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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Articles avec #vu dans la presse

Election: Un espoir et une espérance

14 Avril 2017, 14:10pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Election: Un espoir et une espérance

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«Sans évasion fiscale, il n'y aurait plus de dette publique»

26 Octobre 2016, 10:42am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Les parlementaires é ric et Alain Bocquet seront à Toulouse mercredi 26 octobre à 20 h 30 où ils présenteront leur livre «Sans domicile fisc» à la librairie de la Renaissance./ Photo reproduction DDM

Les parlementaires é ric et Alain Bocquet seront à Toulouse mercredi 26 octobre à 20 h 30 où ils présenteront leur livre «Sans domicile fisc» à la librairie de la Renaissance./ Photo reproduction DDM

Le sénateur Éric Bocquet et son frère Alain, député duNord présenteront leur livre «Sans domicile Fisc» le 26 octobre à Toulouse : une analyse pédagogique et implacable des mécanismes de l'évasion et de la fraude fiscale.

Vous affirmez que sans évasion fiscale, il n'y aurait plus de dette publique en France ?

Alain Bocquet : «Ce ne sont pas que des mots. La dette en France s'élève à 71 milliards d'euros. Le montant de l'évasion fiscale est estimé à 60 à 80 milliards d'euros par an. Elle s'élève à environ 1 000 milliards d'euros pour l'ensemble de l'Union Européenne. Si l'argent planqué dans les paradis fiscaux ou qui échappe au fisc, grâce aux méthodes d'optimisation fiscale illégale revenait à l'État, il n'y aurait plus de dette».

Votre livre pointe les pratiques généralisées des multinationales ?

«Le nœud du problème aujourd'hui se situe au niveau des multinationales de la finance et du numérique. L'exemple d'Apple est à cet égard éloquent. À la suite d'un arrangement fiscal passé avec le gouvernement irlandais, la firme n'a payé que 0,01 % d'impôt alors que le taux légal est de 12 %. Résultat : un manque à gagner de 13 milliards d'euros pour l'État irlandais dont le budget est de 60 milliards d'euros. Plusieurs centaines de multinationales ont bénéficié d'avantages fiscaux au Luxembourg entre 1995 et 2013. À l'époque, Jean-Claude Juncker, président de la commission européenne en était le premier ministre...

La complicité des États est indispensable ?

Effectivement, en France, Mac Donald doit 1,3 milliard à l'État. Mais une négociation est en cours qui pourrait aboutir à un compromis autour de 300 millions. En France, la poursuite des délits fiscaux est réservée au ministère des Finances. C'est ce qu'on appelle «le verrou de Bercy». L'affaire Cahuzac nous a montré toutes les limites de ce système, puisque seul le ministre du budget, Jérôme Cahuzac était autorisé à poursuivre le fraudeur fiscal… Jérôme Cahuzac.

Comment s'organise la fraude au niveau mondial ?

Il ne faut pas perdre de vue que la City de Londres est la capitale mondiale de l'évasion et de la fraude fiscale. Elle draine également l'argent du crime et des trafics qui transite par une soixantaine de paradis fiscaux et de places off shore. Les grandes places financières comme New York et Singapour jouent le même e rôle de mise en circuit de l'argent détourné.

Mais la fraude et l'évasion fiscales sont aussi vieilles que le capitalisme ?

C'est vrai, mais ce n'est pas une raison pour baisser les bras. Éva Joly qui est pessimiste explique qu'il est minuit moins cinq. Nous, nous disons qu'il faut utiliser les cinq dernières minutes pour se battre. Nous proposons la tenue d'une conférence mondiale qui aboutirait à terme à une gouvernance financière mondiale.


La gangrène des pays du sud

En Europe et dans les pays développé, le poids de l'évasion et de la fraude fiscale pèse notamment sur une moindre capacité des États à financer les équipements publics et à lutter contre la détresse sociale et économique. Mais dans les pays du sud l'évasion des capitaux et le manque à gagner fiscal obèrent les politiques de développement et alourdissent la dépendance des États vis-à-vis des pays occidentaux. En 2008, le montant de l'argent évaporé des caisses des États du sud était estimé à 800 milliards et le manque à gagner induit par la fraude fiscale à 250 milliards. En Grèce, l'église orthodoxe premier propriétaire immobilier du pays n'est pas imposable. Près de 200 milliards d'euros appartenant à des armateurs seraient stockés en Suisse.

