L’assurance maladie prépare un plan de réduction des dépenses de 3 milliards pour ramener d’ici 2011 le financement de la sécurité
sociale à l’équilibre. Parmi les mesures proposées, celle de rembourser à 35% les médicaments actuellement pris en charge à 100% pour les personnes en affection de longue durée (ALD).
Ce plan effarant est une véritable insulte aux fondements de l’assurance maladie dont l’objectif, faut-il encore le rappeler, est de
garantir à chacun l’égal accès aux soins. Avec ce genre de logique comptable, pourquoi dès lors s’arrêter en si bon chemin ? Autant en finir des maintenant avec tous les
remboursements ! Pour le coup l’équilibre serait ainsi atteint.
Cette politique d’acharnement sur les assurés coupables d’être malade et qui vient après l’instauration des sinistres franchises
médicales, n’a que trop duré. Pourtant il existe des mesures alternatives à la mise en cause de l’offre publique de soins. Il en est même une qui a été proposée par la cour des comptes, celle de
taxer les opérations financières au même niveau que les salaires, ce qui permettrait de combler largement les déficits de la sécurité sociale.
Parti communiste français
Mardi 24 juin 2008
Par Xavier


Dépéchez-vous d'être malade ! Dans
quinze jours chaque boîte de médicament va vous coûter un demi-euro (3,27 F) plus cher. Grâce à la " Franchise Sarkozy " votre pouvoir d'achat va encore en
prendre un coup .
A propos de franchise savez-vous comment celle de 18 euros prélevé sur tout acte médical dépassant 91 euros, a rapporté en 2007 la coquette somme de 15
millions d'euros à la GENERALE DE SANTE ?
Tout simplement comme ceci :
La GENERALE DE SANTE qui exploite 175 cliniques en France(dont celle des Bonnettes à ARRAS) a perçu cette année sur ses malades 4,3 milliards d'euros de
franchises.
Or, au lieu de les reverser tout de suite à la SECU, elles les a placés en banque assez longtemps pour que ça lui rapporte ces fameux
15 000 000 d'euros.
15 000 000 d'euros perdus pour la SECU est donc l'équivalent de ce qu'on va réclamer dès le 1er janvier à 30 millions de malades acheteurs
dès une boîte de médicament.
Si, comme Sarkozy, vous aimez mieux les riches que les pauvres, réjouissez-vous d'apprendre que les actionnaires de la GENERALE DE SANTE vont se partager 420
millions d'euros de bénéfices.
Placez donc votre argent dans les cliniques, il sera bien soigné!
Samedi 15 décembre 2007
Par Christian L
A force de nous pencher sur le trou de la Sécu, ils nous foutent le vertige. Bientôt on serait honteux d’être malade et ou de devenir trop vieux.
Heureusement, y en a pour qui, plus vous chopez de microbes, de virus, de cancers, et plus ça vous coûte cher, plus ça leur rapporte.
Par exemple les actionnaires de la GENERALE DE SANTE ( vous savez ceux qui ont refusé de grouper les
équipements de soin avec le nouvel Hôpital d’Arras pour aller faire fortune aux Bonnettes) : ils viennent de se partager 420 millions d’Euros
pour l’année écoulée.
Cette somme faramineuse c’est près de la moitié de ce que Sarkozy/Bachelot comptent vous prélever sur une année avec les franchises
médicales.
Photo : La clinique de la Générale de Santé aux Bonnettes inaugurée par JM. Vanlerenberghe le sénateur maire d’Arras qui a osé féliciter ceux qui ont sapé son projet et
préféré faire du fric plutôt que de réduire les coûts d’un vaste et unique site hospitalier arrageois.
Dimanche 11 novembre 2007
Par Xavier
Dans une tribune paru dans le journal Le Monde, daté de jeudi 27 septembre, la Ministre de la santé défend son projet de franchise médicale.
Commencer sa plaidoierie en expliquant en préalable quelle est « la vérité » augure évidemment mal d’un texte où la mauvaise foi cotoie une méconnaissance grave des
conditions de vie des français. Pour la ministre, payer quatre euros par mois au titre de l’effort national n’est pas « une charge pour la famille ». Il est sûr qu’au regard des rémunérations que
touche Mme Bachelot, les quatre euros en question doivent lui paraître dérisoire.
Pourtant, dans le monde réel, la situation est toute autre. Toutes les familles qui peinent à joindre les deux bouts devront décider, par exemple, cinq jours
par mois de se priver de l’achat d’une baguette. Mais peut-être que Mme Bachelot ignore qu’une baguette coute 0,8€.
A force de ne voir que la bouteille à moitié pleine, il est plus que temps que la droite regarde aussi du côté de ceux qui ne participent pas à l’effort national, à savoir les
stock options ou les marchés financiers qui échappent à toutes cotisations.
