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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Articles avec #extreme droite

FN : Carnaval, c'est fini !

6 Mars 2017, 18:17pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

FN : Carnaval, c'est fini !

Jean-Marie Le Pen condamné pour contestation de crime contre l'humanité

FN : Carnaval, c'est fini !

Nouvelles du Front : Marine Tondelier interviewée sur Wéo (27-02-17)

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FN: Les "affaires" rondement tournées

1 Mars 2017, 19:53pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Ceux, du Fn ou du Lr de Fillon sont là pour s'enrichir sur le compte de l'Etat et de l'Europe!
Ceux, du Fn ou du Lr de Fillon sont là pour s'enrichir sur le compte de l'Etat et de l'Europe!

Ceux, du Fn ou du Lr de Fillon sont là pour s'enrichir sur le compte de l'Etat et de l'Europe!

Le maire Fn d’Hayange (57) ville de 15000 habitants, mis en examen ;

Voilà qui fait tâche pour le parti de la « marine nationale »

Le maire Fn d’Hayange Fabien Englemann a été mis en examen pour favoritisme dans le cadre de marché public de sa commune.

La justice lui reproche d’avoir acheté des photocopieuses pour un montant de 100 000 euros sans passer par un appel d’offres. « 10 fois la valeur objective » des appareils, selon une source proche de l’enquête... 

Deux mises en examen en une semaine dans l'entourage de Marine Le Pen

Peu disserte sur les soupçons d'emploi fictif visant des proches de son rival à l'élection présidentielle, Marine Le Pen est elle-même impliquée dans plusieurs affaires judiciaires. Mercredi, sa cheffe de cabinet a été mise en examen dans l’affaire des assistants européens du Fn, qui concerne également des soupçons d'emploi fictif. 

Le parti est soupçonné d'avoir payé certains de ses employés, ne travaillant pas à Bruxelles, avec des fonds destinés à rémunérer le travail des assistants parlementaires des députés européens. La présidente du FN a refusé d'être auditionnée. Elle n'est, en revanche pas soupçonnée d'enrichissement personnel dans cette affaire, ce qui explique sans doute son insistance sur ce point des accusations contre François Fillon.

Un proche de Marine Le Pen, Frédéric Chatillon, a également été mis en examen, pour "abus de biens sociaux" dans le cadre d'une enquête sur le financement de plusieurs campagnes électorales du Fn, en 2014 et 2015.

Lire l'article ci-dessous sur le blog du 27 février 2017

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Front national: Un ancien conseiller de Marine Le Pen dénonce «un système de corruption généralisé»

27 Février 2017, 21:12pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

La corruption généralisée au FN et partout dans la politique. La Kleptocratie est au pouvoir et ce sont les partisans, qui contribuent à ce que ce système perdure. Quand on voit les Balkanis 15 ans de corruptions et 15 ans de réélection. Et qu’on ne vienne pas parler de vengeance d’un « écarté » ou autre, il y a trop de magouilles pour que l’on soit dupes.

 

Gaël Nofri, conseiller de Marine Le Pen pendant la présidentielle de 2012, affirme avoir été rémunéré via un cabinet d’expertise comptable où il n’a « jamais mis les pieds »…

Il dit avoir été rémunéré par un cabinet d’expertise comptable où il n’a «jamais mis les pieds». Gaël Nofri, conseiller de Marine Le Pen pendant la présidentielle de 2012 désormais en rupture, a dénoncé dimanche «un système de corruption généralisé au FN» au sujet du financement des campagnes de 2012. Quick Adsense WordPress Plugin: http://quicksense.net/

05 Janvier 2015

> A lire aussi : «Coup monté», «pipeau», «complot», les militants FN se moquent des affaires

«En 2012, j’ai eu une rupture nette avec Marine Le Pen sur deux questions: un système de corruption généralisé que cette affaire avait révélé, et l’alliance du FN avec les identitaires à Nice», a indiqué à l’Agence France Presse ce conseiller municipal niçois désormais dans la majorité du président LR de région, Christian Estrosi.

«On me dit « il y a un problème, il faut passer sur un contrat avec le Parlement européen »»

Il confirmait là un témoignage livré à Mediapart et Marianne au sujet de son emploi comme «conseiller aux services publics» pour la présidentielle de 2012, qui lui vaut, selon des sources judiciaires, d’être cité dans l’enquête qui a valu au FN son renvoi en correctionnelle.

> A lire aussi : Deux cars de militants FN pris pour cible par des opposants

«En septembre 2011, je signe un contrat de campagne avec Marine Le Pen, qui m’a proposé de travailler avec elle. En 2012, on me dit: « il y a un problème, il faut passer sur un contrat avec le Parlement européen ». Je refuse», raconte celui qui a ensuite dirigé la campagne européenne de Jean-Marie Le Pen dans le Sud-est en 2014.

«En mai 2012, mon contrat s’arrête. Je vais pour m’inscrire au chômage. On me dit que les cotisations n’ont pas été versées. Je me dispute alors avec Marine Le Pen», poursuit-il. «C’est là qu’on me dit que Nicolas Crochet», expert-comptable du FN renvoyé lui aussi en correctionnelle, «allait m’envoyer un contrat pour me régulariser. J’attends, je gueule tout l’été», continue Gaël Nofri.

Il finit par signer «après cinq mois sans salaire ni chômage»

«En septembre, Crochet me donne le contrat, je vois que ce n’est pas un contrat de campagne mais de conseil dans son cabinet d’expertise comptable. J’assume, je signe après cinq mois sans salaire ni chômage», confirme-t-il, alors qu’il dit n’avoir «jamais mis les pieds» dans ce cabinet.

> A lire aussi : Le trésorier du FN attaque le journal «Le Monde» en justice

«J’interroge Marine Le Pen par SMS, Louis Aliot au téléphone, ils ne me répondent pas. A partir de ce moment-là, je suis en rupture totale» avec Marine Le Pen, confirme-t-il, racontant avoir rencontré les enquêteurs en septembre 2014 pour leur «apporter des éléments».

Dans cette affaire, le FN est soupçonné d’avoir mis en place, via des kits de campagne fabriqués par Riwal, une escroquerie au préjudice de l’Etat, qui rembourse les frais de campagne, et ce par le biais notamment de surfacturations. Le parti, des dirigeants et des proches de la présidente du FN sont renvoyés en correctionnelle.

