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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Articles avec #extreme droite

Au Parlement européen, les votes méprisants du FN et de Marine Le Pen à l’égard des travailleurs

21 Avril 2017, 12:21pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Au Parlement européen, les votes méprisants du FN et de Marine Le Pen à l’égard des travailleurs

Dans le cadre de la campagne présidentielle, le Front national et sa candidate Marine Le Pen cherchent à labourer les terres de la gauche en se posant en défenseurs des travailleurs et des protections sociales. Pendant ce temps, au Parlement européen, les eurodéputés frontistes montrent un tout autre visage : ils se désintéressent des accords de libre-échange et de leurs conséquences, refusent de lutter contre les délocalisations, soutiennent le « secret des affaires » qui protège les multinationales, s’opposent à l’égalité femmes-hommes au travail, freinent la prévention des cancers professionnels ou la lutte contre l’évasion fiscale. Les votes des députés d’extrême-droite démontrent qu’ils ne se préoccupent pas des intérêts des travailleurs, et ne souhaitent pas une société moins injuste.

L’affaire des « faux » assistants parlementaires du Front national au Parlement européen, qui valent aujourd’hui à Marine Le Pen une demande de levée de son immunité parlementaire, a mis en lumière combien le parti d’extrême-droite a su profiter matériellement de sa présence à Bruxelles et à Strasbourg. Avec une vingtaine de sièges d’eurodéputés remportés en 2014, le FN a mis la main sur une manne qui lui a permis de rémunérer élus et permanents. Mais qu’en a-t-il fait politiquement ?

Dans sa campagne électorale, le Front national et sa candidate Marine Le Pen cherchent à attirer le vote des travailleurs et des déçus de la gauche, en s’appropriant certains symboles comme la retraite à 60 ans. Ils ne cessent de dénoncer les délocalisations, la finance et les lobbys. L’Union européenne et la monnaie unique sont présentées comme la source exclusive de tous nos maux économiques et sociaux. Voilà pour les grands discours frontistes.

L’historique des votes des eurodéputés FN au Parlement européen raconte une toute autre histoire. Qu’il s’agisse de libre-échange, d’améliorer la sécurité des travailleurs, d’égalité professionnelle, de secret des affaires ou de droits syndicaux, les parlementaires frontistes ratent rarement une occasion de démontrer leur dédain total pour les travailleurs et leurs intérêts. Ils se montrent particulièrement actifs pour saborder les modestes efforts des parlementaires de Bruxelles pour promouvoir une Europe plus sociale. Le bilan des élus frontistes au Parlement européen met en lumière le vrai visage économique et social de l’extrême-droite : le mépris pour les salariés, français et étrangers.

Accords de libre-échange : le FN s’en moque

Premier constat : sur les grands sujets que la candidate Marine Le Pen met en avant en France pour dénoncer l’Europe et ses « diktats », comme la directive travailleurs détachés ou les accords de libre-échange type Tafta ou Ceta, les eurodéputés frontistes ne paraissent pas franchement mobilisés. Entre les discours fervents à destination des électeurs français et la réalité des votes au Parlement, c’est parfois le grand écart. Déjà, en avril 2014, lors de la précédente législature, Marine Le Pen avait choisi de s’abstenir, plutôt que de voter contre la directive sur les travailleurs détachés, malgré ses critiques virulentes contre ladite directive en France. En mars 2016, à nouveau, l’eurodéputé LR Jérôme Lavrilleux a publiquement dénoncé l’absence de l’ensemble des frontistes lors d’un débat au Parlement sur les travailleurs détachés.

Même observation en ce qui concerne les accords de libre-échange. Le 28 mai 2015, la commission « Commerce international » – dont Marine Le Pen est membre titulaire – se prononce sur le projet d’accord de libre-échange transatlantique, ce fameux Tafta que la patronne du FN ne cesse de pourfendre dans ces discours. Mais elle n’a pas jugé bon de faire le déplacement. Ni d’ailleurs son suppléant d’alors, Aymeric Chauprade. Bis repetita en janvier 2017, lorsque la commission Commerce international est saisie de l’accord de commerce entre Europe et Canada, le Ceta, qui contient les mêmes dispositions controversées que le Tafta. Marine Le Pen veut bien faire le déplacement pour voter contre le Ceta en plénière devant les caméras, mais quand il s’agit de mener les batailles concrètes en commission, elle a visiblement mieux à faire. Pendant ce temps, organisations non gouvernementales, mouvements sociaux et eurodéputés de gauche et écologistes se mobilisaient.

Lutter contre les délocalisations : Marine Le Pen s’y refuse

Toujours dans le domaine commercial, une importante bataille se livre en mai 2016 au sujet de la Chine. La Commission aussi bien que le Conseil européen envisagent alors d’accorder à la Chine le statut d’économie de marché. Cela aurait davantage ouvert les portes des marchés européens aux produits chinois, à un moment où de nombreux secteurs industriels souffrent de la concurrence chinoise et de son dumping social. Les eurodéputés votent finalement une résolution appelant la Commission à refuser à la Chine ce statut d’économie de marché. Les parlementaires frontistes se sont abstenus...

C’est encore pire en ce qui concerne les délocalisations industrielles, un autre cheval de bataille du parti d’extrême-droite en France. En octobre dernier, suite à l’annonce de la fermeture d’une usine Caterpillar en Belgique et à la menace de fermeture de l’usine Alstom de Belfort, le Parlement européen adopte une résolution sur la lutte contre la désindustrialisation en Europe. Cette fois, les eurodéputés frontistes votent carrément contre, à l’exception de Florian Philippot.

