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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Articles avec #edito

La politique du vide ou le vide politique

1 Mars 2017, 19:22pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

La politique du vide ou le vide politique

Pour la première fois depuis longtemps, je ne trouve plus le goût, la force d’alimenter ce blog. Pourtant à deux mois de l’élection présidentielle, je devrais pouvoir en dire des choses. Je devrais pouvoir en analyser des mécanismes. Mais non … Je suis partagé entre amertume, dégoût et pire que tout, renoncement. Renoncer au combat, renoncer à porter l’idée de changement. Plus que jamais le poète, le compositeur génial me sauvent d’un ennui mortel. Neruda me parle si merveilleusement bien d’amour, Camus m’explique avec délice ce qu’est l’absurde, les vieux compositeurs allemands me régalent de leur musicalité aux algorithmes parfaits, Chet Baker calme avec douceur mes crises d’angoisse. Je me consacre à des tâches bien éloignées de ce spectacle électoral lénifiant.

Je me mets souvent à la place du salarié broyé par la fatigue, celui qui se lève tous les matins pour rejoindre une boutique qui vivote dangereusement, celui qui va pointer la tête basse et le regard usé chaque matin à Pôle Emploi, cette aide-soignante au dos ruiné qui voit son service plein à craquer et qui se demande comment il sera possible de continuer à ce rythme dans les semaines à venir. J’imagine ces millions de françaises et de français chaque soir devant la télé en train d’assister à la mascarade électorale. Macron, Fillon, Le Pen, Hamon, Mélenchon. Peut-être avons nous droit aux politiques que l’on mérite. Je le dis tranquillement, sans soucis de la polémique mais depuis quelques temps il m’arrive de penser à rendre ma carte. Cette carte soigneusement rangée dans la poche de celles et ceux qui jusqu’au bout ont tenté de résister au triomphe éclatant du capitalisme. Le rêve socialiste semble évanouit dans un continuum historique qui a fini par assécher le principe même d’idéal.

J’ai pourtant en tête le souvenir des dockers du Havre tapant avec rythme et entrain sur leurs tambours, ouvrant la marche à un immense cortège joyeux criant à l’unisson son rejet de la loi travail. Je me souviens de ces amphithéâtres universitaires bondés où, à la méthode de Socrate, on se partage le savoir, la connaissance. Je me souviens de ces centaines d’autocars qui convergent sur Paris pour colorer les grandes artères haussmaniennes d’un rouge vif, d’un rouge sang, celui de ces cols bleus qui ont donné leurs vies pour que les travailleurs puissent avoir des droits.

Pourtant, aujourd’hui on se bat pour négocier son indemnité de départ, on se bat pour revaloriser le SMIC de 5 euros par jour, pour limiter la pression fiscale si forte sur les petits ménages. L’horizon révolutionnaire prend les traits d’une rêverie austère, desséchée. Aujourd’hui on se dit que Hamon est le moindre mal et que peut-être il faut se ranger derrière lui pour se donner une petite chance de ne pas goûter au pire, comme si le pire n’était pas advenu depuis longtemps. Hamon porte quelques maigres promesses progressistes, suffisantes aux yeux de certains pour bâtir une convergence. Rêve peuple exploité, le soleil brillera. La force est tranquille, très tranquille, surtout pour les puissants. On peut même se permettre de laisser François Ruffin faire son petit speech ému à la cérémonie des césars, déranger la petite bourgeoisie si confortablement installée dans un entre-soi aveugle où le sort d’un ouvrier n’a que peu de valeur. La bourgeoisie aura toujours peur du danger de la révolte mais pour l’heure, elle doit dormir assez tranquillement j’en fais le pari. En tout cas pour une partie d’entre-elle, on se délecte et on se surprend même à frissonner devant une envolée hugolienne. Cela pimente un peu le quotidien …

Pour autant, je sais que cette extinction de foi est passagère. Comme dans le creux d’une vague, il arrive que la tempête nous dresse face à un mur. Il y a quelque part l’idée du répit dans cet instant. Vous êtes à la fois profondément désespérés, et en même temps vous vous en remettez au tragique, à l’inertie, à la force de la nature lorsqu’elle paraît indomptable. Vous sortez un moment de la tétanie qui vous paralyse presque, du poids de la responsabilité que vous vous infligez et vous vous contentez de contempler. Vous contemplez le désastre en vous disant qu’à ce moment précis vous ne pourrez rien y faire. Mais l’instinct de survie reprendra le dessus et vivre c’est agir. Ne pas écrire n’est finalement pas si grave lorsqu’on ne cesse pas de penser. “L’imagination pure est la représentation d’un objet absent, mais non encore constitué” nous disait Kant. Il n’y a donc pas de raison de désespérer.

Guillaume Sayon

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Liberté Hebdo 1258: L'édito de Robert (DE VILLE)

11 Février 2017, 11:42am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Liberté Hebdo 1258: L'édito de Robert (DE VILLE)

 

CAP A GAUCHE, TOUTE !

 

N'oublions pas que c’est dans les brouillards médiatiques de la surexploitation d’un fait divers que Jean-Marie Le Pen pu accéder au second tour présidentielle en 2002. Se faufilant ainsi via le désarroi des électeurs au plus près des marches du pouvoir.

N’oublions pas que la majorité des électeurs a choisi François Hollande en 2012 pour mettre fin au règne de Nicolas Sarkozy. Le soulagement a vite fait place à la stupeur.

N’oublions pas que la volonté populaire de transformation sociale s’incarne, Ve République oblige, dans la figure du président de la République.

L’inversion du calendrier électoral donne encore plus de poids à la statue élyséenne mais ne donne guère plus de pouvoirs aux citoyens.

Sauf à ce que ceux- ci gardent bien chevillés au corps leurs convictions et fassent élire des députés tous aussi convaincus de la nécessité du combat pour le progrès social, économique et écologique.

En attendant la VIe République, voilà la meilleure voie. Elle est exigeante et semée d’embûches.

La première des nécessités est le rassemblement. Avant que les questions d’alliances ne deviennent, pour les gardiens du temple, la nouvelle lubie.

N’oublions pas qu’il y a les programmes des uns et des autres et ceux qui sont capables, qui ont la volonté, de les concrétiser.

Pour les promesses, merci de prendre un ticket et fattendre dans la file qu’on appelle votre numéro...

Depuis les conclusions de la primaire socialiste, la course aux unions est repartie.

N’oublions pas qu’il s’agit avant tout de défendre un certain nombre de valeurs et que les idées, à défaut d’être incarnées, doivent être défendues dans l’intérêt du plus grand nombre, des plus fragiles d’entre nous.

Tout doit être mis en oeuvre pour permettre aux Français de retrouver la confiance nécessaire en l’avenir.

Il reste quelques semaines encore pour que tous les candidats affinent leurs programmes et leurs réseaux. Un chemin est tracé qu’il nous faut élargir et faire connaître au plus grand nombre.

La route est droite mais ce n’est pas une raison pour mettre des œillères.

La bataille électorale reste encore à mener.

N’oublions pas que rien n’est écrit à l’avance, jamais.

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L’escroquerie politique et la révolution passive

6 Février 2017, 19:58pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

La tragi-comédie présidentielle continue son œuvre. Sans égale mesure, ce scrutin est le pire de tous les temps. La campagne est régie par les scandales, les médias n’ont jamais été aussi intrusifs et malveillants avec 8000 articles en deux ans consacrés à Macron (ici), les idéologies qui façonnent notre univers mental et politique totalement asséchées. Comme aux États-Unis nous assistons à un rejet massif, via les primaires de la droite et du PS, des candidats vendus par l’establishment laissant la place à des seconds couteaux tout aussi néfastes pour notre intérêt commun. L’extrême-droite est au rendez-vous avec une estimation de vote autour de 28 % sans même son entrée en campagne effective.

Alors qu’une grande part de la population est inquiète des soubresauts géopolitiques de la période, rejette viscéralement la globalisation et son processus d’hégémonie culturelle, que 9 millions de personnes vivent en situation de pauvreté, que de nombreux plans sociaux continuent de saccager la classe ouvrière, la caste politique continue d’asséner son discours parfaitement rodé creusant un peu plus encore la désespérance populaire. Européisme délirant, destruction de la sécurité sociale présentée comme inévitable pour assurer la compétitivité, méritocratie fantasmagorique dans une société où la captation des richesses se fait autour d’un très petit noyau composé de familles bourgeoises. Cette campagne des scandales relègue au rang de disparus les enjeux réels de la période : le partage du travail avec une importante baisse du temps de travail et une socialisation d’une partie de l’appareil productif pour créer des emplois en masse dans l’industrie, la recherche et les services, sortie des traités et émission d’une nouvelle monnaie pour relocaliser la production industrielle et libérer notre économie des directives de la Bundesbank, propriété populaire des banques et du crédit et condamnation de tous ceux qui ont spéculé avec les richesses de la nation, lutte contre l’exil fiscal, refonte des institutions … Bref il est évident que notre pays a besoin d’une thérapie de choc. Une âpre bataille culturelle doit être menée loin des planches de la scène électorale grotesquement tragique.

