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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Articles avec #edito

2017 ou le temps de la rupture et du boycott

30 Octobre 2015, 18:17pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 
Je n’ai pas le goût de la polémique. Elle ne m’intéresse pas et elle dissimule souvent les véritables intentions de celles et ceux qui en usent. J’aime en revanche penser le temps long, penser les événements et les séquences dans toute leur complexité. C’est ainsi que sur la Grèce, sur l’Europe plus globalement et sur d’autres sujets, je n’ai pas hésité à formuler mes désaccords avec mon parti. Alors certains me diront que je suis libre de quitter mon parti si je ne m’y sens pas véritablement écouté, entendu. Mais j’y tiens à mon parti. C’est un outil extraordinaire. J’ai la chance qui-plus-est d’être membre d’une fédération populaire de par sa composition et qui défend depuis toujours une ligne qui me va bien. Par ailleurs, rien n’arrive vraiment à vivre en dehors du PCF. Des petits groupuscules, des déclinaisons plus ou moins radicales qui passent leur temps à s’en prendre non pas aux capitalistes ou aux logiques du capitalisme, mais au PCF. Je ne suis pas d’extrême-gauche non plus, je ne le serai jamais. L’extrême-gauche est bien sympathique, elle est même séduisante si on pense au passage de Besancenot samedi dernier chez Ruquier, mais elle divise sans cesse les travailleurs. J’ai même esquissé un sourire lorsque Besancenot parlait du manque d’unité de la gauche radicale. Il a toujours refusé de nouer la moindre alliance avec le PCF. Il s’enferme dans un sectarisme mortifère. De plus, il ne vous aura pas échappé que, au moment où la question sociale redevient sensible en France, on nous ressort Besancenot qui avait disparu depuis 10 ans. Rien ne serait pire dans un pays comme le nôtre que des millions de travailleurs se retrouvent dans un même discours, une même démarche révolutionnaire et marchent donc unis vers un même but. Le travail de l’extrême-gauche, politiquement et syndicalement, a toujours été de saper ce travail d’unification. Beaucoup de syndicalistes savent de quoi je parle.
 
Le soucis aujourd’hui, et là dessus je suis d’accord avec Besancenot, c’est la faiblesse du discours du PCF. C’est le manque de radicalité dans ses prises de position. C’est l’abandon d’un vrai discours de classe au profit d’une fable humaniste légèrement rougie. Nos cadres, pas tous et heureusement, perdent parfois leur enracinement populaire, ils fréquentent des milieux qui les coupent de la réalité, ils ont des trajectoires sociales ou des pratiques sociales qui les éloignent du quotidien vécu par tant d’individus. Moi même je ne travaille pas à l’usine et j’ai aujourd’hui la chance d’avoir un salaire satisfaisant (pas non plus extraordinaire) qui me permet de manger à ma faim, de me payer une semaine de vacance, de m’acheter des livres. Plus important encore, j’ai un métier qui me permet de ne pas rentrer déglingué de fatigue chez moi, et donc, le soir, de pouvoir lire de la philosophie, d’avoir une passion pour le cinéma, d’aller au théâtre … Après je sais d’où je viens, un pur milieu ouvrier, la plupart des gens qui composent mon cercle social sont eux-mêmes des ouvriers, et puis, sans m’épandre sur ma vie, je n’ai pas des revenus si élevés qu’ils me permettent d’épargner, d’être propriétaire ou de pouvoir faire abstraction de cette pointe de stress lorsque je vais consulter mes comptes. Je sais que vous serez nombreux, chers lecteurs, à vous retrouver dans ce tableau. Et puis, dans ma fédération, les camarades vous remettent radicalement en place lorsque vous vous perdez un peu, que vous décrochez de la réalité. Avec malice, ils vous taquinent quand vous portez la cravate. La cravate c’est pour les patrons … Encore faut-il être parmi eux … Certains de mes petits camarades de la direction en revanche, sans être des bourgeois cela va de soi, ont quand même, je crois, pris de mauvais réflexes, ne partageant plus vraiment ce quotidien. Mais là n’est pas le plus important. Robert Hue et Marie-George Buffet ont tout fait pour détruire de l’intérieur le Parti Communiste Français. Ces gens et leurs complices ne croient plus en la force de nos idées premières. Ils et elles ne croient plus en la possibilité de combattre le capitalisme à la racine, d’unifier la classe ouvrière (précaires, ouvriers, salariés, fonctionnaires, retraités modestes …) pour changer concrètement la vie. Ils ont affaibli l’organisation et dénaturé notre discours. On préfère parler de féminisme, du combat LGBT, du combat athée (qui frôle parfois l’hystérie) tout en omettant de replacer toutes ces batailles dans la seule logique qui compte : celle du combat contre le capitalisme et toutes les normes sociales, politiques, humaines qui sont directement liées à lui. C’est donc en ce sens que je parle de dénaturation. Je crois fortement en l’identité sociale et là-dessus nous avons d’importantes lacunes. Bref, je ne vais pas épiloguer sur ces points mais les disciples de Hue et de Buffet restent encore trop nombreux au sein de la direction nationale. J’en profite pour rendre hommage à Pierre Laurent qui a au moins mis fin au processus de liquidation. Je prendrai le temps, dans d’autres contributions, de revenir sur ces différents points.
 
Le point essentiel sur lequel je voulais revenir est celui de notre participation à la vie électorale de notre pays. Le PCF est présent à tous les scrutins de l’échelon le plus local au national. Nous présentons également des listes aux élections européennes. Cela nous impose un rythme particulier, un rythme très soutenu avec presque un scrutin par an. Cela nous oblige également à nous positionner dans des débats instaurés par les médias, par les dominants. Vous le savez comme moi, on ne parle jamais de l’exploitation, des salaires qui baissent, de la violence patronale. Non on parle de l’insécurité, de la drogue, des immigrés, du « coût » du travail, des français grincheux qui refusent les réformes. Un communiste a toujours beaucoup de mal à se positionner dans ces débats là qui sont l’arbuste qui cache l’immense forêt de la spoliation, de la souffrance populaire, des véritables enjeux qui comptent. Les sondages viennent enfoncer le clou, ils permettent de fabriquer des candidats, ils orientent les choix des électeurs. Ils évitent surtout soigneusement eux aussi de poser les véritables questions. Il nous faut inventer des slogans, ne pas paraître trop radicaux pour un électorat anesthésié par cette télé-magouille. Bref on s’oblige à faire de la petite tambouille électorale, à devoir nous résigner à des appels de second tour, à afficher tout petit en bas de l’affiche notre logo, à l’oublier même parfois. Un logo qui a abandonné les outils, l’appellation communiste (mise en commun) noyée dans celle du « Front de gauche ». C’est ainsi que l’on pense le temps-court, que l’on s’appuie sur des résultats électoraux pour revoir notre copie. Des résultats électoraux qui n’ont aucun sens puisque la moitié des électeurs ne se déplacent plus jamais ou presque …
 
Alors tout de même, j’apporte quelques nuances dans ce flot de généralités basiques. Je veux dire que les scrutins locaux demeurent importants. D’ailleurs, les électeurs se déplacent pour choisir leur maire. Une mairie gérée par un communiste ou pas, cela fait une différence de taille. Adjoint au maire dans une ville communiste de presque 20 000 habitants, j’en suis témoin chaque jour. Sur le logement, sur l’aide sociale, sur la culture, sur la citoyenneté … Beaucoup de choses importantes dans notre vie de tous les jours sont directement liées aux politiques locales. Même chose pour les élections régionales qui font l’actualité. La région met en place des politiques utiles au quotidien. Quand il y a des élus communistes dans l’hémicycle, un discours singulier et combatif raisonne bien souvent sans tremblement dans la voix. Pour les travailleurs mobilisés de la région, ils savent qu’un homme comme Bertrand Pericaud qui est sur les questions économiques au conseil régional a joué un rôle important. Il a relayé les luttes, obligé la région à se positionner et à interpeller les autorités, il a tapé du point sur la table quand il le fallait. Même chose pour ma camarade Cathy Poly Apourceau qui présidait la commission des lycées et des questions de formation. Elle a lutté activement contre le décrochage scolaire, a accompagné les enseignants en lutte, s’est toujours opposée aux subventions de la région pour les lycées privés … L’utilité des élus communistes à ces différents échelons n’est plus à prouver.
 