Source 20Minutes

 

 

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l'Affaire du Financement du FN

6 Février 2017, 19:43pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

l'Affaire du Financement du FN

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La chute de la banque russe du FN

30 Janvier 2017, 17:07pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

La chute de la banque russe du FN

Pourquoi Le Pen (père) a-t-il soudainement pris la défense du marquis de la Rillette

Depuis sa faillite, la banque qui a prêté 9 millions d’euros au FN est dans le viseur de la justice russe. Et à travers elle, toutes les irrégularités qui se sont déroulées en coulisses. Le curateur, l’Agence d’assurance des dépôts, a découvert que le prêt au FN avait été transféré à une obscure petite société moscovite. Un ancien vice-directeur a été arrêté, soupçonné de détournements massifs. Le FN refuse de se prononcer sur cet incroyable imbroglio.   

Un gouffre financier et des malversations en série. C’est en résumé ce qu’il reste aujourd’hui de la First Czech-Russian Bank (FCRB), la banque tchéco-russe qui a accordé, en septembre 2014, un prêt de 9 millions d’euros au Front national. Depuis la liquidation de l’établissement, en juillet 2016, la presse russe s’est emparée du dossier, et elle publie régulièrement des informations sur les dessous d’une faillite qui pourrait devenir très embarrassante pour Marine Le Pen, ...

Le 10 janvier dernier, l’agence de presse RNS (Rambler News Service), se fondant sur plusieurs documents, révélait l’existence d’un tour de passe-passe qui s’est déroulé une semaine avant la mise sous tutelle de la First Czech-Russian Bank (FCRB), en 2015. Le 18 mars de cette année-là, alors que la banque était à l’agonie, la créance du Front national a été rachetée en vertu d’un « contrat de cession » de 9,4 millions d’euros par une petite société du nom de Conti.

Cette SARL, installée en périphérie de Moscou, à Boutovo, a comme principales activités la « location de voitures et de matériel ». Créée en octobre 2010, avec un capital de 10 000 roubles – d’après le registre du commerce que nous avons consulté –, elle affichait en 2014 un chiffre d’affaires de 887 millions de roubles (13,7 millions d’euros), avec un passif de 6,9 millions de roubles

Car c’est désormais l’Agence d’assurance des dépôts bancaires russes (ASV) – l’autorité administrative qui a été chargée par la banque centrale russe d’assainir la situation après la faillite de la First Czech-Russian Bank, à l’été 2016 – qui demande des comptes. Son travail consiste, dans la mesure du possible, à rembourser les déposants et à recouvrer les créances...

...Dans un document daté du 17 novembre 2016 et disponible sur son site, l’ASV s’adresse à la cour d’arbitrage de Moscou pour faire annuler une dizaine de transactions réalisées par la First Czech-Russian Bank, dont certaines à la veille de la mise sous tutelle de la banque. Dans cette liste apparaît, au point 9, le fameux « contrat de cession » (№09/16/ЮЛ) signé, le 18 mars 2016, entre la SARL Conti et la First Czech-Russian Bank. Montant : 9,4 millions d’euros. ...

Contacté par Mediapart, Wallerand de Saint-Just, le trésorier du FN, n’a pas voulu confirmer ou infirmer cet imbroglio juridico-bancaire. « J’ai dit : aucun commentaire », répond-il, manifestement agacé, par SMS à l’une de nos sollicitations argumentées. « Il y a des problèmes juridiques là-bas, c’est de la cuisine, avait-il expliqué au Monde, qui révélait une partie de l’histoire au début du mois, alors que l’existence de la société Conti n’était pas encore connue.  

Le 20 janvier, le quotidien russe Kommersant a révélé que l’ancien vice-directeur de l’établissement, Dmitri Merkoulov, était désormais sous les verrous, sur décision d’un tribunal moscovite. C’est là le résultat d’une procédure pour détournement de fonds à vaste échelle au sein de la FCRB, ouverte le 1er décembre 2016, sur demande de l’ASV et de la Banque centrale de Russie. Dmitri Merkoulov est soupçonné d’avoir, juste avant la faillite, organisé la vente illégale d’actifs de la FCRB – des sociétés et des biens immobiliers – pour un montant total de deux milliards de roubles (31,5 millions d’euros) et d’avoir empoché l’argent.

L’ancien vice-directeur continue à nier farouchement sa culpabilité, faisant valoir qu’il n’a travaillé que deux semaines au sein de la banque, engagé le 9 mars 2016, juste avant sa mise sous tutelle. Il n’aurait ainsi fait qu’apposer sa signature sur des transactions préparées, avant son arrivée, par la direction de l’époque, parmi laquelle figurait le directeur de l’établissement Roman Popov. Soit l’homme qui avait donné son feu vert pour le prêt accordé au Front national qui, lui, semble pour l’instant échapper aux poursuites.

Il est évident que ces "incidents" lesquels  avec l'affaire des remboursements par les Le Pen père et fille des sommes indûment reçues pour rémunérations de leurs attachés politiques et chauffeurs, eux aussi fillonisés, conduit le f-haine à en rabattre et ne pas trop se faire remarquer sur ce sujet dans la période.

lire aussi ci-dessous

 sur le secours apporté à Fillon par Le Pen (père), ce qu'en rapporte Ouest France :

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Assistants parlementaires : les emplois fictifs à 340.000 euros de Marine Le Pen

27 Janvier 2017, 18:50pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

EXCLUSIF Challenges révèle l’intégralité des décisions du Parlement européen concernant les remboursements de salaires «indûment versés» à deux assistants parlementaires de Marine Le Pen. Soit un total de 340.000 euros. A partir du 1er février, la présidente du FN devrait se voir sucrer la moitié de son indemnité d’eurodéputé de 6.200 euros.

Marine Le Pen a jusqu'au 31 janvier pour rembourser 298.497 euros pour les salaires «indûment versés» à Catherine Griset. 

François Fillon n’est pas le seul candidat à la présidentielle à avoir des ennuis liés au contrat d’un ex-assistant parlementaire. Marine Le Pen, qui reste très discrète sur le «Penelope Gate», est aussi menacée. Et pour cause : depuis quelques semaines, elle sait que le Parlement européen va la frapper au porte-monnaie pour les salaires «indûment versés» à deux de ses assistants parlementaires. Le plus haut fonctionnaire du Parlement européen, Klaus Welle, vient de l’en informer par deux décisions du 5 décembre 2016 et du 6 janvier 2017, que Challenges s’est procurées et publie en intégralité.

Le Parlement européen estime que Marine Le Pen a salarié deux employés fictifs avec les deniers des contribuables européens. Ou plus exactement que ses deux assistants payés par Bruxelles travaillaient en réalité pour le Front national en France. Un tel mélange des genres est totalement proscrit : «Les montants versés aux députés, notamment au titre de l’assistance parlementaire, sont exclusivement réservés au financement d’activités liées à l’exercice du mandat des députés», rappelle Klaus Welle dans l’une de ses décisions en citant l’article 62 du statut des députés.

