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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

"Créer, c'est résister. Résister c'est créer"

28 Mai 2015, 19:10pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

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Alors comme ça, le foot-fric se serait pris les pieds dans des pots-de-vin, incroyable non?

28 Mai 2015, 17:39pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

dessin pris dans rue89

dessin pris dans rue89

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs BASSIN D'ARCACHON ET VAL DE L'EYRE

Voyons donc, pot-de-vin: avantage pécuniaire offert à celui qui, par le trafic de son influence ou par tout autre concours illicite, a favorisé la conclusion d'une affaire. C'est à dire, en ce qui concerne la FIFA, le fric passerait avant le foot? Non, sans blague...

Et personne de la FIFA, dont l'UEFA dirigée par Michel Platini, ne s'en était doutée? Non, sans blague...

Dites-moi, ce n'est pas Don Corléone qui va être le prochain patron de la FIFA?

Michel Platini, dans sa conférence de presse de ce jour, a dit toute son amitié au Suisse Sepp Blatter l'actuel parrain boss de la FIFA depuis 4 mandats. Et les yeux dans les yeux, décidément jéjé Cahuzac fait des émules en France, il a dit à son pote Sepp: "Prends la porte des vestiaires, ça vaut mieux, parce que ça crame grave autour de nous. Sinon, je voterai pour le prince Ali bin Al-Hussein de Jordanie.

Oui, ça fait plus class un prince qu'un Suisse pour la coupe du monde qui sera jouée au Qatar, sans que la désignation de ce pays, très fortiche en fric foot, n'ait été truquée. Non, mais sans blague.

 

 

Alors comme ça, le foot-fric se serait pris les pieds dans des pots-de-vin, incroyable non?

Contruction des stades au Qatar.

Là aussi, personne de la FIFA n'a rien vu.

Sans blague?

 

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La venue de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF dans le Pas de Calais

28 Mai 2015, 17:34pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

La venue de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF dans le Pas de Calais

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Mieux vaut donner sans promettre que promettre sans tenir.

28 Mai 2015, 16:26pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

citation française qui colle parfaitement à l'article de la voix du nord du 26 mai 2015.

Mieux vaut donner sans promettre que promettre sans tenir.
Mieux vaut donner sans promettre que promettre sans tenir.

Sur ces dix dernières années, les promesses d’investissements économiques ont été nombreuses dans la région Nord -Pas-de-Calais. Malheureusement, la crise de 2008 a été fatale également à bien des projets. Après avoir évoqué les (nombreuses) réussites assumées, tour d’horizon d’échecs, plus ou moins bien assumés.


DSV espérait 200 emplois sur son site logistique de Wattrelos. Il n’y en a jamais eu plus de 35. Le site a depuis été cédé à La Redoute pour son centre de préparation de commandes. Photo Hubert Van Maele 
VDN

Pas question pour nous de tirer sur l’ambulance, ou de faire la recension des multiples plans sociaux qui ont émaillé ces dix dernières années, notamment les 80 000 emplois perdus dans l’industrie régionale, les milliers perdus dans le BTP, les transports, etc. Notre propos est de nous concentrer sur les grands investissements réalisés pendant cette période, et de voir, dans ce second volet, les promesses non tenues.

Quand l’État fait défaut. Il y a par exemple les promesses non tenues par l’État. 

Le 9 février 2011, Alain Juppé, alors ministre de la Défense, posait à Cambrai la première pierre du CLIFA, le Centre de liquidation des factures des armées, avec 220 emplois à la clé. Sauf qu’il n’y a jamais eu de deuxième pierre...

Le 9 février 2011, Alain Juppé, alors ministre de la Défense, venait poser à Cambrai la première pierre du CLIFA, Centre de liquidation des factures des armées. Quatre cents emplois promis, en « compensation » des 1 100 sacrifiés avec la fermeture de la base aérienne 103. De deuxième pierre il n’y aura jamais. Et la reconversion de la BA 103 continue de faire rêver, que ce soit un fumeux projet de grande base de loisirs, ou, moins fumeux, un grand projet de base logistique (nous en reparlerons dans notre prochain volet).

Quand le centre d’appel raccroche. Les centres d’appels ont beaucoup embauché ces dernières années. Mais il y a eu également des échecs. Call Expert s’est installé à Roubaix en 2012 avec de grandes ambitions. Deux cents emplois étaient annoncés. Mais les ennuis judiciaires du patron (condamné pour faux et usage de faux) ont mis fin à l’aventure un an après. Repris par le belge IPG, le centre d’appel roubaisien ne gardera que 37 des 114 salariés embauchés à l’époque.

Quand la logistique patine. En octobre 2009 à Wattrelos, on a posé la première pierre du site DSV. Ce bâtiment logistique a été bâti pour travailler quasi exclusivement pour La Redoute. Livré en mars 2011, on y annonçait jusqu’à 200 emplois. Il n’y en jamais eu plus de 35, et seulement 25 quand le site a été cédé à La Redoute pour y construire son futur centre des opérations de commandes.

Quand il y a de l’eau dans le gaz. En 2009, Poweo, opérateur d’électricité et de gaz, envisage l’implantation d’une centrale électrique à cycle combiné au gaz naturel à Blaringhem, sur le site d’Arc International. Le chantier prévoit l’embauche de 800 personnes pendant trois ans. Un permis de construire est déposé en 2010. En 2013, le projet est abandonné, faute de rentabilité pour un investissement très lourd de 500 millions d’euros.

Quand le plastique jette l’éponge. Toujours sur le même site de Blaringhem, on annonçait en 2010 260 emplois promis par LE Manufacture, entreprise spécialisée dans la construction de palettes en plastique. Le groupe, déjà implanté à Hong Kong, finit par jeter l’éponge à la suite de problèmes dans le process de fabrication.

Quand on attend toujours. Début 2013, 250 postes étaient annoncés à Beuvry-la-Forêt à la faveur de l’arrivée d’une usine de batteries innovantes imaginées par la société SCPC, originaire de la région parisienne. À ce jour, toujours rien, et les élus locaux n’y croient plus trop.

Idem à Dunkerque où on ne parle plus du projet Horn, que l’on annonçait pour fin 2015. Mené par Eiffage, ce projet de construction d’une unité de stockage de matières dangereuses annonçait 450 emplois à terme.

Quand l’objectif n’est pas atteint. Enfin, peut-on parler d’échec ou de demi-réussite dans la reconversion du site Metaleurop à Noyelles-Godault ? À l’origine, 830 salariés abandonnés en janvier 2003 au moment de la liquidation du site. Aujourd’hui, 233 salariés reclassés dans l’écopôle dédié à la valorisation des déchets. À chacun de juger…

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Pour qui ce brouillard au Panthéon ?

28 Mai 2015, 05:52am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

PAR PATRICK APEL-MULLER JEUDI, 28 MAI, 2015 L'HUMANITÉ

L'éditorial de Patrick Apel-Muller. Allons, c’était digne. L’entrée de quatre héros de la Résistance au Panthéon n’a pas été flétrie par la pompe et, entourée par des jeunes lycéens, elle prolongeait des engagements courageux vers l’avenir.

François Hollande voulait faire de son discours un chef-d’œuvre ; ce fut un exercice convenable qu’on sentait pourtant parcouru d’une fissure. Que retrouver en effet de la République sociale et de l’essor de la culture pour lesquels combattait Jean Zay dans la politique docile et libérale des gouvernants d’aujourd’hui ? Où trouver l’attention aux pauvres d’une Geneviève de Gaulle-Anthonioz ? Quelle trace de la passion intraitable de Germaine Tillion pour la liberté et l’altérité ? Quelle place pour leur attachement sourcilleux à l’indépendance nationale dans le grand large de la fraternité ? Le verbe présidentiel était semblable « à ces cratères où les volcans ne viennent plus, où l’herbe jaunit sur sa tige ».

Le chef de l’État a choisi des personnalités à honorer en excluant un pan essentiel de la Résistance, celui des communistes, et tombait donc à plat son envolée sur « l’histoire quand elle devient partagée » : il venait de la diviser. Le Panthéon ne peut être traité comme une salle à places réservées, où ni la classe ouvrière, qui paya le plus lourd tribut à la Résistance, ni les immigrés, dont l’héroïsme est devenu légendaire, ne sont admis. C’est la condition pour que des destins donnent « à la patrie une destinée ». Nicolas Sarkozy l’avait hélas mieux compris qui avait mis en valeur la figure de Guy Môquet pour tenter de la manipuler.