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Arrageois : quelles solutions aux problèmes de distribution du courrier ?

19 Juillet 2016, 05:51am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Jeudi, cela fera un mois tout pile que la nouvelle plate-forme de distribution de courrier, sur la zone Actiparc à Saint-Laurent-Blangy, est mise en service. Toujours pas d’amélioration notoire ressentie dans les boîtes aux lettres. Des agents du site demandent un changement de directeurs. Du côté des usagers, on commence à parler « dédommagement ».

 

 

Arrageois : quelles solutions aux problèmes de distribution du courrier ?

1. Au sein de la plate-forme, on réclame un changement de directeurs

Tandis que le syndicat SUD PTT 62 a prévu un piquet de grève illimitée à partir de jeudi, un courrier anonyme a été récemment adressé au directeur national de la branche courrier colis de la Poste. Il est rédigé par un certain « collectif de la plate-forme de l’Arrageois, managers, agents de production et de distribution ». Lequel réclame que les deux dirigeants de la plate-forme d’Arras, jugés responsables du chaos car aux manettes de cette réorganisation, soient « mis hors d’état de nuire et que de nouveaux dirigeants soient nommés au plus vite pour rétablir le dialogue et redonner confiance à tous les agents. »

Considérant que « le courrier contient des propos diffamatoires » et préférant « donner la priorité aux problématiques rencontrées au niveau de la plate-forme », la Poste ne souhaite pas s’exprimer sur le sujet.

 

2. La CUA pousse un coup de gueule

Plusieurs maires du secteur ont contacté la Communauté urbaine d’Arras afin que cette dernière se fasse porte-parole de leur mécontentement et de leurs inquiétudes. Au début du mois, Philippe Rapeneau adressait un courrier au délégué régional du groupe La Poste, transmis à la préfecture : « Cela devient impossible et insupportable (…) Je vous demande un retour à un fonctionnement optimal et ce, sans délai. »

La situation dure désormais depuis près d’un mois. Le président de la CUA reformule son exaspération en évoquant, un paquet d’exemples à l’appui, une situation désastreuse pour les habitants, « privés du service public qu’ils sont en droit d’attendre », mais aussi pour les collectivités et les entreprises. « Tout cela n’a pas un bon impact pour l’économie locale. » Par chance, tempère-t-il, « nous sommes en période estivale. »

 

3. Que peut faire la préfecture ?

Pas grand-chose. La préfecture « n’a pas autorité sur les services de la Poste », rappelle-t-elle. Aussitôt saisie par courrier, elle en informera alors les services concernés, à savoir la direction du groupe, ainsi que le ministère de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique, dont dépend La Poste.

 

4. UFC-Que Choisir va étudier la question

« Qui va assumer les pertes financières ? Qui peut me donner les références d’un groupement d’usagers pour envisager des suites juridiques ? Les conséquences sont extrêmement lourdes», s’insurge un internaute. Il est loin d’être le seul. À l’Union fédérale des consommateurs, on va étudier la question, et notamment se pencher sur l’arrêté du 14 octobre 2015 relatif aux objectifs de qualité de la Poste définis pour les années 2015, 2016 et 2017. « S’il y a préjudice, il faut toujours le prouver », rappelle Gérard Barbier, président de l’association. Qui adressera, dans tous les cas, un courrier de mise en demeure à la Poste lui rappelant les conditions de cet arrêté.

la voix du nord

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Un ex-directeur de la DGSE: «On a baissé la garde sur le renseignement humain»

24 Novembre 2015, 17:24pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 

Ancien haut responsable de l'espionnage français , Alain Chouet pointe les failles des services de renseignement intérieurs et extérieurs au lendemain des attentats du 13 novembre. Il plaide pour un investissement dans le renseignement humain, dans la police, la gendarmerie et l'armée.