Le cas de Catherine Griset, la cheffe de cabinet de Marine Le Pen, est le plus grave et sera le plus coûteux pour la patronne du Front. Pour ce seul emploi, le Parlement lui réclame près de 298.500 euros. Catherine Griset a été assistante parlementaire pendant cinq ans et demi - du 3 décembre 2010 au 15 février 2016 -, mais les enquêteurs de l’Office européen de lutte antifraude (Olaf) relèvent qu’on la croisait rarement dans les couloirs du Parlement européen... «Il résulte du rapport et des conclusions d’Olaf que Mme Griset, dont le contrat prévoyait comme lieu de travail Bruxelles, n’a pas été en mesure de démontrer qu’elle résidait de façon continue ou avec un caractère permanent en Belgique, ni qu’elle se rendait régulièrement à son lieu de travail», écrit Klaus Welle.

Cumul des fonctions au parti... à Nanterre

Appelée à s’expliquer par le Parlement européen, la cheffe de l’extrême-droite semble avoir été aussi bien en peine de transmettre des éléments concrets du travail de son ex-assistante à Bruxelles. «Mme Le Pen n’a fourni aucune preuve d’une activité quelconque de Mme Griset au titre d’assistance parlementaire […], note le haut fonctionnaire, il y a lieu de constater que la totalité des sommes payées par le Parlement à Mme Griset au profit de Mme Le Pen à titre de frais d’assistance parlementaire a été indûment perçue.»

Pourtant, Catherine Griset n’était pas inactive ! A la même période, elle occupait un poste d’assistante, puis de cheffe de cabinet, de la présidente du Front national à… Nanterre. Un cumul de casquettes que le Parlement reproche d’abord à sa patronne. «Mme Le Pen, qui employait son assistante accréditée pour ses activités au sein du Front national, ne pouvait pas ne pas savoir, vu le lien de subordination de Mme Griset avec Mme Le Pen, que Mme Griset enfreignait les conditions d’exercice de son emploi auprès du Parlement européen.»

Le deuxième contrat dans le viseur du Parlement européen est celui de Thierry Légier, le garde du corps de Marine Le Pen. Celui-ci a été salarié aux frais des contribuables européens sur une courte période à la fin 2011, mais a tout de même touché la coquette somme de 41.554 euros. Là aussi, les enquêteurs suspectent l’emploi fictif. «Il résulte des conclusions de l’Olaf que l’existence d’un rapport d’emploi effectif, au titre de l’assistance parlementaire au sens des articles 33 et suivants des mesures d’application du statut des députés, entre Mme Le Pen et M. Légier en ce qui concerne la période d’octobre à décembre 2011 […], n’a pas été établi», note Klaus Welle. Avant d’ajouter que «Mme Le Pen n’a fourni aucun élément utile permettant de confirmer la régularité des dépenses remboursées au titre de l’assistance parlementaire de M. Légier»...

Marine Le Pen pourrait être touchée au portefeuille

Au total, le Parlement européen réclame à Marine Le Pen le remboursement d’un peu plus de 340.000 euros : 298.497 euros pour les salaires «indûment versés» à Catherine Griset et 41.554 euros pour les salaires de Thierry Légier. Si le premier montant n’est pas réglé avant le 31 janvier, le Parlement européen se servira directement. Il sucrera la moitié de l’indemnité parlementaire de Marine Le Pen – soit 3.100 euros sur 6.200 euros mensuels -, la totalité de son enveloppe de 4.300 euros de frais généraux et la moitié de son indemnité de séjour. Et ce jusqu’à avoir récupéré la totalité de la somme. Le délai pour le remboursement des salaires de Thierry Légier court jusqu’au 28 février.

Détail piquant : à défaut de remboursement dans les délais prévus, Marine Le Pen paiera des intérêts «au taux appliqué par la Banque centrale européenne à ses opérations principales de refinancement majoré de trois points et demi». Un comble pour une adversaire de l’euro.

Contacté, l’avocat de Marine Le Pen, Marcel Ceccaldi, déplore ne jamais avoir reçu le rapport d’enquête de l’Olaf sur lequel s'appuie le Parlement européen et dénonce «le caractère partisan de l'action engagée» contre sa cliente.

Laurent Fargues

Source : Challenges.fr

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Pourquoi le FN ne surfe pas sur la polémique autour de Pénélope Fillon

25 Janvier 2017, 17:54pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Habituellement prompt à instruire des procès en malversation à ses adversaires, le FN reste silencieux contre son grand rival. Et ce n'est pas un hasard

 

Marine Le Pen et Florian Philippot au Parlement européen le 17 janvier. 
FRONT NATIONAL - Les observateurs assidus savent que le Front national ne manque jamais une occasion de surfer sur les polémiques. Une bonne manière de dénoncer la "caste" à peu de frais. Qu'il s'agisse d'un sordide fait-divers ou de la prestation de Sting au Bataclan, les communicants frontistes n'hésitent pas à monter au créneau pour pourfendre le "système", une fois de plus coupable de ses agissements.

 

Alors que ce mercredi 25 janvier l'occasion était belle de s'en prendre à François Fillon, soupçonné d'avoir employé fictivement son épouse à l'Assemblée nationale, silence radio au FN. Dans la galaxie d'extrême-droite, seul Robert Ménard, compagnon de route et non membre du parti de Marine Le Pen, s'est rapidement fendu d'une série de tweets et d'une vidéo pour dénoncer la "trahison" et la "félonie" de François Fillon, "ce politicien comme les autres".

 

Les cadres frontistes, eux, sont restés longtemps abonnés absents. D'habitude prompts à réagir à la moindre rumeur, Florian Philippot, Gilbert Collard ou encore Steeve Briois n'avaient toujours pas pris la peine de commenter à la mi-journée cette affaire sortie mardi soir.

 

Prévue pour ce jeudi, l'intervention de David Rachline à la matinale de France Info a été reportée sans plus d'information. Sur Twitter, ce dernier a timidement brisé le silence pointant "l'explication vaseuse" de François Fillon. Idem du côté de Florian Philippot, qui ne s'est pas exprimé sur le fond de l'affaire. In fine, les réactions officielles du côté du parti d'extrême droite se sont concentrées non pas sur le fond mais sur la défense pour le moins surprenante de François Fillon

 

 

 

Du côté de la communication officielle du parti à la flamme tricolore, aucun communiqué n'a été diffusé par la direction. Souci de la présomption d'innocence? Pas vraiment.

