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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

CAC40 : augmentation record des dividendes en 2016

4 Février 2017, 09:34am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

CAC40 : augmentation record des dividendes en 2016

En 2016, les entreprises du CAC40 ont distribué près de 56 milliards d’euros de dividendes, un niveau record depuis la crise financière de 2008. Total, Sanofi et Vivendi représentent à elles seules le tiers de cette somme. Des chiffres qui reflètent le primat des profits à court termes des actionnaires, au détriment de la stratégie industrielle des firmes, des salaires, mais aussi des coûts sociaux et environnementaux générés par leurs activités.

Les entreprises du CAC40 ont distribué en 2016 la somme record de 56 milliards d’euros en dividendes et rachat d’actions. Un chiffre en nette hausse par rapport à 2015, où il n’était « que » de 43 milliards. En moyenne, les grandes entreprises françaises ont redistribué 57% de de leurs bénéfices aux actionnaires en 2016, contre 51% en 2015.

Trois entreprises seulement représentent les deux tiers des montants redistribués aux actionnaires : Sanofi et Total, les deux principales capitalisations boursières françaises, mais aussi Vivendi, qui a débloqué un dividende exceptionnel de 3,8 milliards d’euros en plus de ses dividendes « normaux » de 5,8 milliards. Dans le cas de Vivendi, ces chiffres sont le résultat de l’arrivée de Vincent Bolloré, qui a pour habitude de ponctionner la trésorerie des firmes dont il prend le contrôle pour lui faire servir ses propres intérêts [1].

Comme le rappelle Novethic, Sanofi (6,7 milliards de dividendes en 2016) est exposée quant à elle à des affaires de sécurité sanitaire comme celle de la Dépakine (lire notre article) qui pourraient lui coûter plusieurs dizaines de milliards d’euros pour indemniser les victimes.

Quant à Total (5,9 milliards), les dividendes distribués chaque année représentent autant de paris sur la perpétuation de l’extraction de pétrole et de gaz malgré leur rôle dans la crise climatique. C’est aussi autant d’argent qui ne sera pas consacré à une véritable transformation de son modèle commercial pour répondre aux exigences de la transition énergétique (sur ce point, voir notre récent rapport Total : une stratégie climat en trompe-l’oeil).

Déséquilibre

Comme chaque année, de nombreux commentateurs ont souligné les risques intrinsèques à l’explosion des dividendes, au détriment notamment des investissements qui assurent la pérennité à long terme des firmes. Selon les calculs de Christian Chavagneux pour Alternatives économiques, les entreprises non financières françaises ont distribué en 2016 deux fois plus de dividendes qu’elles n’ont consacré à l’investissement - une proportion inversée par rapport aux années 1980. Contrairement à un argument parfois invoqué, ces dividendes ne contribuent que très modérément à entretenir la prospérité de l’économie et de la société française dans son ensemble, au vu de la faible taxation du capital et du fait que plus de 50% des actionnaires du CAC40 sont étrangers.

La hausse ininterrompue des dividendes illustre donc une nouvelle fois la manière dont les entreprises sont de plus en plus gérées uniquement pour leurs actionnaires, au détriment de leur stratégie industrielle (investissements) et de leurs travailleurs (salaires), sans parler de la problématique de la prise en compte de leurs coûts sociaux et environnementaux, qu’illustrent chacune à leur manière les exemples de Total et Sanofi.

Si, comme le rappelle Libération, les investissements et la part des salaires sont eux aussi repartis à la hausse, les profits générés par les entreprises restent très majoritairement consacrés à la rémunération du capital et des actionnaires. Malgré leurs beaux discours sur le besoin d’investir, les fonds financiers comme Blackrock continuent à prioriser la distribution de dividendes. Plusieurs entreprises, dont EDF, doivent même s’endetter sur les marchés pour distribuer des dividendes, dont le premier bénéficiaire est en l’occurrence l’État actionnaire...

Le record historique de distributions de dividendes par les sociétés du CAC40 s’établit à 57,1 milliards d’euros. C’était en 2007, juste avant la crise financière globale.

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Il y a 77 ans, le 21 janvier 1940, les députés COMMUNISTES étaient déchus de leurs mandats

4 Février 2017, 09:06am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Le 21 janvier 1940, la Chambre des députés (Assemblée Nationale), à l'unanimité (de la SFIO jusqu'à la droite fasciste) adoptait la loi dite de "déchéance" prononçant la perte des mandats électifs des députés communistes.

deputes-communistes-janvier1940.jpg

La loi de déchéance 21 janvier 1940 

"Le Sénat et la Chambre des Députés ont adopté, 
"Le Président de la République promulgue la loi dont la teneur suit : 

"Art.1-Tout membre d'une assemblée élective qui faisait partie de la Section Française de l'Internationale Communiste, visée par le décret du 26 septembre 1939, portant dissolution des organisations communistes, est déchu de plein droit de son mandat, du jour de la publication de la présente loi, s'il n'a pas, soit par une démission, soit par une déclaration, rendue publique à la date du 26 octobre 1939, répudié catégoriquement toute adhésion au Parti Communiste et toute participation aux activités interdites par le décret susvisé. 

"Art.2- Pour les membres des assemblées législatives, la déchéance prononcée par la présente loi est constatée à la demande du Gouvernement par le Sénat ou par la Chambre des Députés. 
"Pour les membres des autres assemblées, elle est constatée, à la requête du préfet, par arrêté de préfecture. 

"Art.3- Tout élu qui est condamné par application du décret du 26 septembre 1939, pour des faits postérieurs à la démission ou à la déclaration publique prévue à l'article premier, est déchu de plein droit de son mandat dans les conditions fixées par la présente loi, du jour où la condamnation devient définitive. 

"La présente loi, délibérée et adoptée par le Sénat et par la Chambre des Députés, sera exécutée comme loi de l'Etat. 

"Fait à Paris, le 20 janvier 1940.