En réalité, rien de positif ne pourra émaner des élections, c’est maintenant une certitude. La révolution élective n’existe pas. Les bouleversements ne peuvent naître que par la constitution d’un rapport de force féroce avec le capital, le même que la CGT et le PCF ont réussi à bâtir en 1944 pour ensuite arracher la révolutionnaire sécurité sociale. La sécurité sociale n’est pas un simple système de solidarité universelle. C’est la socialisation d’une part redoutable de la richesse. C’est un vecteur d’appropriation collective de la richesse que nous produisons. Bien entendu, de réforme en réforme, la philosophie de l’œuvre pharaonique de Croizat a été galvaudée. Les travailleurs ont de moins en moins de place dans la gestion de cette dernière et des créations comme la CSG par Rocard, maître à penser de Hamon, sont des coups de canif redoutables dans l’équilibre de l’œuvre.

On peut discuter du besoin de moderniser les symboles ou la dialectique, l’affrontement de classe et ses enjeux demeurent irrémédiablement les mêmes. La dualité entre propriété privée ou publique, entre propriétaire du capital et travailleurs, entre communisme et réformisme reste inchangée. C’est bien parce que la gauche n’assume plus sa mission idéologique que les droits universels reculent, que le travail a été précarisé à un point tel que des millions de salariés ne peuvent plus se syndiquer et ainsi défendre leurs droits, que le code du travail est dépecé et que nous nous dirigeons lamentablement vers le contrat unique, la disparition de toutes les réglementations horaires, sécuritaires, sociales, salariales.

C’est donc le pire des scénarios qui se profile d’autant plus que l’idéal communiste a cette fois-ci totalement disparu. Aucun candidat à gauche n’appelle à l’occupation post-électorale de son lieu de travail pour lancer un vaste chantier transformateur. Aucun candidat à gauche ne propose de combattre la propriété privée de l’outil productif. Aucun candidat à gauche n’est réellement en phase avec les aspirations ouvrières. C’est ce que déclarait dans une récente interview le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez. C’est surtout tout le précieux et pertinent travail de clarification que Gramsci a mené durant les années 1920 et 1930 en développant le concept de révolution dans le monde capitaliste occidental ; révolution active ou passive. Je voterai Mélenchon car c’est le choix de mon parti et qu’il fait la proposition la plus radicale dans cette campagne sans pour autant signer un blanc seing. Tous les autres ne sont que l’offre multi-facette de la bourgeoisie. Hamon ou Macron, Le Pen ou Fillon, les puissants retrouveront leurs billes quoi qu’il arrive. Le chouchou c’est Macron d’où l’entreprise de destruction de Fillon. Macron c’est le Renzi français. Un jeune premier de la classe aux idées vieilles comme le monde capitaliste. Maximiser le profit en détruisant l’État et le modèle social. Mais on disserte dans la presse sur ses yeux bleus, sur sa barbe estivale, sur son couple atypique avec sa femme couguar. Sauf qu’il suffit de constater dans quel état se trouve l’Italie aujourd’hui. « Ils n’ont pas senti la souffrance : ils ont créé le chaos, ils ont laissé tout rafler à ceux qui étaient les plus forts économiquement » pour convoquer de nouveau Gramsci.

Il me semble que le niveau médiocre de cette campagne est un révélateur puissant. Le système pourrit sur pied. Je crois que nous venons d’entamer la descente aux enfers du capitalisme. L’écosystème menacé, la chute de la toute puissante Amérique, la nostalgie galopante dans l’ex-URSS, le rejet populaire de la globalisation et la montée en puissance de nouveaux modèles de consommation éthiques et solidaires, me poussent à croire que le vieux monde s’éteint peu à peu. La jeunesse fabriquent des pratiques sociales novatrices, hors des sentiers battus. Elle est imprévisible et cherche pour une part à échapper à l’emploi, à la télévision pourrie, au système médiacrate. Sa faiblesse est sa négation de l’idéologie et du besoin crucial d’organisation. On ne peut pas lui en vouloir totalement, l’école et l’offensive culturelle dominantes y sont pour beaucoup.

Le danger d’une telle période est l’absence d’une voie de progrès, tant par les idées que par les pratiques. C’est la raison première de ma détestation de ceux qui dirigent le parti communiste aujourd’hui. Leur responsabilité est si grande dans le marasme ambiant. Voilà donc qu’une partie d’entre-eux réfléchissent à ranger le PCF derrière Hamon et son revenu universel, véritable bombe à retardement qui fera sauter toute l’architecture de notre modèle social, qu’il faut défendre jusqu’à la mort. La clé du changement est sa généralisation progressive. C’est pourquoi tous les candidats veulent y mettre fin.

Je comprends et souscris à la vive colère qui se propage et se renforce dans le peuple, à la détestation viscérale de la politique telle qu’elle se pratique aujourd’hui. Point d’inquisition de ma part pour condamner moralement l’abstentionniste, le cheminot en colère qui crie au tous pourris. Oui ce monde est pourri mais « Tout ce qui survit d’élémentaire dans l’homme moderne revient irrésistiblement à la surface : ces molécules pulvérisées se regroupent suivant des principes qui correspondent à ce qui subsiste d’essentiel dans les couches populaires les plus profondes ».

Guillaume Sayon

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Liberté Hebdo 1257: L'édito de Robert (DE VILLE)

4 Février 2017, 08:22am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Liberté Hebdo 1257: L'édito de Robert (DE VILLE)

FAIRE MENTIR LES PRONOSTICS SUR L'ABSTENTION

 

Faut faire des sacrifices aux dieux ? Les Français ont-ils besoin d'un oracle ?

Loin des sciences divinatoires.

Bienheureux qui aujourd’hui peut dire comment sera l’élection présidentielle. Alors que nous finissions l'année sur l’unique attente du nom du challenger socialiste issu de leur primaire de la Belle Alliance populaire, nous voila repartis dans les pronostics alors que le vote, très net, a positionné Benoit Hamon comme le poulain de la rue Solférino.

D'abord, à droite. François Fillon se prend les pieds dans le tapis et perd sa figure de bon père de famille honnête et droit. Alors que pour bon nombre d’électeurs, y compris a gauche, il apparaissait comme le représentant idéal pour une droite classique, conservatrice.

Le sceptre lui glissera-t’il des mains ?

Désormais, son camp cherche une solution honorable pour retrouver quelqu'un de présentable à qui confier le panache blanc.

Mais à gauche aussi, des bruissements s'élèvent contre Hamon.

Pensez ! Ce jeune ex-ministre, rompu a toutes les techniques de congres, porte-étendard des frondeurs, ne fait pas l'unanimité dans son camp.

Malgré le résultat des primaires, ses anciens collègues digère mal de voir leur beau travail, notamment sur la loi du même nom. critiqué tout au long de la campagne.

Des députés socialistes invoquent un hypothétique droit de retrait. Qu'ils se rassurent, les électeurs en décideront le moment venu.

De plus, des voix se lèvent pour que les candidats de la gauche de transformation social et écologique se retrouvent et fassent cause commune.

Voila qui bouleverse encore bien des plans.

Entre les perdants socialistes à la primaire qui verraient bien Benoit Hamon réviser son programme pour le rendre compatible avec les actions gouvernementales passées et les partisans de Jean-Luc Melenchon qui lui demandent de se rallier au candidat de la France Insoumise... Nous frisons le grand écart.

 

A l'évidence, le bon sens préconise que chacun mène ses troupes à la bataille et que le premier tour joue à plein, son rôle d'expression de l'ensemble des citoyens. Les idées doivent pouvoir être débattues.

Cest l'objet de la campagne, non de glorifier un homme ou une femme.

Ne l'oublions  pas, dans le jeu électoral de la Ve Republique, le président est quasi sacralisé.

Alors que c'est avant tout grâce à l'assemblée que les changements pourront intervenir et qu'il nous faut consacrer nos effort a gagner un nombre élevé de députés capables de porter et de mettre en oeuvre les lois qui apporteront le changement que nous souhaitons tous.

Il reste encore beaucoup d’électeurs à convaincre de retrouver le chemin des urnes.

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Liberté Hebdo 1255: L'édito de Robert (DE VILLE)

26 Janvier 2017, 16:59pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Liberté Hebdo 1255: L'édito de Robert (DE VILLE)

ETRE ELU POUR ETRE UTILE

 

Un retraité agricole sur trois touche une retraite inférieure à 350 euros par mois. C’est l'Humanité qui nous le dit. Un chiffre qui fait froid dans le dos.

Avec une pension moyenne de 766 euros par mois, moins donc que le seuil de pauvreté, le monde des retraités agricoles est un des plus gravement touché par la crise.