Front national et emplois fictifs 

Difficile au FN d'accuser François Fillon d'utiliser le salaire et la fonction d'attaché parlementaire à mauvais escient. C'est exactement ce que reproche le Parlement européen au Front national. Le service antifraude européen (Olaf), a demandé à Marine Le Pen et son père Jean-Marie de rembourser respectivement 340.000 et 320.000 euros pour couvrir les salaires de leurs assistants parlementaires dont les preuves de travail au sein de l'institution européenne sont jugés insuffisantes. Bruno Gollnisch a également été sommé de rembourser la somme de 380.000 euros pour des faits similaires.

L'Olaf soupçonne notamment Marine Le Pen d'avoir déclaré son ex-belle soeur assistante parlementaire alors qu'elle travaillait pour le Front national. Il en est de même pour Thierry Légier, rétribué au titre d'assistant alors qu'il est chargé à plein temps de la protection de la présidente du FN.

Saisie par le Parlement européen, la justice française a ouvert une information judiciaire pour abus de confiance et recel, escroqueries en bande organisée, faux et usage de faux et travail dissimulé.

Louis Aliot, assistant parlementaire de Marine Le Pen

Autre malaise pouvant gêner une offensive du Front national sur le "PénélopeGate", le fait que Marine Le Pen avait elle aussi embauché Louis Aliot, son compagnon, sur les deniers du contribuable européen. En 2013, Mediapart avait révélé que le Parlement européen avait tiqué en apprenant que la présidente du FN versait 5000 euros brut à son compagnon, pour un temps partiel d'assistant parlementaire.

Comme le stipule l'article 43 du règlement du Parlement européen, il est formellement interdit de "financer les contrats permettant l'emploi ou l'utilisation des services des conjoints des députés ou de leurs partenaires stables non matrimoniaux". À l'époque, Marine Le Pen disait ne pas voir où était le problème, dans la mesure où elle n'est ni mariée ni pacsée à Louis Aliot. Pour autant, si les deux ne sont effectivement pas sur un régime matrimonial, leur relation sentimentale est de notoriété publique.

Si au regard du droit (français et européen) cette situation peut être sujet à débat, l'image que cela renvoie est strictement identique à celle qui nuit aujourd'hui François Fillon.


 

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FN et extrême droite, des partis comme les autres: l'analyse des données tend à prouver le contraire.

21 Janvier 2017, 09:57am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Le Front national fait de sa différence avec les partis politiques dits "traditionnels" un argument majeur de campagne en vue de la présidentielle. Pourtant, l'analyse des données tend à prouver le contraire. 

Le Front national est-il un parti différent des autres? Plusieurs signes vont en ce sens. C'est le seul à avoir une femme à sa tête depuis plusieurs années, Marine Le PenMarion Maréchal-Le Pen est la plus jeune députée de l'Assemblée nationale et Florian Philippot, vice-président et tête d'affiche médiatique du parti est à la fois jeune (35 ans) et homosexuel.  

A l'étranger, l'extrême droite se distingue aussi. La maire de Rome, Virginia Raggi, du mouvement cinq étoiles, est une femme, élue à 37 ans. A Turin, l'élue 5 étoile est plus jeune encore, 31 ans. On serait tenté d'en conclure que l'extrême droite est effectivement différente des autres partis: plus jeune, plus ouverte et plus diverse. 

 

La preuve par les données

Ce serait oublier l'heuristique de disponibilité. Ce "truc" de notre cerveau nous permet d'arriver à des conclusions sur la base d'exemples marquants. C'est la raison pour laquelle, à partir des souvenirs de catastrophes aériennes, on peut avoir peur de l'avion. Pour passer outre l'heuristique de disponibilité, il faut prendre un peu de recul et observer le phénomène dans son ensemble. Pour cela, les données sont nos alliées. 

Des données sur les caractéristiques des politiciens, nous en avons collecté quelques dizaines de milliers, avec l'aide de 318 étudiants de 14 écoles de journalisme en Europe [voir "méthodologie et données" ci-dessous]. Nous avons analysé des données au niveau national, régional et communal, en France et en Europe, depuis les années 1990. 

En élargissant la perspective, on voit que l'extrême droite est différente sur un point: l'âge de ses élus. Pour ce qui est des métiers, des études ou du genre, les élus d'extrême-droite sont comme les autres. Quand ils ne sont pas plus proches encore de l'élite. 

Des petits jeunes... de 48 ans 

En France, les élus d'extrême droite ont en moyenne 48 ans lors de leur élection. Quatre ans de moins que la moyenne des élus, mais pas vraiment des petits jeunes non plus. Pour une Marion Maréchal-Le Pen encore à l'université, on trouve des élus qui ont largement dépassé l'âge de la retraite. Jean-Marie Le Pen (élu à 86 ans), Jean-Michel Dubois (71 ans) ou Jean-Yves Waquet (70 ans) montrent que les seniors ont toute leur place à l'extrême droite. 

Le premier parti... des cadres du secteur privé

Le Front national affirme parler au nom du peuple. Le moins que l'on puisse dire, c'est que le peuple n'y est pas représenté dans toute sa diversité. A en juger par la profession de ses élus, l'extrême-droite en France rassemble surtout les cadres du secteur privé. Comme dans les partis dits "traditionnels", travailleurs manuels et agriculteurs ne sont pas placés en tête des listes électorales. 

La parité en trompe l'oeil

L'extrême droite compte presque autant d'élus que d'élues. C'est même la deuxième tendance la plus paritaire après les écologistes. Les conservateurs (Les Républicains) sont bons derniers, avec trois élues pour sept élus. 

On pourrait y voir la détermination du Front national à donner aux femmes les mêmes chances qu'aux hommes. La réalité est tout autre. Si la parité est obligatoire depuis 2003, les partis peuvent tricher plus facilement sur certains scrutins. Pour les législatives, les candidates sont souvent parachutées dans des circonscriptions difficiles à prendre. Sur les scrutins de liste (élections régionales, où le FN est très fort), les partis doivent alterner entre hommes et femmes. Si l'on ne regarde que les assemblées régionales, le FN est en fait le parti qui compte le moins d'élues

Il aurait été étonnant qu'un parti qui s'oppose à la parité (le programme du FN appelle cela un "racisme inversé") veuille faire élire des femmes. On le voit bien au niveau européen, où les partis d'extrême droite comptent plus d'élus qu'en France: l'extrême-droite compte une élue femme pour deux élus hommes, quasiment le plus faible ratio parmi les six tendances. 

