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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Articles avec #edito

Liberté Hebdo 1206 : L'édito de Franck

12 Février 2016, 19:48pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Liberté Hebdo 1206 : L'édito de Franck

L’URGENCE EST PARTOUT

La machine à perdre s’emballe. Est-elle vraiment déjà en marche ? L’orchestre est en place pour l'élection présidentielle de 2017. Tout le monde veut la place du chef. Maintenant.

Entre l’annonce inopinée de la candidature providentielle de Jean-Luc Mélenchon, la sortie de gouvernement bien opportune de madame Taubira et le battage médiatique façon artillerie lourde sur la primaire, forcément nécessaire à gauche, il y a peu de place pour les discussions sur le programme.

Dans le débat sur l’état d’urgence, les députés jouent aux abonnés absents. Les intérêts des citoyennes et des citoyens sont mis de côté pendant ce temps.

Et le gouvernement se remanie.

Beaucoup d’annonces ont ponctué la semaine sur ce sujet. Comme d’habitude, la valse des noms a précédé les nominations.

Le changement d’orientation de la politique du gouvernement devrait être la seule préoccupation.

L’emploi est le souci principal sur lequel les politiques menées successivement n’ont pas permis de montrer une amélioration visible.

Au contraire, les multiples cadeaux au Medef contribuent encore à dénaturer l’espoir d’une inversion de la combe du chômage.

Les attaques portées sur le tissu industriel, comme à Vallourec, ou la répression syndicale touchant des salariés défendant leur outil de travail, comme chez Goodyear, sont des signaux alarmants.

Pour qu’une vraie alternative à gauche se construise, il est nécessaire de replacer l’Humain au cœur des réflexions et des propositions. Avec de vraies mesures, de vraies propositions, à la hauteur des enjeux liés à la montée du vote extrême.

Le choc des résultats des élections régionales de décembre est malheureusement déjà bien moins perceptible.

Dans tous les foyers, chaque jour, les téléviseurs déversent la propagande bien ficelée des grands groupes financiers.

Et pourtant, chaque jour, des actions de solidarité, des luttes victorieuses montrent la possibilité qu’une autre politique est possible.

Partout, loin du découragement, des lumières s’allument, chargées d’espoir. Il y a urgence à les entretenir, les développer, les faire connaître. Partout, il y a urgence à rassembler ceux qui veulent construire. Pour ouvrir de nouveaux chemins.

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A gauche, au diable les écuries !

8 Février 2016, 18:30pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Alors que la solidarité avec les salariés de Goodyear grandit partout dans le pays, que dans l’espace anglo-saxon la gauche entreprend un virage intéressant sous la houlette de Corbyn en Grande-Bretagne et de Bernie Sanders aux États-Unis (dans la limite de ce qui est envisageable là-bas pour l’heure), qu’une grève générale contre la réforme des retraites allume un incendie social en Grèce, notre gauche à nous ne cesse de s’étioler en nourrissant de faibles perspectives de transformation. Le piège des primaires fonctionne parfaitement, le PS chavire totalement et s’abandonne aux pires trahisons, devenant un véritable repoussoir populaire, une machine à démanteler violemment notre modèle de protection sociale, notre république, notre nation.

L’heure est suffisamment grave pour prendre le temps de la réflexion, pour ne pas passer sous silence les tromperies et autres illusions dérisoires que nourrissent trop de responsables de la gauche. Je suis en colère par la déliquescence programmée de mon parti, je suis révolté par le manque d’imagination et de courage de ma famille politique. J’ai le sentiment désagréable d’une accélération brutale et mortifère des événements et de l’absence extrêmement préoccupante d’une réponse politique à la hauteur des enjeux. On peut toujours débattre sans limite de l’obsolescence des partis, du manque de dynamique citoyenne et j’en passe, la réalité doit être appréhendée avec plus de praticité. Des voix ouvrières fortes transpercent le bouclier médiatique et touchent au cœur des milliers d’hommes et de femmes dans tout le pays. Des français qui connaissent cette dure réalité, qui connaissent la brutalité de l’exploitation, qui connaissent l’horreur de vivre avec cette épée de Damoclès au-dessus de la tête, la précarité, la peur de perdre du jour au lendemain son gagne-pain.

Tout cela en parallèle du triplement de la fortune en 5 ans des 10 français les plus riches, avec une fortune cumulée qui est passée de 60 à 200 milliards d’euros entre 2009 et 2015. Tout cela alors qu’une vaste enquête démontre que le peuple français est foncièrement méfiant envers le capitalisme (15 % des français seulement prêtent des vertus au capitalisme). Tout cela alors que plus de la moitié du corps électoral ne se déplace plus dans les isoloirs. Tout cela pendant que notre ministre de l’économie, sinistre pantin de la finance mondiale, parade à Las Vegas avec le gratin patronal français, dans la ville du vice, de la tromperie, de l’argent sale et facile, pour dire à quel point la régulation, même modeste, est une entrave au miracle libéral ! La crise est profonde. Crise de confiance, crise d’avenir, crise métaphysique, crise … Le danger réside dans le fait qu’en occultant de proposer au pays un vaste débat sous cet angle précis, la confrontation se durcit autour de problématiques réactionnaires (remise en cause de la laïcité, fantasmes autour des réfugiés …). Le gouvernement mange dans la gamelle opportuniste en flattant les instincts autoritaires sous perfusion médiatique. L’État d’urgence se transforme en nouveau régime ordinaire permettant de contenir l’exaspération sociale et salariale. Sous couvert de lutte contre le terrorisme, conséquence directe des politiques impérialistes que nous menons, c’est une camisole de force géante que le gouvernement est en train d’établir. Museler les oppositions, imposer les valeurs et les croyances, inoculer un climat de peur permanente … La République s’est totalement inféodée au capital et répond sans broncher à ses prérogatives. Nous sommes dans la phase la plus grave et la plus répugnante du capitalisme. Je vous conseille de lire ou de relire Lénine qui dresse une description exemplaire de ce phénomène dans Impérialisme, stade suprême du capitalisme.

Ce qu’il nous manque donc cruellement, c’est une organisation capable de soulever ces contradictions, de les articuler dans une réflexion et une pratique qui permettent de créer un élan de résistance, de dessiner les contours d’une alternative globale et sans concession. Des millions de personnes attendent ce mouvement. Certains se structurent dans des organisations encore modestes. Cependant il est nécessaire de réussir à massifier, à fédérer cette sphère. L’émiettement est notre pire ennemi. Il a toujours été le pire ennemi des travailleurs. Pour autant et pour répondre d’office aux gogos qui agitent sournoisement le chiffon des rassemblements boiteux et opportunistes, ce travail de rassemblement ne peut se faire n’importe comment et à n’importe quel prix. Oui, on ne peut que désespérément déplorer le temps de la valse des renégats. Je me moque de 2017. 2017 est un leurre, tout juste un rendez-vous électoral d’une république bourgeoise totalement corrompue et impuissante.

L’urgence est à créer l’émulation révolutionnaire à la base. Redonner des perspectives aux travailleurs, soutenir et accompagner leurs luttes, créer les conditions d’une mise en commun de ces dernières en les replaçant dans le cadre d’une lecture globale du rapport de force, recréer du sens commun par une démarche dialectique matérialiste, bref reprendre les bases et édifier le mouvement avec patience et méthode (sans donc se préoccuper du calendrier électoral qui ne nous concerne plus vraiment). Créer des temps de rencontre et d’échanges dans les quartiers, dans les entreprises autour de batailles concrètes. Une action contre le logement insalubre, une mobilisation pour promouvoir l’éducation populaire, une mobilisation populaire autour d’une école, des actions pour promouvoir la baisse du temps de travail et de meilleurs salaires … Il faut créer du mouvement, de l’action avec le soucis permanent du rassemblement, du travail collectif, avec le soucis permanent d’inscrire ces luttes dans la confrontation incessante entre dominants et dominés. Il faut nous éduquer à la lutte permanente d’une classe face à une autre. C’est ce défi que nous avons à relever. Alors au diable les écuries, entrons dans la course !

Guillaume Sayon 

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Liberté Hebdo 1205 : L'édito de Franck

4 Février 2016, 17:05pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Liberté Hebdo 1205 : L'édito de Franck

NOUS SOMMES TOUS DES SALARIÉS EN LUTTE

A chaque fois que nous évoquons les combats et les luttes menés par les salariés et les syndicats face aux employeurs indélicats, à la pression patronale, nous enrageons de constater que ce sont toujours les mémes méthodes qui régissent la violence des rapports sociaux dans l’entreprise.

Il est de bon ton de ne pas commenter les décisions de justice. Mais quand l'injustice frappe à nos portes, au-delà de l’indignation et du sentiment de révolte, c'est l’envie de changer le monde qui l'emporte.

Et les peines infâmantes tombées sur les têtes des huit salariés de Goodyear deviennent l’objet d’un combat national pour l’ensemble du monde du travail, pour tous ceux qui veulent que ça change et que ça bouge.

La manifestation de soutien le 4 février à Paris, ou dans la région, en est un exemple. Et d'autres sont à venir.

Des comités de soutien se créent partout. Pour rendre à ces hommes leur dignité.

Pour faire prendre conscience à ceux qui nous gouvernent que tout ne tourne pas autour du capital.

