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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Pierre Laurent - France Info - 23/11/12

27 Novembre 2012, 18:10pm

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Le Parti communiste de Grèce (KKE) dénonce une motion du parlement européen soutenant les crimes commis par Israël à Gaza

24 Novembre 2012, 11:59am

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Le Parti communiste de Grèce (KKE) dénonce une motion du parlement européen soutenant les crimes commis par Israël à Gaza

 

 

ue-israel

 

 

Voici le communiqué du groupe parlementaire du KKE sur la motion commune adoptée par la majorité du parlement européen à Strasbourg:

 

« Le groupe parlementaire du KKE dénonce cette motion commune honteuse du Parti populaire, des sociaux-démocrates, des libéraux et des verts, qui soutient, cautionne et encourage de façon flagrante les crimes d’Israël, dans la nouvelle guerre qu'il a déclenché contre le peuple palestinien, dans la bande de Gaza. Nous savons bien entendu que les États-Unis, l'Union européenne, l'OTAN ainsi que le personnel politique au service du capital au Parlement européen soutiennent de façon constante et systématique la ligne politique impérialiste d’Israël, mettant sur un même plan victime et persécuteur. Cependant, à cette occasion, la coalition anti-populaire au Parlement européen est allée encore plus loin dans la déchéance. Alors que la guerre criminelle d’Israël contre le peuple palestinien fait rage, tuant des centaines d'enfants, de femmes et de personnes âgées, le Parlement européen condamne les attaques des Palestiniens contre Israël ! Pas un mot à dire sur le bombardement meurtrier de civils palestiniens par Israël, ni même un appel à mettre un terme à l'intervention criminelle des forces d'occupations israéliennes dans la bande de Gaza. Elle défend les crimes d’Israël, tant qu'ils restent « proportionnés » ! C'est une honte politique !

 

Les vœux pieux de la motion sur la création d'un État palestinien et l'accession de la Palestine à l'ONU comme non-membre observateur, ne vise qu'à enrober le soutien flagrant du parlement européen et de l'UE à Israël, leur encouragement à sa politique belliciste vis-à-vis des palestiniens et des peuples de la région.

 

Nous appelons les peuples à exprimer leur solidarité avec le peuple palestinien et à renforcer leur lutte anti-impérialiste. Pour la fin des attaques meurtrières israéliennes dans la bande de Gaza. Pour un État indépendant, viable et souverain dans les frontières de 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale. La fin des colonies et le retrait de tous les colons qui se sont installés au-delà des frontières de 1967. La destruction de ce mur inacceptable. Le droit au retour de tous les réfugiés palestiniens dans leurs maisons, sur la base des résolutions de l'ONU correspondantes. La levée du blocus contre les Palestiniens, en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. La libération immédiate de tous les prisonniers politiques palestiniens, détenues dans les geôles israéliennes. Le retrait de l'armée israélienne de tous les territoires occupés en 1967, y compris le plateau du Golan et la région de Shebaa dans le Sud-Liban.

 

 

Nous demandons à ce que le gouvernement grec annule désormais sa coopération militaire avec Israël. Que la base à Suda soit immédiatement fermée. Qu'aucun territoire de notre pays ne soit mis à disposition – terre, mer, espace aérien – pour la guerre impérialiste contre la Syrie et l'Iran, qui auront des conséquences catastrophiques pour les peuples de Grèce et de toute la région ».

 


http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?type=MOTION&reference=B7-2012-0523&format=XML&language=FR

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25 000 manifestants à Prague boudent l'anniversaire de la révolution de velours et préfèrent manifester contre la politique d'austérité du gouvernement

24 Novembre 2012, 11:55am

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Jamais commémoration de la « Révolution de velours », qui a renversé le régime socialiste et restauré le capitalisme en 1989, ne fut un flop aussi patent, en dépit des appels au « devoir de mémoire » du président anti-communiste Vaclav Klaus.

 

5447857-demonstrace-proti-vlade-17-11-2012.jpgAu contraire, pour la première fois, ce jour a été transformé en manifestation contre le pouvoir par le Parti communiste (KSCM), la confédération des syndicats de Bohême-Moravie (CMKOS) et par la coalition « Stop au gouvernement ! ».

 

Construite en parallèle aux mobilisations en Espagne et au Portugal du 14 novembre, les syndicats ont appelé les travailleurs à exprimer leur colère face « aux mesures anti-sociales du gouvernement dans les domaines politiques et économiques, et d’autres sphères de vie ».

 

Parmi les mots d'ordres que l'on pouvait lire sur les pancartes des manifestants : « Nous ne voyons pas la lumière à la fin du tunnel », « Nous voulons un gouvernement qui serve le peuple » ou encore « Stop à un gouvernement corrompu et anti-social ! ».

 

Les drapeaux des organisations syndicales, des forces de gauche – en premier lieu les communistes – dominaient la manifestation. Symbole fort en ce jour de commémoration de la « Contre-révolution de velours », plusieurs drapeaux de l'Union soviétique ont également été brandis par les manifestants.

 

Réaction anti-communiste des forces dominantes face à la popularité croissante des idées communistes


La réaction des forces de droite ne s'est pas fait attendre, exprimant un anti-communisme viscéral.

 

Le ministre des Finances Miroslav Kalousek a ainsi riposté en garantissant que son gouvernement « n'appliquera jamais un programme socialiste ».

