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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Articles avec #edito

Pauvres, malades et rackettés

7 Janvier 2008, 18:48pm

Publié par Xavier

Editorial par Jean-Paul Piérotundefined


Sur quels critères d’évaluation Roselyne Bachelot sera-t-elle notée par le cabinet d’audit Mars & Co auquel Nicolas Sarkozy et François Fillon ont confié l’examen de la compétence des ministres ? Peut-être, du moins est-ce une suggestion, sur le nombre de visites chez le médecin auxquelles les malades auront renoncé, sur le nombre d’ordonnances prescrites et non suivies d’effet chez le pharmacien. En d’autres termes, sur les réductions des dépenses de santé des personnes les plus fragiles, socialement et médicalement. Car il ne faut pas généraliser. Tout le monde ne souffrira pas des franchises médicales Elles ne sont qu’une pichenette pour le monde de fric et de strass qui environne nos ministres. Mme Bachelot peut jouer les ingénues en s’étonnant de la réaction d’indignation provoquée par la décision de faire payer au patient cinquante centimes par boîte de médicaments ordonnée par le médecin. Soixante pour cent des Français y sont hostiles, selon un récent sondage. Elle se veut culpabilisante en instrumentalisant la compassion que chacun éprouve à l’égard des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer au profit desquelles ces mesures sont prétendument destinées. La ministre de la Santé n’ignore pas que les catégories de la population qui vont être principalement frappées sont les familles aux petits revenus, les personnes âgées, les malades de longue durée ou souffrant d’affections graves, notamment de la maladie d’Alzheimer. Nous atteignons sur cette question vitale dans bien des cas, le sommet de l’iniquité.

Plus de soixante ans après la création de la Sécurité sociale dans une France dévastée par la guerre, ruinée par l’occupation nazie et la trahison vichyssoise, l’homme qui veut incarner la rupture avec ce que le modèle français recèle de progressisme, introduit un système par lequel ce sont les malades qui paient pour les autres malades. Et compte tenu du fait que plus l’on est malade, davantage on prend de médicaments, ce sont les hommes et les femmes les plus pathologiquement touchés, les plus handicapés qui débourseront le plus chez le pharmacien et pour l’ambulance. Derrière le discours faussement compassionnel de Roselyne Bachelot se dissimule la politique profondément injuste de Nicolas Sarkozy. Et disons-le, en matière de santé, contraire à toute notion d’humanisme. Ce qui est présenté à l’opinion publique comme une mesure d’urgence vient en réalité de loin. L’idée germe depuis plusieurs années dans la mouvance néolibérale et chez Nicolas Sarkozy : l’assurance maladie devrait répondre aux mêmes critères que les assurances automobile, des critères commerciaux. La franchise sanctionne en quelque sorte les petites négligences du propriétaire. Mais jusqu’à aujourd’hui du moins la Sécurité sociale n’est pas une affaire privée, un être humain a une autre valeur qu’un véhicule endommagé, un malade n’a pas à être sanctionné pour son mauvais état de santé. Ce sont là quelques principes de base du consensus républicain depuis 1945. C’est pourquoi non seulement l’opinion publique mais aussi des acteurs du système de protection sociale, comme la Caisse nationale d’assurance maladie et la Mutualité française ont exprimé leur opposition aux franchises.

Le témoignage que nous a confié Bruno-Pascal démonte à lui seul la mystification concoctée par la droite. Il n’est pas sûr que le président de la République, entre des vacances égyptiennes et un week-end à Petra, aura trouvé le temps de lire la lettre que lui a envoyée ce travailleur social, qui entre dans un combat du désespoir au nom de tous ces gens modestes qui vont retarder des traitements ou se passer de médicaments calmant leurs souffrances. Mais cet appel concerne aussi tous ceux qui restent attachés aux principes de la solidarité humaine, comme un encouragement à résister à cette nouvelle « civilisation » où l’on rackette les malades.

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Mouvement social : Contre l’intérêt général, le gouvernement persiste à refuser l’évidence

19 Novembre 2007, 13:56pm

Publié par Xavier



Cinq jours que le mouvement social dure et le gouvernement continue, au risque d’aller à la catastrophe, de mettre en scène sa pseudo fermeté à l’égard des légitimes revendications des salariés en lutte.

Fidèle à sa méthode de gouvernernement qui consiste à jouer une partie de l’opinion contre l’autre, le gouvernement joue la montre et parie sur la crise en instrumentalisant de drôle de manifestation bien peu spontanée. En effet qui peut raisonnablement croire à la sincérité de slogan tel que « fillon tiens bon » entendu cet après midi dans une manifestation aux cortèges bien maigrelets malgré le soutien chiffré de la préfecture de Police (organisateur et préfecture donnant, chose rarissime, le même nombre de manifestants).