En revanche il me semble qu’il y a deux scrutins avec lesquels nous devrions rompre et pas des moindres : l’élection présidentielle, et celui des européennes. L’élection présidentielle est l’antithèse de la démocratie. Il faut choisir un homme ou une femme, au pouvoir démesuré (le président de la République française est le chef d’État possédant le plus de pouvoir au monde en régime « démocratique »!). Les deux candidats qui arrivent en tête ont droit à un ticket pour le deuxième tour alors qu’ils ne représentent qu’une minorité des français. C’est ainsi que droite et gauche mènent le jeu de l’alternance depuis des décennies en étant dans le fond d’accord sur presque tout, du moins économiquement. Européens convaincus, libéraux, fossoyeurs des services publics … Pourquoi devrions-nous prendre part à ce simulacre d’élection ? Pourquoi vouloir participer à un scrutin aussi biaisé et convenu ? Je pense, je sais que je ne suis d’ailleurs pas le seul, que nous devrions nous inspirer de ces sages paroles du regretté Jacques Duclos : ‘C’est blanc bonnet et bonnet blanc ». Effectivement, Duclos avait mille fois raison. J’appelle donc, et je défendrai cette position dans nos futurs débats du congrès, à boycotter l’élection présidentielle et à mener à la place un grande campagne populaire pour un nouveau régime politique nous permettant de mettre fin radicalement à l’oligarchie. Par contre aux élections législatives, on propose et on défend un vrai projet communiste pour la France et on affiche la couleur : nationalisation des banques, des grandes entreprises de l’énergie et des services avec gestion ouvrière, l’interdiction des licenciements quand une entreprise fait des bénéfices, la fin des baisses de cotisations pour les grands groupes et des aides spécifiques pour les petites structures (TPE / PME), un chantier national sur l’école, l’université et la recherche, la création d’un vrai ministère de la culture, des Arts et de l’éducation populaire, le retrait de la France de l’OTAN, une rupture complète avec les politiques européennes … Et puis 577 hommes et femmes ancré(e)s dans les territoires pour le porter et le populariser dans chacune des circonscriptions. Un parti en mouvement avec son propre projet, loin des débats puants et des contraintes électorales imposées !
 
Pour le scrutin européen, même chose. Nous refusons de participer à cette ridicule aventure. Les députés européens n’ont aucun pouvoir, sont élus dans des circonscriptions hors normes, ils n’ont aucune prise sur les orientations européennes. Le PCF ne doit donc pas prendre part à cette mascarade mais là aussi, à contrario, se lancer dans une campagne de désintoxication populaire. Non à cette Europe, non à cette monnaie qui détruit notre industrie et nos emplois, non aux directives européennes qui dérégulent les services publics, les marchés de la production agricole et viticole …
 
J’en arrête là car ce billet est déjà trop long. J’aurais l’occasion d’écrire et de communiquer dans les mois à venir sur ces sujets. Je sais que mes propositions seront loin de faire l’unanimité, je sais qu’elles causeront même chez certains des mouvements d’humeur. Je sais en revanche également que de nombreux camarades ne sont pas loin d’épouser les mêmes thèses que celles-ci. Il y aura un congrès en 2016 où ces questions seront abordées. Il faudra donc un véritable débat dans notre organisation sur ces différents points. Le pays va mal, la souffrance populaire s’accroît chaque jour, le pays sombre dans le renoncement et la colère. Tout cela tend à emprunter des chemins dangereux parce qu’il n’existe pas de véritable alternative progressiste digne de ce nom aujourd’hui. C’est notre responsabilité de la faire vivre. A nous donc de savoir envoyer les bons signes et de porter un projet capable de mobiliser les exclus du progrès, du partage, du pouvoir.
 
Guillaume Sayon
 

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Les patriotes ne sont pas là où on croit !

11 Octobre 2015, 08:40am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Titre énigmatique pour ce billet mais qui va faire état d’une réalité malmenée et à juste titre. Certains historiens en mal de publication éditent souvent des petits ouvrages mystérieusement intitulés « les secrets de l’histoire ». Dans ces ouvrages on nous explique que tel roi était allergique au poivre ou quel tel chef de guerre avait en réalité peur du sang. S’il y a un véritable secret d’histoire volontairement dissimulé à la masse, qui doit se contenter de croire que Charlemagne a inventé l’école, c’est celui de la trahison systématique de la bourgeoisie. Les belles et grandes personnes qui nous chantent les refrains inspirés sur l’identité nationale, sur la défense d’une civilisation française prétendument en danger, n’en ont dans les faits que faire de ces choses-là. Ce qui les intéresse, c’est le profit. Après tout, nous sommes dans un système capitaliste et par définition, ceux qui sont propriétaires de l’outil de production, le sont pour gagner de l’argent. Alors tant que leurs intérêts ne sont pas directement menacés, tant qu’ils peuvent faire des profits, tout va bien. Pas besoin d’agiter le drapeau nationaliste pour diviser. Mieux encore, pas besoin de taper chez le voisin plus fort pour demander de remettre de l’ordre dans son propre pays. Voyez-vous, ce qui se passe à Air France ces derniers jours, cet unanimisme médiatico-politique qui consiste non pas à condamner la « violence » ouvrière, mais à l’insulter, elle est la matrice qui a toujours prévalu dans les hautes sphères de la société : on déteste les ouvriers. On les déteste d’autant plus quand ils décident de se rebeller, de se révolter contre une injustice avérée. Les deux chemises de ces deux petits DRH, le PDG d’Air France/KLM s’en moque éperdument. Ce qui l’inquiète en revanche c’est une prise de conscience collective chez les salariés de l’idée qu’ils sont en train de se faire enfler. C’est l’idée de la contagion qui l’inquiète grandement. Bref que la classe ouvrière, en l’occurrence les salariés d’Air France, devienne ce que Marx appelle une classe en soi et pour soi. Cela veut dire que les salariés ont conscience qu’ils partagent des conditions de vie et de travail similaires et surtout, qu’ils ont des intérêts en communs qui sont contraires à ceux de leur employeur. C’est là où se situe le danger pour la direction d’ Air France. Donc, les médias qui sont entre les mains de grands industriels et financiers font le sale boulot. Ils doivent diviser, car il faut diviser pour mieux régner, le patronat le sait mieux que quiconque.
 
Je m’égare un peu mais cette digression était je crois nécessaire. Je m’égare mais pas tant que ça … Vous allez comprendre. J’en reviens donc à ce titre faussement provocateur et à cette idée que je vous délivre comme ça sans précaution, cette idée d’une trahison systématique de la bourgeoisie. Alors vous n’y échapperez pas, deux exemples historiques pour étayer mon propos. Premier exemple, le plus simple mais sans doute le plus parlant, la Révolution Française. Je ne vais pas reprendre ici la chronologie des faits mais simplement rappeler une chose. Lorsque la dynamique révolutionnaire s’amorce, que les intérêts du roi sont menacés, que c’est la grande peur dans les campagnes car les paysans se rebellent contre le système d’oppression intrinsèquement lié à la nature de la société d’ordre de l’époque, le réflexe des grandes familles nobiliaires, ces militaires et grands noms du royaume de FRANCE consiste à aller toquer chez les voisins autrichiens et prussiens pour qu’ils puissent venir remettre de l’ordre. En clair et sans décodeur, on leur demande d’écraser le peuple français, leur propre peuple ! Cela donnera l’héroïque bataille de Valmy du 20 septembre 1792, où l’armée française qui s’est en fait improvisée armée, puisqu’elle n’est pas composée de militaires à proprement parlé mais majoritairement de citoyens, plus précisément de gardes nationaux totalement inexpérimentés, vaincra les armées prussiennes conduites par le duc de Brunswick. 
 
Comment ne pas évoquer ensuite les événements de 1870. L’empire français se fait balayer violemment par l’armée prussienne à Sedan le 2 décembre. A Paris les « Jules » (Ferry, Favre …) proclament la République sur les marches de l’hôtel de ville de Paris, le pouvoir étant vacant. Puis un homme fort, Adolphe Thiers tire son épingle du jeu. Ce représentant de la monarchie orléaniste (c’est compliqué mais tenez bon) annonce que la jeune République résistera face à l’envahisseur et défendra coûte que coûte la France. Mais dans le même temps, secrètement, il négocie avec Bismarck, avec l’ennemi. Il leur donne sans résistance l’Alsace-Lorraine, négocie quelques petites choses, essentiellement la sûreté des capitaux et des intérêts français, et il demande aux troupes allemandes de se tenir prêtes pour encercler Paris qui bouillonne et qui donnera naissance à la Commune ouvrière, une sorte de première expérience grossièrement socialiste. Encore une fois, cet éminent représentant des intérêts de la bourgeoisie, négocie avec l’ennemi contre son propre pays, contre le peuple de Paris. Finalement c’est lui-même qui écrasera la Commune durant ce qu’on appellera tristement « la semaine sanglante ». Pas besoin de vous faire un dessin, on ne se contente pas de réprimer la Commune, on massacre les communards. C’est l’armée française qui fait ça, en parfait accord avec les prussiens.
 
Alors vous me direz sans doute, ce que tu nous expliques là c’est un peu loin de nous. Très bien, alors je vous renvoie aux remarquables travaux de l’historienne Annie Lacroix-Riz qui explique comment les élites françaises font le choix volontaire de la défaite en 1940. (ici sa conférence sur le sujet). Vous pouvez aussi regarder cette très bonne émission animée par Henri Guillemin sur le personnage de Pétain (c’est ici que ça se passe). Vous aurez ainsi la démonstration parfaite que les élites économiques et politiques françaises font systématiquement le choix de la défaite, bref choisissent de trahir les intérêts de la Nation pour garantir leurs propres intérêts.
 
