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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Articles avec #histoire du mouvement communiste

J.J. Candelier: La légion d’honneur pour la corporation minière !

8 Février 2017, 17:12pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

J’interroge le Gouvernement sur la possibilité de remettre la légion d’honneur à la corporation minière.

Ma question :

M. Jean-Jacques Candelier interroge M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de la défense, chargé des anciens combattants et de la mémoire sur la possibilité de remettre la Légion d’honneur à la corporation minière. Considérant qu’il est de la responsabilité du Gouvernement d’identifier les futurs décorés en s’appuyant sur le corps social, il propose la nomination à cet ordre de la corporation minière qui a payé un lourd tribut lors de la grève patriotique de mai-juin 1941 ou dans divers actes de résistance sur l’ensemble des bassins. Cela permettrait d’honorer comme il se doit cette résistance active qui a été durement réprimée par des massacres, des fusillés, des déportés et des emprisonnés et qui s’est également traduite par le sacrifice des corps pour gagner la bataille du charbon et ainsi assurer rapidement la renaissance de l’industrie française. Répondre à cette revendication serait un moyen de poursuivre le travail de reconnaissance de la Nation entamé par Mme Christiane Taubira avec la loi de finances pour 2015. Il rappelle également que si la Légion d’honneur est censée être attribuée à « tout citoyen français » selon certaines conditions, des institutions, des établissements d’enseignement supérieur, des associations comme la Croix-Rouge et même des entreprises comme la SNCF ont déjà reçu la Légion d’honneur par le passé. Il souhaiterait connaître son avis sur ce sujet.

 

Proposition de loi sur la grève patriotique des mineurs de 1941

En ce début d’année 2017, je dépose une nouvelle proposition de loi pour rendre hommage aux victimes de la grève patrotique des mineurs de 1941.

 

EXPOSÉ DES MOTIFS

Mesdames, Messieurs,

Il y a 75 ans, le 11 juin 1941, 226 ouvriers mineurs étaient déportés à la forteresse de Huy, en Belgique, pour avoir fait grève.

Du 27 mai au 9 juin 1941, 100 000 mineurs du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais ont en effet cessé le travail. Cette grève, préparée depuis l’été 1940 par Martha Desrumaux et Auguste Lecoeur, est la plus importante de l’Europe occupée par les forces du IIIe Reich. La répression est terrible. Avec la collaboration des préfets d’Arras, de Lille et des directeurs de concessions minières qui avaient conservé des listes de militants, la Gestapo et la Feldegendarmerie raflent les mineurs, la plupart syndicalistes ou communistes.

Pour avoir fait grève et réclamé de meilleures conditions de travail, ils sont envoyés dans les prisons de Béthune et de Douai, les casernes de Lille et Valenciennes.

Le 11 juin, 226 mineurs sont déportés à la forteresse de Huy en Belgique, 44 connaissent le même sort le 2 Juillet. Ils n’y resteront qu’une vingtaine de jours. Le 26 juillet, 244 d’entre eux arrivent au camp de concentration de Sachsenhausen, camp école des nazis.

Ces hommes avaient décidé de ne pas se résigner face à l’occupant et au gouvernement d’extrême droite de Vichy. Ils avaient refusé d’alimenter la machine de guerre nazie : ainsi 500 000 tonnes de charbon ne furent pas extraites durant ces quinze jours de grève.

Leur grève fut un des premiers grands actes de Résistance sur le territoire national. Ils étaient ouvriers, mineurs. Ils ont refusé de vivre à genoux. Ils ont fait grève pour leurs proches et plus encore, portant haut les valeurs de dignité et de liberté pour que notre pays soit libre et indépendant.

La Nation doit rendre hommage à ces hommes pleins de courage qui ont œuvré pour défendre le pays et le bien commun au péril de leurs vies.

Cette grève revendicative patriotique est une page de l’Histoire de France qui mérite d’être connue et reconnue par la République. Dans le prolongement du travail entamé par Christiane Taubira pour reconnaître le caractère discriminatoire et abusif du licenciement pour faits de grève des mineurs grévistes en 1948 et 1952, nous pensons qu’une journée commémorative serait un bon moyen d’honorer les combats des mineurs qui ont tant donné à notre Nation, y compris dans la résistance antifasciste.

Les auteurs de la présente proposition demandent donc à l’Assemblée nationale d’instituer une journée nationale d’hommage à ces patriotes à la date symbolique du 11 juin, qui marque la première déportation vers les camps de concentration nazis d’hommes et de femmes résidant dans notre pays.

Alors que des menaces se précisent contre les libertés individuelles, le droit des travailleurs et des associations et plus largement la démocratie, plus que jamais, il est nécessaire d’affirmer les valeurs de liberté, d’égalité, de dignité, de solidarité, d’antiracisme, fondements de notre République.

PROPOSITION DE LOI

Article 1er

Une journée nationale d’hommage aux victimes de la grève patriotique des mineurs de 1941 est instituée en France.

Article 2

Le 11 juin est la date retenue en souvenir de la déportation de deux-cent-quarante-quatre d’entre eux, d’abord à la forteresse de Huy puis, quelques jours plus tard, au camp de concentration de Sachsenhausen, près de Berlin.

> Sur le site de l’Assemblée : cliquez-ici

 
 

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Charonne 8 Février 1962

8 Février 2017, 16:46pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

"Charonne" après le "17 Octobre 1961", fut le dernier massacre d’État avant la signature des accords d'Évian, le 19 mars 1962, accords qui mettaient fin aux combats et traçaient, pour l'Algérie, le chemin de l'indépendance.
Depuis l'insurrection du 1er Novembre 1954, violences, haines, tortures, assassinats, attentats... jalonnent 8 années de conflit.
Ce film est un hommage à toutes celles et ceux qui étaient à Charonne, les victimes, les blessés, dont certains garderont des séquelles lourdes et définitives, à tous les démocrates qui se sont levés pour défendre les libertés.
Pour comprendre "Charonne", nous devions inscrire cette tragédie dans l'Histoire: l'histoire de la guerre d'Algérie, de la colonisation, plus largement l'histoire du colonialisme.

CHARONNE, N'OUBLIONS JAMAIS.

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Il y a 77 ans, le 21 janvier 1940, les députés COMMUNISTES étaient déchus de leurs mandats

4 Février 2017, 09:06am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Le 21 janvier 1940, la Chambre des députés (Assemblée Nationale), à l'unanimité (de la SFIO jusqu'à la droite fasciste) adoptait la loi dite de "déchéance" prononçant la perte des mandats électifs des députés communistes.

deputes-communistes-janvier1940.jpg

La loi de déchéance 21 janvier 1940 

"Le Sénat et la Chambre des Députés ont adopté, 
"Le Président de la République promulgue la loi dont la teneur suit : 

"Art.1-Tout membre d'une assemblée élective qui faisait partie de la Section Française de l'Internationale Communiste, visée par le décret du 26 septembre 1939, portant dissolution des organisations communistes, est déchu de plein droit de son mandat, du jour de la publication de la présente loi, s'il n'a pas, soit par une démission, soit par une déclaration, rendue publique à la date du 26 octobre 1939, répudié catégoriquement toute adhésion au Parti Communiste et toute participation aux activités interdites par le décret susvisé. 

"Art.2- Pour les membres des assemblées législatives, la déchéance prononcée par la présente loi est constatée à la demande du Gouvernement par le Sénat ou par la Chambre des Députés. 
"Pour les membres des autres assemblées, elle est constatée, à la requête du préfet, par arrêté de préfecture. 

"Art.3- Tout élu qui est condamné par application du décret du 26 septembre 1939, pour des faits postérieurs à la démission ou à la déclaration publique prévue à l'article premier, est déchu de plein droit de son mandat dans les conditions fixées par la présente loi, du jour où la condamnation devient définitive. 