Que l’Humain d’abord n’est pas qu’un slogan mais une réalité à faire vivre, à promouvoir.

Dans le Nord, le comité de soutien se réunira à l’Espace Marx, le 25 février à 18 h.

A l'heure où le gouvernement veut faire avaler la pilule d’une pseudo réforme du Code du travail, la solidarité est plus que jamais nécessaire. Pas question de laisser dire ou faire croire que le monde de l’entreprise s'organise gentiment dans un cadre de « dialogue social » serein entre employeurs de bonne volonté et « collaborateurs » dévoués.

Non ! Cent fois non ! Les relations des salariés avec les employeurs sont basées sur des contrats impliquant d'abord la subordination des premiers face aux seconds. Et les abus, volontaires ou non, sont nombreux et réels. eLes impacts sur la santé, la vie familiale ou sociale, sur les revenus sont redoutables.

On ne compte plus les crimes et les délits commis au nom du profit, du profit seul.

L'action syndicale, porteuse d’espoirs, de solidarité, de justice sociale, ne doit pas être criminalisée.

Le gouvernement s’est engagé, d’abord à Air France, puis chez Goodyear dans une pente dangereuse. Les citoyens doivent s’exprimer plus encore sur cette infamie. Plus de 150 000 personnes ont déjà signé la pétition lancée par la CCT réclamant l'abandon des poursuites des salariés.

Partout, là où nous sommes, la solidarité doit faire face au langage de la répression. C’est la seule vraie alternative.

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Procès de la modernité

28 Janvier 2016, 17:32pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Je me souviens d’une phrase de Roland Barthes vue je ne sais plus où et qui disait « tout d’un coup, il m’est devenu indifférent de ne pas être moderne ». Cette phrase si simple en apparence fut pour moi une vague qui emporte la tempête dans son sillage. J’ai pensé que c’était sans doute là notre mal du siècle. Car oui, au-delà des oppositions réelles qui existent sur le plan métaphysique ou politique, il en est une autre qui prend une importance vitale aujourd’hui, notre positionnement vis à vis de la notion de modernité. La modernité telle qu’elle nous est imposée par la police de la pensée, par la classe dominante, par les beaux esprits qui font la pluie et le beau temps sur les vallées embrumées de la sémantique, du langage, des valeurs. Si mai 68 dressait les barricades pour la conquête de la liberté, celle-ci m’apparaît aujourd’hui comme une rêverie romantique.68 accoucha en réalité de la destruction du temps. Aujourd’hui c’est le règne de la toquade, de l’immédiateté, du bon mot. On use de formules gribouillées par des armées de communicants, on dialogue par phase avec intensité et violence. Aujourd’hui la pensée c’est 140 signes … Tout cela en apparence n’est qu’une question de souffle, de rythme, de gestion de la temporalité. Tout va plus vite, plus fort. Internet, l’information, même le cinéma souffre de cette accélération du temps. Le cinéma qui fait fureur dans la nouvelle génération, celui d’Edgar Wright, nous emporte dans un tourbillon d’images qui finit par ankyloser le cerveau. Faites regarder un film de Terrence Malick aux plus jeunes et voyez leur réaction. Il semblerait qu’on ne puisse donc rien faire pour contrer cette irrésistible accélération du temps.

J’ai la certitude qu’être révolutionnaire aujourd’hui c’est déjà être capable de remédier à cette perte de contrôle du temps. Comme tout bon élève de Marx qui se respecte, je m’efforce de penser les hommes et leurs rapports, l’histoire et son matérialisme sous le prisme d’une longue temporalité. C’est déjà sacrément audacieux et subversif d’affirmer cette démarche dialectique. Il faut bien avouer que les lecteurs de nos réflexions ne sont pas légion. Parfois on travaille dur pour offrir une réflexion la plus construite possible, la plus argumentée, la plus aboutie. On fait même l’effort de soigner notre style pour rendre la lecture plus agréable. Mais cela ne suffit pas. On a parfois le sentiment de ramer dans une embarcation de fortune en pleine mer pour filer la métaphore maritime. Trêve de plaisanterie … N’allez pas croire benoîtement que cette perte de contrôle du temps est un simple accident tragique inhérent à ladite modernité. Non, la réalité est beaucoup plus sournoise que cela. C’est d’un procédé politique dont il est en fait question. C’est même l’un des visages de la lutte des classes et de la victoire provisoire de la bourgeoisie. Priver le plus grand nombre d’une pensée construite qui prend de longues inspirations, c’est tout simplement priver les dominés de la pensée tout court.

Alors, lorsque l’on décide d’accepter les règles du jeu telles qu’elles sont fixées par l’élite dirigeante, on est obligé de s’adapter et on finit par ne plus produire de pensée. C’est le cas de nombreux responsables de la gauche de la gauche comme le dit la formule consacrée. Entre micro-entretiens dans les matinales radiophoniques et la gestion, heure par heure, de sa page facebook et de son compte twitter, difficile de pouvoir affirmer la moindre chose qui puisse véritablement bousculer une conscience. C’est, je pense, ce qui a poussé Jean-Luc Mélenchon à développer le principe du parler « cru et dru ». Se faire entendre par la violence du verbe dans le flot ininterrompu de l’information sous LSD. Je ne suis personnellement pas convaincu de la pertinence du procédé. La violence est omniprésente dans notre univers quotidien. Violence au travail, violence des idées, violence du temps … Je ne dis pas que la violence est nécessairement nocive. On ne fera d’ailleurs pas abdiquer la bourgeoisie avec des roses, fussent-elles dangereusement épineuses. J’ai cependant le sentiment que nous ne rallierons pas massivement à notre cause la masse des honnêtes gens par la violence verbale. La pensée doit être rassurante, prendre les traits d’une douce utopie concrète. Le parti de la violence, c’est celui de la bourgeoisie, du patronat et de son intelligentsia aux ordres. La violence ne pourra se manifester que dans les faits, que dans les actes car aussi vrai qu’on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs, on ne fait pas tomber de bastilles sans un minimum de violence. C’est une conséquence de la détermination absolue de vaincre. J’ai un rapport névrosé à la violence. Je l’exècre jusque dans mes moindres retranchements. Mais je suis aujourd’hui convaincu que j’y prendrais ma part si besoin il y avait, si le bonheur commun en dépendait.

Cependant, et alors que je reviens à la formule de Barthes, il me semble que combattre la modernité va au-delà de la simple bataille du temps. La bataille des mots vient lui tenir la dragée haute. Alors qu’il est fun et branché de crier sur tous les toits du monde (surtout ceux de Paris d’ailleurs) sa Charliemania, le droit au blasphème et autres bondieuseries niaises, il y a des mots, des références, des imaginaires qu’on ne peut plus convoquer. Faute de quoi l’inquisition médiatique vous condamne publiquement à l’isolement et aux crachats de la foule des valets en délire. Un des exemples les plus parlants est celui du communisme. Mieux encore, évoquer positivement le bilan du soviétisme. Affirmer que l’histoire a été manipulée à des fins idéologiques lorsqu’elle publie des inepties du genre, l’URSS a assassiné des centaines de millions d’hommes et de femmes. A en croire certains, on donnait de la viande humaine à des meutes de chiens enragés dans l’Oural et en Sibérie. Je pense à cela car hier soir je regardais un extrait de l’émission de Laurent Ruquier où l’invité était le juge antiterroriste Marc Trévidic. Il parlait avec justesse des djihadistes. D’un coup la discussion dérive et Thierry Ardisson qui était sur le plateau lui aussi, fait cette sortie mémorable lorsqu’il compare djihadisme et communisme. Personne n’est venu le contredire ou simplement lui dire que la poudre lui avait probablement grillée les neurones. Mais l’éducation nationale n’a rien à lui envier en interprétant avec malice la notion de totalitarisme. Hitler = Staline = Mussolini. Bref le langage est funestement borné et vidé de sa substance. Là aussi c’est une victoire de l’oligarchie. Petite parenthèse d’ailleurs, vous remarquerez que c’est la gauche au pouvoir qui fait le plus de dégâts de ce point de vue. Valls en est l’aboutissement. Un gamin ne respecte pas une minute de silence, au poste ! Un prof d’université fait avec ironie un trait d’humour sur « les blancos », devant les tribunaux. Par ailleurs, antiracisme et laïcité sont maintenant des prétextes à la lapidation publique.

Écrire aujourd’hui tout en assumant ses croyances profondes devient un exercice périlleux, un acte de résistance. Attention tout de même car très vite vous êtes transformés en stalinien, en antisémite, en rouge-brun, en eurosceptique (je vous laisse imaginer la moue dédaigneuse en le disant). L’Europe aussi est une forteresse imprenable. Se dire anti-européen revient à se résigner à recevoir des pierres en plein visage tout en traînant sa croix sur le dos. Le langage doit être policé, dans la ligne. Il est donc de notre devoir de ne pas nous laisser imposer les mots et les cadres. La bataille du langage est fondamentale. Elle requiert un attachement et une croyance résolue en des idées néanmoins. Certains l’ont manifestement oublié …

Je conclue car ce billet est déjà trop long. Je peux dire sans peine que je ne suis pas un moderne au sens macronien du terme. Je ne me laisse pas emporter par la marche encadrée du temps et de la langue. Je crois en des choses, j’ai le besoin irrépressible de l’exprimer sans me priver des outils à ma disposition pour le faire. Quoi qu’il en soit, il ne pourra y avoir inversement du rapport de force qu’à la condition que nous réimposions une temporalité, la nôtre et que nous reprenions possession de nos mots, de nos concepts, de notre histoire. Alors au boulot !

