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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Robespierre a retrouvé sa tête

14 Décembre 2013, 13:15pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Robespierre a retrouvé sa tête

Décapité en 1794, Robespierre vient de retrouver sa tête. C'est un visage grêlé par la petite vérole qui vient d'être révélé par l'équipe de Philippe Froesch. Ce spécialiste alsacien de la reconstruction faciale en 3D n'en est pas à son coup d'essai puisque c'est lui qui avait donné «vie» au véritable visage d'Henri IV, en février dernier.

Un masque de cire réalisé par... Anne-Marie Tussaud

L'idée de s'attaquer à ce mythe républicain est né d'un projet de documentaire hispano-anglais s'intéressant aux pathologies des grands hommes de l'histoire. Pour le restituer en trois dimensions, il a d'abord fallu numériser un masque funéraire du membre le plus éminent du comité de salut public. L'histoire est déjà savoureuse. C'est une certaine Anne-Marie Grosholtz qui a réalisé ce masque de cire sur la tête de « l'incorruptible », très certainement peu de temps après sa décapitation, le « 10 thermidor ». La jeune Anne-Marie se maria ensuite avec un certain François Tussaud et traversa la Manche. Elle ouvrira à Londres, sur Baker street, ce qui deviendra l'ancêtre du mondialement célèbre musée de cire, Madame Tussauds !

Philippe Froesch a, lui, travaillé sur une copie du masque se trouvant au Muséum d'histoire naturelle d'Aix-en-Provence. «Le fait que l'on parte d'une copie peut faire perdre quelques détails. Mais on utilise un système d'équations mises au point par le FBI. A partir du volume des « cornets » sur les paupières, il est possible d'obtenir la position exacte des yeux et à partir de là reconstruire le visage », explique ce designer-enquêteur de l'Histoire.

Une vraie surprise, tant l'iconographie de l'époque ne révélait pas ce détail du physique du député « Montagnard ». Un détail finalement attesté par des archives de la période.

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Je me sens trahi ! Nous nous sentons trahis !

12 Décembre 2013, 17:55pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Quelle n’a pas été notre surprise, notre stupéfaction d’apprendre, par voie de presse, la rupture du Parti de gauche dans notre volonté de construire une liste Front de gauche conduite par moi-même, conseiller municipal sortant.

Stupéfaction d’autant plus grande qu’aucun argument  politique n’est mis en avant pour motiver le choix étroit et irresponsable du parti de gauche.

Oui stupéfaction, face à ce choix de torpiller la liste que nous étions ensemble en train de construire avec un programme sérieux et concret en cours de finalisation.

Après quelques jours de réflexions, je reste plus que jamais déterminé et au service de tous, pour faire avancer les services publics de proximité, des actions de solidarité face à la précarité de la vie, en résumé faire vivre à Arras l’Humain d’abord.

Face à l’extrême et à la droite qui dirige encore notre belle ville, je suis convaincu qu’il faut faire entendre demain encore plus fortement la voix du monde du travail et celle des quartiers populaires.

Après ce coup bas du Parti de gauche, avec mes camarades communistes, nous allons poursuivre ce beau combat pour l’intérêt des populations avec volonté de rassemblement et d’utilité du service de l’intérêt général.

 

 

                                                         René CHEVALIER,

                                                        Secrétaire du PCF,

                                                        Conseiller municipal sortant.

 

Je me sens trahi ! Nous nous sentons trahis !

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MANDELA - MARCHAIS : NE PAS OUBLIER

8 Décembre 2013, 19:45pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 

ON OUBLIE PAS LE RÔLE JOUE PAR LE PCF POUR LA LIBÉRATION DE MANDELA ET LA LUTTE CONTRE L'APARTHEID EN AFRIQUE DU SUD;

EN CE SENS RAPPELER QUE MANDELA LORSQU’IL VINT A PARIS FUT REÇU PAR LE PCF AU COMITÉ CENTRAL DU PCF.

IL FUT UN TEMPS OU LES LAUDATEURS D’AUJOURD’HUI CONSIDÉRAIENT MANDELA COMME UN TERRORISTE. C'EST LA FIERTE DES COMMUNISTES D'AVOIR PARTICIPE A LA LIBERATION DE MANDELA ET SA VENUE AU SIEGE DU PCF EN ETAIT LE TEMOIGNAGE

                                                                                                                Bernard Lamiran

DISCOURS DE GEORGES MARCHAIS :

Cher Nelson Mandela,

chère Winnie,

chers camarades de l’A.N.C.

