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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Articles avec #luttes

MONTÉE AU MUR DES FÉDÉRÉS 2017

19 Mai 2017, 18:08pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

APPEL A LA MONTÉE AU MUR DES FÉDÉRÉS
LE SAMEDI 20 MAI 2017

LA COMMUNE COMME UNE ESPÉRANCE

 

Certaines commémorations, avec le temps, ont perdu de leur originalité et s’essoufflent pour un jour, ne plus avoir raison d’être. Rien de tel avec celle de la Commune de Paris.

Au fil des événements qui se sont déroulés depuis 146 ans dans le monde, il est indéniable que la Commune a marqué la mémoire collective des travailleurs. Elle s’inscrit dans la grande tradition des combats du peuple pour la liberté et l’égalité.

Le 29 novembre dernier, la Commune, les communardes et les communards ont été enfin réhabilités. Depuis 2011, notre association Les Amies et Amis de la Commune de Paris attendait ce geste historique.

Mais il reste encore beaucoup à faire pour que la Commune de Paris soit mieux connue de la population. Cela passe par l’école, le travail de recherche, la création de lieux de mémoire et par la traduction dans le champ politique des idées portées par la Commune : une démocratie qui permette au peuple d’être entendu et de conserver sa pleine souveraineté, la reconnaissance de la citoyenneté pour les étrangers, l’égalité des salaires femmes/hommes, la réquisition des logements vides et des entreprises abandonnées, la séparation de l’Église et de l’État, l’école laïque et obligatoire…

Nous appelons toutes celles et tous ceux qui veulent résister aux atteintes contre les droits sociaux et démocratiques et lutter pour en conquérir de nouveaux, à se rassembler au Mur des Fédérés pour réaffirmer l’actualité de l’œuvre de la révolution du printemps 1871.

Rendez-vous à 14h30,
à l’entrée du Père-Lachaise
Rue des Rondeaux, Paris XXe
Métro : Gambetta

 

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Luttes: Reprenons la rue le 7 mars à Paris

15 Février 2017, 19:25pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Luttes: Reprenons la rue le 7 mars à Paris
Luttes: Reprenons la rue le 7 mars à Paris
Luttes: Reprenons la rue le 7 mars à Paris
Luttes: Reprenons la rue le 7 mars à Paris

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Travailleurs : aucune autre issue que la lutte

22 Janvier 2017, 18:14pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Travailleurs : aucune autre issue que la lutte  Travailleurs : aucune autre issue que la lutte

Le froid qui touche la France n'a rien d'exceptionnel même si les médias semblent découvrir que l'hiver, il peut faire...froid ! Cela leur permet simplement de faire croire que l'insupportable situation des usagers et des personnels des hôpitaux est exceptionnelle.

 

Mais pour le peuple, pour les 20 % de la population en état de « précarité énergétique » et qui ne peuvent se chauffer, pour ceux dont l'accès aux soins passe par des urgences hospitalières asphyxiées par des années de rigueur budgétaires et de fermetures de services et de lits, pour ceux qui meurent de froid dans les rues, pour les agents des services publics qui par exemple se dévouent pour rétablir l'électricité alors que les équipes ont été réduites drastiquement, le froid saisonnier ne faire que rendre plus insupportable encore l'état d'urgence sociale dans lequel « ils » ont mis le pays.

 

« Ils », ce sont tous les représentants de la classe dominante, les 300 familles qui dirigent l'économie et le pays, les barons du Medef, les politiques de droite comme de « gauche » qui se succèdent au gouvernement, les « journalistes » et autres « experts » de tous poils grassement payés pour expliquer au peuple qu'il doit en finir avec ses privilèges et se serrer toujours davantage la ceinture... Bref, tous ceux qui depuis des années appliquent et justifient les politiques de guerre sociale définies au niveau européen et par le Medef dans le seul but de favoriser le profit maximum (68 milliards de dividendes versés en 2016 pour les gros actionnaires du CAC 40, un record depuis 2008 !) et de casser les solidarités que les travailleurs avaient su construire dans la lutte et le rapport de forces (Sécu, retraites, conventions collectives et droit du travail...).

Et nos services publics, du fait de leur casse systématique sous l'impulsion des directives européennes, ne peuvent plus répondre aux besoins vitaux de toute la population dont le niveau de vie régresse de jour en jour, ce qui mène notre pays dans une paupérisation toujours plus importante ouvrant une voie à l'extrême-droite et/ou au repli sur soi même. Le silence sur la politique néfaste européenne par la Confédération Européenne des Syndicats est une fois de plus déplorable.

 

Dans le même temps, les syndicalistes sont poursuivis partout dans le pays surtout s'ils sont à la CGT (Chérèque lui ayant eu droit à des hommages appuyés de la part des chiens de garde médiatiques pour services rendus à la cause patronale) et les blanchiments judiciaires se succèdent dans les affaires de corruption ou de délinquance financière tandis que rien de sérieux n'est entrepris pour lutter contre les 80 milliards annuels d'évasion fiscale qui permettent aux puissants d'éviter l'impôt grâce aux paradis fiscaux qu'ils ont créés tout en affirmant vouloir les combattre !

 

Oui, il y a quelque chose de pourri dans la République de France et ce quelque chose, c'est le pouvoir des riches qui dissout le pays dans l'empire européen en formation, qui étrangle le peuple et prétend le tenir en laisse, reniant les promesses du Conseil National de la Résistance de construire une société de fraternité débarrassée du pouvoir des féodalités financières.

 

Alors que les médias nous vendent du Fillon, du Macron, du Le Pen, ou du Valls tous au service des intérêt dominants (n'oublions pas Montebourg, Peillon, Hamon eux aussi anciens ministres de Hollande), l'espoir ne peut renaître que de la mobilisation populaire, de la mobilisation des travailleurs et de la classe ouvrière pour la défense de la Sécu, de la Santé publique, des services publics, du droit du travail, des emplois, des libertés syndicales, des retraites…

 

Pour cela, soutenons et participons aux nombreuses luttes qui se développent dans le pays, organisons la solidarité autour de nos camarades poursuivis en justice, faisons monter la nécessité de la convergence des luttes et inscrivons d’ores et déjà sur nos agendas l'importante journée du 7 mars 2017 de Grève nationale de la santé et de l’action sociale avec manifestation nationale à Paris.

Front Syndical de Classe

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SANTE : MANIFESTATION NATIONALE le 7 MARS à PARIS!

22 Janvier 2017, 18:08pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Le 7 Mars, des organisations syndicales nationales du secteur de la santé et du médico-social appellent à une journée nationale de grève et de manifestation, comme cela a été le cas en novembre dernier.

Les hôpitaux, pressurés, soumis à des restrictions budgétaires toujours plus drastiques, contraints à des fermetures de lits -16 000 dans la période récente d’après la FHF- ne peuvent faire face à l’épidémie de grippe.

