Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Articles avec #edito

UNE DROLE DE SEQUENCE ELECTORALE

12 Juin 2017, 17:57pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

UNE DROLE DE SEQUENCE ELECTORALE

Nous sommes pour ainsi dire en fin de parcours.

J’entends des amis et camarades dire : « vivement que cela se termine ».

Un dégout plane.

Le capital a bien joué. Il est parvenu à ses fins : le triomphe de son protégé, un jeunot que l’on a bichonné dans les allées financières et dans celles de la république bourgeoise.

Gattaz est content, son poulain vient de gagner le grand prix de l’Elysée.

Quelques écuries l’ont entrainé et l’ont fait galoper sur une piste en velours préparée depuis quelques temps par le système qui voyait ses serviteurs incapables de donner suffisamment d’espèces sonnantes et trébuchantes aux gros actionnaires des multinationales.

Il a fallu déblayer le terrain des quelques mottes qui gênaient. Sarkozy puis Fillon ont mordu la poussière : il fallait simplement mettre quelques cailloux sur la piste pour qu’ils se cassent la figure.

Mais le capital avait aussi d’autres cordes à son arc et donc d’autres trucs. Cela se révèle…

Un Hollande chargé de préparer le bébé libéral social dans la couveuse de l’Elysée.

Il a rempli sa mission : l’écurie socialiste a été mis au rencart : tout compte fait Hollande était depuis le départ le serviteur zélé et attentif à ce que les choses se passent bien pour que naisse un nouvel amphitryon pour les grandes sociétés qui ne pouvaient plus utiliser les vieux chevaux de retour de la cinquième république usés jusqu’à la corde.

Ce n’était pas un félon mais bien un agent double que le capital avait pris soin de l’éduquer dans les grandes écoles du système.

Et puis, il y a la jument qui hennit et qui sert autrement la maison du fric : elle sait diviser, elle a joué son rôle au point qu’elle devient gênante et que l’on cherche maintenant à la mettre à l’équarrissage : tant mieux, elle ruait et puait le crottin bourgeois : le capital voudrait bien lui donner une récompense à Hénin Beaumont, dans les scories de la social-démocratie qui a mise à mal la population avec quelques vermines du coin.

Et puis, il faut toujours un braillard, un gars qui fait semblant de tout casser et qui ne casse rien du tout, mais utile pour que les bons chevaux de classe se casse la figure sur les handicaps populistes qu’il a déposé sur le parcours au nom de sa vieille amitié avec son propriétaire de course aujourd’hui disparu le sieur Mitterrand.

N’en jetons plus, la piste est pleine.

En fait, si l’écurie semble toute pimpante avec « le vieux jeune beau », s’il va y avoir du beau gratin sur les gradins de l’hémicycle : dehors il semble bien que les idées de classe sont plus que jamais là, que les drapeaux rouges que le braillard voulait enlever reviennent dans les rues et que celui de la CGT flotte au vent du large partout où se discute salaires, temps de travail, emploi et loi travail.

Et puis, il y a toujours cette idée du communisme qui remonte à la surface : des camarades, et non pas des gens, disent : il va voir de quel bois les prolétaires se chauffent le « macaron ».

Et puis dimanche prochain, il y aura un groupe communiste et Front de gauche, si tous les camarades du monde salarié s’y donnent la main.

Oui… On est toujours là Monsieur Gattaz…

Bernard LAMIRAND

 

Voir les commentaires

Liberté Hebdo 1275: L'édito de Robert

9 Juin 2017, 16:48pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Liberté Hebdo 1275: L'édito de Robert

TOUTES LES VOIX COMPTENT DES LE PREMIER TOUR

 

Le 11 juin, toute Ia France aura les yeux rivés sur le petit écran à 20 heures pour les résultats des élections législatives. Le 11 juin, nous saurons si nous aurons la chance de pouvoir disposer d'un groupe parlementaire conséquent pour faire face aux premières attaques d'un gouvernement ultraconservateur.

 

Car il va falloir une opposition solide à l'Assemblée nationale.

Une opposition soudée, forte, structurée et constructive pour affronter en direct le monde du capital et de l'entreprise. Car si le gouvernement mis en place par Edouard Philippe ressemble déjà au conseil d'administration d'un grand groupe international. les députés godillots, validés par En Marche, ont tous l'air de bons petits soldats du capitalisme triomphant.

 

Pour ne pas faire de l'Assemblée une simple chambre d'enregistrement des décisions gouvernementales, il faut absolument que des députés PCF et Front de gauche soient présents en nombre, faute de proportionnelle, ce scrutin risque d'ètre un simple écho du choc de la présidentielle à cause de l'inversion du calendrier électoral. Mais aussi à la barrière de 12.5 % des inscrits nécessaires pour pouvoir accéder au second tour.

 

Il est donc à la fois nécessaire de faire en sorte que la participation soit la plus haute possible et que chacun vote en son âme et conscience pour le candidat le plus apte à gauche à faire obstacle à la droite et l'extrême droite.

 

Dans le Douaisis. tout comme dans l'Amandinois ou le Denaisis. pas une voix ne doit manquer à Alain Bruneel (16e). Charles Beauchamp (17e). Pascal Jean (19e) et Fabien Roussel (20e). Dans chaque circonscription, chaque voix pèse pour faire obstacle aux forces réactionnaires.

 

Dans la Somme, il n'est pas impossible que François Ruffin soit au second tour. Toutes les actions doivent être menées pour faire en sorte de conserver nos circonscriptions. Et faire mentir les sondages, destinés la plupart du temps à endormir l'opinion publique.

 

De Dunkerque à Abbeville, d'Hirson à Calais, nous savons que les efforts n'ont pas été comptés pour faire connaître les programmes des candidats du PCF et du front de Gauche.

 

Là où l'union aura été possible avec les insoumis, souhaitons qu'elle porte tous ses fruits.

 

Restera pour tous le regret de n'avoir pu poursuivre la formidable dynamique mise en œuvre dans le cadre de la présidentielle qui aura permis à Jean-Luc Mélenchon un score supérieur de près de la moitié à celui de 2012.

 

Viendra l'heure des comptes après le deuxième tour, en attendant toute l'énergie doit être consacrée à la conquête de nouvelles voix sur tous les territoires.

Voir les commentaires

Liberté Hebdo 1274: L'édito de Robert

2 Juin 2017, 04:02am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Liberté Hebdo 1274: L'édito de Robert

Que va-t-il rester de ces élections ?

Un formidable élan bloqué par l'orgueil et les vaines querelles ?

Non. tous les efforts accomplis ne sont pas vains. Car des étapes sont franchies, des graines poussent, une nouvelle génération se forme à la politique, pendant que d'autres croient tenir tous les bouts de la conservation de l'ordre ancien.