 

DeputesPCF1940-a

Par le Président de la République, 
Albert LEBRUN 

Le Président du Conseil, ministre de la guerre et des affaires étrangères 
Edouard Daladier 

Le Garde des sceaux, ministre de la justice 
Georges Bonnet 

Vice Président du Conseil 
Camille Chautemps 

Ministre de l'intérieur 

Albert Sarraut 


7 députés communistes bravent l'interdiction du PCF du 26 septembre 1939 

Les députés sont réunis le 9 janvier 1940 à la séance de rentrée du Parlement pour écouter le discours d'usage du doyen d'âge et ensuite élire le président de la Chambre et les autres membres du bureau pour l'année 1940. La présence de sept députés communistes mobilisés et permissionnaires suscite dès l'ouverture de la séance de telles protestations sur les bancs de la droite parlementaire. 

Il s'agit de Benenson, Dewez, Guyot, Grenier, Mercier, Michels et Puech (dit Parsal) qui ont obtenu, comme c'est le droit de tous les députés mobilisés, une permission pour siéger aux séances de la Chambre. Deux autres députés communistes mobilisés et permissionnaires, Langumier et Le Corre, sont aussi présents à la Chambre mais, en tenue militaire, ils ne peuvent siéger. 

Précisons que ces députés, à l'exception de Mercier et Puech, n'ont pas pu adhéré, en raison de leur mobilisation, au nouveau groupe communiste formé le 28 septembre 1939 : le Groupe ouvrier et paysan français (GOPF). 


Les députés communistes refusent l'indigne comédie d'union sacrée de ceux qui ont soutenu les accords de Munich 

Le 9 janvier 1940, quatre des sept députés communistes présents dans l'hémicycle refusent de s'associer à l'hommage rendu par la Chambre aux armées de la République qui "se sont levées en masse à l'appel de la Patrie en danger". 

La Chambre vote, alors, à main levée une peine de censure avec exclusion temporaire contre les quatre députés communistes : Grenier, Guyot, Mercier et Michels. Le Parti communiste célèbre le comportement des quatre députés dans 
L'Humanité clandestine n° 19 du 14 janvier 1940 : "Le Parti communiste adresse ses plus chaleureuses félicitations aux députés Raymond GUYOT, MERCIER, MICHELS et GRENIER pour leur courageuse attitude à la Chambre des Députés."

DeputesPCF1940-b

L'Humanité clandestine explique : "Comme c'était leur droit et leur devoir, ils ont refusé de se prêter à l'indigne comédie d'union sacrée qui consiste à présenter comme un devoir patriotique le sacrifice imposé aux soldats et au peuple de France dans l'intérêt exclusif de la mafia de capitalistes qui rançonnent le pays." 

Mais la conséquence la plus importante de cet acte courageux des députés communistes sera la loi du 20 janvier 1940 qui prévoit la déchéance des élus qui n'ont pas publiquement rompu avec le Parti communiste. 


60 députés et 1 sénateur déchus de leurs mandats 

Ainsi, le 1 février 1940 le Gouvernement saisit la Chambre des députés et le Sénat pour que les deux assemblées législatives constatent respectivement la déchéance de 60 députés et d'un sénateur qui n'ont pas rompu avec le Parti communiste à la date du 26 octobre 1939.

 

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La Chambre, dans une résolution votée le 20 février 1940, vote la déchéance de 60 députés communistes qui prend effet à partir du 20 janvier 1940, date de la loi. 

Il s'agit des 43 députés communistes membres du GOPF, des 9 non-inscrits fidèles au Parti, des 4 non-inscrits qui ont rompu le 11 janvier 1940 (Benenson, Honel, Langumier, Le Corre), de Daul et Gitton qui ont rompu avec le Parti communiste en novembre 1939 et enfin de Puech et Philippot qui ont rompu avec le GOPF en janvier 1940. 

Puis le Sénat, dans un vote du 29 février 1940, constate la déchéance de Marcel Cachin. 

En plus d'être déchus de leur mandat, 44 députés communistes seront jugés à partir du 20 mars 1940.


L’ordonnance du 5 février 1940 

Citation : "République française, 3è tribunal militaire permanent de Paris. 

Nous, capitaine de Moissac, juge d'instruction militaire près le 3è tribunal militaire permanent de Paris. 
Vu la procédure instruite contre les nommés -suivent les noms - inculpés d'infraction au décret du 26 septembre 1939, portant dissolution des organisations communistes.

DeputesPCF1940-d.jpg

Attendu, qu'il résulte de la même information, charges suffisantes contre : 

1.BAREL 2.BARTOLI 3.BECHARD 4.BENOIST 5.BERLIOZ 6.BILLOUX 7.BONTE 8.BRUN 9.CATELAS 10.CORNAVIN 11.COSSONNEAU 12.COSTES 13.CRISTOFOL 14.CROIZAT 15.DADOT 16.DEMUSOIS 17.DUCLOS Jacques 18.DUCLOS Jean 19.DUTILLEUIL 20.FAJON 21.GAOU 22.GRESA 23.JEAN, dit Renaud Jean 24.LAREPPE 25.LEVY 26.LOZERAY 27.MARTEL 28.MIDOL 29.MONMOUSSEAU 30.MOQUET 31.MUSMEAUX 32.PERI 33.PETIT 34.PHILIPPOT 35.PRACHAY 36.PROT 38.RAMETTE 39.RIGAL 40.ROCHET 41.THOREZ 42.TILLON 43.TOUCHARD 44.VAZEILLE, d'avoir à Paris, ou sur le territoire français, entre le 27 septembre et le 5 octobre 1939, dans tous les cas depuis temps non prescrit, en participant à la constitution et au fonctionnement du Groupement dit "Groupe Ouvrier et Paysan Français", notamment à la rédaction et à la diffusion d'une lettre en date du 1er octobre 1939, adressée à Monsieur le Président de la Chambre des Députés, et prônant la paix sous les auspices de l'Union Soviétique, participé à une activité ayant directement ou indirectement pour objet de propager les mots d'ordre émanant ou relevant de la IIIè Internationale Communiste et d'organismes contrôlés en fait par cette IIIè Internationale. 

