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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Articles avec #histoire du mouvement communiste

J.J. Candelier: La légion d’honneur pour la corporation minière !

8 Février 2017, 17:12pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

J’interroge le Gouvernement sur la possibilité de remettre la légion d’honneur à la corporation minière.

Ma question :

M. Jean-Jacques Candelier interroge M. le secrétaire d’État, auprès du ministre de la défense, chargé des anciens combattants et de la mémoire sur la possibilité de remettre la Légion d’honneur à la corporation minière. Considérant qu’il est de la responsabilité du Gouvernement d’identifier les futurs décorés en s’appuyant sur le corps social, il propose la nomination à cet ordre de la corporation minière qui a payé un lourd tribut lors de la grève patriotique de mai-juin 1941 ou dans divers actes de résistance sur l’ensemble des bassins. Cela permettrait d’honorer comme il se doit cette résistance active qui a été durement réprimée par des massacres, des fusillés, des déportés et des emprisonnés et qui s’est également traduite par le sacrifice des corps pour gagner la bataille du charbon et ainsi assurer rapidement la renaissance de l’industrie française. Répondre à cette revendication serait un moyen de poursuivre le travail de reconnaissance de la Nation entamé par Mme Christiane Taubira avec la loi de finances pour 2015. Il rappelle également que si la Légion d’honneur est censée être attribuée à « tout citoyen français » selon certaines conditions, des institutions, des établissements d’enseignement supérieur, des associations comme la Croix-Rouge et même des entreprises comme la SNCF ont déjà reçu la Légion d’honneur par le passé. Il souhaiterait connaître son avis sur ce sujet.

 

Proposition de loi sur la grève patriotique des mineurs de 1941

En ce début d’année 2017, je dépose une nouvelle proposition de loi pour rendre hommage aux victimes de la grève patrotique des mineurs de 1941.

 

EXPOSÉ DES MOTIFS

Mesdames, Messieurs,

Il y a 75 ans, le 11 juin 1941, 226 ouvriers mineurs étaient déportés à la forteresse de Huy, en Belgique, pour avoir fait grève.

Du 27 mai au 9 juin 1941, 100 000 mineurs du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais ont en effet cessé le travail. Cette grève, préparée depuis l’été 1940 par Martha Desrumaux et Auguste Lecoeur, est la plus importante de l’Europe occupée par les forces du IIIe Reich. La répression est terrible. Avec la collaboration des préfets d’Arras, de Lille et des directeurs de concessions minières qui avaient conservé des listes de militants, la Gestapo et la Feldegendarmerie raflent les mineurs, la plupart syndicalistes ou communistes.

Pour avoir fait grève et réclamé de meilleures conditions de travail, ils sont envoyés dans les prisons de Béthune et de Douai, les casernes de Lille et Valenciennes.

Le 11 juin, 226 mineurs sont déportés à la forteresse de Huy en Belgique, 44 connaissent le même sort le 2 Juillet. Ils n’y resteront qu’une vingtaine de jours. Le 26 juillet, 244 d’entre eux arrivent au camp de concentration de Sachsenhausen, camp école des nazis.

Ces hommes avaient décidé de ne pas se résigner face à l’occupant et au gouvernement d’extrême droite de Vichy. Ils avaient refusé d’alimenter la machine de guerre nazie : ainsi 500 000 tonnes de charbon ne furent pas extraites durant ces quinze jours de grève.

Leur grève fut un des premiers grands actes de Résistance sur le territoire national. Ils étaient ouvriers, mineurs. Ils ont refusé de vivre à genoux. Ils ont fait grève pour leurs proches et plus encore, portant haut les valeurs de dignité et de liberté pour que notre pays soit libre et indépendant.

La Nation doit rendre hommage à ces hommes pleins de courage qui ont œuvré pour défendre le pays et le bien commun au péril de leurs vies.

Cette grève revendicative patriotique est une page de l’Histoire de France qui mérite d’être connue et reconnue par la République. Dans le prolongement du travail entamé par Christiane Taubira pour reconnaître le caractère discriminatoire et abusif du licenciement pour faits de grève des mineurs grévistes en 1948 et 1952, nous pensons qu’une journée commémorative serait un bon moyen d’honorer les combats des mineurs qui ont tant donné à notre Nation, y compris dans la résistance antifasciste.

Les auteurs de la présente proposition demandent donc à l’Assemblée nationale d’instituer une journée nationale d’hommage à ces patriotes à la date symbolique du 11 juin, qui marque la première déportation vers les camps de concentration nazis d’hommes et de femmes résidant dans notre pays.

Alors que des menaces se précisent contre les libertés individuelles, le droit des travailleurs et des associations et plus largement la démocratie, plus que jamais, il est nécessaire d’affirmer les valeurs de liberté, d’égalité, de dignité, de solidarité, d’antiracisme, fondements de notre République.

PROPOSITION DE LOI

Article 1er

Une journée nationale d’hommage aux victimes de la grève patriotique des mineurs de 1941 est instituée en France.

Article 2

Le 11 juin est la date retenue en souvenir de la déportation de deux-cent-quarante-quatre d’entre eux, d’abord à la forteresse de Huy puis, quelques jours plus tard, au camp de concentration de Sachsenhausen, près de Berlin.

> Sur le site de l’Assemblée : cliquez-ici

 
 

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Charonne 8 Février 1962

8 Février 2017, 16:46pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

"Charonne" après le "17 Octobre 1961", fut le dernier massacre d’État avant la signature des accords d'Évian, le 19 mars 1962, accords qui mettaient fin aux combats et traçaient, pour l'Algérie, le chemin de l'indépendance.
Depuis l'insurrection du 1er Novembre 1954, violences, haines, tortures, assassinats, attentats... jalonnent 8 années de conflit.
Ce film est un hommage à toutes celles et ceux qui étaient à Charonne, les victimes, les blessés, dont certains garderont des séquelles lourdes et définitives, à tous les démocrates qui se sont levés pour défendre les libertés.
Pour comprendre "Charonne", nous devions inscrire cette tragédie dans l'Histoire: l'histoire de la guerre d'Algérie, de la colonisation, plus largement l'histoire du colonialisme.

CHARONNE, N'OUBLIONS JAMAIS.

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Il y a 77 ans, le 21 janvier 1940, les députés COMMUNISTES étaient déchus de leurs mandats

4 Février 2017, 09:06am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Le 21 janvier 1940, la Chambre des députés (Assemblée Nationale), à l'unanimité (de la SFIO jusqu'à la droite fasciste) adoptait la loi dite de "déchéance" prononçant la perte des mandats électifs des députés communistes.

deputes-communistes-janvier1940.jpg

La loi de déchéance 21 janvier 1940 

"Le Sénat et la Chambre des Députés ont adopté, 
"Le Président de la République promulgue la loi dont la teneur suit : 

"Art.1-Tout membre d'une assemblée élective qui faisait partie de la Section Française de l'Internationale Communiste, visée par le décret du 26 septembre 1939, portant dissolution des organisations communistes, est déchu de plein droit de son mandat, du jour de la publication de la présente loi, s'il n'a pas, soit par une démission, soit par une déclaration, rendue publique à la date du 26 octobre 1939, répudié catégoriquement toute adhésion au Parti Communiste et toute participation aux activités interdites par le décret susvisé. 

"Art.2- Pour les membres des assemblées législatives, la déchéance prononcée par la présente loi est constatée à la demande du Gouvernement par le Sénat ou par la Chambre des Députés. 
"Pour les membres des autres assemblées, elle est constatée, à la requête du préfet, par arrêté de préfecture. 

"Art.3- Tout élu qui est condamné par application du décret du 26 septembre 1939, pour des faits postérieurs à la démission ou à la déclaration publique prévue à l'article premier, est déchu de plein droit de son mandat dans les conditions fixées par la présente loi, du jour où la condamnation devient définitive. 

"La présente loi, délibérée et adoptée par le Sénat et par la Chambre des Députés, sera exécutée comme loi de l'Etat. 

"Fait à Paris, le 20 janvier 1940.

 

DeputesPCF1940-a

Par le Président de la République, 
Albert LEBRUN 

Le Président du Conseil, ministre de la guerre et des affaires étrangères 
Edouard Daladier 

Le Garde des sceaux, ministre de la justice 
Georges Bonnet 

Vice Président du Conseil 
Camille Chautemps 

Ministre de l'intérieur 

Albert Sarraut 


7 députés communistes bravent l'interdiction du PCF du 26 septembre 1939 

Les députés sont réunis le 9 janvier 1940 à la séance de rentrée du Parlement pour écouter le discours d'usage du doyen d'âge et ensuite élire le président de la Chambre et les autres membres du bureau pour l'année 1940. La présence de sept députés communistes mobilisés et permissionnaires suscite dès l'ouverture de la séance de telles protestations sur les bancs de la droite parlementaire. 

Il s'agit de Benenson, Dewez, Guyot, Grenier, Mercier, Michels et Puech (dit Parsal) qui ont obtenu, comme c'est le droit de tous les députés mobilisés, une permission pour siéger aux séances de la Chambre. Deux autres députés communistes mobilisés et permissionnaires, Langumier et Le Corre, sont aussi présents à la Chambre mais, en tenue militaire, ils ne peuvent siéger. 

Précisons que ces députés, à l'exception de Mercier et Puech, n'ont pas pu adhéré, en raison de leur mobilisation, au nouveau groupe communiste formé le 28 septembre 1939 : le Groupe ouvrier et paysan français (GOPF). 


Les députés communistes refusent l'indigne comédie d'union sacrée de ceux qui ont soutenu les accords de Munich 

Le 9 janvier 1940, quatre des sept députés communistes présents dans l'hémicycle refusent de s'associer à l'hommage rendu par la Chambre aux armées de la République qui "se sont levées en masse à l'appel de la Patrie en danger". 

La Chambre vote, alors, à main levée une peine de censure avec exclusion temporaire contre les quatre députés communistes : Grenier, Guyot, Mercier et Michels. Le Parti communiste célèbre le comportement des quatre députés dans 
L'Humanité clandestine n° 19 du 14 janvier 1940 : "Le Parti communiste adresse ses plus chaleureuses félicitations aux députés Raymond GUYOT, MERCIER, MICHELS et GRENIER pour leur courageuse attitude à la Chambre des Députés."

DeputesPCF1940-b

L'Humanité clandestine explique : "Comme c'était leur droit et leur devoir, ils ont refusé de se prêter à l'indigne comédie d'union sacrée qui consiste à présenter comme un devoir patriotique le sacrifice imposé aux soldats et au peuple de France dans l'intérêt exclusif de la mafia de capitalistes qui rançonnent le pays." 

Mais la conséquence la plus importante de cet acte courageux des députés communistes sera la loi du 20 janvier 1940 qui prévoit la déchéance des élus qui n'ont pas publiquement rompu avec le Parti communiste. 


60 députés et 1 sénateur déchus de leurs mandats 

Ainsi, le 1 février 1940 le Gouvernement saisit la Chambre des députés et le Sénat pour que les deux assemblées législatives constatent respectivement la déchéance de 60 députés et d'un sénateur qui n'ont pas rompu avec le Parti communiste à la date du 26 octobre 1939.

 

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La Chambre, dans une résolution votée le 20 février 1940, vote la déchéance de 60 députés communistes qui prend effet à partir du 20 janvier 1940, date de la loi. 

Il s'agit des 43 députés communistes membres du GOPF, des 9 non-inscrits fidèles au Parti, des 4 non-inscrits qui ont rompu le 11 janvier 1940 (Benenson, Honel, Langumier, Le Corre), de Daul et Gitton qui ont rompu avec le Parti communiste en novembre 1939 et enfin de Puech et Philippot qui ont rompu avec le GOPF en janvier 1940. 

Puis le Sénat, dans un vote du 29 février 1940, constate la déchéance de Marcel Cachin. 

En plus d'être déchus de leur mandat, 44 députés communistes seront jugés à partir du 20 mars 1940.


L’ordonnance du 5 février 1940 

Citation : "République française, 3è tribunal militaire permanent de Paris. 

Nous, capitaine de Moissac, juge d'instruction militaire près le 3è tribunal militaire permanent de Paris. 
Vu la procédure instruite contre les nommés -suivent les noms - inculpés d'infraction au décret du 26 septembre 1939, portant dissolution des organisations communistes.

DeputesPCF1940-d.jpg

Attendu, qu'il résulte de la même information, charges suffisantes contre : 

1.BAREL 2.BARTOLI 3.BECHARD 4.BENOIST 5.BERLIOZ 6.BILLOUX 7.BONTE 8.BRUN 9.CATELAS 10.CORNAVIN 11.COSSONNEAU 12.COSTES 13.CRISTOFOL 14.CROIZAT 15.DADOT 16.DEMUSOIS 17.DUCLOS Jacques 18.DUCLOS Jean 19.DUTILLEUIL 20.FAJON 21.GAOU 22.GRESA 23.JEAN, dit Renaud Jean 24.LAREPPE 25.LEVY 26.LOZERAY 27.MARTEL 28.MIDOL 29.MONMOUSSEAU 30.MOQUET 31.MUSMEAUX 32.PERI 33.PETIT 34.PHILIPPOT 35.PRACHAY 36.PROT 38.RAMETTE 39.RIGAL 40.ROCHET 41.THOREZ 42.TILLON 43.TOUCHARD 44.VAZEILLE, d'avoir à Paris, ou sur le territoire français, entre le 27 septembre et le 5 octobre 1939, dans tous les cas depuis temps non prescrit, en participant à la constitution et au fonctionnement du Groupement dit "Groupe Ouvrier et Paysan Français", notamment à la rédaction et à la diffusion d'une lettre en date du 1er octobre 1939, adressée à Monsieur le Président de la Chambre des Députés, et prônant la paix sous les auspices de l'Union Soviétique, participé à une activité ayant directement ou indirectement pour objet de propager les mots d'ordre émanant ou relevant de la IIIè Internationale Communiste et d'organismes contrôlés en fait par cette IIIè Internationale. 

Attendu que les faits sus-énoncés constituent le délit prévu et réprimé par les articles 1, 3 et 4 du décret du 26 septembre 1939, pris en exécution de la loi du 19 mars 1939. 

Renvoyons les quarante-quatre inculpés sus-nommés devant le 3è Tirbunal militaire permanent de Paris, pour y être jugés conformément à la loi. 
Fait en notre cabinet, au Palais de Justice, à Paris. 

"Le 5 février 1940. 
Le Juge d'instruction militaire : DE MOISSAC"/citation 
Le procès : début 20 mars 1940

 

Ne pas falsifier l’Histoire.

 

Le mouvement est enclenché. Avec l'antifascisme comme ferment, la mobilisation populaire ne va plus cesser de pousser dans le sens de l'alliance.

 

La dynamique est générale. Chez les intellectuels, des rencontres se multiplient à travers des comités pluralistes. La donne politique a, elle aussi, évolué. La SFIO subit les secousses de divisions internes, le Parti radical prend conscience de l'échec de ses alliances avec la droite. Quant au PCF il a (opéré une véritable rupture avec sa stratégie antérieure « classe contre classe. »(« HD » n° 321 du 9 au 15 mai 1996, article de Didier Rochet).

