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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Articles avec #edito

Liberté Hebdo 1263: L'édito de Robert (DE VILLE)

17 Mars 2017, 17:31pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Liberté Hebdo 1263: L'édito de Robert (DE VILLE)

LE VOTE UTILE POUR QUI ?

 

En 1969. pour la première fois dans l’histoire de la Vème République, le Parti Communiste fiançais présentait un candidat a l'éfection présidentielle.

A l'éfection précèdente de 1965, le PCF avait soutenu la candidature de François Mitterrand et n'avait donc pas présenté de candidat

 

Jacques Duclos obtiendra 21.3 % des suffrages au premier tour. C’était une élection particulière. organisée dans l'urgence du fait de la démission du général De Gaulle apres son échec lors de son referendum du 27 avril 1969.

Deux candidats de droite. Alain Poher (23.31 %). president du Sénat, président par intérim comme le veut la Constitution, et Georges Pompidou (44.5 %). ancien Premier ministre du General, restaient en lice pour le second tour. « Bonnet blanc et blanc bonnet». comme les qualifiera Jacques Duclos en appelant a l'abstention pour le deuxieme tour.

 

Toute la gauche est éliminée des le premier tout. Gaston Deferre,  pour les socialistes de la SFIO. ne réalisé que 5% des voix Michel Rocard, du PSU. 3.27 % et Alain Krivine. de la Ligue Communiste Révolutionnaire. 1.06 %. A deux points près. Jacques Duclos aurait pu être au second tour. Cest dans ce sens qu'il avait appelé au vote utile des électeurs de gauche au premier tout.

 

Pour tous les électeurs de gauche, l'impact du quinquennal Hollande est un vrai traumatisme

 

Et fou serait celui qui n'en tiendrait pas compte.

 

Les médias dominants, en véritable chiens de chasse, rabattent l'electeur. tel un gibier vers les carnassières de Marine Le Pen. Francois, Fillon ou Emmanuel Macron. Les sondages, les discussions de comptoirs d'editorialistes patentés chaque soir a la télévision. les scandales, sont  autant d'obstacles à la compréhension des débats et contribuent a obscurcir les vrais enjeux du scrutin.

A l'heure actuelle, faute de réelle volonté d’union a gauche, le seul vote utile est celui qui peut apporter le plus de changements positifs dans notre quotidien, dans notre société, pour les salarié(e)s. les retraité(e)s. les étudiant(e)s et les sans- emploi.

 

Le Parti communiste soutient la candidature de Jean- Luc Melenchon.

Une grande marche est organisée â Paris. le 18 mars, pour une VIe République.

Une étape indispensable pour construire un élan nouveau autour d'une candidature de rassemblement.

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Liberté Hebdo 1262: L'édito de Robert (DE VILLE)

11 Mars 2017, 14:12pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Liberté Hebdo 1262: L'édito de Robert (DE VILLE)

 

DE L’OXYGÈNE POUR LES CERVEAUX

Les primaires ne marchent plus. Ou sur la tête.

A droite, le candidat François Fillon s’use à se maintenir alors que ses soutiens décrochent. Son perdant à la primaire, Alain Juppé, ne veut plus revenir en lice.

A gauche, enfin au PS, Benoît Hamon, malgré le soutien d’une partie des Verts, voit s’envoler tous les ténors de sa formation vers l’ancien ministre de l’Economie, Emmanuel Macron.

Les candidats à la présidentielle sont à la peine. Et les programmes restent dans les tiroirs.

Le feuilleton est de plus en plus moche. La faute aux acteurs. L’un pleure pour ses parrainages. L’autre sur ses « amis » qui tardent à le rallier ou rejoignent les sirènes centristes. Le suivant garde aux pieds les bottes du vaincu d’avance. Adoubé ou non, du centre à l’extrême droite, ils forment les trois têtes d’un même monde, les candidats donnés vainqueur à tour de rôle dans les sondages, sur les plateaux télés, dans les officines destinées à forger l’opinion. Avec pour principal objectif, que rien ne change.

Pendant ce temps, à Calais, la maire (UMP) veut interdire l’aide aux migrants... Dans cette insoutenable danse avec le diable,

Natacha Bouchart flatte l’échine de la bête immonde qui sommeille à ses côtés.

Nous sommes à quelques jours de la date limite du dépôt de candidature pour la présidentielle. Vous pensez que cet événement quinquennal ne change plus nos vies. Au contraire, l’abstention, le découragement, la haine et la peur entretenue ont eu raisons de bien des volontés.

Mais les combats à mener sont les mêmes, toujours. Aujourd’hui, il est plus que nécessaire de repartir à la conquête de nos propres idéaux pour les faire connaître, montrer leur crédibilité et restaurer fait leur choix, en soutenant le second, de garantir une volonté de changement social à l’image des combats menés depuis, 2005, 1995, et au-delà. Ce choix n’est pas destiné à être noyer sous une autre forme dans la social-démocratie. L’aspiration générale est le désir d’une nouvelle République. Le 18 mars, tous les acteurs, toutes les composantes, tous les porteurs de cette envie de changement doivent faire une démonstration d’unité et de nombre. L’avenir est toujours à construire. l’espoir d’un vrai changement.

Existe-t-il encore une possibilité qu’Hamon et fait leur choix, en soutenant le second, de garantir une volonté de changement social à l’image des combats menés depuis, 2005, 1995, et au-delà. Ce choix n’est pas destiné à être noyer sous une autre forme dans la social-démocratie. L’aspiration générale est le désir d’une nouvelle République. Le 18 mars, tous les acteurs, toutes les composantes, tous les porteurs de cette envie de changement doivent faire une démonstration d’unité et de nombre. L’avenir est toujours à construire.

 

 

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S’il vote Le Pen, le peuple vote contre lui-même

6 Mars 2017, 18:11pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Le vote FN se structure dangereusement, même dans l’éventualité d’un second tour. Ce parti n’est pourtant que la négation brutale de l’esprit et l’agrégation de tout ce qu’il y a de pire.
 
L’Histoire nous l’a assez enseigné. En politique, quels que soient les moyens pour parvenir à ses fins, il n’y a jamais de «plafond de verre». Les sondages ne sont que des sondages, et s’ils ne disent qu’imparfaitement une éventuelle réalité à venir, les derniers en date nous glacent d’effroi, comment le dire autrement? À deux mois de la présidentielle, Marine Le Pen, favorite du premier tour, réduirait fortement l’écart sur son adversaire au second tour, que ce soit, pour l’instant, Fillon ou Macron. Celle-ci obtiendrait de 42% à 44%. Des scores inédits. Ces temps-ci, ni les casseroles monumentales qu’elle et ses affidés traînent derrière eux, ni son programme de haine, ni les nazillons qui composent son parti, ni même la peur de l’extrême droite enracinée pourtant dans notre trajectoire contemporaine, ne semblent freiner ce phénomène. Un phénomène à la fois compréhensible, hélas, vu la situation de pourrissement du pays, et si irrationnel, qu’il nous révolte à mesure que les semaines passent. Si le FN n’est que la négation brutale de l’esprit et l’agrégation de tout ce qu’il y a de pire, doit-on néanmoins s’étonner que Marine Le Pen s’avance gaiement, sans complexe et sans vergogne, proférant tout et son contraire, ratissant le plus large possible, quitte à se goinfrer de thèmes de gauche pour mieux semer la confusion, tout en laissant libre court à ses obsessions xénophobes associées à une critique du néolibéralisme de fraîche date? Terrifiante mécanique, propulsée par la droite elle-même depuis quinze ans, alors que la crise sociale nourrit les désespoirs les plus intenses et les catastrophes idéologiques qui vont avec. Que les pauvres, les sans-emploi, les faibles, les salariés ne l’oublient jamais: s’ils votent de la sorte, ils voteront d’abord contre eux-mêmes! Combien de fois faudra-t-il l’écrire?
 