Les conditions d’accueil et la qualité des soins se dégradent.
La dernière période a été marquée par une aggravation de la situation dans les hôpitaux ; la logique de la loi Touraine est en marche et conduit à une aggravation des conditions d’accueil des malades.

Fermeture de la maternité de Decazeville, difficultés dans les services d’urgences, une centaine de postes supprimés à l’hôpital de Châtellerault, 70 postes supprimés à Romans sur Isère en 2 ans, nouvelles menaces sur la chirurgie cardiaque de l’hôpital Mondor…. …. Voici quelques exemples de la traduction au quotidien de la mise en œuvre du Plan de Financement de la Sécurité Sociale 2017 qui a décidé de 4 milliards d’économies sur notre santé dont 800 millions pour l’hôpital.

Le personnel est épuisé, des cas importants de burn-out se font jour dans les équipes pouvant conduire quelquefois à des suicides.

La Sécurité sociale est menacée.

Cela a des conséquences dramatiques pour l’accueil des malades.

Déjà le 8 novembre la mobilisation des hospitaliers, soutenue par la Coordination Nationale avait montré une forte résistance à cette politique.

Il nous faut continuer à nous mobiliser pour refuser cette logique austéritaire.

Les dernières études de l’OCDE montrent que notre pays régresse dans la prise en charge de la santé : près d’un quart de la population renonce à se soigner totalement ou partiellement pour des raisons financières.

Des mesures urgentes sont indispensable pour donner les moyens aux hôpitaux de fonctionner et plus globalement pour faire face aux problèmes de la désertification médicale et paramédicale.
Notre santé c’est notre affaire

La Coordination nationale des Comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité soutient les grèves et manifestations du 7 Mars à l’appel de CGT, FO, Sud santé et sera présente, avec ses comités, aux côtés des personnels notamment pour :

• L’abrogation de la Loi HPST
• L’abandon des néfastes regroupements hospitaliers (GHT) et des restructurations
• L’arrêt des fermetures de lits et de services et des suppressions de postes
• La fin des enveloppes limitatives et abandon du plan ONDAM triennal de 3,5 milliards d’économies sur les hôpitaux
• L’octroi des moyens budgétaires permettant aux établissements sanitaires et médico-sociaux d’assurer leur mission de service public
• Des politiques sanitaires et sociales à la hauteur des besoins de la population, quel que soit le lieu d’habitation
• La remise en cause du numérus clausus et de la liberté d’installation
• La réappropriation de la Sécurité Sociale et le respect du principe : chacun cotise en fonction de ses moyens et reçoit en fonction de ses besoins

Elle demande à ses comités de préparer dès maintenant la mobilisation dans leur territoire et la présence de délégations
à la manifestation nationale du 7 mars à Paris.

Citoyen(nes), professionnel(les) tous unis pour un service de santé de proximité et de qualité répondant aux besoins de la population 

 

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GOODYEAR Amiens : En appel, un salarié relaxé et jusqu’à 12 mois de prison avec sursis pour les 7 autres –

11 Janvier 2017, 18:36pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Les huit salariés se sont exprimés à l’issue de la décision de la cour d’appel.

Mickaël Wamen, leader CGT, condamné à 12 mois de prison avec sursis trouve la « décision scandaleuse ». Il parle d’une « justice de classe pilotée par l’Etat ».

Mickaël Mallet, également condamné à 12 mois de prison avec sursis indique : « ce n’est pas un échec mais ce n’est pas une victoire non plus ».

Reynald Jurek, élu CGT, a été condamné à 12 mois de prison avec sursis a expliqué : « c’est une mascarade. Les élus CGT ont pris les peines les plus importantes alors que l’on n’était pas jugés pour violences en réunion ».

Hassan Boukri est le seul salarié à être entièrement relaxé. Il a affirmé : « je suis partagé entre le soulagement personnel et la peine de voir mes camarades condamnés. Je ne comprends pas pourquoi j’ai été relaxé et pas les autres ».

Pour l’avocat des salariés, Fiodor Rilov, le combat judiciaire continue en cassation.

De la relaxe à 12 mois de prison avec sursis

Un salarié a été entièrement relaxé, un autre a été condamné à 2 mois de prison avec sursis, deux salariés ont été condamnés à 3 mois de prison avec sursis et 4 salariés condamnés à 12 mois de prison avec sursis. Les condamnations sont assorties de 5 ans de mise à l’épreuve.
Il est reproché à ces huit salariés de Goodyear Amiens d’avoir retenu deux cadres pendant les discussions sur la fermeture du site.
En première instance, les huit salariés, tous membres ou sympathisants de la CGT, ont été condamnés à 24 mois de prison dont 9 ferme.

Ce mercredi matin, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées devant le palais de justice d’Amiens pour soutenir les huit salariés de Goodyear.

 

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80 ans de Congés Payés

31 Décembre 2016, 09:15am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Le patronat ne nous les a pas "offerts" : les Congés Payés sont le fruit de grandes luttes sociales. Cette vidéo, faite grâce aux recherches de nos camarades de l'UFROS, retrace l'histoire de ce conquis social.

80 ans de congés payés !

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Mon discours lors de la première de la pièce des Samsonite

3 Octobre 2016, 17:24pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Mon discours lors de la première de la pièce des Samsonite

Mesdames, messieurs les parlementaires,

Mesdames et messieurs les maires et élus des collectivités territoriales,

Monsieur le maire d’Avion, cher Jean-Marc,

Mesdames et messieurs les élus chers collègues,

Mesdames et messieurs les ex-salariés de Samsonite et leurs familles,

Chère Hélène, chère Marie,

Mesdames et messieurs,

Je vous souhaite la bienvenue dans cette magnifique salle de spectacle Louis Aragon, notre petite fierté au cœur de cette cité ouvrière, à l’heure où la dureté de l’existence et une série de choix politiques voudraient que les plus humbles d’entre-nous ne puissent plus avoir accès à la culture et au message qu’elle délivre parfois sans détour. Une salle de spectacle qui se greffe dans ce vaste espace que nous avons décidé de nommer Jean Ferrat. Même si ma génération n’a pas été bercée par les vers du poète ardéchois, souvenons-nous ensemble de sa magnifique chanson « Ma France ».

« Ma France, celle qui ne possède en or que ses nuits blanches, pour la lutte obstinée de ce temps quotidien ». La lutte obstinée cela doit parler à nombre d’entre-vous je crois ce soir. La lutte contre un patron qui vend son usine et le savoir faire exceptionnel de ses ouvriers et ouvrières à un repreneur voyou. Puis le combat contre le capital, le vrai, le puissant, celui qui n’hésite pas à broyer des vies humaines pour satisfaire l’appétit gargantuesque de ces actionnaires dont on connaît les noms mais pas les visages.

