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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Articles avec #securite sociale

Les petites retraites taxées pour remplir les poches des grands patrons

23 Mai 2017, 19:50pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Les petites retraites taxées pour remplir les poches des grands patrons

A peine élu, l’une des premières mesures de  va être d’augmenter les impôts des travailleurs. Avec une hausse de 1,7 point de la , cet impôt qui frappe les salariés. Le but de cet hausse d’impôts ? permettre des baisse de cotisations sociales à hauteur 20 milliards d’euros. En pratique cela revient à nouveau à baisser les salaires pour remplir les coffres des actionnaires. Et satisfaire ainsi les ordres de la Commission Européenne de « d’augmenter la compétitivité en baissant le cout du travail », ce qui signifie baisser les salaire pour faire gonfler le taux de profit.

Cette hausse de la CSG va attaquer principalement les retraités, les indépendants et les fonctionnaires. En effet, pour camoufler cette mesure brutale d’euro austérité, le programme ni de gauche ni de gauche de En Marche consiste à supprimer les cotisations assurance maladie et assurance chômage (3,15% du salaire brut). Rendant invisible (dans un premier temps, la supercherie est démasquée plus bas) la hausse d’impôt pour de nombreux travailleurs. Sauf que retraités, indépendants et fonctionnaires ne versent pas ces cotisations. Et eux auront une hausse net de 1,7 point de leurs impôts.

Rappelons que la CSG a été imposée par l’art 49.3 par le gouvernement Rocard, un gouvernement soutenu par l’actuel premier ministre de Macron et dont le président Macron ne rechigne pas à se réclamer.

Retraités ce que Macron va vous prendre pour enrichir les riches

L’augmentation de la CSG de Macron c’est faire les poches des retraités. Et les communistes du PRCF ont fait le calcul :

Si votre retraite est de

  • 1200 € mensuel, alors vous allez payer 245€ de CSG en plus par an
  • 1500 € mensuel, alors vous allez payer 306€ de CSG en plus par an
  • 1700 € mensuel, alors vous allez payer 346€ de CSG en plus par an
  • 2000 € mensuel, alors vous allez payer 408 € de CSG en plus par an

Comme si avec une retraite de 1200 € ont été riche. Un  véritable scandale, que chacun peut stopper par la mobilisation sociale la plus forte et la plus rapide possible, mais également dans les urnes aux législatives en barrant la route à Macron et ses alliés des LR/PS/EELV et son seul argument électoral, le vote FN.

  • Baisse des retraites : effet des réformes des retraites imposées par l’UE MEDEF, la pauvreté frappe à nouveau les retraités.
  • Mise en danger de la  et de l’assurance chômage

    La supercherie c’est aussi que cette hausse d’impôt vise également à casser la sécurité sociale et l’assurance chômage. Car il s’agit de faire passer le financement de la sécurité sociale et de l’assurance chômage vers d’impôts alors qu’aujourd’hui ce financement est assuré par les salaires versés par le patronat, une cotisation exclusivement dédiées au financement de la sécu et de l’assurance chômage. Une façon donc d’assécher les ressources de la sécu, de diminuer les salaires différer et permettre demain avec la fusion de l’impôts sur le revenu et de la CSG prévu dans le cadre de la retenue à la source de l’impôts de faire supporter exclusivement aux salarier le financement de la sécu.

    avec Macron, attention, c’est le même programme que Hollande Fillon, celui des LR et du PS, qui n’est que la transcription des ordres données par le MEDEF et imposés par l’Union Européenne. Baisser les salaires, casser la sécu pour enrichir les actionnaires, les banquiers, les spéculateurs, c’est à dire cette petite classe capitaliste qui se partage des milliards de milliards tandis que retraités, jeunes, familles s’enfoncent dans la précarité et la misère.

