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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Articles avec #debat

Débat à Beaurains avec Eric Bocquet sur le livre "Sans Domicile Fisc"

6 Février 2017, 19:39pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Débat à Beaurains Ave Eric Bocquet sur le livre Sans Domicile Fisc .

Publié par Herve Poly sur dimanche 5 février 2017

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Le cercle Aragon de l'Arrageois: Film Débat, une jeunesse Parisienne en Résistance

28 Octobre 2016, 16:57pm

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Le cercle Aragon de l'Arrageois: Film Débat, une jeunesse Parisienne en Résistance
Le cercle Aragon de l'Arrageois: Film Débat, une jeunesse Parisienne en Résistance

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Arras: 15ème Salon du livre d'expression populaire et de critique sociale

13 Avril 2016, 19:04pm

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Arras: 15ème Salon du livre d'expression populaire et de critique sociale
Arras: 15ème Salon du livre d'expression populaire et de critique sociale
Arras: 15ème Salon du livre d'expression populaire et de critique sociale
Arras: 15ème Salon du livre d'expression populaire et de critique sociale
Arras: 15ème Salon du livre d'expression populaire et de critique sociale
Arras: 15ème Salon du livre d'expression populaire et de critique sociale
Arras: 15ème Salon du livre d'expression populaire et de critique sociale
Arras: 15ème Salon du livre d'expression populaire et de critique sociale
Arras: 15ème Salon du livre d'expression populaire et de critique sociale
Arras: 15ème Salon du livre d'expression populaire et de critique sociale
Arras: 15ème Salon du livre d'expression populaire et de critique sociale
Arras: 15ème Salon du livre d'expression populaire et de critique sociale
Arras: 15ème Salon du livre d'expression populaire et de critique sociale
Arras: 15ème Salon du livre d'expression populaire et de critique sociale
Arras: 15ème Salon du livre d'expression populaire et de critique sociale
Arras: 15ème Salon du livre d'expression populaire et de critique sociale
Arras: 15ème Salon du livre d'expression populaire et de critique sociale
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Arras: 15ème Salon du livre d'expression populaire et de critique sociale
Arras: 15ème Salon du livre d'expression populaire et de critique sociale

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Conférence des Amis de Robespierre

5 Mars 2016, 10:58am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Conférence des Amis de Robespierre
Conférence des Amis de Robespierre

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CERCLE ARAGON DE L'ARRAGEOIS: Film Débat, Les FTP-MOI dans la résistance.

8 Avril 2015, 03:49am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

CERCLE ARAGON DE L'ARRAGEOIS: Film  Débat,  Les FTP-MOI dans la résistance.
CERCLE ARAGON DE L'ARRAGEOIS: Film  Débat,  Les FTP-MOI dans la résistance.
CERCLE ARAGON DE L'ARRAGEOIS: Film  Débat,  Les FTP-MOI dans la résistance.

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Débat citoyen De Gaza en Palestine au Donbass en Ukraine, au siège de la section PCF de l'Arrageois annulé

18 Octobre 2014, 09:34am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Le débat citoyen du vendredi 24 octobre est annulé en accord avec notre camarade Danielle Bleitrach suite à l'assemblée départementale des communistes du Pas de Calais qui se déroulera ce même vendredi 18h30 salle Maurice Thorez Sallaumines.
Le bureau de section PCF de l'Arrageois

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Intervention de Gérard Filoche au Bureau National du Parti Socialiste,

18 Décembre 2013, 19:13pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Intervention de Gérard Filoche au Bureau National du Parti Socialiste,

Intervention de Gérard Filoche au Bureau National du Parti Socialiste, du 10 décembre en présence de Michel Sapin sur l’emploi, les travailleurs détachés, l’inspection du travail, les élections prud’hommes.

Merci à Michel Sapin de sa présence et de son exposé, ce qui autorise au débat. Sur trois questions :

1°) Oui, pour inverser la courbe du chômage, il faut combattre le faux travail « détaché » et dissimulé. Il existe dans doute un milliard d’heures supplémentaires dissimulées et cela représente 600 000 emplois. Alors s’il y avait davantage de contrôles, on aurait des meilleurs résultats contre le chômage de masse. Pareil pour les salariés détachés, et sans dépendre de la directive européenne de 1996, on peut se référer à la jurisprudence, de 1982, Rush Portuguesa « (http://www.senat.fr/rap/r12-527/r12-5271.pdf pp. 7-8) », qui défend le Smic français sur le territoire français.

Mais ça s’interprète en Smic brut, en smic brut et net, ce qui permet de sanctionner toutes les infractions aux vrais faux travailleurs détachés, non ? De même c’est la loi Barrot du 12 mars 1997 qui a établi la « coresponsabilité » des donneurs d’ordre dans ce type d’infractions, mais la coresponsabilité, ce n’est pas la responsabilité, ils se défilent, il faut leur imposer (ce que je demande depuis 20 ans) la responsabilité juridique, économique, financière, pénale, complète pour tout ce qui se passe sous leurs ordres, ce qui aurait de façon générale un effet d’assainissement des dérives de la sous-traitance en cascade.

2°) Quant aux contrôles, il faut une inspection du travail dont les effectifs ne diminuent pas mais doublent. Et une inspection du travail n’est efficace que si elle est indépendante. Si le corps de l’inspection, à 90 %, s’oppose à la réforme que tu veux lui imposer par loi en janvier prochain, c’est parce que cette indépendance est en cause. Ce n’est pas parce qu’ils sont corporatistes, mais parce qu’ils ont une haute idée de leur mission.

Je me rappelle une grande directrice du travail de Paris, elle était démocrate chrétienne, une résistante, et elle accueillait les agents de contrôle en leur disant « votre mission est une des plus importantes de la République, vous allez contrôler des employeurs, ils se croient le sel de la terre mais ne respectent pas l’état de droit dans leurs entreprises, pour leur tenir la dragée haute, il faut que vous soyez indépendants, il faut qu’ils sachent que c’est VOUS qui allez décider en opportunité de poursuivre leurs infractions ou pas, il faut qu’ils sachent quand vous êtes en face d’eux, dans leurs locaux, que c’est VOUS qui allez leur envoyer des observations, des mises en demeure, ou leur dresser un procès-verbal, vous et personne d’autre, ca ne dépend pas de votre hiérarchie, sinon vous n’êtes pas crédible, alors… assumez ! ».

Je n’ai connu, en trente ans, qu’un seul directeur qui m’ait appelé quand je verbalisais pour travail dissimulé un patron d’une assez grosse boite de la rue Charlot qui faisait des médailles. Le DDTE, au téléphone, en 1997, m’avait demandé de « prendre des gants » avec ce patron « parce qu’il était un responsable du Medef, patron du conseil des prud’hommes de Paris et qu’on avait besoin de lui pour l’emploi ». Comment avoir besoin « pour l’emploi » d’un patron qui fait du « travail dissimulé » ? J’ai fait mon procès-verbal, et c’est l’inspecteur qui doit le faire, pas sa hiérarchie qui doit en décider. Or dans ta réforme, où tu dis que l’inspection sera « renforcée », qu’elle pourra même mettre des « sanctions administratives », faire davantage d’ « arrêts de travaux » ce sera la hiérarchie qui en décidera, ce sera le « DUC », ou la DUCHESSE, le directeur ou la directrice qui en décideront. Il est même question que les employeurs puissent « plaider coupable » auprès de la hiérarchie pour éviter le procès en correctionnel.

Quand tu dis, ce sera un travail collectif, « ensemble, » c’est ça que ça veut dire, et c’est pour ça que la majorité écrasante de l’inspection est CONTRE, ce sont des gens habitués à lire les textes, à voir ce qu’il y a derrière et c’est bien ça qu’il y a derrière. Les agents de contrôle affectés dans des unités de contrôles par groupes de 8, 9 ou 10, deviendront ré affectables et interchangeables selon une hiérarchie renforcée qui pourra intervenir par-dessus-eux dans les entreprises « sensibles ». Il y aura aussi des équipes « spécialisées » qui pourront intervenir par-dessus eux. Cela diminue d’autant l’autorité de l’intervention indépendante en opportunité de l’inspecteur dans son face à face avec l’employeur.

Alors oui, les sections, le caractère territorial et l’indépendance des contrôles sont remises en cause en même temps.

