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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Articles avec #edito

Pas une voix de plus pour le Front National !, construisons l'alternative

28 Avril 2017, 20:03pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

S’il y a une chose qu’a réussie le FN depuis quelques années c’est sa banalisation au regard de l’opinion. C’est extrêmement grave et dangereux. C’est en partie ce qui explique son score dimanche et le danger qui pèse sur le second tour, le 7 mai prochain.

Non, le FN n’est pas un parti comme les autres. Il est la synthèse de tous les vieux courants de l’extrême droite française. Il compte toujours dans ses rangs de sinistres personnages qui veulent défigurer le visage de la France en rayant de nos vies notre devise républicaine Liberté, égalité, fraternité. Il est toujours le parti qui se nourrit et nourrit la haine, le racisme et la xénophobie. Il porte un projet de société de discrimination, d’opposition des salariés entre eux, de casse de toutes les solidarités , de guerre en approuvant à la fois Trump et Poutine.

Sa banalisation a conduit des salariés, des travailleurs, des petits retraités des jeunes à se tourner vers lui et à voter pour sa candidate dimanche dernier. Car le FN promet des mesures sociales qui répondent aux besoins des gens en apparence. Ce n’est que du populisme.

Mais en vérité son projet est ultralibéral et d’une grande violence, il asséchera les comptes de la sécurité sociale, de la caisse de retraite, de l’assurance maladie et du chômage. Son programme porte la fin de l’universalité des services publics, des solidarités, des syndicats.

Dans les mairies qu’il gère, c’est la mort des subventions culturelles et de solidarités, c’est la disparition de l’action des CCAS, des centres sociaux. C’est la fin de la cantine pour les enfants de confession musulmane, les pauvres, les enfants de chômeurs.

C’est la peur entretenue de tous contre tous, la restriction de libertés pour les jeunes notamment.

Le 7 mai prochain, le risque que Le Pen remporte l’élection est beaucoup plus élevé qu’en 2002 et le risque est grand également qu’elle réalise un score au-delà des 30, 35, 40%.

Quelles seront les conséquences ?

Elles peuvent être vite désastreuses pour la société tout entière, pour les législatives d’abord, puis dans la vie municipale ensuite jusqu’aux prochaines élections municipales.

Quand on voit des élus d’extrême droite dans nos communes qui mènent comme ils le font toujours, des campagnes haineuses montant les citoyens les uns contre les autres, pointant du doigt une partie d’entre nous, avant, pendant et après chaque élection.

Les communistes de France et de l’Arrageois ont combattu Macron et sa politique durant 5 ans, nous continuerons à le faire durant 5 ans s’il est élu. Le PCF n’a de ce point de vue de leçon à ne recevoir de personne.

Dès le 1er mai nous, communistes, défilerons comme chaque année pour les droits des salariés.

Nous serons présents et affrontera son candidat aux législatives, car la 1ère et 2ème circonscription peut et doit être à gauche, à condition toutefois, de se rassembler, celles et ceux qui à gauche ne renonçons pas à nos valeurs et notre ambition de changer la société.

Le 7 mai, les communistes utiliseront le seul moyen qui nous est donné pour battre le FN, lui faire barrage, et faire que son score soit le plus bas possible.

Nous ne voulons pas que l’héritière Le Pen arrive à nouveau en tête dans notre belle ville, dans nos bureaux de vote, dans notre pays. Alors, utilisons le bulletin de vote Macron pour faire reculer la haine au moins dans les urnes ce jour-là.

Nous le ferons sans hésitation, sans se pincer le nez ou je ne sais quoi. On le fera pour notre pays, nos proches et nos enfants.

Avant cela, le PCF de l’Arrageois manifestera à Arras le 1er mai, pour les 32h, des hausses de salaires et de pensions, des droits nouveaux pour les salariés, l’égalité femme-homme, des embauches dans la fonction publique, contre la finance et l’austérité.

Nous manifesterons pour dire que nous ne laisserons pas la finance, les forces libérales casser notre solidarité et nos droits.

Les élections législatives en juin prochain auront une importance capitale et nous pouvons envoyer à l’assemblée de nombreux députés anti-austérité, qui défendront les intérêts des populations, du monde du travail face aux forces de l’argent et l’extrême droite.

Pour cela, les hommes et femmes de gauche, qui ont combattu le gouvernement Hollande dont il est responsable en grande partie de cette situation doivent se retrouver sur les candidatures PCF, car nous sommes pour un rassemblement de toutes les forces politiques et citoyennes disponibles pour reconstruire une nouvelle espérance collective, des solidarités concrètes dans nos territoires.

Il y a donc maintenant urgence à se rassembler, pour gagner, enfin.

René Chevalier

 Pas une voix de plus pour le Front National !, construisons l'alternative
 Pas une voix de plus pour le Front National !, construisons l'alternative

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Liberté Hebdo 1269: L'édito de Robert

26 Avril 2017, 19:23pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Liberté Hebdo 1269: L'édito de Robert

BARRONS LA ROUTE À L’EXTRÊME-DROITE

 

Le score de Jean-Luc Mélenchon au soir du 1er tour est spectaculaire. Malgré une hostilité de plus en plus grande de la part des médias dominants, le candidat insoumis, soutenus par le PCF et le Front de Gauche, a manqué d’un cheveu l’accès au second tour.

Nous devons prendre en compte l’évolution de la situation. Il y a dans ce pays une volonté de changement populaire, non écoutée, voire méprisée, qui enfin à la chance de pouvoir se rassembler.

Le calendrier électoral ouvre des perspectives de victoires dans au moins 212 circonscriptions en France selon les estimations relayées par Pierre Laurent, secrétaire national du PCF.

Devant l’effondrement du PS et du parti Les Républicains, le second tour de l’élection présidentielle ne sera pas à la hauteur des vrais enjeux et des attentes de la population. Il faut pourtant maintenir la pression pour ce second tour.

 

Parce que le danger est réel, bien présent.

 

En 2002, toute la France était sous le choc. Voir un parti d’extrême- droite accéder au second tour de l’élection présidentielle  nous semblait insensé. Et la mobilisation était à la hauteur du choc.

 

Aujourd’hui, la faiblesse des réactions a de quoi réellement nous inquiéter.

Les mauvais coups portés à la République et à la population ont contribué à affaiblir la conscience politique. L’extrême-droite s’est nourrie des insatisfactions, mensonges et trahisons.

 

C’est son terreau.

 

Elle y fait croître la haine de l’étranger, pour mieux diviser et corrompre les âmes. De la dédiabolisation, nous serions arrivés à la banalisation ?

 

Non, personne dans notre région ne peut faire semblant d’ignorer les dangers humains, sociaux, économiques et écologiques que représentent le FN.

 

Non, mais le découragement grandit et la bête immonde tapie dans les replis de l’histoire attend son heure. Nous ne devons pas céder et notre devoir républicain est de faire en sorte que le poids du FN dans ce scrutin soit le plus faible possible.