 
Le parti de l'élite
Nous avons retracé le parcours scolaire de près de 500 élus français et les avons séparé en deux groupes: ceux qui sont passé par Sciences-Po (Paris ou autre), l'ENA et HEC, que l'on peut considérer comme des formations d'élite, et les autres. Si Les Républicains arrivent en tête de ce classement, avec un élu sur sept issu de l'élite, la deuxième tendance est... l'extrême-droite, avec un élu sur dix. 

Les jeunes ambitieux sentent la direction du vent. S'ils veulent un jour être ministres, il vaut mieux pour eux choisir un parti à fort potentiel de croissance. David Masson-Weyl en est un bon exemple. Encore étudiant à Sciences-Po, ce "social-souverainiste" a été élu à 22 ans dans la région Grand Est. Mathilde Palix-Androuet, 30 ans, Science-Po, ne s'y est pas trompée non plus. Anciennement proche du PS, elle s'est faite élire au conseil régional d'Île-de-France sur la liste FN quelques mois à peine après son entrée au parti.  

Le FN, "parti du peuple" ? Pas vraiment, c'est même plutôt un parti de notables. On y trouve plus de jeunes qu'ailleurs, c'est vrai. Mais ce sont - au moins en partie - de jeunes gens des grandes écoles qui ont bien compris qu'ils arriveront plus vite au pouvoir en passant par l'extrême droite. 

> Méthodologie et données 

Les données utilisées pour cette analyse proviennent de la plate-forme pédagogique jQuest. Elles ont été collectées par 318 étudiants inscrits dans 14 écoles de journalisme en Europe, dont, en France, l'Ecole Supérieure de Journalisme de Lille, l'Ecole de Journalisme et de Communication d'Aix-Marseille et le Master Journalisme et Médias Numériques de l'Université de Lorraine. 

Les élus y sont classés par tendance plutôt que par parti afin de permettre des analyses dans l'espace (entre pays) et dans le temps (en 20 ans, les conservateurs français sont passés du RPR à l'UMP puis aux Républicains, sans compter les partis de second rang). Les tendances sont déterminées par le rattachement du parti auquel est inscrit un élu au Parlement Européen (un parti rattaché au Parti Populaire Européen, comme Les Républicains, est classé comme conservateur, par exemple). 

En France, le registre national des élus (RNE), maintenu par le ministère de l'intérieur, contient des données similaires mais collectées par les préfectures (les catégories y sont déterminées par le préfet en toute opacité). Notre analyse permet de s'émanciper de ces données gouvernementales et de porter un autre regard sur les élus. Le RNE a néanmoins été utilisé pour valider nos conclusions. 

Les données sont disponibles sur cette feuille de calcul ci-dessous

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FILLON : COMMENT VEUT-IL ESCLAVAGISER LES FRANÇAIS ?

9 Janvier 2017, 18:23pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

FILLON : COMMENT VEUT IL ESCLAVAGISER LES FRANÇAIS ?
Un Blitzkrieg (signifiant en allemand « guerre éclair ») nommé Fillon donc, parce que François Fillon veut frapper son adversaire … vite et fort : dans une forme de Blitzkrieg. Mais l’adversaire, c’est qui ? Eh bien c’est nous : nous, le peuple français et sa représentation nationale.

Qu’on nous comprenne bien : Blitzkrieg n’est qu’une métaphore,  et celle-là est odieusement éclairante. C’est bien comme une guerre que François Fillon projette son début de quinquennat. Une guerre éclair contre les classes populaires et les classes moyennes.

Les ordonnances [38.1]
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En droit constitutionnel français, on appelle loi d'habilitation, une loi par laquelle le Parlement autorise le Gouvernement à légiférer par ordonnance. Elle en fixe la durée et le ou les domaines d'application, ainsi que le délai au cours duquel le gouvernement devra déposer un projet de loi afin de ratifier la ou les ordonnances. Si ce n'est pas le cas cette loi pourra être sanctionnée par le Conseil constitutionnel. Cette possibilité est permise par l'article 38 de la Constitution de la Ve République (alinéa 1).

Les votes bloqués [44.3]
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On appelle "vote bloqué" ou "vote unique" la procédure permise par la Constitution française (article 44 alinéa 3) qui permet au Gouvernement de demander à l'une ou l'autre des deux chambres du Parlement de se prononcer par un seul vote sur tout ou partie d'un projet de loi, en ne retenant que les amendements qu'il a proposés ou qu'il a acceptés. "Si le Gouvernement le demande, l'assemblée saisie se prononce par un seul vote sur tout ou partie du texte en discussion en ne retenant que les amendements proposés ou acceptés par le Gouvernement."

Engagement de responsabilité [49.3]
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L'engagement de responsabilité sur un texte (article 49 alinéa 3) permet au gouvernement d'imposer l'adoption d'un texte par l'Assemblée, immédiatement et sans vote, ce à quoi l'Assemblée ne peut s'opposer qu'en renversant le gouvernement par une motion de censure de l'alinéa 2. C'est l'une des dispositions les plus connues de la Constitution, souvent citée abusivement sous le vocable d'« article 49.3 ». Cet alinéa illustre une volonté de renverser les rapports entre gouvernements et parlements au profit des premiers : le pouvoir dit exécutif souhaite être moins subordonné au législatif et pouvoir faire adopter les lois nécessaires à sa politique malgré une opposition du parlement.

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Lorsque la droite s'associe avec l'intégrisme catholique, l’extrémisme identitaire et le Fn!

10 Décembre 2016, 09:45am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Lorsque la droite s'associe avec l'intégrisme catholique, l’extrémisme identitaire et le Fn!
Lorsque la droite s'associe avec l'intégrisme catholique, l’extrémisme identitaire et le Fn!
Lorsque la droite s'associe avec l'intégrisme catholique, l’extrémisme identitaire et le Fn!

Pour le sociologue J-Louis Schlegel, directeur de la rédaction de la revue «Esprit» nier le multi-culturalisme de la société française pousse la droite à prôner un retour à un passé fantasmé. « Les catholiques issus de la frange identitaire et racines chrétiennes instrumentalisées contre l’islam »

C’est une des questions qui a agité la primaire de la droite et du centre conservatrice ont-ils pesé dans la   « flambée » Fillon ? Ces troupes se reconnaissent dans une thématique apparue depuis une dizaine d’années : les racines chrétiennes de la France. Une notion qui révèle des peurs et un malaise identitaire, selon Jean-Louis Schlegel, sociologue des religions et philosophe,directeur de la rédaction de la revue "Esprit"

