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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

1er mai : Vente militante du muguet au stand de la section du PCF de l'Arrageois

30 Avril 2016, 09:57am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

1er mai : Vente militante du muguet au stand  de la section du PCF de l'Arrageois

Une fois de plus, la section du PCF de l'Arrageois sera présente traditionnellement sur la grand-place et auprès de la population pour la vente du bouquet de muguet 2016.
 

Les communistes de l'Arrageois vous donnent rendez-vous a leurs stands, à la suite de la manifestation contre la loi el Khomri à l'appel des syndicats et du PCF.

 

Le brin de muguet (celui de l'espoir)

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le journal l'humanité

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le journal local Liberté hebdo

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1,50 €

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1er Mai 2016 à Arras : Mobilisons nous contre la Loi El Komri

29 Avril 2016, 20:03pm

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1er Mai 2016 à Arras : Mobilisons nous contre la Loi El Komri
1er Mai 2016 à Arras : Mobilisons nous contre la Loi El Komri

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Liberté Hebdo 1217 : L'édito de Franck

28 Avril 2016, 21:13pm

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Liberté Hebdo 1217 : L'édito de Franck

MON ROYAUME POUR UN SOUS-MARIN

Il n’y a plus de chevaux. Enfin, plus précisément, le recours à la traction animale est, sauf loisirs, très limité, en France, plus particulièrement depuis l’invention du moteur à explosion. Mais combien d’attelages sommes-nous cependant forcés encore de traîner ? Les grands de ce monde remuent ciel et terre pour démontrer leur utilité. L’industrie de l’armement serait-elle seule capable de représenter le savoir-faire national à l’étranger ? La France doit-elle en permanence participer à l’élaboration du chaos mondial ? La patrie des Droits de l’Homme mérite mieux comme image extérieure.

Douze sous-marins pour les Australiens, et les cheminots en grève mercredi pour défendre le service public, et les salariés de toutes les professions, les retraités et les étudiants dans les rues jeudi pour défendre le code du travail, pour l’avenir. L’attelage gouvernemental est-il au

plus mal qu’il est temps de le remettre à la page ? De Four- mies à Perpignan, combien seront encore mobilisés dimanche pour faire du 1er mai un exemple de mobilisation?

Le dos tourné de Gattaz (fils) n’est pas encore suffisant pour rassurer le gouvernement qu’il peut continuer dans sa (mauvaise) voie. La nécessité du rassemblement est d’autant plus importante que la course à l’Elysée est déjà engagée pour beaucoup. La droite, qui jusqu'à présent donne l’impression de se rassembler, tout au moins sur les dernières élections, risque fort de partir en ordre dispersé à la bataille lors des élections présidentielles de 2017. Du pain bénit, si on peut dire, pour Marine Le Pen qui n’attend que la dispersion des voix, à droite et à gauche, pour creuser l’écart avec ses adversaires.

L’urgence manifeste est au rétablissement immédiat des valeurs qui fondent notre République. La mémoire tronquée des jeunes générations par des programmes d’histoire allégés, formatés aux nouvelles normes libérales, n’augure rien de bon pour les élections à venir. La démocratie doit d’abord exister dans nos têtes avant de pouvoir être mise en œuvre dans nos vies. L’urgence est au redéploiement de valeurs collectives de partage et de solidarité. Le 1er mai qui s’annonce mérite de déployer ces valeurs au long des cortèges qui se préparent, comme de ceux qui se sont déroulés dans toute la région, jeudi 28 avril contre la réforme du code du travail, mais, surtout, pour un avenir plus conforme aux souhaits du plus grand nombre.

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Loi el Khomri: une seule solution, se battre jusqu'à son retrait!

28 Avril 2016, 07:22am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Loi el Khomri: une seule solution, se battre jusqu'à son retrait!

Il est des moments où l’histoire se cristallise.

Elle nous porte à penser que rien n'est jamais acquis.

Qu'au contraire, lorsque nous, salariés, ''abandonnons'' le terrain des revendications, ce sont les forces du Capital qui s’emparent de celles-ci, aidées en cela par les esprits serviles qui sont au pouvoir.

Voilà ce qui en est de la Loi El Khomri.

Le Medef exprime depuis longtemps des exigences auprès de nos gouvernants.

Il a obtenu déjà de nombreux avantages en termes financiers tels que le CICE, la suppression de la Cotisation Allocation Familiale, la remise en cause de la pénibilité...

Il ne lui manque à son tableau de chasse que ce qui représente aujourd'hui le seul rempart contre la toute-puissance de l’employeur dans l’entreprise :

LE CODE DU TRAVAIL

Des décennies d'acquis sociaux disparaîtraient d'un coup si jamais les salariés laissaient faire ces malfaisants qui nous gouvernent.

Bien sûr, de nombreux employeurs ne respectent pas ce précieux Code du travail.

Cependant, lorsque les salariés spoliés de leurs droits décident de réagir, ils recouvrent les avantages qui leurs sont dus accompagnés de dommages et intérêts.

Qu'en serait-il demain lorsque cette protection universelle de millions de salariés n'existait plus ?

Allons-nous attendre sans réagir que le ciel nous tombe sur la tête ?

Ce Code du travail est la conséquence des luttes menées par les générations précédentes de salariés et notamment de leurs syndicats CGT.

Allons-nous accepter que nos enfants travaillent dans des conditions dignes du 19ème siècle.

C'est maintenant que tous les salariés doivent s'engager dans la bataille au côté de la CGT.

Demain, il sera trop tard.

Il ne s'agira pas de pleurer sur le ''feu'' Code du travail.

Il ne s'agira pas de dire : « si j'avais su ».

Il est possible d’obtenir le retrait de de ce projet de loi innacceptable pour les salariés et des pertes de droits qu'il impliquerait.

Dans la mobilisation du plus grand nombre, 70% des français se prononcent contre ce projet.

Montrons à nos dirigeants politiques qu'on ne se laissera pas imposer un recul social SANS PRECEDENT.

C'est possible, rangeons nos mouchoirs et battons-nous ensemble.

Les seules batailles perdues sont celles que l’on ne mène pas !!!

28 avril 2016: grèves et manifestations dans toute la France

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Une résistance à l’expulsion locative fait resurgir la solidarité de classe

24 Avril 2016, 17:46pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Alors que j’étais studieusement installé dans un bureau de la fédération du parti pour préparer la diffusion de notre tout dernier journal départemental de la santé, un journal qui nous permet d’aller aux portes des hôpitaux du département partout où nous sommes organisés, mon téléphone sonne. Une camarade avionnaise me dit de vite la rejoindre car il y a une expulsion locative d’une famille qui est en train de mal tourner et il y a un besoin urgent de renforts militants. J’arrête mes activités brutalement et me rends donc au plus vite à l’adresse indiquée. Les urgences de terrain passent avant le reste, beaucoup de camarades savent de quoi je parle. Me voilà sur place. Difficile de ne pas repérer où se passent les événements car l’attroupement est assez impressionnant. Tant celui des militants, des voisins que des forces de police, anormalement mobilisées pour une « simple » expulsion locative. Sur place je croise de nombreux camarades du parti, le maire et des collègues élus de la ville. Des agents de police … Beaucoup d’agents de police.

