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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Articles avec #elections

Dominique Watrin: Présidentielles 2ème tour, à mon avis

26 Avril 2017, 16:22pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Macron, nous le connaissons particulièrement, nous les parlementaires communistes, qui l’avons combattu dans l’hémicycle en nous opposant frontalement à lui sur des questions comme les prud’hommes, le travail du dimanche, la flexibilisation et la précarisation des emplois, la concurrence sauvage au niveau des transports...

Ce combat, nous le continuerons, notamment s’il s’avisait de mettre en application son projet de passage de notre système de retraite à prestations définies vers un tout autre système à cotisations définies, faisant du montant des pensions la variable d’ajustement.

Dans une situation compliquée, le score obtenu par Jean-Luc Mélechon peut constituer un espoir. Cependant, le système institutionnel étant ce qu’il est, il nous faut faire un choix. Pour cela, il faut en premier lieu faire barrage à Marine Le Pen en utilisant le seul bulletin qui lui est opposé.

Rester indifférent, ne serait-ce pas contribuer nous aussi à la dramatique entreprise de dédiabolisation du FN alors que celui-ci ne cesse de monter (à élection comparable) et constitue une menace réelle et sans précédent pour la démocratie, la République et la paix ?

Croyons-nous que nous serons plus forts quand dans nos communes du Bassin Minier, au soir du deuxième tour, Marine Le Pen afficherait des scores de 70% et plus ?

Est-ce ainsi que nous nous préparerons le mieux au combat des législatives alors que pour la première fois depuis très longtemps nous pouvons faire élire un député communiste dans la troisième circonscription ?

A chacun d’y réfléchir, à chacun de faire selon sa conscience, pour ma part j’ai choisi et j’assume.

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Réaction du PCF 62 au résultat du premier tour des élections présidentielles

26 Avril 2017, 16:20pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Réaction du PCF 62 au résultat du premier tour des élections présidentielles

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Avion: Grand meeting des communistes du 62

26 Avril 2017, 15:56pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Avion: Grand meeting des communistes du 62
Avion: Grand meeting des communistes du 62

La bataille électorale bat son plein, les initiatives se multiplient, les communistes sont dans l'action.

Deux faits à ne pas négliger :

1) La souscription

Le besoin pour assumer les dépenses liées aux élections est de plus de 100.000 euros. La souscription doit être le moyen de permettre partout dans le 62 d'exprimer la voix des communistes.

2) Grand meeting départemental et grand banquet le samedi 13 mai 2017 à partir de 17h- Avion Parc des Glissoires (sous chapiteau).

Sont invités, l'ensemble des  candidats communistes aux législatives, de même les sympathisants, à participer à ce moment politique et festif.

Sous un grand chapiteau, créons l'événement avec un meeting populaire et une belle soirée populaire.

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L'inposture FN

15 Avril 2017, 07:19am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

L'imposture FN

Vidéo à partager pour dévoiler l'imposture du Front national et les mensonges de Marine Le Pen. Le meilleur barrage au FN c'est le vote pour Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle et pour les candidats soutenus par le PCF aux législatives

Publié par PCF - Parti Communiste Français sur lundi 10 avril 2017

Le PCF dévoile l'imposture du Front national et les mensonges de Marine Le Pen. 
Le meilleur barrage au FN c'est le vote pour Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle et pour les candidats soutenus par le PCF aux législatives

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Arras: Election présidentielle

12 Avril 2017, 18:04pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Collage en soirée par la Jeunesse Communiste  Arrageoise (Leïla et Rémi) après avoir, dans la matinée distribué des tracts à voter Mélenchon sur la brocante de Biache Saint Vaast dimanche matin.

 

 

Arras: Election présidentielle

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Hamon doit céder la place à Mélenchon

12 Avril 2017, 15:08pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Hamon doit céder la place à Mélenchon

Certain de la défaite du candidat du PS, le philosophe Patrice Maniglier lui demande de retirer sa candidature dans une lettre ouverte.

Monsieur Hamon,

Je fais partie de ces gens qui ont souhaité votre victoire aux primaires de feu la «Belle alliance populaire», de ceux qui ont appelé à une candidature unique de cette dernière, des écologistes et de La France Insoumise, quand il semblait naturel que vous la représentiez, quand vous deviez la représenter, de ceux qui ont été agacés par l’attitude de M. Mélenchon lorsqu’il paraissait s’opposer à cette fusion pour des raisons que je croyais alors d’ambition personnelle.

C’est dans la continuité de ce mouvement d'adhésion que je m’adresse à vous pour vous prier d’envisager sérieusement l’hypothèse d’un retrait de votre candidature en faveur de M. Mélenchon.

Nous savons tous combien cette décision paraît invraisemblable, même a priori scandaleuse. Mais seuls les gestes qui trouent la vraisemblance ouvrent des espaces authentiquement politiques, car ils découvrent soudain une brèche dans laquelle s’engouffre l’enthousiasme collectif, celui qui nous donne la force d’inventer ensemble au lieu de nous condamner à gérer la nécessité.

