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http://www.google.com/hostednews/afp/media/ALeqM5htkQbSejpR9w4Zv77QhiFTIMYqhg?size=s2(AFP) — Le Parti communiste français (PCF) a demandé lundi que le "sabotage de l'année universitaire par Valérie Pécresse" cesse, jugeant que la ministre de l'Enseignement supérieur mettait "en péril les examens" des étudiants.

"Apparemment non contente d'avoir complètement désorganisé l'année universitaire 2009 en s'arcboutant sur des textes dont la grande majorité de la communauté scientifique et universitaire ne veut pas, Mme Pécresse joue maintenant avec l'avenir des étudiants qu'elle prend en otage de ses réformes", déclare Olivier Gebuhrer, responsable de la Commission nationale enseignement supérieur et recherche au PCF, dans un communiqué.

"En prétendant faire promulguer ses textes, malgré une situation de crise qui se poursuit, elle met en péril les examens de l'année universitaire", poursuit-il, estimant que le "sabotage de l'année universitaire par Valérie Pécresse doit cesser".

Les universités cherchent les meilleurs dispositifs possibles pour rattraper les heures de cours perdues depuis le début du conflit universitaire, qui a commencé début février, pour pouvoir organiser les examens de fin d'année et attribuer des diplômes non dévalués.

Lundi 20 avril 2009

Par Xavier


Après plus d'un mois et demi de lutte contre la réforme des universités et la masterisation des concours, les étudiants du collectif « Artois en lutte » sont déterminés et organisés.


L'exemplarité de leur lutte a été unaniment soulignée vendredi lors de leur assemblée citoyenne. Invités à soutenir le mouvement, 80 personnes ont répondus présents. Parmi eux des militants du PCF, de la JC, du Parti de Gauche, des Verts et du NPA .


Mobilisés depuis un mois et demi, ils ne manquent pas d'imagination pour faire entendre leurs revendications. Au programmme, des conférences alternatives (prochainement « Valérie Pécresse, une héritière au service des héritiers » par le département de sociologie de Paris VIII) mais aussi des actions spectaculaires.


Samedi matin, à l'heure du marché, une poignée d'entre-eux ont déployés une banderole de 20m de long avec l'inscription « Fac en danger, Artois lève toi! » sur le beffroi.

Voir le blog "Artois en lutte": http://artois-en-lutte.blogspot.com/


Dimanche 29 mars 2009

Par Xavier

































C'est avec beaucoup d'intérêt que les étudiants de l'Université d'Artois ont accueilli la distribution de notre hebdomadaire départemental, "Liberté 62". Des militants de la section y ont organisé une distribution mercredi en fin de de  matinée, à l'heure de l'Assemblée Générale.

 Alors que les étudiants ont décidé de reconduire le blocage, Liberté 62 se fait "caisse de résonnance" de leurs revendications.

Jeudi 26 mars 2009

Par Xavier

Mercredi, au cours d'une Assemblée Générale qui a rassemblé près de 700 personnes, amphi Churchill, à l'université d'Arras, l'opération de blocage de l'établissement a été reconduite par 420 voix contre 94 soit 79% des étudiants présents.








Intervenant pour faire le point sur les résolutions de  Coordination nationale universitaire qui s'est déroulée en début de semaine, , un professeur s'est fait applaudir à tout rompre suite à son compte rendu. «Il y a un constat a-t-il souligné. C'est que ni Pecresse, ni Darcos ne répondent aux revendications du monde universitaire. Dans cette situation, la coordination a décidé de se radicaliser et de demander la démission des deux ministres sur la base d'une amplification du rapport de force élargissant le mouvement non seulement aux établissements du secondaire et du primaire mais aussi aux secteurs du public et du privé en lutte.»



l'AG, a été l'occasion de faire le point sur les différentes actions mises en oeuvres pendant le blocage, faisant de l'université d'Arras une université «ouverte» et non pas une «fac morte». Participation aux manifestations, lecture de textes dans les rues d'Arras, cours en plein air au pied du Beffroi, distributions de tracts, conférences, projections de films...telles sont les différentes initiatives prises par les étudiants arrageois mobilisés pour alerter l'opinion et faire aboutir leur mouvement. Avec la tenue d'AG animées par un souci permanent  des règles de la démocratie, elles font de l'université d'Arras une université «exemplaire» sur le plan de la mobilisation nationale.





Samedi 21 mars 2009

Par JS

pour-marion.jpg Depuis jeudi, l'université d'Arras est débloquée à 647 voix contre le blocage et 499 voix pour.

