Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Articles avec #edito

Liberté Hebdo 1234: L'édito de Franck

26 Août 2016, 17:12pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Liberté Hebdo 1234: L'édito de Franck

UN ETE MEUTRIER

La canicule qui touche exceptionnellement notre région a tendance à faire oublier aux commentateurs que nous sommes loin d’avoir vécu un bel été.

Les attentats du mois de juillet à Nice ou à Saint-Étienne-du-Rouvray marquent un tournant dans notre vie. Les vies brisées des victimes, de leurs familles et de leurs proches laissent une marque indélébile dans l’histoire. Tout comme l’attentat-suicide visant un mariage en Turquie, ces effroyables et terribles procédés ne doivent pas nous éloigner de nos idéaux de paix, de solidarité et de fraternité.

Les agitateurs extrémistes secouent par de petites phrases malsaines le champ médiatique faisant émerger une vase brune.

Chaque incident est monté en épingle. Une rixe sur une plage en Corse a fait couler beaucoup d’encre, et encore trop de sang, avant que la réalité n’impose le silence à tous.

A chaque événement, ses petites phrases. Toutes plus perfides, nauséeuses et opportunistes que jamais.

L’appel à la raison doit être relayé par tous les élus de gauche, comme de droite. Que la droite républicaine prône la fermeté, l’intransigeance, c’est dans sa nature. Mais quand elle glisse ostensiblement vers des thèses sécuritaires, habituellement l’apanage des fascistes, pour des questions électoralistes, l’équilibre de notre démocratie est bien perturbé.

Nicolas Sarkozy, roi de la récupération et amnésique de ses erreurs, en profite même pour tenter de se remettre en selle. Comme si la boue pouvait lui servir de marchepied pour atteindre les étriers !

La course aux candidats pour les élections présidentielles fait rage. Alors que pour bon nombre de nos lecteurs, chaque fin de mois est synonyme de plus en plus d’ingéniosité pour faire bouillir la marmite.

Pour beaucoup, il n’a pas été question de vacances. Et dans bien des entreprises, la lutte n’a pas fait relâche non plus.

Malgré des annonces hâtives de François Hollande sur les chiffres du chômage, l’emploi est la préoccupation majeure des habitants de notre région.

L’enjeu est de bâtir le plus grand rassemblement possible pour construire la perspective d’un changement de politique.

Un changement basé sur des valeurs de paix, de progrès, d’humanité.

Voir les commentaires

Liberté Hebdo 1230: L'édito de Franck

30 Juillet 2016, 07:52am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Liberté Hebdo 1230: L'édito de Franck

MA FRANCE SOUFFRE

Pendant la guerre des chapelles,les crimes continuent. Les polémiques stériles de Nice tournent en bouclent sur les chaînes d’infos en continu quand tombe l’information d’un nouveau crime perpétré cette fois-ci dans une église, celle de Saint-Etienne-du-Rouvray (76).

Un prêtre égorgé et un fidèle grièvement blessé. Tous les responsables religieux, toutes religions confondues, ont unanimement condamné cet acte qui n’a rien avoir avec la foi.Nous retiendrons l’image,et les paroles,dignes,humaines, d’Hubert Wulfranc, maire (PCF) et conseiller départemental.

«Soyons ensemble,les derniers à pleurer.

Soyons ensemble,debout contre la barbarie et dans le respect de tous » a-t-il demandé à la fin de sa déclaration le jour de l’assassinat .Sa voix, son visage, chargés d’émotion et de peine sont ceux d’un élu de la République,d’un homme,confronté à l’horreur. Les auteurs des faits sont morts.

Photos et noms circulent. Tous les bouts de vie de ces jeunes monstrueux sont décortiqués dans les médias sans qu’aucun de ces éléments ne servent vraiment à trouver une solution au problème.

Il semble que notre génération paie le prix fort d’un abandon politique lointain. Un abandon qui a placé tous les secteurs de la fonction publique dans une situation critique dont les conséquences sont aujourd’hui très perceptibles, à défaut d’avoir pu être prévisibles. Quoi que.... Nous sommes convaincus que la priorité est de renforcer les liens républicains. En commençant par donner aux services publics les moyens de fonctionner.

A chaque nouveau drame,un dysfonctionnement apparaît et les causes ne sont jamais examinées à la loupe.

Quand un JeanClaude Gaudin, maire de Marseille, s’en prend à Christiane Taubira sur les bracelets électroniques, il reste dans la bassesse de l’attaque politicienne et des petites phrases qui coûtent déjà bien cher à l’adjoint à la sécurité de Nice, Christian Estrosi.

Ces élus de droite pensent récupérer sur ces drames les voix qu’ils ont perdues.

Ils comptent déjà 2017.

Il existe une jeunesse en France sensible aux sirènes nauséabondes. Parce que les liens sont rompus avec la nation. Parceque l’accumulation de « réformes », de baisse de budgets, laisse des gens démunis face à la crise et à la misère.

Voilà l’ennemi, la misère.

Celle qu’on a laissé se développer et qui sert de terreauaux opportunistes de tout poil, du fascisme au radicalisme religieux, qui se fournit parfois en armes grâce aux mêmes réseaux. Aujourd’hui, l’urgence pour tous les citoyens est celle du retour de la sécurité.

Mais ça ne suffira pas. La disparition du service national, supprimé par Jacques Chirac, la réforme des services de police, puis de services de renseignements, menée parNicolas Sarkozy,la réforme du système de justice menée tambour battant sur ordre de Sarkozy, par Rachida Dati, la révision générale des politiques publiques lancée en 2007 par Nicolas Sarkozy, avec le non-remplacement des départs en retraite,…

La liste est longue des effractions commises dans notre belle République ,fragilisant dans de multiples secteurs le fonctionnement des services publics. Les privatisations des grands secteurs comme la télécommunication, la poste, l’énergie, Air France, ... ont bouleversé l’équilibre social bien plus sournoisement que nous le déplorions.

Tout comme notre politique extérieure, qui nous fait passer aux yeux des habitants de Syrie et d’Irak pour des agresseurs. Tant que nous ne traiterons pas les blessures de notre société, nous aurons des difficultés à contenir les haines que Daech veut faire s’exprimer sur notre territoire.

N’oublions pas que chaque attentat révèle une faille de notre société. Un nouvel empilement de textes sécuritaires ne résoudrait rien. La priorité est de redonner à la République toute sa capacité d’action pour tous les citoyens,ruraux ou urbains, jeunes ou vieux, sans distinction de religion, ni d’origine.

Chaque Français doit pouvoir sentir la force du collectif. Ensemble, pour la paix.

 

Voir les commentaires

Liberté Hebdo 1229: L'édito de Franck

22 Juillet 2016, 17:57pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Liberté Hebdo 1229: L'édito de Franck

L’EFFROI ET LA COLÈRE

En pleine fête nationale, la mort a pris le volant d’un camion pour faire un maximum de victimes innocentes au moment le plus inattendu.

Après Paris, Bruxelles, voilà Nice qui rejoint la triste liste des villes européennes touchées par le terrorisme issu de l’islamisme radical. Un terrorisme vil, sournois, corrompu, aux formes de plus en plus floues.

A chaque fois, les porteurs de morts sont de jeunes hommes déclassés, peu scrupuleux dans leur vie et sur lesquelles une conversion brutale, tombée du ciel, entraîne une issue fatale, redoutablement destructrice pour les autres. Comment connaître les motivations profondes qui poussent les auteurs de ces crimes au passage à l’acte ? La religion n’est qu’un prétexte, un exutoire.