Nous sommes devant une situation exceptionnelle. Aujourd’hui, la perspective d’une victoire de la réorientation de la gauche de gouvernement dans le sens d’une résistance plus décidée aux lois des puissants, que nous avons tant attendue, semble à portée de main. Cette orientation, vous la représentez. C’est elle qui vous a mis dans la position exacte où vous êtes actuellement. Ne pas tout faire pour lui permettre de s’accomplir est tout simplement trahir l’esprit même de votre candidature actuelle.

Or, dans la situation où nous sommes, il semble clair que votre campagne n’a pas su convaincre les électeurs. Certes, vous me direz que les sondages sont incertains, qu’on a toujours des surprises, etc. Mais vous savez bien que, si les sondages ne peuvent pas prédire l’avenir, ils donnent en revanche du présent une image assez exacte ; et surtout, ils ne se trompent jamais du point de vue des tendances. Or les tendances ne laissent aucun doute : votre candidature s’effondre, celle de Jean-Luc Mélenchon explose. A deux semaines de l’élection présidentielle, nous ne pouvons pas nous abuser nous-mêmes en nous faisant croire à un retournement. Vous perdrez, et vous perdrez durement.

Que se passera-t-il à l’issue de votre défaite ? Les cadres du Parti socialiste qui vous ont si honteusement trahi et ont à la fois vidé la primaire de son sens et rendu votre campagne impossible (car comment faire confiance à un homme en qui son propre parti ne fait pas confiance ?) vous attribueront la responsabilité de la défaite. Ils reprendront le Parti socialiste, qui leur appartient, et tout l’effort de rénovation dont vous êtes porteur s’évaporera. Ils auront pour eux la victoire de M. Macron. Vous connaissez votre appareil : c’est un parti d’élus, l’essentiel de ses forces ira vers les forts, ceux qui paraissent les plus susceptibles de les faire élire ou réélire, qui seront ceux qui se sont ralliés à la «majorité présidentielle». Vous serez balayé, vous et tout ce que vous représentez, à quoi, justement, nous tenons.

Il y a une autre hypothèse : vous renoncez maintenant à votre candidature en faveur de Jean-Luc Mélenchon ; la dynamique que ce dernier a acquise lors des dernières semaines sera confirmée à tel point qu’un certain nombre d’électeurs anticipés de M. Macron se diront qu’il n’y a plus lieu de céder à l’argument du vote utile en renonçant à leurs convictions profondes et que Jean-Luc Mélenchon peut, tout aussi bien que l’ancien ministre des Finances, nous éviter un second tour entre ces deux nuances de la droite extrême que sont M. Fillon et Mme Le Pen ; ce mouvement se nourrissant de lui-même, la confiance attirant la confiance, le candidat de La France Insoumise pourra alors très vraisemblablement gagner l’élection présidentielle. C’est vous, et non pas M. Valls et ses amis, qui serez alors en mesure de suggérer à votre parti de rejoindre une alliance autour de la «majorité présidentielle», une majorité de gauche avec des nuances et des couleurs variées. Ne craignez pas de céder tout à M. Mélenchon. L’élection présidentielle est une chose ; les législatives, une autre. Vous pourrez au contraire encourager les Français à doter l’exécutif présidentiel d’une force législative constructive et critique, portée par un Parti socialiste rénové.

Je conçois les objections de principe nombreuses qui vous viennent à l’esprit. Comment pourrais-je priver de candidat les millions de citoyens qui m’ont désigné pour les représenter ? Mais ceux qui ont voté pour vous l’ont fait justement parce qu’ils souhaitaient une authentique alternative au sein de la gauche de gouvernement dont les ont privés depuis des décennies les cadres du Parti socialiste contre lesquels vous avez vous-même lutté. C’est en ne vous retirant pas, et donc en empêchant la victoire de cette réorientation, que vous les trahissez. Et vous ne nous ferez pas croire que M. Mélenchon n’incarne pas cette réorientation : lorsque vous vous croyiez le favori, vous le disiez assez. Certes, il y a d’importantes nuances tant de fond que de forme entre vos deux propositions, mais elles ne sont pas du genre qui méritent de nous condamner à reconduire la situation politique que nous connaissons depuis si longtemps, coincés entre des politiques d’alignement néolibéral et une menace néofasciste toujours croissante, l'une alimentant l'autre.

Vous ne nous ferez pas croire non plus que le même parti qui s'est retiré à l'unisson du deuxième tour des élections régionales pour «faire barrage au Front national», parfois au profit de droites très dures, n’est pas capable d’envisager de se retirer pour des raisons qui ne sont pas, pour une fois, uniquement négatives, qui ne tiennent pas exclusivement à l’épouvantail frontiste, mais visent à construire véritablement quelque chose, porter une espérance et ouvrir une perspective. Brisons la malédiction qui semble mettre depuis tant d’années le Parti socialiste du mauvais côté de l’histoire, du côté qui la rend toujours plus désespérante.

J’entends d’ailleurs avec surprise beaucoup de fidèles électeurs socialistes parmi mes amis s’indigner soudain qu’on les appelle au vote utile. Mais votre candidature n’est pas comme celle de M. Poutou une candidature de témoignage ou d’agit-prop. Cela a des avantages (il vous arrive d’être élu), mais aussi des inconvénients : la cohérence (et donc l’honnêteté véritable) exigent de vous que vous cédiez à l’esprit de responsabilité dont la gauche de gouvernement se revendique depuis toujours, autrement dit que vous fassiez des compromis douloureux pour faire gagner dans les urnes les grandes orientations que vous défendez.