Alain Chouet a effectué toute sa carrière au sein de la DGSE (l'espionnage français), dont il a été le chef du service de renseignement de sécurité de 2000 à 2002, après avoir été en poste notamment à Beyrouth, Damas et Rabat. Il est l'auteur de plusieurs livres sur le monde arabe et sur le terrorisme

Êtes-vous surpris par la présence et le passage à l’acte de commandos djihadistes à Paris, alors que certains membres étaient connus ou recherchés ?

Alain Chouet. Non, absolument pas. Cela fait au moins un an que les spécialistes du renseignement - et moi-même qui suis à la retraite depuis douze ans - agitons le drapeau pour prévenir du risque imminent d’attentat. Il faut bien comprendre que l’État islamique (El), ayant une vraie stratégie pour se développer sur le terrain en tant qu’État, et commençant à perdre pied quand ses ressources se tarissent, opère une transition vers le terrorisme international, comme Al-Qaïda à son époque.

Il s’agit pour l’État islamique de garder sa crédibilité, ses sponsors et ses soutiens. Avant le 13 novembre, on n’avait eu affaire qu’à des gens qui agissaient de leur propre chef, sans instructions précises de l’État islamique. Ils n’avaient fait que des passages éclairs en Syrie, et manquaient de professionnalisme. Ça donne celui qui se tire une balle dans le pied, ou celui dont l'arme s’est enrayé dans le Thalys. Aujourd’hui, en revanche, on est face à un vrai commando organisé, et on a franchi un seuil dans la violence.

La porosité des frontières de l’espace Schengen est-elle en cause ?

Alain Chouet. Ces types-là disposent de passeports européens, vrais ou faux, ce qui leur facilite la tâche. Mais de fait, avec l’espace Schengen, on a fabriqué un espace juridique commun sans règles juridiques communes. Concrètement, on peut entrer par un poste frontière quelconque, d'un pays pas forcément très regardant parce que peu concerné, et ensuite aller où on veut sans contrôle. Tout le monde en Europe n’a pas de passeport sécurisé, et nos frontières sont poreuses. On peut d’ailleurs s’en féliciter, car sinon l’ensemble de la population en subirait les conséquences. On vit dans des pays de droit et de liberté, heureusement. Il n’y a pas de consensus pour pratiquer systématiquement le contrôle au faciès aux frontières, comme cela existe en Israël. Chez nous, ce serait insupportable.

L’enquête sur les attentats du 13 novembre montre des failles dans le renseignement intérieur. Comment y remédier ?

Alain Chouet . Est-ce qu’on parle de failles chez les sapeurs-pompiers ou la police quand il y a un incendie criminel dans une forêt ? Plus sérieusement, je pense qu’au départ, regrouper la DST et les RG pour former la DCRI [créée en 2008, et devenue DG SI en 2014 - ndlr] était une bonne idée. On pouvait théoriquement disposer de capacités de renseignement et de police judiciaire, avec un bon maillage du territoire, notamment dans les quartiers à problèmes. Le souci, de mon point de vue, c’est que cette fusion a été mal faite. Au lieu d’intégrer tous les RG, on les a désossés : une petite partie a été à la DCRI, une autre à la PJ, et le reste dans les régions. La spécificité des RG, le maillage du territoire, a été amoindrie. Or les RG s’occupaient déjà beaucoup moins des journalistes et des syndicalistes, et ils étaient à l’écoute des quartiers à problèmes. C’est une perte.

En outre, on a voulu miser sur le renseignement technologique, à l’américaine, le « big data » et toutes ces choses-là. Or ce n’est pas très efficace. Il suffit de voir aux États-Unis, les déclarations du général Alexander, patron de la NSA, en 2013, sur l’efficacité très relative des milliards dépensés dans la technologie après le 11 septembre 2001. Aujourd’hui, on en est pourtant là : on a concentré nos moyens sur le renseignement technologique, et on a baissé la garde sur le renseignement humain. Cela étant, à la décharge des policiers, la centaine de perquisitions administratives fructueuses réalisées dès le lendemain du 13 novembre montre qu’ils avaient des objectifs, mais qu’il manquait le cadre juridique et la volonté politique pour agir. La faille, si faille il y a, est aussi et souvent du côté politique.

Et qu’en est-il du renseignement extérieur, la DGSE, votre ancienne maison ?