 

Face aux exigences d'une véritable démocratie portée par certains manifestants, Kalousek leur a demandé si « ils souhaitaient le centralisme démocratique communiste ».

 

Il a enfin contesté avec virulence l'hypothèse d'un changement de système au nom de la lutte contre le totalitarisme communiste : « Après l'expérience des régimes totalitaires, je considère que demander un changement de système, en ce 17 novembre, c'est une honte ».

 

La classe dominante est sur la défensive après les excellents résultats du Parti communiste aux élections régionales en octobre dernier. Avec 20% des voix, les communistes s'installent comme deuxième force du pays, talonnant les sociaux-démocrates, et comme seule force politique en progression dans le pays.

 

Pour la première fois depuis 1989, un communiste est élu président de la région après des accords signés, en position favorable, avec le Parti social-démocrate. Oldrich Bubenicek a ainsi été élu président de la région d'Usti nad Labem.

 

Les manifestations anti-communistes convoquées par les opposants à l'entrée de vice-présidents et de présidents à région à Zlin, Usti nad Labem ou à České Budějovice n'ont guère mobilisé les foules. Quelques centaines de manifestants y ont répondu présents.

 

Le fiasco de la commémoration de la « révolution de velours », son détournement au profit d'une manifestation contre le pouvoir et le « système », la réaction anti-communiste des forces dominantes prouvent une chose : vingt ans après la restauration capitaliste, les idées communistes redeviennent d'actualité par un nombre croissant de tchèques.

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Globule rouge : journal de la santé fédération communiste du Pas-de-Calais nov/déc 2012

24 Novembre 2012, 11:47am

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Globule rouge novem 2012 p 1

 

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PCF Hénin-Beaumont : Réaction à la décision du Tribunal correctionnel de Paris

24 Novembre 2012, 11:42am

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Le-Front-National-a-change.jpgPar David Noël PCF Hénin-Bt.

 

Je me félicite de la décision du tribunal correctionnel de Paris qui m'a relaxé et a reconnu ma bonne foi alors que Marine Le Pen qui me poursuivait en diffamation pour avoir reproduit un article du Canard Enchaîné me réclamait 10 000 € de dommages et intérêts. La présidente du FN a perdu le procès qu'elle m'intentait. Dans l'autre affaire qui m'opposait à Steeve Briois, le tribunal a considéré que je n'avais pas fait preuve de bonne foi en ne reproduisant pas dans l'article tiré de Préférence nationale, un blog de décryptage de l'extrême droite que j'avais cité, le démenti de Steeve Briois quant à une prétendue appartenance passée à l'Oeuvre française. Cette décision du tribunal me surprend : si je n'ai effectivement pas cité le démenti de Steeve Briois, j'ai rédigé entièrement mon article au conditionnel dans la mesure où cette révélation me laissait sceptique. Par ailleurs, mon article comportait un lien vers l'article originel et le démenti en question de Steeve Briois qui a d'ailleurs pu, deux heures après la parution de mon article publier une nouvelle fois son démenti sous forme de commentaire pour ceux qui ne l'auraient pas lu dans l'article en lien. Le tribunal n'a cependant pas reconnu ma bonne foi et m'a condamné à 500 € d'amende avec sursis, 1 € de dommages et intérêts et le paiement des frais de justice. Là aussi, Steeve Briois me réclamait 10 000 € de dommages et intérêts et n'a pas eu gain de cause. In fine, j'ai donc été condamné pour avoir écrit qu'un responsable d'extrême droite aurait été membre d'une autre organisation d'extrême droite plus radicale et constituée en quasi tendance au sein de son parti... Je prends acte de la décision du tribunal. Ces deux procès qui m'étaient intentés s'inscrivent dans une stratégie : celle de la « dédiabolisation du FN » voulue par Marine Le Pen. Héritière de toute la tradition de l'extrême droite française, la présidente du FN a adopté une stratégie grand angle, mais sur le fond, les idées défendues par l'extrême droite restent les mêmes que celles que défendaient les ligues ultra-nationalistes et antisémites de la fin du XIXe siècle. L'extrême droite nationaliste considère que la nation française est menacée par d'innombrables ennemis : étrangers, juifs, franc-maçons, musulmans... Si les ennemis ont parfois changé, l'idéologie nationaliste, elle, n'a pas changé et reste un tissu d'absurdités haineuses. En divisant les classes populaires, l'extrême droite conforte le système capitaliste que les communistes combattent. Inutile, elle surfe sur la désespérance là où les communistes se battent pour rendre le pouvoir aux citoyens et aux salariés de ce pays. L'extrême droite, c'est la haine d'abord, nous, c'est l'humain d'abord ! Je continuerai sur mon blog et partout ailleurs à dénoncer l'imposture de l'extrême droite et à proposer aux habitants de notre ville un projet communiste et porteur d'espoir pour l'avenir.

 

La fédération communiste du Pas-de-Calais soutient pleinement l'action de David Noël dans son combat contre l'extrême droite.

 

PCF 62

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Elections TPE : votez CGT !

24 Novembre 2012, 11:40am

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http://a406.idata.over-blog.com/650x478/0/03/66/15/Affiches-syndicales/Affiche-CGT-elections-TPE-2012.jpg

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L’hommage du PCF à Georges Marchais

19 Novembre 2012, 19:46pm

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Le 16 novembre 1997, l’ex-secrétaire général du PCF décédait.