André Chassaigne a déposé, au nom du groupe de la Gauche Républicaine et Démocratique à l’Assemblée nationale, une proposition de loi pour revaloriser les retraites agricoles qui a été adoptée mercredi 25 janvier, à l’unanimité, par la commission des affaires sociales. La veille, l’Assemblée examinait une proposition de loi du PCF luttant contre les disparités salariales entre les femmes et les hommes.

Le livre des frères Bocquet, Sans Domicile Fisc, est maintenant cité dans le journal Les Echos...

Députés et élus communistes mènent actions sur actions, aident à gagner du terrain sur le champ du social et du progrès. Sans sectarisme, en travaillant avec tous ceux qui veulent que ça change et que ça bouge.

 

Le choix est fait, sur des bases claires,  d'avancer vers la lumière, sans négliger aucun territoire. Alors que partout les ténèbres gagnent, un mince filet de lumière luit encore à l'horizon. Ce riest pas le bout du tunncL C’est une lueur dans un océan de noirceur. Une flamme fragile qu’il nous revient d’entretenir, de faire grandir.

Elle porte les espoirs de milliers de familles, de citoyens qui se sentent abandonnés par les politiques.

Assommés par les affaires et la propagande libérale, ils ne voient plus l’espoir et le changement là où il est.

Le découragement les fait sombrer dans l’abandon de leurs droits. Il y a des gens en France qui ne font même pas valoir leurs droits au RSA ou même à la couverture médicale universelle Pas assez pauvres sans doute. Et d’autres, ou les mêmes, qui ne se servent plus de leur bulletins de vote.

 

Ressaisissez-vous ! C'est pour les riches, les nouilles encore ?

 

Cette campagne étemelle, permanente, nous fait oublier que les vrais combats se gagnent avec le temps, pas à pas, d’étincelle en étincelle.

 

Pas dans  le tourbillon d’un calendrier électoral qui ne s’arrête jamais.

L’élection présidentielle n’est pas une fin.

L’utopie d’aujourd’hui est encore et toujours la réalité de demain.

 

Sur quoi, sur qui s'appuyer pour construire l'avenir si les idées ne sont pas diffusées, critiquées, débattues, partagées ?

 

Sortons des espaces réduits des réseaux sociaux, saturés de commentaires courts et fratricides.

L'espoir se porte vers l'action, collective, politique.

Le 28 janvier, le parti Communiste Français présentera officiellement ses candidats pour les législatives à venir.

Soutenons-les partout.

Gagnons de nouveaux sièges.

Donnons à l’Assemblé Nationale les forces nécessaires pour que le monde change.

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Gloire à la jeunesse !

22 Janvier 2017, 17:34pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

« Le monde marche, pourquoi ne tournerait-il pas ? ». Le jeune prodige Arthur Rimbaud, dans une Saison en enfer, écrivait ces mots. Il a piétiné la vieille tradition classique de la poésie française avec sa fraîcheur, sa folie, sa désinvolture légendaire, sa détestation de l’ordre, ecclésiastique ou moral. « Depuis longtemps je me vantais de posséder tous les paysages possibles, et trouvais dérisoires les célébrités de la peinture et de la poésie modernes ». En un sens, il a mené une révolution et aujourd’hui encore nous sommes des millions à le lire. Comme Verlaine, nous nous sentons fascinés par cet ange tombé du ciel, sculptant le beau pour penser la maladie de vivre une vie si tragiquement grise et ennuyeuse.

Ce billet ne prendra pas les traits d’une critique abondée de chiffres, ou encore d’une tribune enflammée contre le renoncement des hommes et des femmes qui font la politique pour et surtout contre nous. Non j’avais envie de rendre hommage à la jeunesse, à ses imperfections, à son sens de la provocation, à l’ennui que lui inspire ce monde. Ce monde qu’elle rejette sans toujours prendre la peine de comprendre ou de dire pourquoi. Sans doute que la perspective de suivre une formation dans le commerce, dans le management, dans la vente n’est guère enthousiasmante à ses yeux. Sans doute que la mise en concurrence dès le plus jeune âge pour ensuite mourir au travail sous les coups de bâtons d’un patron boudiné, rouge d’avidité et laid comme le profit n’éveille pas en elle de stimulation particulière. Sans doute aussi que de devoir se vendre une cravate nouée au cou ou un tailleur serrant, gris terne, pour gagner tout juste le SMIC n’inspire pas chez elle l’épanouissement. Chômage, petit contrat, stage … « Ce peuple est inspiré par la fièvre et le cancer » … Voilà je crois, tout comme l’impétueux Rimbaud, comment la jeunesse décrypte le monde dans lequel elle est condamnée à l’existence.

Contrairement à l’idée trop répandue, la jeunesse n’a jamais été si éduquée. Elle l’est tellement, qu’elle refuse de lire nos journaux, à se plier servilement aux petites règles de la domination. Elle est ultra connectée et crée, dans des endroits où elle est chez elle, d’incroyables choses. Elle maîtrise la vidéo, le code informatique, des sous-cultures extrêmement riches et originales. Pour une part, elle connaît le cinéma, la musique. Elle dessine, joue d’un instrument, écrit. Elle est imaginative, se délivre à elle même des savoirs fondamentaux via la vulgarisation. Oui elle se trompe parfois, oui elle ne lutte pas comme on pourrait l’attendre. Oui elle rejette trop durement les partis, les syndicats, le vieux monde. Mais chaque jour, elle est une source d’inspiration. Chaque jour elle m’étonne et je découvre chez elle de belles et grandes choses. Il lui manque des repères, la perception de jalons susceptibles de lui donner de la force et de pouvoir briser les chaînes qui nous retiennent tous au sol.

Il serait pourtant temps de dialoguer avec elle, d’essayer de la comprendre. De lui laisser de vastes espaces d’expression sans lui souffler à l’oreille ce qu’elle peut ou ne peut pas dire ou faire. Elle déborde d’imagination et je la sais capable d’ériger des ponts vers un autre monde, une autre civilisation débarrassée des fantasmes de la vieille garde bourgeoise. Elle envahit des places, ressuscite l’utopie, se débrouille parfois pour échapper à l’emploi organisant des systèmes de solidarité capables de financer ses projets.

Elle n’a pas lu Marx et souvent même n’a lu que très peu d’auteurs classiques. Elle a inventé une nouvelle science-fiction où tout est possible. Des univers codifiés qui incarnent la douleur de vivre cette vie mais qui disent son aspiration à vivre autre chose. Elle se plonge parfois trop facilement dans une forme de nihilisme légitimement critiquable. Mais être jeune c’est aussi cela. C’est être en perpétuelle recherche d’un chemin, c’est tâtonner, expérimenter, se tromper, tomber même. Mais une fougue, une énergie, une soif de s’éveiller font qu’elle ne renonce que rarement. Ce qui est certain, c’est qu’elle ne veut pas du monde qu’on est en train de lui léguer, de lui imposer. Elle marche à reculons pour ne pas sombrer trop vite dans le tourbillon de l’habitude, en un sens donc de l’absurde comme pourrait le soutenir Camus.

Globalement elle ne vote pas même si elle pense, à sa façon, la politique. Comment pouvoir lui reprocher de ne pas prendre part au débat politique quand les seules perspectives qu’on lui propose de discuter sont l’austérité, la nécessité de travailler plus et mal pour des salaires toujours plus bas. Le choix entre Macron ou Fillon … Comment, finalement, lui reprocher de ne pas participer à l’élaboration des plans de sa lugubre prison ? D’ailleurs pendant la bataille contre la loi travail, le slogan de sa mobilisation n’était-il pas « on vaut mieux que ça ». Je l’avais trouvé tellement fort et beau ce cri de ralliement.

Notre responsabilité est claire. Il nous faut trouver le moyen d’établir une connexion entre elle et nous. Nous qui avons des structures intellectuelles précises, une expérience de la lutte, un héritage presque génétique du combat, nous sommes capables de mettre des mots et des concepts sur les aspirations de cette dernière. Comme le soulignait Friot, si la vieille garde communiste trouve le moyen de s’ouvrir à cette jeunesse intérieurement révoltée, le capitalisme tremblera si fort qu’il risquerait de s’effondrer pour de bon. Alors nous ne devons pas avoir peur d’exiger l’impossible. Nous devons cesser de ne penser le bonheur que de manière ratatinée, meurtris que nous sommes par nos renoncements en cascade. Alors la jeunesse grimpera les barricades à nos côtés et plus rien n’empêchera l’avènement de la lumineuse aurore. Mais disons lui d’abord et simplement, avec la force et l’honnêteté que cela réclame, comme l’a fait si magistralement Jaurès aux lycéens d’Albi dans son mythique discours à la jeunesse, « vous avez le droit d’être exigeants ».