Les croyants, toutes religions confondues, sont extrêmement choqués.

Dans le tonnerre de déclarations qui a suivi ces crimes atroces, on relèvera, car il est tombé bien bas, le cas Estrosi. L’actuel président du Conseil régional PACA a oublié ses déclarations de maire et s’est vautré le soir-même dans une tentative de récupération politique de la plus basse manière. Des centaines de caméras de surveillance équipent la ville de Nice. Après les meurtres de masse commis par les frères Kouachi en janvier 2015, l’édile niçois prétendait qu’avec ses caméras, un tel attentat ne pouvait avoir lieu dans sa ville.

On se demande encore pourquoi les habitants lui en ont donné les clés…

Dans le même temps, en Turquie, Le président Erdogan a engagé une répression effroyable envers tous ses opposants à la suite de l’échec du coup d’État mené par les militaires.

C’est un nouveau sujet d’inquiétudes pour l’ensemble des minorités, principalement kurdes, du pays, mais aussi pour l’ensemble des démocraties européennes.

Quand dans notre pays se dresse tout un arsenal illusoire de mesures sécuritaires au prétexte du dernier attentat, alors le gouvernement ne résiste pas à imposer la réforme du Code du Travail à grands coups de 49-3, les citoyens que nous sommes ont toutes les raisons d’être inquiets pour l’avenir.

En tout cas, les opposants à la Loi Travail ne désarment pas.

C’est un signal encourageant pour les semaines à venir.

Voir les commentaires

Le remède à l’impuissance politique : le socialisme

20 Juillet 2016, 05:45am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Vous en conviendrez avec moi chers lecteurs, les progressistes que nous sommes attendions désespérément les premières chaleurs estivales synonymes de quelques jours de repos bien mérités. Traditionnellement l’été laisse un peu la politique tranquille et nous pouvons avec délice nous plonger dans quelques romans mis en attente depuis des mois, nous pouvons courir la route et la terre pour nous ressourcer loin du foyer, des petites habitudes si éreintantes. Pourtant, il semblerait que cette trêve ne veuille pas pointer le bout de son nez cette année. L’horrible carnage niçois, le coup d’État à Ankara, avant cela le Brexit, les ultimes mobilisations contre la loi travail avant une reprise en fanfare à la rentrée. D’autres événements sont moins connus et pourtant ils vont peser dans l’avenir, je pense au sommet de l’OTAN, le bras armé de l’imperium états-unien, qui s’est tenu à Varsovie les 8 et 9 juillet. D’ici 2020 un vaste bouclier antimissile financé à coup de centaines de millions de dollars sera opérationnel en Europe, l’installation d’un système antimissile en Corée du Sud inquiète beaucoup au Kremlin et pour cause … La Russie est de nouveau désigné comme un ennemi potentiel et les États-Unis, en accord avec Paris, Londres et Berlin s’apprête à renforcer les moyens techniques et humains pour faire la guerre. Bref l’Europe accepte servilement les délires de domination de Washington. Sans jouer les corbeaux de malheur, les conclusions de ce sommet font froid dans le dos. Sans doute faut-il lucidement s’attendre au pire. Nos États européens, si prompt à détruire leurs modèles sociaux et à pressurer les salaires, s’engagent à considérablement renforcer leurs dépenses militaires. Tout cela incarne à merveille la folie dévastatrice de ceux qui nous gouvernent. Plus encore, de ceux qui dirigent notre pauvre monde, héritiers des bourreaux du siècle dernier.

C’est justement pour cette raison que le communisme doit plus que jamais refaire surface. Il ne s’agit pas de simples délires ou d’une passion malsaine de la bourgeoisie pour le sang et les charniers. Les quelques maîtres de ce capitalisme enraciné aujourd’hui dans les logiques impérialistes se mènent une guerre qui ne connaîtra pas de fin, sauf si les peuples les dépossèdent de leurs outils. Il est aujourd’hui criminel de vouloir faire muter le mouvement révolutionnaire en une risible et fade copie de lui-même. Hier nous nous inspirions de nos camarades cubains, à la fois héroïques et constants dans leur combat contre le belliciste voisin américain. Hier nous dénoncions la trahison d’une vaste partie du mouvement socialise allemand, l’erreur historique du PCI qui s’est fourvoyé dans le fantasme du réformisme. Aujourd’hui nous voilà les amis de Tsipras qui, il y a tout juste un an, trahissait en 24 heures le peuple qu’il avait pourtant appelé à la résistance via un référendum historique.

Depuis nous réitérons les erreurs d’analyse et vendons notre amitié à la social-traîtrise. Peu importe que l’on me pense fiévreux ou nostalgique, les siècles passent, les technologies progressent mais les logiques qui guident le monde demeurent irrémédiablement les mêmes. C’est la nature du capitalisme qui est ainsi faite. Le jeune philosophe marxiste italien Diego Fusaro, le rappelle dans une courte vidéo que je vous conseille grandement (ici). Le capitalisme comme métaphysique de l’illimité. C’est là la clé de compréhension essentielle à avoir à l’esprit. L’humanité court à sa propre perte pour cette raison. Dans « Le Capital », Marx a eu cette formule limpide : « Rien qui ne devienne vénal, qui ne se fasse vendre et acheter ! La circulation devient la grande cornue sociale où tout se précipite pour en sortir transformé en cristal monnaie. Rien ne résiste à cette alchimie, pas même les os des saints et encore moins des choses sacro-saintes, plus délicates ». C’est bel et bien le cœur du problème. L’instinct de prédation, de captation, d’accumulation du capital. Cela en totale contradiction avec l’aspiration de l’immense masse de ceux qui n’ont pas droit au partage, la classe laborieuse.

Mon inquiétude est que cette base philosophique, qui devrait être le cœur de notre pensée comme le noyau l’est pour l’atome, semble totalement proscrite et oubliée. Nous sommes tombés dans le piège qui consiste à penser le capitalisme comme un horizon indépassable, la fameuse théorie de la fin de l’histoire. C’est aussi, et pardon de devoir de nouveau égratigner les mélenchonistes chevronnés, la limite du très vendeur éco-socialisme. Oui la planète est en danger et notre civilisation avec. Les signes de l’extinction de notre ère commencent à se faire sentir. L’illimité c’est vouloir tout transformer, produire à grande échelle et ce à n’importe quel prix. Raréfaction des ressources, destruction de l’écosystème, pollutions de l’air et de l’eau. Cependant, ne pas poser comme règle imprescriptible la transformation de l’outil de production dans l’optique d’ériger le socialisme consiste, une nouvelle fois encore, à tromper le peuple. C’est pourtant, n’ayons pas peur de le dire, la survie de l’humanité qui est en jeu. Derrière la rhétorique et les formules clinquantes, Mélenchon ne propose rien d’autre que quelques ajustements. C’est dans la même verve que l’hérésie Piketty. On ne peut combattre le capitalisme avec ses propres armes, c’est au moins un enseignement positif que l’histoire nous lègue. Si le PCF était à la hauteur de la mission qu’on est en droit d’attendre de lui dans ce clair-obscur gramscien, Mélenchon passerait en réalité pour ce qu’il est, un honnête et tranquille keynésien, pas si féroce que cela pour les puissants. Ils ont été utiles en leur temps les keynésiens. Assurer la paix sociale dans un intervalle de grande prospérité et alors que le mouvement ouvrier était fortement organisé. Cependant, je doute que l’heure est à imaginer avoir recours à cette douce et cruelle illusion dans les années à venir. Pour autant, quelques heures d’audimat permettent de neutraliser toute tentative d’organisation de ce qui reste du mouvement communiste en France.

