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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Gifle à Valls : Martinez évoque "une justice accélérée pour certains"

21 Janvier 2017, 10:35am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, a estimé jeudi sur RTL qu’il y avait "une justice accélérée pour certains", après la condamnation mercredi d’un jeune homme à trois mois de prison avec sursis pour avoir giflé Manuel Valls la veille.

La procédure juridique "me semble rapide, d’autres attendent beaucoup plus longtemps pour être jugés, certains depuis des années", a observé le leader syndical.

"Pour certains ça va très vite, et pour d’autres ça va plus lentement", relève-t-il.

"On le voit aussi pour les militants de la CGT, qui passent toutes les semaines devant des tribunaux pour des affaires soi-disant de violences", a-t-il évoqué.

"Il y a parfois une justice accélérée pour certains".

"Je connais quelques puissants (...), M. Dassault par exemple, ça fait des années qu’il a des procédures de tout ordre et je trouve que la justice va beaucoup moins vite pour lui", a poursuivi M. Martinez.

Interrogé pour savoir s’il condamnait cette gifle, il a répondu : "oui, je pense qu’il y a des façons plus efficaces d’exprimer son mécontentement".

Alors que Manuel Valls, candidat à la primaire initiée par le PS, serrait des mains à Lamballe, près de Saint-Brieuc, un jeune homme lui avait tendu la main, une invitation qu’il avait soudain transformée en gifle, tout en criant : "Ici, c’est la Bretagne." L’ancien Premier ministre avait tenté d’esquiver et son agresseur n’avait pu que le toucher légèrement au visage.

Dans le cadre d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), le parquet a proposé une peine de trois mois de prison avec sursis et 105 heures de travail d’intérêt général (TIG) au jeune homme de 18 ans, qui l’a acceptée.

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8 personnes = 50 % de la population mondiale

21 Janvier 2017, 10:32am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 

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FN et extrême droite, des partis comme les autres: l'analyse des données tend à prouver le contraire.

21 Janvier 2017, 09:57am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Le Front national fait de sa différence avec les partis politiques dits "traditionnels" un argument majeur de campagne en vue de la présidentielle. Pourtant, l'analyse des données tend à prouver le contraire. 

Le Front national est-il un parti différent des autres? Plusieurs signes vont en ce sens. C'est le seul à avoir une femme à sa tête depuis plusieurs années, Marine Le PenMarion Maréchal-Le Pen est la plus jeune députée de l'Assemblée nationale et Florian Philippot, vice-président et tête d'affiche médiatique du parti est à la fois jeune (35 ans) et homosexuel.  

A l'étranger, l'extrême droite se distingue aussi. La maire de Rome, Virginia Raggi, du mouvement cinq étoiles, est une femme, élue à 37 ans. A Turin, l'élue 5 étoile est plus jeune encore, 31 ans. On serait tenté d'en conclure que l'extrême droite est effectivement différente des autres partis: plus jeune, plus ouverte et plus diverse. 

 

La preuve par les données

Ce serait oublier l'heuristique de disponibilité. Ce "truc" de notre cerveau nous permet d'arriver à des conclusions sur la base d'exemples marquants. C'est la raison pour laquelle, à partir des souvenirs de catastrophes aériennes, on peut avoir peur de l'avion. Pour passer outre l'heuristique de disponibilité, il faut prendre un peu de recul et observer le phénomène dans son ensemble. Pour cela, les données sont nos alliées. 

Des données sur les caractéristiques des politiciens, nous en avons collecté quelques dizaines de milliers, avec l'aide de 318 étudiants de 14 écoles de journalisme en Europe [voir "méthodologie et données" ci-dessous]. Nous avons analysé des données au niveau national, régional et communal, en France et en Europe, depuis les années 1990. 

En élargissant la perspective, on voit que l'extrême droite est différente sur un point: l'âge de ses élus. Pour ce qui est des métiers, des études ou du genre, les élus d'extrême-droite sont comme les autres. Quand ils ne sont pas plus proches encore de l'élite. 

Des petits jeunes... de 48 ans 

En France, les élus d'extrême droite ont en moyenne 48 ans lors de leur élection. Quatre ans de moins que la moyenne des élus, mais pas vraiment des petits jeunes non plus. Pour une Marion Maréchal-Le Pen encore à l'université, on trouve des élus qui ont largement dépassé l'âge de la retraite. Jean-Marie Le Pen (élu à 86 ans), Jean-Michel Dubois (71 ans) ou Jean-Yves Waquet (70 ans) montrent que les seniors ont toute leur place à l'extrême droite. 