    Aux origines de la CSG par la CGT

    Aux origines de la CSG

    Les Etats-Généraux de la Sécurité Sociale sont convoqués en 1987 pour envisager, notamment,  » le recours à l’impôt pour financer certaines prestations « .Le financement de la Sécurité Sociale par l’impôt poursuit deux objectifs:

    – réduire puis supprimer complètement la part patronale des cotisations et notamment des cotisations de la branche famille payées intégralement par les employeurs, pour augmenter les profits. Le représentant du CNPF aux Etats-Généraux, Pierre Guillen, ne s’en cache d’ailleurs pas:  » Les allocations familiales s’élèvent à 150 milliards. Or précisément, les entreprises ont besoin de 150 milliards ! « 

    – réduire les prestations pour ouvrir la voie aux assurances privées. En effet, à la veille de sa nomination comme Premier Ministre par Mitterrand, Balladur écrit:  » Il a été proposé que les entreprises soient progressivement déchargées du financement de la politique familiale, qui n’est normalement pas de leur ressort. Ce financement serait transféré à l’Etat, quitte à ce que celui-ci, dans sa gestion, opère les économies qui lui permettraient de supporter cette charge nouvelle sans augmentation des impôts.  »

    La recherche d’économies sur les prestations sociales sera renforcée par la pression des contraintes budgétaires pesant sur l’Etat.

    S’engage alors une offensive sans limite visant à fiscaliser les ressources de la Sécurité Sociale, exonérer les entreprises de leurs cotisations, réduire les dépenses de santé et favoriser le développement des établissements et des assurances privées. C’est dans ce contexte que naît la Contribution Sociale Généralisée (CSG).

    Lorsque le ministre socialiste Michel Rocard fit adopter la loi instaurant la CSG le 19 novembre 1990 grâce à l’article 49-3 de la Constitution permettant au gouvernement de légiférer par ordonnance, il prit soin de préciser:  » nos choix sont clairs. La CSG est un impôt « .

    La CGT mobilisera contre ce projet et organisera, avec d’autres organisations syndicales, des grèves et des manifestations massives pour le retrait de la CSG. Le secrétaire général de la CGT souligna à l’époque que l’action du 14 novembre 1990  » est dirigée contre la CSG (…) Que le gouvernement retire son projet et le problème sera réglé « .

    La CSG est néanmoins adoptée. Officiellement, elle présente l’avantage d’être assise sur une base plus large que les seuls revenus du travail. C’est encore aujourd’hui, comme on le verra plus loin, le principal argument des défenseurs de la CSG.

    Le véritable objectif de la CSG

    Le véritable objectif de la CSG

    En pleine mobilisation contre la CSG, le secrétaire général de la CGT affirme :  » le but de l’opération est bien de diminuer à terme les cotisations des entreprises « . Il ne croit pas si bien dire.

    Entre 1991 et 2009, la part des cotisations dans le financement de la Sécurité Sociale tombe de 86,8 à 67,3%. Tandis que la part des impôts incluant la CSG grandit de 4,9 à 28,6%.

    En 2009, la CSG représentait:

    – 36% des ressources de la caisse nationale d’assurance maladie,- 24,5% des ressources de la caisse nationale des allocations familiales

    De 1,1% à sa création, la CSG est aujourd’hui

    de :

    – 7,5% sur les revenus d’activité,

    – 6,20% sur les revenus du chômage,

    – 6,60% sur les revenus des ,

    – 8,20% sur les revenus du patrimoine et de placement,

    – 9,50% sur les revenus des jeux.  »

    Que représente la CSG aujourd’hui ? 21% du financement de la Sécurité Sociale. Qui paie la CSG ? Les salariés à 89,6%.

    Les entreprises n’y sont pas assujetties.

    Conjointement, les exonérations de charges patronales commencent en 1992. « 

    Ce qui donne le tableau suivant (qu’on trouve également dans le site officiel de l’URSSAF déjà cité plus haut)

    CSG / CRDS

    SUR L’ENSEMBLE DES REVENUS D’ACTIVITÉ

    (APRÈS ABATTEMENT DE 1,75% POUR FRAIS PROFESSIONNELS

    DANS LA LIMITE DE 4 PLAFONDS DE LA SÉCURITÉ SOCIALE).

    Contribution sociale généralisée (CSG)

    Contribution au remboursement

    de la dette sociale (CRDS)

    7,50

    0,50

     

     

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> Retrouvez toutes les chroniques de Mathilde Larrère sur : http://www.arretsurimages.net/chroniqueur.php?id=38" href="http://pcfarras.over-blog.com/2017/02/arret-sur-images-on-a-cree-une-citoyennete-sociale-la-secu-histoire-d-une-revolution-par-mathilde-larrere.html"> Arrêt sur images: chroniques de Mathilde Larrère: La sécu, histoire d'une révolution

5 Février 2017, 21:02pm

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Fillon a déjà supprimé la Sécu

8 Janvier 2017, 08:34am

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"La sociale", histoire d'une conquête malmenée

16 Novembre 2016, 19:40pm

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"La sociale", histoire d'une conquête malmenée

Dans LA SOCIALE Gilles Perret rend hommage au véritable créateur de la sécurité sociale appuyé sur un puissant mouvement populaire : Ambroize Croizat.