Le traumatisme d’une France sens dessus dessous et d’une confiance abîmée par un quinquennat d’épouvante suscitera-t-il un sursaut démocratique et citoyen, un surcroît de pensée rationnelle, un combat de tous les instants? Pour le dire autrement: la gauche de transformation a du pain sur la planche et une responsabilité historique. Surtout en ce moment. Et en si peu de jours…
     [EDITORIAL publié dans l’Humanité du 22 février 2017.]

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Liberté Hebdo 1261: L'édito de Robert (DE VILLE)

2 Mars 2017, 17:33pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Liberté Hebdo 1261: L'édito de Robert (DE VILLE)

DE LA VERTU RÉPUBLICAINE, DE LA DIGNITÉ

 

Personne ne peut penser que l’année 2017 va être paisible.

Le débat pour l’élection présidentielle est en train de s’effondrer dans des fondrières, dans des marécage.

La République a bien besoin de soutien. Nombreux sont ses adversaires et qui pourtant s'en servent Et nous abusent.

 

Quand l’extrême droite s'empare du drapeau et s’érige en défenseur de la laïcité et des libertés, il y a de quoi s'étrangler d'indignation.

Quand les héritiers de la contre-révolution, des massacreurs de la commune, du colonialisme, des ligues fascistes, de la Cagoule, de la collaboration, des milices, de l'OAS et des mercenaires de tout poil disent qu'ils veulent du changement... Nous savons par l'histoirc à quoi ressemble ce changement .

Les mots durs reviennent. Les menaces pleuvent. Les fauves seraient-ils lâchés comme aux heures sombres?

 

La séparation des pouvoirs existe pour préserver la démocratie, garantir l’indépendance des juges, protéger les élus des tentations, assurer le fonctionnement de la République...

Le fonctionnaire, tant attaqué, dont d’aucuns rêvent de « donner Je travail au privé ». est un agent de l’Etat qui s'engage à remplir les missions de service public avec en échange une garantie (théorique) d'emploi â vie.

 

Et les injonctions de certains candidats n’ont pas lieu d'être.

 

Le temps de la Ferme Générale et du service du Prince, au lieu de la Nation, rend visiblement certains caciques nostalgiques. La République est un outil dont il faut permettre le bon fonctionnement.

Les (contre) réformes successives de ces dix dernières années, de la RGPP à la loi El Khomri. en passant par la loi NOTRe. ont surtout contribué à son affaiblissement.

Baisse d’effectifs, restrictions de moyens, changements de missions ou de périmètres d'activités, gestion par objectifs font des ravages dans les rangs des services rendus par les agents de l'Etat.

 

Et chaque citoyen, quelles que soient son origine, son appartenance politique ou sa localisation géographique, est comptable de la qualité de fonctionnement des institutions de par le choix, le seul impérieux et nécessaire, effectuer par le vote. Le droit principal de chaque citoyen que bientôt plus d'un Français sur deux n'exerce  plus. Les moments de découragement ne doivent pas permettre que nos droits soient restreints faute de les exercer.

Choisir, en politique, ne relève pas que de l'engagement sinon seuls les militants et les responsables politiques auraient la parole. Les citoyens ont la responsabilité de  défendre ce qui fait la force de la Nation et son socle,  la République et ses institutions.

Nous sommes nombreux à vouloir la changer. Mais au travers d’une nouvelle constitution, débattue, amendée, enrichie par le débat entre citoyens.

Ceux qui veulent la mort de la République sont dangereux. Ils rêvent d’un ordre nouveau qui n'aurait de nouveau que le nom.

un « système » fabriqué pour les servir, et surtout se servir et nous asservir. Ne lâchons rien sur ce plan, toute attaque d’un fonctionnaire par un politique, quel qu’il soit, est un très mauvais signe envoyé à ceux qui souffrent.

L'injustice est plus pernicieuse encore lorsque les institutions ne sont plus respectés par ceux qui sont censcés les représenter.

La France rédame à sa tête des hommes et des femmes vertueux probes et calmes, investis par la volonté de servir f intérêt public, pas le leur ou celui exclusif de leur clan La République mérite qu’on se batte pour elle. C'est un bien neuf, rien déplaise aux faux-nez nostalgiques des temps barbares. C’est un ouvrage collectif que les citoyens ne peuvent maintenir à flot que par un vote éclairé.

Il est bien temps de rallumer les étoiles.

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La politique du vide ou le vide politique

1 Mars 2017, 19:22pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

La politique du vide ou le vide politique

Pour la première fois depuis longtemps, je ne trouve plus le goût, la force d’alimenter ce blog. Pourtant à deux mois de l’élection présidentielle, je devrais pouvoir en dire des choses. Je devrais pouvoir en analyser des mécanismes. Mais non … Je suis partagé entre amertume, dégoût et pire que tout, renoncement. Renoncer au combat, renoncer à porter l’idée de changement. Plus que jamais le poète, le compositeur génial me sauvent d’un ennui mortel. Neruda me parle si merveilleusement bien d’amour, Camus m’explique avec délice ce qu’est l’absurde, les vieux compositeurs allemands me régalent de leur musicalité aux algorithmes parfaits, Chet Baker calme avec douceur mes crises d’angoisse. Je me consacre à des tâches bien éloignées de ce spectacle électoral lénifiant.

Je me mets souvent à la place du salarié broyé par la fatigue, celui qui se lève tous les matins pour rejoindre une boutique qui vivote dangereusement, celui qui va pointer la tête basse et le regard usé chaque matin à Pôle Emploi, cette aide-soignante au dos ruiné qui voit son service plein à craquer et qui se demande comment il sera possible de continuer à ce rythme dans les semaines à venir. J’imagine ces millions de françaises et de français chaque soir devant la télé en train d’assister à la mascarade électorale. Macron, Fillon, Le Pen, Hamon, Mélenchon. Peut-être avons nous droit aux politiques que l’on mérite. Je le dis tranquillement, sans soucis de la polémique mais depuis quelques temps il m’arrive de penser à rendre ma carte. Cette carte soigneusement rangée dans la poche de celles et ceux qui jusqu’au bout ont tenté de résister au triomphe éclatant du capitalisme. Le rêve socialiste semble évanouit dans un continuum historique qui a fini par assécher le principe même d’idéal.

J’ai pourtant en tête le souvenir des dockers du Havre tapant avec rythme et entrain sur leurs tambours, ouvrant la marche à un immense cortège joyeux criant à l’unisson son rejet de la loi travail. Je me souviens de ces amphithéâtres universitaires bondés où, à la méthode de Socrate, on se partage le savoir, la connaissance. Je me souviens de ces centaines d’autocars qui convergent sur Paris pour colorer les grandes artères haussmaniennes d’un rouge vif, d’un rouge sang, celui de ces cols bleus qui ont donné leurs vies pour que les travailleurs puissent avoir des droits.