L’abstention prônée par certains est le poisson de notre démocratie. Le scrutin, tel que prévu par la constitution de la Ve République, est ainsi fait qu’il ne reste que deux adversaires au second tour.

 

L’un est républicain, l’autre non.

 

Dimanche 7 mars, nous devons d’abord battre Marine Le Pen en votant massivement avec le seul bulletin disponible, celui d’Emmanuel Macron.

Le programme d’Emmanuel Macron n’est pas celui que nous avons soutenu dans cette campagne. Mais nous devons d’abord préserver notre bien commun, la République.

 

Pour pouvoir continuer de lutter, comme jamais, pour nos droits et le progrès de la société. Et tous ceux qui portent l’envie de changer profondément la société doivent impérativement se rassembler pour que l’Assemblée Nationale compte un maximum de représentants du peuple après les élections législatives.

 

L’histoire prend un tournant dangereux pour la France et la démocratie.

Sachons construire une nouvelle perspective pour l’avenir.

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Liberté Hebdo 1268: L'édito de Robert

21 Avril 2017, 13:02pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Liberté Hebdo 1268: L'édito de Robert

DIMANCHE, IL N’Y AURA QU’UN TOUR

Ne vous demandez pas ce que va voter le patron de Whirpool à Amiens.

La direction de chez Paul a déjà tenté de donner ses directives au personnel. Les larmes de crocodile de monsieur Gattaz (fils) sont un affront fait aux travailleurs de ce pays.

Comme les châtelains du XIXe siècle invitant les paysans du village à bien se rendre à la messe avant de s’en aller voter. Le curé, fort en chaire, ne manquait pas alors de guider le troupeau vers les voix du seigneur.

La République et la laïcité sont les outils garantissant aux citoyens leur liberté, y compris de vote. La presse dominante, aux mains des grands groupes industriels et financiers, tente de faire passer Jean-Luc Mélenchon pour le vrai danger de cette élection.

Après avoir joué sur tous les tableaux, posé la carte de l’extrême droite sur la balance pour abuser du vote utile, nous ne sommes pas au bout de nos surprises dans les outrances de cette élection présidentielle, vraiment pas comme les autres.

Pour ceux qui savent l’ampleur des dégâts de la loi El Khomri, de l’ANI, qui veulent que cessent les cadeaux au patronat comme les milliards du CICE, qui souhaitent que soient mis à disposition tous les moyens pour la lutte contre la fraude et l’évasion fiscale, le choix est déjà fait.

L’emploi et l’industrie, le logement et la santé, l’éducation et la formation, la sécurité et la justice sont les dossiers prioritaires.

Les libéraux réduisent les dépenses de l’Etat en offrant littéralement nos biens publics aux appétits voraces des groupes financiers. Le plus bel exemple est le scandale des autoroutes.

Moins d’Etat, c’est plus de frais pour tous au détriment de l’intérêt collectif.

Notre place en Europe doit être redéfinie. Tout comme nos engagements internationaux. A quoi rime notre présence dans l’OTAN alors que la guerre froide est finie depuis longtemps ?

Comment permettre que nos troupes puissent être sous la responsabilité américaine alors que Trump tire ses missiles en Syrie ?

Quel soutien va-t-il apporter au Turc Erdogan, qui s’installe dans sa dictature Toutes ces raisons, tout comme la paix pour les Palestiniens, nous poussent à le redire.

C’est au premier tour que tout va se jouer pour la présidentielle. Qu’importe les duels envisagés par des sondages gonflés ou de subtils « analystes ».

Jean-Luc Mélenchon doit faire le plein de voix dès le premier tour.

C’est ce poids-là qui déterminera la capacité de rassembler pour le second tour et poussera alors au ralliement les indécis.

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Liberté Hebdo 1267: L'édito de Robert

14 Avril 2017, 14:22pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Liberté Hebdo 1267: L'édito de Robert

BRISONS NOS CHAÎNES, LES GENS!

Dimanche prochain les dés seront jetés. L'espoir du changement grandit dans les têtes et dans les cœurs. Les bourses s'affolent Les gardiens du temple s'inquiètent, perdent leur sang-froid.

Relevons la tête ! L'horizon s'ouvre. Prenons garde de préserver ce qui se présente à nous. Rien n'est encore gagne mais le printemps voit surgir de nouveaux rêves.

Sachons faire croître ce que le bon vent nous apporte.

Depuis le début de la campagne électorale, manœuvres et affaires ont masqué le fond des projets et des programmes.

La fidélité compromettante des gourous de la télévision a volé en éclat face au principe de réalité. Les chaines de télévision n'ont jamais aussi bien porté leur nom. Elles nous renvoient tous a un mode de pensée unique, nous éloignant de nos Intérêts.

Elles captent notre attention. D'habitude, leur objectif est de libérer nos esprits, de mettre du « temps de cerveau disponible ≫ pour la publicité. Aujourd'hui, leur enjeu est de nous tenir éloignés de nos besoins, des moyens dont nous disposons pour changer, améliorer nos vies.

Brisons sans complexe cet attachement ! Eloignons-nous, jusqu'au premier tour, et au-dela si possible, des écrans.

Plus qu'un symbole, c'est une libération des esprits a laquelle vous devez vous astreindre.

la reconquête de la liberté de penser doit être votre objectif.

Les dix jours qui restent vont être déterminants.

Ouvrons de nouvelles perspectives. Toutes les actions menées pour convaincre un nouvel électeur sont autant de graines semées pour des actions futures.

La possibilité s'ouvre d'une nouvelle ère.

Rien ne se fera sans vous, sans nous.

Sans efforts collectifs il n'y aura pas de changement.

Dans le quotidien, en famille, au travail... engagez la discussion, renforcez vos arguments. Il va falloir un moral de bâtisseur pour entraîner les indécis loin de l’océan froid du découragement. Mais ça en vaut la peine

Au- dela de l'élection présidentielle, il est nécessaire de construire une nouvelle Assemblée Nationale avec des hommes et des femmes porteurs de l'envie d’une société nouvelle, de progrès social et pétris de l'intérêt collectif.

Avançons dans cette direction, en rassemblant le plus grand nombre autour de cette volonté de changement Laissons de côté rancœurs et regrets.

Portons l'envie de vivre au cœur des débats. Nos enfants nous remercieront

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Le réveil des insurgés, le chemin de la reconquête populaire

10 Avril 2017, 17:19pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Le réveil des insurgés, le chemin de la reconquête populaire

Nous voilà dans la dernière ligne droite de cette élection présidentielle, disons-le, unique en son genre. C’est la première fois qu’il nous est impossible, nous les militants politiques qui d’ordinaire sentons les choses avec l’expérience des scrutins et des combats, de prédire l’issue de la chose. Cette fois-ci le brouillard reste épais. Ce malgré d’ailleurs une entreprise de conditionnement rarement atteint avec le poulain Macron, monture prometteuse au galop pour aider les copains à s’enrichir toujours plus. Il y a néanmoins une raison encourageante d’un tel soutien du capital organisé à la campagne de Macron après avoir dynamité celle de Fillon. Tout est question de souplesse, cela notre élite économico-politique l’a bien compris. Mieux vaut un Macron qu’un Fillon pour ne pas embraser un peuple saigné à blanc certes, mais qui bouillonne assurément. Même si elle s’est soldée par un échec, la mobilisation lors de la bataille contre la loi travail laisse des traces et nourrit une série de craintes tout là-haut. La guerre sociale qui pourrait vite devenir, dans une succession de manœuvres instinctives d’un groupe social homogène, celui des exploités, une guerre des classes.

