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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Articles avec #elections

Arras UDI: le maire Frédéric Leturque viré de l’UDI en raison au soutien a la liste des Marcheurs aux sénatoriales

5 Octobre 2017, 09:46am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Le sénateur En Marche Vanlerenberghe et Ex UDI Leturque

Le maire d’Arras paye cash ses récentes déclarations en faveur de la liste En Marche aux sénatoriales. Il n’est plus le président de l’UDI dans le Pas-de-Calais

Depuis le 22 septembre, Frédéric Leturque est suspendu de l’UDI. Par conséquent, il n’est plus son président dans le Pas-de-Calais. En cause : son penchant politique pour Emmanuel Macron. Dans la lettre de suspension, Michel Zumkeller, secrétaire général de l’UDI, évoque un « manquement » aux principes du parti. « Les informations qui sont portées à la connaissance des instances nationales de l’UDI indiquent que vous apportez votre soutien à une liste autre que celle soutenue par l’UDI pour les élections sénatoriales. » 


Le maire UDI Frédéric Leturque n’a pas caché son soutien à la liste d'En Marche du sénateur sortant Jean-Marie Vanlerenberghe ex-MoDem qui lors de la présidentielle (Jean-Marie Vanlerenberghe) avec une dizaine d’autres centristes, a été signataire d’une tribune de ralliement à Macron ex-ministre de l'Économie sous Hollande.


Prétextant : À défaut de programme, "Emmanuel Macron propose une méthode à laquelle nous sommes fondamentalement attachés : dépasser le vote paralysant droite-gauche qui a pour conséquence qu'à chaque élection nationale le camp vainqueur ne pense qu'à défaire ce que les prédécesseurs ont fait" et "Emmanuel Macron est le seul à affirmer clairement, et avec force que le destin de la France est étroitement lié à celui de l'Europe"   « Hic »


S’agissant de la sénatoriale, le maire d’Arras n’était pas le seul UDI à s’acoquiner avec les Marcheurs. Le maire de Saint-Omer François Decoster, vice-président à la Région, figurait en troisième position sur cette liste. Le bureau national de l’UDI l’a suspendu à son tour. Celui-ci perd en même temps son poste de délégué départemental. Et c’est Olivier Gacquerre, maire UDI de Béthune, qui lui succède.


Le maire d’Arras et le sénateur Vanlerenberghe sont le soutien inconditionnel du président des riches, qui n’a que mépris du peuple, de la classe ouvrière et de ceux qui vont se retrouver à la rue suite à la fermeture de leur usine, en les accusant de "foutre le bordel" tout en ne cédant rien, aux fainéants


 

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Catalogne espagnole: le gouvernement réactionnaire de Mariano Rajoy rejoue les gammes du franquisme

2 Octobre 2017, 17:15pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Franco, le dictateur fasciste mort, les forces qui l'avaient soutenu jusqu'à son dernier souffle de vie, n'allaient pas laisser la chambre vide. Elles ont endossé un nouveau costume pour s'installer dans la vie politique espagnole et gouverner en alternance avec les socialistes, depuis Madrid, les affaires du capitalisme. Ils ont souhaité ensemble intégrer l'UE du capital. Depuis la crise politique et sociale englue le pays.

Pour contrer le référendum catalan, ledit gouvernement réactionnaire a envoyé ses forces de l'ordre tabasser, sinon plus, des manifestants pacifiques. Il a aussi appelé à des cortèges contre les Catalans, au nom de la démocratie et de la légalité. J'ai vu à la télé dans ces cortèges nombre des bras se tendre sous le drapeau de la monarchie espagnole, le même que n'avait pas renié la dictature fasciste de 1936 à  1975. A la manière des phalangistes espagnols, comme Hitler et Mussolini se faisaient saluer dans leur dictature.

J'ai entendu dans ces mêmes cortèges chanter "Cara al sol" -Face au soleil-, l'hymne fasciste du franquisme espagnol.

La bête immonde n'est toujours pas morte. Et en Espagne, comme dans l'UE, elle a de beaux jours pour activer les divisions et le repli identitaire le plus obscur, tout en faisant le jeu du capitalisme.

Oui, le capitalisme a toujours besoin que l'on rejoue les partitions de l'extrême droite pour reprendre son pouvoir absolu.

Devant les évènements de la Catalogne, notre Grandeur Emmanuel Macron n'a-t-il pas déclaré: " Entre états membres de l'UE, nous n'avons pas de leçons à nous donner. Je ne connais qu'un interlocuteur à la table de la Commission européenne, c'est Mariano Rajoy, je sais qu'il gère aux mieux les affaires intérieures. J'ai confiance dans sa détermination à défendre les intérêts de toute l'Espagne".

Bon, notre Grandeur a oublié "et ceux de l'UE du capital". Mais Mariano Rajoy, son pote, lui a répondu: "message bien reçu!"

Hier, à Barcelone, au moins 844 civils, parfois des vieilles personnes, ont été blessés.

 

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Référendum en Catalogne espagnole: peut-être pour y voir plus clair

2 Octobre 2017, 17:05pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

CARTE DE LA CATALOGNE ESPAGNOLE

CARTE DE LA CATALOGNE ESPAGNOLE

L'Espagne est une monarchie parlementaire depuis la mort du dictateur fasciste Franco, lequel avait adoubé comme dauphin Juan Carlos pour devenir roi d'Espagne. Aujourd'hui, le fils de ce dernier l'a remplacé sur le trône. Juan Carlos a abdiqué à cause de scandales financiers et privés, de corruption, sur sa personne et la famille royale.

La Catalogne est une région régie par un statut d'autonomie et elle est définie par la loi comme "nation". Elle possède de larges compétences dans plusieurs domaines dont la santé et la sécurité. son gouvernement et son parlement qui vote les lois de sa compétence régionale et un budget. Le catalan et le castillan (l'espagnol) sont les langues officielles de la Catalogne. Tout l'enseignement se fait en catalan, avec 3 heures d'espagnol et d'anglais par semaine.

Depuis octobre 2015, une coalition indépendantiste possède 73 députés sur 135 au parlement régional. Elle est composée de la CDC, droite partisan de l'austérité, de ERC, Gauche républicaine de Catalogne et de la CUP, indépendantiste de gauche anticapitaliste. Le président de la Catalogne est de la CDC.

Le référendum de ce 1er octobre 2017 a été convoqué par le gouvernement régional. Une loi, approuvée par le Parlement régional, en précise les modalités.

La question posée aux électeurs est : « Voulez-vous que la Catalogne soit un État indépendant sous la forme d'une république ? »

Le Tribunal constitutionnel de Madrid a jugé illégal ce référendum d'autodétermination. Le parquet, nommé par le gouvernement central, du Tribunal supérieur de justice de Catalogne a ordonné aux forces de l'ordre, régionales et centrales, d'empêcher le scrutin

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Sénatoriales 2017: résultats du Pas de Calais

26 Septembre 2017, 04:43am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Sénatoriales 2017: résultats du Pas de Calais

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Venezuela : mesonges des médias et réactions de l’Amérique Latine

2 Août 2017, 08:20am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

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Le sénateur qui dénonce l’évasion fiscale ne trouve aucune banque pour financer sa campagne

21 Juillet 2017, 12:55pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Le sénateur qui dénonce l’évasion fiscale ne trouve aucune banque pour financer sa campagne

 

Les élections sénatoriales auront lieu le 24 septembre. Le sénateur du Nord, également maire de Marquillies, Éric Bocquet, sera à nouveau candidat à sa propre succession.

C’est nouveau pour ces élections à venir : la loi impose l’ouverture d’un compte de campagne, comme pour les législatives. Pour cela, l’élu communiste est à la recherche de financements mais n’a pas encore trouvé d’établissement bancaire qui veuille bien lui accorder un prêt. Le Marquillois, auteur du livre Sans domicile fisc qu’il a cosigné avec son frère Alain espère que ce ne sont pas ses analyses sur l’évasion fiscale qui font fuir les banques.

 
 

 

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11 député-e-s communistes sont élus à l'Assemblée nationale

19 Juin 2017, 16:11pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Il ne restait que 7 député.e.s communistes élus en 2012 (10 en incluant les député.e.s apparentés du Front de gauche). Voici la liste des député.e.s communistes élus en 2017

11 député-e-s communistes sont élus à l'Assemblée nationale

3 circonscriptions perdues en 2012 ont été reprises (sur 6) 
3 circonscriptions nouvelles ont été conquises par le PCF 
2 circonscriptions ont été perdues (1 dans l'Oise au premier tour et 1 dans le Cher au second tour) 
5 circonscriptions ont été conservées par le PCF (avec 3 renouvellements) 

La liste des 11 député.e.s PCF élu.e.s : 

Stéphane Peu (PCF) élu député de la 2ème circonscription de Seine-Saint-Denis (reconquête) 
Marie-George Buffet (PCF) réélue députée de la 4ème circonscription de Seine-Saint-Denis 
Elsa Faucillon (PCF) élue députée de la 1ère circonscription des Hauts-de-Seine (reconquête) 
Jean-Paul Dufrègne (PCF) élu député de la 1ère circonscription de l'Allier (conquête) 
Alain Bruneel (PCF) élu député de la 16ème circonscription du Nord 
Fabien Roussel (PCF) élu député de la 20ème circonscription du Nord 
Hubert Wulfranc (PCF) élu député de la 3ème circonscription de la Seine-Maritime (conquête) 
Sébastien Jumel (PCF) élu député de la 6ème circonscription de la Seine-Maritime (conquête) 
Jean-Paul Lecoq (PCF) retrouve son siège de député de la 8ème circonscription de Seine-Maritime (reconquête) 
André Chassaigne (PCF) réélu député de la 5ème circonscription du Puy-de-Dôme 
Pierre Dharréville (PCF) élu député de la 13ème circonscription des Bouches-du-Rhône 

Chez les apparentés et les candidat.e.s soutenus par le PCF : 

1 circonscription reprise (celle de Ruffin qui fut aussi celle de Maxime Gremetz) 
2 circonscription perdue au 1er tour (Nanterre-Surennes/17ème circonscription du Nord) 
2 circonscriptions conservées (avec un renouvellement) 

Huguette Bello (PLR) réélue députée de la 2ème circonscription de La Réunion 
François Ruffin élu député dans 1ère circonscription de la Somme (reconquête)
Clémentine Autain (Ensemble!) élue députée de 11ème circonscription de Seine-Saint-Denis 

Maintenant, il va falloir former un groupe à l'Assemblée nationale (15 député.e.s minimum)

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LÉGISLATIVES: Vers une nouvelle Assemblée très élitiste qui renforce la « fermeture sociale »

16 Juin 2017, 05:29am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

LÉGISLATIVES: Vers une nouvelle Assemblée très élitiste qui renforce la « fermeture sociale »

510 candidats officiels de La République en marche (LREM), le mouvement d’Emmanuel Macron, disputeront le second tour des élections législatives, le 18 juin. Plus de 400 d’entre eux pourraient être élus députés. Une note du Cevipof, le centre de recherches politiques de Sciences-Po, réalisée par le chercheur Luc Rouban, s’est penchée sur le détail de leurs profils. Et confirme que la grande majorité des candidats, loin d’incarner un renouvellement socialement divers, est porteuse de « fermeture sociale » et caractérisée  « par son appartenance majoritaire à une bourgeoisie moderniste, diplômée, libérale sur le plan culturel comme sur le plan économique ».