Le « secret des affaires » protégeant les multinationales : le FN vote pour

L’un des votes qui a le plus été reproché aux eurodéputés frontistes est leur soutien à la directive « secret des affaires », adoptée par le Parlement européen au printemps 2016 malgré une campagne virulente de la société civile, des journalistes et des syndicats (lire notre article). Ce texte comporte des risques graves de régression en matière de droit à l’information et expose tous ceux qui s’intéresseraient de trop près aux activités des entreprises à des poursuites judiciaires. Là encore, les invectives répétées du FN contre les lobbys et le manque de transparence des institutions européennes ne l’empêchent pas de valider un texte en contradiction flagrante avec ces beaux discours. D’autant plus que la directive a été directement inspirée par des cabinets de lobbying au service de grandes multinationales, qui ont travaillé main dans la main avec la Commission, comme l’a montré une enquête de l’ONG bruxelloise Corporate Europe Observatory. C’est peut-être pourquoi Louis Aliot, compagnon de Marine Le Pen et lui aussi eurodéputé, a cherché ultérieurement à prétendre, face à des journalistes, que le FN n’avait en fait pas voté pour cette directive…

Pourquoi les députés FN soutiennent-ils une telle mesure favorable aux multinationales, à leurs stratégies de contournement de l’impôt, à leurs pratiques néfastes en matière sociale ou environnementale ? Sans doute parce que le parti d’extrême droite s’accorde avec la vision du monde de certains grands groupes français qui se sentent menacés par la concurrence « étrangère ». Les révélations des Panama Papers, quelques jours auparavant, ont aussi probablement joué un rôle. Des proches de Marine Le Pen comme Frédéric Chatillon – ancien militant du groupuscule néofasciste violent Gud – et l’expert-comptable Nicolas Crochet, ont ainsi été mis en cause. Ils avaient recouru à des montages financiers « offshore » pour mettre à l’abri dans des paradis fiscaux des fonds provenant de leur société Riwal, principal prestataire du FN pour sa communication. Le but de l’opération était, selon leur propre aveu au Monde, d’« échapper à la pression médiatique ». La directive « secret des affaires » compliquera ce type d’investigations.

Renforcer le pouvoir des salariés : le FN vote contre

Malgré leur rhétorique sur les attaques contre les travailleurs, les eurodéputés frontistes ne sont pas tendres envers les syndicats. Lors du vote de la résolution du Parlement européen sur les affaires Alstom et Caterpillar, ils ont rejeté une série d’amendements visant à renforcer les droits des salariés et de leurs représentants face aux restructurations et aux licenciements boursiers, et à les associer plus étroitement à la définition des stratégies des entreprises.

Lors de l’adoption de la loi travail en France en 2016, alors même que Marine Le Pen dénonçait publiquement le texte, les sénateurs FN David Rachline et Stéphane Ravier ont cherché à y inclure en douce, avant de les retirer, plusieurs amendements visant à réduire les droits syndicaux, notamment dans les petites entreprises, et supprimer certains droits sociaux comme le compte pénibilité. De quoi ravir le patronat.

Droits des femmes et égalité au travail : le FN vote contre

La défense des droits des travailleuses et de l’égalité au travail ne semble pas compatible avec la vision du monde du Front national. Comme le rappellent l’eurodéputée socialiste Pervenche Bérès dans un petit livre, ou la journaliste Marine Turchi dans un article plus ancien pour Mediapart, les parlementaires FN s’opposent systématiquement aux efforts du Parlement européen dans ce domaine. Ils « ont voté contre les huit rapports présentés au Parlement européen depuis 2014 visant à renforcer les droits des femmes, écrit Pervenche Bérès. Ils sont opposés au congé maternité harmonisé à 20 semaines partout en Europe et rémunéré à 100 % ; ils sont contre un salaire égal entre les femmes et les hommes à compétences égales. » L’eurodéputé frontiste Dominique Martin a défendu en séance la « liberté des femmes de ne pas travailler » et de « s’occuper de leur foyer », à laquelle il faudrait accorder selon lui une importance au moins égale à celle de l’égalité salariale.

Prévenir les cancers professionnels : le FN vote contre

Le Front national est tout aussi absent sur les questions de santé et de sécurité au travail. Une proposition de directive sur les cancers au travail est actuellement en cours de discussion au Parlement. Les eurodéputés de la commission Emploi ont souhaité renforcer la proposition très faible élaborée par la Commission (lire notre article), en fixant des seuils d’exposition plus stricts et en incluant de nouvelles substances dans la liste des produits potentiellement toxiques. Les deux députés FN qui siègent dans cette commission, Dominique Martin et Joëlle Ménil, sont parmi les rares à s’y être opposés. On verra quelle sera leur attitude lors du vote en plénière.

Lutter contre l’évasion fiscale : le FN vote contre

Une grande partie des votes négatifs des eurodéputés FN contre des mesures visant à défendre les travailleurs et les classes défavorisées semblent motivés par le refus de toute avancée sociale dès lors qu’elle se situe au niveau européen. Ils rendent Bruxelles et l’euro responsables de la détresse sociale que connaissent de nombreux Français, mais contribuent dans le même temps à bloquer toutes les tentatives d’atténuer le carcan néolibéral qui pèse aujourd’hui sur l’Europe.

Quand bien même ils ne cessent de dénoncer l’évasion fiscale des multinationales – du moins quand elles sont états-uniennes –, ils ont refusé de voter en faveur d’une résolution du Parlement, adoptée en décembre 2015, sur la lutte contre l’évasion fiscale en améliorant « la transparence, la coordination et la convergence des politiques en matière d’impôts sur les sociétés au sein de l’Union ». Explication de ce refus ? Cela risquait d’encourager une évolution vers une « union fiscale ».

Socle européen des droits sociaux : le FN vote contre

En janvier dernier, ils ont tous voté contre la proposition de créer un « socle européen des droits sociaux ». Ce socle est destiné à compléter l’architecture européenne et à lutter contre le dumping social en formalisant un seuil minimal de droits sociaux en deçà desquels les États membres ne devraient pas descendre. Les parlementaires frontistes considèrent qu’il s’agit d’une atteinte inacceptable à la souveraineté nationale.

De manière similaire, ils ont voté en septembre 2016 contre une résolution du Parlement européen sur la lutte contre le dumping social en Europe, au motif que la seule et unique solution à ce problème était selon eux de supprimer la directive sur les travailleurs détachés [1]. Ils refusent donc de s’associer de quelque manière que ce soit aux efforts mis en œuvre par le Parlement européen pour l’améliorer. Il est vrai que de nombreuses voix à gauche sont sceptiques sur ces efforts, mais c’est surtout en raison de l’opposition des pays d’Europe de l’Est, et non par refus de principe d’une action à l’échelle européenne.