Après le formidable appel d'air que constituait le résultat obtenu par le candidat du Front de Gauche en 2012, nombre d’entre nous nourrissaient un espoir démesuré sur l'élection présidentielle de 2017.

La progression de Jean-Luc Melenchon reste énorme. On rejettera longtemps l'occasion perdue avant le premier tour d'un rassemblement plus large qui aurait permis, peut-être, de gagner le demi million voix qui manqué pour accéder au second tour.

On regrettera longtemps le manque de souplesse, pour ne pas  dire la rudesse qui qui a empêchée les candidats de gauche  aux legislatives de partir sous un front commun, a de trop rares exceptions prés.

pendant ce temps-la. La droite et l'extrême-droite construisent

 

tous les artifices possibles pour eloigner les électeurs des urnes le 11 juin.

Le vote qui s'annonce dans dix jours sera crucial pour notre avenir et celui du gouvernement Ce dernier montre déjà ses faiblesses. Encore une fois, les attelages hybrides démontrent leurs difficultés à s’entendre. Leurs points communs ne compensent pas leurs différences.

 

il faut faire en sorte que le 11 juin, dans toutes les circonscription de la Région, la population puisse gagner des députés ancrés dans leurs convictions et capables d'une grande détermination, capable  de mener de rudes batailles, a la fois sur le terrain et dans l'hémicycle de l'assemblée nationale, comme l'ont montré les députés du front de Gauche lors de la législature  précédente, faisons en sorte qu'une véritable poussée populaire porte des femmes et des hommes, syndicalistes, salariés, retraités, fonctionnaires, soutenus par le Front de Gauche et les communistes le plus haut possible au soir du premier tour.

 

il reste énormément de citoyens a convaincre et, nul ne peut l'ignorer, les premiers mouvements du gouvernement démontrent de façon imparable qu'une chambre godillot, a la solde d'Emmanuel Macron, serait une catastrophe pour l'équilibre de la République. N'oublions pas que les habitants de notre région n'ont pas été épargnes. Le besoin de solidarité, de fraternité est d'autant plus sensible que chez nous, certains répandent la haine comme fumier en plein champ.

Il nous appartient, a nous seuls, femmes et hommes du Nord- pas-de calais et de Picardie, de montrer a la france que nous gardons nos valeurs par-dessus tout. Un monde nouveau se construit dans les têtes. Il na pas encore percé. Aidons-le a germer

Voir les commentaires

Liberté Hebdo 1273: L'édito de Robert

25 Mai 2017, 08:47am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Liberté Hebdo 1273: L'édito de Robert

 

MANCHESTER MON AMOUR

Nous ne pouvons nous habituer à cette pluie de sang qui détruit notre jeunesse. Encore une fois, une fois encore, l'horreur a frappé là où elle n'aurait jamais du paraître.

La Grande-Bretagne a connu son pire attentat depuis 2002. 22 morts, des dizaines de blessés, des centaines de traumatismes, des milliers de personnes touchées, des vies perdues, bouleversées, dévastées, gâchées.

l'intérêt morbide des assassins de la foi est une plaie ouverte au fond de l'humanité. Il faut crier, chanter, vivre, et rire encore à la barbe de tous ces idolâtres pervers.

se cacher derrière la religion pour asservir le monde est la pire des impostures.

Le pape britannique a forgé sa résistance à l'Allemagne nazie au travers du BLITZ, ces bombardements massifs et nocturnes, contre les populations civiles de de Londres, Birmingham, Coventry ou Manchester.

Cette violence aveugle a permis à l'époque de gagner toute la population à la nécessité d'une lutte sans merci jusqu'à la victoire totale contre le nazisme.

Aujourd'hui, le visage de l'adversaire n'est pas net. Il semble aussi le reflet d'intérêts privés, occupés à maintenir la guerre en Syrie, en Irak, et ailleurs, ou les bombes fabriquées dans les usines occidentales font dix fois, cent fois plus de dégâts dans les chairs et quart des habitants.

La sortie de la rampe du Royaume-Uni, le Brexit, ne va pas améliorer l'image de l'Angleterre pour les peuples meurtris dont les réfugiés restent bloqués dans le Nord-Pas-de-Calais, interdit d'accès au sol britannique. La poussière des explosions n'a pas le temps de retombées.

Les voix s'élèvent en France pour qu'enfin toutes les solutions humanitaires soient mises en œuvre pour l'accueil des réfugiés et la recherche immédiate de solution de paix durable.

La recherche des instigateurs, les organisateurs de ces attentats doit être implacables. Mais la vraie réponse est dans l'entraide, la solidarité internationale et la paix. Ne laissons pas la haine envahir nos cœurs.

nous avons l'impérieuse nécessité de porter à l'Assemblée nationale le 11 juin des défenseurs de la paix.

Des hommes et des femmes de bonne volonté capable de faire face aux pressions à venir, et suffisamment formés politiquement pour ne jamais perdre de vue le bien commun.

 

Voir les commentaires

Liberté Hebdo 1272: L'édito de Robert

19 Mai 2017, 05:49am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Liberté Hebdo 1272: L'édito de Robert

DANS LES YEUX DE BRUNO LE MAIRE

N’avez-vous pas perçu une brève lueur, fuga­ce mais bien réelle dans le regard du nou­veau ministre de l'Economie et des finances ?

Toute la journée de mercredi était comme dans un temps suspendu. Une bulle d'éternité pour ceux qui attendaient les noms. Prêts à les déchirer à belles dents. Tant à droite, qu'à gauche.

 

On imagine un changement de ministre comme un trans­fert de clés. Ce n'est pas si simple. L'ancien, pas encore tout à fait ancien, est encore là. Il accueille. Il console celles et ceux qu'il laisse entre les mains, les griffes, de son successeur.

On imagine les cartons prêts, derrière le paravent et les plantes vertes. C'est pourtant difficile. Le nouveau, pas encore chez lui, attend. Il trépigne. Il piaffe. Il sait qu'il est désormais chez lui. Qu'il choisira ceux qui resteront, désignera ceux à écarter.

En fait, le retard pris à désigner, à officialiser, à nommer les nouveaux membres du gouvernement est comme un entracte dans un vaste plan. Loin des cartons, loin des clés, le scénario est en place.

Toutes les trahisons sont consommées. La poussière des vieux socles se redépose déjà sur les nouvelles têtes. Même Nicolas Hulot qui, pour beaucoup d'écologistes et d'humanistes sincères, aurait fait un bon candidat à la présidentielle, est entré dans le jeu en souriant.

La poudre de perlimpinpin a suffi à gommer les imper­fections.

Tout est beau, onze hommes, onze femmes, autant d'anciens que de nouveaux, de gauche que de droite, tous estampillés, macronisés.

Ceux qui ont cru voter utile en votant Macron dès le premier tour doivent se dévorer les phalanges ce soir.