Ce scénario il faut l’éviter à tout prix. L’impérialisme européen atteint son paroxysme. L’Allemagne piétine sans état d’âme ses voisins et les muselle avec l’Euro et les traités budgétaires. Le capital se concentre violemment et les espaces de conquête des marchés s’amenuisent. Ainsi il faut pouvoir tenir les troupes pour ne pas baisser la garde et ainsi plonger dans les abysses de la crise. Du moins, est-ce ainsi que pense l’élite économique française. Elle se pliera sans broncher au dépeçage de la Nation, de son tissu économique et industriel tant qu’elle garde de fructueuses possibilités d’accumulation. L’élite trahit il faut s’y faire et l’accepter. Les historiens sérieux qui doivent pleurer pour obtenir des queues de crédit pour financer leurs recherches le savent bien. On ne peut compter que sur nous, l’immense masse que Mélenchon pense être le peuple. Le vote FN est d’un certain point de vue un symptôme de ceci. Un attachement à la France, à ce qu’elle est, à nôtre intérêt national. Comment les en blâmer vraiment. Il fût un temps où le parti communiste refusait l’Europe pour produire français. Armer la classe ouvrière à échelle d’une nation comme la nôtre, lui donner les conditions matérielles suffisantes pour prendre conscience d’elle-même et de sa force, ça peut aider pour appréhender un processus de transformation révolutionnaire de la société.

C’est là où je dis notre responsabilité dans l’ascension du FN. Notre inaptitude à penser de manière idéologique nos positionnements et nos batailles. Je ne suis pas léniniste par nostalgie ou je ne sais quel goût acide du masochisme. Je le suis parce que je pense le capitalisme comme ce qu’il est. Je sais donc comment on peut le combattre efficacement, quelle méthode rationnelle et scientifique peut nous permettre de planter des flèches au cœur. En ce sens la rupture européenne me parait cruciale. Ne pas le dire et ne pas se battre pour la rendre possible nous fragilise énormément, bien plus que ce que peuvent penser d’éminents responsables du PCF. Le vote FN, et c’est surtout vrai ici dans le nord de la France, c’est un vote anti-système. C’est le même mécanisme que celui qui a poussé la vieille classe ouvrière blanche nord-américaine à voter pour Trump, après avoir fait le choix de Sanders lors des primaires pour nombre d’entre-eux. Nous avons ici dans le Nord des cas nombreux de passage de l’extrême-droite au probable vote Mélenhon et vice-versa. Ruffin y voit lui la renaissance d’un populisme de gauche qu’il encourage vivement. C’est peut-être simplement être raccord avec les aspirations populaires, savoir penser les événements au même rythme et avec suffisamment de passion que le « peuple ».

Le réveil des insurgés, le chemin de la reconquête populaire

J’en viens donc au lancement de la législative sur notre secteur. Nous avons officialisé nos candidats . Nous l’avons fait devant l’entreprise Westeel, une entreprise d’autocars où les 260 salariés pensaient il y a quelques semaines encore qu’ils finiraient brutalement sur le carreau. Les maires communistes du secteur se sont mobilisés énergiquement avec, derrière eux, tout l’appareil qui faisait signer des pétitions sur les marchés et ainsi créer un soutien populaire. Tout un symbole de se déclarer devant cette entreprise avec des représentants des salariés répondant à l’appel.  Le maire d’Avion part donc au combat avec son collègue de Sallaumines. Il ne fait aucun doute que quelque chose se passe. Un dynamique, une sympathie, un élan qui pourra peut-être nous conduire loin, peut-être à la victoire. Une victoire dans un bastion historiquement socialiste. Les socialistes sur la circonscription sont à la ramasse. Les soutiens à Macron se sont multipliés rendant impossible le succès de la jeune femme en lice pour le PS. Le FN sera très probablement au second tour face à un candidat soit du PS, soit de chez nous. Un FN haut comme dans tout le bassin minier en l’absence de la droite et des soubresauts du cas Hénin-Beaumont. Le désespoir et la pauvreté à grande échelle dessèchent totalement nos populations. Ici on meurt plus jeune, on manque de travail, d’avenir et les collectivités continuent de s’appauvrir avec des dotations de l’État toujours plus basses et des besoins toujours plus grands. Le service public de la santé est en lambeaux, les transports en commun ont un siècle de retard et j’en passe. Les socialistes pensent qu’en implantant le Louvre ça calmerait un peu les troupes mais il n’en est rien. On crève de misère ici et rien ne semble laisser entrevoir le mirage d’une porte de sortie. Le FN prospère donc les deux pieds dans un terreau puissamment fertile.

Et pourtant, le maire d’Avion qui mène depuis des années maintenant la bataille pour les services publics, pour le logement en s’opposant physiquement à des expulsions locatives, qui fait sans cesse parler de lui dans la presse suite à des batailles hors norme mais toujours en lien avec la défense des intérêts concrets et vitaux de nos populations, vit une saine et positive notoriété. Cela change des mises en examen dans les villes voisines, des scandales d’argent et de corruption que nous avons trop cumulé ces derniers temps. On le respecte parce qu’il se bat pour les gens et leur dignité. C’est ce qui fait toute la différence. Il y a donc une vraie dynamique autour de lui et l’envie des camarades de le porter loin pour continuer ce travail et lui faire prendre une autre dimension. Fait marquant, pas mal de jeunes sont de la partie, chose qui se fait rare depuis quelques temps. C’est l’action conjuguée au courage de s’opposer à un système aux rouages rouillés qui, je pense, permet un tel climat. Voilà, à mes yeux, une preuve irréfutable qu’il est possible de reconquérir cette classe ouvrière momentanément égarée. Je le crois sans le moindre doute.

Tirons-en des leçons pour l’avenir. Nous entrons petit à petit dans le dur et il faudra un mât solide pour braver la tempête. Partons du réel, de la vie des gens et menons les batailles avec eux, pas pour eux. Créons les conditions du mouvement, encadrons, organisons, formons. En ce dimanche ensoleillé et plus convaincu que jamais, j’y crois férocement.

Guillaume Sayon

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A Gauche toute , pour les présidentielles

10 Avril 2017, 16:36pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

A Gauche toute , pour les présidentielles

Je ne crois pas aux sondages, mais aux discussions que nous, les communistes de l'Arrageois avons, depuis plusieurs jours avec des hommes et femmes de gauche, des citoyens engagés ou non, des salariés, des jeunes pendant nos distributions de tracts ou nos collages d’affiches:

 

Jean-Luc Mélenchon peut se qualifier au second tour de l’élection présidentielle, c’est une hypothèse désormais plausible.