Je suis particulièrement heureux de vous accueillir et de vous souhaiter une fraternelle bienvenue au nom de tous les communistes français. Votre présence dans notre pays, en homme libre, est pour nous une profonde source de joie, de fierté et d’espoir.

C’est une grande joie, parce que vous incarnez la résistance victorieuse au plus odieux des pouvoirs.

C’est un légitime motif de fierté, parce que l’engagement dans le combat pour isoler le régime de Pretoria et mettre un terme aux honteuses complicités dont il bénéficie ici a sauvé l’honneur de la France, berceau des droits de l’homme.

C’est enfin une profonde source d’espoir: l’espoir que la nouvelle étape de la lutte du peuple sud-africain puisse, grâce à la participation directe d’hommes comme vous, Nelson Mandela, comme Walter Sisulu, comme Joe Slovo, comme – bientôt, j’espère – Oliver Tambo et de tous les militants de l’A.N.C., du Parti communiste d’Afrique du Sud et des autres mouvements anti-apartheid, hâter l’heure où votre peuple recouvrera sa liberté et sa dignité.

Des millions de Françaises et de Français partagent ces sentiments. Nous en sommes profondément satisfaits, car ce n’est pas faire preuve d’immodestie que d’y voir un résultat auquel nous avons beaucoup contribué.

Il n’allait pas de soi il y a seulement cinq ou six ans. A l’époque, un sondage d’opinion national, organisé à notre initiative, indiquait qu’à la question « A quel pays pensez-vous le plus quand on parle d’atteintes aux droits de l’homme? », seulement 7% des personnes interrogées répondaient: « L’Afrique du Sud ». Et, parmi dix victimes célèbres de violations des libertés dans le monde, seul un sondé sur cinq vous situait, cher Nelson Mandela, plus des deux tiers des gens ignorant jusqu’à votre nom.

A partir de ce jour, nous n’avons cessé – notre parti, le Mouvement de la jeunesse communiste, notre Comité de défense des libertés et des droits de l’homme – d’intensifier nos efforts et d’élargir nos initiatives pour remonter ce handicap indigne d’un pays comme le nôtre. Ainsi, dès 1985, des dizaines d’écrivains, d’artistes, d’universitaires, de syndicalistes, d’hommes d’Eglise, de personnalités éminentes de tous horizons vous ont, à notre invitation, adressé des lettres que nous avons publiées semaine après semaine. L’Humanité et toute notre presse se sont mobilisées sans relâche pour informer l’opinion sur les crimes de l’apartheid, les relations entre la France et l’Afrique du Sud, les multiples facettes de la lutte du peuple d’Afrique du Sud, parmi lesquelles votre combat exemplaire.

Ainsi, nos élus ont usé de tous les moyens qui sont les leurs pour populariser votre combat et faire grandir la solidarité. On ne compte plus les rues, les ponts, les écoles, les centres culturels Nelson Mandela dans les communes que nous administrons. Des propositions de loi déposées par nos députés et nos sénateurs n’attendent que le feu vert du gouvernement pour être discutées et votées: elles permettraient notamment que la France ratifie enfin la Convention internationale sur l’élimination et la répression du crime d’apartheid, adoptée par les Nations unies en 1973, et qu’elle applique des sanctions globales contre Pretoria. Au Parlement européen, parmi les quelque soixante initiatives anti-apartheid prises ces dernières années par nos parlementaires, je citerai l’organisation de la première visite d’une délégation de l’A.N.C. à cette institution et l’adoption de multiples prises de position officielles condamnant l’apartheid et préconisant des sanctions.

Permettez-moi de faire une mention particulière pour le Mouvement de la jeunesse communiste. Par leur mobilisation dans les lycées, les universités, les quartiers, leurs concerts avec les artistes anti-apartheid, leurs multiples initiatives, les jeunes communistes ont contribué à forger une véritable « génération Mandela », comme il y eut naguère une « génération Vietnam ».

Quant aux militants de notre parti, leurs actions – auxquelles est souvent associé le représentant de l’A.N.C. en France, après que le fut notre si regrettée amie Dulcie September – ont aidé à susciter dans notre pays un climat populaire anti-apartheid. L’immense succès de notre campagne pour que vous soit attribué le Prix Nobel de la Paix 1989 en a témoigné. Elle fut lancée au cours du meeting de la Fête de l’Humanité et prolongée huit mois durant. 1.500 personnalités parmi les plus prestigieuses de notre pays y ont pris part à mon initiative, ainsi que des centaines de milliers de gens du peuple, qui ont porté l’insigne Mandela.