Car il n'y a rien de neuf dans ce gouverne­ment. « Laissez-les travailler », crient déjà les plus optimistes. Jusqu'au 11 juin, ils auront tous leurs aises pour faire.

 

Mais ils savent que les urnes rendront un verdict au soir qui décidera de leur sort le 18 juin.

Le peuple de gauche doit maintenant porter à l'Assemblée Nationale ses députés. Il sait qu'il doit choisir des femmes et des hommes mus par l'in­térêt collectif et les valeurs de la République.

Bruno Le Maire a déjà eu sous les yeux la première ques­tion qu'ont posée deux parlementaires à monsieur Macron et son frais Premier ministre.

Doux parlementai­res nordistes. Alain Bocquet, député-maire de Saint- Amand et Éric Bocquet, sénateur-maire de Marquillies, qui n'ont de cesse que soient entreprises de vrais actions contre la fraude et l'évasion fiscale.

L'éclair fugace qui a traversé son regard lorsqu'il savou­rait son intronisation a quelque peu pâli lorsqu'il a dû évoquer cette question.

Nul doute que le soir du 11 juin, il mesurera avec d'autant plus d'acuité le nombre de députés pouvant eux aussi appuyer sur le sujet de la fraude fiscale.

Voir les commentaires

Liberté Hebdo 1270: L'édito de Robert

6 Mai 2017, 08:44am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Liberté Hebdo 1270: L'édito de Robert

UN SEUL CHOIX DIMANCHE

 

Entre deux mondes, il reste une minuscule feuille de papier, un mince bulletin.

Là où l'extrême droite rêve de défiler de la victoire au pas de l'oie sur les Champs-Élysées, nous ne voyons qu'infamie, trahison, mensonges et violences. Celle d'une petite ambition de ligues et de groupuscules d'une France qui se surveille plutôt qu'elle se soutienne.

 

Des enfants dYzieu à ceux d'Aigentine, la barbarie fasciste n’a que trop sévi au siècle dernier. Des massacres d'Oradour-sur- Glane à celui d'Ascq dans le Nord, nous ne pouvons pas oublier la composition de la dot de la fille Le Pen qui nourrit de sa haine une volonté de fauve pour s'emparer des clés des coffres de la France.

 

A force de ne pas choisir, nous sommes dimanche face à un contre choix. Il ne doit y avoir cependant aucune hésitation dans l'isoloir.

Pour voter contre l'extrême droite, le seul bulletin de vote disponible est celui d’Emmanuel Macron,

 

Jacques Chirac, en refusant de débattre avec le père Le Pen, entre les deux tours en 2002, nous avait au moins épargné un triste spectacle. Les deux protagonistes se sont jetés à la face mercredi soir leur chapeau melon et leurs bottes cloutées sans apporter de nouvelles informations aux électeurs.

 

Les Français n'auront pas à choisir dimanche un programme. Nous savons tous qu'aucun de ceux présentés par les deux candidats en lice pour le second tour de la présidentielle ne sont à la hauteur des attentes des citoyens et sont rejetés par la majorité.

 

Cest bien la preuve que nous sommes au bout des possibilités de la Ve République. Les hasardeux échecs des primaires tant de la droite que de la gauche ont démontrés qu'il est temps de refonder la République, de lui donner un nouvel élan après 58 ans d'existence.

 

La mobilisation doit donc s’accroître pour former une Assemblée constituante lors des législatives.Les millions de voix pour Jean-Luc Mélenchon, soutenu par le Parti Communiste Français, doivent trouver leur chemin aux législatives.

 

Les millions de Français attachés aux valeurs de la République et avides de progrès social et de solidarité doivent retrouver à l'Assemblée Nationale des députés à la hauteur de la tâche, des porte-voix du progrès et des conquêtes sociales, des représentants du peuple.

 

Pour cela il faut d'abord passer l'obstacle de la présidentielle et conserver un républicain à la tête de l’État.

Pour cela, il faut se rassembler pour permettre, comme l'a rappelé Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, de gagner 212 circonscriptions.

L'union est nécessaire.

Ne soyons pas hagards dimanche soir, passons l'étape et transformons l'essai qui permettra dans un même élan de faire progresser encore une gauche radicale de transformation sociale.

Voir les commentaires

Pas une voix de plus pour le Front National !, construisons l'alternative

28 Avril 2017, 20:03pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

S’il y a une chose qu’a réussie le FN depuis quelques années c’est sa banalisation au regard de l’opinion. C’est extrêmement grave et dangereux. C’est en partie ce qui explique son score dimanche et le danger qui pèse sur le second tour, le 7 mai prochain.

Non, le FN n’est pas un parti comme les autres. Il est la synthèse de tous les vieux courants de l’extrême droite française. Il compte toujours dans ses rangs de sinistres personnages qui veulent défigurer le visage de la France en rayant de nos vies notre devise républicaine Liberté, égalité, fraternité. Il est toujours le parti qui se nourrit et nourrit la haine, le racisme et la xénophobie. Il porte un projet de société de discrimination, d’opposition des salariés entre eux, de casse de toutes les solidarités , de guerre en approuvant à la fois Trump et Poutine.

Sa banalisation a conduit des salariés, des travailleurs, des petits retraités des jeunes à se tourner vers lui et à voter pour sa candidate dimanche dernier. Car le FN promet des mesures sociales qui répondent aux besoins des gens en apparence. Ce n’est que du populisme.

Mais en vérité son projet est ultralibéral et d’une grande violence, il asséchera les comptes de la sécurité sociale, de la caisse de retraite, de l’assurance maladie et du chômage. Son programme porte la fin de l’universalité des services publics, des solidarités, des syndicats.

Dans les mairies qu’il gère, c’est la mort des subventions culturelles et de solidarités, c’est la disparition de l’action des CCAS, des centres sociaux. C’est la fin de la cantine pour les enfants de confession musulmane, les pauvres, les enfants de chômeurs.

C’est la peur entretenue de tous contre tous, la restriction de libertés pour les jeunes notamment.

Le 7 mai prochain, le risque que Le Pen remporte l’élection est beaucoup plus élevé qu’en 2002 et le risque est grand également qu’elle réalise un score au-delà des 30, 35, 40%.

Quelles seront les conséquences ?

Elles peuvent être vite désastreuses pour la société tout entière, pour les législatives d’abord, puis dans la vie municipale ensuite jusqu’aux prochaines élections municipales.

Quand on voit des élus d’extrême droite dans nos communes qui mènent comme ils le font toujours, des campagnes haineuses montant les citoyens les uns contre les autres, pointant du doigt une partie d’entre nous, avant, pendant et après chaque élection.

Les communistes de France et de l’Arrageois ont combattu Macron et sa politique durant 5 ans, nous continuerons à le faire durant 5 ans s’il est élu. Le PCF n’a de ce point de vue de leçon à ne recevoir de personne.