"La présente loi, délibérée et adoptée par le Sénat et par la Chambre des Députés, sera exécutée comme loi de l'Etat. 

"Fait à Paris, le 20 janvier 1940.

 

DeputesPCF1940-a

Par le Président de la République, 
Albert LEBRUN 

Le Président du Conseil, ministre de la guerre et des affaires étrangères 
Edouard Daladier 

Le Garde des sceaux, ministre de la justice 
Georges Bonnet 

Vice Président du Conseil 
Camille Chautemps 

Ministre de l'intérieur 

Albert Sarraut 


7 députés communistes bravent l'interdiction du PCF du 26 septembre 1939 

Les députés sont réunis le 9 janvier 1940 à la séance de rentrée du Parlement pour écouter le discours d'usage du doyen d'âge et ensuite élire le président de la Chambre et les autres membres du bureau pour l'année 1940. La présence de sept députés communistes mobilisés et permissionnaires suscite dès l'ouverture de la séance de telles protestations sur les bancs de la droite parlementaire. 

Il s'agit de Benenson, Dewez, Guyot, Grenier, Mercier, Michels et Puech (dit Parsal) qui ont obtenu, comme c'est le droit de tous les députés mobilisés, une permission pour siéger aux séances de la Chambre. Deux autres députés communistes mobilisés et permissionnaires, Langumier et Le Corre, sont aussi présents à la Chambre mais, en tenue militaire, ils ne peuvent siéger. 

Précisons que ces députés, à l'exception de Mercier et Puech, n'ont pas pu adhéré, en raison de leur mobilisation, au nouveau groupe communiste formé le 28 septembre 1939 : le Groupe ouvrier et paysan français (GOPF). 


Les députés communistes refusent l'indigne comédie d'union sacrée de ceux qui ont soutenu les accords de Munich 

Le 9 janvier 1940, quatre des sept députés communistes présents dans l'hémicycle refusent de s'associer à l'hommage rendu par la Chambre aux armées de la République qui "se sont levées en masse à l'appel de la Patrie en danger". 

La Chambre vote, alors, à main levée une peine de censure avec exclusion temporaire contre les quatre députés communistes : Grenier, Guyot, Mercier et Michels. Le Parti communiste célèbre le comportement des quatre députés dans 
L'Humanité clandestine n° 19 du 14 janvier 1940 : "Le Parti communiste adresse ses plus chaleureuses félicitations aux députés Raymond GUYOT, MERCIER, MICHELS et GRENIER pour leur courageuse attitude à la Chambre des Députés."

DeputesPCF1940-b

L'Humanité clandestine explique : "Comme c'était leur droit et leur devoir, ils ont refusé de se prêter à l'indigne comédie d'union sacrée qui consiste à présenter comme un devoir patriotique le sacrifice imposé aux soldats et au peuple de France dans l'intérêt exclusif de la mafia de capitalistes qui rançonnent le pays." 

Mais la conséquence la plus importante de cet acte courageux des députés communistes sera la loi du 20 janvier 1940 qui prévoit la déchéance des élus qui n'ont pas publiquement rompu avec le Parti communiste. 


60 députés et 1 sénateur déchus de leurs mandats 

Ainsi, le 1 février 1940 le Gouvernement saisit la Chambre des députés et le Sénat pour que les deux assemblées législatives constatent respectivement la déchéance de 60 députés et d'un sénateur qui n'ont pas rompu avec le Parti communiste à la date du 26 octobre 1939.

 

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La Chambre, dans une résolution votée le 20 février 1940, vote la déchéance de 60 députés communistes qui prend effet à partir du 20 janvier 1940, date de la loi. 

Il s'agit des 43 députés communistes membres du GOPF, des 9 non-inscrits fidèles au Parti, des 4 non-inscrits qui ont rompu le 11 janvier 1940 (Benenson, Honel, Langumier, Le Corre), de Daul et Gitton qui ont rompu avec le Parti communiste en novembre 1939 et enfin de Puech et Philippot qui ont rompu avec le GOPF en janvier 1940. 

Puis le Sénat, dans un vote du 29 février 1940, constate la déchéance de Marcel Cachin. 

En plus d'être déchus de leur mandat, 44 députés communistes seront jugés à partir du 20 mars 1940.


L’ordonnance du 5 février 1940 

Citation : "République française, 3è tribunal militaire permanent de Paris. 

Nous, capitaine de Moissac, juge d'instruction militaire près le 3è tribunal militaire permanent de Paris. 
Vu la procédure instruite contre les nommés -suivent les noms - inculpés d'infraction au décret du 26 septembre 1939, portant dissolution des organisations communistes.

DeputesPCF1940-d.jpg

Attendu, qu'il résulte de la même information, charges suffisantes contre : 

1.BAREL 2.BARTOLI 3.BECHARD 4.BENOIST 5.BERLIOZ 6.BILLOUX 7.BONTE 8.BRUN 9.CATELAS 10.CORNAVIN 11.COSSONNEAU 12.COSTES 13.CRISTOFOL 14.CROIZAT 15.DADOT 16.DEMUSOIS 17.DUCLOS Jacques 18.DUCLOS Jean 19.DUTILLEUIL 20.FAJON 21.GAOU 22.GRESA 23.JEAN, dit Renaud Jean 24.LAREPPE 25.LEVY 26.LOZERAY 27.MARTEL 28.MIDOL 29.MONMOUSSEAU 30.MOQUET 31.MUSMEAUX 32.PERI 33.PETIT 34.PHILIPPOT 35.PRACHAY 36.PROT 38.RAMETTE 39.RIGAL 40.ROCHET 41.THOREZ 42.TILLON 43.TOUCHARD 44.VAZEILLE, d'avoir à Paris, ou sur le territoire français, entre le 27 septembre et le 5 octobre 1939, dans tous les cas depuis temps non prescrit, en participant à la constitution et au fonctionnement du Groupement dit "Groupe Ouvrier et Paysan Français", notamment à la rédaction et à la diffusion d'une lettre en date du 1er octobre 1939, adressée à Monsieur le Président de la Chambre des Députés, et prônant la paix sous les auspices de l'Union Soviétique, participé à une activité ayant directement ou indirectement pour objet de propager les mots d'ordre émanant ou relevant de la IIIè Internationale Communiste et d'organismes contrôlés en fait par cette IIIè Internationale. 

Attendu que les faits sus-énoncés constituent le délit prévu et réprimé par les articles 1, 3 et 4 du décret du 26 septembre 1939, pris en exécution de la loi du 19 mars 1939. 

Renvoyons les quarante-quatre inculpés sus-nommés devant le 3è Tirbunal militaire permanent de Paris, pour y être jugés conformément à la loi. 
Fait en notre cabinet, au Palais de Justice, à Paris. 

"Le 5 février 1940. 
Le Juge d'instruction militaire : DE MOISSAC"/citation 
Le procès : début 20 mars 1940

 

Ne pas falsifier l’Histoire.

 

Le mouvement est enclenché. Avec l'antifascisme comme ferment, la mobilisation populaire ne va plus cesser de pousser dans le sens de l'alliance.

 

La dynamique est générale. Chez les intellectuels, des rencontres se multiplient à travers des comités pluralistes. La donne politique a, elle aussi, évolué. La SFIO subit les secousses de divisions internes, le Parti radical prend conscience de l'échec de ses alliances avec la droite. Quant au PCF il a (opéré une véritable rupture avec sa stratégie antérieure « classe contre classe. »(« HD » n° 321 du 9 au 15 mai 1996, article de Didier Rochet).

Face au fascisme, « l'unité à tout prix » devient le credo, validé par l'Internationale communiste. Il prend l'initiative d'un pacte d'unité d'action qui est signé avec la SFIO le 27 juillet.

