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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Articles avec #elections

La Guyane ? Une île, pour Emmanuel Macron (video)

27 Mars 2017, 17:11pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

La Guyane ? Une île, pour Emmanuel Macron (video)

Emmanuel Macron aurait-il un problème avec la géographie ? Le candidat d’En Marche a surpris dimanche avec une déclaration sur la Guyane, où une grève générale débute ce lundi.

Depuis un marché de Sain-Denis, à la Réunion, il a expliqué :

"La situation en Guyane, depuis plusieurs jours, est grave. Mon premier mot est celui d’un appel au calme parce que bloquer les pistes d’aéroport, bloquer les décollages, parfois bloquer le fonctionnement de l’île, ne peut être une réponse apportée à la situation."

Mais quelle île ?

L’ex-ministre s’était déjà illustré par un message posté sur Twitter dans lequel il parlait de "Mathias, lycéen à Bourg-en-Bresse. Il rejoint sa mère expatriée en Guadeloupe pour Noël". Un terme mal choisi pour une île (cette fois) française.

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Marine Le Pen pose en selfie avec un député homophobe et antisémite

27 Mars 2017, 17:05pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Marine Le Pen pose en selfie avec un député homophobe et antisémite

Marine Le Pen tout sourire au côté d’un député russe homophobe et antisémite.

Avant d’y obtenir une entrevue avec Vladimir Poutine, Marine Le Pen avait rencontré une délégation de membres de la Douma, parmi lesquels Vitali Milonov, connu pour avoir rédigé la loi sanctionnant la "propagande homosexuelle", en février dernier, il s’en était pris à deux conseillers municipaux de Saint-Pétersbourg, de confession juive : "Les chrétiens ont survécu malgré le fait que les ancêtres de Boris Vichnevski et de Maksim Reznik nous ont cuits dans des chaudrons et nous ont jetés pour être déchirés par des bêtes sauvages."

"Marine Le Pen, c’est la diplomatie à la Richard Virenque, à l’insu de son plein gré...", a ironisé sur France 3, Alexis Corbière, le porte-parole du candidat de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon.

"Marine Le Pen n’est pas Céline Dion ou Beyoncé, elle n’a pas à faire de selfies comme cela, surtout quand on prétend diriger la France. A quelques jours de la présidentielle, s’afficher avec un chef d’Etat étranger, ce n’est pas un bon signe", a ajouté Alexis Corbière, faisant allusion à la rencontre, au Kremlin, entre Vladimir Poutine et la présidence du Front national.

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Si nos mots pouvaient tout dire.

27 Mars 2017, 16:55pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

« Lorsque, nous dit le texte, certain(e)s souhaitent monter des murs, refermer la porte de l’immigration, se replier sur soi, quand ce n’est pas un mépris de classe contre celles et ceux qui vivent dans les ghettos savamment construits ; alors un racisme avéré et/ou larvé progresse aussi rapidement que les violences policières ou le chômage inhérent au système qui amène en même temps nos collègues à des gestes désespérées. C’est une même matrice, le système capitaliste. Dans le système de la misère organisé(e), le revenu universel tel qu’il est proposé amène la société entière dans une impasse. Un cul-de-sac, cela ne constitue pas une solution pour les plus de 8 millions de privés d’emploi, ni pour les non relations sociales que cela implique... »

Reprenons le texte de Vincent...

Michel Peyret

La semaine dernière a été marqué par le suicide de deux personnes sur leur lieu de travail. Deux agents de la fonction publique, l’une travaillant dans un hôpital et l’autre dans à la SNCF, ont exprimé le plus grand désarroi et en sont arrivés à un geste désespéré et révoltant.

Au travail, combien d’entre nous souffrent d’amplitudes horaires gigantesques ? Combien de travailleuses et travailleurs dans le médico-social n’ont plus l’impression de réaliser des tâches d’accompagnement avec le soin nécessaire pour chaque personne mais font maintenant malheureusement partie d’une chaîne de production qui fonctionne à flux tendu. On en arrive a exprimer le temps consacré par personne à quelques minutes ?!

Elles et ils sont tellement dans cette situation que l’infirmière a mis fin a sa vie le jour même où partout en France les travailleurs(es) de ce secteur étaient en grève contre justement ce type de situation.

Au travail, combien d’entre nous ont des relations houleuses avec leur hiérarchie qui assure au mieux son rôle de rouage dans le système capitaliste ? Chaque échelon hiérarchique des grandes entreprises, ou services publics, garantissent trop souvent son rôle d’écraseur social des ouvrier(e)s, des employé(e)s qui se retrouvent désemparé(e)s et noyé(e)s dans un océan de tâches, de stress et finalement de mal vivre au travail.

Le cheminot était délégué syndical SUD à Saint Lazare, le contexte précisé dans le communiqué du syndicat ne laisse aucun doute sur la discrimination syndicale qu’il subissait. Cela renvoie aux centaines d’assignations devant la justice de tous les syndicalistes qui représentent pourtant des revendications légitimes. Le capitalisme ne veut plus se permettre que les travailleurs tentent d’échapper à la misère qu’il crée.

La semaine dernière une travailleuse et un travailleur ont été amené de par leurs conditions de travail à des gestes dramatique. Deux personnes de trop à rajouter à une liste écœurante.

Dans quelle planète vivent les personnes souhaitant représenter notre peuple, tout en représentant le capitalisme ?

Rapidement le constat est alarmant.

Untel se fait offrir des costards qui représentent la moitié d’un salaire annuel au smic, et par dessus le marché ne trouve rien à redire, untel ne se présente pas devant la justice, untel se sait pas remplir une feuille d’impôt, untel passe de temps à temps à l’assemblée nationale (17 semaines sur 40 lors des dix derniers mois).

> C’est à qui supprimera le plus de fonctionnaires,
> C’est à qui rejettera le plus d’immigré(e)s ou de personnes issues de l’immigration, 
> C’est à qui qui exclura le plus de travailleurs de l’emploi en les renvoyant vers un RSA amélioré,
> C’est à qui qui demandera de travailler encore plus que 70h par semaine.

Ces propositions sont d’ores et déjà une réalité pour un grande partie de travailleurs(es).

La suppression des fonctionnaires, est, on a pu catastrophiquement le re-noter la semaine dernière une réalité au sens propre du terme. La cruauté de l’organisation de nos services publics aujourd’hui fait qu’il n’y aurait plus besoin de voter des budgets supprimant les crédits de la fonction publique, ils attendent mais que les travailleurs mettent fin à leur jours. C’est une inhumanité sans nom. C’est une barbarie.

Lorsque certain(e)s souhaitent monter des murs, refermer la porte de l’immigration, se replier sur soi, quand ce n’est pas un mépris de classe contre celles et ceux qui vivent dans les ghettos savamment construits ; alors un racisme avéré et/ou larvé progresse aussi rapidement que les violences policières ou le chômage inhérent au système qui amène en même temps nos collègues à des gestes désespérées.

C’est une même matrice, le système capitaliste.

Dans le système de la misère organisé(e), le revenu universel tel qu’il est proposé amène la société entière dans une impasse. Un cul-de-sac, cela ne constitue pas une solution pour les plus de 8 millions de privés d’emploi, ni pour les non relations sociales que cela implique : non relations entre personnes tout simplement, non cotisations sociales dans un système solidaire et non système de production dans notre pays. Si l’on voulait exclure tout un pan de la population qu’on s’y prendrait pas autrement.

Ce mal vivre au travail ne peut que déborder sur toute notre vie.

>>>Quand celui-ci occupe l’essentiel de nos journées.
>>>Que cela permette de subvenir à nos besoins.
>>>Quand on compte une personne active sur sept privé(e) d’emploi.
>>>Quand on vend notre force de travail sur un marché similaire à celui de bestiaux au nom de la liberté économique.
>>>Quand loi travail rime avec suppression d’emploi.
>>>Quand du jour au lendemain on peut basculer dans le cauchemar parce que l’ employeur est parti avec les machines.