Attendu que les faits sus-énoncés constituent le délit prévu et réprimé par les articles 1, 3 et 4 du décret du 26 septembre 1939, pris en exécution de la loi du 19 mars 1939. 

Renvoyons les quarante-quatre inculpés sus-nommés devant le 3è Tirbunal militaire permanent de Paris, pour y être jugés conformément à la loi. 
Fait en notre cabinet, au Palais de Justice, à Paris. 

"Le 5 février 1940. 
Le Juge d'instruction militaire : DE MOISSAC"/citation 
Le procès : début 20 mars 1940

 

Ne pas falsifier l’Histoire.

 

Le mouvement est enclenché. Avec l'antifascisme comme ferment, la mobilisation populaire ne va plus cesser de pousser dans le sens de l'alliance.

 

La dynamique est générale. Chez les intellectuels, des rencontres se multiplient à travers des comités pluralistes. La donne politique a, elle aussi, évolué. La SFIO subit les secousses de divisions internes, le Parti radical prend conscience de l'échec de ses alliances avec la droite. Quant au PCF il a (opéré une véritable rupture avec sa stratégie antérieure « classe contre classe. »(« HD » n° 321 du 9 au 15 mai 1996, article de Didier Rochet).

Face au fascisme, « l'unité à tout prix » devient le credo, validé par l'Internationale communiste. Il prend l'initiative d'un pacte d'unité d'action qui est signé avec la SFIO le 27 juillet.

 

Les résultats des cantonales et des municipales encouragent ces rapprochements. Jour symbolique s'il en est, le 14 juillet, des dizaines d'organisations prêtent serment pour « défendre les libertés démocratiques, donner du pain aux travailleurs, du travail à la jeunesse, et au monde la grande paix humaine. » « A la Bastille, racontera Simone de Beauvoir, on criait surtout : « La Rocque au poteau » et « Vive le Front populaire. » » L'expression est lâchée. En mars 1936, alors que l'unité se réalise entre la CGT et la CGTU, les signataires du Rassemblement populaire élaborent un programme pour les législatives.

Le 3 mai, le Front populaire l'emporte d'un peu plus de 40 sièges. Léon Blum, premier dirigeant socialiste, revendique la tête du gouvernement. »

 

Interview de Jules Fourrier dans L’Humanité n°321 du 9 au 15 mai 1996.

« Jules Fourrier Candidat  du PCF est élu député dans le 15ème  arrondissement de Paris. Il a vingt-neuf ans et, en face de lui, le député sortant, le marquis de Tastes, l'un des ligueurs du 6 février 1934. Elu avec plus de 500 voix d'avance sur le candidat de droite, Jules Fourrier est aujourd'hui le dernier des 72 députés communistes de 1936.

« Le lendemain de mon élection, je suis allé travailler sur mon chantier à Ivry, où j'étais peintre en bâtiment. (Maurice Thorez) m'a aperçu : « Mais qu'est-ce que tu fous là? Il faut arrêter ça! » Pour moi, rien n'avait changé, nous étions des députés de la classe ouvrière. Le Parti nous versait le salaire d'un ouvrier qualifié. Et nous avait donné une consigne stricte : ne pas porter la casquette quand nous allions à la Chambre ! Quand les grèves ont éclaté, j'ai repris le chemin des usines. Je montais sur les établis chez Citroën et j'appelais les travailleurs à débrayer. Nous leur parlions aussi du péril fasciste. Ensuite, le Parti m'a envoyé dans l'Ouest (Orne, Mayenne, Maine-et-Loire) pour encourager la grève là aussi. Le peuple attendait autre chose que « la pause » décrétée par Blum en 1937. » L’Humanité n°321 du 9 au 15 mai 1996.

 

Réponse de André Ribouton Lyon, Rhône (« HD » n° 323 mai 1996) à Jules Fourrier dans L’Humanité n°321 du 9 au 15 mai 1996 Un témoignage peu opportun

« Dans le dossier « Voyage en Front populaire » paru dans 1'« Humanité Dimanche » (n° 321 mai 1996) on a donné la parole à Jules Fourrier qui avait été élu député dans le 15ème arrondissement de Paris en avril 1936, et présenté comme le dernier des soixante-douze élus communistes de 1936.

J'ai apprécié son attitude de l'époque, évoquée dans son témoignage. Pour regretter d'autant plus que Jules Fourrier ait été l'un des tout premiers des vingt  parlementaires communistes à abjurer publiquement en 1939 ses idées et engagements politiques, apportant ainsi une contribution au désarroi des communistes et des gens de gauche et confortant la propagande anti- communiste et déjà collaborationniste de l'époque.

Alors, ce témoignage était-il opportun?

 

 

(En réponse (« HD » n° 321 du 9 au 15 mai 1996, article de Didier Rochet).Un vaste rassemblement populaire

« J'ai lu avec grand intérêt le dossier sur le Front populaire (« HD » n° 321 du 9 au 15 mai 1996). Je ne partage pas le point de vue sur le fait que le PCF aurait procédé à une rupture de sa stratégie de « classe contre classe » pour lui substituer « face au fascisme, l'unité à tout prix. » Je crois, au contraire, que la décision au 7ème  congrès du PCF, qui se tint à Paris du 11 au 13 mars 1932, appelant au front unique, se situe dans le prolongement que le  mot d'ordre « classe contre classe. »

 

En effet, le PCF considère que le mot d'ordre « classe contre classe » implique le front unique, étant donné que ce mot d'ordre ne saurait signifier la lutte d'une partie de la classe ouvrière contre l'autre - nombre de travailleurs étant, à l'époque, influencés par la SFIO -, mais la mobilisation de toutes les forces unies du prolétariat comme classe contre une autre classe : la bourgeoisie. (...) Mais le PCF sait que cela ne suffit pas et qu'il faut gagner aussi des couches moyennes représentées par le Parti radical. Le 10 octobre 1934, lors d'un meeting, salle Bullier, Maurice Thorez propose publiquement la création d'un vaste rassemblement populaire fondé sur l'alliance de la classe ouvrière et des classes moyennes. (...) »

 

Signé : René Mateo Saint-Ouen, Seine-Saint-Denis (« HD » n° 323 mai 1996).