 

Les résultats des cantonales et des municipales encouragent ces rapprochements. Jour symbolique s'il en est, le 14 juillet, des dizaines d'organisations prêtent serment pour « défendre les libertés démocratiques, donner du pain aux travailleurs, du travail à la jeunesse, et au monde la grande paix humaine. » « A la Bastille, racontera Simone de Beauvoir, on criait surtout : « La Rocque au poteau » et « Vive le Front populaire. » » L'expression est lâchée. En mars 1936, alors que l'unité se réalise entre la CGT et la CGTU, les signataires du Rassemblement populaire élaborent un programme pour les législatives.

Le 3 mai, le Front populaire l'emporte d'un peu plus de 40 sièges. Léon Blum, premier dirigeant socialiste, revendique la tête du gouvernement. »

 

Interview de Jules Fourrier dans L’Humanité n°321 du 9 au 15 mai 1996.

« Jules Fourrier Candidat  du PCF est élu député dans le 15ème  arrondissement de Paris. Il a vingt-neuf ans et, en face de lui, le député sortant, le marquis de Tastes, l'un des ligueurs du 6 février 1934. Elu avec plus de 500 voix d'avance sur le candidat de droite, Jules Fourrier est aujourd'hui le dernier des 72 députés communistes de 1936.

« Le lendemain de mon élection, je suis allé travailler sur mon chantier à Ivry, où j'étais peintre en bâtiment. (Maurice Thorez) m'a aperçu : « Mais qu'est-ce que tu fous là? Il faut arrêter ça! » Pour moi, rien n'avait changé, nous étions des députés de la classe ouvrière. Le Parti nous versait le salaire d'un ouvrier qualifié. Et nous avait donné une consigne stricte : ne pas porter la casquette quand nous allions à la Chambre ! Quand les grèves ont éclaté, j'ai repris le chemin des usines. Je montais sur les établis chez Citroën et j'appelais les travailleurs à débrayer. Nous leur parlions aussi du péril fasciste. Ensuite, le Parti m'a envoyé dans l'Ouest (Orne, Mayenne, Maine-et-Loire) pour encourager la grève là aussi. Le peuple attendait autre chose que « la pause » décrétée par Blum en 1937. » L’Humanité n°321 du 9 au 15 mai 1996.

 

Réponse de André Ribouton Lyon, Rhône (« HD » n° 323 mai 1996) à Jules Fourrier dans L’Humanité n°321 du 9 au 15 mai 1996 Un témoignage peu opportun

« Dans le dossier « Voyage en Front populaire » paru dans 1'« Humanité Dimanche » (n° 321 mai 1996) on a donné la parole à Jules Fourrier qui avait été élu député dans le 15ème arrondissement de Paris en avril 1936, et présenté comme le dernier des soixante-douze élus communistes de 1936.

J'ai apprécié son attitude de l'époque, évoquée dans son témoignage. Pour regretter d'autant plus que Jules Fourrier ait été l'un des tout premiers des vingt  parlementaires communistes à abjurer publiquement en 1939 ses idées et engagements politiques, apportant ainsi une contribution au désarroi des communistes et des gens de gauche et confortant la propagande anti- communiste et déjà collaborationniste de l'époque.

Alors, ce témoignage était-il opportun?

 

 

(En réponse (« HD » n° 321 du 9 au 15 mai 1996, article de Didier Rochet).Un vaste rassemblement populaire

« J'ai lu avec grand intérêt le dossier sur le Front populaire (« HD » n° 321 du 9 au 15 mai 1996). Je ne partage pas le point de vue sur le fait que le PCF aurait procédé à une rupture de sa stratégie de « classe contre classe » pour lui substituer « face au fascisme, l'unité à tout prix. » Je crois, au contraire, que la décision au 7ème  congrès du PCF, qui se tint à Paris du 11 au 13 mars 1932, appelant au front unique, se situe dans le prolongement que le  mot d'ordre « classe contre classe. »

 

En effet, le PCF considère que le mot d'ordre « classe contre classe » implique le front unique, étant donné que ce mot d'ordre ne saurait signifier la lutte d'une partie de la classe ouvrière contre l'autre - nombre de travailleurs étant, à l'époque, influencés par la SFIO -, mais la mobilisation de toutes les forces unies du prolétariat comme classe contre une autre classe : la bourgeoisie. (...) Mais le PCF sait que cela ne suffit pas et qu'il faut gagner aussi des couches moyennes représentées par le Parti radical. Le 10 octobre 1934, lors d'un meeting, salle Bullier, Maurice Thorez propose publiquement la création d'un vaste rassemblement populaire fondé sur l'alliance de la classe ouvrière et des classes moyennes. (...) »

 

Signé : René Mateo Saint-Ouen, Seine-Saint-Denis (« HD » n° 323 mai 1996).

 

Merci à mon camarade Gérard D.M. qui m'a transmis les documents publiés ci-dessus.

 

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8 Février 1962 - 8 Février 2017 : On n'oublie pas CHARONNE

4 Février 2017, 08:55am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

8 Février 1962 - 8 Février 2017 : On n'oublie pas CHARONNE
8 Février 1962 - 8 Février 2017 : On n'oublie pas CHARONNE
8 Février 1962 - 8 Février 2017 : On n'oublie pas CHARONNE

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Brigades Internationales : la tragédie de la propagande anticommuniste continue ! Lettre ouverte de JP Hemmen, fils

4 Novembre 2016, 21:54pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 avec récent documentaire intitulé la tragédie des Brigades Internationale s’est à nouveau distingué dans le révisionnisme historique.

Ce nième documentaire raconte plus la tragédie de la  anticommuniste continue que l’histoire des dizaines de milliers d’hommes qui se sont levés avec les brigades internationales pour défendre en Espagne la République et avec elle le monde contre le fascisme, la barbarie capitaliste.

Dans une lettre ouverte à la direction de la chaine publique francà allemande , notre camarade  fils de brigadiste international et résistant, rétablie la vérité historique, la vérité des faits contre les hurlements de la propagande anticommuniste.

Qui ne vise rien d’autres que de faire oublier que contre le fascisme et pour défendre la liberté partout dans le monde ce sont les militants communistes et eux seuls qui se sont dressés. Tandis que les partis du capitalisme – tels le PS de l’époque – soutenaient dans les faits le fascisme et Franco.

brigades-internationales

Jean Pierre Hemmen

A la direction de ARTE
ARTE G.E.I.E. 4, Quai du Chanoine Winterer, 67000 Strasbourg
à M. Patrick ROTMAN

30 OCTOBRE 2016

Fils de brigadiste en Espagne républicaine, j’attendais avec intérêt le documentaire « la tragédie des brigades internationales » bien que le terme « tragédie » m’ait immédiatement interloqué.

Ma déception a été totale, et au-delà de la déception, consternation et indignation.

J’espérais voir sur la base de la masse des documents que nous possédons aujourd’hui sur les BI un documentaire sérieux apportant au téléspectateur les informations objectives qui manquent trop souvent sur cette période.

J’ai vu un ouvrage bâclé, mal monté sur un scénario indigent et qui non seulement reprend les calomnies éculées sur les BI et sur l’aide de l’Union Soviétique, mais ment par omission en évoquant très peu l’organisation des BI, leur rôle décisif dans la formation de l’Armée républicaine ,n’évoque qu’à peine les brigadistes si ce n’est pour présenter leur épopée comme une suite de défaites qui les a détruits physiquement et moralement ! Des hommes qu’on aurait menés pour rien à la boucherie ! Si ce n’est pour les intérêts du tyran Staline…

Avez-vous songé messieurs que sans le sacrifice de ces hommes PENDANT la Guerre d’Espagne et APRÈS dans les Résistances nationales nous n’aurions sans doute pas les acquis que les néolibéraux et les fascistes d’aujourd’hui cherchent de nouveau à détruire ?