Tout cela pour finalement en venir au Front National. Contrairement aux apparences, le clan Le Pen et leurs amis n’en ont que faire des intérêts de la France et de son peuple. Je sais que beaucoup font le choix de voter pour eux afin de défendre des valeurs françaises, un attachement à la Nation qu’ils pensent menacée. Mais je vous le dis, c’est faire une faute terrible que de leur accorder des suffrages dans ce sens. Car les Le Pen, ou le candidat frontiste aux régionales en Île-de-France, Wallerant de Saint-Just (ça ne s’invente pas un nom pareil), ils sont les héritiers de cette élite, de Pétain, de ceux qui publiquement disent défendre la France et ses valeurs mais qui par leurs actes trahissent à la première occasion le peuple français. Renseignez-vous sur les gens qui financent le FN. Renseignez-vous sur leurs fondateurs. Tout deviendra alors limpide ! 
 
Les seuls patriotes dans l’histoire, ce sont les petites gens, c’est le peuple. C’est le peuple de Paris qui annonce qu’il se battra jusqu’au bout en 1870 pour repousser l’envahisseur prussien, qui annonce qu’il n’abandonnera pas ses frères et sœurs alsaciens et lorrains. C’est le peuple (en partie) qui s’organise clandestinement dans la résistance pour résister aux nazis et au régime pétainiste de la collaboration. C’est le peuple qui repousse l’armée prussienne à Valmy que l’aristocratie française a appelé à la rescousse. 
 
La droite et l’extrême-droite peuvent toujours clamer leur nationalisme le plus pur, c’est irrémédiablement de leurs troupes que sont venus les pires traîtres à la patrie. Il ne s’agit pas ici d’un discours de propagande, ce sont des faits historiques précis. Le père Le Pen, admirateur de Reagan, sans doute le président américain le plus libéral et le plus grand fervent de la toute puissance américaine à échelle mondiale et donc européenne, n’est certainement pas plus patriote que vous et moi, bien au contraire. Si demain par le plus grand des malheurs ils prenaient le pouvoir dans notre pays, ils feraient deux choses. La première des choses, c’est d’anéantir les syndicats et le parti communiste. C’est toujours ce que l’extrême-droite fait dans l’histoire en premier. L’objectif est simple, empêcher la moindre révolte ouvrière. Ceux qui inaugurent les camps de concentration sous le III Reich ce ne sont pas les juifs, ce sont les communistes sachez-le ! Ensuite ils collaboreront avec les puissants car c’est toujours cela qu’ils font. La raison même de leur existence elle est celle-ci. Pouvoir remettre de l’ordre quand le capitalisme est en phase de crise et que le risque est trop important qu’il implose. Cela n’est ni une prophétie, ni un délire sans fondement. Cela n’est que la plus stricte réalité ! Je n’espère qu’une chose, c’est que le futur ne nous donne pas l’occasion de vérifier ces affirmations. 
 
Guillaume .Sayon

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La Grèce, l’Europe et les tyrans

2 Juillet 2015, 06:41am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

On a beau se dire que la démocratie est née il y a des siècles en Grèce et que de fait il n’est pas anodin que c’est là-bas qu’elle retrouve ses lettres de noblesse, il n’empêche que la décision prise par le premier ministre Alexis Tsipras est le signe d’un grand courage et d’une intelligence tactique dans le bras de fer qui oppose son pays à la cohorte des cravates en soie, qui s’appliquent de manière très dogmatique à pressurer les salaires, à pulvériser les politiques de solidarité pour une seule et unique raison : permettre aux propriétaires des moyens de production de garantir une courbe ascendante du taux de profit. Car oui, il serait erroné de décrypter les événements grecs à une simple échelle régionale européenne.

C’est la course aux profits et donc la collusion entre les différents impérialismes actifs qui causent de manière collatérale les troubles qui secouent la Grèce et son peuple courageux et digne. Je n’ai pas envie de développer ici une prose courtoise toute en retenue mais simplement d’éclairer mon lecteur sur ce que je crois comprendre de la séquence qui nous intéresse. La Grèce souffre de l’euro qui la crucifie sur place dans la course à la compétitivité au cœur d’un marché commun totalement dérégulé et même d’un marché mondial libertarien, c’est-à-dire sans aucune réelle règle d’encadrement. L’Europe qu’imaginait Monnet et Shumann, elle vit pour une part sous nos yeux. De ce point de vue, je récuse les arguments avancés par Françis Wurtz et par Maud Vergnol dans son éditorial du 29 juin dernier dans l’Humanité. Je la cite « l’ultimatum des usuriers, qui préconise d’acculer toujours plus le peuple grec et de ménager les plus riches, contrevient aux principes et aux valeurs qui ont fondé l’Europe ». C’est fantasmer l’histoire que de croire une chose pareille. Depuis son projet de création largement piloté par les États-Unis dès la fin de la seconde guerre mondiale, l’Union Européenne a toujours été dans l’esprit de ses architectes un vaste marché de libre-échange sensé être le prolongement du pouvoir économique et financier américain sur le vieux continent pour notamment contre-carrer le pouvoir et l’influence de « la mère Russie ». Jamais il n’a été question, sauf à avaler naïvement les psaumes de façade des dirigeants européens, de penser ce projet d’édification supranationale à la lumière des vertus inconditionnelles de la démocratie. En cela, les événements ukrainiens sont un véritable retour aux sources qui a permis à certains de dire très justement qu’on était en pleine réminiscence des logiques de la Guerre Froide.

On ne peut donc pas simplement focaliser notre colère sur Merkel ou même sur la lâcheté d’Hollande qui est néanmoins irréfutable. On ne peut s’en prendre qu’aux logiques intrinsèques au système capitaliste et à l’avènement de son stade suprême : l’impérialisme. C’est parce que les États-Unis sont affaiblis avec un imperium décadent et parce que le front sino-russe s’avère être solide et menaçant pour la nation à la bannière étoilée que nous en sommes dans une telle situation. Ne nous méprenons donc pas et appelons un chat pour ce qu’il est. La métaphore du chien serait plus appropriée dans les faits. Les chiens de garde de la presse aux ordres qui méprisent et insultent tout un peuple martyrisé au travers de papiers qui se disputent la violence à la malhonnêteté. Les chiens dociles à souhait de l’Eurogroupe qui claquent la porte au nez et à la barbe du ministre de l’économie grec pour ensuite publier un communiqué ubuesque menaçant la Grèce de faillite si elle ne rentre pas dans le rang. Les chiens enragés des banques et de la finance qui mènent une offensive tyrannique en faisant le choix de mettre un peuple à genoux pour ne pas menacer les intérêts cruciaux qui se jouent actuellement. C’est sans doute leur talon d’Achille d’ailleurs. A ne vouloir raisonner que dans le cadre d’une courte temporalité, ils risquent d’essuyer de sévères revers dans les mois et les années à venir. Espérons-le fortement.

La grande faiblesse de notre analyse qui est celle aussi de Tsipras, c’est de ne pas remettre en cause le capitalisme et ses logiques. Ni Tsipras et Syriza, ni même le PGE ou le PCF. Ni même d’ailleurs Podemos. Là où il y a danger à mon avis, c’est que les forces progressistes en Europe ne portent pas ce message clair et même refusent d’imaginer le scénario de la sortie de l’Union Européenne et de la zone euro. Tant que l’Europe du sud sera embarquée dans ce scénario cauchemardesque, il n’y aura pas la moindre lueur d’espoir à l’horizon. Sans doute faut-il être patient. Sans doute les événements pousseront pragmatiquement les forces progressistes à revoir leurs jugements et leurs positions. Cependant, le temps manque et des millions de citoyens souffrent de cette situation.

De toute manière le « Grexit », comme on dit, paraît de plus en plus inéluctable. Même si un accord était finalement trouvé avec le FMI pour étaler les 1,6 milliards d’euros que la Grèce doit, il est inconcevable d’imaginer un accord avec la BCE sur les 3,5 milliards d’euros qu’Athènes doit lui rembourser avant le 20 juillet. Un tel accord hypothétique serait incompréhensible quand on voit la violence des mesures et des discours assumés ces derniers jours par les représentants officiels de l’Union Européenne et de ses différentes structures. Pourtant, même Dominique Strauss-Kahn qu’on ne peut raisonnablement pas qualifier de révolutionnaire parle de folie et de non-sens concernant les conditions soumises à la Grèce. Pire que de l’aveuglement, c’est du fanatisme idéologique dont il est question. En cas de défaut de paiement et de maintien de l’ultimatum fixé par la Troïka, la Grèce n’aurait d’autre choix que d’émettre une nouvelle devise monétaire pour continuer à vivre. Ce qui se joue avec ce référendum revête une dimension historique. Au final, l’Union Européenne elle-même pourrait signer son arrêt de mort dans cette affaire. Inversement, Tsipras joue gros et si il perd ce référendum, qui est d’ailleurs loin d’être gagné d’avance, tous les efforts entrepris depuis des semaines seraient anéantis et il n’aurait d’autre choix que de démissionner.