Alain Chouet. Le souci est le même que pour le renseignement intérieur : la priorité a été donnée au technologique. Aujourd’hui, la DGSE n’a pas assez de gens qui parlent arabe, qui connaissent bien les salafistes et leur façon de penser. Quand on voit les niveaux de salaire de la fonction publique, les vrais spécialistes partent ailleurs. En outre, on a aussi une organisation à la gauloise, avec des pesanteurs hiérarchiques, et des structures qui ne communiquent pas assez entre elles. On souffre surtout d’un désinvestissement sur le renseignement humain, et d’un désinvestissement local, cela au profit du technique et du national.

Les échanges d’informations entre DGSI et DGSE sont-ils satisfaisants ?

Alain Chouet. Ils sont « globalement positifs », pour reprendre la formule de Georges Marchais. Mais encore faut-il avoir des choses à échanger, c’est difficile, quand on n’a pas de renseignement sur le terrain ! Plus sérieusement, le problème pour la DGSE, où j’ai passé 35 ans, c’est de savoir à quel moment les renseignements que l’on va donner à la DGSI vont être judiciarisés, donc rendus publics. Ça revient à se demander : à quel moment ma source - qui est souvent à l’étranger en zone dangereuse - risque-t-elle d’être en danger ? Or pour nous, comme pour les journalistes j’imagine, la protection des sources est essentielle. Mais du coup, quand il n’y a pas de risque pour la source, on n’hésite pas à transmettre largement.

Que faudrait-il faire pour améliorer l’analyse et l’exploitation des renseignements collectés ?

Alain Chouet. On peut toujours faire mieux. Pour exploiter, il faut analyser, et pour analyser, il faut des gens compétents, connaissant la culture, l’histoire, la géographie du pays concerné. Il faut à la fois des experts ayant une longue expérience, et des petites mains à former. Mais il y a une réelle inexpérience de nos politiques sur ce qu’est le renseignement. Début 2001, on m’a demandé de reconvertir une partie de mes effectifs antiterroristes sur l’immigration clandestine, à cause d’une affaire de cargo rempli de clandestins. Et puis le 12 septembre, je devais doubler mes effectifs antiterroristes, comme si j’allais trouver 200 ou 300 spécialistes comme ça, du jour au lendemain...

Syrie, Irak, Libye : les trous noirs du renseignement

Comment se passent les échanges d’informations entre pays européens ?

Alain Chouet. Pas très bien, car l’échange et la transmission des renseignements de sécurité entre services nationaux sont strictement réglementés et restreints au sein de l’espace Schengen. De plus, certains pays veulent conserver leur souveraineté dans ce domaine. Par ailleurs, le PNR ["passenger naine record" - ndlr] n’est pas encore adopté à ce jour, car plusieurs pays s’y sont opposés. Je le répète, il manque une règle juridique commune. Les échanges de renseignements extérieurs se font plus facilement en bilatéral, de pays à pays, car il y a des habitudes, des connivences anciennes. Mais on ne peut pas tout dire sur un forum de 28 pays aux intérêts souvent divergents. Et il y a évidemment des problèmes au niveau de la surveillance électronique de masse, qui est considérée par beaucoup comme entrant en collision avec la liberté des citoyens.

Ces échanges fonctionnent-ils bien avec de grandes puissances comme les États- Unis ou la Russie ?

Alain Chouet. Avec les États-Unis, ça fonctionne cahin-caha. Ils ont seize agences de renseignement qui ne correspondent pas entre elles, avec 300 000 personnes en tout. C’est le règne de l’hyperspécialisation et du cloisonnement entre les agences. Pour prendre un exemple simple, le FBI peut nous demander des choses, mais ne peut pas nous en donner car il est soumis au secret. C’est problématique. Quant à la Russie, c’est un autre problème, celui de l’intégration des services de renseignement au service de la politique étrangère russe. En résumé, ils ne nous donnent que ce qu’ils veulent, et en plus ça peut être calculé. À chaque fois, c’est donc à prendre avec des pincettes.

Manquons-nous de renseignements en provenance de pays déstabilisés ou en guerre comme la Syrie, l’Irak, la Libye ?