Guillaume Sayon

 

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Le capitalisme ou l’aboutissement du fascisme

3 Janvier 2016, 13:42pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Hier soir j’ai regardé Salo ou les 120 jours de Sodome, le dernier film du génie Pier Paolo Pasolini. J’aime Pasolini mais je n’avais qu’une vague idée de son travail de cinéaste. Je connaissais Pasolini le poète, le penseur avec son concept de génocide culturel, mais trop peu le cinéaste. Quelle claque pour moi que la découverte de ce film inclassable, à la fois sulfureux et terriblement politique. Je n’ai pas envie ici de discuter de sa technique, du fait que le film serait selon les esthètes moins bon que sa trilogie de la vie. Non en le voyant j’ai pensé instinctivement à l’idée de mal radical, le fameux concept de Kant qui lie, passion, raison et morale. Pas étonnant qu’on y trouve également une double référence littéraire : à Dante et ses cercles des enfers et Sade.
 
Pasolini était, à juste titre, obnubilé par l’idée que nos sociétés occidentales étaient décadentes parce que conditionnées par l’idée de se vautrer dans leurs pulsions. Des pulsions consommatrices antithèses de l’esprit, de la pensée.Il aura d’ailleurs cette formule célèbre : « Je suis profondément convaincu que le vrai fascisme est ce que les sociologues ont trop gentiment nommé « la société de consommation », définition qui paraît inoffensive et purement indicative. Il n’en est rien. Si l’on observe bien la réalité, et surtout si l’on sait lire dans les objets, le paysage, l’urbanisme et surtout les hommes, on voit que les résultats de cette insouciante société de consommation sont eux-mêmes les résultats d’une dictature, d’un fascisme pur et simple. » C’est un concept que plus tard travaillera génialement Clouscard avec son capitalisme de la séduction. C’est aussi l’idée qui trotte dans la tête de Lordon quand il rapproche Marx et Spinoza.
 
Bref c’est sur cette conviction ancrée au plus profond de lui que Pasolini prendra rapidement ses distances avec les événement de mai 68. Pour lui en mai 68 il n’est pas question d’une révolution mais d’une guerre civile, où seule comptait la soif de liberté sans remettre profondément en cause les structures politiques, économiques, mentales. Sans remettre en cause le capitalisme dans toute sa substance. 68 accouchera du libéral-libertaire, celui qui détruira la gauche, celui qui instaura un langage, une sémantique stérile, qui créera l’Union Européenne et qui se fera le VRP d’un grand marché transatlantique. Celui qui aujourd’hui nous fait perdre un temps précieux car il nous faut crier, écrire et conceptualiser l’idée du nécessaire besoin de revenir à la source des choses : repenser ce que nous ont légué nos aînés et plus que tout, ne pas oublier que notre objectif est de combattre le capitalisme et, par là, de réinventer l’homme. J’ai toujours eu quelques raideurs avec cette dernière formulation, sans doute est-ce lié à des années de bourrage de crâne labellisé par le ministère de l’éducation nationale. Pourtant c’est bien l’un des objectifs de notre bataille. L’homme qui aujourd’hui se croit plus libre que jamais n’a en réalité, en nul temps, été aussi prisonnier. Prisonnier de ses pulsions qu’on encourage à libérer, d’un modèle uniforme, violent parce que flattant les pires instincts de l’humanité. Au forceps on le pousse à consommer, à se gaver, à acheter tout le temps et partout. La publicité omniprésente, le sexe marchandisé, la culture consommable et jetable. Le capitalisme atteint aujourd’hui le stade du mal radical que j’évoquais plus haut. La nécessité de le détruire n’a jamais été autant impérieuse. Il en va de se prémunir contre de futurs cataclysmes ravageurs et meurtriers.
 
Il me semble que, de ce point de vue, nous avons assez perdu de temps. L’histoire s’accélère brutalement et la bourgeoisie est à la manœuvre. Pourquoi ? Comme toujours. Parce que la course au profit se ralentit, que le modèle est en crise, que la planète va mal. Or il n’est pas question de renoncer au profit. C’est le sens même du capitalisme, c’est par définition l’élément qui crée l’appartenance du bourgeois à sa classe. La bourgeoisie qui est de nouveau tentée d’utiliser l’autorité en réhabilitant l’extrême-droite et en donnant du crédit au fascisme dissimulé sous les habits propres du socialiste opportuniste, de la droite affairiste. Comprenne qui pourra.
 
Nous là dedans, nous ne comptons pour rien ou presque. Tout est à reconstruire. Nous sommes incapables de tirer les leçons de nos échecs et nous nous empêtrons dans la reconduction absurde de nos erreurs. Le parti est moribond car inutile aujourd’hui. Est-il tout juste bon à apporter une caution de gauche à une social-démocratie fanatisée par les vertus du libéralisme. La boucle est bouclée. Réinventer la gauche, c’est réhabiliter notre mission révolutionnaire, c’est désigner l’ennemi clairement, c’est se doter d’un parti de masse qui éduque et organise, c’est proposer une autre lecture du monde, de la société. Un clin d’œil aux ayatollahs de Podemos, c’est transformer le consommateur d’aujourd’hui en un citoyen demain, au sens où il serait pourvu d’un esprit critique. Par soucis d’efficacité, un mouvement structuré et organisé me paraît tout de même beaucoup plus efficace pour atteindre cet objectif qu’un simple rassemblement des mécontents qui rêvent de démocratie directe mais qui aiment tout de même bien le confort de dicter aux ouvriers incultes comment il faut penser et consommer.
 
La feuille de route est donc en fait d’une incroyable simplicité. J’invite donc ceux qui émergent de notre mouvement, qui en assurent la personnification, à regarder et à lire Pasolini, à sortir du grenier Clouscard et les autres, à nous permettre d’irradier le clair-obscur gramscien par les lueurs volubiles de clarté qui émaneraient de notre parti, de nos batailles, de notre projet, des consciences délivrées qui se tiendraient solidement à nos côtés sur les barricades du temps. Oui c’est grandiloquent sur le style mais parce que le fond revêt une immense envergure. Notre mission est passionnante et monumentale. A nous donc de savoir développer les outils adéquats pour la mener à bien.
 
Guillaume Sayon
 

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Liberté Hebdo 1194: L'édito de Franck

21 Novembre 2015, 14:11pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Liberté Hebdo 1194: L'édito de Franck

QUAND LES HOMMES VIVRONT D’AMOUR ?

L’odeur de la poudre, du sang, des éclats, des larmes, des cris… Nous n’en finissons plus d’entendre la douleur du monde. Vendredi, l’horreur est de nouveau entrée dans une salle de spectacle, un restaurant, aux abords d’un stade, à la terrasse d’un café.

Elle portait le masque d’une jeunesse désespérée, frappée tôt par l’injustice, dévoyée par de fanatiques assassins.

Ils pensent par leurs balles soigner les désordres de leur existence. Des hommes et des femmes aux parcours individuels chaotiques fournissent aux sinistres recruteurs de Daech les tueurs dont cette organisation a besoin pour semer la mort et la peur.

Les mêmes avaient frappé la veille à Beyrouth, faisant 44 morts et des centaines de blessés.

En réponse, les bombes « intelligentes », en Syrie ou ailleurs, reproduisent les mêmes saignées dans les rangs des populations civiles broyées par le fanatisme et le commerce des armes.

La France, la République et ses victimes méritent tous nos soins. Par un renforcement du service public, une formation améliorée, des embauches réelles pour les policiers, les services sociaux et de santé, bon nombre des maux affectant l’avenir de la jeunesse pourront être conjurés.

Comme le rappelle l’avocat Roland Weyl, spécialiste de la Charte des Nations Unies, dans un entretien donné à l’Humanité mercredi 18 novembre, « nous ne sommes pas chargés de la police mondiale ». Il faut que la France saisisse le Conseil de Sécurité de l’ONU. Pour chercher la paix au Moyen-Orient.

Que cessent les meurtres de masse commis au nom de la religion.

La coalition doit être faite sous mandat international.

Bush et les faucons étatsuniens en envahissant l’Irak en 2003 ont semé la destruction et la misère.

Pourquoi irions-nous reproduire les mêmes erreurs ?

Les combattants kurdes mènent des batailles victorieuses malgré les mauvais coups du président turc Erdogan, comme à Sinjar la semaine dernière.

Enfin, mettons en valeur et en actes la devise de notre belle République, si fragile, si critiquée, mais UNE et indivisible, pour plus de Liberté, d’Égalité, de Fraternité, pour tous. N’abdiquons pas nos libertés.

Défendons la culture et la solidarité.

Les meilleures armes contre la bêtise et la cruauté.