Bref, partout en Europe, nous avons tout à gagner à soutenir massivement la résistance grecque et donc à accompagner une victoire qui devient fondamentale du gouvernement grec lors de cette consultation mémorable.Pour autant, cette victoire si elle devient réelle le 5 juillet prochain, ne sera qu’une étape dans le processus qu’il faudra développer. Pour la suite des événements, Tsipras et les progressistes européens seraient bien inspirés d’écouter un peu plus nos camarades du KKE qui, s’il est vrai souffrent de leur excessivité occasionnelle, pointent du doigt, de manière très juste et malheureusement relativement esseulée, le véritable problème dont il est question dans cette affaire : le capitalisme.

Guillaume Sayon

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Edito de Guillaume Sayon: Un PCF de combat : une nécessité !

10 Octobre 2014, 17:10pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Edito de Guillaume Sayon: Un PCF de combat : une nécessité !

 Thomas Thevenoud, savez ce secrétaire d'Etat éphémère qui a dû avouer sa phobie administrative, ce « responsable » politique qui n'a pas fait de déclaration d'impôts durant trois ans, et puis le retour en fanfare de Nicolas Sarkozy,45 minutes sur une chaîne du service public à débiter son charabia élaboré par des communicants surdiplômés, lui qui n'a plus aucun mandat et qui est censé faire preuve d'une forme de neutralité étant membre du conseil constitutionnel, ont fini par boucler la boucle.

Un panier de crabes pour parler plus clairement, voilà un peu comment on peut caractériser ce petit microcosme des puissants, ceux qui font lejeu de l'alternancetout en défendant les intérêts des mêmes.

Lors des repas de famille, des discussions entre amis, toujours la,même conclusion cinglante et légitime, « c'est blanc bonnet et bonnet blanc ». Clin d'œil à Jacques Duclos oblige, de plus quarante ans après la maxime du communiste haut pyrénéen demeure d'une actualité brûlante.

Que dire de ce spectacle affligeant lors du vote de confiance au gouvernement.Un discours lamentable et totalement déconnecté du réel de la part d'un Manuel Valls aux traits tirés ; un discours richement applaudi par les bancs socialistes mais aussi parfois par ceux de l'UMP.

Rien d'étonnant quand on pense au pacte de responsabilité,aux propos du ministre du travail qui veut fliquer les chômeurs, à l'éternel couplet sur la compétitivité et le besoin d'orthodoxie budgétaire.

Pendant ce temps-là, pendant ce petit spectacle sinistre qui n’amuse plus personne hormis cette caste fermée des privilégiés, 5 millions de françaises et de français sont au chômage,8,5millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté,l'industrie française a perdu 36% de ses effectifs en 30 ans, on apprend par une récente étude qu'un adolescent sur deux est dans une situation de souffrance psychologique tant la désespérance est grande dans notre pays.

Face à cette réalité, celle d'un pays qui s'enlise lentement dans la récession et le chaos, le gouvernement et les autres continuent leur sale besogne, appliquer à la lettre les recommandations de Berlin, casser les services publics et notre modèle de protection sociale, diviser les salariés pour casser la solidarité et toute forme de conscience de classe et surtout assurer la rente, une rente historiquement élevée, pour les tenants de ce système qui marche sur la tête.

Alors que nous allons tenir d'ici quelques semaines une conférence nationale attendue avec impatience par beaucoup de camarades, il est impérieux de faire entendre un autre son de cloche. « Pas de mannequins dans le Parti ! >> disait Thorez. Chaque communiste a son mot à dire. Oui au retour d'un grand parti du peuple qui fait trembler le bourgeois et qui ouvre une perspective réelle de transformation de notre société.

Guillaume SAYON

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ODIEUX ! [le billet rouge d'Aris]

27 Septembre 2014, 07:33am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Les petits barons du P.S., ministres intègres qui « oublient » de payer leurs impôts ou qui cachent leurs comptes en Suisse, magouilleurs de la MNEF, banquiers reconvertis dans la politique (et vice-versa), politiques recyclés dans le « business », ministres qui passent à la Commission européenne en récompense de leur allégeance budgétaire à l’UE, ne se contentent plus de servir le capital : ils insultent les travailleurs. La morgue de classe de ces nouveaux aristocrates suinte dans leurs propos. L’arrogance de ces gens-là ne connait plus de limites.

 

Et ce ne sont pas des excuses hypocrites qui camoufleront ce qu’ils pensent des ouvrières, des travailleurs qu’ils méprisent comme les marquis de la cour de Louis XVI méprisaient les « manants ». Comme les seigneurs méprisaient les serfs et le bas peuple des villes. Ces nouveaux Muscadins veulent rosser les nouveaux Sans-Culottes, non contents de leur imposer chômage et misère, ils exhalent leur haine des « sans-dents » et des«illettrés » qui n’ont même pas eu la courtoisie de voter Oui à la constitution supranationale ou de se rendre en passe aux urnes lors des élections européennes…

 

On croit entendre les versaillais parler de ceux qu’ils nommaient avec dédain les ‘Communards’ : « cette ligue de tous les déclassés, de tous les incapables, de tous les envieux, de tous les assassins, de tous les voleurs » (Leconte de Lisle), des « têtes de pions, collets crasseux, cheveux luisants… » (Alphonse Daudet).

 

Odieux ! Oui, sans conteste, et révélateur de ce que ces nouveaux féodaux pensent du peuple.

 

Les « sans Rolex ayant raté leur vie » (J. Séguéla), les « illettrées » qui luttent pour gagner la leur et pour produire en France, les roturiers restés bêtement fidèles à notre langue et qui ne comprennent même pas les anglicismes dont les « gens bien » truffent leurs propos, les gens de peu qui ne saisissent pas « qu’il n’y a pas d’alternative » (Thatcher et Valls !) à leur exploitation et au mépris de leurs maîtres, toute cette « plèbe » saura ainsi, pour ceux qui en doutaient encore, que seul le chemin de la lutte et de l’organisation de classe pourra briser l’insolence du capital et de ses serviteurs. « Nous ne sommes rien, soyons tout ! » dit l’Internationale. Ne l’oublions pas.

 

Et rappelons aux Macron, Sarkozy, Le Pen et autres valets du capitalisme, que notre France, celle des travailleurs que chantait Jean Ferrat, « répond toujours du nom de Robespierre ».

 

ARIS

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Edito de Cathy Apourceau Poly dans le journal Communistes 62

9 Mai 2014, 19:36pm

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GRAND MEETING

PIERRE LAURENT ET JACKY HÉNIN

À AVION

 

Les élections européennes se déroulent le 25 mai prochain. Face à l'austérité, il y a des milliers de raisons de se mobiliser pour aller voter et  faire voter autour de soi.

 

Nous le savons, ces élections ne passionnent pas les foules, et les médias chaque jour se font le relais du peu de mobilisation de notre peuple.

 

Pourtant ces dernières années, beaucoup ont compris qu'une part croissante de leurs problèmes naissait à Bruxelles. En 2005, nous avons voté « non » majoritairement et on a bafoué notre vote.

 

Alors, beaucoup d'hommes et de femmes que nous rencontrons ont le sentiment de ne pas être entendus. Ils pensent que la politique ne peut rien pour eux et que de toutes façons les dés sont lancés.

 Quoi qu'ils fassent, ils paieront les politiques d'austérité menées. Pourtant, nous le savons, la politique du renoncement conduit au pire.

Cette élection est un enjeu majeur.

 Le parlement européen, s'il conforte le consensus libéral, s'il voit se renforcer la place des nationalistes haineux, desservira notre peuple. Il accompagnera la compétition acharnée des salariés, la destruction de la protection sociale et des services publics...

 

Notre circonscription a proposé de nouveau la candidature de Jacky Hénin.

Son travail a montré l'utilité d'avoir un parlementaire européen communiste.

 Il est présent à Bruxelles mais également sur le terrain, dans les luttes, que ce soit dans le Pas-de-Calais, en Picardie, en Normandie et ailleurs.

 

Nous avons donc le 25 mai l'ambition de faire réélire notre député européen.

 

Le grand rendez-vous politique pour notre département se déroule les 17 et 18 mai à Avion lors de la fête de l'Humain d'Abord avec nos candidats.

 

Pour celles et ceux qui seront en forme dès le 16 Mai à 19H, les élus communistes et républicains de notre département donneront une réception sous le chapiteau de l'Espace Collectivité.

Ensuite, les communistes d'Avion organisent leur repas de section « couscous pour un prix modeste. »

S'inscrire auprès de la fédération au 03 21 08 12 12 ou auprès d’un militant communiste d’Avion.