Pourtant, aujourd’hui on se bat pour négocier son indemnité de départ, on se bat pour revaloriser le SMIC de 5 euros par jour, pour limiter la pression fiscale si forte sur les petits ménages. L’horizon révolutionnaire prend les traits d’une rêverie austère, desséchée. Aujourd’hui on se dit que Hamon est le moindre mal et que peut-être il faut se ranger derrière lui pour se donner une petite chance de ne pas goûter au pire, comme si le pire n’était pas advenu depuis longtemps. Hamon porte quelques maigres promesses progressistes, suffisantes aux yeux de certains pour bâtir une convergence. Rêve peuple exploité, le soleil brillera. La force est tranquille, très tranquille, surtout pour les puissants. On peut même se permettre de laisser François Ruffin faire son petit speech ému à la cérémonie des césars, déranger la petite bourgeoisie si confortablement installée dans un entre-soi aveugle où le sort d’un ouvrier n’a que peu de valeur. La bourgeoisie aura toujours peur du danger de la révolte mais pour l’heure, elle doit dormir assez tranquillement j’en fais le pari. En tout cas pour une partie d’entre-elle, on se délecte et on se surprend même à frissonner devant une envolée hugolienne. Cela pimente un peu le quotidien …

Pour autant, je sais que cette extinction de foi est passagère. Comme dans le creux d’une vague, il arrive que la tempête nous dresse face à un mur. Il y a quelque part l’idée du répit dans cet instant. Vous êtes à la fois profondément désespérés, et en même temps vous vous en remettez au tragique, à l’inertie, à la force de la nature lorsqu’elle paraît indomptable. Vous sortez un moment de la tétanie qui vous paralyse presque, du poids de la responsabilité que vous vous infligez et vous vous contentez de contempler. Vous contemplez le désastre en vous disant qu’à ce moment précis vous ne pourrez rien y faire. Mais l’instinct de survie reprendra le dessus et vivre c’est agir. Ne pas écrire n’est finalement pas si grave lorsqu’on ne cesse pas de penser. “L’imagination pure est la représentation d’un objet absent, mais non encore constitué” nous disait Kant. Il n’y a donc pas de raison de désespérer.

Guillaume Sayon

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Liberté Hebdo 1258: L'édito de Robert (DE VILLE)

11 Février 2017, 11:42am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Liberté Hebdo 1258: L'édito de Robert (DE VILLE)

 

CAP A GAUCHE, TOUTE !

 

N'oublions pas que c’est dans les brouillards médiatiques de la surexploitation d’un fait divers que Jean-Marie Le Pen pu accéder au second tour présidentielle en 2002. Se faufilant ainsi via le désarroi des électeurs au plus près des marches du pouvoir.

N’oublions pas que la majorité des électeurs a choisi François Hollande en 2012 pour mettre fin au règne de Nicolas Sarkozy. Le soulagement a vite fait place à la stupeur.

N’oublions pas que la volonté populaire de transformation sociale s’incarne, Ve République oblige, dans la figure du président de la République.

L’inversion du calendrier électoral donne encore plus de poids à la statue élyséenne mais ne donne guère plus de pouvoirs aux citoyens.

Sauf à ce que ceux- ci gardent bien chevillés au corps leurs convictions et fassent élire des députés tous aussi convaincus de la nécessité du combat pour le progrès social, économique et écologique.

En attendant la VIe République, voilà la meilleure voie. Elle est exigeante et semée d’embûches.

La première des nécessités est le rassemblement. Avant que les questions d’alliances ne deviennent, pour les gardiens du temple, la nouvelle lubie.

N’oublions pas qu’il y a les programmes des uns et des autres et ceux qui sont capables, qui ont la volonté, de les concrétiser.

Pour les promesses, merci de prendre un ticket et fattendre dans la file qu’on appelle votre numéro...

Depuis les conclusions de la primaire socialiste, la course aux unions est repartie.

N’oublions pas qu’il s’agit avant tout de défendre un certain nombre de valeurs et que les idées, à défaut d’être incarnées, doivent être défendues dans l’intérêt du plus grand nombre, des plus fragiles d’entre nous.

Tout doit être mis en oeuvre pour permettre aux Français de retrouver la confiance nécessaire en l’avenir.

Il reste quelques semaines encore pour que tous les candidats affinent leurs programmes et leurs réseaux. Un chemin est tracé qu’il nous faut élargir et faire connaître au plus grand nombre.

La route est droite mais ce n’est pas une raison pour mettre des œillères.

La bataille électorale reste encore à mener.

N’oublions pas que rien n’est écrit à l’avance, jamais.

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L’escroquerie politique et la révolution passive

6 Février 2017, 19:58pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

La tragi-comédie présidentielle continue son œuvre. Sans égale mesure, ce scrutin est le pire de tous les temps. La campagne est régie par les scandales, les médias n’ont jamais été aussi intrusifs et malveillants avec 8000 articles en deux ans consacrés à Macron (ici), les idéologies qui façonnent notre univers mental et politique totalement asséchées. Comme aux États-Unis nous assistons à un rejet massif, via les primaires de la droite et du PS, des candidats vendus par l’establishment laissant la place à des seconds couteaux tout aussi néfastes pour notre intérêt commun. L’extrême-droite est au rendez-vous avec une estimation de vote autour de 28 % sans même son entrée en campagne effective.

Alors qu’une grande part de la population est inquiète des soubresauts géopolitiques de la période, rejette viscéralement la globalisation et son processus d’hégémonie culturelle, que 9 millions de personnes vivent en situation de pauvreté, que de nombreux plans sociaux continuent de saccager la classe ouvrière, la caste politique continue d’asséner son discours parfaitement rodé creusant un peu plus encore la désespérance populaire. Européisme délirant, destruction de la sécurité sociale présentée comme inévitable pour assurer la compétitivité, méritocratie fantasmagorique dans une société où la captation des richesses se fait autour d’un très petit noyau composé de familles bourgeoises. Cette campagne des scandales relègue au rang de disparus les enjeux réels de la période : le partage du travail avec une importante baisse du temps de travail et une socialisation d’une partie de l’appareil productif pour créer des emplois en masse dans l’industrie, la recherche et les services, sortie des traités et émission d’une nouvelle monnaie pour relocaliser la production industrielle et libérer notre économie des directives de la Bundesbank, propriété populaire des banques et du crédit et condamnation de tous ceux qui ont spéculé avec les richesses de la nation, lutte contre l’exil fiscal, refonte des institutions … Bref il est évident que notre pays a besoin d’une thérapie de choc. Une âpre bataille culturelle doit être menée loin des planches de la scène électorale grotesquement tragique.

En réalité, rien de positif ne pourra émaner des élections, c’est maintenant une certitude. La révolution élective n’existe pas. Les bouleversements ne peuvent naître que par la constitution d’un rapport de force féroce avec le capital, le même que la CGT et le PCF ont réussi à bâtir en 1944 pour ensuite arracher la révolutionnaire sécurité sociale. La sécurité sociale n’est pas un simple système de solidarité universelle. C’est la socialisation d’une part redoutable de la richesse. C’est un vecteur d’appropriation collective de la richesse que nous produisons. Bien entendu, de réforme en réforme, la philosophie de l’œuvre pharaonique de Croizat a été galvaudée. Les travailleurs ont de moins en moins de place dans la gestion de cette dernière et des créations comme la CSG par Rocard, maître à penser de Hamon, sont des coups de canif redoutables dans l’équilibre de l’œuvre.