Certes, en prenant seul cette décision, vous court-circuitez les appareils qui ont organisé la primaire. Mais ce sont les têtes dirigeantes du Parti socialiste, et d’abord M. Valls, qui ont vidé la primaire de son sens. L’appareil n’a pas su se défendre, il est même en réalité complice, vous ne lui devez rien. D’ailleurs, vous lui rendrez service. Reste la question des frais de campagne. Mais vous pouvez lancer une souscription populaire et je crois sincèrement que vous verrez alors quel bel élan populaire vous accompagne dans ce geste.

Monsieur Hamon, j’en appelle à votre esprit de responsabilité, à votre rigueur et à votre courage. Je crois en toute bonne foi qu’à la réflexion, vous devez vous-même vous rendre compte qu’aucune des objections au retrait de votre candidature ne tient à l’examen. Ne privez pas ceux qui vous ont porté d’une opportunité historique.

Si vous n’avez pas le courage d’accomplir ce geste d’espoir, alors ce n’est plus à vous que nous devons nous adresser mais à tous vos électeurs, pour les inviter à prendre, eux, cette responsabilité que vous n’avez pas le courage de prendre, pour qu’ils vous abandonnent massivement à la défaite certaine qui vous attend et portent leur suffrage sur le seul candidat aujourd’hui en mesure de rouvrir l’espace politique, Jean-Luc Mélenchon.

Patrice Maniglier philosophe

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A Gauche toute , pour les présidentielles

10 Avril 2017, 16:36pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

A Gauche toute , pour les présidentielles

Je ne crois pas aux sondages, mais aux discussions que nous, les communistes de l'Arrageois avons, depuis plusieurs jours avec des hommes et femmes de gauche, des citoyens engagés ou non, des salariés, des jeunes pendant nos distributions de tracts ou nos collages d’affiches:

 

Jean-Luc Mélenchon peut se qualifier au second tour de l’élection présidentielle, c’est une hypothèse désormais plausible.

 

Mais il y a encore des millions d’électeurs et d’électrices indécis, qui ne voient pas ce qui peut sortir de bon pour eux de cette élection. C’est vers eux qu’il faut se tourner dans les jours qui viennent car encore une fois, rien n’est fait.

 

Depuis des mois, nous, les communistes, portons l’ambition d’un rassemblement à vocation majoritaire, une nouvelle majorité de gauche pour mettre en oeuvre une autre politique.

 

Concernant la présidentielle, le peuple de gauche est en train d’opérer ce rassemblement en portant sa voix sur celui qui à gauche paraît en capacité de figurer au second tour et de l’emporter, nous l’espérons.

 

Comme toujours sauf que cette fois-ci il ne s’agit pas du candidat du PS, mais de Jean-Luc Mélenchon. Cette fois-ci ce n’est pas notre candidat qui subit l’effet du vote utile.

 

Mais le rassemblement, le mouvement à vocation majoritaire nécessaire à la présidentielle comme aux législatives restes à construire. 

 

Et cette question se posera, quel que soit le résultat de la présidentielle à l’ensemble de la gauche, des forces qui veulent tourner la page de l’austérité.

 

Tout comme se posera ensuite la question des mobilisations des salariés, du monde du travail face aux licenciements boursiers, face à l’évasion fiscale, pour abroger des lois et pousser le plus loin possible les exigences de justice sociale, de partage des richesses pour la satisfaction des besoins.

 

En un mot, pour sortir de la crise et de l’austérité et ouvrir dans notre pays une période de conquêtes sociales et démocratiques face à la finance et aux forces de l’argent.

 

Ce débat s’imposera à toute la gauche après la présidentielle en vue des législatives. C’est le sens de notre interpellation de toutes les forces disponibles en vue d’une nouvelle majorité, et notamment pour conquérir au nom du Parti Communiste, d’autres circonscriptions, telle que la 1ère et la 2ème dans le Pas de Calais.

 

Nous communistes de l'Arrageois, sommes disponibles pour en discuter avec le peuple, sur les contenus d’une autre politique à partir de conquêtes sociales, d’une 6e république, de la lutte contre la finance et les forces de l’argent, du développement humain, de la sécurité et de la paix.

 

La grande paix humaine est possible disait Jaurès, c’est ce qu’a rappelé Jean-Luc Mélenchon ce dimanche à Marseille.

 

 

 

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PCF CLIP DE CAMPAGNE

8 Avril 2017, 07:24am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

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Sondage BVA : vers un match à quatre pour le second tour

8 Avril 2017, 07:06am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 Sondage BVA : vers un match à quatre pour le second tour

Le dernier sondage réalisé pour la presse régionale marque un net resserrement, avec notamment une forte percée de Mélenchon

A deux semaines de la fin de la campagne présidentielle, le suspense n'a jamais été aussi intense pour connaître les deux qualifiés pour le second tour. Notre dernier sondage BVA pour La Provence et la presse régionale indique en effet que les positions se resserrent. En tête, les deux leaders des intentions de vote que sont Marine Le Pen et Emmanuel Macron perdent tous les deux du terrain. Ils totalisent chacun 23% des intentions de votes.