Guillaume Sayon

 

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Liberté Hebdo 1255: L'édito de Robert (DE VILLE)

19 Janvier 2017, 20:36pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 

EN AVOIR OU PAS

 

II y a, en politique. des posture qui sont sans équivoque des impostures. Il nous faut sons cesse dessiller les paupières, ouvrir les yeux, dégager les Œillères. Quand la droite elle-même crie a l'imposture a gauche, là nous sommes en plein rêve, ou cauchemar, c'est selon.

 

François Fillon veut supprimer les fonctionnaires par centaine de milliers et Gérard Larcher crie qu'il faut des emplois pour sauver le pays, que ce n est pas possible d'avoir autant de pauvres dans le pays. Et baisser les « charges» sur les salaires, bien sûr. Tout en augmentant la TVA. c’est sûr. Bref, ne soyons pas stupides. Reconnaissons que ces hommes sont habiles a présenter le monde tel qu'ils veulent que nous le percevions.

 

 jamais les riches n'ont été aussi riches et  pourtant, on veut nous faire croire que les pauvres doivent se serrer la ceinture, encore, toujours.

Faut-il s'en remettre a leurs oracles pour préparer notre avenir ? Non, bien évidemment. Mais combien ces discours assénés, ressasses sans cesse sur les ondes, sur les écrans, partout, annihilent toutes les volontés, écrasent toutes les envies de changement, poussent au découragement.

En face, les socialistes du PS pensent encore faire illusion après leur désertion en rase compagne. Le panel de candidats, candidement présentés aux heures fortes de l'audimat à nos yeux avides de téléspectateurs, ne nous ravissent pourtant pas. Nous cherchons où ils étaient quand les députés du PCF appelaient à signer le texte pour la motion de censure lors du vote inique de la loi reformant le code du travail. Nous cherchons les cibles des réformistes ou des frondeurs. Et les revoilà dans le marketing politique.

Donnons leur l'occasion de se rassembler derrière Jean-Luc Melenchon pour la présidentielle. Car il ne s’agit pas de donner une leçon a François hollande ou à Manuel Valls. Mais bien de donner une chance à la gauche d'être au deuxième tour des élections présidentielles.

Mais n'en restons pas la. Eloignons-nous un peu de tout cela. Allons de l'avant !

Et regardons encore le bilan extraordinaire et les actions réalisés par la dizaine de députés communistes et républicains qui ont ouvré, toujours, dans I'intérêt collectif.

Qu'aurions-nous obtenu, réalisé, s'ils avaient été plus nombreux à I'Assemblée ?

Ne l'oublions pas.

Et au delà de la présidentielle sachons le faire valoir,  le faire savoir, à l'heure du choix.

Et l'avenir sera différent s'il y a des députés communistes en nombre, ou pas, pour la prochaine législature. 

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La grippe fait monter la fièvre hospitalière

19 Janvier 2017, 19:32pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Au lendemain de la seconde guerre mondiale, deux hommes vont révolutionner les choses dans notre pays et ériger le plus bel héritage politique et social dont nous pouvons encore (pour combien de temps ?) jouir aujourd’hui. Le communiste Ambroise Croizat va créer la sécurité sociale qui repose sur le principe de la cotisation, patronale et salariale. Déconnecter le salaire de l’emploi pour créer un principe d’égalité et de protection de tous face aux aléas de l’existence, la maladie, le chômage … C’est une véritable révolution et un coup féroce porté au capital. Cependant le capital n’a pu que s’enfermer dans un mutisme forcé, accepter sans broncher tant il s’est vautré avec une stupéfiante facilité dans la collaboration avec l’Allemagne nazie. Ils ont été les artisans de la défaite faisant clairement le choix de déposer les armes avant même d’avoir combattu. Seuls comptaient les bénéfices que devaient continuer à dégager leurs entreprises. J’avais déjà expliqué ce principe dans un précédant billet en évoquant la Commune de Paris mais aussi l’appel de la bourgeoisie française à une coalition étrangère pour écraser la révolution française ce qui donnera l’héroïque bataille de Valmy. La bourgeoisie n’a jamais été patriote à l’inverse de la classe ouvrière. Nous ne sommes pas là dans la caricature ou le fantasme idéologique mais bien dans un constat historique établi par des faits. Pour celles et ceux qui veulent aller plus loin, une lecture obligatoire, l’historienne Annie Lacroix-Riz.

Le second personnage que je voulais évoquer est le communiste Maurice Thorez, lui aussi ministre dans le gouvernement provisoire d’après-guerre. Il donne naissance à la fonction publique et plus encore au statut de fonctionnaire. Là aussi on créé un modèle révolutionnaire ; le fonctionnaire est hors de l’emploi, pas de chantage à l’emploi pour lui. Il est payé pour son grade et jouit d’un salaire à vie versé donc pour son grade, pas pour son poste. C’est d’ailleurs pour cela que le chômage n’existe pas dans la fonction publique. Le brillant sociologue Bernard Friot l’explique admirablement bien car c’est le travail de sa vie. Pour les plus jeunes, le vidéaste Usul a expliqué avec pédagogie et talent la thèse de Friot sur sa chaîne youtube. Ainsi de grands et performants services publics verront le jour : l’école, l’énergie, les transports, les télécommunications ou encore la santé. La santé, l’hôpital public, que de nombreux pays nous envient.

Malheureusement, d’un plan d’austérité à un autre, l’hôpital et ses agents sont aujourd’hui en souffrance. Les moyens manquent cruellement pour pouvoir assurer comme il le faudrait le service public qu’ils sont sensés rendre à la nation. Au plus grand désespoir des personnels qui travaillent à flux-tendu, pétris par une souffrance au travail de plus en plus vive. 3 milliards d’euros d’économie exigés par le gouvernement sur le dos de l’hôpital public. C’est avant tout d’ailleurs une recommandation insistante de Bruxelles. Le service public de la santé français coûterait bien trop. Il est un frein à la concurrence et au développement du marché lucratif dans le domaine. Pourtant là où le système de soins coûte 15 % du PIB aux États-Unis, il ne coûte que 10% du PIB en France. Pour un service d’ailleurs plus performant et égalitaire chez nous.

Pour celles et ceux qui ont la possibilité d’échanger avec des agents hospitaliers, vous savez à quel point les conditions de travail sont de plus en plus laborieuses. Un manque cruel de personnel dans les services, des externalisations de services qui ont lourdement précarisé les outils de travail, des fermetures de lits qui ont causé un engorgement ingérable dans les services d’urgences … Les politiques de restriction budgétaire, le nouveau système de gestion via les ARS et l’exclusion des élus des conseils d’administration devenus conseil de surveillance, sabotent le service public de la santé. La stratégie a été la même pour les autres grands services publics ouverts aujourd’hui au privé. Dépecer pour constater avec une fausse et vicieuse incrédulité qu’il n’est plus possible d’assurer la continuité du service. Ainsi faut-il ouvrir au privé pour palier au manque de moyens. Tout cela est parfaitement ficelé et orchestré par une complicité évidente entre politiques et capital. C’est le dévouement et le sens de l’éthique des agents qui font que la machine continue malgré tout de tourner comme elle le peut.

Ainsi ce week end, une grippe particulièrement violente a suffi à mettre à jour tout cela. Beaucoup ont découvert l’état d’urgence de notre système de soins. L’hôpital est malade, frôlant presque le palliatif. Impossible de créer des zones de quarantaine aux urgences tant elles sont pleines à craquer. Des usagers ont attendu plus de 24 heures dans les couloirs avant d’être pris en charge. Les agents explosent leur temps de service pour ne pas laisser les collègues dans cette situation explosive. Les agents sont non seulement débordés, mais ils doivent gérer le mécontentement légitime des familles. Les actes de violences se multiplient envers les agents depuis quelques temps. Cette situation devient lamentablement scandaleuse. Les établissement ne peuvent concrètement déclencher le plan blanc car les moyens sont insuffisants pour l’assurer dans les faits.

Comment un pays comme le nôtre, aussi avancé, peut-il être vaincu par une pathologie aussi banale que la grippe ? Voilà le désastre que le capitalisme est capable d’enfanter. Voilà comment notre civilisation recule lorsque le peuple perd sa vigilance et décide de ne plus donner de suite et de sens à l’indignation. Pourtant, celles et ceux qui se présentent à nos suffrages cette année, du PS à la droite en passant par le FN, nous disent que nous devrons continuer à nous serrer la ceinture et à consentir à de nouveaux sacrifices. L’hémorragie doit donc continuer à l’hôpital car le marché l’exige. La crise, la dette, toutes ces constructions idéologiques du système libéral, du système capitaliste, viennent ainsi justifier le pire. Pourtant on ne cesse de le dire, mais notre pays n’a jamais été aussi riche. Il produit 2000 milliards d’euros de richesses par an. Pourquoi peut on faire basculer 10 points de cette richesse nationale (soit 200 milliards d’euros) des poches des travailleurs à celles des propriétaires du capital et ne pas pouvoir faire le choix d’assurer ce prélèvement pour les services publics utiles à tous ? Ce ne sont pas la crise, ou la dette, ou le besoin autoproclamé de concurrence qui implique cette réalité. C’est un choix idéologique, un choix politique. Ceux qui affirment le contraire sont des menteurs qui servent un intérêt particulier, celui du capital.