 

                                                                                  Cathy Apourceau Poly

Conseillère régionale

Présidente de l’ADECR

 Edito de Cathy Apourceau Poly dans le journal Communistes 62

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Edito d'Hervé Poly dans le Journal Communiste 62 de janvier

24 Janvier 2014, 16:22pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Dans quelques semaines, nous enclencherons un cycle électoral important avec les élections municipales puis, dans la foulée, les élections européennes avec une semaine avant, les 17 et 18 mai, un grand meeting pour la seconde édition de la fête de l'Humain d'abord à Avion.

 

Si comme vous, je ne lis pas dans le marc de café, je peux vous annoncer sans trop d'erreurs que nous serons présents de manière plus conséquente qu'en 2008, date des dernières municipales.

 Ce sera le cas par exemple à Aix-Noulette, Douvrin, Haisnes-les-la bassée ...

Par ailleurs, dans les villes que nous gérons ou comme celles où nous participons à l'exécutif dans l'union, le rassemblement s'est opéré dans la quasi-totalité des communes.

 Mis à part Houdain où une partie seulement des socialistes se rassemblent autour du maire, les autres ayant choisi la division.

Enfin, dans bien des endroits, nous sommes dans des batailles de conquête ou de reconquête. Pour ne citer que quelques exemples :

 Harnes, Annay, Montigny-en-Gohelle ou encore Calais ...

Cette liste, non exhaustive, ne doit pas faire oublier le mérite des camarades qui s'engagent dans des batailles importantes comme à Lens ou Arras.

L'état d'esprit de la direction fédérale n'est ni à l'opportunisme ni au pessimisme mais bien à la combativité pour gagner de nombreux élus.

 Sauf mauvaise surprise, nous devrions être plus nombreux en nombre d'élus que comparativement à 2008. Cette possibilité correspond aussi au chiffre conséquent du nombre d'adhésions en 2013 avec 315 nouveaux adhérents.

Ces élections et notre   fête départementale sont des rassemblements qui, vous le savez, auront un coût d'autant que les comptes de campagne ne sont prévus que pour les communes de plus de 9000 habitants.

 Pour les autres, la campagne est à la charge du Parti (cellules, sections, fédération).

C'est pourquoi, plus que jamais, nous faisons appel aux dons individuels, de sections ou de cellules pour nous donner les moyens financiers de nos ambitions. Merci d'avance et encore une bonne année 2014.

Hervé POLY

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Edito de Bertrand Péricaud dans le Journal Communiste 62 de novembre

23 Novembre 2013, 16:50pm

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AGIR CONTRE LA CRISE

 

L'ANNONCE quotidienne de plans sociaux ou de fermetures d'entreprises engendre abattement et colère chez les travailleurs. Les grands groupes se restructurent, avec comme variable d'ajustement, l'emploi.

Le Pas de calais est en train de perdre son industrie.

 La fermeture de DOUX, FRAISNOR, LKI, les plans sociaux chez MECASTAMP, DURISOTTI, CALAIRE, CONTINENTAL-NUTRITION ; les suppressions d'emplois à la Française de Mécanique ... et celles qui se profilent à la Cristallerie d'Arc, chez Stora Enso ou BRIDGESTONE.

 La liste n'est malheureusement pas exhaustive.

Les entreprises dont on parle ne sont pas des « canards boiteux ». Ce sont des outils industriels performants (la machine n° 5 de STORA est une véritable cathédrale industrielle) - ce sont aussi des personnels, avec des savoir-faire parfois uniques et pourquoi la collectivité devrait-elle continuer à payer, le chômage partiel, la formation, la recherche... sans garanties plus sérieuses ?

La crise offre une opportunité : celle de reposer la question de la propriété des entreprises portées à bout de bras par l'argent public.

 Les communistes défendent l'idée de l'appropriation collective, comme solution à la défaillance des grands groupes : par une entrée au - capital.

 Elle peut être temporaire ou définitive... pour avoir un droit de regard sur la stratégie.

Cette question n'est pas seulement théorique ; par exemple, aujourd'hui, la restructuration du capital d'ARC INTERNATIONAL est posée.

L'entreprise a supprimé plus de 6000 emplois. La question de la survie des 5700 restants est d'actualité.

 Le groupe communiste au Conseil Régional demande la recapitalisation d'ARC INTERNATIONAL, passe par une entrée de la BPI (banque publique d'investissement) dans le capital ; et pourquoi pas de la Région elle-même. Par la création de SCOP (coopératives ouvrières).

L'exemple de « MY FERRY LINK, appuyé sur EUROTUNNEL, a permis de sauver 500 emplois de l'ex. SEAFRANCE.

 C'est pourquoi les salariés de CALAIRE CHIMIE ont proposé (en vain) de reprendre leur entreprise sous cette forme.

Par la nationalisation. Elle peut être totale ou partielle ; définitive ou temporaire. Nous ne sommes d'ailleurs pas les seuls à penser qu'elle peut être une alternative à la faillite des gestionnaires capitalistes.

Dans ce domaine enfin, l'Etat français pourrait commencer par le plus facile et le plus productif en matière de relance industrielle : la renationalisation de l'énergie autour d'EDF-GDF.

Les communistes du Pas de Calais ne sont pas du genre à baisser les bras. C'est l'action, autour de propositions alternatives qui va changer la donne. Ces propositions, plus que jamais, faisons les vivre.

Bertrand Péricaud

 

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Quand le fils fait penser à son père

9 Janvier 2013, 19:59pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

  CFDT. François Chérèque en 20 photos

Le mercredi 2  janvier 2013, François Chèrèque a été nommé  Inspecteur Général de  l’IGAS (Inspection générale de  l’action sociale) par  le gouvernement, un poste prestigieux et particulièrement bien rémunéré, puisqu’il est de 8000 euro mensuels hors primes et avantages.

 

 

D’autres sources  laissent entendre que François Chèrèque va  intégrer de hautes  fonctions au sein du  très sélect club « Terra Nova », un cercle de réflexion bourgeois  créé par des élites du PS « humanistes tendance libérale ». Décidément,  le syndicalisme de compromission mène donc à tout et sans problème pour ses chefs !  

 

Espérons que  Edouar Martin celèbre syndicaliste de la CFDT Florange, aura compris combien cette leçon de la traitrise de classe se paye sur le dos des travailleurs : après le coup des retraites, de la sécu et de la compétivité, la note s’allonge pour la classe des travailleurs.

 

François Chèrèque, dans ses derniers mois comme secrétaire général de la CFDT, avait annoncé que « si l’augmentation des prélèvements obligatoires pour sauver la France était inéluctable, l’augmentation de la CSG était la seule qui puisse être acceptable » l'ideologie de papa reste ancré

 

Aussi, devant cette réaction quelque peu bizarre du François,  il nous  faut  faire un petit rappel historique et social.

 

La CSG  fut  inventée et mise en place par Michel  Rocard  quand  il  fût  le  1er Ministre  de  François Mitterrand. 

 

  Jacques  Attali,  économiste  social-libéral,  le  conseiller  de  François Mitterrand  avait  osé déclarer sur ce nouvel impôt : « Avec la CSG, la gauche a trouvé le moyen d’inventer une fiscalité injuste ». On ne saurait mieux dire 20 ans plus tard après 17 années de droite au pouvoir.  

 

Mais quel est le rapport entre François Chèrèque de 2012 et Rocard des années 1990 ?

 

La réponse est dans la famille : « Jacques Chèrèque » le père de François, ex CFTC, qui fût secrétaire général de la CFDT Métallurgie (FGM) puis secrétaire général adjoint de la CFDT et qui devint Ministre de Michel Rocard de 1988 à

1991. 

Jacques,  le  père  Chèrèque,  eut  en  charge  le Ministère  de  l’aménagement  du  territoire  et  la  reconversion  industrielle…  c’était  en  quelque  sorte  le Montebourg  des  années  90, mais  après  avoir  accompagné  le  démantèlement  d’une  industrie :  cela  s’appelle  un  « pompier-pyromane  opportuniste  et  sans

scrupule »…

 

certe Jacques Chèrèque, qui fût aussi un des co-organisateurs de la fermeture de nombreux sites sidérurgiques dans le cadre du plan européen de la SECA ( dont un site a feuchy près d'arras), (le très réactionnaire  plan  du Baron  belgo-hongrois,  Etienne Davignon  -  450 000  emplois  supprimés  entre  1974  et  1985) mais  aussi  l’ami  d’ Helmut  Schmidt,  est l’auteur de cette déclaration célèbre et anti-ouvrière, bien vite cachée au plus profond des oubliettes du syndicalisme rassemblé  : « il  faut retirer  les hauts fourneaux de la tête des sidérurgistes lorrains » ( hic) … et oui c’est la voix d’un « syndicaliste » (?)

qui a préféré le strass et les salons de la classe dominante aux combats et aux bleus de la classe exploitée…

 

Edouard Martin syndicaliste de la CFDT le savait-il et les salariés de Mittal le savaient-ils quand ils ont écrit au Président il y a quelques semaines pour « accuser » avec justesse la politique défaitiste du gouvernement français face à l’indo-britannique milliardaire Lakshmi Mittal ?