Toujours selon la même logique, les eurodéputés FN « ont voté contre la proposition d’un registre commercial transparent et accessible de toutes les entreprises de l’Union ; contre, encore, la création d’une agence européenne du transport routier, chargée de faire appliquer correctement la législation de l’Union et de promouvoir la coopération entre tous les États membres sur ces questions », rappelle encore Pervenche Bérès. Pour le FN, visiblement, mieux vaut pas de solution qu’un début de solution européenne.

Olivier Petitjean

NOTE : Cet article a été amendé le vendredi 21 avril pour donner les références des absences de Marine Le Pen en commission Commerce international, et préciser qu’elle a bien fait le déplacement pour voter en plénière contre le Ceta.

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L'inposture FN

15 Avril 2017, 07:19am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

L'imposture FN

Vidéo à partager pour dévoiler l'imposture du Front national et les mensonges de Marine Le Pen. Le meilleur barrage au FN c'est le vote pour Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle et pour les candidats soutenus par le PCF aux législatives

Publié par PCF - Parti Communiste Français sur lundi 10 avril 2017

Le PCF dévoile l'imposture du Front national et les mensonges de Marine Le Pen. 
Le meilleur barrage au FN c'est le vote pour Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle et pour les candidats soutenus par le PCF aux législatives

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La Rafle du Vel' D'hiv et la préférence nationale des bleu blanc brun: le révisionnisme historique du FN est une insulte aux victimes !

12 Avril 2017, 16:18pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

La Rafle du Vel' D'hiv et la préférence nationale des bleu blanc brun:  le révisionnisme historique du FN est une insulte aux victimes !

La candidate de l'extrême droite à la présidence de la République française - rien que ça- a nié publiquement hier la responsabilité de la France dans la rafle antisémite du Vel' d'Hiv, perpétrée les 16 et 17 juillet 1942 dans Paris et sa banlieue. Ce n'est pas la première fois que le parti d'extrême droite révise ainsi les années noires de l'Histoire de France, sous l'Etat français de Philippe Pétain collaborant avec l'Allemagne nazie. Nombre  de français dits de souche, ayant collaborés avec le Reich Hitlérien, se sont retrouvés en 1972 comme dirigeants du FN.

 

Ainsi il en est de Léon Gaultier

La Rafle du Vel' D'hiv et la préférence nationale des bleu blanc brun: cela semble en indisposer certains du côté de la pensée unique

Né en 1915, il entre en 1941 au Cabinet de Paul MARION fondateur du Parti populaire français d'inspiration fasciste et futur ministre de Philippe Pétain. Léon Gaultier fonde la Milice, organisation para-militaire créée pour traquer les Juifs et la Résistance et armée par l'Allemagne nazie. En 1943, Léon Gaultier est sous-lieutenant de la SS et combat contre l'Armée rouge.

Arrêté à la Libération, il est condamné à 10 ans de réclusion, Mais libéré en Juin 1948, après que le PCF ait été chassé du gouvernement de la France, il devient Directeur des relations publiques pour l’Agence Havas jusqu’en 1958. Il avait été chroniqueur à Radio Vichy durant la guerre. Il quitte Havas pour être Directeur du Syndicat des grossistes en produits alimentaires. 

 

Par la suite, il cofonde avec Jean-Marie Le Pen la Société d’études et de relations publiques spécialisée dans l’édition de discours politiques et chants militaires, notamment nazis. En 1972, il compte parmi les membres fondateurs du conseil national du Fn.

 

Le  a lieu l'élection du premier bureau politique du FN, avec pour président Jean-Marie Le Pen. Le vice-président est François Brigneau, engagé dans la Milice après le débarquement des Alliés en Normandie en juin 1944. Le trésorier est Pierre Bousquet,  ancien caporal de la 33e division de grenadiers SS Charlemagne. il fait partie des 300 Français qui combattront les Russes en avril 1945 dans Berlin.

 

Pourquoi la candidate de l'extrême droite renierait-elle ceux qui collaborèrent sous le régime Vichy avec l'Allemagne nazie et fondèrent le parti de son père, celui-ci ayant été aidé financièrement comme héritier de la fortune du cimentier Lambert en 1976?

Il y a 70 ans, 528 juifs de la région lensoise ont été déportés. Une rafle très méconnue...

Cela s'est passé dans la nuit du 10 au 11 septembre 1942... 528 juifs de la région étaient arrêtés et déportés. La plupart étaient d'origine polonaise. Ils étaient arrivés dans les années 20 pour travailler dans les mines, comme leurs compatriotes catholiques... Cet épisode tragique de la 2è guerre mondiale est resté largement méconnu. Très peu sont revenus vivants après cette rafle.

Lens: une rafle méconnue... par France3Nord-Pas-de-Calais

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Une ville FN vire le cégétiste par téléphone

4 Avril 2017, 18:41pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Une ville FN vire le cégétiste par téléphone

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Tract commun CGT, FSU et SOLIDAIRES,contre l’Extrême-Droite dans le Pas-de-Calais.

4 Avril 2017, 17:40pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Tract commun CGT, FSU et SOLIDAIRES,contre l’Extrême-Droite dans le Pas-de-Calais.

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ELUS FN : QUEL BILAN POUR NOTRE RÉGION

30 Mars 2017, 18:07pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

ELUS FN : QUEL BILAN POUR NOTRE RÉGION
ELUS FN : QUEL BILAN POUR NOTRE RÉGION

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FN : Carnaval, c'est fini !

6 Mars 2017, 18:17pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

FN : Carnaval, c'est fini !

Jean-Marie Le Pen condamné pour contestation de crime contre l'humanité

FN : Carnaval, c'est fini !

Nouvelles du Front : Marine Tondelier interviewée sur Wéo (27-02-17)

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FN: Les "affaires" rondement tournées

1 Mars 2017, 19:53pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Ceux, du Fn ou du Lr de Fillon sont là pour s'enrichir sur le compte de l'Etat et de l'Europe!
Ceux, du Fn ou du Lr de Fillon sont là pour s'enrichir sur le compte de l'Etat et de l'Europe!

Ceux, du Fn ou du Lr de Fillon sont là pour s'enrichir sur le compte de l'Etat et de l'Europe!