Le premier parti... des cadres du secteur privé

Le Front national affirme parler au nom du peuple. Le moins que l'on puisse dire, c'est que le peuple n'y est pas représenté dans toute sa diversité. A en juger par la profession de ses élus, l'extrême-droite en France rassemble surtout les cadres du secteur privé. Comme dans les partis dits "traditionnels", travailleurs manuels et agriculteurs ne sont pas placés en tête des listes électorales. 

La parité en trompe l'oeil

L'extrême droite compte presque autant d'élus que d'élues. C'est même la deuxième tendance la plus paritaire après les écologistes. Les conservateurs (Les Républicains) sont bons derniers, avec trois élues pour sept élus. 

On pourrait y voir la détermination du Front national à donner aux femmes les mêmes chances qu'aux hommes. La réalité est tout autre. Si la parité est obligatoire depuis 2003, les partis peuvent tricher plus facilement sur certains scrutins. Pour les législatives, les candidates sont souvent parachutées dans des circonscriptions difficiles à prendre. Sur les scrutins de liste (élections régionales, où le FN est très fort), les partis doivent alterner entre hommes et femmes. Si l'on ne regarde que les assemblées régionales, le FN est en fait le parti qui compte le moins d'élues

Il aurait été étonnant qu'un parti qui s'oppose à la parité (le programme du FN appelle cela un "racisme inversé") veuille faire élire des femmes. On le voit bien au niveau européen, où les partis d'extrême droite comptent plus d'élus qu'en France: l'extrême-droite compte une élue femme pour deux élus hommes, quasiment le plus faible ratio parmi les six tendances. 

 
Le parti de l'élite
Nous avons retracé le parcours scolaire de près de 500 élus français et les avons séparé en deux groupes: ceux qui sont passé par Sciences-Po (Paris ou autre), l'ENA et HEC, que l'on peut considérer comme des formations d'élite, et les autres. Si Les Républicains arrivent en tête de ce classement, avec un élu sur sept issu de l'élite, la deuxième tendance est... l'extrême-droite, avec un élu sur dix. 

Les jeunes ambitieux sentent la direction du vent. S'ils veulent un jour être ministres, il vaut mieux pour eux choisir un parti à fort potentiel de croissance. David Masson-Weyl en est un bon exemple. Encore étudiant à Sciences-Po, ce "social-souverainiste" a été élu à 22 ans dans la région Grand Est. Mathilde Palix-Androuet, 30 ans, Science-Po, ne s'y est pas trompée non plus. Anciennement proche du PS, elle s'est faite élire au conseil régional d'Île-de-France sur la liste FN quelques mois à peine après son entrée au parti.  

Le FN, "parti du peuple" ? Pas vraiment, c'est même plutôt un parti de notables. On y trouve plus de jeunes qu'ailleurs, c'est vrai. Mais ce sont - au moins en partie - de jeunes gens des grandes écoles qui ont bien compris qu'ils arriveront plus vite au pouvoir en passant par l'extrême droite. 

> Méthodologie et données 

Les données utilisées pour cette analyse proviennent de la plate-forme pédagogique jQuest. Elles ont été collectées par 318 étudiants inscrits dans 14 écoles de journalisme en Europe, dont, en France, l'Ecole Supérieure de Journalisme de Lille, l'Ecole de Journalisme et de Communication d'Aix-Marseille et le Master Journalisme et Médias Numériques de l'Université de Lorraine. 

Les élus y sont classés par tendance plutôt que par parti afin de permettre des analyses dans l'espace (entre pays) et dans le temps (en 20 ans, les conservateurs français sont passés du RPR à l'UMP puis aux Républicains, sans compter les partis de second rang). Les tendances sont déterminées par le rattachement du parti auquel est inscrit un élu au Parlement Européen (un parti rattaché au Parti Populaire Européen, comme Les Républicains, est classé comme conservateur, par exemple). 

En France, le registre national des élus (RNE), maintenu par le ministère de l'intérieur, contient des données similaires mais collectées par les préfectures (les catégories y sont déterminées par le préfet en toute opacité). Notre analyse permet de s'émanciper de ces données gouvernementales et de porter un autre regard sur les élus. Le RNE a néanmoins été utilisé pour valider nos conclusions. 

Les données sont disponibles sur cette feuille de calcul ci-dessous

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Philippe MARTINEZ (secrétaire général de la CGT) : « Valls, Hamon, Macron, Mélenchon... tous sont loin de la réalité du monde du travail »

19 Janvier 2017, 21:07pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

INTERVIEW - Le leader de la CGT juge sévèrement les politiques, tous « loin de la réalité du monde du travail ». Il pense « plus que jamais » nécessaire de mener une « campagne d’explication sur le vrai visage du parti de Marine Le Pen ».