J’ai bien connu des dizaines de survivants de la 14° BI « La Marseillaise » (vous ne la présentez même pas dans votre film), j’ai rencontré des brigadistes allemands, polonais, soviétiques, tchèques. Aucun ne m’a parlé de tragédie ! Ils étaient fiers de leur combat internationaliste et pour les gens de ma génération ils furent un magnifique exemple !

S’il y avait chez eux de l’amertume  (et là-dessus vous passez bien légèrement) c’est d’avoir été trahis par des hommes s’affirmant « socialistes » et chefs de gouvernement comme Léon Blum, qui pratiquèrent « avec un lâche soulagement » la-non-intervention, permettant ainsi aux fascistes de posséder une force de frappe supérieure à celle de la République.

Les brigadistes internationalistes avaient au contraire une haute conscience de leur combat antifasciste qui dépassait les frontières de l’Espagne. Ils disaient  « en défendant Madrid c’est Paris que nous défendons ».

En produisant ce film vous avez commis une mauvaise action.

Plutôt que nous présenter en boucle Hemingway, Malraux ou Cappa (qui certes ont aidé la  à leur façon) pourquoi ne pas avoir consacré une partie du  film au devenir des volontaires après 1939 ?

Craigniez-vous qu’alors le mot de tragédie n’ait plus de sens ?    

Tous dans leurs pays respectifs ont joué un rôle décisif dans la  aux nazis et aux fascistes.

Avez-vous entendu parler du Maréchal Tito (Yougoslavie), du Général Walter (Karol Świerczewski), (Pologne), d’Arthur London (Tchécoslovaquie), de Pietro Nenni (Italie) ?

Et dans notre pays connaissez-vous le Colonel Fabien ? Le Colonel Rol-Tanguy ? Le Colonel Blésy-Granville(libérateur de Marseille),François Billoux (ministre communiste de la Défense en 1946) pour les plus connus parmi des centaines d’autres ?

Les auteurs de ce triste documentaire commandité dans le but de discréditer les Brigades Internationales, le Komintern et l’aide soviétique à la République Espagnole, ont manqué à toute objectivité historique. Peut-être par ignorance ?

C’est pourquoi je joins à cette lettre une liste d’ouvrages de référence qu’ils pourront utilement consulter.

En souhaitant que voie le jour en collaboration avec leurs descendants un film réellement dédié aux Brigadistes Internationalistes.

Je me réserve le droit de rendre cette lettre publique et vous remercie de votre réponse.

Jean Pierre Hemmen

  • Fils de Jean Hemmen, volontaire dans les BI d’août 1936 à mai 1938 .Commissaire Politique de la 14°BI de février à mai 1938. Blessé sur le front d’Aragon et rapatrié décoré par la République espagnole. Secrétaire général des Anciens Volontaires en Espagne républicaine de juillet 1938 à septembre 1939.
  • Entré en Résistance en juillet 1940, Commandant FTPF (homologué chef de bataillon à titre posthume) fusillé par les nazis au Mont-Valérien le 10 août 1942. Titulaire de la Médaille de la Résistance et de la croix des Combattants volontaires de la Résistance.

 

PS afin de combler vos lacunes je vous joins une liste de lectures utiles :

  • LE VOLONTAIRE DE LA LIBERTÉ Journal de la 14°BI    (Bibliothèque Nationale)
  • TRES ANOS DE LUCHA    Jose Diaz secrétaire général du PC espagnol
  • 986 JOURS DE LUTTE     (Éditions Sociales)
  • EPOPÉÉ D’ESPAGNE       (Éditions de l’AVER)
  • LES BRIGADES INTERNATIONALES  J.Delperrié de Bayac (Fayard)
  • ESPAGNE…               Arthur London (Éditeurs Français Réunis)
  • LA SOLIDARITÉ DES PEUPLES AVEC LA RÉPUBLIQUE ESPAGNOLE (Éditions du Progrès-Moscou)
  • L’ESPOIR GUIDAIT LEURS PAS  Rémi Skoutelski (Grasset) le plus récent et sans doute le mieux documenté.

Vous auriez pu, bien sûr, consulter également les archives du Komintern à Moscou.

 

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Les "millions de victimes du stalinisme": de l'intox !

28 Septembre 2016, 16:08pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Les vrais statistiques du "Goulag" sont enfin connues :
Les "millions de victimes du stalinisme": de l'intox !

Les vrais chiffres sont publiés dans la presse spécialisée (ici le numéro de septembre de L'Histoire). Mais pour le grand public, on continuera de propager les mensonges sur les "millions de victimes du stalinisme".

 

Robert Conquest est une grande autorité dans les milieux académiques occidentaux qui s'occupent de l'histoire de l'Union soviétique. Armé de toute la science de la statistique et de l'extrapolation, Conquest a fait de savants calculs sur les "crimes" du stalinisme. Les résultats de ces calculs, vous les avez lus des dizaines de fois dans vos journaux.
Mais avec l'éclatement de l'URSS, les statistiques véritables sont révélées.

Dans le n° 169 de L'Histoire (septembre 1993, p 38-51), Nicolas Werth les publie sous le titre "Goulag, les vrais chiffres" (sauf mention contraire, tous les chiffres de cet article proviennent de cette source).

Coup de tonnerre: les chiffres de Conquest sont faux, archi-faux.

Tout le matraquage sur les millions de victimes du stalinisme n'est qu'une calomnie grossière !
Conquest a compté 5 millions d'internés dans le Goulag, début 1934. Il y ajoute 7 millions de personnes rrêtées pendant les purges de 1937-38, cela fait douze millions. Il en déduit " un million d'exécutés et 2 millions de morts de causes diverses" pendant ces deux années. Cela fait exactement 9 millions de détenus politiques en 1939 "sans compter les droits communs". Ayant "chiffré" l'ampleur de la "répression stalinienne", Conquest se met à compter les cadavres. Il prétend qu'entre 1939 et 1953, il y eut une mortalité annuelle moyenne "d'environ 10 %". Pourtant, pendant toutes ces années, le nombre de détenus est resté à peu près stable à 8 millions. Cela veut donc dire que pendant ces années, 12 millions de personnes ont été "assassinées" dans le Goulag.
Les frères Medvedev. qui sont bien connus pour être des "communistes" de la tendance Khrouchtchev-Gorbatchev, ont confirmé, pour l'essentiel, ces chiffres révélateurs: "II y avait, du vivant de Staline, douze à treize millions de personnes dans les camps". Sous Khrouchtchev, qui fit "renaître les espoirs de démocratisation", les choses allaient bien sûr beaucoup mieux: dans le Goulag, il n'y avait plus que "2 millions de criminels de droit commun". (Roy et Jaurès Medvedev: Khrouchtchev, éditions Maspero, 1977, p. 180)

Jusqu'ici, pas de problèmes, tout baigne dans l'huile pour nos anticommunistes. On les croit sur parole.

Puis l'URSS a éclaté et les disciples de Conquest ont pu s'emparer des archives soviétiques. En 1990, les historiens soviétiques Zemskov et Dougin ont publié les statistiques inédites du Goulag. Elles contiennent les arrivées et les départs, consignés jusqu'au dernier homme. Conséquence inattendue: ces livres de comptes ont permis d'arracher le masque scientifique de Conquest et de condamner ses allégations comme des mensonges motivés par des considérations politiques.

En 1934, Conquest a compté 5 millions d'internés politiques. En fait, ils étaient entre 127.000 et 170.000. Le nombre exact de tous les détenus dans les camps de travail, politiques et droits communs confondus, était de 510.307. Sur l'ensemble des détenus, il n'y avait qu'entre 25 et 33 % de politiques.