Près de 70 % des candidats sont issus des classes supérieures : cadres du privé (20 %) et industriels (10 %) principalement, mais aussi patrons de très petites entreprises, avocats ou médecins. A l’opposé, les ouvriers, les employés et les professions intermédiaires du privé ne sont que 6,5 % (contre 75 % dans la population française). Ces catégories étaient déjà peu représentées à l’Assemblée – environ un député sur six en était issu. Elles disparaîtront presque totalement du débat politique du nouvel hémicycle. « La part prise par les études commerciales au sens large, en y incluant les formations marketing ou communication d’entreprise, est importante puisque 54 candidats soit un peu plus de 10 % ont suivi des études spécialisées dans la gestion d’entreprise », ajoute le chercheur.

Un risque accru de conflits d’intérêts

Cette « fermeture sociale » soulève des interrogations. Elle était malgré tout compensée par les partis traditionnels, notamment à gauche, « qui permettaient à des candidats d’origine modeste de progresser sur le plan social »« C’est donc cette fonction de mobilité sociale ascendante par la politique qui pourrait être remise en cause par la généralisation d’un recrutement direct ne profitant qu’à des personnes déjà suffisamment dotées en ressources sociales pour tenter l’aventure électorale. »

Luc Rouban pointe également le risque accru de conflits d’intérêts potentiels, et de perméabilité de la nouvelle Assemblée au lobbying des grands intérêts économiques et financiers privés : « Le fait de puiser largement les candidats dans le milieu de l’entreprise privée ou des professions libérales, s’il permet de rapprocher la pratique politique du savoir-faire économique, est également porteur de risques importants de conflits d’intérêts à moyen ou long terme et ne peut qu’exiger un renforcement drastique des contrôles qui vont devoir peser sur le personnel politique. »

En terme de proximité politique, près d’un tiers des candidats LREM se disent proches de la gauche social-libérale (PS, PRG, divers-gauche), moins de 2 % se revendiquent proches des écologistes, et un peu plus d’un quart du centre (Modem et UDI) et de la droite.

 

 Voir la note du Cevipof

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Législatives : le PCF a t-il tout fait pour le rassemblement ?

4 Juin 2017, 05:51am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Le PCF et la France Insoumise (FI) se renvoient la responsabilité de la division pour les législatives de juin 2017.

Cette division peut entrainer l’élimination de la gauche du deuxième tour des législatives dans de très nombreuses circonscriptions alors que, unie, elle arriverait en tête du 1er tour dans plus de 200 d’entre elles.

Mais pourquoi cette désunion ?

I - La volonté du PCF d’aboutir à des candidatures communes est-elle réelle ou feinte ?

Dans son courrier au PCF du 4 mai 2017 ( consultable à : http://www.youscribe.com/catalogue/documents/actualite-et-debat-de-soc... ), les responsables de la FI nient la réalité de la volonté du PCF d’aboutir à un accord pour les législatives. En dehors de se donner le beau rôle, la FI y accuse le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, d’avoir déclaré « qu’il n’y aura pas d’accord entre le PCF et la FI », comme rapporté dans le CommunisteS (supplément à l’Humanité) du 11 janvier 2017 ( Consultable à : http://www.pcf.fr/95229 , page 3 colonne du milieu ).

Pourtant, sur la page précédente de ce même numéro de CommunisteS, dans la retranscription des voeux de Pierre Laurent pour l’année 2017, il est question à de multiples reprises de rassemblement :

- « Le rassemblement auquel je n’ai cessé d’appeler tout au long de l’année écoulée ... est celui des forces vives de la gauche de ce pays. »

- « Oui, nous rêvions mieux pour partir en campagne, un socle de rassemblement plus large encore... »

- « Nous lançons notre campagne en faveur du vote pour Jean-Luc Mélenchon avec cet objectif : élargir le rassemblement le plus loin possible... »

- « Nous sommes déjà à pied d’œuvre pour présenter ou soutenir dans toutes les circonscriptions des candidats du rassemblement aux élections législatives. » ; etc.

Pourquoi cette contradiction ?

Parce que l’accord dont il est question dans le CommunisteS du 11 janvier, l’accord que refuse le PCF, c’est le seul et unique accord que lui ait proposé la FI : intégrer la France Insoumise.

Oui au rassemblement ; non à l’intégration.

II - La FI était-elle au courant de cette différence ?

Deux représentants de la FI étaient présents aux vœux de Pierre Laurent  : A. Corbière et E. Coquerel. Ils ont entendu les multiples appels de Pierre Laurent au rassemblement de toute la gauche de transformation et écologiste. Ils ne pouvaient donc pas se tromper sur le sens de la phrase disant qu’il n’y aurait pas d’accord.

- Précédemment, le 2 novembre 2016, a eu lieu une rencontre entre la FI et le PCF. Un compte-rendu de cette rencontre, fait par la FI, est consultable par le lien suivant : https://lafranceinsoumise.fr/2016/11/04/compte-rendu-de-rencontre-part... . On peut y lire que le PCF a demandé un cadre commun pour les législatives, ainsi que la possibilité de construire pour les législatives des accords politiques plus larges avec EELV et les frondeurs du PS. La réponse de la FI précise la nécessité pour le PCF d’intégrer la FI et de signer la charte de la FI, comme préalable à des candidatures de rassemblement aux législatives.

- Dans le numéro du 1er février 2017 de CommunisteS est publiée la déclaration du Comité Exécutif National du PCF : « Construire un pacte de majorité ». Il y est dit à propos des élections législatives : «  Nous appelons toutes les forces de gauche à retrouver le chemin du dialogue, à débattre des projets et des contenus pour travailler au maximum de convergences permettant la construction d’un pacte de majorité. »

- Dans sa conférence de presse du 25 avril 2017 ( à lire ici : http://www.pcf.fr/99154 ), Pierre Laurent renouvelle à plusieurs reprises l’appel au rassemblement de toutes les forces de gauche, mais aussi de toutes les voix qui se sont portées sur J-L Mélenchon, B. Hamon, Ph Poutou et N. Arthaud, ce qui permettrait d’arriver en tête du 1er tour des législatives dans 212 circonscriptions.

- Dernier exemple cité, mais il y en a bien d’autres, la lettre du 3 mai 2017, de P. Laurent à J-L Mélenchon concernant les législatives ( consultable ici : http://www.pcf.fr/99563 ). Il y est dit, entre autres : « Je l’écris avec la préoccupation de trouver une issue positive à nos discussions, c’est à dire le chemin du rassemblement de nos forces dans les élections législatives... ». De nombreuses propositions y sont faites, de nombreux arguments y sont développés, pour tenter de persuader de la nécessité de trouver un accord national permettant de s’unir pour les législatives.

Tous ces exemples démontrent clairement que les dirigeants de la FI ne pouvaient pas ignorer que le PCF souhaitait un accord national des forces ayant soutenu J-L Mélenchon, et au delà si possible de toutes les forces de la gauche de transformation et écologiste, afin de présenter des candidatures uniques dans un maximum de circonscriptions, aux législatives.

Mais pourquoi le PCF n’a t-il pas accepté les propositions que la FI lui a faite dans son courrier du 4 mai 2017 ?

III - Les propositions de la FI, d’accord limité à quelques circonscriptions, étaient-elles acceptables ?

Reprenons les propositions faites par la FI dans son courrier du 4 mai 2017 ( consultable à : http://www.youscribe.com/catalogue/documents/actualite-et-debat-de-soc... ).

Passons rapidement sur cette histoire de « partager le territoire entre 50% de candidatures PCF et 50% de candidatures FI ». Le PCF réclame depuis le début que le rassemblement se fasse avec les autres partenaires du Front de Gauche, la société civile, EELV et les Hamonistes, équitablement et dans le respect de chacun.

Après avoir refusé, pour la 5ème fois, un accord national si le PCF n’intègre pas la FI, proposition est faite par la FI d’un accord sur 52 circonscriptions : 26 pour le PCF et 26 pour la FI.

Mais quand on regarde le détail des 26 circonscriptions proposées par la FI au PCF, on est sidéré !

Sur ces 26 circonscriptions, 11 sont déjà attribuées par la FI à des communistes qui ont intégré la FI et signé sa charte. Donc, pour ces 11 circonscriptions, le PCF n’aurait rien à dire ! Pas le droit de choisir les circonscriptions, pas le droit de choisir ses candidats et pas le droit de revendiquer les voix qu’ils obtiendront puisqu’ils ont signé la charte de la FI. A souligner que, parmi ces 11, figure François Ruffin qui n’est pas plus communiste que FI et qui est soutenu de la même façon par les deux partis. Pourquoi donc l’attribuer au PCF ?

Donc, cette proposition donne 15 circonscriptions, sans concurrence FI, à des candidats du PCF, 26 circonscriptions, sans concurrence PCF, à des candidats FI et 11 circonscriptions, sans concurrence PCF, à des candidats FI adhérents du PCF (dont les voix et le financement public qui va avec seront comptabilisés pour la FI).

On a connu plus équitable comme accord entre partenaires qui se respectent !

 

IV - Mais pourquoi le PCF refuse t-il d’intégrer la FI et de signer sa charte ?

Pourquoi ne pas signer la charte ?

- Les candidats aux législatives qui signent la charte de la FI s’engagent à « faire campagne sur le même programme national : l’Avenir en commun ». Entre le programme du PCF (La France en commun) et celui de la FI (l’Avenir en commun), il y a beaucoup de convergences, mais il y a aussi des divergences importantes, qui nécessitent discussions et compromis pour se rassembler. Il est évident qu’un parti ne peut s’engager sur un programme avec lequel il a des désaccords et qu’il n’a pas eu le droit de discuter.