Dans ce contexte, il devenait de plus en plus difficile aux dirigeants de notre pays de continuer à justifier le refus des sanctions par le souci, selon les termes officiels alors employés, « de ne pas porter atteinte à l’intérêt national (et de) protéger les intérêts des exportateurs français ». Des mesures furent enfin prises. Nous sommes au regret de constater leur insuffisance. Au moins ont-elles prouvé l’efficacité des sanctions.

A présent, vous êtes libre, ainsi que d’autres militants anti-apartheid. C’est un grand pas en avant. Mais, comme vous ne cessez de le rappeler avec raison, l’apartheid n’est pas aboli; votre peuple n’a pas encore conquis ses droits essentiels; la police et l’armée continuent de tirer et de tuer; des résistants, des patriotes en grand nombre restent en prison ou en exil.

C’est tout cela qui doit cesser. Tant que des changements fondamentaux et irréversibles n’auront pas été arrachés, nous demandons avec insistance que les sanctions ne soient pas levées, mais si possible renforcées. Vous pouvez compter sur nous pour agir en ce sens, tant au niveau de la France qu’à celui de la Communauté européenne, qui doit prochainement fixer sa position à ce sujet.

Cher Nelson Mandela,

Chère Winnie,

Chers camarades de l’A.N.C.,

Dans quelques jours, votre Charte de la Liberté aura trente-cinq ans. Elle demeure d’une brûlante actualité. Tandis que, sur tout le continent africain, l’aspiration à la justice, à la démocratie, à la dignité, ainsi que l’exigence d’un ordre international plus équitable connaissent un essor prometteur, vous mettez tout votre cœur, votre intelligence et votre ténacité à aider votre peuple à se frayer la voie vers sa libération. Les communistes français vous assurent dans ce rude et exaltant combat de leur plus profonde solidarité.

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Disparition de Nelson Mandela

7 Décembre 2013, 15:23pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Honneur à Nelson MANDELA et à tous les héros de l’ANC et du PC d’Afrique du sud morts pour l’égalité.

 

La mort de Nelson Mandela attriste tous les progressistes du monde.

Pas seulement parce qu’il a lutté à contre-courant, en subissant une interminable répression, contre un régime de type nazi que, pour des motifs relevant de l’anticommunisme et de l’antisoviétisme fanatiques, l’Occident « libéral » a soutenu pendant des décennies.

Pas seulement parce que ce progressiste qu’était MANDELA a su s’allier au courageux PC d’Afrique du Sud ainsi qu’avec la combative centrale syndicale COSATU pour vaincre le régime raciste.

Pas seulement parce que MANDELA a su proclamer à la face des USA le rôle de CUBA dans la chute de l’apartheid : celui-ci ne serait pas tombé si le corps internationaliste cubain n’avait infligé une défaite décisive à l’armée raciste équipée par l’Occident à Cuito Carnavale.

C’est pourquoi le premier voyage officiel de MANDELA président aura été pour son ami Fidel CASTRO.

Pas seulement parce que ce patriote africain qui était fort loin d’être marxiste a également noué alliance, pour le bien de son peuple, avec des mouvements marxistes ou marxisants du Mozambique, de la Namibie, de l’Angola et du Zimbabwe.

Pas seulement parce qu’il était l’allié de Chris HANI et de Dulcie SEPTEMBER, deux héroïques communistes sud-africains que les communistes français appréciaient particulièrement et qui furent assassinés par les tueurs à gage du régime raciste.

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MANDELA et sa première épouse Winnie, avec SLOVO, secrétaire général du Parti Communiste d’Afrique du Sud

Mais aussi parce que, alors même que le camp socialiste subissait une contre-révolution catastrophique pour le devenir de l’humanité, c’est d’Afrique du Sud (et de CUBA, qui tint bon dans la tourmente), qu’au début des années 90 vint la preuve que l’espoir d’un monde plus juste ne pouvait pas disparaître.

N’oublions pas pour autant les sacrifices des militants communistes et des résistants de l’ANC qui, par dizaines de mille, ont donné leur vie pour libérer l’Afrique du chancre de l’apartheid.

N’oublions pas que MANDELA, comme Chris HANI, est avant tout l’emblème de l’héroïsme de masse des peuples sud-africains.

Mais le principal reste à faire : tant que le capitalisme règnera en Afrique du Sud, les inégalités de classes et d’ethnies subsisteront, inextricablement mêlées.