Alors l’ensemble de nos vies devient précaire, comme nos insomnies, nos relations sociales, nos logements, bref TOUTE notre vie est affectée, dans tous ces aspects.

Le capitalisme nous méprise. Les personnes qui font fonctionner ce système inhumain, et redoublant d’intelligence dans cette atrocité, sont dans un monde parallèle.

Dans notre monde, nous nous serrons les coudes quand l’emploi vient à manquer, parce que nous savons bien que le travail lui existe. Et nous souhaitons que le salaire soit socialisé.

Dans notre monde on s’organise collectivement pour lutter quand les patrons prennent des décisions injustes, ce sont toutes les manifestations qu’il y a eu toute la semaine dernière du 6 au 13 mars, on peut d’ailleurs difficilement les énumérer et cela continue le 21 mars à l’appel interprofessionnel de la seule CGT au niveau national.

Dans notre monde on passe dire bonjour aux collègues, savoir si cela ce passe bien, comment s’organise le travail, et voir même si l’on peut faire quelque chose pour changer la situation. On se saisit de l’outil syndical, pour qu’il soit notre propriété de travailleurs(es), de jeunes, où chacun « compte pour un ».

Dans notre monde on prend nos outils, on cherche ensemble le marteau et la faucille.

Dans notre monde on se bat, le drapeau rouge flottant, le poing levé toujours plus haut, l’autre main proposée à l’autre, la voix haute pour crier face à l’inhumanité du capitalisme.

Loin des fausses querelles électorales, avec nos compagnons souffrants, mais qui ne baissent pas les bras, nous entendons reconstruire un espoir du tous ensemble pour redonner aux luttes et à l’espoir, un débouché politique , que nous appelons notre COMMUNISME de ce millénaire.

Cela passe par une société collective, on construit la solidarité et nous faisons vivre la fraternité.

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Lettre aux militants communistes... et à ceux qui se soucient de l'avenir du PCF

24 Mars 2017, 18:20pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Dans quelques jours, vous voterez pour choisir la position du PCF en préparation des élections présidentielles. Deux propositions sont offertes à vos suffrages. Je crois qu’il faut ici en citer le texte, pour savoir de quoi on parle :

 

(1) Les communistes décident d’appeler à voter pour Jean-Luc Mélenchon, considérant qu’un rassemblement peut s’opérer avec cette candidature et qu’elle porte une grande partie des propositions de la gauche alternative à l’austérité. Tout en poursuivant leurs efforts pour une candidature commune, les communistes porteront cet appel en conservant leur autonomie, critique et constructive, et travailleront à un cadre collectif de campagne élargi afin d’œuvrer à la construction d’un rassemblement le plus large possible.

2) Les communistes décident de présenter une candidature issue de leurs rangs, considérant qu’elle est le moyen de porter dans le débat nos propositions et notre démarche de rassemblement. Des camarades sont disponibles. Cette candidature pourrait, si la situation l’exige, sur la base d’un accord politique et après consultation des adhérent-e-s, se retirer au profit d’une candidature commune d’alternative à l’austérité telle que nous le proposons. Si cette option est retenue, le Conseil national soumettra le choix d’une candidature à la ratification des communistes.

On admirera le style tarabiscoté dans lequel ces deux options sont rédigées. Celui-ci ne fait que traduire le désarroi de la direction du PCF, et ses tentatives désespérées d’aboutir à des décisions qui évitent une rupture interne. Car il ne faut pas à mon avis faire l’erreur de croire que la direction du PCF a une position pour ou contre Mélenchon. La direction du PCF est d’abord et avant tout gardienne de l’unité du Parti. Or, Pierre Laurent est parfaitement conscient de l’état de son organisation : un parti féodalisé, avec une direction nationale faible et des « barons » et « notables » qui font la pluie et le beau temps localement. Certains de ces barons ont déjà donné leur cœur à Mélenchon – pour des raisons nobles ou moins nobles (2), peu importe. D’autres y sont farouchement opposés. Une décision tranchée, quelle qu’elle soit,  risque donc de provoquer une scission, avec des départs, des ruptures. C’est ce que la direction veut éviter à tout prix. D’où une rédaction qui finalement ne ferme aucune porte. Si la première option est choisie, ceux qui veulent soutenir Mélenchon seront contents, les autres pourront se cacher derrière « l’autonomie critique et constructive » et le « cadre de campagne élargi » pour faire un peu ce qu’ils veulent. Si la deuxième option l’emporte, on présentera un candidat qu’on pourra ensuite éventuellement retirer pour soutenir Mélenchon si la pression devient trop forte.

 

Cela ne veut pas dire que les deux options soient équivalentes. Même si la direction du PCF a cherché à garder les portes ouvertes et atténuer la portée du choix, le choix est réelEt sur ce choix repose à mon avis l’avenir du PCF.

 

Disons-le tout de suite, la première option repose sur une double illusion qui me semble non seulement fausse, mais dangereuse. Celle qui consiste à croire « qu’un rassemblement peut s’opérer avec la candidature de Jean-Luc Mélenchon » et que les communistes pourront « porter cet appel en conservant leur autonomie critique et constructive ».

 

Les militants communistes, le PCF en général poursuit depuis sa fondation une logique de rassemblement. On peut dire que cette logique est construite dans la logique des partis communistes issus de la matrice léninistes en général : le léninisme conçoit le Parti comme une organisation de masses, et non comme un groupuscule qui, pour utiliser l’image gauchiste, « est une étincelle qui met le feu à la plaine ». Il ne s’agit pas de constituer un groupuscule de « purs », mais d’encadrer et d’organiser les masses. Le PCF est donc fidèle à sa tradition en cherchant le rassemblement. Mais le rassemblement ne se fait jamais sur le mode « suivez mon panache blanc ». Le rassemblement implique un travail de discussion, de conviction, de compromis entre différentes visions. On ne rassemble pas les gens en leur disant « ralliez-vous à nous, qui savons ce qui est bon pour vous ». On ne rassemble pas en écrasant les opinions de l’autre. On rassemble au contraire en démontrant une capacité d’écoute et de prise en compte des différents points de vue, une capacité d’élaborer des compromis. L’histoire du PCF est remplie de tels compromis, de « la main tendue aux chrétiens » au « programme commun » - dont il ne faut pas nier le caractère rassembleur, même si le PCF n’a pas su anticiper et gérer sa rupture – en passant par les accords du Front Populaire et ceux passés avec les gaullistes dans la Résistance et la Libération. Et à chaque fois, le rassemblement s’est fait non pas autour d’une intransigeance, mais d’une capacité de s’accorder sur un programme d’action fruit de concessions réciproques.

 

Loin de moi l’idée de contester la logique du rassemblement. Mais je crois sincèrement qu’on fait une énorme erreur en pensant que la candidature de Jean-Luc Mélenchon peut se placer dans une logique de rassemblement. Qui dit rassemblement dit compromis, dit concessions. 

 

Et Mélenchon a clairement indiqué qu’il n’est prêt ni aux uns, ni aux autres. Avec Mélenchon, il n’y a rien à discuter. Ni sa candidature personnelle, ni son programme, ni ses thèmes de campagne, ni son identité visuelle, ni la « charte » qu’il entend imposer aux élus sous son étiquette. Rien n’est discutable : on se soumet, ou on s’en va. Ce n’est pas un « rassemblement » qui est proposé, c’est un ralliement suivi d’une vassalisation. Et ne vous faites aucune illusion, cela ne changera pas. Si Mélenchon n’a offert aucune concession après le vote de la Conférence nationale du PCF, ce n’est pas après que le PCF lui aura accordé son soutien qu’il le fera.