Les étudiants mobilisés contre la loi LRU sont amerts. Il faut dire que la ficelle est un peu grosse: l'administration aux ordres du président de l'université a organisé un vote échelonné sur la journée, histoire de contourner les débats en Assemblée Générale.

Plus encore! Le président MORZEWSKI, qui mène campagne activement pour soutenir la réforme, s'est payer le luxe d'adresser à chacun de ses quelques 4000 étudiants un courrier les menaçant pour leurs prochains examens et les enjoignant expressement à voter contre le blocage!...

Il aura donc suffit d'environ 4000 euros pour casser une grève! Vous voyez-bien que l'Etat fait des économies... Prochaine AG mercredi!

Dimanche 2 décembre 2007

Par Xavier
La mobilisation étudiante prend de l'ampleur. Nous publions ici le témoignage d'un étudiant arrageois, un bel exemple de convergence des luttes!

IMG-0004-copie-2.JPG Au niveau de la mobilisation à Arras; il y a eu un foisonnement d'idées à l'AG de mardi.

La majeure partie des étudiants étaient d'accord pour joindre le mouvement social des agents de la SNCF/RATP , ainsi que celui des gaziers, electriciens fonctionnaires bref ils étaient d'accord avec l'idée que mettre en commun nos forces pour se faire entendre et pour faire reculer la politique de démantèlement des acquis sociaux si durement gagnés au cours des luttes du siècle précédent  est indispensable et ne constitue pas une quelconque récupération.

Tout le monde était d'accord pour dire que cette politique doit cesser et que nous ne transigerons pas sur la loi pécresse et LRU dont on demande purement et simplement l'abrogation
.

Nous étudiants qui s'appretons à entrer plus tard sur un marché de travail dans lequel le privé aura un poids plus important que le public ou l'alignement des retraites vers le bas   l'allongement de la durée de cotisationsest le destin que nous offre ces ministres et députés qui ne cessent de s'augmenter (dans l'huma salaire de monsieur sarkozy 19000 euros !) et nous demandent à nous de nous serrer la ceinture , c'est intolérable .

De plus nous ne voulons pas d'une université à deux vitesses ou les étudiants ne seront plus qu'une main d'oeuvre docile et jetable à souhait pour satisfaire les besoins de flexibilité des grosses firmes multinationales (...)même si le problème est plus complexe et recouvre un ensemble plus larges d'idées c'est en substance ce qui est ressorti de l'AG. 

 
Vendredi 16 novembre 2007

Par Xavier
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 Les étudiants de l'université d'Arras se mobilisent contre la Loi LRU ou "Réforme Pécresse".

Rappelons que cette loi votée dans la plus grande opacité durant l'été organise l'autonomie et la mise en concurrence des universités. Une nouvelle fois,  l'Etat se désengage de ses responsabilités sur le compte des étudiants!

Toutefois, il y a  fort à parier que la génération  "anti-CPE" ne reste pas docile. Ces jeunes, qui ont déjà l'expérience des luttes, surprennent par leur détermination et leur sens de l'organisation.

Leurs revendications  dépassent  le seul cadre de cette loi: l'urgence de la question du logement, le pouvoir d'achat, les franchises médicales sont à l'ordre du jour.

La prochaine AG se tient demain mardi 13 novembre, à 17 h Amphi Churchill.

Une belle convergence des luttes est à venir!

Le comité d'Action de l'Université d'Arras a par ailleurs ouvert son blog:
http://actionartois.blogspot.com/

Lundi 12 novembre 2007

Par Xavier

http://www.ccfs-sorbonne.fr/IMG/sorbonne-grand-amphi.jpg

La réforme Pécresse, votée quasi clandestinement pendant les vacances, est mauvaise pour l’Université, pour les étudiants, mais aussi pour chacun d’entre nous : c’est une attaque de plus contre la démocratie et un risque énorme pour l’avenir.

L’Université connaît indiscutablement des difficultés de fonctionnement et le départ sans diplôme d’un nombre non négligeable d’étudiants est préoccupant.

Face à ce constat il est trop facile d’accuser les jeunes de ne pas réfléchir suffisamment leur orientation ou de manquer de sérieux, en tout cas plus facile que de recruter des conseillers d’orientation en nombre suffisant, de dégager des moyens pour un logement étudiant accessible, des bibliothèques bien fournies, des allocations qui permettent de se consacrer aux études plutôt qu’aux petits jobs dévoreurs de temps mais bien intéressants pour les patrons .