 

Merci à mon camarade Gérard D.M. qui m'a transmis les documents publiés ci-dessus.

 

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8 Février 1962 - 8 Février 2017 : On n'oublie pas CHARONNE

4 Février 2017, 08:55am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

8 Février 1962 - 8 Février 2017 : On n'oublie pas CHARONNE
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Liberté Hebdo 1257: L'édito de Robert (DE VILLE)

4 Février 2017, 08:22am

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Liberté Hebdo 1257: L'édito de Robert (DE VILLE)

FAIRE MENTIR LES PRONOSTICS SUR L'ABSTENTION

 

Faut faire des sacrifices aux dieux ? Les Français ont-ils besoin d'un oracle ?

Loin des sciences divinatoires.

Bienheureux qui aujourd’hui peut dire comment sera l’élection présidentielle. Alors que nous finissions l'année sur l’unique attente du nom du challenger socialiste issu de leur primaire de la Belle Alliance populaire, nous voila repartis dans les pronostics alors que le vote, très net, a positionné Benoit Hamon comme le poulain de la rue Solférino.

D'abord, à droite. François Fillon se prend les pieds dans le tapis et perd sa figure de bon père de famille honnête et droit. Alors que pour bon nombre d’électeurs, y compris a gauche, il apparaissait comme le représentant idéal pour une droite classique, conservatrice.

Le sceptre lui glissera-t’il des mains ?

Désormais, son camp cherche une solution honorable pour retrouver quelqu'un de présentable à qui confier le panache blanc.

Mais à gauche aussi, des bruissements s'élèvent contre Hamon.

Pensez ! Ce jeune ex-ministre, rompu a toutes les techniques de congres, porte-étendard des frondeurs, ne fait pas l'unanimité dans son camp.

Malgré le résultat des primaires, ses anciens collègues digère mal de voir leur beau travail, notamment sur la loi du même nom. critiqué tout au long de la campagne.

Des députés socialistes invoquent un hypothétique droit de retrait. Qu'ils se rassurent, les électeurs en décideront le moment venu.

De plus, des voix se lèvent pour que les candidats de la gauche de transformation social et écologique se retrouvent et fassent cause commune.

Voila qui bouleverse encore bien des plans.

Entre les perdants socialistes à la primaire qui verraient bien Benoit Hamon réviser son programme pour le rendre compatible avec les actions gouvernementales passées et les partisans de Jean-Luc Melenchon qui lui demandent de se rallier au candidat de la France Insoumise... Nous frisons le grand écart.

 

A l'évidence, le bon sens préconise que chacun mène ses troupes à la bataille et que le premier tour joue à plein, son rôle d'expression de l'ensemble des citoyens. Les idées doivent pouvoir être débattues.

Cest l'objet de la campagne, non de glorifier un homme ou une femme.

Ne l'oublions  pas, dans le jeu électoral de la Ve Republique, le président est quasi sacralisé.

Alors que c'est avant tout grâce à l'assemblée que les changements pourront intervenir et qu'il nous faut consacrer nos effort a gagner un nombre élevé de députés capables de porter et de mettre en oeuvre les lois qui apporteront le changement que nous souhaitons tous.

Il reste encore beaucoup d’électeurs à convaincre de retrouver le chemin des urnes.

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Notre camarade Jean Haja nous a quittés

30 Janvier 2017, 18:34pm

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L’ancien maire Jean Haja s’en est allé

En octobre dernier, sa démission avait été une énorme surprise. Depuis lors, l’ancien maire de Rouvroy se battait avec la pugnacité qui était depuis toujours sa marque de fabrique contre une maladie pernicieuse. Qui a eu le dernier mot la nuit dernière et ne laisse derrière elle que des yeux rougis.

 

Cet homme-là était de ceux qui ne courbent jamais la tête et, avant que l’expression ne soit galvaudée, ne lâchent rien. Quitte à se fâcher avec la moitié de la planète, passer pour un père fouettard et faire pester ceux qui, de par l’extrême souplesse de leur épine dorsale, ne pouvaient tout simplement pas le comprendre…

Jean Haja, c’était avant tout le sens de sa famille. La sienne, en premier lieu, Marie et ses quatre enfants, sans l’accord de laquelle il ne se lançait dans aucune nouvelle aventure. Et puis le parti communiste où il milita très jeune. C’est d’aileurs en 1977 qu’il intègre pour la première fois le conseil municipal de Rouvroy alors qu’il n’a que vingt-cinq ans ! C’est là qu’il commence à travailler aux côtés d’Yves Coquelle dont il deviendra avec le temps le solide bras droit.

Punch et convivialité

Le grand Yves, au verbe fort et à la verve irrésistible, trouve une formidable complémentarité avec cet homme de dossiers, cet universitaire (il professe alors au sein de l’IUT B de l’université de Lille 3) à la grosse capacité de travail et la précieuse faculté de mettre le doigt sur les lacunes ou zones d’ombre d’un texte. Pendant vingt-cinq ans ils feront route commune jusqu’en 2001 où, à peine réélu dans le fauteuil majoral, Yves Coquelle est également élu sénateur du Pas-de-Calais. Et c’est en toute logique qu’à l’automne 2001, Jean Haja lui succède alors à la tête de l’équipe municipale. Et impose très vite son style, alliant punch et convivialité, poursuivant la redynamisation de la commune ébauchée par son prédécesseur avec les naissances de la zone de la Chênaie, de la médiathèque, du centre multi-accueil, d’une multitude de nouveaux lotissements ou de l’EHPAH sur le point d’ouvrir.