À qui ce brouillard est-il nécessaire ? Pourquoi remodeler l’épopée de l’armée des ombres pour en biffer la trace de ceux qui portèrent le plus haut l’espérance que les sacrifices sous l’Occupation ouvrent une nouvelle ère de progrès pour tous ? Peut-être parce que, comme l’écrivait Hugo, « dans connaître, il y a naître », et que certains craignent toujours l’avènement « des jours heureux » programmés par le Conseil national de la Résistance.

 

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Vidéo: URSS vingt ans après. Retour de l'Ukraine en guerre

27 Mai 2015, 19:12pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Marianne Dunlop témoigne à la fête de la section d'Avion.

En Ukraine, un conflit implacable entre héritiers du nazisme et héritiers du communisme.

Envoyé par Aymeric Monville, une video des éditions Delga.

Merci au site Réveil communiste.

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Témoignage de Marie-Claude Vaillant-Couturier à Nuremberg

27 Mai 2015, 15:56pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Marie-Claude, si belle, si digne, si calme ne sera pas au Panthéon, elle est coupable d’avoir été communiste aux yeux des socialistes, du minable petit Hollande et de ses pareils, il ne mérite que le crachat de l’histoire, la vraie pas celle qu’il tente d’inventer au profit du capital. Ecoutez-la témoigner et que ceux qui nous gouvernent et qui ont déjà accompli la forfaiture de ne pas aller à Moscou fêter la victoire pour complaire au maître américain, sachent le mépris que leurs actes méritent.

(Danielle Bleitrach)

 

Figure de la Résistance et de la Déportation, Marie-Claude Vaillant-Couturier, née Vogel (1912 – 1996), témoigne le 28 janvier 1946 devant le tribunal international de Nuremberg qui juge les criminels nazis.

Qui est-elle ?

Jeune reporter-photographe, Marie-Claude Vogel est envoyée en 1934 par son journal « Vu » en Allemagne nazie où elle réalise des clichés des premiers camps de concentration à Dachau et Oranienburg, qui seront publiés.

Epouse de Paul Vaillant-Couturier, élu communiste, rédacteur en chef de L’Humanité, elle est embauchée en tant que reporter-photographe à L’Humanité après le décès de son mari en 1937. Elle codirige le mouvement des Jeunes filles de France (avec Danielle Casanova).

Sous l‘occupation, elle participe à la réalisation de publications clandestines : L’Université Libre (premier numéro en novembre 1940), L’Humanité, ou elle rencontre Pierre Villon (qu’elle épousera en 1949). Elle assure la liaison entre Résistance civile (Comité des intellectuels du Front national) et militaire (Organisation Spéciale, plus tard Francs-Tireurs et Partisans français, FTPF) et transporte des explosifs. Arrêtée par la police de Vichy le 9 février 1942, avec plusieurs de ses compagnons (Jacques Decour, Georges Politzer, Jacques Solomon, Arthur Dallidet), elle est placée au secret à la Santé puis transférée au fort de Romainville.

Déportée le 24 janvier 1943 par un des rares convois de résistantes vers Auschwitz (qu’a décrit Charlotte Delbo dans plusieurs de ses œuvres), elle y est le témoin du génocide des juifs. Elle est transférée au camp de Ravensbrück au mois d’août 1944, affectée à des travaux de terrassement puis, en raison de sa connaissance de la langue allemande, au Revier (« infirmerie » du camp). Ravensbrück est libéré le 30 avril 1945, elle ne revient cependant en France que le 25 juin car elle reste sur place pour soigner les rescapés.

Témoin oculaire du génocide, elle rapporte ces faits devant le tribunal de Nuremberg : « J’ai eu la chance miraculeuse de sortir d’Auschwitz et de Ravensbrück et de me trouver à Nuremberg en face de Goering et des autres hauts dignitaires nazis », déclarait-elle pour le 40e anniversaire du verdict de Nuremberg. « Vous pouvez imaginer que j’éprouvais un sentiment extraordinaire. Je pensais en les regardant : Regardez-moi car, à travers mes yeux ce sont des centaines de milliers d’yeux qui vous regardent, par ma voix ce sont des centaines de milliers de voix qui vous accusent. »

Membre de l’Assemblée consultative provisoire (1945) et des deux Assemblées constituantes, elle est élue députée de la Seine de 1946 a 1958. En 1956, elle devient vice-présidente de l’Assemblée nationale, poste qu’elle occupe jusqu’en 1958. Elle siège ensuite, dans cette même Assemblée, comme élue du Val-de-Marne jusqu’en 1973. Vice-présidente de l’Union des femmes françaises (1979), elle est membre du comité central du PCF jusqu’en 1985.

Elle se consacre également à la transmission de la mémoire de la déportation.

Membre du comité national de la FNDIRP depuis sa création, elle est vice-présidente puis présidente de la Fédération de 1978 jusqu’à son décès. En 1987, elle est appelée par toutes les parties civiles à témoigner contre Klaus Barbie, ancien chef de la Gestapo de Lyon, jugé et condamné pour crimes contre l’humanité.

Elle est désignée à l’unanimité première présidente de la Fondation pour la mémoire de la Déportation, puis présidente d’honneur.

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INJURE AU PANTHEON

27 Mai 2015, 15:53pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Déjà traître à lui-même, à ses engagements,

Jusqu’à l’extrême de ses honteux reniements,

Le voilà de surcroît à tout un pan d’Histoire

Ce Président borné, qui refuse la gloire

Du Panthéon à ces courageux résistants

Sans lesquels nous n’eussions chassé les Occupants

De notre territoire et libéré la France

En aidant nos Alliés à pousser leur avance !

*

C’est qu’ils étaient pour lui et le restent toujours

Des ennemis de classe, étrangers au parcours

Du camp qu’il représente ; un camp qu’on sait duplice

Et de nos jours en fait plus que jamais complice

Du maintien résolu de l’ordre dominant .

*

Donc pas question qu’une Marie-Claude Vaillant-

Couturier ; qu’un Missak Manouchian , ce poète,

Chanté par Aragon, dont s’affichait la tête

Parmi les vingt et deux du groupe arménien

Qui seront fusillés au Mont Valérien,

Se puissent retrouver sur la liste officielle

D’une célébration à ce point solennelle.

*

Nous en sommes au temps d’un vrai rapt d’héritage :

Ou de la République étant prise en otage

Par quelques dévoyés de droite ; ou, dans ce cas,

De l’honneur national par cette gauche-là !

*

Yves Letourneur, 24 mai 2015

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Les fusillés: un dictionnaire consacré à la biographie d'une partie des fusillés à la Citadelle d'Arras par notre camarade CHRISTIAN LESCUREUX

26 Mai 2015, 19:55pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Les fusillés: un dictionnaire consacré à la biographie d'une partie des fusillés à la Citadelle d'Arras par notre camarade CHRISTIAN LESCUREUX

paru dans la voix du nord le lundi 25 mai 2015

« Les fusillés », un dictionnaire historique où l'on évoque les fossés de la Citadelle

 

Paru début mai, « 1940 - 1944, les fusillés » est une synthèse historique de taille. Un dictionnaire de
près de 2 000 pages consacré à la biographie d’une partie des fusillés (la liste est tellement longue et les recherches se poursuivent).

Christian Lescureux, de Saint-Laurent-Blangy, a collaboré à la rédaction.

 

ARRAGEOIS. Christian Lescureux s'est attaché notamment à évoquer l'histoire des fusillés de la Citadelle, victimes de la barbarie nazie, et bien souvent d'une police collaborationniste.

« C'est ce qui m'a le plus surpris dans mes recherches. Pour les fusilles de la Citadelle, ce n'est pas difficile. Les Allemands notaient tout et on trouve même les comptes rendus d’interrogatoires aux Archives départementales. Bien sûr, il faut lire ces documents sans penser qu’ils disent toute la vérité. »

Christian Lescureux tend un procès-verbal de la police Lensoise.
C'est celui de l'interrogatoire de Pennequin le 24 mars 1944 à Arras. Arrêté alors qu'il était en possession d'une fausse carte d'identité, il sera livré aux Allemands puis fusillé à la Citadelle.

« Beaucoup ont été arrêtés par la police française, notamment les communistes, le parti était interdit. Les Allemands ont aussi bénéficié des listes de communistes dressées par la police. ».

Christian nous montre celle d'Arras, de Billy- Montigny.
« Ce qui m’a marqué aussi c’est cette évidence : tous les fusilles le la Citadelle ou presque ont été torturés. Il y avait la maison blanche a l’angle de la préfecture, les caves de 1’ancien hôtel du Commerce, rue Ronville et Bricquet-Taillandier, et une maison, rue Faidherbe où œuvrait la Gestapo ».