Du tribunal des prud’hommes en salles d’audience, d’assemblées générales en manifestations locales, vous êtes le visage fier et déterminé de cette France qu’aimait tant Ferrat, la nôtre. Vous les petits, les sans dents comme on dit dans les salons privés parait-il, vous avez été défier un candidat milliardaire à l’élection présidentielle américaine avec votre formidable avocat Fiodor Rilov. Certains américains savent maintenant placer le Pas-de-Calais sur une carte grâce à vous.

Je sais que lorsqu’on lutte de la sorte, que l’on voit la paye si précieuse fondre comme neige au soleil mois après mois, il est parfois difficile de prendre le recul nécessaire pour mesurer la portée de ce dont on est en train d’accomplir. Alors moi je vais vous le dire ce soir, vous pouvez être fiers de vous, de ce que vous avez fait et de ce que vous continuez à faire. Vous pouvez être fiers d’avoir refuser que l’on piétine sans vergogne votre dignité.

C’est votre camarade, qui est aussi dans d’autres circonstances la mienne, Brigitte Petit, qui a l’immense chance d’être avionnaise, qui me le rappelait il y a quelques temps. Je lui demandais, comment partir à la bataille quand on affronte un monstre pareil dont tout le monde dit que vous n’arriverez pas à lui faire mettre genou à terre. Elle m’a alors répondu qu’elle avait la haine d’avoir tout donné pour cette entreprise, d’avoir eu le sentiment d’être entourée d’une grande famille solidaire, où tout le monde se serre les coudes, où le patron à la manière des vieux paternalistes du XIXème siècle se montrait parfois compréhensif et à l’écoute et de voir que tout cela s’écroule, que pire on s’était ouvertement moquée d’elle et de tous les salariés, ses collègues, en vendant de faux espoirs de reprise. Le cynisme des puissants, voilà ce qui allait devenir pour elle le carburant de cette longue et difficile lutte. Et puis me disait-elle, et sans doute est-ce là le plus important, le devoir d’inculquer aux enfants et aux petits-enfants de ne jamais courber l’échine, de ne jamais s’écraser comme on vous pousse à le faire parfois, de garder la tête haute, toujours !

Alors quand Hélène et Marie sont venues nous rencontrer avec Michel Grabowski, le directeur du service culturel, pour nous parler de leur projet, c’est exactement cette idée qui nous a convaincu. Le devoir de transmission. Le devoir d’expliquer notamment aux jeunes générations que dans la vie il faut se battre, qu’il faut être solidaire et jamais, absolument jamais, se laisser écraser.

Le devoir de dire sans détour ce que nous vivons ici dans notre région. Cette région où des générations entières et successives de travailleurs ont tout donné pour la patrie, avec cette fierté de travailler dur. Une région où on a lutté à chaque fois avec une force incroyable contre l’oppression et ses artisans. Hier les grèves patriotiques de nos mineurs contre l’occupant, les grèves pour exiger la réduction du temps de travail, le droit au loisir, l’augmentation des salaires ou encore plus et mieux de sécurité au travail. Aujourd’hui la lutte des Samsonite, la vôtre pour beaucoup d’entre-vous ce soir.

De ce fait nous avons fait des pieds et des mains pour que nous puissions passer cette exceptionnelle soirée ensemble ce soir. Nous voulions pouvoir ouvrir le bal de ce spectacle unique et fort. Nous rêvions de cette salle ce soir avec vous les ex-salariés. Je pense pouvoir saisir l’émotion qui doit être la vôtre à quelques minutes de la représentation. Même chose pour vous Marie et surtout toi Hélène qui les accompagne depuis le tout début.

C’est l’aboutissement d’un long processus. Je me souviens de vous avoir dit d’aller taper à la porte du sénateur Dominique Watrin pour obtenir des fonds sur son enveloppe parlementaire. Lui l’élu communiste rouvroysien qui a été sensible à cette lutte et qui a pu la relayer dans les hémicycles. J’ai une pensée fraternelle d’ailleurs pour mon ami et camarade Jean Haja, le maire de Rouvroy qui, souffrant, ne peut malheureusement pas être à nos côtés ce soir et je sais que ça le peine beaucoup. Je salue l’investissement d’autres élus dans ce projet, comme Marie-Christine Blandin présente ici ce soir et d’autres encore. Je ne citerai pas tout le monde de peur d’en oublier.

Le spectacle auquel nous allons assister, il me rappelle pourquoi j’ai voulu m’engager et pourquoi je suis adjoint à la culture aujourd’hui. Permettre ces temps de rencontre, permettre que des mots et des formes puissent parler de nos vies, de nos luttes. Délivrer un message d’espoir alors que tout semble s’écrouler dangereusement autour de nous.

Je sais qu’elles ont un trac d’enfer en coulisse et pourtant déjà hier elles ont vécu un moment fort avec des classes de nos écoles. Je leur souhaite une belle et longue aventure théâtrale et je leur dis déjà bravo. Moi le fils d’ouvrier, j’ai une admiration indescriptible pour ces femmes et pour ce qu’elles entreprennent sur scène. J’imagine donc la vôtre ce soir. Sur ces quelques mots, belle et douce soirée à toutes et à tous et surtout, que la lutte soit victorieuse !

Guillaume Sayon

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Le gouvernement de Hollande brade le service public du transport aérien au profit du privé

20 Juillet 2016, 06:17am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 

 

Le gouvernement socialiste de Hollande brade le service public du transport aérien au profit des grands groupes capitalistes. C'est l'ensemble des grands aéroports de province qu'il veut privatiser (cf. Communistes Hebdo n° 460 et 463).

 

Après avoir récemment cédé l'aéroport de Toulouse-Blagnac à un groupe chinois associé à un fonds d’investissement hongkongais, c'est maintenant les aéroports de Nice et de Lyon qui vont passer aux mains du privé. Après suivront Bordeaux-Mérignac, Montpellier, Marseille, Bâle-Mulhouse, Strasbourg-Entzheim, qui s'ajouteront à la liste des aéroports déjà gérés par des concessionnaires privés (Grenoble, Chambéry, Clermont- Ferrand, Quimper, etc.).

 

Ce ne sont pas seulement les capitalistes chinois qui sont intéressés par ces concessions juteuses des aéroports, ils ont un grand rival : Vinci Airports qui emploie 190 000 salariés, qui gère 34 aéroports dans le monde, dont 12 en France (il convoite Nice et Lyon), 10 au Portugal, 3 au Cambodge, 1 au Chili, 2 au Japon et 6 en République dominicaine...

 

Chaque privatisation se traduit par la dégradation des conditions de travail, par des baisses de salaires, des suppressions d'emplois, par un recours massif à la sous-traitance, par la généralisation de la politique low-cost dans la gestion du secteur aéroportuaire.