Les communistes honorent sa mémoire, lundi, à leur siège national avec l’actuel secrétaire national, Pierre Laurent.


Coïncidence des dates. Alors que le Parti communiste célèbre, depuis mercredi soir, les trente ans de la mort d’Aragon, c’est à une autre illustre personnalité qu’il rendra hommage, lundi : son ancien secrétaire général, Georges Marchais, disparu il y a quinze ans jour pour jour, ce vendredi, à l’âge de soixante-dix-sept ans. Les deux hommes, il est vrai, tous les deux communistes, étaient très proches, et, comme l’écrivain, l’ancien dirigeant communiste a marqué fortement le Parti communiste dans sa fédération du Val-de-Marne, bien sûr, qui coorganise l’hommage, lundi, au siège national du Parti, avec l’actuel secrétaire national du PCF, Pierre Laurent. Mais aussi les générations de responsables venus après lui et qui ont adhéré au PCF à la fin des années 1980, à l’instar d’Olivier Dartigolles. « Derrière l’image du “boxeur” télévisuel qu’il était, mais que les médias ont brossée de lui jusqu’à la caricature et qui fait toujours les délices des zappings, il y avait un homme plus sensible et complexe qu’il n’y paraît, et qui a accompagné le PCF dans son effort de modernisation, lui permettant d’anticiper en partie le basculement d’une époque », explique le porte-parole du PCF.

 

Pour lui qui ne l’a « rencontré que deux ou trois fois », l’hommage de lundi contribue ainsi à rétablir « cette part de vérité », à rebours de « la brutalité et l’injustice dans la manière dont cette grande personnalité est communément traitée ». Ouvrier métallo syndicaliste, secrétaire général du PCF de 1972 à 1994 et artisan du programme commun de la gauche, Georges Marchais était porteur d’un « rassemblement à dimension populaire », souvent occulté par l’image qu’on a fabriquée de lui, souligne encore Olivier Dartigolles.

 

 

Lundi, l’hommage sera rendu en présence de sa famille : Liliane, sa compagne, ses enfants et ses petits-enfants. Des responsables nationaux et départementaux du PCF, anciens et actuels, et les anciens proches collaborateurs de Georges Marchais y assisteront également.

 

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Dérapages lors de la manif Civitas (proche des catholiques intégristes) contre le mariage gay

18 Novembre 2012, 19:39pm

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Des militantes du mouvement féministe ukrainien Femen et des journalistes ont été pris à partie et certains "roués de coups" à la manifestation organisée dimanche à Paris par l'institut Civitas ( groupe integriste de l'église) contre le contre le projet de loi ouvrant le mariage et l'adoption aux homosexuels.

"Une dizaine de militantes des Femen avaient décidé de faire une protestation pacifique et drôle, d'arriver habillées en nonnes avec des slogans humoristiques, et quand elles se sont avancées vers les manifestants, des types les ont pris en chasse, déchainés", a raconté la journaliste Caroline Fourest. "Les filles ont pris des coups dans toutes les parties du corps", ainsi que des journalistes qui les avaient filmées, a-t-elle ajouté. Des photographes ont été "molestés", a également rapporté un photographe de l'AFP. "J'ai été tabassée d'abord parce que je filmais, ils m'ont mise à terre, mon bonnet est tombé, là ils m'ont reconnue et ils m'ont poursuivie, insultée et retabassée", a relaté la journaliste, disant avoir "pris des coups dans les côtes, dans le genou et dans le poignet".

Photo : @chebilinkF24

Selon elle, les agresseurs étaient "une trentaine", répartis en "plusieurs petits groupes de durs". "Ils ont insulté les militantes et juré d'aller se venger au centre des Femen, dont ils ont crié l'adresse", a-t-elle ajouté. "La police a fait un cordon pour nous protéger et là, on nous exfiltre", a-t-elle ajouté, toujours depuis le fourgon.

Les incidents ont eu lieu au début de la manifestation contre le projet de loi ouvrant le mariage et l'adoption aux homosexuels, organisée à Paris par l'institut Civitas, proche des catholiques intégristes, entre le ministère de la Famille, dans le VIIe arrondissement, et l'Assemblée nationale.

 

Najat Vallaud-Belkacem a qualifié dimanche de "dérapage" le mot d'ordre - non à l'homofilie - de l'institut Civitas proche des catholiques intégristes, qui appelle à manifester dimanche contre le projet de loi ouvrant le mariage et l'adoption aux homosexuels. "L'institut Civitas, par exemple, qui appelle à manifester cet après-midi et dont le mot d'ordre est non à l'homofolie, je vous dis, c'est un dérapage", a fait valoir la porte-parole du gouvernement, ministre des Droits des femmes, sur France 3. "Nous dénonçons évidemment tous les dérapages, et tous les amalgames qu'on a quand même beaucoup entendus dans le débat ces dernières semaines", a déclaré la ministre. A la question de savoir s'il fallait des actions en justice ou interdire des manifestations, elle a rétorqué: "ça peut aller jusque-là, il faudra voir ce qu'il en est pour la manifestation de cet après-midi".

 

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Intervention Dominique Watrin taxe sur les retraites

18 Novembre 2012, 19:12pm

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Intervention de Dominique Watrin, sénateur communiste du Pas-de-Calais et conseiller général de Rouvroy le 13 novembre 2012 dans le cadre du débat sur le plan de financement de la sécurité sociale.