- Les candidats qui signent la charte s’engagent à « se rattacher à l’étiquette politique « la France insoumise » lors du dépôt de candidature afin de participer à la totalisation des voix au niveau national ». Accepter ce point signifierait pour le PCF la perte de toutes voix aux élections législatives, puisqu’elles seraient comptabilisées pour la FI. Or, le financement public des partis politiques se fait en fonction du nombre de voix obtenues aux législatives. Le PCF perdrait donc tout financement public au profit de la FI, avec d’énormes difficultés financières à la clé.

- Les signataires de la charte s’engagent à « respecter la discipline de vote du groupe lorsqu’une décision collective a été prise conformément au programme l’Avenir en commun ». Pour le PCF, les élus reçoivent leur mandat des électeurs et c’est à eux qu’ils doivent rendre des comptes. Cela peut conduire à des différences de positionnement des élus, mais pas de façon importante sur les questions essentielles. Cela permet aux élus de respecter la volonté de leurs électeurs en fonction de spécificités locales, tant que cela reste en accord avec les orientations politiques du PCF.

- Les signataires de la charte s’engagent à « se rattacher à l’association de financement « la France insoumise » lors du dépôt de candidature, ce qui inclut la possibilité d’accords de reversement entre cette association et les candidats ou le groupement politique qu’ils désigneront ». En bref, cela voudrait dire qu’une part importante des finances du PCF serait soumise au bon vouloir de reversement d’une autre organisation politique. Ça laisse rêveur…

Pourquoi ne pas intégrer la FI ?

Les conditions d’intégration de la FI ont toujours été énoncées très clairement par ses dirigeants : y entrer en acceptant en l’état tout ce qui a été construit précédemment. Cela signifie accepter les structures de la FI et ce qui a été précédemment élaboré de son programme.

- Comme dit plus haut, le programme de la FI comporte des points de désaccord importantsavec le programme du PCF. Par exemple, la FI prévoit de fusionner la CGS à l’impôt, ce qui veut dire passer dans l’impôt une partie du financement de la Sécurité Sociale. C’est le premier pas du désengagement des entreprises du financement de notre Sécu et c’est inacceptable. Il n’est donc pas possible que l’Avenir en commun devienne le programme du PCF.

- A propos des structures de la FI, passons rapidement en revue ses principaux responsables :

- J-L Mélenchon,Parti de Gauche.

- M. Bompard (directeur de campagne de JLM),Parti de Gauche.

- A. Corbière (porte-parole de JLM),Parti de Gauche.

- M. Billard (coordinatrice du programme écologie),Parti de Gauche.

- E. Coquerel (coordinateur du PG),Parti de Gauche.

- R. Garrido (porte-parole de JLM),Parti de Gauche.

- D. Simonnet (coordinatrice du PG),Parti de Gauche.

- J. Généreux (coordinateur du projet),Parti de Gauche.

- L. Chaïbi (animatrice de l’espace politique de la FI),Parti de Gauche.

- P. Juraver (animateur de l’espace des luttes de la FI),Parti de Gauche.

- S. Chikirou (responsable communication)Parti de Gauche.

- A. Léaument (en charge de la coordination numérique),Parti de Gauche.

On trouve enfin C. Girard (responsable du programme de la FI) et M. Panot (coordinatrice des groupes d’appui de la FI) qui semblent ne pas être passées par le Parti de Gauche avant d’entrer à la FI.

A noter que, ayant pour titre la fonction assez vague « d’orateur national », on trouve encore un membre du PG, deux ex-membres du PS (devenus l’une FI et l’autre Nouvelle Gauche Socialiste), deux membres du PCF et une ex-membre du NPA.

Soit, sur 20 dirigeants, 13 membres du Parti de Gauche.

En somme, tout en n’étant pas un parti et en revendiquant n’avoir aucune affiliation à un parti, la France Insoumise est dirigée par le Parti de Gauche.

Il est aisé de comprendre que le PCF ne peut pas intégrer un mouvement entièrement dirigé par un autre parti. Or, comme les dirigeants de la FI ne sont pas démocratiquement élus par les « adhérents », que tous sont unilatéralement désignés par J-L Mélenchon, aucune évolution n’est à attendre, qui permettrait une ouverture de la direction de la FI aux différentes composantes de la gauche de transformation.

V - Les communistes sont-ils seuls à avoir des problèmes avec la FI ?

- Caroline de Haas est la militante féministe qui a lancé la pétition contre la loi El Khomri, pétition qui a recueilli un million et demi de signatures l’an dernier. Elle s’est proposée comme candidate de la gauche de transformation et écologiste contre Myriam El Khomri, la ministre de la loi « travail », dans la 18ème circonscription de Paris. Tout le monde a dit oui, sauf la FI ( voir l’historique des discussions : https://blogs.mediapart.fr/carolinedehaas/blog/130517/lunite-est-un-co...;;utm_medium=social&utm_campaign=SharingApp&xtor=CS3-5 ) , c’est son droit. Mais depuis, C. de Haas est la cible d’insoumis qui tentent de discréditer sa candidature en faisant courir le bruit qu’elle aurait soutenu B. Hamon à la présidentielle ( témoignage de Caroline de Haas dans cette vidéo : http://www.regards.fr/web/article/caroline-de-haas-le-ps-n-est-plus-un... ), ce qui est faux.

Le secrétaire national d’EELV, après avoir lancé un appel au rassemblement pour les législatives, a reçu de la FI la même réponse que celle faite au PCF ( un article à ce sujet : http://www.liberation.fr/france/2017/05/05/legislatives-pas-d-accord-n... ). La réaction de David Cormand montre à quel point cette proposition est inacceptable : « Nous avons reçu une fin de non-recevoir de la France Insoumise puisque son exigence, c’est la soumission. »

Le rejet de tout accord par la FI est généralisé, à quelques exceptions locales près.

VI - Du très moche et de l’espoir !

Commençons par le plus moche, pour finir par le plus positif.

Le Partenaire d’or revient à J-L Mélenchon pour son SMS du 4 mai à Pierre Laurent, dans lequel il déclare aux communistes : « Vous êtes la mort et le néant. » ( A voir ici, par exemple : http://elections2017.actu.orange.fr/news/jean-luc-melenchon-a-pierre-l... ).

Un Partenaire d’argent à Raquel Garrido pour son tweet mettant sur le même plan le FN et le PCF ( à voir ici : https://twitter.com/raquelgarridofi/status/860146327237349376 ).

Un Partenaire de bronze à la direction de la FI qui impose un candidat FI contre la candidate communiste Michèle Picard, à Vénissieux, alors que les comités d’appuis locaux de la FI avaient majoritairement décidé le rassemblement derrière Michèle Picard, pour avoir une chance que la gauche l’emporte dans cette circonscription

( décrit ici : http://www.expressions-venissieux.fr/2017-05-18-france-insoumise-natio... ).

Un Partenaire d’argent encore à J-L Mélenchon qui a déclaré que le PCF ne soutenait aucun candidat de la FI aux législatives. Il avait juste oublié que, entre autres, le PCF venait de retirer son candidat de la 4ème circonscription de Marseille pour laisser la place au parachuté de la FI : J-L Mélenchon lui-même ( article sur le sujet : http://www.liberation.fr/desintox/2017/05/19/monsieur-melenchon-le-pcf...;;utm_so ).

Quelques exemples de circonscriptions où le PCF retire unilatéralement ses candidats pour éviter la catastrophe :

- Eure et Loire : le PCF retire ses candidats de 2 circonscription sur 4, pour lutter contre la division des candidatures de la gauche de transformation ( lire : http://www.lechorepublicain.fr/dreux/politique/2017/05/11/le-parti-com... ). La FI maintient ses candidats dans les 4 circonscriptions.

- Bouches du Rhône : le PCF retire ses candidats de 4 circonscriptions : celle où J-L Mélenchon est parachuté et 3 autres où le risque d’élection du FN est très important. En retour, la FI retire ses candidats sur 1 circonscription ( article : https://marsactu.fr/bref/pcf-se-retire-quatre-circonscriptions/ ).

- Loire-Atlantique : le PCF retire ses candidats de deux circonscriptions ( article : http://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/nantes-44000/legislatives-... ). Aucune réciprocité de la part de la FI.

Quelques exemples qui montrent que le rassemblement est possible ...

- En Bretagne, à Fougères, le PCF, EELV, Bretagne Ecologie et des partisans de Benoit Hamon se rassemblent autour d’un même candidat ( voir l’article : http://www.lachroniquerepublicaine.fr/2017/05/13/legislatives-benoit-m... ).

- Dans les trois circonscriptions du Jura, le PCF, le PS et EELV présentent des candidatures communes ( voir l’article : http://www.communcommune.com/2017/05/legislatives-dans-le-jura-le-pcf-...;;utm_medium=_ob_facebook&utm_campaign=_ob_share_auto ).-

- Dans le Béarn, alliance entre le PCF, République & Socialisme et EELV ( voir l’article : http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2017/04/20/bearn-front-de-gauche...,2116620.php ).

... même avec la France Insoumise :

En Seine-Maritime, accord de non concurrence dans 2 circonscriptions où la FI soutient des candidats communistes ( voir l’article : http://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/seine-maritime/pays-d... ).

Le PCF et la France Insoumise (FI) se renvoient la responsabilité de la division pour les législatives de juin 2017.

Cette division peut entrainer l’élimination de la gauche du deuxième tour des législatives dans de très nombreuses circonscriptions alors que, unie, elle arriverait en tête du 1er tour dans plus de 200 d’entre elles.

Mais pourquoi cette désunion ?

I - La volonté du PCF d’aboutir à des candidatures communes est-elle réelle ou feinte ?

Dans son courrier au PCF du 4 mai 2017 ( consultable à : http://www.youscribe.com/catalogue/documents/actualite-et-debat-de-soc... ), les responsables de la FI nient la réalité de la volonté du PCF d’aboutir à un accord pour les législatives. En dehors de se donner le beau rôle, la FI y accuse le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, d’avoir déclaré « qu’il n’y aura pas d’accord entre le PCF et la FI », comme rapporté dans le CommunisteS (supplément à l’Humanité) du 11 janvier 2017 ( Consultable à : http://www.pcf.fr/95229 , page 3 colonne du milieu ).