Les deux premiers débats de la primaire du PS ont eu lieu. Que pensez-vous des programmes des candidats?

Ils ne sont pas à la hauteur car ils ne partent pas assez de la réalité du travail. C'est un problème que ne concerne pas qu'eux, d'ailleurs. Prenez la santé. Les politiques en général devraient aller sur le terrain discuter avec les soignants pour prendre la mesure du manque d'effectifs et de moyens. Ils auraient dû aller à Tarbes à la polyclinique de l'Ormeau où nous avons réussi à arracher une belle victoire après 64 jours de conflit. Ils auraient pu rencontrer de jeunes infirmières qui leur auraient expliqué leurs difficultés à faire leur métier dans l'intérêt des malades et non pour faire gagner de l'argent aux actionnaires (…)

LIEN VERS LA SUITE DE L’INTERVIEW CI-DESSOUS :

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Liberté Hebdo 1255: L'édito de Robert (DE VILLE)

19 Janvier 2017, 20:36pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 

EN AVOIR OU PAS

 

II y a, en politique. des posture qui sont sans équivoque des impostures. Il nous faut sons cesse dessiller les paupières, ouvrir les yeux, dégager les Œillères. Quand la droite elle-même crie a l'imposture a gauche, là nous sommes en plein rêve, ou cauchemar, c'est selon.

 

François Fillon veut supprimer les fonctionnaires par centaine de milliers et Gérard Larcher crie qu'il faut des emplois pour sauver le pays, que ce n est pas possible d'avoir autant de pauvres dans le pays. Et baisser les « charges» sur les salaires, bien sûr. Tout en augmentant la TVA. c’est sûr. Bref, ne soyons pas stupides. Reconnaissons que ces hommes sont habiles a présenter le monde tel qu'ils veulent que nous le percevions.

 

 jamais les riches n'ont été aussi riches et  pourtant, on veut nous faire croire que les pauvres doivent se serrer la ceinture, encore, toujours.

Faut-il s'en remettre a leurs oracles pour préparer notre avenir ? Non, bien évidemment. Mais combien ces discours assénés, ressasses sans cesse sur les ondes, sur les écrans, partout, annihilent toutes les volontés, écrasent toutes les envies de changement, poussent au découragement.

En face, les socialistes du PS pensent encore faire illusion après leur désertion en rase compagne. Le panel de candidats, candidement présentés aux heures fortes de l'audimat à nos yeux avides de téléspectateurs, ne nous ravissent pourtant pas. Nous cherchons où ils étaient quand les députés du PCF appelaient à signer le texte pour la motion de censure lors du vote inique de la loi reformant le code du travail. Nous cherchons les cibles des réformistes ou des frondeurs. Et les revoilà dans le marketing politique.

Donnons leur l'occasion de se rassembler derrière Jean-Luc Melenchon pour la présidentielle. Car il ne s’agit pas de donner une leçon a François hollande ou à Manuel Valls. Mais bien de donner une chance à la gauche d'être au deuxième tour des élections présidentielles.

Mais n'en restons pas la. Eloignons-nous un peu de tout cela. Allons de l'avant !

Et regardons encore le bilan extraordinaire et les actions réalisés par la dizaine de députés communistes et républicains qui ont ouvré, toujours, dans I'intérêt collectif.

Qu'aurions-nous obtenu, réalisé, s'ils avaient été plus nombreux à I'Assemblée ?

Ne l'oublions pas.

Et au delà de la présidentielle sachons le faire valoir,  le faire savoir, à l'heure du choix.

Et l'avenir sera différent s'il y a des députés communistes en nombre, ou pas, pour la prochaine législature. 

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La direction du Louvre-Lens abhorre l'élue CGT

19 Janvier 2017, 19:49pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

La direction du Louvre Lens a décidé de ne pas renouveler le contrat de deux médiatrices dont celui de Miryam, secrétaire du syndicat CGT, élue au CT et mandatée au CHSCT. 
Cette décision est inacceptable !

La CSD vient de rédiger un communiqué de presse et une motion adressée à chaque syndicat  pour dénoncer l'attitude de la direction et pour apporter le soutien à Miryam.