Face au fascisme, « l'unité à tout prix » devient le credo, validé par l'Internationale communiste. Il prend l'initiative d'un pacte d'unité d'action qui est signé avec la SFIO le 27 juillet.

 

Les résultats des cantonales et des municipales encouragent ces rapprochements. Jour symbolique s'il en est, le 14 juillet, des dizaines d'organisations prêtent serment pour « défendre les libertés démocratiques, donner du pain aux travailleurs, du travail à la jeunesse, et au monde la grande paix humaine. » « A la Bastille, racontera Simone de Beauvoir, on criait surtout : « La Rocque au poteau » et « Vive le Front populaire. » » L'expression est lâchée. En mars 1936, alors que l'unité se réalise entre la CGT et la CGTU, les signataires du Rassemblement populaire élaborent un programme pour les législatives.

Le 3 mai, le Front populaire l'emporte d'un peu plus de 40 sièges. Léon Blum, premier dirigeant socialiste, revendique la tête du gouvernement. »

 

Interview de Jules Fourrier dans L’Humanité n°321 du 9 au 15 mai 1996.

« Jules Fourrier Candidat  du PCF est élu député dans le 15ème  arrondissement de Paris. Il a vingt-neuf ans et, en face de lui, le député sortant, le marquis de Tastes, l'un des ligueurs du 6 février 1934. Elu avec plus de 500 voix d'avance sur le candidat de droite, Jules Fourrier est aujourd'hui le dernier des 72 députés communistes de 1936.

« Le lendemain de mon élection, je suis allé travailler sur mon chantier à Ivry, où j'étais peintre en bâtiment. (Maurice Thorez) m'a aperçu : « Mais qu'est-ce que tu fous là? Il faut arrêter ça! » Pour moi, rien n'avait changé, nous étions des députés de la classe ouvrière. Le Parti nous versait le salaire d'un ouvrier qualifié. Et nous avait donné une consigne stricte : ne pas porter la casquette quand nous allions à la Chambre ! Quand les grèves ont éclaté, j'ai repris le chemin des usines. Je montais sur les établis chez Citroën et j'appelais les travailleurs à débrayer. Nous leur parlions aussi du péril fasciste. Ensuite, le Parti m'a envoyé dans l'Ouest (Orne, Mayenne, Maine-et-Loire) pour encourager la grève là aussi. Le peuple attendait autre chose que « la pause » décrétée par Blum en 1937. » L’Humanité n°321 du 9 au 15 mai 1996.

 

Réponse de André Ribouton Lyon, Rhône (« HD » n° 323 mai 1996) à Jules Fourrier dans L’Humanité n°321 du 9 au 15 mai 1996 Un témoignage peu opportun

« Dans le dossier « Voyage en Front populaire » paru dans 1'« Humanité Dimanche » (n° 321 mai 1996) on a donné la parole à Jules Fourrier qui avait été élu député dans le 15ème arrondissement de Paris en avril 1936, et présenté comme le dernier des soixante-douze élus communistes de 1936.

J'ai apprécié son attitude de l'époque, évoquée dans son témoignage. Pour regretter d'autant plus que Jules Fourrier ait été l'un des tout premiers des vingt  parlementaires communistes à abjurer publiquement en 1939 ses idées et engagements politiques, apportant ainsi une contribution au désarroi des communistes et des gens de gauche et confortant la propagande anti- communiste et déjà collaborationniste de l'époque.

Alors, ce témoignage était-il opportun?

 

 

(En réponse (« HD » n° 321 du 9 au 15 mai 1996, article de Didier Rochet).Un vaste rassemblement populaire

« J'ai lu avec grand intérêt le dossier sur le Front populaire (« HD » n° 321 du 9 au 15 mai 1996). Je ne partage pas le point de vue sur le fait que le PCF aurait procédé à une rupture de sa stratégie de « classe contre classe » pour lui substituer « face au fascisme, l'unité à tout prix. » Je crois, au contraire, que la décision au 7ème  congrès du PCF, qui se tint à Paris du 11 au 13 mars 1932, appelant au front unique, se situe dans le prolongement que le  mot d'ordre « classe contre classe. »

 

En effet, le PCF considère que le mot d'ordre « classe contre classe » implique le front unique, étant donné que ce mot d'ordre ne saurait signifier la lutte d'une partie de la classe ouvrière contre l'autre - nombre de travailleurs étant, à l'époque, influencés par la SFIO -, mais la mobilisation de toutes les forces unies du prolétariat comme classe contre une autre classe : la bourgeoisie. (...) Mais le PCF sait que cela ne suffit pas et qu'il faut gagner aussi des couches moyennes représentées par le Parti radical. Le 10 octobre 1934, lors d'un meeting, salle Bullier, Maurice Thorez propose publiquement la création d'un vaste rassemblement populaire fondé sur l'alliance de la classe ouvrière et des classes moyennes. (...) »

 

Signé : René Mateo Saint-Ouen, Seine-Saint-Denis (« HD » n° 323 mai 1996).

 

Merci à mon camarade Gérard D.M. qui m'a transmis les documents publiés ci-dessus.

 

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8 Février 1962 - 8 Février 2017 : On n'oublie pas CHARONNE

4 Février 2017, 08:55am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

8 Février 1962 - 8 Février 2017 : On n'oublie pas CHARONNE
8 Février 1962 - 8 Février 2017 : On n'oublie pas CHARONNE
8 Février 1962 - 8 Février 2017 : On n'oublie pas CHARONNE

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Brigades Internationales : la tragédie de la propagande anticommuniste continue ! Lettre ouverte de JP Hemmen, fils

4 Novembre 2016, 21:54pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 avec récent documentaire intitulé la tragédie des Brigades Internationale s’est à nouveau distingué dans le révisionnisme historique.

Ce nième documentaire raconte plus la tragédie de la  anticommuniste continue que l’histoire des dizaines de milliers d’hommes qui se sont levés avec les brigades internationales pour défendre en Espagne la République et avec elle le monde contre le fascisme, la barbarie capitaliste.

Dans une lettre ouverte à la direction de la chaine publique francà allemande , notre camarade  fils de brigadiste international et résistant, rétablie la vérité historique, la vérité des faits contre les hurlements de la propagande anticommuniste.

Qui ne vise rien d’autres que de faire oublier que contre le fascisme et pour défendre la liberté partout dans le monde ce sont les militants communistes et eux seuls qui se sont dressés. Tandis que les partis du capitalisme – tels le PS de l’époque – soutenaient dans les faits le fascisme et Franco.

brigades-internationales

Jean Pierre Hemmen

A la direction de ARTE
ARTE G.E.I.E. 4, Quai du Chanoine Winterer, 67000 Strasbourg
à M. Patrick ROTMAN

30 OCTOBRE 2016

Fils de brigadiste en Espagne républicaine, j’attendais avec intérêt le documentaire « la tragédie des brigades internationales » bien que le terme « tragédie » m’ait immédiatement interloqué.

Ma déception a été totale, et au-delà de la déception, consternation et indignation.

J’espérais voir sur la base de la masse des documents que nous possédons aujourd’hui sur les BI un documentaire sérieux apportant au téléspectateur les informations objectives qui manquent trop souvent sur cette période.

J’ai vu un ouvrage bâclé, mal monté sur un scénario indigent et qui non seulement reprend les calomnies éculées sur les BI et sur l’aide de l’Union Soviétique, mais ment par omission en évoquant très peu l’organisation des BI, leur rôle décisif dans la formation de l’Armée républicaine ,n’évoque qu’à peine les brigadistes si ce n’est pour présenter leur épopée comme une suite de défaites qui les a détruits physiquement et moralement ! Des hommes qu’on aurait menés pour rien à la boucherie ! Si ce n’est pour les intérêts du tyran Staline…

Avez-vous songé messieurs que sans le sacrifice de ces hommes PENDANT la Guerre d’Espagne et APRÈS dans les Résistances nationales nous n’aurions sans doute pas les acquis que les néolibéraux et les fascistes d’aujourd’hui cherchent de nouveau à détruire ?

J’ai bien connu des dizaines de survivants de la 14° BI « La Marseillaise » (vous ne la présentez même pas dans votre film), j’ai rencontré des brigadistes allemands, polonais, soviétiques, tchèques. Aucun ne m’a parlé de tragédie ! Ils étaient fiers de leur combat internationaliste et pour les gens de ma génération ils furent un magnifique exemple !

S’il y avait chez eux de l’amertume  (et là-dessus vous passez bien légèrement) c’est d’avoir été trahis par des hommes s’affirmant « socialistes » et chefs de gouvernement comme Léon Blum, qui pratiquèrent « avec un lâche soulagement » la-non-intervention, permettant ainsi aux fascistes de posséder une force de frappe supérieure à celle de la République.

Les brigadistes internationalistes avaient au contraire une haute conscience de leur combat antifasciste qui dépassait les frontières de l’Espagne. Ils disaient  « en défendant Madrid c’est Paris que nous défendons ».

En produisant ce film vous avez commis une mauvaise action.

Plutôt que nous présenter en boucle Hemingway, Malraux ou Cappa (qui certes ont aidé la  à leur façon) pourquoi ne pas avoir consacré une partie du  film au devenir des volontaires après 1939 ?

Craigniez-vous qu’alors le mot de tragédie n’ait plus de sens ?    

Tous dans leurs pays respectifs ont joué un rôle décisif dans la  aux nazis et aux fascistes.

Avez-vous entendu parler du Maréchal Tito (Yougoslavie), du Général Walter (Karol Świerczewski), (Pologne), d’Arthur London (Tchécoslovaquie), de Pietro Nenni (Italie) ?

Et dans notre pays connaissez-vous le Colonel Fabien ? Le Colonel Rol-Tanguy ? Le Colonel Blésy-Granville(libérateur de Marseille),François Billoux (ministre communiste de la Défense en 1946) pour les plus connus parmi des centaines d’autres ?

Les auteurs de ce triste documentaire commandité dans le but de discréditer les Brigades Internationales, le Komintern et l’aide soviétique à la République Espagnole, ont manqué à toute objectivité historique. Peut-être par ignorance ?

C’est pourquoi je joins à cette lettre une liste d’ouvrages de référence qu’ils pourront utilement consulter.

En souhaitant que voie le jour en collaboration avec leurs descendants un film réellement dédié aux Brigadistes Internationalistes.

Je me réserve le droit de rendre cette lettre publique et vous remercie de votre réponse.

Jean Pierre Hemmen

  • Fils de Jean Hemmen, volontaire dans les BI d’août 1936 à mai 1938 .Commissaire Politique de la 14°BI de février à mai 1938. Blessé sur le front d’Aragon et rapatrié décoré par la République espagnole. Secrétaire général des Anciens Volontaires en Espagne républicaine de juillet 1938 à septembre 1939.
  • Entré en Résistance en juillet 1940, Commandant FTPF (homologué chef de bataillon à titre posthume) fusillé par les nazis au Mont-Valérien le 10 août 1942. Titulaire de la Médaille de la Résistance et de la croix des Combattants volontaires de la Résistance.

 

PS afin de combler vos lacunes je vous joins une liste de lectures utiles :

  • LE VOLONTAIRE DE LA LIBERTÉ Journal de la 14°BI    (Bibliothèque Nationale)
  • TRES ANOS DE LUCHA    Jose Diaz secrétaire général du PC espagnol
  • 986 JOURS DE LUTTE     (Éditions Sociales)
  • EPOPÉÉ D’ESPAGNE       (Éditions de l’AVER)
  • LES BRIGADES INTERNATIONALES  J.Delperrié de Bayac (Fayard)
  • ESPAGNE…               Arthur London (Éditeurs Français Réunis)
  • LA SOLIDARITÉ DES PEUPLES AVEC LA RÉPUBLIQUE ESPAGNOLE (Éditions du Progrès-Moscou)
  • L’ESPOIR GUIDAIT LEURS PAS  Rémi Skoutelski (Grasset) le plus récent et sans doute le mieux documenté.

Vous auriez pu, bien sûr, consulter également les archives du Komintern à Moscou.

 

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Les "millions de victimes du stalinisme": de l'intox !

28 Septembre 2016, 16:08pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Les vrais statistiques du "Goulag" sont enfin connues :
Les "millions de victimes du stalinisme": de l'intox !

Les vrais chiffres sont publiés dans la presse spécialisée (ici le numéro de septembre de L'Histoire). Mais pour le grand public, on continuera de propager les mensonges sur les "millions de victimes du stalinisme".

 

Robert Conquest est une grande autorité dans les milieux académiques occidentaux qui s'occupent de l'histoire de l'Union soviétique. Armé de toute la science de la statistique et de l'extrapolation, Conquest a fait de savants calculs sur les "crimes" du stalinisme. Les résultats de ces calculs, vous les avez lus des dizaines de fois dans vos journaux.
Mais avec l'éclatement de l'URSS, les statistiques véritables sont révélées.

Dans le n° 169 de L'Histoire (septembre 1993, p 38-51), Nicolas Werth les publie sous le titre "Goulag, les vrais chiffres" (sauf mention contraire, tous les chiffres de cet article proviennent de cette source).

Coup de tonnerre: les chiffres de Conquest sont faux, archi-faux.

Tout le matraquage sur les millions de victimes du stalinisme n'est qu'une calomnie grossière !
Conquest a compté 5 millions d'internés dans le Goulag, début 1934. Il y ajoute 7 millions de personnes rrêtées pendant les purges de 1937-38, cela fait douze millions. Il en déduit " un million d'exécutés et 2 millions de morts de causes diverses" pendant ces deux années. Cela fait exactement 9 millions de détenus politiques en 1939 "sans compter les droits communs". Ayant "chiffré" l'ampleur de la "répression stalinienne", Conquest se met à compter les cadavres. Il prétend qu'entre 1939 et 1953, il y eut une mortalité annuelle moyenne "d'environ 10 %". Pourtant, pendant toutes ces années, le nombre de détenus est resté à peu près stable à 8 millions. Cela veut donc dire que pendant ces années, 12 millions de personnes ont été "assassinées" dans le Goulag.
Les frères Medvedev. qui sont bien connus pour être des "communistes" de la tendance Khrouchtchev-Gorbatchev, ont confirmé, pour l'essentiel, ces chiffres révélateurs: "II y avait, du vivant de Staline, douze à treize millions de personnes dans les camps". Sous Khrouchtchev, qui fit "renaître les espoirs de démocratisation", les choses allaient bien sûr beaucoup mieux: dans le Goulag, il n'y avait plus que "2 millions de criminels de droit commun". (Roy et Jaurès Medvedev: Khrouchtchev, éditions Maspero, 1977, p. 180)

Jusqu'ici, pas de problèmes, tout baigne dans l'huile pour nos anticommunistes. On les croit sur parole.