Discussion sur l'article 16 qui institue une taxe sur les retraites.

 

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Gaza : Le PCF appelle à des sanctions contre Israël

18 Novembre 2012, 18:37pm

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17.11-gaza-explosions_scalewidth_460.jpg   Le PCF exprime son émotion et sa totale condamnation devant l'agression israélienne à Gaza.


Il appelle partout en France à des rassemblements et des initiatives de protestation contre cette nouvelle guerre contre le peuple palestinien.

A Paris, un rassemblement unitaire de solidarité à l'initiative du « Collectif national pour une paix juste entre palestiniens et israéliens », aura lieu samedi 17 novembre à 15 heures, Place de la bastille.

 

Il appartient aux autorités françaises d'intervenir d'urgence auprès du gouvernement israélien afin d'obtenir l'arrêt immédiat de cette offensive militaire meurtrière, et que cessent les assassinats ciblés de responsables palestiniens.

En annonçant le doublement du budget national pour la colonisation, en programmant 1200 nouveaux logements essentiellement dans les colonies de Jérusalem-Est, en allant jusqu'à menacer l'Autorité palestinienne de liquidation, le gouvernement israélien a pris une lourde responsabilité.

Une fois encore, dans une impunité garantie, il attise les tensions et la violence en s'engageant dans une escalade de la provocation et dans une brutale logique de force. Les populations civiles doivent cesser de payer le prix d'une telle politique.

Il est consternant que l'Union européenne, les pays européens et en particulier la France puissent encore tolérer, de la part des autorités de Tel Aviv, un tel mépris du droit et une telle volonté de poursuivre la spoliation du peuple palestinien, l'occupation militaire de la Palestine et le blocus de Gaza.

Le PCF appelle à des sanctions françaises et européennes contre Israël jusqu'à ce que cet État accepte de respecter les résolutions de l'ONU. La France devra soutenir la résolution palestinienne présentée le 29 novembre prochain au vote de l'Assemblée générale des Nations-Unies pour que la Palestine voit son statut rehaussé pour accéder à celui d'État observateur.

 

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Intervention de Bertrand Péricaud sur le Schéma Régional d'Aménagement et de Développement du Territoire

15 Novembre 2012, 17:51pm

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Mercredi 14 novembre 2012 Attente des résultats du recours en annulation des législatives : reportage de France 3 (09-11-12)

15 Novembre 2012, 17:49pm

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Le beffroi d'Arras crie "Liberté pour Abdallah" !‏

15 Novembre 2012, 17:28pm

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beffroi.JPGCe samedi 10 novembre 2012, à l’initiative du Peuple des Corons, comité « Bassin minier » de soutien à Georges Ibrahim Abdallah (1), le beffroi d’Arras (Pas-de-Calais) a été pacifiquement occupé, une heure durant, par des partisans de la libération immédiate de Georges Ibrahim Abdallah.

 

Une intervention en forme de pied-de-nez à la bourgeoisie qui, au Moyen-Âge, avait fait de cet édifice le symbole de son émancipation du carcan féodal.

Et qui aujourd’hui se laisse aller à se soumettre aux pressions des Etats-Unis et d’Israël dont les pressions manifestes,  depuis 28 ans, visent à empêcher la remise en liberté du plus ancien prisonnier politique de l’Hexagone.

 

A se corrompre ainsi, la « Justice » bourgeoisie se fait la « putain de l’Amérique », comme le soulignait avec justesse Jacques Verges, l’avocat de ce militant communiste et anti-impérialiste incarcéré à Lannemezan dans les Pyrénées.

Dans la ville qui a vu naître l’Incorruptible Maximilien Robespierre, le message affiché du haut du beffroi et les slogans criés à l’heure du marché hebdomadaire, n’en avaient que plus de sens...

La section du parti communiste d'Arras soutien cette initiative 

 

(1)   Des militants de Solidarité Georges Lille, du Comité Solidarité Basque (Lille), du comité « Libérez-les ! » (59 – 62), de la Fédération régionale CGT de l’Agro-alimentaire et de la Jeunesse communiste du Pas-de-Calais se sont joints à cette initiative.  de même que la section du Parti Communiste d'Arras soutien cette initiative             

 

beffroi2.JPG

 

 

               Prochain rassemblement pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah                      

                          Dimanche 18 novembre à partir de 10h 30

                                    dans le quartier populaire de Wazemmes à Lille 

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Compétitivité, piège à salariés !

12 Novembre 2012, 19:22pm

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  tva-competitivite-copie-1.jpg  Qu’elle doive s’imposer par un « choc » (Laurence Parisot) ou progressivement (François Hollande), elle fait consensus au Medef et à l’UMPS.

 

Le raisonnement est simple : si la casse de l’emploi (notamment industriel) s’accélère en France (où 500. 000 postes d’ouvriers ont déjà disparu sous Sarkozy…), c’est parce que la force de travail y est trop chère. Les entreprises ne peuvent donc pas faire face à la concurrence.

 

Ce raisonnement présuppose que nous sommes en compétition – ce qui est indéniable en économie capitaliste. Il suppose également que cette compétition est complètement ouverte, et qu’il est impossible, par exemple, de protéger la production nationale aux frontières – ce qui est indéniable dans l’Europe des traités supranationaux.