 

La deuxième illusion est celle de croire que le PCF pourra soutenir Mélenchon tout en conservant une autonomie dans la campagne. Disons le tout de suite, c’est totalement absurde. Dès que le PCF aura déclaré qu’il soutient Mélenchon, il n’aura plus aucune visibilité. Parce que dans une campagne présidentielle, c’est le candidat qui est interviewé par les gazettes, invité sur les plateaux de télévision. Et s’il n’y va pas personnellement, c’est lui et lui seul qui désigne ses représentants. Croyez-vous vraiment qu’il fera des cadeaux au PCF, qu’il enverra Pierre Laurent ou André Chassaigne sur un plateau pour qu’ils expriment leur vision « critique » de sa campagne ? Vous croyez au père Noël ?

 

Quant au programme… imagine-t-on vraiment expliquer aux électeurs que les communistes veulent développer l’atout qu’est notre industrie nucléaire, et que pour cette raison ils invitent à voter pour un candidat dont le programme propose explicitement la sortie du nucléaire ? Pensez-vous vraiment, chers militants communistes, que les citoyens comprendront quelque chose à ce discours ? Non, bien sur. Le PCF sera obligé de s’aligner sur le programme des « insoumis » et taire ses différences, son originalité, sans quoi les médias profiteront pour enfoncer un coin et le PCF sera accusé de saboter la campagne.

 

Et à la fin du processus, le PCF disparaîtra des radars. Sans candidat pour apparaître dans les fenestrons, sans possibilité de défendre un programme, sans même être présent sur l’identité visuelle du candidat, il sera oublié. La campagne se passera sans lui. Et lorsqu’il faudra le faire réapparaître pour les législatives de juin… bonjour les dégâts.

 

Reste donc la deuxième solution. Celle d’un candidat communiste. Il ne faut pas là non plus se dissimuler les difficultés. D’abord, on part tard, dans un paysage qui est déjà en partie figé. Un candidat communiste n’aura pas la tâche facile pour se faire une place, d’autant plus que la direction du PCF n’a pas conduit une véritable réflexion sur la question et part un peu de zéro. Le candidat choisi, quel qu’il soit, a des grandes chances de faire autour de 2%. Et alors ? Est-ce si grave ? Je ne le pense pas : tout le monde est au courant de la faiblesse du PCF. A rien ne sert donc de prétendre se faire plus gros que le bœuf en cachant les réalités sous le tapis. Mieux vaut démontrer une capacité réelle à mobiliser 2% de l’électorat que de refuser de se compter de peur de prendre une veste. Et puis, une « divine surprise » est toujours possible, et rien ne permet de dire qu’une mobilisation des communistes autour d’un candidat qui porte leur message ne puisse aboutir à un résultat très honorable.

 

La campagne coûtera cher ? Oui, et avec peu de chances d’être remboursé. Il faudra donc faire avec le travail militant et tenir fermement les dépenses. Notez tout de même que LO ou le NPA présentent des candidats, et que leur surface financière est encore plus réduite. Mais la question du financement se posera exactement dans les mêmes termes si première option est choisie (1). Et il ne faut pas se faire d’illusions : les frais de campagne encourus par le PCF au profit de Mélenchon ne seront jamais remboursés – tout simplement parce que les règles aujourd’hui impliquent que tout remboursement va au candidat. On a vu en 2012, alors que le Front de Gauche était vivant, que le PG n’avait hésité à laisser l’ardoise intégralement au PCF. On voit mal pourquoi il agirait différemment aujourd’hui.

 

Mais surtout, il faut penser à la suite. Laissons de côté les délires qui voient Mélenchon au deuxième tour, voire élu président de la République. Le plus probable, c’est qu’on ait la droite à l’Elysée en mai. La question qui se posera sera donc celle du rapport de forces après la présidentielle. Et de ce point de vue, la deuxième option est clairement bien plus favorable pour le PCF que la première. Ayant existé pendant la présidentielle, le PCF abordera en bien meilleure position les législatives. Le choix de la première option conduirait à une situation paradoxale : non seulement le PCF se sera effacé médiatiquement pendant la présidentielle, mais aura contribué par sa campagne à renforcer une personnalité qui ensuite usera de ce résultat pour investir des candidats « France Insoumise » contre les candidats communistes…

 

Voilà donc ce que j’en pense de ces deux options. Pour moi, le choix qui préserve le mieux l’avenir est clair :  c’est celui qui permet aux communistes de porter devant les citoyens leurs propositions portées par le candidat qu’ils se seront choisis, et non d’être les supplétifs d’un candidat qui refuse toute discussion avec eux.

 

Maintenant, aux militants de décider.

 

Descartes

(1) A moins que la direction du PCF ait déjà prévu que la « campagne autonome » de soutien à Mélenchon sera faite à minima ?

(2) Je ne leur jette pas la pierre... il faut bien vivre. N'est ce pas Francis ?

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Présidentielle: l'Avenir en commun, programme de Jean-Luc Mélenchon

24 Mars 2017, 18:00pm

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PRÉSIDENTIELLE : le PATRIMOINE déclaré par les CANDIDATS

24 Mars 2017, 17:55pm

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PRÉSIDENTIELLE : le PATRIMOINE déclaré par les CANDIDATS

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Pouvoir d'achat: Donner le plus à ceux qui ont déjà le plus selon Fillon

24 Mars 2017, 17:49pm

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Pouvoir d'achat: Donner le plus à ceux qui ont déjà le plus selon Fillon

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Prise de parole de Gérard Miller au défilé pour la 6e République

24 Mars 2017, 17:43pm

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Samedi 18 mars, la France Insoumise défilait pour la 6e République, voici la prise de parole de Gérard Miller à ce rassemblement.

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Quand François Fillon 2017 copie mot pour mot François Fillon 2007

20 Mars 2017, 18:28pm

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Discours du Trocadéro: Fillon 2017 plagie..... par Lopinionfr

Facétieux, le journal L'Opinion a mis en ligne sur Dailymotion, mardi 14 mars, un petit montage vidéo. On constate qu'un morceau de bravoure clamé par François Fillon au Trocadéro, le 5 mars dernier, et où défilent les grands noms de la République (Hugo, Clemenceau, De Gaulle), est strictement identique à celui qu'il avait prononcé dix ans plus tôt comme Premier ministre de Nicolas Sarkozy dans son discours de politique générale, le 3 juillet 2007.

Au Trocadéro, devant quelques dizaines de milliers de manifestants venus le soutenir, le candidat de la droite à la présidentielle s'enflamme : "La République est une révolte, face aux facilités, face aux échecs..." Dix ans plus tôt, il le soulignait déjà : "une révolte face aux facilités".

Une plume en panne d'inspiration ?

Le député de Paris enchaîne sur une envolée que l'on peut superposer à dix ans de distance : "Elle fait de chacun d'entre nous le compagnon de l'autre. (...) La République (...), si elle tombe, elle se relève, tel Gavroche sur sa barricade. Elle se relève toujours, et c'est la faute à Voltaire, et c'est la faute à Rousseau. C'est aussi pour nous la faute à Victor Hugo, la faute à Clemenceau, à Gambetta, à De Gaulle et aux héros de 20 ans de la Résistance. Vivre, c'est ne pas se résigner, écrivait Camus. Sans cesse dans son histoire, la France a cru au mouvement. Elle n'a jamais fait bon ménage avec le statu quo et les arrangements à la petite semaine. Ce que le général de Gaulle qualifiait de 'petite soupe', 'son petit feu dans sa petite marmite'."

Le journal Closer note que François Fillon faisait déjà appel, quand il était chef du gouvernement, à la plume de son ami Igor Mitrofanoff. Celui-ci était-il en panne d'inspiration ? Ou pensait-il que cet extrait était idéal pour galvaniser la foule du Trocadéro ? Quel que soit le cas de figure, le texte a visiblement été ressorti des archives pour un copié-collé.