Avoir recours aux fonds privés, c’est trahir la vocation nationale de l’université qui est de développer et de transmettre la connaissance, c’est provoquer une inégalité grandissante entre les filières : il est certain que les entreprises soutiendront seulement les recherches et les formations dont elles espèrent tirer parti dans l’avenir.

Pourtant, la recherche fondamentale qui semble souvent inutile et improductive, peut conduire à des applications novatrices (c’est à l’Université de Lille qu’a été mis au point le principe du métro automatique VAL qui maintenant est vendu dans le monde entier).

Les filières non utilitaires comme la philosophie, la sociologie, l’histoire…sont en danger : elles ne conduisent pas forcément à « l’employabilité » mais sont essentielles comme bases de réflexion sur le monde actuel et comme formation du citoyen.

L’inégalité sera également nette entre les régions en fonction de la densité des entreprises, de leur nature et de leur engagement.

Cette réforme prévoit également un président très puissant à l’intérieur de l’université tant par son droit de veto sur le recrutement des enseignants que par son poids dans l’attribution de primes, mais aussi très vulnérable vis à vis de l’extérieur dans la mesure où des fonds privés lui seront nécessaires pour assurer le fonctionnement et la renommée de « son » établissement.

Est-il si urgent de courir vers le modèle anglo-saxon où un diplôme vaut plus ou moins selon l’université qui l’a délivré ? Si le système des Etats-Unis est si favorable à l’éclosion des talents, pourquoi les jeunes chercheurs issus de l’Université française sont-ils tant recherchés outre-Atlantique ?

La réforme Pécresse de l’Université s’inscrit dans la logique du système « libéral » et capitaliste : on provoque l’asphyxie d’un service public en ne lui donnant pas les moyens de fonctionner correctement, puis on prend prétexte du dysfonctionnement pour le livrer au privé.

ADC

Vendredi 9 novembre 2007

Par Xavier
La mobilisation s'amplifie contre la loi LRU. Votée au coeur de l'été, la loi Pécresse dite LRU (Libertés et Responsabilités des Universités) organise l'autonomie des universités. En clair, les universités pourront désormais solliciter des fonds privés en provenance des entreprises. C'est la porte ouverte à toute les dérives, d'autant plus que les représentants étudiants seront moins nombreux, dans un conseil d'adminisatration réduit et ouvert aux personnalités extérieures (notamment les patrons...).

A contrario, les présidents d'universités verront leurs pouvoirs renforcés. Ils disposeront d'un droit de veto sur les affectations de personnel enseignant et non-enseignant. En guise d'autonomie, c'est en fait une véritable présidentialisation des universités qui s'amorce.

A terme, c'est aussi la hausse des frais d'inscription qui se profile. Pour les libéraux, l'Etat n'a pas à financer les études supérieures qui doivent être sélectives et à la charge des étudiants. Les libéraux appellent aussi de leurs voeux des formations universitaires beaucoup plus professionalisantes et pensées en partenariat avec le monde de l'entreprise.

C'est toute cette philosophie qu'on retrouve dans la loi Pécresse, première étape d'une privatisation des universités. Face à cette attaque contre les droits des étudiants, la riposte doit être déterminée.



A l'université d'Arras, la riposte s'organise.  Une  Assemblée  Générale  réunissant  400 étudiants  a  vient de décider  la grève des cours!
Jeudi 8 novembre 2007

Par Xavier

Au quotidien, la campagne électorale est souvent l’occasion de débattre de nos idées et de nos préoccupations. Une conversation avec un ami m’a conduit à réfléchir sur la situation de la recherche et de l’université en France. Question jusqu’ici occultée par la plupart des candidats (sans parler des grands médias), elle est pourtant cruciale pour l’avenir.

L’action du collectif " sauvons la recherche " a pourtant tiré la sonnette d’alarme depuis longtemps afin d’alerter l’opinion publique et le gouvernement sur une situation jugée extrêmement grave.

Lors du Conseil Européen de Lisbonne en 2000, l'UE s'est fixé comme objectif de devenir d'ici 2010 la première puissance mondiale dans le domaine de la recherche. L'Union souhaite que les Etats membres parviennent d'ici là à consacrer l'équivalent de 3 % du PIB (produit intérieur brut) global européen à la recherche et au développement. Le niveau actuel est de 1,9 % du PIB alors qu'il est de 2,59 % aux Etats-Unis et de 3,12 % au Japon. Autant dire que l’Europe restera encore pour longtemps à la remorque.

 

Sans une recherche performante, comment faire face aux menaces qui pèsent sur notre environnement ? Comment répondre aux besoins croissants en matière de santé, de développement durable, d’énergie, de cohésion sociale ? Comment répondre aux besoins d’innovations dans une économie mondialisée ?