 

Pour les entreprises capitalistes concessionnaires c'est l'explosion des bénéfices qui sont grossis par les activités commerciales. Les revenus des boutiques représentent 40 % en moyenne du chiffre d’affaires, auxquels il faut aussi ajouter 10 % générés par les parkings. Soit autant que les redevances aéroportuaires...

 

Cette politique de pillage systématique du service public offert à bas prix à des sociétés privées concerne tous les transports qu'ils soient aériens, maritimes, ferrés, routiers. La liquidation de la SNCM montre de manière éclatante le comportement des entreprises capitalistes avec la complicité du gouvernement à leur service pour surexploiter les travailleurs et augmenter leurs profits.

 

Depuis la vente de la SNCM (cf. Communistes Hebdo n°361, 405, 432), l'entreprise low-cost Corsica Ferries "a établi un maillage inter-îles qui rayonne sur toute la méditerranée occidentale" et détient 77% des parts de marché du trafic vers la Corse... tandis que la part de marché de Corsica Linea, ex-SNCM, s'est effondrée de trois fois sa valeur et ne représente plus aujourd'hui que 12% !!! Ce qui n'effraie pas Corsica Linea née d'une magouille entre Patrick Rocca, repreneur désigné par le tribunal de Marseille, et le consortium Corsica Maritima qui n'avait pas été retenu. Quelques semaines à peine après avoir été désigné repreneur Patrick Rocca cède ses parts à Corsica Maritima et Corsica Linea est créée... Son objectif : avoir une compagnie navigant sous pavillon international qui permet le recours à des contrats de travail au plus bas niveau et à des emploi de travailleurs extra communautaires. C'est tout simplement ce que la loi travail veut généraliser.

 

Le service public nous appartient, il a été financé par les travailleurs depuis plusieurs générations. Ce n'est que par la lutte qu'on reprendra les richesses que les capitalistes nous volent.

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Le Monde maquille un interrogatoire de Philippe Martinez

11 Juillet 2016, 17:33pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Excellent texte publié par l’excellent site ACRIMED, garanti 100 % sans complotisme, dont je ne saurais que trop recommander la lecture. Des pros de la presse – et nous avons besoin des pros – qui décryptent jour après jour, dans la joie et la bonne humeur, comment la presse mainstream nous enfume, ou du moins le cherche. En fait, c’est le vrai drame des journalistes : plaire à l’annonceur ou plaire au lecteur ?
 
Les journaux ne tiennent pas sans la pub, et ils sont donc amenés à nous vendre la soupe de l’ordre établi, qui ouvre vers la culture de la soumission ; dans le même temps, les journalistes souhaiteraient être achetés et lus, et pour cela il faut publier des informations qui respectent l’intelligence normale du lecteur… Mais là ça coince, car les patrons de la pub ne laissent pas faire. De ce point de vue, le seul grand journal honorable qui défend librement sa ligne – que je n’apprécie pas plus que ça, mais peu importe – c’est Le Canard enchaîné, qui ne fait son chiffre d’affaires qu’avec ses ventes.
 
Alors ce texte d’ACRIMED ? C’est la preuve d’une réécriture d’une interview de Philippe Martinez. Martinez est l’un de nos rares dirigeants de classe nationale et, invité du « Grand Rendez-vous » d’Europe 1, il a été littéralement allumé par un trio de folie : Jean-Pierre Elkabbach (Europe 1), Françoise Fressoz (Le Monde) et Michaël Darmon (Itélé). Les "éditocrates", des commissaires politiques de l’ordre établi. A tous les trois, ils se sont lâchés, un festival.
 
Mais là où ça devient bien rigolo, c’est que Le Monde (Occidental) a tellement honte de sa co-production, que pour la publication "papier" de l’interview, il a réécrit les questions posées. Vous trouverez ci-dessous les questions reformulées et les vraies, et vous admirerez notamment la finesse des (vraies) questions posées par la poule de référence, Françoise Fressoz.
 
 
- Le Monde (Occidental) réécrit l’histoire comme la presse de Al-Sissi ?
 
 
 
- Oui.Voici le texte d’ACRIMED
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Dans son édition du 21 juin, Le Monde publie une interview de Philippe Martinez, qui se présente comme une retranscription du "Grand Rendez-vous", animé par Jean-Pierre Elkabbach (Europe 1), Françoise Fressoz (Le Monde) et Michaël Darmon (Itélé). Diffusé l’avant-veille sur Europe 1, l’entretien, houleux, a été ponctué de nombreuses prises à partie du responsable syndical par les journalistes. Sur lesquelles Le Monde jette un voile pudique…
À la lecture de la retranscription par Le Monde du "Grand Rendez-vous" du 19 juin, le ton semble presque cordial entre le secrétaire général de la CGT et ses interlocuteurs. Voici l’intégralité des questions rapportées par le quotidien du soir :

– « La violence est montée de plusieurs degrés ces derniers jours. N’est-il pas temps de marquer une pause dans les manifestations ? »

– « Chaque manifestation est marquée par des incidents, cela ne vous interpelle-t-il pas ? »

– « Pensez-vous qu’il y a une espèce de complicité entre le gouvernement et les policiers ? »

– « Allez-vous maintenir les deux manifestations prévues les 23 et 28 juin ? »

– « Manuel Valls réitère son appel. Il vous demande de renoncer à manifester… »

– « Considérez-vous qu’avec ce texte, François Hollande a déclaré la guerre à la CGT ? »

– « Les 23 et 28 juin, ce seront les dernières manifestations ? »

– « Vous allez continuer tout l’été ? »

– « La CFDT soutient le texte et parle de progrès pour les salariés. Pourquoi la CGT refuse-t-elle si farouchement le développement de la négociation dans l’entreprise ? »

– « Comment expliquez-vous qu’à chaque élection, la CFDT progresse ? » 
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On note certes une forme d’agacement à l’égard des manifestations : faut-il les « maintenir », y « renoncer », « faire une pause » ? Ces manifestations « marquées par des incidents » vont-elles « continuer tout l’été » ou s’agit-il des « dernières » ? Les questions retranscrites par le quotidien sont pourtant bien loin de refléter l’animosité à laquelle a dû faire face Philippe Martinez, lors de l’interview diffusée sur Europe 1.