Je discute rapidement avec les camarades, prends un peu le pouls et là, stupéfaction. Il n’est pas ici question de gérer notre première affaire d’expulsion. Malheureusement, cela arrive trop souvent dans notre secteur. La pauvreté est un mal tentaculaire dans notre bassin. D’habitude, la mairie est informée lorsqu’une expulsion a lieu sur la commune. Ensuite on ouvre un dialogue avec le bailleur et on tente de trouver une solution pour éviter le pire, le pire étant bien évidemment de mettre une famille à la rue. Cette fois-ci, pas de dialogue. L’huissière s’est enfermée dans la maison et refuse le dialogue. Les forces de police nous empêchent d’accéder au logement et font montre d’une agressivité inhabituelle. Est-ce besoin de rappeler que le maire est officier de police judiciaire et qu’à ce titre il a un rapport hiérarchique avec les agents de police de la ville.

La différence, c’est que des ordres précis ont été donnés par la sous-préfecture. Il faut aller jusqu’au bout quitte à faire preuve de violence. De plus, nous avons donné ces derniers mois du fil à retordre aux services de la préfecture. Occupation d’école puis de l’inspection académique avec une victoire à la clé, l’occupation du centre des impôts de Lens pour sauver notre perception avec à nouveau une victoire au bout, un rassemblement devant le commissariat de la ville pour lutter contre la suppression de l’équipe de nuit de la BAC … Un peu partout, on parle de nous comme étant le village gaulois. Nous-mêmes en rions tout en faisant le triste constat qu’effectivement, des élus aussi mobilisés et déterminés il n’y en a que trop peu. Bref, sans doute n’y a t-il pas assez d’élus communistes dans l’hexagone. Et puis il faut tout de même rappeler une chose, ce contexte d’un état d’urgence qui devient permanent. L’état d’urgence qu’est-ce donc en réalité ? C’est mobiliser des moyens colossaux pour tuer dans l’œuf toute tentative de résistance ! Les bonnes vieilles méthodes de la droite magistralement incarnées par un pouvoir socialiste en phase terminale. La belle mobilisation contre la loi travail, le phénomène nuit debout … Cela commence à faire beaucoup. Le capital est tout juste en train de se donner du mal pour nous vendre Macron en 2017, cela n’est pas pour que le bouillonnement populaire qui fait suite à un ras-le-bol général permette de renverser la table et de faire en sorte que l’on oblige les gavés, les tellement gavés qu’ils n’ont d’autre choix que d’aller cacher leur fortune au Panama, en Suisse, au Luxembourg ou dans les îles britanniques, à prendre leurs jambes à leur cou pour fuir la Terreur, entendez par là la reprise en main de son destin de la classe des exploités.

Mais j’en reviens à mon histoire. Un camion de déménagement est rempli des meubles de cette modeste et honnête famille avionnaise. Des camarades montent dans le camion et refusent de descendre malgré les coups musclés de la police. Nous formons une chaîne humaine sur le plateau du camion pour empêcher sa fermeture. La police se montre très violente. Le maire lui-même est malmené et c’est peu de le dire. Cependant on ne lâche pas, on tient bon. Les camarades arrivent les uns après les autres et viennent renforcer la chaîne solidaire. Des voisins sortent et nous prêtent main forte. Dans le même temps d’autres forces de police arrivent. 47 agents de police, de CRS sont mobilisés au plus fort de la crise. Imaginez les moyens déployés pour expulser une famille.

Cette famille est-elle dangereuse ? Y a t-il, surplombant la pile de dossiers du ministre de l’intérieur Cazeneuve un dossier spécial au nom de cette dernière ? Non, rien de tout cela. La famille en question est une famille modeste de la ville qui a un retard de loyer d’environ 2000 euros. Le monsieur travaille et touche un salaire de 1100 euros. Le loyer est de 500 euros (logement social !). Ces honnêtes gens n’ont plus droit à l’aide au logement puisque leurs enfants sont maintenant grands. Ils ont eu une facture d’électricité de 700 euros et ils aident leurs enfants financièrement comme ils le peuvent et comme n’importe quel parent le ferait. Ils se sont donc retrouvés dans une situation extrêmement précaire. Ce quotidien, il est celui de milliers de familles aujourd’hui.

Désespérés, ces braves gens nous ont appelés en mairie ne sachant plus quoi faire. Sans doute, ne s’attendaient-ils pas à une telle mobilisation, à un tel élan de solidarité. Des voisins sont venus et ont proposé de prêter de l’argent à la famille pour qu’elle puisse garder son domicile. Mais rien n’y fait, l’huissière voulait faire du zèle et se régale visiblement à faire vivre une justice de classe impitoyable. Pas la moindre forme d’humanité. Devant notre détermination, un représentant du bailleur a finalement accepté de se rendre sur place. Nous avions 10 minutes pour trouver un accord avant que la police ne passe à l’action. Une grosse partie des forces de l’ordre n’attendait que cela. Ces deux lignes de front devant cette maison se transformaient en reconstitution de la bataille de Stalingrad. Il aura fallu l’acharnement du maire pour qu’un sursis de deux mois soit arraché, période durant laquelle nous allons faire en sorte de trouver une solution pour la famille avec le service d’action sociale de la ville. Notre lutte, une fois de plus, a payé.

Celle-ci a un caractère particulier à plus d’un titre. D’abord, nous donnons de la respiration à une famille désemparée qui en quelques heures aurait du, par la force, quitter le logement qu’elle occupe depuis des années maintenant pour une somme dérisoire. Ensuite, parce que la police s’est montrée menaçante, méprisante, arrogante. Une chose est certaine, on voulait nous faire passer un message clair. La révolte à Avion, cela doit se terminer. Ça ne sera finalement pas pour maintenant. Les communistes ne renoncent jamais. Madame la sous-préfète vient ce soir de déclarer dans la presse sa colère et fait peser le risque de la destitution. Cela ne serait pas la première fois qu’un maire communiste de la ville est destitué. Notre prédécesseur Amédée Capron avait été destitué pour avoir érigé une banderole sur le fronton de la mairie : « Paix en Algérie ! ». Ce type de menace ne nous fera donc pas reculer ! Et puis, cette victoire c’est aussi et surtout celle de la solidarité. Cette solidarité du voisinage lui aussi modeste mais prêt à mettre la main à la poche pour aider la famille. Une solidarité de classe, je n’ai pas peur de le dire. Les voisins criaient leur indignation, certains esprits commençaient même à s’échauffer. Vous reprenez foi en l’humanité devant une telle situation. Ici on vote front national, comme partout. Les dernières régionales ont fait mal. Mais je suis persuadé que parmi la foule des habitants du quartier présents sur place, ceux qui votaient pour l’extrême-droite sont maintenant vaccinés. Il n’y a pas un élu FN qui ferait ce que nous avons fait. Pas un seul. C’est le chant de l’Internationale qui a raisonné pendant que la police nous poussait violemment. J’en ai des frissons rien qu’à l’écrire. C’est le parti des mineurs, des ouvriers du textile, de la sidérurgie qui était là debout, déterminé, révolté.