Le maire Fn d’Hayange (57) ville de 15000 habitants, mis en examen ;

Voilà qui fait tâche pour le parti de la « marine nationale »

Le maire Fn d’Hayange Fabien Englemann a été mis en examen pour favoritisme dans le cadre de marché public de sa commune.

La justice lui reproche d’avoir acheté des photocopieuses pour un montant de 100 000 euros sans passer par un appel d’offres. « 10 fois la valeur objective » des appareils, selon une source proche de l’enquête... 

Deux mises en examen en une semaine dans l'entourage de Marine Le Pen

Peu disserte sur les soupçons d'emploi fictif visant des proches de son rival à l'élection présidentielle, Marine Le Pen est elle-même impliquée dans plusieurs affaires judiciaires. Mercredi, sa cheffe de cabinet a été mise en examen dans l’affaire des assistants européens du Fn, qui concerne également des soupçons d'emploi fictif. 

Le parti est soupçonné d'avoir payé certains de ses employés, ne travaillant pas à Bruxelles, avec des fonds destinés à rémunérer le travail des assistants parlementaires des députés européens. La présidente du FN a refusé d'être auditionnée. Elle n'est, en revanche pas soupçonnée d'enrichissement personnel dans cette affaire, ce qui explique sans doute son insistance sur ce point des accusations contre François Fillon.

Un proche de Marine Le Pen, Frédéric Chatillon, a également été mis en examen, pour "abus de biens sociaux" dans le cadre d'une enquête sur le financement de plusieurs campagnes électorales du Fn, en 2014 et 2015.

Lire l'article ci-dessous sur le blog du 27 février 2017

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Front national: Un ancien conseiller de Marine Le Pen dénonce «un système de corruption généralisé»

27 Février 2017, 21:12pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

La corruption généralisée au FN et partout dans la politique. La Kleptocratie est au pouvoir et ce sont les partisans, qui contribuent à ce que ce système perdure. Quand on voit les Balkanis 15 ans de corruptions et 15 ans de réélection. Et qu’on ne vienne pas parler de vengeance d’un « écarté » ou autre, il y a trop de magouilles pour que l’on soit dupes.

 

Gaël Nofri, conseiller de Marine Le Pen pendant la présidentielle de 2012, affirme avoir été rémunéré via un cabinet d’expertise comptable où il n’a « jamais mis les pieds »…

Il dit avoir été rémunéré par un cabinet d’expertise comptable où il n’a «jamais mis les pieds». Gaël Nofri, conseiller de Marine Le Pen pendant la présidentielle de 2012 désormais en rupture, a dénoncé dimanche «un système de corruption généralisé au FN» au sujet du financement des campagnes de 2012. Quick Adsense WordPress Plugin: http://quicksense.net/

05 Janvier 2015

> A lire aussi : «Coup monté», «pipeau», «complot», les militants FN se moquent des affaires

«En 2012, j’ai eu une rupture nette avec Marine Le Pen sur deux questions: un système de corruption généralisé que cette affaire avait révélé, et l’alliance du FN avec les identitaires à Nice», a indiqué à l’Agence France Presse ce conseiller municipal niçois désormais dans la majorité du président LR de région, Christian Estrosi.

«On me dit « il y a un problème, il faut passer sur un contrat avec le Parlement européen »»

Il confirmait là un témoignage livré à Mediapart et Marianne au sujet de son emploi comme «conseiller aux services publics» pour la présidentielle de 2012, qui lui vaut, selon des sources judiciaires, d’être cité dans l’enquête qui a valu au FN son renvoi en correctionnelle.

> A lire aussi : Deux cars de militants FN pris pour cible par des opposants

«En septembre 2011, je signe un contrat de campagne avec Marine Le Pen, qui m’a proposé de travailler avec elle. En 2012, on me dit: « il y a un problème, il faut passer sur un contrat avec le Parlement européen ». Je refuse», raconte celui qui a ensuite dirigé la campagne européenne de Jean-Marie Le Pen dans le Sud-est en 2014.

«En mai 2012, mon contrat s’arrête. Je vais pour m’inscrire au chômage. On me dit que les cotisations n’ont pas été versées. Je me dispute alors avec Marine Le Pen», poursuit-il. «C’est là qu’on me dit que Nicolas Crochet», expert-comptable du FN renvoyé lui aussi en correctionnelle, «allait m’envoyer un contrat pour me régulariser. J’attends, je gueule tout l’été», continue Gaël Nofri.

Il finit par signer «après cinq mois sans salaire ni chômage»

«En septembre, Crochet me donne le contrat, je vois que ce n’est pas un contrat de campagne mais de conseil dans son cabinet d’expertise comptable. J’assume, je signe après cinq mois sans salaire ni chômage», confirme-t-il, alors qu’il dit n’avoir «jamais mis les pieds» dans ce cabinet.

> A lire aussi : Le trésorier du FN attaque le journal «Le Monde» en justice

«J’interroge Marine Le Pen par SMS, Louis Aliot au téléphone, ils ne me répondent pas. A partir de ce moment-là, je suis en rupture totale» avec Marine Le Pen, confirme-t-il, racontant avoir rencontré les enquêteurs en septembre 2014 pour leur «apporter des éléments».

Dans cette affaire, le FN est soupçonné d’avoir mis en place, via des kits de campagne fabriqués par Riwal, une escroquerie au préjudice de l’Etat, qui rembourse les frais de campagne, et ce par le biais notamment de surfacturations. Le parti, des dirigeants et des proches de la présidente du FN sont renvoyés en correctionnelle.

Source 20Minutes

 

 

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l'Affaire du Financement du FN

6 Février 2017, 19:43pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

l'Affaire du Financement du FN

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La chute de la banque russe du FN

30 Janvier 2017, 17:07pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

La chute de la banque russe du FN

Pourquoi Le Pen (père) a-t-il soudainement pris la défense du marquis de la Rillette

Depuis sa faillite, la banque qui a prêté 9 millions d’euros au FN est dans le viseur de la justice russe. Et à travers elle, toutes les irrégularités qui se sont déroulées en coulisses. Le curateur, l’Agence d’assurance des dépôts, a découvert que le prêt au FN avait été transféré à une obscure petite société moscovite. Un ancien vice-directeur a été arrêté, soupçonné de détournements massifs. Le FN refuse de se prononcer sur cet incroyable imbroglio.   