En témoigne l’introduction de l’émission par Jean-Pierre Elkabbach, rapportée par Daniel Schneidermann :
« Est-ce que je peux vous féliciter ? […] Bravo Monsieur Martinez. Vous êtes devenu le metteur en scène et l’acteur d’un spectacle douloureux et épuisant pour les Français, et coûteux pour la France et pour son image. […] On n’est pas en tête de tous les cortèges et de tous les combats d’arrière-garde, on ne nuit pas à la croissance et aux emplois, sans en payer un jour l’addition,.[…] Philippe Martinez, vous pouvez encore montrer que vous savez tenir compte du danger terroriste qui menace toute l’Europe et même la France, et finir une grève qui est désormais sans beaucoup de grévistes ».
Une tirade hallucinante et hallucinée suivie d’une série de prises à partie, doublées de prises de parti, dont les éditocrates ont le secret. Nous en reproduisons un florilège ci-dessous. Petit jeu : saurez-vous retrouver, dans cet interrogatoire d’une violence, d’un mépris et d’une malveillance rares, les questions anodines retranscrites par Le Monde ?

– Jean-Pierre Elkabbach : « La nation toute entière est bouleversée par le meurtre de deux policiers, les gens soutiennent les policiers, leur rend hommage, on vous a rarement entendu dire merci à la police. »

– Françoise Fressoz : « La violence est partout, on l’a vu en Grande-Bretagne avec le débat sur le Brexit qui se termine par un mort. Est-ce que vous, vous dites il faut arrêter, avec un mort on ne peut pas continuer comme ça [sic]. »

– Françoise Fressoz (toujours en référence au meurtre de la parlementaire britannique Jo Cox et du « climat de violence ») : « Vous parlez de la radicalité d’extrême-droite, est-ce qu’il n’y a pas, au sein même de vos cortèges, une radicalité d’extrême-gauche qui cultive la même violence ? »

– Françoise Fressoz : « Certaines de vos sections CGT ont quand même attaqué les policiers… »

– Jean-Pierre Elkabbach : « Est-ce qu’il y aurait, dans votre esprit, une sorte de complicité, de complot entre le gouvernement et les policiers ? »

– Jean-Pierre Elkabbach : « Est-ce que vous demandez aux vôtres d’éviter de vilains contacts avec les policiers ; qu’on ne voie plus, comme les photos l’ont montré, des cégétistes en chasuble rouge jeter des pavés ? »

– Michaël Darmon : « Est-ce que vous maintenez les prochaines manifestations, et quelles sont les garanties que vous allez pouvoir fournir pour que ça ne dégénère pas ? »

– Françoise Fressoz (Martinez évoquant le soutien aux mobilisations) : « Vous pensez que l’opinion publique soutient les casseurs ? »

– Jean-Pierre Elkabbach (Martinez évoquant l’annulation d’une manifestation à Toulouse pour cause de match de l’Euro et de la présence de hooligans) : « D’accord, on protège une nouvelle fois les supporters des matchs de foot, mais l’ensemble des Français non, M.Martinez ? […]Pourquoi vous n’annulez pas les deux prochaines manifestations puisque vous avez entamé une discussion ? »

– Jean-Pierre Elkabbach : « Vous n’avez aucune idée [du coût des manifestations pour la CGT], vous qui demandez la transparence ? […] Et est-ce que vous avez une idée, depuis quatre mois, de ce que ça a coûté à la fois aux français, et à la CGT ? »

– Jean-Pierre Elkabbach : « [La croissance] aurait été formidable, s’il n’y avait pas eu toutes ces manifs, cette stagnation… »

– Jean-Pierre Elkabbach : « Donc vous confirmez que c’est une grève sans grévistes ? »

– Jean-Pierre Elkabbach (en parlant des menaces d’interdiction de manifestation par Manuel Valls) : « Mais avertir d’une interdiction possible, ce n’est pas interdire […] si de votre côté vous dites tout sera fait pour respecter l’ordre public… »

– Jean-Pierre Elkabbach : « Pour la précédente manifestation vous avez dit : "Ça a été énooorme !" Et vous avez multiplié les chiffres, etc. Le 23 et le 28 vous dites : "Ça va être énorme !" ? Qu’est-ce que vous dites ? Est-ce que ça va être les dernières manifs ? »

– Jean-Pierre Elkabbach (après un long échange, sur un ton exaspéré) : « Mais M. Martinez, est-ce que ça veut dire que ça va être les deux dernières manifs ? »

– Michaël Darmon (sur le même ton) : « Vous allez continuer tout l’été ? »

– Françoise Fressoz : « Le gouvernement, il a dealé avec un syndicat, et il est en train de gagner la partie… »

– Jean-Pierre Elkabbach : « Vous avez demandé de suspendre les débats et les votes au Parlement. Est-ce que ça veut dire pour vous que la représentation nationale et les députés, les sénateurs sont des marionnettes et qu’ils ne comptent pas ? »

– Jean-Pierre Elkabbach (en réponse à Philippe Martinez pour qui la CGT a fait des propositions au gouvernement) : « Oui, mais elle met un revolver sur la tête avec un million de gens dans les rues ! »

– Jean-Pierre Elkabbach : « Mais comme vous ne signez rien, pourquoi vous vous plaignez ? »

– Françoise Fressoz : « Vous entendez ce que dit Manuel Valls, il dit la CFDT elle a dix ans d’avance sur les autres. Elle est sur une logique d’accord d’entreprise qui n’est pas la vôtre, mais qui est une logique réformiste. »

– Jean-Pierre Elkabbach : « Il y a deux stratégies, la vôtre et celle de la CFDT. D’un côté il y a la négociation, le compromis, la recherche des réformes, et la contestation de rue, qui va l’emporter ? Pourquoi ne pas aller vers le compromis et la réforme ? Pourquoi ne pas faire de la CGT un syndicat réformiste, qui ne considère pas que la minorité a toujours raison sur la majorité ? »
La minorité des éditocrates semble, quant à elle, bien déterminée à "prendre en otage" le débat public, et imposer ses vues sur la nécessité des "réformes", voire du "réformisme". En direct, tous les coups sont permis : attaques sournoises, amalgames injurieux… 
 
Mais sur le papier, il convient d’être plus policé ; et on ne trouvera pas la trace des crocs en jambe adressés à Philippe Martinez dans la retranscription du "quotidien de référence". Les aboiements des chiens de garde ont-ils résonné trop fort pour les colonnes du Monde ?
 

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Intervention de Ph. Martinez au meeting de Jappy le 6 juillet

11 Juillet 2016, 17:02pm

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Intervention de Ph. Martinez au meeting de Jappy le 6 juillet
Intervention de Ph. Martinez au meeting de Jappy le 6 juillet
Intervention de Ph. Martinez au meeting de Jappy le 6 juillet
Intervention de Ph. Martinez au meeting de Jappy le 6 juillet
Intervention de Ph. Martinez au meeting de Jappy le 6 juillet
Intervention de Ph. Martinez au meeting de Jappy le 6 juillet

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Avion expulsion locative prise de parole d'Hervé POLY PCF 62

3 Mai 2016, 15:52pm

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Intervention d’Hervé Poly secrétaire du PCF contre une expulsion locative sur Avion et pour faire grandir la solidarité en faveur les élus communistes convoqués au commissariat de police.