Quant à la « spécialisation », j’ai souffert d’entendre Karine Berger me dire à la télévision que l’inspection devait faire du « conseil » et se « spécialiser » sous peine de n’être plus « pérenne ». On n’est pas là pour faire du « conseil » les employeurs ont tout moyen de se faire conseiller, on est là pour contrôler. On n’est déjà pas assez nombreux et tu vas baisser nos effectifs. Il aurait fallu doubler les sections. On ne doit pas être « spécialisés » je me rappelle encore, au centenaire de l’inspection du travail en 1992, quand, avec Martine Aubry et Jacques Delors, François Mitterrand était venu nous promettre un « corps unique », l’ovation debout, de 3000 agents du ministère, dura près de dix minutes. On n’a pas eu tout de suite satisfaction, la droite ne nous a cédé cela qu’après un rapport qui a suivi l’émotion créée par l’assassinat de deux de nos collègues à Saussignac en Dordogne, en 2004.

Mais l’inspection de l’agriculture et celle des transports ont alors été intégrées dans l’inspection généraliste. C’était un pas dans la bonne voie (si cela ne masquait pas une baisse d’effectifs). L’évolution était, depuis 2008, dans le sens du caractère « généraliste » de l’inspection, mais avec ton plan, ta loi en janvier, vous allez contrecarrer cette tendance. Etre généraliste c’est être plus indépendant. Etre « spécialisé » c’est être davantage soumis au lobbies patronaux, des branches ou secteurs concernés. La droite n’avait pas osé s’attaquer ainsi à l’inspection du travail, ce n’est pas à la gauche de la faire.

3°) quant à la suppression des élections prud’hommes ce n’est pas non plus à la gauche de faire ça. Il y a deux arguments avancés : le premier c’est qu’il n’y aurait pas assez de votants et le second c’est que ça couterait trop cher. Mais aucun des deux ne tient :

1°) Il y a eu 4,5 millions de votants pour les syndicats en 2009. C’est encore énorme et légitimant pour eux. Certes ça fait moins de 30 % de votants, mais dans les conditions de 5 millions de chômeurs, des limites dans les listes d’inscrits, des freins mis par les employeurs pour que les salariés aillent voter sur leur temps de travail sans perdre de salaire… Il faudrait des débats télévisés, booster l’intérêt pour cette élection au lieu de l’éteindre. Si on se met à supprimer toutes les élections où il y a moins de 30 % de votants, ça va être mauvais pour la République.

Les immigrés peuvent voter pour une élection nationale, c’est la seule, pour élire les juges de le République, va t on la supprimer ? Cette élection – comme celle des TPE - est plus franche loyale, transparente que les élections des CE/DP étalées sur 4 ans dans 3 % des entreprises et contrôlées par les DRH. Il faudrait même restaurer les élections aux caisses de sécu et avoir, tous les cinq ans, un jour férié, une grande élection sociale de représentativité, utile pour les syndicats aux yeux de la grande masse des salariés, c’est à nous de faire ça pas de supprimer la seule qui existe.

2°) Parce que ça coûte trop cher ? La démocratie sociale ne coute pas trop cher, elle vaut qu’on y investisse ! Cela coute 91 millions c’est 4 fois moins que ce qu’écomouv se proposait de prendre sur l’écotaxe (440 millions). Cela fait 4,77 euros par électeur, mais c’est le même prix que toute élection. Pas plus cher que les élections aux chambres de commerce d’industrie, d’agriculture. Va t on les supprimer aussi ? Va t’on supprimer les élections aux corps consulaires ? N’est ce pas l’élection le meilleur moyen dynamique de consolider un lien démocratique, actif entre syndicats et salariés ? Là encore, que la gauche ne fasse pas cela !

Michel Sapin m’a interrompu en cours de parole, au moment où j’ai souligné la mise en cause de l’indépendance de l’inspection du travail. « Je ne peux pas te laisser dire cela parce que c’est faux » ! J’ai continué, il m’a redit « C‘est faux, mais c’est faux ». J’ai dit que 90 % du corps de l’inspection en était convaincu. Il m’a dit que ça n’en était pas moins faux, et il ajoutera ensuite que « si 90 % ou 50 % de l’inspection était contre, tant pis pour elle, l’IT « se marginaliserait »… Comme il essayait de m’empêcher de poursuivre et voulait m’interrompre, ce qui ne se fait jamais en BN, je continuai, Harlem lui a demandé de me laisser parler et de me répondre après, Michel Sapin a dit « non je lui répondrais pas, ce qu’il dit est faux »…

Puis tout à la fin, Michel Sapin m’a quand même répondu, tout en essayant de m’isoler du BN, « sauf l’un d’entre vous », s’est emporté en affirmant que jamais au grand jamais il n’était question de mettre en cause l’indépendance de l’inspection du travail, qu’elle était garantie par l’OIT, par la République, que personne ne donnera d’ordre aux inspecteurs, que le caractère généraliste, géographique, était maintenu, que tout salarié doit pouvoir avoir accès à l‘inspection, qu’il n’est pas question de grossir une hiérarchie ce serait imbécile, qu’il faut garantir les droits sociaux, travailler contre les grands fléaux que sont le travail dissimulé, les fraudes patronales…

Il a fini en disant « pardonnez ma fougue à la fin de ma réponse, à la hauteur de la fougue de quelques autres, d’un surtout ». Mais il n’a pas précisé un seul point du détail de la réforme de l’inspection qu’il n’avait pas pris la peine d’aborder dans son exposé introductif, (alors qu’il était venu parler au BN de l’emploi, des contrôles des travailleurs détachés, des « lois de janvier » sur la formation professionnelle).

Auparavant il avait répondu sur les prud’hommes, en substance : là, oui, c’est un débat, une seule organisation syndicale, la CGT demande à maintenir les élections, pas les autres. Et encore, la CGT le fait avec ou double langage… on y réfléchit encore, « la décision n’est pas prise ». Mais le vote qui compte est celui des DP/CE, et là les immigrés votent aussi…

Commentaire rajouté le jeudi 12 décembre suite à diverses demandes de précisions :

Seule la vérité compte… et sur l’inspection du travail encore plus, j’ai à coeur avec mes collègues de dire la vérité, nous la connaissons forcément mieux que ceux qui ne pratiquent pas ce métier. Le corps de l’inspection n’est pas soudainement saisi d’un « complot politique » (lequel sic ?) ni devenu « corporatiste (comme l’a dit Michel Sapin dans Rues89) il réagit parce qu’il connait son métier, l’importance de sa mission, et voit clairement son indépendance mis en cause. Il n’ pas vocation (à 50 ou 90 %) à se « marginaliser ».

Le « plan Sapin » a recueilli ZERO voix des syndicats de l’inspection (au CTPM de juillet) après neuf mois de préparation secrète, puis semi secrète, puis progressivement publique, avec beaucoup de manipulation à l’appui (à commencer par une vraie fausse trop habile modification des statuts des contrôleurs et des inspecteurs).

La CFDT plutôt « pour » est ultra minoritaire et n’ose soutenir le « ‘plan Sapin » : même la CFTC est farouchement opposée (avec Sud, Snu, Fo, Cgt… ! On sait que c’est la hiérarchie (type Combrexelle qui n’est pas et plus issue de l’inspection, qui est à droite et est restée inchangée en dépit de l’arrivée de la gauche, ce sont maintenant des « managers commerciaux » pas des anciens inspecteurs) qui a fait adopter cela à Michel Sapin. La « concertation » ou pseudo « consultation » a été formelle, elle a échoué parce que tout le corps de l’inspection voyait trop bien ce qui se mijotait. On a l’habitude de déchiffrer les textes juridiques et de lire derrière les lignes des discours patronaux.

Paradoxalement, c’est quand Michel Sapin répond que ce qu’il faut c’est un « travail collectif », « ensemble » que derrière ces (beaux) mots, la reprise en main de la hiérarchie va s’effectuer, car l’inspecteur sait trop bien que quand il est en contrôle, en face à face avec l’employeur, il est seul !

S’il n’est pas en situation de prendre toutes ses responsabilités, dans le face à face obligé avec l’employeur, le « contrôle » de l’inspecteur n’a plus de sens. Il faut qu’il puisse négocier ou verbaliser, mais que sa parole et son choix, en « opportunité » compte !