Y a-t-il un retour des catholiques en politique ?  
 Je ne le crois pas. Mais François Fillon, a su capter à la fois le catholicisme tranquille, plutôt bourgeois, de province, qui parle volontiers du « naufrage de toutes les valeurs », et le catholicisme activiste, jeune et aisé lui aussi, sorti de la Manif pour tous, rassemblé dans la mouvance politique Sens commun. Mais ces derniers ont été agonis d’injures pendant la campagne par les cathos partisans de Poisson, seul vrai candidat catholique selon eux…
Pourquoi parle-t-on autant des racines Chrétiennes ? 
Pour souligner que quelque chose, considéré comme essentiel dans l’identité française, a été perdu. Et on politise cette perte comme s’il y avait derrière une volonté maléfique, antichrétienne, on en fait un combat. Mais c’est oublier, ou feindre d’oublier, que même s’il y a une part de laïcisation volontaire, la sécularisation et la déchristianisation sont le lot commun des sociétés modernes. Et cette «perte» va bien au-delà des racines chrétiennes.                                                
Comment apparaît le thème des racines chrétiennes ?    
 Au début des années 80, Jean Paul II lance cette thématique des racines chrétiennes de l’Europe. En Pologne, il avait un adversaire ouvert : le pouvoir communiste. Lorsque Karol Wojtyla est devenu pape, il a réalisé que l’individualisme et le libéralisme moral - des ennemis insaisissables ! - régnaient en Europe occidentale. Dans plusieurs pays, des législations qu’il considérait comme permissives s’étaient mises ou se mettaient en place : l’IVG, des droits pour les homosexuels et les femmes, des législations qui facilitaient le divorce. Le combat contre l’avortement a été un thème central, je dirais même une obsession, du pontificat de Jean Paul II. Il parlait, au sujet de l’IVG, d’une «culture de mort».                            Selon lui, la liberté était mal utilisée en Europe de l’Ouest. Il voulait que l’Europe retrouve ses racines chrétiennes, et que les gouvernements résistent à la vague libérale-libertaire.
Etait-ce une entreprise de reconquête ?                    
   Ni Jean Paul II ni Benoît XVI n’étaient dupes : on n’allait pas rebâtir une chrétienté européenne. Ils avaient l’idée d’une société imprégnée des valeurs chrétiennes, d’une démocratie s’inspirant de la doctrine sociale de l’Eglise.
Au début des années 2000, ce thème se politise.  La rédaction du projet de traité constitutionnel européen provoque la polémique, avec une intervention du Vatican. Pourquoi ?

A l’initiative de parlementaires allemands, émerge une version qui fait mention de Dieu et du christianisme dans le préambule du traité. Jacques Chirac demande à Lionel Jospin, alors Premier ministre, de s’y opposer au nom de la laïcité. Les laïques français ont en effet vu là - à tort - une volonté de « rechristianiser l’Europe ». Je ne dis pas qu’il n’y avait pas d’arrière-pensées, mais c’était surtout un rappel historique, factuel. La polémique n’a d’ailleurs pris qu’en France, où la crainte était que d’un préambule, on tire des conclusions normatives inacceptables.

 
Lorsque la droite s'associe avec l'intégrisme catholique, l’extrémisme identitaire et le Fn!
Lorsque la droite s'associe avec l'intégrisme catholique, l’extrémisme identitaire et le Fn!
Comment la thématique des racines chrétiennes s’inscrit-elle désormais dans le débat public ?                         
C’est devenu un thème identitaire, souvent instrumentalisée contre l’islam, explicitement ou implicitement. Mais cette évolution est assez récente. Cela commence, me semble-t-il, au cours des «années Sarko». En 2004, Nicolas Sarkozy avait valorisé le rôle positif des religions dans la vie et l’espace publics. Il lance en 2009 le débat sur l’identité. Politiquement, quand il rend visite au pape en décembre 2007, il reprend à son compte la thématique de la foi chrétienne qui apporte une «espérance» supérieure à la laïcité. Il verse volontiers dans la nostalgie d’une identité chrétienne perdue. Il suffit de relire le discours du 3 mars 2011 au Puy-en-Velay, où il loue l’héritage chrétien de la France. Au même moment, le rapport à l’islam et aux Français musulmans se tend.
Pourquoi mobiliser la thématique des racines chrétiennes ?
 Nicolas Sarkozy l’a intégrée dans son affaire d’identité française. En 2011, il affirme que le multiculturalisme est un échec en France. Pourquoi a-t-il mêlé la religion à tout ça ? Il n’a jamais fait preuve d’une piété catholique excessive ou convaincue (il le reconnaît) et sa vie privée ne correspond pas vraiment aux standards de l’Eglise. La nouvelle cristallisation catholique s’est faite au moment de la contestation du projet de loi Taubira par la Manif pour tous, et elle est venue de la base. Il a fallu ce combat pour voir surgir une population qui n’était sans doute pas toute catholique pratiquante mais se reconnaissait dans des valeurs perçues comme chrétiennes.
Lorsque la droite s'associe avec l'intégrisme catholique, l’extrémisme identitaire et le Fn!
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Où se situe le Front national ?                              

Marine Le Pen ne reprend pas ce langage. Mais c’était avant l’émergence de François Fillon ! En fait, le Front national, aux alentours de 2010, sous l’égide de Marine Le Pen, se veut le vrai champion de la laïcité républicaine, face à une droite trop compréhensive, trop prête aux accommodements raisonnables. Les prières de rue, les repas halal, les femmes voilées, tout devient l’occasion de stigmatiser la visibilité supposée arrogante des musulmans, leur non-respect de la laïcité française, les faveurs que la République leur accorde. C’est Marion Maréchal-Le Pen qui va incarner le thème des racines chrétiennes, reprenant l’héritage de son grand-père, Jean-Marie Le Pen.

Des crèches dans les mairies, est-ce revendiquer ces racines chrétiennes ?

Les crèches dans l’espace public (hors des églises) font partie du folklore et de l’ambiance du temps de Noël. Beaucoup d’ailleurs ne connaissent que vaguement leur origine religieuse : c’est du folklore chrétien. Dans le contexte de crispation actuel, leur origine chrétienne a été rappelée par des militants de la laïcité, qui ont demandé leur interdiction dans les bâtiments publics, et par des maires qui ont politisé la question comme Robert Ménard à Béziers. Ces maires ont instrumentalisé les crèches pour marquer qu’on était en terre chrétienne, contre les musulmans et l’islam, mais aussi contre une laïcité présentée comme antichrétienne et intolérante.

Fillon est-il le héraut des racines chrétiennes ?      

Catholique pratiquant, il incarne une bourgeoisie aisée de province où le catholicisme fait partie des meubles. Il a pris la peine de répondre au texte des évêques sur la politique, parvenant à démontrer qu’il est en accord avec tout. Il a terminé un débat par un «n’ayez pas peur…» une injonction célèbre de Jean Paul II au début de son pontificat. Il rejoint cette culture qui se lève contre les «bobos» urbains, contre l’idéologie libérale-libertaire de Mai 68. Il surfe sur la thématique des racines chrétiennes, sans les mettre au centre de son discours. Contrairement à Alain Juppé, il a bien senti l’évolution de la droite française.