Un sort est ainsi fait à la légende selon laquelle ce serait de Gaulle qui en porterait la paternité en tirant un trait sur les ordonnances des années 60 et sur le fait que la bourgeoisie n'a jamais accepté cette conquête issue du programme du CNR et de la Résistance.

Dans lesquelles le mouvement syndical, la CGT et le PCF étaient des composantes incontournables.

Et comme l'a dit à maintes reprises Bernard FRIOT l'idée qu'il y aurait eu consensus à la Libération autour de la mise en place de la sécurité sociale est une contre-vérité.

NON; c'est au travers d'une intense lutte sur le terrain, d'initiatives de ceux d'en bas, d'une intense bataille idéologique et politique que les institutions de la sécurité sociale ont pu s'imposer.

Une leçon qui demeure d'une brûlante actualité !

Rendez-vous

Mercredi 30 novembre 2016

au cinéma Cinémovida à 20h00

débat avec le réalisateur

Gilles Perret

"La sociale", histoire d'une conquête malmenée
"La sociale", histoire d'une conquête malmenée

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La Sociale...

2 Avril 2016, 09:16am

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Gilles Perret sur France 3 Alpes lors du lancement des avant-premières.

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Et une petite saloperie solférinienne, une !

24 Décembre 2015, 10:10am

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Pour faire plaisir à ses copains assureurs, un de ses frères au premier chef (dirigeant de Malakoff Médéric et viré depuis) mais aussi pour affaiblir encore plus le système de santé républicain, Sarkozy avait lancé le projet de mutuelles d’entreprises. Privées, donc. Les Solfériniens lui ont naturellement emboité le pas et ont parachevé l’esquisse.

Le 1er janvier 2016, une couverture complémentaire santé collective obligatoire (mutuelle d’entreprise) doit être proposée par l’employeur du secteur privé à tous les salariés, n’en disposant pas déjà, en complément des garanties de la Sécurité sociale. Cette couverture doit être négociée avec les « partenaires sociaux ». Si les négociations échouent, l’employeur installe, par décision unilatérale, une couverture santé, après mise en concurrence des assureurs.

La participation de l’employeur doit être au moins égale à 50%. Donc, celle des employés doit être d’environ 50%. Le contrat doit proposer un panier de soins minimum. Là où cela se corse, c’est que ces mutuelles de groupe protègeront avec des garanties « adaptées » aux spécificités des employés. Elles varieront donc d’une entreprise à une autre, d’une branche professionnelle à une autre. Toujours diviser, au nom d’une prétendue équité, la classe salariale pour mieux régner. Les cadres et les non-cadres ne seront pas forcément protégés de la même manière.

 

La touche finale de cette saloperie, c’est que, jusqu’ici, le montant de la cotisation était déduit du revenu imposable du salarié. La loi de finances de 2014 est revenu sur ce principe : la part payée par l’employeur sera désormais imposable car considérée comme un avantage en argent à déclarer à l’administration fiscale.

URL de cet article 29767
http://www.legrandsoir.info/et-une-petite-saloperie-solferinienne-une.html

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Petit rappel: Ambroise Croizat, le bâtisseur de la sécu

14 Décembre 2015, 17:31pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Ce film est à la fois le portrait d’un homme, l’histoire d’une longue lutte vers la dignité et le portrait d’une institution incarnée par ses acteurs du quotidien. Un film qui nous parle de tous les possibles de la sécurité sociale

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Sécurité sociale: RETABLISSONS LA VERITE HISTORIQUE

11 Mai 2015, 16:14pm

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70 eme anniversaire de la sécurité sociale

Prenons les devants.... Lors de l'hommage national du 70ème anniversaire de la sécu ( si jamais il est rendu!!!!!...), attendez vous encore et ceci malgré l'énorme travail fait pour rétablir l'histoire, à ce qu'ils disent que la sécu a été fondée par Pierre Laroque. ( Ainsi qu’il est dit souvent…).