Vous ne faites pas un contrôle face à un employeur si vous êtes en situation de faiblesse, de dépendance : vous avez un patron arrogant, énervé, impatient, ou faussement poli, qui gagne cinq, dix fois plus que vous, qui, de ce fait, vous méprise, et qui compte bien se débarrasser de votre contrôle au plus vite et sans frais ni conséquences, il ne supporte pas l’ingérence, et n’admet pas qu’on vienne faire respecter l’état de droit dans « son » entreprise (« chez lui » sic)… Pour qu’il vous respecte, il faut que les suites de votre contrôle dépendent de vous et de vous seul. Il faut qu’il le sache sinon vous n’avez plus d’autorité face à lui !

Or là, Michel Sapin précisément propose comme « slogan » : un » ministère fort », … pas une « inspection forte ».

Il propose de renforcer les « sanctions administratives » (un carnet à souche de PV administratif, c’est bien, on le réclamait – les possibilités d’arrêt de travaux, bien aussi) mais la sanction en question dépendra de la hiérarchie, pas du seul inspecteur. Et le « plaider coupable » permettra à l’employeur d’échapper à la sanction (et à la correctionnelle, la seule chose qui leur coûte et leur fait peur) en négociant… avec la hiérarchie. Dans ce cas-là vos contrôles, décisions, (observations, mises en demeure, ou procès-verbaux) seront foutus d’avance, Ce n’est plus le même métier. Ni la même inspection !

Le redécoupage des « unités de contrôle » en 7, 8, 9 10 mini-sections, avec un chef, le « DUC » directeur d’unités de contrôle, ça veut dire quoi ? L’affectation (par arrêté ? ) des inspecteurs dans une de ces 8 ou 10 unités de contrôle groupées en secteur, ensuite, il pourra être « muté » entre ces 7 ou 10 sections par le DUC ou la DUChesse.. Or nous ne pouvions pas être mutés d’office, contre notre gré, de nos anciennes sections généralistes, où nous étions seuls compétents. On y était nommés par « arrêtés ».

La remise en cause de cette protection est aussi une remise en cause de notre indépendance. Quand une inspectrice refuse au BHV une dérogation pour ouvrir jusqu’à 22 h c’est de sa compétence. Combrexelle écrit au BHV qu’il est favorable à cette ouverture. Mais c’est l’inspectrice qui applique la loi. Travailler « ensemble » dans un « ministère fort » ça voudra dire, que l’inspectrice n’aura plus le contrôle de son dossier, elle pourra être changée entre les 7, 8 10 unités de contrôle, la décision pourra venir au DUC qui obéira au « ministère fort ».

Une équipe « spécialisée » pourra intervenir sur des « thèmes spéciaux » dans la même entreprise… un doublon qui sera catastrophique. Et les projets de loi prévus en janvier devront être examinés à la loupe pour bien comprendre tout le reste… car rien n’est fini ! Alerte, vigilance, combat !

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Réflexion sur l'impérialisme : Le combattre ou en être complice ?

9 Mars 2013, 08:39am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Le combat anticolonialiste n'a jamais fait recette en France.

Cela tient sans aucun doute au conditionnement idéologique (souvent raciste) que la bourgeoisie a su mettre en oeuvre pour convaincre l'opinion du bien-fondé de la constitution et de la conservation d'un empire colonial. Cela tient aussi au fait, moins reconnu, que les forces impérialistes - toutes à leurs conquêtes territoriales et désireuses de s'assurer la paix sociale à domicile - ont fait en sorte qu'une fraction non négligeable de la population française bénéficie d'une partie de la rente coloniale.
 
Friedrich Engels.jpgDès la fin du XIXème siècle, Engels observait avec consternation comment la classe ouvrière anglaise s'était ralliée à la politique coloniale de son État.

En 1858, il notait que celle-ci s'embourgeoisait de plus en plus et que cela lui semblait « logique » dans la mesure où leur nation exploitait « l’univers entier ». [1] Les ouvriers anglais jouissaient « en toute tranquillité […] du monopole colonial de l'Angleterre et de son monopole sur le marché mondial », ajoutera-t-il, plus tard.

En 1902, c'est John Atkinson Hobson qui observe que les Etats qui possèdent des colonies peuvent à la fois enrichir leur classe gouvernante et corrompre leurs classes inférieures, « afin qu’elles se tiennent tranquilles ». [dans Impérialism, A Study, 1902.]

Lénine.PNGSur ce point, Lénine est de l'avis d'Hobson qu'il cite dans sa célèbre brochure parue en 1916 [L'impérialisme, stade suprême du capitalisme].

Pour le révolutionnaire russe, l’idéologie de l’impérialisme et la défense de sa politique de domination pénètrent toutes les classes sociales, y compris la classe ouvrière.

Il écrit : « Le capitalisme a assuré une situation privilégiée à une poignée […] d’Etats particulièrement riches et puissants, qui pillent le monde entier […]. On conçoit que ce gigantesque surprofit […] permette de corrompre les chefs ouvriers et la couche supérieure de l'aristocratie ouvrière. Et les capitalistes des pays avancés la corrompent effectivement : ils la corrompent par mille moyens, directs et indirects, ouverts et camouflés.» Pour parvenir à cette corruption, la bourgeoisie utilise « mille façons » parmi lesquelles les « milliers de sinécures aux dirigeants des coopératives, des syndicats, des chefs parlementaires », note Lénine.

C'est cette corruption que Hannah Arendt qualifiera, plus tard, de distribution des « miettes du banquet impérialiste ». [Les origines du totalitarisme, L'impérialisme, Ed. Fayard.]
 
En 1919, le Ier congrès de l'Internationale communiste dénonce la communauté d’intérêts dirigée contre les peuples coloniaux qui enchaîne l’ouvrier européen ou américain à la « patrie » impérialiste.

En juillet 1920, Lénine revient sur le sujet : « Qu’est-ce qui explique la persistance de ces tendances réformistes en Europe et pourquoi cet opportunisme réformiste est-il plus fort en Europe occidentale que chez nous ?

Mais parce que ces pays avancés ont pu bâtir et bâtissent toujours leur culture sur l’exploitation d’un milliard d’opprimés. » [ IIème Congrès de l'Internationale communiste ].

Emir Sader.PNGCommentant les thèses de Lénine, le sociologue brésilien Emir Sader [2] remarque qu'elles permettent d'expliquer comment de larges secteurs de la classe ouvrière des pays capitalistes avancés en sont venus à privilégier les « intérêts nationaux » de leur propre Etat impérialiste au détriment des intérêts des peuples dominés. En quelque sorte, la solidarité nationale a primé sur la solidarité internationale.

Pour Sader, « la question nationale a croisé le XXème siècle comme une des plus importantes et, en quelque sorte, des plus énigmatiques.

Si dans la périphérie elle a assumé le caractère - plus ou moins prononcé - d'anti-impérialisme, de réaction et de résistance à la domination externe, au centre du capitalisme c'est le chauvinisme qui a prédominé ».

Aujourd'hui, tout comme au temps de leur empire colonial, les Français acceptent très majoritairement les aventures guerrières de leur État en Libye, en Côte d'Ivoire, au Mali, etc.

Dans le même temps, les partis de la gauche ont non seulement renoncé à s'y opposer mais le plus souvent font leur les « phrases philanthropiques-humanitaires » [3] censées les justifier.

Le combat politique et les textes théoriques de Lénine et de ses compagnons n'auraient-ils plus rien à nous apprendre ?

 

[1] Engels écrivait à Marx : « […] le prolétariat anglais s'embourgeoise de plus en plus, et il semble bien que cette nation, bourgeoise entre toutes, veuille en arriver à avoir, à côté de sa bourgeoisie, une aristocratie bourgeoise et un prolétariat bourgeois. Evidemment, de la part d'une nation qui exploite l'univers entier c'est, jusqu'à un certain point, logique ».

[2] Emir Sader est diplômé de l'université de São Paulo (philosophie et science politique). Penseur d'orientation marxiste, il est membre du conseil éditorial du périodique anglais New Left Review. Il a présidé l'association latino-américaine de sociologie (ALAS, 1997-1999) et est un des organisateurs du Forum social mondial.