C’est une lutte de chaque instant pour ne pas céder au chant des sirènes du fatalisme, pour ne pas désespérer de notre temps. Cependant, même si l’on déteste la tragédie et sa pompeuse destinée, force est de constater que l’on se sent presque investi d’une mission. Faire vivre ou plutôt survivre l’essence de la seule et possible alternative à tout cela, le socialisme. C’est beaucoup de travail et d’abnégation. C’est avoir un sens aigu du sacrifice. Mais comme l’écrivait si merveilleusement bien Aragon, « s’il donne sa vie, comme soixante-quinze mille des nôtres l’ont fait devant les fusils des pelotons d’exécution allemands, et de bien d’autres manières, sa récompense est que les siens, que les Français, les hommes de son peuple, de sa nation, grâce à ce sacrifice, seront un tout petit peu plus près du bonheur que s’il n’avait pas accepté le martyre. La récompense pour le communiste est affaire de l’espèce humaine et non de l’individu. La croyance au progrès, au progrès indéfini et infini de l’homme, en la montée de l’humanité vers un soleil que, lui, ne verra point mais dont il aura préparé obscurément l’aurore, voilà ce qui anime et soutient le communiste, voilà l’idéal du communiste ».

Guillaume Sayon

Voir les commentaires

Liberté Hebdo 1227: L'édito de Franck

7 Juillet 2016, 15:47pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Liberté Hebdo 1227: L'édito de Franck

LE GOUVERNEMENT A CHOISI LE PIRE

Il a encore manqué deux signatures pour qu’une motion de censure soit opposée au projet de loi Travail à l’Assemblée Nationale.

Manuel Valls s’est servi du 49.3 pour faire passer le texte. Encore une fois, les représentants de la Nation ont été privés de débats.

Seules les députés du Front de Gauche, et principalement les communistes, ont tenu tête jusqu’au bout à ce qui restera dans l'histoire une infamie.

Quel héritage veulent-ils laisser à leurs enfants ?

Dans les petites entreprises, comme dans les groupes internationaux, les interrogations demeurent sur les applications qui vont être faites de cette « réforme ». Les salariés vont prendre de plein fouet les exigences patronales. Et, quoi qu’en disent les apôtres du « dialogue social », seul le rapport de forces permettra d’amoindrir les conséquences.

Malgré les contorsions et les déclarations alambiquées du Premier ministre et des membres du gouvernement, rien ne justifiait un tel recul social. Alors que l’immense majorité des Français est hostile à la loi El Khomri, le passage en force, véritable déni de démocratie, a été la règle tout au long de ces plus de quatre mois de crise et de luttes.

Voilà une plaie irrémédiablement ouverte à gauche. Ou plutôt, une partie de la gauche s’est coupée des courants historiques et philosophiques, définitivement. Comme une amputation.

Le choc est terrible pour bien des militants socialistes. La pilule ne passe pas. A moins d’un an des élections présidentielles, le choix porte en lui le germe d’une défaite inédite de la gauche, de toute la gauche.

Car, ne nous berçons pas d’illusions purificatrices, personne n’est assez fort aujourd’hui pour convaincre la majorité des Français de voter pour le candidat de gauche le mieux placé au premier tour.

Personne. Une recomposition s’impose. Et l’ex- trême-droite, toujours en embuscade, ne manquera pas d’en récolter les fruits.

En attendant, ce sont les chômeurs, les étudiants, les salariés, les retraités qui une fois de plus vont être confrontés à des difficultés.

La nécessité de s’organiser doit prévaloir, pour mieux construire le rapport de forces là où c’est nécessaire, dans les entreprises, dans les administrations, mais aussi dans l’espace public face à un pouvoir politique sourd, aveugle et sans état d’âme. Il n’y a pas d’alternative à gauche si l’éparpillement des voix et des groupuscules demeure.

Il ne s’agit pas de rallier une bannière. Mais, avant tout, de construire, de renforcer, de dynamiser les forces existantes, cohérentes et déterminées encore à poursuivre le combat pour un monde plus juste, imprégné des valeurs républicaines pour plus de justice sociale.

Voir les commentaires

L’impossible refondation de l’Europe !

6 Juillet 2016, 16:21pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

L’impossible refondation de l’Europe !

Quelques jours après le vote historique des britanniques et alors que l’effervescence est maintenant retombée, que la City ronronne de nouveau comme une vieille mécanique bien huilée, la question européenne demeure pourtant une préoccupation majeure du débat public. La loi travail que des milliers de salariés continuent de combattre encore aujourd’hui n’est-elle pas une recommandation forcée de Bruxelles sous peine de subir des sanctions financières ? La même loi travail qui a été adoptée dans les pays de l’Europe du sud avec les résultats que l’on sait. Bref, l’Europe est partout, elle s’insinue comme le venin dans tout ce qui touche de près comme de loin à de la déréglementation et à une forme d’autoritarisme outrancier clouant les peuples au pilori du marché tout puissant. Dans la valse à mille temps, si belle chez Brel et si détestable dans les salons feutrés des multinationales, où l’on mène activement le partage et le repartage du monde, l’Europe est sans doute l’une des plus brillantes inventions de la petite bourgeoisie aux ordres. Disparition de la souveraineté populaire, structure technocratique dépassant les clivages et les frontières, fascisme économique et sa nuée de soldats au garde à vous, eux qui se disputent la crétinerie à la lubricité sordide. Des porcs, aussi répugnants que ceux que l’on entasse dans les élevages hors sols scandaleusement subventionnés par l’Europe productiviste. Les peuples commencent à perdre l’appétit et on les comprend …

Les tenanciers de ce gourbi infâme ont sans doute pris à la lettre le mot si puissant de Brecht, « puisque le peuple vote contre le gouvernement, il faut dissoudre le peuple ». Moi j’aime une autre citation de Brecht, « il faut chasser la bêtise parce qu’elle rend bête ceux qui la rencontre ». Un exemple au hasard pour faire venir l’imagerie, prôner la refondation de l’Europe parce qu’on s’est trop pris au jeu. Ne pas faire le lien entre la lutte des classes, entre la bataille pour la destruction du capitalisme et l’étape indispensable qui consiste à dynamiter ce carcan des peuples. Quelle surprise d’ailleurs, de retrouver nos communistes translucides à la manœuvre dans cet argumentaire bidon de la refondation et de son euro de gauche, aussi pertinent que la ligne Maginot comme le disait amusé le vilain méchant Emmanuel Todd dans une récente conférence, dans la liste des signataires de l’appel lancé par une partie de la CGT cadres et relayé par le JDD (lien), qui ne voient la solution dans la bataille contre la loi travail que dans le dialogue apaisé avec le gouvernement. Il ne faudrait pas que le peuple en colère aille trop loin. Faut pas déconner ! Le compromis, il n’y a que ça de vrai c’est bien connu ! Jaurès est plus vendeur que Lénine n’est-ce pas !