L’attitude gouvernementale devrait être tout autre. Il s’agit maintenant, au lieu de stigmatiser les titulaires de régimes de retraite liés la pénibilité de leur travail en les rendant responsable du déficit du régime général, de s’attaquer à une réforme du financement qui ferait que le capital cotise au même niveau que les salariés. Mais au mépris de l’intérêt général, le gouvernement refuse l’évidence et préfère continuer dans sa logique désastreuse de bouc émissaire.


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CHOISIR SON CAMP

18 Novembre 2007, 22:03pm

Publié par Xavier

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Par Dominique Watrin

 

En critiquant beaucoup plus la méthode que le fond,

le Parti Socialiste laisse le terrain libre au rouleau

compresseur de la droite et sa politique anti-sociale.

Il obscurcit encore un peu plus la perspective d’un

changement progressiste dans notre pays.”


LA semaine qui s’annonce risque d’être particulièrement chaude. A l’image de Margaret Thatcher face aux mineurs anglais, Nicolas Sarkozy entend casser du syndicat pour mieux faire passer ensuite un recul généralisé de notre système de retraites : passage de 40 à 41 années de cotisations pour tous d’ici 2012, nouvelle baisse des pensions.

En critiquant beaucoup plus la méthode que le fond, le Parti Socialiste laisse le terrain libre au rouleau compresseur de la droite et sa politique anti-sociale. Il obscurcit encore un peu plus la perspective d’un changement progressiste dans notre pays. Il consolide les forces du renoncement au lieu de montrer l’alternative : une politique alternative de l’emploi (avec en premier lieu la lutte contre les délocalisations et les licenciements boursiers), l’augmentation du pouvoir d’achat (en commençant par les salaires), la mise à contribution des revenus financiers. Des accords de Barcelone signés par Jacques Chirac et Lionel Jospin (qui avalisaient la libéralisation du marché de l’énergie et le recul de l’âge ouvrant droit à la retraite) au mini-traité de Lisbonne, que les dirigeants du PS viennent de décider d’approuver – c’est la même politique destructrice qui s’affiche !

Ce traité européen dit simplifié n’est rien d’autre en effet que le format réduit du projet de Constitution Européenne rejeté par 16 millions de français dont de nombreux électeurs socialistes. Dès le 8 juillet, le parti communiste alertait sur les dangers de ce traité et réclamait un grand débat public débouchant sur un référendum. Car ce traité, comme le précédent, institutionnaliserait «une économie de marché ouverte où la concurrence est libre» ce qui va bien évidemment à l’encontre de la sauvegarde et du développement de l’emploi, des protections sociales, des services publics. Il consacre aussi, malgré les rodomontades de Sarkozy, les pouvoirs exorbitants de la Banque Centrale Européenne toute entière dévouée au service des marchés financiers, contre la croissance utile et le pouvoir d’achat.

Ce traité, c’est enfin l’alignement sur la dérive militariste et atlantiste de l’Union Européenne et l’obligation pour la défense d’être compatible avec l’OTAN et donc la stratégie impérialiste américaine. Ce déni de démocratie est un défi lancé au peuple français, plus particulièrement au peuple de gauche. Dans l’épreuve de force qui s’annonce, celui-ci peut compter sur l’engagement total du Parti Communiste Français pour aujourd’hui comme pour demain.

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QUI DOIT PAYER LE RECHAUFFEMENT DE LA PLANETE ?

7 Novembre 2007, 11:18am

Publié par Xavier

 

 

         L'image “http://www.vegea.com/images/Bagagerie/sac-caddie-chariot-PM105G_.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.Ce matin, au supermarché, j’ai acheté pour la semaine un peu de fromage : à mon âge, il ne faut pas négliger le calcium !

         Mon morceau de brie est emmailloté dans un film alimentaire, puis empaqueté dans une feuille de gros papier, puis scellé dans une pochette plastique. Même chose pour le maroilles et le cantal…

         Tant de plastique pour 3 petits bouts de fromage ! dans un supermarché qui s’enorgueillit d’avoir supprimé les sacs plastique de caisse avant les autres… ce qui d’ailleurs nous oblige à acheter des sacs poubelles au lieu de réutiliser les sacs de caisse !

         A la radio, on me serine que je dois limiter les ordures : je rapporte les sacs plastique au supermarché ? ma maison est mal isolée : je dois acheter du double vitrage ! ma chaudière consomme trop de fuel : je dois acheter une pompe à chaleur ! ma voiture a 10 ans et pollue : je dois en acheter une neuve !…

         Alors, c’est moi le coupable du réchauffement de la planète, parce que je ne dépense pas assez ?