Pourtant, sur la page précédente de ce même numéro de CommunisteS, dans la retranscription des voeux de Pierre Laurent pour l’année 2017, il est question à de multiples reprises de rassemblement :

- « Le rassemblement auquel je n’ai cessé d’appeler tout au long de l’année écoulée ... est celui des forces vives de la gauche de ce pays. »

- « Oui, nous rêvions mieux pour partir en campagne, un socle de rassemblement plus large encore... »

- « Nous lançons notre campagne en faveur du vote pour Jean-Luc Mélenchon avec cet objectif : élargir le rassemblement le plus loin possible... »

- « Nous sommes déjà à pied d’œuvre pour présenter ou soutenir dans toutes les circonscriptions des candidats du rassemblement aux élections législatives. » ; etc.

Pourquoi cette contradiction ?

Parce que l’accord dont il est question dans le CommunisteS du 11 janvier, l’accord que refuse le PCF, c’est le seul et unique accord que lui ait proposé la FI : intégrer la France Insoumise.

Oui au rassemblement ; non à l’intégration.

II - La FI était-elle au courant de cette différence ?

Deux représentants de la FI étaient présents aux vœux de Pierre Laurent  : A. Corbière et E. Coquerel. Ils ont entendu les multiples appels de Pierre Laurent au rassemblement de toute la gauche de transformation et écologiste. Ils ne pouvaient donc pas se tromper sur le sens de la phrase disant qu’il n’y aurait pas d’accord.

- Précédemment, le 2 novembre 2016, a eu lieu une rencontre entre la FI et le PCF. Un compte-rendu de cette rencontre, fait par la FI, est consultable par le lien suivant : https://lafranceinsoumise.fr/2016/11/04/compte-rendu-de-rencontre-part... . On peut y lire que le PCF a demandé un cadre commun pour les législatives, ainsi que la possibilité de construire pour les législatives des accords politiques plus larges avec EELV et les frondeurs du PS. La réponse de la FI précise la nécessité pour le PCF d’intégrer la FI et de signer la charte de la FI, comme préalable à des candidatures de rassemblement aux législatives.

- Dans le numéro du 1er février 2017 de CommunisteS est publiée la déclaration du Comité Exécutif National du PCF : « Construire un pacte de majorité ». Il y est dit à propos des élections législatives : «  Nous appelons toutes les forces de gauche à retrouver le chemin du dialogue, à débattre des projets et des contenus pour travailler au maximum de convergences permettant la construction d’un pacte de majorité. »

- Dans sa conférence de presse du 25 avril 2017 ( à lire ici : http://www.pcf.fr/99154 ), Pierre Laurent renouvelle à plusieurs reprises l’appel au rassemblement de toutes les forces de gauche, mais aussi de toutes les voix qui se sont portées sur J-L Mélenchon, B. Hamon, Ph Poutou et N. Arthaud, ce qui permettrait d’arriver en tête du 1er tour des législatives dans 212 circonscriptions.

- Dernier exemple cité, mais il y en a bien d’autres, la lettre du 3 mai 2017, de P. Laurent à J-L Mélenchon concernant les législatives ( consultable ici : http://www.pcf.fr/99563 ). Il y est dit, entre autres : « Je l’écris avec la préoccupation de trouver une issue positive à nos discussions, c’est à dire le chemin du rassemblement de nos forces dans les élections législatives... ». De nombreuses propositions y sont faites, de nombreux arguments y sont développés, pour tenter de persuader de la nécessité de trouver un accord national permettant de s’unir pour les législatives.

Tous ces exemples démontrent clairement que les dirigeants de la FI ne pouvaient pas ignorer que le PCF souhaitait un accord national des forces ayant soutenu J-L Mélenchon, et au delà si possible de toutes les forces de la gauche de transformation et écologiste, afin de présenter des candidatures uniques dans un maximum de circonscriptions, aux législatives.

Mais pourquoi le PCF n’a t-il pas accepté les propositions que la FI lui a faite dans son courrier du 4 mai 2017 ?

III - Les propositions de la FI, d’accord limité à quelques circonscriptions, étaient-elles acceptables ?

Reprenons les propositions faites par la FI dans son courrier du 4 mai 2017 ( consultable à : http://www.youscribe.com/catalogue/documents/actualite-et-debat-de-soc... ).

Passons rapidement sur cette histoire de « partager le territoire entre 50% de candidatures PCF et 50% de candidatures FI ». Le PCF réclame depuis le début que le rassemblement se fasse avec les autres partenaires du Front de Gauche, la société civile, EELV et les Hamonistes, équitablement et dans le respect de chacun.

Après avoir refusé, pour la 5ème fois, un accord national si le PCF n’intègre pas la FI, proposition est faite par la FI d’un accord sur 52 circonscriptions : 26 pour le PCF et 26 pour la FI.

Mais quand on regarde le détail des 26 circonscriptions proposées par la FI au PCF, on est sidéré !

Sur ces 26 circonscriptions, 11 sont déjà attribuées par la FI à des communistes qui ont intégré la FI et signé sa charte. Donc, pour ces 11 circonscriptions, le PCF n’aurait rien à dire ! Pas le droit de choisir les circonscriptions, pas le droit de choisir ses candidats et pas le droit de revendiquer les voix qu’ils obtiendront puisqu’ils ont signé la charte de la FI. A souligner que, parmi ces 11, figure François Ruffin qui n’est pas plus communiste que FI et qui est soutenu de la même façon par les deux partis. Pourquoi donc l’attribuer au PCF ?

Donc, cette proposition donne 15 circonscriptions, sans concurrence FI, à des candidats du PCF, 26 circonscriptions, sans concurrence PCF, à des candidats FI et 11 circonscriptions, sans concurrence PCF, à des candidats FI adhérents du PCF (dont les voix et le financement public qui va avec seront comptabilisés pour la FI).

On a connu plus équitable comme accord entre partenaires qui se respectent !

IV - Mais pourquoi le PCF refuse t-il d’intégrer la FI et de signer sa charte ?

Pourquoi ne pas signer la charte ?

- Les candidats aux législatives qui signent la charte de la FI s’engagent à « faire campagne sur le même programme national : l’Avenir en commun ». Entre le programme du PCF (La France en commun) et celui de la FI (l’Avenir en commun), il y a beaucoup de convergences, mais il y a aussi des divergences importantes, qui nécessitent discussions et compromis pour se rassembler. Il est évident qu’un parti ne peut s’engager sur un programme avec lequel il a des désaccords et qu’il n’a pas eu le droit de discuter.

- Les candidats qui signent la charte s’engagent à « se rattacher à l’étiquette politique « la France insoumise » lors du dépôt de candidature afin de participer à la totalisation des voix au niveau national ». Accepter ce point signifierait pour le PCF la perte de toutes voix aux élections législatives, puisqu’elles seraient comptabilisées pour la FI. Or, le financement public des partis politiques se fait en fonction du nombre de voix obtenues aux législatives. Le PCF perdrait donc tout financement public au profit de la FI, avec d’énormes difficultés financières à la clé.

- Les signataires de la charte s’engagent à « respecter la discipline de vote du groupe lorsqu’une décision collective a été prise conformément au programme l’Avenir en commun ». Pour le PCF, les élus reçoivent leur mandat des électeurs et c’est à eux qu’ils doivent rendre des comptes. Cela peut conduire à des différences de positionnement des élus, mais pas de façon importante sur les questions essentielles. Cela permet aux élus de respecter la volonté de leurs électeurs en fonction de spécificités locales, tant que cela reste en accord avec les orientations politiques du PCF.

- Les signataires de la charte s’engagent à « se rattacher à l’association de financement « la France insoumise » lors du dépôt de candidature, ce qui inclut la possibilité d’accords de reversement entre cette association et les candidats ou le groupement politique qu’ils désigneront ». En bref, cela voudrait dire qu’une part importante des finances du PCF serait soumise au bon vouloir de reversement d’une autre organisation politique. Ça laisse rêveur…

Pourquoi ne pas intégrer la FI ?

Les conditions d’intégration de la FI ont toujours été énoncées très clairement par ses dirigeants : y entrer en acceptant en l’état tout ce qui a été construit précédemment. Cela signifie accepter les structures de la FI et ce qui a été précédemment élaboré de son programme.

- Comme dit plus haut, le programme de la FI comporte des points de désaccord importantsavec le programme du PCF. Par exemple, la FI prévoit de fusionner la CGS à l’impôt, ce qui veut dire passer dans l’impôt une partie du financement de la Sécurité Sociale. C’est le premier pas du désengagement des entreprises du financement de notre Sécu et c’est inacceptable. Il n’est donc pas possible que l’Avenir en commun devienne le programme du PCF.

- A propos des structures de la FI, passons rapidement en revue ses principaux responsables :

- J-L Mélenchon,Parti de Gauche.

- M. Bompard (directeur de campagne de JLM),Parti de Gauche.

- A. Corbière (porte-parole de JLM),Parti de Gauche.

- M. Billard (coordinatrice du programme écologie),Parti de Gauche.

- E. Coquerel (coordinateur du PG),Parti de Gauche.

- R. Garrido (porte-parole de JLM),Parti de Gauche.

- D. Simonnet (coordinatrice du PG),Parti de Gauche.

- J. Généreux (coordinateur du projet),Parti de Gauche.

- L. Chaïbi (animatrice de l’espace politique de la FI),Parti de Gauche.

- P. Juraver (animateur de l’espace des luttes de la FI),Parti de Gauche.

- S. Chikirou (responsable communication)Parti de Gauche.

- A. Léaument (en charge de la coordination numérique),Parti de Gauche.

On trouve enfin C. Girard (responsable du programme de la FI) et M. Panot (coordinatrice des groupes d’appui de la FI) qui semblent ne pas être passées par le Parti de Gauche avant d’entrer à la FI.

A noter que, ayant pour titre la fonction assez vague « d’orateur national », on trouve encore un membre du PG, deux ex-membres du PS (devenus l’une FI et l’autre Nouvelle Gauche Socialiste), deux membres du PCF et une ex-membre du NPA.

Soit, sur 20 dirigeants, 13 membres du Parti de Gauche.

En somme, tout en n’étant pas un parti et en revendiquant n’avoir aucune affiliation à un parti, la France Insoumise est dirigée par le Parti de Gauche.

Il est aisé de comprendre que le PCF ne peut pas intégrer un mouvement entièrement dirigé par un autre parti. Or, comme les dirigeants de la FI ne sont pas démocratiquement élus par les « adhérents », que tous sont unilatéralement désignés par J-L Mélenchon, aucune évolution n’est à attendre, qui permettrait une ouverture de la direction de la FI aux différentes composantes de la gauche de transformation.