On peut discuter du besoin de moderniser les symboles ou la dialectique, l’affrontement de classe et ses enjeux demeurent irrémédiablement les mêmes. La dualité entre propriété privée ou publique, entre propriétaire du capital et travailleurs, entre communisme et réformisme reste inchangée. C’est bien parce que la gauche n’assume plus sa mission idéologique que les droits universels reculent, que le travail a été précarisé à un point tel que des millions de salariés ne peuvent plus se syndiquer et ainsi défendre leurs droits, que le code du travail est dépecé et que nous nous dirigeons lamentablement vers le contrat unique, la disparition de toutes les réglementations horaires, sécuritaires, sociales, salariales.

C’est donc le pire des scénarios qui se profile d’autant plus que l’idéal communiste a cette fois-ci totalement disparu. Aucun candidat à gauche n’appelle à l’occupation post-électorale de son lieu de travail pour lancer un vaste chantier transformateur. Aucun candidat à gauche ne propose de combattre la propriété privée de l’outil productif. Aucun candidat à gauche n’est réellement en phase avec les aspirations ouvrières. C’est ce que déclarait dans une récente interview le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez. C’est surtout tout le précieux et pertinent travail de clarification que Gramsci a mené durant les années 1920 et 1930 en développant le concept de révolution dans le monde capitaliste occidental ; révolution active ou passive. Je voterai Mélenchon car c’est le choix de mon parti et qu’il fait la proposition la plus radicale dans cette campagne sans pour autant signer un blanc seing. Tous les autres ne sont que l’offre multi-facette de la bourgeoisie. Hamon ou Macron, Le Pen ou Fillon, les puissants retrouveront leurs billes quoi qu’il arrive. Le chouchou c’est Macron d’où l’entreprise de destruction de Fillon. Macron c’est le Renzi français. Un jeune premier de la classe aux idées vieilles comme le monde capitaliste. Maximiser le profit en détruisant l’État et le modèle social. Mais on disserte dans la presse sur ses yeux bleus, sur sa barbe estivale, sur son couple atypique avec sa femme couguar. Sauf qu’il suffit de constater dans quel état se trouve l’Italie aujourd’hui. « Ils n’ont pas senti la souffrance : ils ont créé le chaos, ils ont laissé tout rafler à ceux qui étaient les plus forts économiquement » pour convoquer de nouveau Gramsci.

Il me semble que le niveau médiocre de cette campagne est un révélateur puissant. Le système pourrit sur pied. Je crois que nous venons d’entamer la descente aux enfers du capitalisme. L’écosystème menacé, la chute de la toute puissante Amérique, la nostalgie galopante dans l’ex-URSS, le rejet populaire de la globalisation et la montée en puissance de nouveaux modèles de consommation éthiques et solidaires, me poussent à croire que le vieux monde s’éteint peu à peu. La jeunesse fabriquent des pratiques sociales novatrices, hors des sentiers battus. Elle est imprévisible et cherche pour une part à échapper à l’emploi, à la télévision pourrie, au système médiacrate. Sa faiblesse est sa négation de l’idéologie et du besoin crucial d’organisation. On ne peut pas lui en vouloir totalement, l’école et l’offensive culturelle dominantes y sont pour beaucoup.

Le danger d’une telle période est l’absence d’une voie de progrès, tant par les idées que par les pratiques. C’est la raison première de ma détestation de ceux qui dirigent le parti communiste aujourd’hui. Leur responsabilité est si grande dans le marasme ambiant. Voilà donc qu’une partie d’entre-eux réfléchissent à ranger le PCF derrière Hamon et son revenu universel, véritable bombe à retardement qui fera sauter toute l’architecture de notre modèle social, qu’il faut défendre jusqu’à la mort. La clé du changement est sa généralisation progressive. C’est pourquoi tous les candidats veulent y mettre fin.

Je comprends et souscris à la vive colère qui se propage et se renforce dans le peuple, à la détestation viscérale de la politique telle qu’elle se pratique aujourd’hui. Point d’inquisition de ma part pour condamner moralement l’abstentionniste, le cheminot en colère qui crie au tous pourris. Oui ce monde est pourri mais « Tout ce qui survit d’élémentaire dans l’homme moderne revient irrésistiblement à la surface : ces molécules pulvérisées se regroupent suivant des principes qui correspondent à ce qui subsiste d’essentiel dans les couches populaires les plus profondes ».

Guillaume Sayon

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Liberté Hebdo 1257: L'édito de Robert (DE VILLE)

4 Février 2017, 08:22am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Liberté Hebdo 1257: L'édito de Robert (DE VILLE)

FAIRE MENTIR LES PRONOSTICS SUR L'ABSTENTION

 

Faut faire des sacrifices aux dieux ? Les Français ont-ils besoin d'un oracle ?

Loin des sciences divinatoires.

Bienheureux qui aujourd’hui peut dire comment sera l’élection présidentielle. Alors que nous finissions l'année sur l’unique attente du nom du challenger socialiste issu de leur primaire de la Belle Alliance populaire, nous voila repartis dans les pronostics alors que le vote, très net, a positionné Benoit Hamon comme le poulain de la rue Solférino.

D'abord, à droite. François Fillon se prend les pieds dans le tapis et perd sa figure de bon père de famille honnête et droit. Alors que pour bon nombre d’électeurs, y compris a gauche, il apparaissait comme le représentant idéal pour une droite classique, conservatrice.

Le sceptre lui glissera-t’il des mains ?

Désormais, son camp cherche une solution honorable pour retrouver quelqu'un de présentable à qui confier le panache blanc.

Mais à gauche aussi, des bruissements s'élèvent contre Hamon.

Pensez ! Ce jeune ex-ministre, rompu a toutes les techniques de congres, porte-étendard des frondeurs, ne fait pas l'unanimité dans son camp.

Malgré le résultat des primaires, ses anciens collègues digère mal de voir leur beau travail, notamment sur la loi du même nom. critiqué tout au long de la campagne.

Des députés socialistes invoquent un hypothétique droit de retrait. Qu'ils se rassurent, les électeurs en décideront le moment venu.

De plus, des voix se lèvent pour que les candidats de la gauche de transformation social et écologique se retrouvent et fassent cause commune.

Voila qui bouleverse encore bien des plans.

Entre les perdants socialistes à la primaire qui verraient bien Benoit Hamon réviser son programme pour le rendre compatible avec les actions gouvernementales passées et les partisans de Jean-Luc Melenchon qui lui demandent de se rallier au candidat de la France Insoumise... Nous frisons le grand écart.

 

A l'évidence, le bon sens préconise que chacun mène ses troupes à la bataille et que le premier tour joue à plein, son rôle d'expression de l'ensemble des citoyens. Les idées doivent pouvoir être débattues.

Cest l'objet de la campagne, non de glorifier un homme ou une femme.

Ne l'oublions  pas, dans le jeu électoral de la Ve Republique, le président est quasi sacralisé.

Alors que c'est avant tout grâce à l'assemblée que les changements pourront intervenir et qu'il nous faut consacrer nos effort a gagner un nombre élevé de députés capables de porter et de mettre en oeuvre les lois qui apporteront le changement que nous souhaitons tous.