         Arrêtons cette entreprise hypocrite de culpabilisation. Pendant des dizaines d’années, les entreprises ont fait des profits énormes en nous vendant  des produits polluants et même mortels (comme l’amiante) et maintenant qu’on arrive à la catastrophe, qui doit encore payer ? nous, bien sûr.

 

Combien de temps encore allons-nous accepter une société dans laquelle les capitalistes ne songent qu’à engranger des profits y compris en nous faisant payer leurs erreurs ?    

 

 

MDC         

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La gauche a-t-elle renoncé à la lutte des classes ?

2 Septembre 2007, 17:15pm

Publié par Xavier

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« Il y a ceux qui veulent attiser la lutte des classes et il y a ceux, dont je suis, qui disent que le sort de chacun dépend de celui de tous. »
Faut-il s’étonner de cette franche saillie de Nicolas Sarkozy au cours de la campagne électorale ?


En tout cas, il faut reconnaître au président d’avoir dit là tout haut ce que ses complices et amis grand patrons et milliardaires savent bien : la lutte des classes continue.

Elle ne s’est jamais arrêtée. Difficile de faire croire que l’avalanche de cadeaux accordés durant l’été aux privilégiés de la fortune tomberont dans la poche de l’ouvrier de chez Renault ou de la caissière de chez Carrefour !

Et la gauche dira-t-on ? Comment aborde-t-elle la question ? Au-delà des forces politiques, des partis qui se recommandent de ses valeurs et de ses idéaux, quiconque s’interroge sur les conditions d’une véritable alternative politique et sociale en France peut-il ignorer cette problématique : où vont les richesses produites par le travail, comment se répartissent-elles dans la société ?

Et si l’on veut que la vie change « en bas », l’ordre social en place peut-il demeurer comme il est ? La gauche n’a pas le choix : si elle veut regagner la confiance des couches populaires qui se sont senties abandonnées ces dernières années, ne faut-il pas que ces couches redeviennent explicitement son coeur de cible ? Pourquoi ? Comment ?(...)


http://www.humanite.fr


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La longue psychanalyse du PS...

1 Septembre 2007, 20:31pm

Publié par Xavier

medium_logolysroyale1qz6fm.jpgL'image à la fois pathétique et comique du secrétaire national du PS, François Hollande, tout penaud devant les jeunes militants des MJS chantant l'Internationale à fait le tour des journaux télévisés. Elle me semble très révélatrice de l'état de schizophrénie qui affecte le PS...

il faut dire que les  quelques  ténors du PS  qui se sont déplacés à la Rochelle ce we  semblent s'être passés le mot: "il faut  en finir avec le socialisme". Un curieux excercice de style consistait à se lancer dans une vaste auto-critique aux allures  de psychanalyse.

Le débauchage de certains de leurs membres  les plus éminents  semble  avoir  lever les deriers  tabous. Désormais, le PS manque tellement d'imagination, qu'il va jusqu'a reprendre les solgans de la droite:  F Hollande déclare "la France, globalement, doit travailler plus". D'après lui, "l'heure n'est plus aux grandes réformes comme les 35 heures"et pour ceux qui n'ont pas encore compris:
"le grand soir c'est fini". Vous en voulez encore? Les proches de DSK estiment que" l'évolution des conditions de vie peut justifier d'allonger le nombre d'activité ouvrant le droit à une retraite pleine". 

Les choses sont donc claires: le PS qui depuis des années va de renoncement en renoncement accepte la domination du capitalisme mondialisé comme horizon indépassable.

Il revient au PCF la responsabilité de reconstruire une gauche combative et fière de ses valeurs. 

Une nouvelle fois, le vrai rendez-vous de rentrée de la gauche ne sera donc pas à la Rochelle mais à la Courneuve pour la Fête de l'Humanité.

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FACE À UN POUVOIR DE CLASSE UN VRAI PARTI COMMUNISTE FRANÇAIS

16 Août 2007, 10:23am

Publié par Xavier


libert---62.jpegPar Claude Vanzavelberg

 

CE qui est clair pour nous, c’est qu’il y a bien un pouvoir de classe à l’Élysée. Combinant un activisme démesuré avec des sourires, des images familiales, une omniprésence médiatique, les appels à des personnalités socialistes, le président de la République instaure la république de la communication. Celle qui déploie un épais rideau de fumée pour cacher la réalité de choix politiques, économiques et sociaux qui auront d’ici quelques mois de dures conséquences sur la vie quotidienne des familles. C’est conforme à la logique sarkozyenne. Celle-ci impulse une contre révolution réactionnaire dont les caractéristiques essentielles sont le renforcement du pouvoir d’un seul homme –le sien- et la démolition méthodique et rapide des acquis sociaux et démocratiques.