L’avenir il est là. Organiser la lutte au local, en partant des préoccupations des gens. Créer des solidarités là où on pense qu’elles n’existent plus. La colère est grande dans notre peuple. Les coups pleuvent mais le point de non-retour est en train d’être franchi. Créons donc partout ces chaînes solidaires, ne laissons plus d’espace nulle part à l’injustice. C’est le rôle des communistes et de toute celles et ceux qui se reconnaissent dans leurs valeurs et leurs batailles. Victor Hugo nous disait que le paradis des riches est fait de l’enfer des pauvres. Il est plus que temps maintenant d’inverser les rôles …

Guillaume Sayon

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Loi El Khomri : UL CGT Arras

21 Avril 2016, 02:31am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 Le 21 avril Tous dans l'action pour le retrait du projet de la loi El Khomri

Appel à rejoindre le rassemblement et manifestation à 10h00 place de la gare SNCF ARRAS.

 

Le 28 Avril 2016 Grève et manifestation place de la gare SNCF ARRAS à 10HOO.

 

Bus pour LILLE Départ 13H00 Union Locale CGT Arras Maison des sociétés

LUTTONS JUSQU’AU

RETRAIT DE LA LOI TRAVAIL

« EL KHOMRI / MACRON / VALLS / HOLLANDE » 

 

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Liberté Hebdo 1215 : L'édito de Franck

18 Avril 2016, 15:56pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Liberté Hebdo 1215 : L'édito de Franck

Les contribuables viennent de recevoir leurs feuilles d’impôt. En ligne ou sur papier, c’est l’heure des interrogations, des doutes, des espoirs ou des angoisses. Dans bien des modestes foyers, il n’y a qu’une seule ligne, déjà remplie par l’administration. Pour la majorité des salariés, pas de risque d’erreur ni de fraude possible.

L’exil fiscal représente à ce jour un coût de près de 240 milliards d’euros par an en Europe. Face à ce scandale, et en pleine affaire «Panama papers», la Commission Européenne envisage de solliciter des multinationales un rapport stipulant le « niveau d’impôt payé dans l’Union Européenne, pays par pays.»

Le Parti Communiste Français dénonce l’insuffisance des moyens et des propositions mis sur la table contre «un cancer financier qui détruit les économies et les capacités de production des Etats membres » et recommande à la Commission européenne d'écouter les sénateurs communistes et la proposition de loi déposée au Sénat par le groupe CRC pour mettre un véritable « coup d’arrêt au gang des financiers mondialisés qui, jour après jour, détruisent nos vies et nos emplois.»

C’est bien l’enjeu au moment où nous devons, nous, rendre compte à l’administration fiscale sur nos revenus. Payer l’impôt, à chacun selon ses moyens, c’est contribuer à l’effort collectif de fonctionnement de l’Etat et des institutions, assurer l’équilibre entre les territoires, préserver les systèmes de santé, d’éducation, de défense, de sécurité...

Quand l’administration parle de s’appuyer sur les déclarations des employeurs pour des retenues à la source. Manière, à peine voilée, de prêcher, une fois de plus, pour une réduction du nombre de fonctionnaires attachés au Trésor Public. Alors que c’est maintenant qu’il faudrait recruter pour renforcer les brigades chargées de lutter contre la fraude et l’évasion fiscale.

Il est temps que le scandale cesse.

Le « trou » de la sécu, le « coût » du chômage, sont autant de serpents de mer auxquels il serait simple de tordre le cou si l’argent des impôts était collecté partout avec autant d’attention. Le chantage à l’emploi, à la délocalisation, ne marche plus. De toute manière, les citoyens ne sont plus dupes.

Mêmes si d’aucuns tentent encore de noyer le poisson, d’agiter des lanternes grosses comme des vessies, le gouvernement ne peut plus faire semblant. Il ne peut pas refuser l’exigence publique de l’égalité face à l’impôt. Ni nier l’évidence d’une nécessaire remise à plat des comptes de la Nation. Dans l’intérêt général, pour le développement et la croissance.

Combien de grands chantiers utiles pourraient être mis en œuvre avec l’argent planqué, piqué au fisc ?

Il va falloir pour ça que les grands timoniers du libéralisme lâchent un peu de lest. C’est l’unique solution pour remettre la France en marche.

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Nuit debout : du vacarme à l’ordre révolutionnaire

18 Avril 2016, 15:54pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Il ne sera pas question ici de porter un regard sévère sur ce mouvement exceptionnel, du moins sur l’aspect innovant, qu’est celui de Nuit debout. Je ne ferai pas preuve de férocité. En tout cas je ne pourrais pas produire une violence aussi incarnée que celle de Eric Verhaeghe dans les pages du Figaro qui concluait sa tribune intitulée « Nuit debout le crépuscule des bobos » de la sorte : De là le caractère extraordinairement hétérogène du mouvement. Fait par les Blancs pour les Blancs, fait par les bourgeois pour les bourgeois, fait par les bobos pour les bobos, il ne devrait pas tarder à mourir de sa belle mort, à moins qu’une mutation du virus ne conduisent à une radicalisation et une popularisation inattendue.