 

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Derrière chaque terroriste plane l’ombre du capitalisme

21 Novembre 2015, 10:54am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Je ne sais pas de qui ou de quoi j’ai le plus peur. De la folie des terroristes prêts à se faire sauter pour servir une cause qu’ils pensent juste, sans se rendre compte qu’au final ils se sacrifient pour des intérêts financiers, qu’au bout du bout ils servent les intérêts d’une poignée d’occidentaux qui contrôlent leur mouvement d’embrigadement. Car il n’est ni question d’islam, ni d’acte de résistance qui servirait la cause des peuples victimes de l’impérialisme nord américain. Il est question de déstabiliser une région stratégique pour faire du fric. Le fric, encore le fric, toujours le fric. La guerre, la drogue, la prostitution … Tout ce qu’il peut y avoir de plus abject dans ce bas monde finit toujours en lignes de compte dans les grandes banques mondiales. Ou alors, je ne sais pas si j’ai plus peur encore de la faiblesse de l’émotion vécue à grande échelle. Une barbarie finement orchestrée, la peur qui se faufile sournoisement dans chaque foyer et la raison définitivement enterrée. La peur, voilà l’allié le plus puissant, le plus efficace des ordures qui se cachent derrière ce scénario magistralement ficelé. Mise en place de l’état d’urgence, modification de la constitution, renforcement des forces de police, de l’armée. Suspicion, ostracisation, haine. Nombreux sont ceux prêts à accepter le pire au nom de leur sécurité. Là je suis effrayé. Là je vois le train de l’histoire déraillé brutalement et se projeter dangereusement contre le mur.

 

Quand on sait que la Turquie, vassal américain du proche orient, achète le pétrole du groupe islamiste, que c’est le fils du président Erdogan qui gère cet aspect. Je n’évoque même pas ici le dossier Kurde, la résistance héroïque du PKK que les autorités turques combattent sans relâche et la communauté internationale qui ferme les yeux ! Quand on sait que toutes les pétro-monarchies moyen-orientales financent directement le groupe islamiste, elles qui ont droit au tapis rouge dans les grandes capitales européennes ou nord américaines. C’est vrai pour le Qatar en début de semaine à Paris même ! L’indécence à l’état pur ! Quand on sait que ces groupes terroristes se sont renforcés avec les effectifs de l’ancienne armée de Saddam Hussein disparue suite à l’épouvantable intervention américaine en Irak. Quand on sait que les américains ont un lien direct ou indirect avec tout ce qui se fait d’extrémisme dans cette région du globe, nous avons le devoir de ne pas nous laisser guider aveuglement par l’émotion. La première décision que nous avons à prendre pour combattre efficacement le terrorisme est d’agir en citoyen et de se poser les bonnes questions. La France doit vite retrouver son indépendance et dire aux américains et aux patrons des grandes multinationales stop on arrête. La sécurité nationale avant tout !

 

Car oui, la guerre et le terrorisme sont l’incarnation même des logiques du capitalisme. S’il fallait grossir le trait pour le faire comprendre, c’est le capitalisme qui tue ces nombreuses victimes innocentes ce week-end. Voyez la bourse qui s’envole, voyez l’indécente sortie du président du medef qui nous dit attention à ne pas augmenter les dépenses publiques pour embaucher des policiers ou des militaires. Ces gens n’ont aucune forme de morale parce que le capitalisme intrinsèquement n’en a pas ! Le capitalisme est par nature un système de prédation, de guerre permanente car c’est la condition de sa survie. Daesh pourrait disparaître en 48 heures à peine. On connaît les sources de ses financements, on connaît l’identité de ses leaders, on sait pertinemment qui fait quoi dans cette affaire. Mais il n’y a pas de raison d’arrêter cette machine. On vend des armes, on met en difficulté des régimes d’opposition de la région, on sécurise provisoirement Israël (sorte de 51ème État des États-Unis), mais surtout on fait de l’argent, beaucoup d’argent. La boucle est bouclée et nous voilà revenus au problème initial. Tout cela est finalement vieux comme le monde : c’est une course à la mainmise sur les matières premières.

 

Alors au-delà de la nécessaire unité pour saluer la mémoire de toutes les victimes de ce massacre, pour faire la démonstration que quoi qu’il arrive on ne met pas la France à genou, il sera important de vite réagir et, à mon sens, cela passera par une mobilisation populaire la plus large pour porter un véritable projet d’émancipation, un projet capable de réenchanter les perspectives d’avenir de notre nation. Un véritable projet construit sur une volonté ferme de paix et de solidarité internationale, un projet de civilisation axé sur l’éducation et la culture pour combattre partout les obscurantismes, un projet mobilisant toutes les énergies pour régler le problème du chômage et notamment du chômage des jeunes. La France doit se réconcilier avec l’idée de concorde. Il n’est définitivement plus possible de laisser le pays se fracturer de la sorte. Se mobiliser en masse autour d’un projet de société novateur et révolutionnaire, c’est la certitude de tourner définitivement la page de ces dernières décennies qui ne resteront pas dans notre mémoire collective comme étant l’une des périodes les plus glorieuses de notre histoire. Qu’un pays concentre le débat politique autour de personnages empêtrés dans les affaires, des personnages qui vendent sans cesse les vieilles formules ou qui agitent les peurs et les fantasmes pour masquer leur incapacité à régler les véritables problèmes dont souffre notre pays est révélateur que nous sommes à la fin d’un cycle. Le pire, c’est de voir ces personnages courir les plateaux télé et jouer leur petit numéro la larme à l’œil alors qu’ils et elles ont tous une part de responsabilité dans ces attentats par l’absurdité des politiques étrangères qu’ils ont érigé.

 

Il nous faut une formule rénovée du Front Populaire, il nous faut redonner de l’espoir et du sens et surtout, l’appétit de l’engagement en commun. C’est là la réponse la plus forte et la plus efficace que nous pourrions apporter à cette sinistre séquence que nous vivons. Il serait temps que les jeunes générations entrent dans la danse, s’impliquent dans le débat politique et se mobilisent pour bâtir le monde de demain, le leur. L’idée d’un nouveau Front populaire peut être le départ de cette renaissance devenue capitale.

 

Guillaume Sayon

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Liberté Hebdo 1193: L'édito de Franck

13 Novembre 2015, 16:56pm

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Liberté Hebdo 1193: L'édito de Franck

AU-DELÀ DU RÉEL

Quel sens, quelle leçon, retiendra l’histoire des épisodes électoraux de ces dix années écoulées ?

Depuis 2005, les électeurs de gauche ont surtout le sentiment de ne pas être écoutés. Voire même, leurs votes font l’objet d’un déni systématique des gouvernants en place.

Le rejet massif du traité constitutionnel européen, même si il a été nié, a forgé le terreau d’un travail collectif.

Une volonté marquée d’accroître l’audience des sans voix.
 

Malgré les tirs de barrage menés sans discontinuer par le grand patronat et ses séides contre le service public, le système de santé et d’accès aux soins, le code du travail, les institutions républicaines. Malgré tout, il se trouve toujours, dans un petit village, un quartier, un collectif d’habitants, de citoyens pour débattre, organiser, mener l’offensive pour la défense des conquêtes sociales.

Nombre de ces artisans du progrès social se retrouvent aujourd’hui, partout en France, sur des listes présentées par le Front de Gauche. Beaucoup d’entre eux ont vu leur vote de 2012 détourné de son objet. Chacun fait montre d’une ténacité qui gagne, petit à petit, les esprits.

 Les bombardements massifs d’informations toxiques pour la démocratie continuent cependant de plus belle. Le moindre communiqué du parti du mensonge est repris sans discernement, jeté en pâture à l’audimat et au marketing politique.

La «Une » scandaleuse d’un grand quotidien régional notamment doit réveiller les citoyens et particulièrement les abstentionnistes.

Seule une participation massive des électeurs au scrutin du 6 décembre permettra de clore cet épisode douteux de notre histoire.

Plus que jamais nous devons nous garder de ces remugles du passé. La population du Nord-Pas-de-Calais a vraiment besoin d’élus régionaux à l’écoute de ses véritables préoccupations et ayant, au premier chef, le souci de servir, d’être utile à la collectivité, au plus grand nombre.

La liste l’Humain d’abord fait le pari de l’écoute et de l’action, du partage et de la solidarité. De vraies valeurs de gauche qui font plaisir à entendre. Surtout quand elles sont portées par des femmes et des hommes fiers de leur région et décidés à tout faire pour transformer l’avenir.

Pas au service d’intérêts financiers. Ni en se trompant d’adversaire. Pour le bien commun. Pour le bonheur de tous.