« Sa » Pologne

Conseiller régional lors de la précédente mandature, il avait alors, avec son compère Bertrand Péricaut, créé une cellule de veille dans les entreprises du territoire dont les deux conseillers régionaux rencontraient deux fois par an les délégués syndicaux lors de tables rondes rappelant les années du collectif « Y’en a marre » lancé au milieu des années 2000 avec Yves Coquelle. Et puis on ne peut évoque Jean Haja sans parler de « sa » Pologne qui lui était si chère. Lui, l’ancien président de « Nord-Pas-de-Calais Pologne » avait établi des contacts forts avec la commune jumelle de Libiaz où, transcendant les clivages politiques, des liens d’amitié forts étaient nés. Une Pologne où il pouvait difficilement laisser passer un été sans y filer, avec Marie, pour s’y ressourcer, lui qui était si fier d’être fils d’immigrés polonais.

La nuit dernière, il a lâché prise, à quelques semaines de ses 65 ans, et, ce dimanche, à Rouvroy, le ciel est bien bas...

la voix du nord.

 

Notre camarade Jean Haja nous a quittés

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Vous faites vos courses le dimanche .... Avez-vous pensé aux conséquences ?

30 Janvier 2017, 17:34pm

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Vous faites vos courses le dimanche .... Avez-vous pensé aux conséquences ?
Vous faites vos courses le dimanche .... Avez-vous pensé aux conséquences ?

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Emmanuel Macron veut supprimer la Sécu !

30 Janvier 2017, 17:16pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Peu de choses sépare  et  sinon leurs ambitions personnelles. Macron veut supprimer la Sécu, veut supprimer la Sécu.  veut supprimer les 35H, Macron veut supprimer la durée légale du travail. Et l’on pourrait multiplier les exemples. C’est que les deux hommes sont les candidats de l’oligarchie, les candidats du système.

Macron a indiqué que lui président il supprimerait le salaire différé affecté à la  pour le remplacer par l’impôt.
Bien sûr annoncer supprimer une partie de votre salaire pour le remplacer par une augmentation d’impôt, cela n’est pas populaire. C’est pour cela que Macron présente cela comme une « réduction de l’écart entre le salaire brut et le salarie net ». sic. C’est à dire supprimer les cotisations chômages et maladie, en les compansant par une hausse de la CSG. Soit disant pour augmenter le salaire net… Une mesure très proche de ce que propose Marine Le Pen.

  Ni vu ni connu je t’embrouille c’est une baisse de salaire !

Et il s’agit de substituer ainsi la partie de salaire mutualisé et socialisé entre tous les salariés et financé principalement par les patrons ( qui sert à assurer une retraite et la santé pour tous) par un impôts. Un impôts qui ne sera plus sous le contrôle des organismes paritaires de la Sécu – où les salariés sont représentés via leurs syndicats – mais sou le seul contrôle du gouvernement. Une première étape vers la diminution radicale du budget de la sécurité sociale.

En clair, une véritable arnaque !

Vous voulez en savoir un peu plus sur Macron,cliquez ci-dessous

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La chute de la banque russe du FN

30 Janvier 2017, 17:07pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

La chute de la banque russe du FN

Pourquoi Le Pen (père) a-t-il soudainement pris la défense du marquis de la Rillette

Depuis sa faillite, la banque qui a prêté 9 millions d’euros au FN est dans le viseur de la justice russe. Et à travers elle, toutes les irrégularités qui se sont déroulées en coulisses. Le curateur, l’Agence d’assurance des dépôts, a découvert que le prêt au FN avait été transféré à une obscure petite société moscovite. Un ancien vice-directeur a été arrêté, soupçonné de détournements massifs. Le FN refuse de se prononcer sur cet incroyable imbroglio.   

Un gouffre financier et des malversations en série. C’est en résumé ce qu’il reste aujourd’hui de la First Czech-Russian Bank (FCRB), la banque tchéco-russe qui a accordé, en septembre 2014, un prêt de 9 millions d’euros au Front national. Depuis la liquidation de l’établissement, en juillet 2016, la presse russe s’est emparée du dossier, et elle publie régulièrement des informations sur les dessous d’une faillite qui pourrait devenir très embarrassante pour Marine Le Pen, ...

Le 10 janvier dernier, l’agence de presse RNS (Rambler News Service), se fondant sur plusieurs documents, révélait l’existence d’un tour de passe-passe qui s’est déroulé une semaine avant la mise sous tutelle de la First Czech-Russian Bank (FCRB), en 2015. Le 18 mars de cette année-là, alors que la banque était à l’agonie, la créance du Front national a été rachetée en vertu d’un « contrat de cession » de 9,4 millions d’euros par une petite société du nom de Conti.

Cette SARL, installée en périphérie de Moscou, à Boutovo, a comme principales activités la « location de voitures et de matériel ». Créée en octobre 2010, avec un capital de 10 000 roubles – d’après le registre du commerce que nous avons consulté –, elle affichait en 2014 un chiffre d’affaires de 887 millions de roubles (13,7 millions d’euros), avec un passif de 6,9 millions de roubles

Car c’est désormais l’Agence d’assurance des dépôts bancaires russes (ASV) – l’autorité administrative qui a été chargée par la banque centrale russe d’assainir la situation après la faillite de la First Czech-Russian Bank, à l’été 2016 – qui demande des comptes. Son travail consiste, dans la mesure du possible, à rembourser les déposants et à recouvrer les créances...

...Dans un document daté du 17 novembre 2016 et disponible sur son site, l’ASV s’adresse à la cour d’arbitrage de Moscou pour faire annuler une dizaine de transactions réalisées par la First Czech-Russian Bank, dont certaines à la veille de la mise sous tutelle de la banque. Dans cette liste apparaît, au point 9, le fameux « contrat de cession » (№09/16/ЮЛ) signé, le 18 mars 2016, entre la SARL Conti et la First Czech-Russian Bank. Montant : 9,4 millions d’euros. ...