Ce qui est curieux c'est que lorsque l'on évoque une loi, on lui donne toujours généralement le nom du ministre qui l'a promulguée et non du fonctionnaire qui a participé à sa mise en place: Ainsi dit-on :Loi Macron, Loi Juppé ou Loi Weil par exemple.

Et bien non, là on vous dira loi Laroque qui n'était que le fonctionnaire de Croizat ( directeur de la sécu). Ben, tiens, on ne va pas donner à une institution enviée dans le monde entier et que socialistes, patrons et droite s’évertuent à casser, le nom d'un ministre communiste.


Et pourtant c'est lui, lui le bâtisseur de ce beau conquis social de janvier 1946 à juillet 1946 alors qu'il est ministre du travail et de la Sécurité Sociale ( de novembre 1945 à mai 1947) , On vous parlera encore d’une création de De Gaulle... oui mais, voilà, De Gaulle avait déjà démissionné ( 15 janvier 1946) lorsque Croizat, après avoir conçu les lois ( de création de la sécu ( mai, juin 1946) ) , mit en place les 138 caisses avec la CGT et le peuple de France. (Malgré l’opposition violente de la droite, des assurances privées, des médecins, des patrons, des notables mutualistes, de la CFTC.)
De plus De Gaulle sera le premier à la casser en octobre 1967 avec les ordonnances Jeanneney qui suppriment les élections démocratiques des caisses, divisent la sécu en trois branches et établissent le paritarisme qui donne la gestion aux patrons.
Juste une petite vérité a rétablir: Pierre Laroque n'est que le commis d'écriture qui mit en forme l'ordonnance portant création de la sécu du 4 octobre 1945. Cette ordonnance est une émanation directe du CNR et de la réflexion et conception collective menée sous la maîtrise d'oeuvre de Croizat dès sa nomination comme président de la Commission du Travail à l'assemblée consultative ( juin 1943) du Gouvernement provisoire à Alger. Et ceci en lien très actif avec les services du ministère de la Santé dirigé par François Billoux, autre ministre communiste, jamais évoqué lorsque l’on parle de la sécurité sociale.
Pierre Laroque ne prendra d’ailleurs ses fonctions qu’en septembre 1944. C'est sûr qu’il est difficile d'admettre la réalité de l’Histoire et surtout l'actualité brûlante et la modernité d'un homme comme Ambroise Croizat à l'heure où droite, patronat et socialistes veulent privatiser ce bien national qu'est notre belle sécurité sociale.
Le meilleur hommage que nous pouvons rendre à Ambroise Croizat et pour ce 70eme anniversaire est de nous battre sans cesse partout pour que la securité sociale ne soit pas une coquille vide livrée au privé mais qu’elle reste ce que Croizat et le peuple de France qui l’ont bâtie ont voulu qu’elle soit : un vrai lieu de solidarités, un rempart au rejet, à la souffrance et à l’exclusion
Amities a tous
MICHEL ETIEVENT

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Il a osé le dire : Laurent Wauquiez (UMP)

16 Avril 2015, 17:08pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Si jamais, quand vous tombez malade, cela n'a aucun impact sur votre indemnité et votre salaire, ce n'est pas très responsabilisant. Du coup, on a un peu l'impression que la sécurité sociale est quelque chose sur lequel on peut tirer sans qu'il y ait un impact", a lancé sur BFM TV-RMC le dirigeant de la Droite sociale au sein de l'UMP.

Il a osé le dire : Laurent Wauquiez (UMP)

"Il faut qu'il y ait un petit signal", a lancé M. Wauquiez. "Quelqu'un qui est en arrêt maladie, il faut qu'il se rende compte : tout ça, ça coûte à la sécurité sociale".

"C'est une question de principe", a martelé le ministre, opposant "celui qui joue le jeu, qui, quand il est un petit peu malade, fait l'effort d'aller au travail", et celui qui se dit "quand je suis malade, c'est pas grave parce que je suis indemnisé".

 

"Ce n'est pas juste", selon M. Wauquiez, évoquant encore celui qui finance le système "par ses cotisations" qui "viennent pour compenser des gens qui n'en ont rien à faire et, se disent que parce que c'est gratuit, tirent sur le tiroir-caisse".

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Les jours heureux

12 Janvier 2015, 17:11pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Les jours heureux
Les jours heureux
Les jours heureux
Les jours heureux
Les jours heureux
Les jours heureux

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MUTUELLES : la mise à mort de la sécu !