 

Mais il y a encore des millions d’électeurs et d’électrices indécis, qui ne voient pas ce qui peut sortir de bon pour eux de cette élection. C’est vers eux qu’il faut se tourner dans les jours qui viennent car encore une fois, rien n’est fait.

 

Depuis des mois, nous, les communistes, portons l’ambition d’un rassemblement à vocation majoritaire, une nouvelle majorité de gauche pour mettre en oeuvre une autre politique.

 

Concernant la présidentielle, le peuple de gauche est en train d’opérer ce rassemblement en portant sa voix sur celui qui à gauche paraît en capacité de figurer au second tour et de l’emporter, nous l’espérons.

 

Comme toujours sauf que cette fois-ci il ne s’agit pas du candidat du PS, mais de Jean-Luc Mélenchon. Cette fois-ci ce n’est pas notre candidat qui subit l’effet du vote utile.

 

Mais le rassemblement, le mouvement à vocation majoritaire nécessaire à la présidentielle comme aux législatives restes à construire. 

 

Et cette question se posera, quel que soit le résultat de la présidentielle à l’ensemble de la gauche, des forces qui veulent tourner la page de l’austérité.

 

Tout comme se posera ensuite la question des mobilisations des salariés, du monde du travail face aux licenciements boursiers, face à l’évasion fiscale, pour abroger des lois et pousser le plus loin possible les exigences de justice sociale, de partage des richesses pour la satisfaction des besoins.

 

En un mot, pour sortir de la crise et de l’austérité et ouvrir dans notre pays une période de conquêtes sociales et démocratiques face à la finance et aux forces de l’argent.

 

Ce débat s’imposera à toute la gauche après la présidentielle en vue des législatives. C’est le sens de notre interpellation de toutes les forces disponibles en vue d’une nouvelle majorité, et notamment pour conquérir au nom du Parti Communiste, d’autres circonscriptions, telle que la 1ère et la 2ème dans le Pas de Calais.

 

Nous communistes de l'Arrageois, sommes disponibles pour en discuter avec le peuple, sur les contenus d’une autre politique à partir de conquêtes sociales, d’une 6e république, de la lutte contre la finance et les forces de l’argent, du développement humain, de la sécurité et de la paix.

 

La grande paix humaine est possible disait Jaurès, c’est ce qu’a rappelé Jean-Luc Mélenchon ce dimanche à Marseille.

 

 

 

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Liberté Hebdo 1265: L'édito de Robert (DE VILLE)

30 Mars 2017, 17:47pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Liberté Hebdo 1265: L'édito de Robert (DE VILLE)

FIN DE PARTIE POUR LA PRIMAIRE SOCIALISTE

 

Le rideau est tombe sur la comédie de la primaire du PS. Valls a mis le temps. Mais son choix est fait.

Tout cela est-il vraiment sérieux ? Assurément NON.

 

Les premières préoccupations des français sont l'emploi, la santé, le logement, la sécurité... Au lieu de repondre a ces questions,  de se confronter en débat, nous voilà noyés dans des discussions de basse-cour, avec des relents de mauvaise cuisine. Comment ces hommes politiques, reniant leurs votes et leurs engagements, peuvent-ils croire qu'ils accéderont encore au pouvoir?

 

Les primaires ont fait long feu. Inadaptées a la cinquième République, plus conforme a un « rêve > américain, les primaires ont fait du tort au débat en France.

 

La droite en a profite pour écarter Nicolas Sarkozy. Tous les participants s'étaient rangés sagement derrière François Fillon, avant les affaires.

 

La gauche, enfin une petite partie, a cru se faire la peau de Manuel Valls. Raté, c'est Valls qui rit désormais du bon tour qu'il joue a son « vainqueur ». N'est-ce pas 1e même rire qu'eurent ceux qui bafouèrent le résultat du referendum, et donc 1e choix du peuple, contre le projet de constitution européenne en 2005 ?

 

Benoît Hamon ne sauvera pas le PS a lui tout seul. Il est bien obligé de composer aujourd'hui. Et tout le monde s'attend a ce qu’il se rapproche, enfin, de Jean-Luc Mélenchon.

 

Ce dernier a un boulevard qui s'ouvre devant lui. A la condition de savoir tendre la main et écouter le cœur des militants socialiste,  meurtris, dont le vote a été bafoué par leurs propres dirigeants, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF! a lancé cette semaine un nouvel appel pour une rencontre et la construction d'une union de combat.

 

Une large frange de politiques, réformistes ou centristes, donnent a croire dans leur ralliement a Emmanuel Macron qu'il est le seul candidat capable d’être présent au deuxième tour face a la droite, ou l'extrême droite.

 

Mais ils le font surtout apparaitre comme le candidat de l'establishment, avec lui tout change pour que rien ne change.

 

L'union est plus que jamais nécessaire pour vaincre les démons que la droite et son pendant extrême souhaitent lâcher  sur nous une fois les élections consommées.

Il y a bien des fauves aux aguets, a l'abri derrière les isoloirs. Il n'y a qu'une solution pour évita les migraine de lendemain de premier tour.

Travaillons le rassemblement partout où c'est possible.

 Pour la République et pour un avenir meilleur

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Mon intervention pour la clôture du festival « Les utopistes debout ! » 2017

27 Mars 2017, 16:30pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Mon intervention pour la clôture du festival « Les utopistes debout ! » 2017

Mesdames, messieurs,

Chers amis,

Je vous souhaite la bienvenue dans cette salle Aragon pour un temps fort comme nous en avons maintenant l’habitude dans ce lieu. C’est avec un immense bonheur que nous accueillons ce soir la création de la compagnie Vaguement compétitifla Violence des riches inspiré par le best-seller sociologique des Pinçon-Charlot.

La violence des riches, jamais cette expression n’a eu autant de sens qu’en cette période ô combien troublée. J’ai lu il y a deux jours de cela dans le journal « La tribune » un papier qui nous apprend que la fortune de l’inénarrable Bernard Arnault a grimpé de 22 % en un an. Il se hisse ainsi à une modeste 11ème place mondiale sur l’échelle du luxe et de l’indécence avec une fortune qui s’élève à 41,5 milliards de dollars. Il passe ainsi devant mamie Liliane, qui faisait souvenez-vous des gros chèques à Sarkozy et Woerth, qui descend elle à la 14ème place avec un patrimoine estimé à 39,5 milliards de dollars. Les 39 milliardaires français affichent donc une fortune cumulée de 245 milliards de dollars. Un record absolu !