Contacté par Mediapart, Wallerand de Saint-Just, le trésorier du FN, n’a pas voulu confirmer ou infirmer cet imbroglio juridico-bancaire. « J’ai dit : aucun commentaire », répond-il, manifestement agacé, par SMS à l’une de nos sollicitations argumentées. « Il y a des problèmes juridiques là-bas, c’est de la cuisine, avait-il expliqué au Monde, qui révélait une partie de l’histoire au début du mois, alors que l’existence de la société Conti n’était pas encore connue.  

Le 20 janvier, le quotidien russe Kommersant a révélé que l’ancien vice-directeur de l’établissement, Dmitri Merkoulov, était désormais sous les verrous, sur décision d’un tribunal moscovite. C’est là le résultat d’une procédure pour détournement de fonds à vaste échelle au sein de la FCRB, ouverte le 1er décembre 2016, sur demande de l’ASV et de la Banque centrale de Russie. Dmitri Merkoulov est soupçonné d’avoir, juste avant la faillite, organisé la vente illégale d’actifs de la FCRB – des sociétés et des biens immobiliers – pour un montant total de deux milliards de roubles (31,5 millions d’euros) et d’avoir empoché l’argent.

L’ancien vice-directeur continue à nier farouchement sa culpabilité, faisant valoir qu’il n’a travaillé que deux semaines au sein de la banque, engagé le 9 mars 2016, juste avant sa mise sous tutelle. Il n’aurait ainsi fait qu’apposer sa signature sur des transactions préparées, avant son arrivée, par la direction de l’époque, parmi laquelle figurait le directeur de l’établissement Roman Popov. Soit l’homme qui avait donné son feu vert pour le prêt accordé au Front national qui, lui, semble pour l’instant échapper aux poursuites.

Il est évident que ces "incidents" lesquels  avec l'affaire des remboursements par les Le Pen père et fille des sommes indûment reçues pour rémunérations de leurs attachés politiques et chauffeurs, eux aussi fillonisés, conduit le f-haine à en rabattre et ne pas trop se faire remarquer sur ce sujet dans la période.

lire aussi ci-dessous

 sur le secours apporté à Fillon par Le Pen (père), ce qu'en rapporte Ouest France :

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LE SCANDALE DES AUTOROUTES

28 Janvier 2017, 12:20pm

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LE SCANDALE DES AUTOROUTES

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L’impôt à la source est une usine à gaz »

28 Janvier 2017, 12:15pm

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Source : NVO

Jeudi 26 janvier, la VO Impôts a tenu une conférence de presse à l'occasion de la sortie de son guide annuel. A cette occasion nous publions le grand entretien que nous avait accordé Alexandre Derigny pour le magazine NVO de décembre 2016.

 

Le prélèvement à la source va-t-il simplifier la vie des usagers, comme cela a été annoncé ?
Pas du tout. Contrairement à ce qu’avait promis François Hollande, le prélèvement à la source n’est qu’une réforme du recouvrement de l’impôt sur le revenu et non pas une réforme de la fiscalité. Le prélèvement à la source ne va supprimer ni l’obligation de déclaration de revenus ni la réception de l’avis d’imposition. En revanche, il risque d’entraîner nombre de rectifications, qui auront lieu tout au long de l’année. Cela va donc plutôt compliquer les procédures que les simplifier. D’autant que les contribuables avaient auparavant un seul interlocuteur, les services fiscaux, et qu’ils en auront deux : les services fiscaux, chargés de calculer leur taux d’imposition, et l’employeur, chargé de prélever l’impôt. Donc, deux fois plus d’erreurs potentielles.

 

Mais, on nous promet pourtant la « contemporanéité », soit un traitement en temps réel…

L’objectif de rendre « contemporain » le prélèvement de l’impôt, avec la perception, des revenus va malheureusement en décevoir plus d’un également. Le système fiscal français est tel qu’il rend impossible la prévision de l’impôt exact d’un contribuable, à un instant T : il faut laisser passer l’année entière pour pouvoir déterminer le taux d’imposition de la personne. On peut avoir des variations de revenus, des changements de situation familiale au cours de l’année, ce qui modifie le taux d’imposition. En janvier 2018, on ne pourra pas deviner quels seront les revenus qu’on percevra en septembre ou les changements de situation de famille éventuels, comme un divorce. Impossible de connaître à l’avance le taux réel d’imposition appliqué au contribuable. Ce sera simplement une estimation basée sur les années précédentes, d’où les rectifications qui auront lieu un an plus tard.

Concrètement, ça donnerait quoi ?

Il faudra attendre la fin de l’année 2018 pour pouvoir déterminer le montant total perçu de la personne, qui fera une déclaration au printemps 2019. Les services fiscaux feront le calcul de son impôt suite au dépôt de sa déclaration et, à l’été 2019, la personne recevra un avis d’imposition qui déterminera les régularisations qu’il faudra appliquer au prélèvement à la source effectué un an et demi plus tôt, en janvier 2018. Il n’y a vraiment rien de contemporain dans le prélèvement à la source… Pis, il risque de poser de sérieux problèmes à certaines populations. Exemple : une personne entre sur le marché du travail au 1er janvier, avec un CDD de 6 mois et 2 000 euros nets mensuels ; puis, son CDD prend fin au 30 juin sans autre activité rémunérée jusqu’à la fin de l’année. Avec le système actuel, en percevant 12 000 euros sur l’année, cette personne n’est pas imposable. Avec le prélèvement à la source, dès janvier, sur ses 2 000 euros de salaire, on va prélever un impôt chaque mois jusqu’en juin. Et ces sommes, qu’elle n’aurait en fait pas dues, lui seront rendues un an plus tard, après qu’elle aura fait sa déclaration de revenus.

Les salariés sont-ils concernés au même titre que les artisans ou les entreprises ?