Un journaliste anglais a fait la description d’une salle découverte en 1944 :il y avait des endroits ou l'on clouait les gens au mur, des presses pour écraser les têtes... ••

Beaucoup de ces fusillés étaient de jeunes garçons.

L’homme a travaillé dix ans sur la question et aura retracé la biographie de soixante-quinze des fusillés des 130 exécutés sur place dans le département.

« J'avais 14 ans en 1940. Mon école se situait près du parking du Palais-Saint-Vaast, rue Albert-1", là où l'armée avait, ces dernières années son centre de recrutement (CIRAT). Nous savions qu'il y avait des fusillés. Il y avait les affiches et puis parfois, les cercueils de bois blanc fournis par la municipalité, entreposés là avant les exécutions, dans ce qui devenu un parking. J’ai eu Guy Mollet comme prof et Pierre Baudel, qui fut lui aussi fusillé. Mais à l’époque seul un correspondant du
journal clandestin « La Voix du Nord » affirmait avoir assisté à une exécution dans les fossés de la Citadelle. Nous avons tout découvert en 1944. »
.

Du 21 août 1941 au 21 juillet 1944, 218 patriotes furent fusillés par les Allemands dans les fossés de la Citadelle d’Arras. Les fusillés appartenaient à neuf nationalités différentes. Les derniers furent enterrés à la va-vite sur place, en 1944. ■

Les derniers fusillés de la Citadelle furent enterrés à la
va-vite. Les Arrageois trouveront les dépouilles à la Libération
.

 

 

 

1940 • 1944, LES FUSILLÉS.

Ce livre réunit les biographies des fusillés en France entre 1940 et 1944. Ce dictionnaire a été rédigé par un collectif d'une centaine d'auteurs sous la direction d'historiens. 1952 pages,

30 €. Édition de L'Atelier

A lire absolument et sans modération!

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la Fête de l'humain d'abord dans le Pas de Calais c'est aussi ça!

20 Mai 2015, 18:52pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

la Fête de l'humain d'abord dans le Pas de Calais c'est aussi ça!
la Fête de l'humain d'abord dans le Pas de Calais c'est aussi ça!
la Fête de l'humain d'abord dans le Pas de Calais c'est aussi ça!
la Fête de l'humain d'abord dans le Pas de Calais c'est aussi ça!
la Fête de l'humain d'abord dans le Pas de Calais c'est aussi ça!
la Fête de l'humain d'abord dans le Pas de Calais c'est aussi ça!
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Marianne Dunlop, une Arrageoise au pays des Soviets

19 Mai 2015, 16:37pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

La croix du nord

La femme de 63 ans a collecté des témoignages, de Yalta à Odessa, regroupés dans un livre, URSS : 20 ans après, retour de l’Ukraine en guerre.

 

Polyglotte (elle parle 10 langues), Marianne Dunlop enseigne la linguistique chinoise à l'université d'Artois.

 

Elle rêvait de se rendre à Sotchi (Russie) en février 2014. Finalement, c’est de sa télévision que Marianne Dunlop suivra la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques d’hiver. Elle en conserve un souvenir ému : « Les grands écrivains, la conquête de l’espace, les symboles soviétiques… L’histoire d’un peuple passée au crible. Les Russes y ont mis les moyens. »

 « Ce qui m’a le plus frappée, c’est l’attachement à l’héritage soviétique. À leurs yeux, l’URSS incarnait l’égalité. »

Maîtrisant à la perfection la langue de Tchekhov qu’elle a enseignée dans des lycées d’Avion, Lens ou Arras, elle suit avec une acuité particulière ce qui se joue sur la scène eurasienne depuis une dizaine d’années. Les « révolutions » orange en Ukraine, les troubles en Biélorussie, la guerre en Géorgie (2008), le Tibet, les JO de Pékin… Les versions données de ces événements par les médias russes qu’elles parcourent régulièrement tranchent avec les interprétations imposées par les chaînes d’informations françaises.

À défaut de Sotchi, Yalta !

« Depuis longtemps, je rêvais d’aller sur place pour me rendre compte par moi-même. Mais ça me paraissait improbable, chimérique », souligne-t-elle. Sa rencontre avec la sociologue Danielle Bleitrach va changer le cours des choses. À partir de 2009, Marianne lui adresse des textes traduits du russe. L’intellectuelle provençale s’en sert pour alimenter le blog qu’elle dédie aux questions géopolitiques.

Quand surviennent, en décembre 2013, les événements de la place Maidan à Kiev puis le départ du président ukrainien Viktor Ianoukovitch, Marianne s’inquiète : « Je ne dormais plus, me réveillant à 3 h du matin pour regarder les chaînes d’infos en continu comme Russie 24. Je pressentais la catastrophe ! » Aussi, lorsqu’en mars 2014, se produit la sécession de la Crimée démocratiquement décidée par ses habitants, la tentation est grande de se rendre sur les bords de la Mer noire. Marianne dans un rôle d’interprète et Danielle dans une posture d’enquêtrice partent, en juin, à la rencontre de la population criméene.

Sur place, elles multiplient les interviews : des ouvriers, des étudiants, des mères de familles, des musulmans, des Tatars, des communistes, des réfugiés du Donbass, des vacanciers se prêtent au jeu. Le succès était tel qu’ils « faisaient la queue comme à confesse », sourit Marianne. Sans doute le besoin de témoigner « sur ce qui se passe vraiment ici » !

Les échanges se font en russe et non en anglais pour éviter « d’être confrontée à la minorité qui se croit partie prenante de l’élite internationale ». Ces interlocuteurs leur disent la « corruption qui régnait en Ukraine du sommet d’un État failli jusqu’à sa base, la folie nationaliste ukrainienne fondée sur l’apologie du nazisme », la panique qui a gagné la population russophone de Crimée lorsqu’une « junte associée à l’extrême droite s’est emparée du pouvoir à Kiev à l’issue d’un coup d’État entériné par les États-Unis et l’Union européenne », la puissance d’oligarques détestés et leur propension à « l’humiliation des plus faibles ».

Leur crainte de subir le même sort que les populations du Donbass bombardées par le pouvoir central de Kiev. Et enfin cette sensation de sécurité qui règne dans la péninsule depuis qu’elle s’est placée sous la protection de la Russie dont la Crimée faisait partie intégrante jusqu’en 1954. « Ce qui m’a le plus frappée, c’est l’attachement de la population à l’héritage soviétique. À leurs yeux, l’URSS incarnait l’égalité, la solidarité et… la Paix », poursuit Marianne. Et de rappeler qu’effectivement, « en mars 1991, la population soviétique, par référendum, s’était, à une large majorité, prononcée pour le maintien de l’URSS ».

À l’époque, ces impressions, puis les observations enregistrées en octobre-novembre 2014 lors d’un second voyage qui les a conduits de Moldavie à Odessa (Ukraine du sud), sont publiées, chaque soir, sur le blog de Danielle. Elles constituent désormais la trame d’un ouvrage passionnant sorti le 1er mai dernier. Tout un symbole !

Jacques Kmieciak

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Territoires et racines artésiennes liés à la famille Robespierre

13 Mai 2015, 17:52pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

A la Pentecôte 1783, Robespierre se rend dans sa famille à Carvin. Dans un courrier à son ami Buissart, il raconte son voyage et son séjour.

A partir de cette lettre, René Debarge et Arsène Duquesne ont préparé un trajet au départ d'Arras en passant par Harnes.

Le comité Directeur de l'ARBR vous propose de refaire ce trajet le samedi 30 mai, avec une halte à Harnes où sera pris le repas, puis à Carvin.

Le nombre de places étant limité, il est indispensable de réserver sa/ses place(s) et de payer sa quote-part pour le 20 mai au plus tard (voir bulletin ci-dessous)

Territoires et racines  artésiennes liés à la famille Robespierre
Territoires et racines  artésiennes liés à la famille Robespierre
Territoires et racines  artésiennes liés à la famille Robespierre

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Dominique Watrin, sénateur du Pas-de-Calais: La loi Macron, la loi qui fragilise les salariés et renforce les employeurs.

12 Mai 2015, 16:53pm

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l’URSS vingt ans après: par Marianne Dunlop et Danielle Bleitrach

11 Mai 2015, 17:39pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

l’URSS vingt ans après: par Marianne Dunlop et Danielle Bleitrach

Il faut lire en début de paragraphe:

L'arrageoise Marianne Dunlop et sa coauteur  sont allées cet été "en déplacement afin d'être au fait de ce qui c’était réellement passé en Crimée et à Odessa" et non sont allées en "vacances"

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Avion: Fête de l'humain d'abord les 15,16 et 17 mai

11 Mai 2015, 16:47pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

La section du PCF de l'Arrageois, à prévu un déplacement en bus pour les personnes désirant se rendre sur la fête "de l'humain d'abord" au parc des Glissoires à Avion le samedi 16 mai.