Pendant ce temps-là, le père la rigueur de cette élection présidentielle, le châtelain austère François Fillon joue sur la peur avec un dogmatisme fou. Le voilà incarnation d’un Harpagon sans l’humour criant non pas « ma cassette, ma cassette » mais « la dette, la dette ». La connivence de classe comme l’explique à merveille d’ailleurs le couple Pinçon-Charlot prend tout son sens avec ce personnage, tout comme il le prend avec la version plus light et télévangéliste labellisée « En marche ! ». Il faudrait que tous nous consentions encore un peu plus à faire des efforts comme ils disent pendant que certains accumulent de manière totalement immorale les milliards, en en cachant par ailleurs une bonne partie, avec une ingéniosité folle, dans des paradis fiscaux pour ainsi échapper à l’impôt.

Comment, dans ce contexte, blâmer le concitoyen désespéré, en colère, sombrant dans le trop facile certes, mais si tragiquement réel, tous pourris. Oui quelque chose est pourri au royaume de la politique. La politique pourtant, nous avons appris à l’aimer grâce aux philosophes grecs, grâce à Rousseau et aux lumières qui ont jailli de l’obscurantiste absolutisme, grâce à Robespierre et Saint-Just, aux communards, et à toutes celles et tous ceux qui ont donné leurs vies et leurs sangs, leurs cœurs et leurs esprits, à la grande aventure humaine du bonheur partagé.

S’il y a une leçon à tirer de tout cela je crois, c’est que ce bonheur partagé n’a jamais été et n’ira jamais de soi. Le bonheur commun et partagé est toujours le résultat d’une lutte acharnée, d’une lutte incarnée par un peuple libre et souverain.

Je vous rassure ou peut-être pas, mais je ne ferai pas du Mélenchon appelant à la rescousse le génie de la Bastille. Je veux simplement partager avec vous ma conviction de modeste élu local passionné par son mandat à la culture. La lutte ne précède jamais l’éveil. Le goût du combat et de l’émancipation est le résultat d’un processus tant collectif qu’individuel. Et c’est là où nos lieux culturels, nos pratiques, nos combats pour aller arracher de nouveaux publics sont cruciaux. C’est là où le courage de compagnies pour créer et mettre en scène des spectacles engagés, et par définition, dans une époque du tout consommable, difficile à défendre est précieux.

Le festival Les Utopistes debout est le fruit de cette réflexion, de ce désir partagé entre un lieu et son équipe et des acteurs du monde culturel décidés à ne pas lâcher sur les contenus, à ne pas brader cette si noble mission de la culture : déranger, dénoncer, lutter, éveiller.

Alors je remercie la compagnie Vaguement compétitif, la délicieuse et brillante Anne Conti, l’équipe du théâtre d’octobre ou encore Didier Super qui, dans son style unique, nous a fait l’honneur d’ouvrir cette nouvelle édition.

Je remercie également les partenaires qui se sont greffés malgré l’urgence au projet. Les amis de Colère du présent, de Droit de Cité, d’Attac, du LAG, d’Amnesty International, du MRAP ou encore deATD Quart monde. Ainsi l’auteur Denis Lachaud a pu venir présenter son dernier ouvrage à la médiathèque à l’initiative de Colère du présent, et des stands ont pu être dressés ce soir dans le hall. Nous nous sommes promis et engagés à travailler en amont l’édition 2018 ensemble et d’ailleurs d’autres partenaires encore vont nous rejoindre. Les villes de Méricourt et sans doute de Sallaumines ou encore Culture Commune. Bref nous sommes en train de faire des petits et de créer une synergie positive sur un territoire qui en a cruellement besoin. Si certains pensent que nous allons combattre le Front National sur ce territoire en créant une communauté urbaine, le réveil risque d’être pour eux terriblement douloureux.

N’est-ce pas avant toute chose d’espoir dont nous avons besoin ici ? N’est-ce pas de courage politique, intellectuel, culturel et de proximité dont nous avons besoin ? D’industrie, de services publics, de culture et non de tourisme à toutes les sauces ? Je le dis avec gravité, nos territoires méritent mieux que la soupe indigeste du moment et le courage-fuyons de trop nombreux élus enfermés dans les logiques électorales mortifères. Nous serons quelques uns, plus nombreux qu’on ne le pense parfois, à y veiller.

Je voulais, pour ne pas être trop long et pour terminer mon propos sur une petite pépite d’une récente lecture littéraire, vous livrer une réflexion de Roland Barthes, que j’aime beaucoup au-delà ses contradictions, sur le théâtre de Brecht mais plus globalement sur le rôle du théâtre en général. Il écrivait ceci dans Essais critiques publié en 1964 : « Quoi qu’on décide finalement sur Brecht, il faut du moins marquer l’accord de sa pensée avec les grands thèmes progressistes de notre époque : à savoir que les maux des hommes sont entre les mains des hommes eux-mêmes, c’est-à-dire que le monde est maniable; que l’art peut et doit intervenir dans l’histoire; qu’il doit aujourd’hui concourir aux mêmes tâches que les sciences, dont il est solidaire; qu’il nous faut désormais un art de l’explication, et non plus seulement un art de l’expression; que le théâtre doit aider résolument l’histoire en en dévoilant le procès; que les techniques de la scène sont elles-mêmes engagées; qu’enfin, il n’y a pas une « essence » de l’art éternel, mais que chaque société doit inventer l’art qui l’accouchera au mieux de sa propre délivrance ».

Voilà qui résume, je crois, ce que nous nous apprêtons à vivre et partager ce soir, ce que nous avons vécu durant tout un mois dans ce lieu au travers de notre festival, et que nous continuerons à défendre et à bâtir dans les semaines, les mois et les années à venir. Sur ces quelques mots, je vous souhaite une excellente soirée. Vive le théâtre engagé, Vive la culture, Vive les utopistes debout !

Guillaume Sayon

 
 

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Liberté Hebdo 1264: L'édito de Robert (DE VILLE)

23 Mars 2017, 19:49pm

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Liberté Hebdo 1264: L'édito de Robert (DE VILLE)

TENDRE LA MAIN

 

Il y a encore de bonnes raisons d'espérer. Le monde n'est pas figé. Il bouge tout le temps et l'état d'esprit aussi.

Dans un mois, le 22 avril pour les électeurs d'Outre-mer, le dimanche 23 en métropole. 45.7 millions d'électeurs devront choisir le nouveau président de la République.

La campappe est bloquée au niveau des affaires alors que tant de citoyens attendent des débats dignes de notre démocratie.

Les même sirènes font retentir les mêmes sons plaintifs qu'a chaque élection. Non. décidément non,  les électeurs ne peuvent pas être dupes des miroirs aux alouettes qui s'agitent sous leurs yeux.

 

La revanche libérale, conservatrice ou réactionnaire, peu importe son nouveau nom, reste celle de la contre-révolution, toujours prompt a dénoncer les « abus » de 1789,  du Front Populaire et du programme du Conseil National de la Résistance.

 

Elle prend même abusivanent le nom de « réformisme » pour abuser ceux qui croient encore aux forces qui s'agitent autour de « nouvelles » têtes. Mais elle s'arme aussi des bras des fils des nostalgiques de Vichy, de l'OAS et autres plaies de l'Histoire.