Un festival d’été

En juillet, on aura vécu un festival d’été pour les privilégiés de la fortune : 14 milliards d’euros de cadeaux sous la forme de réductions d’impôts et de cotisations sociales. Pendant ce temps, les travailleurs n’auront aucune augmentation de leurs salaires. Les sept millions de personnes vivant en deçà du seuil de pauvreté n’ont pas touché un centime de plus, alors que les prix de nombreux produits de consommation augmentent et vont augmenter à la rentrée. Mais les quelques milliers de familles qui disposent d’un patrimoine compris entre 7 et 15 millions d’euros vont toucher un chèque de 540.000 euros. Chaque année, ils recevront l’équivalent de 10 ans de revenu imposable d’un cadre. Je ne pense pas que «ces gens-là» comme le chantait Brel, sont ceux qui travaillent « le plus» ! Le peuple travailleur, les retraités et les privés d’emploi sont soumis à la double peine : devoir travailler plus au seul bénéfice de l’employeur ou continuer à chômer avant d’être rayé, alors que le recul de la solidarité nationale conduira à un renchérissement des biens indispensables, au déclin des services publics avec le non-remplacement d’un salarié sur deux et la pression sur les budgets sociaux et publics. Les exonération de charges sur les heures supplémentaires vont aggraver le déficit des caisses de protection sociale de 6 milliards d’euros, que les assurés sociaux paieront avec quatre franchises médicales supplémentaires (...)


http://www.liberte62.com/

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A vous de jouer !

20 Avril 2007, 09:49am

Publié par Xavier

Voilà c'est fini. Après des mois de mobilisations, la campagne se termine. Ce sera à vous électrices, électeurs de faire entendre votre choix.


Pourtant, à quelques heures du vote, beaucoup d'entre-vous hésitent encore. De très nombreuses rencontres dans les villages, les marchés nous ont montré l'ampleur de ce climat d'indécision.


Il faut dire que cette campagne résonne comme un vaste brouhaha assourdissant. Le tapage médiatique n'a pas cessé depuis un an. En effet, depuis le début, les médias ont choisi pour vous un duel entre deux stars télégéniques, Ségo/Sarko.


Alors que nous avons le devoir d'accomplir un choix déterminant pour les années à venir, nous avons été privés de débats. Seules Marie-George Buffet puis Dominique Voynet, relayées par la pétition des journalistes de France 3 ont réclamés des débats contradictoires.


Il ne fait aucun de doute que cette manoeuvre vise à esquiver la question sociale et à préserver l'hégémonie des présumés « grands candidats ».


Pourtant, ce que nous venons de construire est sans précédent. Si l'on regrette le rendez-vous manqué de la candidature unitaire, il faut le dire haut et fort le Parti communiste français retrouve sa vigueur et ses couleurs. Les meetings ont mobilisés des foules enthousiastes. Le 1 avril, il y avait 15 000 personnes à Bercy, 4000 personnes à Lille le 10 avril et pas moins de 7000 hier encore à Marseille.


Notre candidate soulève un immense espoir. Les jeunes mobilisés contre le CPE sont venus en masse soutenir Marie-George Buffet. Beaucoup de nos anciens camarades sont revenus pour défendre à nouveau leur parti.


A Arras notre mobilisation a dût en surprendre plus d'un ! Jamais le PCF n'a distribué autant de tracts et collé tant d'affiches pour une campagne présidentielle. L'on a vu se succéder les adhésions semaines après semaines. Nous avons multipliés les contacts au cours de nos actions militantes ou sur internet.


Alors bien sûr, il y a le refrain du « vote utile ». Il faut dire que la menace est réelle. L'extrême droite est aujourd'hui décomplexée, assumée. L'on apprenait hier que les tombes musulmanes de Notre-Dame de Lorette ont été recouvertes de croix gammées. Après une maison de Villers-au-bois, des tombes juives de Lille-sud , c'est au tour de ce Lieu de Mémoire de la Grande Guerre d'être sali par la haine de ces fachos. Mais la droite de Sarkozy, par sa violence, son mépris des masses, son libéralisme sauvage, elle aussi fait peur...


Nous combattrons cette droite extrême par une gauche de courage, de conviction, fière de ses valeurs, en phase avec vos attentes. Voter Marie-George Buffet, c'est voter pour un contenu véritablement transformateur qui pèsera sur les choix à venir.

Ne laissons pas la gauche se vider de sa substance. Si vous voulez battre la droite et réussir à gauche, il faut donner de la force au PCF.


X.S.

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