Aux 150.000 détenus politiques de 1934, Conquest en a rajouté 4.850.000. Un détail.

En moyenne annuelle, Conquest a vu 8 millions de détenus dans les camps. Et Medvedev 12 à 13 millions. En réalité, le nombre de détenus politiques a oscillé entre un minimum de 127.000 en 1934 et un maximum de 500.000 pendant les deux années de guerre 1941 et 1942. Les chiffres réels ont donc été multipliés par 16 à 26.

Là où se trouvaient en moyenne 272.000 détenus politiques, Conquest en a "inventé" 7.728.000 en plus !

Erreur statistique marginale, bien sûr. Puisque dans nos livres d'école, dans nos journaux, nous ne trouvons pas le chiffre réel de 272.000, mais la calomnie des 8.000.000 ! Conquest, l'escroc, prétend qu'en 1937-38 les camps ont été gonflés de 7 millions de "politiques", et qu'il y eut 2 millions de morts. En fait, de 1936 à 1939, le nombre de détenus dans les camps a augmenté de 477.789 personnes (de 839.406 à 1.317.195). Un facteur de falsification de 14. Les décès se chiffraient en 1937-1938 à 115.922 et non pas à 2.000.000.

Là où 116.000 personnes sont décédées en 37-38 pour diverses causes, Conquest rajoute 1.884.000 "victimes du stalinisme".

L'idéologue de Gorbatchev, Medvedev, a noté 12 à 13 millions de gens dans les camps "staliniens"; sous le libéral Khrouchtchev, heureusement, il n'en restait que 2 millions: tous des droits communs. Quelle fut la réalité ? Sous Staline, le plus grand nombre de détenus du Goulag a été enregistré en 1951. Il y avait alors 1.948.158 droits communs... juste autant que sous Khrouchtchev ! Le nombre réel des détenus politiques étaient alors de 579.878. La plupart de ces "politiques" étaient des individus qui avaient collaborés avec les nazis: ceux condamnés pour trahison étaient 334.538.

Selon Conquest,entre 1939 et 1953, il y eut, dans les camps de travail, 10 % de décès par an, au total 12 millions. Une moyenne de 855.000 morts par an. Le chiffre réel, en temps ordinaire, était de 49.000. Conquest a "rêvé" un surplus de 806.000 morts par an. Pendant les quatre années de la guerre, quand la barbarie nazie a provoqué des conditions insupportables pour tous les Soviétiques, la moyenne des décès était de 194.000. Ainsi, en quatre ans, les nazis causèrent un surplus de 580.000 décédés, mis sur le dos de Staline...

Werth, qui dénonce les falsifications de Conquest, s'efforce quand même de maintenir autant que possible le mythe des "crimes" staliniens. "En quatorze ans (1934-1947) 1 millions de morts furent enregistrées dans les seuls camps de travail." Ainsi, Werth aussi met les 580.000 morts supplémentaires, dus aux nazis, sur le compte du socialisme !
Dans les chiffres fantaisistes sur les "crimes de Staline", s'exprime exclusivement la haine du socialisme. Tous les défenseurs du système inhumain et barbare qu'est l'impérialisme, ont inventé des "crimes" staliniens pour exciter les gens à la haine du socialisme. Hitler a été un des premiers à "chiffrer" ses crimes. En 1926 déjà, dans Mein Kampf, il "compte" 30 millions de victimes du "judéo-bolchevisme" ! (Hitler: Mijn Kamp, Edition Ridderhof, 1982, p.400). C'était avant les collectivisations et l'épuration. Brzezinski, l'ancien conseiller de la Sécurité de Carter, parle lui aussi de "pas moins de 20 millions et peut-être même de 40 millions de victimes de Staline" . Sa source: Conquest ! (Brzezinski: The Grand Failure, Charles Scribner's Son, New York, 1989, p.27)

Pour maintenir son système criminel, barbare et inhumain, l'impérialisme sera toujours obligé de répandre mensonges et calomnies sur les communistes et sur le socialisme.

Ludo Martens

Solidaire -Hebdomadaire du Parti du Travail de Belgique- n°39 (1009) 13 octobre 1993- p.19

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Jean LÉVY raconte LES ANNÉES 30 : le PÉTAINISME transcendantal de la BOURGEOISIE française

20 Septembre 2016, 13:22pm

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Il y a 75 ans: premières exécutions dans les fossés de la Citadelle d’Arras

23 Août 2016, 14:18pm

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Suite à l'article de la voix du nord du 22 août sur les premières exécutions des résistants à la citadelle d'Arras, notre camarade Jacques Kmieciak s'est aperçu d'erreurs historiques,qui de suite en a informé par courrier le rédacteur de cet article. 

Pour la bonne raison, qu'il soit toujours lucratif de rectifier certaines erreurs lorsqu'elles ne disent pas la réalité des évènements

Ci-dessous le courrier de Jacques

À Nicolas André
Journaliste
La Voix du Nord
Arras

Bonjour Monsieur

J'ai lu avec attention l'article que vous avez consacré au Mur des Fusillés ce dimanche.

Contrairement à ce que vous écrivez, ce n'est pas Vincent Auriol qui a procédé à l'inauguration du site en juillet 1947. À l'époque, le président de la République s'était déplacé pour simplement rendre un hommage à la résistance, le jour de la présentation à la population du "poteau des fusillés", seul monument symbolique du lieu.

L'inauguration officielle du Mémorial date du 18 septembre... 1949. Elle s'est faite en présence d'Edouard Herriot, président de l'Assemblée nationale. Ce dernier a été conspué par une foule (20 000 personnes) composée pour beaucoup de mineurs de charbon. Nous étions quelques mois après les grèves de l'automne 1948 dans les Mines, qui ont fait l'objet d'une répression sans précédent de la part d'un gouvernement (radicaux et socialistes) décidé à remettre en cause les conquêtes sociales de la Libération. À cette occasion, l'homme fort du PCF et de la CGT dans le Pas-de-Calais, Auguste Lecoeur (ex-maire de Lens), avait formulé un discours très rude à l'encontre du gouvernement stigmatisant notamment sa politique de soutien aux ambitions germano-américaines de remilitarisation de l'Allemagne en vue d'une guerre contre l'URSS.
Pour l'anecdote, Edouard Herriot a quitté la scène sous la protection de la gendarmerie, dans une ambiance pour le moins électrique.

Cordialement
Jacques Kmieciak

Ci dessous l'article de la voix du nord

Il y a 75 ans: premières exécutions dans les fossés de la Citadelle d’Arras

PUBLIÉ LE 22/08/2016

PAR NICOLAS ANDRÉ

Les exécutions des résistants avaient débuté le 21 août 1941. Elles se poursuivront jusqu’au 21 juillet 1944. On compta 218 victimes. Les fossés de la Citadelle deviendront le symbole de la Résistance dans le Pas-de-Calais. Un symbole car bien sûr d’autres exécutions eurent lieu, ailleurs, en mai et juillet 41.

Il y a 75 ans: premières exécutions dans les fossés de la Citadelle d’Arras

​​À la Citadelle, En 1941, quatre résistants sont exécutés, quatre-vingt-treize en 1942, quarante-trois en 1943 et soixante-dix-huit en 1944. Le plus jeune de ces martyrs avait 16 ans et demi, il s’appelait Julien Delval ; le plus âgé avait 69 ans, il s’appelait Henri Quéval. Partisans communistes, personnages influents des mouvements de la Résistance… Leurs sépultures sommaires furent retrouvées à la Libération.