Puis l'URSS a éclaté et les disciples de Conquest ont pu s'emparer des archives soviétiques. En 1990, les historiens soviétiques Zemskov et Dougin ont publié les statistiques inédites du Goulag. Elles contiennent les arrivées et les départs, consignés jusqu'au dernier homme. Conséquence inattendue: ces livres de comptes ont permis d'arracher le masque scientifique de Conquest et de condamner ses allégations comme des mensonges motivés par des considérations politiques.

En 1934, Conquest a compté 5 millions d'internés politiques. En fait, ils étaient entre 127.000 et 170.000. Le nombre exact de tous les détenus dans les camps de travail, politiques et droits communs confondus, était de 510.307. Sur l'ensemble des détenus, il n'y avait qu'entre 25 et 33 % de politiques.

Aux 150.000 détenus politiques de 1934, Conquest en a rajouté 4.850.000. Un détail.

En moyenne annuelle, Conquest a vu 8 millions de détenus dans les camps. Et Medvedev 12 à 13 millions. En réalité, le nombre de détenus politiques a oscillé entre un minimum de 127.000 en 1934 et un maximum de 500.000 pendant les deux années de guerre 1941 et 1942. Les chiffres réels ont donc été multipliés par 16 à 26.

Là où se trouvaient en moyenne 272.000 détenus politiques, Conquest en a "inventé" 7.728.000 en plus !

Erreur statistique marginale, bien sûr. Puisque dans nos livres d'école, dans nos journaux, nous ne trouvons pas le chiffre réel de 272.000, mais la calomnie des 8.000.000 ! Conquest, l'escroc, prétend qu'en 1937-38 les camps ont été gonflés de 7 millions de "politiques", et qu'il y eut 2 millions de morts. En fait, de 1936 à 1939, le nombre de détenus dans les camps a augmenté de 477.789 personnes (de 839.406 à 1.317.195). Un facteur de falsification de 14. Les décès se chiffraient en 1937-1938 à 115.922 et non pas à 2.000.000.

Là où 116.000 personnes sont décédées en 37-38 pour diverses causes, Conquest rajoute 1.884.000 "victimes du stalinisme".

L'idéologue de Gorbatchev, Medvedev, a noté 12 à 13 millions de gens dans les camps "staliniens"; sous le libéral Khrouchtchev, heureusement, il n'en restait que 2 millions: tous des droits communs. Quelle fut la réalité ? Sous Staline, le plus grand nombre de détenus du Goulag a été enregistré en 1951. Il y avait alors 1.948.158 droits communs... juste autant que sous Khrouchtchev ! Le nombre réel des détenus politiques étaient alors de 579.878. La plupart de ces "politiques" étaient des individus qui avaient collaborés avec les nazis: ceux condamnés pour trahison étaient 334.538.

Selon Conquest,entre 1939 et 1953, il y eut, dans les camps de travail, 10 % de décès par an, au total 12 millions. Une moyenne de 855.000 morts par an. Le chiffre réel, en temps ordinaire, était de 49.000. Conquest a "rêvé" un surplus de 806.000 morts par an. Pendant les quatre années de la guerre, quand la barbarie nazie a provoqué des conditions insupportables pour tous les Soviétiques, la moyenne des décès était de 194.000. Ainsi, en quatre ans, les nazis causèrent un surplus de 580.000 décédés, mis sur le dos de Staline...

Werth, qui dénonce les falsifications de Conquest, s'efforce quand même de maintenir autant que possible le mythe des "crimes" staliniens. "En quatorze ans (1934-1947) 1 millions de morts furent enregistrées dans les seuls camps de travail." Ainsi, Werth aussi met les 580.000 morts supplémentaires, dus aux nazis, sur le compte du socialisme !
Dans les chiffres fantaisistes sur les "crimes de Staline", s'exprime exclusivement la haine du socialisme. Tous les défenseurs du système inhumain et barbare qu'est l'impérialisme, ont inventé des "crimes" staliniens pour exciter les gens à la haine du socialisme. Hitler a été un des premiers à "chiffrer" ses crimes. En 1926 déjà, dans Mein Kampf, il "compte" 30 millions de victimes du "judéo-bolchevisme" ! (Hitler: Mijn Kamp, Edition Ridderhof, 1982, p.400). C'était avant les collectivisations et l'épuration. Brzezinski, l'ancien conseiller de la Sécurité de Carter, parle lui aussi de "pas moins de 20 millions et peut-être même de 40 millions de victimes de Staline" . Sa source: Conquest ! (Brzezinski: The Grand Failure, Charles Scribner's Son, New York, 1989, p.27)

Pour maintenir son système criminel, barbare et inhumain, l'impérialisme sera toujours obligé de répandre mensonges et calomnies sur les communistes et sur le socialisme.

Ludo Martens

Solidaire -Hebdomadaire du Parti du Travail de Belgique- n°39 (1009) 13 octobre 1993- p.19

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Jean LÉVY raconte LES ANNÉES 30 : le PÉTAINISME transcendantal de la BOURGEOISIE française

20 Septembre 2016, 13:22pm

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Il y a 75 ans: premières exécutions dans les fossés de la Citadelle d’Arras

23 Août 2016, 14:18pm

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Suite à l'article de la voix du nord du 22 août sur les premières exécutions des résistants à la citadelle d'Arras, notre camarade Jacques Kmieciak s'est aperçu d'erreurs historiques,qui de suite en a informé par courrier le rédacteur de cet article. 

Pour la bonne raison, qu'il soit toujours lucratif de rectifier certaines erreurs lorsqu'elles ne disent pas la réalité des évènements

Ci-dessous le courrier de Jacques

À Nicolas André
Journaliste
La Voix du Nord
Arras

Bonjour Monsieur

J'ai lu avec attention l'article que vous avez consacré au Mur des Fusillés ce dimanche.

Contrairement à ce que vous écrivez, ce n'est pas Vincent Auriol qui a procédé à l'inauguration du site en juillet 1947. À l'époque, le président de la République s'était déplacé pour simplement rendre un hommage à la résistance, le jour de la présentation à la population du "poteau des fusillés", seul monument symbolique du lieu.

L'inauguration officielle du Mémorial date du 18 septembre... 1949. Elle s'est faite en présence d'Edouard Herriot, président de l'Assemblée nationale. Ce dernier a été conspué par une foule (20 000 personnes) composée pour beaucoup de mineurs de charbon. Nous étions quelques mois après les grèves de l'automne 1948 dans les Mines, qui ont fait l'objet d'une répression sans précédent de la part d'un gouvernement (radicaux et socialistes) décidé à remettre en cause les conquêtes sociales de la Libération. À cette occasion, l'homme fort du PCF et de la CGT dans le Pas-de-Calais, Auguste Lecoeur (ex-maire de Lens), avait formulé un discours très rude à l'encontre du gouvernement stigmatisant notamment sa politique de soutien aux ambitions germano-américaines de remilitarisation de l'Allemagne en vue d'une guerre contre l'URSS.
Pour l'anecdote, Edouard Herriot a quitté la scène sous la protection de la gendarmerie, dans une ambiance pour le moins électrique.

Cordialement
Jacques Kmieciak

Ci dessous l'article de la voix du nord

Il y a 75 ans: premières exécutions dans les fossés de la Citadelle d’Arras

PUBLIÉ LE 22/08/2016

PAR NICOLAS ANDRÉ

Les exécutions des résistants avaient débuté le 21 août 1941. Elles se poursuivront jusqu’au 21 juillet 1944. On compta 218 victimes. Les fossés de la Citadelle deviendront le symbole de la Résistance dans le Pas-de-Calais. Un symbole car bien sûr d’autres exécutions eurent lieu, ailleurs, en mai et juillet 41.

Il y a 75 ans: premières exécutions dans les fossés de la Citadelle d’Arras

​​À la Citadelle, En 1941, quatre résistants sont exécutés, quatre-vingt-treize en 1942, quarante-trois en 1943 et soixante-dix-huit en 1944. Le plus jeune de ces martyrs avait 16 ans et demi, il s’appelait Julien Delval ; le plus âgé avait 69 ans, il s’appelait Henri Quéval. Partisans communistes, personnages influents des mouvements de la Résistance… Leurs sépultures sommaires furent retrouvées à la Libération.

Beaucoup voient les cercueils fournis par la mairie s’entasser dans la cour du Palais Saint-Vaast, ou lisent les sinistres avis à la population évoquant les exécutions, mais aucun Arrageois ne pu s’approcher de la Citadelle avant la Libération et il y eut bien d’autres exécutions ailleurs. Le lendemain de l’arrivée des Anglais, précédés des FFI (le 1er septembre), rue Sainte-Claire, se rassemblent ceux qui veulent rendre hommage aux victimes de la Gestapo. Le cortège se dirige vers la Citadelle. « Le sentier débouche dans un des vastes fossés de la Citadelle encadré par les hauts murs des fortifications », écrit le Docteur Paris (Un demi-siècle de vie arrageoise). « L’un de ses murs est criblé de balles. le sol disparaît sous les hautes herbes d’où émergent quelques tertres avec des noms. Ailleurs la végétation a tout recouvert. À l’extrémité du terrain, un fossé est comblé sur dix mètres environ de terre fraîchement remuée. C’est là qu’ont été déposées les dernières victimes, celle du Bois de Bourlon. On y dépose des gerbes de fleurs ».

Il y a 75 ans: premières exécutions dans les fossés de la Citadelle d’Arras

Le 13 juillet 1947 le poteau des fusillés fut inauguré en présence de Vincent Auriol, président de la République. Le 18 septembre, on rendit un hommage national en présence d’Édouard Herriot et de Guy Mollet.

Organisation macabre

« Vers 16 h 15, arrivait en chantant, venant de la caserne Levis, un groupe de 50 à 60 soldats. Une dizaine d’entre eux allait former le peloton d’exécution. Les condamnés étaient généralement amenés dans une petite camionnette Citroën qui entrait dans le quartier dès lors que le groupe spécial était en place et que tous les civils avaient été évacués. Les condamnés étaient parqués dans une casemate. Vers 17 heures, ils étaient amenés par 5 ou 6 ou individuellement jusqu’à l’enclos en empruntant un couloir souterrain. Ils débouchaient alors dans cette sinistre enceinte et étaient attachés à des poteaux. Une fois la sentence lue, ils étaient fusillés et leurs corps jetés dans de simples cercueils pour être inhumés à quelques pas de là. Une simple planchette numérotée indiquait leurs tombes. Le lendemain, les autorités allemandes remettaient à la mairie d’Arras la liste des exécutés qui mentionnait les âges et les professions ainsi que le grade et le nom du médecin chargé de constater les décès », cite Jean-Claude Fichaux dans son enquête, La prison d’Arras sous l’Occupation.

Les fusillés étaient Français (189), Polonais (15), Belges (5), Soviétiques (3), Portugais (2), Italien (1), Hongrois (1), Tchèque (1), Yougoslave (1). Il appartenait à toutes les catégories sociales : 1 prêtre, 7 enseignants, 10 artisans, commerçants, 11 cultivateurs, 16 employés, fonctionnaires, 10 cheminots SNCF, 33 ouvriers, 130 mineurs. Des communistes en majorité.

Des actes de résistance

La statue du père Halluin cachée. Dès le début de la guerre, les occupants cherchaient à se procurer tous les métaux possibles. Un employé de la ville, Georges Gourdin, déboulonna la statue du père Halluin, place du Wetz-D’Amain. Elle fut cachée dans les caves du Palais-Saint-Vaast où avait été transférée la mairie. La statue fut remise sur son socle après la guerre.

« Sabotage ! ». Le sabotage fut la plus grande hantise des occupants allemands. Relativement clémente, la Wermacht avait cependant du mal à résister aux instances de la SS. Régulièrement, les lignes téléphoniques étaient coupées. Des habitants des campagnes se risquaient à héberger des aviateurs anglais ou des étrangers échappés des camps de prisonniers qui alimentaient l’organisation Todt en main-d’œuvre. Des exécutions ont lieu dès 1941. Le 22 décembre, huit agriculteurs sont fusillés : le maire de Saint-Léger, Constant Misseron, le maire de Gommecourt, Charles Roger, Alexandre Maury et Pierre Ditte de Saint-Léger, Roger Savaux, Alexandre Phalempin et François d’Arras d’Hébuterne, René Édouard, d’Hénin-sur-Cojeul, pour sabotage et détention d’armes.

Pompiers et mineurs pour éviter le STO. Durant l’Occupation, le nombre de pompiers arrageois avait considérablement augmenté. De nombreux jeunes échappaient ainsi au travail obligatoire. D’autres jeunes se font embaucher comme mineurs, deux professions qui les préservaient du STO.

218 ou 217 ? Il y a bien 218 victimes. La 218e plaque a été posée le mai 2005.

 

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La résistante Raymonde Tillon, l'une des 33 premières femmes élues députées en 1945, est morte à l'âge de 100 ans

19 Juillet 2016, 06:36am

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Elle était la dernière survivante des 33 femmes élues à la première assemblée constituante de la 4e République.

Raymonde Tillon porte le portrait de son mari, le 26 avril 2005, à Nantes (Loire-Atlantique).  (FRANK PERRY / AFP)

Raymonde Tillon porte le portrait de son mari, le 26 avril 2005, à Nantes (Loire-Atlantique). (FRANK PERRY / AFP)

Raymonde Tillon, aussi connue sous le nom de Raymonde Nédelec, résistante, déportée à Ravensbrück, est morte, annonce dimanche 17 juillet l'Elysée dans un communiqué. Agée de 100 ans, Raymonde Tillon fut la première députée communiste en 1945. "Députée communiste des Bouches-du-Rhône de 1945 à 1951, elle était la dernière survivante des 33 femmes élues à la première assemblée constituante de la 4e République", rappelle l'Elysée. 

Selon un communiqué de l'Elysée, le président de la République a salué "le parcours exemplaire de cette femme", qui s'était "engagée très jeune dans l'action syndicale et politique". Le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, a également rendu hommage à "son esprit de liberté, sa soif de justice et sa lutte contre l'arbitraire sous toutes ses formes". Il a rappelé dans un communiqué que la chambre basse avait rendu hommage à ces 33 "combattantes" lors d'une exposition l'an dernier.

"Toutes nous nous disions : enfin !"

Née Raymonde Barbé le 22 octobre 1915 à Puteaux (Hauts-de-Seine), elle avait épousé en 1935 Charles Nédelec, militant communiste, et était devenue députée des Bouches-du-Rhône sous ce nom, avant de se marier en secondes noces avec Charles Tillon, dirigeant du PCF, ministre puis exclu du Bureau politique du PCF en 1952 et mort en 1993. Entrée tôt dans la Résistance, elle avait été arrêtée le 31 mars 1941 et condamnée à vingt ans de travaux forcés par le tribunal maritime de Toulon, selon sa biographie sur le site de l'Assemblée nationale.