Je vous entends, des noms, des noms ! Denis Durand, Frédéric Boccara, Jean-Luc Gibelin. La fine fleur du réformisme rouge à la baguette, ceux qui dirigent le pôle économique de la direction du PCF, les têtes pensantes de Pierre Laurent et de ses proches. Je suis fatigué de me battre dans mon parti, fatigué de devoir pointer les renoncements là où ils ne devraient pas exister. Fatigué d’essuyer la moquerie, les caricatures insidieuses. Bon sang vous êtes dans l’erreur, vous multipliez les fautes et aujourd’hui le PCF est en voie de disparition alors que plus que jamais les travailleurs et toutes celles et ceux qui subissent l’exploitation ont besoin de nous. Ouvrez les yeux ! Tsipras s’est lamentablement vendu il ne peut pas être un modèle de lutte et de progrès. Podémos est promis au même avenir. Un peu de dialectique et de lucidité ! Mais non, tout va bien madame la marquise ! Il a fallu aller lire un frondeur, dans l’Humanité évidemment, pour voir apparaître le lien entre le vote britannique et la notion de vote de classe. L’absurdité n’a pas de frontière et elle n’épargne malheureusement personne ! Cette accélération évidente de l’histoire a au moins le mérite de la clarté. Elle permet de faire le tri en faisant sortir du bois ceux qui avançaient jusque-là masqués. Que ceux qui ne croient plus au communisme laissent le parti aux communistes ! Qu’ils se rassurent, on se débrouillera très bien sans eux.

Pour me faire moins romantique et revenir dans le vif du sujet, pourquoi cette Europe n’est pas réformable ? C’est écrit noir sur blanc. Pas directement bien entendu, on sait se tenir quand même dans le grand monde. Il y a une chose que l’on fait trop peu et pourtant c’est le travail de base. Lire la prose européenne, lire les traités. C’est véritablement et indéniablement instructif. Ainsi je vous invite, si comme moi vous êtes un peu fou et que l’aventure ne vous fait pas peur, à lire l’article 48 du traité de Lisbonne. L’article 48, c’est l’article qui fixe la révision des règles et des cadres fixés par ces mêmes traités. On peut lancer une procédure de modification des traités.C’est prévu dans cet article. Mauvaises langues qui disent que l’Europe n’est pas démocratique. Alors je vous résume la procédure. « Le gouvernement de tout État membre, le Parlement européen ou la Commission peut soumettre au Conseil des projets tendant à la révision des traités. Ces projets peuvent, entre autres, tendre à accroître ou à réduire les compétences attribuées à l’Union dans les traités. Ces projets sont transmis par le Conseil au Conseil européen et notifiés aux parlements nationaux ». C’est l’étape préalable. Ensuite il y a un long cheminement technique où le conseil européen consulte le parlement européen et la commission européenne pour ensuite aller vers la convocation d’une conférence où siègent des représentants des États membres, éventuellement de la BCE. Cela seulement en cas d’approbation de l’idée qu’il est utile de convoquer cette conférence. Mais surtout les alinéas qui suivent sont les plus importants. « Les modifications entrent en vigueur après avoir été ratifiées par tous les États membres conformément à leurs règles constitutionnelles respectives ». Tous les États membres, y compris l’Allemagne et son arrière cour récréative pour le capital allemand, les pays de l’Europe de l’est. C’est un peu le même sort que celui réservé aux résolutions successives à l’ONU pour la reconnaissance d’un État palestinien. Le veto américain suffit pour la rendre caduc. Dans le cas présent c’est l’Allemagne.

Alors je veux bien que l’on continue à vouloir détourner le peuple d’enjeux qui nous dépassent, mais il me semble que la farce a suffisamment duré. Cette Europe est tout simplement irréformable ! Il ne sera ni question d’Europe sociale, ni question de l’Europe de la paix et de la coopération. Ou alors faudra t-il se reconvertir dans les contes pour enfant. Nous devrions plutôt batailler pour exiger un référendum français sur l’Europe qui fait si peur à Alain Juppé et de fait à toute la bourgeoisie. Le danger terrifiant, c’est que nous laissons cette bataille à l’extrême-droite qui a bien compris qu’il s’agit là d’un enjeu qui dominera 2017. Je vais oser le paradoxe et sans doute un peu la polémique, le FN est si fort parce que nous sommes si faibles … Cela vaut, en tout cas, peut-être le coup que nous y réfléchissions sérieusement mais sans perdre de temps, un temps devenant de plus en plus précieux. Dans la froide réalité, il n’y a ni citrouille ni soulier de verre, la magie n’étant qu’une simple et banale illusion.

G.S

Voir les commentaires

Liberté Hebdo 1225: L'édito de Franck

30 Juin 2016, 15:52pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Liberté Hebdo 1225: L'édito de Franck

UN POUVOIR SANS PANACHE

Nous entrons dans une zone d’incertitudes absolues. Mais, sans aucune équivoque, le gouvernement socialiste en place préfère indéniablement les innovations dangereuses à la prise en compte des réalités.

Les écrans de fumée projetés par leurs conseils en communication et gonflés par les médias dominants éclatent comme baudruches à la première argumentation raisonnée.

Qu’importe, nous allons dans le mur !

Cela semble la seule réponse aux questions légitimes posées par les citoyens français.

Fïançois Hollande a-t-il mesuré l’état de fragilité du pays ? Bien sûr que oui.

Et grâce, surtout à la dispersion de la gauche, il en profite pour répondre aux exigences malsaines de l’Europe. Une Europe qui prône de plus en plus le repli sur soi. Dans laquelle les idées (fausses) de l’extrême-droite, faute de réponses adaptées aux situations, prennent la forme de (mauvaise) solution miracle. Même les Britanniques, appelés à choisir ce jeudi 23 entre en sortir ou pas, ne sont sûrs ni d’un côté ni de l’autre d’avoir raison.

La question des migrants à Calais et à Grande-Synthe ne sera pas réglée par la sortie de l’Europe de la Grande-Bretagne, mais par des accords avec les pays d’Afrique et du Moyen Orient et l’arrêt total des conflits en cours mettant les populations démunies sur les routes de l’exil.

La violence de la campagne anti-européenne a coûté la vie à une députée travailliste. Les commentateurs se sont dépêché de crier à l’acte isolé. L’auteur du crime est pourtant visiblement marqué à l’extrême droite. Musulman, son crime aurait pris l’étiquette Daesh immédiatement. Cette violence absolue envers une élue du peuple est inadmissible. Où que ce soit.

Il n’empêche que les gouvernements au pouvoir ont une lourde responsabilité en ne faisant rien pour sortir de l’impasse dans laquelle ils se sont fourrés à force de rencontres au sommet, d’accords économiques et de traités montés sur le dos des peuples.

La paix, la sérénité, la prospérité et le progrès ne sont pas les premiers moteurs des discussions établies au plus haut sommet des Etats.

La tentative d’interdiction de manifester, décidée par Valls puis annulée par Cazeneuve, pour la manifestation parisienne du 23 juin, est aussi la démonstration qu’une poignée d’hommes veulent de plus en plus s’arroger le pouvoir de décider à la place du plus grand nombre, contre l’intérêt des peuples.

En France, rien de pareil n’avait eu lieu depuis la guerre d’Algérie.

La République demande de l’attention et des soins. Nos élus ne sont que les dépositaires des pouvoirs que nous leur confions le temps d’une élection. Nous devons en garder la conscience, toujours. Et constamment le rappeler aux élus de la République, toujours. De crainte qu’eux-mêmes ne l’oublient.

Voir les commentaires

Liberté Hebdo 1225 : L'édito de Franck

23 Juin 2016, 17:41pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Liberté Hebdo 1225 : L'édito de Franck

UN POUVOIR SANS PANACHE

Nous entrons dans une zone d’incertitudes absolues. Mais, sans aucune équivoque, le gouvernement socialiste en place préfère indéniablement les innovations dangereuses à la prise en compte des réalités.