 

Les candidats de gauche doivent se rencontrer, entendre raison.

 

Nous voulons croire qu'un candidat défendant a la fois les intérêts de la Nation et du plus gand nombre sera présent au deuxième tour.

Les communistes ont fait confiance a Jean-Luc Mélenchon  pour lui apporter leur soutien pour cette élection. Les socialistes ont fait le choix d'une primaire à gauche. Même si benoît  Hamon l'a emporté, nous devons bien voir que le PS ne met pas tout son poids dans sa campagne.

Emmanuel Macron a même vu le ralliement de Barbara Pompili, ministre écolo du gouvernement. Comme Daniel Cohn-Bendit précédemment.

 

Souvenons-nous d'ailleurs que ce dernier invitait Jean-Luc Melenchon a participer à la primaire.

Bien lui en a pris d'en rester à l'écart !

 

Aujourd’hui, c'est bien Jean-Luc Mélenchon qui porte le plus la capacité a faire face a gauche aux attentes de la population et résister aux marées nauséeuses. Mais va-t-il y arriver ?

Assurément, des voix risquent de manquer pour passer la barre du premier tour.

 

Benoît Hamon, avec la meilleure volonté du monde, se fait lessiver ses voix par Macron et le naufrage du gouvernement, qu'il avait bien fait de quitter en 2014.

Il a réussi a rallier a lui une partie des écologistes derrière Yves Jadot.  Mais le rassemblement doit être plus grand, nécessairement, la voix de la raison indique qu'il doit faire, épaule contre épaule, cause commune, comme le PCF avec Jean-Luc Mélenchon.

Le moment est historique.

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Liberté Hebdo 1263: L'édito de Robert (DE VILLE)

17 Mars 2017, 17:31pm

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Liberté Hebdo 1263: L'édito de Robert (DE VILLE)

LE VOTE UTILE POUR QUI ?

 

En 1969. pour la première fois dans l’histoire de la Vème République, le Parti Communiste fiançais présentait un candidat a l'éfection présidentielle.

A l'éfection précèdente de 1965, le PCF avait soutenu la candidature de François Mitterrand et n'avait donc pas présenté de candidat

 

Jacques Duclos obtiendra 21.3 % des suffrages au premier tour. C’était une élection particulière. organisée dans l'urgence du fait de la démission du général De Gaulle apres son échec lors de son referendum du 27 avril 1969.

Deux candidats de droite. Alain Poher (23.31 %). president du Sénat, président par intérim comme le veut la Constitution, et Georges Pompidou (44.5 %). ancien Premier ministre du General, restaient en lice pour le second tour. « Bonnet blanc et blanc bonnet». comme les qualifiera Jacques Duclos en appelant a l'abstention pour le deuxieme tour.

 

Toute la gauche est éliminée des le premier tout. Gaston Deferre,  pour les socialistes de la SFIO. ne réalisé que 5% des voix Michel Rocard, du PSU. 3.27 % et Alain Krivine. de la Ligue Communiste Révolutionnaire. 1.06 %. A deux points près. Jacques Duclos aurait pu être au second tour. Cest dans ce sens qu'il avait appelé au vote utile des électeurs de gauche au premier tout.

 

Pour tous les électeurs de gauche, l'impact du quinquennal Hollande est un vrai traumatisme

 

Et fou serait celui qui n'en tiendrait pas compte.

 

Les médias dominants, en véritable chiens de chasse, rabattent l'electeur. tel un gibier vers les carnassières de Marine Le Pen. Francois, Fillon ou Emmanuel Macron. Les sondages, les discussions de comptoirs d'editorialistes patentés chaque soir a la télévision. les scandales, sont  autant d'obstacles à la compréhension des débats et contribuent a obscurcir les vrais enjeux du scrutin.

A l'heure actuelle, faute de réelle volonté d’union a gauche, le seul vote utile est celui qui peut apporter le plus de changements positifs dans notre quotidien, dans notre société, pour les salarié(e)s. les retraité(e)s. les étudiant(e)s et les sans- emploi.

 

Le Parti communiste soutient la candidature de Jean- Luc Melenchon.

Une grande marche est organisée â Paris. le 18 mars, pour une VIe République.

Une étape indispensable pour construire un élan nouveau autour d'une candidature de rassemblement.

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Liberté Hebdo 1262: L'édito de Robert (DE VILLE)

11 Mars 2017, 14:12pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Liberté Hebdo 1262: L'édito de Robert (DE VILLE)

 

DE L’OXYGÈNE POUR LES CERVEAUX

Les primaires ne marchent plus. Ou sur la tête.

A droite, le candidat François Fillon s’use à se maintenir alors que ses soutiens décrochent. Son perdant à la primaire, Alain Juppé, ne veut plus revenir en lice.

A gauche, enfin au PS, Benoît Hamon, malgré le soutien d’une partie des Verts, voit s’envoler tous les ténors de sa formation vers l’ancien ministre de l’Economie, Emmanuel Macron.

Les candidats à la présidentielle sont à la peine. Et les programmes restent dans les tiroirs.

Le feuilleton est de plus en plus moche. La faute aux acteurs. L’un pleure pour ses parrainages. L’autre sur ses « amis » qui tardent à le rallier ou rejoignent les sirènes centristes. Le suivant garde aux pieds les bottes du vaincu d’avance. Adoubé ou non, du centre à l’extrême droite, ils forment les trois têtes d’un même monde, les candidats donnés vainqueur à tour de rôle dans les sondages, sur les plateaux télés, dans les officines destinées à forger l’opinion. Avec pour principal objectif, que rien ne change.

Pendant ce temps, à Calais, la maire (UMP) veut interdire l’aide aux migrants... Dans cette insoutenable danse avec le diable,

Natacha Bouchart flatte l’échine de la bête immonde qui sommeille à ses côtés.

Nous sommes à quelques jours de la date limite du dépôt de candidature pour la présidentielle. Vous pensez que cet événement quinquennal ne change plus nos vies. Au contraire, l’abstention, le découragement, la haine et la peur entretenue ont eu raisons de bien des volontés.

Mais les combats à mener sont les mêmes, toujours. Aujourd’hui, il est plus que nécessaire de repartir à la conquête de nos propres idéaux pour les faire connaître, montrer leur crédibilité et restaurer fait leur choix, en soutenant le second, de garantir une volonté de changement social à l’image des combats menés depuis, 2005, 1995, et au-delà. Ce choix n’est pas destiné à être noyer sous une autre forme dans la social-démocratie. L’aspiration générale est le désir d’une nouvelle République. Le 18 mars, tous les acteurs, toutes les composantes, tous les porteurs de cette envie de changement doivent faire une démonstration d’unité et de nombre. L’avenir est toujours à construire. l’espoir d’un vrai changement.