28 Novembre 2014, 18:28pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

MUTUELLES : la mise à mort de la sécu !

L’accord national interprofessionnel (ANI) rend obligatoire au 1er janvier 2016 l’adhésion des salariés à une complémentaire santé d’entreprise. Malgré les apparences, cette disposition n’est pas une avancée sociale : elle ouvre un énorme marché aux assurances privées au détriment de la protection sociale collective.

Pour répondre aux dispositions européennes relatives aux services d’assurance et aux services financiers à l’obligation de constituer des réserves financières d’un même niveau que les assurances, les mutuelles ont dû fusionner entre elles et avec des assurances.

Elles étaient des milliers, et on en comptait encore 630 fin 2012.

L’ANI va accélérer le processus, et elles ne seront plus qu’une centaine en 2018 à relever réellement du statut de mutuelles… avant de se retrouver quelques années plus tard avec deux ou trois grands groupes qui se partageront le gâteau !

Il est difficile aujourd’hui de distinguer les mutuelles et les assurances.

Des mutuelles créent des filiales sous forme de sociétés anonymes pour prendre des activités qui étaient autrefois spécifiques aux assurances. Les sociétés d’assurance mutuelle (les« mutuelles d’assurances ») dépendent du code des assurances et non de la mutualité.

Elles sont à but non lucratif, mais ont la possibilité de sélectionner les risques, d’appliquer des tarifs différents pour les risques considérés comme « aggravés ». Des groupes de protection sociale (GPS) comme Malakoff-Méderic rassemblent dans une même entité des institutions de retraites complémentaires, de prévoyance, des mutuelles, des sociétés d’assurance…Pour capter « le marché de la santé », les assurances se concentrent et proposent des offres alléchantes, parfois moins chères que les mutuelles. Les mutuelles s’adaptent en renonçant à leurs principes pour proposer « une gamme d’offre de contrats ». On se soignera selon ses moyens…

La généralisation des complémentaires santé d’entreprise va obliger des millions de salariés, adhérents individuels à des mutuelles, à souscrire à des contrats collectifs gérés en grande majorité par les assurances.

Le Conseil constitutionnel a en effet imposé qu’en absence d’accord d’entreprise ou de branche, la complémentaire santé soit choisie par l’employeur.

Des mutuelles vont donc disparaître, d’autres se « démutualiser » et intégrer les structures marchandes. La Mutualité pourrait disparaître d’ici quelques années au profit de groupes capitalistes qui bénéficieront du monopole des complémentaires santé.

Les inégalités entre les salariés vont s’accroître. Les cotisations sociales, les garanties accordées seront différentes d’une entreprise à l’autre.

La couverture pourra être limitée à un panier de soins minimum, et ceux qui le pourront devront payer une sur-­complémentaire, un gain supplémentaire pour les assureurs privés.

L’employeur, lui, pourra déduire sa part de cotisations de la masse salariale au détriment des rémunérations.

Notez au passage que si vous êtes un salarié protégé par une mutuelle d’entreprise, les députés ont supprimé l’année dernière l’exonération fiscale sur les cotisations des employeurs. Résultat, vos impôts ont augmenté cette année de 50 à 200 € à cause de ceci.

Après avoir obtenu le quasi-monopole de la couverture complémentaire, les assurances vont continuer leur offensive pour accroître leur part du « marché de la santé » au préjudice d’une Sécurité sociale affaiblie par les contre-réformes successives.

J’ai même entendu que notre ministre de la santé, Marisol Touraine, pense que les mutuelles devraient rembourser moins afin que par ricocher les professionnels diminuent leurs tarifs, car d’après elle, « les complémentaires trop généreuses finissent par entretenir des honoraires trop élevés. », et qu’elle faisait « le pari de l’autorégulation ».

C’est quand même très original de se dire que quand le patient sera peu remboursé, le médecin baissera gentiment ses tarifs, d’autant que beaucoup de patients sont déjà mal remboursés !

C’est en effet vraiment méconnaître le fait économique élémentaire que la consommation de santé est la consommation désirée par excellence, sur laquelle le consommateur n’a aucune prise. A ce niveau, je ne sais pas si c’est de la naïveté, de l’incompétence, de la connerie surement ou la preuve que ces gens là vivent dans une bulle et sont complètement déconnectés des réalités !