 

Les horaires du départ :

12h00 : Beaurains – Mairie:

12h30: Arras – 14, avenue de l’hippodrome

Retour : vers 23:15 à ARRAS après Michel Fugain


Prix du bus : (5€) en supplément de la vignette ( 3€)

réservez dès a présent

à la section du PCF Arras, 14 avenue de l'hippodrome

tél: 03 21 51 66 80

André Deteve : 06 16 07 83 70 ou

René Chevalier : 06 75 07 39 84

VENEZ NOMBREUX

Avion: Fête de l'humain d'abord les 15,16 et 17 mai
Avion: Fête de l'humain d'abord les 15,16 et 17 mai
Avion: Fête de l'humain d'abord les 15,16 et 17 mai
Avion: Fête de l'humain d'abord les 15,16 et 17 mai

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LA « PATRIE » DES LE PEN NE SERA JAMAIS CELLE DE JAURÈS

11 Mai 2015, 16:29pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

« Politique patriote », « révolution patriotique », « union patriotique », « bouclier patriotique », « patriotisme économique », la question de la patrie semble complètement obséder le Front national. Pas un discours, pas un entretien, pas une intervention, sans que Jean-Marie Le Pen ou sa fille Marine n’y fassent allusion. Depuis plusieurs années, le parti d’extrême droite manipule de façon éhontée la figure de Jean Jaurès afin de donner du crédit à ses thèses nauséabondes. Multiples utilisations d’une citation déformée et décontexctualisée (1), récupérations électoralistes (2), au FN, tout est bon lorsqu’il s’agit de tromper l’opinion. Pourtant, la vision de la patrie que portait le fondateur de l’Humanité est bien aux antipodes de celle que défendent aujourd’hui les frontistes. La « patrie charnelle » des Le Pen n’est pas, et ne sera jamais la « patrie humaine » de Jaurès !

 

UNE VISION NATIONALISTE ET RÉACTIONNAIRE DE LA PATRIE

La question de la patrie n’est pas seulement au centre du projet politique du Front national, elle est ce projet. D’après Jean-Marie Le Pen, « le parti ne se bat pas pour une vision du monde mais pour la France et les français. (…) Sa seule idéologie, c’est le patriotisme » (3). Le FN n’est donc pas guidé par un idéal de justice sociale comme il voudrait parfois nous le faire croire. Pour lui, peu importe que la patrie justifie la servitude, l’égoïsme, les inégalités ou les discriminations. Celle-ci est vue comme un cadre indépassable dont la légitimité semble aller de soi.

« La patrie nous la chérissons, parce qu’elle est nôtre d’abord et parce que nous la tenons pour ce cadre indépassablede la puissance collective dans un monde qui change (…). Face aux désordres internationaux, il n’est de planche de salut que la patrie » (4). Ainsi, le parti frontiste n’envisage pas la patrie comme un moyen de parvenir à l’unification humaine ou comme le champ d’action des luttes, mais comme une fin suprême.

Telle qu’il l’imagine, celle-ci évolue en vase clos. Loin de la vision internationaliste de Jaurès, il ne se soucie pas du genre humain, seul le sort des « patriotes » semble l’intéresser. Ainsi, il fait de la préférence nationale la pierre angulaire de son programme depuis près de 30 ans et voit dans la double nationalité une aberration, pire une menace. En 2010, Marine Le Pen avait à ce sujet qualifié la franco-norvégienne Eva Joly de « sans patrie fixe« (5).

Héritier de la pensée nationaliste, le FN n’hésite pas à prendre à son compte la notion de « patrie charnelle » (6), qui renvoie directement à Maurice Barrès ou encore à Charles Péguy (7). Une notion qui a toujours tenu une place importante au sein de l’extrême droite. On pouvait par exemple lire en 1963 dans le journal d’Europe-Action (créé par le théoricien racialiste Dominique Venner, à qui Marine Le Pen a récemment rendu hommage) « la race est en tous cas la nouvelle patrie, patrie charnelle, qu’il convient de défendre avec un acharnement quasi animal » (8). Une notion donc clairement connotée, que le Front national semble cependant assumer…

Il assume d’ailleurs tout autant ses liens avec l’Action française (AF). En effet, c’est Elie Hatem, cadre de l’AF, qui a récemment été choisi pour représenter le FN dans le IVe arrondissement de Paris. Antirépublicain, celui-ci dit vouloir « retourner à l’identité de la France millénaire ». Au lendemain de l’élection de Marion Maréchal-Le Pen, il avait salué sur le site de l’organisation l’ »amour de la patrie » de la toute nouvelle députée.

Des propos lourds de sens lorsqu’on sait que le principal idéologue de l’Action française est le nationaliste et antisémite Charles Maurras, qui au lendemain de la panthéonisation de Jean Jaurès avait déclaré : « La sottise de M. Herriot (président du Conseil), hier insolente, devient écœurante. Eh ! quoi, parce que Jaurès (…) a signé quelques pages de médiocre rhétorique (…) à la louange du pays natal, faut-il oublier que le « climat de son intelligence » était purement germanique ? (…) On ne nous fera pas admettre Jaurès » (9).

DES NATIONALISTES, DES FASCISTES ET DES COLLABORATIONNISTES AU PANTHÉON DU FRONT NATIONAL

En 2012, lors d’un discours prononcé pour les 40 ans du Front national, Jean-Marie Le Pen avait tenu à rendre hommage à d’anciens militants du parti d’extrême droite. « Je pense surtout à ceux qui ont lutté, souffert et même, parfois, sont morts au service de la cause sacrée de la Patrie, et sont aujourd’hui disparus » (10). Il avait alors prononcé les noms d’une soixantaine d’individus.

On trouve notamment parmi eux : Pierre Bousquet, membre du Parti franciste (parti fasciste et collaborationniste fondé dans les années 30), ancien engagé volontaire au sein de la 33e division de grenadiers SS Charlemagne et premier trésorier du Front national. François Duprat, militant nationaliste et négationniste à l’origine du slogan « un million de chômeurs, c’est un million d’immigrés en trop ».

Roland Gaucher, nationaliste et militant au sein du Rassemblement national populaire (parti fasciste et collaborationniste fondé dans les années 30) et membre fondateur du Front national. André Dufraisse, membre du Parti populaire français (parti fasciste créé dans les années 30) et engagé volontaire au sein de l’armée nazie sur le front de l’Est.

Michel de Camaret, membre des Camelots du roi (parti royaliste) et engagé volontaire au coté des miliciens franquistes durant la guerre d’Espagne. Robert Lagier, militant du Front national condamné pour homicide volontaire après le meurtre du jeune Ibrahim Ali à Marseille en 1995.

Nationalisme, nazisme, fascisme, royalisme, négationnisme, voilà donc ce que le président d’honneur du Front national tient à présenter et même honorer comme des engagements « au service de la patrie ». Loin de la pensée jaurèsienne, il s’inscrit ainsi clairement dans la lignée de l’extrême droite réactionnaire, antidreyfusarde, factieuse et antirépublicaine.

« LES NATIONS N’ONT RIEN À PERDRE DE LA SOLIDARITÉ INTERNATIONALE DES TRAVAILLEURS » (JEAN JAURÈS)

Afin de pouvoir au mieux se plonger dans la pensée de Jaurès et de découvrir en quoi sa vision de la patrie n’avait absolument rien en commun avec celle de la famille Le Pen, j’ai ici choisi de réaliser un entretien fictive avec l’ancien député de Carmaux. Humaniste, socialiste, internationaliste, celui-ci voyait la patrie comme « le champ d’action naturel » où doit se mener la lutte des classes. En effet, loin de l’idéologie frontiste qui fait de la patrie un horizon indépassable, Jaurès était avant tout guidé par un idéal de justice sociale.

Pour un socialiste, qu’est ce que le patriotisme ?