Alain Chouet. Énormément, oui. La France a rompu tous les liens de la DGSE avec les services syriens. Or les services secrets sont faits pour dîner avec le diable, sinon ils ne servent à rien. Que le pouvoir politique ait voulu rompre avec le régime syrien, c’est une décision qu’il a toute légitimité pour prendre. Mais le rôle des services spéciaux est de permettre - si besoin est - de maintenir un canal discret de communication.

Quand, récemment, les services syriens ont tenté de rétablir un canal discret via d’anciens responsables des services français [il s’agit notamment de Bernard Squarcini, l’ancien patron de la DCRI - ndlr], il leur a été opposé un refus catégorique. Que ce soit à droite ou à gauche, il y a une méconnaissance de ce qu’est un service spécial. Notre métier est de garder le contact avec des gens infréquentables. Nous ne sommes ni des juges, ni des flics, ni des diplomates, qu’on nous laisse parler aux agents syriens ne serait pas une reconnaissance politique du régime de Bachar.

Avec la Libye et l’Irak, on a aussi perdu quelques bons clients ces dernières années. Ce n’était pas toujours blanc de poil, mais on avait l’habitude de travailler avec eux contre la violence islamiste. On savait que sur une liste de 50 islamistes qu’ils nous envoyaient, il y avait en fait cinq opposants à leur régime. On en tenait compte. Aujourd’hui, on est aveugles, on n’a plus rien qui vienne de ces trois pays. Et dans les zones grises où il n’y a plus vraiment de pouvoir d’État, au Sahel ou ailleurs, il est difficile d’envoyer un blond aux yeux bleus se trimballer, ou de recruter des agents sur place, avec des groupes islamo-mafieux très dangereux qui tuent sans hésiter.

Où en sont les échanges avec les pays du Maghreb, la Turquie, l’Égypte ?

Alain Chouet. Avec les pays du Maghreb, comme d’autres, c’est souvent en fonction de leurs intérêts propres mais c’est bien utile. Par exemple, c’est un renseignement marocain qui a permis de remonter jusqu’à P équipe de Saint-Denis ces jours-d. Les services algériens, c'est en fonction des relations avec le régime. En Tunisie, les services sont quasiment démantelés. En Égypte, ils sont affaiblis mais ils fonctionnent encore. Quant à la Turquie, disons que c’est très ambigu.

 

Existe-t-il des pays qui ne jouent pas le jeu, ou qui ont d’autres logiques que la nôtre vis-à-vis des djihadistes ?

Alain Chouet. Oui, il y a les sponsors idéologiques et financiers du terrorisme. Les pétromonarchies du Golfe, qui essayent par tous les moyens - et en particulier par la diffusion de l’idéologie salafiste - d’empêcher la constitution d’un axe chiite du Liban jusqu’à l’Iran, qui ont un problème de légitimité musulmane, et qui veulent empêcher toute dérive démocratique. L’Arabie Saoudite, par exemple, s’emploie depuis 30 ans à distiller le message salafiste et wahhabite en Europe, à travers des écoles et des fondations, et le résultat est là aujourd’hui. Il y a trente ans, les musulmans de France ne savaient pas ce qu’était le wahhabisme. Cela étant, l’Iran a pratiqué le terrorisme d’État dans les années 1980 et y a renoncé.

Pour conclure, vous militez pour moins de collecte de données, et plus de moyens humains au sein des services français.

Alain Chouet. Aux États-Unis, le dragage massif de données n’a pas permis d’éviter les attentats de Boston, et même pas les mitraillages hebdomadaires sur les campus qui avaient été annoncés par leurs auteurs sur les réseaux sociaux. On n’a vraiment pas intérêt à mettre tous nos œufs dans le panier des écoutes massives. Il nous faut des ressources humaines et opérationnelles. Pour le prix d’un satellite d’écoute, on peut embaucher des centaines de personnes. Mais ça demande du temps, et de la volonté politique.