 Sondage BVA : vers un match à quatre pour le second tour

Derrière François Fillon reste stable à 19% tandis que Jean-Luc Mélenchon poursuit sa progression, gagnant quatre points par rapport à la semaine dernière et donc jeu égal avec François Fillon. Dès lors, toutes les hypothèses sont ouvertes pour le second tour. Si Benoît Hamon est largué avec 8,5%, ils sont donc désormais quatre à pouvoir raisonnablement prétendre être présents au second tour de cette présidentielle.

 Sondage BVA : vers un match à quatre pour le second tour

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Emmanuel MACRON : « JE SUIS POUR UNE SOCIÉTÉ SANS STATUTS » et 29 autres citations du candidat des banquiers

3 Avril 2017, 17:50pm

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Emmanuel MACRON : « JE SUIS POUR UNE SOCIÉTÉ SANS STATUTS » et 29 autres citations du candidat des banquiers

30 des pires déclarations d’Emmanuel Macron

1. « Si j’étais chômeur, je n’attendrais pas tout de l’autre, j’essaierais de me battre d’abord. »

2. « Il faut des jeunes Français qui aient envie de devenir milliardaires. »

3. « Bien souvent, la vie d'un entrepreneur est bien plus dure que celle d'un salarié, il ne faut pas l'oublier. Il peut tout perdre, lui, et il a moins de garanties. »

4. « Il y a dans cette société (Doux) une majorité de femmes. Il y en a qui sont, pour beaucoup, illettrées. »

5. « Le libéralisme est une valeur de gauche »

6. « Les salariés français sont trop payés » « Les salariés doivent pouvoir travailler plus, sans être payés plus si les syndicats majoritaires sont d'accord. »

7. « Le FN est, toutes choses égales par ailleurs, une forme de Syriza à la française, d'extrême-droite. »

8. « Je n'aime pas ce terme de modèle social. »

9. « Être élu est un cursus d'un ancien temps. »

10. « Vous n'allez pas me faire peur avec votre t-shirt, la meilleure façon de se payer un costard c'est de travailler. »

11. « Les britanniques ont la chance d’avoir eu Margaret Thatcher »

12. Je dis aux jeunes : « ne cherchez plus un patron cherchez des clients »

13. « La France est en deuil d’un roi »

14. « Je suis pour une société sans statuts »*

15. « Je ne suis pas là pour défendre les jobs existants »

16. « Le chômage de masse en France c’est parce que les travailleurs sont trop protégés »

17. : Il qualifie ceux qui, au sein du PS, s’opposent à sa loi (308 articles réactionnaires dont le travail le dimanche, de nuit, ou la privatisation du don du sang) de « foyer infectieux » ou de « fainéants ». « Je pense qu’il y a une politique de fainéants et il y a la politique des artisans. »

18. : « Chaque candidat qui sera investi signera, avec moi, le contrat avec la Nation. Il s'engage à voter à mes côtés les grands projets, à soutenir notre projet." "Pas de frondeurs" ( l'article 27 de la loi fondamentale dispose que "tout mandat impératif est nul. Le droit de vote des membres du Parlement est personnel")

19. : Finie la protection sociale basée sur le salaire. Macron propose ainsi un transfert géant de 450 milliards de cotisations sociales du salaire brut payé par le capital (eux) sur celui de l'état payé par l'impôt (nous).

20. : « Je vais faire un CICE durable »

21. : « Je ne vais pas interdire Uber et les VTC, ce serait les renvoyer vendre de la drogue à Stains »

22. : « Je compte sur vous pour engager plus d’apprentis. C’est désormais gratuit quand ils sont mineurs »

23. : « Il n’y a pas de culture française »

24. : « Vu la situation économique, ne plus payer les heures supplémentaires c’est une nécessité » (à Davos !)

25. : « La gauche classique est une étoile morte. L’idéologie de gauche classique ne permet pas de penser le réel tel qu’il est »

26. : « C'est une erreur de penser que le programme est le cœur » d'une campagne électorale » « la politique, c'est mystique »

27. : « 35 h pour un jeune, ce n’est pas assez »

28. : « Je vous ai compris » dit-il aux pieds-noirs à Toulon

29. : « Il n’y a pas de culture française mais des cultures »

30. : « La politique c’est mystique »

Lorsqu'Emmanuel Macron déclare : « Je suis pour une société sans statuts », l'ex « associé-gérant » de la Banque Rothschild explicite les lois majeures de l'Union européenne : dans un système de « concurrence libre et non faussée », où s'exerce « la libre circulation des capitaux, des hommes et des marchandises », le législateur bruxellois traduit « plus de frontières nationales », plus de « Code du travail », plus de garanties, ni de protection pour la population, les salariés en premier...

En clair, l'Union européenne doit être pour l'oligarchie l'équivalent du renard libre dans une basse-cour libre, c'est-à-dire un espace où les prédateurs des multinationales auraient tous les droits de piller sans restriction aucune.

Emmanuel Macron a bien fait de nous le rappeler.