Un gouffre financier et des malversations en série. C’est en résumé ce qu’il reste aujourd’hui de la First Czech-Russian Bank (FCRB), la banque tchéco-russe qui a accordé, en septembre 2014, un prêt de 9 millions d’euros au Front national. Depuis la liquidation de l’établissement, en juillet 2016, la presse russe s’est emparée du dossier, et elle publie régulièrement des informations sur les dessous d’une faillite qui pourrait devenir très embarrassante pour Marine Le Pen, ...

Le 10 janvier dernier, l’agence de presse RNS (Rambler News Service), se fondant sur plusieurs documents, révélait l’existence d’un tour de passe-passe qui s’est déroulé une semaine avant la mise sous tutelle de la First Czech-Russian Bank (FCRB), en 2015. Le 18 mars de cette année-là, alors que la banque était à l’agonie, la créance du Front national a été rachetée en vertu d’un « contrat de cession » de 9,4 millions d’euros par une petite société du nom de Conti.

Cette SARL, installée en périphérie de Moscou, à Boutovo, a comme principales activités la « location de voitures et de matériel ». Créée en octobre 2010, avec un capital de 10 000 roubles – d’après le registre du commerce que nous avons consulté –, elle affichait en 2014 un chiffre d’affaires de 887 millions de roubles (13,7 millions d’euros), avec un passif de 6,9 millions de roubles

Car c’est désormais l’Agence d’assurance des dépôts bancaires russes (ASV) – l’autorité administrative qui a été chargée par la banque centrale russe d’assainir la situation après la faillite de la First Czech-Russian Bank, à l’été 2016 – qui demande des comptes. Son travail consiste, dans la mesure du possible, à rembourser les déposants et à recouvrer les créances...

...Dans un document daté du 17 novembre 2016 et disponible sur son site, l’ASV s’adresse à la cour d’arbitrage de Moscou pour faire annuler une dizaine de transactions réalisées par la First Czech-Russian Bank, dont certaines à la veille de la mise sous tutelle de la banque. Dans cette liste apparaît, au point 9, le fameux « contrat de cession » (№09/16/ЮЛ) signé, le 18 mars 2016, entre la SARL Conti et la First Czech-Russian Bank. Montant : 9,4 millions d’euros. ...

Contacté par Mediapart, Wallerand de Saint-Just, le trésorier du FN, n’a pas voulu confirmer ou infirmer cet imbroglio juridico-bancaire. « J’ai dit : aucun commentaire », répond-il, manifestement agacé, par SMS à l’une de nos sollicitations argumentées. « Il y a des problèmes juridiques là-bas, c’est de la cuisine, avait-il expliqué au Monde, qui révélait une partie de l’histoire au début du mois, alors que l’existence de la société Conti n’était pas encore connue.  

Le 20 janvier, le quotidien russe Kommersant a révélé que l’ancien vice-directeur de l’établissement, Dmitri Merkoulov, était désormais sous les verrous, sur décision d’un tribunal moscovite. C’est là le résultat d’une procédure pour détournement de fonds à vaste échelle au sein de la FCRB, ouverte le 1er décembre 2016, sur demande de l’ASV et de la Banque centrale de Russie. Dmitri Merkoulov est soupçonné d’avoir, juste avant la faillite, organisé la vente illégale d’actifs de la FCRB – des sociétés et des biens immobiliers – pour un montant total de deux milliards de roubles (31,5 millions d’euros) et d’avoir empoché l’argent.

L’ancien vice-directeur continue à nier farouchement sa culpabilité, faisant valoir qu’il n’a travaillé que deux semaines au sein de la banque, engagé le 9 mars 2016, juste avant sa mise sous tutelle. Il n’aurait ainsi fait qu’apposer sa signature sur des transactions préparées, avant son arrivée, par la direction de l’époque, parmi laquelle figurait le directeur de l’établissement Roman Popov. Soit l’homme qui avait donné son feu vert pour le prêt accordé au Front national qui, lui, semble pour l’instant échapper aux poursuites.

Il est évident que ces "incidents" lesquels  avec l'affaire des remboursements par les Le Pen père et fille des sommes indûment reçues pour rémunérations de leurs attachés politiques et chauffeurs, eux aussi fillonisés, conduit le f-haine à en rabattre et ne pas trop se faire remarquer sur ce sujet dans la période.

lire aussi ci-dessous

 sur le secours apporté à Fillon par Le Pen (père), ce qu'en rapporte Ouest France :

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Assistants parlementaires : les emplois fictifs à 340.000 euros de Marine Le Pen

27 Janvier 2017, 18:50pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

EXCLUSIF Challenges révèle l’intégralité des décisions du Parlement européen concernant les remboursements de salaires «indûment versés» à deux assistants parlementaires de Marine Le Pen. Soit un total de 340.000 euros. A partir du 1er février, la présidente du FN devrait se voir sucrer la moitié de son indemnité d’eurodéputé de 6.200 euros.

Marine Le Pen a jusqu'au 31 janvier pour rembourser 298.497 euros pour les salaires «indûment versés» à Catherine Griset. 

François Fillon n’est pas le seul candidat à la présidentielle à avoir des ennuis liés au contrat d’un ex-assistant parlementaire. Marine Le Pen, qui reste très discrète sur le «Penelope Gate», est aussi menacée. Et pour cause : depuis quelques semaines, elle sait que le Parlement européen va la frapper au porte-monnaie pour les salaires «indûment versés» à deux de ses assistants parlementaires. Le plus haut fonctionnaire du Parlement européen, Klaus Welle, vient de l’en informer par deux décisions du 5 décembre 2016 et du 6 janvier 2017, que Challenges s’est procurées et publie en intégralité.

Le Parlement européen estime que Marine Le Pen a salarié deux employés fictifs avec les deniers des contribuables européens. Ou plus exactement que ses deux assistants payés par Bruxelles travaillaient en réalité pour le Front national en France. Un tel mélange des genres est totalement proscrit : «Les montants versés aux députés, notamment au titre de l’assistance parlementaire, sont exclusivement réservés au financement d’activités liées à l’exercice du mandat des députés», rappelle Klaus Welle dans l’une de ses décisions en citant l’article 62 du statut des députés.