Existe-t-il encore une possibilité qu’Hamon et fait leur choix, en soutenant le second, de garantir une volonté de changement social à l’image des combats menés depuis, 2005, 1995, et au-delà. Ce choix n’est pas destiné à être noyer sous une autre forme dans la social-démocratie. L’aspiration générale est le désir d’une nouvelle République. Le 18 mars, tous les acteurs, toutes les composantes, tous les porteurs de cette envie de changement doivent faire une démonstration d’unité et de nombre. L’avenir est toujours à construire.

 

 

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S’il vote Le Pen, le peuple vote contre lui-même

6 Mars 2017, 18:11pm

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Le vote FN se structure dangereusement, même dans l’éventualité d’un second tour. Ce parti n’est pourtant que la négation brutale de l’esprit et l’agrégation de tout ce qu’il y a de pire.
 
L’Histoire nous l’a assez enseigné. En politique, quels que soient les moyens pour parvenir à ses fins, il n’y a jamais de «plafond de verre». Les sondages ne sont que des sondages, et s’ils ne disent qu’imparfaitement une éventuelle réalité à venir, les derniers en date nous glacent d’effroi, comment le dire autrement? À deux mois de la présidentielle, Marine Le Pen, favorite du premier tour, réduirait fortement l’écart sur son adversaire au second tour, que ce soit, pour l’instant, Fillon ou Macron. Celle-ci obtiendrait de 42% à 44%. Des scores inédits. Ces temps-ci, ni les casseroles monumentales qu’elle et ses affidés traînent derrière eux, ni son programme de haine, ni les nazillons qui composent son parti, ni même la peur de l’extrême droite enracinée pourtant dans notre trajectoire contemporaine, ne semblent freiner ce phénomène. Un phénomène à la fois compréhensible, hélas, vu la situation de pourrissement du pays, et si irrationnel, qu’il nous révolte à mesure que les semaines passent. Si le FN n’est que la négation brutale de l’esprit et l’agrégation de tout ce qu’il y a de pire, doit-on néanmoins s’étonner que Marine Le Pen s’avance gaiement, sans complexe et sans vergogne, proférant tout et son contraire, ratissant le plus large possible, quitte à se goinfrer de thèmes de gauche pour mieux semer la confusion, tout en laissant libre court à ses obsessions xénophobes associées à une critique du néolibéralisme de fraîche date? Terrifiante mécanique, propulsée par la droite elle-même depuis quinze ans, alors que la crise sociale nourrit les désespoirs les plus intenses et les catastrophes idéologiques qui vont avec. Que les pauvres, les sans-emploi, les faibles, les salariés ne l’oublient jamais: s’ils votent de la sorte, ils voteront d’abord contre eux-mêmes! Combien de fois faudra-t-il l’écrire?
 
Le traumatisme d’une France sens dessus dessous et d’une confiance abîmée par un quinquennat d’épouvante suscitera-t-il un sursaut démocratique et citoyen, un surcroît de pensée rationnelle, un combat de tous les instants? Pour le dire autrement: la gauche de transformation a du pain sur la planche et une responsabilité historique. Surtout en ce moment. Et en si peu de jours…
     [EDITORIAL publié dans l’Humanité du 22 février 2017.]

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Liberté Hebdo 1261: L'édito de Robert (DE VILLE)

2 Mars 2017, 17:33pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Liberté Hebdo 1261: L'édito de Robert (DE VILLE)

DE LA VERTU RÉPUBLICAINE, DE LA DIGNITÉ

 

Personne ne peut penser que l’année 2017 va être paisible.

Le débat pour l’élection présidentielle est en train de s’effondrer dans des fondrières, dans des marécage.

La République a bien besoin de soutien. Nombreux sont ses adversaires et qui pourtant s'en servent Et nous abusent.

 

Quand l’extrême droite s'empare du drapeau et s’érige en défenseur de la laïcité et des libertés, il y a de quoi s'étrangler d'indignation.

Quand les héritiers de la contre-révolution, des massacreurs de la commune, du colonialisme, des ligues fascistes, de la Cagoule, de la collaboration, des milices, de l'OAS et des mercenaires de tout poil disent qu'ils veulent du changement... Nous savons par l'histoirc à quoi ressemble ce changement .

Les mots durs reviennent. Les menaces pleuvent. Les fauves seraient-ils lâchés comme aux heures sombres?

 

La séparation des pouvoirs existe pour préserver la démocratie, garantir l’indépendance des juges, protéger les élus des tentations, assurer le fonctionnement de la République...

Le fonctionnaire, tant attaqué, dont d’aucuns rêvent de « donner Je travail au privé ». est un agent de l’Etat qui s'engage à remplir les missions de service public avec en échange une garantie (théorique) d'emploi â vie.

 

Et les injonctions de certains candidats n’ont pas lieu d'être.

 

Le temps de la Ferme Générale et du service du Prince, au lieu de la Nation, rend visiblement certains caciques nostalgiques. La République est un outil dont il faut permettre le bon fonctionnement.

Les (contre) réformes successives de ces dix dernières années, de la RGPP à la loi El Khomri. en passant par la loi NOTRe. ont surtout contribué à son affaiblissement.

Baisse d’effectifs, restrictions de moyens, changements de missions ou de périmètres d'activités, gestion par objectifs font des ravages dans les rangs des services rendus par les agents de l'Etat.

 

Et chaque citoyen, quelles que soient son origine, son appartenance politique ou sa localisation géographique, est comptable de la qualité de fonctionnement des institutions de par le choix, le seul impérieux et nécessaire, effectuer par le vote. Le droit principal de chaque citoyen que bientôt plus d'un Français sur deux n'exerce  plus. Les moments de découragement ne doivent pas permettre que nos droits soient restreints faute de les exercer.

Choisir, en politique, ne relève pas que de l'engagement sinon seuls les militants et les responsables politiques auraient la parole. Les citoyens ont la responsabilité de  défendre ce qui fait la force de la Nation et son socle,  la République et ses institutions.

Nous sommes nombreux à vouloir la changer. Mais au travers d’une nouvelle constitution, débattue, amendée, enrichie par le débat entre citoyens.

Ceux qui veulent la mort de la République sont dangereux. Ils rêvent d’un ordre nouveau qui n'aurait de nouveau que le nom.

un « système » fabriqué pour les servir, et surtout se servir et nous asservir. Ne lâchons rien sur ce plan, toute attaque d’un fonctionnaire par un politique, quel qu’il soit, est un très mauvais signe envoyé à ceux qui souffrent.

L'injustice est plus pernicieuse encore lorsque les institutions ne sont plus respectés par ceux qui sont censcés les représenter.

La France rédame à sa tête des hommes et des femmes vertueux probes et calmes, investis par la volonté de servir f intérêt public, pas le leur ou celui exclusif de leur clan La République mérite qu’on se batte pour elle. C'est un bien neuf, rien déplaise aux faux-nez nostalgiques des temps barbares. C’est un ouvrage collectif que les citoyens ne peuvent maintenir à flot que par un vote éclairé.

Il est bien temps de rallumer les étoiles.