Seul le SOCIALISME pourra éradiquer le racisme en s’attaquant, non seulement à la « bête immonde » des discriminations, mais aussi au « ventre fécond » de l’exploitation capitaliste associé à l’impérialisme.

On l’a vu récemment avec l’odieuse répression dont des mineurs sud-africains luttant pour leurs droits ont été la cible de la part du régime « démocratique ».

Si bien que la meilleure façon d’honorer la mémoire de MANDELA et de Chris HANI est de soutenir la classe ouvrière en lutte pour un pays débarrassé, non seulement du racisme institutionnel, mais de l’Etat capitaliste et de la propriété capitaliste des moyens de production.

Et cela ne vaut pas que pour l’Afrique !

Mandela sera vivant dans NOS combats !

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Pierre Laurent-marche pour une révolution fiscale

4 Décembre 2013, 18:18pm

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SINE Mensuel Le FN n'est pas d'extrême droite

4 Décembre 2013, 18:15pm

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My Ferry Link : la victoire du bon sens !

4 Décembre 2013, 16:17pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 Parti de Calais depuis très tôt ce matin pour le Parlement européen, c'est avec une joie particulière que j'apprends cette nouvelle. Je ne regrette pas d'être intervenu plusieurs fois pour interpeller la Commission européenne.
Dans ces cas-là peu importe la fatigue le bonheur est au rendez-vous.

 

Communiqué de presse de Jacky Hénin – député européen / Conseiller municipal de Calais 04/12/2013

Le Competition Appeal Tribunal a rendu sa décision dans l'affaire My Ferry Link. Un grand ouf de soulagement pour les 600 salariés de My Ferry Link, puisque la décision rendue aujourd'hui revient sur l'interdiction d'amarrer à Douvres des deux navires, le Berlioz et le Rodin. Quelle satisfaction pour les salariés.

Contre vents et marées leur détermination, leur unité et leur travail leur a permis de survivre à toutes les épreuves. Ils ont été confrontés à la fin de SeaFrance, aux promesses non tenues, et à la menace terrible qu'avait fait planer sur eux la juridiction britannique de la concurrence. La sentence encourue aurait pu signer la fin de cette belle aventure coopérative.

Mais grâce à la mobilisation des salariés qui ont su faire entendre leur voix auprès des autorités publiques, cette menace est levée. Et l'entreprise My Ferry Link tourne aujourd'hui mieux que jamais, un succès dont les travailleurs peuvent être fiers. C'est avec émotion que j'apprends cette nouvelle, preuve que lorsque la mobilisation et l'unité sont au rendez-vous les travailleurs peuvent réussir à défendre leur outil de travail. C'est une bonne nouvelle pour l'ensemble du Calaisis. Un grand bravo aux travailleurs de My Ferry Link qui n'ont rien lâché. L'avenir est à eux.

 

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A propos de Jean Guimier, par Christian Lescureux

2 Décembre 2013, 22:23pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

L’héritage de Jean Guimier, l’émancipation par le sport.

Les camarades qui lisent l’Huma on pu y trouver vendredi toute une page consacrée à Jean GUIMIER.

Ce n’est pas dit dans l’article et je tiens à préciser que ce camarade a appartenu à la section d’Arras avant guerre. Il était prof d’éducation physique à l’Ecole Normale de Garçons d’Arras et je me souviens qu’il a organisé en 1937 ou 1938 une immense fête gymnique dans la ville puis au stade Degouve, avec les élèves de toutes les écoles primaires et collèges de la ville en tenue d’athlètes. C’était grandiose ! J’y ai participé avec le collège d’Arras. Il avait une réputation d’extrême sévérité. Il est revenu à Arras après la guerre donner une conférence sur le sport au nom du parti

Christian Lescureux

Le week-end dernier, un hommage a été rendu à Jean Guimier à l’occasion du dépôt de ses archives personnelles dans le fonds classé du PCF aux archives départementales de Seine-Saint-Denis. Un patrimoine précieux qui retrace l’histoire d’un engagement collectif en faveur du sport pour tous.

Résistant et militant communiste, fondateur de la commission sport du PCF, créateur des états généraux pour le sport en 1946 et des assises nationales du sport en 1970, secrétaire général de la Fédération nationale des offices municipaux des sports (Fnoms) de 1970 à 1974 … Jean Guimier a été de tous les combats pour la défense d’une politique sportive nationale, la défense des écoles de formation, les conditions d’enseignement et le développement des équipements sportifs scolaires. Il a disparu en 1975, nous célébrons cette année le 100e anniversaire de sa naissance.