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1er Mai 2016 à Arras : Mobilisons nous contre la Loi El Komri

29 Avril 2016, 20:03pm

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1er Mai 2016 à Arras : Mobilisons nous contre la Loi El Komri
1er Mai 2016 à Arras : Mobilisons nous contre la Loi El Komri

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Une résistance à l’expulsion locative fait resurgir la solidarité de classe

24 Avril 2016, 17:46pm

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Alors que j’étais studieusement installé dans un bureau de la fédération du parti pour préparer la diffusion de notre tout dernier journal départemental de la santé, un journal qui nous permet d’aller aux portes des hôpitaux du département partout où nous sommes organisés, mon téléphone sonne. Une camarade avionnaise me dit de vite la rejoindre car il y a une expulsion locative d’une famille qui est en train de mal tourner et il y a un besoin urgent de renforts militants. J’arrête mes activités brutalement et me rends donc au plus vite à l’adresse indiquée. Les urgences de terrain passent avant le reste, beaucoup de camarades savent de quoi je parle. Me voilà sur place. Difficile de ne pas repérer où se passent les événements car l’attroupement est assez impressionnant. Tant celui des militants, des voisins que des forces de police, anormalement mobilisées pour une « simple » expulsion locative. Sur place je croise de nombreux camarades du parti, le maire et des collègues élus de la ville. Des agents de police … Beaucoup d’agents de police.

Je discute rapidement avec les camarades, prends un peu le pouls et là, stupéfaction. Il n’est pas ici question de gérer notre première affaire d’expulsion. Malheureusement, cela arrive trop souvent dans notre secteur. La pauvreté est un mal tentaculaire dans notre bassin. D’habitude, la mairie est informée lorsqu’une expulsion a lieu sur la commune. Ensuite on ouvre un dialogue avec le bailleur et on tente de trouver une solution pour éviter le pire, le pire étant bien évidemment de mettre une famille à la rue. Cette fois-ci, pas de dialogue. L’huissière s’est enfermée dans la maison et refuse le dialogue. Les forces de police nous empêchent d’accéder au logement et font montre d’une agressivité inhabituelle. Est-ce besoin de rappeler que le maire est officier de police judiciaire et qu’à ce titre il a un rapport hiérarchique avec les agents de police de la ville.

La différence, c’est que des ordres précis ont été donnés par la sous-préfecture. Il faut aller jusqu’au bout quitte à faire preuve de violence. De plus, nous avons donné ces derniers mois du fil à retordre aux services de la préfecture. Occupation d’école puis de l’inspection académique avec une victoire à la clé, l’occupation du centre des impôts de Lens pour sauver notre perception avec à nouveau une victoire au bout, un rassemblement devant le commissariat de la ville pour lutter contre la suppression de l’équipe de nuit de la BAC … Un peu partout, on parle de nous comme étant le village gaulois. Nous-mêmes en rions tout en faisant le triste constat qu’effectivement, des élus aussi mobilisés et déterminés il n’y en a que trop peu. Bref, sans doute n’y a t-il pas assez d’élus communistes dans l’hexagone. Et puis il faut tout de même rappeler une chose, ce contexte d’un état d’urgence qui devient permanent. L’état d’urgence qu’est-ce donc en réalité ? C’est mobiliser des moyens colossaux pour tuer dans l’œuf toute tentative de résistance ! Les bonnes vieilles méthodes de la droite magistralement incarnées par un pouvoir socialiste en phase terminale. La belle mobilisation contre la loi travail, le phénomène nuit debout … Cela commence à faire beaucoup. Le capital est tout juste en train de se donner du mal pour nous vendre Macron en 2017, cela n’est pas pour que le bouillonnement populaire qui fait suite à un ras-le-bol général permette de renverser la table et de faire en sorte que l’on oblige les gavés, les tellement gavés qu’ils n’ont d’autre choix que d’aller cacher leur fortune au Panama, en Suisse, au Luxembourg ou dans les îles britanniques, à prendre leurs jambes à leur cou pour fuir la Terreur, entendez par là la reprise en main de son destin de la classe des exploités.

Mais j’en reviens à mon histoire. Un camion de déménagement est rempli des meubles de cette modeste et honnête famille avionnaise. Des camarades montent dans le camion et refusent de descendre malgré les coups musclés de la police. Nous formons une chaîne humaine sur le plateau du camion pour empêcher sa fermeture. La police se montre très violente. Le maire lui-même est malmené et c’est peu de le dire. Cependant on ne lâche pas, on tient bon. Les camarades arrivent les uns après les autres et viennent renforcer la chaîne solidaire. Des voisins sortent et nous prêtent main forte. Dans le même temps d’autres forces de police arrivent. 47 agents de police, de CRS sont mobilisés au plus fort de la crise. Imaginez les moyens déployés pour expulser une famille.

Cette famille est-elle dangereuse ? Y a t-il, surplombant la pile de dossiers du ministre de l’intérieur Cazeneuve un dossier spécial au nom de cette dernière ? Non, rien de tout cela. La famille en question est une famille modeste de la ville qui a un retard de loyer d’environ 2000 euros. Le monsieur travaille et touche un salaire de 1100 euros. Le loyer est de 500 euros (logement social !). Ces honnêtes gens n’ont plus droit à l’aide au logement puisque leurs enfants sont maintenant grands. Ils ont eu une facture d’électricité de 700 euros et ils aident leurs enfants financièrement comme ils le peuvent et comme n’importe quel parent le ferait. Ils se sont donc retrouvés dans une situation extrêmement précaire. Ce quotidien, il est celui de milliers de familles aujourd’hui.

Désespérés, ces braves gens nous ont appelés en mairie ne sachant plus quoi faire. Sans doute, ne s’attendaient-ils pas à une telle mobilisation, à un tel élan de solidarité. Des voisins sont venus et ont proposé de prêter de l’argent à la famille pour qu’elle puisse garder son domicile. Mais rien n’y fait, l’huissière voulait faire du zèle et se régale visiblement à faire vivre une justice de classe impitoyable. Pas la moindre forme d’humanité. Devant notre détermination, un représentant du bailleur a finalement accepté de se rendre sur place. Nous avions 10 minutes pour trouver un accord avant que la police ne passe à l’action. Une grosse partie des forces de l’ordre n’attendait que cela. Ces deux lignes de front devant cette maison se transformaient en reconstitution de la bataille de Stalingrad. Il aura fallu l’acharnement du maire pour qu’un sursis de deux mois soit arraché, période durant laquelle nous allons faire en sorte de trouver une solution pour la famille avec le service d’action sociale de la ville. Notre lutte, une fois de plus, a payé.