Jean Lévy

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La Guyane ? Une île, pour Emmanuel Macron (video)

27 Mars 2017, 17:11pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

La Guyane ? Une île, pour Emmanuel Macron (video)

Emmanuel Macron aurait-il un problème avec la géographie ? Le candidat d’En Marche a surpris dimanche avec une déclaration sur la Guyane, où une grève générale débute ce lundi.

Depuis un marché de Sain-Denis, à la Réunion, il a expliqué :

"La situation en Guyane, depuis plusieurs jours, est grave. Mon premier mot est celui d’un appel au calme parce que bloquer les pistes d’aéroport, bloquer les décollages, parfois bloquer le fonctionnement de l’île, ne peut être une réponse apportée à la situation."

Mais quelle île ?

L’ex-ministre s’était déjà illustré par un message posté sur Twitter dans lequel il parlait de "Mathias, lycéen à Bourg-en-Bresse. Il rejoint sa mère expatriée en Guadeloupe pour Noël". Un terme mal choisi pour une île (cette fois) française.

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Marine Le Pen pose en selfie avec un député homophobe et antisémite

27 Mars 2017, 17:05pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Marine Le Pen pose en selfie avec un député homophobe et antisémite

Marine Le Pen tout sourire au côté d’un député russe homophobe et antisémite.

Avant d’y obtenir une entrevue avec Vladimir Poutine, Marine Le Pen avait rencontré une délégation de membres de la Douma, parmi lesquels Vitali Milonov, connu pour avoir rédigé la loi sanctionnant la "propagande homosexuelle", en février dernier, il s’en était pris à deux conseillers municipaux de Saint-Pétersbourg, de confession juive : "Les chrétiens ont survécu malgré le fait que les ancêtres de Boris Vichnevski et de Maksim Reznik nous ont cuits dans des chaudrons et nous ont jetés pour être déchirés par des bêtes sauvages."

"Marine Le Pen, c’est la diplomatie à la Richard Virenque, à l’insu de son plein gré...", a ironisé sur France 3, Alexis Corbière, le porte-parole du candidat de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon.

"Marine Le Pen n’est pas Céline Dion ou Beyoncé, elle n’a pas à faire de selfies comme cela, surtout quand on prétend diriger la France. A quelques jours de la présidentielle, s’afficher avec un chef d’Etat étranger, ce n’est pas un bon signe", a ajouté Alexis Corbière, faisant allusion à la rencontre, au Kremlin, entre Vladimir Poutine et la présidence du Front national.

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Si nos mots pouvaient tout dire.

27 Mars 2017, 16:55pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

« Lorsque, nous dit le texte, certain(e)s souhaitent monter des murs, refermer la porte de l’immigration, se replier sur soi, quand ce n’est pas un mépris de classe contre celles et ceux qui vivent dans les ghettos savamment construits ; alors un racisme avéré et/ou larvé progresse aussi rapidement que les violences policières ou le chômage inhérent au système qui amène en même temps nos collègues à des gestes désespérées. C’est une même matrice, le système capitaliste. Dans le système de la misère organisé(e), le revenu universel tel qu’il est proposé amène la société entière dans une impasse. Un cul-de-sac, cela ne constitue pas une solution pour les plus de 8 millions de privés d’emploi, ni pour les non relations sociales que cela implique... »

Reprenons le texte de Vincent...

Michel Peyret

La semaine dernière a été marqué par le suicide de deux personnes sur leur lieu de travail. Deux agents de la fonction publique, l’une travaillant dans un hôpital et l’autre dans à la SNCF, ont exprimé le plus grand désarroi et en sont arrivés à un geste désespéré et révoltant.

Au travail, combien d’entre nous souffrent d’amplitudes horaires gigantesques ? Combien de travailleuses et travailleurs dans le médico-social n’ont plus l’impression de réaliser des tâches d’accompagnement avec le soin nécessaire pour chaque personne mais font maintenant malheureusement partie d’une chaîne de production qui fonctionne à flux tendu. On en arrive a exprimer le temps consacré par personne à quelques minutes ?!

Elles et ils sont tellement dans cette situation que l’infirmière a mis fin a sa vie le jour même où partout en France les travailleurs(es) de ce secteur étaient en grève contre justement ce type de situation.

Au travail, combien d’entre nous ont des relations houleuses avec leur hiérarchie qui assure au mieux son rôle de rouage dans le système capitaliste ? Chaque échelon hiérarchique des grandes entreprises, ou services publics, garantissent trop souvent son rôle d’écraseur social des ouvrier(e)s, des employé(e)s qui se retrouvent désemparé(e)s et noyé(e)s dans un océan de tâches, de stress et finalement de mal vivre au travail.

Le cheminot était délégué syndical SUD à Saint Lazare, le contexte précisé dans le communiqué du syndicat ne laisse aucun doute sur la discrimination syndicale qu’il subissait. Cela renvoie aux centaines d’assignations devant la justice de tous les syndicalistes qui représentent pourtant des revendications légitimes. Le capitalisme ne veut plus se permettre que les travailleurs tentent d’échapper à la misère qu’il crée.

La semaine dernière une travailleuse et un travailleur ont été amené de par leurs conditions de travail à des gestes dramatique. Deux personnes de trop à rajouter à une liste écœurante.