Emprisonnée tour à tour à Marseille, Toulon et Lyon, elle avait été livrée aux Allemands en juin 1944 et déportée d'abord à Sarrebruck puis au camp de Ravensbrück. Affectée dans une usine de guerre de Leipzig, elle avait réussi à s'évader le 20 avril 1945 et à regagner Marseille.

Elle était alors devenue députée. En 2005, elle avait témoigné auprès de l'AFP, rappelant son émotion lors de son élection 60 ans auparavant. "On était émues. Les femmes étaient reconnues comme des citoyennes, en tenant compte de leur travail dans la Résistance", s'était-elle félicitée. "Nous étions de partis différents. Mais toutes nous nous disions : enfin !"

 
Charles et Raymonde Tillon

Charles et Raymonde Tillon

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Petit rappel: Ambroise Croizat, le bâtisseur de la sécu

14 Décembre 2015, 17:31pm

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Ce film est à la fois le portrait d’un homme, l’histoire d’une longue lutte vers la dignité et le portrait d’une institution incarnée par ses acteurs du quotidien. Un film qui nous parle de tous les possibles de la sécurité sociale

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Témoignage de Marie-Claude Vaillant-Couturier à Nuremberg

27 Mai 2015, 15:56pm

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Marie-Claude, si belle, si digne, si calme ne sera pas au Panthéon, elle est coupable d’avoir été communiste aux yeux des socialistes, du minable petit Hollande et de ses pareils, il ne mérite que le crachat de l’histoire, la vraie pas celle qu’il tente d’inventer au profit du capital. Ecoutez-la témoigner et que ceux qui nous gouvernent et qui ont déjà accompli la forfaiture de ne pas aller à Moscou fêter la victoire pour complaire au maître américain, sachent le mépris que leurs actes méritent.

(Danielle Bleitrach)

 

Figure de la Résistance et de la Déportation, Marie-Claude Vaillant-Couturier, née Vogel (1912 – 1996), témoigne le 28 janvier 1946 devant le tribunal international de Nuremberg qui juge les criminels nazis.

Qui est-elle ?

Jeune reporter-photographe, Marie-Claude Vogel est envoyée en 1934 par son journal « Vu » en Allemagne nazie où elle réalise des clichés des premiers camps de concentration à Dachau et Oranienburg, qui seront publiés.

Epouse de Paul Vaillant-Couturier, élu communiste, rédacteur en chef de L’Humanité, elle est embauchée en tant que reporter-photographe à L’Humanité après le décès de son mari en 1937. Elle codirige le mouvement des Jeunes filles de France (avec Danielle Casanova).

Sous l‘occupation, elle participe à la réalisation de publications clandestines : L’Université Libre (premier numéro en novembre 1940), L’Humanité, ou elle rencontre Pierre Villon (qu’elle épousera en 1949). Elle assure la liaison entre Résistance civile (Comité des intellectuels du Front national) et militaire (Organisation Spéciale, plus tard Francs-Tireurs et Partisans français, FTPF) et transporte des explosifs. Arrêtée par la police de Vichy le 9 février 1942, avec plusieurs de ses compagnons (Jacques Decour, Georges Politzer, Jacques Solomon, Arthur Dallidet), elle est placée au secret à la Santé puis transférée au fort de Romainville.

Déportée le 24 janvier 1943 par un des rares convois de résistantes vers Auschwitz (qu’a décrit Charlotte Delbo dans plusieurs de ses œuvres), elle y est le témoin du génocide des juifs. Elle est transférée au camp de Ravensbrück au mois d’août 1944, affectée à des travaux de terrassement puis, en raison de sa connaissance de la langue allemande, au Revier (« infirmerie » du camp). Ravensbrück est libéré le 30 avril 1945, elle ne revient cependant en France que le 25 juin car elle reste sur place pour soigner les rescapés.

Témoin oculaire du génocide, elle rapporte ces faits devant le tribunal de Nuremberg : « J’ai eu la chance miraculeuse de sortir d’Auschwitz et de Ravensbrück et de me trouver à Nuremberg en face de Goering et des autres hauts dignitaires nazis », déclarait-elle pour le 40e anniversaire du verdict de Nuremberg. « Vous pouvez imaginer que j’éprouvais un sentiment extraordinaire. Je pensais en les regardant : Regardez-moi car, à travers mes yeux ce sont des centaines de milliers d’yeux qui vous regardent, par ma voix ce sont des centaines de milliers de voix qui vous accusent. »

Membre de l’Assemblée consultative provisoire (1945) et des deux Assemblées constituantes, elle est élue députée de la Seine de 1946 a 1958. En 1956, elle devient vice-présidente de l’Assemblée nationale, poste qu’elle occupe jusqu’en 1958. Elle siège ensuite, dans cette même Assemblée, comme élue du Val-de-Marne jusqu’en 1973. Vice-présidente de l’Union des femmes françaises (1979), elle est membre du comité central du PCF jusqu’en 1985.

Elle se consacre également à la transmission de la mémoire de la déportation.

Membre du comité national de la FNDIRP depuis sa création, elle est vice-présidente puis présidente de la Fédération de 1978 jusqu’à son décès. En 1987, elle est appelée par toutes les parties civiles à témoigner contre Klaus Barbie, ancien chef de la Gestapo de Lyon, jugé et condamné pour crimes contre l’humanité.

Elle est désignée à l’unanimité première présidente de la Fondation pour la mémoire de la Déportation, puis présidente d’honneur.

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Hommage aux fusillés du Vert - Galant

4 Avril 2015, 08:48am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Stèle du Vert Galant à Wambrechies.

Stèle du Vert Galant à Wambrechies.

Ce samedi 4 avril, aura lieu la cérémonie d’hommage aux fusillés du Fort du Vert-Galant à Wambrechies. Le rendez-vous est fixé à 10h45, la cérémonie débutera à 11 heures précises. Les communistes, militants et élus, y viendront sans doute nombreux, car la plupart des 90 et quelques fusillés en ce lieu, d’octobre 1941 à avril 1942, étaient communistes.

Comme Félicien Joly, Charles Robiquet, Louis Hein, Edmond Rombeau, André Bridoux, Albert Caron, Roger Dewambrechies qui n’avait que 18 ans, Guido Brancadoro, Julien Sarrazin, Joseph Hentgès ancien maire d’Hellemmes, Célestin Leduc, Aimable Martel, Florent Debels, les frères Sans,  Jean (Moshe, Chaïm) WAYSAND, ingénieur , FTP-MOI,  Louis HEIN, cheminot aux ateliers SNCF de SOMAIN, dirigeant du Parti communiste clandestin de MARCHIENNES, Zdislas ZIARTKOWSKI, mineur, dirigeant des jeunes communistes de HARNES et FOUQUIERES, membre du groupe de Charles Debarge, Henri TERRYN, journaliste de L’Humanité, responsable clandestin du PCF de ROUBAIX, ... et bien d’autres qui vécurent leurs derniers instants dans la sinistre cour de ce fort abandonné.( voir ci-desssous le lien MémorialGenWeb)

Ils avaient été désignés comme otages en raison de leur appartenance politique ou de leur participation à la grande grève des mineurs de mai-juin 1941, ou capturés pour leur implication notamment dans la première vague d’attentats et de sabotages qui marqua les semaines suivant cette grève et qui donna le signal de la lutte armée sur le sol de France pour sa libération.

Rappeler que la répression, menée par l’occupant nazi avec la complicité totale du préfet de l’époque, s’abbatit, dans le Nord-Pas de Calais, sur les communistes en priorité, et même que cette répression, pour certains notables du moins, avait un goût de vengeance contre le Front populaire, relève du simple respect de l’Histoire.

Ce n’est pas un hasard si les fusillés du Vert-Galant étaient majoritairement des ouvriers, des mineurs, des cheminots, des métallos.

Cette reconnaissance de la part prise par les gens du peuple à la libération du pays, ne réduit en rien le fait que la résistance était diverse, et qu’elle fut même le creuset d’un rassemblement dépassant les habituels clivages.

Honorer, 74 et 75 ans après, les fusillés du Vert-Galant ne relève pas du simple "devoir" de mémoire.

C’est se mettre à l’écoute d’un message qui nous appelle notamment, aujourd’hui comme hier, à rester vigilants face aux idées de haine dont on voit bien qu’elles sont toujours prêtes à resurgir.

Dès 1914, l'armée allemande qui est présente à Wambrechies, fait du fort, à deux pas du front de Quesnoy/Deûle, un lieu de repos et de ravitaillement. Idéalement situé en bordure de la confluence Lys-Deûle et au droit de la voie de chemin de fer, l'édifice est ainsi occupé pendant toute la première Guerre Mondiale. Récupéré par la France au sortir de la Grande Guerre, le fort subit ces importantes destructions en 1919, quand l'armée française dynamite son corps central ainsi que la cour Est, afin d'éviter une nouvelle occupation par l'ennemi. Seule la cour Ouest demeure alors accessible par un chemin précédant la porte principale. C'est ce chemin funèbre qui fut emprunté par les 90 civils fusillés par les Allemands en 1941 et 1942. Nombre des suppliciés étaient des leaders syndicaux et civils qui ont mené la grande grève des mineurs du Nord-Pas-de-Calais contre l'occupant. C'est en leur mémoire qu'une stèle a été installée dans la cour Ouest du fort, sur le lieu même de leur exécution.

Dès 1914, l'armée allemande qui est présente à Wambrechies, fait du fort, à deux pas du front de Quesnoy/Deûle, un lieu de repos et de ravitaillement. Idéalement situé en bordure de la confluence Lys-Deûle et au droit de la voie de chemin de fer, l'édifice est ainsi occupé pendant toute la première Guerre Mondiale. Récupéré par la France au sortir de la Grande Guerre, le fort subit ces importantes destructions en 1919, quand l'armée française dynamite son corps central ainsi que la cour Est, afin d'éviter une nouvelle occupation par l'ennemi. Seule la cour Ouest demeure alors accessible par un chemin précédant la porte principale. C'est ce chemin funèbre qui fut emprunté par les 90 civils fusillés par les Allemands en 1941 et 1942. Nombre des suppliciés étaient des leaders syndicaux et civils qui ont mené la grande grève des mineurs du Nord-Pas-de-Calais contre l'occupant. C'est en leur mémoire qu'une stèle a été installée dans la cour Ouest du fort, sur le lieu même de leur exécution.

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1940 le PCF et la résistance: interview de Jacques Duclos

4 Janvier 2015, 10:55am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Le 26 janvier 1970 dans un entretien accordé à l’émission de télévision « 24h sur la deux » rappelle et explique l’attitude du parti communiste français au début et durant la guerre.

Interview de JACQUES DUCLOS, membre du Bureau politique du Parti Communiste Français, à propos de l’attitude de son parti pendant l’Occupation allemande. – PA et GP J. DUCLOS dans sa bibliothèque : « Comment expliquer la dernière de reparution de « L’Humanité » à la commandature de PARIS – autre attitude controversée du PC, le 1er attentat a été effectué par le Colonel FABIEN ce qui a déclenché la cascade de représailles. Qu’en penser – l’appel du PC – les groupes OS – le rassemblement et l’armement des groupes OS – les attentats – les appels de « LONDRES », ne tirez pas d’Allemands – l’acte individuel début des combats – les communistes dans la résistance, ont-ils plus combattu pour leur parti ou pour la FRANCE.. »

http://www.ina.fr/video/CAF94060715/portrait-de-jacques-duclos-video.html

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cadeau de Monika : l’oubli de Joseph Epstein ou comment enrôler les juifs dans le néo-libéralisme

12 Décembre 2014, 14:19pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

cadeau de Monika : l’oubli de Joseph Epstein ou comment enrôler les juifs dans le néo-libéralisme

Face à l’antisémitisme ambiant, je voulais te proposer de mettre sur le blog cet excellent film sur Joseph Epstein, le juif polonais communiste qui sauva la France… ; Une personnalité incroyable.

Et qui est totalement méconnue, y compris de la gauche polonaise qui seulement maintenant découvre que la moitié des fusillés de l’Affiche Rouge étaient des Juifs polonais !

Le régime défunt en effet n’a jamais financé la moindre recherche historique sur les Polonais de l’Affiche Rouge… c’est une erreur qu’on est en train de payer maintenant .

Parce que et je voulais qu’on en discute, Kolomojski n’est pas un cas isolé.

Cela fait 25 ans que Adam Michnik, premier ex dissident juif polonais, caresse dans le sens du poil JP II et les nationalistes polonais dans son journal Gazeta Wyborcza.

Depuis 25 ans des articles intéressants sur la culture juive d’avant la guerre, la résistance du Ghetto cotoient des élucubrations ultralibérales, un racisme anti-pauvre, l’anticommunisme, et l’apologie du nationalisme polonais à la sauce Jean Paul II.

Comme si Michnik ne savait pas que JP II favorise au même moment l’antisémitisme car l’Eglise polonaise a toujours soutenu les partis d’extrême droite anti sémite que ce soit le ZCHn (le parti « national-chrétien ») dans les années 1989-1997 ou la « Ligue des Famille Polonaises » après. J’ai moi-même dans mes archives des tas de tracts ultranationalistes antisémites qui étaient distribué dans les Eglises dans les années 1987-1999.

 

Alors cela ressemble plus à une stratégie des Américains d’enrôler ce qui reste de l’intelligenstia juive dans le néolibéralisme et l’anticommunisme en leur donnant en échange une espèce de place dans le discours national remodelé.

Publié par histoireetsociete Écrit par Danielle Bleitrach

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Le Sénat vote la réparation aux mineurs grévistes de 1948 et de 1952

3 Décembre 2014, 11:47am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Les mineurs grévistes de 1948 et de 1952 ou leur descendants vont recevoir une allocation de 30 000 euros au titre de leur licenciements abusifs. Photo AFP

Les mineurs grévistes de 1948 et de 1952 ou leur descendants vont recevoir une allocation de 30 000 euros au titre de leur licenciements abusifs. Photo AFP

Les mineurs grévistes de 1948 et de 1952 où leurs héritiers seront indemnisés et l'histoire de leurs luttes intégrée dans les programmes scolaires.

Le Sénat a voté lundi la reconnaissance du licenciement abusif de certains mineurs grévistes de 1948 et de 1952 qui vont recevoir, eux ou leurs héritiers, après des dizaines d'années de lutte, une allocation de 30.000 euros chacun. Dans le cadre de l'examen de la mission "justice" du budget 2015, l'Assemblée avait déjà adopté un amendement stipulant que la "République française reconnaît le caractère discriminatoire et abusif du licenciement pour faits de grève des mineurs grévistes en 1948 et 1952".

Un amendement gouvernemental déposé au Sénat ajoute notamment que ces grèves, ainsi que celles de 1941, seront enseignées à travers les programmes scolaires et intégrées aux programmes de recherche en histoire et en sciences humaines.

"J'ai grand plaisir à présenter cet amendement, qui reconnaît l'injustice de la répression des grèves des mineurs de 1941, 1948 et 1952 et le caractère abusif et discriminatoire des décisions prises alors", a souligné la ministre de la Justice, Christiane Taubira. "Réparation fut faite, partiellement, par les lois de 1984 et 2004" qui les ont amnistiés. "Mais une trentaine de mineurs n'ont pas été indemnisés : nous y remédions", a-t-elle ajouté.