Je propose donc, en toute modestie, de faire résumé synthétique de la situation de l’enseignement supérieur et de la recherche et de présenter nos propositions.

 

Quel accès à l’université ?

 

L’enseignement supérieur comme notre système éducatif reste un instrument de reproduction sociale, les enfants d’ouvriers sont, en proportion, deux fois moins nombreux que la moyenne d’une classe d’âge. C’est l’échec d’une politique qui parle de " donner sa chance à tous " mais qui dans la réalité ne se donne pas comme objectif d’éradiquer cette ségrégation scolaire et universitaire, de rendre impossible que 100.000 étudiants vivent aujourd’hui sous le seuil de pauvreté, de faire en sorte que notre système éducatif soit un outil d’émancipation individuelle et sociale performant. Un seul chiffre : 47% des étudiants sont contraints d’exercer une activité pour financer leurs études au détriment de leurs résultats scolaires. (le taux d’échec des étudiants salariés est de 40% supérieur à la moyenne).

Quelles mesures ont été prises par la droite au gouvernement depuis 5 ans ?

Une prime d’installation de 300 euros décidée en catastrophe après le mouvement du CPE. Elle concernera moins de 4% des étudiants chaque année, autant dire presque rien. Pire, ces inégalités sont aggravées notamment par la hausse des frais d’inscription, souvent illégaux, qui atteignent des sommes ahurissante (3500 euros à Aix/Marseille).

Comment est financé le système universitaire français ?

La France ne consacre que 1,1% de son PIB à l’enseignement supérieur ce qui est bien inférieur à nos voisins européens. Le budget n’a pas suivi la massification de l’accès au supérieur des étudiants il en résulte des amphis surchargés, des locaux hors d’âge, un manque de matériels pédagogiques et de personnels…

Par ailleurs, il existe de très grandes disparités entre les établissements. Lorsque l’Etat investi 6.824 euros par an pour un étudiant à l’université, il dépense 13.171 euros pour un étudiant en grandes écoles ou de classes préparatoires…

A quoi ressemblerait notre système universitaire si N. Sarkozy disposait de 5 années de plus ?

L’enseignement serait assujetti encore davantage à au marché. Les établissements seraient en concurrence entre eux.

L’entrée dans l’université ferait l’objet d’une sélection intensive, y compris par l’argent, car pour la financer , la hausse des frais de scolarité exclura le plus grand nombre.

NOS PROPOSITIONS DE TRANSFORMATIONS ET DE DEVELOPPEMENTS POUR L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR :

 

On peut les résumer en trois axes :

-Unerévolution démocratique " :

     

Faire le bilan, sous le contrôle des enseignants et des étudiants, de la réforme LMD (Licence Master Doctorat) qui favorise de nouvelles barrières sélectives, l’explosion du cadre national des diplômes et la mise en concurrence des universités.

-Une " révolution sociale " :

Nous devons nous donner les moyens d’aboutir à une véritable gratuité des études. Pour en finir avec la précarité, il faut s’attaquer à la pauvreté des étudiants. Il faut commencer par supprimer les frais d’inscriptions et instaurer un statut de l’étudiant ouvrant des droits nouveaux : une allocation de formation personnalisée et un accès au logement garanti par un service public national de l’habitat.

-Une révolution de l’Université " :

Il faut doubler le budget de fonctionnement par étudiant, pour permettre aux universités d’assurer leur mission de formation . Il faut résorber la précarité des personnels, créer les emplois nécessaires, notamment par le recrutement massif d’enseignants chercheurs sous statut de la fonction publique. Le travail des doctorant doit être reconnu à sa juste valeur.Nous proposons enfin un grand plan de rénovation, de construction et d’équipement d’universités. Nous réclamons la revalorisation franche de leurs rémunérations. Nous revendiquons par exemple, la reconnaissance du grade de doctorant dans les conventions collectives et un statut du doctorant se rapprochant du fonctionnaire stagiaire.

 

 

Soyons clairs, pour réussir l’ensemble de ces réformes, c’est un effort sans précédent qu’il faut consentir : un doublement de la part du PIB que nous consacrons à l’enseignement supérieur. Rien ne sera possible sans une réforme profonde de la fiscalité permettant de socialiser l’argent inutile, notamment celui de la spéculation financière.

 


 

Enfin, je vous invite à consulter l'intervention de Marie-George Buffet à l'université d'automne de sauvons la recherche.

 

X.S. 9 Janvier 2007

 

 

 

 

Mardi 9 janvier 2007

Par Xavier

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