[3] Expression utlisée dans une résolution du Ier congrès de l'Internationale communiste : « La question coloniale révéla clairement que la conférence de Berne était à la remorque de ces politiciens libéraux-bourgeois de la colonisation, qui justifient l’exploitation et l’asservissement des colonies par la bourgeoisie impérialiste et cherchent seulement à la masquer par des phrases philanthropiques-humanitaires ».

La conférence de Berne en février 1919 était une tentative des partis sociaux-démocrates de faire renaître la Deuxième Internationale.

                                                               article publié sur le petit Blanquiste, blogue de Jean-Pierre Dubois

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Front de Gauche, année zéro

9 Janvier 2013, 19:24pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Article édité dans le blog de Descartes, contestable sur la forme parfois, mais discutable sur le fond.

a vous de jugé!

 

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Il se passent des drôles de choses au Front de Gauche. Le 4 décembre, sur le blog de Jean-Luc Mélenchon, apparaissait un encadré faisant l'éloge de Michaël Moglia. Ce conseiller régional socialiste du Nord-Pas de Calais avait eu le bon goût de quitter le PS en dénonçant les effets de l'austérité imposée par le gouvernement sur le budget régional. Mélenchon y voit le début d'une "réaction en chaîne", rien de moins. Le 19 décembre, on apprend que ce même Michaël Moglia constitue avec d'autres élus ex-socialistes un nouveau groupe - "la gauche maintenant", tout un programme - au Conseil régional, et que ce groupe est rejoint par les élus du PG (Laurent Matejko et Laurence Sauvage) qui quittent donc le groupe "Front de Gauche".

 

On aimerait savoir plus sur ce qui ressemble beaucoup à une recomposition à gauche. Je vous le dis tout de suite: pas la peine de chercher un commentaire dans le blog de Mélenchon, dans celui de Martine Billard, ou sur le site du Parti de Gauche. C'est motus et bouche cousue. Comme ce fut le cas lors de la constitution des groupes au Conseil régional d'Ile de France, où l'on a connu une situation analogue. Pour ceux qui ne le sauraient pas, il y a au Conseil régional Ile-de-France deux groupes "front de gauche" (1). Un groupe "Front de Gauche - Parti communiste et gauche unitaire" et l'autre "Front de Gauche et alternatifs" (2) sans qu'aucune explication politique n'ait été donnée à ce jour. Et maintenant, cela recommence en région Nord-Pas de Calais avec,circonstance aggravante, la constitution d'un groupe commun avec des socialistes, certes démissionnaires de leur parti, mais très bien insérés dans la "cosa nostra" nordiste. A part ça, tout le monde s'adore au Front de Gauche et personne n'oserait - quelle horreur ! - mettre des basses considérations de carrière devant le bien commun.

 

Tout ça n'arrive pas par hasard. Le Front de Gauche est un bateau de cabotage, pas un navire capable de faire le tour du monde. Il a été constitué en réponse à une préoccupation - ou plutôt à plusieurs préoccupations - électorales. Celles du PCF, traumatisé par l'expérience de la candidature Buffet et ses 1,4% et des conséquences que cela pourrait avoir à l'heure de sauver quelques élus. Celles d'un Mélenchon qui voyait dans la candidature présidentielle le moyen de se constituer un capital politique personnel pour tenter son OPA sur le PCF. Le problème pour les uns et les autres est que les élections sont passées. Il n'y en aura pas d'autres avant 2014. Cela fait une longue période pendant laquelle faire de la politique ne peut se réduire à coller des affiches et faire des meetings avec les candidats. Pour la gauche radicale aujourd'hui, le problème politique immédiat est de se positionner par rapport au gouvernement et de définir une stratégie en conséquence. Et pour cette fonction, le Front de Gauche - et les organisations qui le composent - est particulièrement mal préparé.

 

Au PCF, malgré les discours triomphalistes, les choses ne vont pas bien. La stratégie du Front de Gauche ne s'est pas traduite par un gain de positions, au contraire. Je n'insiste pas sur la perte de la moitié des conseillers régionaux ou des députés. Mais on constate aussi une perte importante d'adhérents. Lors du vote pour la "base commune" des 14 et 15 décembre 2012, la direction du PCF a publié le chiffre de 64.250 électeurs potentiels (dont 34662 ont voté). Ils étaient, selon les chiffres publiés par le PCF officiellement, 69227 lors de la consultation de juin 2011 qui fit de Mélenchon le candidat unique du Front de Gauche. Soit une perte de 5.000 adhérents (8%) en dix-huit mois. Si l'on tient compte du fait que les périodes électorales et post-électorales sont celles où les partis politiques recrutent le plus facilement, il faut se rendre à l'évidence: la stratégie de Front de Gauche n'a pas mis fin à l'affaiblissement du PCF. Affaibli comme jamais, avec une représentation parlementaire réduite à la potion congrue, marginalisé du débat politique, incapable même de trouver pour son premier dirigeant une circonscription "sûre" lui permettant d'acquérir la légitimité du suffrage universel (3), la marge de manoeuvre du PCF est très limitée. Ce n'est donc pas le moment de se fâcher avec le PS, dont on aura besoin pour sauver le peu qui peut l'être en 2014. D'où les contorsions parlementaires (on vote contre le "traité austéritaire" mais on s'abstient sur le "budget austéritaire") et les déclarations du genre "le PCF n'est pas dans l'opposition".

 

Le contraste est saissisant entre la situation et le discours. A entendre les dirigeants du PCF tout va très bien. Le Front de Gauche est un succès.Tout se passe bien avec les alliés. Les nouveaux adhérents se précipitent pour prendre leur carte. Le PGE est l'avenir de l'homme, et on va bientôt "allumer les étoiles". Une autocritique ? Un retour sur ce qui n'a pas marché en 2012 ? Vous n'y pensez pas...

 

Ce n'est guère mieux au PG. L'échec relatif de la présidentielle n'a pas permis à Mélenchon de se positionner en leader incontesté et donc de pouvoir faire une OPA sur ces alliés. Sa conduite - désastreuse - de la campagne législative l'a encore affaibli. Et il se trouve maintenant dans la situation peut enviable du général qui, après avoir tenté un assaut et avoir été repoussé, doit entamer un siège long alors que son armée a été dimensionnée pour la guerre de mouvement. Le problème de Mélenchon est celui du cycliste: s'il s'arrête, il tombe. Pour garder une présence sur la scène médiatique, il est obligé donc de tenir un discours qui mélange la surenchère permanente, l'agression, la dénonciation. Un discours qui commence à fatiguer tout le monde, y compris ses propres amis.

 

Car le PG, malgré les communiqués triomphalistes et les chiffrages fantaisistes, a lui aussi un problème d'effectifs. Sans compter qu'il continue à perdre un à un ses dirigeants, et pas les moindres. On se souvient de la démission de l'économiste Christophe Ramaux, qui avait dénoncé le fonctionnement dictatorial du PG et l'incapacité de son Petit Timonier à écouter un autre discours que le sien. On se souvient aussi du départ de Claude Debons, pour des raisons analogues. Aujourd'hui, c'est Marc Dolez, le co-fondateur du Parti, qui part. Il n'est pas inutile de se pencher sur la manière dont ces départs ont été à chaque fois gérés. La chorégraphie est immuable: d'abord, le silence officiel, car on ne fera pas au partant l'honneur de faire comme s'il existait. Le Petit Timonier ne s'abaissera pas à un débat public avec le traître: on laissera les porte-flingue (Billard, Coquerel...) s'en occuper. Il y aura même des cas où le Dirigeant Suprème déclarera avec tristesse que "X reste un camarade" tout en laissant ses thuriféraires se déchaîner (4). Et puis... rien. On continuera comme d'habitude.

