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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Articles avec #edito

Edito de Guillaume Sayon: Un PCF de combat : une nécessité !

10 Octobre 2014, 17:10pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Edito de Guillaume Sayon: Un PCF de combat : une nécessité !

 Thomas Thevenoud, savez ce secrétaire d'Etat éphémère qui a dû avouer sa phobie administrative, ce « responsable » politique qui n'a pas fait de déclaration d'impôts durant trois ans, et puis le retour en fanfare de Nicolas Sarkozy,45 minutes sur une chaîne du service public à débiter son charabia élaboré par des communicants surdiplômés, lui qui n'a plus aucun mandat et qui est censé faire preuve d'une forme de neutralité étant membre du conseil constitutionnel, ont fini par boucler la boucle.

Un panier de crabes pour parler plus clairement, voilà un peu comment on peut caractériser ce petit microcosme des puissants, ceux qui font lejeu de l'alternancetout en défendant les intérêts des mêmes.

Lors des repas de famille, des discussions entre amis, toujours la,même conclusion cinglante et légitime, « c'est blanc bonnet et bonnet blanc ». Clin d'œil à Jacques Duclos oblige, de plus quarante ans après la maxime du communiste haut pyrénéen demeure d'une actualité brûlante.

Que dire de ce spectacle affligeant lors du vote de confiance au gouvernement.Un discours lamentable et totalement déconnecté du réel de la part d'un Manuel Valls aux traits tirés ; un discours richement applaudi par les bancs socialistes mais aussi parfois par ceux de l'UMP.

Rien d'étonnant quand on pense au pacte de responsabilité,aux propos du ministre du travail qui veut fliquer les chômeurs, à l'éternel couplet sur la compétitivité et le besoin d'orthodoxie budgétaire.

Pendant ce temps-là, pendant ce petit spectacle sinistre qui n’amuse plus personne hormis cette caste fermée des privilégiés, 5 millions de françaises et de français sont au chômage,8,5millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté,l'industrie française a perdu 36% de ses effectifs en 30 ans, on apprend par une récente étude qu'un adolescent sur deux est dans une situation de souffrance psychologique tant la désespérance est grande dans notre pays.

Face à cette réalité, celle d'un pays qui s'enlise lentement dans la récession et le chaos, le gouvernement et les autres continuent leur sale besogne, appliquer à la lettre les recommandations de Berlin, casser les services publics et notre modèle de protection sociale, diviser les salariés pour casser la solidarité et toute forme de conscience de classe et surtout assurer la rente, une rente historiquement élevée, pour les tenants de ce système qui marche sur la tête.

Alors que nous allons tenir d'ici quelques semaines une conférence nationale attendue avec impatience par beaucoup de camarades, il est impérieux de faire entendre un autre son de cloche. « Pas de mannequins dans le Parti ! >> disait Thorez. Chaque communiste a son mot à dire. Oui au retour d'un grand parti du peuple qui fait trembler le bourgeois et qui ouvre une perspective réelle de transformation de notre société.

Guillaume SAYON

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ODIEUX ! [le billet rouge d'Aris]

27 Septembre 2014, 07:33am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Les petits barons du P.S., ministres intègres qui « oublient » de payer leurs impôts ou qui cachent leurs comptes en Suisse, magouilleurs de la MNEF, banquiers reconvertis dans la politique (et vice-versa), politiques recyclés dans le « business », ministres qui passent à la Commission européenne en récompense de leur allégeance budgétaire à l’UE, ne se contentent plus de servir le capital : ils insultent les travailleurs. La morgue de classe de ces nouveaux aristocrates suinte dans leurs propos. L’arrogance de ces gens-là ne connait plus de limites.

 

Et ce ne sont pas des excuses hypocrites qui camoufleront ce qu’ils pensent des ouvrières, des travailleurs qu’ils méprisent comme les marquis de la cour de Louis XVI méprisaient les « manants ». Comme les seigneurs méprisaient les serfs et le bas peuple des villes. Ces nouveaux Muscadins veulent rosser les nouveaux Sans-Culottes, non contents de leur imposer chômage et misère, ils exhalent leur haine des « sans-dents » et des«illettrés » qui n’ont même pas eu la courtoisie de voter Oui à la constitution supranationale ou de se rendre en passe aux urnes lors des élections européennes…

 

On croit entendre les versaillais parler de ceux qu’ils nommaient avec dédain les ‘Communards’ : « cette ligue de tous les déclassés, de tous les incapables, de tous les envieux, de tous les assassins, de tous les voleurs » (Leconte de Lisle), des « têtes de pions, collets crasseux, cheveux luisants… » (Alphonse Daudet).

 

Odieux ! Oui, sans conteste, et révélateur de ce que ces nouveaux féodaux pensent du peuple.

 

Les « sans Rolex ayant raté leur vie » (J. Séguéla), les « illettrées » qui luttent pour gagner la leur et pour produire en France, les roturiers restés bêtement fidèles à notre langue et qui ne comprennent même pas les anglicismes dont les « gens bien » truffent leurs propos, les gens de peu qui ne saisissent pas « qu’il n’y a pas d’alternative » (Thatcher et Valls !) à leur exploitation et au mépris de leurs maîtres, toute cette « plèbe » saura ainsi, pour ceux qui en doutaient encore, que seul le chemin de la lutte et de l’organisation de classe pourra briser l’insolence du capital et de ses serviteurs. « Nous ne sommes rien, soyons tout ! » dit l’Internationale. Ne l’oublions pas.

 

Et rappelons aux Macron, Sarkozy, Le Pen et autres valets du capitalisme, que notre France, celle des travailleurs que chantait Jean Ferrat, « répond toujours du nom de Robespierre ».

 

ARIS

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Edito de Cathy Apourceau Poly dans le journal Communistes 62

9 Mai 2014, 19:36pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

GRAND MEETING

PIERRE LAURENT ET JACKY HÉNIN

À AVION

 

Les élections européennes se déroulent le 25 mai prochain. Face à l'austérité, il y a des milliers de raisons de se mobiliser pour aller voter et  faire voter autour de soi.

 

Nous le savons, ces élections ne passionnent pas les foules, et les médias chaque jour se font le relais du peu de mobilisation de notre peuple.

 

Pourtant ces dernières années, beaucoup ont compris qu'une part croissante de leurs problèmes naissait à Bruxelles. En 2005, nous avons voté « non » majoritairement et on a bafoué notre vote.

 

Alors, beaucoup d'hommes et de femmes que nous rencontrons ont le sentiment de ne pas être entendus. Ils pensent que la politique ne peut rien pour eux et que de toutes façons les dés sont lancés.

 Quoi qu'ils fassent, ils paieront les politiques d'austérité menées. Pourtant, nous le savons, la politique du renoncement conduit au pire.

Cette élection est un enjeu majeur.

 Le parlement européen, s'il conforte le consensus libéral, s'il voit se renforcer la place des nationalistes haineux, desservira notre peuple. Il accompagnera la compétition acharnée des salariés, la destruction de la protection sociale et des services publics...

 

Notre circonscription a proposé de nouveau la candidature de Jacky Hénin.

Son travail a montré l'utilité d'avoir un parlementaire européen communiste.

 Il est présent à Bruxelles mais également sur le terrain, dans les luttes, que ce soit dans le Pas-de-Calais, en Picardie, en Normandie et ailleurs.

 

Nous avons donc le 25 mai l'ambition de faire réélire notre député européen.

 

Le grand rendez-vous politique pour notre département se déroule les 17 et 18 mai à Avion lors de la fête de l'Humain d'Abord avec nos candidats.

 

Pour celles et ceux qui seront en forme dès le 16 Mai à 19H, les élus communistes et républicains de notre département donneront une réception sous le chapiteau de l'Espace Collectivité.