À la fin des années 1990, une fois passés les attentats de 1995 qui étaient liés à la situation algérienne, on est venu me dire que mon service coûtait cher et qu’il ne servait pas à grand-chose puisque rien ne se passait. Bercy rechignait à budgétiser les postes. A la DGSE aujourd’hui, il doit y avoir 4 500 à 5 000 personnes, dont 1 000 qui font de l’administratif. Le problème n’est pas tant les effectifs que la qualité et l’utilisation des effectifs, comme à la DGSI. J’ajoute qu’à la gendarmerie, il y a 80 000 personnes qui, à une époque, quadrillaient le territoire et parlaient à tout le monde. On les a reconvertis en percepteurs d’impôts et pères Fouettard sur le bord des routes, au lieu de créer un corps spécifique, une police des routes. Du coup, le maillage territorial du renseignement et la défense opérationnelle du territoire ont été affaiblis.

médiapart: PAR MICHEL DELÉAN LE VENDREDI 20 NOVEMBRE 2015

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Alstom dégraisse à grand train

7 Juillet 2015, 05:09am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

EN un an, le groupe Alstom a perdu près de 5 % de ses effectifs en France. L’accord de vente de son pôle énergie à General Electric prévoyait pourtant - pour rassurer les syndicats - que les effectifs resteraient stables pendant trois ans. Faute de quoi le groupe français devrait payer 50 000 euros de pénalités par poste supprimé.

Mais voilà : on a appris, depuis, que ce vertueux engagement entrerait en vigueur non pas à la conclusion de l’accord (le 20 juin 2014) mais à sa signature formelle, prévue pour octobre, en raison d’une enquête de la Commission européenne actuellement en cours.

Un délai pendant lequel la direction du groupe (simple coïncidence) accélère les suppressions de postes.

Depuis un an, les départs représentent plus de 800 personnes, soit environ 5 % des effectifs français du groupe. Autant de pénalités de 50 000 euros qui ne seront pas à verser.

Chez Alstom, on dément cette interprétation malveillante. « Les gens qui partent le font volontairement, assure un communicant de la boîte. Ils savaient qu’ils allaient se retrouver en doublon et, la plupart du temps, ils ont retrouvé du travail ailleurs. » En tout cas, cette vague d’épuration n’a pas été mauvaise pour les comptes : le 20 mai, General Electric a indiqué, lors d’une conférence avec les investisseurs qui s’est tenue en Floride, que les synergies qu’il allait retirer de l’achat d’Alstom - c’est-à-dire les gains financiers procurés par la suppression des doublons, l’augmentation de la productivité, etc. se monteraient à 3 milliards de dollars.

Soit plus du double de ce que le groupe estimait en mai 2014 (1,2 milliard), lorsqu’il avait lancé son offre d’achat d’Alstom. La principale manifestation de ces synergies étant une diminution des effectifs, qui devrait lui faire économiser 800 millions de dollars, correspondant à la suppression d’environ 8 000 postes.

De quoi ravir les actionnaires d’Alstom, réunis, mardi 30 juin, en assemblée générale.

H. M.

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Mieux vaut donner sans promettre que promettre sans tenir.

28 Mai 2015, 16:26pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

citation française qui colle parfaitement à l'article de la voix du nord du 26 mai 2015.

Mieux vaut donner sans promettre que promettre sans tenir.
Mieux vaut donner sans promettre que promettre sans tenir.

Sur ces dix dernières années, les promesses d’investissements économiques ont été nombreuses dans la région Nord -Pas-de-Calais. Malheureusement, la crise de 2008 a été fatale également à bien des projets. Après avoir évoqué les (nombreuses) réussites assumées, tour d’horizon d’échecs, plus ou moins bien assumés.


DSV espérait 200 emplois sur son site logistique de Wattrelos. Il n’y en a jamais eu plus de 35. Le site a depuis été cédé à La Redoute pour son centre de préparation de commandes. Photo Hubert Van Maele 
VDN

Pas question pour nous de tirer sur l’ambulance, ou de faire la recension des multiples plans sociaux qui ont émaillé ces dix dernières années, notamment les 80 000 emplois perdus dans l’industrie régionale, les milliers perdus dans le BTP, les transports, etc. Notre propos est de nous concentrer sur les grands investissements réalisés pendant cette période, et de voir, dans ce second volet, les promesses non tenues.

Quand l’État fait défaut. Il y a par exemple les promesses non tenues par l’État. 

