand il termine sur ces mots « Une candidature qui portera l’exigence et l’urgence de mettre en chantier une société nouvelle. Une candidature qui n’affronte pas seulement la finance par les mots, mais par les actes, en s’appuyant sur les intelligences et les mobilisations sociales. Cette fin de semaine, par leur vote, les communistes se doivent de prendre leur responsabilité devant l’Histoire, notre Histoire » ?

 

Avons nous décidé de faire d’avantage confiance à ses détracteurs, à ceux qui ne lui pardonne pas son refus d’être dans la conformité de la clique de petits bourgeois qui traîne depuis l’élection de Hollande ses état d’âme sur toutes les scènes du parisianisme et autres lundi de gauche ? Je lis ici et là que nous serions bicéphale, que les partisans de l’option 2 ne sont pas homogène entre eux et qu’ils tirent dans des directions différentes. Est-ce de cette manière que se traitent dans leur conflictualités internes les contradictions secondaires qui s’opposent dans un pacte de circonstance à une contradiction externe qui les menace ? Sont-t-elle nécessairement destiné à devenir des forces centrifuges ? Ne sont-elles pas au contraire soumises à un travail qui peut les conduire à l’unification, par une prise de conscience des objectifs communs et des ressorts que possède la situation nouvelle ? »

 

Nous soutenons une candidature communiste parce que c’est une nécessité historique pour au moins deux raisons.

 

La première c’est que si nous ne le faisons pas nous acterions de fait ce que les directions successives que nous avons connu cherchent à faire depuis Martigues, à savoir sonner la fin au PCF. 

 

La deuxième c’est que si nous le faisions pas, nous laissons les campagnes des présidentielles et des législatives sans contradicteurs face aux candidats du MEDEF et laisserions les classes populaires sans perspective de luttes, sans organisation pour leur permettent de se structurer.

 

La France insoumise n’est qu’un ramassis de petits bourgeois qui agitent le catalogue de ses revendications en faisant un bras d’honneur à la classe ouvrière. Il n’y a qu’à aller voir pour le comprendre dans son programme quelle est sa position sur la fiscalité où sont repris les propositions très rocardienne de la TVA, sur les salaires avec un SMIC qu’il propose à un niveau nettement en dessous de celui proposé par la CGT, ou sur les questions industrielles. Ce programme, ne propose aucune nationalisation significative des grands groupes qui décident de l’économie nationale et privatise de fait les services publics d’énergie avec ses propositions de transition écologique.

 

Face aux programmes de la droite, qui vont pouvoir continuer en l’accentuant encore plus fortement la politique libérale du gouvernement socialiste, ce ne sont pas quelques coups de mentons dans des messes à grand spectacle taillées sur mesures pour la nouvelle idole des classes moyennes que la riposte va pouvoir s’organiser et prendre quelque efficacité. Certains ne croient plus en notre parti, je ne sais pas comment ils concevaient leur opposition quand il militait dans ses réseaux, mais pour moi il n’y a qu’une solution envisageable, faire le travail militant avec les camarades et faire avec eux l’expérience de la vacuité de cette direction en la démontrant dans les faits à chaque fois que nous nous trouvons en défaut face aux nécessités des luttes.

 

Je constate de ce point de vu, que quelque chose vient de se manifester avec force qui traduit un refus net de ce qu’il se passe depuis des années. Contrairement à ce que beaucoup indiquent, ce refus est porté par la jeunesse qui exige d’avoir les moyens des combats pour lesquels elle s’est engagée. Il l’est aussi par tout un réseau de cadres intermédiaires qui constatent avec effarement les incompétences de notre direction et son incapacité à avoir prise sur le mouvement de la société.

 

La dernière décision prise par cette direction en est une parfaite illustration. Elle préfère au nom d’un tout sauf avec le parti, faire cause commune avec l’ennemi d’hier, plutôt que de laisser les communistes se battre sous leur drapeau. Cette direction n’est plus communiste, nous le savions, mais le plus extraordinaire c’est que ses contempteurs d’hier deviennent tout d’un coup ses plus fervents soutient, parfois au nom même du communisme dont ils auraient seuls gardé la quintessence, en remettant toutes les responsabilités que cette direction porte, sur le dos de ceux qui veulent ouvrir une autre voix que celle de la résignation .