Ensuite, les communistes d'Avion organisent leur repas de section « couscous pour un prix modeste. »

S'inscrire auprès de la fédération au 03 21 08 12 12 ou auprès d’un militant communiste d’Avion.

 

                                                                                  Cathy Apourceau Poly

Conseillère régionale

Présidente de l’ADECR

 Edito de Cathy Apourceau Poly dans le journal Communistes 62

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Edito d'Hervé Poly dans le Journal Communiste 62 de janvier

24 Janvier 2014, 16:22pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Dans quelques semaines, nous enclencherons un cycle électoral important avec les élections municipales puis, dans la foulée, les élections européennes avec une semaine avant, les 17 et 18 mai, un grand meeting pour la seconde édition de la fête de l'Humain d'abord à Avion.

 

Si comme vous, je ne lis pas dans le marc de café, je peux vous annoncer sans trop d'erreurs que nous serons présents de manière plus conséquente qu'en 2008, date des dernières municipales.

 Ce sera le cas par exemple à Aix-Noulette, Douvrin, Haisnes-les-la bassée ...

Par ailleurs, dans les villes que nous gérons ou comme celles où nous participons à l'exécutif dans l'union, le rassemblement s'est opéré dans la quasi-totalité des communes.

 Mis à part Houdain où une partie seulement des socialistes se rassemblent autour du maire, les autres ayant choisi la division.

Enfin, dans bien des endroits, nous sommes dans des batailles de conquête ou de reconquête. Pour ne citer que quelques exemples :

 Harnes, Annay, Montigny-en-Gohelle ou encore Calais ...

Cette liste, non exhaustive, ne doit pas faire oublier le mérite des camarades qui s'engagent dans des batailles importantes comme à Lens ou Arras.

L'état d'esprit de la direction fédérale n'est ni à l'opportunisme ni au pessimisme mais bien à la combativité pour gagner de nombreux élus.

 Sauf mauvaise surprise, nous devrions être plus nombreux en nombre d'élus que comparativement à 2008. Cette possibilité correspond aussi au chiffre conséquent du nombre d'adhésions en 2013 avec 315 nouveaux adhérents.

Ces élections et notre   fête départementale sont des rassemblements qui, vous le savez, auront un coût d'autant que les comptes de campagne ne sont prévus que pour les communes de plus de 9000 habitants.

 Pour les autres, la campagne est à la charge du Parti (cellules, sections, fédération).

C'est pourquoi, plus que jamais, nous faisons appel aux dons individuels, de sections ou de cellules pour nous donner les moyens financiers de nos ambitions. Merci d'avance et encore une bonne année 2014.

Hervé POLY

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Edito de Bertrand Péricaud dans le Journal Communiste 62 de novembre

23 Novembre 2013, 16:50pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

AGIR CONTRE LA CRISE

 

L'ANNONCE quotidienne de plans sociaux ou de fermetures d'entreprises engendre abattement et colère chez les travailleurs. Les grands groupes se restructurent, avec comme variable d'ajustement, l'emploi.

Le Pas de calais est en train de perdre son industrie.

 La fermeture de DOUX, FRAISNOR, LKI, les plans sociaux chez MECASTAMP, DURISOTTI, CALAIRE, CONTINENTAL-NUTRITION ; les suppressions d'emplois à la Française de Mécanique ... et celles qui se profilent à la Cristallerie d'Arc, chez Stora Enso ou BRIDGESTONE.

 La liste n'est malheureusement pas exhaustive.

Les entreprises dont on parle ne sont pas des « canards boiteux ». Ce sont des outils industriels performants (la machine n° 5 de STORA est une véritable cathédrale industrielle) - ce sont aussi des personnels, avec des savoir-faire parfois uniques et pourquoi la collectivité devrait-elle continuer à payer, le chômage partiel, la formation, la recherche... sans garanties plus sérieuses ?

La crise offre une opportunité : celle de reposer la question de la propriété des entreprises portées à bout de bras par l'argent public.

 Les communistes défendent l'idée de l'appropriation collective, comme solution à la défaillance des grands groupes : par une entrée au - capital.

 Elle peut être temporaire ou définitive... pour avoir un droit de regard sur la stratégie.

Cette question n'est pas seulement théorique ; par exemple, aujourd'hui, la restructuration du capital d'ARC INTERNATIONAL est posée.

L'entreprise a supprimé plus de 6000 emplois. La question de la survie des 5700 restants est d'actualité.

 Le groupe communiste au Conseil Régional demande la recapitalisation d'ARC INTERNATIONAL, passe par une entrée de la BPI (banque publique d'investissement) dans le capital ; et pourquoi pas de la Région elle-même. Par la création de SCOP (coopératives ouvrières).

L'exemple de « MY FERRY LINK, appuyé sur EUROTUNNEL, a permis de sauver 500 emplois de l'ex. SEAFRANCE.

 C'est pourquoi les salariés de CALAIRE CHIMIE ont proposé (en vain) de reprendre leur entreprise sous cette forme.

Par la nationalisation. Elle peut être totale ou partielle ; définitive ou temporaire. Nous ne sommes d'ailleurs pas les seuls à penser qu'elle peut être une alternative à la faillite des gestionnaires capitalistes.

Dans ce domaine enfin, l'Etat français pourrait commencer par le plus facile et le plus productif en matière de relance industrielle : la renationalisation de l'énergie autour d'EDF-GDF.

Les communistes du Pas de Calais ne sont pas du genre à baisser les bras. C'est l'action, autour de propositions alternatives qui va changer la donne. Ces propositions, plus que jamais, faisons les vivre.

Bertrand Péricaud

 

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Quand le fils fait penser à son père

9 Janvier 2013, 19:59pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

  CFDT. François Chérèque en 20 photos

Le mercredi 2  janvier 2013, François Chèrèque a été nommé  Inspecteur Général de  l’IGAS (Inspection générale de  l’action sociale) par  le gouvernement, un poste prestigieux et particulièrement bien rémunéré, puisqu’il est de 8000 euro mensuels hors primes et avantages.

 

 

D’autres sources  laissent entendre que François Chèrèque va  intégrer de hautes  fonctions au sein du  très sélect club « Terra Nova », un cercle de réflexion bourgeois  créé par des élites du PS « humanistes tendance libérale ». Décidément,  le syndicalisme de compromission mène donc à tout et sans problème pour ses chefs !  

 

Espérons que  Edouar Martin celèbre syndicaliste de la CFDT Florange, aura compris combien cette leçon de la traitrise de classe se paye sur le dos des travailleurs : après le coup des retraites, de la sécu et de la compétivité, la note s’allonge pour la classe des travailleurs.

 

François Chèrèque, dans ses derniers mois comme secrétaire général de la CFDT, avait annoncé que « si l’augmentation des prélèvements obligatoires pour sauver la France était inéluctable, l’augmentation de la CSG était la seule qui puisse être acceptable » l'ideologie de papa reste ancré

 

Aussi, devant cette réaction quelque peu bizarre du François,  il nous  faut  faire un petit rappel historique et social.

 

La CSG  fut  inventée et mise en place par Michel  Rocard  quand  il  fût  le  1er Ministre  de  François Mitterrand. 

 

  Jacques  Attali,  économiste  social-libéral,  le  conseiller  de  François Mitterrand  avait  osé déclarer sur ce nouvel impôt : « Avec la CSG, la gauche a trouvé le moyen d’inventer une fiscalité injuste ». On ne saurait mieux dire 20 ans plus tard après 17 années de droite au pouvoir.  

 

Mais quel est le rapport entre François Chèrèque de 2012 et Rocard des années 1990 ?

 

La réponse est dans la famille : « Jacques Chèrèque » le père de François, ex CFTC, qui fût secrétaire général de la CFDT Métallurgie (FGM) puis secrétaire général adjoint de la CFDT et qui devint Ministre de Michel Rocard de 1988 à

1991. 