Dès le 1er mai nous, communistes, défilerons comme chaque année pour les droits des salariés.

Nous serons présents et affrontera son candidat aux législatives, car la 1ère et 2ème circonscription peut et doit être à gauche, à condition toutefois, de se rassembler, celles et ceux qui à gauche ne renonçons pas à nos valeurs et notre ambition de changer la société.

Le 7 mai, les communistes utiliseront le seul moyen qui nous est donné pour battre le FN, lui faire barrage, et faire que son score soit le plus bas possible.

Nous ne voulons pas que l’héritière Le Pen arrive à nouveau en tête dans notre belle ville, dans nos bureaux de vote, dans notre pays. Alors, utilisons le bulletin de vote Macron pour faire reculer la haine au moins dans les urnes ce jour-là.

Nous le ferons sans hésitation, sans se pincer le nez ou je ne sais quoi. On le fera pour notre pays, nos proches et nos enfants.

Avant cela, le PCF de l’Arrageois manifestera à Arras le 1er mai, pour les 32h, des hausses de salaires et de pensions, des droits nouveaux pour les salariés, l’égalité femme-homme, des embauches dans la fonction publique, contre la finance et l’austérité.

Nous manifesterons pour dire que nous ne laisserons pas la finance, les forces libérales casser notre solidarité et nos droits.

Les élections législatives en juin prochain auront une importance capitale et nous pouvons envoyer à l’assemblée de nombreux députés anti-austérité, qui défendront les intérêts des populations, du monde du travail face aux forces de l’argent et l’extrême droite.

Pour cela, les hommes et femmes de gauche, qui ont combattu le gouvernement Hollande dont il est responsable en grande partie de cette situation doivent se retrouver sur les candidatures PCF, car nous sommes pour un rassemblement de toutes les forces politiques et citoyennes disponibles pour reconstruire une nouvelle espérance collective, des solidarités concrètes dans nos territoires.

Il y a donc maintenant urgence à se rassembler, pour gagner, enfin.

René Chevalier

 Pas une voix de plus pour le Front National !, construisons l'alternative
 Pas une voix de plus pour le Front National !, construisons l'alternative

Voir les commentaires

Liberté Hebdo 1269: L'édito de Robert

26 Avril 2017, 19:23pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Liberté Hebdo 1269: L'édito de Robert

BARRONS LA ROUTE À L’EXTRÊME-DROITE

 

Le score de Jean-Luc Mélenchon au soir du 1er tour est spectaculaire. Malgré une hostilité de plus en plus grande de la part des médias dominants, le candidat insoumis, soutenus par le PCF et le Front de Gauche, a manqué d’un cheveu l’accès au second tour.

Nous devons prendre en compte l’évolution de la situation. Il y a dans ce pays une volonté de changement populaire, non écoutée, voire méprisée, qui enfin à la chance de pouvoir se rassembler.

Le calendrier électoral ouvre des perspectives de victoires dans au moins 212 circonscriptions en France selon les estimations relayées par Pierre Laurent, secrétaire national du PCF.

Devant l’effondrement du PS et du parti Les Républicains, le second tour de l’élection présidentielle ne sera pas à la hauteur des vrais enjeux et des attentes de la population. Il faut pourtant maintenir la pression pour ce second tour.

 

Parce que le danger est réel, bien présent.

 

En 2002, toute la France était sous le choc. Voir un parti d’extrême- droite accéder au second tour de l’élection présidentielle  nous semblait insensé. Et la mobilisation était à la hauteur du choc.

 

Aujourd’hui, la faiblesse des réactions a de quoi réellement nous inquiéter.

Les mauvais coups portés à la République et à la population ont contribué à affaiblir la conscience politique. L’extrême-droite s’est nourrie des insatisfactions, mensonges et trahisons.

 

C’est son terreau.

 

Elle y fait croître la haine de l’étranger, pour mieux diviser et corrompre les âmes. De la dédiabolisation, nous serions arrivés à la banalisation ?

 

Non, personne dans notre région ne peut faire semblant d’ignorer les dangers humains, sociaux, économiques et écologiques que représentent le FN.

 

Non, mais le découragement grandit et la bête immonde tapie dans les replis de l’histoire attend son heure. Nous ne devons pas céder et notre devoir républicain est de faire en sorte que le poids du FN dans ce scrutin soit le plus faible possible.

L’abstention prônée par certains est le poisson de notre démocratie. Le scrutin, tel que prévu par la constitution de la Ve République, est ainsi fait qu’il ne reste que deux adversaires au second tour.

 

L’un est républicain, l’autre non.

 

Dimanche 7 mars, nous devons d’abord battre Marine Le Pen en votant massivement avec le seul bulletin disponible, celui d’Emmanuel Macron.

Le programme d’Emmanuel Macron n’est pas celui que nous avons soutenu dans cette campagne. Mais nous devons d’abord préserver notre bien commun, la République.

 

Pour pouvoir continuer de lutter, comme jamais, pour nos droits et le progrès de la société. Et tous ceux qui portent l’envie de changer profondément la société doivent impérativement se rassembler pour que l’Assemblée Nationale compte un maximum de représentants du peuple après les élections législatives.

 

L’histoire prend un tournant dangereux pour la France et la démocratie.

Sachons construire une nouvelle perspective pour l’avenir.

Voir les commentaires

Liberté Hebdo 1268: L'édito de Robert

21 Avril 2017, 13:02pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Liberté Hebdo 1268: L'édito de Robert

DIMANCHE, IL N’Y AURA QU’UN TOUR

Ne vous demandez pas ce que va voter le patron de Whirpool à Amiens.

La direction de chez Paul a déjà tenté de donner ses directives au personnel. Les larmes de crocodile de monsieur Gattaz (fils) sont un affront fait aux travailleurs de ce pays.

Comme les châtelains du XIXe siècle invitant les paysans du village à bien se rendre à la messe avant de s’en aller voter. Le curé, fort en chaire, ne manquait pas alors de guider le troupeau vers les voix du seigneur.

La République et la laïcité sont les outils garantissant aux citoyens leur liberté, y compris de vote. La presse dominante, aux mains des grands groupes industriels et financiers, tente de faire passer Jean-Luc Mélenchon pour le vrai danger de cette élection.

Après avoir joué sur tous les tableaux, posé la carte de l’extrême droite sur la balance pour abuser du vote utile, nous ne sommes pas au bout de nos surprises dans les outrances de cette élection présidentielle, vraiment pas comme les autres.

Pour ceux qui savent l’ampleur des dégâts de la loi El Khomri, de l’ANI, qui veulent que cessent les cadeaux au patronat comme les milliards du CICE, qui souhaitent que soient mis à disposition tous les moyens pour la lutte contre la fraude et l’évasion fiscale, le choix est déjà fait.