Un rassemblement avec "couleurs" est organisé par la CSD au Louvre 
(entrée rue Paul-Bert) le JEUDI 19 JANVIER 2017 à 17 h 15, afin d'accueillir comme il se doit le Président M. Martinez qui vient faire une conférence sur l'exposition "patrimoines"

D'autres initiatives suivront pour maintenir la pression. Mais pour l'instant, le plus important, c'est l'envoi de la motion écrite à la main sur papier à en-tête et la participation au rassemblement.

Cliquez ci-dessous pour agrandir le comité de presse et la motion

La direction du Louvre-Lens abhorre l'élue  CGT
La direction du Louvre-Lens abhorre l'élue  CGT

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La grippe fait monter la fièvre hospitalière

19 Janvier 2017, 19:32pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Au lendemain de la seconde guerre mondiale, deux hommes vont révolutionner les choses dans notre pays et ériger le plus bel héritage politique et social dont nous pouvons encore (pour combien de temps ?) jouir aujourd’hui. Le communiste Ambroise Croizat va créer la sécurité sociale qui repose sur le principe de la cotisation, patronale et salariale. Déconnecter le salaire de l’emploi pour créer un principe d’égalité et de protection de tous face aux aléas de l’existence, la maladie, le chômage … C’est une véritable révolution et un coup féroce porté au capital. Cependant le capital n’a pu que s’enfermer dans un mutisme forcé, accepter sans broncher tant il s’est vautré avec une stupéfiante facilité dans la collaboration avec l’Allemagne nazie. Ils ont été les artisans de la défaite faisant clairement le choix de déposer les armes avant même d’avoir combattu. Seuls comptaient les bénéfices que devaient continuer à dégager leurs entreprises. J’avais déjà expliqué ce principe dans un précédant billet en évoquant la Commune de Paris mais aussi l’appel de la bourgeoisie française à une coalition étrangère pour écraser la révolution française ce qui donnera l’héroïque bataille de Valmy. La bourgeoisie n’a jamais été patriote à l’inverse de la classe ouvrière. Nous ne sommes pas là dans la caricature ou le fantasme idéologique mais bien dans un constat historique établi par des faits. Pour celles et ceux qui veulent aller plus loin, une lecture obligatoire, l’historienne Annie Lacroix-Riz.

Le second personnage que je voulais évoquer est le communiste Maurice Thorez, lui aussi ministre dans le gouvernement provisoire d’après-guerre. Il donne naissance à la fonction publique et plus encore au statut de fonctionnaire. Là aussi on créé un modèle révolutionnaire ; le fonctionnaire est hors de l’emploi, pas de chantage à l’emploi pour lui. Il est payé pour son grade et jouit d’un salaire à vie versé donc pour son grade, pas pour son poste. C’est d’ailleurs pour cela que le chômage n’existe pas dans la fonction publique. Le brillant sociologue Bernard Friot l’explique admirablement bien car c’est le travail de sa vie. Pour les plus jeunes, le vidéaste Usul a expliqué avec pédagogie et talent la thèse de Friot sur sa chaîne youtube. Ainsi de grands et performants services publics verront le jour : l’école, l’énergie, les transports, les télécommunications ou encore la santé. La santé, l’hôpital public, que de nombreux pays nous envient.

Malheureusement, d’un plan d’austérité à un autre, l’hôpital et ses agents sont aujourd’hui en souffrance. Les moyens manquent cruellement pour pouvoir assurer comme il le faudrait le service public qu’ils sont sensés rendre à la nation. Au plus grand désespoir des personnels qui travaillent à flux-tendu, pétris par une souffrance au travail de plus en plus vive. 3 milliards d’euros d’économie exigés par le gouvernement sur le dos de l’hôpital public. C’est avant tout d’ailleurs une recommandation insistante de Bruxelles. Le service public de la santé français coûterait bien trop. Il est un frein à la concurrence et au développement du marché lucratif dans le domaine. Pourtant là où le système de soins coûte 15 % du PIB aux États-Unis, il ne coûte que 10% du PIB en France. Pour un service d’ailleurs plus performant et égalitaire chez nous.

Pour celles et ceux qui ont la possibilité d’échanger avec des agents hospitaliers, vous savez à quel point les conditions de travail sont de plus en plus laborieuses. Un manque cruel de personnel dans les services, des externalisations de services qui ont lourdement précarisé les outils de travail, des fermetures de lits qui ont causé un engorgement ingérable dans les services d’urgences … Les politiques de restriction budgétaire, le nouveau système de gestion via les ARS et l’exclusion des élus des conseils d’administration devenus conseil de surveillance, sabotent le service public de la santé. La stratégie a été la même pour les autres grands services publics ouverts aujourd’hui au privé. Dépecer pour constater avec une fausse et vicieuse incrédulité qu’il n’est plus possible d’assurer la continuité du service. Ainsi faut-il ouvrir au privé pour palier au manque de moyens. Tout cela est parfaitement ficelé et orchestré par une complicité évidente entre politiques et capital. C’est le dévouement et le sens de l’éthique des agents qui font que la machine continue malgré tout de tourner comme elle le peut.