Non. Les salariés et les pensionnés seront directement ponctionnés sur leur salaire ou pension. Les entrepreneurs individuels ou les personnes ayant des activités libérales paieront seulement des acomptes, estimés selon l’impôt payé l’année précédente. Ces acomptes ne correspondront pas forcément à la réalité. Pour les uns comme pour les autres, on va vers une « usine à gaz », mais qui ne loge pas tout le monde à la même enseigne. Les salariés et les pensionnés sont desservis.

Peut-on dire que c’est l’inversion du système actuel ?

En quelque sorte, oui. Aujourd’hui, on paie son impôt après avoir fait sa déclaration et après avoir vérifié son avis d’imposition. Demain, on commencera par payer son impôt puis, un an plus tard, on déclarera ses revenus. Viendra ensuite le calcul et, éventuellement, une régularisation sur ce qu’on aura payé plus d’un an auparavant. Ce sera au contribuable de prouver que c’est l’employeur ou les services fiscaux qui ont fait une erreur un an auparavant en les prélevant sur leurs salaires. Cela va, par exemple, poser des problèmes aux personnes qui auront changé d’employeur.

La CGT a déjà eu l’occasion de pointer des inégalités de traitement…

Concrètement, cela pose notamment des problèmes d’égalité entre les femmes et les hommes. En France, les femmes gagnent en moyenne 20 % de moins que les hommes. Elles auront donc un impôt supérieur à leurs revenus, puisque dans notre système fiscal, lorsqu’on est pacsé ou marié, on additionne les revenus des conjoints et on calcule l’impôt pour les deux. Résultat : si l’un gagne 1 000 euros et l’autre 3 000 euros mensuels, le couple va être imposé à 10 %, et on va donc prélever 10 % sur ces deux revenus. Sauf qu’actuellement, on n’est pas imposé avec des revenus de 1 000 euros mensuels… Le Conseil d’État a donné raison à la CGT et a contraint le gouvernement à revoir sa copie sur ce sujet. Le contribuable aura donc le droit de demander à ce qu’on lui applique un taux dit « neutre », correspondant à ce que la personne aurait payé si elle avait fait sa déclaration séparément. Mais demeurent plusieurs problèmes : cela ne se fera qu’à la stricte demande du contribuable ; cela repose sur une vision idyllique du couple car, dans la réalité, si Madame obtient le taux neutre, ce sera à Monsieur de payer la différence entre ce qu’elle aurait dû payer et ce qu’elle paiera. Ça ne va pas favoriser la paix des ménages…

Les entreprises vont-elles tirer de cette réforme une position de force ?

Les relations entre salariés et employeurs vont se modifier, puisque ceux-ci auront connaissance des taux d’imposition des contribuables, sauf s’il y a application du taux neutre. Cela sera un élément révélateur de revenus supplémentaires que le salarié souhaite occulter à son employeur. Cette connaissance du niveau de revenu global des salariés risque de compliquer la donne au moment des NAO. On peut estimer que, dans une négociation salariale, le fait que l’employeur sache qu’un de ses salariés a des revenus complémentaires ou que son conjoint perçoit un bon salaire va le desservir, par rapport à un salarié dont il déduit qu’il élève seul un enfant ou qu’il n’a qu’une seule source de revenu. C’est biaiser le rapport entre salariés et employeurs. Pis, ça va brouiller la lisibilité salariale. Les salaires ne pourront plus se comparer aussi aisément, puisqu’ils auront été imputés de différents taux d’imposition. Les syndicalistes qui auront à établir des revendications salariales n’auront pas la tâche facile.

Cela va-t-il changer quelque chose aux recettes de l’État ?

Nous le craignons. Aujourd’hui, notre taux de recouvrement de l’impôt sur le revenu est de 99 %. Un des meilleurs taux au monde. Demain, avec un tiers collecteur, il est fort à parier qu’il y ait des déperditions. Les entreprises collectent déjà aujourd’hui la TVA et on estime la fraude à 32 milliards annuels. Hormis la fraude, les entreprises défaillantes ne reverseront pas les montants collectés… Le taux de recouvrement va forcément baisser.

Quelle est, alors, la logique à l’œuvre ?

Au début de son mandat, François Hollande réclamait – comme nous d’ailleurs – une réforme du système fiscal. Dans les faits, il ne modifie que le mode de recouvrement, qui est ce qui fonctionnait le mieux. Plus inquiétant, les problèmes posés par ce prélèvement à la source pourraient constituer un bon prétexte pour justifier des transformations plus profondes de notre système fiscal, comme la fusion entre l’impôt sur le revenu et la CSG, ce qui aboutirait à la suppression de l’impôt sur le revenu. L’autre risque serait d’aller vers la mise en place d’une « flat taxe », c’est-à-dire, en anglais, un « taux unique », annulant carrément l’impôt sur le revenu qui, lui, est progressif.

 

 

 
 

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André Chassaigne : UN REFERENDUM SUR LE CETA

28 Janvier 2017, 10:04am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Dans le cadre de la campagne NoCETAchallenge, André Chassaigne réaffirme l'exigence portée par les députés du Front de gauche de soumettre la ratification du traité à référendum.

Dans le cadre de la campagne NoCETAchallenge, André Chassaigne réaffirme l'exigence portée par les députés du Front de gauche de soumettre la ratification du traité à référendum. #NoCETAchallenge

Publié par Les députés du Front de Gauche sur vendredi 27 janvier 2017

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Les députés du Front de Gauche: exigeons un référendum sur le CETA!

28 Janvier 2017, 09:54am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Notre proposition de résolution européenne sur le CETA a été examinée par la commission des affaires européenne le 18/01 et rejetée. 
Vous retrouverez à partir de la 25ème minute la réponse de M. Dolez aux arguments si peu convaincants de la majorité pour justifier son refus. La proposition sera examinée par la commission des affaires étrangères le 24 janvier et en séance publique le 2 février. 
Continuons le combat : exigeons un référendum sur le CETA!