V - Les communistes sont-ils seuls à avoir des problèmes avec la FI ?

- Caroline de Haas est la militante féministe qui a lancé la pétition contre la loi El Khomri, pétition qui a recueilli un million et demi de signatures l’an dernier. Elle s’est proposée comme candidate de la gauche de transformation et écologiste contre Myriam El Khomri, la ministre de la loi « travail », dans la 18ème circonscription de Paris. Tout le monde a dit oui, sauf la FI ( voir l’historique des discussions : https://blogs.mediapart.fr/carolinedehaas/blog/130517/lunite-est-un-co...;;utm_medium=social&utm_campaign=SharingApp&xtor=CS3-5 ) , c’est son droit. Mais depuis, C. de Haas est la cible d’insoumis qui tentent de discréditer sa candidature en faisant courir le bruit qu’elle aurait soutenu B. Hamon à la présidentielle ( témoignage de Caroline de Haas dans cette vidéo : http://www.regards.fr/web/article/caroline-de-haas-le-ps-n-est-plus-un... ), ce qui est faux.

Le secrétaire national d’EELV, après avoir lancé un appel au rassemblement pour les législatives, a reçu de la FI la même réponse que celle faite au PCF ( un article à ce sujet : http://www.liberation.fr/france/2017/05/05/legislatives-pas-d-accord-n... ). La réaction de David Cormand montre à quel point cette proposition est inacceptable : « Nous avons reçu une fin de non-recevoir de la France Insoumise puisque son exigence, c’est la soumission. »

Le rejet de tout accord par la FI est généralisé, à quelques exceptions locales près.

VI - Du très moche et de l’espoir !

Commençons par le plus moche, pour finir par le plus positif.

Le Partenaire d’or revient à J-L Mélenchon pour son SMS du 4 mai à Pierre Laurent, dans lequel il déclare aux communistes : « Vous êtes la mort et le néant. » ( A voir ici, par exemple : http://elections2017.actu.orange.fr/news/jean-luc-melenchon-a-pierre-l... ).

Un Partenaire d’argent à Raquel Garrido pour son tweet mettant sur le même plan le FN et le PCF ( à voir ici : https://twitter.com/raquelgarridofi/status/860146327237349376 ).

Un Partenaire de bronze à la direction de la FI qui impose un candidat FI contre la candidate communiste Michèle Picard, à Vénissieux, alors que les comités d’appuis locaux de la FI avaient majoritairement décidé le rassemblement derrière Michèle Picard, pour avoir une chance que la gauche l’emporte dans cette circonscription

( décrit ici : http://www.expressions-venissieux.fr/2017-05-18-france-insoumise-natio... ).

Un Partenaire d’argent encore à J-L Mélenchon qui a déclaré que le PCF ne soutenait aucun candidat de la FI aux législatives. Il avait juste oublié que, entre autres, le PCF venait de retirer son candidat de la 4ème circonscription de Marseille pour laisser la place au parachuté de la FI : J-L Mélenchon lui-même ( article sur le sujet : http://www.liberation.fr/desintox/2017/05/19/monsieur-melenchon-le-pcf...;;utm_so ).

Quelques exemples de circonscriptions où le PCF retire unilatéralement ses candidats pour éviter la catastrophe :

- Eure et Loire : le PCF retire ses candidats de 2 circonscription sur 4, pour lutter contre la division des candidatures de la gauche de transformation ( lire : http://www.lechorepublicain.fr/dreux/politique/2017/05/11/le-parti-com... ). La FI maintient ses candidats dans les 4 circonscriptions.

- Bouches du Rhône : le PCF retire ses candidats de 4 circonscriptions : celle où J-L Mélenchon est parachuté et 3 autres où le risque d’élection du FN est très important. En retour, la FI retire ses candidats sur 1 circonscription ( article : https://marsactu.fr/bref/pcf-se-retire-quatre-circonscriptions/ ).

- Loire-Atlantique : le PCF retire ses candidats de deux circonscriptions ( article : http://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/nantes-44000/legislatives-... ). Aucune réciprocité de la part de la FI.

Quelques exemples qui montrent que le rassemblement est possible ...

- En Bretagne, à Fougères, le PCF, EELV, Bretagne Ecologie et des partisans de Benoit Hamon se rassemblent autour d’un même candidat ( voir l’article : http://www.lachroniquerepublicaine.fr/2017/05/13/legislatives-benoit-m... ).

- Dans les trois circonscriptions du Jura, le PCF, le PS et EELV présentent des candidatures communes ( voir l’article : http://www.communcommune.com/2017/05/legislatives-dans-le-jura-le-pcf-...;;utm_medium=_ob_facebook&utm_campaign=_ob_share_auto ).-

- Dans le Béarn, alliance entre le PCF, République & Socialisme et EELV ( voir l’article : http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2017/04/20/bearn-front-de-gauche...,2116620.php ).

... même avec la France Insoumise :

En Seine-Maritime, accord de non concurrence dans 2 circonscriptions où la FI soutient des candidats communistes ( voir l’article : http://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/seine-maritime/pays-d... ).

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On a retrouvé Ubu roi, il est au CSA !

30 Mai 2017, 16:34pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Campagne officielle: On a retrouvé Ubu roi, il est au CSA !

 

Le Conseil constitutionnel suite à un référé d’En Marche doit donner un avis sur le temps d’antenne pour la campagne audiovisuelle officielle

 

A cette occasion, le PCF dénonce avec force le scandale du partage du temps d’antenne. Disposant de deux groupes parlementaires, à l’Assemblée et au Sénat, et présentant 524 candidats, le PCF se verra « généreusement » attribuer 5 minutes, contre 2h au PS et 1h44 à LR. Un parti qui ne dispose pas de groupe parlementaire mais présente plus de 75 candidats aura lui 7 minutes de temps d’antenne.

On a retrouvé Ubu roi, il est au CSA !

 

Le PCF demande au Conseil constitutionnel de faire cesser cette farce anti démocratique et que les règles promises d’équité soient respectées.

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Législatives : la presse en parle

28 Mai 2017, 17:37pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Législatives : la presse en parle
Législatives : la presse en parle

Leïla Dutailly, candidate communiste dans la 2e circonscription

« La jeunesse et l’expérience » sont les atouts que le Parti communiste veut mettre en avant, dans la 2e circonscription. Pour ces législatives, Leïla Dutailly et René Chevalier misent aussi sur leur travail auprès de la population.

Législatives : la presse en parle

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Législatives : Benoît Hamon soutient le candidat PCF Michel Nouaille contre Manuel Valls dans l'Essonne

25 Mai 2017, 09:26am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Pendant la campagne pour la présidentielle, Manuel Valls avait refusé de soutenir Benoît Hamon et avait préféré appeler à voter pour Emmanuel Macron.

Œil pour œil, dent pour dent. Benoît Hamon soutient le candidat PCF Michel Nouaille, l'adversaire de Manuel Valls pour les législatives dans la première circonscription de l'Essonne.

 

Ce n'est pas la seule circonscription où Benoît Hamon tourne le dos à ses anciens partenaires du PS ou de la primaire de la gauche. Il soutient aussi Philippe Rio (PCF) face à Malek Boutih dans l'Essonne, Aymeric Seassau (PCF) face à François de Rugy en Loire-Atlantique, ainsi que la militante féministe Caroline de Haas contre l'ancienne ministre du Travail, Myriam El Khomri, à Paris.

 

Législatives : Benoît Hamon soutient le candidat PCF Michel Nouaille contre Manuel Valls dans l'Essonne

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Quelle priorité : cohabitation ? Ou une FI hégémonique ? Mélenchon veut imposer la cohabitation

22 Mai 2017, 17:52pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Cet interview du politologue Thomas Guénolé qu’un militant FI m’envoie est utile.

 

Derrière l’objectif affiché d’imposer une cohabitation, bien incertaine, l’objectif plus réaliste de JLM est bien de tenter d’affirmer la FI comme seul parti de gauche...

 

Car une cohabitation est bien irréaliste dans un contexte politique ou la droite n’a jamais été aussi élevée en France (plus haute qu’en 1969 !). Macron fera sa majorité à droite comme Collomb qui a une longue expérience lyonnaise que je connais bien. Il a fallu toute la détermination des communistes de Vénissieux victorieux en 2014 contre le PS pour bousculer tout ceux qui cherchaient leur place avec Collomb malgré sa majorité à droite, dont malheureusement d’autres élus communistes, mais aussi toute la gauche "alternative" lyonnaise des anciens communistes comme Maurice Charrier à Vaulx en Velin, aujourd’hui insoumis, mais allié de Collomb quand il était élu... Ce sera amusant de voir cette gauche alternative "de gauche" se contorsionner pour justifier de continuer à participer à l’exécutif de la métropole, exécutif qui préfigurait le macronisme... De fait, la "cohabitation" sera bien avec la droite...

 

Mais le texte éclaire la motivation principale de JLM, l’affirmation d’une seule grande force de gauche... FI

 

Je cite :

Certes, pour le PCF, signer la charte pose le risque d’une dissolution. Mais la question de la finalité et de l’utilité du PCF en tant que parti politique se pose. Si ce calcul est gagnant, il y aura une seule grande force de gauche « antisystème » : la France insoumise.

La question de l’utilité du PCF est effectivement posée, et comme ses dirigeants successifs font un par un la démonstration qu’il ne sert à rien, Hue passé annexe du PS avant de soutenir Macron, Buffet déja insoumise appelant le PCF à "se dépasser"... La réponse semble couler de source... le PCF est inutile et va disparaitre... Si les dirigeants communistes cherchent bien sûr à préserver des places, et donc sont en partie en concurrence avec la FI, en réalité, ils sont en accord avec cet objectif de "refonder la gauche", ils ne croient plus au PCF... Incroyable d’ailleurs que ce parti existe encore alors que tous ses dirigeants depuis 20 ans essaient de le dissoudre/métamorphoser/faire muter/dépasser.. le vocabulaire varie mais l’idée est toujours la même, s’en débarrasser...

 

La question se résume en une formule célèbre, "en finir enfin avec 1920 !" La FI est, dans la continuité d’un Mélenchon héritier du Mitterrand de 71/81, l’aboutissement de la remise en cause de 1920... revenir à une gauche "acommuniste".