Les écrans de fumée projetés par leurs conseils en communication et gonflés par les médias dominants éclatent comme baudruches à la première argumentation raisonnée. Qu’importe, nous allons dans le mur !

Cela semble la seule réponse aux questions légitimes posées par les citoyens français.

Fïançois Hollande a-t-il mesuré l’état de fragilité du pays ?

Bien sûr que oui. Et grâce, surtout à la dispersion de la gauche, il en profite pour répondre aux exigences malsaines de l’Europe. Une Europe qui prône de plus en plus le repli sur soi. Dans laquelle les idées (fausses) de l’extrême-droite, faute de réponses adaptées aux situations, prennent la forme de (mauvaise) solution miracle. Même les Britanniques, appelés à choisir ce jeudi 23 entre en sortir ou pas, ne sont sûrs ni d’un côté ni de l’autre d’avoir raison.

La question des migrants à Calais et à Grande-Synthe ne sera pas réglée par la sortie de l’Europe de la Grande-Bretagne, mais par des accords avec les pays d’Afrique et du Moyen Orient et l’arrêt total des conflits en cours mettant les populations démunies sur les routes de l’exil.

La violence de la campagne anti-européenne a coûté la vie à une députée travailliste. Les commentateurs se sont dépêché de crier à l’acte isolé. L’auteur du crime est pourtant visiblement marqué à l’extrême droite. Musulman, son crime aurait pris l’étiquette Daesh immédiatement.

Cette violence absolue envers une élue du peuple est inadmissible. Où que ce soit.

Il n’empêche que les gouvernements au pouvoir ont une lourde responsabilité en ne faisant rien pour sortir de l’impasse dans laquelle ils se sont fourrés à force de rencontres au sommet, d’accords économiques et de traités montés sur le dos des peuples.

La paix, la sérénité, la prospérité et le progrès ne sont pas les premiers moteurs des discussions établies au plus haut sommet des Etats. La tentative d’interdiction de manifester, décidée par Valls puis annulée par Cazeneuve, pour la manifestation parisienne du 23 juin, est aussi la démonstration qu’une poignée d’hommes veulent de plus en plus s’arroger le pouvoir de décider à la place du plus grand nombre, contre l’intérêt des peuples. En France, rien de pareil n’avait eu lieu depuis la guerre d’Algérie.

La République demande de l’attention et des soins.

Nos élus ne sont que les dépositaires des pouvoirs que nous leur confions le temps d’une élection. Nous devons en garder la conscience, toujours. Et constamment le rappeler aux élus de la République, toujours.

De crainte qu’eux-mêmes ne l’oublient.

Voir les commentaires

Liberté Hebdo 1224 : L'édito de Franck

17 Juin 2016, 13:49pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Liberté Hebdo 1224 : L'édito de Franck

QUI SIFFLERA LA FIN DE LA PARTIE ?

Le parti socialiste risque de payer très cher aux prochaines élections l’attitude outrancière du gouvernement actuel. Les commentaires du Premier ministre sur la manifestation du 14 juin, ayant réuni plus d’1,3 million de personnes à l’appel de la CGT, FO, la FSU, Solidaire, l’UNEF, l’UNL et la F1DL, sont une honte pour la République.

Au lieu de créer une ouverture pour sortir de cette crise par le haut, Manuel Valls et François Hollande, sourds à la protestation populaire, se montrent fébriles, cumulent les amalgames et jouent la carte de l’autoritarisme en menaçant d’interdire les manifestations, portant atteinte à un droit constitutionnel.

Les violences commises sont condamnées sans réserve par la CGT.

Personne ne peut plus douter de l’action néfaste des casseurs en marge des manifestations. C’est une évidence. Qui sert de prétexte à l’État pour réprimer les manifestations.

Depuis plusieurs semaines, le mouvement social ne fait que s’amplifier. Ce qui démontre une véritable prise de conscience de la nocivité du projet de par une large majorité de la population.

Le gouvernement visait l’essoufflement, c’est raté.

Ce vendredi 17 juin, une délégation de la CGT rencontre la ministre du Travail. Plus loin encore que le retrait du texte, le syndicat défendra aussi ses propositions vers l’ouverture de droits nouveaux, propice à l’élaboration du véritable progrès social, conforme aux attentes et aux besoins des salariés et à la hauteur des enjeux du XXIème siècle.

La large aspiration des Fiançais est celle d’une fin honorable à ce conflit. Tous les salariés du pays disent leur mécontentement sur le mauvais sort que leur réserve le projet de loi. Ils auraient été encore bien plus nombreux dans la me le 14 juin sans le poids des crédits, la précarité, les difficultés quotidiennes... Les responsables des petites et moyennes entreprises s’inquiètent également des conséquences.

Dans ces circonstances, les salariés doivent être fiers de disposer en France d’organisations

syndicales encore capables d’affirmer une position en conformité avec les besoins des salariés.

Le passage au Sénat du texte a encore aggravé la note.

La droite aurait eu tort de se priver de cette occasion. Lors du retour devant l’Assemblée Nationale du texte, les députés communistes et du Front de gauche mettront tout en œuvre pour qu’une nouvelle motion de censure soit présentée.

Deux nouvelles journées de mobilisation nationale sont programmées les 23 et 28 juin prochains.

Les militants, mobilisés, continuent de recueillir l’avis des citoyens grâce à la votation citoyenne. Le pouvoir a plus d’une voie de sortie au lieu de cet entêtement irraisonnable portant préjudice à l’image de la France.

Le calme doit revenir, c’est la  responsabilité du gouvernement.

Voir les commentaires

D’un PCF nouvelle génération à un nouveau PCF !

13 Juin 2016, 18:56pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Voilà maintenant une semaine que le congrès des communistes est passé. Chacun a regagné ses contrées et reprend son activité militante. Les batailles locales pour la défense du service public, la préparation de la grosse journée d’action du 14 juin contre la loi travail, un appui politique à l’action de la CGT dans l’industrie et les transports.

Heureusement d’ailleurs qu’il y a ce mouvement social qui perdure malgré les menaces gouvernementales et la propagande digne des pires régimes du 20ème siècle d’une presse bourgeoise militante et de fait particulièrement virulente. Elle perpétue la tradition historique de la haine de l’ouvrier, un homme sauvage, excessif et violent qui ne comprend rien à rien. C’est ainsi que nous avons le droit aux poncifs ridicules qui ponctuent l’ancestrale lutte des classes. Je vous renvoie aux écrits de George Sand ou de Théophile Gautier durant la Commune de Paris.Un paternalisme écœurant et sa pédagogie bourgeoise, une utilisation méthodique de l’image et de la sémantique. Certains des plus enragés n’arrivent pas à canaliser leur haine de classe. Ainsi Franz Olivier Giesberg, le patron du Point, a t-il été jusqu’à mettre sur un même plan la CGT et Daesh. Rien de vraiment étonnant en réalité. Pour ceux qui n’ont pas oublié la base, le matérialisme historique et l’approche dialectique des événements, tout ce petit monde, presse, leaders d’opinion, cadres universitaires, responsables politiques … sont le revers d’une même médaille. Ils sont la bourgeoisie au sens de classe sociale. Ils partagent un même habitus, des intérêts communs et sont les garants du maintien du système capitaliste. Ils militent main dans la main pour écraser toute forme de lutte organisée qui viendrait remettre en cause lesdits intérêts. Et nous y sommes, la CGT joue de nouveau et, je dois le dire, admirablement bien, son rôle de syndicat de classe. Pas encore de masse malheureusement et c’est là la limite du mouvement actuel mais ne désespérons pas !