Notre proposition de résolution européenne sur le CETA a été examinée par la commission des affaires européenne le 18/01 et rejetée. Vous retrouverez à partir de la 25ème minute la réponse de M. Dolez aux arguments si peu convaincants de la majorité pour justifier son refus. La proposition sera examinée par la commission des affaires étrangères le 24 janvier et en séance publique le 2 février. Continuons le combat : exigeons un référendum sur le CETA!

Publié par Les députés du Front de Gauche sur vendredi 20 janvier 2017

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Discrimination. Les femmes, parent pauvre du monde du travail

28 Janvier 2017, 09:40am

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Vidé de sa substance par la commission des Affaires sociales, le texte de la proposition de loi sur l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes porté par Marie-George Buffet reviendra en discussion le 2 février.

En France, les femmes, tous contrats confondus, gagnent en moyenne 27/% de moins que les hommes

En France, les femmes, tous contrats confondus, gagnent en moyenne 27/% de moins que les hommes

Déposée par le PCF, une proposition de loi de lutte contre les inégalités salariales était examinée le 24 janvier à l’Assemblée.

Dans un contexte électoral où la droite tait scrupuleusement la question et où Manuel Valls se borne à proposer « une baisse de 50 % des inégalités salariales sur cinq ans », les députés doivent examiner ce soir, en commission, la proposition de loi « visant à agir concrètement en faveur de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes », déposée le 21 décembre dernier par Marie-George Buffet (PCF-Front de gauche). « En dépit de quarante ans de loi sur l’égalité professionnelle (...), notre législation reste peu contraignante pour les employeurs », déplorent les parlementaires communistes, qui entendent inverser la tendance alors que « la France demeure au 134e rang mondial sur 144 pays en matière d’égalité salariale, selon le dernier rapport du Forum économique mondial ».

La prédominance des contrats précaires

Les chiffres sont en effet édifiants. En France, les femmes, tous contrats confondus, gagnent en moyenne 27 % de moins que les hommes. Une inégalité qui s’explique, selon les parlementaires, non seulement par la prédominance des contrats précaires chez les salariées – 82 % des temps partiels et deux tiers des travailleurs pauvres sont des femmes – mais également par « l’inertie des schémas de domination patriarcale qui continuent de freiner les femmes dans le déroulement de leur carrière professionnelle ». À cela s’ajoute un écart de 10 % entre les salaires des hommes et des femmes « à contrats, diplômes, expériences et responsabilités égaux ». Une lame de fond qui ne s’explique que « par le sexe des salariées » et se conjugue au « machisme ordinaire, au harcèlement sexuel, (à la) récurrence des comportements sexistes » qui touchent les femmes dans leur environnement professionnel, déplorent les élus.

Pour agir enfin dans le sens d’une égalité réelle, les députés communistes veulent imposer des sanctions financières aux employeurs « qui ne s’engagent pas à supprimer les écarts de rémunérations » et à ceux « qui ont l’obligation de négocier un accord (comme la loi le leur impose depuis août 2014 – NDLR) ou de produire un plan d’action, mais qui ne produisent pas les informations sur la situation comparée des femmes et des hommes au sein de l’entreprise ». Autre angle d’attaque, le recours abusif aux temps partiels contre lequel la proposition de loi entend agir en « réduisant les allégements généraux de charges sociales sur les bas salaires » et en prévoyant « la majoration des heures complémentaires à 25 % dès la première heure ».

MARION D’ALLARD L'HUMANITÉ 

 

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Macron, cet antisystème soutenu par Kouchner, Gérard Collomb, le milliardaire Xavier Niel... La liste embarrassante de ses soutiens

27 Janvier 2017, 19:44pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 

Pour ceux et celles qui croiraient encore que Macron veut avec rompre avec le système, les riches.info a compilé les noms des soutiens génants d'Emmanuel Macron. Cette liste n'est bien évidemment pas exhaustive. 

Des politiques

  • Gérard Collomb le sénateur-maire de Lyon - Daniel Cohn-Bendit le député PS Richard Ferrand - le sénateur de la Côte-d’Or François Patriat - le député de la Manche Stéphane Travert - le député des Français de l’étranger Arnaud Leroy - l’ex-ministre et sénatrice de Seine-et-Marne Nicole Bricq - l’eurodéputée Sylvie Goulard, du Modem - l’ancien ministre sous Chirac Renaud Dutreil - Bernard Kouchner, ex mittérandiste, ex-sarkozyste - Jean-Paul Huchon, ex président du conseil régional d'Île-de-France - Corine Le Page, ancienne ministre de l'Environnement d'Alain Juppé - Jean-Marie Cavada, président du mouvement Génération citoyens, ancien du Nouveau Centre - le député de Corse Paul Giacobbi qui vient d'être condamné à 3 ans de prison ferme pour détournement de fonds publics

Par ailleurs, il semblerait de plus en plus qu'Emmanuel Macron  est soutenu par François Hollande. Affaire à suivre. 

Des personnalités très fortunées

  • le milliardaire Xavier Niel, PDG de Free, copropriétaire du groupe Le Monde - Jacques-Antoine Granjon, PDG de Vente Privée - Marc Simoncini, PDG de Meetic - Christian Dargnat ( ancien haut dirigeant de BNP-Paribas - Mathieu Laine, fondateur de la société de conseil en stratégie Altermind - Catherine Barbaroux, ex dirigeante de l’Adie, association de microcrédit - Françoise Holder, les Boulangeries PAUL - Bernard Mourad, ancien banquier conseil de Patrick Drahi

Des personnalités du monde des médias

  • Jacques Attali - Emmanuel Chain, producteur de l'émission Capital - Laurence Haïm, ex I-Télé - Alain Minc

Macron n'a rien d'un candidat en dehors du système.

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EMPLOI FICTIF : POURQUOI CETTE AFFAIRE PEUT TUER FILLON

27 Janvier 2017, 19:05pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

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