Jacques,  le  père  Chèrèque,  eut  en  charge  le Ministère  de  l’aménagement  du  territoire  et  la  reconversion  industrielle…  c’était  en  quelque  sorte  le Montebourg  des  années  90, mais  après  avoir  accompagné  le  démantèlement  d’une  industrie :  cela  s’appelle  un  « pompier-pyromane  opportuniste  et  sans

scrupule »…

 

certe Jacques Chèrèque, qui fût aussi un des co-organisateurs de la fermeture de nombreux sites sidérurgiques dans le cadre du plan européen de la SECA ( dont un site a feuchy près d'arras), (le très réactionnaire  plan  du Baron  belgo-hongrois,  Etienne Davignon  -  450 000  emplois  supprimés  entre  1974  et  1985) mais  aussi  l’ami  d’ Helmut  Schmidt,  est l’auteur de cette déclaration célèbre et anti-ouvrière, bien vite cachée au plus profond des oubliettes du syndicalisme rassemblé  : « il  faut retirer  les hauts fourneaux de la tête des sidérurgistes lorrains » ( hic) … et oui c’est la voix d’un « syndicaliste » (?)

qui a préféré le strass et les salons de la classe dominante aux combats et aux bleus de la classe exploitée…

 

Edouard Martin syndicaliste de la CFDT le savait-il et les salariés de Mittal le savaient-ils quand ils ont écrit au Président il y a quelques semaines pour « accuser » avec justesse la politique défaitiste du gouvernement français face à l’indo-britannique milliardaire Lakshmi Mittal ?

 

Et voilà comment on peut être traître de père en fils quand on est happé par  le pouvoir,  les média et manipulé par le capital qui sait choisir ses partenaires, mais aussi comment on peut être d’accord avec l’augmentation de la CSG en 2013 comme le « papa » le fut lors de sa création, quand « Avec la CSG, la gauche a trouvé  le moyen d’inventer une  fiscalité  injuste »… mais aussi où en est  l’organisation ouvrière qui nous  fait  tant défaut dans ces moments d’affrontement de classe, car il est démontré que toujours « un poisson pourrit toujours par sa tête »

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Une idée devient une force lorsqu'elle s'empare des masses

23 Octobre 2009, 15:06pm

Publié par MDC


Une idée devient une force
lorsqu'elle s'empare des masses

Cette phrase de Marx vient d'être magnifiquement illustrée : plus de 2 millions de Français (1358 dans l’Arrageois) ont proclamé avec force leur attachement au service public de la poste, lors de la votation citoyenne du 3 octobre, en disant NON à sa privatisation.

Le gouvernement a beau essayer de faire croire qu’une sortie de crise se profile, la réalité est différente et il poursuit ses réformes avec indifférence et mépris pour le peuple.

L’annonce de la hausse du forfait hospitalier et de la baisse du remboursement de certains médicaments devrait être inscrite dans le projet de budget 2010 de la sécurité sociale, comme la remise en cause du niveaude retraites des mères de famille. 

Quant à l’instauration d’une nouvelle taxe, la taxe carbone, côté ménages, le surcoût en chauffage serait de 170 euros (cas d'une maison individuelle alimentée au fioul), et de 58 euros par véhicule, alors que du côté entreprises, cette taxe ne coûterait que 0,1 % de la valeur ajoutée du secteur tertiaire et 1 % pour l'industrie !

Concernant l’emploi, le nombre de demandeurs continue de grimper (le taux de chômage atteint 19 % environ  à Arras), les jeunes étant les plus touchés (génération sacrifiée!) : suppressions d’emploi dans l’intérim, gel des embauches dans le privé comme dans le public, multiplication des petit boulots, sans comptés les stages de formation obligatoire en entreprises d’une rémunération d’à peine plus de 380 € par mois (Quand ils sont rémunérés !)

Dans le même temps au sud d’Arras le maire de Bapaume UMP est fort étonné du déficit comptable, (1,5 millions € au budget du Centre Hospitalier de Bapaume) alors qu’il en est le Président du Conseil d’Administration. Ce manque de moyens dénoncé par le secrétaire général du syndicat CGT de l’hôpital serait dû à une sous dotation des services, reconnue par l"Agence Régionale Hospitalière, d’environ 500 000 € depuis 5 ans soit 3,5 millions €. De quoi renflouer les caisses de cet établissement, au lieu d’externaliser certaines activités qui seraient productives financièrement.

Une énième réforme des retraites se pointe à l’horizon, basée sur le modèle suédois, mélange de répartition et de capitalisation, où les pensions dépendent du marché financier (35% du capital a fondu l'an dernier) mais aussi des performances économiques du pays (-4% annoncés pour 2010) sans compter qu'elles sont indexées sur l'espérance de vie (plus les gens vivent vieux plus le niveau des pensions baisse).

Transformer le rapport des forces global en faveur des salariés, demandeurs d’emplois, retraités, telle est l’ambition du Parti communiste : être à l’offensive sur les revendications, l’action, voilà le meilleur moyen d’obtenir de nouvelles politiques économiques et sociales fondées sur la réponse aux besoins humains plutôt que sur la satisfaction de la bourse.

René CHEVALIER

Editorial d'ARRAS ACTUEL n°7

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Editorial de David Noël (PCF Hénin Beaumont) pour le journal communiste Liberté 62

19 Juillet 2008, 20:33pm

Publié par Xavier


Ingrid, Carla, Edvige et les autres...

Nicolas Sarkozy n'a même pas besoin de nommer lui-même le futur patron de France Télévisions. Jamais le pouvoir d'un chef d'Etat d'un pays démocratique n'a été aussi grand, ses liens avec les grandes entreprises aussi apparents, sa stratégie de détournement de l'attention aussi évidente.

François Fillon annonce 30 000 suppressions de postes dans la Fonction Publique dont 13 500 dans l'Education Nationale. L'information est expédiée en quelques lignes. Pas un mot non plus, au journal de TF1 ou de France 2 sur les menaces qu'une ouverture de capital de La Poste ferait peser sur le service public postal. Car au-delà d'un changement de statut et d'un simple apport de capital, c'est la privatisation de l'entreprise publique qui est en marche avec son cortège de fermetures programmées de plusieurs milliers de bureaux de poste. Sous couvert des directives de Bruxelles, c'est en fait le gouvernement qui organise la privatisation et le démantèlement de La Poste pour mieux servir les intérêts de la Société Générale et casser un des derniers symboles du service public.

A part L'Humanité, qui dénonce cette logique de marchandisation qui se poursuit, quels qu'en soient les coûts pour les salariés et les consommateurs ? Personne ! Intarissables sur la libération d'Ingrid Bétancourt et le dernier album de Carla Bruni, TF1 et France 2 sont d'une remarquable discrétion sur la casse de La Poste et de la Fonction Publique. Dans les colonnes du Figaro et de Libération comme sur les écrans de télévision, on retrouve la même hiérarchie de l'information et les visages de femmes se succèdent, au rythme des emballements médiatiques.

En ce début de juillet, les héroïnes médiatiques se nomment Ingrid et Carla : Ingrid Bétancourt libérée par les forces spéciales d'Alvaro Uribe, Ingrid Bétancourt qui va retrouver sa famille, Ingrid Bétancourt qui remercie Dieu, Ingrid Bétancourt en pèlerinage à Lourdes, Ingrid Bétancourt invitée d'honneur du 14 juillet, qui se fait porter pâle, Ingrid Bétancourt qui reçoit la légion d'honneur… Chaque jour, dans les journaux, à la radio ou sur les écrans de télévision, le feuilleton Ingrid Bétancourt se décline à toutes les sauces, à peine interrompu par les adieux de PPDA, dont on ne regrettera pas « l'insolence » supposée, une insolence qui ne transparaissait pas souvent, c'est le moins qu'on puisse dire…

Autre feuilleton et autre démission médiatique que le feuilleton de la parution du troisième album de Carla Bruni, « Comme si de rien n'était », sorti en grande pompe le 11 juillet dernier. On ne s'étonne qu'à moitié de trouver des portraits complaisants de la première dame de France dans les colonnes du Figaro, mais quelle déception de voir Libération ouvrir le bal, dès le 21 juin dernier, allant jusqu'à proposer à Carla Bruni d'être « rédactrice d'un jour » du quotidien dont Laurent Joffrin ambitionne de faire « la maison commune de la gauche ». Réveille-toi, Jean-Paul Sartre, ils sont devenus fous !