C’est justement l’absence de rappel de ce cadre, de cette réalité profonde qui nous a fait rater ce congrès. Voilà maintenant des années que le PCF, pour s’assurer une image moderne et pouvoir répondre aux impératifs du rassemblement électoral, tourne le dos à cette analyse qui pose, pourtant, les fondements même du mouvement communiste. Sans doute faut-il remonter à la période de l’abandon de la dictature du prolétariat, de la notion d’avant-garde puis du centralisme démocratique pour dater le tournant de l’affaiblissement des communistes dans la société. Et puis, les communistes se sont fait les relais prolifiques de l’école historique anticommuniste en menant un thérapie radicale afin d’oublier qu’un jour nous avons su jouer un rôle central dans le renforcement du rapport de force qu’imposait la puissante Union Soviétique face à l’impérialisme belliciste des États-Unis et de leurs satellites atlantistes. Je resterai pour ma part, un fervent opposant aux Furet et consorts et je ne réhabiliterai pas la mémoire de Soljenitsyne. Freud ne nous rappelait-il pas que « la civilisation est quelque chose d’imposé à une majorité récalcitrante par une minorité ayant compris comment s’approprier les moyens de puissance et de coercition ». Ainsi Lénine et Staline sont-ils devenus des monstres pour la grande majorité des communistes actuels. Je vous invite à lire la déclaration publiée sur son blog de l’historienne marxiste Annie Lacroix-Riz qui revient sur la malhonnêteté de la saga télévisuelle Apocalypse consacrée à Staline. Une manipulation idéologique et politique de bout en bout …

Le congrès, lors des discussions sur l’international, oublie Cuba, nos camarades communistes en Ukraine à la pointe de la lutte antifasciste, nos camarades communiste en Grèce et notamment du syndicat Pame qui maintiennent un haut niveau de résistance chez une grande part des travailleurs grecs. Pas un mot ou le début d’une analyse sur la Chine … Non on met à l’honneur les fossoyeurs de Syriza ou encore Podemos érigé en modèle.Voilà ici un des innombrables exemples des renoncements actés par les communistes. Nous voici pris dans nos propres contradictions. Pierre Laurent est certes le secrétaire national du PCF, mais il est aussi (et il aime le rappeler) le patron du Parti de la Gauche Européenne qui refuse de condamner fermement l’euro et qui interdit le débat sur une éventuelle sortie maîtrisée de l’Union Européenne qui impose la loi travail dans tous les États membres. Soyons précis pour éviter la levée de boucliers, nous faisons l’hypothèse de la construction d’un euro de gauche. C’est le même genre de construction absurde que celle de l’historien Jean-Pierre Azema, qui n’a jamais ouvert une archive, et qui a réussi à inventer le concept ahurissant de Vichysto résistant.

Sur le plan intérieur, alors que nous devrions suivre l’exemple de la CGT et nous nourrir du mouvement social pour proposer le programme d’une rupture ambitieuse, nous voilà repeints en sondeurs sur les marchés avec un questionnaire totalement inepte pour savoir ce que veulent les français. Ensuite nous allons rédiger un pacte d’engagement pour finir par bâtir une alliance opportuniste à l’automne derrière un frondeur. Bref, nous serons les plus acharnés acteurs des manœuvres dont les français ne veulent plus entendre parler. L’immense masse des ouvriers décidera donc de rester chez elle une fois de plus lorsque le tocsin présidentiel sonnera pour désigner le futur monarque élyséen. Il faudra aller chercher de courageux camarades qui voudront bien partir à la bataille des législatives dans un tel contexte. Là où je suis véritablement furieux, c’est que le congrès de la semaine dernière a fait fi de cette grande part des communistes qui a refusé le texte de base commune notamment sur la base de leur opposition à la primaire devenue votation citoyenne. Les communistes, au contact de la population et des travailleurs via le mouvement contre la loi travail, ont bien senti qu’une telle proposition consistait à jouer petits bras, que nous prenions le parfait contre-pied de ce qu’il faut réussir à construire pour véritablement aller vers une alternative dont peut se saisir la classe ouvrière dans toutes ses composantes. J’aurai le droit au rappel à l’ordre. J’y ai déjà eu droit d’ailleurs ! Le congrès a tranché alors pourquoi continuer la bataille interne. Ce qui me rend hilare, c’est que ces injonctions viendront de ceux qui ont été à la manœuvre pour mettre fin au centralisme démocratique.

Finalement, comme l’a très bien dit mon ami et camarade Hervé Poly, secrétaire de la fédération du Pas-de-Calais dans son intervention, nous assistons à la fin et au début de quelque chose. Le PCF est en train de terminer sa mue réformiste et ainsi de pourrir sur pied alors que la jeune génération qui s’apprête à prendre le relais se réconcilie elle avec les fondamentaux que leurs aînés ont tenté d’enterrer pour le plus grand malheur des exploités. Il n’y a donc finalement pas lieu de désespérer.

Guillaume Sayon

 

Voir les commentaires

Liberté Hebdo 1223 : L'édito de Franck

10 Juin 2016, 06:54am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Liberté Hebdo 1223 : L'édito de Franck

PARODIES ET CONFUSIONS

Le Président de la République en appelle à la raison. Et détourne pour cela la mémoire, et la parole, d’un ancien dirigeant communiste. Il oublie le contexte. Il oblitère les faits. Et, bien plus grave, nie la contestation et le refus massif et populaire du projet de « réforme » lu Code du travail.

Maurice Thorez, comme bien d’autres illustres défenseurs du monde salarié, est souvent utilisé par ceux-là mêmes qui les ont combattus avec acharnement.

C’est la mode, de la droite à l’extrême droite, depuis quelques années de reprendre des citations « historiques », sorties du contexte, pour leur faire lire le contraire du message initial, pour commettre les pires impostures historiques.

On se doute bien dans le cas de François Hollande, que ’« l'ennemi de la finance » ne trompe personne.

Difficile pour lui d’entrer dans le costume de Maurice Thorez.

Il audrait d’abord qu’il écoute la classe ouvrière. Les militants d’Air France, de Goodyear, d’Amazon et d'ailleurs savent bien dans quelle situation les place le vrai discours du Président.

Le traitement qui est fait de l’expression syndicale est indigne de notre démocratie.

Les efforts pour faire entendre raison au gouvernement sont nombreux, encore faudrait-il, monsieur Hollande, que les revendiquons soient entendues, que les demandes soient satisfaites.

Ce qui n’est pas le cas à l’heure où ces lignes sont écrites.

Le 14 juin promet d’être une journée historique de mobilisation.

Suffisant pour obliger nos dirigants à retirer le texte ?

L’histoire le dira, impossible de croire que la sagesse va d’un seul coup retrouver le chemin de l’Elysée ou de Matignon. Tous es efforts visant à décrédibiliser le mouvement social, tant dans le traitement médiatique des nanifestations mettant en avant les casseurs, que dans les leçons de morale sur l’image du pays à l’heure de l’Euro de football, n’ont pourtant pas de prise sur la détermination des partisans du retrait du projet de << réforme ».

Dans un autre registre, Gattaz (fils) s’est fait bien discret depuis sa saillie honteuse et anachronique.

Nous attendons toujours qu’il formule des excuses publiques.

Ce genre de propos ouvre des brèches énormes dans le cadre républicain et ne peut apporter que le chaos et la discorde. Nous attendons que le calme revienne enfin dans le pays et que les vrais débats puissent avoir lieu. Pour le progrès humain, social et écologique. Il est temps que les responsables montrent un meilleur sens des responsabilités.