Le 9 février 2011, Alain Juppé, alors ministre de la Défense, posait à Cambrai la première pierre du CLIFA, le Centre de liquidation des factures des armées, avec 220 emplois à la clé. Sauf qu’il n’y a jamais eu de deuxième pierre...

Le 9 février 2011, Alain Juppé, alors ministre de la Défense, venait poser à Cambrai la première pierre du CLIFA, Centre de liquidation des factures des armées. Quatre cents emplois promis, en « compensation » des 1 100 sacrifiés avec la fermeture de la base aérienne 103. De deuxième pierre il n’y aura jamais. Et la reconversion de la BA 103 continue de faire rêver, que ce soit un fumeux projet de grande base de loisirs, ou, moins fumeux, un grand projet de base logistique (nous en reparlerons dans notre prochain volet).

Quand le centre d’appel raccroche. Les centres d’appels ont beaucoup embauché ces dernières années. Mais il y a eu également des échecs. Call Expert s’est installé à Roubaix en 2012 avec de grandes ambitions. Deux cents emplois étaient annoncés. Mais les ennuis judiciaires du patron (condamné pour faux et usage de faux) ont mis fin à l’aventure un an après. Repris par le belge IPG, le centre d’appel roubaisien ne gardera que 37 des 114 salariés embauchés à l’époque.

Quand la logistique patine. En octobre 2009 à Wattrelos, on a posé la première pierre du site DSV. Ce bâtiment logistique a été bâti pour travailler quasi exclusivement pour La Redoute. Livré en mars 2011, on y annonçait jusqu’à 200 emplois. Il n’y en jamais eu plus de 35, et seulement 25 quand le site a été cédé à La Redoute pour y construire son futur centre des opérations de commandes.

Quand il y a de l’eau dans le gaz. En 2009, Poweo, opérateur d’électricité et de gaz, envisage l’implantation d’une centrale électrique à cycle combiné au gaz naturel à Blaringhem, sur le site d’Arc International. Le chantier prévoit l’embauche de 800 personnes pendant trois ans. Un permis de construire est déposé en 2010. En 2013, le projet est abandonné, faute de rentabilité pour un investissement très lourd de 500 millions d’euros.

Quand le plastique jette l’éponge. Toujours sur le même site de Blaringhem, on annonçait en 2010 260 emplois promis par LE Manufacture, entreprise spécialisée dans la construction de palettes en plastique. Le groupe, déjà implanté à Hong Kong, finit par jeter l’éponge à la suite de problèmes dans le process de fabrication.

Quand on attend toujours. Début 2013, 250 postes étaient annoncés à Beuvry-la-Forêt à la faveur de l’arrivée d’une usine de batteries innovantes imaginées par la société SCPC, originaire de la région parisienne. À ce jour, toujours rien, et les élus locaux n’y croient plus trop.

Idem à Dunkerque où on ne parle plus du projet Horn, que l’on annonçait pour fin 2015. Mené par Eiffage, ce projet de construction d’une unité de stockage de matières dangereuses annonçait 450 emplois à terme.

Quand l’objectif n’est pas atteint. Enfin, peut-on parler d’échec ou de demi-réussite dans la reconversion du site Metaleurop à Noyelles-Godault ? À l’origine, 830 salariés abandonnés en janvier 2003 au moment de la liquidation du site. Aujourd’hui, 233 salariés reclassés dans l’écopôle dédié à la valorisation des déchets. À chacun de juger…

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Jean ZIEGLER : "Retournez les fusils"

25 Novembre 2014, 15:03pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

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Liberté Hebdo

31 Janvier 2014, 13:11pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

La Une de Liberté Hebdo paru ce vendredi. A l'inverse des renoncements élyséens à la gauche, le petit canard rouge prend clairement position du côté de ceux qui veulent que ça change et que ça change à gauche ! Nous appelons à manifester le 6 février avec la CGT (RDV à Lille 14h30, Porte de Paris).
Retrouvez également notre décryptage sur le gaz de couche après le déplacement de la mission d'enquête régionale en Lorraine. Découvrez également Dimitri Loose, auteur fantastique, qui publie son premier roman, "La Carte oubliée".