Ainsi ce week end, une grippe particulièrement violente a suffi à mettre à jour tout cela. Beaucoup ont découvert l’état d’urgence de notre système de soins. L’hôpital est malade, frôlant presque le palliatif. Impossible de créer des zones de quarantaine aux urgences tant elles sont pleines à craquer. Des usagers ont attendu plus de 24 heures dans les couloirs avant d’être pris en charge. Les agents explosent leur temps de service pour ne pas laisser les collègues dans cette situation explosive. Les agents sont non seulement débordés, mais ils doivent gérer le mécontentement légitime des familles. Les actes de violences se multiplient envers les agents depuis quelques temps. Cette situation devient lamentablement scandaleuse. Les établissement ne peuvent concrètement déclencher le plan blanc car les moyens sont insuffisants pour l’assurer dans les faits.

Comment un pays comme le nôtre, aussi avancé, peut-il être vaincu par une pathologie aussi banale que la grippe ? Voilà le désastre que le capitalisme est capable d’enfanter. Voilà comment notre civilisation recule lorsque le peuple perd sa vigilance et décide de ne plus donner de suite et de sens à l’indignation. Pourtant, celles et ceux qui se présentent à nos suffrages cette année, du PS à la droite en passant par le FN, nous disent que nous devrons continuer à nous serrer la ceinture et à consentir à de nouveaux sacrifices. L’hémorragie doit donc continuer à l’hôpital car le marché l’exige. La crise, la dette, toutes ces constructions idéologiques du système libéral, du système capitaliste, viennent ainsi justifier le pire. Pourtant on ne cesse de le dire, mais notre pays n’a jamais été aussi riche. Il produit 2000 milliards d’euros de richesses par an. Pourquoi peut on faire basculer 10 points de cette richesse nationale (soit 200 milliards d’euros) des poches des travailleurs à celles des propriétaires du capital et ne pas pouvoir faire le choix d’assurer ce prélèvement pour les services publics utiles à tous ? Ce ne sont pas la crise, ou la dette, ou le besoin autoproclamé de concurrence qui implique cette réalité. C’est un choix idéologique, un choix politique. Ceux qui affirment le contraire sont des menteurs qui servent un intérêt particulier, celui du capital.

Alors que nombreux sont ceux qui travaillent à imposer le logiciel libéral à notre conscience commune, à bâtir une matrice culturelle autour d’une architecture d’affects artificiels, nous ne sommes nous que peu mobilisés à lutter pleinement contre cette pensée, cette guerre idéologique. Qu’on le veuille ou non, l’analyse marxiste de l’organisation économique, politique, culturelle de nos sociétés se vérifie aujourd’hui plus que jamais. La classe possédante est à l’offensive et elle se montre fortement vindicative. C’est la non organisation de notre classe, l’effritement de notre grille de lecture idéologique qui nous plonge dans l’obscurité civilisationnelle en cours. C’est l’absence du rapport de force que le parti communiste de Thorez et de Croizat avait réussi à établir en leur temps qui nous fait aujourd’hui cruellement défaut.

Guillaume Sayon

 
 

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Abrogation de la « Loi Travail »

14 Janvier 2017, 15:19pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Mercredi 11 janvier 2017, le Sénat n'a pas adopté la proposition de loi visant à abroger la loi n° 2016-1088 du 8 août 2016 relative au travail, à la modernisation du dialogue social et à la sécurisation des parcours professionnels, dite "Loi Travail", présentée par Éliane ASSASSI et plusieurs de ses collègues.

Le groupe CRC (Communiste Républicain et Citoyen) au Sénat avait déposé une proposition d'abrogation de la loi Travail. La présidente du groupe a rappelé que cette proposition est un appel à refuser la résignation, à poursuivre la lutte pour placer la question de l'abrogation au cœur des élections présidentielle et législatives. En effet, cette loi imposée par le 49-3 comporte des mesures régressives concernant par exemple les règles du licenciement économique.