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La politique du vide ou le vide politique

1 Mars 2017, 19:22pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

La politique du vide ou le vide politique

Pour la première fois depuis longtemps, je ne trouve plus le goût, la force d’alimenter ce blog. Pourtant à deux mois de l’élection présidentielle, je devrais pouvoir en dire des choses. Je devrais pouvoir en analyser des mécanismes. Mais non … Je suis partagé entre amertume, dégoût et pire que tout, renoncement. Renoncer au combat, renoncer à porter l’idée de changement. Plus que jamais le poète, le compositeur génial me sauvent d’un ennui mortel. Neruda me parle si merveilleusement bien d’amour, Camus m’explique avec délice ce qu’est l’absurde, les vieux compositeurs allemands me régalent de leur musicalité aux algorithmes parfaits, Chet Baker calme avec douceur mes crises d’angoisse. Je me consacre à des tâches bien éloignées de ce spectacle électoral lénifiant.

Je me mets souvent à la place du salarié broyé par la fatigue, celui qui se lève tous les matins pour rejoindre une boutique qui vivote dangereusement, celui qui va pointer la tête basse et le regard usé chaque matin à Pôle Emploi, cette aide-soignante au dos ruiné qui voit son service plein à craquer et qui se demande comment il sera possible de continuer à ce rythme dans les semaines à venir. J’imagine ces millions de françaises et de français chaque soir devant la télé en train d’assister à la mascarade électorale. Macron, Fillon, Le Pen, Hamon, Mélenchon. Peut-être avons nous droit aux politiques que l’on mérite. Je le dis tranquillement, sans soucis de la polémique mais depuis quelques temps il m’arrive de penser à rendre ma carte. Cette carte soigneusement rangée dans la poche de celles et ceux qui jusqu’au bout ont tenté de résister au triomphe éclatant du capitalisme. Le rêve socialiste semble évanouit dans un continuum historique qui a fini par assécher le principe même d’idéal.

J’ai pourtant en tête le souvenir des dockers du Havre tapant avec rythme et entrain sur leurs tambours, ouvrant la marche à un immense cortège joyeux criant à l’unisson son rejet de la loi travail. Je me souviens de ces amphithéâtres universitaires bondés où, à la méthode de Socrate, on se partage le savoir, la connaissance. Je me souviens de ces centaines d’autocars qui convergent sur Paris pour colorer les grandes artères haussmaniennes d’un rouge vif, d’un rouge sang, celui de ces cols bleus qui ont donné leurs vies pour que les travailleurs puissent avoir des droits.

Pourtant, aujourd’hui on se bat pour négocier son indemnité de départ, on se bat pour revaloriser le SMIC de 5 euros par jour, pour limiter la pression fiscale si forte sur les petits ménages. L’horizon révolutionnaire prend les traits d’une rêverie austère, desséchée. Aujourd’hui on se dit que Hamon est le moindre mal et que peut-être il faut se ranger derrière lui pour se donner une petite chance de ne pas goûter au pire, comme si le pire n’était pas advenu depuis longtemps. Hamon porte quelques maigres promesses progressistes, suffisantes aux yeux de certains pour bâtir une convergence. Rêve peuple exploité, le soleil brillera. La force est tranquille, très tranquille, surtout pour les puissants. On peut même se permettre de laisser François Ruffin faire son petit speech ému à la cérémonie des césars, déranger la petite bourgeoisie si confortablement installée dans un entre-soi aveugle où le sort d’un ouvrier n’a que peu de valeur. La bourgeoisie aura toujours peur du danger de la révolte mais pour l’heure, elle doit dormir assez tranquillement j’en fais le pari. En tout cas pour une partie d’entre-elle, on se délecte et on se surprend même à frissonner devant une envolée hugolienne. Cela pimente un peu le quotidien …

Pour autant, je sais que cette extinction de foi est passagère. Comme dans le creux d’une vague, il arrive que la tempête nous dresse face à un mur. Il y a quelque part l’idée du répit dans cet instant. Vous êtes à la fois profondément désespérés, et en même temps vous vous en remettez au tragique, à l’inertie, à la force de la nature lorsqu’elle paraît indomptable. Vous sortez un moment de la tétanie qui vous paralyse presque, du poids de la responsabilité que vous vous infligez et vous vous contentez de contempler. Vous contemplez le désastre en vous disant qu’à ce moment précis vous ne pourrez rien y faire. Mais l’instinct de survie reprendra le dessus et vivre c’est agir. Ne pas écrire n’est finalement pas si grave lorsqu’on ne cesse pas de penser. “L’imagination pure est la représentation d’un objet absent, mais non encore constitué” nous disait Kant. Il n’y a donc pas de raison de désespérer.

Guillaume Sayon

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Liberté Hebdo 1258: L'édito de Robert (DE VILLE)

11 Février 2017, 11:42am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Liberté Hebdo 1258: L'édito de Robert (DE VILLE)

 

CAP A GAUCHE, TOUTE !

 

N'oublions pas que c’est dans les brouillards médiatiques de la surexploitation d’un fait divers que Jean-Marie Le Pen pu accéder au second tour présidentielle en 2002. Se faufilant ainsi via le désarroi des électeurs au plus près des marches du pouvoir.

N’oublions pas que la majorité des électeurs a choisi François Hollande en 2012 pour mettre fin au règne de Nicolas Sarkozy. Le soulagement a vite fait place à la stupeur.

N’oublions pas que la volonté populaire de transformation sociale s’incarne, Ve République oblige, dans la figure du président de la République.

L’inversion du calendrier électoral donne encore plus de poids à la statue élyséenne mais ne donne guère plus de pouvoirs aux citoyens.

Sauf à ce que ceux- ci gardent bien chevillés au corps leurs convictions et fassent élire des députés tous aussi convaincus de la nécessité du combat pour le progrès social, économique et écologique.

En attendant la VIe République, voilà la meilleure voie. Elle est exigeante et semée d’embûches.

La première des nécessités est le rassemblement. Avant que les questions d’alliances ne deviennent, pour les gardiens du temple, la nouvelle lubie.

N’oublions pas qu’il y a les programmes des uns et des autres et ceux qui sont capables, qui ont la volonté, de les concrétiser.

Pour les promesses, merci de prendre un ticket et fattendre dans la file qu’on appelle votre numéro...

Depuis les conclusions de la primaire socialiste, la course aux unions est repartie.

N’oublions pas qu’il s’agit avant tout de défendre un certain nombre de valeurs et que les idées, à défaut d’être incarnées, doivent être défendues dans l’intérêt du plus grand nombre, des plus fragiles d’entre nous.

Tout doit être mis en oeuvre pour permettre aux Français de retrouver la confiance nécessaire en l’avenir.

Il reste quelques semaines encore pour que tous les candidats affinent leurs programmes et leurs réseaux. Un chemin est tracé qu’il nous faut élargir et faire connaître au plus grand nombre.

La route est droite mais ce n’est pas une raison pour mettre des œillères.

La bataille électorale reste encore à mener.

N’oublions pas que rien n’est écrit à l’avance, jamais.

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