Le cas de Catherine Griset, la cheffe de cabinet de Marine Le Pen, est le plus grave et sera le plus coûteux pour la patronne du Front. Pour ce seul emploi, le Parlement lui réclame près de 298.500 euros. Catherine Griset a été assistante parlementaire pendant cinq ans et demi - du 3 décembre 2010 au 15 février 2016 -, mais les enquêteurs de l’Office européen de lutte antifraude (Olaf) relèvent qu’on la croisait rarement dans les couloirs du Parlement européen... «Il résulte du rapport et des conclusions d’Olaf que Mme Griset, dont le contrat prévoyait comme lieu de travail Bruxelles, n’a pas été en mesure de démontrer qu’elle résidait de façon continue ou avec un caractère permanent en Belgique, ni qu’elle se rendait régulièrement à son lieu de travail», écrit Klaus Welle.

Cumul des fonctions au parti... à Nanterre

Appelée à s’expliquer par le Parlement européen, la cheffe de l’extrême-droite semble avoir été aussi bien en peine de transmettre des éléments concrets du travail de son ex-assistante à Bruxelles. «Mme Le Pen n’a fourni aucune preuve d’une activité quelconque de Mme Griset au titre d’assistance parlementaire […], note le haut fonctionnaire, il y a lieu de constater que la totalité des sommes payées par le Parlement à Mme Griset au profit de Mme Le Pen à titre de frais d’assistance parlementaire a été indûment perçue.»

Pourtant, Catherine Griset n’était pas inactive ! A la même période, elle occupait un poste d’assistante, puis de cheffe de cabinet, de la présidente du Front national à… Nanterre. Un cumul de casquettes que le Parlement reproche d’abord à sa patronne. «Mme Le Pen, qui employait son assistante accréditée pour ses activités au sein du Front national, ne pouvait pas ne pas savoir, vu le lien de subordination de Mme Griset avec Mme Le Pen, que Mme Griset enfreignait les conditions d’exercice de son emploi auprès du Parlement européen.»

Le deuxième contrat dans le viseur du Parlement européen est celui de Thierry Légier, le garde du corps de Marine Le Pen. Celui-ci a été salarié aux frais des contribuables européens sur une courte période à la fin 2011, mais a tout de même touché la coquette somme de 41.554 euros. Là aussi, les enquêteurs suspectent l’emploi fictif. «Il résulte des conclusions de l’Olaf que l’existence d’un rapport d’emploi effectif, au titre de l’assistance parlementaire au sens des articles 33 et suivants des mesures d’application du statut des députés, entre Mme Le Pen et M. Légier en ce qui concerne la période d’octobre à décembre 2011 […], n’a pas été établi», note Klaus Welle. Avant d’ajouter que «Mme Le Pen n’a fourni aucun élément utile permettant de confirmer la régularité des dépenses remboursées au titre de l’assistance parlementaire de M. Légier»...

Marine Le Pen pourrait être touchée au portefeuille

Au total, le Parlement européen réclame à Marine Le Pen le remboursement d’un peu plus de 340.000 euros : 298.497 euros pour les salaires «indûment versés» à Catherine Griset et 41.554 euros pour les salaires de Thierry Légier. Si le premier montant n’est pas réglé avant le 31 janvier, le Parlement européen se servira directement. Il sucrera la moitié de l’indemnité parlementaire de Marine Le Pen – soit 3.100 euros sur 6.200 euros mensuels -, la totalité de son enveloppe de 4.300 euros de frais généraux et la moitié de son indemnité de séjour. Et ce jusqu’à avoir récupéré la totalité de la somme. Le délai pour le remboursement des salaires de Thierry Légier court jusqu’au 28 février.

Détail piquant : à défaut de remboursement dans les délais prévus, Marine Le Pen paiera des intérêts «au taux appliqué par la Banque centrale européenne à ses opérations principales de refinancement majoré de trois points et demi». Un comble pour une adversaire de l’euro.

Contacté, l’avocat de Marine Le Pen, Marcel Ceccaldi, déplore ne jamais avoir reçu le rapport d’enquête de l’Olaf sur lequel s'appuie le Parlement européen et dénonce «le caractère partisan de l'action engagée» contre sa cliente.

Laurent Fargues

Source : Challenges.fr

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Pourquoi le FN ne surfe pas sur la polémique autour de Pénélope Fillon

25 Janvier 2017, 17:54pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Habituellement prompt à instruire des procès en malversation à ses adversaires, le FN reste silencieux contre son grand rival. Et ce n'est pas un hasard

 

Marine Le Pen et Florian Philippot au Parlement européen le 17 janvier. 
FRONT NATIONAL - Les observateurs assidus savent que le Front national ne manque jamais une occasion de surfer sur les polémiques. Une bonne manière de dénoncer la "caste" à peu de frais. Qu'il s'agisse d'un sordide fait-divers ou de la prestation de Sting au Bataclan, les communicants frontistes n'hésitent pas à monter au créneau pour pourfendre le "système", une fois de plus coupable de ses agissements.

 

Alors que ce mercredi 25 janvier l'occasion était belle de s'en prendre à François Fillon, soupçonné d'avoir employé fictivement son épouse à l'Assemblée nationale, silence radio au FN. Dans la galaxie d'extrême-droite, seul Robert Ménard, compagnon de route et non membre du parti de Marine Le Pen, s'est rapidement fendu d'une série de tweets et d'une vidéo pour dénoncer la "trahison" et la "félonie" de François Fillon, "ce politicien comme les autres".

 

Les cadres frontistes, eux, sont restés longtemps abonnés absents. D'habitude prompts à réagir à la moindre rumeur, Florian Philippot, Gilbert Collard ou encore Steeve Briois n'avaient toujours pas pris la peine de commenter à la mi-journée cette affaire sortie mardi soir.