"Cet amendement consolide le dispositif voté à l'Assemblée nationale", a-t-elle précisé. "L'amendement, qui ajoute une référence à la grève des mineurs de 1941, apporte des précisions utiles", a jugé Antoine Lefèvre (UMP). "Dans le Nord, ces grèves font partie de notre histoire. Je salue moi aussi cette réparation, bien que modique et tardive", a dit Jean-René Lecerf (UMP) tandis que pour son collègue PS Jean-Pierre Sueur, "ayant vécu à Lens, je sais que cet article accomplit une oeuvre de justice".

"La reconnaissance mémorielle de ces préjudices soixante ans plus tard par la République est une première victoire pour les mineurs", ont indiqué de leur côté les sénateurs communistes. "Le gouvernement ne devra pas se contenter de l'ouverture d'un droit à réparation symbolique mais d'une réparation à la hauteur du préjudice subi durant toutes ces années", ont-ils poursuivi.

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Soirée projection

24 Novembre 2014, 09:30am

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POUR RENVERSER LE CAPITALISME, CESSONS DE PORTER LE DEUIL !

19 Novembre 2014, 17:15pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

POUR RENVERSER LE CAPITALISME, CESSONS DE PORTER LE DEUIL !
texte un peu long mais attractif

Besoin d’un puissant mouvement populaire et internationaliste de lutte de classe

A l'occasion du 97éme anniversaire de la Révolution d'Octobre 1917, critique du réformisme et de l'opportunisme des Gauches d'Europe

En Bolivie, au Venezuela, en Equateur, au Brésil, etc., les peuples élisent coup sur coup une gauche révolu- tionnaire, anti-libérale, anti-impérialiste à orientation socialiste qui augmente les salaires, sort des millions de travailleurs de la pauvreté, leur permet l'accès gra- tuit aux soins et à l'éducation, protège l'environne- ment, dénonce les guerres, prône la paix et la coopéra- tion pacifique sur la base de l'égalité entre les peuples, œuvre au développement national par la réalisation de la souveraineté nationale et populaire.

A Cuba, en Chine, au Vietnam et en Corée du Nord, ces pays rescapés de la défaite du camp socialiste des années 89/90, dirigés par des partis communistes au pouvoir, le progrès social et le développement écono- mique, technique, scientifique et culturel sont aussi au rendez vous.

Ces progrès dus aux politiques anti-libérales de tels pouvoirs opèrent des transformations progressistes et pacifiques du rapport des forces géostratégiques favo- rables aux peuples, notamment à ceux encore sous le joug des impérialistes US et de l'UE au détriment de l'impérialisme.

A ces pays révolutionnaires à orientation socialiste dirigés par des partis communistes ou par une gauche anti-libérale et anti-impérialiste se joignent de plus en plus des pays gouvernés par des bourgeoisies nationa- listes comme la Russie, l'Inde, l'Iran, l'Afrique du Sud, le Zimbabwe, la Syrie, l'Argentine, l'Angola, la RDC, etc, qui secouent le joug hégémonique des Etats-Unis et des puissances de l'UE, lesquels ont saccagé, cinq siècles durant, le monde par l'exploitation de classe, les génocides, l'esclavage et la colonisation.

Tel est le constat objectif que font de plus en plus de peuples à travers le monde.

Vingt quatre ans après avoir sablé le champagne en proclamant la « fin de l'histoire », quelles sont les ré- ponses des forces capitalistes et impérialistes à cette évolution progressiste ? Que doivent faire les peuples aux USA et dans chaque pays de l'UE, comme les autres peuples du monde, pour préserver la paix, le progrès social, économique, écologique et culturel ?

Combattre l'hégémonie du réformisme

Avant la défaite du camp socialiste dans les années 90, les bourgeoisies des puissances impérialistes confron- tées au socialisme réel, dont l'existence galvanisait les luttes des classes ouvrières et populaires, avaient été contraintes à concéder ce qu'il est convenu d'appeler la « société de consommation à crédit » et les indépen- dances formelles des ex-colonies souvent transfor- mées en néo-colonies.

Cette évolution forcée du capitalisme mondial a été accompagnée d'une intense guerre idéologique contre le socialisme qualifié « d'impérialisme » ou de « social- impérialisme », contre le mouvement ouvrier présenté comme « dépassé », d'une réorganisation de l'exploita- tion de classe au fur et à mesure de la concentration du capital à l'échelle mondiale, avec la formation de grands groupes monopolistes transnationaux, d'une nouvelle division internationale du travail, du com- merce mondial, de la finance mondiale et des rapports entre Etats oppresseurs et peuples opprimés à l'échelle du globe entier.

Une offensive gigantesque a été menée par les classes dominantes pour soumettre le mouvement ouvrier à une aristocratie et une bureaucratie ouvrière, et asso- ciant des bourgeoisies des pays faibles anciennement colonisés au système mondial de l'exploitation de l'homme par l'homme.

Cette oeuvre de sauvetage du système capitaliste a été accomplie, au sortir de la seconde guerre mon- diale, par la pression militaire, financière, culturelle, idéologique et politique de l'impérialisme sur l'URSS, par l'encerclement du camp socialiste, par la division du mouvement communiste international et par la soumission des bourgeoisies nationales apatrides des semi-colonies. Le résultat en a été la défaite des pre- mières expériences d'édification d'une société sans patron, sans capitaliste.

Retenue pendant 70 ans d'existence de socialisme réel par son instinct de survie pour ne pas tout perdre, une fois la défaite du socialisme réel obtenue, la bourgeoi- sie impérialiste des USA et de l'UE a ainsi pu donner

libre cours à son instinct naturel prédateur pour enga- ger à coups de bulldozer la destruction des conquêtes sociales et démocratiques qu'elle avait concédées au- paravant face aux luttes sociales et populaires et se lança dans de nouvelles aventures guerrières.

Les concepts de démocratie réduit au multipartisme, plus exactement au bipartisme en opposition au « pouvoir du peuple par le peuple et pour le peuple », de liberté ramenée à l'individualisme contre le collectif, de réussite personnelle individuelle contre l'égalité col- lective, de classe moyenne contre la classe ouvrière et de propriété privée contre la propriété collective sont devenus l'alpha et l'oméga du mensonge de la funeste « fin de l'histoire » humaine.

A l'instar de ses prédécesseurs qui avaient rallié « l'union sacrée » de la bourgeoisie en 1914 pour s'en- gager dans la boucherie de la sale guerre, la social- démocratie, devenue depuis lors bourgeoise et impé- rialiste, s'est muée en social-libéralisme pour mieux servir le capitalisme.

A ceux qui s'illusionnent encore sur les « socialistes », il suffit de lire -comme nous y invitent Michel et Monique Pinçon-Charlot dans leur essai « La violence des riches »-

François Hollande sous le pseudonyme de Jean François Trans, Jean Michel Gaillard conseiller référendaire à la Cour des Comptes et maître de confé- rence à l’ENA, Jean Pierre Jouyet, inspecteur des finances et président du club Démocratie 2000, Jean Yves Le Drian actuel ministre de la défense, Jean Pierre Mignard ancien de la direction politique du PSU et d’une organisation catholique de défense des Droits de l’Homme, tous auteurs d’un ouvrage « La gauche bouge » publié en 1985 : « Finis les rêves, enterrés les illusions, évanouies les chimères. Le réel envahit tout.

Les comptes doivent forcément être équilibrés, les prélèvements obligatoires abaissés, les effectifs de la po- lice renforcés, la Défense nationale préservée, les en- treprises modernisées, l’initiative libérée. Il ne s’agit plus à la fin du XXéme siècle d’assurer la représenta- tion politique de la classe ouvrière alors que les catégo- ries sociales perdent en cohésion et que le salariat s’est profondément recomposé, ou de renforcer encore l’Etat providence alors que celui ci parvient de plus en plus difficilement à se financer et que les risques tradi- tionnels sont correctement couverts. (...) le conservatisme qui n’est plus un réflexe de riches, mais une nécessité des pauvres.

(Face) au capitalisme salvateur et au marché libérateur, jamais les Français n’ont été aussi frileux devant les mutations, craintifs face à l’avenir, pessimiste sur leur destin, hostile au changement et à la mobilité. Réhabilitation de l’argent quand il vient à manquer ? ...

En période de crise, on n’est plus indulgent et tolérant que jamais à l’égard de ceux qui réussissent, car on y voit le premier signe d’une amélioration qui pourrait être générale.

En réhabilitant, non sans opportunité, l’entreprise et la réussite, la gauche, avec l’ardeur du néophyte, retrouve des accents que la droite n’osait plus prononcer, depuis des lustres, de peur d’être ridicule.

Mais prenons garde d’en faire trop : pour faire oublier nos frasques égalitaristes, ne gommons pas notre vocation sociale » (p.98 à 100, édition Zones).

On voit clairement ici annoncé l'actuel programme propatronal libéral mis en application, conséquence des diktats de la dictature de l'UE. La social démocratie a abandonné depuis 1984 les aspects keynésiens qui suintaient encore de son programme de gouvernement avant 1981 et qui ne servaient qu'à duper puis à « plumer la volaille communiste ».

Le mouvement communiste pourtant né de la rupture d'avec les traîtres socialistes lors de la guerre impérialiste du début du XXéme siècle, mais toujours miné par le réformisme, s'est laissé et se laisse encore abuser en conciliant avec cette social démocratie.

La contagion réformiste a ainsi pénétré les forces communistes et progressivement désarmé le mouvement ouvrier et populaire. Le spectre de la « fin de l'histoire » a semé désarroi et affaiblissement des positions révolution- naires d'abord en s'emparant de la tête du mouve- ment communiste, puis celle des syndicats de lutte de classe et des mouvements populaires combattifs.

Les concepts de gauche amalgamant PS, PCF, Verts et d'extrême gauche, élaborés dans les laboratoires idéologiques de la bourgeoisie ont été imposé par les médias pour accompagner l'effacement des frontières idéologiques et politiques qui avaient existé de 1920 - fondation du PCF- aux années précédents l'eurocommunisme, le programme commun de la gauche, puis la gauche plurielle. 

L'objectif socialiste, première étape de l'édification de la société communiste, a été abandonné au profit du « partage des richesses » donc de la « moralisation » du capitalisme.

C'est l'économisme qui consiste à réduire le programme politique aux ré- formes d'augmentation des salaires que tout syndicaliste digne ce nom revendique. « Moraliser le capitalisme » (sic!) c'est justement le piège irréaliste qu'alimente le fil continu entre la social-démocratie, l'écologie politique, le trotskisme et les directions du mouve- ment communiste et syndical.

Un début de rupture, pour le moment non complètement assumé, a été amorcé avec la victoire du NON au traité constitutionnel européen (TCE) avec l'émergence des Collectifs anti-libéraux et du Front de Gauche, bientôt suivi de l'échec patent de la stratégie réformiste du « syndicalisme rassemblé ».

Après des décennies de suivisme, les forces de la gauche anti-libérale, qui tentent de se démarquer de la social-démocratie libérale, peinent à prendre le chemin de la rupture idéologique et politique nécessaire pour dégager une alternative révolutionnaire contre la prétendue « fin de l'histoire » éternelle que serait le capitalisme.

Rompre avec le PS définitivement et conséquemment est la tâche qui incombe aux véritables communistes, aux syndicalistes de lutte des classes et aux démocrates progressistes anti-libéraux.

Combattre le fascisme qui dévoie la lutte des classes

Mais même si la crise systémique et ses effets socialement dévastateurs provoquent une différenciation sociale en cours au sein du monde du travail et des populations, dont la résistance antilibérale naissante est une expression politique, la soumission à l'idéologie bourgeoise se poursuit encore aujourd'hui au sein même des forces politiques anti-libérales.

En même temps certains secteurs capitalistes commencent à se rendre compte que leur système est de moins en moins crédible et que leur capacité à duper les travailleurs et les peuples commence à s'essoufler.

C'est ce qu'on peut lire sous la plume de Paul Polman, PDG d’Unilever, et Lynn Forester, PDG de Rothschild, auteurs d’un article intitulé « pour un capitalisme moral et inclusif, il faut moraliser le capitalisme en mettant fin à la dictature du court terme et en luttant contre l’exclusion sociale » :

« Le capitalisme a mené l’économie du monde à des niveaux de prospérité sans précédents. Mais il s’est aussi montré lourdement dysfonctionnel.

Il encourage souvent une vision à court terme, contribue à de profondes disparités entre les riches et les pauvres, et tolère l’imprudence dans le traitement du capital environnemental. Si ces coûts ne peuvent être contrôlés, il se pourrait que l’on abandonne le capitalisme – et avec lui, le meilleur espoir de l’humanité pour la croissance économique et la prospé- rité.

Il est donc temps d’envisager les nouveaux modèles de capitalisme émergent partout dans le monde – surtout le capitalisme conscient, le capitalisme moral et le capitalisme inclusif. (...)

Tout système générant de tels excès tout en excluant autant de personnes se voit confronté au risque de rejet public. Étonnamment, les effets négatifs du capitalisme s’intensifient alors même que la confiance dans les institutions publiques chute à des niveaux historiques. (...) Déçus à la fois par l’Etat et par le marché, les gens se demandent de plus en plus si le capitalisme tel que nous l’appliquons vaut le coût.

Nous constatons ceci dans les mouvements comme Jour de la Terre et Occupy Wall Street. Un peu partout dans le monde – des pays du Printemps arabe au Brésil, à la Turquie, au Venezuela, et à l’Ukraine, les opinions publiques frustrées descendent dans la rue. Réagir aux échecs du capitalisme moderne implique une gouvernance forte et une coopération intense entre le monde des affaires, les gouvernements, et les ONG. (...)

Aucun de nous ne peut s’épanouir dans un monde où un milliard de personnes se couche chaque soir avec la faim au ventre et 2,3 milliards n’ont pas accès à des installations sanitaires;

Et les entreprises ne peuvent s’épanouir là où la confiance de l’opinion dans l’avenir et les institutions n’a jamais été aussi mince.

La route sera longue, mais nous sommes certains que la transformation requise est en marche...

La conférence sur le capitalisme inclusif représente un autre pas en avant. En l’espace d’une génération nous serons capables de redéfinir le capitalisme et de construire une économie globale durable et équitable (sic!) » (La Tribune du 28 mai 2014).

Parallèlement aux inquiétudes de certains secteurs de la bourgeoisie impérialiste pour leur système et leurs institutions, la crise systémique et la broyeuse sociale, mise en branle par les gouvernements successifs de droite et de « gauche » pour maintenir les profits maximums du MEDEF, provoquent inexorablement la hausse de l'abstention et continuent de faire le lit élec- toral du Front National et des autres forces fascistes dans les pays impérialistes de l'UE et des USA.