Beaucoup voient les cercueils fournis par la mairie s’entasser dans la cour du Palais Saint-Vaast, ou lisent les sinistres avis à la population évoquant les exécutions, mais aucun Arrageois ne pu s’approcher de la Citadelle avant la Libération et il y eut bien d’autres exécutions ailleurs. Le lendemain de l’arrivée des Anglais, précédés des FFI (le 1er septembre), rue Sainte-Claire, se rassemblent ceux qui veulent rendre hommage aux victimes de la Gestapo. Le cortège se dirige vers la Citadelle. « Le sentier débouche dans un des vastes fossés de la Citadelle encadré par les hauts murs des fortifications », écrit le Docteur Paris (Un demi-siècle de vie arrageoise). « L’un de ses murs est criblé de balles. le sol disparaît sous les hautes herbes d’où émergent quelques tertres avec des noms. Ailleurs la végétation a tout recouvert. À l’extrémité du terrain, un fossé est comblé sur dix mètres environ de terre fraîchement remuée. C’est là qu’ont été déposées les dernières victimes, celle du Bois de Bourlon. On y dépose des gerbes de fleurs ».

Il y a 75 ans: premières exécutions dans les fossés de la Citadelle d’Arras

Le 13 juillet 1947 le poteau des fusillés fut inauguré en présence de Vincent Auriol, président de la République. Le 18 septembre, on rendit un hommage national en présence d’Édouard Herriot et de Guy Mollet.

Organisation macabre

« Vers 16 h 15, arrivait en chantant, venant de la caserne Levis, un groupe de 50 à 60 soldats. Une dizaine d’entre eux allait former le peloton d’exécution. Les condamnés étaient généralement amenés dans une petite camionnette Citroën qui entrait dans le quartier dès lors que le groupe spécial était en place et que tous les civils avaient été évacués. Les condamnés étaient parqués dans une casemate. Vers 17 heures, ils étaient amenés par 5 ou 6 ou individuellement jusqu’à l’enclos en empruntant un couloir souterrain. Ils débouchaient alors dans cette sinistre enceinte et étaient attachés à des poteaux. Une fois la sentence lue, ils étaient fusillés et leurs corps jetés dans de simples cercueils pour être inhumés à quelques pas de là. Une simple planchette numérotée indiquait leurs tombes. Le lendemain, les autorités allemandes remettaient à la mairie d’Arras la liste des exécutés qui mentionnait les âges et les professions ainsi que le grade et le nom du médecin chargé de constater les décès », cite Jean-Claude Fichaux dans son enquête, La prison d’Arras sous l’Occupation.

Les fusillés étaient Français (189), Polonais (15), Belges (5), Soviétiques (3), Portugais (2), Italien (1), Hongrois (1), Tchèque (1), Yougoslave (1). Il appartenait à toutes les catégories sociales : 1 prêtre, 7 enseignants, 10 artisans, commerçants, 11 cultivateurs, 16 employés, fonctionnaires, 10 cheminots SNCF, 33 ouvriers, 130 mineurs. Des communistes en majorité.

Des actes de résistance

La statue du père Halluin cachée. Dès le début de la guerre, les occupants cherchaient à se procurer tous les métaux possibles. Un employé de la ville, Georges Gourdin, déboulonna la statue du père Halluin, place du Wetz-D’Amain. Elle fut cachée dans les caves du Palais-Saint-Vaast où avait été transférée la mairie. La statue fut remise sur son socle après la guerre.

« Sabotage ! ». Le sabotage fut la plus grande hantise des occupants allemands. Relativement clémente, la Wermacht avait cependant du mal à résister aux instances de la SS. Régulièrement, les lignes téléphoniques étaient coupées. Des habitants des campagnes se risquaient à héberger des aviateurs anglais ou des étrangers échappés des camps de prisonniers qui alimentaient l’organisation Todt en main-d’œuvre. Des exécutions ont lieu dès 1941. Le 22 décembre, huit agriculteurs sont fusillés : le maire de Saint-Léger, Constant Misseron, le maire de Gommecourt, Charles Roger, Alexandre Maury et Pierre Ditte de Saint-Léger, Roger Savaux, Alexandre Phalempin et François d’Arras d’Hébuterne, René Édouard, d’Hénin-sur-Cojeul, pour sabotage et détention d’armes.

Pompiers et mineurs pour éviter le STO. Durant l’Occupation, le nombre de pompiers arrageois avait considérablement augmenté. De nombreux jeunes échappaient ainsi au travail obligatoire. D’autres jeunes se font embaucher comme mineurs, deux professions qui les préservaient du STO.

218 ou 217 ? Il y a bien 218 victimes. La 218e plaque a été posée le mai 2005.

 

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La résistante Raymonde Tillon, l'une des 33 premières femmes élues députées en 1945, est morte à l'âge de 100 ans

19 Juillet 2016, 06:36am

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Elle était la dernière survivante des 33 femmes élues à la première assemblée constituante de la 4e République.

Raymonde Tillon porte le portrait de son mari, le 26 avril 2005, à Nantes (Loire-Atlantique).  (FRANK PERRY / AFP)

Raymonde Tillon porte le portrait de son mari, le 26 avril 2005, à Nantes (Loire-Atlantique). (FRANK PERRY / AFP)

Raymonde Tillon, aussi connue sous le nom de Raymonde Nédelec, résistante, déportée à Ravensbrück, est morte, annonce dimanche 17 juillet l'Elysée dans un communiqué. Agée de 100 ans, Raymonde Tillon fut la première députée communiste en 1945. "Députée communiste des Bouches-du-Rhône de 1945 à 1951, elle était la dernière survivante des 33 femmes élues à la première assemblée constituante de la 4e République", rappelle l'Elysée. 

Selon un communiqué de l'Elysée, le président de la République a salué "le parcours exemplaire de cette femme", qui s'était "engagée très jeune dans l'action syndicale et politique". Le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, a également rendu hommage à "son esprit de liberté, sa soif de justice et sa lutte contre l'arbitraire sous toutes ses formes". Il a rappelé dans un communiqué que la chambre basse avait rendu hommage à ces 33 "combattantes" lors d'une exposition l'an dernier.

"Toutes nous nous disions : enfin !"

Née Raymonde Barbé le 22 octobre 1915 à Puteaux (Hauts-de-Seine), elle avait épousé en 1935 Charles Nédelec, militant communiste, et était devenue députée des Bouches-du-Rhône sous ce nom, avant de se marier en secondes noces avec Charles Tillon, dirigeant du PCF, ministre puis exclu du Bureau politique du PCF en 1952 et mort en 1993. Entrée tôt dans la Résistance, elle avait été arrêtée le 31 mars 1941 et condamnée à vingt ans de travaux forcés par le tribunal maritime de Toulon, selon sa biographie sur le site de l'Assemblée nationale.

Emprisonnée tour à tour à Marseille, Toulon et Lyon, elle avait été livrée aux Allemands en juin 1944 et déportée d'abord à Sarrebruck puis au camp de Ravensbrück. Affectée dans une usine de guerre de Leipzig, elle avait réussi à s'évader le 20 avril 1945 et à regagner Marseille.

Elle était alors devenue députée. En 2005, elle avait témoigné auprès de l'AFP, rappelant son émotion lors de son élection 60 ans auparavant. "On était émues. Les femmes étaient reconnues comme des citoyennes, en tenant compte de leur travail dans la Résistance", s'était-elle félicitée. "Nous étions de partis différents. Mais toutes nous nous disions : enfin !"