Comme dans tout conte de fée, il y a besoin d'une méchante qu'on tournera en dérision. Ségolène Royal endosse le rôle avec le talent qu'on lui connaît. Excellant dans l'art de la provocation, l'ex-candidate à la présidentielle accuse Nicolas Sarkozy de récupération politique dans le dossier Ingrid Bétancourt, ce qui est assurément le cas et d'être derrière le cambriolage de son appartement.
Cette stratégie de coups médiatiques mâtinée d'un social-libéralisme affirmé lui suffira-t-elle pour récupérer des adhérents socialistes qui doutent et prendre la tête du PS lors du prochain congrès ? En tout cas, elle participe d'une personnalisation de la vie politique et d'un recul idéologique qui n'ont rien de rassurant.

Car pendant que défilent les visages d'Ingrid, Carla et Ségolène, vous ne saurez rien sur Edvige… EDVIGE, c'est le nouveau fichier (Exploitation Documentaire et Valorisation de l'Information GEnérale) mis en place par la Direction centrale de la sécurité publique le 1er juillet dernier.
Ce fichier policier recensera de manière systématique et généralisée toute personne « ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif ». Sans exception, toutes les personnes engagées dans la vie de la cité sont donc visées et le gouvernement ne compte pas en rester là : EDVIGE permettra de compiler toutes les notes de renseignements telles que les fréquentations, l'appartenance ethnique, les orientations sexuelles ou encore les opinions politiques, religieuses ou syndicales de plusieurs milliers de personnes.
Les mineurs ne seront pas épargnés puisque leur fichage sera autorisé dès l'âge de 13 ans.
A l'appel de la Ligue des Droits de l'Homme et de la Fondation Copernic, une pétition (http://nonaedvige.ras.eu.org/) a déjà rassemblé plus de 6 000 signatures. Le Parti Communiste en est évidemment signataire.

Ingrid, Carla, Ségolène… Le feuilleton médiatique s'auto-alimente pour mieux cacher la réalité d'une politique libérale et autoritaire, dont le fichier Edvige n'est que le dernier avatar. Cette politique, les communistes doivent la dévoiler et la combattre. Et si sortir du feuilleton où ils voudraient nous enfermer était simple comme un clic ?

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34ème CONGRES, MAUVAIS COUPS,IL EST PLUS QUE TEMPS DE S’EN MELER !

30 Juin 2008, 20:48pm

Publié par Xavier


http://accel11.mettre-put-idata.over-blog.com/0/03/66/15/illustrations/dominique-watrin.jpg

 Il y a un peu plus de 2 mois lors d’une Assemblée générale de section, nous avons fait le constat unanime qu’on ne pouvait laisser Sarkozy continuer ses mauvais coups sans résistance et nous nous sommes dit qu’objectivement  les populations devraient se révolter mais que si elles ne le faisaient pas, c’était peut être parce que  nous, les communistes, étions trop frileux. Nous avons donc décidé un porte à porte dans un quartier populaire où notre activité politique de terrain s’est dissipée au fil des années. Nous étions une dizaine de communistes à participer et à tenir le même discours aux gens «  Madame, Monsieur, cela fait un an que Sarkozy est arrivé au pouvoir. Vous vous serrez de plus en plus la ceinture y compris sur l’essentiel. Sarkozy en a encore pour 4 ans. Si vous voulez que cela continue comme cela OK ! Si vous pensez qu’il est vital pour vous d’arrêter le massacre alors venez avec nous pour vous battre ! ».

 Bilan de la matinée après, seulement 1 H/1H 15 de porte à porte = 11 adhésions au PCF réalisées par 4 ou 5 camarades différents.

Lors de la dernière Assemblée générale de section, un camarade a dit que nous ne  tirions pas assez sur le PS . La discussion a permis d’aller au-delà de cet énoncé manifestement trop court. En adhérant au capitalisme rectifié de façon minimale à la marge, le PS pose un vrai problème de crédibilité politique pour toutes les forces de gauche qui aspirent à un changement profond de société, en premier lieu le PCF . Se refuser à affronter  cette question est suicidaire pour le Parti Communiste. Il ne suffit plus d’appeler le PS à revenir à gauche mais de créer une dynamique populaire pour l’y obliger. On en revient aux rassemblements populaires majoritaires qu' une Direction Nationale devrait aider à construire sur telle ou telle question (retraites, pouvoir d’achat, logement...) pour faire monter concrètement l’exigence d’un changement radical de société.

Mais certains camarades (parfois dirigeants nationaux) qui ne croient plus eux-mêmes à l’avenir du parti peuvent ils proposer autre chose que de petites combinaisons politiciennes et stériles ?

Il y a quelques semaines, Marie George Buffet a appelé à un véritable  bouillonnent de propositions politiques cohérentes, que les bouches s’ouvrent dans le parti.

Alors oui, il est temps de se mêler du congrès non dans un esprit de tendance ou de fraction mais animés de cette force et de cette richesse collectives que les communistes gagnent chaque fois qu’ils mettent en action des femmes et des hommes en prouvant par A+B l’utilité du Parti Communiste.

 Il y a urgence car les mauvais coups redoublent : passage à 41 années de cotisation pour une retraite pleine ; casse des 35 heures et baisse de rémunération des heures supplémentaires ; menaces officielles sur l’Allocation Personnalisée d’Autonomie (prenez une assurance privée ou l’on vous reprend sur votre succession !) ; nouveaux déremboursements de médicaments  touchant  cette fois les maladies de longue durée ; sur place du SMIC.

Décidément camarades, mêlez vous en !

Dominique WATRIN

Conseiller général de Rouvroy et président du groupe communiste

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La faim du monde

15 Avril 2008, 07:20am

Publié par Xavier

L'image “http://www.humanite.fr/local/cache-vignettes/L100xH140/08-04-14-e73dc.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.


Le monde va-t-il manquer de nourriture en ce début de XXIe siècle ? À l’origine de la menace qui pèse sur des millions d’êtres humains : le risque de pénurie, qui nourrit une spéculation encouragée par les politiques libérales.
Aujourd’hui, dans l’Humanité, un dossier spécial "La faim du monde".

Le monde va-t-il manquer de nourriture en ce début de XXIe siècle, alors que les populations citadines largement majoritaires en arrivent à oublier ou à méconnaître le rôle de l’agriculture ? La situation de ce printemps 2008 est suffisamment grave pour que chacun s’interroge sur la place du monde paysan dans nos sociétés. En quelques semaines, le coût de la vie a parfois doublé pour les populations les plus pauvres des pays pauvres alors qu’ils consacraient déjà l’essentiel de leurs maigres revenus à l’alimentation.

Les consommateurs français s’émeuvent depuis quelques mois de la flambée des prix de denrées essentielles comme le pain, les pâtes, la volaille, les produits laitiers. Souvent spéculatives sur fond de stockage privé face à des réserves publiques quasi inexistantes dans la plupart des pays, les hausses de prix des produits alimentaires nous rappellent brutalement la faillite et l’irresponsabilité des décideurs politiques dans la plupart des pays. Ils ont oublié la signification profonde de la souveraineté alimentaire et des politiques publiques de régulation de l’offre pour s’en remettre au seul marché, à ces spéculateurs dont les plus actifs sont désormais les fonds qui se dégagent du secteur immobilier affecté par la crise des subprimes.