 

 

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Le pire des programmes contre les retraites : Macron

20 Mars 2017, 18:26pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 Le pire des programmes contre les retraites : Macron

Aucun-e candidat-e n’était allé aussi loin dans la remise en cause de notre système de retraite. Nous avons connu et nous voyons encore des candidat-es proposant d’équilibrer les comptes de retraite en reculant l’âge de départ pour verser la pension le plus tard possible, en allongeant la durée de cotisation pour baisser les pensions (la durée moyenne d’années validées reste de 37 ans, plus la durée exigée est élevée, plus la pension diminue et subit en plus la double peine de la décote). Dans les faits, Macron c’est tout cela à la fois en changeant de système de retraite.

Lorsque Macron affirme « pour un euro cotisé, chaque personne touchera le même montant de pension », il met en avant le système de comptes « notionnels », c’est-à-dire virtuel. Cela reste de la répartition, puisque sur la même année, les recettes des cotisations paient les dépenses de pensions. Mais cela a déjà un goût de capitalisation, d’assurance, en alimentant un compte personnel pour plus tard. La pension devient le résultat de l’épargne individuelle pendant toute la vie active et non plus le prolongement du dernier salaire du fonctionnaire ou des meilleurs salaires du privé.

Le principe du système de comptes notionnels

Un compte virtuel est alimenté par les cotisations retraites sur les salaires. Au moment du départ en retraite, ce compte détermine un capital, divisé par le nombre d’années d’espérance de vie pour calculer la pension annuelle, corrigée d’un coefficient annuel afin de faire coïncider le montant des cotisations reçues à celui des pensions versées. Macron ment en affirmant que pour un euro versé, tout le monde touchera la même chose : cela peut être vrai pour les personnes partant la même année, mais le coefficient change chaque année, et l’espérance de vie varie aussi un peu.

Ce calcul crée une première injustice, pour toucher plus pendant l’ensemble de son temps de retraite, il vaut mieux avoir bénéficié de meilleures conditions de travail et vivre plus longtemps, être cadre plutôt qu’ouvrier dont l’espérance de vie reste inférieure de 5,5 ans.

La fin des solidarités

Ce système met fin aux solidarités puisque qui ne cotise pas n’alimente pas sa retraite. Il fait disparaître la majoration de durée de cotisations pour le temps de maternité, l’éducation des enfants, le chômage même indemnisé, la précarité et le temps partiel… et la pension de réversion.

Cette forte régression sociale a incité des pays à modifier les règles pour maintenir un peu de solidarité, avec un abondement du capital virtuel par l’État. Pour la réversion, le ou la retraité-e a le choix entre toucher toute sa pension ou accepter d’en avoir moins pour que le veuf ou la veuve ait droit à une réversion.

Mais Macron n’envisage pas ces rustines au système, il applique strictement le système de comptes notionnels en précisant que la même pension sera touchée pour un euro cotisé.

Les inégalités accrues

Le calcul de la pension n’est plus effectué sur le dernier salaire ou les meilleures années, en éliminant les plus mauvaises, mais sur l’ensemble de la carrière, ce qui pénalise les précaires, les personnes ayant connu de mauvaises années, du temps partiel imposé… Ce système prolonge et amplifie les inégalités de la vie active.

La baisse des pensions

Le calcul sur toutes les années de la carrière prend en compte les premières années de travail, très souvent inférieures aux suivantes, ce qui tire vers le bas la pension. Macron ment en affirmant qu’il ne touchera pas au niveau des pensions, le changement de règles de calcul aboutit mathématiquement à une diminution.

De plus, dans une période où les papy boomers sont encore vivants, le nombre de pensions augmente et l’équilibre financier n’est possible qu’en baissant chaque pension.

Cette baisse incite à reculer l'âge de départ : lorsque le futur retraité encore en emploi verra la faible pension attribuée en cas de départ dans l’année, il repoussera spontanément son départ en retraite, d’autant plus que son espérance de vie en retraite va baisser, ce qui augmentera sa pension annuelle.

Il n’est plus possible de connaître sa pension à l’avance

Le système actuel de la retraite de base permet de calculer sa pension, dépendant du salaire pris en compte et de la probable durée de cotisation, c’est un système dit « à prestations définies ». Le système Macron est « à cotisations définies » : les cotisations sont fixées une fois pour toute et la variable d’ajustement pour équilibrer les comptes est le montant total des pensions. Pour déterminer le montant de sa pension, il faudrait connaître à l’avance le coefficient qui équilibre les recettes des cotisations et les dépenses des pensions, ainsi que l’espérance de vie de l’année.

Macron veut réaliser le rêve du patronat et des financiers : la pension semble dépendre d’un calcul mathématique d’équilibre automatique des comptes des retraites, cela prive d’objectif revendicatif sur l’âge de départ et l’augmentation des cotisations.

Patrice Perret

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Le palmarès des "retourneurs de veste"

17 Mars 2017, 17:54pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Le palmarès des "retourneurs de veste"
Faites donc votre choix ! "Oncle Pic-Sous" compte sur votre loyauté!!Faites donc votre choix ! "Oncle Pic-Sous" compte sur votre loyauté!!

Faites donc votre choix ! "Oncle Pic-Sous" compte sur votre loyauté!!

L'OBS: par Sylvain Courage et Sébastien Billard.

Anti-Fillon un jour, pro-Fillon le lendemain... Ces derniers jours, nombre d'élus de droite ont lâché le candidat, avant de rapidement se raviser. Best of des retournements de veste les plus étonnants.

"Je suis pour le fillonisme, je suis pour le juppéisme, je suis pour le sarkozysme, parce que je suis opportuniste", pourrait chanter Dutronc. Le psychodrame autour de la candidature de François Fillon l'a montré : pour survivre en politique mieux vaut savoir retourner sa veste "toujours du bon côté". Dauber sur Fillon, le jeudi. Le presser de se démettre, le vendredi. Convoquer la presse, le samedi… Et soutenir son programme, d’un tweet, le dimanche soir, pour mieux s’afficher à ses côtés, le lundi. Ils sont nombreux, le weekend dernier, à avoir tourné casaque. Voici notre palmarès de l’élégance !

Le palmarès des "retourneurs de veste"Le palmarès des "retourneurs de veste"
Et ses Tontons flingueurs!!!

Et ses Tontons flingueurs!!!

Prix "sans vergogne" : Valérie Pécresse

Changer d’avis à plusieurs reprises en l’espace de quelques semaines, voire quelques jours, ne pose à l’évidence aucun problème à la présidente de la région Île-de-France. En la matière, elle fait même figure de championne toutes catégories des "girouettes". 

Soutien de François Fillon lorsque celui-ci briguait la présidence de l’UMP, en 2012, l’élue avait finalement décidé de se ranger au dernier moment derrière Alain Juppé, quelques jours avant le premier tour de la primaire de la droite. 

Une première trahison et surtout un vrai manque de flair politique ! Mais peu importe, Valérie Pécresse est très vite retombée sur ses pieds en re-ralliant François Fillon, dès la victoire de ce dernier acquise. 

Dimanche, la récidiviste Pécresse fut à deux doigts de trahir une deuxième fois Fillon. Avec Christian Estrosi et Xavier Bertrand, elle est montée au créneau en début de journée, pour proposer une "sortie respectueuse" et promouvoir la solution Juppé. 

Mais de cette initiative humanitaire, il n’était plus du tout question quelques heures plus tard. Dans la soirée, après le rassemblement de François Fillon au Trocadéro et sa "brillante" prestation au 20h de France 2, les trois présidents de région sont vite rentrés dans le rang, réitérant finalement leur soutien, sur Twitter, au Sarthois...

Depuis, l’ex-néo filloniste s’active pour ramener les juppéistes vers François Fillon… Avant de (re)trahir bientôt ?

suivant l direction du vent...

suivant l direction du vent...