 

Car c'est cela qui est le plus inquiétant chez Mélenchon et ceux qui l'entourent: ils sont incapables de tirer des leçons de leurs erreurs. Ils sont d'ailleurs tellement persuadés de l'infaillibilité de leur Chef qu'il ré-interprètent les erreurs pour en faire des triomphes. Et ceux qui le critiquent ne peuvent être que des traîtres mus par les motifs les plus bas et les intentions les plus méprisables. Bien sur, avec Dolez c'est un peu plus difficile que ce ne fut avec Ramaux ou avec Debons, mais l'intention y est. Je vous recommande la lecture des textes de Martine Billard  mais aussi "d'un militant du PG" anonyme mais qui curieusement publie sur le site du PG... vous trouverez des perles d'argumentation du style:

 

Jean-Luc Mélenchon rendrait nos propositions inaudibles ! Ce que Libération s’est empressé de résumer en «Jean-Luc Mélenchon a rendu le Parti de Gauche inaudible ». On ne l’entend pas ? Non cela ne peut être cette définition car le moins que l’on puisse dire c’est qu’on nous entend, et Jean-Luc continue continue d’être invité dans les médias.

 

Quelqu'un devrait expliquer à Martine Billard que ce n'est pas parce qu'on entend la voix de quelqu'un qu'on prête attention à ses propositions. Quant à l'anonyme, il est encore plus drôle:

 

Le Parti de Gauche privilégie l’écologie au détriment de la question sociale affirmes tu. L’argument classique et surtout traditionnel des adorateurs du productivisme. Là encore, ta grille de lecture date d’une époque totalement révolue. (...) Mais heureusement, sous l’impulsion d’une Martine Billard, d’une Corinne Morel Darleux, d’un Mathieu Agostini, le Parti de Gauche rentre fièrement dans la modernité de l’écosocialisme.

 

Il n'y a pas à dire, notre anonyme sait quelles bottes il faut lécher...

 

Dolez n'est pas n'importe qui. C'est le cofondateur du Parti de Gauche. Son départ devrait tout au moins être accueilli sur le mode interrogatif du "qu'est ce que nous sommes devenus pour que quelqu'un comme Marc parte, et parte sans même avoir débattu ses griefs en interne". Mais non, personne ne se pose de question. Tout le monde a sa réponse, et la réponse est que Dolez se trompe. Forcément. Il ne peut avoir raison, même partiellement, même sur un point de détail. Car,on vous le répète, tout va bien et la victoire est proche...

 

Le Front de Gauche semble incapable du moindre retour critique sur son propre parcours. Lorsqu'on se réunit, c'est pour s'émerveiller ensemble que tout aille si bien. Lorsque quelqu'un exprime une critique, il est immédiatement rangé parmi les "ringards", les "passéistes" quand ce n'est pas parmi les traîtres. C'est cette fermeture qui, plus qu'autre chose, fait du Front de Gauche une organisation gauchiste.

 

 

Descartes

 

 

(1) Qui avait dit que deux trotskystes c'est une tendance, trois c'est une scission, quatre un parti et cinq une internationale ?

 

(2) Si vous ne me croyez pas, vérifiez vous-même dans le site officiel du Conseil régional (ici).

 

(3) Il ne vous aura pas échappé que Pierre Laurent n'a pas été candidat aux législatives. Il ne vous aura pas non plus échappé que pour lui permettre de bénéficier d'une tribune parlementaire on l'a fait figurer en position non éligible sur la liste sénatoriale en Ile de France, puis on a fait démissionner discrètement - très discrètement - Nicole Borvo pour lui laisser la place. En termes de légitimité démocratique, on a vu mieux.

 

(4) et si vous ne me croyez pas, faites un tour sur le blog de Mélenchon à la section "commentaires". Vous serez édifié...

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Les textes et l'information aux adhérents en vue du 36e congrès

30 Novembre 2012, 20:51pm

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questions au gouvernement de Dominique Watrin senateur du Pas de Calais

26 Juillet 2012, 11:55am

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Gestion du personnel au sein de l’entreprise la poste

dominique Watrin

80 000emplois supprimés depuis 2002 dont près de 7 000au cours du seul premier semestre 2011, cela représente un emploi sacrifié en moyenne toutes les heures, c’est-à-dire le plus grand plan de casse sociale de notre pays !

       

Monsieur le ministre délégué,                  

la déréglementation européenne des services postaux et la mise en concurrence des opérateurs européens plutôt que leur coopération ont engendré la suppression de 300 000 emplois en Europe. En France, La Poste bat des records dramatiques en la matière : 80 000 emplois supprimés depuis 2002 dont près de 7 000 au cours du seul premier semestre 2011, cela représente un emploi sacrifié en moyenne toutes les heures, c’est-à-dire le plus grand plan de casse sociale de notre pays.

 

Pour justifier la réduction drastique des effectifs, la direction de l’entreprise invoque régulièrement la baisse du trafic de courrier. Pourtant, le groupe La Poste a enregistré un bon résultat en 2011 : son chiffre d’affaires a dépassé 21 milliards d’euros. Le secteur du courrier affiche même une stabilisation, alors que la diminution des volumes reste toujours nettement inférieure aux prévisions annoncées.

Cette course effrénée vers la rentabilité provoque de gravissimes dommages collatéraux. Ainsi, le syndicat professionnel des médecins de prévention de La Poste, qui représente la moitié de ces derniers, a fait part de ses inquiétudes à Jean-Paul Bailly, en dénonçant « des méthodes de management de La Poste » qui « créent des inaptes physiques ou psychologiques ».

Se heurtant à un déni constant de la part de la direction du groupe, ce syndicat dénonce régulièrement des suicides ou des tentatives de suicide, un mal-être au travail qui touche tous les niveaux opérationnels de l’entreprise et une explosion patente du nombre d’arrêts-maladie.

Au service courrier, la mise en place du plan de restructuration appelé « Facteurs d’avenir » a modifié le système de distribution. Le principe de « sécabilité » des tournées y érige désormais la flexibilité et l’auto-remplacement en mode de gestion du personnel.

Tous les dix-huit mois, dans chaque bureau de poste, les effectifs sont recalculés – à la baisse – en fonction de la diminution du volume de courrier attendu, de paramètres techniques mais aussi de normes de cadences qui déshumanisent le service rendu.

Toujours d’après les rapports médicaux, on remarque, subséquemment, une dégradation considérable de la santé physique – 60 000 postiers sont atteints d’affections péri-articulaires – et mentale des agents de ce service, qui voient les effectifs diminuer pour une charge de travail constante.

Monsieur le ministre, à mon sens, La Poste est devenue une bombe à retardement. On ne pourra pas dire qu’on ne savait pas. En outre, il convient de souligner que l’État est l’actionnaire principal du groupe, qui lui est lié à la fois par un contrat de plan et par un contrat de service public.

Au regard de cette situation, quelles mesures entendez-vous mettre en œuvre pour placer de nouveau l’humain au centre des objectifs du groupe La Poste et pour soumettre ce dernier aux exigences de qualité de service public et de travail exprimées par les personnels et les usagers ?

M. Benoît Hamon, ministre délégué auprès du ministre de l’économie et des finances, chargé de l’économie sociale et solidaire et de la consommation. Monsieur le sénateur, je vais reprendre un certain nombre des chiffres que vous venez de citer, en les complétant par d’autres.

Selon l’Observatoire de la vie au travail, 65 % des Français se disaient stressés au travail en 2010 contre 55 % en 2009 ; 24 % des hommes et 37 % des femmes évoquent un mal-être en parlant de leur travail, selon les enquêtes menées dans le cadre de l’étude épidémiologique Samothrace.

En réalité, dans les entreprises qui sont sujettes à des transformations majeures, les risques psychosociaux doivent être considérés avec le plus grand sérieux. De fait, on connaît la chaîne des conséquences qui peut se déclencher dans les grands services publics ayant subi des changements importants ; la perte de reconnaissance, la perte de sens du métier que l’on exerçait auparavant, auxquelles s’ajoute parfois la perte d’estime de soi, peuvent entraîner de la souffrance au travail et engendrer la multiplication des risques psychosociaux. Dans certains cas, cette souffrance au travail peut conduire aux tragédies qu’ont connues par le passé, un certain nombre de grandes entreprises. Il s’agit donc de rester particulièrement attentif à la conduite du changement dans ces situations : le Gouvernement entend l’être tout particulièrement. C’est donc à l’aune de cette réalité sociale que nous observons les évolutions en cours à La Poste.

Comme vous le savez, la poursuite de la dynamique d’adaptation de La Poste à son environnement et au service de ses clients est indispensable : c’est même une des conditions de la pérennité du groupe, de son développement et, partant, de l’emploi et de la qualité de vie au travail de ses personnels.