L’emploi et l’industrie, le logement et la santé, l’éducation et la formation, la sécurité et la justice sont les dossiers prioritaires.

Les libéraux réduisent les dépenses de l’Etat en offrant littéralement nos biens publics aux appétits voraces des groupes financiers. Le plus bel exemple est le scandale des autoroutes.

Moins d’Etat, c’est plus de frais pour tous au détriment de l’intérêt collectif.

Notre place en Europe doit être redéfinie. Tout comme nos engagements internationaux. A quoi rime notre présence dans l’OTAN alors que la guerre froide est finie depuis longtemps ?

Comment permettre que nos troupes puissent être sous la responsabilité américaine alors que Trump tire ses missiles en Syrie ?

Quel soutien va-t-il apporter au Turc Erdogan, qui s’installe dans sa dictature Toutes ces raisons, tout comme la paix pour les Palestiniens, nous poussent à le redire.

C’est au premier tour que tout va se jouer pour la présidentielle. Qu’importe les duels envisagés par des sondages gonflés ou de subtils « analystes ».

Jean-Luc Mélenchon doit faire le plein de voix dès le premier tour.

C’est ce poids-là qui déterminera la capacité de rassembler pour le second tour et poussera alors au ralliement les indécis.

Voir les commentaires

Liberté Hebdo 1267: L'édito de Robert

14 Avril 2017, 14:22pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Liberté Hebdo 1267: L'édito de Robert

BRISONS NOS CHAÎNES, LES GENS!

Dimanche prochain les dés seront jetés. L'espoir du changement grandit dans les têtes et dans les cœurs. Les bourses s'affolent Les gardiens du temple s'inquiètent, perdent leur sang-froid.

Relevons la tête ! L'horizon s'ouvre. Prenons garde de préserver ce qui se présente à nous. Rien n'est encore gagne mais le printemps voit surgir de nouveaux rêves.

Sachons faire croître ce que le bon vent nous apporte.

Depuis le début de la campagne électorale, manœuvres et affaires ont masqué le fond des projets et des programmes.

La fidélité compromettante des gourous de la télévision a volé en éclat face au principe de réalité. Les chaines de télévision n'ont jamais aussi bien porté leur nom. Elles nous renvoient tous a un mode de pensée unique, nous éloignant de nos Intérêts.

Elles captent notre attention. D'habitude, leur objectif est de libérer nos esprits, de mettre du « temps de cerveau disponible ≫ pour la publicité. Aujourd'hui, leur enjeu est de nous tenir éloignés de nos besoins, des moyens dont nous disposons pour changer, améliorer nos vies.

Brisons sans complexe cet attachement ! Eloignons-nous, jusqu'au premier tour, et au-dela si possible, des écrans.

Plus qu'un symbole, c'est une libération des esprits a laquelle vous devez vous astreindre.

la reconquête de la liberté de penser doit être votre objectif.

Les dix jours qui restent vont être déterminants.

Ouvrons de nouvelles perspectives. Toutes les actions menées pour convaincre un nouvel électeur sont autant de graines semées pour des actions futures.

La possibilité s'ouvre d'une nouvelle ère.

Rien ne se fera sans vous, sans nous.

Sans efforts collectifs il n'y aura pas de changement.

Dans le quotidien, en famille, au travail... engagez la discussion, renforcez vos arguments. Il va falloir un moral de bâtisseur pour entraîner les indécis loin de l’océan froid du découragement. Mais ça en vaut la peine

Au- dela de l'élection présidentielle, il est nécessaire de construire une nouvelle Assemblée Nationale avec des hommes et des femmes porteurs de l'envie d’une société nouvelle, de progrès social et pétris de l'intérêt collectif.

Avançons dans cette direction, en rassemblant le plus grand nombre autour de cette volonté de changement Laissons de côté rancœurs et regrets.

Portons l'envie de vivre au cœur des débats. Nos enfants nous remercieront

Voir les commentaires

Le réveil des insurgés, le chemin de la reconquête populaire

10 Avril 2017, 17:19pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Le réveil des insurgés, le chemin de la reconquête populaire

Nous voilà dans la dernière ligne droite de cette élection présidentielle, disons-le, unique en son genre. C’est la première fois qu’il nous est impossible, nous les militants politiques qui d’ordinaire sentons les choses avec l’expérience des scrutins et des combats, de prédire l’issue de la chose. Cette fois-ci le brouillard reste épais. Ce malgré d’ailleurs une entreprise de conditionnement rarement atteint avec le poulain Macron, monture prometteuse au galop pour aider les copains à s’enrichir toujours plus. Il y a néanmoins une raison encourageante d’un tel soutien du capital organisé à la campagne de Macron après avoir dynamité celle de Fillon. Tout est question de souplesse, cela notre élite économico-politique l’a bien compris. Mieux vaut un Macron qu’un Fillon pour ne pas embraser un peuple saigné à blanc certes, mais qui bouillonne assurément. Même si elle s’est soldée par un échec, la mobilisation lors de la bataille contre la loi travail laisse des traces et nourrit une série de craintes tout là-haut. La guerre sociale qui pourrait vite devenir, dans une succession de manœuvres instinctives d’un groupe social homogène, celui des exploités, une guerre des classes.

Ce scénario il faut l’éviter à tout prix. L’impérialisme européen atteint son paroxysme. L’Allemagne piétine sans état d’âme ses voisins et les muselle avec l’Euro et les traités budgétaires. Le capital se concentre violemment et les espaces de conquête des marchés s’amenuisent. Ainsi il faut pouvoir tenir les troupes pour ne pas baisser la garde et ainsi plonger dans les abysses de la crise. Du moins, est-ce ainsi que pense l’élite économique française. Elle se pliera sans broncher au dépeçage de la Nation, de son tissu économique et industriel tant qu’elle garde de fructueuses possibilités d’accumulation. L’élite trahit il faut s’y faire et l’accepter. Les historiens sérieux qui doivent pleurer pour obtenir des queues de crédit pour financer leurs recherches le savent bien. On ne peut compter que sur nous, l’immense masse que Mélenchon pense être le peuple. Le vote FN est d’un certain point de vue un symptôme de ceci. Un attachement à la France, à ce qu’elle est, à nôtre intérêt national. Comment les en blâmer vraiment. Il fût un temps où le parti communiste refusait l’Europe pour produire français. Armer la classe ouvrière à échelle d’une nation comme la nôtre, lui donner les conditions matérielles suffisantes pour prendre conscience d’elle-même et de sa force, ça peut aider pour appréhender un processus de transformation révolutionnaire de la société.