 

Prévue pour ce jeudi, l'intervention de David Rachline à la matinale de France Info a été reportée sans plus d'information. Sur Twitter, ce dernier a timidement brisé le silence pointant "l'explication vaseuse" de François Fillon. Idem du côté de Florian Philippot, qui ne s'est pas exprimé sur le fond de l'affaire. In fine, les réactions officielles du côté du parti d'extrême droite se sont concentrées non pas sur le fond mais sur la défense pour le moins surprenante de François Fillon

 

 

 

Du côté de la communication officielle du parti à la flamme tricolore, aucun communiqué n'a été diffusé par la direction. Souci de la présomption d'innocence? Pas vraiment.

Front national et emplois fictifs 

Difficile au FN d'accuser François Fillon d'utiliser le salaire et la fonction d'attaché parlementaire à mauvais escient. C'est exactement ce que reproche le Parlement européen au Front national. Le service antifraude européen (Olaf), a demandé à Marine Le Pen et son père Jean-Marie de rembourser respectivement 340.000 et 320.000 euros pour couvrir les salaires de leurs assistants parlementaires dont les preuves de travail au sein de l'institution européenne sont jugés insuffisantes. Bruno Gollnisch a également été sommé de rembourser la somme de 380.000 euros pour des faits similaires.

L'Olaf soupçonne notamment Marine Le Pen d'avoir déclaré son ex-belle soeur assistante parlementaire alors qu'elle travaillait pour le Front national. Il en est de même pour Thierry Légier, rétribué au titre d'assistant alors qu'il est chargé à plein temps de la protection de la présidente du FN.

Saisie par le Parlement européen, la justice française a ouvert une information judiciaire pour abus de confiance et recel, escroqueries en bande organisée, faux et usage de faux et travail dissimulé.

Louis Aliot, assistant parlementaire de Marine Le Pen

Autre malaise pouvant gêner une offensive du Front national sur le "PénélopeGate", le fait que Marine Le Pen avait elle aussi embauché Louis Aliot, son compagnon, sur les deniers du contribuable européen. En 2013, Mediapart avait révélé que le Parlement européen avait tiqué en apprenant que la présidente du FN versait 5000 euros brut à son compagnon, pour un temps partiel d'assistant parlementaire.

Comme le stipule l'article 43 du règlement du Parlement européen, il est formellement interdit de "financer les contrats permettant l'emploi ou l'utilisation des services des conjoints des députés ou de leurs partenaires stables non matrimoniaux". À l'époque, Marine Le Pen disait ne pas voir où était le problème, dans la mesure où elle n'est ni mariée ni pacsée à Louis Aliot. Pour autant, si les deux ne sont effectivement pas sur un régime matrimonial, leur relation sentimentale est de notoriété publique.

Si au regard du droit (français et européen) cette situation peut être sujet à débat, l'image que cela renvoie est strictement identique à celle qui nuit aujourd'hui François Fillon.


 

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FN et extrême droite, des partis comme les autres: l'analyse des données tend à prouver le contraire.

21 Janvier 2017, 09:57am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Le Front national fait de sa différence avec les partis politiques dits "traditionnels" un argument majeur de campagne en vue de la présidentielle. Pourtant, l'analyse des données tend à prouver le contraire. 

Le Front national est-il un parti différent des autres? Plusieurs signes vont en ce sens. C'est le seul à avoir une femme à sa tête depuis plusieurs années, Marine Le PenMarion Maréchal-Le Pen est la plus jeune députée de l'Assemblée nationale et Florian Philippot, vice-président et tête d'affiche médiatique du parti est à la fois jeune (35 ans) et homosexuel.  

A l'étranger, l'extrême droite se distingue aussi. La maire de Rome, Virginia Raggi, du mouvement cinq étoiles, est une femme, élue à 37 ans. A Turin, l'élue 5 étoile est plus jeune encore, 31 ans. On serait tenté d'en conclure que l'extrême droite est effectivement différente des autres partis: plus jeune, plus ouverte et plus diverse. 

 

La preuve par les données

Ce serait oublier l'heuristique de disponibilité. Ce "truc" de notre cerveau nous permet d'arriver à des conclusions sur la base d'exemples marquants. C'est la raison pour laquelle, à partir des souvenirs de catastrophes aériennes, on peut avoir peur de l'avion. Pour passer outre l'heuristique de disponibilité, il faut prendre un peu de recul et observer le phénomène dans son ensemble. Pour cela, les données sont nos alliées. 

Des données sur les caractéristiques des politiciens, nous en avons collecté quelques dizaines de milliers, avec l'aide de 318 étudiants de 14 écoles de journalisme en Europe [voir "méthodologie et données" ci-dessous]. Nous avons analysé des données au niveau national, régional et communal, en France et en Europe, depuis les années 1990. 

En élargissant la perspective, on voit que l'extrême droite est différente sur un point: l'âge de ses élus. Pour ce qui est des métiers, des études ou du genre, les élus d'extrême-droite sont comme les autres. Quand ils ne sont pas plus proches encore de l'élite. 

Des petits jeunes... de 48 ans 

En France, les élus d'extrême droite ont en moyenne 48 ans lors de leur élection. Quatre ans de moins que la moyenne des élus, mais pas vraiment des petits jeunes non plus. Pour une Marion Maréchal-Le Pen encore à l'université, on trouve des élus qui ont largement dépassé l'âge de la retraite. Jean-Marie Le Pen (élu à 86 ans), Jean-Michel Dubois (71 ans) ou Jean-Yves Waquet (70 ans) montrent que les seniors ont toute leur place à l'extrême droite. 

Le premier parti... des cadres du secteur privé

Le Front national affirme parler au nom du peuple. Le moins que l'on puisse dire, c'est que le peuple n'y est pas représenté dans toute sa diversité. A en juger par la profession de ses élus, l'extrême-droite en France rassemble surtout les cadres du secteur privé. Comme dans les partis dits "traditionnels", travailleurs manuels et agriculteurs ne sont pas placés en tête des listes électorales. 

La parité en trompe l'oeil

L'extrême droite compte presque autant d'élus que d'élues. C'est même la deuxième tendance la plus paritaire après les écologistes. Les conservateurs (Les Républicains) sont bons derniers, avec trois élues pour sept élus. 