« Plus nous feront pour le « peuple », plus les autres « peuples » feront pour la France. Voilà notre façon, à nous (socialistes), d’entendre le patriotisme, non pas comme une furie sanglante de conquêtes ou de représailles, non pas comme un orgueil étroit et jaloux, mais comme une noble émulation avec les autres nations du globe dans la voie du progrès humain. Et ainsi à notre socialisme, si décrié encore et si suspecté, ce ne sont pas seulement les travailleurs opprimés et spoliés qui viendront, mais tous les esprits généreux et grands qui étouffent, dans les haines de race et qui ont besoin de toute l’étendue de l’horizon humain ». (11)

« Économiquement le socialisme n’est ni français, ni allemand, ni belge, ni anglais ; il est universel (…). La vérité est que les ouvriers de tous les pays abjurent de plus en plus les jalousies mesquines et funestes de nation à nation. Ils ont compris qu’ils n’aboutiraient à leur émancipation propre et au noble développement de l’humanité que par la solidarité universelle ». (12)

La patrie est-elle un horizon indépassable comme le pense le Front national ?

« Il est clair que dans le système des idées socialistes, la patrie n’est pas un absolu. Elle n’est pas le but ; elle n’est pas la fin suprême. Elle est un moyen de liberté et de justice. Le but, c’est l’affranchissement de tous les individus humains. Le but, c’est l’individu. Lorsque des échauffés ou des charlatans crient : » La patrie au-dessus de tout ”, nous sommes d’accord avec eux s’ils veulent dire qu’elle doit être au- dessus de toutes nos convenances particulières, de toutes nos paresses, de tous nos égoïsmes.

Mais s’ils veulent dire qu’elle est au-dessus du droit humain, de la personne humaine, nous disons : Non. Non, elle n’est pas au-dessus de la discussion. Elle n’est pas au-dessus de la conscience. Elle n’est pas au-dessus de l’homme. Le jour où elle se tournerait contre les droits de l’homme, contre la liberté et la dignité de l’être humain, elle perdrait ses titres. […] La patrie n’est et ne reste légitime que dans la mesure où elle garantit le droit individuel. Le jour où un seul individu humain trouverait, hors de l’idée de patrie, des garanties supérieures pour son droit, pour sa liberté, pour son développement, ce jour-là l’idée de patrie serait morte. » (13)

L’internationalisme nuit-il à la patrie comme l’affirme Marine Le Pen ?

« La volonté irréductible de l’Internationale est qu’aucune patrie n’ait à souffrir dans son autonomie. Arracher les patries aux maquignons de la patrie, aux castes du militarisme et aux bandes de la finance, permettre à toutes les nations le développement indéfini de la démocratie et de la paix, ce n’est pas seulement servir l’Internationale et le prolétariat universel, par qui l’humanité à peine ébauchée se réalisera, c’est servir la patrie elle-même. Internationale et patrie sont désormais liées. C’est dans l’Internationale que l’indépendance des nations a sa plus haute garantie ; c’est dans les nations indépendantes que l’Internationale a ses organes les plus puissants et les plus nobles. On pourrait presque dire : un peu d’internationalisme éloigne de la patrie ; beaucoup d’internationalisme y ramène. Un peu de patriotisme éloigne de l’Internationale ; beaucoup de patriotisme y ramène. »

« Quand un syndicaliste révolutionnaire s’écrie au récent congrès de Toulouse : A bas les patries ! Vive la patrie universelle ! Il n’appelle pas de ses vœux la disparition, l’extinction des patries dans une médiocrité immense, où les caractères et les esprits perdraient leur relief et leur couleur. Encore moins appelle-t-il de ses vœux l’absorption des patries dans une énorme servitude, la domestication de toutes les patries par la patrie la plus brutale, et l’unification humaine par l’unité d’un militarisme colossal. En criant : A bas les patries ! Il crie : A bas l’égoïsme et l’antagonisme des patries ! A bas les préjugés chauvins et les haines aveugles ! A bas les guerres fratricides ! A bas les patries d’oppression et de destruction ! Il appelle à plein cœur l’universelle patrie des travailleurs libres, des nations indépendantes et amies. » (14)

Les travailleurs étrangers sont-ils une menace pour les travailleurs français ?

« Les ouvriers sont fragilisés par leur division en nationalités et en races, la nationalité même se fragilise, parce que tous ces individus, chez qui la patrie d’origine continue de se refléter, se désintéressent complètement du mouvement et de la législation de ce pays qui est leur nouvelle patrie. L’intervention de toute la classe ouvrière dans les affaires du pays serait donc un double progrès : progrès ouvrier et progrès national». (15)

« Il faut (…) établir d’une nation à l’autre des traités en vertu desquels un gouvernement fait bénéficier les citoyens d’autres pays qui s’établissent sur son sol, des lois protectrices du travail si l’autre gouvernement observe une même conduite. (…) Les nations apprendront à respecter chez l’étranger un homme et un frère ». (16)

Doit-on instaurer la préférence nationale, notamment en ce qui concerne les prestations sociales, comme le propose la présidente du Front national ?

« Quel chauvinisme imbécile et bas ! « Le patriotisme consiste à préférer passionnément la France ». Cela n’est pas vrai. Le patriotisme consiste, pour un Français, à bien connaître la France, ses qualités et ses défauts, ses vertus et ses vices, ses lumières et ses ténèbres, afin de pouvoir corriger ses défauts, atténuer ses vices, dissiper ses ténèbres, et faire servir l’accroissement de ses qualités, de ses vertus, de ses lumières au progrès général de l’humanité.

Dire au Français que son devoir est de préférer passionnément la France, à l’Allemand que son devoir est de préférer passionnément l’Allemagne, à l’Anglais l’Angleterre, à l’Italien l’Italie, au Chinois la Chine, c’est créer chez tous les peuples un parti pris d’aveuglement, d’infatuation, d’injustice et de violence. Quiconque se préfère délibérément aux autres ne reconnaît aux autres qu’un droit inférieur ; et c’est le principe de tous les attentats, de toutes les iniquités. C’est la formule et la doctrine de la barbarie nationaliste ; et les instituteurs qui, à la suite de M. Bocquillon, propageraient cette théorie basse commettraient un crime de lèse-humanité et de lèse-patrie.

Misérables patriotes qui, pour aimer et servir la France, ont besoin de la « préférer », c’est-à-dire de ravaler les autres peuples, les autres grandes forces morales de l’humanité. La vraie formule du patriotisme, c’est le droit égal de toutes les patries à la liberté et à la justice, c’est le devoir pour tout citoyen d’accroître en sa patrie les forces de liberté et de justice ». (17)

(1) « A celui qui n’a plus rien, la Patrie est son seul bien ». Cette citation de Jaurès a à de multiples reprises été manipulée par le FN. Lors du discours de Marine Le Pen prononcé au Congrès de Tours en janvier 2011 ou encore sur les affiches de campagne de Louis Alliot lors des européennes de 2009.

(2) En 2009 (européennes), le FN avait utilisé un portrait de Jaurès sur une affiche où était inscrit le slogan : « Jaurès aurait voté pour le Front national ». Dernièrement, Steeve Briois, candidat du parti à Hénin-Beaumont, a à son tour utilisé une citation du fondateur de l’Humanité sur ses affiches de campagne : « Il ne faut avoir aucun regret pour le passé, aucun remords pour le présent, et une confiance inébranlable pour l’avenir ».

(3) « Entretien vérité avec Jean-Marie Le Pen », Jean-Marie Le Pen, propos recueillis par Eugène Krampon, Réfléchir & Agir (ISSN 1273-6643), nº 31, hiver 2009, p. 32.

(4) Marine Le Pen, discours du 1er mai 2013, Paris.

(5) Marine Le Pen, conférence de presse du 1 septembre 2010.

(6) Terme employé par Marine Le Pen lors d’un discours le 19 novembre 2011 ou encore par Jean-Marie Le Pen le 1er mai 2012.

(7) Antidreyfusard, socialiste et proche de Jaurès, Péguy rejoint finalement le camp des nationalistes face à la montée des tensions avec l’Allemagne. Le 22 juin 1913, il déclare dans le Petit journal: « Dès la déclaration de guerre, la première chose que nous ferons sera de fusiller Jaurès. Nous ne laisserons pas derrière nous un traître pour nous poignarder dans le dos ».

(8) P. Lamotte, « Avenir sombre pour les États-Unis », Europe-Action, n°2, février 1963.

(9) Charles Maurras, L’Action française, 24 novembre 1924. Cité sur http://www.assemblee-nationale.fr.

(10) Jean-Marie Le Pen, discours prononcé le samedi 8 décembre 2012 pour les 40 ans du Front National.

(11) Jean Jaurès, Les vrais patriotes, 15/05/1893. Extrait d’un article dans lequel Jaurès revient sur le refus des socialistes allemands d’augmenter les effectifs militaires demandée par l’empereur. Celui-ci les avait alors qualifié de « mauvais patriotes ». Cité dans Jaurès, l’intégrale des articles de 1887 à 1914 publiés dans La Dépêche, Editions Privat, 2009.