Prix "faux jeton" : Nathalie Kosciusko-Morizet

La candidate défaite à la primaire s’était vite rabibochée avec le vainqueur François Fillon. Lors d’une escapade commune au grand show high-tech de Las Vegas, en janvier, elle avait même décroché la circonscription en or des 6e et 7e arrondissements parisiens tenue par le candidat. A la grande fureur d’une Rachida Dati vengeresse… Du coup, cette fine mouche a dû contrarier sa passion pour la vérité et la transparence. Tout lui déplaisait dans le coup de com’ bonapartiste de Fillon au Trocadéro, mais NKM s’est contenté de d’autoriser ses proches investis dans l’équipe de campagne à déserter. Le bruit de son lâchage imminent a couru. Mais NKM n’a pas officialisé. 

Grand bien lui en a pris. Après la résolution de la crise, elle a retrouvé sa posture morale en contestant le rôle des cathos de droite de "Sens commun" dans l’organisation du rassemblement. "Je suis loyale, mais je serai attentive à ce que la tonalité de la campagne permette à tout le monde de s’y inscrire", a-t-elle déclaré.

à la recherche du temps perdu

à la recherche du temps perdu

Prix "ventre mou" : Gérard Larcher et Bernard Accoyer

Ce sont deux fillonistes de la première heure. Mais Gérard Larcher et Bernard Accoyer, eux aussi, ont été saisis par un doute vertigineux. Pas fous, ils n’ont officiellement jamais ouvertement lâché leur champion. Mais, jugeant la situation "intenable", ces deux poids-lourds de la droite se sont activés, en coulisses, pour trouver une sortie. 

Afin d’"évaluer la situation", ils ont convoqué, lundi soir, un comité politique. Ordre du jour secret : régler enfin le cas Fillon. On allait voir ce qu’on allait voir. A l’issue de la réunion, ô surprise, nos deux stratèges ont pourtant décrété que Fillon était... soutenu par un comité politique unanime et proclamé que le débat était clos ! 

"On peut dire maintenant que Les Républicains, derrière le candidat de la droite et du centre, sont en ordre de bataille et ont relancé la campagne", a même avancé Bernard Accoyer. Note artistique : 9/10.

avec toujours l'espoir d'un retour, malgré les casseroles!avec toujours l'espoir d'un retour, malgré les casseroles!

avec toujours l'espoir d'un retour, malgré les casseroles!

Prix "Iznogoud" : Nicolas Sarkozy

L’ancien président de la République, sorti du jeu politique après sa défaite à la primaire, a profité de la crise pour reprendre son rôle de "parrain" des Républicains. Il fait le coup à chaque fois ! Souvenez-vous de la bataille Copé-Fillon pour le contrôle du parti, arbitré par ses soins fin 2012… Sa mission avait facilité son retour aux affaires et, dans la foulée, permis sa candidature à la primaire.

Fort de ce précédent, Sarko s’est donc employé à soutenir Fillon comme la corde le pendu et à encourager la candidature alternative de Juppé... Tout en lui retirant le tapis de dessous les pieds ! Résultat de ce week-end de dupes ? Un beau fiasco.

"Sarkozy préfère Fillon perdant que Juppé gagnant", grincent les partisans du maire de Bordeaux. Celui qui rêve toujours d’"être calife à la place du calife" n’est pas encore guéri. Mais que fait Carla Bruni ?

Le palmarès des "retourneurs de veste"Le palmarès des "retourneurs de veste"

Prix "double-jeu" : François Baroin

Dimanche, 15h30. A la faveur de l’éclaircie et alors que la place du Trocadéro était enfin pleine de fillonistes agitant des drapeaux tricolores, François Baroin est apparu sur la tribune, au premier rang derrière l’orateur François Fillon. 

Mais que venait donc faire le fils spirituel de Jacques Chirac à cette grand-messe ? Réponse : Baroin, poussé par Sarkozy, venait littéralement se placer dans le sillage de Fillon. Pour faire barrage à Juppé, pour remplacer le vainqueur de la primaire en cas de coup dur (Baroin collectait des parrainages depuis trois semaines !) ou pour former, le cas échéant, un ticket avec lui.

Raté ! Il n’y aura pas de plan B comme Baroin. Et le rendez-vous réunissant Sarkozy, Juppé et Fillon a été annulé : les agendas de Fillon et Juppé sont restés désespérément incompatibles. Baroin va pouvoir s’occuper de sa bonne ville de Troyes…

 
 
marche arrière toute!

marche arrière toute!

Prix "tête-à-queue" : Thierry Solère

Dur dur d’être porte-parole de François Fillon ces temps-ci. Pendant de longues semaines, pourtant, Thierry Solère a résisté, assurant sans sourciller sa mission au service du candidat, le défendant bec et ongles sur les plateaux télé et lors des matinales radios. 

Jusqu’au vendredi 3 mars. Ce jour-là, l’affable Solère a fini par craquer, estimant soudain que François Fillon n’était plus en capacité de "mener les couleurs de la droite et du centre à l’élection présidentielle". Un coup de barre éphémère. Soixante-douze heures plus tard, tout a déjà changé.

A l’issue du comité politique organisé lundi soir, auquel il participait, Thierry Solère s’est de nouveau rangé derrière le candidat. Un volte-face express… Mais Solère porte des stigmates. "Je ne suis pas en capacité d'être le porte-parole", a -t-il confié, ce mardi. Encore un effort, Thierry !

Le palmarès des "retourneurs de veste"

Prix "grand écart" : Georges Fenech

Le député du Rhône a tout compris, tout de suite. Dès le 1er février, après la réunion parlementaire qui vit le candidat canardé et réclamer 15 jours de patience, Fenech a jugé la "primaire caduque" et demandé la réunion d’un conseil national extraordinaire pour désigner un nouveau candidat.

La suite ? Accrochez-vous ! Ce boutefeux a successivement promis un appel de parlementaires pour que Fillon soit remplacé (jamais lancé), une tribune collective pour dénoncer le candidat failli (jamais publiée), une campagne pour le parrainage de Juppé (avortée)... Pour lui, le plan B s'appelle tour à tour Juppé, puis Baroin.

Sa pensée profonde aujourd’hui ? "Je pense qu'il faut que Fillon aille jusqu'au bout. Il a été élu, il est sorti d'une primaire, mais il n'est pas le candidat qui peut nous qualifier pour le second tour, c'est évident" Désespérant !

                                                                  Sylvain Courage et Sébastien Billard

Le palmarès des "retourneurs de veste"

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LES PARRAINAGES VALIDÉS PAR CANDIDAT

13 Mars 2017, 18:38pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

ATTENTION: le total des parrainages affiché ne préjuge pas de la validité de la candidature. Seule la décision finale du Conseil constitutionnel fait foi. En effet, une candidature est retenue si:

1 – pas plus d’un dixième des 500 parrainages nécessaires, c’est-à-dire 50 au maximum, émanent d’un même département ou collectivité d’outre-mer ;

2 – ces parrainages sont signés par des élus d’au moins 30 départements ou collectivités d’outre-mer.

Les parrainages comptabilisés dans le tableau ci-dessous sont ceux dont la validité a été vérifiée. Le décalage provisoire qui peut être observé entre les parrainages parvenus au Conseil par voie postale et ceux publiés sur le site internet s’explique par les délais nécessaires à l’instruction et à la vérification de la validité des parrainages. Tous les parrainages enregistrés au Conseil constitutionnel sont traités en continu, dans les meilleurs délais.