On pourrait y voir la détermination du Front national à donner aux femmes les mêmes chances qu'aux hommes. La réalité est tout autre. Si la parité est obligatoire depuis 2003, les partis peuvent tricher plus facilement sur certains scrutins. Pour les législatives, les candidates sont souvent parachutées dans des circonscriptions difficiles à prendre. Sur les scrutins de liste (élections régionales, où le FN est très fort), les partis doivent alterner entre hommes et femmes. Si l'on ne regarde que les assemblées régionales, le FN est en fait le parti qui compte le moins d'élues

Il aurait été étonnant qu'un parti qui s'oppose à la parité (le programme du FN appelle cela un "racisme inversé") veuille faire élire des femmes. On le voit bien au niveau européen, où les partis d'extrême droite comptent plus d'élus qu'en France: l'extrême-droite compte une élue femme pour deux élus hommes, quasiment le plus faible ratio parmi les six tendances. 

 
Le parti de l'élite
Nous avons retracé le parcours scolaire de près de 500 élus français et les avons séparé en deux groupes: ceux qui sont passé par Sciences-Po (Paris ou autre), l'ENA et HEC, que l'on peut considérer comme des formations d'élite, et les autres. Si Les Républicains arrivent en tête de ce classement, avec un élu sur sept issu de l'élite, la deuxième tendance est... l'extrême-droite, avec un élu sur dix. 

Les jeunes ambitieux sentent la direction du vent. S'ils veulent un jour être ministres, il vaut mieux pour eux choisir un parti à fort potentiel de croissance. David Masson-Weyl en est un bon exemple. Encore étudiant à Sciences-Po, ce "social-souverainiste" a été élu à 22 ans dans la région Grand Est. Mathilde Palix-Androuet, 30 ans, Science-Po, ne s'y est pas trompée non plus. Anciennement proche du PS, elle s'est faite élire au conseil régional d'Île-de-France sur la liste FN quelques mois à peine après son entrée au parti.  

Le FN, "parti du peuple" ? Pas vraiment, c'est même plutôt un parti de notables. On y trouve plus de jeunes qu'ailleurs, c'est vrai. Mais ce sont - au moins en partie - de jeunes gens des grandes écoles qui ont bien compris qu'ils arriveront plus vite au pouvoir en passant par l'extrême droite. 

> Méthodologie et données 

Les données utilisées pour cette analyse proviennent de la plate-forme pédagogique jQuest. Elles ont été collectées par 318 étudiants inscrits dans 14 écoles de journalisme en Europe, dont, en France, l'Ecole Supérieure de Journalisme de Lille, l'Ecole de Journalisme et de Communication d'Aix-Marseille et le Master Journalisme et Médias Numériques de l'Université de Lorraine. 

Les élus y sont classés par tendance plutôt que par parti afin de permettre des analyses dans l'espace (entre pays) et dans le temps (en 20 ans, les conservateurs français sont passés du RPR à l'UMP puis aux Républicains, sans compter les partis de second rang). Les tendances sont déterminées par le rattachement du parti auquel est inscrit un élu au Parlement Européen (un parti rattaché au Parti Populaire Européen, comme Les Républicains, est classé comme conservateur, par exemple). 

En France, le registre national des élus (RNE), maintenu par le ministère de l'intérieur, contient des données similaires mais collectées par les préfectures (les catégories y sont déterminées par le préfet en toute opacité). Notre analyse permet de s'émanciper de ces données gouvernementales et de porter un autre regard sur les élus. Le RNE a néanmoins été utilisé pour valider nos conclusions. 

Les données sont disponibles sur cette feuille de calcul ci-dessous

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FILLON : COMMENT VEUT-IL ESCLAVAGISER LES FRANÇAIS ?

9 Janvier 2017, 18:23pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

FILLON : COMMENT VEUT IL ESCLAVAGISER LES FRANÇAIS ?
Un Blitzkrieg (signifiant en allemand « guerre éclair ») nommé Fillon donc, parce que François Fillon veut frapper son adversaire … vite et fort : dans une forme de Blitzkrieg. Mais l’adversaire, c’est qui ? Eh bien c’est nous : nous, le peuple français et sa représentation nationale.

Qu’on nous comprenne bien : Blitzkrieg n’est qu’une métaphore,  et celle-là est odieusement éclairante. C’est bien comme une guerre que François Fillon projette son début de quinquennat. Une guerre éclair contre les classes populaires et les classes moyennes.

Les ordonnances [38.1]
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En droit constitutionnel français, on appelle loi d'habilitation, une loi par laquelle le Parlement autorise le Gouvernement à légiférer par ordonnance. Elle en fixe la durée et le ou les domaines d'application, ainsi que le délai au cours duquel le gouvernement devra déposer un projet de loi afin de ratifier la ou les ordonnances. Si ce n'est pas le cas cette loi pourra être sanctionnée par le Conseil constitutionnel. Cette possibilité est permise par l'article 38 de la Constitution de la Ve République (alinéa 1).

Les votes bloqués [44.3]
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On appelle "vote bloqué" ou "vote unique" la procédure permise par la Constitution française (article 44 alinéa 3) qui permet au Gouvernement de demander à l'une ou l'autre des deux chambres du Parlement de se prononcer par un seul vote sur tout ou partie d'un projet de loi, en ne retenant que les amendements qu'il a proposés ou qu'il a acceptés. "Si le Gouvernement le demande, l'assemblée saisie se prononce par un seul vote sur tout ou partie du texte en discussion en ne retenant que les amendements proposés ou acceptés par le Gouvernement."

Engagement de responsabilité [49.3]
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L'engagement de responsabilité sur un texte (article 49 alinéa 3) permet au gouvernement d'imposer l'adoption d'un texte par l'Assemblée, immédiatement et sans vote, ce à quoi l'Assemblée ne peut s'opposer qu'en renversant le gouvernement par une motion de censure de l'alinéa 2. C'est l'une des dispositions les plus connues de la Constitution, souvent citée abusivement sous le vocable d'« article 49.3 ». Cet alinéa illustre une volonté de renverser les rapports entre gouvernements et parlements au profit des premiers : le pouvoir dit exécutif souhaite être moins subordonné au législatif et pouvoir faire adopter les lois nécessaires à sa politique malgré une opposition du parlement.

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