Fils d’un maréchal-ferrant, il est né le 23 janvier 1913 dans un petit village de la Sarthe. Remarqué par son instituteur pour ses qualités, il intègre l’école normale d’instituteur du Mans. Brillant sportif, diplômé de l’école normale, il a été l’un des premiers professeurs d’EPS de l’éducation nationale. En 1933, il adhère au PCF et participe aux grands débats démocratiques dans le cadre de la lutte antifasciste aux côtés de Paul Langevin, Henri Wallon et André Malraux. En 1934, Jean Guimier et Auguste Delaune proposent à Maurice Thorez de s’opposer publiquement à la tenue des jeux Olympiques à Berlin de 1936.

Auguste Delaune, secrétaire général de la FSGT, est chargé d’organiser la participation de la France aux jeux populaires à Barcelone, et Jean Guimier, secrétaire du comité international contre la tenue des Jeux de Berlin, est chargé d’animer la conférence internationale pour le respect de l’idée olympique à Paris les 6 et 7 juin 1936.

Ensemble, ils rédigent le premier programme politique sur le sport sous l’appellation « Pour une jeunesse saine, forte et joyeuse » édité par la FSGT. Ce programme est soutenu par le PCF pour les élections législatives de 1936 et suivi d’un projet de loi accordant 1 milliard de francs pour financer les réalisations nécessaires. Il est prolongé sous le Front populaire par Léo Lagrange, avec la création du premier brevet sportif populaire et la formation des enseignants et cadres du mouvement sportif. Dans ce programme de la FSGT, il est proposé la création dans chaque ville d’un office municipal des sports. L’objectif est de démocratiser le sport français en réunissant toutes les personnes bénévoles susceptibles d’unifier et d’organiser la pratique de l’éducation physique et du sport dans sa commune. Dès le début, les revendications se font entendre : demande de crédits, besoins d’équipements sportifs, répartitions des créneaux ou encore développement de la médecine du sport. À la Libération, Jean Guimier relance le développement des OMS et devient le secrétaire général de la Fnoms en 1970.

Jean Guimier est mobilisé en 1939 et fait prisonnier en mai 1940 au stalag 8C en Silésie. Il organise les activités sportives pour les prisonniers, fonde un club omnisports sous le nom du Stade Français, inaugure un stade et organise des olympiades. Il est rapatrié en France, il reprend un poste d’enseignant et s’engage dans la Résistance et le réseau sport libre et participe à la libération de Paris en août 1944. Il contribue aux travaux du Conseil national de la Résistance et à une note intitulée « La croisade pour le sport » (bulletin de la commission sport du CNR de mai 1946).

À la Libération, il met en place un grand mouvement d’opinion : des états généraux pour le sport dans chaque département, qui aboutissent à un congrès national ouvert au palais de Chaillot du 19 au 23 juin 1946 avec deux journées de travail à la Mutualité et une journée de clôture à la Sorbonne par Marcel Edmond Naegelen, ministre de l’Éducation. Ce mouvement conduit à des évolutions considérables sur la création des structures ministérielles, la formation des cadres, l’équipement du territoire, le développement du sport féminin, le développement des centres médico-sportifs...

De 1945 à 1947, il sera conseiller technique au ministère des Sports et participera à l’installation des Creps des écoles normales supérieures. En 1958, il adresse un courrier à Jacques Duclos pour l’interpeller sur le manque de considération de la direction nationale du PCF sur les enjeux de l’éducation physique et des activités physiques et sportives. Le secrétaire général du PCF lui propose de créer une commission permanente auprès de la direction nationale que Paul Laurent sera chargé de mettre en œuvre. Jean Guimier, Robert Mérand et Yvon Adam sont chargés de l’animer. Depuis ce jour, la commission sport du PCF n’a pas cessé de fonctionner.

Jean Guimier a effectué l’essentiel de sa carrière d’enseignant à Paris au lycée Turgot. Pour lui, le problème numéro un résidait dans les conditions matérielles et pédagogiques de l’enseignement. Syndiqué au Snep dès 1950, il n’hésita pas à conduire des listes aux différents congrès de 1952 à 1969 et défendit toute sa vie sa conception d’un syndicalisme de lutte unitaire et démocratique.