Il affirme qu’il ne veut pas d’une France multiculturelle…   On ne sait si c’est du discours de campagne ou une conviction profonde. Mais à droite, ce discours est très partagé. Le fait multiculturel est une réalité, mais à droite, on fait comme si c’était une politique voulue, programmée, une idéologie de gauche, qui piétine «nos valeurs».

Comment réagit l’épiscopat face à ce discours ?                    

La majorité des évêques français perçoit l’instrumentalisation politique. Ils voient et entendent les groupes qui «surfent» sur ce thème. Le texte sur la politique qu’ils ont publié à la mi-octobre ne va pas dans ce sens et, sans surprise, ils ont mis en rogne la droite la plus libérale sur le plan économique et la plus «tradi».

Bernadette Sauvaget

Ci-dessous le cas d'Hénin Beaumont, mairie FN:

Annulation de la crèche de Noël d'Hénin-Beaumont : le reportag...

La chaîne d'info locale Grand Lille TV a consacré hier soir un reportage à l'annulation de la crèche de Noël d'Hénin-Beaumont suite à mon recours au Tribunal Administratif de Lille.

Publié par David Noël, conseiller municipal PCF d'Hénin-Beaumont sur samedi 3 décembre 2016
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« Daesh nous empêche de voir que la question majeure est politique »

31 Juillet 2016, 15:55pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

« Daesh nous empêche de voir que la question majeure est politique »

Pour le psychanalyste Roland Gori, les auteurs des récents attentas sont les monstres du néolibéralisme. Daesh, estime-t-il, est l’arbre qui cache une crise politique profonde et sans issue immédiate, et qu’il devra pourtant falloir régler pour éradiquer ce terrorisme.

Politis : Comment analysez-vous ce qu’il s’est passé à Nice la semaine dernière ?

Roland Gori : La prudence serait de dire qu’on ne sait pas. Que l’on a besoin de temps pour préciser les données à recueillir par des enquêtes, et de temps pour une analyse multidimensionnelle mobilisant la pensée. Nous avons besoin de temps pour penser ce qui nous arrive, et comment nous en sommes arrivés là. Nous avons besoin de comprendre ce qui rapproche chacun de ces meurtres de masse et ce qui les différencie les uns des autres.

Globalement, nous réagissons trop vite. Ce qui peut être justifié, en matière de protection, de sécurité ou d’assistance, ne l’est plus en termes d’information ou d’analyse. Or, les dispositifs d’information et d’analyse sont eux-mêmes atteints, corrompus par les dérives de la « société du spectacle», du « fait divers » qui permet la marchandisation des émotions et des concepts. Cela n’est pas acceptable moralement et politiquement car cela détruit aujourd’hui les bases sur lesquelles se fondent nos sociétés et participe à fabriquer les tragédies que nous traversons. C’est le fonds de commerce de nos ennemis et de leurs alliés objectifs, et de leurs comparses involontaires.

cliquez dessous pour lire la suite de l'entretien 

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Hénin-Beaumont : le Front national perd son procès contre un élu communiste d'opposition

20 Juillet 2016, 07:44am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 

Le maire FN d'Hénin-Beaumont, Steeve Briois, et son bras droit Bruno Bilde ont perdu vendredi le procès en diffamation qu'ils avaient intenté contre le directeur de L'Humanité et un élu communiste de cette commune du Pas-de-Calais, selon le jugement publié dimanche par ce dernier.

Dans un communiqué de presse diffusé le 11 mars 2015, David Noël, élu d'opposition PCF de cette municipalité gagnée par le FN en 2014 dès le premier tour de scrutin, avait appelé à la démission de Steeve Briois et Bruno Bilde car, disait-il, "ils sont tous deux au coeur d'enquêtes judiciaires sur de graves soupçons de fraude". Le communiqué avait été repris sur le site internet du quotidien communiste L'Humanité.

L'élu faisait notamment référence à un article du journal Le Monde évoquant une enquête des services du Parlement européen sur la réalité du travail de certains attachés parlementaires des eurodéputés FN, dont Bruno Bilde, attaché de Steeve Briois en tant que député européen.

L'élu n'a "pas dépassé les limites de la liberté d'expression"

Dans son jugement, le tribunal correctionnel de Paris a estimé que "le lecteur" était "parfaitement informé que les informations fournies" dans le communiqué de l'élu communiste provenaient "d'un mouvement politique opposé aux parties civiles" - Steeve Briois et Bruno Bilde-, car l'auteur se présentait comme "conseiller municipal PCF d'Hénin-Beaumont".

En outre, selon les juges, David Noël avait marqué "une forme de distanciation par rapport aux accusations" qu'il relayait, car il avait précisé dans son communiqué que les informations relatées "provenaient de la presse" et avait noté que les faits, "s'ils (étaient) avérés", étaient "graves".

La 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris a donc jugé que David Noël n'avait "pas dépassé les limites admissibles de la liberté d'expression" et a relaxé les prévenus, David Noël, le directeur de L'Humanité Patrick Le Hyaric et le codirecteur de L'Humanité Silvère Magnon.

Dans ses réquisitions, le 13 mai, le ministère public avait estimé que les propos poursuivis présentaient un caractère diffamatoire.


http://france3-regions.francetvinfo.fr/nord-pas-de-calais/pas-de-calais/henin-beaumont/henin-beaumont-le-front-national-perd-son-proces-contre-un-elu-communiste-d-opposition-1045181.html​

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Les adjoints conseillers départementaux du FN payés 3 000 euros par mois ne veulent plus siéger dans les commissions !

24 Juin 2016, 17:33pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Le ton est un peu monté ce mardi matin, au deuxième jour de la plénière du conseil départemental du Pas-de-Calais. Estimant avoir servi d’« alibi » au président PS Michel Dagbert, qui selon eux ne leur aurait octroyé que des strapontins « dans des organismes et des commissions secondaires », les frontistes ont choisi de ne plus y siéger.

La tension est montée d’un cran, ce mardi, entre le camp frontiste et les autres. À l’origine d’un vigoureux échange, le « retrait » des élus d’extrême-droite de toutes les commissions et de tous les organismes dans lesquels ils avaient obtenu un ou des strapontins lors de l’installation du nouveau conseil départemental.