Blé : une situation tendue au niveau mondial

Selon le Comité international des céréales (CIC) la récolte mondiale de blé pourrrait atteindre 656 millions de tonnes en 2008. En France, l’Office national interprofessionnel des grandes cultures (ONIGC) tempère ce chiffre et estime qu’il est plus raisonnable de tabler sur une fourchette comprise entre 635 à 640 millions de tonnes. À condition que les récoltes ne soient pas perturbées par des aléas climatiques toujours possibles.

En face, les chiffres prévisionnels de la consommation de blé sont de 630 millions de tonnes. Il suffirait donc qu’une seule zone importante de production soit affectée par la sécheresse ou des pluies diluviennes, pour que la production de 2008 ne couvre pas les besoins. Or les stocks mondiaux de report seront de l’ordre de 128 millions de tonnes, soit entre 18 % et 20 % de la consommation annuelle. Même avec une bonne récolte 2008, il sera impossible de relever les stocks de sécurité au niveau mondial. Cette possibilité n’existera que pour les pays producteurs excédentaires en blé. Et cette donnée n’échappera pas aux spéculateurs.

Riz : la production peine à suivre la consommation

La tonne de riz thaïlandais se vendait 200 dollars en 2003 et environ 300 dollars en 2006 comme au début de 2007. Son prix est monté à 760 dollars au mois de mars 2008. Selon la FAO, la production mondiale de riz n’a augmenté que de 1 % en 2007 par rapport à 2006. Entre 1999 et 2005 elle n’avait progressé que de 3 % quand la population mondiale augmentait de 6,4 %. Or le riz demeure l’aliment de base pour plus de la moitié de la population mondiale.

Désormais, les rendements à l’hectare ne progressent que faiblement et l’urbanisation galopante dans des pays comme la Chine, l’Inde et quelques autres, réduisent dangereusement les surfaces agricoles adaptées à la production du riz. Le stock mondial n’est que de 100 millions de tonnes sur une production annuelle de 645 millions de tonnes pour 2008. Environ 40 % de ce stock est détenu par la Chine qui planifie chaque année une réserve de sécurité susceptible de couvrir six mois de consommation afin de contenir la spéculation et d’assurer sa souveraineté alimentaire.

La présidente des Philippines tentait récemment d’obtenir du Vietnam un accord d’approvisionnement exceptionnel en riz. Mais le Vietnam en arrive à taxer ses propres exportations pour contenir les prix sur son marché intérieur. Faute de stocks conséquents, le prix du riz risque donc d’augmenter à nouveau sur les marché internationaux. « Si nous essayons de maintenir des cours sous le niveau du marché, des pénuries émergeront en raison des réserves et des spéculations qui en résulteront », estime Ted James, principal économiste de la Banque de développement asiatique.

Protéines végétales et protéines animales

L’augmentation de la demande mondiale de céréales résulte moins de l’augmentation du nombre de bouches à nourrir dans le monde que de la nouvelle manière de s’alimenter. La croissance économique annuelle à deux chiffres de pays très peuplés comme la Chine, l’Inde et quelques autres se traduit par une augmentation du pouvoir d’achat de centaines de millions de consommateurs. Ces derniers modifient le contenu de leur assiette dans laquelle ils font entrer davantage de produits carnés et laitiers.

Une partie toujours plus importante des céréales produites dans le monde est désormais transformée en viande de porc et de volailles, en lait et en produits laitiers diversifiés. Or, il faut 3 à 7 kilos de graines pour produire un kilo de viande selon les élevages. La demande mondiale en céréales et en graines à huile comme le colza, le tournesol et surtout le soja va donc continuer d’augmenter.

Les agrocarburants, facteur aggravant

Dans un contexte de relative pénurie de matières premières agricoles, la production massive d’agrocarburants entre directement en concurrence avec la production alimentaire. La production d’éthanol à partir du maïs américain a considérablement renchéri le prix des tortillas, ces galettes de maïs qui sont l’aliment de base de millions de Mexicains. L’augmentation des superficies consacrées à la canne à sucre brésilienne pour produire de l’éthanol se fait souvent au détriment du soja dont les cours se mettent alors à flamber. Selon les propos tenus le 9 avril dernier par un dirigeant français de l’ONIGC lors de sa conférence de presse mensuelle, les fermiers américains n’avaient pas encore arrêté leurs choix de cultures de printemps 2008 entre le soja, le maïs et d’autres cultures de rente dans l’espoir de semer au dernier moment celle qui se vendra le plus cher dans quelques mois.

En Europe, l’objectif d’utilisation de 5,75 % d’agrocarburants dans les moteurs d’ici à 2010 est à la fois irréaliste et irresponsable. Irréaliste car la plupart des pays de l’Union ne disposent pas de superficies agricoles à la hauteur de cet objectif. Irresponsable parce que le commissaire au Commerce Peter Mandelson prône ouvertement l’importation de ces agrocarburants depuis les pays qui se lancent dans la production industrielle d’éthanol de canne et d’huile de palme au risque d’aggraver la pénurie alimentaire dans le monde.

L’irresponsabilité des décideurs politiques

En France comme dans les 27 pays de l’Union européenne, les décideurs politiques en charge des affaires n’ont pas vu arriver la crise alimentaire qui s’installe. Plus grave encore, ils ne semblent pas avoir la moindre idée des solutions à mettre en place pour la conjurer.

Depuis de très longues années, les membres de la Commission bénéficient du monopole de propositions pour les politiques agricoles communes à mettre en oeuvre. Cette situation a conduit les ministres en charge de l’agriculture à ne plus réfléchir aux politiques à mettre en oeuvre dans leurs propres pays. Ils se sont contentés de corriger à la marge les orientations proposées par la Commission. Cette démission politique s’est traduite par un affaiblissement de l’Europe agricole. Elle a débouché sur une fragilisation de pratiquement toutes ses filières.

Gérard le Puill
article paru dans l’Humanité du 14-04-08

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Le retour du bâton

28 Janvier 2008, 21:35pm

Publié par Xavier


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Par Hervé Poly

CERTES une hirondelle ne fait pas le printemps, mais les Français prennent de plus en plus conscience de la nocivité de la politique de Nicolas Sarkozy. La côte de popularité de l'hôte de l'Elysée fond comme neige au soleil et dans le m ê m e temps la politique économique de son gouvernement n'apparaît pas «efficace » pour une grande partie des Français.

Cette prise de conscience d'une politique qui favorise les plus nantis se télescope à la chute du pouvoir d'achat des Français. Le candidat «du pouvoir d'achat» porte désormais comme une croix sa campagne démagogique.

En quelque sorte, on pourrait dire que sa côte de popularité est désormais mariée -pour le meilleur et pour le pire- à celle du pouvoir d'achat. Tel l'arroseur arrosé, Nicolas Sarkozy connaît désormais l'effet boomerang de sa supercherie. Adepte de l'adage politicien que les promesses ne valent que pour ceux qui les croient, c'est aujourd'hui le retour du bâton pour celui qui fût élu par l'adhésion d'une majorité de notre peuple.

Mais ne nous trompons pas dans l'analyse, les Français y ont cru et c'est sans doute la raison pour laquelle les électeurs de Sarkozy l'ont désormais d'autant plus mauvaise que le train de vie luxueux du Président de la République apparaît comme une provocation indécente au regard des difficultés quotidiennes.

A trop vouloir en faire, y compris dans la banalisation du luxe et de la vie facile, le chouchou du Medef, des milliardaires et des magazines peoples se confronte désormais à cette dure réalité de la vie des Français. Le slogan de campagne «ensemble tout devient possible» résonne encore dans nos têtes alors que chaque jour qui passe sonne pour monnaie trébuchante de l'impossibilité à joindre les deux bouts. Le rêve pour certains se transforme en cauchemar et le pire si on laisse faire est devant nous. La récession économique aux Etats- Unis qui affecte l'Europe est un signal qui annonce un nouveau tour de vis après les élections municipales et cantonales.