Au XVIIème congrès du PCbUS en 1934, Staline précisait que « la victoire du fascisme en Allemagne, il ne faut pas seulement la considérer simplement comme un signe de faiblesse de la classe ouvrière et comme le résultat des trahisons perpétrées contre elle par la social-démocratie qui a frayé la route au fascisme.

Il faut la considérer aussi comme un signe de faiblesse de la bourgeoisie, comme un signe montrant que la bourgeoisie n’est plus en mesure d’exercer le pouvoir par les vieilles méthodes du parlementarisme et de la démocratie bourgeoise, ce qui l’oblige à recourir dans sa politique intérieure, aux méthodes terroristes de gouvernement; comme un signe attestant qu’elle n’a plus la force de trouver une issue à la situation actuelle sur la base d’une politique extérieure de paix, ce qui l’oblige à recourir à une politique de guerre ».

Retenons donc trois conditions fondamentales pour que le capital ait besoin du fascisme au pouvoir :

a) Une menace sérieuse du prolétariat révolutionnaire sur fond de crise générale du système impérialiste et le développement subséquent d’une lutte de classe offensive sous la direction d’un Parti Communiste ré- volutionnaire pour la prise du pouvoir ;

b) L’impossibili- té pour la bourgeoisie de gouverner par les méthodes de la démocratie parlementaire, d’utiliser le réfor- misme social-démocrate de droite ou de gauche pour neutraliser la montée en puissance de la lutte de classe ;

c) La nécessité immédiate d’une dictature ter- roriste du capital financier pour écraser les organisa- tions et le mouvement ouvrier révolutionnaire.

Si ces trois conditions étaient réunies tant en Alle- magne en 1933 qu’en Italie en 1921, aucune de ces conditions n’est complètement atteinte pour l'instant

ni aux Etats-Unis, ni dans les principales puissances de l'UE.

En effet le mouvement ouvrier et populaire est toujours dominé par le réformisme. Le discrédit montant des institutions bourgeoises (Exécutif, législatif, judiciaire) s'accélère certes et s'est considérablement renforcé sous l'effet des crises des subprimes et de l'euro.

Pour le moment le signal principal de ce discrédit est l'abstention majoritaire, qui reste un rejet passif, la combativité ouvrière et populaire est parcellaire et sectorielle, la force électorale fasciste montante est relativisée par l'abstention montante toujours largement majoritaire.

Dans un tel contexte, néanmoins évolutif, la fonction principale dévolue par la bourgeoisie au parti fasciste est de diviser le mouvement ouvrier et populaire pour empêcher l'unité de classe des travailleurs contre la classe des capitalistes.

Ce rôle diviseur du fascisme détermine la nature raciste, xénophobe, islamophobe, rromophobe, misogyne de sa propagande.

Mais depuis 2005 surtout, le fascisme étale sa démagogie sociale pour récupérer la victoire du NON de classe au traité constitutionnel européen.

Le FN apparaît ainsi comme le seul parti qui prône, certes mensongèrement, la sortie de l'euro, et de ce fait récupère électoralement une part du regain de colère sociale légitime.

L'augmentation du coût réel de la vie suite à l'adoption de l'euro, l'adoption antidémocratique du traité de Lisbonne pour effacer la victoire du NON au TCE, les ravages sociaux brutaux imposés par l'UE à la Grèce, l'Espagne, l'Italie, le Portugal et Chypre ont fini de laminer « l'europhorie ».

La crise des subprimes s'est transformée en crise de la dette des Etats qui avaient été mis à contribution pour sauver les banques. Dans ces conditions, on doit donc se préparer à un nouveau soubresaut dans la crise systémique du capitalisme qui renforcera encore plus les politiques d'austérité actuelles, amplifiera davantage le rejet de l'euro et de l'UE, et pourrait aggraver les con- tradictions inter-impérialistes internes à l'UE au point que le maintien de la zone euro telle quelle serait inte- nable. Une telle évolution de la situation pourrait entraîner la possibilité d’un FN ou d’une combinaison politique l'incluant comme recours pour la bourgeoisie parce qu'il est le seul parti bourgeois ayant une certaine base de masse liée à sa soit-disant « sortie con- certée de l'euro ».

Cette situation pose une équation majeure aux forces anti-libérales, syndicales, associatives et politiques qui ont été à la base de cette formidable victoire popu- laire, celle de livrer bataille contre la récupération fas- ciste en s'emparant du mot d'ordre de la sortie de l'eu- ro, de l'UE, du TAFTA et de l'OTAN.

C'est le programme révolutionnaire et internationaliste que l'on doit opposer au ralliement total de la social-démocratie au programme de « notre » bourgeoisie impérialiste, soumise au « besoin d'aire » du capital allemand et US dominants.

Cette soumission de la social démocratie dans le sillage de la droite, est signée comme suit par Laurent Fabius, Pierre Mauroy et Michel Rocard, tous ténors et hauts responsables de l’Internationale Socialiste, dans un texte intitulé « socialistes de toute l’Europe, unissez vous! » :

« Le socialisme dans un seul pays n’a évidemment plus de sens (sic!). Si l’on veut être efficace et peser vraiment sur le cours des choses, les politiques à mettre en oeuvre et les régulations à construire se situent désor- mais à l’échelle des continents et du monde. (...)

La social-démocratie se définit par la recherche d’un triple compromis entre le capital et le travail, le marché et l’État, la compétition et la solidarité. (...)

Les trois compromis de la social-démocratie doivent donc être actualisés, nos méthodes réformées et internationalisées. (...)

Il faut aussi éviter tout repli sur soi, car le déséquilibre actuel qui fait des États-Unis l’acteur dominant du système international doit être corrigé. (...) La refondation de la social démocratie passera d’abord par l’Europe. (...) devant les enjeux de la gouvernance interna- tionale...

l’Europe constitue le bon échelon d’intervention et de représentation. (...) nous voyons ce qu’elle peut d’ores et déjà dans la sphère économique !

Puissance douce, soft power, comme diraient les Anglo- Saxons ? (...)

un monde qui se structurera autour de quatre ou cinq grands ensembles régionaux, dont l’Europe. (...)

la social-démocratie doit prendre appui sur l’Europe » (Le Monde du 29 octobre 2002).

On savait que la social-démocratie et dans son sillage l'écologie politique et les courants trotskistes avaient rallié l’OTAN de l'occident impérialiste contre l'URSS et le camp socialiste, mais maintenant il s'agit du ralliement au libéralisme politique, programme unique dicté par l'UE aux gouvernements successifs, notamment sociaux démocrates depuis 1984.

Quatre-vingt sept ans plus tôt, Lénine dénonçait déjà ainsi le chauvinisme eurocrate du social impérialisme de la « gauche » socialiste :

« L'opportuniste allemand Gerhard Hildebrand, qui fut en son temps exclu du parti pour avoir défendu l'impérialisme et qui pourrait être aujourd'hui le chef du parti dit 'social-démocrate' d'Allemagne, complète fort bien Hobson en préconisant la formation des 'Etats-Unis d'Europe occidentale' (sans la Russie) en vue d'actions 'communes'... contre les Noirs d'Afrique, contre le 'grand mouvement islamique', pour l'entretien 'd'une armée et d'une flotte puissantes' contre la 'coalition sino-japonaise', etc. »(Impérialisme stade suprême du capitalisme, chapitre VIII).

Cette dénonciation de l'opportunisme social-démocrate de l'époque par Lénine n'est-elle pas encore d'une actualité éclatante?

Les communistes, les progressistes anti-libéraux et les 6

syndicalistes de lutte des classes doivent lutter pour la sortie de l'OTAN, mais aussi pour la sortie de l'euro et de l'UE.

Le mot d'ordre des « Etats-Unis d'Europe » n'est ni marxiste ni scientifique (et cela quelque soit l'époque, y compris au 19ème siècle, époque de Marx et Engels et du « capitalisme ascendant »). Et il l'est moins encore à l'époque du capitalisme des monopoles, de la fusion du capital bancaire et industriel qui a donné naissance au capitalisme financier, à l'impérialisme, stade suprême du capitalisme.

Le développement inégal est la loi absolue du développement de l'impérialisme. Que les impérialistes de l'UE aient eu besoin de forger, de 1945 jusqu'en 1991, le bloc des « Etats-Unis d'Europe », d'abord sous la houlette des USA pour « endiguer » le communisme, puis depuis 1992 sous la houlette à la fois de l'impéria- lisme allemand et US (qui sont à la fois alliés contre les autres peuples, notamment les pays « émergents » et concurrents selon les intérêts de leurs monopoles rivaux) ne peut et ne doit pas conduire à accepter l’intégration d'une quelconque manière dans l'UE, cette fa- cette particulière du processus de la mondialisation capitaliste actuelle.

La construction de l'UE est une alliance des bourgeoisies impérialistes européennes contre le reste de l'humanité.

C'est pourquoi, Lénine a vu très tôt que le slogan des « Etats-Unis socialistes d'Europe » étaient « soit impossible, soit réactionnaire ».

« Impossible »: A l'époque en 1915 le mot d'ordre trotskiste (en fait du social-démocrate Parvus, que Trotski plagie) des « Etats-Unis socialistes d'Europe » se confondait tout simplement avec les « Etats-Unis socialistes du monde » parce que les principales puissances impérialistes qui dominaient le monde étaient européennes alors que la reste de l'humanité en constituait la périphérie exploitée et dominée. Dans ces conditions donc le socialisme advenant en Europe de- venait forcément mondial, vu le rapport des forces de l'époque au plan mondial. Cette « impossibilité » était aussi due au fait que les « Etats-Unis socialistes » étaient tendanciellement contenus et contredits par la loi du développement inégal du capitalisme et du pro- cessus révolutionnaire rendant inévitable la « révolution dans un seul pays ou groupe de pays ».

« Réactionnaire »: Parce que la loi du développement inégal du capitalisme explique que les puissances im- périalistes européennes ont été surpassées, après 1945, par l'hégémonie des impérialistes US, lesquels ont lancé la construction du bloc européen dans le cadre de leur combat pour vaincre l'URSS et le camp socialiste. Mais cette union de capitalistes qu'est l'UE, forgée notamment par un rapport de forces internes au sous-continent européen, ne peut se faire qu'en détruisant toutes les conquêtes sociales et démocra- tiques, qu'en paupérisant massivement les travailleurs et les peuples, qu'en ouvrant les vannes de la fascisation à l'intérieur et en se lançant dans les aventures guerrières agressives à l'extérieur.

C'est d'ailleurs ce qui arrive actuellement partout dans tous les pays de l'espace de l'UE.

Certes, aujourd'hui, le slogan des « Etats-Unis communistes d'Europe » (sic!), que propagent démagogique- ment les opportunistes droitiers et les trotskistes en soutenant de fait l'UE bourgeoise, ne se confond pas et ne peut pas se confondre, comme du temps de Lénine, avec « les Etats-Unis communistes du monde » vue l'existence de puissances capitalistes mondiales comme les USA et l'avènement sur la scène mondiale des puissances non capitalistes (Cuba, Vietnam, Corée du nord, Chine) et capitalistes (Russie, Inde, Brésil, etc. mais pas encore impérialistes au sens Léniniste) que sont les pays « émergents ».

D'ailleurs à ce propos les expériences en cours des rescapés du camp socialiste comme la Chine, la Corée du nord, le Vietnam, Cuba, tous gouvernés par des Partis Communistes, sont à étudier sérieusement quand à leur nature de classe, leur place dans la « mondialisation capitaliste » actuelle et leur rôle spécifique dans l'évolution du rapport des forces entre travail et capital, entre peuples et impérialisme, entre socialisme et capitalisme, etc..

Mais il n'y a rien, absolument rien de révolutionnaire, d'internationaliste ou de scientifique dans la propa- gande des trotskistes, quasiment tous pro-UE au nom de la prétendue lutte contre le « nationalisme », sauf qu'ils combattent le « nationalisme » des Etats-Nations au profit du « nationalisme » chauvin et fascisant de l'UE supranationale. Selon les trotskistes, l'écologie politique et la social-démocratie, il y aurait un « internationalisme » spécifique à l'UE et cet « internationalisme » aurait donc maintenant une frontière, celle de la nouvelle « nation » (sic!) en construction qu'est l'UE.

Le chauvinisme pro-UE est une arme bourgeoise impérialiste contre la stratégie révolutionnaire de dislocation de l'UE par la mobilisation populaire pour la sortie de l'euro et de l'UE atlantiste, étape par laquelle doit passer et passera probablement la révolution socialiste dans un pays ou un groupe de pays, dans cet espace économique et politique impérialiste européen.

Il faut faire remarquer ici que le Front de Gauche avec son slogan chimérique « d'Europe sociale » est forte- ment marqué par cette influence social-démocrate, écologiste et trotskiste pro-UE.

C'est aussi en cela que ce cartel électoral des partis anti-libéraux qu'est le Front de Gauche, reste un front dominé par la petite bourgeoisie et l'aristocratie ouvrière, aujourd'hui envoie de paupérisation mais jusque récemment encore intégrée dans le système bourgeois de collaboration de classe pro-UE.

Cela ne doit pas être perdu de vue, même si le Front de Gauche est une étape par laquelle il faut passer pour enraciner le combat anti-libéral au sein des masses et pousser à l'intervention des classes populaires, principalement celle de la classe ouvrière.

Les critiques de plus en plus vives viennent des Gauches anti-libérales et communistes d'Amérique du Sud contre la « gauche européenne » incapable d'élaborer une alternative anti-capitaliste et anti- impérialiste au pouvoir du capital et de s'opposer con- crètement aux guerres coloniales de l'UE.

Dès lors il doit être dit clairement que seule l'intervention ouvrière prolétarienne frayera la voie à la démarcation puis à la rupture d'avec l'illusion de l'Europe sociale.

C'est d'ailleurs ce que l'on commence à voir à travers la grève des cheminots contre le saucissonnage de la SNCF, celle d'Air France contre les compagnies low cost et celle de la SNCM contre la libéralisation imposés par l'UE et son credo, « la concurrence libre et non faussée ». Ces grèves annoncent un début de pas- sage de l'abstention dans les urnes à la résistance active contre les diktats de l'UE que nous devons conti- nuer de pousser en avant.

C'est aussi pour toutes ces raisons que Staline le 14 octobre 1952, dans son discours de clôture du XIXème congrès du PCUS, soulignait fort justement que la question de la souveraineté nationale et populaire re- devient centrale pour les peuples et pour les commu- nistes y compris dans les Etats impérialistes d'Europe : « Autrefois, la bourgeoisie était considérée comme la tête de la nation, elle défendait les droits et l’indépen- dance de la nation, les plaçant « au dessus de tout ». Maintenant, il ne reste plus trace du « principe national »

. Maintenant, la bourgeoisie troque les droits et l’indépendance de la nation contre des dollars. Le dra- peau de l’indépendance nationale et de la souveraineté nationale est jeté par-dessus bord. Sans aucun doute, c’est à vous, représentants des partis communistes et démocratiques, de relever ce drapeau et de le porter en avant si vous voulez être des patriotes, si vous voulez devenir la force dirigeante de la nation » (Numéro spé- cial des Cahiers du communisme, novembre 1952).