Une seule réponse est possible : le remboursement à 100 % par la Sécurité sociale, la gratuité des soins… pour cela c’est très simple, supprimer toutes les exonérations de cotisation dont ont profité les entreprises jusqu’a maintenant et nationaliser ou plutôt socialiser tout le secteur de la santé et notamment toute l’industrie du médicament. La santé ne doit pas être une marchandise, l’accès aux soins doit être garanti à chacun de nous quel que soit ses revenus. Les entreprises auraient assez d’argent pour financer des contrats de mutuelles d’entreprises mais pas assez pour payer des cotisations de sécurité sociale !!!

D’autre part, on ne parle jamais assez des caisses d’Assurance Maladie Alsace-Moselle qui remboursent mieux par exemple à 90% une visite chez un généraliste sur le tarif conventionné ? Caisses qui sont bénéficiaires ? Comment ? Pourquoi ?

 

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Premier discours à l'assemblé nationale d'AMBROISE CROIZAT.

2 Novembre 2014, 20:46pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Premier discours à l'assemblé nationale d'AMBROISE CROIZAT.

Voilà un extrait ( retrouvé) du premier discours à l'assemblé nationale d'AMBROISE CROIZAT.

VOUS DIRE MES AMIS COMME ON AIMERAIT ENTENDRE CELA AUJOURD'HUI. CELA S'APPELLE METTRE L'HOMME AU CENTRE DE TOUS LES CHOIX POLITIQUES.

"Le nouveau systeme de securité sociale que nous établissons des aujourd'hui est à prendre dans son sens le plus large qui dépasse la simple protection sociale de santé ou de maladie.

Notre ambition est désormais, par le nouveau systeme, de mettre toute la vie de l'individu en "sécurité sociale".

Desormais nous sécuriserons toute la vie de l'individu de la naissance au décès.

Ainsi sont prévus pour une enfance digne un doublement des allocations familliales, la création d'une prime prenatale, d'une allocation de salaire unique, du doublement du congé grossesse.

Pour l'adolescence nous prévoirons outre la securité sociale les lois sur l'apprentissage professionnel.

 Pour l'entrée au travail seront améliorées les conventions collectives doublées d'une prévention dans l'entreprise avec reconnaissance des maladies professionnelles, la loi sur les heures supplémentaires, la création d'une caisse d'intempérie du bâtiment qui n'existait pas .

 Enfin comme une enfance digne ne va pas sans une viellese heureuse et pour une retraite qui ne soit pas l'antichambre de la mort mais une nouvelle étape de la vie, nous attribuerons une allocation importante à tous les vieux travailleurs".

Ambroise CROIZAT, ministre du travail à l'assemblée nationale le 2 decembre 1945.

ET TOUT CELA A ETE REALISE EN 7 MOIS ( janvier 1945- juin 46) DANS UN PAYS RUINE!!

AUJOURD'HUI LE GOUVERNEMENT FAIT L'INVERSE DANS UN PAYS CINQUIEME PUISSANCE ECONOMIQUE MONDIALE

Michel Etievent (merci de partager)

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Sécu : Les sans-dents mal soignés ont les crocs

17 Octobre 2014, 17:29pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Sécu : Les sans-dents mal soignés ont les crocs

Protection sociale: La boucherie annoncée socialiste, l'intention  d' amputer de 9,6 milliards le budget de la sécurité Sociale.

Assurance-maladie : objectif chiffré à - 73,2 millions.


Il s'agit du poste le plus "amputé", s'il ne touche pas directement les ménages au porte monnaie, il pénalise les plus faibles : ceux qui ont peu de moyens pour se soigner et qui ont des problème de santé !

Le gouvernement veut diminuer la durée des séjours à l'hôpital (370 millions d'euros), en favorisant l'ambulatoire, le retour à domicile le jour même après une intervention chirurgicale, et en accélérant les sorties de maternité.

Il compte aussi "améliorer la gestion des hôpitaux" (520 millions), et la "pertinence des soins" (1,155 milliard).

Une clinique qui pratiquera, par exemple, plus de césariennes que la moyenne sera sanctionnée.

Il s'agit aussi de développer les médicaments génériques (435 millions) et baisser le coût des médicaments (550 millions) en exerçant notamment une pression financière sur les laboratoires pharmaceutiques.