Je vous l’accorde il est question en toute logique d’un vrai discours de classe. Pour autant, comme c’est habituel pour ceux qui sont des lecteurs réguliers du Figaro, de belles vérités nues se révèlent, des vérités nues sur les logiques profondes de l’organisation de notre monde, de sa société, de son économie … Bref ne faisons pas durer le suspens, sur le capitalisme. Même si le Figaro est par nature un organe de propagande de ce dernier, qu’il cible un lectorat appartenant aux dominants, il se permet de livrer des analyses très honnêtes. Terribles, scandaleuses pour nous autres. Mais elles sont les logiques qui conduisent les choix du capital et de ses sous-traitants politiques. Alors c’est toujours avec un intérêt particulier que nous devrions pouvoir lire ce média. Pour en revenir à mon propos sur Nuit debout et à cet article évoqué à l’instant, il y a un aspect souligné qui me paraît fondamental. L’éditorialiste le formule ainsi : Une autre caractéristique de la Nuit Debout tient à son aversion pour le salarié. C’est l’Autre: on le plaint, on se bat pour lui, mais on ne le côtoie pas. Je nuancerais évidemment mais néanmoins, sur la base des premières analyses que l’on peut faire du mouvement, on ne peut que constater l’absence des ouvriers, l’absence de l’immense masse des prolétaires. Qu’on se le dise, tous partagent la même colère et le même désir vivace de changement. Non pas par volonté de conquête reposant sur une solide conscience de classe. Non, simplement parce qu’il arrive un moment, lorsqu’on ne peut plus mettre tous les jours quelque chose dans l’assiette, où l’instinct de survie devient instinct de révolte. C’est ainsi qu’une brèche peut naître et que si les ingrédients sont au rendez-vous, il peut s’engager un virage décisif. Décisivement historique. Celui de l’autre voie. Celui qui viendrait violemment démontrer l’imposture de la croyance presque religieuse qu’il n’y a qu’un seul modèle possible et viable, celui qui a fini par triompher (pour le moment !) du socialisme.

Mais ce mouvement ne s’inscrit pas dans cette logique. Parce qu’il développe un fétichisme absolu sur sa non-identité,sur sa fierté de n’être affilié à aucun parti, à aucun système de pensée, il dit ne rien revendiquer. Curieuse posture il faut ici l’admettre. Alors qu’il est maintenant empiriquement démontré, après que Marx l’aura remarquablement théorisé au XIXe siècle, que ce système (le système capitaliste) porte en lui le phénomène même de l’inégalité, Nuit debout ne semble pas l’inclure dans son processus d’édification. A dire vrai, il est difficile de mesurer ce vers quoi cherche à tendre le mouvement. Même si une mobilisation de cette ampleur doit être saluée, qu’elle va d’une manière ou d’une autre jouer un rôle pour la suite des événements, il est je crois fondamental de garder un regard critique sur le phénomène. Parce que des choses importantes sont en train de se jouer sans même que nous puissions encore véritablement le mesurer. Parce que les attaques du capital deviennent extrêmement violentes et que, par conséquent, nous avons l’impératif devoir de monter de solides barricades. Car des millions de destins sont très directement concernés. C’est là l’extrême faiblesse de Nuit debout. C’est la frontière décisive entre l’agitation et la lutte. Dans son article, notre journaliste du Figaro explique que le mouvement a finalement relégué au second plan la lutte contre la loi El-Khomri. Je vous fais là une version beaucoup plus soft, débarrassée des postillons acides du réactionnaire traditionnel. Pour autant, on ne peut pas vraiment lui donner tort.

Dans la lutte, il faut pouvoir être méthodique. La révolution est une science, une science pratique, mais une science tout de même. Il n’y aura pas de mouvement de fond sans victoire sociale. Il est donc indispensable que la lutte organisée contre la loi travail puisse se solder par une victoire. Cette victoire va déterminer toute la suite du scénario. Sans elle, rien, absolument rien ne sera possible. C’est malheureusement l’étape ou plutôt la conviction de cette étape et de son caractère prioritaire qui manque cruellement à Nuit debout. Oui on y fait de l’éducation populaire, oui on s’exerce très concrètement à la pratique de l’agora antique, sorte de démocratie pure et parfaite. Mais Athènes ne comptait que 40 000 citoyens libres. Tous les autres étaient victimes de ce système car ils en subissaient les choix sans pouvoir même les discuter. Nous faisons face au même travers avec Nuit debout. Athènes n’était qu’une illusion de la démocratie et Nuit debout n’est qu’une illusion de la lutte. J’ai la certitude qu’il ne pourra y avoir massification et intensification de la lutte que si elle se fixe l’objectif d’éradiquer la loi travail. La faille est celle-ci. Le trait d’union qui permettra la convergence des luttes se situe au travers de cette bataille. Alors effectivement, sans parler de mutation du virus cela va de soi, il faudra que tous ces citoyens debout sur ces places se convainquent de l’intérêt d’abandonner l’utopie pour quelque chose de plus concret, de plus construit, de plus méthodique. Le problème de l’utopie est qu’elle ne vous mène dans les faits pas très loin. Encore une fois il y a urgence à changer les choses. Cela n’est pas un caprice d’intellectuels ou de militants ou même des deux. C’est le besoin de pouvoir se tenir à la corde qui nous empêche de chuter sur les pentes friables du cratère.

C’est ce travail de clarification que Marx et Engels, puis Lénine plus tard, ont tenté de faire. Il y a la nécessité de l’organisation. Elle est vitale. En ce sens, j’admire le travail que réalise le mouvement jeunes communistes dans les lycées, les universités et mêmes sur ces places des grandes villes. Apporter un cadre, structurer la pensée et le mouvement, créer de l’ordre dans le vacarme. Expliquer que la volonté est un chemin, que ce chemin est parsemé d’étapes qu’il faut minutieusement préparer les unes après les autres. La clé de la réussite se situe à ce niveau il me semble. Je souhaite sincèrement que les hommes et les femmes qui font le mouvement Nuit debout viennent magistralement démentir les propos de notre éditorialiste du Figaro. Les communistes peuvent et doivent les-y aider. Les Communistes avec un grand « C » évidemment, pas les marionnettistes à la sauce primaire. Petite précision si tant est que cette dernière soit vraiment nécessaire.

Guillaume Sayon

 

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Arras: 15ème Salon du livre d'expression populaire et de critique sociale

13 Avril 2016, 19:04pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Arras: 15ème Salon du livre d'expression populaire et de critique sociale
Arras: 15ème Salon du livre d'expression populaire et de critique sociale
Arras: 15ème Salon du livre d'expression populaire et de critique sociale
Arras: 15ème Salon du livre d'expression populaire et de critique sociale
Arras: 15ème Salon du livre d'expression populaire et de critique sociale
Arras: 15ème Salon du livre d'expression populaire et de critique sociale
Arras: 15ème Salon du livre d'expression populaire et de critique sociale
Arras: 15ème Salon du livre d'expression populaire et de critique sociale
Arras: 15ème Salon du livre d'expression populaire et de critique sociale
Arras: 15ème Salon du livre d'expression populaire et de critique sociale
Arras: 15ème Salon du livre d'expression populaire et de critique sociale
Arras: 15ème Salon du livre d'expression populaire et de critique sociale
Arras: 15ème Salon du livre d'expression populaire et de critique sociale
Arras: 15ème Salon du livre d'expression populaire et de critique sociale
Arras: 15ème Salon du livre d'expression populaire et de critique sociale
Arras: 15ème Salon du livre d'expression populaire et de critique sociale
Arras: 15ème Salon du livre d'expression populaire et de critique sociale
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Arras: 15ème Salon du livre d'expression populaire et de critique sociale
Arras: 15ème Salon du livre d'expression populaire et de critique sociale

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Pour une diffusion la plus large du résumé du texte "Unir les communistes, le défi renouvelé du PCF" !