Celle-ci a un caractère particulier à plus d’un titre. D’abord, nous donnons de la respiration à une famille désemparée qui en quelques heures aurait du, par la force, quitter le logement qu’elle occupe depuis des années maintenant pour une somme dérisoire. Ensuite, parce que la police s’est montrée menaçante, méprisante, arrogante. Une chose est certaine, on voulait nous faire passer un message clair. La révolte à Avion, cela doit se terminer. Ça ne sera finalement pas pour maintenant. Les communistes ne renoncent jamais. Madame la sous-préfète vient ce soir de déclarer dans la presse sa colère et fait peser le risque de la destitution. Cela ne serait pas la première fois qu’un maire communiste de la ville est destitué. Notre prédécesseur Amédée Capron avait été destitué pour avoir érigé une banderole sur le fronton de la mairie : « Paix en Algérie ! ». Ce type de menace ne nous fera donc pas reculer ! Et puis, cette victoire c’est aussi et surtout celle de la solidarité. Cette solidarité du voisinage lui aussi modeste mais prêt à mettre la main à la poche pour aider la famille. Une solidarité de classe, je n’ai pas peur de le dire. Les voisins criaient leur indignation, certains esprits commençaient même à s’échauffer. Vous reprenez foi en l’humanité devant une telle situation. Ici on vote front national, comme partout. Les dernières régionales ont fait mal. Mais je suis persuadé que parmi la foule des habitants du quartier présents sur place, ceux qui votaient pour l’extrême-droite sont maintenant vaccinés. Il n’y a pas un élu FN qui ferait ce que nous avons fait. Pas un seul. C’est le chant de l’Internationale qui a raisonné pendant que la police nous poussait violemment. J’en ai des frissons rien qu’à l’écrire. C’est le parti des mineurs, des ouvriers du textile, de la sidérurgie qui était là debout, déterminé, révolté.

L’avenir il est là. Organiser la lutte au local, en partant des préoccupations des gens. Créer des solidarités là où on pense qu’elles n’existent plus. La colère est grande dans notre peuple. Les coups pleuvent mais le point de non-retour est en train d’être franchi. Créons donc partout ces chaînes solidaires, ne laissons plus d’espace nulle part à l’injustice. C’est le rôle des communistes et de toute celles et ceux qui se reconnaissent dans leurs valeurs et leurs batailles. Victor Hugo nous disait que le paradis des riches est fait de l’enfer des pauvres. Il est plus que temps maintenant d’inverser les rôles …

Guillaume Sayon

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LE FRONT NATIONAL OU L’IMPOSTURE SOCIALE

4 Avril 2016, 17:39pm

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Le FN se proclame la voix des oubliés, de tous ceux qui n’ont pas droit à la parole et qui subissent la politique des partis traditionnels, des gouvernements successifs et de Bruxelles. Dans cette énumération de responsables, il en oublie volontairement un : le patronat. Les fermetures d’usines, les suppressions d’emplois, le chômage, les bas salaires, la remise en cause des acquis sociaux ne seraient pas de sa responsabilité. Comme si les décisions du gouvernement socialiste Hollande, et celles de Bruxelles, n’étaient pas prises en fonction des besoins et des seules exigences du patronat !

Ainsi à propos du projet de loi dite El Khomri, les dirigeants du FN, F. Philippot et M. Le Pen dans un communiqué expliquent de long en large qu’ils approuvent ce texte. Et Philippot ajoute qu’il condamne les manifestations organisées contre cette loi : « Nous devons être attentifs aux problèmes des entreprises ».

Le Vice-Président du FN Louis Alliot s’en est expliqué longuement à ce sujet dans le journal « Le Figaro » : Extraits : « Si l’on porte un discours social, il faut aussi l’avoir pour les entreprises… Il faut bien admettre que les fonctionnaires, même les petits, sont mieux lotis… Je suis favorable à l’Etat fort mais cet Etat doit être au service des entreprises. Il doit peser sur un certain nombre de lois ».

Le député Gilbert Collard déclarait pour sa part : « si l’entreprise est en difficulté il faut que les salariés participent à la solution, fassent des efforts ». Ces propos récents s’ajoutent à tout ce qu’ont pu déjà dire Marine Le Pen, sa nièce Marion Maréchal et bien d’autres.

Autre exemple, France Inter reçoit Maréchal le Pen le 9 mars. Au journaliste qui l’interroge sur la proposition du FN de revenir à l’âge de départ à la retraite à 60 ans, elle répond : « le FN est pour 40 années de cotisations ce qui amène aujourd’hui à un départ effectif aux environs de 65 ans pour toucher une pension complète »… C’est exactement la position du patronat !

Le FN ne demande jamais l’augmentation du SMIC et de l’ensemble des salaires ? Pourquoi ? Parce que ce serait au patronat de la payer. Marine Le Pen ne désapprouve pas les 270 milliards versés chaque année par le gouvernement au patronat comme le Crédit Impôt Compétitivité Emploi (CICE), le pacte de responsabilité, etc… Mais elle précise qu’elle est pour la réduction des cotisations sociales et des impôts des entreprises. Arrêtons-nous sur sa position vis-à-vis des syndicats telle qu’elle est exprimée dans son programme. Il veut « des syndicats représentatifs qui seront mieux à même de discuter dans des logiques de concertation constructives et moins tentés de recourir à un rapport de force (grèves, manifestations) pour pallier leur manque de représentativité ». En clair, des syndicats à la solde du patronat chargés de désarmer les travailleurs face aux exigences de celui-ci.

Avec de telles propositions c’est sans surprise que les dirigeants du FN sont accueillis dans les médias nationaux et locaux, par les journaux tous aux mains des capitalistes et de leurs gouvernements. En donnant au FN de telles tribunes, ils lui permettent de jouer son rôle en détournant la colère populaire du véritable responsable : le système capitaliste. Il est bien le troisième fer au feu envisagé pour prendre la relève du gouvernement socialiste.

Article transmit par « Le COQ »

« Quand les salariés sont dans la rue pour défendre leurs droits, le FN n’est jamais là ! … C. LAVERITE

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TOUTES, TOUS en GRÈVE et dans la RUE le 31 MARS 2016 !

31 Mars 2016, 13:03pm

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 TOUTES, TOUS en GRÈVE et dans la RUE le 31 MARS 2016 !
 TOUTES, TOUS en GRÈVE et dans la RUE le 31 MARS 2016 !

Ensemble, salariés du public et du privé, retraités, privés d’emplois, jeunes, mobilisons-nous, pour le retrait du projet de loi « travail » et gagner de nouveaux droits et garanties collectives pour le monde du travail.

 TOUTES, TOUS en GRÈVE et dans la RUE le 31 MARS 2016 !
 TOUTES, TOUS en GRÈVE et dans la RUE le 31 MARS 2016 !