José Evrard, figure de proue de la troupe lepéniste à l’assemblée départementale, s’en est expliqué. Dénonçant le « sectarisme » de Michel Dagbert, qui aurait selon lui volontairement confié aux frontistes « des places au sein des organismes qui pèsent le moins sur l’échiquier départemental, mais pas dans ceux qui comptent ». Et de justifier ainsi ce « retrait », comme le refus « de servir de caution à une vision tronquée de la démocratie » de la part du président du CD 62, « qui se dédouane ainsi du mépris qu’il a à l’égard des élus du FN et bafoue les règles du pluralisme politique ».

« Ils fuient devant le travail »

C’est d’abord le maire communiste d’Avion et 7e vice-président du CD 62 (en charge du Revenu de Solidarité Active, de l’insertion, du Fonds de Solidarité Logement et du programme départemental de l’habitat), qui s’est gaussé du portrait ainsi dressé d’un Michel Dagbert soudainement mué en dictateur !

« Quand même mal venu de la part d’un groupe affilié à une famille (Le Pen) dont on ne compte plus les enquêtes judiciaires auxquelles elle est soumise ». Et de poursuivre, sarcastique : « Avec le FN, on allait voir ce qu’on allait voir. Ce qu’on voit aujourd’hui, c’est que les élus prennent leurs jambes à leur cou et fuient devant le travail ».

C’est ensuite le Berckois Bruno Cousein, au nom du groupe (de droite) Union Action 62, qui s’est indigné de ce retrait collégial des frontistes : « Si c’est un droit que de se présenter aux suffrages, c’est un devoir que de remplir ensuite, une fois élu, ses engagements. Soit on les assume, soit on démissionne purement et simplement ! »

« Ça fait partie du job »

Une formule reprise à son compte par le porte-parole du groupe socialiste, le Liévinois Laurent Duporge. « La démocratie, on ne l’utilise pas seulement quand ça nous arrange », tempètera-t-il pour fustiger ce qu’il nomme une « désertion ». « Le rôle d’un élu ne se résume pas à être présent et faire du bruit quand il est sûr que ça se voit et ça s’entend. Le travail dans les organismes et les commissions, ça fait partie du job, on touche une indemnité pour ça ! »

Le frontiste harsénien José Évrard, piqué au vif, aura rangé ces prises de position au rayon « politique de caniveau », appelant ses détracteurs à « balayer chez eux avant de donner des leçons de morale aux autres ».

En attendant, les élus FN ne prendront plus part aux réunions des commissions et organismes extérieurs du CD 62 dans lesquels ils siégeaient.


H. Fé  (voix du nord)

Les adjoints conseillers départementaux  du FN  payés 3 000 euros par mois ne veulent plus siéger dans les commissions !

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« Il faut interdire les manifs de la CGT pas les réunions sportives »

20 Juin 2016, 19:24pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Le choeur de LaValls et Blummollet.

 

« Il faut interdire les manifs de la CGT pas les réunions sportives »

Valls, ce minable petit caudillo de Matignon et son compère du fb st Honoré ont fait leur choix :

 

Plutôt les héritiers d'Hitler que la colère populaire.

 

A quand le retour de la Francisque ?  

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LE FRONT NATIONAL OU L’IMPOSTURE SOCIALE

4 Avril 2016, 17:39pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Le FN se proclame la voix des oubliés, de tous ceux qui n’ont pas droit à la parole et qui subissent la politique des partis traditionnels, des gouvernements successifs et de Bruxelles. Dans cette énumération de responsables, il en oublie volontairement un : le patronat. Les fermetures d’usines, les suppressions d’emplois, le chômage, les bas salaires, la remise en cause des acquis sociaux ne seraient pas de sa responsabilité. Comme si les décisions du gouvernement socialiste Hollande, et celles de Bruxelles, n’étaient pas prises en fonction des besoins et des seules exigences du patronat !

Ainsi à propos du projet de loi dite El Khomri, les dirigeants du FN, F. Philippot et M. Le Pen dans un communiqué expliquent de long en large qu’ils approuvent ce texte. Et Philippot ajoute qu’il condamne les manifestations organisées contre cette loi : « Nous devons être attentifs aux problèmes des entreprises ».

Le Vice-Président du FN Louis Alliot s’en est expliqué longuement à ce sujet dans le journal « Le Figaro » : Extraits : « Si l’on porte un discours social, il faut aussi l’avoir pour les entreprises… Il faut bien admettre que les fonctionnaires, même les petits, sont mieux lotis… Je suis favorable à l’Etat fort mais cet Etat doit être au service des entreprises. Il doit peser sur un certain nombre de lois ».

Le député Gilbert Collard déclarait pour sa part : « si l’entreprise est en difficulté il faut que les salariés participent à la solution, fassent des efforts ». Ces propos récents s’ajoutent à tout ce qu’ont pu déjà dire Marine Le Pen, sa nièce Marion Maréchal et bien d’autres.

Autre exemple, France Inter reçoit Maréchal le Pen le 9 mars. Au journaliste qui l’interroge sur la proposition du FN de revenir à l’âge de départ à la retraite à 60 ans, elle répond : « le FN est pour 40 années de cotisations ce qui amène aujourd’hui à un départ effectif aux environs de 65 ans pour toucher une pension complète »… C’est exactement la position du patronat !

Le FN ne demande jamais l’augmentation du SMIC et de l’ensemble des salaires ? Pourquoi ? Parce que ce serait au patronat de la payer. Marine Le Pen ne désapprouve pas les 270 milliards versés chaque année par le gouvernement au patronat comme le Crédit Impôt Compétitivité Emploi (CICE), le pacte de responsabilité, etc… Mais elle précise qu’elle est pour la réduction des cotisations sociales et des impôts des entreprises. Arrêtons-nous sur sa position vis-à-vis des syndicats telle qu’elle est exprimée dans son programme. Il veut « des syndicats représentatifs qui seront mieux à même de discuter dans des logiques de concertation constructives et moins tentés de recourir à un rapport de force (grèves, manifestations) pour pallier leur manque de représentativité ». En clair, des syndicats à la solde du patronat chargés de désarmer les travailleurs face aux exigences de celui-ci.

Avec de telles propositions c’est sans surprise que les dirigeants du FN sont accueillis dans les médias nationaux et locaux, par les journaux tous aux mains des capitalistes et de leurs gouvernements. En donnant au FN de telles tribunes, ils lui permettent de jouer son rôle en détournant la colère populaire du véritable responsable : le système capitaliste. Il est bien le troisième fer au feu envisagé pour prendre la relève du gouvernement socialiste.

Article transmit par « Le COQ »

« Quand les salariés sont dans la rue pour défendre leurs droits, le FN n’est jamais là ! … C. LAVERITE

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