C’est là où je dis notre responsabilité dans l’ascension du FN. Notre inaptitude à penser de manière idéologique nos positionnements et nos batailles. Je ne suis pas léniniste par nostalgie ou je ne sais quel goût acide du masochisme. Je le suis parce que je pense le capitalisme comme ce qu’il est. Je sais donc comment on peut le combattre efficacement, quelle méthode rationnelle et scientifique peut nous permettre de planter des flèches au cœur. En ce sens la rupture européenne me parait cruciale. Ne pas le dire et ne pas se battre pour la rendre possible nous fragilise énormément, bien plus que ce que peuvent penser d’éminents responsables du PCF. Le vote FN, et c’est surtout vrai ici dans le nord de la France, c’est un vote anti-système. C’est le même mécanisme que celui qui a poussé la vieille classe ouvrière blanche nord-américaine à voter pour Trump, après avoir fait le choix de Sanders lors des primaires pour nombre d’entre-eux. Nous avons ici dans le Nord des cas nombreux de passage de l’extrême-droite au probable vote Mélenhon et vice-versa. Ruffin y voit lui la renaissance d’un populisme de gauche qu’il encourage vivement. C’est peut-être simplement être raccord avec les aspirations populaires, savoir penser les événements au même rythme et avec suffisamment de passion que le « peuple ».

Le réveil des insurgés, le chemin de la reconquête populaire

J’en viens donc au lancement de la législative sur notre secteur. Nous avons officialisé nos candidats . Nous l’avons fait devant l’entreprise Westeel, une entreprise d’autocars où les 260 salariés pensaient il y a quelques semaines encore qu’ils finiraient brutalement sur le carreau. Les maires communistes du secteur se sont mobilisés énergiquement avec, derrière eux, tout l’appareil qui faisait signer des pétitions sur les marchés et ainsi créer un soutien populaire. Tout un symbole de se déclarer devant cette entreprise avec des représentants des salariés répondant à l’appel.  Le maire d’Avion part donc au combat avec son collègue de Sallaumines. Il ne fait aucun doute que quelque chose se passe. Un dynamique, une sympathie, un élan qui pourra peut-être nous conduire loin, peut-être à la victoire. Une victoire dans un bastion historiquement socialiste. Les socialistes sur la circonscription sont à la ramasse. Les soutiens à Macron se sont multipliés rendant impossible le succès de la jeune femme en lice pour le PS. Le FN sera très probablement au second tour face à un candidat soit du PS, soit de chez nous. Un FN haut comme dans tout le bassin minier en l’absence de la droite et des soubresauts du cas Hénin-Beaumont. Le désespoir et la pauvreté à grande échelle dessèchent totalement nos populations. Ici on meurt plus jeune, on manque de travail, d’avenir et les collectivités continuent de s’appauvrir avec des dotations de l’État toujours plus basses et des besoins toujours plus grands. Le service public de la santé est en lambeaux, les transports en commun ont un siècle de retard et j’en passe. Les socialistes pensent qu’en implantant le Louvre ça calmerait un peu les troupes mais il n’en est rien. On crève de misère ici et rien ne semble laisser entrevoir le mirage d’une porte de sortie. Le FN prospère donc les deux pieds dans un terreau puissamment fertile.

Et pourtant, le maire d’Avion qui mène depuis des années maintenant la bataille pour les services publics, pour le logement en s’opposant physiquement à des expulsions locatives, qui fait sans cesse parler de lui dans la presse suite à des batailles hors norme mais toujours en lien avec la défense des intérêts concrets et vitaux de nos populations, vit une saine et positive notoriété. Cela change des mises en examen dans les villes voisines, des scandales d’argent et de corruption que nous avons trop cumulé ces derniers temps. On le respecte parce qu’il se bat pour les gens et leur dignité. C’est ce qui fait toute la différence. Il y a donc une vraie dynamique autour de lui et l’envie des camarades de le porter loin pour continuer ce travail et lui faire prendre une autre dimension. Fait marquant, pas mal de jeunes sont de la partie, chose qui se fait rare depuis quelques temps. C’est l’action conjuguée au courage de s’opposer à un système aux rouages rouillés qui, je pense, permet un tel climat. Voilà, à mes yeux, une preuve irréfutable qu’il est possible de reconquérir cette classe ouvrière momentanément égarée. Je le crois sans le moindre doute.

Tirons-en des leçons pour l’avenir. Nous entrons petit à petit dans le dur et il faudra un mât solide pour braver la tempête. Partons du réel, de la vie des gens et menons les batailles avec eux, pas pour eux. Créons les conditions du mouvement, encadrons, organisons, formons. En ce dimanche ensoleillé et plus convaincu que jamais, j’y crois férocement.

Guillaume Sayon

Voir les commentaires

A Gauche toute , pour les présidentielles

10 Avril 2017, 16:36pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

A Gauche toute , pour les présidentielles

Je ne crois pas aux sondages, mais aux discussions que nous, les communistes de l'Arrageois avons, depuis plusieurs jours avec des hommes et femmes de gauche, des citoyens engagés ou non, des salariés, des jeunes pendant nos distributions de tracts ou nos collages d’affiches:

 

Jean-Luc Mélenchon peut se qualifier au second tour de l’élection présidentielle, c’est une hypothèse désormais plausible.

 

Mais il y a encore des millions d’électeurs et d’électrices indécis, qui ne voient pas ce qui peut sortir de bon pour eux de cette élection. C’est vers eux qu’il faut se tourner dans les jours qui viennent car encore une fois, rien n’est fait.

 

Depuis des mois, nous, les communistes, portons l’ambition d’un rassemblement à vocation majoritaire, une nouvelle majorité de gauche pour mettre en oeuvre une autre politique.

 

Concernant la présidentielle, le peuple de gauche est en train d’opérer ce rassemblement en portant sa voix sur celui qui à gauche paraît en capacité de figurer au second tour et de l’emporter, nous l’espérons.

 

Comme toujours sauf que cette fois-ci il ne s’agit pas du candidat du PS, mais de Jean-Luc Mélenchon. Cette fois-ci ce n’est pas notre candidat qui subit l’effet du vote utile.

 

Mais le rassemblement, le mouvement à vocation majoritaire nécessaire à la présidentielle comme aux législatives restes à construire. 

 

Et cette question se posera, quel que soit le résultat de la présidentielle à l’ensemble de la gauche, des forces qui veulent tourner la page de l’austérité.

 

Tout comme se posera ensuite la question des mobilisations des salariés, du monde du travail face aux licenciements boursiers, face à l’évasion fiscale, pour abroger des lois et pousser le plus loin possible les exigences de justice sociale, de partage des richesses pour la satisfaction des besoins.

 

En un mot, pour sortir de la crise et de l’austérité et ouvrir dans notre pays une période de conquêtes sociales et démocratiques face à la finance et aux forces de l’argent.

 

Ce débat s’imposera à toute la gauche après la présidentielle en vue des législatives. C’est le sens de notre interpellation de toutes les forces disponibles en vue d’une nouvelle majorité, et notamment pour conquérir au nom du Parti Communiste, d’autres circonscriptions, telle que la 1ère et la 2ème dans le Pas de Calais.