Il reste encore beaucoup d’électeurs à convaincre de retrouver le chemin des urnes.

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Liberté Hebdo 1255: L'édito de Robert (DE VILLE)

26 Janvier 2017, 16:59pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Liberté Hebdo 1255: L'édito de Robert (DE VILLE)

ETRE ELU POUR ETRE UTILE

 

Un retraité agricole sur trois touche une retraite inférieure à 350 euros par mois. C’est l'Humanité qui nous le dit. Un chiffre qui fait froid dans le dos.

Avec une pension moyenne de 766 euros par mois, moins donc que le seuil de pauvreté, le monde des retraités agricoles est un des plus gravement touché par la crise.

André Chassaigne a déposé, au nom du groupe de la Gauche Républicaine et Démocratique à l’Assemblée nationale, une proposition de loi pour revaloriser les retraites agricoles qui a été adoptée mercredi 25 janvier, à l’unanimité, par la commission des affaires sociales. La veille, l’Assemblée examinait une proposition de loi du PCF luttant contre les disparités salariales entre les femmes et les hommes.

Le livre des frères Bocquet, Sans Domicile Fisc, est maintenant cité dans le journal Les Echos...

Députés et élus communistes mènent actions sur actions, aident à gagner du terrain sur le champ du social et du progrès. Sans sectarisme, en travaillant avec tous ceux qui veulent que ça change et que ça bouge.

 

Le choix est fait, sur des bases claires,  d'avancer vers la lumière, sans négliger aucun territoire. Alors que partout les ténèbres gagnent, un mince filet de lumière luit encore à l'horizon. Ce riest pas le bout du tunncL C’est une lueur dans un océan de noirceur. Une flamme fragile qu’il nous revient d’entretenir, de faire grandir.

Elle porte les espoirs de milliers de familles, de citoyens qui se sentent abandonnés par les politiques.

Assommés par les affaires et la propagande libérale, ils ne voient plus l’espoir et le changement là où il est.

Le découragement les fait sombrer dans l’abandon de leurs droits. Il y a des gens en France qui ne font même pas valoir leurs droits au RSA ou même à la couverture médicale universelle Pas assez pauvres sans doute. Et d’autres, ou les mêmes, qui ne se servent plus de leur bulletins de vote.

 

Ressaisissez-vous ! C'est pour les riches, les nouilles encore ?

 

Cette campagne étemelle, permanente, nous fait oublier que les vrais combats se gagnent avec le temps, pas à pas, d’étincelle en étincelle.

 

Pas dans  le tourbillon d’un calendrier électoral qui ne s’arrête jamais.

L’élection présidentielle n’est pas une fin.

L’utopie d’aujourd’hui est encore et toujours la réalité de demain.

 

Sur quoi, sur qui s'appuyer pour construire l'avenir si les idées ne sont pas diffusées, critiquées, débattues, partagées ?

 

Sortons des espaces réduits des réseaux sociaux, saturés de commentaires courts et fratricides.

L'espoir se porte vers l'action, collective, politique.

Le 28 janvier, le parti Communiste Français présentera officiellement ses candidats pour les législatives à venir.

Soutenons-les partout.

Gagnons de nouveaux sièges.

Donnons à l’Assemblé Nationale les forces nécessaires pour que le monde change.

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Gloire à la jeunesse !

22 Janvier 2017, 17:34pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

« Le monde marche, pourquoi ne tournerait-il pas ? ». Le jeune prodige Arthur Rimbaud, dans une Saison en enfer, écrivait ces mots. Il a piétiné la vieille tradition classique de la poésie française avec sa fraîcheur, sa folie, sa désinvolture légendaire, sa détestation de l’ordre, ecclésiastique ou moral. « Depuis longtemps je me vantais de posséder tous les paysages possibles, et trouvais dérisoires les célébrités de la peinture et de la poésie modernes ». En un sens, il a mené une révolution et aujourd’hui encore nous sommes des millions à le lire. Comme Verlaine, nous nous sentons fascinés par cet ange tombé du ciel, sculptant le beau pour penser la maladie de vivre une vie si tragiquement grise et ennuyeuse.

Ce billet ne prendra pas les traits d’une critique abondée de chiffres, ou encore d’une tribune enflammée contre le renoncement des hommes et des femmes qui font la politique pour et surtout contre nous. Non j’avais envie de rendre hommage à la jeunesse, à ses imperfections, à son sens de la provocation, à l’ennui que lui inspire ce monde. Ce monde qu’elle rejette sans toujours prendre la peine de comprendre ou de dire pourquoi. Sans doute que la perspective de suivre une formation dans le commerce, dans le management, dans la vente n’est guère enthousiasmante à ses yeux. Sans doute que la mise en concurrence dès le plus jeune âge pour ensuite mourir au travail sous les coups de bâtons d’un patron boudiné, rouge d’avidité et laid comme le profit n’éveille pas en elle de stimulation particulière. Sans doute aussi que de devoir se vendre une cravate nouée au cou ou un tailleur serrant, gris terne, pour gagner tout juste le SMIC n’inspire pas chez elle l’épanouissement. Chômage, petit contrat, stage … « Ce peuple est inspiré par la fièvre et le cancer » … Voilà je crois, tout comme l’impétueux Rimbaud, comment la jeunesse décrypte le monde dans lequel elle est condamnée à l’existence.

Contrairement à l’idée trop répandue, la jeunesse n’a jamais été si éduquée. Elle l’est tellement, qu’elle refuse de lire nos journaux, à se plier servilement aux petites règles de la domination. Elle est ultra connectée et crée, dans des endroits où elle est chez elle, d’incroyables choses. Elle maîtrise la vidéo, le code informatique, des sous-cultures extrêmement riches et originales. Pour une part, elle connaît le cinéma, la musique. Elle dessine, joue d’un instrument, écrit. Elle est imaginative, se délivre à elle même des savoirs fondamentaux via la vulgarisation. Oui elle se trompe parfois, oui elle ne lutte pas comme on pourrait l’attendre. Oui elle rejette trop durement les partis, les syndicats, le vieux monde. Mais chaque jour, elle est une source d’inspiration. Chaque jour elle m’étonne et je découvre chez elle de belles et grandes choses. Il lui manque des repères, la perception de jalons susceptibles de lui donner de la force et de pouvoir briser les chaînes qui nous retiennent tous au sol.

Il serait pourtant temps de dialoguer avec elle, d’essayer de la comprendre. De lui laisser de vastes espaces d’expression sans lui souffler à l’oreille ce qu’elle peut ou ne peut pas dire ou faire. Elle déborde d’imagination et je la sais capable d’ériger des ponts vers un autre monde, une autre civilisation débarrassée des fantasmes de la vieille garde bourgeoise. Elle envahit des places, ressuscite l’utopie, se débrouille parfois pour échapper à l’emploi organisant des systèmes de solidarité capables de financer ses projets.