 

Un élément très pragmatique de ce texte montre qu’on sait faire de la politique à l’ancienne à la FI.. Car en fait, tant pis pour la cohabitation, la priorité est bien de créer les meilleures conditions possibles à l’hégémonie du nouveau parti et donc à son financement... Question : La FI pourra-t-elle durer ?

Oui, pour des raisons simples de financement des partis politiques : les subventions publiques qui découlent des législatives vont permettre de stabiliser son existence

il vaut mieux faire gagner un député sortant PS-Macron et accumuler des voix pour son financement, surtout si l’inverse aurait fait prendre le risque d’avoir un député capable de maintenir l’hypothèse communiste...

 

 Ainsi la FI maintient un candidat rejeté par les collectifs locaux à Vénissieux, ville ou le PC depuis 30 ans s’oppose aux orientations nationales du PCF, et gagne contre le PS, malgré Gérard Collomb venu personnellement faire campagne aux municipales en 2014, et dans un rassemblement fraternel avec le PG... une candidature qui a montré qu’elle respecte ses engagements, refusant de rejoindre l’exécutif large de Collomb dans la métropole de Lyon .. bref, une candidature qui peut faire perdre un PS sortant macroniste et consolider une opposition de gauche authentique...

 

 mais la FI se retire pour une candidature nouvelle donne dans le calvados... il est vrai tout à fait compatible avec une gauche "acommuniste"... une gauche qui oscille entre les verts et un PS de gauche... la seule certitude qu’on a, c’est qu’elle ne sera jamais communiste...

 

Ce qui devrait conduire à un rappel historique : Qu’est-ce qu’une gauche "acommuniste" ? ... tout simplement une gauche socialiste... la boucle est bouclée... Mélenchon aurait terminé le travail de Mitterrand.

 

Je crains que cette stratégie ne se révèle mortifère pour ceux qui persistent à vouloir changer de société...

 

Tout ca n’empêche pas Nicolas, qu’la commune n’est pas morte ! (https://lepcf.fr/Quel-avenir-pour-le-parti-communiste)

 

pam


Thomas Guénolé : « Mélenchon veut imposer la cohabitation »

 

Thomas Guénolé Politologue, professeur à Sciences Po

 

Jean-Luc Mélenchon désarçonne une partie de la gauche par ses positionnements et sa stratégie. Pour Thomas Guénolé, le leader de la France insoumise est cohérent.

 

La campagne des législatives s’ouvre sur fond de divisions des candidatures à gauche, éloignant la probabilité d’une présence élargie au Parlement. 

 

Pour Jean-Luc Mélenchon, qui convoite l’hégémonie de l’opposition à gauche, l’union des partis ne fait pas sa force. Thomas Guénolé analyse cette stratégie.

 

Nadia Sweeny : Jean-Luc Mélenchon analyse-t-il de manière « juste » la nature du vote qui l’a porté à 19,56 % au premier tour de la présidentielle ?

 

Thomas Guénolé : Il cite souvent le même chiffre : 80 % de son score du premier tour serait un vote d’adhésion. Cela correspond à la réunification quasi totale de l’électorat du « non » de gauche à la politique économique pro-mondialisation. Ce que j’appelle la « gauche antisystème », celle du « non » à la constitution européenne et qui représente un quart de l’électorat français : soit la somme du résultat de Jean-Luc Mélenchon et de Benoît Hamon. La base électorale de la France insoumise est évaluée à 16 %, ce qui coïncide avec les 80 % de ses électeurs du premier tour dont il se réclame. D’autant que le taux d’adhésion à Jean-Luc Mélenchon est l’un des plus solides.

 

Nadia Sweeny : Comment aborde-t-il les législatives ?

 

Thomas Guénolé : Aux législatives, tous les électorats vont se démobiliser : on va passer d’une participation de 80 à 60 %, comme cela se fait habituellement. La clé du succès réside dans la « démobilisation différenciée » : celui qui va baisser le moins va gagner. Certes, le refus de Jean-Luc Mélenchon d’appeler à voter Macron au deuxième tour lui coûte quelques électeurs parmi ceux qui n’ont pas voté pour lui par adhésion, mais il s’adresse à son socle électoral – les 80 % restants – pour limiter la démobilisation.

 

Il aborde les législatives comme un véritable troisième tour de la présidentielle, en utilisant les mêmes codes que pendant sa campagne, à cela près qu’il endosse le costume de Premier ministre. Il est sur un modèle de campagne nationale. C’est cohérent avec l’objet du scrutin et la position de la France insoumise (FI), dont la quasi-totalité des candidats n’a pas de mandat électif en cours, activant moins le levier local que national.

 

Nadia Sweeny : Que cherche-t-il à faire ?

 

Thomas Guénolé : Imposer une cohabitation. D’après les enquêtes électorales les plus sérieuses, il n’est pas en mesure de le faire, mais il peut empêcher une majorité de se créer au Parlement. Cela dit, le simple fait de fixer comme objectif la cohabitation revient à positionner la France insoumise comme un parti de gouvernement et non plus un parti de simple contestation. C’est une rupture fondamentale avec le positionnement traditionnel de la gauche « antisystème », laquelle a intériorisé son statut d’éternelle minoritaire, à l’écart de la conquête du pouvoir.

 

Nadia Sweeny : Ne pas s’unir avec d’autres, n’est-ce pas une volonté de rester minoritaire ?

 

Thomas Guénolé : Il veut être en monopole sur ses 20 % et rompre avec la culture des luttes de chapelles pour mettre en place un bloc compact et unifié. Depuis quelques années, la gauche fonctionne avec un astre central, le Parti socialiste, qui penche à droite. Son aile gauche ne conteste pas réellement ce leadership alors qu’une série de satellites – EELV, le Parti radical de gauche, le PCF, etc. – opèrent une stratégie « parasitaire », basée sur la menace de candidatures dissidentes. Maintenant que le PS s’est écroulé, les satellites essayent, comme par réflexe, de reconstituer cette stratégie face à la nouvelle force en présence : la France insoumise. Or, l’obsession de Mélenchon, c’est de rester groupé : il ne cesse de le rappeler. Quand le PCF ou les Verts demandent des circonscriptions et après « chacun fait ce qu’il veut » : c’est une offre de balkanisation. C’eût été mieux qu’ils s’accordent, mais la France insoumise préfère accueillir tout le monde en son sein, sous condition de signer la charte. Mécaniquement, cette logique va faire place nette dans la gauche « antisystème ». Certes, pour le PCF, signer la charte pose le risque d’une dissolution. Mais la question de la finalité et de l’utilité du PCF en tant que parti politique se pose. Si ce calcul est gagnant, il y aura une seule grande force de gauche « antisystème » : la France insoumise.

 

Nadia Sweeny : Mais cette uniformisation n’est-elle pas porteuse de danger ?

 

Thomas Guénolé : La France insoumise porte une logique de discipline qui se rapproche de celle de la droite. La gauche a toujours eu, culturellement, un problème avec la discipline. Mais il ne faut pas confondre discipline, dans un paysage balkanisé, et uniformisation dictatoriale sur le modèle de l’extrême droite. De la même manière, il ne faut pas confondre leader charismatique, vécu comme le ciment de l’unité, et dictateur : je ne crois pas que le management de la France insoumise soit de type dictatorial, ne serait-ce que par la façon dont le programme s’est construit.

 

Nadia Sweeny : Que penser du choix de Jean-Luc Mélenchon de se présenter dans la 4e circonscription de Marseille, et contre un député PS sortant ?

 

Thomas Guénolé : C’est le choix de l’efficacité : celui qui maximise la possibilité d’entrée de Jean-Luc Mélenchon à l’Assemblée nationale. C’est la même logique que celle appliquée aux lieutenants clés de la France insoumise : se présenter là où le score de FI est très élevé au premier tour. En termes de trajectoire politique, c’est une équipe qui mange du sable depuis dix ans, aujourd’hui, ils ont une opportunité d’entrée à l’Assemblée, ils la saisissent.

 

Nadia Sweeny : Sur des territoires dont les députés sortants pourraient renforcer une présence de la gauche au sein du Parlement, n’est-ce pas contre-productif ?

 

Thomas Guénolé : Une stratégie de court terme serait de choisir d’affaiblir tout de suite l’adversaire – la droite et l’extrême droite – avec le risque de ne pas être présent au Parlement. La stratégie de long terme, c’est d’entrer à l’Assemblée afin d’ancrer son mouvement et de pouvoir s’exprimer pendant cinq ans. D’autant que pour Mélenchon, le PS n’existe plus en tant que force politique dans le combat national. Il reste donc quatre blocs : macroniste, mélenchoniste, le peniste et celui de droite – pour le moment. Le reste n’existe plus.

 

Nadia Sweeny : Ce « bloc mélenchoniste » peut-il durer ?

 

Thomas Guénolé : Oui, pour des raisons simples de financement des partis politiques : les subventions publiques qui découlent des législatives vont permettre de stabiliser son existence qui, jusque-là, tenait d’un certain sens du système D. L’objectif des cinq prochaines années est d’avoir le plus d’élus possible pour asseoir son implantation sur le territoire.

 

Mais j’ai aussi l’impression que se développe une forme de contre-culture, fondée notamment sur leur média alternatif, qui fait des audiences aussi importantes que des chaînes « mainstream ». C’est certes un outil d’indépendance, mais cela peut être aussi une voie d’expression différente. S’ils réussissent à valoriser et diffuser ces contre-cultures de gauche « antisystème » qui existent déjà, ils peuvent garder un socle de soutien populaire très important tout en étant une voie d’expression d’un autre projet de société.

 

Thomas Guénolé Politologue, professeur à Sciences Po
par Nadia Sweeny


publié le 17 mai 2017

 

Voir en ligne : sur politis

 

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Malgré l’incroyable tapage médiatique : La cote de confiance de MACRON au plus bas

22 Mai 2017, 17:46pm

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Malgré l’incroyable tapage médiatique : La cote de confiance de MACRON au plus bas

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Mediapart: Dialogue de sourds entre un communiste et une insoumise

20 Mai 2017, 10:46am

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Ce billet relate un échange informel (sur facebook) entre un communiste (moi même) et une militante insoumise très active sur les réseaux sociaux. Ce dialogue n'engage que nous deux mais me semble révélateur des difficultés que rencontrent nos deux organisations à s'entendre pour les législatives. Je le publie ci-dessous avec son accord.