 

Nous communistes de l'Arrageois, sommes disponibles pour en discuter avec le peuple, sur les contenus d’une autre politique à partir de conquêtes sociales, d’une 6e république, de la lutte contre la finance et les forces de l’argent, du développement humain, de la sécurité et de la paix.

 

La grande paix humaine est possible disait Jaurès, c’est ce qu’a rappelé Jean-Luc Mélenchon ce dimanche à Marseille.

 

 

 

Voir les commentaires

Liberté Hebdo 1265: L'édito de Robert (DE VILLE)

30 Mars 2017, 17:47pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Liberté Hebdo 1265: L'édito de Robert (DE VILLE)

FIN DE PARTIE POUR LA PRIMAIRE SOCIALISTE

 

Le rideau est tombe sur la comédie de la primaire du PS. Valls a mis le temps. Mais son choix est fait.

Tout cela est-il vraiment sérieux ? Assurément NON.

 

Les premières préoccupations des français sont l'emploi, la santé, le logement, la sécurité... Au lieu de repondre a ces questions,  de se confronter en débat, nous voilà noyés dans des discussions de basse-cour, avec des relents de mauvaise cuisine. Comment ces hommes politiques, reniant leurs votes et leurs engagements, peuvent-ils croire qu'ils accéderont encore au pouvoir?

 

Les primaires ont fait long feu. Inadaptées a la cinquième République, plus conforme a un « rêve > américain, les primaires ont fait du tort au débat en France.

 

La droite en a profite pour écarter Nicolas Sarkozy. Tous les participants s'étaient rangés sagement derrière François Fillon, avant les affaires.

 

La gauche, enfin une petite partie, a cru se faire la peau de Manuel Valls. Raté, c'est Valls qui rit désormais du bon tour qu'il joue a son « vainqueur ». N'est-ce pas 1e même rire qu'eurent ceux qui bafouèrent le résultat du referendum, et donc 1e choix du peuple, contre le projet de constitution européenne en 2005 ?

 

Benoît Hamon ne sauvera pas le PS a lui tout seul. Il est bien obligé de composer aujourd'hui. Et tout le monde s'attend a ce qu’il se rapproche, enfin, de Jean-Luc Mélenchon.

 

Ce dernier a un boulevard qui s'ouvre devant lui. A la condition de savoir tendre la main et écouter le cœur des militants socialiste,  meurtris, dont le vote a été bafoué par leurs propres dirigeants, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF! a lancé cette semaine un nouvel appel pour une rencontre et la construction d'une union de combat.

 

Une large frange de politiques, réformistes ou centristes, donnent a croire dans leur ralliement a Emmanuel Macron qu'il est le seul candidat capable d’être présent au deuxième tour face a la droite, ou l'extrême droite.

 

Mais ils le font surtout apparaitre comme le candidat de l'establishment, avec lui tout change pour que rien ne change.

 

L'union est plus que jamais nécessaire pour vaincre les démons que la droite et son pendant extrême souhaitent lâcher  sur nous une fois les élections consommées.

Il y a bien des fauves aux aguets, a l'abri derrière les isoloirs. Il n'y a qu'une solution pour évita les migraine de lendemain de premier tour.

Travaillons le rassemblement partout où c'est possible.

 Pour la République et pour un avenir meilleur

Voir les commentaires

Mon intervention pour la clôture du festival « Les utopistes debout ! » 2017

27 Mars 2017, 16:30pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Mon intervention pour la clôture du festival « Les utopistes debout ! » 2017

Mesdames, messieurs,

Chers amis,

Je vous souhaite la bienvenue dans cette salle Aragon pour un temps fort comme nous en avons maintenant l’habitude dans ce lieu. C’est avec un immense bonheur que nous accueillons ce soir la création de la compagnie Vaguement compétitifla Violence des riches inspiré par le best-seller sociologique des Pinçon-Charlot.

La violence des riches, jamais cette expression n’a eu autant de sens qu’en cette période ô combien troublée. J’ai lu il y a deux jours de cela dans le journal « La tribune » un papier qui nous apprend que la fortune de l’inénarrable Bernard Arnault a grimpé de 22 % en un an. Il se hisse ainsi à une modeste 11ème place mondiale sur l’échelle du luxe et de l’indécence avec une fortune qui s’élève à 41,5 milliards de dollars. Il passe ainsi devant mamie Liliane, qui faisait souvenez-vous des gros chèques à Sarkozy et Woerth, qui descend elle à la 14ème place avec un patrimoine estimé à 39,5 milliards de dollars. Les 39 milliardaires français affichent donc une fortune cumulée de 245 milliards de dollars. Un record absolu !

Pendant ce temps-là, le père la rigueur de cette élection présidentielle, le châtelain austère François Fillon joue sur la peur avec un dogmatisme fou. Le voilà incarnation d’un Harpagon sans l’humour criant non pas « ma cassette, ma cassette » mais « la dette, la dette ». La connivence de classe comme l’explique à merveille d’ailleurs le couple Pinçon-Charlot prend tout son sens avec ce personnage, tout comme il le prend avec la version plus light et télévangéliste labellisée « En marche ! ». Il faudrait que tous nous consentions encore un peu plus à faire des efforts comme ils disent pendant que certains accumulent de manière totalement immorale les milliards, en en cachant par ailleurs une bonne partie, avec une ingéniosité folle, dans des paradis fiscaux pour ainsi échapper à l’impôt.

Comment, dans ce contexte, blâmer le concitoyen désespéré, en colère, sombrant dans le trop facile certes, mais si tragiquement réel, tous pourris. Oui quelque chose est pourri au royaume de la politique. La politique pourtant, nous avons appris à l’aimer grâce aux philosophes grecs, grâce à Rousseau et aux lumières qui ont jailli de l’obscurantiste absolutisme, grâce à Robespierre et Saint-Just, aux communards, et à toutes celles et tous ceux qui ont donné leurs vies et leurs sangs, leurs cœurs et leurs esprits, à la grande aventure humaine du bonheur partagé.

S’il y a une leçon à tirer de tout cela je crois, c’est que ce bonheur partagé n’a jamais été et n’ira jamais de soi. Le bonheur commun et partagé est toujours le résultat d’une lutte acharnée, d’une lutte incarnée par un peuple libre et souverain.

Je vous rassure ou peut-être pas, mais je ne ferai pas du Mélenchon appelant à la rescousse le génie de la Bastille. Je veux simplement partager avec vous ma conviction de modeste élu local passionné par son mandat à la culture. La lutte ne précède jamais l’éveil. Le goût du combat et de l’émancipation est le résultat d’un processus tant collectif qu’individuel. Et c’est là où nos lieux culturels, nos pratiques, nos combats pour aller arracher de nouveaux publics sont cruciaux. C’est là où le courage de compagnies pour créer et mettre en scène des spectacles engagés, et par définition, dans une époque du tout consommable, difficile à défendre est précieux.