Fort heureusement d'un retour de manivelle à un retour de bâton, il n'y a pas loin, car désormais les Français et notamment les salariés soutiennent majoritairement la grève d'hier pour les salaires et les conditions de travail. Alors même si nous sommes loin du rapport des forces espérées, ne faisons pas la fine bouche car la réalité du vécu de chacun est plus forte que les mensonges répétés à grands renforts de médias serviles. Sans doute croyait-il nous faire avaler sa politique de récession sociale comme une lettre à la poste sans recevoir de retour à l'envoyeur aussi expéditif. Mais voilà, Monsieur le Président, Maxime Gorki avait raison «on peut tromper tout le monde, mais pas la vérité».

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Le grand plongeon des Bourses mondiales

23 Janvier 2008, 10:54am

Publié par Xavier

 Malgré le plan de relance de l’économie américaine annoncé par Bush, les places boursières ont enregistré hier leurs plus fortes baisses depuis 2001.

http://bilan.usherbrooke.ca/voutes/voute3/bourse_court.jpgÀ la mi-journée hier, les différentes places financières européennes avaient transformé en fumée pas loin de 430 milliards d’euros de capitalisation boursière. Plus que le budget de l’État français ! Sur la journée, le CAC 40 a perdu 6,83 %, Londres a enregistré un recul de 5,48 %. En Asie, les pertes s’affichaient à plus de 4 % pour les différentes Bourses. Aux États-Unis, il n’y avait pas de cotations hier, du fait du Martin Luther King’s Day. Vendredi, le Dow Jones avait clôturé à -0,49 %. Jamais les Bourses européennes n’avaient connu une pareille chute depuis le 11 septembre 2001.

le plan bush n’a pas convaincu

Ce krach boursier est la conséquence des inquiétudes de récession aux États-Unis, qui pourraient fort bien s’étendre à l’Union européenne. George Bush a tenté, vendredi, de relancer son économie en boostant la demande des ménages. Ce n’est pas moins de 150 milliards de dollars, soit 1 % du PIB, que le président des États-Unis a expliqué vouloir redistribuer aux ménages sous forme de cadeaux fiscaux. Ces rabais se présenteraient sous la forme d’un remboursement d’impôt de 800 dollars pour les particuliers, 1 600 dollars pour les familles. Avec cette mesure, l’administration Bush espérait donner un coup de pouce de l’ordre de 1 à 2 % de croissance pour les deux derniers trimestres de l’année. Ce plan est loin d’avoir convaincu les investisseurs en Bourse. « En fait, ce plan de relance ressemble à un coup d’épée dans l’eau car il s’adresse surtout aux ménages les plus en difficulté, qui vont avoir tendance à rembourser leurs prêts plutôt qu’à consommer. », explique à Reuters Philippe Waechter, directeur de recherche économique chez Natixis Asset Management. De plus, il existe une incertitude sur la capacité du plan Bush à passer au Congrès. En effet, pendant cette campagne présidentielle, les démocrates pourraient bien se servir de leur majorité au Congrès pour freiner les mesures. Nombre de parlementaires démocrates font valoir que 40 % des Américains ne s’acquittent pas de l’impôt sur le revenu et pourraient ne pas être concernés par la mesure.

Plus globalement, l’échec provient de l’incapacité à juguler le chaos financier consécutif à la crise des subprimes. Depuis cet été, la Banque centrale européenne (BCE) a injecté plus de 350 milliards d’euros de liquidités pour que les banques du Continent puissent faire face à leurs obligations. Sans succès. En effet, dans la crise financière, celles-ci ont enregistré d’énormes pertes, dont on sait qu’elles seront plus importantes que ce qui était prévu initialement. De l’autre côté de l’Atlantique, le plan Bush ne répond pas mieux à l’enjeu du contrôle de la spéculation financière. Ce que résume à l’AFP Jean-Louis Mourier, économiste pour la maison de courtage Aurel : « Il y a une déception, puisque le plan ne s’adresse pas aux risques financiers. C’est un plan classique de relance par la consommation, qui ne prévoit rien de spécifique pour le secteur financier. »

aucune remise

en cause du système

Pour le moment, il est difficile de prévoir si les marchés se redresseront. Pour autant, les réponses des responsables politiques apparaissent bien maigres, et ne remettent pas en cause le décalage entre le monde de la finance et celui de l’économie réelle.

* La réaction du PCF. « Comme si de rien n’était, la commission Attali s’apprête à rendre publiques des mesures dont l’orthodoxie ultralibérale aggraverait la situation. À quoi bon théoriser sur la main invisible des marchés, ce krach boursier montre que les propositions Attali sont mortes avant d’être nées », a déclaré hier Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF. « Le PCF fait cinq propositions de mesures aussi utiles qu’urgentes : augmentation des salaires et des minima sociaux ; orientation du crédit en fonction des créations d’emplois ; création de nouveaux services publics ; fin de l’indépendance de la Banque centrale européenne ; baisse de la TVA sur les produits de première nécessité. »

Clotilde Mathieu et Gaël De Santis

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Pauvres, malades et rackettés

7 Janvier 2008, 18:48pm

Publié par Xavier

Editorial par Jean-Paul Piérotundefined


Sur quels critères d’évaluation Roselyne Bachelot sera-t-elle notée par le cabinet d’audit Mars & Co auquel Nicolas Sarkozy et François Fillon ont confié l’examen de la compétence des ministres ? Peut-être, du moins est-ce une suggestion, sur le nombre de visites chez le médecin auxquelles les malades auront renoncé, sur le nombre d’ordonnances prescrites et non suivies d’effet chez le pharmacien. En d’autres termes, sur les réductions des dépenses de santé des personnes les plus fragiles, socialement et médicalement. Car il ne faut pas généraliser. Tout le monde ne souffrira pas des franchises médicales Elles ne sont qu’une pichenette pour le monde de fric et de strass qui environne nos ministres. Mme Bachelot peut jouer les ingénues en s’étonnant de la réaction d’indignation provoquée par la décision de faire payer au patient cinquante centimes par boîte de médicaments ordonnée par le médecin. Soixante pour cent des Français y sont hostiles, selon un récent sondage. Elle se veut culpabilisante en instrumentalisant la compassion que chacun éprouve à l’égard des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer au profit desquelles ces mesures sont prétendument destinées. La ministre de la Santé n’ignore pas que les catégories de la population qui vont être principalement frappées sont les familles aux petits revenus, les personnes âgées, les malades de longue durée ou souffrant d’affections graves, notamment de la maladie d’Alzheimer. Nous atteignons sur cette question vitale dans bien des cas, le sommet de l’iniquité.

Plus de soixante ans après la création de la Sécurité sociale dans une France dévastée par la guerre, ruinée par l’occupation nazie et la trahison vichyssoise, l’homme qui veut incarner la rupture avec ce que le modèle français recèle de progressisme, introduit un système par lequel ce sont les malades qui paient pour les autres malades. Et compte tenu du fait que plus l’on est malade, davantage on prend de médicaments, ce sont les hommes et les femmes les plus pathologiquement touchés, les plus handicapés qui débourseront le plus chez le pharmacien et pour l’ambulance. Derrière le discours faussement compassionnel de Roselyne Bachelot se dissimule la politique profondément injuste de Nicolas Sarkozy. Et disons-le, en matière de santé, contraire à toute notion d’humanisme. Ce qui est présenté à l’opinion publique comme une mesure d’urgence vient en réalité de loin. L’idée germe depuis plusieurs années dans la mouvance néolibérale et chez Nicolas Sarkozy : l’assurance maladie devrait répondre aux mêmes critères que les assurances automobile, des critères commerciaux. La franchise sanctionne en quelque sorte les petites négligences du propriétaire. Mais jusqu’à aujourd’hui du moins la Sécurité sociale n’est pas une affaire privée, un être humain a une autre valeur qu’un véhicule endommagé, un malade n’a pas à être sanctionné pour son mauvais état de santé. Ce sont là quelques principes de base du consensus républicain depuis 1945. C’est pourquoi non seulement l’opinion publique mais aussi des acteurs du système de protection sociale, comme la Caisse nationale d’assurance maladie et la Mutualité française ont exprimé leur opposition aux franchises.