Loi Travail : 

Communiqué commun CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL

Les confédérations syndicales FO et CGT, les organisations syndicales FSU et Solidaires, les syndicats étudiants et lycéens UNEF, FIDL et UNL, réunies ce soir, 24 mars, à l’issue de la troisième journée de manifestations contre la loi Travail, ont décidé du communiqué appelant à la grève du 31 mars.

Comme les 9 et 17 mars, étudiant-es, lycéen-nes, salarié-es, privé-es d’emploi et retraité-es ont montré ce jour toute leur détermination à obtenir le retrait du projet de loi travail.

Les organisations signataires rappellent que les pouvoirs publics doivent garantir le droit à manifester, à se réunir, à s’organiser, tout en assurant la sécurité des manifestant-es.

Les modifications apportées par le gouvernement au projet de loi Travail ne changent rien à l’affaire : le texte présenté au conseil des ministres reste toxique pour les salarié-es d’aujourd’hui et de demain. De toute évidence, ce texte ne permettra pas les créations nécessaires d’emplois, généralisera la précarité et aggravera les inégalités professionnelles notamment envers les femmes et les jeunes. C’est ce que montre l’exemple des pays européens ayant suivi cette voie.

Dans ce contexte où l’emploi et les salaires restent des préoccupations majeures, il est urgent de développer des emplois stables, de qualité, et de nouveaux droits sociaux.

Les organisations syndicales (CGT, FO, FSU, Union syndicale Solidaires, UNEF, UNL, FIDL) appellent l’ensemble des salarié-es, privé-es d’emploi, étudiant-es, lycéen-nes, retraité-es à se mobiliser par la grève et à participer massivement aux manifestations le 31 mars pour obtenir le retrait de ce projet de loi et conquérir de nouvelles garanties et protections collectives.

À l’issue de la journée du 31, le gouvernement doit répondre. Si tel n’était pas le cas, les organisations signataires inviteront les salarié-es et les jeunes à débattre la poursuite de l’action dans les jours suivants et à renforcer les mobilisations, y compris par la grève et les manifestations.

Les organisations signataires appellent d’ores et déjà le gouvernement à les recevoir pour prendre en compte leurs revendications et les mobilisations massives et répétées.

 

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Lille : Journée d’action du 17 mars

18 Mars 2016, 20:24pm

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Lille : 3200 participants à la manifestation

Lille : Journée d’action du 17 mars

La déclaration commune pour l’action du 31 mars : [pdf] DECLARATION COMMUNE DES ORG SYND

 

A l’appel de nombreuses organisations de jeunesse plusieurs milliers de jeunes ont manifesté le jeudi 17 mars, place de la Nation à Paris, contre le projet de loi travail.

L’Humanité.fr a recueilli quelques réactions.

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Retraité(e)s: Manifestation à Arras pour vivre dignement

12 Mars 2016, 07:30am

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Retraité(e)s: Manifestation à Arras pour vivre dignement
Retraité(e)s: Manifestation à Arras pour vivre dignement
Retraité(e)s: Manifestation à Arras pour vivre dignement
Retraité(e)s: Manifestation à Arras pour vivre dignement

Au cri de "augmentez nos retraites", des milliers de retraités ont manifesté mardi dans toute la France, et notamment à Lille et à Arras à l'appel de neuf organisations syndicales et associatives pour défendre leur pouvoir d'achat.

Au lendemain de la grande manifestation contre la loi El Komri ( le démantèlement total du Code du travail), les retraité-e-s CGT en tête de cortège à Arras, on dénoncés un pouvoir d'achat en régression continue, un blocage de leurs pensions qui n'a augmenté que de 0,1 % fin octobre 2015 au lieu de 0,9 selon la loi adoptée en 2014.

Le blocage des retraites complémentaires pendant 3 ans orchestré par le patronat avec le soutien de la CFDT,CGC et la CFTC.

La remise en cause progressive de la pension de réversion qui concerne plus de 89 % des femmes, alors que celles-ci perçoivent déjà les plus petites retraites.

Dénoncent dans le même temps la disparition pour 2019 des retraites complémentaires entre 62 et 67 ans, ce qui serait un lourd handicap pour l'avenir des salariés qui devront obligatoirement partir à 67 ans afin d'éviter une lourde décote.

Le ras-le-bol du déremboursement et de la privatisation au niveau de la santé. Dépassement d'honoraire, impossibilité pour bon nombre de retraités de se payer une complémentaire, sachant que la loi de financement de la Sécurité Sociale programme un nouveau Plan de déremboursement et 3 milliards d'euros d'économies sur 2 ans pour les hôpitaux publics.

Parallèlement, le patronat travaille à la privatisation de l'assurance-maladie.


70 ans après sa création, la sécurité sociale est toujours une idée moderne qu'il nous faut pour reconquérir.

Ce que revendiquent les retraités :


L'amélioration du pouvoir d'achat par un rattrapage immédiat de 300 € par mois.

L'indexation des pensions sur l'évolution du salaire moyen et non sur le prix.

Aucune mention inférieure au SMIC pour une carrière complète.

Le retour à une revalorisation annuelle des pensions au 1er janvier de l'année, prenant en compte l'évolution des salaires.

De ne pas toucher aux pensions de réversion.

Le développement des hôpitaux publics et des centres de santé à partir des besoins de la population.

Une restauration de l'assurance-maladie.

La suppression des dépassements d'honoraires.

L'affectation réelle de la casa à la compensation de la perte d'autonomie et sa suppression à terme par une prise en charge de cette compensation par la sécurité sociale.


Les ressources existent.

Les exonérations de cotisations sociales ont représenté 20 milliards d'euros en 2004.

La France fiscale prive chaque année le pays de 60 à 80 milliards d'euros.

Une étude de la CNAV démontre que l'égalité salariale entre les femmes et les hommes apporteraient 5 milliards de ressources supplémentaires par an au régime de retraite des 2015 et permettrait également aux femmes d'avoir de meilleures intentions.

 

leur seule revendication : c'est simplement des ressources pour vivre dignement 

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Quels sont les syndicats des travailleurs et ceux du patronat ?

4 Mars 2016, 20:39pm

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Une infographie du journal l'Express, sur la Loi Travail, qui montre la division qu'il existe entre les syndicats. Ainsi on voit ceux qui défendent les salariés et les autres

 Quels sont les syndicats des travailleurs et ceux du patronat ?

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Non à la destruction du droit du travail !

4 Mars 2016, 20:36pm

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Non à la destruction du droit du travail !

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JE VEUX FAIRE GRÈVE LE 9 MARS !

4 Mars 2016, 19:24pm

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 JE VEUX FAIRE GRÈVE LE 9 MARS !
 JE VEUX FAIRE GRÈVE LE 9 MARS !

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