Dans quelle planète vivent les personnes souhaitant représenter notre peuple, tout en représentant le capitalisme ?

Rapidement le constat est alarmant.

Untel se fait offrir des costards qui représentent la moitié d’un salaire annuel au smic, et par dessus le marché ne trouve rien à redire, untel ne se présente pas devant la justice, untel se sait pas remplir une feuille d’impôt, untel passe de temps à temps à l’assemblée nationale (17 semaines sur 40 lors des dix derniers mois).

> C’est à qui supprimera le plus de fonctionnaires,
> C’est à qui rejettera le plus d’immigré(e)s ou de personnes issues de l’immigration, 
> C’est à qui qui exclura le plus de travailleurs de l’emploi en les renvoyant vers un RSA amélioré,
> C’est à qui qui demandera de travailler encore plus que 70h par semaine.

Ces propositions sont d’ores et déjà une réalité pour un grande partie de travailleurs(es).

La suppression des fonctionnaires, est, on a pu catastrophiquement le re-noter la semaine dernière une réalité au sens propre du terme. La cruauté de l’organisation de nos services publics aujourd’hui fait qu’il n’y aurait plus besoin de voter des budgets supprimant les crédits de la fonction publique, ils attendent mais que les travailleurs mettent fin à leur jours. C’est une inhumanité sans nom. C’est une barbarie.

Lorsque certain(e)s souhaitent monter des murs, refermer la porte de l’immigration, se replier sur soi, quand ce n’est pas un mépris de classe contre celles et ceux qui vivent dans les ghettos savamment construits ; alors un racisme avéré et/ou larvé progresse aussi rapidement que les violences policières ou le chômage inhérent au système qui amène en même temps nos collègues à des gestes désespérées.

C’est une même matrice, le système capitaliste.

Dans le système de la misère organisé(e), le revenu universel tel qu’il est proposé amène la société entière dans une impasse. Un cul-de-sac, cela ne constitue pas une solution pour les plus de 8 millions de privés d’emploi, ni pour les non relations sociales que cela implique : non relations entre personnes tout simplement, non cotisations sociales dans un système solidaire et non système de production dans notre pays. Si l’on voulait exclure tout un pan de la population qu’on s’y prendrait pas autrement.

Ce mal vivre au travail ne peut que déborder sur toute notre vie.

>>>Quand celui-ci occupe l’essentiel de nos journées.
>>>Que cela permette de subvenir à nos besoins.
>>>Quand on compte une personne active sur sept privé(e) d’emploi.
>>>Quand on vend notre force de travail sur un marché similaire à celui de bestiaux au nom de la liberté économique.
>>>Quand loi travail rime avec suppression d’emploi.
>>>Quand du jour au lendemain on peut basculer dans le cauchemar parce que l’ employeur est parti avec les machines.

Alors l’ensemble de nos vies devient précaire, comme nos insomnies, nos relations sociales, nos logements, bref TOUTE notre vie est affectée, dans tous ces aspects.

Le capitalisme nous méprise. Les personnes qui font fonctionner ce système inhumain, et redoublant d’intelligence dans cette atrocité, sont dans un monde parallèle.

Dans notre monde, nous nous serrons les coudes quand l’emploi vient à manquer, parce que nous savons bien que le travail lui existe. Et nous souhaitons que le salaire soit socialisé.

Dans notre monde on s’organise collectivement pour lutter quand les patrons prennent des décisions injustes, ce sont toutes les manifestations qu’il y a eu toute la semaine dernière du 6 au 13 mars, on peut d’ailleurs difficilement les énumérer et cela continue le 21 mars à l’appel interprofessionnel de la seule CGT au niveau national.

Dans notre monde on passe dire bonjour aux collègues, savoir si cela ce passe bien, comment s’organise le travail, et voir même si l’on peut faire quelque chose pour changer la situation. On se saisit de l’outil syndical, pour qu’il soit notre propriété de travailleurs(es), de jeunes, où chacun « compte pour un ».

Dans notre monde on prend nos outils, on cherche ensemble le marteau et la faucille.

Dans notre monde on se bat, le drapeau rouge flottant, le poing levé toujours plus haut, l’autre main proposée à l’autre, la voix haute pour crier face à l’inhumanité du capitalisme.

Loin des fausses querelles électorales, avec nos compagnons souffrants, mais qui ne baissent pas les bras, nous entendons reconstruire un espoir du tous ensemble pour redonner aux luttes et à l’espoir, un débouché politique , que nous appelons notre COMMUNISME de ce millénaire.

Cela passe par une société collective, on construit la solidarité et nous faisons vivre la fraternité.

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Lettre aux militants communistes... et à ceux qui se soucient de l'avenir du PCF

24 Mars 2017, 18:20pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Dans quelques jours, vous voterez pour choisir la position du PCF en préparation des élections présidentielles. Deux propositions sont offertes à vos suffrages. Je crois qu’il faut ici en citer le texte, pour savoir de quoi on parle :

 

(1) Les communistes décident d’appeler à voter pour Jean-Luc Mélenchon, considérant qu’un rassemblement peut s’opérer avec cette candidature et qu’elle porte une grande partie des propositions de la gauche alternative à l’austérité. Tout en poursuivant leurs efforts pour une candidature commune, les communistes porteront cet appel en conservant leur autonomie, critique et constructive, et travailleront à un cadre collectif de campagne élargi afin d’œuvrer à la construction d’un rassemblement le plus large possible.