12 Avril 2016, 17:36pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Pour une diffusion la plus large du résumé du texte "Unir les communistes, le défi renouvelé du PCF" !
  1. Unir les communistes, le défi renouvelé du parti communiste !

Base commune alternative proposée par 613 communistes de 65 départements

« Les individus ne constituent une classe que pour autant qu’ils ont à soutenir une lutte commune contre une autre classe ; pour le reste, ils s’affrontent en ennemis dans la concurrence. » Karl Marx

L’existence du PCF, une exigence historique

Les communistes sont confrontés à une défi historique. Le capitalisme s’empare de toute la vie humaine, pousse au paroxysme l’exploitation et le profit, sécrète la crise sociale et politique, impose ses guerres et détruit les nations - quitte à nourrir le terrorisme - pour mieux étendre sa domination. L’écrasement du peuple grec a confirmé la véritable nature de l’UE et de sa monnaie, une dictature contre les peuples.

Notre pays et notre peuple ont plus que jamais besoin d’un parti communiste, et pourtant l’existence du PCF est aujourd’hui menacée par les renoncements stratégiques et les tactiques électorales à court terme et inefficaces. Nous nous inscrivons dans le choix national fait par les communistes en 2007, celui de continuer notre parti, de « Faire vivre et renforcer le PCF ».

L’examen stratégique s’impose

Gauche plurielle, collectifs anti libéraux, renoncement à la candidature communiste en 2012, tout cela a fait de notre effacement une condition du rassemblement. Aujourd’hui, il faudrait continuer dans cette voie, choisir entre une primaire antidémocratique conduisant tout droit au soutien à une candidature socialiste, ou une fuite en avant dans un Front de gauche émietté dont certains voudraient faire une nouvelle force politique au profit de laquelle le PCF s’effacerait.

L’urgence au contraire, c’est de sortir de l’impasse du renoncement au PCF et de procéder pour cela à l’examen stratégique nécessaire.

Un débat fraternel et sans tabou

Il n’est plus possible que des positions stratégiques, parfois prises sans aucune consultation des communistes, restent intouchables. Ouvrons le débat autour des questions suivantes :

Présidentielles : ni primaires, ni effacement, la nécessité d’une bataille communiste.

Agir pour un monde de paix, la solidarité internationale, combattre le terrorisme. La France doit sortir de l’OTAN.

Sortir de l’Union européenne et de l’euro pour engager la sortie du capitalisme.

Luttes et construction politique : un grand mouvement populaire s’engage en France, le PCF doit investir ce terrain essentiel de construction politique.

Contre le FN, un parti communiste populaire et rassembleur. La réprobation morale ne suffit pas, les fronts républicains ont montré leurs limites. La reconquête de l’électorat passe par la capacité à porter des perspectives de changement crédibles, une autre politique économique, la fin de la précarité et de la concurrence entre travailleurs.

Pour sortir de l’impasse de la gauche, il faut un grand parti communiste, un rassemblement populaire et majoritaire. Le parti sans rassemblement est impuissant, le rassemblement sans parti est inconscient.

Un rassemblement populaire uni, conscient, organisé, pour le socialisme

La criminalisation du socialisme et du communisme, l’oubli de l’apport du léninisme, l’abandon du marxisme comme référence théorique, le mépris des expériences socialistes en cours conduisent à une panne idéologique du PCF, incapable de penser la prise de pouvoir et la transformation révolutionnaire dans une société capitaliste développée.

Nous appelons à un effort marxiste de redéfinition d'une société sortant de la concurrence généralisée pour mettre fin à l’exploitation, aux inégalités et injustices, au pillage des ressources naturelles de la planète et à la guerre. Cette société qui ne peut que reposer sur le pouvoir des travailleurs contre les oligarchies, nous la nommons le socialisme.

Tirant les leçons de l'impasse de la gauche et des formes d'union électorale, nous affirmons que seul un rassemblement populaire conscient et organisé peut imposer des ruptures politiques. Les batailles électorales et les élus, nécessaires, doivent être pensés au service de l'intervention populaire.

Un programme de rupture

La classe ouvrière doit prendre toute sa place dans la direction du pays pour la maîtrise des moyens de production et d’échanges, des conditions de travail et de vie. Nous faisons des propositions immédiates pour plus de justice sociale et pour ouvrir le chemin de la rupture avec le capitalisme :

La nationalisation des secteurs clefs du pays (finance, énergie,transport, communication...)

De vrais pouvoirs pour les travailleurs dans les entreprises, droit de reprise

Réduction massive du temps de travail, augmentation des salaires, pensions et minima sociaux,

Retraite à 60 ans, relance démocratique de la sécurité sociale,

Blocage des prix des produits de première nécessité

Non application des directives européennes, sortie de l’Otan, remise en cause de la dette publique.

Il faut unir les communistes dans la perspective d’un nouveau Front populaire vers le socialisme.

Vive le Parti Communiste Français !

 

2. Avec le texte validé par le Conseil National, cela fera 5 textes, un casse-tête qui peut décourager pas mal de camarades.

Cinq textes sont soumis au vote des communistes.

- Deux de la direction : un pour la continuité proposant des primaires, un pour défaire le PCF

- Deux textes de tendances…

- Contre l'émiettement, nous proposons un texte pour unir les communistes !

"Le temps du commun" et ’"l’ambition communiste", deux textes d’une direction divisée, voudraient nous obliger à choisir entre le soutien à une candidature socialiste ou l’absorption du PCF dans un Front de gauche devenu nouvelle force politique ; c’est l’effacement refusé en 2007 qui continue !

Le texte de la Riposte fait vivre à chaque congrès une force extérieure au PCF, affiliée à une organisation internationale trotskyste. Le texte "Reconstruire le PCF", frappé du sceau du secret et rendu public in extremis, ne se sépare du notre que sur le refus d'unir les communistes. C'est un texte qui brouille les cartes pour ceux qui veulent "Faire vivre et renforcer le PCF" !

Cette multiplicité de textes s’inscrit dans la volonté de la direction de mettre en place les tendances, c’est pourquoi plus il y en a, mieux c’est pour elle. Les risques d’explosion-délitement du PCF sont réels et nous ne les favoriserons pas.

Notre texte veut construire. La force que nous donneront les communistes sera un facteur d’unité et de résistance contre les forces de liquidation et de destruction à l’œuvre dans le PCF, une force pour dire "Continuons le PCF, gagnons le pari de son existence et de son influence avec les travailleurs et les quartiers populaires face au capitalisme".

 

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Mais où est la gauche ?