« Quel sens y aurait-il à abroger aujourd’hui une loi qui vient tout juste d’entrer en vigueur ? » a demandé dans son intervention la ministre El Khomri. Elle a rappelé que le gouvernement « croyait plus que jamais au bien-fondé et à l’utilité de cette loi ». « Ce texte renforcera nos syndicats, ce texte renforcera les protections des salariés et ce texte renforcera nos entreprises », martèle-t-elle, avant de conclure, droite dans ses bottes : « C’est un choix que le gouvernement assume pleinement : celui d’avancées sociales réelles, inscrites dans le temps long, plutôt que la défense du statu quo et le vacarme parfois vain du temps présent ».

Bel exemple d'avancées avec le quotidien La Voix du Nord : son plan social retoqué l'an dernier, est désormais autorisé. La Voix du Nord a annoncé la mise en place d'un plan social prévoyant la suppression de 178 postes, soit 25% des effectifs, qui devait être présenté le 10 janvier lors d'un comité d'entreprise extraordinaire. Pourtant, l'entreprise est bénéficiaire, avec 5 millions d'euros de résultats net d'exploitation en 2016. L'entreprise utilise donc la réforme des plans sociaux prévue dans la loi Travail, qui permet désormais de licencier en cas de baisse du chiffre d'affaire, même si l'entreprise est bénéficiaire. Merci El Khomri, Macron, Valls qui ont porté cette loi Travail.

Le vote du Sénat, malheureusement pas surprenant, n'a pas adopté cette abrogation de loi proposée par les communistes. Voir ci-dessous le détail des votes. La droite n'a pas participé au scrutin, à l'exception du milliardaire Dassault qui a apporté son soutien à El Khomri en votant contre l'abrogation. Les élus FN qui prétendent défendre les salariés étaient absents. Les écologistes se sont abstenus. Quant au groupe PS, à l'exception de 4 d'entre eux, ils ont été 99 à voter contre la proposition communiste.

Le vote à gauche pour la présidentielle, c'est le vote Jean-Luc Mélenchon qui s'est engagé à abroger la loi Travail. Et pour les législatives, plus il y aura d'élus communistes au parlement, plus les intérêts des salariés seront défendus.

Abrogation de la « Loi Travail »
Abrogation de la « Loi Travail »
Abrogation de la « Loi Travail »

La video est de 4 h 57mn 21s

l' Intervention de la senatrice CRC Eliane Assassi dans la video de 0 à 16 mn 34 s et du sénateur CRC dominique Watrin 16mn 35s à 26 mn 48 s

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La loi travail contre l'emploi : l'exemple de la Voix du Nord

13 Janvier 2017, 23:06pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

La nouvelle a fuité dans le très patronal journal Les Echo : La Voix du Nord le quotidien unique du nord de la France, journal bénéficiaire, compte licencier 25% de ses effectifs. Comment peut on supprimer 178 postes sur 710 lors que l’on fait des bénéfices  ? en application de la Loi Travail !

Bien sûr la direction du journal refuse de s’exprimer mais a convoqué un comité d’entreprise extraordinaire le 10 janvier dernier. Mais ce qui est sur c’est que le journal a dégagé un résultats nets d’exploitation de 5 millions d’euros en 2016 en hausse de 24%. Cela représente 7042€ qui devrait revenir à chaque salarié, près de 600e par mois. Le chiffre d’affaire se monte lui à 131 millions d’euros, en baisse de 2,8%.

Avant la loi travail cette situation aurait interdit de mener un plan de licenciement économique. Mais avec la publication le 10 décembre dernier d’un décret d’application de la Loi Travail, la seule baisse du chiffre d’affaire suffit pour justifier un plan social. Ce qui permet de dire au directeur de la Voix du Nord pour justifier les licenciements cité par les Echos « dans deux ans nous risquions d’être dans le rouge ».

Résultat le patron de la Voix du Nord va réduire les effectifs, supprimer une rotative (supprimant 34 postes sur 83 à l’imprimerie), diminuer de 24 à 20 le nombre d’éditions locales et supprimer à nouveau des moyens dans les rédactions locales. 69 postes de journalistes et photographes seraient directement menacés sur les 340 que compte la rédaction. La vente du siège du journal, à Lille, devant rapporter 36 millions d’euros devrait servir à financer une partie du plan de licenciement.

De source syndicale ont rapporte que le patron voudrait que le journal ne soit constitué que des informations qui auront fait le buzz sur le web la veille. La meilleure façon de faire un journal de qualité assurément ! Rappelons que la Voix du Nord comme la plupart des journaux de la  quotidienne régionale est en situation de monopole. Et largement subventionné par les deniers publics.