Les forces communistes et anti-libérales, les syndica- listes de lutte de classe, à l'instar des générations pré- cédentes, celle de la Commune, doivent prendre la tête du combat de la souveraineté nationale et popu- laire pour briser cette prison des peuples qu'est l'UE.

Combattre les guerres contre les peuples

Lénine avait déjà analysé que l’impérialisme, stade suprême du capitalisme, est l’époque du « maintien artificiel du capitalisme à l’aide de colonies, de mono- poles, de privilèges et d’oppression nationale ».

Dès sa naissance le capitalisme en tant que mode de production a été marqué par ce que d’aucun appelle aujourd’hui « mondialisation » ou « globalisation ».

En effet, la classe sociale porteuse de ce système économique et social, la bourgeoisie (le patronat ou encore les actionnaires) et son appropriation des moyens de production, a été boostée dans sa conquête de la puissance économique et politique par la découverte et la mainmise sur les sources de matières premières minérales comme le charbon, le fer, l’or et les matières pre- mières agricoles comme la laine, le coton, le café dont l’exploitation exigeait une main d’œuvre ayant comme seule bien sa force de travail manuelle et/ou intellectuelle : la classe ouvrière, le prolétariat.

C’est ainsi qu’est né le système colonial, parallèlement à la contradiction capital – travail, par la conquête militaire brutale du continent américain, le génocide des Amérindiens qui est le premier grand crime contre l’humanité de l’ère moderne, l’émigration massive des populations européennes pour peupler le continent américain complétée par la traite et l’esclavage des Noirs d‘Afrique.

Du 15ème au 18ème siècle, le sous- continent européen sera à la fois la puissance techno- logique, industrielle, financière, militaire, stratégique et géopolitique. C’est en Europe qu’arrivaient les ma- tières premières pillées en Amérique pour être trans- formées en produits industriels.

Au 19ème et 20ème siècle, la seconde phase de la « mondialisation » capitaliste s’opéra par la conquête des empires coloniaux en Afrique et en Asie.

L’Europe, notamment sa partie ouest, bientôt suivie des USA, étaient « l’atelier du monde » transformant les matières premières agricoles et minières en produits industriels de consommation.

Toutes les guerres coloniales du capitalisme naissant, puis du capitalisme en développement et enfin du ca- pitalisme arrivé à maturité se partageant le monde par la conquête de vastes empires coloniaux, sans omettre les guerres inter-impérialistes comme la guerre de 1914-1918 et la seconde guerre mondiale antifasciste de 1939 à 1945, ont ceci de caractéristique : elles ont été faites pour s’emparer de la main d’œuvre transformée en esclaves ou asservie par le travail forcé et des sources de matières premières, pour transformer dans les pays impérialistes les matières premières minérales et agricoles en marchandises industrielles et générer le maximum de profit.

Or ce qui caractérise l’évolution actuelle, suite aux luttes de libération nationale, au 18ème et début du 19ème siècle sur le continent américain dans le sillage des indépendances des USA et de Haïti, puis celles du 20ème siècle impulsées et soutenues par la Révolution Bolchevique, l’URSS et le camp socialiste victorieux du Nazisme, ce sont les pays dits « émergents » comme la Chine, l’Inde, le Brésil, le Vietnam, l'Afrique du Sud, la Corée du Nord et les nouvelles expériences révolutionnaires, progressistes, antilibérales comme le Venezuela, la Bolivie, l’Equateur, le Nicaragua, le Salvador, le Pérou, etc., qui s’appuient sur l’héroïque résistance économique, culturelle, politique et idéologique de Cuba socialiste.

Ces pays deviennent les nouveaux « pays ateliers » qui produisent tout ce que la planète consomme, en parti- culier tout ce que consomment l’UE et les USA, les- quels se « désindustrialisent » progressivement pour se transformer, par le biais de la financiarisation et de l'explosion du capital fictif, en rentiers parasites vivant de la spéculation et de l’usure.

Cette évolution objective inexorable de la division in- ternationale du travail au cours de cette troisième phase de la « mondialisation ou globalisation », c'est-à -dire de l’internationalisation du capital et de la recherche du profit maximum, confère un caractère particulier au nouveau cycle des guerres d’agressions co- loniales de l’impérialisme US et de l'UE contre les peuples.

En effet, le nouveau cycle des guerres est engendré par la nécessité pour l’impérialisme de contrôler les sources de matières premières stratégiques indispensables au développement des pays dits « émergents ».

Il s’agit pour les rentiers parasites des USA et de l'UE de générer des profits colossaux en contrôlant et en rendant les pays « émergents » dépendants d’eux pour l’accès aux matières premières dont ils ont besoin pour continuer à se développer. Par leur mainmise sur les richesses stratégiques des pays producteurs, les USA et l’UE s’érigent en usuriers rentiers fixant les conditions d’accès aux matières premières aux pays « émergents ». Les Firmes Transnationales peuvent ainsi spéculer sur les prix, fixer les taxes, poser leurs conditions, organiser le sabotage des économies ou les affaiblir, mener la guerre commerciale et donc continuer à exploiter et dominer l’économie mondiale. C'est cela la base matérielle réelle de la tendance à la fusion de plus en plus prononcée entre militarisation, spéculation et financiarisation des économies des USA et de l'UE.

Voilà pourquoi l’impérialisme se lance dans les guerres actuelles de « faible ou moyenne intensité » contre les pays récalcitrants encore sous développés pour les asservir.

C’est le cas des deux guerres contre l’Irak, de la guerre contre l’ex-Yougoslavie (la Serbie), de celles contre l’Afghanistan, la Côte d’Ivoire, la Libye, la Syrie, l'Ukraine, etc.

Il s’agit d’en finir avec des pays et des peuples qui refusent de se soumettre au diktat des impérialistes, et qui donc, malgré la nature bourgeoise ou féodale de leur régime, rejettent la domination im- périaliste et cherchent même parfois à développer leur pays pour en faire des pays émergents et indépendants.

L’Irak de Saddam Hussein, la Libye de Khadafi, la Syrie de Bachar El Assad, l'Ukraine de la République Populaire du Donbass sont justement ce type de pays ou de régions où les nationalisations des secteurs économiques stratégiques, des richesses du sol et du sous sol les ont dotés d’un indice du développement humain (IDH) qu’on ne trouve nulle part dans les pays soumis à l’impérialisme de l’UE et des USA.

Mieux ; en empêchant l'accès sans contre partie aux richesses naturelles aux firmes transnationales des USA et de l'UE, ces pays ont souvent investi dans des réalisations économiques, éducatives, sanitaires et sociales qui les mettent sur les rails du développement. C’est justement cela qui est détruit par les agresseurs impérialistes qui, à coups de bombes et de missiles, s’éver- tuent à ramener ces pays à « l’âge de pierre » pour ensuite utiliser le système inique de la dette et de la dépendance pour les asservir au profit de leurs entre- prises privées au nom soi-disant de « la reconstruc- tion».

L'objectif des impérialistes est encore plus ignoble comme on le voit en Irak et en Libye. Cette destruction massive des infrastructures, des réalisations économiques, sociales et culturelles est accompagnée du pillage des œuvres historiques et des assas- sinats ciblés des ingénieurs, des savants, des cher- cheurs, des professeurs des pays agressés afin les rendre dépendants pour une ou plusieurs générations. Pour atteindre ces buts inhumains et prédateurs, les impérialistes mettent à contribution les forces moyen- âgeuses, théocraties et djihadistes islamistes, les fondamentalistes évangélistes chrétiens, les sionistes colonialistes et les fascistes nazis comme on peut le voir dans les pays du Moyen-Orient, en Palestine, en Afrique, dans les Balkans et en Ukraine. C’est aussi en cela que l’impérialisme, c’est la barbarie.

De Brzezinski, conseiller d'Etat US, qui a créé et mobilisé les djihadistes d'El Qaïda en Afghanistan aux Takfiristes, aux Wahabites de l'Etat Islamique en Libye, en Irak et en Syrie jusqu'aux Nazis en Ukraine, sans oublier Israël contre le peuple Palestinien, c'est le même scénario terroriste meurtrier contre l'indépendance et la souveraineté des peuples que Joe Biden, vice- président d’Obama confesse ainsi: « Les Turcs sont de grands amis, ainsi que les Saoudiens et les résidents des Emirats arabes unis (EAU) et autres. Mais leur seul intérêt était de renverser le président syrien Bachar al-Assad.

Pour cela, ils ont mené une guerre par procuration entre les sunnites et les chiites et ont fourni des centaines de millions de dollars et des dizaines de milliers de tonnes d'armes à tous ceux qui acceptent de lutter contre (Bachar) al-Assad » (Afrique-Asie, no- vembre 2014).

Cette situation montre que le monde est de nouveau divisé en camp de la guerre, représenté par les USA, l'UE, leurs alliés des théocraties religieuses fondamentalistes, les sionistes israéliens, les fascistes en Ukraine et les réseaux terroristes qu'ils financent et arment et en camp de la paix, représenté par les pays « émergents », les Etats anti-libéraux et anti- impérialistes d'Amérique du Sud et les peuples qui subissent les agressions armées des impérialistes. Telle est la réalité objective de l'état actuel du monde. Tel est l'enjeu fondamental dont les forces communistes, anti-libérales et syndicalistes de lutte des classes dans les différents Etats impérialistes de l'UE doivent pren- dre conscience.

Or cette prise de conscience est encore diffuse et tarde à émerger, même si les mensonges des impéria- listes pour déclencher leurs guerres deviennent de plus en plus flagrants et dupent de moins en moins de monde. En effet, les travailleurs et les peuples empri- sonnés dans l'UE prennent progressivement cons- cience de la dangerosité des guerres impérialistes, d'autant plus que, non seulement de nombreux soldats y meurent, mais aussi que des jeunes d'ici deviennent djihadistes, ce qui accroît le danger d’un retournement contre leurs commanditaires impérialistes, comme l'a fait Ben Laden, ex-agent de la CIA, engagé en Afghanistan contre le communisme.

Ces aventures guerrières des USA, d'Israël et de l'UE conduisent peu à peu l'humanité vers une nouvelle conflagration mondiale qui opposera le camp de la guerre (USA, Israël, UE, etc) et le camp de la paix (les Etats rescapés du camp socialiste, anti-libéraux et anti- impérialistes et les pays capitalistes non impérialistes au sens Léniniste).

Le « ni, ni » qui consiste à renvoyer dos à dos l'agresseur et le bourreau impérialiste US, UE et Israélien et l'agressé victime Afghan, Irakien, Libyen, Syrien, Yougoslave/Serbe et Ukrainien du Donbass s'est révélé et se révèle comme un soutien chauvin criminel aux guerres coloniales des puissances capitalistes.

Dans le contexte de quasi disparition des mouvements internationalistes pour la paix, les forces communistes et anti-libérales, les syndicalistes de lutte de classe, à l'instar des générations précédentes, doivent absolu- ment faire le lien entre régression sociale dans les pays impérialistes (USA et UE) et guerres à l'extérieur me- nées par « nos » bourgeoisies en quêtes de profit maximum. Il y a un lien dialectique entre la faiblesse

des résistances ouvrières et populaires à l'offensive anti-sociale à l'intérieur et la quasi-inexistence de mobilisations de classes, citoyennes et internationalistes des peuples contre les agressions militaires à l'extérieur.

Ce sont deux faces de la même médaille, baromètre du réformisme dominant qui explique l'état de faiblesse programmatique et militant des forces com- munistes, anti-libérales et syndicales de lutte des classes. Il faut oeuvrer à remédier à cela pour aller ré- solument de l'avant.

Vaincre le réformisme pour renverser le capitalisme

Ce que le monde du travail et les peuples ont vécu et vivent encore depuis le triomphe momentané de l'im- périalisme contre le camp socialiste, contre l'URSS dans les années 90, avait pourtant fait déjà l'objet de l'avertissement suivant de J.V. Staline: « Qu'adviendrait-il si le capital réussissait à écraser la République des Soviets ?

Une période de la plus noire réaction s'en suivrait. La classe ouvrière et les peuples opprimés seraient pris à la gorge. Les positions du com- munisme international seraient perdues.. » (Encore une fois sur la déviation social-démocrate dans notre parti).

En effet le « pouvoir absolu » dictatorial du capital s'est soldé et se solde encore par les offensives contre toutes les conquêtes sociales et la massification de la pauvreté dans les « pays riches », le retour du fascisme sur le devant de la scène politique et les agressions militaires renouvelées contre les peuples, étapes vers une conflagration mondiale, une nouvelle guerre mon- diale.

Les agressions multiples et protéiformes des impérialistes US et de l'UE contre les peuples et la misère dans laquelle ils mettent leurs propres peuples font partie de la marche vers l'affrontement entre camp de la paix et camp de la guerre. Cette sombre perspective qui se dessine exige que les internationalistes des deux côtés se parlent, échangent et discutent franchement pour définir et lutter ensemble contre les fauteurs de guerres impérialistes.

Devant la barbarie du capitalisme libéré temporaire- ment du contre poids que constituait le camp socia- liste, l'URSS, les Gauches antilibérales et anti- impérialistes d'Amérique du Sud à l'initiative des nouvelles expériences révolutionnaires en cours expriment avec une exigence fraternelle la critique du réfor- misme des communistes et de la « gauche européenne » : « La vie des révolutionnaires et des communistes, disent-ils, est toujours marquée par les défaites.

C'est justement pour cela que l'on est révolutionnaire et communiste, pour apprendre en permanence et avancer à partir de la défaite et des conditions nouvelles qu'elle crée, et chercher les espaces, les chemins de l'émancipation. Ce ne sont donc pas seulement des défaites politiques partielles ou des changements techniques dans la production qui expliquent l'actuelle dé- bandade et la stratégie défensive des forces révolutionnaires européennes.

Je crois que l'on vit aujourd'hui une défaite intellectuelle et morale, une perte de contenu de l'horizon alternatif qui définit la gauche dans le monde » (Avaro Garcia Linera, vice président de l'Etat plurinational de la Bolivie, Regard sur les Gauches, éditions Espaces Marx).

Les Gauches d'Amérique du Sud appellent ainsi les forces communistes, anti-libérales et les syndicalistes de luttes des classes d'Europe à ne pas « rester pros- trés face à la défaite ou occulter son sens, paralysant ainsi notre âme.

Il faut revenir sur ces luttes, de ma- nière théorique et pratique, il faut en tirer les leçons et avancer sans complexe. Nous avons besoin d'une gauche sans complexe face à l'avenir...

Les nouvelles générations doivent assumer les erreurs et les faiblesses comme des expériences, pour ne pas les répéter, mais au contraire pour continuer à regarder l'horizon et l'avenir.

C'est un effort collectif pour construire les nouveaux horizons de notre époque...

Notre tâche commune..., c'est de sortir du néolibéralisme.