 

Il oublie soigneusement un détail : c’est que la première cause du « manque de compétitivité » des entreprises françaises est la surévaluation de l’euro, dont toutes les économies d’Europe souffrent – sauf celle de l’Allemagne, dont l’industrie assemble des produits achetés en Europe centrale… hors zone euro !

 

« Modèles »

 

Sans compter que le Kapital d’outre-Rhin a tellement comprimé les salaires que 25% des travailleurs y touchent moins de 9 € 15 de l’heure (brut !). Sans parler de la précarité, qui y a littéralement explosé. Tout cela sans qu’on l’accuse de concurrence déloyale – l’Allemagne est intouchable, et l’inénarrable Montebourg, ministre du « redressement productif », préfère faire diversion avec la Corée…

 

Au passage, économistes et journalistes osent maintenant vanter les progrès réalisés en matière de compétitivité par l’Italie et… l’Espagne (mais oui !). Il faut dire que dans ce dernier pays, le taux de chômage officiel dépasse maintenant les 25 % : l’arme absolue contre les salaires ! D’ici à ce qu’on nous vante le modèle grec…

 

Le cri d’alarme sur la « compétitivité » n’est donc rien d’autre que la remise au goût du jour du refrain de la « concurrence » entonné par les capitalistes dès le 19ème siècle, transposé dans l’économie mondialisée : les patrons de tous les pays sont d’accord pour se livrer à une concurrence effrénée, qui les oblige à casser les salaires – c’est-à-dire que la concurrence entre patrons s’impose aux salariés. Dans cette compétition, le travailleur de France (qu’il soit français ou immigré, d’ailleurs), est sommé d’accepter une amputation de son salaire et de sa retraite, une dégradation de son statut et de ses conditions de travail, etc., pour rester « compétitif » avec les travailleurs allemands, italiens, espagnols, polonais, chinois…

 

« Naïveté »

 

Remarquons au passage que lesdits Chinois dopent leurs exportations – donc leur production – qvec une monnaie non-convertible et administrée par eux-mêmes. Ce qui fait dire à nos économistes en vue : « nous avons été naïfs… » , et d’ajouter tout bas : « … et nous le resterons ! ». Car la mise en concurrence soi-disant « libre et non faussée » de produits vendus dans une monnaie sous-évaluée comme le yuan avec des produits vendus dans une monnaie surévaluée comme l’euro est d’une redoutable efficacité pour laminer les salaires en Europe.

 

Ce qui se cache derrière la « compétitivité », c’est donc la guerre. Non pas une guerre de l’Europe contre la Chine, ni de la France, contre la Pologne, l’Italie, l’Espagne ou l’Allemagne. Non : c’est la bonne vieille guerre du capital contre le travail.

 

Ce n’est pas nous qui le disons, c’est Warren Buffet, l’homme d’affaires multimilliardaire étasunien : « il y a une guerre des classes, c’est un fait, mais c’est ma classe, la classe des riches, qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner. » (25 mai 2005, sur CNN). 

 

Et tant que la France sera dans la zone euro, qui plombe ses exportations et sa production ; tant qu’elle sera dans l’Union Européenne, qui organise la « concurrence libre et non faussée » (en réalité : forcée et truquée) entre les salariés d’Europe et du monde entier, les travailleurs de France se feront écraser dans cette guerre de classe.

 

Mais pour qu’ils la gagnent, il faudra qu’ils cessent d’être perpétuellement sommés d’accroître leur « compétitivité », et donc qu’ils mettent fin à la compétition… c’est-à-dire au capitalisme.

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Conseil régional : intervention de Cathy Apourceau-Poly sur la subvention supplémentaire pour le stade Bollaert (24-10-12)

12 Novembre 2012, 19:08pm

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Grèce : Ce que les médias nous cachent.

7 Novembre 2012, 17:54pm

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Oui Obama a été réélu, mais les Grecs subissent une fois de plus les coups de boutoir du capitalisme dans un silence assourdissant des médias français trop préoccupés par l'avenir des USA, d'où cette brève du jour. Le laboratoire grec dirigé par les docteurs fol'amour pour fabriquer le poison libéral sera-t-il aussi mis en place en France ?

Oui si la politique de droite menée par la gauche se poursuit sans riposte populaire.

Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté hier en Grèce ( 60 000 environs), dans le cadre d'une grève générale de 48 heures et se sont rassemblées devant le Parlement où sera votée une loi en procédure d'urgence. 

 

Que prévoit le projet de loi pluriannuel 2013-2016 qui doit fixer des économies budgétaires de plus de 18 milliards d'euros pour la Grèce, en un seul article, le texte égrène une multitude de mesures qui :

 

-   Réduisent les salaires dans la fonction publique ainsi que les pensions, 

-   Repoussent à 67 ans l'âge de départ à la retraite, 

-   Amorcent la privatisation de la fonction publique,

-   Libéralisent le marché du travail et des services. 

 

Les bailleurs de fonds internationaux : la Banque Centrale Européenne (BCE) de Mario Draghi et le Fonds monétaire international (FMI) de Christine Lagarde, ont fait de l'adoption de ces mesures, ainsi que de celle du budget d'État de 2013, une condition sine qua non pour débloquer la prochaine tranche d'aide (31,2 milliards d'euros) des prêts consentis à la Grèce. 