 

Et voilà comment on peut être traître de père en fils quand on est happé par  le pouvoir,  les média et manipulé par le capital qui sait choisir ses partenaires, mais aussi comment on peut être d’accord avec l’augmentation de la CSG en 2013 comme le « papa » le fut lors de sa création, quand « Avec la CSG, la gauche a trouvé  le moyen d’inventer une  fiscalité  injuste »… mais aussi où en est  l’organisation ouvrière qui nous  fait  tant défaut dans ces moments d’affrontement de classe, car il est démontré que toujours « un poisson pourrit toujours par sa tête »

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Une idée devient une force lorsqu'elle s'empare des masses

23 Octobre 2009, 15:06pm

Publié par MDC


Une idée devient une force
lorsqu'elle s'empare des masses

Cette phrase de Marx vient d'être magnifiquement illustrée : plus de 2 millions de Français (1358 dans l’Arrageois) ont proclamé avec force leur attachement au service public de la poste, lors de la votation citoyenne du 3 octobre, en disant NON à sa privatisation.

Le gouvernement a beau essayer de faire croire qu’une sortie de crise se profile, la réalité est différente et il poursuit ses réformes avec indifférence et mépris pour le peuple.

L’annonce de la hausse du forfait hospitalier et de la baisse du remboursement de certains médicaments devrait être inscrite dans le projet de budget 2010 de la sécurité sociale, comme la remise en cause du niveaude retraites des mères de famille. 

Quant à l’instauration d’une nouvelle taxe, la taxe carbone, côté ménages, le surcoût en chauffage serait de 170 euros (cas d'une maison individuelle alimentée au fioul), et de 58 euros par véhicule, alors que du côté entreprises, cette taxe ne coûterait que 0,1 % de la valeur ajoutée du secteur tertiaire et 1 % pour l'industrie !

Concernant l’emploi, le nombre de demandeurs continue de grimper (le taux de chômage atteint 19 % environ  à Arras), les jeunes étant les plus touchés (génération sacrifiée!) : suppressions d’emploi dans l’intérim, gel des embauches dans le privé comme dans le public, multiplication des petit boulots, sans comptés les stages de formation obligatoire en entreprises d’une rémunération d’à peine plus de 380 € par mois (Quand ils sont rémunérés !)

Dans le même temps au sud d’Arras le maire de Bapaume UMP est fort étonné du déficit comptable, (1,5 millions € au budget du Centre Hospitalier de Bapaume) alors qu’il en est le Président du Conseil d’Administration. Ce manque de moyens dénoncé par le secrétaire général du syndicat CGT de l’hôpital serait dû à une sous dotation des services, reconnue par l"Agence Régionale Hospitalière, d’environ 500 000 € depuis 5 ans soit 3,5 millions €. De quoi renflouer les caisses de cet établissement, au lieu d’externaliser certaines activités qui seraient productives financièrement.

Une énième réforme des retraites se pointe à l’horizon, basée sur le modèle suédois, mélange de répartition et de capitalisation, où les pensions dépendent du marché financier (35% du capital a fondu l'an dernier) mais aussi des performances économiques du pays (-4% annoncés pour 2010) sans compter qu'elles sont indexées sur l'espérance de vie (plus les gens vivent vieux plus le niveau des pensions baisse).

Transformer le rapport des forces global en faveur des salariés, demandeurs d’emplois, retraités, telle est l’ambition du Parti communiste : être à l’offensive sur les revendications, l’action, voilà le meilleur moyen d’obtenir de nouvelles politiques économiques et sociales fondées sur la réponse aux besoins humains plutôt que sur la satisfaction de la bourse.

René CHEVALIER

Editorial d'ARRAS ACTUEL n°7

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Editorial de David Noël (PCF Hénin Beaumont) pour le journal communiste Liberté 62

19 Juillet 2008, 20:33pm

Publié par Xavier


Ingrid, Carla, Edvige et les autres...

Nicolas Sarkozy n'a même pas besoin de nommer lui-même le futur patron de France Télévisions. Jamais le pouvoir d'un chef d'Etat d'un pays démocratique n'a été aussi grand, ses liens avec les grandes entreprises aussi apparents, sa stratégie de détournement de l'attention aussi évidente.

François Fillon annonce 30 000 suppressions de postes dans la Fonction Publique dont 13 500 dans l'Education Nationale. L'information est expédiée en quelques lignes. Pas un mot non plus, au journal de TF1 ou de France 2 sur les menaces qu'une ouverture de capital de La Poste ferait peser sur le service public postal. Car au-delà d'un changement de statut et d'un simple apport de capital, c'est la privatisation de l'entreprise publique qui est en marche avec son cortège de fermetures programmées de plusieurs milliers de bureaux de poste. Sous couvert des directives de Bruxelles, c'est en fait le gouvernement qui organise la privatisation et le démantèlement de La Poste pour mieux servir les intérêts de la Société Générale et casser un des derniers symboles du service public.

A part L'Humanité, qui dénonce cette logique de marchandisation qui se poursuit, quels qu'en soient les coûts pour les salariés et les consommateurs ? Personne ! Intarissables sur la libération d'Ingrid Bétancourt et le dernier album de Carla Bruni, TF1 et France 2 sont d'une remarquable discrétion sur la casse de La Poste et de la Fonction Publique. Dans les colonnes du Figaro et de Libération comme sur les écrans de télévision, on retrouve la même hiérarchie de l'information et les visages de femmes se succèdent, au rythme des emballements médiatiques.

En ce début de juillet, les héroïnes médiatiques se nomment Ingrid et Carla : Ingrid Bétancourt libérée par les forces spéciales d'Alvaro Uribe, Ingrid Bétancourt qui va retrouver sa famille, Ingrid Bétancourt qui remercie Dieu, Ingrid Bétancourt en pèlerinage à Lourdes, Ingrid Bétancourt invitée d'honneur du 14 juillet, qui se fait porter pâle, Ingrid Bétancourt qui reçoit la légion d'honneur… Chaque jour, dans les journaux, à la radio ou sur les écrans de télévision, le feuilleton Ingrid Bétancourt se décline à toutes les sauces, à peine interrompu par les adieux de PPDA, dont on ne regrettera pas « l'insolence » supposée, une insolence qui ne transparaissait pas souvent, c'est le moins qu'on puisse dire…

Autre feuilleton et autre démission médiatique que le feuilleton de la parution du troisième album de Carla Bruni, « Comme si de rien n'était », sorti en grande pompe le 11 juillet dernier. On ne s'étonne qu'à moitié de trouver des portraits complaisants de la première dame de France dans les colonnes du Figaro, mais quelle déception de voir Libération ouvrir le bal, dès le 21 juin dernier, allant jusqu'à proposer à Carla Bruni d'être « rédactrice d'un jour » du quotidien dont Laurent Joffrin ambitionne de faire « la maison commune de la gauche ». Réveille-toi, Jean-Paul Sartre, ils sont devenus fous !

Comme dans tout conte de fée, il y a besoin d'une méchante qu'on tournera en dérision. Ségolène Royal endosse le rôle avec le talent qu'on lui connaît. Excellant dans l'art de la provocation, l'ex-candidate à la présidentielle accuse Nicolas Sarkozy de récupération politique dans le dossier Ingrid Bétancourt, ce qui est assurément le cas et d'être derrière le cambriolage de son appartement.
Cette stratégie de coups médiatiques mâtinée d'un social-libéralisme affirmé lui suffira-t-elle pour récupérer des adhérents socialistes qui doutent et prendre la tête du PS lors du prochain congrès ? En tout cas, elle participe d'une personnalisation de la vie politique et d'un recul idéologique qui n'ont rien de rassurant.

Car pendant que défilent les visages d'Ingrid, Carla et Ségolène, vous ne saurez rien sur Edvige… EDVIGE, c'est le nouveau fichier (Exploitation Documentaire et Valorisation de l'Information GEnérale) mis en place par la Direction centrale de la sécurité publique le 1er juillet dernier.
Ce fichier policier recensera de manière systématique et généralisée toute personne « ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif ». Sans exception, toutes les personnes engagées dans la vie de la cité sont donc visées et le gouvernement ne compte pas en rester là : EDVIGE permettra de compiler toutes les notes de renseignements telles que les fréquentations, l'appartenance ethnique, les orientations sexuelles ou encore les opinions politiques, religieuses ou syndicales de plusieurs milliers de personnes.
Les mineurs ne seront pas épargnés puisque leur fichage sera autorisé dès l'âge de 13 ans.
A l'appel de la Ligue des Droits de l'Homme et de la Fondation Copernic, une pétition (http://nonaedvige.ras.eu.org/) a déjà rassemblé plus de 6 000 signatures. Le Parti Communiste en est évidemment signataire.

Ingrid, Carla, Ségolène… Le feuilleton médiatique s'auto-alimente pour mieux cacher la réalité d'une politique libérale et autoritaire, dont le fichier Edvige n'est que le dernier avatar. Cette politique, les communistes doivent la dévoiler et la combattre. Et si sortir du feuilleton où ils voudraient nous enfermer était simple comme un clic ?