Alors que nombreux sont ceux qui travaillent à imposer le logiciel libéral à notre conscience commune, à bâtir une matrice culturelle autour d’une architecture d’affects artificiels, nous ne sommes nous que peu mobilisés à lutter pleinement contre cette pensée, cette guerre idéologique. Qu’on le veuille ou non, l’analyse marxiste de l’organisation économique, politique, culturelle de nos sociétés se vérifie aujourd’hui plus que jamais. La classe possédante est à l’offensive et elle se montre fortement vindicative. C’est la non organisation de notre classe, l’effritement de notre grille de lecture idéologique qui nous plonge dans l’obscurité civilisationnelle en cours. C’est l’absence du rapport de force que le parti communiste de Thorez et de Croizat avait réussi à établir en leur temps qui nous fait aujourd’hui cruellement défaut.

Guillaume Sayon

 
 

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Liberté Hebdo 1254: L'édito de Robert (DE VILLE)

12 Janvier 2017, 17:11pm

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Liberté Hebdo 1254: L'édito de Robert  (DE VILLE)

LA DEMOCRATIE VAUT MIEUX QUE CE SPECTACLE

 

Les Guignols nous avaient imposés leur caricature des faucons. Avec un commandant Sylvestre plus vrai que nature, un Stallone de latex reconvertit en guide incontesté de la politique internationale.

Les Etats-Unis semblent avoir hérité du pire du pire. Le nouveau capitaine du « plus grand pays du monde », Donald Tramp, semble fait pour apporter sans cesse de nouveaux épisodes à une saga tenant en haleine le téléspectateur-électeur moyen américain.

Victime de ses propres faiblesses en fait, comme un DSK pris la main dans le sac. Ici, l’affaire, si elle est vraie, ressemble de plus à plus à celle d’un éléphant pris la main dans le pot de miel. Sordide cependant toute cette histoire mêlant prostitution et affaires.

Un monde classique pour les hommes de cette trempe ?

 

Après l’affaire des mails de la future ex-première femme présidente, Hillary Clinton, de l’influence des services secrets russes sur le vote des américains, voici, encore, un nouvel épisode digne des pires scénarios de Tom Clancy.

Le roman d’espionnage a de beaux jours devant lui.

Nous ne sommes pas obligés de tout croire. Le théâtre du monde est sans l’ombre d’un doute bien plus créatif que le plus prolixe des littérateurs de gare.

 

A l’évidence, il faut encore s’attendre à d’autres coups de théâtre, avant, et surtout après, l’investiture officielle du nouveau président des Etats-Unis.

Pouvons-nous réellement être surpris du spectacle du monde ?

La gravité doit l’emporter cependant.

Au pire, l’article deux de la constitution américaine permet de destituer le président dans les cas de trahison, corruption ou pour des crimes ou délits majeurs.

Une solution qu’il ferait bon de mettre en œuvre dans notre propre constitution, principalement à l’encontre de ceux qui ne tiennent pas leurs promesses.

 

A l’heure des réflexions pré-électorales, où toutes les trahisons et les mauvais coups possibles cherchent à entraver le meilleur rassemblement possible, nous ne devons pas oublier les deux mandats qui se sont écoulés.

Pour ne pas sombrer dans un brouillard démocratique comme les USA, nous ne devons pas oublier que ce sont nos actes qui changent les choses.

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Liberté Hebdo 1253: L'édito de Franck

5 Janvier 2017, 17:27pm

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Liberté Hebdo 1253: L'édito de Franck

ILS N’AURONT PAS NOS RIRES

Il y a deux ans à peine. Il y a déjà deux ans. La mort entrait dans les locaux de Charlie Hebdo. Un carnage, doublé d’un parcours sanglant, qui s’est achevé par une prise d’otages meurtrière à l’Hyper-casher et à la porte d’une imprimerie.

Depuis, les mots ne sont plus les mêmes. Nous avons perdu des frères de plumes, des êtres doux, des artistes.

Une génération d’as du crayon que nous n’oublierons jamais. Leurs dessins durs, impertinents, insolents, provocateurs nous manquent. Le monde ne tourne plus sur le même axe pour tout le monde. Tout comme les morts qui suivirent, au Bataclan, à Nice ou à Saint-Etienne-du-Rouvray, à Ankara, Berlin ou partout ailleurs dans le monde. Les crimes des uns servant de prétexte à d’autres, toujours.

A l’aube de cette nouvelle année, nous voudrions pouvoir tous croire à l’émergence d’un monde meilleur.

La paix en Syrie est la priorité. Mais pas à n’importe quel prix. Daech continue de montrer les crocs. La visite de François Hollande en Irak leur a permis de faire une nouvelle démonstration que leur capacité de nuire est intacte avec un nouvel attentat à la voiture piégée faisant des dizaines de victimes.

Mais est-ce une démonstration de force ?

Partout, leurs stratégies sont mises en échec. Et nous sommes, nous Occidentaux, considérés comme responsables des souffrances qui leurs sont infligées à cause des décisions à géométrie variable de nos dirigeants. Nous faisons le souhait de voir la paix revenir au plus vite dans cette partie du monde.

Il nous appartient en France de réaliser le plus large rassemblement à gauche possible pour permettre la mise en oeuvre rapide de politiques privilégiant le bien public et l’intérêt collectif.

Aucune manœuvre ou manipulation médiatique ne doit nous éloigner d’un objectif clair et concret.

Les aspirations populaires n’ont jamais autant été bafouées. Les groupes internationaux et financiers se réjouissent des profits accumulés et continuent de

tailler dans les effectifs malgré les bénéfices. C’est ce qui semble se profiler très près de nous, dans le fleuron de la presse régionale du groupe Rossel, La Voix du Nord.

A nous de faire en sorte de garder le cap et de conquérir tous les moyens possibles pour préserver et développer, avec vous, notre journal. Seul outil de communication régional indépendant des puissances financières, nous en payons le prix fort.

Mais nous nous battons encore. Et nous vous souhaitons une année 2017 pleine de luttes victorieuses.

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Bonne année, paix et santé

31 Décembre 2016, 09:32am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

2016 s’achève dans notre pays avec cette imposture gouvernementale consistant à octroyer une augmentation du SMIC de 35 centimes d’euros par jour. 11 euros par mois. Au même moment, le candidat Valls, heureux premier ministre qui a fait usage six fois du 49.3 notamment pour imposer sans débat la loi improprement baptisée « Travail », promet s’il est élu d’abroger ce symbole antidémocratique.

Le tableau serait incomplet si dans ce panorama antisocial il n’y avait les annonces du vainqueur surprise des primaires de la droite. Fillon l’homme qui promet de massacrer à la tronçonneuse la sécurité sociale, les droits sociaux, les statuts, l’emploi public et d’alléger dans un même mouvement la fiscalité sur le capital sans parler des questions sociétales vue à travers le prisme réactionnaire des manifs pour tous.

Dans sa marche à front renversé, celui qui fut cinq ans durant premier ministre de Sarkozy, veut en passer par tous les dispositifs constitutionnels pour mettre en œuvre dans les six mois consécutifs à la présidentielle son programme. Ce que son ami Guaino lui reproche en comparant la démarche à celle de Laval en 1935 lorsque ce dernier, président du Conseil de la 3ème République, demanda et obtint de la Chambre l’autorisation de légiférer par décrets-lois et ordonnances.

« La sociale » ce film de Gilles Perret, qui fait un tabac dans les salles depuis sa sortie, est d’ores et déjà un formidable antidote à la déprime que pourrait susciter la lamentable course au pouvoir à laquelle nous assistons dans ce qui est considéré par l’élite médiatique comme les principales écuries d’une alternance sans risque pour le véritable pouvoir toujours dissimulé sous les ors d’une République accaparée par des valets : celui du capitalisme financier.

Au moment où le pays sortait exsangue de la guerre, il s’est trouvé des hommes, des militants, des communistes tels qu’Ambroise Croizat, ministre du gouvernement de Gaulle, pour engager une politique de reconstruction du pays dans l’esprit du programme du Conseil National de la Résistance (CNR) intitulé « Les jours heureux ». La classe ouvrière qui « dans sa grande masse était restée fidèle à la patrie profanée » fera ainsi la démonstration de sa capacité à gérer le pays dans l’intérêt bien compris de son peuple.