Le témoignage que nous a confié Bruno-Pascal démonte à lui seul la mystification concoctée par la droite. Il n’est pas sûr que le président de la République, entre des vacances égyptiennes et un week-end à Petra, aura trouvé le temps de lire la lettre que lui a envoyée ce travailleur social, qui entre dans un combat du désespoir au nom de tous ces gens modestes qui vont retarder des traitements ou se passer de médicaments calmant leurs souffrances. Mais cet appel concerne aussi tous ceux qui restent attachés aux principes de la solidarité humaine, comme un encouragement à résister à cette nouvelle « civilisation » où l’on rackette les malades.

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Mouvement social : Contre l’intérêt général, le gouvernement persiste à refuser l’évidence

19 Novembre 2007, 13:56pm

Publié par Xavier



Cinq jours que le mouvement social dure et le gouvernement continue, au risque d’aller à la catastrophe, de mettre en scène sa pseudo fermeté à l’égard des légitimes revendications des salariés en lutte.

Fidèle à sa méthode de gouvernernement qui consiste à jouer une partie de l’opinion contre l’autre, le gouvernement joue la montre et parie sur la crise en instrumentalisant de drôle de manifestation bien peu spontanée. En effet qui peut raisonnablement croire à la sincérité de slogan tel que « fillon tiens bon » entendu cet après midi dans une manifestation aux cortèges bien maigrelets malgré le soutien chiffré de la préfecture de Police (organisateur et préfecture donnant, chose rarissime, le même nombre de manifestants).

L’attitude gouvernementale devrait être tout autre. Il s’agit maintenant, au lieu de stigmatiser les titulaires de régimes de retraite liés la pénibilité de leur travail en les rendant responsable du déficit du régime général, de s’attaquer à une réforme du financement qui ferait que le capital cotise au même niveau que les salariés. Mais au mépris de l’intérêt général, le gouvernement refuse l’évidence et préfère continuer dans sa logique désastreuse de bouc émissaire.


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CHOISIR SON CAMP

18 Novembre 2007, 22:03pm

Publié par Xavier

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Par Dominique Watrin

 

En critiquant beaucoup plus la méthode que le fond,

le Parti Socialiste laisse le terrain libre au rouleau

compresseur de la droite et sa politique anti-sociale.

Il obscurcit encore un peu plus la perspective d’un

changement progressiste dans notre pays.”


LA semaine qui s’annonce risque d’être particulièrement chaude. A l’image de Margaret Thatcher face aux mineurs anglais, Nicolas Sarkozy entend casser du syndicat pour mieux faire passer ensuite un recul généralisé de notre système de retraites : passage de 40 à 41 années de cotisations pour tous d’ici 2012, nouvelle baisse des pensions.

En critiquant beaucoup plus la méthode que le fond, le Parti Socialiste laisse le terrain libre au rouleau compresseur de la droite et sa politique anti-sociale. Il obscurcit encore un peu plus la perspective d’un changement progressiste dans notre pays. Il consolide les forces du renoncement au lieu de montrer l’alternative : une politique alternative de l’emploi (avec en premier lieu la lutte contre les délocalisations et les licenciements boursiers), l’augmentation du pouvoir d’achat (en commençant par les salaires), la mise à contribution des revenus financiers. Des accords de Barcelone signés par Jacques Chirac et Lionel Jospin (qui avalisaient la libéralisation du marché de l’énergie et le recul de l’âge ouvrant droit à la retraite) au mini-traité de Lisbonne, que les dirigeants du PS viennent de décider d’approuver – c’est la même politique destructrice qui s’affiche !

Ce traité européen dit simplifié n’est rien d’autre en effet que le format réduit du projet de Constitution Européenne rejeté par 16 millions de français dont de nombreux électeurs socialistes. Dès le 8 juillet, le parti communiste alertait sur les dangers de ce traité et réclamait un grand débat public débouchant sur un référendum. Car ce traité, comme le précédent, institutionnaliserait «une économie de marché ouverte où la concurrence est libre» ce qui va bien évidemment à l’encontre de la sauvegarde et du développement de l’emploi, des protections sociales, des services publics. Il consacre aussi, malgré les rodomontades de Sarkozy, les pouvoirs exorbitants de la Banque Centrale Européenne toute entière dévouée au service des marchés financiers, contre la croissance utile et le pouvoir d’achat.

Ce traité, c’est enfin l’alignement sur la dérive militariste et atlantiste de l’Union Européenne et l’obligation pour la défense d’être compatible avec l’OTAN et donc la stratégie impérialiste américaine. Ce déni de démocratie est un défi lancé au peuple français, plus particulièrement au peuple de gauche. Dans l’épreuve de force qui s’annonce, celui-ci peut compter sur l’engagement total du Parti Communiste Français pour aujourd’hui comme pour demain.

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QUI DOIT PAYER LE RECHAUFFEMENT DE LA PLANETE ?

7 Novembre 2007, 11:18am

Publié par Xavier

 

 

         L'image “http://www.vegea.com/images/Bagagerie/sac-caddie-chariot-PM105G_.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Ce matin, au supermarché, j’ai acheté pour la semaine un peu de fromage : à mon âge, il ne faut pas négliger le calcium !

         Mon morceau de brie est emmailloté dans un film alimentaire, puis empaqueté dans une feuille de gros papier, puis scellé dans une pochette plastique. Même chose pour le maroilles et le cantal…

         Tant de plastique pour 3 petits bouts de fromage ! dans un supermarché qui s’enorgueillit d’avoir supprimé les sacs plastique de caisse avant les autres… ce qui d’ailleurs nous oblige à acheter des sacs poubelles au lieu de réutiliser les sacs de caisse !

         A la radio, on me serine que je dois limiter les ordures : je rapporte les sacs plastique au supermarché ? ma maison est mal isolée : je dois acheter du double vitrage ! ma chaudière consomme trop de fuel : je dois acheter une pompe à chaleur ! ma voiture a 10 ans et pollue : je dois en acheter une neuve !…

         Alors, c’est moi le coupable du réchauffement de la planète, parce que je ne dépense pas assez ?

         Arrêtons cette entreprise hypocrite de culpabilisation. Pendant des dizaines d’années, les entreprises ont fait des profits énormes en nous vendant  des produits polluants et même mortels (comme l’amiante) et maintenant qu’on arrive à la catastrophe, qui doit encore payer ? nous, bien sûr.

 

Combien de temps encore allons-nous accepter une société dans laquelle les capitalistes ne songent qu’à engranger des profits y compris en nous faisant payer leurs erreurs ?    

 

 

MDC         

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La gauche a-t-elle renoncé à la lutte des classes ?

2 Septembre 2007, 17:15pm

Publié par Xavier

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« Il y a ceux qui veulent attiser la lutte des classes et il y a ceux, dont je suis, qui disent que le sort de chacun dépend de celui de tous. »
Faut-il s’étonner de cette franche saillie de Nicolas Sarkozy au cours de la campagne électorale ?


En tout cas, il faut reconnaître au président d’avoir dit là tout haut ce que ses complices et amis grand patrons et milliardaires savent bien : la lutte des classes continue.

Elle ne s’est jamais arrêtée. Difficile de faire croire que l’avalanche de cadeaux accordés durant l’été aux privilégiés de la fortune tomberont dans la poche de l’ouvrier de chez Renault ou de la caissière de chez Carrefour !