 

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Qui sont les 7781 a avoir parrainé un candidats pour l'élection présidentielle

10 Mars 2017, 06:58am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Ils sont 7781 a avoir parrainé un candidats pour l'élection présidentielle. 6 sont déjà qualifiés pour le premier tour. Jean-Luc Mélenchon avec 356 signatures validées, devrait pouvoir participer à l'élection (on note l'apport de 220 nouvelles signatures)

 
 
 
 
Qui sont les  7781 a avoir parrainé un candidats pour l'élection présidentielle
 
Les qualifiés : 

FILLON François (LR) : 1789 signatures 
MACRON Emmanuel (En Marche!) : 1074 signatures 
HAMON Benoît (PS-EELV) : 1039 signatures 
DUPONT-AIGNAN Nicolas (DLR) : 559 signatures 
ARTHAUD Nathalie (Lutte Ouvrière) : 557 signatures 

Ceux/celles qui devraient avoir leurs signatures lors de la prochaine vague : 

LE PEN Marine (FN) : 483 signatures 
ASSELINEAU François (UPR) : 480 signatures 

Ceux qui devraient avoir leurs 500 signatures : 

CHEMINADE Jacques (S&P) : 370 signatures 
MELENCHON Jean-Luc (FI) : 356 signatures 

Ceux pour qui ça va être très compliqué : 

LASSALLE Jean (Résistons!) : 233 signatures (compliqué mais pas impossible) 
POUTOU Philippe (NPA) : 197 signatures (fortement compliqué) 
YADE Rama (DvD) : 113 signatures (quasiment impossible) 
Les autres candidats n'ont aucune chance d'être qualifiés pour l'élection présidentielle. 

On note la présence d'Alain Juppé avec 242 parrainages 


La liste des candidats et le nombre de signatures 
Le nom des signataires

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Que ce soit Fillon ou Macron, l’Institut Montaigne et AXA sortent vainqueurs et le citoyen plumé, des parcours éclairants

6 Mars 2017, 17:49pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

François Fillon et Henri de Castries

 

On sait que Fillon est très étroitement lié à l’institut Montaigne par son ex- président, inspirateur de son programme, Henri de Castries qui est aussi un des PDG d’Axa, la société d’assurance qui a tout à gagner au démantèlement de la sécurité sociale. Hier encore, l’ex patron d’Axa et de l’Institut Montaigne, Henri de Castries maintenait son soutien à Fillon, il déclarait: « Moi je n’ai jamais eu de doutes sur la force de son caractère et la profondeur de sa détermination », indique ce proche de l’ancien Premier ministre.

 

François Fillon et Henri de Castries se connaissent depuis le milieu des années 1990. Le premier est alors ministre des Télécommunications du gouvernement Balladur ; le second, administrateur de France Télécom, le conseille à propos du projet d’ouverture du capital de l’entreprise publique. Au fil des années, leur amitié prend corps et ne sera jamais démentie. Ils partagent les mêmes valeurs, étant tous les deux catholiques pratiquants, mais aussi semble-t-il un goût pour les profits nés du démantèlement du service public.

 

Né en 1954 dans une famille de la noblesse, le comte Henri de La Croix de Castries, qui a épousé l’une de ses cousines éloignées, compte dans son arbre généalogique une ribambelle d’aïeux remarquables : des militaires, des ministres, La Fayette, ou encore le marquis de Sade. Mais aussi le vicomte de Noailles, député qui vota en 1789 l’abolition des privilèges dans « un moment d’égarement », plaisante Henri de Castries dans les colonnes du Monde.

 

Blague sérieuse ou non, Henri de Castries pourrait en tout cas observer l’attitude inverse si François Fillon remporte la présidentielle et s’il venait alors à prendre des responsabilités. Comme ministre de l’Economie et des Finances, poste qui pourrait lui échoir, il se retrouverait alors à porter la suppression de l’impôt sur la fortune – c’est une promesse de campagne du candidat de la droite – alors que lui-même y est assujetti. Il possède notamment un château dans le Maine-et-Loire, dont il ouvre le jardin au public en été, mais aussi un hôtel particulier près du boulevard Saint-Germain, dans les beaux quartiers de Paris, et surtout près de 45 millions d’euros d’action Axa. Un possible conflit d’intérêts, quand on sait que la réforme de la Sécurité sociale proposée par François Fillon envisage de donner plus d’importance aux mutuelles ? « Il existe des solutions simples pour confier la gestion de ces actions à des tiers », assure-t-il.

 

Dans la même promo que Hollande à l’ENA

 

Sa réussite, Henri de Castries dit ne la devoir qu’à lui-même. « Mon patrimoine n’est pas un héritage. C’est le fruit de mon travail », plaide-t-il dans Le Figaro. « Riton » – c’est son surnom – a suivi un parcours modèle. Après sa scolarité, de l’école au lycée, à l’établissement privé catholique Saint-Jean-de-Passy, dans le 16e arrondissement de Paris, il fait HEC, puis l’ENA, dans la très célèbre promotion Voltaire, celle des François Hollande, Ségolène Royal, Michel Sapin, Jean-Pierre Jouyet, Dominique de Villepin… Il en sort deuxième de la voie économique, entre dans l’inspection des finances, puis à la direction du Trésor.

Henri de Castries au côté de ses camarades de la promotion Voltaire à l’ENA. (REA)

Henri de Castries au côté de ses camarades de la promotion Voltaire à l’ENA. (REA)

Henri de Castries aurait pu poursuivre une brillante carrière de haut-fonctionnaire, voire se lancer en politique, comme l’y incitait son grand-père. Il restera certes conseiller municipal d’Abitain, un minuscule village des Pyrénées-Atlantiques, pendant dix-huit ans (de 1983 à 2001), mais c’est une autre voie qu’il choisit. En 1989, recruté par le PDG de l’époque, Claude Bébéar, il rejoint la direction d’Axa, qui n’est pas encore le mastodonte de l’assurance qu’on connaît aujourd’hui. Mais dans l’ombre de Bébéar, Henri de Castries va justement jouer un rôle-clé dans l’absorption de l’UAP, alors numéro 1 français du secteur, en 1996. L’opération donne naissance au leader mondial de l’assurance. Quatre ans plus tard, le dauphin devient à son tour PDG.

Le mouvement lancé  par Emmanuel Macron est hébergé au domicile particulier du directeur de l’Institut Montaigne, d’inspiration libérale, a découvert Mediapart.

Le mouvement lancé par Emmanuel Macron est hébergé au domicile particulier du directeur de l’Institut Montaigne, d’inspiration libérale, a découvert Mediapart.

Mais ce sur quoi il est peu insisté c’est à quel point Axa et l’institut Montaigne ne mettent pas tous leurs œufs dans le même panier puisqu’il y a un an (le 7.04/2016), l’ Express, que l’on ne saurait soupçonner de gauchisme, mettait en évidence les mêmes liens à propos de Macron. Celui qui soutient ce dernier c’est Claude Bebéar. A l’origine du phénomène Macron, il y a la commission Attali qui veut prouver que droite et gauche peuvent s’entendre sur des réformes. C’est dans l’air du temps, Nicolas Sarkozy pratique l’ouverture avec les mêmes. Une décennie s’est presque écoulée, mais de nombreux membres de la commission Attali sont toujours là, autour d’Emmanuel Macron. Pas dans son staff de campagne bien sûr, mais prêts à distiller un avis ou donner un coup de main. Pierre Nanterme, le patron monde d’Accenture, a versé 7 500 euros, « parce qu’Emmanuel Macron n’a pas accès au financement public », précise-t-il. Plus discrètement, Stéphane Boujnah lui a présenté Christian Dargnat, aujourd’hui chargé de la gestion des dons. Et qui sait que Guillaume Liégey, qui a orchestré la campagne de porte-à-porte d’En marche !, était en 2008 l’un des consultants mis à la disposition de Jacques Attali par le cabinet McKinsey ?

Emmanuel Macron n’a pas 30 ans lorsqu’en août 2007 il est bombardé rapporteur adjoint de cette commission. Jacques Attali ne le connaît pas encore, mais il veut des rapporteurs indépendants du pouvoir : il puise dans le vivier du Conseil d’État et de l’inspection générale des Finances, dont Emmanuel Macron assure alors la direction par intérim. Cette commission, l’ancien sherpa de François Mitterrand veut qu’elle marque l’histoire : toutes les réunions sont enregistrées, puis versées aux archives nationales.