Dans ce contexte, l’État veille et veillera tout particulièrement à ce que l’amélioration des conditions de travail des postiers et la prise en compte des personnes dans la conduite du changement constituent des objectifs à part entière de La Poste.

À cet égard, la Poste a récemment lancé plusieurs initiatives.

En 2010, le groupe a mis en œuvre un plan « Santé Sécurité au travail » pour la période 2010-2013, lequel est notamment axé sur le renforcement de la prévention des accidents du travail – accidents de circulation, chutes, accidents de manutention – et des troubles musculo-squelettiques, ainsi que sur une plus grande sensibilisation des managers aux problématiques de santé et de sécurité. Par ailleurs, les conditions de travail se sont améliorées, les accidents de travail avec arrêt, pour ne citer que cet indicateur, ayant reculé de 22 % en 2011. C’est évidemment une évolution positive.

Au printemps 2012, La Poste a pris de nouvelles initiatives, notamment en lançant un grand dialogue national et local associant l’ensemble des postiers, au sujet de la vie au travail. Ces dernières semaines, chaque postier a ainsi eu l’occasion d’indiquer directement les améliorations qu’il souhaitait voir apporter à son cadre de travail.

À ces travaux de concertation, s’ajoute la création d’une commission présidée par Jean Kaspar. Composée de représentants des organisations syndicales, d’experts externes et des dirigeants de La Poste, cette commission devra notamment formuler des recommandations au sujet de la prise en compte des personnes dans la conduite du changement au sein du groupe.

En outre, il convient de mentionner la création d’une fonction de médiation de la vie au travail auprès du président de La Poste.

Enfin, 1 000 recrutements supplémentaires seront réalisés en 2012.

Ces initiatives vont dans le bon sens dès lors qu’elles tendent à prendre en charge sérieusement les demandes des personnels, les inquiétudes de ces derniers en matière de changement et les risques psychosociaux qu’induisent les processus liés aux évolutions majeures qui se produisent au sein de grandes entreprises publiques comme La Poste.

S’agissant plus particulièrement du projet « Facteurs d’avenir », je souligne que l’objectif visé est de garantir que les tournées soient assurées quotidiennement par des professionnels grâce à l’organisation de remplacements au sein d’équipes de facteurs à la fois plus autonomes et plus solidaires. C’est cette continuité du service qui a permis l’augmentation du taux de couverture quotidienne des tournées constatée en 2011. Cette évolution explique sans doute également le record de la qualité du service public du courrier. Nous devons bien sûr nous en féliciter.

La mise en œuvre du projet « Facteurs d’avenir » sur l’ensemble du territoire national s’est d’ailleurs accompagnée d’un investissement inédit consacré à l’amélioration des matériels et des conditions de travail. De surcroît, elle s’est appuyée sur une conduite du changement qui a permis la signature de près de 1 800 accords locaux avec les organisations syndicales, au sein des sites réorganisés. Au demeurant, je le dis et je le répète, au-delà de ces progrès et même si La Poste a exprimé le souci de mieux associer les personnels aux différentes initiatives, à celles des commissions notamment, nous veillerons à ce que la réorganisation du service postal n’altère pas les conditions de travail des facteurs et ne multiplie pas les risques psychosociaux.

M. Dominique Watrin. Monsieur le ministre, je prends acte de votre réponse et je vous en remercie. J’y ai relevé que vous souhaitiez accorder une attention particulière, dans le dossier de la santé au travail, au risque psychosocial, notamment au sein de l’entreprise La Poste. (M. le ministre délégué acquiesce.) En ce qui me concerne, j’ai engagé, au niveau de mon département, un travail de concertation avec les syndicats de La Poste, et ce sont eux qui m’ont alerté sur ces problèmes. Je suis également en contact avec la direction départementale de La Poste. Je crois que ces échanges sont fructueux et, en tant que futur rapporteur de la mission « Santé » du projet de loi de finances pour 2013, je souhaite donner une dimension nationale à ces sujets.

Monsieur le ministre, vous avez raison de dire que La Poste doit évoluer, et personne ne le conteste. Il reste qu’un problème subsiste, qui touche à l’organisation même du travail. La Poste a certes mis en place des commissions, elle réunit des instances, mais, en général, elle refuse d’évoquer ces enjeux d’organisation du travail, notamment pour ce qui concerne les facteurs.

À ce titre, je vous signale, car cela me paraît important pour l’avenir, qu’un certain nombre de jugements ont été récemment rendus, qui condamnaient La Poste. J’ajoute que, le 25 juin 2012, Le Parisien, qui n’est pas un journal révolutionnaire, a publié un article dénonçant le travail dissimulé à La Poste et le non-paiement d’heures supplémentaires.

Il y a donc un réel problème, que l’on ne peut pas masquer, et l’État doit prendre toute sa responsabilité. Je pense qu’il en a les moyens : il existe un contrat de service public qui lie La Poste à l’État ; il me semble qu’il a, en particulier, les moyens de faire un peu mieux respecter les personnels et la santé au travail.

N’oublions pas non plus que l’État a aussi apporté des fonds importants dans le cadre de la recapitalisation de 2009 et que 600 millions d’euros doivent encore être versés. Les discours catastrophistes que nous avaient, à l’époque, tenus les dirigeants de La Poste qui nous avaient tenu des en 2009 sont aujourd’hui démentis par les faits puisqu’ils annoncent eux-mêmes 478 millions d’euros de bénéfices en 2011, au lieu des 343 millions d’euros attendus.

Les moyens existent donc pour permettre à l’État non seulement d’être vigilant mais encore de prendre les mesures nécessaires pour que soient assurés à la fois un meilleur service public et un plus grand respect de la qualité du travail dans cette entreprise.

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Décroissance ou socialisme ?

11 Juillet 2011, 09:49am

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vive-la-pauvrete.jpg  « Décroissance ou socialisme ? » : l'économiste marxiste italien Domenico Moro démonte les fondements de la théorie réactionnaire de la décroissance

« Décroissance ou socialisme ? » 

par Domenico Moro, économiste marxiste italien, membre du Parti des communistes italiens (PdCI) 

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Ces dernières années s'est installée en Italie, comme dans d'autres pays avancés, ce qu'on appelle la théorie de la décroissance. Cette théorie tire sa fortune de divers facteurs. En premier lieu, de l'affaiblissement d'une tradition créative marxiste adaptée à notre époque, en partie en raison de l'offensive idéologique continue et massive à laquelle elle a été soumise de la part de la pensée dominante. La substitution de la contradiction homme-nature à celle travail salarié-capital, a été un des axes de cette offensive, qui a accordé une place centrale dans le débat public à des questions comme la crise écologique, l'épuisement des ressources naturelles et le changement climatique. Tous ces aspects ont contribué au développement de l'écologie comme courant politique autonome. 

La décroissance, tout en appartenant à la tradition de l'écologie, en est une variante extrême. Selon la décroissance, il ne suffit pas d'éviter les gaspillages ou de miser sur un développement « durable » ou « éco-compatible » et sur les énergies renouvelables. Pour la décroissance, la seule planche de salut est de réduire drastiquement la consommation. Il ne suffit pas de stabiliser la croissance ou de réduire la stimulation compulsive de la croissance de la consommation, il faut revenir à des niveaux de consommation typiques d'une société pré-industrielle. La décroissance propose un modèle spécifique de société, « la société de la décroissance ». Celle-ci se caractériserait par une économie basée sur la petite propriété paysanne, locale et autarcique, dans laquelle les échanges entre divers territoires sont quasi inexistants, de fait une économie curieusement semblable à l'économie médiévale. 

Une idée de société de ce type rentre pleinement dans le cadre des projets utopiques, qui abondent dans l'histoire des idées. Le retour à une société essentiellement paysanne, locale et autarcique impliquerait une régression de la société. Une économie basée sur l'auto-consommation annulerait les échanges et par conséquent réduirait à des niveaux très simples la division du travail. Cela se traduirait par l'affaiblissement de la productivité du travail lui-même, le développement scientifique et son application pour mettre les forces de la nature au service de l'Homme. Une économie de ce type pourrait soutenir au niveau mondial une pression démographique de quelques centaines de millions d'individus à l'échelle mondiale, et on comprend mal quel sort serait réservé aux sept milliards d'êtres humains que compte actuellement la planète. 