 

 

 

Les Grecs ont défilé en rangs serrés ce mardi à l’appel des deux principales centrales syndicales du pays. L’une du secteur public, l’autre du privé, se sont unies pour mieux protester contre un nouveau plan d’austérité préparé par le gouvernement Samaras. Résultat, près de 40.000 Grecs ont manifesté dans les rues d’Athènes, au moins 20.000 à Salonique. “Nous avons besoin de résistance face au gouvernement et au système”, dit une militante communiste. “C’est difficile de trouver du travail, impossible de travailler dans des conditions décentes, témoigne un manifestant. Travailler pendant douze heures par jour pour la moitié d’un salaire, avec le risque permanent d‘être licencié, c’est du travail forcé. Vivre avec sa famille avec 400 euros par mois, on ne peut pas !” Athènes était tout en contraste ce mardi, la foule des manifestants près du Parlement, le désert dans le reste de la ville. Les touristes étaient un peu perdus. “Il n’y a pas de bus, de taxi, de métro, constate une Française, alors nous devons trouver une autre solution. Je pense que ça va être difficile”. En raison d’un arrêt de travail des aiguilleurs du ciel, plusieurs vols ont aussi été annulés ou retardés. La Grèce sera encore immobilisée par la grève générale pendant toute la journée de mercredi.

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Parachutage de Claude Guéant : reportage de Wéo (05-11-12)

6 Novembre 2012, 16:41pm

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Eau, gaz, électricité : faire baisser les factures, c'est possible !

6 Novembre 2012, 15:37pm

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Caricature-consommateur-electricite.jpgL’eau, c’est la vie !

L’électricité et le gaz sont des énergies de première nécessité dont on ne peut aujourd’hui se passer !

Pourtant, l’eau, le gaz, l’électricité deviennent une charge de plus en plus importante pour le budget des familles.

Au 3ème millénaire, c’est INDECENT !

Alors que les sociétés privées qui gèrent l’eau, le gaz et l’électricité, multiplient leurs profits et font vivre grassement leurs actionnaires, les consommateurs de ces produits de première nécessité voient s’alourdir leurs factures.

Alors qu’au nom de la libre concurrence, ces sociétés ont obtenu que les gouvernements ne fixent plus les tarifs permettant à chacune et chacun d’entre nous de bénéficier de l’accès à l’eau et aux énergies.

C’en est ASSEZ !

Nous sommes un collectif de citoyens révoltés par cette situation et qui exige :

- une baisse immédiate des tarifs de 10 % pour l’eau, le gaz et l’électricité

- le retour des entreprises du gaz et de l’électricité dans un grand service public de l’énergie, et la création d’un service public décentralisé de l’eau

Pour soutenir cette exigence, nous proposons dès le 1er janvier 2013, la GREVE DU PAIEMENT DES FACTURES d’électricité, de gaz et d’eau.

Nous proposons à la place du paiement d’adresser aux entreprises concernées cet appel citoyen.

Nous avons ensemble le pouvoir de faire bouger les choses.

Pour rejoindre le collectif, n'hésitez pas à nous contacter par mail à l'adresse suivante : energieeaumoinscheres@gmail.com 

NOTRE FORCE, C’EST NOTRE NOMBRE !

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Hommage 1er novembre 2012 cimetière d'Arras

1 Novembre 2012, 13:09pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Cimetière d’ARRAS 1er novembre 2012 : Comme chaque année, face au tombeau des fusillés et déportés, les communistes d’Arras ont honoré la mémoire de l’un de leurs.

 

HOMMAGE A NOTRE CAMARADE GEORGES LOUCHET

 

George Louchet

 


On peut imaginer qu'il faisait le même temps qu'aujourd'hui, quand le 1er  novembre 1943 à exactement 16 h 43, trois de nos camarades étaient fusillés côte à côte dans les fossés de la citadelle.

Deux d'entre eux étaient très jeunes, le troisième aurait pu être leur père.

Furent en effet exécutés ce jour là : Paul Camphin, âgé de 21 ans, son copain de toujours, Georges Santerne, 19 ans, et Georges Louchet qui en avait 46.

 

Georges Louchet avait été arrêté le 17 août 1943 par les services de police allemands du GFP d'Arras.


C'est un résistant, arrêté peu avant, qui, sous la torture, avait fini par révéler à la Gestapo que Georges Louchet hébergeait régulièrement chez lui d'autres résistants.

 

Georges Louchet et sa famille habitaient alors, dans un chemin peu fréquenté à la limite d'Anzin St Aubin et de Ste Catherine.

 Il s’était réfugié là parce qu’il avait été chassé de la cité des cheminots d’Arras enj 1941, suite à sa révocation de la SNCF, à cause des ses activités syndicales et communistes. Jusqu'alors Georges Louchet était cheminot au dépôt d'Arras, comme plombier zingueur.

Il avait retrouvé un travail comme couvreur.

C'est donc chez lui que les policiers ont découvert Armand Pilard, un résistant de Liévin qui vivait dans l'illégalité.

Peu avant ils auraient pu trouver chez les Louchet plusieurs autres responsables FTP recherchés, comme Bodelot et Charles Debarge.

La perquisition a permis aussi de découvrir une importante documentation du parti communiste et un fichier comportant une cinquantaine de noms de membres du parti.

Georges Louchet fut aussitôt emmené à la prison Saint-Nicaise d'Arras avec sa femme Marthe, et son fils Maurice alors âgé de 16 ans. Il avait une autre fille âgée de cinq ans, Marthe, qui fut recueillie par sa sœur aînée Georgette qui était mariée et vivait à Arras.