 
Charles et Raymonde Tillon

Charles et Raymonde Tillon

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Petit rappel: Ambroise Croizat, le bâtisseur de la sécu

14 Décembre 2015, 17:31pm

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Ce film est à la fois le portrait d’un homme, l’histoire d’une longue lutte vers la dignité et le portrait d’une institution incarnée par ses acteurs du quotidien. Un film qui nous parle de tous les possibles de la sécurité sociale

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Témoignage de Marie-Claude Vaillant-Couturier à Nuremberg

27 Mai 2015, 15:56pm

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Marie-Claude, si belle, si digne, si calme ne sera pas au Panthéon, elle est coupable d’avoir été communiste aux yeux des socialistes, du minable petit Hollande et de ses pareils, il ne mérite que le crachat de l’histoire, la vraie pas celle qu’il tente d’inventer au profit du capital. Ecoutez-la témoigner et que ceux qui nous gouvernent et qui ont déjà accompli la forfaiture de ne pas aller à Moscou fêter la victoire pour complaire au maître américain, sachent le mépris que leurs actes méritent.

(Danielle Bleitrach)

 

Figure de la Résistance et de la Déportation, Marie-Claude Vaillant-Couturier, née Vogel (1912 – 1996), témoigne le 28 janvier 1946 devant le tribunal international de Nuremberg qui juge les criminels nazis.

Qui est-elle ?

Jeune reporter-photographe, Marie-Claude Vogel est envoyée en 1934 par son journal « Vu » en Allemagne nazie où elle réalise des clichés des premiers camps de concentration à Dachau et Oranienburg, qui seront publiés.

Epouse de Paul Vaillant-Couturier, élu communiste, rédacteur en chef de L’Humanité, elle est embauchée en tant que reporter-photographe à L’Humanité après le décès de son mari en 1937. Elle codirige le mouvement des Jeunes filles de France (avec Danielle Casanova).

Sous l‘occupation, elle participe à la réalisation de publications clandestines : L’Université Libre (premier numéro en novembre 1940), L’Humanité, ou elle rencontre Pierre Villon (qu’elle épousera en 1949). Elle assure la liaison entre Résistance civile (Comité des intellectuels du Front national) et militaire (Organisation Spéciale, plus tard Francs-Tireurs et Partisans français, FTPF) et transporte des explosifs. Arrêtée par la police de Vichy le 9 février 1942, avec plusieurs de ses compagnons (Jacques Decour, Georges Politzer, Jacques Solomon, Arthur Dallidet), elle est placée au secret à la Santé puis transférée au fort de Romainville.

Déportée le 24 janvier 1943 par un des rares convois de résistantes vers Auschwitz (qu’a décrit Charlotte Delbo dans plusieurs de ses œuvres), elle y est le témoin du génocide des juifs. Elle est transférée au camp de Ravensbrück au mois d’août 1944, affectée à des travaux de terrassement puis, en raison de sa connaissance de la langue allemande, au Revier (« infirmerie » du camp). Ravensbrück est libéré le 30 avril 1945, elle ne revient cependant en France que le 25 juin car elle reste sur place pour soigner les rescapés.

Témoin oculaire du génocide, elle rapporte ces faits devant le tribunal de Nuremberg : « J’ai eu la chance miraculeuse de sortir d’Auschwitz et de Ravensbrück et de me trouver à Nuremberg en face de Goering et des autres hauts dignitaires nazis », déclarait-elle pour le 40e anniversaire du verdict de Nuremberg. « Vous pouvez imaginer que j’éprouvais un sentiment extraordinaire. Je pensais en les regardant : Regardez-moi car, à travers mes yeux ce sont des centaines de milliers d’yeux qui vous regardent, par ma voix ce sont des centaines de milliers de voix qui vous accusent. »

Membre de l’Assemblée consultative provisoire (1945) et des deux Assemblées constituantes, elle est élue députée de la Seine de 1946 a 1958. En 1956, elle devient vice-présidente de l’Assemblée nationale, poste qu’elle occupe jusqu’en 1958. Elle siège ensuite, dans cette même Assemblée, comme élue du Val-de-Marne jusqu’en 1973. Vice-présidente de l’Union des femmes françaises (1979), elle est membre du comité central du PCF jusqu’en 1985.

Elle se consacre également à la transmission de la mémoire de la déportation.

Membre du comité national de la FNDIRP depuis sa création, elle est vice-présidente puis présidente de la Fédération de 1978 jusqu’à son décès. En 1987, elle est appelée par toutes les parties civiles à témoigner contre Klaus Barbie, ancien chef de la Gestapo de Lyon, jugé et condamné pour crimes contre l’humanité.

Elle est désignée à l’unanimité première présidente de la Fondation pour la mémoire de la Déportation, puis présidente d’honneur.

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Hommage aux fusillés du Vert - Galant

4 Avril 2015, 08:48am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Stèle du Vert Galant à Wambrechies.

Stèle du Vert Galant à Wambrechies.

Ce samedi 4 avril, aura lieu la cérémonie d’hommage aux fusillés du Fort du Vert-Galant à Wambrechies. Le rendez-vous est fixé à 10h45, la cérémonie débutera à 11 heures précises. Les communistes, militants et élus, y viendront sans doute nombreux, car la plupart des 90 et quelques fusillés en ce lieu, d’octobre 1941 à avril 1942, étaient communistes.

Comme Félicien Joly, Charles Robiquet, Louis Hein, Edmond Rombeau, André Bridoux, Albert Caron, Roger Dewambrechies qui n’avait que 18 ans, Guido Brancadoro, Julien Sarrazin, Joseph Hentgès ancien maire d’Hellemmes, Célestin Leduc, Aimable Martel, Florent Debels, les frères Sans,  Jean (Moshe, Chaïm) WAYSAND, ingénieur , FTP-MOI,  Louis HEIN, cheminot aux ateliers SNCF de SOMAIN, dirigeant du Parti communiste clandestin de MARCHIENNES, Zdislas ZIARTKOWSKI, mineur, dirigeant des jeunes communistes de HARNES et FOUQUIERES, membre du groupe de Charles Debarge, Henri TERRYN, journaliste de L’Humanité, responsable clandestin du PCF de ROUBAIX, ... et bien d’autres qui vécurent leurs derniers instants dans la sinistre cour de ce fort abandonné.( voir ci-desssous le lien MémorialGenWeb)

Ils avaient été désignés comme otages en raison de leur appartenance politique ou de leur participation à la grande grève des mineurs de mai-juin 1941, ou capturés pour leur implication notamment dans la première vague d’attentats et de sabotages qui marqua les semaines suivant cette grève et qui donna le signal de la lutte armée sur le sol de France pour sa libération.

Rappeler que la répression, menée par l’occupant nazi avec la complicité totale du préfet de l’époque, s’abbatit, dans le Nord-Pas de Calais, sur les communistes en priorité, et même que cette répression, pour certains notables du moins, avait un goût de vengeance contre le Front populaire, relève du simple respect de l’Histoire.

Ce n’est pas un hasard si les fusillés du Vert-Galant étaient majoritairement des ouvriers, des mineurs, des cheminots, des métallos.

Cette reconnaissance de la part prise par les gens du peuple à la libération du pays, ne réduit en rien le fait que la résistance était diverse, et qu’elle fut même le creuset d’un rassemblement dépassant les habituels clivages.

Honorer, 74 et 75 ans après, les fusillés du Vert-Galant ne relève pas du simple "devoir" de mémoire.

C’est se mettre à l’écoute d’un message qui nous appelle notamment, aujourd’hui comme hier, à rester vigilants face aux idées de haine dont on voit bien qu’elles sont toujours prêtes à resurgir.