Derrière la vision ingénue de la « société de la décroissance », plusieurs erreurs d'analyse, qui révèlent la faiblesse de ses fondements scientifiques, économiques et sociologiques. Une drastique réduction de la consommation et du développement est anti-historique, car cela ne s'est jamais produit dans l'historique que l'humanité régresse spontanément, et car il serait plus qu'improbable non seulement de ramener les centaines de millions d'européens et de nord-américains à la simple subsistance, mais surtout de nier à des milliards d'asiatiques, de latino-américains et d'africains la possibilité d'en sortir, comme en témoignent les soulèvements en Égypte et en Tunisie et les importants flux migratoires Sud-Nord actuels. Selon les théoriciens de la décroissance, ce serait la perspective millénariste et catastrophiste de la crise écologique et de l'épuisement des ressources naturelles qui se chargerait de convaincre des milliards d'individus de faire le grand bond en arrière. 

Nous ne voulons pas nier la crise écologique, mais la décroissance oublie que les sources d'énergie et les technologies qui les utilisent ne sont pas des facteurs fixes dans l'histoire humaine. Elles sont des variablesdépendantes du développement des forces productives(en particulier de la recherche scientifique) et surtout, du moment que la technique n'est pas socialement neutre, de la modification des rapports de production. Ce qu'il faut comprendre, donc, c'est la cause de la crise écologique. La théorie de la décroissance fait fausse route en l'identifiant, en l'imputant exclusivement à l'industrie et à la consommation. Au contraire, la cause de la crise écologique est la même que celle de la crise économique, le mode de production capitaliste, basé sur la rapports de production travail salarié-capital. La consommation n'est pas la finalité du capital. La finalité du capital est le profit. Cela semble paradoxal, mais la théorie de la décroissance s'établit dans une phase historique où la consommation de masse, dans les pays les plus avancés, diminue et la pauvreté augmente, phénomènes allant de pair avec la contraction du salaire réel. Une phase dans laquelle les sociétés les plus avancées ne « croissent » plus, ou plutôt elles décroissent, à la suite d'une des crises les plus profondes de l'histoire du capitalisme. Et tout cela alors que ne cessent de croître les profits absolus, l'opulence des riches et donc que croissent leur – mais seulement la leur – consommation de luxe. 

Pourtant, la décroissance nie que le problème soit celui des rapports de production basés sur le capital. Il nie également que la classe ouvrière puisse être la protagoniste de la transformation de la société et identifie socialisme et capitalisme comme des tendances nocives, développementalistes. La question devient ainsi éthique et morale, et la solution doit être recherchée dans un choix volontariste et individuel, dans la frugalité plutôt que dans la consommation équitable. La vraie question à poser, au contraire, avant même de savoir combien l'on produit, est pour quiet comment on produit. En effet, l'épuisement et le gaspillage des ressources humaines et naturelles dépendent non pas de l'industrie en soi, mais d'un système fondé sur la concurrence entre entreprises capitalistes et sur la recherche du profit maximal et le plus rapide possible. Cela dépend de l'anarchied'un système sans direction unitaire et sans coordination, source de gaspillages et de sur-production, dans lequel l'homme et la société n'ont pas le contrôle sur les forces productives, qui pourtant les ont créées, mais par lesquelles ils sont dominés, comme si elles étaient des forces aveugles de la nature. Crise économique et crise écologique apparaissent ainsi comme des manifestations, bien que diverses, de la révolte de l'économie et de la nature contre l’irrationalité même de ce mode de production. 

La décroissance ne peut pas être la solution, à savoir que sa théorie dissimule les causes et empêche de leur trouver une solution, dérivant vers des recettes utopiques et paradoxales. Ce qui est à affirmer, ce n'est pas un bond en arrière dans les degrés de civilisation, mais la nécessité de la production rationnelle et de la redistribution de la richesse sociale. Ce n'est pas la décroissance, mais la planification qui est la solution à l'anarchie du capital. En effet, seule la reprise en main des forces productives par les travailleurs librement associés selon un plan rationnel, le socialisme, peut permettre le dépassement des crises économiques et des crises écologiques. En ce sens, la critique de la décroissance n'est pas une excentricité découlant d'un purisme idéologique, mais une opération de clarification, nécessaire à la lutte qui attend ceux qui veulent changer réellement l'état des choses présent, et un jalon dans la reconstruction d'une pensée critique actuelle et fondée scientifiquement.

 

 

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Communistes de cœur, de raison et de combat !

29 Juin 2011, 08:44am

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Communistes de cœur, de raison et de combat !

arton731-13df1.jpgLes résultats de la consultation des 16, 17 et 18 juin sont maintenant connus. Les enjeux sont importants et il nous faut donc les examiner pour en tirer les enseignements qui nous seront utiles pour l’avenir.

Un peu plus d’un tiers des adhérents a participé à cette consultation, soit une participation en hausse par rapport aux précédents votes, dans un contexte de baisse des cotisants.

28.251 communistes, soit 59,12% des votants, ont choisi Jean-Luc Mélenchon, qui est donc devenu le candidat du Front de Gauche. Ce résultat, en retrait sur le vote de la Conférence nationale est très loin du plébiscite souhaité par la direction du parti qui a fait croire depuis plusieurs mois que les communistes étaient unanimes autour de sa proposition. Ce vote recouvre des intentions différentes, de la création d’une nouvelle force politique à la discipline devant une décision de la direction en passant par la crainte d’affronter directement l’élection présidentielle ou de remettre en cause des accords présentés comme avantageux... Mais quelles que soient les motivations de ceux qui ont fait ce choix, la candidature de Jean-Luc Mélenchon aux présidentielles pèse du côté de l’effacement du PCF.

André Chassaigne obtient 17.594 voix soit 36,82% des suffrages. C’est un bon résultat compte-tenu du contexte particulièrement détestable qui a entouré la consultation. Le député du Puy de Dôme a en effet été traité avec un mépris affiché, tout a été fait pour saboter sa candidature. Dans ce contexte, il faut lui reconnaître une grande part de courage politique –qualité qui se perd… du courage, il en fallu aussi beaucoup aux communistes qui ont fait ce choix, confrontés à une pression quasiment menaçante de l’appareil national et de ses représentants.

Par souci d’efficacité et de rassemblement, nous avions appelé à voter pour André Chassaigne. Les résultats montrent que nous avons été entendus. Dans le département où le texte « Faire vivre et renforcer le PCF » avait fait ses meilleurs résultats au 34ème congrès, les résultats d’André Chassaigne sont bons.

Pour autant, nous ne cherchons pas à nous approprier ce vote. Il était certes divers dans ses motivations. Cette diversité est sa richesse. Elle a permis que s’exprime largement une idée forte, pas d’effacement du PCF, serait-ce au nom du rassemblement.

1.944 communistes, soit 4,07%, ont voté pour Emmanuel Dang Tran.

Ce sont donc en tout, près de 41% des votants qui ont exprimé leur refus du « package » Mélenchon, leur volonté d’un PCF fort, actif et combatif ancré dans la population en prise directe avec les révoltes, les luttes pour la transformation révolutionnaire.

De nombreux communistes s’interrogent. Faut-il rester dans le PCF, alors que s’annonce une campagne qui ne sera pas communiste ? D’autant que la direction nationale et ses relais dans certaines fédérations multiplient les provocations et les attitudes agressives dans l’espoir qu’un nouveau lot de communistes « non conformes » à leur orientation partent.

Nous les appelons au contraire à rester au PCF et à y prendre toute leur place. Quelles que soient les difficultés, le résultat et le rassemblement qui l’a permis montrent les capacités de résistance des communistes et de nombreuses sections et fédérations à la ligne de rupture avec notre histoire communiste portée par la direction.

Cette dernière s’est dévoilée : préférence affichée pour Mélenchon, sabordage de la candidature Chassaigne, refus d’une vraie consultation jusqu’à ce que les délégués à la Conférence nationale l’imposent, manœuvre de l’appareil pour faire pression sur les communistes... jusqu’où est-elle prête à aller ?

Alors que Pierre Laurent cherche à faire passer la désignation de Mélenchon pour un grand geste d’ouverture, il apparaît au plus grand nombre comme un geste de faiblesse d’un PCF qui a renoncé à jouer les premiers rôles.