Le festival Les Utopistes debout est le fruit de cette réflexion, de ce désir partagé entre un lieu et son équipe et des acteurs du monde culturel décidés à ne pas lâcher sur les contenus, à ne pas brader cette si noble mission de la culture : déranger, dénoncer, lutter, éveiller.

Alors je remercie la compagnie Vaguement compétitif, la délicieuse et brillante Anne Conti, l’équipe du théâtre d’octobre ou encore Didier Super qui, dans son style unique, nous a fait l’honneur d’ouvrir cette nouvelle édition.

Je remercie également les partenaires qui se sont greffés malgré l’urgence au projet. Les amis de Colère du présent, de Droit de Cité, d’Attac, du LAG, d’Amnesty International, du MRAP ou encore deATD Quart monde. Ainsi l’auteur Denis Lachaud a pu venir présenter son dernier ouvrage à la médiathèque à l’initiative de Colère du présent, et des stands ont pu être dressés ce soir dans le hall. Nous nous sommes promis et engagés à travailler en amont l’édition 2018 ensemble et d’ailleurs d’autres partenaires encore vont nous rejoindre. Les villes de Méricourt et sans doute de Sallaumines ou encore Culture Commune. Bref nous sommes en train de faire des petits et de créer une synergie positive sur un territoire qui en a cruellement besoin. Si certains pensent que nous allons combattre le Front National sur ce territoire en créant une communauté urbaine, le réveil risque d’être pour eux terriblement douloureux.

N’est-ce pas avant toute chose d’espoir dont nous avons besoin ici ? N’est-ce pas de courage politique, intellectuel, culturel et de proximité dont nous avons besoin ? D’industrie, de services publics, de culture et non de tourisme à toutes les sauces ? Je le dis avec gravité, nos territoires méritent mieux que la soupe indigeste du moment et le courage-fuyons de trop nombreux élus enfermés dans les logiques électorales mortifères. Nous serons quelques uns, plus nombreux qu’on ne le pense parfois, à y veiller.

Je voulais, pour ne pas être trop long et pour terminer mon propos sur une petite pépite d’une récente lecture littéraire, vous livrer une réflexion de Roland Barthes, que j’aime beaucoup au-delà ses contradictions, sur le théâtre de Brecht mais plus globalement sur le rôle du théâtre en général. Il écrivait ceci dans Essais critiques publié en 1964 : « Quoi qu’on décide finalement sur Brecht, il faut du moins marquer l’accord de sa pensée avec les grands thèmes progressistes de notre époque : à savoir que les maux des hommes sont entre les mains des hommes eux-mêmes, c’est-à-dire que le monde est maniable; que l’art peut et doit intervenir dans l’histoire; qu’il doit aujourd’hui concourir aux mêmes tâches que les sciences, dont il est solidaire; qu’il nous faut désormais un art de l’explication, et non plus seulement un art de l’expression; que le théâtre doit aider résolument l’histoire en en dévoilant le procès; que les techniques de la scène sont elles-mêmes engagées; qu’enfin, il n’y a pas une « essence » de l’art éternel, mais que chaque société doit inventer l’art qui l’accouchera au mieux de sa propre délivrance ».

Voilà qui résume, je crois, ce que nous nous apprêtons à vivre et partager ce soir, ce que nous avons vécu durant tout un mois dans ce lieu au travers de notre festival, et que nous continuerons à défendre et à bâtir dans les semaines, les mois et les années à venir. Sur ces quelques mots, je vous souhaite une excellente soirée. Vive le théâtre engagé, Vive la culture, Vive les utopistes debout !

Guillaume Sayon

 
 

Voir les commentaires

Liberté Hebdo 1264: L'édito de Robert (DE VILLE)

23 Mars 2017, 19:49pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Liberté Hebdo 1264: L'édito de Robert (DE VILLE)

TENDRE LA MAIN

 

Il y a encore de bonnes raisons d'espérer. Le monde n'est pas figé. Il bouge tout le temps et l'état d'esprit aussi.

Dans un mois, le 22 avril pour les électeurs d'Outre-mer, le dimanche 23 en métropole. 45.7 millions d'électeurs devront choisir le nouveau président de la République.

La campappe est bloquée au niveau des affaires alors que tant de citoyens attendent des débats dignes de notre démocratie.

Les même sirènes font retentir les mêmes sons plaintifs qu'a chaque élection. Non. décidément non,  les électeurs ne peuvent pas être dupes des miroirs aux alouettes qui s'agitent sous leurs yeux.

 

La revanche libérale, conservatrice ou réactionnaire, peu importe son nouveau nom, reste celle de la contre-révolution, toujours prompt a dénoncer les « abus » de 1789,  du Front Populaire et du programme du Conseil National de la Résistance.

 

Elle prend même abusivanent le nom de « réformisme » pour abuser ceux qui croient encore aux forces qui s'agitent autour de « nouvelles » têtes. Mais elle s'arme aussi des bras des fils des nostalgiques de Vichy, de l'OAS et autres plaies de l'Histoire.

 

Les candidats de gauche doivent se rencontrer, entendre raison.

 

Nous voulons croire qu'un candidat défendant a la fois les intérêts de la Nation et du plus gand nombre sera présent au deuxième tour.

Les communistes ont fait confiance a Jean-Luc Mélenchon  pour lui apporter leur soutien pour cette élection. Les socialistes ont fait le choix d'une primaire à gauche. Même si benoît  Hamon l'a emporté, nous devons bien voir que le PS ne met pas tout son poids dans sa campagne.

Emmanuel Macron a même vu le ralliement de Barbara Pompili, ministre écolo du gouvernement. Comme Daniel Cohn-Bendit précédemment.

 

Souvenons-nous d'ailleurs que ce dernier invitait Jean-Luc Melenchon a participer à la primaire.

Bien lui en a pris d'en rester à l'écart !

 

Aujourd’hui, c'est bien Jean-Luc Mélenchon qui porte le plus la capacité a faire face a gauche aux attentes de la population et résister aux marées nauséeuses. Mais va-t-il y arriver ?

Assurément, des voix risquent de manquer pour passer la barre du premier tour.

 

Benoît Hamon, avec la meilleure volonté du monde, se fait lessiver ses voix par Macron et le naufrage du gouvernement, qu'il avait bien fait de quitter en 2014.

Il a réussi a rallier a lui une partie des écologistes derrière Yves Jadot.  Mais le rassemblement doit être plus grand, nécessairement, la voix de la raison indique qu'il doit faire, épaule contre épaule, cause commune, comme le PCF avec Jean-Luc Mélenchon.

Le moment est historique.

Voir les commentaires

1 2 3 4 5 6 7 8 > >>