En savoir plus sur 

https://www.lesechos.fr/week-end/business-story/enquetes/0211727035374-aux-origines-du-phenomene-macron-2060624.php#3yjCmfTQgiC5PfqG.99

 

 

La polémique est elle aussi « en marche ». Le mouvement politique lancé le 6 mars par le ministre de l’Economie Emmanuel Macron, En Marche, n’est peut-être ni de droite ni de gauche. Mais il est très proche de l’idéologie libérale de l’Institut Montaigne, lui-même parfaitement compatible avec les idées du Medef. Découvert par Mediapart, le lien était à chercher dans les mentions légales du site du mouvement (elles ont été modifiées depuis la publication de l’article, mais Mediapart en a conservé une capture d’écran).

 

En Marche, domicilié chez le directeur de l’Institut Montaigne

 

Celles-ci faisaient apparaître le nom du directeur de la publication du site, Véronique Bolhuis, et son éditeur, En Marche, association loi 1901 domiciliée au 33 rue Danton, 94270 Kremlin-Bicêtre. Véronique Bolhuis est la compagne de Laurent Bigorgne, le directeur de l’Institut Montaigne, détaille Mediapart. Et l’adresse de l’association est celle du domicile privé du couple.

 

L’Institut Montaigne est un groupe de réflexion proche des idées du Medef. Durant les dernières années, il s’est notamment positionné pour donner la priorité aux accords d’entreprises sur le code du travail, pour supprimer les allocations logement (APL) pour les étudiants non-boursiers, pour travailler plus sans gagner plusrendre dégressives les indemnités chômage, supprimer la prise en charge du congé parental, et porter l’âge de départ à la retraite à 63 ans. Il a également conceptualisé le « choc de compétitivité » repris à leur compte par Nicolas Sarkozy et François Hollande.

 

Communauté de vues sur les « blocages politiques et sociaux »?

 

 

Un programme qui pourrait éventuellement se résumer dans ce que le ministre de l’Economie dénonce, dans son clip de lancement, comme les « blocages politiques et sociaux » qui « préservent les privilèges de quelques-uns au détriment de millions d’autres ».
 

 

Quant au directeur de l’Institut Montaigne Laurent Bigorgne, il faisait partie, en 2015, de la dizaine de Français invités à participer au très restreint groupe Bilderberg, forum qui passe pour être une version « top secrète » de Davos.

 

De son côté, le président du Medef Pierre Gattaz a déclaré mercredi sur France inter « bien aimer l’initiative » d’Emmanuel Macron, qu’il juge « rafraîchissante ». Les socialistes, eux, sont plus dubitatifs.

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le VRAI candidat MACRON - La mascarade est dévoilée

3 Mars 2017, 20:18pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

L’ancien ministre de l’Economie a livré, dans un entretien auxEchos mis en ligne mercredi soir, des propositions pour relancer l’économie, réduire la dépense publique, le déficit et le chômage. Jeudi matin, le candidat d'En marche a présenté devant la presse le cadrage budgétaire de son package, s’inscrivant dans la continuité plus que dans la rupture avec le quinquennat de François Hollande.

Comment le projet de Macron s’inscrit dans la continuité…

• L’impôt sur les sociétés, mission réduction

Emmanuel Macron souhaite voir l’impôt sur les sociétés (IS) passer de 33,3% à 25%. La France est l’un des pays de l’Union européenne où les bénéfices réalisés par les entreprises sont en apparence les plus taxés – même si l’assiette de cet impôt n’est pas large, c’est-à-dire que toutes les entreprises ne sont pas concernées de la même manière – derrière Malte (35%) et devant l’Italie (31,4%), l’Allemagne (29,72%) et le Luxembourg (29,22%) selon des données du cabinet KPMG. Sur ce sujet, Emmanuel Macron s’inscrit dans la continuité de l’action de Hollande. Parmi ses 60 engagements pris en 2012 figurait celui de«mettre en place trois taux d’imposition différents sur les sociétés : 35% pour les grandes, 30% pour les petites et moyennes, 15% pour les très petites». Un quinquennat plus tard, le projet de loi de finances pour 2017 abaissait en partie cet impôt pour les petites et moyennes entreprises (PME) à 28%, alors qu’elles payaient 33,3% au-delà de 38 120 euros de résultats imposables annuels (en dessous, le taux est de 15%).

Les grandes entreprises seront elles aussi concernées à partir de 2020, bien qu’elles ne payent en réalité déjà pas toutes ces 33,3% en raison des multiples exceptions, crédits d’impôts de type CICE, et dérogations qui existent. Résultat, l’IS ne rapporte que l’équivalent de 2,7% du PIB. Au-delà de s’inscrire dans la continuité du quinquennat, la proposition d’Emmanuel Macron poursuit surtout la tendance européenne, qui depuis près de vingt ans est à la réduction de cette imposition. Selon des chiffres de Bruxelles, en 1999, les sociétés étaient en moyenne taxées à 33% contre un peu moins de 25% aujourd’hui.

• Sur la baisse du déficit, toujours le même objectif

Concernant le déficit, actuellement situé à 3,5% du PIB (contre 4% en 2014 d’après les chiffres officiels), Emmanuel Macron, contrairement par exemple à son rival socialiste Benoît Hamon, souhaite faire en sorte de respecter la règle européenne des 3% maximum. C’est aussi l’objectif affiché pour 2017 par le gouvernement alors que lundi, la Commission européenne a noté qu’à mesures inchangées, le déficit de la France devrait s’établir à 2,9% en 2017, puis remonter à 3,1% en 2018. A titre de comparaison, François Fillon vise, lui, un déficit nul à l’horizon 2022, tandis qu’un Jean-Luc Mélenchon table pour sa part sur 2,5% en fin de quinquennat.

Pour ce qui est des hypothèses de croissance du PIB, Macron annonce 1,4% en 2017 et 1,8% en 2022, quand la plupart des autres candidats n’hésitent pas à «vendre» une croissance dépassant les 2% dès l’an prochain. En 2016, celle-ci a plafonné à 1,1%. 

• La dépense publique, de plus en plus contrôlée

«Le poids de la dépense publique devra être progressivement ramené vers la moyenne de la zone euro. Je prévois donc une baisse de 3 points de la part des dépenses dans la richesse nationale. Cela représente 60 milliards d’économies par rapport au tendanciel», a déclaré Emmanuel Macron. C’est exactement ce qu’a fait le gouvernement de François Hollande, se marre Bercy auprès de Libération, puisqu’il a économisé autour de 12 milliards d’euros par an… soit 60 milliards sur le quinquennat.

A l’été 2015, devant le Medef, Emmanuel Macron s’était dit favorable à l’idée de ramener la dépense publique à 50% du PIB à l’horizon 2022 (tout en estimant que cela serait difficile). En tant que ministre de l’Economie de François Hollande, il a contribué à baisser la part de la dépense publique, de 57,5% en 2014 (selon l’Insee), à 55,3% en 2016 (soit 0,2% de plus que les prévisions du projet de loi de finances pour cette année-là), si l’on s’en tient aux chiffres du gouvernement. A titre de comparaison, sur les 28 pays de l’UE, la moyenne de la dépense publique était de 47,4% du PIB en 2015, et 48,2% de 2014, indique Eurostat.