 

Un communiste (moi) : Moi je crois que pour gagner, toutes les forces à la gauche du PS doivent se coaliser. Car si nous arrivons au pouvoir, nous serons ensemble dans la majorité et ensemble au gouvernement. Bref, s'affronter est absurde. Mais force de nous taper dessus, le sillon de la division de creuse.

Une insoumise : Tant que la PCF n'aura pas théorisé sa rupture totale avec le PS (pseudo-frondeurs inclus) rien ne sera possible.

Un communiste (moi) : Et vous avec EELV ?

Une insoumise : Nous, on a commencé à faire de la politique autrement et ça ne changera plus désormais. Plus jamais de magouilles ni d'accords de coins de table entres les instances de partis ! Certains partis souhaitent rejoindre le mouvement citoyen FI ok mais qu'ils ne tentent surtout pas d'en tenir les rênes !

Un communiste (moi) : Moi je ne propose ni magouille ni accords de coins de table. Juste des accords portant sur un contenu programmatique précis. Mais investir n'importe qui du moment qu'il signe une charte, la voilà la magouille. 

Une insoumise : Cette charte, en plus d'être éthique , ne signifie qu'une chose : engagement des élus à respecter le programme pour lequel les électeurs ont voté ! C'est la moindre des choses non ?

Un communiste (moi) : Non. Les communistes ont fait une campagne autonome et nous avons mis tout notre poids dans la bataille. Aux législatives, je veux défendre la SEF, de nouveaux droits dans entreprises, etc. Et je ne veux pas de votre proposition qui consiste à financer la secu avec la CSG. Mais vous, vous êtes comme Macron, vous croyez que chaque vote est une adhésion totale à votre programme....

Une insoumise : Le financement de la sécu avec la CSG est dans le programme de la FI et est une mauvaise idée à votre avis ? Je ne me prononcerai pas. Mais bon sang de bonsoir, pourquoi ne pas être venu l'expliquer pendant les 8 mois où nous avons travaillé sur ce programme ? On n'attendait que vous, après des auditions programmatiques avant de prendre une décision consensuelle ! C'est facile de venir critiquer après que le job ait été fait.

Un communiste (moi) : Oui c'est une mauvaise idée. En 2012, nous étions contre. En 2011, pendant que nous élaborions ensemble le programme le PG proposait ça, puis sous la pression des communistes, le PG est revenu dessus. Nous proposions même de supprimer la CSG. Puis, Mélenchon s'est remis à osciller entre notre position et la position initiale du PG. Récemment, dans un article paru dans le quotidien du médecin, vous nous avez piqué tout ce qu'il y a dans les bouquin du PCF mais sans modifier pour autant le livret programmatique en question. Bref, cela fait plus de 5 ans que nous échangeons la dessus. Mais une chose est sure, finance la sécu avec le CSG c'est un moyen de dédouaner les patrons de leur responsabilité. Et ça, c'est inacceptable pour nous !

Une insoumise : Il fallait l'expliquer et venir argumenter au bon moment !

Un communiste (moi) : Alors là tu te moques de nous. Vous connaissez la position du PCF, ils ont écrit 1000 fois dessus. Mais ce n'est pas la votre, vous voulez fiscaliser la sécu, assumez-le.

Une insoumise : Vous vous êtes tenus volontairement à l'écart de ce mouvement citoyen et de son travail. Toutes les propositions ont été présentées, commentées, discutées, amendées et votés. Où étiez-vous pendant ce temps là sinon à continuer à faire les yeux doux aux socialistes ?

Un communiste (moi) : Dès 2015 nous lancions un chantier programmatique qui s’est concrétisée par une petite brochure largement perfectible. Mais c’était une invitation au débat, à la co-construction. Cette main, vous ne l'avez jamais saisie. Car votre stratégie était claire : "fédérer le peuple" (NdT aucune alliance avec un autre parti politique). http://contribuer.projet.pcf.fr/

Une insoumise : Un programme pour qui ? pour quoi ? pour un nouvel cartel de partis ? Non merci !

Un communiste (moi) : Tu vois, sans même lire, tu rejettes d'emblée l'idée d'un accord programmatique. C'est la preuve qu'on ne peut pas parler du fond.

Une insoumise : C'est clair. Tant que vous continuerez à privilégier imperturbablement la survivance de votre parti et de son fonctionnement rigide et sclérosé à l'intérêt général, rien ne sera possible.

Un communiste (moi) : Mais moi c'est de la secu que je te parle, je te parle du fond, du projet, du programme. Franchement, c'est saoulant, jamais il n'est possible de parler de ça. Pourquoi voulez-vous aller vers une fiscalisation de la sécu ?

Une insoumise : Je ne fais pas partie de ceux qui ont approfondi cette partie du programme. Adressez-vous à eux... Je vais rechercher de qui il s'agit. Mais ils vont sûrement avoir la même réaction que moi. Pourquoi maintenant que tout est joué ?

Un communiste (moi) : Tout simplement parce que vous conditionnez toute alliance à la signature de la charte. Or celle-ci dit que si on signe, c'est dorénavant votre programme que nous devons défendre et voter à l'AN. Or comme tu le vois, nous avons des points de divergence assez forts. Et en gros, quand vous nous demandez de signez, on à l'impression que vous voulez nous tordre le bras pour qu'on renonce à nos propositions. Et la sécu (notamment), ce n'est pas une mince affaire pour nous. Tu comprends ? Ce qu'il faut, ce sont des alliances dans le respect de chacun. Mais quand on dit ça, vous dites "carabistouilles", "magouilles", "accords de coins de table", etc... Bref, on ne peut parler de rien :-(

Une insoumise Pas d'alliance de partis. C'est dans l'ADN du mouvement. Terminé ça !

Un communiste (moi) Et oui. Donc cessez de dire que si les alliances n'ont pas lieu, c'est de notre faute !

Une insoumise Nous NE voulons PAS (PLUS JAMAIS) d'alliances. Nous ne vous accusons donc pas de ça. Notre programme constitue un tout. Cohérent. Pas découpable en tranches négociables.

Un communiste (moi) Ok, c'est noté. Merci pour la clarification

 

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484 candidats présentés et soutenus par le PCF

20 Mai 2017, 10:42am

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Ce jour, le PCF présente donc 484 candidats et candidates à parité, dont 78 sont des candidats d'ouverture, ou d'autres formations soutenus par le PCF dont Monique Pinçon-Charlot, Clémentine Autain, Caroline de Haas, Marianne Journiac, François Ruffin...

 
Parmi ces candidat.e.s : 

40 % de ces candidat.e.s ont moins de 50 ans dont 20 % moins de 40 ans / Âge moyen 51 ans, 
26 % employés, 
7 % ouvriers, 
5 % techniciens, 
14 % cadres, 
20 % fonctionnaires (toute catégorie et fonction publique), 
25 % retraités, 
40 % ont des responsabilités syndicales dans le cadre de leur activités professionnelles, 
70 % n'ont jamais encore exercé de mandat électif. 

ATTENTION La liste complète et définitive vous sera communiquée après le 19 mai, date limite du dépôt des candidatures.

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Le choix de rupture de Mélenchon: plus qu'une erreur, une faute.

19 Mai 2017, 17:31pm

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Mélenchon vient de rompre avec les communistes pour les législatives. C'est une erreur, car il sous-estime le rôle que les communistes ont joué et pourraient jouer dans son audience. Mais c'est aussi une faute: manque de reconnaissance à l'égard d'un allié et volonté d'occuper tout seul le terrain. Il sera isolé et risque de casser idéologiquement cette nouvelle gauche qui émerge.

 

Le choix de rupture de Mélenchon : plus qu’une erreur, une faute. 

Ainsi Mélenchon, grisé par son score à la Présidentielle, rompt son alliance avec les communistes. C’est d’abord une erreur : son succès, qui avait commencé avec sa campagne de 2012, est dû aussi, sinon largement, aux communistes. Ceux-ci ont été massivement les acteurs des rassemblements en sa faveur par la force de leur organisation et l’engagement de ses militants, ainsi que leur presse. J’avais pu dire à l’époque (2012) que Mélenchon était le porte-parole du Front de gauche, mais que son moteur était le PC, et c’est sur cette base que le score du Front de gauche avait pu être possible. Et s’il analyse avec précision et objectivité ses résultats récents, il s’apercevra que ce sont les lieux (villes, départements) où le PC reste encore fort, que l’audience de la France insoumise a été elle-même la plus forte. Or ce n’est pas du tout un hasard : c‘est l’effet non seulement d’une sociologie particulière, celle des victimes du libéralisme, mais aussi d’une influence politique auprès de ces dernières ! En se coupant des communistes – j’en fais le pari – il va perdre beaucoup de voix dans le camp de ceux qui ont voté pour lui avec enthousiasme, dont la mienne. Et son projet de recomposition de la gauche autour de lui va du coup à l’échec. Tant pis pour lui : c’est ce qui arrive à ceux qui, en politique, sont perturbés par leur réussite et, si je puis dire, « la jouent perso ». Mais pas tant pis surtout, hélas, pour les clases populaires, qui souffrent et ont besoin aussi bien d’un immense renouvellement de la gauche que de son union.

Justement, au-delà de cette erreur catastrophique il y a la faute morale, présente en filigrane dans ce qui précède. Elle est double. D’une part il oublie tout ce que le mouvement qu’il a fondé doit, dans la dernière période et comme je l’ai indiqué, aux communistes, ce qui est une forme d’ingratitude moralement injustifiable et incompréhensible. Je dis bien « moralement » puisque je crois savoir que, philosophiquement, il fait une place à la morale dans son engagement politique, comme on peut le constater dans les travaux de son conseiller intellectuel, J. Généreux – ce qui n’est pas fréquent. Où est donc passée sa morale ? Le cynisme politique, très fortement présent ailleurs, aurait-il repris le dessus ? D’autre part, et c’est là le plus grave, Mélenchon entend occuper toute la place à gauche, ignorant que la gauche de Hamon est tout à fait respectable et ambitionnant  avant tout  de détruire le PC, avec la force réelle qu’il continue à avoir.