De toute évidence, on ne peut pas d’un côté, accorder 15 milliards d’euros d’offrandes fiscales aux plus riches, et de l’autre, s’étonner que la grogne monte à la
proposition, qu’une fois de plus, les malades soient taxés au titre de la solidarité nationale.
La mobilisation de samedi prochain, sur les franchises, apportera une démonstration de la colère et de la détermination des organisations syndicales, des familles et des forces
politiques. Peut-être que cela contribuera à ramener Mme Bachelot dans le monde réel.
Vendredi 28 septembre 2007
Par Xavier
Déremboursement de médicaments, augmentation du "ticket modérateur" sur des soins courants, généralisation des dépassements tarifaires pour les médecins spécialsites, invention du
forfait 1 euro par actede soins ou de biologie, du forfait de 18 euros sur les actes supérieurs à 91 euros, l'actuelle majorité a multiplié les atteintes à la prise en charge solidaire des soins.
Mais si elle a augmenté le reste à la charge des patients, le déficit de l'assurance maladie n'en a pas été comblé pour autant.
Aujourd'hui Nicolas Sarkozy va beaucoup plus loin, en annonçant la mise en place de "FRANCHISES" c'est à dire de seuil annuel de dépenses en dessous duquel l'assurance maladie ne remboursera rien!
Franchise qui pour mieux jouer son rôle de dissuasion de la consommation, ne sera pas remboursable par les assurances complémentaires...
DE QUOI S'AGIT-IL?
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Une régression sociale: Une franchise d'un montent identique pour tous "pésera" plus lourd pour les revenus modestes et moyens.
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Une menace pour l'accès au soin des plus modestes: dans une France où vivent plus de 3 millions de chômeurs et 7 millions de "travailleurs pauvres", 100 euros de
soins de santé non remboursés, ce n'est pas rien...
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Une menace sur la santé publique: Ce système reviendra à dissuader de se faire soigner pour des maladies apparemment "moins sévères "et pour les actes de
préventions.
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Remise en cause du "tiers payant": les professionnels de santé ne pouvant savoir si le montant de la franhise a, ou non, déjà été acquitté, les patients devront
systématiquement faire intégralement "l'avence des frais"
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Une porte ouverte à l'escalade: Nicolas Sarkozy ne s'en est pas caché le montant de cette franchise serait appelé à être augmenté chaque année en fonction des
besoins!
AUJOURD'HUI LES FRANCHISES, DEMAIN LA TVA "ANTISOCIALE", CA SUFFIT!
Il faut en finir avec la culpabilisation des patients! Il faut arrêter de faire toujours payer les mêmes! Il faut cesser de livrer la santé aux intérêts privés et garantir une
Sécurité Sociale solidaire!
Le PCF soutient la pétition lancée par de nombreux professionnels de santé contre les franchises.
Aux côtés d'associations (Ligue des droits de l'Homme, Aides 62, Association des Myopathies de France), de syndicats (CGT, SUD, UNEF, SNES-FSU), nous serons présents sur le marché
d'Arras ce samedi 29 septembre
pour faire signer la pétition unitaire.
Samedi 22 septembre 2007
Par Xavier
Alors que le tout nouvel hôpital Arras était inauguré en grandes pompes, la Voix du Nord se félicitait de ce que « la hache de guerre entre pôle-public-privé est bien enterrée ».
Enterrée ? peut-être, mais pas sans avoir brutalement décapité le projet longtemps présenté comme la solution idéale d’un regroupement sur un même site de tous les établissements de soin de la région d’Arras. Il a suffi que les principaux actionnaires de nos cliniques privées se concertent et calculent que créer leur propre site hospitalier privé ( sur les Bonnettes) offrait de belles perspectives de profits à venir… pour qu’Arras se retrouve avec deux équipements de santé bel et bien concurrents quoi qu’on prétende.
Quand il s’agit de faire du fric, au diable la rationalisation .
Les cliniques , comme les firmes pharmaceutiques, sont des placements en or.
Aux portes d’Arras une usine qui a compté 1350 salariés fut réduite à presque rien le jour où RHONE POULENC, sacrifia délibérément sa production textile pour revenir à ses premières juteuses amours : la chimie fine et les médicaments qui rapportent gros..
Là aussi la hache de guerre du libéralisme avait tranché dans le vif.
On ne l’enterre jamais qu’après qu’elle ait servi.
Et si vous croyez que le couple pro-libéral Sarkozy- Royal y changera quelque chose vous vous leurrez.
Pour que votre santé ne soit plus à vendre, votez Marie-George BUFFET
C.L.
Mardi 20 février 2007
Par Chrsitian L