 

Avant guerre Georges Louchet était secrétaire de la cellule communiste des cheminots.


Il vendait toutes les semaines le journal communiste l'Enchaîné ce qui ne l'empêchait pas chaque dimanche de chanter dans la chorale de l'église St Christophe de la cité des cheminots. C'était un ouvrier, père de famille, très estimé dans toute la cité.

Il y -avait à cette époque 970 cheminots au -dépôt d'Arras dont plusieurs centaures de syndiqués  à là CGT. Le parti communiste y était influent.

De 1938 à 1939 au plus fort de la Guerre d'Espagne, des familles de cheminots d'Arras et Achicourt avaient recueilli des enfants espagnols réfugiés. La famille Louchet,, avait adopté deux gosses : Angelès et José.

 

Sitôt arrêté, Georges Louchet fut confié à la Gestapo,


qui siégeait place de la préfecture, pour subir les terribles interrogatoires qu'on connaît . Son camarade Armand Pilard, arrêté chez lui, mourut sous la torture. Georges Louchet, croupit ensuite plus de 2 mois en cellule avant d'être exécuté.

 

Sa famille ne fut pas épargnée.


Sa femme Marthe fut transférée à la prison St Gilles, en Belgique, puis déportée en Allemagne près de Leipzig. Lors d'un. transfert en gare de Dusseldorf, elle eut la douleur de croiser, sans pouvoir l'approcher, son fils Maurice, menottes au poignet. Elle apprendra en rentrant l'exécution de son mari. Elle sera libérée par les troupes soviétiques.

Marthe Louchet sera un temps conseillère municipale et décorée de la légion d'Honneur.

Le jeune Maurice sera incarcéré, à St Nicaise, un temps avec Paul Camphin et le maire d'Arras, Fernand Lobbedez. Puis il sera transféré en Belgique (où les geôliers allemands lui apprendront, en le narguant, la mort de son père) puis en Allemagne. Il sera libéré par les troupes américaines.

 

Il est décédé à Arras il y a peu de temps


Le 10 octobre 1943, dans une dernière lettre à sa fille aînée (qui vit toujours à Anzin près de l'endroit où son père fut arrêté) Georges Louchet écrivait:

 

« Ma chère Georgette,

J'ai passé au tribunal la semaine passée, et j'ai été condamné à une forte peine, aussi ma chère fille il enfant pas te faire d'illusion sur mon cas,

Il ne s'agit pas de pleurer, il faut être forte comme ton papa l'a toujours été. Je te recommande de toujours suivre le droit chemin et d'élever ta chère petite comme nous avons su vous élever. »

 

 

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En Second Lieu, un dépôt de fleurs sur le caveau de la famille Lanvin par le fait que notre camarade Marc fut assassiné lâchement par des hommes de main du candidat de la droite gaulliste, l’UDR le samedi 29 juin 1968, à l’âge de 18 ans.

 

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Le Parti communiste ukrainien (KPU) triple son score aux législatives : avec 14% des voix, il s'impose comme la troisième force du pays

30 Octobre 2012, 16:37pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 

cp ukrLe Parti communiste ukrainien (KPU) triple son score aux législatives : avec 14% des voix, il s'impose comme la troisième force du pays





Après la Russie et la République tchèque, c'est désormais en Ukraine que les communistes réalisent une progression historique, s'imposant après les élections législatives du 28 octobre comme la troisième force du pays, après le décompte de 85% des bulletins.



Le duel entre les deux partis représentant les deux fractions de la classe dominante ukrainienne a bien eu lieu.



D'un côté, le « Parti des régions » de Viktor Yanukovitch, représentant l'aile pro-russe et une base électorale orientale trans-classiste mais plutôt populaire, sort vainqueur avec 31,9% des voix.



Il devance le « Parti de la Patrie » de Yulia Timoschenko, pro-occidental, dont le programme libéral représente pour l'essentiel les intérêts des couches moyennes occidentales de l'Ouest et des grandes villes. Un bloc occidental qui obtient 24,1% des voix.



La surprise est venue de la troisième force qui arbitrera ce duel. Défiant tous les sondages, le Parti communiste d'Ukraine (KPU) obtient 14% des voix, réalisant son meilleur score depuis plus de dix ans.



Dans un contexte de crise, la personnalisation extrême mais aussi le flou idéologique et le vide programmatique des deux grands blocs a laissé un espace aux communistes. Ils sont apparus à beaucoup comme la seule alternative au consensus libéral dominant et au jeu des grandes puissances dont l'Ukraine est captive.



Le KPU devance ainsi le parti qui était annoncé comme la « troisième force », le parti de droite UDAR, fondé par le boxeur Vitali Klitschko sur une base pro-européenne, libérale-conservatrice, compatible avec le bloc de Timoschenko. Le parti de Klitschko obtient 13,5% des voix.



Les communistes mettent surtout à distance le parti d'extrême-droite fascisant « Svoboda » (Liberté), alors que la complaisance médiatique avec les 'nationalistes' de Svoboda avait conduit à forger l'idée d'un duel entre communistes et néo-fascistes. Svoboda obtient tout de même 9,5% des voix.