Ce retour sur l’histoire, sur l’intelligence collective et le dévouement du mouvement ouvrier, n’a rien de ringard comme le prétendent les chantres de la modernité à reculons qui peuplent les rédactions des moyens d’information détenus par les Bolloré, Drahi et autres Dassault… c’est précisément parce que les travailleurs n’ont aucun intérêt à accumuler des profits, à s’octroyer des salaires et des retraites chapeau aux montant faramineux, qu’ils peuvent agir en ce sens véritablement et uniquement en faveur du progrès social.

Rien à voir non plus avec l’impasse populiste et démagogique d’un FN qui prospère, en répandant sa propagande de haine et de stigmatisation des étrangers, sur le désarroi enfanté par la politique libérale d’austérité, sévère pour les petits et bienveillante pour les puissants.

« Le commun » c’est, au contraire, l’objectif des femmes et des hommes qui, depuis la création des bourses du travail en 1892, construisent la solidarité en luttant pour une juste répartition de la richesse produite par la classe ouvrière, pour l’accès de celle-ci aux savoirs, aux droits sociaux garantis à la santé pour la famille et au logement. Le syndicalisme, si décrié ce printemps quand la mobilisation impulsée par la CGT visait à préserver ces droits et à défendre l’emploi, est en cela un formidable espoir de bonheur partagé. Une idée neuve parce que en perpétuel devenir.

C’est aussi cette volonté tranquille et forte qui, sans se départir des valeurs universelles de Liberté d’Egalité de Fraternité, de la laïcité, permet et permettra de résister aux menaces barbares, au terrorisme revêtu de croyance et de fanatisme destructeur d’humanité. Dans le fracas actuel d’un monde déstabilisé par les guerres d’intérêts et de contrôle des ressources naturelles, d’une planète fragilisée par les dérèglements climatiques aux mêmes origines capitalistes, cette volonté est aussi précieuse qu’indispensable pour faire prévaloir, par un rassemblement populaire suffisamment fort, et au-delà des frontières, la diplomatie et la paix, l’humain plutôt que l’argent roi tout au long de l’année 2017.

Bonne année à tous.

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Danger y compris nucléaire ou le complexe de Samson

31 Décembre 2016, 09:12am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Maintenant que je vous ai dit -et je le pense- à quel point l’antisémitisme ordinaire qui émaille certains posts dans les réseaux sociaux est intolérable, je voudrais dire à quel point je considère que l’extrême-droite israélienne porte une lourde responsabilité dans ce qu’il adviendra, d’Israêl et au-delà d’Israël de ce qu’elle est prête à accomplir pour maintenir sa politique irresponsable .

 

Déjà aujourd’hui ce qui est en question est la survie d’Israël alors même que le vote du Conseil de sécurité ne met absolument pas en cause cette existence, simplement une occupation totalement injustifiée des territoires palestiniens et des constructions totalement illégales. Aucune nation représentée à l’ONU ne défend officiellement la fin d’Israêl, mais dans le même temps la vague des opinions publiques va déjà au-delà en délégitimant son existence ; Il n’y a pas réellement de force politique responsable, ni d’Etat pour remettre en cause cette existence,  Mieux ou pire,  personne ne propose même des sanctions et cette indulgence au niveau du droit international, loi d’être une garantie de survie,  accompagne et nourrit une campagne qui exige la fin d’Israël, nul ne peut se masquer ce fait. .Ce qui se passe dans les réseaux sociaux n’est que le reflet de cette avancée de l’opinion vers la fin de cet Etat et le recours aux vieux poncifs de l’antisémitisme, le recyclage du protocole des sages de Sion, la mise en évidence d’une hypothétique domination juive mondial qui substitue les juifs au capitalisme.

 

Dans ce cas comme dans d’autres, face à la remise en cause du droit international cautionnée par l’ hégémonie occidentale en perte de vitesse et l’injustice insupportable qui en résulte sans moyen d’imposer une solution, les monstres surgissent dans cet entre deux. Faute d’une solution politique et de forces capable de l’imposer le pire paraît l’issue inévitable et ne pas le mesurer est une folie.

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Pendant ce temps, l’extrême-droite israélienne cherche des alliés dans toutes les forces les plus réactionnaires: « nos amis les antisémites »,par exemple  l’entourage suprématiste blanc du futur président des Etats-Unis , Qu’importe si ce sont des antisémites, des nostalgiques des nazis que l’on a pour alliés, pourvu qu’ils soient les inconditionnels de la politique inique d’Israël. « Jusqu’où, comme le disait Abraham Berg, laissera-t-on Hitler déterminer notre destin ». L’extrême-droite a tranché: plutôt Hitler qu’un Etat palestinien. L’extrême-droite mais pas seulement elle, et c’est bien là ce qui a fait le lit, comme partout, de l’extrême-droite, une gauche qui allie à l’impuissance la proclamation vertueuse et les pratiques les plus contestables . .La démocratie  s’exerce dans un club des nantis et dans le mépris des ,exploités et du droit international. Il était si facile alors d’ériger Israël en incarnation de ces espoirs trahis, la deuxième guerre mondiale avait été une duperie et le nazisme jamais éradiqué. Le négationnisme n’était plus seulement dans les mots mais dans les faits.avec la victoire sur le communisme et le soviétisme. .On a interdit aux Russes de participer à la libération d’Auschwitz pour mieux défendre les suppôts de Bandera au pouvoir en Ukraine, sous la bannière étoilée déployée derrière celle de l’OTAN .

 

OUi mais voilà ce qui est programmé au Moyen orient et ailleurs, n’est pas une fin comparable à celle de l’Union soviétique, le cheval de Troie introduit de nuit dans la place dans une forêt de Biolorussie par trois ivrognes faisant aussitôr allégeance aux Etats-Unis. Le compte à rebours du plus sanglant des règlements de compte a débuté et loin de songer à arrêter le minutier des fous furieux accélèrent l’inévitable. Un jour Chomsky a parlé à propos d’Israêl du « complexe de Samson », cette figure légendaire de la bible qui meurt avec ses ennemis sous l’édifice dont sa force herculéenne a fait tomber les piliers de soutènement . Il avait mis en garde sur le fait qu’il y a dans ce mélange détonnant des gens  prêts à faire exploser une bombe atomique..

 

Il est peut-être encore temps de songer à une solution négociée, je l’ignore, mais je crains plus que tout qu’il ne reste plus que le massacre et l’arrivée d’un irresponsable à la maison blanche laisse mal augurer de l’avenir. L’aide qu’il va apporter à l’extrême-droite israëlienne, y compris en installant son ambassade à Jérusalem loin de sauver cet Etat, l’entraîne plus avant vers une explosion généralisée. Obama une fois de plus a préparé le terrain; Non  pas comme on pouvait l’espérer de celui à qui était accordé un prix Nobel anticipé vers   un règlement pacifique,  mais consistant à faire de son successeur une grenade dégoupillée jetée sur un monde malade. Obama l’a fait en se donnant des objectifs impériaux tout en sachant qu’il n’utiliserait pas la force nécessaire pour les réaliser, le discours du Caire était un coup d’épée dans l’eau., il a partout multiplié les foyers de guerre y compris nucléaire.

 

Et c’est pour cela que rien n’excuse le racisme, pas plus que Daech ne justifie la vague anti-musulmane, pas plus l’extrême-droite au pouvoir en Israël, le CRIF qui se prend pour le porte parole des juifs de France, ne justifient l’antisémitisme. qui se développe. L’antisémitisme ne concerne pas que les juifs, il est le moule dans lequel se forgent toutes les haines et leur croissance sans borne, parce qu’il est ancien, parce qu’il n’a pas apparemment aucun signe distinctif et surtout parce qu’il offre à la lutte des classes son double personnage, le révolutionnaire et le capitaliste. Partout dans le monde, faute d’être apte à défendre des solutions de paix et de progrès on assiste au même dévoiement vers la haine, la recherche de boucs émissaires. Et tous y compris ceux qui aujourd’hui croient que la haine d’Israêl est leur victoire en seront les victimes. Parce que le racisme est indivisible et que la boîte de Pandore est ouverte par des gens aux intérêts médiocres de rapaces. Des gens qui veulent qu’un système qui fait eau de toute part perdure. C’est le terrain idéologique sur lequel les extrêmes-droites sont prêtes à sacrifier l’humanité pour que survive le capitalisme.

 

Y a-t-il encore une alternative politique à opposer à ce terrible danger? Qu’en est-il du communisme, d’un veritablde rassemblement autour de la justice et de la paix? Si être communiste à un sens pour moi c’est ce cri célèbre : « Imbéciles, c’est pour vous que je meurs », cette dernière phrase de Valentin Feldman l’adressera à ses bourreaux, aux nazis qui allaient le fusiller au Mont-Valérien.