Elle n’a pas lu Marx et souvent même n’a lu que très peu d’auteurs classiques. Elle a inventé une nouvelle science-fiction où tout est possible. Des univers codifiés qui incarnent la douleur de vivre cette vie mais qui disent son aspiration à vivre autre chose. Elle se plonge parfois trop facilement dans une forme de nihilisme légitimement critiquable. Mais être jeune c’est aussi cela. C’est être en perpétuelle recherche d’un chemin, c’est tâtonner, expérimenter, se tromper, tomber même. Mais une fougue, une énergie, une soif de s’éveiller font qu’elle ne renonce que rarement. Ce qui est certain, c’est qu’elle ne veut pas du monde qu’on est en train de lui léguer, de lui imposer. Elle marche à reculons pour ne pas sombrer trop vite dans le tourbillon de l’habitude, en un sens donc de l’absurde comme pourrait le soutenir Camus.

Globalement elle ne vote pas même si elle pense, à sa façon, la politique. Comment pouvoir lui reprocher de ne pas prendre part au débat politique quand les seules perspectives qu’on lui propose de discuter sont l’austérité, la nécessité de travailler plus et mal pour des salaires toujours plus bas. Le choix entre Macron ou Fillon … Comment, finalement, lui reprocher de ne pas participer à l’élaboration des plans de sa lugubre prison ? D’ailleurs pendant la bataille contre la loi travail, le slogan de sa mobilisation n’était-il pas « on vaut mieux que ça ». Je l’avais trouvé tellement fort et beau ce cri de ralliement.

Notre responsabilité est claire. Il nous faut trouver le moyen d’établir une connexion entre elle et nous. Nous qui avons des structures intellectuelles précises, une expérience de la lutte, un héritage presque génétique du combat, nous sommes capables de mettre des mots et des concepts sur les aspirations de cette dernière. Comme le soulignait Friot, si la vieille garde communiste trouve le moyen de s’ouvrir à cette jeunesse intérieurement révoltée, le capitalisme tremblera si fort qu’il risquerait de s’effondrer pour de bon. Alors nous ne devons pas avoir peur d’exiger l’impossible. Nous devons cesser de ne penser le bonheur que de manière ratatinée, meurtris que nous sommes par nos renoncements en cascade. Alors la jeunesse grimpera les barricades à nos côtés et plus rien n’empêchera l’avènement de la lumineuse aurore. Mais disons lui d’abord et simplement, avec la force et l’honnêteté que cela réclame, comme l’a fait si magistralement Jaurès aux lycéens d’Albi dans son mythique discours à la jeunesse, « vous avez le droit d’être exigeants ».

Guillaume Sayon

 

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Liberté Hebdo 1255: L'édito de Robert (DE VILLE)

19 Janvier 2017, 20:36pm

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EN AVOIR OU PAS

 

II y a, en politique. des posture qui sont sans équivoque des impostures. Il nous faut sons cesse dessiller les paupières, ouvrir les yeux, dégager les Œillères. Quand la droite elle-même crie a l'imposture a gauche, là nous sommes en plein rêve, ou cauchemar, c'est selon.

 

François Fillon veut supprimer les fonctionnaires par centaine de milliers et Gérard Larcher crie qu'il faut des emplois pour sauver le pays, que ce n est pas possible d'avoir autant de pauvres dans le pays. Et baisser les « charges» sur les salaires, bien sûr. Tout en augmentant la TVA. c’est sûr. Bref, ne soyons pas stupides. Reconnaissons que ces hommes sont habiles a présenter le monde tel qu'ils veulent que nous le percevions.

 

 jamais les riches n'ont été aussi riches et  pourtant, on veut nous faire croire que les pauvres doivent se serrer la ceinture, encore, toujours.

Faut-il s'en remettre a leurs oracles pour préparer notre avenir ? Non, bien évidemment. Mais combien ces discours assénés, ressasses sans cesse sur les ondes, sur les écrans, partout, annihilent toutes les volontés, écrasent toutes les envies de changement, poussent au découragement.

En face, les socialistes du PS pensent encore faire illusion après leur désertion en rase compagne. Le panel de candidats, candidement présentés aux heures fortes de l'audimat à nos yeux avides de téléspectateurs, ne nous ravissent pourtant pas. Nous cherchons où ils étaient quand les députés du PCF appelaient à signer le texte pour la motion de censure lors du vote inique de la loi reformant le code du travail. Nous cherchons les cibles des réformistes ou des frondeurs. Et les revoilà dans le marketing politique.

Donnons leur l'occasion de se rassembler derrière Jean-Luc Melenchon pour la présidentielle. Car il ne s’agit pas de donner une leçon a François hollande ou à Manuel Valls. Mais bien de donner une chance à la gauche d'être au deuxième tour des élections présidentielles.

Mais n'en restons pas la. Eloignons-nous un peu de tout cela. Allons de l'avant !

Et regardons encore le bilan extraordinaire et les actions réalisés par la dizaine de députés communistes et républicains qui ont ouvré, toujours, dans I'intérêt collectif.

Qu'aurions-nous obtenu, réalisé, s'ils avaient été plus nombreux à I'Assemblée ?

Ne l'oublions pas.

Et au delà de la présidentielle sachons le faire valoir,  le faire savoir, à l'heure du choix.

Et l'avenir sera différent s'il y a des députés communistes en nombre, ou pas, pour la prochaine législature. 

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La grippe fait monter la fièvre hospitalière

19 Janvier 2017, 19:32pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Au lendemain de la seconde guerre mondiale, deux hommes vont révolutionner les choses dans notre pays et ériger le plus bel héritage politique et social dont nous pouvons encore (pour combien de temps ?) jouir aujourd’hui. Le communiste Ambroise Croizat va créer la sécurité sociale qui repose sur le principe de la cotisation, patronale et salariale. Déconnecter le salaire de l’emploi pour créer un principe d’égalité et de protection de tous face aux aléas de l’existence, la maladie, le chômage … C’est une véritable révolution et un coup féroce porté au capital. Cependant le capital n’a pu que s’enfermer dans un mutisme forcé, accepter sans broncher tant il s’est vautré avec une stupéfiante facilité dans la collaboration avec l’Allemagne nazie. Ils ont été les artisans de la défaite faisant clairement le choix de déposer les armes avant même d’avoir combattu. Seuls comptaient les bénéfices que devaient continuer à dégager leurs entreprises. J’avais déjà expliqué ce principe dans un précédant billet en évoquant la Commune de Paris mais aussi l’appel de la bourgeoisie française à une coalition étrangère pour écraser la révolution française ce qui donnera l’héroïque bataille de Valmy. La bourgeoisie n’a jamais été patriote à l’inverse de la classe ouvrière. Nous ne sommes pas là dans la caricature ou le fantasme idéologique mais bien dans un constat historique établi par des faits. Pour celles et ceux qui veulent aller plus loin, une lecture obligatoire, l’historienne Annie Lacroix-Riz.

Le second personnage que je voulais évoquer est le communiste Maurice Thorez, lui aussi ministre dans le gouvernement provisoire d’après-guerre. Il donne naissance à la fonction publique et plus encore au statut de fonctionnaire. Là aussi on créé un modèle révolutionnaire ; le fonctionnaire est hors de l’emploi, pas de chantage à l’emploi pour lui. Il est payé pour son grade et jouit d’un salaire à vie versé donc pour son grade, pas pour son poste. C’est d’ailleurs pour cela que le chômage n’existe pas dans la fonction publique. Le brillant sociologue Bernard Friot l’explique admirablement bien car c’est le travail de sa vie. Pour les plus jeunes, le vidéaste Usul a expliqué avec pédagogie et talent la thèse de Friot sur sa chaîne youtube. Ainsi de grands et performants services publics verront le jour : l’école, l’énergie, les transports, les télécommunications ou encore la santé. La santé, l’hôpital public, que de nombreux pays nous envient.