2) Les communistes décident de présenter une candidature issue de leurs rangs, considérant qu’elle est le moyen de porter dans le débat nos propositions et notre démarche de rassemblement. Des camarades sont disponibles. Cette candidature pourrait, si la situation l’exige, sur la base d’un accord politique et après consultation des adhérent-e-s, se retirer au profit d’une candidature commune d’alternative à l’austérité telle que nous le proposons. Si cette option est retenue, le Conseil national soumettra le choix d’une candidature à la ratification des communistes.

On admirera le style tarabiscoté dans lequel ces deux options sont rédigées. Celui-ci ne fait que traduire le désarroi de la direction du PCF, et ses tentatives désespérées d’aboutir à des décisions qui évitent une rupture interne. Car il ne faut pas à mon avis faire l’erreur de croire que la direction du PCF a une position pour ou contre Mélenchon. La direction du PCF est d’abord et avant tout gardienne de l’unité du Parti. Or, Pierre Laurent est parfaitement conscient de l’état de son organisation : un parti féodalisé, avec une direction nationale faible et des « barons » et « notables » qui font la pluie et le beau temps localement. Certains de ces barons ont déjà donné leur cœur à Mélenchon – pour des raisons nobles ou moins nobles (2), peu importe. D’autres y sont farouchement opposés. Une décision tranchée, quelle qu’elle soit,  risque donc de provoquer une scission, avec des départs, des ruptures. C’est ce que la direction veut éviter à tout prix. D’où une rédaction qui finalement ne ferme aucune porte. Si la première option est choisie, ceux qui veulent soutenir Mélenchon seront contents, les autres pourront se cacher derrière « l’autonomie critique et constructive » et le « cadre de campagne élargi » pour faire un peu ce qu’ils veulent. Si la deuxième option l’emporte, on présentera un candidat qu’on pourra ensuite éventuellement retirer pour soutenir Mélenchon si la pression devient trop forte.

 

Cela ne veut pas dire que les deux options soient équivalentes. Même si la direction du PCF a cherché à garder les portes ouvertes et atténuer la portée du choix, le choix est réelEt sur ce choix repose à mon avis l’avenir du PCF.

 

Disons-le tout de suite, la première option repose sur une double illusion qui me semble non seulement fausse, mais dangereuse. Celle qui consiste à croire « qu’un rassemblement peut s’opérer avec la candidature de Jean-Luc Mélenchon » et que les communistes pourront « porter cet appel en conservant leur autonomie critique et constructive ».

 

Les militants communistes, le PCF en général poursuit depuis sa fondation une logique de rassemblement. On peut dire que cette logique est construite dans la logique des partis communistes issus de la matrice léninistes en général : le léninisme conçoit le Parti comme une organisation de masses, et non comme un groupuscule qui, pour utiliser l’image gauchiste, « est une étincelle qui met le feu à la plaine ». Il ne s’agit pas de constituer un groupuscule de « purs », mais d’encadrer et d’organiser les masses. Le PCF est donc fidèle à sa tradition en cherchant le rassemblement. Mais le rassemblement ne se fait jamais sur le mode « suivez mon panache blanc ». Le rassemblement implique un travail de discussion, de conviction, de compromis entre différentes visions. On ne rassemble pas les gens en leur disant « ralliez-vous à nous, qui savons ce qui est bon pour vous ». On ne rassemble pas en écrasant les opinions de l’autre. On rassemble au contraire en démontrant une capacité d’écoute et de prise en compte des différents points de vue, une capacité d’élaborer des compromis. L’histoire du PCF est remplie de tels compromis, de « la main tendue aux chrétiens » au « programme commun » - dont il ne faut pas nier le caractère rassembleur, même si le PCF n’a pas su anticiper et gérer sa rupture – en passant par les accords du Front Populaire et ceux passés avec les gaullistes dans la Résistance et la Libération. Et à chaque fois, le rassemblement s’est fait non pas autour d’une intransigeance, mais d’une capacité de s’accorder sur un programme d’action fruit de concessions réciproques.

 

Loin de moi l’idée de contester la logique du rassemblement. Mais je crois sincèrement qu’on fait une énorme erreur en pensant que la candidature de Jean-Luc Mélenchon peut se placer dans une logique de rassemblement. Qui dit rassemblement dit compromis, dit concessions. 

 

Et Mélenchon a clairement indiqué qu’il n’est prêt ni aux uns, ni aux autres. Avec Mélenchon, il n’y a rien à discuter. Ni sa candidature personnelle, ni son programme, ni ses thèmes de campagne, ni son identité visuelle, ni la « charte » qu’il entend imposer aux élus sous son étiquette. Rien n’est discutable : on se soumet, ou on s’en va. Ce n’est pas un « rassemblement » qui est proposé, c’est un ralliement suivi d’une vassalisation. Et ne vous faites aucune illusion, cela ne changera pas. Si Mélenchon n’a offert aucune concession après le vote de la Conférence nationale du PCF, ce n’est pas après que le PCF lui aura accordé son soutien qu’il le fera.