À partir de 2015, le fonctionnement du capital décès sera basé sur le Smic (160 millions).

Et la gestion des organismes de protection sociale va être "rationalisée" (500 millions).

Voir le décryptage du professeur Grimaldi ci dessous en vidéo

André Grimaldi est médecin, professeur d'endocrinologie à la Pitié Salpêtrière, ancien chef du service de diabétologie.
Il est l'auteur de L'Hôpital malade de la rentabilité (chez Fayard, 2009) et Où va le système de santé français ? (Prométhée, 2010) et est co-auteur du Manifeste pour une santé égalitaire et solidaire (Odile Jacob, 2011).

Famille : Objectif chiffré à - 700 millions d'euros

La prime de naissance (923 €) sera bien divisée par trois à partir du deuxième enfant (250 millions). Le congé parental sera partagé plus équitablement entre les deux parents, mais les modalités restent à déterminer. Le salaire des hommes étant en moyenne plus élevé que celui des femmes, on peut escompter que le total des sommes versées au titre du congé parental à chaque famille sera moins élevé.
La majoration des allocations familiales de 64,67 € par mois sera décalée de 14 à 16 ans pour les enfants nés à compter du 1er janvier 2001.
L'allocation de base de la Prestation d'accueil du jeune enfant ne sera plus versée dès la naissance mais au début du mois suivant. Cette allocation mensuelle est attribuée sous condition de ressources jusqu'au troisième anniversaire de l'enfant. Son montant avait déjà été gelé en 2014.

* Les aides que les Caf versent aux parents employant une assistante maternelle ou une garde à domicile étaient jusqu'alors graduées selon trois tranches de revenus. Le gouvernement va en ajouter une quatrième pour les familles les plus aisées. Elles verront leurs aides divisées par deux.

Effet des anciennes mesures :

Pour ramener le déficit de la Sécurité Sociale à 13,4 milliards, le gouvernement compte aussi sur les effets d'anciennes mesures : ceux de la réforme des retraites de 2010, qui fixe notamment le départ à 62 ans. Ceux du décalage de la revalorisation des pensions d'avril à octobre (600 millions). Ceux de la hausse de 0,1 % des cotisations des retraites complémentaires (496 millions). Ou encore ceux de la convention d'assurance chômage signée en mai dernier (830 millions).

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A la reconquête de la Sécurité sociale

14 Octobre 2014, 16:33pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Aujourd’hui on tente de nous persuader que notre système de Sécurité Sociale n’est plus viable en l’état.
Cette animation, réalisé pour une émission d’Expression directe*, nous donne des arguments contre ceux qui depuis des années réclament et obtiennent des exonérations de cotisations sociales, qui refusent de reconnaître certaines maladies professionnelles et obligent la Sécu à payer à leur place...

Ceux qui nous culpabilisent de vouloir vieillir en bonne santé, mais qui nous refusent la retraite à 60 ans.

 

Le 16 octobre, la CGT appelle les salariés une journée nationale de mobilisations coordonnées en amont de l’examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2015 (PLFSS) par l’Assemblée nationale.

Cette initiative s’inscrit dans la campagne de reconquête de la Sécurité sociale, tant sur les questions de son financement que de la réponse aux besoins des salariés.

Elle est un des versants de la campagne engagée depuis plusieurs mois par la CGT sur le coût du capital.

La CGT entend donc articuler les questions des salaires, de l’emploi et du travail avec cette ambition de reconquérir la Sécurité sociale.

Le secrétaire général de la CGT pointe les enjeux du projet de loi de finances 2015 de la Sécurité sociale et explique pourquoi la CGT appelle les salariés à se mobiliser le 16 octobre.

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Pacte de responsabilité : 9,6 milliards de COUPES dans le budget 2015 de la SÉCURITÉ SOCIALE

11 Octobre 2014, 11:49am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Le projet de budget de la Sécurité sociale pour 2015 a été présenté ce mercredi en conseil des ministres. Sur les 21 milliards d’économies programmées pour 2015 dans le cadre de l’application du Pacte de responsabilité, la Sécurité sociale est la plus fortement touchée : les réductions doivent atteindre 9,6 milliards. 