Dès 1914, l'armée allemande qui est présente à Wambrechies, fait du fort, à deux pas du front de Quesnoy/Deûle, un lieu de repos et de ravitaillement. Idéalement situé en bordure de la confluence Lys-Deûle et au droit de la voie de chemin de fer, l'édifice est ainsi occupé pendant toute la première Guerre Mondiale. Récupéré par la France au sortir de la Grande Guerre, le fort subit ces importantes destructions en 1919, quand l'armée française dynamite son corps central ainsi que la cour Est, afin d'éviter une nouvelle occupation par l'ennemi. Seule la cour Ouest demeure alors accessible par un chemin précédant la porte principale. C'est ce chemin funèbre qui fut emprunté par les 90 civils fusillés par les Allemands en 1941 et 1942. Nombre des suppliciés étaient des leaders syndicaux et civils qui ont mené la grande grève des mineurs du Nord-Pas-de-Calais contre l'occupant. C'est en leur mémoire qu'une stèle a été installée dans la cour Ouest du fort, sur le lieu même de leur exécution.

Dès 1914, l'armée allemande qui est présente à Wambrechies, fait du fort, à deux pas du front de Quesnoy/Deûle, un lieu de repos et de ravitaillement. Idéalement situé en bordure de la confluence Lys-Deûle et au droit de la voie de chemin de fer, l'édifice est ainsi occupé pendant toute la première Guerre Mondiale. Récupéré par la France au sortir de la Grande Guerre, le fort subit ces importantes destructions en 1919, quand l'armée française dynamite son corps central ainsi que la cour Est, afin d'éviter une nouvelle occupation par l'ennemi. Seule la cour Ouest demeure alors accessible par un chemin précédant la porte principale. C'est ce chemin funèbre qui fut emprunté par les 90 civils fusillés par les Allemands en 1941 et 1942. Nombre des suppliciés étaient des leaders syndicaux et civils qui ont mené la grande grève des mineurs du Nord-Pas-de-Calais contre l'occupant. C'est en leur mémoire qu'une stèle a été installée dans la cour Ouest du fort, sur le lieu même de leur exécution.

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1940 le PCF et la résistance: interview de Jacques Duclos

4 Janvier 2015, 10:55am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Le 26 janvier 1970 dans un entretien accordé à l’émission de télévision « 24h sur la deux » rappelle et explique l’attitude du parti communiste français au début et durant la guerre.

Interview de JACQUES DUCLOS, membre du Bureau politique du Parti Communiste Français, à propos de l’attitude de son parti pendant l’Occupation allemande. – PA et GP J. DUCLOS dans sa bibliothèque : « Comment expliquer la dernière de reparution de « L’Humanité » à la commandature de PARIS – autre attitude controversée du PC, le 1er attentat a été effectué par le Colonel FABIEN ce qui a déclenché la cascade de représailles. Qu’en penser – l’appel du PC – les groupes OS – le rassemblement et l’armement des groupes OS – les attentats – les appels de « LONDRES », ne tirez pas d’Allemands – l’acte individuel début des combats – les communistes dans la résistance, ont-ils plus combattu pour leur parti ou pour la FRANCE.. »

http://www.ina.fr/video/CAF94060715/portrait-de-jacques-duclos-video.html

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cadeau de Monika : l’oubli de Joseph Epstein ou comment enrôler les juifs dans le néo-libéralisme

12 Décembre 2014, 14:19pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

cadeau de Monika : l’oubli de Joseph Epstein ou comment enrôler les juifs dans le néo-libéralisme

Face à l’antisémitisme ambiant, je voulais te proposer de mettre sur le blog cet excellent film sur Joseph Epstein, le juif polonais communiste qui sauva la France… ; Une personnalité incroyable.

Et qui est totalement méconnue, y compris de la gauche polonaise qui seulement maintenant découvre que la moitié des fusillés de l’Affiche Rouge étaient des Juifs polonais !

Le régime défunt en effet n’a jamais financé la moindre recherche historique sur les Polonais de l’Affiche Rouge… c’est une erreur qu’on est en train de payer maintenant .

Parce que et je voulais qu’on en discute, Kolomojski n’est pas un cas isolé.

Cela fait 25 ans que Adam Michnik, premier ex dissident juif polonais, caresse dans le sens du poil JP II et les nationalistes polonais dans son journal Gazeta Wyborcza.

Depuis 25 ans des articles intéressants sur la culture juive d’avant la guerre, la résistance du Ghetto cotoient des élucubrations ultralibérales, un racisme anti-pauvre, l’anticommunisme, et l’apologie du nationalisme polonais à la sauce Jean Paul II.

Comme si Michnik ne savait pas que JP II favorise au même moment l’antisémitisme car l’Eglise polonaise a toujours soutenu les partis d’extrême droite anti sémite que ce soit le ZCHn (le parti « national-chrétien ») dans les années 1989-1997 ou la « Ligue des Famille Polonaises » après. J’ai moi-même dans mes archives des tas de tracts ultranationalistes antisémites qui étaient distribué dans les Eglises dans les années 1987-1999.

 

Alors cela ressemble plus à une stratégie des Américains d’enrôler ce qui reste de l’intelligenstia juive dans le néolibéralisme et l’anticommunisme en leur donnant en échange une espèce de place dans le discours national remodelé.

Publié par histoireetsociete Écrit par Danielle Bleitrach

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Le Sénat vote la réparation aux mineurs grévistes de 1948 et de 1952

3 Décembre 2014, 11:47am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Les mineurs grévistes de 1948 et de 1952 ou leur descendants vont recevoir une allocation de 30 000 euros au titre de leur licenciements abusifs. Photo AFP

Les mineurs grévistes de 1948 et de 1952 ou leur descendants vont recevoir une allocation de 30 000 euros au titre de leur licenciements abusifs. Photo AFP

Les mineurs grévistes de 1948 et de 1952 où leurs héritiers seront indemnisés et l'histoire de leurs luttes intégrée dans les programmes scolaires.

Le Sénat a voté lundi la reconnaissance du licenciement abusif de certains mineurs grévistes de 1948 et de 1952 qui vont recevoir, eux ou leurs héritiers, après des dizaines d'années de lutte, une allocation de 30.000 euros chacun. Dans le cadre de l'examen de la mission "justice" du budget 2015, l'Assemblée avait déjà adopté un amendement stipulant que la "République française reconnaît le caractère discriminatoire et abusif du licenciement pour faits de grève des mineurs grévistes en 1948 et 1952".

Un amendement gouvernemental déposé au Sénat ajoute notamment que ces grèves, ainsi que celles de 1941, seront enseignées à travers les programmes scolaires et intégrées aux programmes de recherche en histoire et en sciences humaines.

"J'ai grand plaisir à présenter cet amendement, qui reconnaît l'injustice de la répression des grèves des mineurs de 1941, 1948 et 1952 et le caractère abusif et discriminatoire des décisions prises alors", a souligné la ministre de la Justice, Christiane Taubira. "Réparation fut faite, partiellement, par les lois de 1984 et 2004" qui les ont amnistiés. "Mais une trentaine de mineurs n'ont pas été indemnisés : nous y remédions", a-t-elle ajouté.

"Cet amendement consolide le dispositif voté à l'Assemblée nationale", a-t-elle précisé. "L'amendement, qui ajoute une référence à la grève des mineurs de 1941, apporte des précisions utiles", a jugé Antoine Lefèvre (UMP). "Dans le Nord, ces grèves font partie de notre histoire. Je salue moi aussi cette réparation, bien que modique et tardive", a dit Jean-René Lecerf (UMP) tandis que pour son collègue PS Jean-Pierre Sueur, "ayant vécu à Lens, je sais que cet article accomplit une oeuvre de justice".

"La reconnaissance mémorielle de ces préjudices soixante ans plus tard par la République est une première victoire pour les mineurs", ont indiqué de leur côté les sénateurs communistes. "Le gouvernement ne devra pas se contenter de l'ouverture d'un droit à réparation symbolique mais d'une réparation à la hauteur du préjudice subi durant toutes ces années", ont-ils poursuivi.

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