 

La deuxième illusion est celle de croire que le PCF pourra soutenir Mélenchon tout en conservant une autonomie dans la campagne. Disons le tout de suite, c’est totalement absurde. Dès que le PCF aura déclaré qu’il soutient Mélenchon, il n’aura plus aucune visibilité. Parce que dans une campagne présidentielle, c’est le candidat qui est interviewé par les gazettes, invité sur les plateaux de télévision. Et s’il n’y va pas personnellement, c’est lui et lui seul qui désigne ses représentants. Croyez-vous vraiment qu’il fera des cadeaux au PCF, qu’il enverra Pierre Laurent ou André Chassaigne sur un plateau pour qu’ils expriment leur vision « critique » de sa campagne ? Vous croyez au père Noël ?

 

Quant au programme… imagine-t-on vraiment expliquer aux électeurs que les communistes veulent développer l’atout qu’est notre industrie nucléaire, et que pour cette raison ils invitent à voter pour un candidat dont le programme propose explicitement la sortie du nucléaire ? Pensez-vous vraiment, chers militants communistes, que les citoyens comprendront quelque chose à ce discours ? Non, bien sur. Le PCF sera obligé de s’aligner sur le programme des « insoumis » et taire ses différences, son originalité, sans quoi les médias profiteront pour enfoncer un coin et le PCF sera accusé de saboter la campagne.

 

Et à la fin du processus, le PCF disparaîtra des radars. Sans candidat pour apparaître dans les fenestrons, sans possibilité de défendre un programme, sans même être présent sur l’identité visuelle du candidat, il sera oublié. La campagne se passera sans lui. Et lorsqu’il faudra le faire réapparaître pour les législatives de juin… bonjour les dégâts.

 

Reste donc la deuxième solution. Celle d’un candidat communiste. Il ne faut pas là non plus se dissimuler les difficultés. D’abord, on part tard, dans un paysage qui est déjà en partie figé. Un candidat communiste n’aura pas la tâche facile pour se faire une place, d’autant plus que la direction du PCF n’a pas conduit une véritable réflexion sur la question et part un peu de zéro. Le candidat choisi, quel qu’il soit, a des grandes chances de faire autour de 2%. Et alors ? Est-ce si grave ? Je ne le pense pas : tout le monde est au courant de la faiblesse du PCF. A rien ne sert donc de prétendre se faire plus gros que le bœuf en cachant les réalités sous le tapis. Mieux vaut démontrer une capacité réelle à mobiliser 2% de l’électorat que de refuser de se compter de peur de prendre une veste. Et puis, une « divine surprise » est toujours possible, et rien ne permet de dire qu’une mobilisation des communistes autour d’un candidat qui porte leur message ne puisse aboutir à un résultat très honorable.

 

La campagne coûtera cher ? Oui, et avec peu de chances d’être remboursé. Il faudra donc faire avec le travail militant et tenir fermement les dépenses. Notez tout de même que LO ou le NPA présentent des candidats, et que leur surface financière est encore plus réduite. Mais la question du financement se posera exactement dans les mêmes termes si première option est choisie (1). Et il ne faut pas se faire d’illusions : les frais de campagne encourus par le PCF au profit de Mélenchon ne seront jamais remboursés – tout simplement parce que les règles aujourd’hui impliquent que tout remboursement va au candidat. On a vu en 2012, alors que le Front de Gauche était vivant, que le PG n’avait hésité à laisser l’ardoise intégralement au PCF. On voit mal pourquoi il agirait différemment aujourd’hui.

 

Mais surtout, il faut penser à la suite. Laissons de côté les délires qui voient Mélenchon au deuxième tour, voire élu président de la République. Le plus probable, c’est qu’on ait la droite à l’Elysée en mai. La question qui se posera sera donc celle du rapport de forces après la présidentielle. Et de ce point de vue, la deuxième option est clairement bien plus favorable pour le PCF que la première. Ayant existé pendant la présidentielle, le PCF abordera en bien meilleure position les législatives. Le choix de la première option conduirait à une situation paradoxale : non seulement le PCF se sera effacé médiatiquement pendant la présidentielle, mais aura contribué par sa campagne à renforcer une personnalité qui ensuite usera de ce résultat pour investir des candidats « France Insoumise » contre les candidats communistes…

 

Voilà donc ce que j’en pense de ces deux options. Pour moi, le choix qui préserve le mieux l’avenir est clair :  c’est celui qui permet aux communistes de porter devant les citoyens leurs propositions portées par le candidat qu’ils se seront choisis, et non d’être les supplétifs d’un candidat qui refuse toute discussion avec eux.

 

Maintenant, aux militants de décider.

 

Descartes

(1) A moins que la direction du PCF ait déjà prévu que la « campagne autonome » de soutien à Mélenchon sera faite à minima ?

(2) Je ne leur jette pas la pierre... il faut bien vivre. N'est ce pas Francis ?

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Présidentielle: l'Avenir en commun, programme de Jean-Luc Mélenchon

24 Mars 2017, 18:00pm

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