7 Avril 2016, 18:55pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

La France se réconcilie enfin avec sa tradition, la lutte des classes. Il aura fallu ce projet abject de casse méthodique du code du travail pour que le sursaut populaire puisse enfin éclore. Projet de loi travail non pas piloté à Paris mais dans les arcanes obscures de l’Union Européenne. Il ne s’agit pas d’un simple détail à souligner au détour d’une virgule. Le rouleau compresseur libéral européen parachève son travail jusqu’à disparition totale de la moindre entrave à la concurrence libre et non faussée. Le drapeau bleu étoilé pourra bien voler gracieusement dans le ciel au rythme de l’hymne à la joie, il devient urgent, vital même, de détruire cet outil d’asservissement populaire.

Toutes celles et ceux qui défilent sur les plateaux télé ou dans les studios d’enregistrement des matinales radiophoniques pour nous vendre leurs discours malhonnêtes sur leur prétendue capacité à changer les choses mieux que les autres, nous prennent pour une masse d’imbéciles dépourvus de toute forme de rationalité. Quiconque ne dira pas clairement que le point numéro un de son programme sera le retrait de la France de cette usine à gaz européenne nous prendra pour des idiots. Les règles absurdes, rigides, dogmatiques inscrites dans le marbre des traités ont anéanti la moindre forme de souveraineté. Nous ne sommes plus maîtres de rien dans ce bon pays de France. Pas de possibilité de développer des outils de régulation, encore moins de lancer des plans ambitieux d’investissements publics. Alors, j’entends les voix mollassonnes de ceux qui crient à la réorientation de la construction européenne. Il faut sauver l’Europe comme il fallait sauver le soldat Ryan. Si on émet l’hypothèse farfelue que par un effet de cascade, de nouvelles majorités de gauche prennent la main à Bruxelles, pensez-vous que l’Allemagne hésitera à déguerpir. L’Europe est allemande. Désolé pour ceux qui en sont restés au chapitre du traité de Paris. La France n’est pas le pendant de l’Allemagne. La France marche au pas avec les voisins méditerranéens. C’est un fait. Concevoir le contraire relève de l’idéalisme infantile ou de la mauvaise foi assumée.

Cela me permet d’en venir au véritable propos que je voulais aborder dans ce billet. La France est orpheline. La France n’a plus de gauche. Preuve en est les événements récents. Il aura fallu la mobilisation exemplaire de la jeunesse dans les universités et les lycées pour bousculer les organisations syndicales traditionnelles. Alors que ces dernières tergiversaient et pondaient un communiqué commun bien fade appelant à quelques aménagements cosmétiques, les jeunes organisaient la journée du 9 mars où plus de 500 000 personnes se sont mobilisées partout en France avec un mot d’ordre clair : le retrait pur et simple du projet de loi. Mais les partis de gauche méritent aussi leur catéchisme. Ce mouvement d’occupation des places inspirés de Podemos, Nuit debout, est là aussi symptomatique d’une absence préoccupante de la gauche dans le débat public. La nature a horreur du vide et ce mouvement presque spontané nous met tous au pied du mur. Il suffit de voir le malaise des uns et des autres par rapport à ces péripéties pour le mesurer. Personne n’ose se positionner. Tout le monde semble totalement largué. Nous sommes clairement dans une crise de représentation. C’est une sorte d’effet de pourrissement qui emporte tout sur son passage. La République est pourrissante, le parti socialiste, la gauche globalement … Cela donne le sentiment d’un tunnel qui fait la jonction entre deux mondes, entre deux temps. Cela n’est pas sans faire écho à la formule célèbre de Gramsci.

Pour illustrer mon propos, je ne peux que vivement vous encourager à lire la brillante tribune de Lordon parue il y a quelques jours dans les colonnes du Monde Diplomatique intitulée Pour la République sociale. Je ne peux d’ailleurs m’empêcher ici de vous en livrer quelques succulents passages. Comme celui-ci sur la primaire : on ne peut pas exclure en effet que les protagonistes de la « primaire à gauche » soient convaincus de produire une innovation politique radicale, alors qu’ils bafouillent la langue morte de la Ve République. Le comble de l’engluement, c’est bien sûr de ne plus être capable de penser au-delà du monde où l’on est englué. Présidentialisation forcenée, partis spectraux, campagnes lunaires, vote utile, voilà la prison mentale que les initiateurs de la « primaire à gauche » prennent pour la Grande Évasion. Et pour conduire à quoi ? La fusion de la contribution sociale généralisée (CSG) et de l’impôt sur le revenu ? un programme en faveur de l’isolation des logements ? une forte déclaration sur la « réorientation de l’Europe » ? Mais sans doute le passage le plus intéressant est celui-ci : La seule chose dont nous pouvons être sûrs, c’est qu’aucune alternative réelle ne peut naître du jeu ordinaire des institutions de la Ve République et des organisations qui y flottent entre deux eaux le ventre à l’air. Cet ordre finissant, il va falloir lui passer sur le corps. Comme l’ont abondamment montré tous les mouvements de place et d’occupation, la réappropriation politique et les parlementarismes actuels sont dans un rapport d’antinomie radicale : la première n’a de chance que par la déposition des seconds, institutions dont il est désormais établi qu’elles sont faites pour que surtout rien n’arrive — ce « rien » auquel la « primaire de gauche » est si passionnément vouée. Je souscris totalement à ses propos. Ils démontrent l’obsolescence des schémas théoriques et tactiques de cette gauche agonisante.

Le peuple français a cette fascinante capacité lorsqu’il se soulève à emporter avec lui les peuples voisins, eux aussi victimes de l’ignominie, du népotisme, de tout ce qu’on veut mais surtout des logiques du capital, de la propriété privée des moyens de production. Comme beaucoup, je regarde avec intérêt ce mouvement nuit debout qui gagne des villes belges, italiennes, espagnoles … Je garde néanmoins une nécessaire lucidité sur cette expérience. Les places semblent peuplées par une jeunesse à fort capital culturel essentiellement. Les travailleurs n’y sont encore que peu nombreux. Qui-plus-est en bon léniniste que je suis, je crois en les vertus de l’organisation. Des mouvements comme ceux-là peuvent vite devenir des impasses s’ils ne s’organisent pas concrètement. C’est la leçon qu’a fini par tirer Iglesias avec les indignés en Espagne. Le PCF devrait donc être en train d’écrire un programme politique pour créer cet impérieux prolongement organisationnel, pour qu’il puisse être débattu, qu’il devienne un repère. Un vrai programme de rupture, un programme politique qui place en son cœur la question de la propriété, de la nation et donc de sa constitution, de l’Europe et de l’évidente rupture qu’il faut consommer avec cette dernière. La question de la paix évidemment avec un préalable : quitter l’OTAN. Un programme qui se nourrit de ce bouillonnement social, qui propose des mots et des concepts, une feuille de route afin de donner du corps à cet élan insurrectionnel. Mais non, Pierre Laurent annonce qu’il va rencontrer Montebourg dans le cadre du processus de la primaire. Misère, vous avez dit misère …

Guillaume Sayon

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Liberté Hebdo 1214 : L'édito de Franck

7 Avril 2016, 18:42pm

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Liberté Hebdo 1214 : L'édito de Franck

EN AVOIR OU PAS​

Monsieur Gattaz ne fait pas de politique. Mais il a une opinion. Et il essaye d’influencer celle des autres. Interrogé sur France Inter jeudi matin, il le dit, il le clame. Il ne fait pas de politique. Juré. Pas craché, parce que chez ces gens là, on ne crache pas. Mais il ne crache pas dans ses mains pour ne pas le dire.