 

Il ne nous reste plus qu’à tabler   sur la capacité de négociations de puissances régionales, en Asie celles qui tout en ne dénonçant pas les alliances traditionnelles avec les USA freinent des quatre fers à l’idée d’un conflit avec la Chine. Au Moyen orient et dans l’Asie centrale, la mise en oeuvre de négociations qui mettent hors jeu les Etats-Unis et ses alliés, pour confronter des intérêts réels et pas des idéologies vides de sens… Dans quelle mesure la Russie va-t-elle pouvoir nouer un partenariat mutuellement avantageux avec le nouveau président? Toutes ces solutions sont à la fois l’amorce d’un monde nouveau, une alternative à la menace et dans le même temps elles sont doublement fragiles: parce qu’aucune de ces puissances ne peut remplacer l’hégémonie américaine, ce qui peut être une chance mais aussi quand la puissance hégémonique s’accroche à sa domination une faiblesse. Et surtout  parce que ce nouveau monde multipolaire reste celui d’Etats dominés par le capitalisme, ‘insuffisamment ancrés sur la colère des peuples, sur une perspective de progrès réel. Un monde multipolaire basé sur la négociation mais en tenant compte de quels intérêts?

 

Je voudrai enfin ajouter qu’il y a eu une autre résolution à l’ONU : elle a été adoptée par l’assemblée générale des nations Unies. Elle n’a pas opposé les camps habituels mais ceux qui détiennent l’arme nucléaire et les autres qui ont décidé d’une conférence. On n’en a pas beaucoup parlé et pourtant il y a là une prise de conscience qui mériterait une écoute. La Chine est le seul membre du Conseil de Sécurité à s’être abstenue, alors que tous les autres de la Russie aux Etats-Unis, en passant par la france et israêl, tous les pays pourvus de l’arme nucléaire se sont opposés à cette exigence de désarmement. .

 

Danielle Bleitrach

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Liberté Hebdo 1250: L'édito de Franck

16 Décembre 2016, 20:58pm

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Liberté Hebdo 1250: L'édito de Franck

L’INTERET SUPERIEUR DES POPULATIONS

 

La Syrie, meurtrie, semble loin de nous. pas un jour sans qu’un nouveau cri nous parvienne. Plus que ceux des victimes, des morts et des blessés, ce sont ceux des politiques occidentaux prodigues en solutions que nous entendons à longueur de flashs télévisés ou sur les ondes radiophoniques. Etouffés les cris des victimes par un concert de propagandes diverses et de tentatives outrées de récupérations politiciennes.

Conseils, avis, analyses... Comme au bon vieux temps, tout récent, sur les corps d’enfants frappés par les balles, des conseils du bon docteur Bernard-Henri Lévy. Toujours prêt à soigner le monde des désordres et du chaos, il est heureusement silencieux. Mais il a lancé une épidémie puissante qui fait  que n’importe quelle voix forte essaye d’imposer un point de vue dans un conflit, à nos portes, que le citoyen ne comprend plus.

D’ailleurs, les éléments pour comprendre sont peu fournis, comme si le citoyen n’était bon qu’à s’indigner.

La raison n’a plus sa place quand la guerre est installée. Et pour les Syriens, quel que soit l’horizon, la souffrance s’accumule depuis six ans.

Elle explose, cette souffrance, indifférente aux états d’âme télévisuels des candidats à la présidentielle française.  

Entre les armes françaises qui se sont retrouvées ente les mains de « rebelles », complices de Daech, les hésitations américaines qui ont retardé toutes les  tentatives d’intervention, les populations de Syrie ne verront de différence qu’avec l’arrêt des cormbats et la paix.

Les frappes russes, énormément décriées, sont-elles vraiment les seules responsables des dégâts ?

L’engrenage fatal que personne n’a su endiguer en porte les conséquences.  

Ni l’Europe, ni les Etats-Unis, n’ont su bâtir une réponse à la hauteur du danger, faute d’avoir une perception du conflit détachée de leur volonté de faire tomber coûte que coûte in fine le régime de la famille Assad.

Prenons garde que les schémas géopolitiques plaqués sur ceux de la guerre froide ne causent des dégâts irréversibles sur le plan international.

Pour nous, face à l’horreur de cette guerre, seul le message porté par le Mouvement de la Paix réclamant une trêve humanitaire à Alep nous apparaît cohérent dans la cacophonie déraisonnée du monde.

Ce qui se passe en Syrie est déterminant. En sommes- nous tous conscients ?

 

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La mélancolie du communiste sincère

14 Décembre 2016, 20:13pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

La mélancolie du communiste sincère

Qui ne comprend pas que la question du travail sera centrale lors des futures échéances électorales risque de déchanter gravement. Alors que des millions de français sont privés d’emploi, que les directives européennes dans le cadre d’une économie globalisée causent une lente mais irréfutable destruction de notre industrie avec la disparition de très nombreux emplois, que la monnaie unique condamne nos échanges commerciaux et donc handicape nos perspectives de croissance, que la robotisation et l’économie numérique vont causer à moyen terme la disparition de nombreux emplois notamment dans les services, la droite et une partie de la gauche, totalement inféodées aux thèses libérales qu’elles idolâtrent aveuglement, nous entraîneront dans les abîmes de la crise économique et surtout politique. Il faut être stupide pour ne pas s’apercevoir que les théorèmes familiers des économistes libéraux ne prennent plus. La tristement célèbre et autoproclamée vertueuse destruction créatrice ne pourra cette fois-ci rien pour nous. C’est d’ailleurs, petite parenthèse, ce que nous vend Mélenchon avec la transition écologique.

Ces thèses ne peuvent plus prendre car le capitalisme a atteint le seuil maximum de son développement. Il est sauvage, dans une prédation ultime et se concentre violemment. C’est un peu comme le noyau d’uranium qui absorbe les neutrons pour finir par exploser. Il semblerait qu’en atteignant ce stade il entre dans une phase d’auto-destruction. Cela consolide globalement les travaux marxistes. Lénine définissait ce stade suprême ainsi : « L’impérialisme est le capitalisme arrivé à un stade de développement où s’est affirmée la domination des monopoles et du capital financier, où l’exportation des capitaux a acquis une importance de premier plan, où le partage du monde a commencé entre les trusts internationaux et où s’est achevé le partage de tout le territoire du globe entre les plus grands pays capitalistes ». Comment ne pas lui donner totalement raison. Les faits parlent d’eux-mêmes.

Sans doute faut-il s’attendre au pire, pourtant les alertes ne manquent pas. Trump, l’Autriche, le référendum italien et la forte dynamique des mouvements populistes faussement anti-systèmes à l’image du mouvement 5 étoiles qui se nourrit de la disparition de la gauche transalpine, les menaces émises contre la Chine et la Russie, l’extrême-droite au pouvoir déjà dans plusieurs pays européens comme en Pologne et en Ukraine, la colonisation de l’Europe de l’est par la puissante économie industrielle allemande, le retour fracassant de la France en Afrique avec l’intervention en Libye, au Mali, en Centrafrique …

La première évidence, c’est que l’Europe fait le le lit du fascisme. Parce qu’elle est anti-démocratique, autoritaire, qu’elle vassalise le continent aux intérêts nord-américains, qu’elle cadenasse les économies du sud avec les conséquences que l’on sait, elle plonge la continent dans une dynamique extrêmement inquiétante. C’est un clin d’œil cynique de l’histoire pourrait-on croire. Alors que les VRP sous cachet de la CIA nous vendaient dès la fin des années 1940 la coopération européenne pour définitivement proscrire la guerre et le choc impérialiste, nous voilà revenus à des temps crépusculaires. Sans doute l’URSS et la très forte influence du parti communiste dans les grandes nations européennes d’après-guerre ont-elles mis un frein durant des décennies au grand projet du capital. Mesurons les conséquences titanesques de l’absence (aujourd’hui) d’un discours de gauche sur la question européenne audible et visionnaire, sur ce qu’est le capital et jusqu’où il est prêt à aller pour assurer sa survie s’il ne trouve pas sur son chemin une force capable de le détruire, en tout cas dans un premier temps de le contraindre fermement . L’euro-communisme est un fléau dont nous aurions du, il y a déjà déjà bien longtemps, nous défaire. Mais l’Europe est devenu un mythe et nous-mêmes participons à sacraliser la sale bête. Les grecs qui décidément ont une ancestrale approche et expérience critiques avec elle, nous ont livrés lors de l’antiquité le mythe de la princesse Europe qui finira par accoucher des juges des enfers.