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2017 ou le temps de la rupture et du boycott

30 Octobre 2015, 18:17pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 
Je n’ai pas le goût de la polémique. Elle ne m’intéresse pas et elle dissimule souvent les véritables intentions de celles et ceux qui en usent. J’aime en revanche penser le temps long, penser les événements et les séquences dans toute leur complexité. C’est ainsi que sur la Grèce, sur l’Europe plus globalement et sur d’autres sujets, je n’ai pas hésité à formuler mes désaccords avec mon parti. Alors certains me diront que je suis libre de quitter mon parti si je ne m’y sens pas véritablement écouté, entendu. Mais j’y tiens à mon parti. C’est un outil extraordinaire. J’ai la chance qui-plus-est d’être membre d’une fédération populaire de par sa composition et qui défend depuis toujours une ligne qui me va bien. Par ailleurs, rien n’arrive vraiment à vivre en dehors du PCF. Des petits groupuscules, des déclinaisons plus ou moins radicales qui passent leur temps à s’en prendre non pas aux capitalistes ou aux logiques du capitalisme, mais au PCF. Je ne suis pas d’extrême-gauche non plus, je ne le serai jamais. L’extrême-gauche est bien sympathique, elle est même séduisante si on pense au passage de Besancenot samedi dernier chez Ruquier, mais elle divise sans cesse les travailleurs. J’ai même esquissé un sourire lorsque Besancenot parlait du manque d’unité de la gauche radicale. Il a toujours refusé de nouer la moindre alliance avec le PCF. Il s’enferme dans un sectarisme mortifère. De plus, il ne vous aura pas échappé que, au moment où la question sociale redevient sensible en France, on nous ressort Besancenot qui avait disparu depuis 10 ans. Rien ne serait pire dans un pays comme le nôtre que des millions de travailleurs se retrouvent dans un même discours, une même démarche révolutionnaire et marchent donc unis vers un même but. Le travail de l’extrême-gauche, politiquement et syndicalement, a toujours été de saper ce travail d’unification. Beaucoup de syndicalistes savent de quoi je parle.
 
Le soucis aujourd’hui, et là dessus je suis d’accord avec Besancenot, c’est la faiblesse du discours du PCF. C’est le manque de radicalité dans ses prises de position. C’est l’abandon d’un vrai discours de classe au profit d’une fable humaniste légèrement rougie. Nos cadres, pas tous et heureusement, perdent parfois leur enracinement populaire, ils fréquentent des milieux qui les coupent de la réalité, ils ont des trajectoires sociales ou des pratiques sociales qui les éloignent du quotidien vécu par tant d’individus. Moi même je ne travaille pas à l’usine et j’ai aujourd’hui la chance d’avoir un salaire satisfaisant (pas non plus extraordinaire) qui me permet de manger à ma faim, de me payer une semaine de vacance, de m’acheter des livres. Plus important encore, j’ai un métier qui me permet de ne pas rentrer déglingué de fatigue chez moi, et donc, le soir, de pouvoir lire de la philosophie, d’avoir une passion pour le cinéma, d’aller au théâtre … Après je sais d’où je viens, un pur milieu ouvrier, la plupart des gens qui composent mon cercle social sont eux-mêmes des ouvriers, et puis, sans m’épandre sur ma vie, je n’ai pas des revenus si élevés qu’ils me permettent d’épargner, d’être propriétaire ou de pouvoir faire abstraction de cette pointe de stress lorsque je vais consulter mes comptes. Je sais que vous serez nombreux, chers lecteurs, à vous retrouver dans ce tableau. Et puis, dans ma fédération, les camarades vous remettent radicalement en place lorsque vous vous perdez un peu, que vous décrochez de la réalité. Avec malice, ils vous taquinent quand vous portez la cravate. La cravate c’est pour les patrons … Encore faut-il être parmi eux … Certains de mes petits camarades de la direction en revanche, sans être des bourgeois cela va de soi, ont quand même, je crois, pris de mauvais réflexes, ne partageant plus vraiment ce quotidien. Mais là n’est pas le plus important. Robert Hue et Marie-George Buffet ont tout fait pour détruire de l’intérieur le Parti Communiste Français. Ces gens et leurs complices ne croient plus en la force de nos idées premières. Ils et elles ne croient plus en la possibilité de combattre le capitalisme à la racine, d’unifier la classe ouvrière (précaires, ouvriers, salariés, fonctionnaires, retraités modestes …) pour changer concrètement la vie. Ils ont affaibli l’organisation et dénaturé notre discours. On préfère parler de féminisme, du combat LGBT, du combat athée (qui frôle parfois l’hystérie) tout en omettant de replacer toutes ces batailles dans la seule logique qui compte : celle du combat contre le capitalisme et toutes les normes sociales, politiques, humaines qui sont directement liées à lui. C’est donc en ce sens que je parle de dénaturation. Je crois fortement en l’identité sociale et là-dessus nous avons d’importantes lacunes. Bref, je ne vais pas épiloguer sur ces points mais les disciples de Hue et de Buffet restent encore trop nombreux au sein de la direction nationale. J’en profite pour rendre hommage à Pierre Laurent qui a au moins mis fin au processus de liquidation. Je prendrai le temps, dans d’autres contributions, de revenir sur ces différents points.
 
Le point essentiel sur lequel je voulais revenir est celui de notre participation à la vie électorale de notre pays. Le PCF est présent à tous les scrutins de l’échelon le plus local au national. Nous présentons également des listes aux élections européennes. Cela nous impose un rythme particulier, un rythme très soutenu avec presque un scrutin par an. Cela nous oblige également à nous positionner dans des débats instaurés par les médias, par les dominants. Vous le savez comme moi, on ne parle jamais de l’exploitation, des salaires qui baissent, de la violence patronale. Non on parle de l’insécurité, de la drogue, des immigrés, du « coût » du travail, des français grincheux qui refusent les réformes. Un communiste a toujours beaucoup de mal à se positionner dans ces débats là qui sont l’arbuste qui cache l’immense forêt de la spoliation, de la souffrance populaire, des véritables enjeux qui comptent. Les sondages viennent enfoncer le clou, ils permettent de fabriquer des candidats, ils orientent les choix des électeurs. Ils évitent surtout soigneusement eux aussi de poser les véritables questions. Il nous faut inventer des slogans, ne pas paraître trop radicaux pour un électorat anesthésié par cette télé-magouille. Bref on s’oblige à faire de la petite tambouille électorale, à devoir nous résigner à des appels de second tour, à afficher tout petit en bas de l’affiche notre logo, à l’oublier même parfois. Un logo qui a abandonné les outils, l’appellation communiste (mise en commun) noyée dans celle du « Front de gauche ». C’est ainsi que l’on pense le temps-court, que l’on s’appuie sur des résultats électoraux pour revoir notre copie. Des résultats électoraux qui n’ont aucun sens puisque la moitié des électeurs ne se déplacent plus jamais ou presque …
 
Alors tout de même, j’apporte quelques nuances dans ce flot de généralités basiques. Je veux dire que les scrutins locaux demeurent importants. D’ailleurs, les électeurs se déplacent pour choisir leur maire. Une mairie gérée par un communiste ou pas, cela fait une différence de taille. Adjoint au maire dans une ville communiste de presque 20 000 habitants, j’en suis témoin chaque jour. Sur le logement, sur l’aide sociale, sur la culture, sur la citoyenneté … Beaucoup de choses importantes dans notre vie de tous les jours sont directement liées aux politiques locales. Même chose pour les élections régionales qui font l’actualité. La région met en place des politiques utiles au quotidien. Quand il y a des élus communistes dans l’hémicycle, un discours singulier et combatif raisonne bien souvent sans tremblement dans la voix. Pour les travailleurs mobilisés de la région, ils savent qu’un homme comme Bertrand Pericaud qui est sur les questions économiques au conseil régional a joué un rôle important. Il a relayé les luttes, obligé la région à se positionner et à interpeller les autorités, il a tapé du point sur la table quand il le fallait. Même chose pour ma camarade Cathy Poly Apourceau qui présidait la commission des lycées et des questions de formation. Elle a lutté activement contre le décrochage scolaire, a accompagné les enseignants en lutte, s’est toujours opposée aux subventions de la région pour les lycées privés … L’utilité des élus communistes à ces différents échelons n’est plus à prouver.
 
En revanche il me semble qu’il y a deux scrutins avec lesquels nous devrions rompre et pas des moindres : l’élection présidentielle, et celui des européennes. L’élection présidentielle est l’antithèse de la démocratie. Il faut choisir un homme ou une femme, au pouvoir démesuré (le président de la République française est le chef d’État possédant le plus de pouvoir au monde en régime « démocratique »!). Les deux candidats qui arrivent en tête ont droit à un ticket pour le deuxième tour alors qu’ils ne représentent qu’une minorité des français. C’est ainsi que droite et gauche mènent le jeu de l’alternance depuis des décennies en étant dans le fond d’accord sur presque tout, du moins économiquement. Européens convaincus, libéraux, fossoyeurs des services publics … Pourquoi devrions-nous prendre part à ce simulacre d’élection ? Pourquoi vouloir participer à un scrutin aussi biaisé et convenu ? Je pense, je sais que je ne suis d’ailleurs pas le seul, que nous devrions nous inspirer de ces sages paroles du regretté Jacques Duclos : ‘C’est blanc bonnet et bonnet blanc ». Effectivement, Duclos avait mille fois raison. J’appelle donc, et je défendrai cette position dans nos futurs débats du congrès, à boycotter l’élection présidentielle et à mener à la place un grande campagne populaire pour un nouveau régime politique nous permettant de mettre fin radicalement à l’oligarchie. Par contre aux élections législatives, on propose et on défend un vrai projet communiste pour la France et on affiche la couleur : nationalisation des banques, des grandes entreprises de l’énergie et des services avec gestion ouvrière, l’interdiction des licenciements quand une entreprise fait des bénéfices, la fin des baisses de cotisations pour les grands groupes et des aides spécifiques pour les petites structures (TPE / PME), un chantier national sur l’école, l’université et la recherche, la création d’un vrai ministère de la culture, des Arts et de l’éducation populaire, le retrait de la France de l’OTAN, une rupture complète avec les politiques européennes … Et puis 577 hommes et femmes ancré(e)s dans les territoires pour le porter et le populariser dans chacune des circonscriptions. Un parti en mouvement avec son propre projet, loin des débats puants et des contraintes électorales imposées !
 