Nous sommes rassurés : le patron des patrons ne fait pas de politique. Et il demande à tout le monde de cesser de tout « politiser ». Comme l’action syndicale par exemple, pardon, «le dialogue social ».

Cette nouvelle façon de discuter entre «partenaires sociaux» qui permet qu’aujourd’hui 15 salariés du CHR de Lille soient convoqués au commissariat comme des criminels ?

Qui permet que trois salariés des Fonderies du Nord soient menacés de licenciement parce qu’ils ont participé à la grève du 31mars ?

Qui permet que huit ex-salariés de Goodyear aient pu être condamnés à de la prison ferme ?

Pas de blagues, le père Gattaz, fils de, n’a que faire des protestations de la rue sur la loi El Khomri.

Pour lui, les politiques doivent cesser « les zigs et les zags » à ce sujet. Mais, juré, il ne fait pas de politique.

En fait, pas besoin pour lui.

Comme Bolloré, Dassault, Mulliez et consorts, il dicte aux politiques, aux hommes et aux femmes politiques de ce pays, la marche à suivre. Comme des petits soldats. L’économie de marché c’est comme la pluie et le beau temps, impossible à réguler.

Circulez, il n’y a rien à voir !

Voilà donc, au moment où Monsieur Macron « ni-droite, ni-gauche » met en route son mouvement « En marche », la jeunesse de France bat le pavé et les indignés parisiens ont envahi la place de la République pour dire «On n'en veut pas ! ».

De la loi El Khomri, mais aussi de cette société là, à seulement deux vitesses, ceux qui ont du fric et ceux qui n’en ont pas.

Et, heureusement, il reste des femmes et des hommes politiques de conviction, armés d’arguments, de foi militante, animés par l’envie de changer le monde et portés par l’espoir collectif.

Des femmes et des hommes qui font de la politique, qui croient à la force de la démocratie, en l’humain d’abord, et qui n’ont pas peur de se dresser contre les puissances financières.

Et là, Monsieur Gattaz n’a pas de prise sur eux.

C’est ça faire de la politique.

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Vers quelles cibles est orientée l'affaire Panama Papers?

5 Avril 2016, 16:00pm

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Vers quelles cibles est orientée l'affaire Panama Papers?
Cliquez sur les lettres ou phrases bleues pour visionner les liens
 
L'affaire des révélations du Panama papers, le dernier scandale politico-financier d'ampleur mondiale, fait la Une non seulement de l'actualité journalistique, mais également politique. Notre cher Président Hollande se sent même tout revigoré et tente de se glisser dans l'armure d'un Bayard sans peur et sans reproches. Au-delà du ridicule de la chose, cette affaire Panama Papers oblige à une lecture à deux niveaux pour en saisir les contours: à court terme; jetter l'opprobe ou le doute sur des personnalités et des pays concrets, mais également discréditer l'état et son système politique en tant que tel. Quoi que, pas tous les états ...
 

Panama Papers: 

"Le Monde et 108 autres rédactions dans 76 pays, coordonnées par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), ont eu accès à une masse d’informations inédites qui jettent une lumière crue sur le monde opaque de la finance offshore et des paradis fiscaux."

"Douze chefs d'État ou de gouvernement, dont six en exercice, 128 dirigeants politiques et hauts fonctionnaires, 29 des 500 personnes les plus riches du monde et environ 1.000 ressortissants français utilisent des sociétés offshore au Panama. "

 

Alors première question: qu'est-ce que ce Consortium international des journalistes (ICIJ)? 

 
L'ICIJ est un réseau de journalistes fondé en 1997 à Washington, comme "projet" dans le cadre du Center for Public Integrity qui regroupe 190 journalistes d'investigation dans 65 pays. Ce réseau est financé, en plus des dons individuels et du mécénat, par des fondations particulièrement actives dans  les domaines des droits de l'homme, de l'environnement ou du journalisme. On notera, selon le site de ce réseau :
Adessium Foundation, Open Society Foundations, The Sigrid Rausing Trust, the Fritt Ord Foundation, the Pulitzer Center on Crisis Reporting, The Ford Foundation, The David and Lucile Packard Foundation, Pew Charitable Trusts and Waterloo Foundation
Rappelons que l'Open Society Foundations est la Fondation Soros. Ce qui n'est pas pour rassurer quant à l'objectivité du travail effectué.
 

 

La deuxième question qui vient à l'esprit est: qui apparait dans cette liste, encore partielle?
 
On trouve différentes sources francophones, à par Le Monde. Par exemple, Wikipedia a déjà mis une page en ligne, que vous pouvez consulter en cliquant sur le lien.
 
On notera la présence de Poroshenko, le Président ukrainien. Sans grande surprise, le magnat du chocolat étant le seul en Ukraine a avoir réussi à augmenter ses profits malgré la guerre civile.
 
On notera, en plus de Poroshenko, différents chefs d'état et de gouvernements en exercice, à savoir :

 

 
Mais également d'anciens :

 

 
Mais qui n'y trouve-t-on pas?
 
Sauf erreur de ma part, je n'ai pas vu un seul ressortissant des Etats Unis.
Les politciens sont-ils donc propres à ce points dans ce pays?
Aucun élu, aucun homme d'affaires, aucun sportif, personne. A moins que l'ICIJ n'ait oublié ces données. L'ICIJ est certes un organe indépendant, mais de qui?
 
L'autre élément amusant est que le Président Poutine, mafieux, corrompu, tyran infréquentable selon les médias occidentaux, n'est pas dans la liste. On y trouve des hommes d'affaires russes. Oui, comme beaucoup d'hommes d'affaires et ce n'est pas un secret en Russie puisque, officiellement, le pouvoir leur a demandé de rapatrier leurs capitaux. Ce qui n'empêche pas de voir citer son nom partout. Le summum est atteint par le Washington Post dans une vidéo en première page de son site sur ce qu'est le Panama Papers. Alors qu'ils disent bien que le président russe n'est pas directement visé, on voit son image partout, pendant près d'un tiers du temps de la bande. Ils regrettent vraiment. Cela s'appelle de la manipulation.
 