A moins qu’ils ne comptent sur le déluge pour les sauver ?

Voir les commentaires

Liberté Hebdo 1222

3 Juin 2016, 05:57am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Liberté Hebdo 1222

Voir les commentaires

Publié depuis Overblog et Twitter et Facebook et LK

30 Mai 2016, 16:23pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

LE RETRAIT EST LA SEULE SOLUTION DIGNE

Une offensive en règle contre la CGT est orchestrée par le gouvernement et reprise en boucle par les média dominants.

Les anciens se remémorent les heures sombres de 1948 durant lesquelles Jules Moch, ministre socialiste de l'Intérieur, fit donner la troupe et réprima sévèrement les grèves des mineurs.

Ce début de millénaire ressemble à une fin de siècle, un entre-deux nauséeux....

Malgré le désamorçage du mouvement des routiers, en reculant sur quelques points touchant particulièrement la profession, le gouvernement n’a pas montré plus de force.

Le blocage des raffineries et des dépôts marque les esprits au point que les brasseurs de vent se lancent dans la recherche des stations encore alimentées en carburant.

L’usager-otage fait place à l’automobiliste-otage sur nos écrans de téléviseurs aux heures de grande écoute... Des petits-patrons, par l’esprit, y parlent de porter plainte contre la CGT. Nicolas Sarkozy, en habit neuf de réformateur habile, donne à François Hollande des leçons d’autisme politique.

Mais il y a longtemps que l’élève n’a plus besoin de maître.

Il convient de saluer l’initiative de Philippe Martinez, premier secrétaire de la CGT, syndicat leader de la campagne menée pour le retrait de la loi El Kohmri. Une tribune a été envoyée à tous les grands quotidiens nationaux.

Seul l’Humanité a accepté de la publier. Dans le concert assourdissant des attaques auxquelles est soumis le syndicat, voilà encore un élément attestant du peu de place accordé par la presse nationale aux enjeux actuels.

La CGT du livre, en lutte aussi contre le gouvernement et en grève jeudi, a bloqué la sortie de tous les quotidiens nationaux, à l’exception du journal de Jaurès, le seul qui donnant la parole régulièrement aux syndicats et s’étant ouvertement déclaré, comme Liberté-Hebdo, contre le passage en force actuel sur le Code du travail.

A Fos-sur-Mer, ou ailleurs en France, la police a fait usage de la force pour lever les barrages. Mais sans faire fléchir la détermination des salariés, au contraire. Jamais gouvernement n’aura à ce point voulu imposer à ses propres électeurs une réforme impopulaire, inadaptée et dangereuse pour la vie sociale.

Serions-nous revenus en 2005 ?

Face à l’opposition au projet de traité européen, les médias dominants, poussés par le gouvernement, n’ont eu de cesse à l’époque de convaincre le peuple de son erreur.

La fracture est de nouveau visible. Le gouvernement peut encore faire machine arrière. La stratégie actuelle est dangereuse pour la population, pour la République. La meilleure solution est le retrait pur et simple du projet.

C’est une nécessité.

Voir les commentaires

Montebourg, Mitterrand le petit !

22 Mai 2016, 18:41pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Montebourg, Mitterrand le petit !

Je dois ici avouer, sur ce blog que visiblement vous êtes de plus en plus nombreux à suivre et j’en suis honoré, que lorsque j’étais jeune, vraiment jeune, que je commençais tout juste à m’intéresser à la politique, j’avais une sorte d’admiration pour Arnaud Montebourg. J’étais bien évidemment trop jeune pour analyser et comprendre les concepts, pour mesurer l’importance des écuries dans notre vie politique, pour flairer où il y avait trahison et démagogie. Trop jeune aussi pour appréhender cette culture toute française du symbole, des références. En France, nos hommes politiques manient avec dextérité le clin d’œil littéraire, la notion d’héritage pour asseoir une forme de légitimité. Durant longtemps, un socialiste qui ne faisait pas référence à Mitterrand était sans doute un peu louche. Oui, il y a une autre tradition en France, la constitution du mythe. Le mythe est vendeur et populaire. Souvenez-vous celui de Napoléon. Puis, plus modestement, nous avons eu celui de Léon Blum, de Mendès-France, de De Gaulle et plus tard celui de Mitterrand. Pour l’heure, on s’est arrêté là. Non pas parce que les suivants nous sont contemporains, mais bel et bien parce que nous avons plutôt à l’inverse le besoin de les oublier.

Mais j’en reviens à Montebourg. Oui, j’avais une sorte d’admiration pour le personnage. Cette admiration ne tenait qu’à une seule chose, son goût assumé de l’art oratoire. Quand on est jeune, qu’on ne peut donc pas aller au bout des choses, que l’on manque de culture pour la saisie des nuances, on s’en remet à la forme. La forme était donc plutôt intéressante. Il était un jeune député rebelle de cheveux à défaut de l’être tout à fait avec la ligne de son parti et je pouvais l’écouter religieusement. Mes petits camarades de classe, en rentrant de l’école, regardaient les dessins animés, le dernier manga à la mode. Moi, lorsque je finissais plus tôt les cours, je regardais la séance des questions au gouvernement. Je ne m’en suis, comme vous pouvez l’imaginer, jamais vanté. Est-ce parce que le cordon s’était entouré autour de mon cou dans les derniers mois de la conception, que j’ai donc ainsi été privé d’oxygène … Je ne sais pas. Toujours est-il que oui, j’avais beaucoup de sympathie pour le jeune fauve de Saône-et-Loire.

Et puis j’ai grandi et lui a vieilli. Il a continué à grimper les échelons et moi j’ai rencontré Marx, Gramsci, Bourdieu et les militants communistes. Après eux, les couleuvres vous ne les avalez plus et les discours, vecteur d’une pensée, vous apprenez à les décortiquer et à extraire l’essentiel du décoratif, de l’incantatoire. Là j’ai donc su que Montebourg n’était pas le pire des socialistes mais que pour autant il n’était pas communiste. Bref, que la grosse différence entre lui et nous, la gauche révolutionnaire, donc la gauche, c’est que lorsqu’il y a une fuite au dessus du lit, lui bouge le lit alors que nous nous réparons le toit. Vous constaterez que la différence n’est pas mince. Bien évidemment il est toujours simple d’être manichéen, d’empêcher le droit à la nuance. Mais quand même, au bout du bout avec Montebourg, avec la social-démocratie donc, les petits efforts d’aménagement que vous vous serez évertués à construire pour calmer l’instinct de prédation du capitalisme, sa force d’aliénation des travailleurs, finiront par céder devant la puissance de la machinerie qui nous fait face. C’est un peu l’exemple de la digue et de la tempête. Des blocs de béton armé capables de contenir de violentes et puissantes vagues pour finalement, face à l’éternelle marée, face à la multiplication des phénomènes climatiques, finir par céder. Tout est toujours une question de rapport de force. Vous défilez par millions dans les rues de France, vous commencez à faire peur. Aujourd’hui cela n’est plus suffisant. Vous bloquez les dépôts de marchandises, les grands ports, les grands axes, là vous établissez un rapport de force capable de faire plier l’ennemi.