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34ème CONGRES, MAUVAIS COUPS,IL EST PLUS QUE TEMPS DE S’EN MELER !

30 Juin 2008, 20:48pm

Publié par Xavier


http://accel11.mettre-put-idata.over-blog.com/0/03/66/15/illustrations/dominique-watrin.jpg

 Il y a un peu plus de 2 mois lors d’une Assemblée générale de section, nous avons fait le constat unanime qu’on ne pouvait laisser Sarkozy continuer ses mauvais coups sans résistance et nous nous sommes dit qu’objectivement  les populations devraient se révolter mais que si elles ne le faisaient pas, c’était peut être parce que  nous, les communistes, étions trop frileux. Nous avons donc décidé un porte à porte dans un quartier populaire où notre activité politique de terrain s’est dissipée au fil des années. Nous étions une dizaine de communistes à participer et à tenir le même discours aux gens «  Madame, Monsieur, cela fait un an que Sarkozy est arrivé au pouvoir. Vous vous serrez de plus en plus la ceinture y compris sur l’essentiel. Sarkozy en a encore pour 4 ans. Si vous voulez que cela continue comme cela OK ! Si vous pensez qu’il est vital pour vous d’arrêter le massacre alors venez avec nous pour vous battre ! ».

 Bilan de la matinée après, seulement 1 H/1H 15 de porte à porte = 11 adhésions au PCF réalisées par 4 ou 5 camarades différents.

Lors de la dernière Assemblée générale de section, un camarade a dit que nous ne  tirions pas assez sur le PS . La discussion a permis d’aller au-delà de cet énoncé manifestement trop court. En adhérant au capitalisme rectifié de façon minimale à la marge, le PS pose un vrai problème de crédibilité politique pour toutes les forces de gauche qui aspirent à un changement profond de société, en premier lieu le PCF . Se refuser à affronter  cette question est suicidaire pour le Parti Communiste. Il ne suffit plus d’appeler le PS à revenir à gauche mais de créer une dynamique populaire pour l’y obliger. On en revient aux rassemblements populaires majoritaires qu' une Direction Nationale devrait aider à construire sur telle ou telle question (retraites, pouvoir d’achat, logement...) pour faire monter concrètement l’exigence d’un changement radical de société.

Mais certains camarades (parfois dirigeants nationaux) qui ne croient plus eux-mêmes à l’avenir du parti peuvent ils proposer autre chose que de petites combinaisons politiciennes et stériles ?

Il y a quelques semaines, Marie George Buffet a appelé à un véritable  bouillonnent de propositions politiques cohérentes, que les bouches s’ouvrent dans le parti.

Alors oui, il est temps de se mêler du congrès non dans un esprit de tendance ou de fraction mais animés de cette force et de cette richesse collectives que les communistes gagnent chaque fois qu’ils mettent en action des femmes et des hommes en prouvant par A+B l’utilité du Parti Communiste.

 Il y a urgence car les mauvais coups redoublent : passage à 41 années de cotisation pour une retraite pleine ; casse des 35 heures et baisse de rémunération des heures supplémentaires ; menaces officielles sur l’Allocation Personnalisée d’Autonomie (prenez une assurance privée ou l’on vous reprend sur votre succession !) ; nouveaux déremboursements de médicaments  touchant  cette fois les maladies de longue durée ; sur place du SMIC.

Décidément camarades, mêlez vous en !

Dominique WATRIN

Conseiller général de Rouvroy et président du groupe communiste

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La faim du monde

15 Avril 2008, 07:20am

Publié par Xavier

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Le monde va-t-il manquer de nourriture en ce début de XXIe siècle ? À l’origine de la menace qui pèse sur des millions d’êtres humains : le risque de pénurie, qui nourrit une spéculation encouragée par les politiques libérales.
Aujourd’hui, dans l’Humanité, un dossier spécial "La faim du monde".

Le monde va-t-il manquer de nourriture en ce début de XXIe siècle, alors que les populations citadines largement majoritaires en arrivent à oublier ou à méconnaître le rôle de l’agriculture ? La situation de ce printemps 2008 est suffisamment grave pour que chacun s’interroge sur la place du monde paysan dans nos sociétés. En quelques semaines, le coût de la vie a parfois doublé pour les populations les plus pauvres des pays pauvres alors qu’ils consacraient déjà l’essentiel de leurs maigres revenus à l’alimentation.

Les consommateurs français s’émeuvent depuis quelques mois de la flambée des prix de denrées essentielles comme le pain, les pâtes, la volaille, les produits laitiers. Souvent spéculatives sur fond de stockage privé face à des réserves publiques quasi inexistantes dans la plupart des pays, les hausses de prix des produits alimentaires nous rappellent brutalement la faillite et l’irresponsabilité des décideurs politiques dans la plupart des pays. Ils ont oublié la signification profonde de la souveraineté alimentaire et des politiques publiques de régulation de l’offre pour s’en remettre au seul marché, à ces spéculateurs dont les plus actifs sont désormais les fonds qui se dégagent du secteur immobilier affecté par la crise des subprimes.

Blé : une situation tendue au niveau mondial

Selon le Comité international des céréales (CIC) la récolte mondiale de blé pourrrait atteindre 656 millions de tonnes en 2008. En France, l’Office national interprofessionnel des grandes cultures (ONIGC) tempère ce chiffre et estime qu’il est plus raisonnable de tabler sur une fourchette comprise entre 635 à 640 millions de tonnes. À condition que les récoltes ne soient pas perturbées par des aléas climatiques toujours possibles.

En face, les chiffres prévisionnels de la consommation de blé sont de 630 millions de tonnes. Il suffirait donc qu’une seule zone importante de production soit affectée par la sécheresse ou des pluies diluviennes, pour que la production de 2008 ne couvre pas les besoins. Or les stocks mondiaux de report seront de l’ordre de 128 millions de tonnes, soit entre 18 % et 20 % de la consommation annuelle. Même avec une bonne récolte 2008, il sera impossible de relever les stocks de sécurité au niveau mondial. Cette possibilité n’existera que pour les pays producteurs excédentaires en blé. Et cette donnée n’échappera pas aux spéculateurs.

Riz : la production peine à suivre la consommation

La tonne de riz thaïlandais se vendait 200 dollars en 2003 et environ 300 dollars en 2006 comme au début de 2007. Son prix est monté à 760 dollars au mois de mars 2008. Selon la FAO, la production mondiale de riz n’a augmenté que de 1 % en 2007 par rapport à 2006. Entre 1999 et 2005 elle n’avait progressé que de 3 % quand la population mondiale augmentait de 6,4 %. Or le riz demeure l’aliment de base pour plus de la moitié de la population mondiale.

Désormais, les rendements à l’hectare ne progressent que faiblement et l’urbanisation galopante dans des pays comme la Chine, l’Inde et quelques autres, réduisent dangereusement les surfaces agricoles adaptées à la production du riz. Le stock mondial n’est que de 100 millions de tonnes sur une production annuelle de 645 millions de tonnes pour 2008. Environ 40 % de ce stock est détenu par la Chine qui planifie chaque année une réserve de sécurité susceptible de couvrir six mois de consommation afin de contenir la spéculation et d’assurer sa souveraineté alimentaire.

La présidente des Philippines tentait récemment d’obtenir du Vietnam un accord d’approvisionnement exceptionnel en riz. Mais le Vietnam en arrive à taxer ses propres exportations pour contenir les prix sur son marché intérieur. Faute de stocks conséquents, le prix du riz risque donc d’augmenter à nouveau sur les marché internationaux. « Si nous essayons de maintenir des cours sous le niveau du marché, des pénuries émergeront en raison des réserves et des spéculations qui en résulteront », estime Ted James, principal économiste de la Banque de développement asiatique.

Protéines végétales et protéines animales

L’augmentation de la demande mondiale de céréales résulte moins de l’augmentation du nombre de bouches à nourrir dans le monde que de la nouvelle manière de s’alimenter. La croissance économique annuelle à deux chiffres de pays très peuplés comme la Chine, l’Inde et quelques autres se traduit par une augmentation du pouvoir d’achat de centaines de millions de consommateurs. Ces derniers modifient le contenu de leur assiette dans laquelle ils font entrer davantage de produits carnés et laitiers.

Une partie toujours plus importante des céréales produites dans le monde est désormais transformée en viande de porc et de volailles, en lait et en produits laitiers diversifiés. Or, il faut 3 à 7 kilos de graines pour produire un kilo de viande selon les élevages. La demande mondiale en céréales et en graines à huile comme le colza, le tournesol et surtout le soja va donc continuer d’augmenter.