(12) Jean Jaurès, Français et étrangers, La Dépêche, avril 1891. Extrait d’un article consacré aux liens entre socialistes allemands et socialistes français.

(13) Jean Jaurès, Socialisme et liberté, La Revue de Paris, 1898. Cette citation est extraite d’un article consacré au socialisme.

(14) Jean Jaurès, L’Armée nouvelle, 1911. Face à la montée des tensions avec l’Allemagne, Jaurès expose dans cet ouvrage sa vision de la défense nationale, de l’organisation de l’armée mais aussi de la patrie.

(15) Passage d’un discours au sujet de l’organisation ouvrière comme facteur nationaliste. 28 septembre 1911. Cité dans Jean Jaurès, Discours en Amérique latine 1911, Edition Bruno Leprince, 2010.

(16) Discours prononcé au sujet de la politique sociale en Europe et la question de l’immigration. 1er octobre 1911. Cité dans Jean Jaurès, Discours en Amérique latine 1911, Edition Bruno Leprince, 2010.

(17) Jean Jaurès, Le bout de l’oreille, l’Humanité, 04/08/1905. Dans cet article, Jaurès revient sur les propos tenus par Emile Bocquillon, président de la Ligue des instituteurs patriotes, qui avait exprimé l’idée d’une « préférence passionnée » pour la France.

Pour un accéder à un ensemble complet de ressources concernant Jaurès, consulter Jaurès.eu.

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Sécurité sociale: RETABLISSONS LA VERITE HISTORIQUE

11 Mai 2015, 16:14pm

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70 eme anniversaire de la sécurité sociale

Prenons les devants.... Lors de l'hommage national du 70ème anniversaire de la sécu ( si jamais il est rendu!!!!!...), attendez vous encore et ceci malgré l'énorme travail fait pour rétablir l'histoire, à ce qu'ils disent que la sécu a été fondée par Pierre Laroque. ( Ainsi qu’il est dit souvent…).

Ce qui est curieux c'est que lorsque l'on évoque une loi, on lui donne toujours généralement le nom du ministre qui l'a promulguée et non du fonctionnaire qui a participé à sa mise en place: Ainsi dit-on :Loi Macron, Loi Juppé ou Loi Weil par exemple.

Et bien non, là on vous dira loi Laroque qui n'était que le fonctionnaire de Croizat ( directeur de la sécu). Ben, tiens, on ne va pas donner à une institution enviée dans le monde entier et que socialistes, patrons et droite s’évertuent à casser, le nom d'un ministre communiste.


Et pourtant c'est lui, lui le bâtisseur de ce beau conquis social de janvier 1946 à juillet 1946 alors qu'il est ministre du travail et de la Sécurité Sociale ( de novembre 1945 à mai 1947) , On vous parlera encore d’une création de De Gaulle... oui mais, voilà, De Gaulle avait déjà démissionné ( 15 janvier 1946) lorsque Croizat, après avoir conçu les lois ( de création de la sécu ( mai, juin 1946) ) , mit en place les 138 caisses avec la CGT et le peuple de France. (Malgré l’opposition violente de la droite, des assurances privées, des médecins, des patrons, des notables mutualistes, de la CFTC.)
De plus De Gaulle sera le premier à la casser en octobre 1967 avec les ordonnances Jeanneney qui suppriment les élections démocratiques des caisses, divisent la sécu en trois branches et établissent le paritarisme qui donne la gestion aux patrons.
Juste une petite vérité a rétablir: Pierre Laroque n'est que le commis d'écriture qui mit en forme l'ordonnance portant création de la sécu du 4 octobre 1945. Cette ordonnance est une émanation directe du CNR et de la réflexion et conception collective menée sous la maîtrise d'oeuvre de Croizat dès sa nomination comme président de la Commission du Travail à l'assemblée consultative ( juin 1943) du Gouvernement provisoire à Alger. Et ceci en lien très actif avec les services du ministère de la Santé dirigé par François Billoux, autre ministre communiste, jamais évoqué lorsque l’on parle de la sécurité sociale.
Pierre Laroque ne prendra d’ailleurs ses fonctions qu’en septembre 1944. C'est sûr qu’il est difficile d'admettre la réalité de l’Histoire et surtout l'actualité brûlante et la modernité d'un homme comme Ambroise Croizat à l'heure où droite, patronat et socialistes veulent privatiser ce bien national qu'est notre belle sécurité sociale.
Le meilleur hommage que nous pouvons rendre à Ambroise Croizat et pour ce 70eme anniversaire est de nous battre sans cesse partout pour que la securité sociale ne soit pas une coquille vide livrée au privé mais qu’elle reste ce que Croizat et le peuple de France qui l’ont bâtie ont voulu qu’elle soit : un vrai lieu de solidarités, un rempart au rejet, à la souffrance et à l’exclusion
Amities a tous
MICHEL ETIEVENT

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Vue dans la Voix du Nord du 8 mai 2015 (Arrageois)

10 Mai 2015, 18:03pm

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Vue dans la Voix du Nord du 8 mai 2015 (Arrageois)
Vue dans la Voix du Nord du 8 mai 2015 (Arrageois)
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Mise en ligne urgente mais provisoire

10 Mai 2015, 16:40pm

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Mise en ligne urgente mais provisoire

Ceci est écrit le 8 mai, après avoir suivi de très près les commémorations du 70 anniversaire de la capitulation nazie et juste avant de partir à une initiative pour rappeler ce que furent les massacres de Sétif-Guelma-Kherrata, crime d'état , 30 000 victimes estimées  (Canaille le Rouge va revenir sur ces deux importants moments durant cette fin de semaine).

La Canaille ne connait pas personellement celui qui a écrit le texte qui suit.

Peu-être l'a-t-il rencontré à l'époque où les Communistes de l'usine michelin (la façon ici de poser les majuscules est assumée) éditaient et diffusaient régulièrement"la Voix des Bibs", malgré la répression patronale. Un journal qui accompagnait, éclairait, aidait les travailleurs de chez Michelin à combattre la dynastie bibendum...La Canaille allait écrire "dynastie capitalo réactionnaire" comme si chacun des termes ne suffisait pas à caractériser l'autre.

Un texte très fort parce que très juste.

 

HOMMAGE A FRANÇOIS MICHELIN

Pendant que d'autres vont vous rendre hommage, moi, Monsieur François Michelin, je vais le rendre à ceux qui vous ont permis d'exister.

Je rends hommage aux centaines de milliers de travailleurs anonymes qui ont fait votre fortune et celle de la Maison Michelin.

Je rends hommage aux militants de la C.G.T. et aux travailleurs du siècle dernier qui ont été licenciés, interdits de travail, voir déportés en 1939-1945, comme le communiste Robert Marchadier.

Je rends hommage aux dizaines de milliers de licenciés économiques abusifs.

Je rends hommage aux 2500 travailleurs reconnus en maladies professionnelles.

Je rends hommage aux 250 malades de l'amiante dont la plupart sont décédés. '

Je rends hommage à tous ceux qui ont été empoisonnés par l'industrie du caoutchouc : benzène, toluène, hydrocarbure, amines aromatiques, radioactivité, fumées, vulcanisations, etc.

Je rends hommage à ceux qui ont combattu la " Cagoule " au sein de votre usine, pendant que certains de vos cadres montaient régulièrement à Paris pour organiser ce mouvement fasciste destiné à renverser la République. Vous avez poursuivi une étroite relation avec la branche la plus conservatrice de l'Eglise, puisque nombre d'observateurs ont pu vous voir au monastère intégriste de Randol proche de Clermont-Ferrand.

Je rends hommage aux " pisses-vinaigres " que j'étais pour vous, vous ayant tenu tête.

Je rends hommage aux syndicalistes que vous avez haïs et décrits comme " les vers dans le fruit ".

Je rends hommage aux 189 licenciés reconduit en taxi, dont certains se sont suicidés suite à ce scandale.

Je rends hommage aux travailleurs vietnamiens qui ont été assassinés dans vos plantations après avoir connu l'enfer de conditions de travail rappelant l'esclavage le plus ignoble.

Je rends hommage à ceux qui se sont suicidés, au travail ou à leur domicile, suite au harcèlement mis en place contre eux.

Je rends hommage à ceux qui, comme moi, ont eu leur carrière bloquée et ont été discriminés pour, je cite : " Ne respecte pas les valeurs de l'entreprise " .

Je rends hommage aux syndicalistes, anarchistes, communistes, chrétiens etc. qui ont été victimes de discriminations au travail permanentes.