Assises citoyennes pour le sport. Entre 1969 et 1970, Jean Guimier contribua à l’émergence des assises locales et nationales du sport. Les 23 et 24 mai 1970, elles regroupaient 600 délégués d’associations, représentants de 300 assises locales. Jean Guimier, par son rapport de synthèse, marqua l’histoire. Une de ses revendications, toujours d’actualité, était le doublement du budget de l’État consacré au sport. Sur la voie tracée par Jean Guimier, les 150 participants aux assises citoyennes pour le sport venus, le week-end dernier, au siège du PCF, ont décidé d’impulser des assises locales du sport et de travailler à un projet autour de propositions applicables dès le lendemain des élections municipales. Le fil conducteur est l’émancipation par le sport par la construction d’une culture commune, qui s’appuie d’abord sur l’enseignement obligatoire de l’EPS dès la maternelle. Le sport doit être libéré de toutes formes d’instrumentalisation et permettre à toutes et tous de se libérer soi-même par la pratique d’activités physiques et sportives.

Nicolas Bonnet

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Poissonnerie du beffroi : la fin d’une institution locale, Arras se meurt

1 Décembre 2013, 20:46pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

La plus vieille poissonnerie d’Arras a déposé le bilan et a fermé ses volets vendredi. Voilà plus de vingt ans que ce commerce tenait le pavé près de la place des Héros, au coin de la rue des Trois-Visages.

La poissonnerie Bourbon ou poissonnerie du Beffroi, s’approvisionnait chaque matin au port de Boulogne pour ramener du frais de bonne qualité.

Le dépôt de bilan s’est fait à la demande du gérant, au tribunal de commerce.

La boutique qui avait été reprise il y a dix ans existait déjà avant la dernière guerre.

Les faits sont là !

Au conseil municipal de septembre, l’élu communiste d’Arras était intervenu sur la désertification des magasins du centre-ville tout en expliquant un manque financier des horodateurs et la fuite des concitoyens de l'Arrageois vers les centres commerciaux se trouvant généralement a l’extérieur de la ville, laissant mourir le centre par une mauvaise politique de proximités de la part de la majorité.

En voici l’extrait:

Sur les Horodateurs

En dessous, au paragraphe 7, j'ai eu l'impression que l'on parle non plus d'Arras comme la belle endormie, mais, d’Arras et son centre-ville qui se meurt.

Dans la révision de la prévision des recettes des horodateurs (- 200 000 €) pour partie liée aux conditions climatiques défavorables observées au cours des premiers mois de l'année et pour autre partie au ralentissement général de l'activité économique.

Vous nous signaler que les horodateurs sont boudés par le fait du temps non-clément, et d'un manque d'activités économiques. En ce qui concerne le temps, il est vrai que le soleil n’est pas toujours au rendez-vous dans notre région, et je le déplore comme bon nombre de nos compatriotes.

Ne serait-ce pas plutôt, le fait d'un tarif de stationnement excessif, et que beaucoup de nos concitoyens boudent le centre-ville, non pas, par faute de place pour stationner, ni le fait que la population se désintéresse de la beauté de notre ville.

Mais bien sûr, le fait que le centre-ville se trouve déplacé vers l'extérieur, puisque les centres commerciaux donc une bonne partie de l’économique de notre ville, se trouve plutôt dans les zones extra-muros. Contrairement, aux précédentes décennies, (majorité PS/PC) lorsque le centre-ville abondé de vie, de par une politique qui visait à préserver les commerces de proximité et bien sur, qui favorisait le maintien du lien social et de l’emploi.

C'est une évidence, pour pouvoir se nourrir, se vêtir, pour remédier aux besoins de chaque jour, etc., pour le plus grand nombre de nos concitoyens, les Arrageois sont contraints de se diriger hors du centre-ville.

Ne serait-ce pas plutôt, un centre-ville qui se vide sa substance économique parce que c’est un centre-ville qui se meurt, par défaut de commerce de proximité tout simplement ? Arras la belle endormie de jadis, aujourd’hui, se meurt !

Poissonnerie du beffroi : la fin d’une institution locale, Arras se meurt

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La revolte rouge dans la Voix du Nord du 1 décembre

1 Décembre 2013, 20:11pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

La revolte rouge dans la Voix du Nord du 1 décembre
La revolte rouge dans la Voix du Nord du 1 décembre
La revolte rouge dans la Voix du Nord du 1 décembre

La révolte rouge contre le pôle métropolitain

Titré par la voix du nord du 1 décembre, en voici l'article.