Or cela est à la fois inadmissible moralement (à nouveau) et irresponsable par rapport à l’avenir de la gauche anti-libérale, dite « radicale ». On peut ne pas être entièrement d’accord avec le PC au nom ce qu’il a été à l’époque de l’URSS. Mais on oublie alors qu’il s‘est profondément renouvelé, sinon refondé, et qu’il doit continuer ce processus, tout en restant communiste, ce qu’il fait. Je justifierai ce point en faisant appel à un propos que j’ai lu récemment sous la plume d’un journaliste, pourtant pas spécialement marxiste, Jacques Julliard, et que je cite : « La ²décommunisation² de l’extrême gauche a fait sauter le verrou doctrinal qui la rattachait à la gauche, au sens classique du terme » – j’ajoute « et qui empêchait sa dérive libérale ». Il s’agit très précisément du marxisme, pour employer un terme générique qui peut recouvrir une grande diversité de compréhensions de celui-ci. Car, ramené à l’essentiel qui fait l’accord, le marxisme est la seule doctrine qui nous révèle l’essence du capitalisme, en accuse l’injustice structurelle et nous en propose le dépassement  profond à terme, afin de lui substituer une tout autre organisation économique et sociale : une société visant l’intérêt de tous et l’épanouissement vital de chacun – ce que j’appelle l’émancipation, c’est-à-dire la fin des aliénations qui font de la majorité des individus des êtres mutilés, rabougris, in-humains, à savoir privés de leur pleine humanité, incapables de réaliser toutes leurs potentialités (voir mon livre Les chemins difficiles de l’émancipation  qui va paraître, pour plus de détails). Or cette perspective-là, contraire à la pensée dominante en politique, est un bien extrêmement précieux qui, au-delà de son aspect économique (la fin de l’exploitation de l’homme par l’homme) vise à promouvoir, et je le dis sans la moindre emphase, une nouvelle civilisation fondée sur des droits humains universels, bien plus riches humainement et  bien plus concrets que ceux que la  Déclaration de 1789  a déjà promulgués.

Or, c’est ce « verrou doctrinal » (dont Généreux, à nouveau, ne parle guère) que Mélenchon risque de fragiliser en s’en prenant, avec un mépris rare, au PC et en voulant le liquider. Celui-ci est le support institutionnel (ou partidaire) d’un héritage idéologique fondamental dont on ne sait pas vraiment s’il le revendique, malgré ses propositions politiques avec lesquelles on peut être souvent d’accord. En voulant détruire ce support, on risque de faire disparaître cet héritage. Je sais bien que s’en réclamer, quitte à l’enrichir ou l’actualiser comme je tente de le faire, ne fait pas l’unanimité, voire suscite l’hostilité ou carrément la censure des médias. Et pourtant, il faut s’y consacrer, fût-ce dans une relative solitude  intellectuelle, car il est le seul à nous indiquer ce qu’il faut dénoncer et combattre ainsi que ce vers quoi il faut aller en politique. Comme le disait Platon : « Il ne suffit pas de vouloir le juste, il faut savoir le juste qu’il faut vouloir ». Or je ne vois pas ce qui, dans les doctrines politiques à la mode (Tocqueville, Hayek, Weil, Arendt, Aron, l’individualisme, etc.) et qui  constitue la culture qui va nous diriger désormais (Macron et une large partie des dits socialistes s’en inspirent), peut nous éclairer à ce propos, en dehors de la pensée de Marx ou de celles qui s’appuient sur elle. Sans ce fond doctrinal et sans ceux qui le défendent, c’est le conformisme le plus imbécile qui nous menace, l’abandon aussi de toute visée morale de justice, le culte de l’individu entrepreuneurial et consommateur (pour ceux qui ont les moyens) et, du coup, l’expansion du malheur social pour ceux d’en bas – les « sans dents » comme disait l’autre d’un air hautain. Bref, il ne suffit pas de marcher comme un Macron triomphant risque de  s’y employer faute d’une résistance unie en face de lui : il faut marcher en avant et non en arrière. As-tu compris ce qui nous menace, J.-L. Mélenchon, si tu veux faire cavalier seul et te retrouver isolé?

 

                                                                          Yvon Quiniou de MÉDIAPART

 

 

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Législative: des candidats PCF dans la 1ère et 2ème circonscription du le Pas de Calais

19 Mai 2017, 17:21pm

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Législative: des candidats PCF dans la 1ère et 2ème circonscription du le Pas de Calais

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« Vous êtes la mort et le néant ». Le SMS assassin de Jean-Luc Mélenchon à Pierre Laurent

17 Mai 2017, 18:57pm

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C’est le contenu du SMS envoyé par Jean-Luc Mélenchon, chef de file de la France Insoumise (FI) à Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, que révèle le Canard Enchainé ce mercredi 17 mai. Si depuis la fin du 1er tour, les tensions entre FI et le PCF sont à leurs combles, la révélation de ce SMS vient confirmer la rupture entre les deux formations.

Voilà ce que publie le Canard Enchainé dans ses colonnes du mercredi : le contenu d’un SMS rageur, envoyé par Jean-Luc Mélenchon à Pierre Laurent le 4 mai, au lendemain du premier tour. La raison ? Les fameuses affiches de campagnes pour les législatives utilisées par le PCF et qui porte les couleurs de la France Insoumise et la figure de Mélenchon alors même que ces listes ne sont pas celles de la France Insoumise.

«  Vous êtes la mort et le néant » écrit Jean-Luc Mélenchon. « Dix mois pour ‘’me soutenir’’, dix minutes pour soutenir Macron. Je vais donc annoncer notre rupture politique dès mon retour à Paris. Et je vais dire pourquoi  ».

« Vous êtes la mort et le néant ». Le SMS assassin de Jean-Luc Mélenchon à Pierre Laurent

Dans les heures qui suivent parait le communiqué de presse accusant les communistes de « semer la confusion parmi les électeurs », puis c’est une plainte qui est déposée. La semaine suivante, c’est l’annonce que les candidats insoumis s’affronteront aux candidats communistes lors des prochaines législatives. La rupture est bel et bien consommée.

Cette rupture (attendue) est le résultat, et d’une tentative désespérée pour l’appareil communiste de se maintenir la tête hors de l’eau et de sauver son appareil politique (et les postes dans les institutions) au prix d’alliance infortune jusque dans les rangs du PS ; et de l’opération de « fusion-acquisition » que mène Mélenchon sur les différentes composantes de la gauche sous la bannière de la France Insoumise afin d’occuper l’espace laissé béant par l’hécatombe du PS. Les résultats aux législatives diront qui sortira gagnant de cette bataille…

Photo : Fred Dufour/AFP

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Une ligne pour les élections, mais une perspective qui aille bien au-delà s’impose

11 Mai 2017, 16:59pm

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Une ligne pour les élections, mais une perspective qui aille bien au-delà s’impose

Dans la situation qui est la nôtre, nous communistes, mais je dirai plutôt nous citoyens français et en particulier la classe ouvrière, les couches populaires, ce que nous allons subir, la désunion des forces de gauche, je considère cette proclamation d’un candidat communiste du nord Pas de Calais comme la base de ce que nous pouvons affirmer. L’espèce de folie qui semble avoir saisi le monde politicoen, les trahisons, les déclarations, les ralliements, mais aussi les aventures qui sous pretexte de nouveauté refusent tout rassemblement, tout cela contribue à un grand désarroi qu’il nous faut dissiper le plus possible et c’est à ce titre que ce tract électoral est correct,simple et direct. Nous devons apparaître pour les communistes, ceux qui demeurent pour une part importante de notre peuple une référence d’honnêteté et de position de classe, autant que de dignité dans la défense de la paix et de notre pays. Nous ne devons pas contribuer au désarroi. Mais je crois aussi qu’il faut que les communistes envisagent dès maintenant une perspective qui aille au-delà des échéances électorales si importantes soient-elles. Un bilan clair et précis de nos errances stratégiques s’impose, non pour s’auto-flageller, mais pour être en mesure de rompre avec ce qui visiblement n’a pas été la bonne ligne, ni pour notre parti, ni pour le pays. Il est peut-être encore possible par une union qui de fait apparaîtra comme une simple accord électoral de sauver quelques députés, ce n’est pas négligeable et il faut bien mesurer que nous acheminons en l’état vers une assemblée introuvable dominée par une majorité présidentielle qui ne cache pas ses projets et une droite dans l’opposition ou même la cohabitation qui fera de la surenchère dans l’austérité et la destruction de nos acquis séculaires. C’est pourquoi il faut penser l’avenir au-delà des échéances électorales. Sommes-nous encapacité de construire un parti qui favorisera l’intervention populaire et pour cela reconstruira un tissu au plus près de ceux qui souffrent dna les entreprises, les établissements, les lieux de résidence? 

 

Quel peut-être son apport spécifique ? 

 

(note de danielle Bleitrach)


 

 

Réaction de Fabien Roussel


Au lendemain du second tour d’un scrutin présidentiel conclu par l’élection d’Emmanuel MACRON et par le rejet majoritaire du Front national, le taux d’abstention et le nombre considérable des votes blancs ou nuls témoignent de l’ampleur des préoccupations de nos concitoyens face à leurs difficultés, et de leurs graves interrogations sur l’avenir qui leur est promis.

 

C’est bien évidemment, un vrai soulagement de voir la route de la Présidence de la République barrée au Front national.

 

Mais pour autant, notre coeur n’est pas à la fête car la démocratie française sort profondément altérée de cette campagne, et de décennies d’alternances politiques défavorables aux intérêts populaires.

 

Les trahisons et les renoncements de gouvernements successifs face aux enjeux et face aux attentes pèsent lourd, alors que les moyens existent bel et bien, d’agir autrement et de répondre aux besoins du pays.

 

Dans le Nord Pas de Calais, dans notre Valenciennois en particulier, les taux de chômage et la pauvreté sont insupportables et indigne de notre République. Quand est-ce que ces difficultés seront-elles enfin reconnues ? Je réclame, encore une fois, ce plan d’urgence tant attendu pour relever le défi de l’emploi, de la santé, du logement et des services publics, ici où les besoins sont importants.

 

A l’avenir, nous ne voulons plus être obligés de voter par défaut, nous voulons construire un vrai changement de politique qui libère la France de la tutelle des marchés financiers, qui proclame « l’humain d’abord » et s’attaque à la domination de la finance en conquérant de nouveaux pouvoirs à tous les niveaux, qui ouvre le chemin d’une nouvelle société de bonheur, de solidarité, de justice, d’écologie, de paix et d’égalité.

 

Avec les élections législatives des 11 et 18 juin prochain, nous avons une nouvelle occasion pour décider de notre présent et de notre avenir.

 

Nous avons une grande responsabilité commune devant tous les électeurs qui demandent de nous unir et de nous rassembler pour faire entendre leur voix à l’Assemblée nationale, pour s’attaquer au chômage, à la pauvreté et à la vie chère.

 

Fabien Roussel, candidat dans la 20ème circonscription

 

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