Je rends hommage aux 7500 licenciés qui ont fait grimper la Bourse pour vos profits, et qui se résume à cette expression méprisante de « licenciements boursiers ».

Je rends hommage également à ceux qui, aujourd'hui, luttent dans vos usines de par le monde.

Pour conclure :

Vous venez de décéder à la maison de retraite « les Petites Sœurs des Pauvres » aux Carmes, comme apparemment un pauvre gueux. Jusqu'au bout, vous avez véhiculé votre image de l'homme humble. J'ose espérer que vous avez déclaré un mécénat pour dons aux œuvres religieuses.

Mais, vous faites partie de la grande bourgeoisie industrielle et financière malgré vos airs de simplicité, cet habillage n'a trompé que ceux qui ne voulaient pas voir et ceux que cela arrangeait.

Oui, j'ai appris sous vos ordres que les lois de la République ne s'appliquent pas derrière les portes de vos usines et coffres. Ce qui s'applique, c'est le système Michelin dit de la Maison : " L'autorité ne se partage pas, elle s'incarne ".

Oui, Monsieur vous m'avez haï avec votre système Maison, parce que je partageais les idées de la C.G.T. et du Parti communiste. Vous me considériez comme un ennemi de l'intérieur, un terroriste. Effectivement, j'en étais un, qui combattait la terreur que vous faisiez subir aux salariés qui ne se conformaient pas dans le moule de la Maison.

Aujourd'hui, je vous rends la monnaie de la pièce comme pendant les grandes grèves contre l'augmentation de notre prix horaire, " 20 centimes de francs ".

Oui, Monsieur nous ne sommes pas de la même classe sociale, je fais partie des gueux et je reste debout avec ma classe, celle des travailleurs.

Oui, Monsieur combien de fois ai-je entendu cette phrase venant d'untel qui était brimé, de mauvaises conditions de travail, ou après une injustice de la hiérarchie. : " Ah ! Si François savait tout cela, ça changerait ". Votre paternalisme fonctionnait bien.

Mais, Monsieur, vous saviez tout cela, car vous étiez le Patron, c'est vous qui dirigiez le navire et donc toute la philosophie Maison. Comme le dit Yvan Levaï dans le film " Paroles de Bibs " :

" Bien sur qu'ils en ont fracassé du monde dans l'usine, mais la morale est sauve, le Patron est là et il va à la messe le dimanche ".

Oui, Monsieur, le jour de votre enterrement, je ferais la fête avec mes amis, comme les mineurs gallois pour le décès de la mère Thatcher . Je vous dois bien cela pour tout le mépris que vous avez montré à mon égard.

Je ne regrette rien, si cela était à refaire, je le referais.

Un g
ueux, ouvrier et syndicaliste Michelin,


Jean-Pierre SEREZAT

En 1941, la commission d'armistice de 1940 imposait à la France des livraisons de matière première au Reich.

Pour des raisons d'origine climato géographique, l'hévéa pousse très mal sur les pentes du Puy de Dôme, peu de plantation à Clermont Ferrand.

Pour autant, 33% de la production française de caoutchoux était livrée au Reich depuis les plantations d'Indochines qui apparetenaient toutes à la dynastie du grand français célébré par Blummollet. Ce caoutchouc était intégralement livré pour l'éffort de guerre allemand.

Le reste de la ptroduction, en France, était utilisée pour les matériels de guerre produits par les usines Citroën (propriété alors de Michelin) pour cela grassement rétribués par l'occupant , production permises par une semaine de travail de 60h et des diminution de salaires. Jamais le taux de profit des usines métropolitaines dont celle de monsieur Françaois n'aura été aussi haut en France comme dans le groupe.

Les cadres de Michelin dans les plantations ont été "invités" à poursuivre le travail (lire à poursuivre le fonctionement du bagne colonial) pour le plus grand intéret du Reich et les profits du financier des financiers de la Cagoule (la famille Michelin), mouvement faciste mafieux ressemblant à l'OAS ...en plus étendu et plus violent (et oui) et dont l'endrement était celui des usines de monsieur François.

Après la fin de la guerre, les banques (celles d'indochine qui fusionnera avec la compagnie de Suez pour donner Indo Suez, les avaleurs de GDF privatisé par Sarkozy et gavé par Hollande) seront mouillées jusqu'aux racines du substra capilaire supérieur de leurs actionnaires dans le trafic des piastres.

Bref de quoi faire passer Sarkozy pour un minable apprenti sorcier.

Voilà le Marigot où s'ébat monsieur François, le grand français cher au françoisticule qui crêche au 55 faubourg st honoré.

 

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URSS, vingt ans après. Retour de l'Ukraine en guerre.

7 Mai 2015, 16:44pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

URSS, vingt ans après. Retour de l'Ukraine en guerre.
Marianne avec son éditeur

Marianne avec son éditeur

En avant première: la préface de notre livre, l’URSS vingt ans après

(Danielle Bleitrach et Marianne Dunlop)

27 Avril 2015

Il nous a été proposé de rassembler nos croquis de voyage dans un livre. Ecrits initialement pour notre blog, Histoire et société, il s’agissait de témoignages rédigés à la hâte, parfois sur une valise dans un aéroport. Ces croquis avaient un but : rétablir les faits sur ce qui c’était réellement passé en Ukraine en 2014. Mais nous ne pouvions pas ignorer l’existence d’un problème, mal résolu auparavant pour nous, comme pour bien d’autres : la chute de l’Union soviétique.

Il y eut vers les années 90 une sorte de tribunal intellectuel et moral qui jugea pour nous de ce que fut ou ne fut pas l’URSS. Comme nous avions tant aimé et beaucoup fréquenté ce pays devenu mythique, nous avons décidé, Marianne et moi, en 2014, de revendiquer un droit d’inventaire. J’emploie à dessein le terme « mythique », en effet, la chute de l’Union soviétique a coïncidé avec ce qu’Eric Hobsbawn disait de l’évolution du métier d’historien : « De plus en plus d’individus révisent ou réinventent l’histoire en fonction de leurs propres objectifs. Nous vivons une grande ère de mythologie historique (…) ce qui a été miné c’est la conviction que les recherches des historiens, reposant sur des preuves documentées reconnues par leur profession, doivent distinguer les faits et la fiction, ce qui est véritable et ce qui ne l’est pas, la réalité et nos désirs.»[1] J’ai raconté par ailleurs cette soirée à Rome où nous avons surpris, Hobsbawn et moi, le complot des dirigeants du PCI en train de poignarder leur parti pour se rallier à la social-démocratie. Accablés mais pas étonnés par ce cours des choses nous avons marché sur le forum le reste de la nuit en devisant sur la manière dont on s’éloignait désormais des explications profondes sur le pourquoi des choses.

Avoir subi une telle contrerévolution nous empêchait de penser notre place dans le monde. Ce qui condamnait plus ou moins le révolutionnaire à l’innocence impitoyable de qui ne peut plus agir qu’à contretemps. Et il n’est pas de meilleur âge que la vieillesse et de meilleur genre qu’être une vieille femme pour exercer cette radicalité. La vieille dame indigne de Brecht dans le bref temps où elle choisit de vivre. Le regard innocent de celui ou de celle que l’âge rend désintéressé, le regard de l’enfant, du sauvage et même de l’animal : un œil stupéfait devant la société insensée que l’on prétend donner pour modèle universel. Nous avons du temps, nous les invisibles, les femmes de l’âge qui ne sommes mêmes plus les personnes du sexe. Il nous en reste si peu pourtant : alors nous pouvons avoir la patience de suivre des lignes brisées, de remonter en deçà des faux départs de l’opinion ordinaire. Par exemple la manière dont on a présenté en France le président Eltsine faisant tirer sur la Douma, le Parlement russe. Comment cet acte a été salué par notre presse comme l’essence de la démocratie. Ou encore le silence fait sur la guerre en Moldavie en 1992, 600 morts passés à la trappe. En cette année 2014, il était prétendu également ignorer la cinquantaine et plus de morts brûlés à Odessa… Les 4000 morts du Donbass, dont une majorité de civils tués par leur propre gouvernement ukrainien, des femmes, des enfants, des vieillards exécutés avec l’assentiment de la France sous l’accusation de « séparatisme » ! Etre « séparatiste » justifie donc le génocide, depuis quand ?

Nous sommes parties toutes les deux sur les grands chemins de l’est de l’Europe nous faire une opinion. Il était temps de savoir à quoi tout cela rimait… Sur les grands chemins est l’expression qui convient, la plupart de nos interlocuteurs sont des rencontres de hasard, beaucoup dans les transports en commun. Ils n’ont été présélectionnés par aucun hôte désireux de nous faire partager leurs opinions.