Les taquins ne manqueront pas non plus de rappeler à la rédaction de La Voix du Nord que la ligne éditoriale de leur journal n’est pas sans conséquences sur sa situation actuelle. A la fois par la désaffection des lecteurs, mais surtout en raison d’un positionnement politique servant bien souvent la soupe au pouvoir en place. Il serait cruel de rappeler ici la façon dont les manifestants et grévistes pour le retrait de la loi travail ont été traité par les journalistes de ce journal.

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Liberté Hebdo 1254: L'édito de Robert (DE VILLE)

12 Janvier 2017, 17:11pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Liberté Hebdo 1254: L'édito de Robert  (DE VILLE)

LA DEMOCRATIE VAUT MIEUX QUE CE SPECTACLE

 

Les Guignols nous avaient imposés leur caricature des faucons. Avec un commandant Sylvestre plus vrai que nature, un Stallone de latex reconvertit en guide incontesté de la politique internationale.

Les Etats-Unis semblent avoir hérité du pire du pire. Le nouveau capitaine du « plus grand pays du monde », Donald Tramp, semble fait pour apporter sans cesse de nouveaux épisodes à une saga tenant en haleine le téléspectateur-électeur moyen américain.

Victime de ses propres faiblesses en fait, comme un DSK pris la main dans le sac. Ici, l’affaire, si elle est vraie, ressemble de plus à plus à celle d’un éléphant pris la main dans le pot de miel. Sordide cependant toute cette histoire mêlant prostitution et affaires.

Un monde classique pour les hommes de cette trempe ?

 

Après l’affaire des mails de la future ex-première femme présidente, Hillary Clinton, de l’influence des services secrets russes sur le vote des américains, voici, encore, un nouvel épisode digne des pires scénarios de Tom Clancy.

Le roman d’espionnage a de beaux jours devant lui.

Nous ne sommes pas obligés de tout croire. Le théâtre du monde est sans l’ombre d’un doute bien plus créatif que le plus prolixe des littérateurs de gare.

 

A l’évidence, il faut encore s’attendre à d’autres coups de théâtre, avant, et surtout après, l’investiture officielle du nouveau président des Etats-Unis.

Pouvons-nous réellement être surpris du spectacle du monde ?

La gravité doit l’emporter cependant.

Au pire, l’article deux de la constitution américaine permet de destituer le président dans les cas de trahison, corruption ou pour des crimes ou délits majeurs.

Une solution qu’il ferait bon de mettre en œuvre dans notre propre constitution, principalement à l’encontre de ceux qui ne tiennent pas leurs promesses.

 

A l’heure des réflexions pré-électorales, où toutes les trahisons et les mauvais coups possibles cherchent à entraver le meilleur rassemblement possible, nous ne devons pas oublier les deux mandats qui se sont écoulés.

Pour ne pas sombrer dans un brouillard démocratique comme les USA, nous ne devons pas oublier que ce sont nos actes qui changent les choses.

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un peu d'humour !

11 Janvier 2017, 19:32pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

A écouter sans modération. 

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Est-ce que c’est vrai que la france insoumise présente des candidats aux législatives contre les députés communistes?

11 Janvier 2017, 18:40pm

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Les voix officielles se multiplient aux Etats-Unis pour dénoncer le rôle des médias dans le « déclin » de leur système démocratique… En particulier un média russe en anglais RT, qu’il nous arrive ici fréquemment de traduire. Il est vrai que tout cela prend pour ce pays l’allure d’une apocalypse dont ils ne savent comment se prémunir sinon par une bonne guerre que réclament à corps et à cri les monopoles financiarisés de l’armement qui sont la véritable base d’intérêt commun entre les Etats-Unis et l’Europe en particulier un pays comme la France.


Parce qu’en matière de déclin de la démocratie, la France aussi a sa part, non seulement parce que son système médiatique qui a la particularité d’être directement lié au niveau de sa propriété aux marchands d’armes, de Dassault à Lagardère, mais parce que ses élites politiques et culturelles font ce qu’il faut pour nous écœurer. Pour une part cela tient aux institutions, à la manière dont elles excluent désormais du débat public ceux qui ont le plus besoin du changement et qui se réfugient dans l’abstention. Le cirque électoral autour d’un individu souvent gonflé aux médias comme les poulets le sont aux hormones (on pense à Macron, mais pas seulement) détruit peu à peu un autre militantisme au quotidien qui faisait régner la solidarité dans les quartiers populaires et liaient le monde de la culture, celui de l’éducation, de la santé aux revendications populaires. A ce tissu social, pour l’essentiel représenté par le PCF, au niveau politique, a succédé une pseudo élite médiatique qui oblige à dire la même chose. Ce que veut le capital d’une manière ou d’une autre y compris et surtout quand on joue l’anti-système.