Jeudi soir devant la préfecture, des élus et militants communistes du département (notre photo) ont tenu à manifester contre l’émergence d’un pôle métropolitain d’Arras à Béthune. « Pour nous, la commune doit rester la base de la démocratie. C’est l’institution la plus proche du peuple », estime le sénateur Dominique Watrin.

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Rassemblement ce jeudi devant la préfecture à Arras

27 Novembre 2013, 20:49pm

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Rassemblement ce jeudi devant la préfecture à Arras

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Vote bloqué sur la réforme des retraites : intervention d'A. Chassaigne

27 Novembre 2013, 20:29pm

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FRANC SUCCES DE LA FETE POPULAIRE DE LA CELLULE FRANCOIS-ANDRE

26 Novembre 2013, 17:04pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Ce dimanche, les militants communistes se sont réunis à la salle Jean Amoureux pour leur fête de cellule annuelle, qui a était une réussite

Plus de 90 communistes, amis et familles se sont retrouvés autour d'un savoureux civet de chevreuil.

Avant l'ouverture du banquet, René Chevalier, secrétaire de section de l'Arrageois, a rappelé les enjeux de la liste Front de Gauche (d'abord, l'humain pour notre ville) pour l'élection municipale de mars prochain,

Hervé Poly, responsable fédéral, a évoqué l'objectif d'un programme politique courageux au service de la population arrageoise don les principaux thèmes sont :

1°), la gratuité du transport urbain a Arras et dans la communauté urbaine d'Arras.

2°), la gestion publique du service de l'eau, pour réduire les factures des ménages.

3°), la création d'un centre de soin dans chaque quartier

4°), la démocratisation de la pratique du sport dans l'Arrageois.

Liste d'union du Parti communiste et du front de gauche conduite par René Chevalier.

Tous les deux ont été très applaudis, sans manquer de rappeler la volonté des communistes de construire un large rassemblement à gauche sur des positions claires.

Une quête de soutien au journal « Liberté Hebdo » fut organisée, à la suite de l'intervention du secrétaire de cellule, Daniel Dupont.

Beau succès pour cette initiative, bravo aux camarades qui ont contribué à cette réussite, et merci de la part de toute la section à tous ceux qui ont participé à l'organisation de cette agréable demi-journée.

La section s'est engagée, il y a quelque temps, en direction des élections municipales de mars 2013, d'organisé une présentation de la liste, suivie d'un repas fraternel, salle des bonnets, le dimanche 15 décembre midi, près du supermarché Auchan dans la zone commerciale.

 

FRANC SUCCES DE LA FETE POPULAIRE DE LA CELLULE FRANCOIS-ANDRE
FRANC SUCCES DE LA FETE POPULAIRE DE LA CELLULE FRANCOIS-ANDRE
FRANC SUCCES DE LA FETE POPULAIRE DE LA CELLULE FRANCOIS-ANDRE
FRANC SUCCES DE LA FETE POPULAIRE DE LA CELLULE FRANCOIS-ANDRE
FRANC SUCCES DE LA FETE POPULAIRE DE LA CELLULE FRANCOIS-ANDRE
FRANC SUCCES DE LA FETE POPULAIRE DE LA CELLULE FRANCOIS-ANDRE
FRANC SUCCES DE LA FETE POPULAIRE DE LA CELLULE FRANCOIS-ANDRE
FRANC SUCCES DE LA FETE POPULAIRE DE LA CELLULE FRANCOIS-ANDRE

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Les communistes de l'Arrageois dans le Front de Gauche en campagne pour les municipales

26 Novembre 2013, 05:58am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Les communistes de l'Arrageois dans le Front de Gauche en campagne pour les municipales

Oui, une liste du Front de Gauche avec des communistes sera présente à l'élection municipale de mars prochain.

Les élections municipales se rapprochent, dès la semaine prochaine, les communistes de l'Arrageois dans le front de gauche distribuerons un tract dans les boites aux lettres de chaque Arrageois.

Les communistes de l'Arrageois dans le Front de Gauche en campagne pour les municipales
Les communistes de l'Arrageois dans le Front de Gauche en campagne pour les municipales

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Bretagne. Bonnets rouges."Non à la manipulation de l’histoire !

24 Novembre 2013, 10:39am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Nous avons reçu de trois historiens éminents, Alain Croix, André Lespagnol et Fanch Roudaut, cette tribune qui entend préciser la dimension sociale de la "révolte des Bonnets rouges" du XVIIe siècle qui trouve actuellement une certaine acuité.

"Depuis un mois, on assiste à une manipulation de l’histoire de la Bretagne, à un degré rarement atteint.