Les agrocarburants, facteur aggravant

Dans un contexte de relative pénurie de matières premières agricoles, la production massive d’agrocarburants entre directement en concurrence avec la production alimentaire. La production d’éthanol à partir du maïs américain a considérablement renchéri le prix des tortillas, ces galettes de maïs qui sont l’aliment de base de millions de Mexicains. L’augmentation des superficies consacrées à la canne à sucre brésilienne pour produire de l’éthanol se fait souvent au détriment du soja dont les cours se mettent alors à flamber. Selon les propos tenus le 9 avril dernier par un dirigeant français de l’ONIGC lors de sa conférence de presse mensuelle, les fermiers américains n’avaient pas encore arrêté leurs choix de cultures de printemps 2008 entre le soja, le maïs et d’autres cultures de rente dans l’espoir de semer au dernier moment celle qui se vendra le plus cher dans quelques mois.

En Europe, l’objectif d’utilisation de 5,75 % d’agrocarburants dans les moteurs d’ici à 2010 est à la fois irréaliste et irresponsable. Irréaliste car la plupart des pays de l’Union ne disposent pas de superficies agricoles à la hauteur de cet objectif. Irresponsable parce que le commissaire au Commerce Peter Mandelson prône ouvertement l’importation de ces agrocarburants depuis les pays qui se lancent dans la production industrielle d’éthanol de canne et d’huile de palme au risque d’aggraver la pénurie alimentaire dans le monde.

L’irresponsabilité des décideurs politiques

En France comme dans les 27 pays de l’Union européenne, les décideurs politiques en charge des affaires n’ont pas vu arriver la crise alimentaire qui s’installe. Plus grave encore, ils ne semblent pas avoir la moindre idée des solutions à mettre en place pour la conjurer.

Depuis de très longues années, les membres de la Commission bénéficient du monopole de propositions pour les politiques agricoles communes à mettre en oeuvre. Cette situation a conduit les ministres en charge de l’agriculture à ne plus réfléchir aux politiques à mettre en oeuvre dans leurs propres pays. Ils se sont contentés de corriger à la marge les orientations proposées par la Commission. Cette démission politique s’est traduite par un affaiblissement de l’Europe agricole. Elle a débouché sur une fragilisation de pratiquement toutes ses filières.

Gérard le Puill
article paru dans l’Humanité du 14-04-08

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Le retour du bâton

28 Janvier 2008, 21:35pm

Publié par Xavier


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Par Hervé Poly

CERTES une hirondelle ne fait pas le printemps, mais les Français prennent de plus en plus conscience de la nocivité de la politique de Nicolas Sarkozy. La côte de popularité de l'hôte de l'Elysée fond comme neige au soleil et dans le m ê m e temps la politique économique de son gouvernement n'apparaît pas «efficace » pour une grande partie des Français.

Cette prise de conscience d'une politique qui favorise les plus nantis se télescope à la chute du pouvoir d'achat des Français. Le candidat «du pouvoir d'achat» porte désormais comme une croix sa campagne démagogique.

En quelque sorte, on pourrait dire que sa côte de popularité est désormais mariée -pour le meilleur et pour le pire- à celle du pouvoir d'achat. Tel l'arroseur arrosé, Nicolas Sarkozy connaît désormais l'effet boomerang de sa supercherie. Adepte de l'adage politicien que les promesses ne valent que pour ceux qui les croient, c'est aujourd'hui le retour du bâton pour celui qui fût élu par l'adhésion d'une majorité de notre peuple.

Mais ne nous trompons pas dans l'analyse, les Français y ont cru et c'est sans doute la raison pour laquelle les électeurs de Sarkozy l'ont désormais d'autant plus mauvaise que le train de vie luxueux du Président de la République apparaît comme une provocation indécente au regard des difficultés quotidiennes.

A trop vouloir en faire, y compris dans la banalisation du luxe et de la vie facile, le chouchou du Medef, des milliardaires et des magazines peoples se confronte désormais à cette dure réalité de la vie des Français. Le slogan de campagne «ensemble tout devient possible» résonne encore dans nos têtes alors que chaque jour qui passe sonne pour monnaie trébuchante de l'impossibilité à joindre les deux bouts. Le rêve pour certains se transforme en cauchemar et le pire si on laisse faire est devant nous. La récession économique aux Etats- Unis qui affecte l'Europe est un signal qui annonce un nouveau tour de vis après les élections municipales et cantonales.

Fort heureusement d'un retour de manivelle à un retour de bâton, il n'y a pas loin, car désormais les Français et notamment les salariés soutiennent majoritairement la grève d'hier pour les salaires et les conditions de travail. Alors même si nous sommes loin du rapport des forces espérées, ne faisons pas la fine bouche car la réalité du vécu de chacun est plus forte que les mensonges répétés à grands renforts de médias serviles. Sans doute croyait-il nous faire avaler sa politique de récession sociale comme une lettre à la poste sans recevoir de retour à l'envoyeur aussi expéditif. Mais voilà, Monsieur le Président, Maxime Gorki avait raison «on peut tromper tout le monde, mais pas la vérité».

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Le grand plongeon des Bourses mondiales

23 Janvier 2008, 10:54am

Publié par Xavier

 Malgré le plan de relance de l’économie américaine annoncé par Bush, les places boursières ont enregistré hier leurs plus fortes baisses depuis 2001.

http://bilan.usherbrooke.ca/voutes/voute3/bourse_court.jpgÀ la mi-journée hier, les différentes places financières européennes avaient transformé en fumée pas loin de 430 milliards d’euros de capitalisation boursière. Plus que le budget de l’État français ! Sur la journée, le CAC 40 a perdu 6,83 %, Londres a enregistré un recul de 5,48 %. En Asie, les pertes s’affichaient à plus de 4 % pour les différentes Bourses. Aux États-Unis, il n’y avait pas de cotations hier, du fait du Martin Luther King’s Day. Vendredi, le Dow Jones avait clôturé à -0,49 %. Jamais les Bourses européennes n’avaient connu une pareille chute depuis le 11 septembre 2001.

le plan bush n’a pas convaincu

Ce krach boursier est la conséquence des inquiétudes de récession aux États-Unis, qui pourraient fort bien s’étendre à l’Union européenne. George Bush a tenté, vendredi, de relancer son économie en boostant la demande des ménages. Ce n’est pas moins de 150 milliards de dollars, soit 1 % du PIB, que le président des États-Unis a expliqué vouloir redistribuer aux ménages sous forme de cadeaux fiscaux. Ces rabais se présenteraient sous la forme d’un remboursement d’impôt de 800 dollars pour les particuliers, 1 600 dollars pour les familles. Avec cette mesure, l’administration Bush espérait donner un coup de pouce de l’ordre de 1 à 2 % de croissance pour les deux derniers trimestres de l’année. Ce plan est loin d’avoir convaincu les investisseurs en Bourse. « En fait, ce plan de relance ressemble à un coup d’épée dans l’eau car il s’adresse surtout aux ménages les plus en difficulté, qui vont avoir tendance à rembourser leurs prêts plutôt qu’à consommer. », explique à Reuters Philippe Waechter, directeur de recherche économique chez Natixis Asset Management. De plus, il existe une incertitude sur la capacité du plan Bush à passer au Congrès. En effet, pendant cette campagne présidentielle, les démocrates pourraient bien se servir de leur majorité au Congrès pour freiner les mesures. Nombre de parlementaires démocrates font valoir que 40 % des Américains ne s’acquittent pas de l’impôt sur le revenu et pourraient ne pas être concernés par la mesure.

Plus globalement, l’échec provient de l’incapacité à juguler le chaos financier consécutif à la crise des subprimes. Depuis cet été, la Banque centrale européenne (BCE) a injecté plus de 350 milliards d’euros de liquidités pour que les banques du Continent puissent faire face à leurs obligations. Sans succès. En effet, dans la crise financière, celles-ci ont enregistré d’énormes pertes, dont on sait qu’elles seront plus importantes que ce qui était prévu initialement. De l’autre côté de l’Atlantique, le plan Bush ne répond pas mieux à l’enjeu du contrôle de la spéculation financière. Ce que résume à l’AFP Jean-Louis Mourier, économiste pour la maison de courtage Aurel : « Il y a une déception, puisque le plan ne s’adresse pas aux risques financiers. C’est un plan classique de relance par la consommation, qui ne prévoit rien de spécifique pour le secteur financier. »

aucune remise

en cause du système

Pour le moment, il est difficile de prévoir si les marchés se redresseront. Pour autant, les réponses des responsables politiques apparaissent bien maigres, et ne remettent pas en cause le décalage entre le monde de la finance et celui de l’économie réelle.

* La réaction du PCF. « Comme si de rien n’était, la commission Attali s’apprête à rendre publiques des mesures dont l’orthodoxie ultralibérale aggraverait la situation. À quoi bon théoriser sur la main invisible des marchés, ce krach boursier montre que les propositions Attali sont mortes avant d’être nées », a déclaré hier Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF. « Le PCF fait cinq propositions de mesures aussi utiles qu’urgentes : augmentation des salaires et des minima sociaux ; orientation du crédit en fonction des créations d’emplois ; création de nouveaux services publics ; fin de l’indépendance de la Banque centrale européenne ; baisse de la TVA sur les produits de première nécessité. »

Clotilde Mathieu et Gaël De Santis

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