C’est pour cela que nous avons décidé que notre blog ne participerait pas à cette palinodie de l’élection présidentielle. Mais il me paraît nécessaire de poser une question : 

Est-il vrai que Jean Luc Mélenchon et la France insoumise présente des candidats au législatives contre les députés communistes, en particulier le président du groupe André Chassaigne et dans d’autres circonscriptions. La seule excuse qui nous a été présentée est incroyable, il semble que la France insoumise ait décidé de sanctionner ceux qui s’étaient prononcés pour une candidature communiste. Reconnaissez que si tel était le cas ce serait une double canaillerie, d’abord parce que cela prouve la conception de l’alliance qui est celle de la France insoumise et son grand leader bien aimé et ensuite parce que ces gens-là prétendent donc désormais interdire tout débat dans le parti ?

La conception de l’alliance c’est la même que celle de Mitterrand, il s’agit « de plumer la volaille communiste », et permettez-moi de dire par expérience que l’on ne peut rien attendre de bon d’un social-démocrate, fut-il mâtiné de vert et de gauchisme quand il choisit d’affaiblir le PCF. Nous venons pourtant de faire l’expérience avec la loi El Khomery de la nécessité d’élus communistes, pourquoi Mélenchon diviserait-il notre camp alors même qu’il n’a aucune chance d’être élu et que comme l’a prouvé sa campagne à Hénin Beaumont ses chances sont encore plus réduites au niveau local. Il assurera ce faisant un élu soit à la droite, soit à l’extrême-droite.

 

Mais pire encore la mise en tutelle et la volonté d’en finir avec le parti communiste semble aller plus loin que le PS n’a jamais osé le fairepuisque ce qui est sanctionné ici c’est le fait qu’André Chassaigne comme pratiquement une moitié des adhérents se soit prononcé pour une candidature communiste. Peut-on aller plus loin dans la mise en tutelle? Et ceux qui ont contribué à cette situation portent une lourde responsabilité.

 

S’il s’avérait que cette manière d’agir de la France insoumise et de Mélenchon se maintenait il me serait impossible de voter pour lui et d’appuyer une démarche complètement aventuriste.

 

Nous espérons donc un démenti.


Danielle Bleitrach

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GOODYEAR Amiens : En appel, un salarié relaxé et jusqu’à 12 mois de prison avec sursis pour les 7 autres –

11 Janvier 2017, 18:36pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Les huit salariés se sont exprimés à l’issue de la décision de la cour d’appel.

Mickaël Wamen, leader CGT, condamné à 12 mois de prison avec sursis trouve la « décision scandaleuse ». Il parle d’une « justice de classe pilotée par l’Etat ».

Mickaël Mallet, également condamné à 12 mois de prison avec sursis indique : « ce n’est pas un échec mais ce n’est pas une victoire non plus ».

Reynald Jurek, élu CGT, a été condamné à 12 mois de prison avec sursis a expliqué : « c’est une mascarade. Les élus CGT ont pris les peines les plus importantes alors que l’on n’était pas jugés pour violences en réunion ».

Hassan Boukri est le seul salarié à être entièrement relaxé. Il a affirmé : « je suis partagé entre le soulagement personnel et la peine de voir mes camarades condamnés. Je ne comprends pas pourquoi j’ai été relaxé et pas les autres ».

Pour l’avocat des salariés, Fiodor Rilov, le combat judiciaire continue en cassation.

De la relaxe à 12 mois de prison avec sursis

Un salarié a été entièrement relaxé, un autre a été condamné à 2 mois de prison avec sursis, deux salariés ont été condamnés à 3 mois de prison avec sursis et 4 salariés condamnés à 12 mois de prison avec sursis. Les condamnations sont assorties de 5 ans de mise à l’épreuve.
Il est reproché à ces huit salariés de Goodyear Amiens d’avoir retenu deux cadres pendant les discussions sur la fermeture du site.
En première instance, les huit salariés, tous membres ou sympathisants de la CGT, ont été condamnés à 24 mois de prison dont 9 ferme.

Ce mercredi matin, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées devant le palais de justice d’Amiens pour soutenir les huit salariés de Goodyear.

 

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Vœux de Pierre Laurent et du PCF 2017

10 Janvier 2017, 17:50pm

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Assistanat : un mythe qui ronge la solidarité

10 Janvier 2017, 17:24pm

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