Une chose essentielle doit être dite maintenant : la quasi-totalité de ceux dont nous rapportons les propos ne parlaient que le russe, et dans le deuxième voyage encore le russe, le moldave ou le gagaouze. Très important en ce qui concerne le regard innocent, le regard par celui de l’autre : ne jamais parler anglais. Cela vous évite souvent d’être confronté à la minorité qui se croit partie prenante de l’élite internationale et dont les propos ne dépareraient pas Courrier International, il faudrait dire Courrier Occidental. Cet hebdomadaire qui s’est fait une spécialité de publier les articles de journaux de tous pays à condition que leur rédaction soit à 90 % d’accord avec la CIA, l’OTAN et l’UE. Nous ne sommes pas beaucoup plus objectives que ce genre de presse, mais à leur différence nous donnons à voir notre point de vue. Il est celui de l’habitant du pays qui ne parle pas l’anglais mais le russe. Grâce à Marianne, et d’ailleurs à sa grande surprise, nos interviews avec sa traduction simultanée et ma pratique de sociologue ont eu un tel succès que ceux qui voulaient parler faisaient la queue comme à confesse. Mais vous vous rendez compte de ce qu’il faut faire pour soulever le voile opaque tendu entre nous Français et la majeure partie de la planète, apprendre la langue du pays et faire du tape-cul dans les vieux cars moldaves.

Je n’arrive même pas à m’imaginer ce que j’aurais pensé lorsque j’ai adhéré au PCF, en 1956, si l’on m’avait dit qu’à 76 ans, en 2014, je roulerais dans des cars aux amortisseurs aussi perclus que mes articulations, sur les routes défoncées de l’ex-Union Soviétique pour y retrouver les traces de l’Histoire et de ma mémoire asphyxiée…

C’est une bien étrange passion que celle de l’Histoire, je ne la détache pas d’autres approches comme la poésie, l’art. Cela revient toujours à une manière de souffrir pour des ombres inconnues, qu’il s’agisse de Priam baisant la main d’Achille qui a tué son fils Hector ou d’imaginer la peur d’un enfant sous les bombes à des milliers de kilomètres. Oui mais voilà, on a prétendu me voler cette empathie avec l’humanité en m’invitant à oublier le passé. Au point que je suis incapable de penser ce que m’auraient inspiré dans ma jeunesse les événements d’aujourd’hui. Il y a eu des railleries, il y en a encore envers ceux que l’on accuse d’être des nostalgiques de l’Union soviétique. Ce qui permet de ne rien analyser, de condamner la mémoire à un hypothétique jugement de l’Histoire dont j’ignore encore si les Bourreaux d’avant-hier ne sont pas les juges d’aujourd’hui. Pourtant demeure vivace au moins une raison de cet engagement : le rôle des communistes durant la seconde guerre mondiale, et la reconnaissance que j’en ressentais. L’enfant juive qui tremblait de peur sous les bombardements, et qui en écho à l’effroi de ses parents en fuite, éprouve toujours le soulagement de l’aube en entendant le mot Stalingrad, le réveil du cauchemar.

Enfin, j’ai toujours été attirée par la distance et la diversité, je ne me sens bien qu’en voyage ou alors enfermée seule dans un lieu de travail entourée de livres. Ce regard par les yeux des autres est celui de Montaigne peignant l’étonnement des cannibales brésiliens devant nos civilisations : « ils avoyent aperçu qu’il y avoit parmy nous des hommes pleins et gorgez de toutes sortes de commoditez, et que leur moitié estoient mendians à leur porte, décharnez de faim et de pauvreté ; et trouvoient estrange comme ces moitiés ici nécessiteuses, pouvoient souffrir une telle injustice, qu’ils ne prinsent les autres à la gorge, ou missent le feu à leur maison »[2]

Tout est dit dans ce texte de Montaigne. On a eu beau tenter de m’expliquer la fin de l’Histoire, j’étais convaincue que tant qu’il y aurait de l’injustice, et celle-ci ne cessait de s’accroître avec ce que l’on estimait la fin du communisme, Marx et sa lutte des classes demeureraient à l’ordre du jour. Cette perspective énoncée par Derrida dans les Spectres de Marx m’a poussée à poursuivre sur ce qui était désormais considéré comme les voies de l’Utopie, au lieu de me résigner à un dérapage de plus en plus irrésistible vers les petits arrangements avec le Capital. Mais ce qui m’a valu une solide réputation de « stalinienne » fut mon refus de faire comme si la Révolution d’Octobre n’avait jamais existé. Car si certains voulaient bien conserver l’utopie, ils la voulaient épurée de l’expérience concrète, ce qui me paraissait une méthode détestable. Impossible de m’y rallier ! Et puis demeurait obstiné, encore intact, le sentiment d’avoir œuvré ensemble à quelque chose de juste. Ce moment restait inscrit dans l’art, quand les artistes, les intellectuels du monde entier étaient prêts à sacrifier leur ego à leur participation à quelque chose qui les transcendait, même s’ils reconnaissaient avoir été la plaie et le couteau.

Pourtant on avait pratiquement réussi à me convaincre que la chute de l’Union Soviétique n’avait pas provoqué la moindre tentative de rébellion. C’était là le pire, il n’y avait pas eu la moindre protestation. C’était ainsi que l’on me présentait l’Histoire. L’acceptation des peuples de l’ex-Union soviétique faisait baisser toutes les têtes, le monde entier passait sous les fourches caudines du capital.

Je ne crois pas avoir jamais été stalinienne, je me suis toujours interrogée moins sur Staline, que sur les temps de troubles qui suivent de tels règnes, en quoi la dégénérescence d’un appareil d’Etat est-elle le produit de l’autocratie ? Mais dans le même temps je ne pouvais m’empêcher de me demander ce qu’il serait advenu de moi la petite juive et de l’humanité toute entière si lors de la seconde guerre mondiale Gorbatchev avait été au pouvoir au lieu de Staline. Et des Gorbatchev, il y en a aujourd’hui comme s’il en pleuvait.

Je me suis focalisée pendant une dizaine d’années sur ce qui naissait ou renaissait en particulier en Amérique latine, comme d’ailleurs sur l’ensemble des résistances diverses venues du sud avec l’effet d’entraînement de la Chine, la remise en cause de l’hégémonie des Etats-Unis née aux lendemains de la seconde guerre mondiale.

Mon retour vers les pays de l’ex-Union soviétique survint en 2008. A cette date, il y eut le refus de deux enclaves proches de la Géorgie, l’Ossétie et l’Abkhazie, de « choisir la modernité » et se référant explicitement à l’Union soviétique. Il y eut en 2008, ma rencontre avec Marianne pour qui la langue russe, entre autres, n’avait pas de secret et qui depuis des années tentait de faire savoir qu’une multitude de gens en Russie regrettait l’Union Soviétique. Et qu’il y avait là-bas des communistes sans pouvoir mais non sans espérances.

En 2014, à l’occasion des événements d’Ukraine, nous avons décidé Marianne et moi qu’il était temps de partir en voyage et de construire ou tenter de construire une vérité sur les fables qui nous seront rapportées. Nous venions de lire « la Fin de l’Homme rouge ». Il nous a semblé que ce livre était un contrefeu à ce que révélait la situation en Ukraine : la fin de l’Union soviétique avait été imposée à des millions d’êtres humains comme une trahison et certains étaient non seulement désireux de le dire mais étaient prêts à mourir pour cette réalité-là. Voilà pourquoi Marianne et moi, à un âge vénérable, surtout moi puisque j’ai dix ans et quelques de plus qu’elle, nous avons écrit ces carnets de voyage pour les combattants en Ukraine, en Novorossia et bien au-delà… Contre le fascisme installé au cœur de l’Europe parce que, comme je ne cesse de le répéter, le continent européen va jusqu’à l’Oural et qu’il est impossible de faire silence sur ce que représente le nazisme dans ma mémoire comme dans ces terres où le socialisme l’a vaincu une première fois… .

Parce que, et l’essentiel est là, ce qui s’est passé et se passe en Ukraine n’est pas un phénomène isolé, nous sommes entrés dans l’ère de tous les dangers et plus vite nous en serons convaincus mieux cela vaudra pour tous.

Danielle Bleitrach

[1] E.Hosbawn. Franc-tireur. Autobiographie, Paris, 2005, p354

[2] Michel de Montaigne, Essais, présentation, établissement du texte, apparat critique et notes par A.Tournon, Paris, 1998, 3 vol., ici vol. 1,31, p.358

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