Nous avons des choix citoyens différents mais, historiens, nous pensons qu’on ne peut pas dire et écrire n’importe quoi, et en particulier en matière d’histoire : trop d’exemples tragiques nous l’ont rappelé, dans un passé parfois très récent, y compris en Europe. Dans le cas des
Bonnets rouges, cet épisode de l’histoire bretonne, déformé, est utilisé à des fins bien précises et pour le moins douteuses.

Qu’est-ce que « les
Bonnets rouges » ? Nous sommes en 1675, sous le règne de Louis XIV. Dans les campagnes de Basse-Bretagne : une large part du Finistère actuel, une partie des Côtes-d’Armor et du Morbihan. À un moment où, par ailleurs, de nombreuses villes à l’est de la province, Rennes surtout, connaissent aussi une révolte dite « du Papier timbré ».

Pourquoi cette révolte des
Bonnets rouges ? Alors que la Bretagne connaît, pour la première fois depuis près d’un siècle, de sérieuses difficultés économiques, les charges qui pèsent sur les paysans s’alourdissent : versements aux seigneurs surtout, taxes royales aussi, dont la multiplication donne une impression d’accablement fiscal.
Ces taxes, réelles (sur le tabac, par exemple) ou imaginaires (l’instauration de la gabelle sur le sel) sont même ce qui met le feu aux poudres. Les révoltés s’organisent de manière assez remarquable : rédaction de « codes », ancêtres des cahiers de doléances de 1789, élection de députés défrayés et dotés d’une chemise et d’un bonnet rouge.
Le mouvement rencontre un écho européen pour plusieurs raisons : Louis XIV est de nouveau en guerre (contre la Hollande), et la mobilisation des troupes aux frontières permet à la révolte paysanne bretonne de durer quatre mois, chose inouïe dans la France du roi absolu et dans une province réputée pour sa tranquillité.

Il est facile d’établir des parallèles avec notre époque, et aussi des différences : l’essentiel n’est pas là.

La révolte, en effet, vise tous ceux qui, de près ou de loin, peuvent être perçus comme des exploiteurs : seigneurs, agents du fisc, clergé même. Les codes paysans réclament la suppression des corvées (seigneuriales surtout), la diminution des prélèvements sur les récoltes (les seigneurs encore, le clergé aussi), et un juste tarif pour divers services du quotidien : les messes et le vin, les actes devant notaire et le tabac… Ils ne s’en prennent jamais, bien au contraire, à un roi supposé ignorer les abus que connaît son royaume. Cette révolte, qui oppose des paysans bretons à leurs exploiteurs bretons, est avant tout sociale : il est symbolique que le révolté le plus connu, Sébastien Le Balp, soit assassiné par un seigneur, le marquis de Montgaillard.

Gommer cette fondamentale dimension sociale est un travestissement de l’histoire, et débouche vers son instrumentalisation. Délibérément, certains au moins des animateurs du collectif
Bonnets rouges veulent détourner la très légitime colère des victimes (agriculteurs, éleveurs en particulier, salariés d’une partie de l’industrie agro-alimentaire) contre « Paris », responsable de tous les maux. Alors qu’une part essentielle de responsabilité incombe à certains chefs d’entreprise et à certains syndicalistes agricoles qui n’ont pas voulu voir venir l’effondrement d’un modèle économique devenu dépendant de subventions européennes, ou qui l’ont très bien vu venir sans réagir, sans chercher à faire évoluer manières de produire et types de production. Selon une recette hélas tant de fois éprouvée, ils tentent de détourner une profonde et légitime colère sociale vers « les autres », tous les autres mais pas eux. Avec la connivence de quelques élus.

Nous ne sommes pas les seuls à dénoncer cette escroquerie intellectuelle : syndicats de salariés, désormais unanimes, un syndicat agricole comme la Confédération paysanne, certains partis politiques, certains journalistes, certaines personnalités. Nous voulons leur apporter notre soutien.

Manipuler l’histoire, tomber dans le populisme, n’a jamais aidé à résoudre de vrais problèmes. La preuve en est dans les efforts de récupération du mouvement par l’extrême droite, ce qui devrait faire réfléchir.

Oui, il y a de quoi lakaat e voned ruz, « mettre son bonnet rouge », c’est-à-dire piquer une colère noire, selon l’expression imagée du breton. Encore faut-il tourner sa colère vers les vrais responsables."

Alain Croix (Nantes), André Lespagnol (Rennes), Fañch Roudaut (Brest)
 

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