Pour contrôler cette dépense publique, Emmanuel Macron envisage, on l’a dit, un plan d’économies de 60 milliards d’euros à l’horizon 2022 (25 au niveau de l’Etat, 15 sur l’Assurance maladie, 10 sur l’indemnisation chômage et 10 au niveau des collectivités locales), qu’il n’a pas détaillé. En voulant réduire de trois points, à l’horizon 2020, le poids de la dépense publique dans le PIB, Macron s’inscrit donc dans la continuité. Mais c’est sur la façon dont il compte réaliser les économies nécessaires à atteindre cet objectif qu’il va rompre avec le quinquennat socialiste…

… Tout en rompant avec le quinquennat socialiste

• Le nombre de fonctionnaires, en baisse

S’il ne va pas jusqu’à réclamer la suppression de 500 000 fonctionnaires, comme François Fillon, il estime néanmoins que 120 000 postes de fonctionnaires peuvent être supprimés au cours du quinquennat, dont 70 000 dans la fonction publique territoriale et 50 000 dans l’administration de l’Etat. «Ce n’est pas un objectif, mais un référentiel, ce sera aux ministres de faire des choix», a précisé (esquivé ?) l’ancien locataire de Bercy, ajoutant qu’aucun poste ne disparaîtrait dans la fonction publique hospitalière. Par ailleurs, et toujours afin de faire des économies, le candidat envisage que les collectivités territoriales puissent fixer le salaire de leurs agents et «recourir plus largement à des recrutements de droit privé»,autrement dit à des agents publics qui ne sont pas fonctionnaires. Autre piste avancée : la «modernisation» du statut des fonctionnaires, qui pourront bénéficier de «plus de souplesse» dans leur carrière, de mobilités et de rémunérations individualisées.

On le voit, Macron prend ici sans complexe le contre-pied de François Hollande, qui a maintenu la masse salariale de l’Etat (près de 40% du budget général) pendant les quatre premières années de son mandat et l’a même légèrement augmentée sur la fin. Le gouvernement de Hollande a aussi décidé en mars 2016 d’augmenter de 1,2% en deux fois le point d’indice des fonctionnaires, gelé depuis 2010.

• Les rythmes scolaires, à la carte

Si sur le fond, il n’attaque pas cette réforme, portée par l’ancien ministre de l’Education nationale Vincent Peillon et assouplie par son successeur Benoît Hamon, Emmanuel Macron estime qu’il faut donner des objectifs de réduction des dépenses aux collectivités locales et leur laisser des marges de manœuvre en ce sens. «Je veux rompre avec la méthode de la baisse des dotations consistant à couper les vivres pour provoquer des économies. Cette méthode de régulation budgétaire est trop centralisatrice. Je veux nouer avec les collectivités un pacte sur cinq ans, dans lequel je contractualiserai une baisse de 10 milliards d’euros de leurs dépenses. Cette baisse sera à leur main», a-t-il dit aux Echos.

Macron entend donc permettre aux maires qui le souhaitent de revenir sur cette réforme, qui coûte en moyenne, selon l’Association des maires de France, 231 euros brut par enfant. Une somme que les communes n’ont pas totalement à leur charge, la CAF apportant un coup de pouce de 250 millions d’euros par an et l’Etat participant à hauteur de 50 euros par élèves (90 euros en zones rurales et urbaines sensibles), même si cette dernière aide n’avait au départ pas vocation à être pérenne. Et comme 71% des mairies ont choisi la gratuité des activités périscolaires pour les familles, cela peut parfois peser sur leur budget.

• 80% des Français exonérés de taxe d’habitation 

Un signal fort pour le pouvoir d’achat des classes moyennes et populaires : Emmanuel Macron propose d’exonérer avant 2020 quelque 80% des Français qui paient la taxe d’habitation. Le seuil serait ainsi fixé autour de 22 000 euros par an et par part fiscale. Sur RMC, l’ancien locataire de Bercy a qualifié vendredi d'«injuste» ce poids annuel pour les ménages car il pèserait davantage sur les habitants des communes pauvres. Sa suppression pour les plus modestes serait à ses yeux une «mesure majeure pour l’égalité entre les Français et les territoires». Afin de ne pas pénaliser les collectivités locales qui récoltent cet impôt, l’ancien ministre propose que l’Etat mette la main à la poche et verse directement aux communes le manque à gagner. Coût estimé de la mesure : 10 milliards d’euros par an sur le quinquennat.

• ISF : une réforme pour rompre avec un symbole de gauche

L’ISF, ou impôt de solidarité sur la fortune, a une forte dimension symbolique : il a été créé par François Mitterrand sous le gouvernement socialiste de Pierre Mauroy, a été abrogé lorsque Jacques Chirac a pris la tête du gouvernement à la faveur du changement de majorité à l’Assemblée en 1986, puis a été rétabli par Michel Rocard après la réélection de Mitterrand en 1988. C’est dire s’il est lié à l’histoire socialiste récente. Pour autant, s’il paraît juste dans son principe (il s’agit de faire contribuer les plus riches à la solidarité nationale), il apparaît comme un impôt relativement injuste dans son application : les contribuables très aisés jouent souvent sur les multiples exceptions et exonérations pour ne pas le payer ou en réduire le montant. Emmanuel Macron, qui n’a jamais caché ne pas apprécier cet impôt et qui a lui-même, pour l’anecdote, eu des petits problèmes dévaluation de son patrimoine, veut non pas le supprimer (comme Fillon) mais le réformer.

Comment ? En «privilégiant le risque face à la rente», comme il l’a déclaré sur France Inter au début du mois, et donc en faisant sortir du calcul de l’ISF les placements (actions, obligations) qui financent les entreprises. Ce n’est plus que le patrimoine immobilier qui sera pris en compte. Tout le reste (biens meublés, livret A, droits de propriété intellectuelle, assurances-vie…) en sera exclu. Sur le taux d’imposition, l’abattement de 30% pour la résidence principale, et le seuil d’entrée dans l’impôt (1,3 million d’euros de patrimoine), rien ne change, mais la modification des biens pris en compte fera de fait sortir des contribuables du cercle relativement restreint de ceux qui payent l’ISF, au nombre d’environ 300 000 ménages aujourd’hui.

• Assurance chômage : c’est parti pour le chamboule-tout

C’est sans doute le domaine dans lequel Emmanuel Macron envisage le changement le plus radical. Régler le chômage de masse est une «priorité» affichée : objectif 7% en 2022 et 10 milliards d’économies sur l’assurance-chômage. Mais pas d’annonces fracassantes sur ce point que l’ancien de Bercy avait déjà abordé. La durée et le montant des indemnisations ne seraient par exemple pas amenés à bouger.

En revanche, l’Unedic, gestionnaire de l’assurance-chômage fortement endetté actuellement aux mains des associations salariales et patronales, basculerait sous gouvernance publique. La volonté de se passer des syndicats n’est pas nouvelle chez Macron, elle lui a même valu la désapprobation publique de François Hollande, lors des vœux du chef de l’Etat aux partenaires sociaux.

Autre changement, l’assurance-chômage serait financée par l’impôt (par une hausse de la CSG) et plus par des cotisations sociales payées par les salariés. Et deviendrait universelle, «de la même manière que l’Assurance maladie», précise-t-il. De nouveaux publics pourront ainsi prétendre à une indemnisation chômage et notamment «ceux qui démissionnent de leur entreprise» après cinq ans d’activité, mais aussi les indépendants, artisans, commerçants, agriculteurs, professions libérales et autres entrepreneurs qui n’en bénéficient pas aujourd’hui.

En contrepartie, toutes les personnes au chômage se verront soumises à plusieurs contraintes : effectuer un bilan de compétence, et, surtout, obligation d’accepter un emploi au bout de la deuxième proposition. «Le service public vous donnera accès à une nouvelle formation, et le demandeur d’emploi, une fois formé, devra accepter les offres qui lui sont proposées», a expliqué Macron aux Echos. Si un demandeur d’emploi refuse deux fois une offre, il sera radié. Ça vous rappelle quelque chose ? C’est normal : en 2008, Nicolas Sarkozy avait envisagé que les demandeurs d’emploi qui refuseraient plus de deux offressoient sanctionnés, puis, en 2012, il avait proposé de les contraindre à accepter la première offre qui leur serait faite à l’issue de leur formation. Deux idées qui ne lui ont pas réussi.

Par Aurélie Delmas et Kim Hullot-Guiot de Libération

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