Pour le scrutin européen, même chose. Nous refusons de participer à cette ridicule aventure. Les députés européens n’ont aucun pouvoir, sont élus dans des circonscriptions hors normes, ils n’ont aucune prise sur les orientations européennes. Le PCF ne doit donc pas prendre part à cette mascarade mais là aussi, à contrario, se lancer dans une campagne de désintoxication populaire. Non à cette Europe, non à cette monnaie qui détruit notre industrie et nos emplois, non aux directives européennes qui dérégulent les services publics, les marchés de la production agricole et viticole …
 
J’en arrête là car ce billet est déjà trop long. J’aurais l’occasion d’écrire et de communiquer dans les mois à venir sur ces sujets. Je sais que mes propositions seront loin de faire l’unanimité, je sais qu’elles causeront même chez certains des mouvements d’humeur. Je sais en revanche également que de nombreux camarades ne sont pas loin d’épouser les mêmes thèses que celles-ci. Il y aura un congrès en 2016 où ces questions seront abordées. Il faudra donc un véritable débat dans notre organisation sur ces différents points. Le pays va mal, la souffrance populaire s’accroît chaque jour, le pays sombre dans le renoncement et la colère. Tout cela tend à emprunter des chemins dangereux parce qu’il n’existe pas de véritable alternative progressiste digne de ce nom aujourd’hui. C’est notre responsabilité de la faire vivre. A nous donc de savoir envoyer les bons signes et de porter un projet capable de mobiliser les exclus du progrès, du partage, du pouvoir.
 
Guillaume Sayon
 

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Les patriotes ne sont pas là où on croit !

11 Octobre 2015, 08:40am

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Titre énigmatique pour ce billet mais qui va faire état d’une réalité malmenée et à juste titre. Certains historiens en mal de publication éditent souvent des petits ouvrages mystérieusement intitulés « les secrets de l’histoire ». Dans ces ouvrages on nous explique que tel roi était allergique au poivre ou quel tel chef de guerre avait en réalité peur du sang. S’il y a un véritable secret d’histoire volontairement dissimulé à la masse, qui doit se contenter de croire que Charlemagne a inventé l’école, c’est celui de la trahison systématique de la bourgeoisie. Les belles et grandes personnes qui nous chantent les refrains inspirés sur l’identité nationale, sur la défense d’une civilisation française prétendument en danger, n’en ont dans les faits que faire de ces choses-là. Ce qui les intéresse, c’est le profit. Après tout, nous sommes dans un système capitaliste et par définition, ceux qui sont propriétaires de l’outil de production, le sont pour gagner de l’argent. Alors tant que leurs intérêts ne sont pas directement menacés, tant qu’ils peuvent faire des profits, tout va bien. Pas besoin d’agiter le drapeau nationaliste pour diviser. Mieux encore, pas besoin de taper chez le voisin plus fort pour demander de remettre de l’ordre dans son propre pays. Voyez-vous, ce qui se passe à Air France ces derniers jours, cet unanimisme médiatico-politique qui consiste non pas à condamner la « violence » ouvrière, mais à l’insulter, elle est la matrice qui a toujours prévalu dans les hautes sphères de la société : on déteste les ouvriers. On les déteste d’autant plus quand ils décident de se rebeller, de se révolter contre une injustice avérée. Les deux chemises de ces deux petits DRH, le PDG d’Air France/KLM s’en moque éperdument. Ce qui l’inquiète en revanche c’est une prise de conscience collective chez les salariés de l’idée qu’ils sont en train de se faire enfler. C’est l’idée de la contagion qui l’inquiète grandement. Bref que la classe ouvrière, en l’occurrence les salariés d’Air France, devienne ce que Marx appelle une classe en soi et pour soi. Cela veut dire que les salariés ont conscience qu’ils partagent des conditions de vie et de travail similaires et surtout, qu’ils ont des intérêts en communs qui sont contraires à ceux de leur employeur. C’est là où se situe le danger pour la direction d’ Air France. Donc, les médias qui sont entre les mains de grands industriels et financiers font le sale boulot. Ils doivent diviser, car il faut diviser pour mieux régner, le patronat le sait mieux que quiconque.
 
Je m’égare un peu mais cette digression était je crois nécessaire. Je m’égare mais pas tant que ça … Vous allez comprendre. J’en reviens donc à ce titre faussement provocateur et à cette idée que je vous délivre comme ça sans précaution, cette idée d’une trahison systématique de la bourgeoisie. Alors vous n’y échapperez pas, deux exemples historiques pour étayer mon propos. Premier exemple, le plus simple mais sans doute le plus parlant, la Révolution Française. Je ne vais pas reprendre ici la chronologie des faits mais simplement rappeler une chose. Lorsque la dynamique révolutionnaire s’amorce, que les intérêts du roi sont menacés, que c’est la grande peur dans les campagnes car les paysans se rebellent contre le système d’oppression intrinsèquement lié à la nature de la société d’ordre de l’époque, le réflexe des grandes familles nobiliaires, ces militaires et grands noms du royaume de FRANCE consiste à aller toquer chez les voisins autrichiens et prussiens pour qu’ils puissent venir remettre de l’ordre. En clair et sans décodeur, on leur demande d’écraser le peuple français, leur propre peuple ! Cela donnera l’héroïque bataille de Valmy du 20 septembre 1792, où l’armée française qui s’est en fait improvisée armée, puisqu’elle n’est pas composée de militaires à proprement parlé mais majoritairement de citoyens, plus précisément de gardes nationaux totalement inexpérimentés, vaincra les armées prussiennes conduites par le duc de Brunswick. 
 
Comment ne pas évoquer ensuite les événements de 1870. L’empire français se fait balayer violemment par l’armée prussienne à Sedan le 2 décembre. A Paris les « Jules » (Ferry, Favre …) proclament la République sur les marches de l’hôtel de ville de Paris, le pouvoir étant vacant. Puis un homme fort, Adolphe Thiers tire son épingle du jeu. Ce représentant de la monarchie orléaniste (c’est compliqué mais tenez bon) annonce que la jeune République résistera face à l’envahisseur et défendra coûte que coûte la France. Mais dans le même temps, secrètement, il négocie avec Bismarck, avec l’ennemi. Il leur donne sans résistance l’Alsace-Lorraine, négocie quelques petites choses, essentiellement la sûreté des capitaux et des intérêts français, et il demande aux troupes allemandes de se tenir prêtes pour encercler Paris qui bouillonne et qui donnera naissance à la Commune ouvrière, une sorte de première expérience grossièrement socialiste. Encore une fois, cet éminent représentant des intérêts de la bourgeoisie, négocie avec l’ennemi contre son propre pays, contre le peuple de Paris. Finalement c’est lui-même qui écrasera la Commune durant ce qu’on appellera tristement « la semaine sanglante ». Pas besoin de vous faire un dessin, on ne se contente pas de réprimer la Commune, on massacre les communards. C’est l’armée française qui fait ça, en parfait accord avec les prussiens.
 
Alors vous me direz sans doute, ce que tu nous expliques là c’est un peu loin de nous. Très bien, alors je vous renvoie aux remarquables travaux de l’historienne Annie Lacroix-Riz qui explique comment les élites françaises font le choix volontaire de la défaite en 1940. (ici sa conférence sur le sujet). Vous pouvez aussi regarder cette très bonne émission animée par Henri Guillemin sur le personnage de Pétain (c’est ici que ça se passe). Vous aurez ainsi la démonstration parfaite que les élites économiques et politiques françaises font systématiquement le choix de la défaite, bref choisissent de trahir les intérêts de la Nation pour garantir leurs propres intérêts.
 
Tout cela pour finalement en venir au Front National. Contrairement aux apparences, le clan Le Pen et leurs amis n’en ont que faire des intérêts de la France et de son peuple. Je sais que beaucoup font le choix de voter pour eux afin de défendre des valeurs françaises, un attachement à la Nation qu’ils pensent menacée. Mais je vous le dis, c’est faire une faute terrible que de leur accorder des suffrages dans ce sens. Car les Le Pen, ou le candidat frontiste aux régionales en Île-de-France, Wallerant de Saint-Just (ça ne s’invente pas un nom pareil), ils sont les héritiers de cette élite, de Pétain, de ceux qui publiquement disent défendre la France et ses valeurs mais qui par leurs actes trahissent à la première occasion le peuple français. Renseignez-vous sur les gens qui financent le FN. Renseignez-vous sur leurs fondateurs. Tout deviendra alors limpide ! 
 
Les seuls patriotes dans l’histoire, ce sont les petites gens, c’est le peuple. C’est le peuple de Paris qui annonce qu’il se battra jusqu’au bout en 1870 pour repousser l’envahisseur prussien, qui annonce qu’il n’abandonnera pas ses frères et sœurs alsaciens et lorrains. C’est le peuple (en partie) qui s’organise clandestinement dans la résistance pour résister aux nazis et au régime pétainiste de la collaboration. C’est le peuple qui repousse l’armée prussienne à Valmy que l’aristocratie française a appelé à la rescousse. 
 