Et comme toute la liste n'a pas encore été publiée, cela permet de faire monter les enchères, de laisser trainer la suspiscion et d'utiliser les commérages à des fins politiques. On le voit dans la presse française, notamment à l'encontre du FN. Alors que Le Monde annonce de nouvelles révélations impliquant un grand parti politique national, l'Obs lance un article sentant le fiel, dans un style bien connu: on ne vous dit rien, on ne sait pas, mais bon, peut être, qui sait ...
"Contacté par "l'Obs", le trésorier du parti et conseiller régional d'Île-de-France Wallerand de Saint-Just réfute toute allégation de défense anticipée qui pourrait confirmer une implication de son parti politique dans cette affaire."
Dans la presse russe, RBK et Vedomosti, dans l'opposition, utilisent ce scandale pour affirmer tout en se réjouissant d'avance, que cela pourrait bien servir à adopter de nouvelles sanctions contre la Russie et contre certains hommes d'affaires encore épargnés.
 
Comment interpréter cette "révélation mondiale"?
 
Sur le principe, il est difficile de parler de révélations. Dans le sens où découvrir que d'anciens Premier ministres géorgiens, quataris ou autres aient pu avoir des comptes cachés n'est pas une grande surprise. Ensuite, ces révélations ne changeront strictement rien aux relations internationales, dans le sens où aucun pays ne rompra ou ne rafraîchira ses relations avec un autre sur ce fondement. A l'exception peut être des relations avec la Russie, mais la russophobie ambiante permet d'utiliser tous les moyens qui se présentent, sans être trop regardant sur la qualité. Donc, il ne s'agit pas d'une bombe politique mondiale.
 
En revanche, il peut s'agir d'une arme à retardement. Certaines informations peuvent être stockées et ressorties lorsqu'elles seront utiles. L'on a parlé de la Russie, mais il ne faut pas oublier l'Ukraine. L'opération Poroshenko tire vers sa fin.
 
Sur le plan intérieur, certains éléments vont pouvoir être utilisés par le pouvoir en place pour se faire une peau neuve, ou en donner l'illusion (ce qu'escompte réussir à faire F. Hollande) ou par l'opposition contre "ce pouvoir corrompu".
 
D'une manière générale, il s'agit d'une attaque très bien coordonnée contre l'état en tant que tel. Sur le mode du Tous pareils, tous pourris. Le système politique est corrompu, en large et en travers, donc l'état est corrompu, donc il n'est plus légitime. On fait place neuve pour la suite. 
 
Et quelle est cette "suite"? La question reste ouverte. On peut toutefois comprendre que, en ce qui concerne l'UE, aucun de ses fonctionnaires ni élus n'a été non plus touché par les révélations, tous propres, à l'inverse des "sales" politiciens nationaux. Et un pays semble avoir le droit de rester un état sans que la contestation même ne puisse être organisée, les Etats Unis. Bref, les USA et l'UE vont sauver les états-nations d'eux-mêmes. un avenir radieux nous attend.

 

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LE FRONT NATIONAL OU L’IMPOSTURE SOCIALE

4 Avril 2016, 17:39pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Le FN se proclame la voix des oubliés, de tous ceux qui n’ont pas droit à la parole et qui subissent la politique des partis traditionnels, des gouvernements successifs et de Bruxelles. Dans cette énumération de responsables, il en oublie volontairement un : le patronat. Les fermetures d’usines, les suppressions d’emplois, le chômage, les bas salaires, la remise en cause des acquis sociaux ne seraient pas de sa responsabilité. Comme si les décisions du gouvernement socialiste Hollande, et celles de Bruxelles, n’étaient pas prises en fonction des besoins et des seules exigences du patronat !

Ainsi à propos du projet de loi dite El Khomri, les dirigeants du FN, F. Philippot et M. Le Pen dans un communiqué expliquent de long en large qu’ils approuvent ce texte. Et Philippot ajoute qu’il condamne les manifestations organisées contre cette loi : « Nous devons être attentifs aux problèmes des entreprises ».

Le Vice-Président du FN Louis Alliot s’en est expliqué longuement à ce sujet dans le journal « Le Figaro » : Extraits : « Si l’on porte un discours social, il faut aussi l’avoir pour les entreprises… Il faut bien admettre que les fonctionnaires, même les petits, sont mieux lotis… Je suis favorable à l’Etat fort mais cet Etat doit être au service des entreprises. Il doit peser sur un certain nombre de lois ».

Le député Gilbert Collard déclarait pour sa part : « si l’entreprise est en difficulté il faut que les salariés participent à la solution, fassent des efforts ». Ces propos récents s’ajoutent à tout ce qu’ont pu déjà dire Marine Le Pen, sa nièce Marion Maréchal et bien d’autres.

Autre exemple, France Inter reçoit Maréchal le Pen le 9 mars. Au journaliste qui l’interroge sur la proposition du FN de revenir à l’âge de départ à la retraite à 60 ans, elle répond : « le FN est pour 40 années de cotisations ce qui amène aujourd’hui à un départ effectif aux environs de 65 ans pour toucher une pension complète »… C’est exactement la position du patronat !

Le FN ne demande jamais l’augmentation du SMIC et de l’ensemble des salaires ? Pourquoi ? Parce que ce serait au patronat de la payer. Marine Le Pen ne désapprouve pas les 270 milliards versés chaque année par le gouvernement au patronat comme le Crédit Impôt Compétitivité Emploi (CICE), le pacte de responsabilité, etc… Mais elle précise qu’elle est pour la réduction des cotisations sociales et des impôts des entreprises. Arrêtons-nous sur sa position vis-à-vis des syndicats telle qu’elle est exprimée dans son programme. Il veut « des syndicats représentatifs qui seront mieux à même de discuter dans des logiques de concertation constructives et moins tentés de recourir à un rapport de force (grèves, manifestations) pour pallier leur manque de représentativité ». En clair, des syndicats à la solde du patronat chargés de désarmer les travailleurs face aux exigences de celui-ci.

Avec de telles propositions c’est sans surprise que les dirigeants du FN sont accueillis dans les médias nationaux et locaux, par les journaux tous aux mains des capitalistes et de leurs gouvernements. En donnant au FN de telles tribunes, ils lui permettent de jouer son rôle en détournant la colère populaire du véritable responsable : le système capitaliste. Il est bien le troisième fer au feu envisagé pour prendre la relève du gouvernement socialiste.

Article transmit par « Le COQ »

« Quand les salariés sont dans la rue pour défendre leurs droits, le FN n’est jamais là ! … C. LAVERITE

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La Sociale...

2 Avril 2016, 09:16am

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Gilles Perret sur France 3 Alpes lors du lancement des avant-premières.

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