 

Redisons le, l’option 1 est celle que défendent tous les partisans de la liquidation. Elle est celle de tous ceux qui depuis Martigues défendent les accords privilégiés avec le PS, d’ailleurs, ce week-end, Tartignolle se retrouve dans le Nord avec tout un aréopage de cette gauche de casse et de catastrophe Un camarade qui nous écrivait récemment faisait une analyse qui a priori semblait juste. Ceux qui défendent l’option 2 en effet, à première vu, ne sont pas tous sur la même longueur d’onde. Cependant comme nous avons pu le constater à l’occasion du dernier congrès, nombre d’entre eux s’étaient déjà rapproché de nous sur un certain nombre de questions importantes, comme celles de la sortie de l’Europe ou du refus des primaires. Nous aurions pu d’avantage rassembler tous ces camarades si nous avions pu leur proposer un texte commun, qui dépasse les petites différences qui ont fait l’éparpillement sur les texte 3 et 4. Le refus qui nous a été opposé par celui qui aujourd’hui appelle au boycott, n’a pas permis ce rassemblement. C’est un manque à gagner pour la bataille d’aujourd’hui, c’est une perte de temps d’énergie et d’efficacité car on est toujours plus fort uni que divisé. Alors faisons attention de ne pas reproduire cette erreur.

 

Conforme à notre objectif d’unir les communistes nous avons décidé de soutenir « pour un choix clair » tout en indiquant les faiblesses et les ambiguïtés contenues dans ce texte (voir les précédents courriers que je vous ai envoyé qui sont sur le site www.lepcf.fr). Cette attitude a permis une dynamique et le résultat du 5 novembre. Cette dynamique s’est confirmé et renforcé depuis. Un deuxième appel issue d’une vingtaine de membre de l’exécutif national du parti confirme leur choix pour l’option 2 tout en appuyant d’avantage sur la nécessité d’une candidature communiste "garantie d’une démarche collective" capable de porter une exigence populaire et de travailler au rassemblement le plus large possible.

 

Comme le disait Gilles Gourlot il y a rassemblement et rassemblement ; Il y a le rassemblement de la gauche ou des gauches et puis il y a le rassemblement à faire en terme de classe, le rassemblement de tous ceux qui ont des intérêts communs contre le capital et les grands monopoles. Ce n’est pas exactement le même scénario, ni le même projet, parce que ce n’est pas le même objet. Notre conception du rassemblement réclame d’autres moyens que ceux du spectacle et des clics sur internet. Il réclame un autre engagement que celui de l’esbroufe et des reality-show show. Il réclame une force militante de terrain et des convictions de combats. C’est sur ce point particulier qu’il existe un gouffre entre le projet des communistes et celui de la France insoumise. (voir le petit reportage de Descartes et son analyse de la France insoumise)

 

Alors ne reprenons pas les méthodes, ni les présupposés de l’analyse que faisaient la gauche de la gauche sur le résultat du référendum sur la constitution européenne, d’après lesquels il y aurait eu un non de gauche et un non d’extrême droite. Et bien non, il y eu un vote de classe, principalement issue des quartiers populaires qui s’est prononcé pour le NON et un vote des classes moyennes qui s’en est distingué en votant pour le oui avec la grande bourgeoisiePareillement il y a eu le 5 novembre un vote pour le parti et la poursuite de son existence dans les luttes du peuple et un vote pour son effacement, un effacement qui a court terme enclenchera sa disparition.

 

D’une part , il faut faire l’analyse de ce vote en terme de contradictions. La contradiction principale se trouve aujourd’hui entre ceux qui veulent continuer le parti et le rendre présent partout ou se produit le mouvement de ceux qui résiste au capital et veulent un changement de société et ceux qui veulent le paralyser et le considère comme une chose inutile d’autre part. Nous avons reçu cet outil des mains des générations qui avant nous ont porté haut le drapeau du monde du travail et de la lutte des classes . Nous avons aujourd’hui la tache de lui redonner son usage, de le remettre aux générations qui viennent. Les contradictions ne sont pas des choses figées. Elles produisent du quantitatif et du qualitatif dans leurs affrontements. Je vois déjà les positions se raffermirent dans le groupe de ceux qui ont exigé « un choix clair ». Le camarade nous disait qu’il y a deux groupes qui ne sont pas en phase semble a priori avoir raison cependant je vois qu’ils se rapprochent du fait du combat qu’ils mènent ensemble et des contradictions qu’ils affrontent dans ce combat.

 

Lénine le constatait qu’il existe des périodes ou les choses s’accélèrent et ou la conscience de classe fait des bonds fulgurants, comme après 1905 ou en 1917 . On ne résout que les questions qui sont en passe d’être résolue parce qu’elles ont été mûrie par des conditions objectives. Elles le sont parfois dans la méconnaissance conscientes de leurs acteurs, ils pensent être a jamais figé dans l’attente du mouvement puis tout d’un coup le fruit tombe quand ils ne s’y attendait pas. Nous somme arrivé a un carrefour, ou tout le travail fait par le réseau depuis plusieurs congrès et singulièrement au cours du dernier, est en train de prendre sens dans la tête de nombreux communistes.