Et la gauche dira-t-on ? Comment aborde-t-elle la question ? Au-delà des forces politiques, des partis qui se recommandent de ses valeurs et de ses idéaux, quiconque s’interroge sur les conditions d’une véritable alternative politique et sociale en France peut-il ignorer cette problématique : où vont les richesses produites par le travail, comment se répartissent-elles dans la société ?

Et si l’on veut que la vie change « en bas », l’ordre social en place peut-il demeurer comme il est ? La gauche n’a pas le choix : si elle veut regagner la confiance des couches populaires qui se sont senties abandonnées ces dernières années, ne faut-il pas que ces couches redeviennent explicitement son coeur de cible ? Pourquoi ? Comment ?(...)


http://www.humanite.fr


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La longue psychanalyse du PS...

1 Septembre 2007, 20:31pm

Publié par Xavier

medium_logolysroyale1qz6fm.jpgL'image à la fois pathétique et comique du secrétaire national du PS, François Hollande, tout penaud devant les jeunes militants des MJS chantant l'Internationale à fait le tour des journaux télévisés. Elle me semble très révélatrice de l'état de schizophrénie qui affecte le PS...

il faut dire que les  quelques  ténors du PS  qui se sont déplacés à la Rochelle ce we  semblent s'être passés le mot: "il faut  en finir avec le socialisme". Un curieux excercice de style consistait à se lancer dans une vaste auto-critique aux allures  de psychanalyse.

Le débauchage de certains de leurs membres  les plus éminents  semble  avoir  lever les deriers  tabous. Désormais, le PS manque tellement d'imagination, qu'il va jusqu'a reprendre les solgans de la droite:  F Hollande déclare "la France, globalement, doit travailler plus". D'après lui, "l'heure n'est plus aux grandes réformes comme les 35 heures"et pour ceux qui n'ont pas encore compris:
"le grand soir c'est fini". Vous en voulez encore? Les proches de DSK estiment que" l'évolution des conditions de vie peut justifier d'allonger le nombre d'activité ouvrant le droit à une retraite pleine". 

Les choses sont donc claires: le PS qui depuis des années va de renoncement en renoncement accepte la domination du capitalisme mondialisé comme horizon indépassable.

Il revient au PCF la responsabilité de reconstruire une gauche combative et fière de ses valeurs. 

Une nouvelle fois, le vrai rendez-vous de rentrée de la gauche ne sera donc pas à la Rochelle mais à la Courneuve pour la Fête de l'Humanité.

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FACE À UN POUVOIR DE CLASSE UN VRAI PARTI COMMUNISTE FRANÇAIS

16 Août 2007, 10:23am

Publié par Xavier


libert---62.jpegPar Claude Vanzavelberg

 

CE qui est clair pour nous, c’est qu’il y a bien un pouvoir de classe à l’Élysée. Combinant un activisme démesuré avec des sourires, des images familiales, une omniprésence médiatique, les appels à des personnalités socialistes, le président de la République instaure la république de la communication. Celle qui déploie un épais rideau de fumée pour cacher la réalité de choix politiques, économiques et sociaux qui auront d’ici quelques mois de dures conséquences sur la vie quotidienne des familles. C’est conforme à la logique sarkozyenne. Celle-ci impulse une contre révolution réactionnaire dont les caractéristiques essentielles sont le renforcement du pouvoir d’un seul homme –le sien- et la démolition méthodique et rapide des acquis sociaux et démocratiques.

Un festival d’été

En juillet, on aura vécu un festival d’été pour les privilégiés de la fortune : 14 milliards d’euros de cadeaux sous la forme de réductions d’impôts et de cotisations sociales. Pendant ce temps, les travailleurs n’auront aucune augmentation de leurs salaires. Les sept millions de personnes vivant en deçà du seuil de pauvreté n’ont pas touché un centime de plus, alors que les prix de nombreux produits de consommation augmentent et vont augmenter à la rentrée. Mais les quelques milliers de familles qui disposent d’un patrimoine compris entre 7 et 15 millions d’euros vont toucher un chèque de 540.000 euros. Chaque année, ils recevront l’équivalent de 10 ans de revenu imposable d’un cadre. Je ne pense pas que «ces gens-là» comme le chantait Brel, sont ceux qui travaillent « le plus» ! Le peuple travailleur, les retraités et les privés d’emploi sont soumis à la double peine : devoir travailler plus au seul bénéfice de l’employeur ou continuer à chômer avant d’être rayé, alors que le recul de la solidarité nationale conduira à un renchérissement des biens indispensables, au déclin des services publics avec le non-remplacement d’un salarié sur deux et la pression sur les budgets sociaux et publics. Les exonération de charges sur les heures supplémentaires vont aggraver le déficit des caisses de protection sociale de 6 milliards d’euros, que les assurés sociaux paieront avec quatre franchises médicales supplémentaires (...)


http://www.liberte62.com/

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A vous de jouer !

20 Avril 2007, 09:49am

Publié par Xavier

Voilà c'est fini. Après des mois de mobilisations, la campagne se termine. Ce sera à vous électrices, électeurs de faire entendre votre choix.


Pourtant, à quelques heures du vote, beaucoup d'entre-vous hésitent encore. De très nombreuses rencontres dans les villages, les marchés nous ont montré l'ampleur de ce climat d'indécision.


Il faut dire que cette campagne résonne comme un vaste brouhaha assourdissant. Le tapage médiatique n'a pas cessé depuis un an. En effet, depuis le début, les médias ont choisi pour vous un duel entre deux stars télégéniques, Ségo/Sarko.


Alors que nous avons le devoir d'accomplir un choix déterminant pour les années à venir, nous avons été privés de débats. Seules Marie-George Buffet puis Dominique Voynet, relayées par la pétition des journalistes de France 3 ont réclamés des débats contradictoires.


Il ne fait aucun de doute que cette manoeuvre vise à esquiver la question sociale et à préserver l'hégémonie des présumés « grands candidats ».


Pourtant, ce que nous venons de construire est sans précédent. Si l'on regrette le rendez-vous manqué de la candidature unitaire, il faut le dire haut et fort le Parti communiste français retrouve sa vigueur et ses couleurs. Les meetings ont mobilisés des foules enthousiastes. Le 1 avril, il y avait 15 000 personnes à Bercy, 4000 personnes à Lille le 10 avril et pas moins de 7000 hier encore à Marseille.


Notre candidate soulève un immense espoir. Les jeunes mobilisés contre le CPE sont venus en masse soutenir Marie-George Buffet. Beaucoup de nos anciens camarades sont revenus pour défendre à nouveau leur parti.


A Arras notre mobilisation a dût en surprendre plus d'un ! Jamais le PCF n'a distribué autant de tracts et collé tant d'affiches pour une campagne présidentielle. L'on a vu se succéder les adhésions semaines après semaines. Nous avons multipliés les contacts au cours de nos actions militantes ou sur internet.


Alors bien sûr, il y a le refrain du « vote utile ». Il faut dire que la menace est réelle. L'extrême droite est aujourd'hui décomplexée, assumée. L'on apprenait hier que les tombes musulmanes de Notre-Dame de Lorette ont été recouvertes de croix gammées. Après une maison de Villers-au-bois, des tombes juives de Lille-sud , c'est au tour de ce Lieu de Mémoire de la Grande Guerre d'être sali par la haine de ces fachos. Mais la droite de Sarkozy, par sa violence, son mépris des masses, son libéralisme sauvage, elle aussi fait peur...


Nous combattrons cette droite extrême par une gauche de courage, de conviction, fière de ses valeurs, en phase avec vos attentes. Voter Marie-George Buffet, c'est voter pour un contenu véritablement transformateur qui pèsera sur les choix à venir.

Ne laissons pas la gauche se vider de sa substance. Si vous voulez battre la droite et réussir à gauche, il faut donner de la force au PCF.


X.S.

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