Malheureusement, d’un plan d’austérité à un autre, l’hôpital et ses agents sont aujourd’hui en souffrance. Les moyens manquent cruellement pour pouvoir assurer comme il le faudrait le service public qu’ils sont sensés rendre à la nation. Au plus grand désespoir des personnels qui travaillent à flux-tendu, pétris par une souffrance au travail de plus en plus vive. 3 milliards d’euros d’économie exigés par le gouvernement sur le dos de l’hôpital public. C’est avant tout d’ailleurs une recommandation insistante de Bruxelles. Le service public de la santé français coûterait bien trop. Il est un frein à la concurrence et au développement du marché lucratif dans le domaine. Pourtant là où le système de soins coûte 15 % du PIB aux États-Unis, il ne coûte que 10% du PIB en France. Pour un service d’ailleurs plus performant et égalitaire chez nous.

Pour celles et ceux qui ont la possibilité d’échanger avec des agents hospitaliers, vous savez à quel point les conditions de travail sont de plus en plus laborieuses. Un manque cruel de personnel dans les services, des externalisations de services qui ont lourdement précarisé les outils de travail, des fermetures de lits qui ont causé un engorgement ingérable dans les services d’urgences … Les politiques de restriction budgétaire, le nouveau système de gestion via les ARS et l’exclusion des élus des conseils d’administration devenus conseil de surveillance, sabotent le service public de la santé. La stratégie a été la même pour les autres grands services publics ouverts aujourd’hui au privé. Dépecer pour constater avec une fausse et vicieuse incrédulité qu’il n’est plus possible d’assurer la continuité du service. Ainsi faut-il ouvrir au privé pour palier au manque de moyens. Tout cela est parfaitement ficelé et orchestré par une complicité évidente entre politiques et capital. C’est le dévouement et le sens de l’éthique des agents qui font que la machine continue malgré tout de tourner comme elle le peut.

Ainsi ce week end, une grippe particulièrement violente a suffi à mettre à jour tout cela. Beaucoup ont découvert l’état d’urgence de notre système de soins. L’hôpital est malade, frôlant presque le palliatif. Impossible de créer des zones de quarantaine aux urgences tant elles sont pleines à craquer. Des usagers ont attendu plus de 24 heures dans les couloirs avant d’être pris en charge. Les agents explosent leur temps de service pour ne pas laisser les collègues dans cette situation explosive. Les agents sont non seulement débordés, mais ils doivent gérer le mécontentement légitime des familles. Les actes de violences se multiplient envers les agents depuis quelques temps. Cette situation devient lamentablement scandaleuse. Les établissement ne peuvent concrètement déclencher le plan blanc car les moyens sont insuffisants pour l’assurer dans les faits.

Comment un pays comme le nôtre, aussi avancé, peut-il être vaincu par une pathologie aussi banale que la grippe ? Voilà le désastre que le capitalisme est capable d’enfanter. Voilà comment notre civilisation recule lorsque le peuple perd sa vigilance et décide de ne plus donner de suite et de sens à l’indignation. Pourtant, celles et ceux qui se présentent à nos suffrages cette année, du PS à la droite en passant par le FN, nous disent que nous devrons continuer à nous serrer la ceinture et à consentir à de nouveaux sacrifices. L’hémorragie doit donc continuer à l’hôpital car le marché l’exige. La crise, la dette, toutes ces constructions idéologiques du système libéral, du système capitaliste, viennent ainsi justifier le pire. Pourtant on ne cesse de le dire, mais notre pays n’a jamais été aussi riche. Il produit 2000 milliards d’euros de richesses par an. Pourquoi peut on faire basculer 10 points de cette richesse nationale (soit 200 milliards d’euros) des poches des travailleurs à celles des propriétaires du capital et ne pas pouvoir faire le choix d’assurer ce prélèvement pour les services publics utiles à tous ? Ce ne sont pas la crise, ou la dette, ou le besoin autoproclamé de concurrence qui implique cette réalité. C’est un choix idéologique, un choix politique. Ceux qui affirment le contraire sont des menteurs qui servent un intérêt particulier, celui du capital.

Alors que nombreux sont ceux qui travaillent à imposer le logiciel libéral à notre conscience commune, à bâtir une matrice culturelle autour d’une architecture d’affects artificiels, nous ne sommes nous que peu mobilisés à lutter pleinement contre cette pensée, cette guerre idéologique. Qu’on le veuille ou non, l’analyse marxiste de l’organisation économique, politique, culturelle de nos sociétés se vérifie aujourd’hui plus que jamais. La classe possédante est à l’offensive et elle se montre fortement vindicative. C’est la non organisation de notre classe, l’effritement de notre grille de lecture idéologique qui nous plonge dans l’obscurité civilisationnelle en cours. C’est l’absence du rapport de force que le parti communiste de Thorez et de Croizat avait réussi à établir en leur temps qui nous fait aujourd’hui cruellement défaut.

Guillaume Sayon

 
 

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Liberté Hebdo 1254: L'édito de Robert (DE VILLE)

12 Janvier 2017, 17:11pm

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Liberté Hebdo 1254: L'édito de Robert  (DE VILLE)

LA DEMOCRATIE VAUT MIEUX QUE CE SPECTACLE

 

Les Guignols nous avaient imposés leur caricature des faucons. Avec un commandant Sylvestre plus vrai que nature, un Stallone de latex reconvertit en guide incontesté de la politique internationale.

Les Etats-Unis semblent avoir hérité du pire du pire. Le nouveau capitaine du « plus grand pays du monde », Donald Tramp, semble fait pour apporter sans cesse de nouveaux épisodes à une saga tenant en haleine le téléspectateur-électeur moyen américain.

Victime de ses propres faiblesses en fait, comme un DSK pris la main dans le sac. Ici, l’affaire, si elle est vraie, ressemble de plus à plus à celle d’un éléphant pris la main dans le pot de miel. Sordide cependant toute cette histoire mêlant prostitution et affaires.

Un monde classique pour les hommes de cette trempe ?

 

Après l’affaire des mails de la future ex-première femme présidente, Hillary Clinton, de l’influence des services secrets russes sur le vote des américains, voici, encore, un nouvel épisode digne des pires scénarios de Tom Clancy.

Le roman d’espionnage a de beaux jours devant lui.

Nous ne sommes pas obligés de tout croire. Le théâtre du monde est sans l’ombre d’un doute bien plus créatif que le plus prolixe des littérateurs de gare.

 

A l’évidence, il faut encore s’attendre à d’autres coups de théâtre, avant, et surtout après, l’investiture officielle du nouveau président des Etats-Unis.

Pouvons-nous réellement être surpris du spectacle du monde ?

La gravité doit l’emporter cependant.

Au pire, l’article deux de la constitution américaine permet de destituer le président dans les cas de trahison, corruption ou pour des crimes ou délits majeurs.

Une solution qu’il ferait bon de mettre en œuvre dans notre propre constitution, principalement à l’encontre de ceux qui ne tiennent pas leurs promesses.

 

A l’heure des réflexions pré-électorales, où toutes les trahisons et les mauvais coups possibles cherchent à entraver le meilleur rassemblement possible, nous ne devons pas oublier les deux mandats qui se sont écoulés.