 

La campagne des primaires de la droite vient de faire souffler un vent glaciale sur le pays mais les partisans de la France insoumise n’en tire qu’une chose : ils sont les mieux placer pour les battre. Ils refusent de s’apercevoir que quelque chose venait d’arriver qui allait tout redéfinir dans les scénarios des uns des des autres. Or tout n’est pas encore connu. J’ai envie de dire mais attendez l’entré en campagne du PS avant d’établir vos certitudes . Cette campagne pointe déjà son nez avec le soutien de personnalité de la culture apporté à Hollande. Elle commence depuis les résultat du premier tour des primaires de la droite avec la montée au créneau contre ses programmes. On voit poindre à cette occasion l’esquisse d’une stratégie, le PS se présentant en seul recours crédible contre le dangereux retour au pouvoir d’une droite dure. 

 

Bientôt viendra le tour des primaires socialistes . Il n’y en aura rien que pour eux et ils vont pouvoir se poser comme le seul vote utile pour empêcher le programme revanchard de la droite. Il aurons alors beau jeux de faire apparaître Melenchon comme un diviseur, comme ils avaient déjà réussi a le faire en 2012, et je suis près a parier qu’il y aura de nombreux retour de vestes.

 

Les attaques des melenchonistes et des partisans de l’option1 cherche à nous faire peur avec des spéculations qui feront pschitt dans le vif de la campagne. L’élection qui arrive risque de nous réserver à tous une grosse surprise, ce sera cela notre brexit ou notre effet Trump. C’est a dire qu’à la sortie de la foire d’empoigne à laquelle se livre les actuels prétendants, nous risquons d’avoir un résultat que personne n’avait prévu six mois avant. Déjà Fillon a pris tout le monde de court. Le Pen tiendra-t-elle la longueur face a lui ? Poutine a fait connaître sa préférence et il a du flair. C’est normal il n’est pas pris dans les mêmes contradictions que nous et il défend ses intérêts. Le réalisme politique va trancher, ce sera sec et sans bavure, car comme nous l’observons depuis quelques temps, le monde ne peut pas se satisfaire des formes dans lesquels l’idéologie veut l’enfermer. Ceux qui reste dans les combinaisons d’hier n’ont aucune chance de se dégager des élections a venir !

 

Le peuple à une sorte de flair qui lui donne souvent des intuitions qui dérangent le jeu conventionnel. Melenchon est un homme d’hier, il fait parti du système. Fillon est parvenu à donner l’idée qu’il lui était extérieur. Enfin trop de gens donne le PS mort, quand rien n’est moins sur. 

 

Les verts ont choisi celui qui voulait défendre les idées du parti au lieu Des combines avec les partis. La tendance on le constate est au grand ménage et seul un communiste qui n’a pas trempé ses mains dans tout ce petit monde parisien pourra rassembler les milieux populaires.

 

Quand ils n’utilisent pas les insultes ou les tentatives de culpabilisation , les melenchonistes et leurs supplétifs gauchistes lancent des tentatives de séduction ou désinforment sur la réalité des soutiens qu’ils enregistrent. C’est le cas avec cette information qu’ils jugent de la première importance et qu’ils rappellent à l’envie sur les réseaux sociaux , du ralliement depuis le moi de juin d’une fédération complète du PCF à la France insoumise . Alors là, je peux vous dire qu’il nous prennent vraiment pour des idiots. Voila des semaines, voir des mois qu’ils nous donnent cet exemple comme représentant l’étalon de ce qui va permettre de tout changer pour construire la seule vraie alternative. 

 

Seulement voilà, il y a plusieurs détails qui ne donnent pas un fond harmonieux à ce jolie roman et qui en trouble sérieusement la trame narrative. Qui sont ces communistes ?

 

D’abord je voudrais rappeler que nous avons connu le parti plus prompte à dissoudre une fédération qui ne respectait pas les statuts quand cela l’arrangeait. La Somme en sait quelque chose. Ensuite qu’aurait dit ce même parti si nous avions soutenus publiquement un autre candidat que celui qui nous avait été imposé dans des circonstances assez semblables il y a cinq ans ? Ou encore plus récemment dans certaines circonscriptions où avaient été passé des accords avec le PS ?