Notre première tâche, c'est d'en finir avec la croyance selon laquelle le néolibéralisme serait un régime naturel, un régime indépassable, un régime qui n'a pas de limite et pas d'alternative.

Evitons l'abattement et la démoralisation historique de la société contemporaine...Cet horizon alternatif de société, que nous appelons commu- nisme, sera obligatoirement pluriel, non homogène, géographiquement différencié et temporellement dis- continu » (idem).

Comme l'écrit Alvaro Garcia Linera, « il est temps de cesser de porter le deuil » de la défaite subie, après 70 ans d'expériences de construction du socialisme, pour reprendre le chemin ardu qui a permis aux générations précédentes de défier puis vaincre l'impérialisme.

La crise systémique actuelle de l'impérialisme et ses effets ravageurs, mortels et criminels ouvrent les yeux plus que milles discours sur la nature sauvage et inhumaine réelle du capitalisme et sur la nécessité de son renversement inévitable.

Pour reprendre le chemin de la révolution, comme l'ont entamé nos camarades d'Amérique du Sud et comme le font les rescapés du camp socialiste que sont Cuba, le Vietnam, la Corée du Nord et la Chine, il faut en finir avec le complexe de l'oeuvre gigantesque réalisée par les anciens que l'entreprise mensongère de salissage éhonté de la bourgeoisie mondiale ne cesse de criminaliser.

Il faut retrouver la confiance en nous et notre histoire de luttes victorieuses contre le capitalisme, car la puissance idéologique, morale, l'éthique, l'intelligence stratégique et tactique et les prouesses de nos anciens sont et doivent être des mo- tifs de fierté et des points d'appui pour les générations prolétariennes révolutionnaires actuelles.

Nous assumons et devons assumer, en matérialistes dialecticiens par l'étude scientifique critique, le travail formidable accompli par nos anciens et leurs impressionnantes avancées progressistes pour débarrasser l'humanité de la parenthèse historique d'horreur prédatrice et de crimes sans fin qu'engendrent le capitalisme et l'impérialisme.

Ils et elles, nous ont montré que c'était possible et comme le dit Frantz Fanon, c'est à nous de parachever en accomplissant notre mission.

Dépoussiérant les mensonges que la nature barbare et tyrannique de l'impérialisme dévoile peu à peu aux yeux des travailleurs et des peuples et forgeant un programme alternatif contre la régression sociale, le fascisme et les guerres, les communistes, les antilibéraux et les syndicalistes de luttes des classes peuvent et doivent oeuvrer à mettre en rang de bataille les masses laborieuses, ses bâtisseurs de la civilisation nouvelle sans patron, sans capitalistes que sont les ouvriers, les paysans, les travailleurs et les peuples opprimés.

Le combat contre la régression sociale, le fascisme et la guerre passe inexorablement par la sortie de l'UE et constitue la principale ligne de fracture délimitant les deux côtés de la barricade entre réformistes pro-UE et révolutionnaires anti-capitalistes.

Novembre 2014

Cercle Henri Barbusse

 

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LA GRANDE LUTTE DES MINEURS

29 Octobre 2014, 06:36am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

  • La longue et âpre grève des mineurs français de novembre et décembre 1948. Après une évocation de la dureté de la profession, ce film d'agitation décrit le déclenchement de la grève, son déroulement, et s'achève par un appel à la solidarité. Un discours véhément, une bande son extrêmement travaillée, des images d'affrontements et un montage remarquable stigmatisent les agissements des C.R.S. (« CRS=SS »), la présence de l'armée dans les corons et les responsabilités du gouvernement soumis aux intérêts américains. À rebours, ce film collectif exalte l'héroïsme des mineurs, la solidarité et l'internationalisme prolétariens. Le nom du ministre socialiste Jules Moch est prononcé "moche", (sans doute pour la rime avec le mot "boche" également utilisé). Séquence montrant les bus des municipalités communistes de la région parisienne venant chercher les enfants de mineurs (bus de Bezons, Villejuif, Stains, Dugny, Gentilly, Issy-Les-Moulineaux, Villeneuve-Saint-Georges). Le commentaire précise que l'on propose aux mineurs étrangers « un dilemme machiavélique » : « le travail de briseur de grève, ou la reconduite à la frontière » (« Pour les espagnols, c'est la mort »).
    Un des plans finaux, symbolique, plusieurs fois repris dans d'autres films militants, montre une vieille femme blanche et un travailleur noir en train de manifester côte à côte, au son de L'Internationale.

    La grande lutte des mineurs, marqué par la guerre froide, fut conçu pour susciter une solidarité active en faveur des mineurs en lutte (dons en nature et en argent, accueil des enfant de grévistes). Il fut interdit par la censure, suite à l'arrêté du 6 décembre 1948 qui soumettait les films non-commerciaux à une censure préalable, ce qui permettait l'interdiction de la plupart des films militants alors produits par le P.C.F. et la C.G.T.. Si cet arrêté visait en priorité "La grande lutte des mineurs", il fut ensuite utilisé couramment utilisé pour interdire les films militants produits durant la guerre froide. Pour éviter (en vain) la censure du film, Louis Daquin assuma la paternité de sa réalisation et Roger Vailland celle de son commentaire. René Vautier, alors assistant-stagiaire, ne put réellement participer au tournage du film puisqu'il fut appréhendé par les C.R.S. sur le port de Dunkerque.

    Générique : La fédération des Travailleurs du sous-sol présente / La grande lutte des mineurs/ Réalisé bénévolement par les techniciens et les travailleurs de l'industrie du film (C.G.T.). RPC N° 56757
    Réalisation : Sous la direction de Louis Daquin
    Images : André Dumaître, Louis Félix, René Vautier Texte, son et montage : Paula Neurisse, Fabienne Tzanck, V Mercanton.
    Musique : ?, Internationale (son direct)
    Commentaire : Roger Vaillant
    Personnalités : Jules Moch
    Lieux et monuments : Nord, Firminy
    Lieux, évènements et personnes cités : Courrières, Petite Recelle, Liévin, Puits Renard ; Grèves de 1941, combats de 1944, Bataille du charbon, Résistance ; Daniel Meyer, Schumann, Lacoste, Jouhaux, Jean Ansec (o?) (mineur tué le 7 octobre à Merlebach), Jules Moch.

    NOTE : A six mois de distance Daquin tourne Le Point du jour, où la documentation est l'aspect préliminaire.et La Grande lutte des mineurs ,sur les grèves de l'automne 1948 et leur violente répression. «Ce n'était pas le metteur en scène qui y allait, c'était le militant. C'est par militantisme que je suis allé au documentaire» écrivait Daquin.

    Découpage : Mines, terrils, descente à la mine / Affiche: "Pour reconstruire la France, il faut du charbon." / Corons / Meeting / Défilé / Manif / On va chercher des vivres chez les paysans / Boutiques fermées / "Les municipalités communistes de la Région parisienne accueillent les enfants des mineurs." / Banc titre Huma "Un mineur assassiné à Merlebach" / "L'agitation grandit dans les mines." 9 oct 48 / ouvriers lisant la V.O / Firminy / les flics chargent / bagarres mineurs CRS / Jules Moch / BT "Moch le menteur." / les blessés / CRS et auto-mitrailleuses / écrit à la craie sur un mur: "camarades ! serrez les dents, nous les aurons, sans cela c'est le fouet pour nous !" / grande manif avec drapeaux, charge CRS / CRS = SS / "Mines de Bruay" / Défilé mineurs poings levés.

    «La mine, paysages durs et sombres où la poussière noire recouvre tout. La mine, décor de roman, prétexte à belles images, source inépuisable d'effets faciles. Mais la mine qu'est-ce encore ? Surtout et avant tout des hommes.

    Ces hommes descendant sous terre quand le soleil se lève,et ne remontant à la surface qu'avec l'ombre. Ces hommes meurent jeunes parce qu'ils sont imprégnés de cette poussière de charbon qui de mois en mois pénètre dans les poumons. Ces hommes, ce sont les mineurs à qui on a tout demandé et qui ont tout donné: les grèves héroïques de 41 qui entravèrent la guerre des nazis, les combats de 44 qui firent plus proche la victoire, et enfin l'extraordinaire période qui suivi la libération, la bataille du charbon. Alors qu'en 1919, il a fallu cinq années pour compenser la perte causée par la guerre, en 1945, moins de deux années suffirent à combler le retard. Les mineurs relèvent la France avec leurs piques, avec leurs bras, avec leur cœur.

    Et cette période d'enthousiasme et de courage, c'est celle que choisit Daniel Mayer pour traiter les mineurs de «Rouffiana», c'est celle que choisit Schumann pour leur reprocher de travailler le dimanche ! Quel respect brusquement pour les droits syndicaux !

    Lieux de consultation: Ciné-Archives, Archives françaises du film

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Les mineurs grévistes de 1948 et 1952 victimes de licenciements abusifs

29 Octobre 2014, 06:19am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Mineurs grévistes de 1948 :

la réparation sera de 30.000 euros chacun

 

Les mineurs grévistes de 1948 et 1952 victimes de licenciements abusifs vont recevoir, eux ou leurs descendants, une allocation de 30.000 euros, selon un amendement du gouvernement au budget 2015, comme Christiane Taubira s'y était engagée.

© (INP / AFP) Des mineurs grévistes (à droite) affrontent les forces de l'ordre (à gauche), le 22 octobre 1948 à Béthune (Pas-de-Calais).

L'amendement déposé, qui devrait être voté mardi soir dans le cadre de l'examen de la mission "justice" du budget, stipule que la "République française reconnaît le caractère discriminatoire et abusif du licenciement pour faits de grève des mineurs grévistes en 1948 et 1952" dans le Nord et le Pas-de-Calais.

En conséquence, une allocation de 30.000 euros est versée à chacun des mineurs licenciés ou, s'il est mort, à son conjoint ou ses enfants. Une allocation spécifique de 5.000 euros est en outre versée aux enfants de ces mineurs.

31 mineurs et ayants droit pourraient bénéficier de la mesure d'indemnisation, selon la Chancellerie qui a budgété quelque 700.000 euros à cette fin.

A l'automne 1948, plusieurs milliers de mineurs des sites du Nord-Pas-de-Calais avaient cessé le travail pour protester contre des décrets qui prévoyaient notamment la baisse de leur rémunération.

Au terme de près de deux mois de grève, marqués par de très violents heurts avec les forces de l'ordre, près de 3.000 mineurs avaient été licenciés. Plusieurs centaines d'entre eux avaient été poursuivis en justice et condamnés, certains à des peines de prison ferme.

Christiane Taubira avait annoncé son intention le 23 octobre de "réparer l'injustice" faite aux mineurs après la projection à la mairie de Paris du film "l'honneur des gueules noires" consacré à la grande grève de 1948, en présence de quelques-uns des derniers survivants de cet événement.

En mars 2011, la cour d'appel de Versailles avait reconnu le caractère discriminatoire et abusif du licenciement de 17 mineurs et employés de la société publique Charbonnages de France qui gérait les sites, et annulé ces licenciements. Elle avait condamné Charbonnage de France et l'Agence nationale pour la garantie des droits des mineurs à leurs verser 30.000 euros chacun.

Mais la décision avait été cassée en octobre 2012 par la Cour de cassation saisie par l'ancienne ministre de l'Economie Christine Lagarde.

 

 

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BRICS : Nouvel ordre mondial en gestation ?

22 Juillet 2014, 13:15pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

BRICS : Nouvel ordre mondial en gestation ?

 

Les BRICS acronyme de Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud, sont une organisation d’États qui entendent coordonner leurs activités pour peser dans l’ordre mondial capitaliste dominé par les USA, l’Union Européenne et le Japon. Ces États aux économies dites émergentes représentent près de la moitié de la population mondiale et environ 20% du Produit intérieur brut mondial. Ils assurent 17% du commerce mondial.

 

Réunis pour leur sixième sommet au Brésil, ils ont signé un accord créant une banque de développement et une réserve de change commune. Par cet acte, ils entendent selon la Présidente du Brésil : « reconfigurer la gouvernance économique mondiale » en clair, s’affranchir au moins partiellement du Fonds Monétaire International qui est le bras armé monétaire de l’impérialisme US dominant. Si la capitalisation du fond ainsi créé est encore modeste (50 milliards de dollars avec l’objectif d’arriver à 100 milliards), elle constitue néanmoins l’amorce d’une possibilité pour des États potentiellement emprunteurs et investisseurs d’éviter les conditionnalités imposées par le FMI et dont on connaît la litanie : austérité, privatisations et ouverture des marchés aux monopoles dominants.

 

Il y a donc incontestablement une volonté politique commune des BRICS de se mettre en situation d’assurer à leurs propres monopoles des marges d’autonomie et de développement par rapport aux monopoles des États impérialistes anciens dominants et en particulier des USA. Cette réalité explique l’attraction que jouent les BRICS auprès d’une grande diversité d’États allant de Cuba à la Turquie en passant par l’Iran et bien d’autres.

 

Cette évolution des choses traduit bien le fait que le Monde bouge au travers du développement même du capitalisme mondial. Des contradictions nouvelles se font jour. Elles dessinent des zones de concurrence et d’affrontements partout dans le Monde. Ce à quoi nous assistons, c’est bien au repartage du Monde et de ses zones d’influences.

 

Chacun des États des BRICS a fait le choix d’un développement capitaliste, ils le font en encourageant et/ou en organisant la constitution de monopoles industriels et agraires capables de rivaliser avec les géants mondiaux actuels. Ces monopoles sont souvent privés, ils peuvent cependant être publics ou mixtes ce qui n’est pas contradictoire avec un développement capitaliste. Se plaçant dans cette logique de développement capitaliste, les BRICS veulent aussi jouer leur partition politique à l’échelle planétaire et asseoir leur domination dans ce qu’ils considèrent comme leurs zones d’influence. Trois d’entre eux sont des puissances nucléaires importantes et disposent de potentiels militaires non négligeables à l’échelle régionale voire mondiale. Analyser la nature et l’évolution des BRICS est donc d’une grande importance politique.

 

Certains y voient l’amorce d’un nouvel ordre mondial ce qui amène des partis communistes et des mouvements progressistes à appuyer leur bourgeoisie nationale monopoliste en participant à des gouvernements de coalition.

 

C’est le cas au Brésil où le Parti Communiste du Brésil (PC do B) est au gouvernement avec le Parti des Travailleurs. Cette alliance autour d’un projet de modernisation du capitalisme brésilien n’est justement pas partagée par le Parti Communiste Brésilien qui mène la bataille de classe en dénonçant l’embrigadement du mouvement populaire à la remorque des forces du capital. Il est donc important de prendre la mesure à la fois des contradictions qui évoluent dans le monde capitaliste mais aussi de bien garder à l’esprit que seule la lutte de classe à l’échelle nationale et internationale est de nature à modifier fondamentalement les rapports internationaux et les rapports sociaux en les extirpant de la dimension monopoliste et impérialiste.

 

 

SOURCE:

www.sitecommunistes.org

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