La droite et l’extrême-droite peuvent toujours clamer leur nationalisme le plus pur, c’est irrémédiablement de leurs troupes que sont venus les pires traîtres à la patrie. Il ne s’agit pas ici d’un discours de propagande, ce sont des faits historiques précis. Le père Le Pen, admirateur de Reagan, sans doute le président américain le plus libéral et le plus grand fervent de la toute puissance américaine à échelle mondiale et donc européenne, n’est certainement pas plus patriote que vous et moi, bien au contraire. Si demain par le plus grand des malheurs ils prenaient le pouvoir dans notre pays, ils feraient deux choses. La première des choses, c’est d’anéantir les syndicats et le parti communiste. C’est toujours ce que l’extrême-droite fait dans l’histoire en premier. L’objectif est simple, empêcher la moindre révolte ouvrière. Ceux qui inaugurent les camps de concentration sous le III Reich ce ne sont pas les juifs, ce sont les communistes sachez-le ! Ensuite ils collaboreront avec les puissants car c’est toujours cela qu’ils font. La raison même de leur existence elle est celle-ci. Pouvoir remettre de l’ordre quand le capitalisme est en phase de crise et que le risque est trop important qu’il implose. Cela n’est ni une prophétie, ni un délire sans fondement. Cela n’est que la plus stricte réalité ! Je n’espère qu’une chose, c’est que le futur ne nous donne pas l’occasion de vérifier ces affirmations. 
 
Guillaume .Sayon

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La Grèce, l’Europe et les tyrans

2 Juillet 2015, 06:41am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

On a beau se dire que la démocratie est née il y a des siècles en Grèce et que de fait il n’est pas anodin que c’est là-bas qu’elle retrouve ses lettres de noblesse, il n’empêche que la décision prise par le premier ministre Alexis Tsipras est le signe d’un grand courage et d’une intelligence tactique dans le bras de fer qui oppose son pays à la cohorte des cravates en soie, qui s’appliquent de manière très dogmatique à pressurer les salaires, à pulvériser les politiques de solidarité pour une seule et unique raison : permettre aux propriétaires des moyens de production de garantir une courbe ascendante du taux de profit. Car oui, il serait erroné de décrypter les événements grecs à une simple échelle régionale européenne.

C’est la course aux profits et donc la collusion entre les différents impérialismes actifs qui causent de manière collatérale les troubles qui secouent la Grèce et son peuple courageux et digne. Je n’ai pas envie de développer ici une prose courtoise toute en retenue mais simplement d’éclairer mon lecteur sur ce que je crois comprendre de la séquence qui nous intéresse. La Grèce souffre de l’euro qui la crucifie sur place dans la course à la compétitivité au cœur d’un marché commun totalement dérégulé et même d’un marché mondial libertarien, c’est-à-dire sans aucune réelle règle d’encadrement. L’Europe qu’imaginait Monnet et Shumann, elle vit pour une part sous nos yeux. De ce point de vue, je récuse les arguments avancés par Françis Wurtz et par Maud Vergnol dans son éditorial du 29 juin dernier dans l’Humanité. Je la cite « l’ultimatum des usuriers, qui préconise d’acculer toujours plus le peuple grec et de ménager les plus riches, contrevient aux principes et aux valeurs qui ont fondé l’Europe ». C’est fantasmer l’histoire que de croire une chose pareille. Depuis son projet de création largement piloté par les États-Unis dès la fin de la seconde guerre mondiale, l’Union Européenne a toujours été dans l’esprit de ses architectes un vaste marché de libre-échange sensé être le prolongement du pouvoir économique et financier américain sur le vieux continent pour notamment contre-carrer le pouvoir et l’influence de « la mère Russie ». Jamais il n’a été question, sauf à avaler naïvement les psaumes de façade des dirigeants européens, de penser ce projet d’édification supranationale à la lumière des vertus inconditionnelles de la démocratie. En cela, les événements ukrainiens sont un véritable retour aux sources qui a permis à certains de dire très justement qu’on était en pleine réminiscence des logiques de la Guerre Froide.

On ne peut donc pas simplement focaliser notre colère sur Merkel ou même sur la lâcheté d’Hollande qui est néanmoins irréfutable. On ne peut s’en prendre qu’aux logiques intrinsèques au système capitaliste et à l’avènement de son stade suprême : l’impérialisme. C’est parce que les États-Unis sont affaiblis avec un imperium décadent et parce que le front sino-russe s’avère être solide et menaçant pour la nation à la bannière étoilée que nous en sommes dans une telle situation. Ne nous méprenons donc pas et appelons un chat pour ce qu’il est. La métaphore du chien serait plus appropriée dans les faits. Les chiens de garde de la presse aux ordres qui méprisent et insultent tout un peuple martyrisé au travers de papiers qui se disputent la violence à la malhonnêteté. Les chiens dociles à souhait de l’Eurogroupe qui claquent la porte au nez et à la barbe du ministre de l’économie grec pour ensuite publier un communiqué ubuesque menaçant la Grèce de faillite si elle ne rentre pas dans le rang. Les chiens enragés des banques et de la finance qui mènent une offensive tyrannique en faisant le choix de mettre un peuple à genoux pour ne pas menacer les intérêts cruciaux qui se jouent actuellement. C’est sans doute leur talon d’Achille d’ailleurs. A ne vouloir raisonner que dans le cadre d’une courte temporalité, ils risquent d’essuyer de sévères revers dans les mois et les années à venir. Espérons-le fortement.

La grande faiblesse de notre analyse qui est celle aussi de Tsipras, c’est de ne pas remettre en cause le capitalisme et ses logiques. Ni Tsipras et Syriza, ni même le PGE ou le PCF. Ni même d’ailleurs Podemos. Là où il y a danger à mon avis, c’est que les forces progressistes en Europe ne portent pas ce message clair et même refusent d’imaginer le scénario de la sortie de l’Union Européenne et de la zone euro. Tant que l’Europe du sud sera embarquée dans ce scénario cauchemardesque, il n’y aura pas la moindre lueur d’espoir à l’horizon. Sans doute faut-il être patient. Sans doute les événements pousseront pragmatiquement les forces progressistes à revoir leurs jugements et leurs positions. Cependant, le temps manque et des millions de citoyens souffrent de cette situation.

De toute manière le « Grexit », comme on dit, paraît de plus en plus inéluctable. Même si un accord était finalement trouvé avec le FMI pour étaler les 1,6 milliards d’euros que la Grèce doit, il est inconcevable d’imaginer un accord avec la BCE sur les 3,5 milliards d’euros qu’Athènes doit lui rembourser avant le 20 juillet. Un tel accord hypothétique serait incompréhensible quand on voit la violence des mesures et des discours assumés ces derniers jours par les représentants officiels de l’Union Européenne et de ses différentes structures. Pourtant, même Dominique Strauss-Kahn qu’on ne peut raisonnablement pas qualifier de révolutionnaire parle de folie et de non-sens concernant les conditions soumises à la Grèce. Pire que de l’aveuglement, c’est du fanatisme idéologique dont il est question. En cas de défaut de paiement et de maintien de l’ultimatum fixé par la Troïka, la Grèce n’aurait d’autre choix que d’émettre une nouvelle devise monétaire pour continuer à vivre. Ce qui se joue avec ce référendum revête une dimension historique. Au final, l’Union Européenne elle-même pourrait signer son arrêt de mort dans cette affaire. Inversement, Tsipras joue gros et si il perd ce référendum, qui est d’ailleurs loin d’être gagné d’avance, tous les efforts entrepris depuis des semaines seraient anéantis et il n’aurait d’autre choix que de démissionner.

Bref, partout en Europe, nous avons tout à gagner à soutenir massivement la résistance grecque et donc à accompagner une victoire qui devient fondamentale du gouvernement grec lors de cette consultation mémorable.Pour autant, cette victoire si elle devient réelle le 5 juillet prochain, ne sera qu’une étape dans le processus qu’il faudra développer. Pour la suite des événements, Tsipras et les progressistes européens seraient bien inspirés d’écouter un peu plus nos camarades du KKE qui, s’il est vrai souffrent de leur excessivité occasionnelle, pointent du doigt, de manière très juste et malheureusement relativement esseulée, le véritable problème dont il est question dans cette affaire : le capitalisme.

Guillaume Sayon

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Edito de Guillaume Sayon: Un PCF de combat : une nécessité !

10 Octobre 2014, 17:10pm

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Edito de Guillaume Sayon: Un PCF de combat : une nécessité !

 Thomas Thevenoud, savez ce secrétaire d'Etat éphémère qui a dû avouer sa phobie administrative, ce « responsable » politique qui n'a pas fait de déclaration d'impôts durant trois ans, et puis le retour en fanfare de Nicolas Sarkozy,45 minutes sur une chaîne du service public à débiter son charabia élaboré par des communicants surdiplômés, lui qui n'a plus aucun mandat et qui est censé faire preuve d'une forme de neutralité étant membre du conseil constitutionnel, ont fini par boucler la boucle.

Un panier de crabes pour parler plus clairement, voilà un peu comment on peut caractériser ce petit microcosme des puissants, ceux qui font lejeu de l'alternancetout en défendant les intérêts des mêmes.