Aux vues des dernières et rares consultations populaires et de l’opposition farouche à l’Europe qu’elles révèlent, du funeste bilan de Tsipras, maître-d’œuvre des partisans de la refonte européenne et de la prophétique Europe sociale, il est clair que batailler pour un vrai et grand parti communiste authentique, tirant les erreurs du passé et développant une approche dialectique des événements ne relève pas d’un pur folklore propre à une petite caste, les ders des ders, nostalgiques et aigris. L’Europe est un poison et il faut d’urgence l’antidote. C’est une fois encore notre responsabilité. Oui, être communiste est théoriquement un sacerdoce… Peut-être est-il plus que venu le temps de poser le débat contradictoire, de ne plus avoir peur d’affronter en face l’histoire présente. Il est tout de même incroyable qu’à aucun moment nous n’avons pu débattre de la question européenne entre nous. La frustration n’a t-elle pas été extrêmement vive lors du dernier congrès une fois encore ? Débattre de la sorte pointerait inévitablement une série de lourdes responsabilités et ferait vaciller pour un temps le navire. Cependant, nous devrons nous résigner à nous-y plier, à assumer notre aggiornamento inversé, ou alors nous condamnerons définitivement les peuples européens au pire, à la guerre. Des pistes prometteuses sont à creuser concernant l’érection d’un nouvel espace collaboratif autour de la Méditerranée, autour d’un vaste programme axé sur la francophonie, la langue française pouvant incarner une autre vision du monde, de la culture, de la collaboration à échelle du monde. Tout cela sans parler d’un partenariat resserré avec l’axe Sino-russe. La France est grande quand elle porte un projet comme celui proposé par les frères Bocquet, une COP 21 sur l’évasion fiscale.

Va se poser également la question de la reprise populaire du pouvoir. Un plan de vastes nationalisations pour basculer vers une maîtrise et un contrôle publics et démocratiques de l’économie et des finances, avec une véritable et révolutionnaire démocratie ouvrière. Des comités de gestion élus, le retour à une forme modernisée de planification, la renaissance d’une grande et puissante paysannerie coopérative et solidaire, respectueuse des sols et des hommes, une très importante réduction du temps de travail conjuguée à l’invention d’un tout nouveau modèle social et philosophique où l’on se partage fortement le travail et où l’on ré-apprend à avoir le contrôle du temps, l’établissement d’assemblées populaires locales pour inventer dans la proximité et la co-élaboration la politique de demain … Je rêve de faire du cinéma, de réaliser des films passionné que je suis par l’esthétique filmique, par l’incroyable beauté symbolique d’un travelling travaillé ou d’un plan en contre plongée audacieux. Ne travailler que quelques heures par semaine me permettrait de pouvoir me consacrer à cette passion. Encore faut-il pouvoir accéder à des écoles publiques et gratuites d’art, de pouvoir se former tout au long de son existence.

L’école, les Arts, les sports méritent des propositions plus qu’audacieuses. Ils doivent permettre l’émancipation et la construction de tous. Pouvoir s’émanciper de l’apparent relativisme social, de cette forme aboutie de fascisme que théorisait Pasolini qu’est la consommation frénétique et consumériste. Nous mourons aujourd’hui d’une forme de perversion métaphysique flattant les pires instincts de l’humanité. Il nous faut penser le commun, le beau, le bonheur, la paix. Parce que cette mission est hautement révolutionnaire tout en étant par ailleurs terriblement enthousiasmante, elle réclame un soucis de l’organisation vital. C’est là mon opposition la plus vive avec Mélenchon. Il faut un parti organisé, méthodique pour éduquer et pour aller solidement à la bataille. C’est le caractère providentiel de sa personne ressenti comme tel par les militants qui l’entourent qui accrédite provisoirement son hypothèse. Sans cela son mouvement végéterait, incapable qu’il serait de produire une matrice cohérente et solide.

Comme je suis finalement malheureux de ne pas pouvoir promouvoir toutes ces choses, de ne pas militer dans un parti prenant de la hauteur. Nous voilà invités à suivre un personnage avec lequel nous n’avons que quelques malheureuses convergences, inventant pour l’occasion des concepts aussi ahurissants que le ralliement critique, que la candidature rétractable. Nous voilà en train de crier avec les loups lorsque se produisent des événements comme le Brexit. Pourtant, après le résultat surprise de la conférence nationale, le parti semblait de nouveau en ébullition, de nombreux camarades se sont ouverts, ont produit des choses extrêmement intéressantes. Nous ressentions de nouveau une forme de vitalité et même de fierté. De nombreux camarades retrouvaient le goût de la lutte et comprenaient que notre parti n’est pas n’importe quel parti, qu’il possède de beaux restes capables de déplacer des montagnes si seulement il se promettait de se donner les moyens pour le faire.

Je crois que notre pire faiblesse, c’est qu’il est dirigé depuis des années par des gens qui n’y croient plus, qui ne se pensent que comme des gestionnaires de patrimoine. Combien sont-ils à croire encore que le changement ne pourra émaner que par des actes révolutionnaires et non pas au travers des institutions bourgeoises ? Combien sont-ils à ne pas oublier que notre mission première est de travailler à l’avènement du socialisme ? Un socialisme prenant les accents et les attraits de notre époque évidemment. Combien sont-ils à se dire que l’expérience cubaine mérite tout de même une approche très critique ? Combien sont incapables de penser autre chose que la petite tambouille tactique pour se partager quelques malheureux strapontins ?

Nous méritons tellement mieux, tellement plus. Cependant, cela serait une erreur de leur abandonner la maison. Je suis en profond désaccord avec ceux qui pensent qu’il suffit de construire ailleurs pour régler le problème. Le PCF est l’incarnation du communisme en France qu’on le veuille ou non et tant que nous n’arriverons pas à reprendre possession de la machine, il faudra être patient, rester droit et combatif, déterminé et rassembleur. C’est un travail de chimie fine, d’équilibriste fou. Les faits finiront, j’en suis persuadé, par nous donner raison. Le plus insupportable pour le militant communiste sincère et déterminé, est de côtoyer tous les jours cette misère, cette souffrance populaire et de mesurer que toutes ces futiles et minables tergiversations que nous nous infligeons nous font perdre un temps ô combien précieux pour pouvoir les éradiquer. Comme l’écrivait si merveilleusement bien Neruda, « Ah si seulement avec une goutte de poésie ou d’amour nous pouvions apaiser la haine du monde ! ».

G.S

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Liberté Hebdo 1249: L'édito de Franck

8 Décembre 2016, 17:12pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Liberté Hebdo 1249: L'édito de Franck

 

VALLS A MIS LE TEMPS

 

Le gouvernement vient de changer, imperceptiblement. Il s’agissait de combler un trou. Celui laissé par son chef, Manuel Valls, parti guerroyer, en futur champion pour la primaire de la gauche.

Un changement pour que rien ne change avant la présidentielle.

Et pour mettre tout le monde au pas, le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, devient Premier ministre.

 

Une position classique, celle du démissionnaire, et le même cheminement que certains de ces prédécesseurs, jusqu’à l’Elysée pour certains. Nous noterons surtout l’arrivée à l’intérieur de Bruno Leroux, président du groupe PS à l’Assemblée, député, jusqu’en juin 2017, de Seine-Saint-Denis.

 

Les habitants de Saint- Ouen ne manqueront pas de rappeler ses promesses à celui qui a permis, grâce à une stratégie d’une extrême lucidité, à la droite de prendre la ville au détriment des communistes, qui dirigeaient la ville depuis des décennies avec les socialistes, et surtout des citoyens.

 

Nul doute qu’il va d’un coup de baguette résoudre désormais tous les problèmes de sécurité et de trafic qui corrompent les mes des cités de sa circonscription et même d’ailleurs.

Au passage, nous pensions que la phrase de Ségolène Royal concernant Cuba et Fidel Castro lui vaudrait une éviction sans pitié sous couvert de ce petit remaniement.

La raison à prévalu pour François Hollande, pardon pour le nouveau Premier ministre.

 

Et l’occasion nous est donnée de souligner combien un torrent de boue s’est déversé sur la pauvre île de Cuba. Oublié Batista, disparue la CIA, engloutie la mafia, occulté Guantanamo, prison-enclave des USA bien peu démocratiques...

 

Les commentateurs se sont déchaînés après le décès de Fidel Castro. Ségolène Royal n’a pas tenu des propos convenus, elle n'a pas voulu crier avec les loups faisant sortir de ses gonds un Bayrou effarouché.

 

C’est quand même un bel exploit dans le cacophonique concert anticastriste. De la même manière que Christiane Taubira, tant honnie par la droite et le FN, a su sauver, un peu, l’honneur des socialistes, en permettant que s’amorce un processus de réhabilitation pour les mineurs grévistes de 1948.

 

Il reste beaucoup de chemin à faire certes mais il y a une lumière désormais pour l’éclairer.

 

Pouvons-nous espérer que les femmes puissent enfin prendre plus de place en politique pour nous ramener vers la raison et nous écarter des querelles d’égaux ?

 

Ce siècle pourrait être féminin. Il ferait mentir Malraux qui le voyait religieux.

 

Pour l’instant, il a malheureusement peut-être raison tant les mystiques envahissent nos espaces.

 

Revenons sur terre et travaillons au rassemblement pour construire un monde qui se doit d’être meilleur.

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