Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Blog des Militants Communistes d'Arras

Blog de la section du Parti Communiste d'Arras. 14 avenue de l'hippodrome 62000 mail: arraspcf@gmail.com

PRESSE COMMUNISTE: LIBERTÉ HEBDO 1462

PRESSE COMMUNISTE: LIBERTÉ HEBDO 1462

Les images qui tournent en boucle sur les plateaux de télévision depuis mercredi soir et l’invasion du capitole par quelques centaines de militants d’extrême droite supporters de Trump inquiètent à juste titre. 

Si l’objectif de Trump n’était pas celui de renverser le pouvoir ce jour, il lui a au moins permis de démontrer que le soulèvement était possible et qu’il ne suffisait pas d’être nombreux pour prendre d’assaut un des bâtiments les plus symboliques des U.S.A.

De notre côté de l’Atlantique, les analystes sont légion à se relayer sur les plateaux de télévision et de radio pour expliquer les diverses raisons et conséquences de ces actes.

Un élément revient souvent avec force « les réseaux sociaux ». Ce mouvement séditieux serait le fait des réseaux sociaux. Les réseaux sociaux seraient à l’origine des débordements et de la radicalisation des militants. Ce débat autour des grandes plateformes

(Facebook et Twitter notamment) est renforcé par l’intervention des dirigeants de ces entreprises dans l'empêchement de diffusion des discours de Donald Trump.

Les réseaux sociaux sont des outils, au même titre qu’un marteau. Le marteau peut servir à enfoncer un crâne, mais aussi à bâtir une maison. La différence, c’est l’usage qu’on en fait.

Évidemment, les réseaux sociaux ne sont pas des paradis de libertés, mais bien des supermarchés de la donnée privée, des espaces publicitaires présents dans notre quotidien. Mais c’est le discours de Donald Trump qui met le feu aux poudres, ce sont les mensonges alimentés par son équipe qui conduisent aux actions de ses militants.

La manière de faire de la politique uniquement à coups de mensonges, d’attaques personnelles ou en ne faisant appel qu’à l’émotion pose aussi de véritables problèmes quant au niveau de réflexion. Mais les réseaux sociaux sont alimentés par nous tous. Individuellement en racontant notre vie et ce qui fait notre quotidien, collectivement en alimentant le récit commun de notre société.

La circulation de l’information, le même niveau d’information est une condition absolue dans l’exercice démocratique et cette mission est bien trop importante pour la laisser à de grands groupes privés, que ce soit Facebook, Twitter, ou des médias papiers.

Si nous voulons que la population progresse dans sa compréhension du monde, il ne faut pas s’en prendre aux réseaux sociaux, mais il faut proposer un grand service public de l’audiovisuel.

Il faut éduquer les esprits critiques aux images et surtout ne jamais tomber dans une dichotomie simpliste.

 

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article