Lors des repas de famille, des discussions entre amis, toujours la,même conclusion cinglante et légitime, « c'est blanc bonnet et bonnet blanc ». Clin d'œil à Jacques Duclos oblige, de plus quarante ans après la maxime du communiste haut pyrénéen demeure d'une actualité brûlante.

Que dire de ce spectacle affligeant lors du vote de confiance au gouvernement.Un discours lamentable et totalement déconnecté du réel de la part d'un Manuel Valls aux traits tirés ; un discours richement applaudi par les bancs socialistes mais aussi parfois par ceux de l'UMP.

Rien d'étonnant quand on pense au pacte de responsabilité,aux propos du ministre du travail qui veut fliquer les chômeurs, à l'éternel couplet sur la compétitivité et le besoin d'orthodoxie budgétaire.

Pendant ce temps-là, pendant ce petit spectacle sinistre qui n’amuse plus personne hormis cette caste fermée des privilégiés, 5 millions de françaises et de français sont au chômage,8,5millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté,l'industrie française a perdu 36% de ses effectifs en 30 ans, on apprend par une récente étude qu'un adolescent sur deux est dans une situation de souffrance psychologique tant la désespérance est grande dans notre pays.

Face à cette réalité, celle d'un pays qui s'enlise lentement dans la récession et le chaos, le gouvernement et les autres continuent leur sale besogne, appliquer à la lettre les recommandations de Berlin, casser les services publics et notre modèle de protection sociale, diviser les salariés pour casser la solidarité et toute forme de conscience de classe et surtout assurer la rente, une rente historiquement élevée, pour les tenants de ce système qui marche sur la tête.

Alors que nous allons tenir d'ici quelques semaines une conférence nationale attendue avec impatience par beaucoup de camarades, il est impérieux de faire entendre un autre son de cloche. « Pas de mannequins dans le Parti ! >> disait Thorez. Chaque communiste a son mot à dire. Oui au retour d'un grand parti du peuple qui fait trembler le bourgeois et qui ouvre une perspective réelle de transformation de notre société.

Guillaume SAYON

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ODIEUX ! [le billet rouge d'Aris]

27 Septembre 2014, 07:33am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Les petits barons du P.S., ministres intègres qui « oublient » de payer leurs impôts ou qui cachent leurs comptes en Suisse, magouilleurs de la MNEF, banquiers reconvertis dans la politique (et vice-versa), politiques recyclés dans le « business », ministres qui passent à la Commission européenne en récompense de leur allégeance budgétaire à l’UE, ne se contentent plus de servir le capital : ils insultent les travailleurs. La morgue de classe de ces nouveaux aristocrates suinte dans leurs propos. L’arrogance de ces gens-là ne connait plus de limites.

 

Et ce ne sont pas des excuses hypocrites qui camoufleront ce qu’ils pensent des ouvrières, des travailleurs qu’ils méprisent comme les marquis de la cour de Louis XVI méprisaient les « manants ». Comme les seigneurs méprisaient les serfs et le bas peuple des villes. Ces nouveaux Muscadins veulent rosser les nouveaux Sans-Culottes, non contents de leur imposer chômage et misère, ils exhalent leur haine des « sans-dents » et des«illettrés » qui n’ont même pas eu la courtoisie de voter Oui à la constitution supranationale ou de se rendre en passe aux urnes lors des élections européennes…

 

On croit entendre les versaillais parler de ceux qu’ils nommaient avec dédain les ‘Communards’ : « cette ligue de tous les déclassés, de tous les incapables, de tous les envieux, de tous les assassins, de tous les voleurs » (Leconte de Lisle), des « têtes de pions, collets crasseux, cheveux luisants… » (Alphonse Daudet).

 

Odieux ! Oui, sans conteste, et révélateur de ce que ces nouveaux féodaux pensent du peuple.

 

Les « sans Rolex ayant raté leur vie » (J. Séguéla), les « illettrées » qui luttent pour gagner la leur et pour produire en France, les roturiers restés bêtement fidèles à notre langue et qui ne comprennent même pas les anglicismes dont les « gens bien » truffent leurs propos, les gens de peu qui ne saisissent pas « qu’il n’y a pas d’alternative » (Thatcher et Valls !) à leur exploitation et au mépris de leurs maîtres, toute cette « plèbe » saura ainsi, pour ceux qui en doutaient encore, que seul le chemin de la lutte et de l’organisation de classe pourra briser l’insolence du capital et de ses serviteurs. « Nous ne sommes rien, soyons tout ! » dit l’Internationale. Ne l’oublions pas.

 

Et rappelons aux Macron, Sarkozy, Le Pen et autres valets du capitalisme, que notre France, celle des travailleurs que chantait Jean Ferrat, « répond toujours du nom de Robespierre ».

 

ARIS

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Edito de Cathy Apourceau Poly dans le journal Communistes 62

9 Mai 2014, 19:36pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

GRAND MEETING

PIERRE LAURENT ET JACKY HÉNIN

À AVION

 

Les élections européennes se déroulent le 25 mai prochain. Face à l'austérité, il y a des milliers de raisons de se mobiliser pour aller voter et  faire voter autour de soi.

 

Nous le savons, ces élections ne passionnent pas les foules, et les médias chaque jour se font le relais du peu de mobilisation de notre peuple.

 

Pourtant ces dernières années, beaucoup ont compris qu'une part croissante de leurs problèmes naissait à Bruxelles. En 2005, nous avons voté « non » majoritairement et on a bafoué notre vote.

 

Alors, beaucoup d'hommes et de femmes que nous rencontrons ont le sentiment de ne pas être entendus. Ils pensent que la politique ne peut rien pour eux et que de toutes façons les dés sont lancés.

 Quoi qu'ils fassent, ils paieront les politiques d'austérité menées. Pourtant, nous le savons, la politique du renoncement conduit au pire.

Cette élection est un enjeu majeur.

 Le parlement européen, s'il conforte le consensus libéral, s'il voit se renforcer la place des nationalistes haineux, desservira notre peuple. Il accompagnera la compétition acharnée des salariés, la destruction de la protection sociale et des services publics...

 

Notre circonscription a proposé de nouveau la candidature de Jacky Hénin.

Son travail a montré l'utilité d'avoir un parlementaire européen communiste.

 Il est présent à Bruxelles mais également sur le terrain, dans les luttes, que ce soit dans le Pas-de-Calais, en Picardie, en Normandie et ailleurs.

 

Nous avons donc le 25 mai l'ambition de faire réélire notre député européen.

 

Le grand rendez-vous politique pour notre département se déroule les 17 et 18 mai à Avion lors de la fête de l'Humain d'Abord avec nos candidats.

 

Pour celles et ceux qui seront en forme dès le 16 Mai à 19H, les élus communistes et républicains de notre département donneront une réception sous le chapiteau de l'Espace Collectivité.

Ensuite, les communistes d'Avion organisent leur repas de section « couscous pour un prix modeste. »

S'inscrire auprès de la fédération au 03 21 08 12 12 ou auprès d’un militant communiste d’Avion.

 

                                                                                  Cathy Apourceau Poly

Conseillère régionale

Présidente de l’ADECR

 Edito de Cathy Apourceau Poly dans le journal Communistes 62

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Edito d'Hervé Poly dans le Journal Communiste 62 de janvier

24 Janvier 2014, 16:22pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Dans quelques semaines, nous enclencherons un cycle électoral important avec les élections municipales puis, dans la foulée, les élections européennes avec une semaine avant, les 17 et 18 mai, un grand meeting pour la seconde édition de la fête de l'Humain d'abord à Avion.

 

Si comme vous, je ne lis pas dans le marc de café, je peux vous annoncer sans trop d'erreurs que nous serons présents de manière plus conséquente qu'en 2008, date des dernières municipales.

 Ce sera le cas par exemple à Aix-Noulette, Douvrin, Haisnes-les-la bassée ...

Par ailleurs, dans les villes que nous gérons ou comme celles où nous participons à l'exécutif dans l'union, le rassemblement s'est opéré dans la quasi-totalité des communes.

 Mis à part Houdain où une partie seulement des socialistes se rassemblent autour du maire, les autres ayant choisi la division.

Enfin, dans bien des endroits, nous sommes dans des batailles de conquête ou de reconquête. Pour ne citer que quelques exemples :

 Harnes, Annay, Montigny-en-Gohelle ou encore Calais ...

Cette liste, non exhaustive, ne doit pas faire oublier le mérite des camarades qui s'engagent dans des batailles importantes comme à Lens ou Arras.

L'état d'esprit de la direction fédérale n'est ni à l'opportunisme ni au pessimisme mais bien à la combativité pour gagner de nombreux élus.

 Sauf mauvaise surprise, nous devrions être plus nombreux en nombre d'élus que comparativement à 2008. Cette possibilité correspond aussi au chiffre conséquent du nombre d'adhésions en 2013 avec 315 nouveaux adhérents.

Ces élections et notre   fête départementale sont des rassemblements qui, vous le savez, auront un coût d'autant que les comptes de campagne ne sont prévus que pour les communes de plus de 9000 habitants.

 Pour les autres, la campagne est à la charge du Parti (cellules, sections, fédération).

C'est pourquoi, plus que jamais, nous faisons appel aux dons individuels, de sections ou de cellules pour nous donner les moyens financiers de nos ambitions. Merci d'avance et encore une bonne année 2014.

Hervé POLY

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