Pour ne pas sombrer dans un brouillard démocratique comme les USA, nous ne devons pas oublier que ce sont nos actes qui changent les choses.

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Liberté Hebdo 1253: L'édito de Franck

5 Janvier 2017, 17:27pm

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Liberté Hebdo 1253: L'édito de Franck

ILS N’AURONT PAS NOS RIRES

Il y a deux ans à peine. Il y a déjà deux ans. La mort entrait dans les locaux de Charlie Hebdo. Un carnage, doublé d’un parcours sanglant, qui s’est achevé par une prise d’otages meurtrière à l’Hyper-casher et à la porte d’une imprimerie.

Depuis, les mots ne sont plus les mêmes. Nous avons perdu des frères de plumes, des êtres doux, des artistes.

Une génération d’as du crayon que nous n’oublierons jamais. Leurs dessins durs, impertinents, insolents, provocateurs nous manquent. Le monde ne tourne plus sur le même axe pour tout le monde. Tout comme les morts qui suivirent, au Bataclan, à Nice ou à Saint-Etienne-du-Rouvray, à Ankara, Berlin ou partout ailleurs dans le monde. Les crimes des uns servant de prétexte à d’autres, toujours.

A l’aube de cette nouvelle année, nous voudrions pouvoir tous croire à l’émergence d’un monde meilleur.

La paix en Syrie est la priorité. Mais pas à n’importe quel prix. Daech continue de montrer les crocs. La visite de François Hollande en Irak leur a permis de faire une nouvelle démonstration que leur capacité de nuire est intacte avec un nouvel attentat à la voiture piégée faisant des dizaines de victimes.

Mais est-ce une démonstration de force ?

Partout, leurs stratégies sont mises en échec. Et nous sommes, nous Occidentaux, considérés comme responsables des souffrances qui leurs sont infligées à cause des décisions à géométrie variable de nos dirigeants. Nous faisons le souhait de voir la paix revenir au plus vite dans cette partie du monde.

Il nous appartient en France de réaliser le plus large rassemblement à gauche possible pour permettre la mise en oeuvre rapide de politiques privilégiant le bien public et l’intérêt collectif.

Aucune manœuvre ou manipulation médiatique ne doit nous éloigner d’un objectif clair et concret.

Les aspirations populaires n’ont jamais autant été bafouées. Les groupes internationaux et financiers se réjouissent des profits accumulés et continuent de

tailler dans les effectifs malgré les bénéfices. C’est ce qui semble se profiler très près de nous, dans le fleuron de la presse régionale du groupe Rossel, La Voix du Nord.

A nous de faire en sorte de garder le cap et de conquérir tous les moyens possibles pour préserver et développer, avec vous, notre journal. Seul outil de communication régional indépendant des puissances financières, nous en payons le prix fort.

Mais nous nous battons encore. Et nous vous souhaitons une année 2017 pleine de luttes victorieuses.

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Bonne année, paix et santé

31 Décembre 2016, 09:32am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

2016 s’achève dans notre pays avec cette imposture gouvernementale consistant à octroyer une augmentation du SMIC de 35 centimes d’euros par jour. 11 euros par mois. Au même moment, le candidat Valls, heureux premier ministre qui a fait usage six fois du 49.3 notamment pour imposer sans débat la loi improprement baptisée « Travail », promet s’il est élu d’abroger ce symbole antidémocratique.

Le tableau serait incomplet si dans ce panorama antisocial il n’y avait les annonces du vainqueur surprise des primaires de la droite. Fillon l’homme qui promet de massacrer à la tronçonneuse la sécurité sociale, les droits sociaux, les statuts, l’emploi public et d’alléger dans un même mouvement la fiscalité sur le capital sans parler des questions sociétales vue à travers le prisme réactionnaire des manifs pour tous.

Dans sa marche à front renversé, celui qui fut cinq ans durant premier ministre de Sarkozy, veut en passer par tous les dispositifs constitutionnels pour mettre en œuvre dans les six mois consécutifs à la présidentielle son programme. Ce que son ami Guaino lui reproche en comparant la démarche à celle de Laval en 1935 lorsque ce dernier, président du Conseil de la 3ème République, demanda et obtint de la Chambre l’autorisation de légiférer par décrets-lois et ordonnances.

« La sociale » ce film de Gilles Perret, qui fait un tabac dans les salles depuis sa sortie, est d’ores et déjà un formidable antidote à la déprime que pourrait susciter la lamentable course au pouvoir à laquelle nous assistons dans ce qui est considéré par l’élite médiatique comme les principales écuries d’une alternance sans risque pour le véritable pouvoir toujours dissimulé sous les ors d’une République accaparée par des valets : celui du capitalisme financier.

Au moment où le pays sortait exsangue de la guerre, il s’est trouvé des hommes, des militants, des communistes tels qu’Ambroise Croizat, ministre du gouvernement de Gaulle, pour engager une politique de reconstruction du pays dans l’esprit du programme du Conseil National de la Résistance (CNR) intitulé « Les jours heureux ». La classe ouvrière qui « dans sa grande masse était restée fidèle à la patrie profanée » fera ainsi la démonstration de sa capacité à gérer le pays dans l’intérêt bien compris de son peuple.

Ce retour sur l’histoire, sur l’intelligence collective et le dévouement du mouvement ouvrier, n’a rien de ringard comme le prétendent les chantres de la modernité à reculons qui peuplent les rédactions des moyens d’information détenus par les Bolloré, Drahi et autres Dassault… c’est précisément parce que les travailleurs n’ont aucun intérêt à accumuler des profits, à s’octroyer des salaires et des retraites chapeau aux montant faramineux, qu’ils peuvent agir en ce sens véritablement et uniquement en faveur du progrès social.

Rien à voir non plus avec l’impasse populiste et démagogique d’un FN qui prospère, en répandant sa propagande de haine et de stigmatisation des étrangers, sur le désarroi enfanté par la politique libérale d’austérité, sévère pour les petits et bienveillante pour les puissants.

« Le commun » c’est, au contraire, l’objectif des femmes et des hommes qui, depuis la création des bourses du travail en 1892, construisent la solidarité en luttant pour une juste répartition de la richesse produite par la classe ouvrière, pour l’accès de celle-ci aux savoirs, aux droits sociaux garantis à la santé pour la famille et au logement. Le syndicalisme, si décrié ce printemps quand la mobilisation impulsée par la CGT visait à préserver ces droits et à défendre l’emploi, est en cela un formidable espoir de bonheur partagé. Une idée neuve parce que en perpétuel devenir.

C’est aussi cette volonté tranquille et forte qui, sans se départir des valeurs universelles de Liberté d’Egalité de Fraternité, de la laïcité, permet et permettra de résister aux menaces barbares, au terrorisme revêtu de croyance et de fanatisme destructeur d’humanité. Dans le fracas actuel d’un monde déstabilisé par les guerres d’intérêts et de contrôle des ressources naturelles, d’une planète fragilisée par les dérèglements climatiques aux mêmes origines capitalistes, cette volonté est aussi précieuse qu’indispensable pour faire prévaloir, par un rassemblement populaire suffisamment fort, et au-delà des frontières, la diplomatie et la paix, l’humain plutôt que l’argent roi tout au long de l’année 2017.

Bonne année à tous.

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