C’est donc cela que j’ai compris avec Montebourg. Il est un sparadrap sur une artère sectionnée, un lionceau entouré de fauves affamés. Bon il est aussi, un tout petit peu, opportuniste. Classé à la gauche du PS, il est ensuite porte-parole de Ségolène Royal, qui a fait une campagne présidentielle très à droite, il a été membre de toutes les directions solfériniennes depuis des années. Ensuite, il sent qu’il y a de nouveau un créneau à gauche. Il publie un livre sur la démondialisation et fait une bonne campagne lors de la primaire socialiste de 2012. Finalement, il se rallie au candidat Hollande et deviendra ministre au redressement productif. Le voilà sur les routes de France pou tenter de sauver de la liquidation de multiples entreprises françaises. Imaginez quelques instants l’absurdité de la chose. Vouloir sauver un maximum d’entreprises en élaborant des plans de reprise ou d’assainissement, et ne pas changer, dans le même temps, les règles du jeu. Continuer à laisser les banques choisir là où elles veulent investir. Ne pas renforcer le pouvoir des travailleurs dans les choix stratégiques de leur boutique. Ne pas lourdement sanctionner les entreprises qui font de la spéculation. Ne pas permettre noir sur blanc dans la loi aux salariés de reprendre à leur compte leur entreprise. Le fameux sparadrap … Il défend, plus tard, le produire français dans une opération de communication assez boiteuse, sans doute aussi pour pouvoir endiguer autant que possible la dangereuse ascension électorale du front national. Il finira, impuissant et sentant dès le départ l’orientation calamiteuse que prend ce quinquennat, par faire son baluchon et quittera ses fonctions ministérielles. Il partira ensuite suivre une formation pour devenir chef d’entreprise, attendra que l’orage continue sa route jusqu’à ce que le creux d’une vague lui permette de refaire son apparition.

C’était inespéré pour lui, le meilleur des scénarios est actuellement à l’œuvre. Un mouvement social d’ampleur, un gouvernement à l’agonie, un président historiquement impopulaire et un PCF qui s’apprête à lui dérouler le tapis rouge. Enfin un rouge pâle, pour être tout à fait précis. Et oui, un couplet sur les primaires comme un mauvais pâté sur une tartine desséchée, quelques amis qui tentent maladroitement d’entretenir le suspens dans la presse, et voilà. Ce week-end, dans une mise en scène discount de l’ascension de la roche de Solutré, le ténor socialiste a pris son air grave pour nous dire ce qu’il pensait de 2017. Il nous faut donc un programme et un chef. Bon, je crois que tout le monde a compris qu’il était disponible pour se saisir du bâton de pèlerin. Les frondeurs l’entouraient avec cette force et cette détermination qu’on leur connaît, si palpable lorsqu’il a fallu prendre son courage à deux mains pour censurer un gouvernement qui s’apprêtait à faire passer par la force et sans débat, une loi massivement rejetée par la nation.

Je boucle la boucle et je conclue ce petit billet par la même occasion. J’ai débuté tout à l’heure sur la notion du symbole. J’ai retenu cette petite phrase au milieu de la mise en scène qui vient conclure une tirade sur ce que c’est être de gauche. Pour Montebourg, être de gauche c’est Roosevelt et Colbert. Alors, je me permettrai ici de lui donner un petit conseil. Je pense qu’il faudra faire un petit effort pour aller puiser dans un imaginaire un peu plus offensif. S’il veut convaincre les communistes de le suivre, il lui faudra être audacieux. Il lui faudra faire un clin d’œil à Marx, à Aragon, à Sartre, à Duclos ou Marchais. Je ne doute pas sur le fait que Pierre Laurent saura lui donner quelques précieux conseils de coaching. En attendant, avec d’autres, je prépare tranquillement, patiemment, les outils pour réparer pour de bon cette maudite fuite au-dessus du lit qui a fini par noyer les rêves de millions de concitoyens embourbés dans le réel cauchemardesque.

G.S

Voir les commentaires

Liberté Hebdo 1220 : L'édito de Franck

20 Mai 2016, 16:59pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Liberté Hebdo 1220 : L'édito de Franck

LA PLACE DE LA POLICE DANS LA RÉPUBLIQUE

Quand cessera-t-on d’opposer la police et la population ?

La confrontation permanente débouche sur des drames et des violences inadmissibles de part et d’autre. L’instrumentalisation des faits est indéniable et fait le jeu des extrémistes sans résoudre aucun des problèmes posés.

Les images ont tourné en boucle sur les réseaux sociaux.

Les radios et les télévisions s’en sont fait le relais aussi.

L agression de policiers et l’incendie de leur véhicule est proprement scandaleux. Au cœur des manifestations, de toutes les manifestations, la police, de l’agent de circulation aux gardes mobiles, est mobilisée en permanence.

Ce n'est pas nouveau

Plus surprenant est de les découvrir manifestant contre les violences, faites aux policiers, contre la haine « anti-flics ».

Le monde a-t-il changé de base ?

Il faut croire que pour une frange des fonctionnaires de la sécurité publique le danger soit là. En fait, ils sont été vite rejoints par les députés FN.

Des masques tombent.

Et pourtant, pour de nombreux policiers, pères de famille et citoyens avant tout, la souffrance est bien présente. A cause des heures supplémentaires non payées, des absences de plus en plus fréquentes loin du domicile et de la vie de famille, du matériel défectueux, des salaires faibles comme tous les fonctionnaires des autres corps d’Etat... Et ces revendications, bien réelles, ne doivent pas être oubliées. Mais il revient à l’État de préserver le fonctionnement d’une police républicaine trop souvent en première ligne avec la fragilisation grandissante des institutions.  Et pour ça, il faut se garder de l’amalgame qui pousserait les mis et les autres toujours à s’affronter sans fin.

Les coups et les arrestations dans les manifestions où les contrôles au faciès n’améliorent pas les relations. Les sénateurs communistes font d’ailleurs un rappel à François Hollande, qui en avait fait un de ses 60 engagements en 2012, en faisant une proposition de loi pour encadrer les contrôles avec notamment un récépissé indiquant, entre autre, le motif du contrôle.

Le gouvernement joue la carte de l’essoufflement, puis des dérapages, pour maintenir coûte que coûte son projet de loi inique contre les droits des salariés de ce pays. Les réformes successives de l’appareil répressif de l’État et des forces de police n’ont guère amélioré les conditions de vie des hommes et des femmes sous uniforme, soumis dans leur service quotidien aux situations les plus violentes et dramatiques causées par la misère sociale et les difficultés croissantes liées au libéralisme.

Si une réforme s’impose, il s’agit de celle de la police.

Des embauches, de la formation, des changements sont nécessaires pour sortir du cadre tout répressif quasiment devenu institutionnel en France depuis les transformations opérées par Nicolas Sarkozy lorsqu’il était ministre de l’Intérieur.

L’homme au Kàrcher n’a plus le pouvoir. Mais les gouvernements successifs ont persévéré dans ces excès.

Les véritables tenues de combat et les armements sophistiqués de la police ont modifié les comportements. Gravement. Et les dégâts continuent, faute d’avoir eu une volonté politique apte à redonner à la police sa véritable fonction républicaine, assurer la sécurité des citoyens avant celle des biens, avant celle de l’appareil d’État qui se sert de la police pom réprimer désormais la contestation, d’où qu’elle vienne.

Le gouvernement a une énorme responsabilité en laissant monter la colère de la population en maintenant son projet contre l’intérêt général.

L’usage du 49.3 et le détournement de l’état d’urgence vers les militants creusent un fossé énorme entre les opposants et ceux qui sont chargés de faire respecter l’ordre par le gouvernement La police n’a pas besoin de plus de pouvoir. Celui-ci doit être bien encadré en priorité.

Et aujourd'hui, il est impératif de stopper le détricotage de nos droits.

C’est vital pour la République.

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 > >>