 

Voila donc une fédération qui le congres terminé fait officiellement savoir qu’elle prend une autre orientation que celle voté par les conférences et qui choisi en dehors de toute procédure légale une démarche indépendante ! Qu’est-ce à dire ? N’est on pas fondé de se demander à quoi il peut servir de la laisser poursuivre la bride laissé libre au coup ? Ensuite cet article nous apprend que cette même fédération organise 19 collectifs de soutien à la France insoumise avec d’autres militants, pour atteindre un effectif mirobolant de 170 inscrits sur le département.

 

Enfin il y a cette information savoureuse que l’on nous donne sans doute à titre exemplaire, qu’ils ont enregistré 28 adhésions sur cette base et que ce chiffre correspond a 30% de leurs adhérents. Ah bon, mais alors trois fois 28, même en rajoutant quelques unités pour arrondir, cela fait quelque chose comme 90 adhérents pour toute la fédération, c’est a dire un groupuscule. Autant dire que le PCF est inexistant dans ce département. N’est-ce pas faire beaucoup de bruit pour rien comme disait le grand Shakespeare ? A moins que justement il fallait bien ébruiter, à titre de sonde, la nouvelle impertinence dans un galop d’essai, vers les grands pâturages de la France insoumise. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils font l’objet de beaucoup d’attention et sont devenu très utiles au nouveau cours du rassemblement comme à tous les donneurs de leçon qui viennent nous expliquer où se trouve le vrai courage.

 

Dans mon dernier texte je concluais en reprenant un passage du livre de Laurent Gaudet « écoutez nos défaites. » je pense qu’en effet il est temps d’avoir cette écoute, comme le demandent certains camardes dans leur courrier. Il est temps d’apprendre des défaites que nous avons subit toutes ces années. Il est temps de questionner les stratégies d’union de la gauche qui depuis 1965 nous livrent à chaque fois dans les pattes de machiavels qui ne pensent qu’a leur carrière et assurent la pérennité des institutions bourgeoises. Il faut sortir « du crétinisme parlementaire », sortir de ses limites qui « enferment dans un monde imaginaire, enlève tout sens du souvenir, toute compréhension pour le dure monde extérieur » .

 

Je relisais ces jours « les Luttes de classe en France » et je trouvais en ouvrant le livre cet avertissement de Karl Marx qui m’a tout de suite sauté au yeux, comme un écho du passage que j’avais évoqué du livre de Laurent Gaudet. Marx tenait a fait la remarque suivante « A l’exception de quelques rares chapitres, chaque période importante des annales de la révolution de 1848 à 1849, a pour titre : défaite de la révolution !. Ce qui succombât dans ces défaits ce n’est pas la révolution. Ce sont les traditionnels accessoires prérévolutionnaire, résultant de conditions sociales qui ne s’étaient pas encore exacerbées en conflit de classe, personnes, illusions, projets, dont le parti révolutionnaire n’était pas libéré avant la révolution de février, dont il ne pouvait être libéré par la victoire de février, mais seulement par une série de défaites.

 

En un mot : ce n’est pas par ses conquêtes tragi-comiques immédiates que la révolution a progressé et s’est frayé la voie ; bien au contraire, en produisant une contre révolution massive, puissante, en suscitant un adversaire a combattre, le parti de la subversion s’est mué en parti réellement révolutionnaire.

 

Marx dans le développement qui s’en suivra, fustigeait l’hésitation de la classe historiquement censé être appelé a gérer la société en asseyant sa domination grâce au régime parlementaire. L’expression crétinisme parlementaire qui la visait, sera repris plus tard par Engels qui la reprendra pour accusé le parlement de Francfort du mal, « d’une maladie incurable » qui faisait pénétrer « dans ces infortunées victimes la conviction solennelle que le monde entier son histoire et son avenir étaient gouverné par la majorité dans ce corps représentatif particulier qui a l’honneur de les compter parmi ses membres » Melenchon ne nous prose rien d’autre, il est tout tourné vers la gloire présidentielle et ses conséquences législative pour avec une révolution dans les urnes nous enfermer dans une assemblée constituante dont tous le salut viendrait. 

 

Loin de s’appuyer sur les luttes des masses , il nous renverrait assurément dans l’ornière des cinquante dernières années, tout occupé par son complexe de Charléty. Marx s’en prenait pour le démystifier, au neveu de l’oncle et à son impérialisme impériale, nous avons à faire un travail de la même dimension avec le plus mittérrandien des trotskystes et sa révolution citoyenne, mais nous ne pourrons échapper non plus à la tache d’une relecture critique des années d’union de la gauche et de ses stratégies mortifères.

 

Gilbert Rémond

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