Dans ses premières prestations, Jean-Luc Mélenchon apparaît comme un VIP de la gauche du parti socialiste. C’est un mitterrandien revendiqué qui ne porte ni rupture avec le capitalisme, ni engagement du processus de construction d’une société nouvelle.

L’entrée de la FASE dans le Front de gauche renforce le sentiment d’une auberge espagnole destinée à faire exister les forces à gauche du PS sans pour autant déranger la maison mère.

Le congrès de 2012 sera décisif pour l’avenir du PCF. Nous ne doutons pas que son autonomie, voire son existence seront en jeu. Raison de plus pour amplifier le rassemblement des communistes vers une autre orientation qui a vocation à devenir majoritaire. Préparons cette échéance dès maintenant.

Nous appelons donc les communistes à déployer avec courage et ténacité une activité qui permettre de faire vivre et renforcer le PCF dans les mois qui viennent.

Pour cela, nous voulons travailler dans 4 directions : 

- La bataille idéologique et le programme communiste qui doivent nourrir le mouvement populaire
- Le développement des luttes sans lesquelles aucun changement ne sera possible en 2012
- Le renforcement du PCF -adhésions, cotisation, réunions, actions- pour revitaliser les organisations de bases (cellules et sections) qui sont des lieux essentiels pour construire une orientation communiste, la résistance à la ligne liquidatrice
- L’élection et la réélection des députés communistes

Les milliers de communistes qui ont refusé la candidature Mélenchon sont une force considérable. Adressons nous à eux sans complexe avec le souci de rassembler largement d’ici 2012.


- Caroline ANDRÉANI (membre du Conseil National, fédération de Seine-Saint-Denis) ;
- Paul BARBAZANGE (membre du Conseil National, fédération de l’Hérault) ;
- Floriane BENOIT (membre du Conseil National, fédération de l’Isère) ;
- Marie-Christine BURRICAND (membre du Conseil National, fédération du Rhône) ;
- Alain DE POILLY (membre du Conseil National, fédération du Val-de-Marne) ;
- André GERIN (membre du Conseil National, fédération du Rhône) ;
- Jean-Jacques KARMAN (membre du Conseil National, fédération de Seine-Saint-Denis) ;
- Jean Claude KORDE (fédération du Bas-Rhin) ;
- Jean-Pierre MEYER (membre du Conseil National, fédération du Var) ;
- Pascale NOIZET (membre du Conseil National, fédération de Paris) ;
- Hervé POLY (membre du Conseil National, secrétaire de la fédération du Pas-de-Calais) ;
- Laurent SANTOIRE (fédération de Seine-Saint-Denis).

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Faut-il un candidat PCF à la présidentielle de 2012 ?

27 Mai 2011, 09:47am

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Mardi 24 mai a eu lieu, à Paris, une rencontre débat avec André Gerin et André Chassaigne sur le thème :

Faut-il un candidat PCF à la présidentielle de 2012 ? 

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2012 : Une candidature communiste est toujours possible !

3 Mai 2011, 16:07pm

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2012 : Une candidature communiste est toujours possible !

Les communistes doivent avoir le droit de choisir leur candidat pour la présidentielle 2012.

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Le Conseil national des 8 et 9 avril a confirmé ce que beaucoup pressentaient, Pierre Laurent et la direction du PCF veulent imposer la candidature de Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle de 2012.

En renonçant à un candidat communiste aux élections présidentielles, malgré les enseignements de 1965 et 1974, la direction du PCF confirme son choix de l’effacement du Parti communiste et valide les inquiétudes de ceux qui pensent que le Front de gauche est d’abord une tentative de liquider le PCF et de créer une nouvelle force politique.

Il est clair que la décision est prise depuis plusieurs mois. Au nom du Front de gauche, les candidats pour une candidature PCF sont éliminés d’office. André Chassaigne, qui se présente dans le cadre du Front de Gauche, est lui aussi sacrifié. La direction ne nous dit pas ce qu’elle pense de sa candidature.

A ce jour, les éléments de réflexion qui pourraient amener les communistes à choisir une telle candidature, éléments qui ont été largement développés par plusieurs membres du Conseil national, ne sont toujours pas portés à connaissance des communistes.

Pour faire accepter une décision qui fait mal aux communistes, la direction manie le chantage : "Nos partenaires du Front de gauche n’accepteraient pas un communiste".

Comment peut-elle affirmer que l’accord proposé serait bénéfique pour les législatives alors que le PG et la Gauche unitaire en sont les principaux bénéficiaires au vu de leur nombre actuel très réduit de députés ? Et quid du Groupe communiste à l’Assemblée nationale ?

La direction a-t-elle déjà accepté la perte d’autonomie et la mise sous tutelle du PCF. Cela éclaire sur les objectifs réels du Front de gauche.

Refusons le diktat de la direction, ce n’est pas le moment de baisser les bras !

 

De nombreuses voix s’élèvent pour réclamer un candidat communiste. Dans la diversité des analyses et des opinions, favorable ou pas au cadre Front de gauche, un fil rouge unit tous les partisans d’une candidature communiste : ils rejettent l’idée que l’effacement du PCF serait nécessaire au rassemblement et veulent un parti communiste qui tienne sa place dans la bataille nationale.

Ils ont la conviction qu’un candidat communiste est le meilleur atout pour rassembler largement tous ceux qui aspirent à battre la droite et Nicolas Sarkozy et qui pensent qu’il faut mettre en place en France une politique de rupture avec le capital et ce quel que soit le cadre choisi pour cette campagne des présidentielles.

Les possibilités d’unité des communistes sur un candidat qu’ils désigneraient sont réelles. La candidature Chassaigne peut permettre de sortir du piège dans lequel la direction veut nous enfermer.

Et si les communistes imposaient la candidature communiste ?

Choisir Mélenchon n’est pas anodin et aura à coup sur des conséquences pour l’après présidentielles et l’avenir du PCF. Sortons du traumatisme du mauvais résultat de Marie-Georges Buffet en 2007 ! Les éléments de confiance existent pour décider d’une candidature communiste. La crise sociale et politique pousse à la rupture avec le capitalisme, à imaginer un autre système politique. Aux législatives comme aux présidentielles, l’opportunité existe de mettre en débat les propositions des communistes, pourquoi pas d’aborder le socialisme.

Les élections cantonales de 2008 et 2011 ont montré qu’il n’y a pas de fatalité au déclin du PCF.

Les débats organisés avec André Chassaigne et André Gerin confirment les potentialités de nos candidats.

Dans nos cellules, sections, fédérations, créons les conditions d’un large débat, organisons avant la Conférence nationale le vote des communistes pour désigner leur candidat, soyons intraitable sur la démocratie dans le parti, le respect des paroles et des faits dans les compte-rendus qui seront transmis à la direction, l’élection de délégations représentatives pour la Conférence nationale.

Plus que jamais, l’appel "Pour une candidature communiste en 2012" est un outil pour débattre et convaincre.

Quelles que soient les difficultés présentes, regardons l’avenir. Cette bataille comptera pour l’unité des communistes et pour faire vivre et renforcer le PCF.

Déclaration signée par :

Caroline ANDRÉANI (membre du Conseil National, fédération de Seine-Saint-Denis) ;

 Paul BARBAZANGE (membre du Conseil National, fédération de l’Hérault) ;

 Floriane BENOIT (membre du Conseil National, fédération de l’Isère) ;

 Marie-Christine BURRICAND (membre du Conseil National, fédération du Rhône) ;

 Alain DE POILLY (membre du Conseil National, fédération du Val-de-Marne) ;

 André GERIN (membre du Conseil National, fédération du Rhône) ;

 Jean-Jacques KARMAN (membre du Conseil National, fédération de Seine-Saint-Denis) ;

 Jean Claude KORDE (fédération du Bas-Rhin) ;

 Jean-Pierre MEYER (membre du Conseil National, fédération du Var) ;

 Pascale NOIZET (membre du Conseil National, fédération de Paris) ;

 Hervé POLY (membre du Conseil National, secrétaire de la fédération du Pas-de-Calais) ;

 Laurent SANTOIRE (fédération de Seine-Saint-Denis).

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