Diverses mesures concernent les familles. La prime à la naissance sera réduite à partir du deuxième enfant (308 euros contre 923). La majoration des allocations pour les enfants de plus de 14 ans sera décalée à 16 ans. Les aides à la garde d’enfants vont être davantage liées au niveau des revenus. Concernant le congé parental de 3 ans à partir du deuxième enfant, la période de congé réservée à chaque parent sera de 18 mois chacun. Si l’un des parents n’en demande pas le bénéfice, elle sera perdue. Dans la pratique, cela devrait se traduire par des économies substantielles puisque, dans 96 % des cas, le père ne prend pas de congé parental et sa part sera donc retirée du total de 3 ans. 

L’Objectif national de dépenses d’assurance maladie (Ondam) a été à nouveau revu à la baisse. Le montant des économies serait de 3,4 milliards (contre 2,4 en 2014). Des mesures prises pour promouvoir les génériques et réguler le prix de certains traitements contre l’hépatite C devraient permettre des économies de plus d’un milliard. 

Le « virage ambulatoire » sera accéléré en encourageant l’hospitalisation de jour et à domicile. Des sanctions financières pourront être prises contre les hôpitaux et cliniques qui ne respectent pas leurs engagements sur les actes et prescriptions.

Sans plus attendre, la section du PCF de l'arrageois à réagit face à cette réforme qui met à mal notre modèle républicain gagné par les luttes des classes,un tract sera distribué prochainement dans l'arrageois.

Pacte de responsabilité : 9,6 milliards de COUPES dans le budget 2015 de la SÉCURITÉ SOCIALE
Pacte de responsabilité : 9,6 milliards de COUPES dans le budget 2015 de la SÉCURITÉ SOCIALE

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RETRAITÉS: 30 mois sans revalorisation et deux millions de nouveaux imposés !

30 Septembre 2014, 16:49pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

François Thiery-Férier, secrétaire général des retraités CGT, dénonce l'annonce de Manuel Valls du versement d'une prime de 40 euros aux retraités modestes. Pour lui, il fallait revaloriser l'ensemble des retraites.

Dans la foulée de son discours de politique générale, Manuel Valls a été invité sur le plateau du journal télévisé de TF1 mardi soir. Il en a profité pour confirmer l'annonce de son discours de politique générale : le versement d'une prime de 40 euros aux retraités les plus modestes, ceux dont les pensions mensuelles n'excèdent pas les 1200 euros.

Mercredi 17 septembre 2014, sur France Info (écouter l'interview ci-dessous), le représentant de la CGT a parlé "d'enfumage".

 

Pour François Thiery-Férier, secrétaire général de la CGT-Retraités, "ça ne correspond pas aux attentesC'est 26 centimes d'euros par jour sur un mois !"

 

"les 40 euros, c'est une prime exceptionnelle, touchée une seule fois, qui ne recontrera pas en ligne de compte pour la revalorisation prévue en 2015"

 

"Et puis il y a ces millions de retraités qui ne voient pas leur pouvoir d'achat augmenter, et revalorisé"

 

"Et puis c'est la première fois qu'un gouvernement dit de gauche introduit une prime pour les retraites. Si on commence avec des primes, déjà, lorsqu'on est salarié actif, on met des primes qui ne comptent pas pour la retraite, mais voilà qu'on nous met une prime à la retraite !?! C'est quand même fort de café !"

"Cela va faire 30 mois sans revalorisation de retraite : 30 mois!"

 

"On nous propose 8 euros pour le minimum vieillesse !" financés par un prélèvement sur la CASA, "c'est à dire sur la contribution que payent les retraités imposables de 0,3%", prévue initialement pour pour financer la dépendance des personnes âgée, pour l'aide à l'autonomie !

 

"Le gouvernement crée une discrimination: il y a les retraités de moins de 1200 euros et les retraités de plus de 1200 euros ! D'où sort ce seuil de 1200 euros ? Il ne correspond à rien !" a-t-il ajouté.

 

"Allez dans les centres des impôts cette année et vous verrez le nombre de retraités ! (...) quand vous supprimez la demi part et l'avant pour 3 enfants et plus, ces deux millions de retraités nouveaux imposables cette année. Il y a des gens qui ne payaient plus d'impôts depuis vingt cinq ans, depuis leur départ en retraite, qui repayent des impôts ! cela fait beaucoup pour les retraités !"

 

Pour la CGT, la solution est autre :

"Il fallait revaloriser l'ensemble des retraites".

Le 30 septembre 2014, retraités, soyez dans la rue !

 

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