Les communistes ukrainiens ont analysé avec beaucoup d'inquiétude cette percée : « C'est un choc. Le néo-fascisme est aux portes de l'Ukraine », a déclaré le député communiste Piotr Tsybenko. Le secrétaire-général du KPU Piotr Simonenko a rappelé que « ce sont de grands groupes qui financent Svoboda. N'oublions pas que c'est en période de crise, avec le soutien du grand capital, qu'Hitler a accédé au pouvoir dans les années 1930 ».



Les communistes triplent leurs scores avec un ancrage à l'Est et une progression à l'Ouest



Le résultat des communistes constitue une percée spectaculaire par rapport aux scrutins précédents. En 2007, les communistes ukrainiens n'avaient obtenu que 5,39% des voix tandis que Piotr Simonenko était tombé 3,5% des voix aux dernières présidentielles de 2010.



Déjouant le discours dominant sur l'inexorable déclin des communistes ukrainiens, le KPU obtient son meilleur score depuis 2002, ralliant sur le programme des communistes plus de 2,5 millions d'électeurs.



L'analyse de la carte électorale du Parti révèle un ancrage du vote communiste traditionnel, celui des ouvriers et des retraités des couches populaires du l'Est du pays : Donetsk (18,8%), Kharkov (20,8%), Zaporozhje (21,1%), Luhansk (24,9%) ; mais aussi du Sud rouge : Odessa (18,1%), la Crimée (19,5%), Kherson (23,1%) le maximum étant atteint à Sebastopol (29,4%).



La faiblesse relative des communistes chez les jeunes, les autres couches salariés et dans l'Ouest du pays est toujours réelle, mais elle est compensée par une nette progression, en particulier dans les régions de l'Ouest et du Centre. Ainsi, le KPU passe à Vinnitsa de 5 à 9%, à Zhitomir de 5,8 à 13,7%, à Poltava de 6,5 à 13,5% ou encore de 3 à 7% à Kiev.



« Les régions occidentales de l'Ukraine sont confrontées à de nouveaux problèmes. Chaque famille a un enfant travaillant à l'étranger, les enfants sont dans la rue au lieu d'aller à l’école, le chômage et les bas salaires touchent tout le monde », explique le secrétaire-général du KPU.



« Les travailleurs n'hésitent plus, même à l'Ouest, à dire qu'il vivait mieux sous le régime soviétique. Quant aux jeunes, ils sont de moins sous l'emprise des dogmes et des mythes nationalistes », ajoute Petro Simonenko.



Le succès du Parti communiste s'explique par la large diffusion et la réception positive du « Programme anti-crise » du KPU, tranchant avec le consensus ultra-libéral dominant la vie politique du pays.



Parmi les propositions mises en avant : le retrait de la réforme des retraites, la nationalisation des grandes entreprises ou encore un plafond pour les prix des services publics de base.



Les communistes dénoncent les fraudes et marquent leur indépendance politique



L'analyse du scrutin réalisée par les directions nationales et locales du KPU ne se limite pas à une auto-congrulation. Au contraire, c'est la colère qui l'emporte devant les fraudes massives auquel le gouvernement a eu recours.



« Il y a toutes les raisons d'affirmer que ces élections législatives n'étaient ni démocratiques, ni justes » et la conséquence « de la fraude et de la manipulation éleccotrale, c'est que le grand capital sera sur-représenté au Parlement », a déclaré après le scrutin le secrétaire-général du Parti.



La liste des cas de fraudes déclarés s'allonge d'heure en heure : achat des votes à Odessa, « tour de manège » (transport des électeurs en car pour voter plusieurs fois) à Zhitomir, pannes inopinées de courant à Donetsk pendant le décompte des voix, caméras de surveillance laissant des angles morts aux dépouilleurs ou encore les « âmes mortes » (le vote de personnes décédées présentes encore sur les listes) à Vinnitsa

 

Le pouvoir a eu recours à toute la panoplie des fraudes et manipulations pour emporter le scrutin. Des pratiques dénoncées haut et fort par le KPU :



« Nous ne pouvons que reconnaître ces violations, et exiger qu'elles soient condamnées (…) Le Parti communiste ne peut pas se taire devant de tels faits », a déclaré le député Sergey Gordenko.



Mais si le KPU a exprimé sa colère vis-à-vis des méthodes du gouvernement, relayé la lassitude du peuple vis-à-vis de tels procédés récurrents depuis une vingtaine d'années, la question des alliances est restée ouverte après le scrutin.



Le KPU a d'ores et déjà exclu l'éventualité d'une alliance avec les partis d' « opposition » de droite : UDAR, bloc Timoschenko, Svoboda : « nous ne conclurons aucune alliance avec l'opposition », a précisé Igor Alexeev, responsable élections du KPU.



Le Parti communiste n'a à l'heure actuelle pas exprimé son souhait de nouer une alliance gouvernementale avec le « Parti des régions » de Janukovitch, il a par contre exprimé son désir de rester une force politique indépendante :



« Nous traiterons chaque projet de loi au cas par cas. Seul le temps nous prouvera quelles sont les dispositions des différentes forces politiques par rapport à la défense des droits et libertés de nos concitoyens. Le Parti communiste agira au Parlement comme une force indépendante. Il n'y a pas d'autre choix », a ainsi clarifié Petro Simonenko.



En tout cas, en Ukraine, comme en République tchèque, en Russie, ou encore en Lettonie et en Moldavie, vingt après la contre-révolution capitaliste en Europe de l'Est, les communistes qui ont fait le choix de le rester n'ont jamais été aussi populaires.

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