Liberté Hebdo

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Le coup de pouce du conseil constitutionnel à l'évasion fiscale

4 Janvier 2014, 14:53pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Des centaines de milliards: voilà le profit que pourrait retirer l'Etat d'une véritable lutte contre l'évasion fiscale. Mais pour les gouvernements, aussi bien que pour les médias, ce ne semble pas être une priorité.

Ni vu ni connu, pendant les fêtes...

Il est long le chemin de la lutte contre la fraude, l’évasion et l’optimisation fiscales… Trois amendements adoptés miraculeusement en novembre à l’Assemblée ont succombé en fin d’année sous le couperet du Conseil constitutionnel. Les trois visaient les grandes entreprises échappant à l’impôt grâce à des montages certes légaux mais abusifs. Qu’elles se rassurent : ces entreprises vont pouvoir continuer à abuser.

Ah les grands ciseaux du Conseil constitutionnel ! Ils avaient sévi l’an passé sur une ribambelle d’articles de la loi de finances dont la fameuse et feue taxe à 75% sur les très hauts revenus. A l’époque, un professeur de droit public interrogé par @si s’inquiétait de la mise en cause du pouvoir d'appréciation politique du Parlement, estimant que le Conseil constitutionnel poussait le bouchon un peu loin. La presse avait par ailleurs souligné ce gros revers infligé au gouvernement. Mais cette année, le ministre du Budget Bernard Cazeneuve se dit satisfait : la nouvelle taxe sur les gros salaires dont devront s’acquitter les entreprises – et notamment les clubs de foot – a cette fois-ci été adoubée. Certes 24 articles sur les 236 que comptent la loi de finances pour 2014 et la loi de finances rectificative pour 2013 ont été censurés, mais on ne va pas chipoter pour si peu. Ces censures engendrent un manque à gagner de 400 millions ? Bah, on trouvera bien de quoi le combler.

Les echos Conseil constit

Pourtant, parmi les 24 articles retoqués par le Conseil constitutionnel figurent trois dispositifs de lutte contre l’optimisation fiscale. Ces amendements faisaient partie de la dizaine de propositions votée en novembre contre toute attente par le Parlement. Contre toute attente et surtout contre les grands patrons et les gros patrimoines. Première idée défendue par la députée PS Valérie Rabault et rapportée à l’époque par Le Monde : "toute personne commercialisant un schéma d'optimisation fiscale [doit] le porter à la connaissance de Bercy avant de le vendre à un client. Le non-respect de cette règle [entraîne] une amende pouvant aller jusqu'à 5 % des commissions perçues par le cabinet de conseil". Le but est de s’en prendre aux intermédiaires qui aident les entreprises à payer moins d’impôts et accessoirement de tuyauter le fisc sur les innovations fiscales. Le Royaume-Uni a adopté une telle mesure dès 2004. Les députés ont voté l’amendement, aidés il est vrai par la désertion de l’opposition. Las ! Le Conseil constitutionnel estime que cette mesure est "contraire à la liberté d'entreprendre" et que la définition de schéma d’optimisation fiscale est "imprécise". Les cabinets conseil sont aux anges.

Deuxième bonne idée jugée, cette fois-ci, trop disproportionnée : le durcissement des sanctions contre les entreprises qui rechignent à dévoiler les documents liés à leurs prix de transfert. Les prix de transfert ? On vous en avait touché deux mots ici : ils permettent à un groupe de facturer, via la maison-mère, un service ou un bien à une filiale selon un prix fixé parfois en fonction d’intérêts fiscaux. Un vaste jeu qui permet d’optimiser à bloc ses impôts. Mais, selon Les Echos, le Conseil constitutionnel n’a pas apprécié le montant de la nouvelle pénalité qui pouvait atteindre 0,5% du chiffre d'affaires, une peine "sans lien avec les infractions réprimées". Du coup, tout l'article a été annulé. Troisième idée retoquée : la définition élargie de l’abus de droit. Aujourd’hui, l’abus de droit est admis quand les opérations d’optimisation fiscale ont exclusivement pour objectif d'échapper à l'impôt. L’amendement troquait le mot "exclusivement" par "principalement". Le Conseil constitutionnel n’a guère goûté à ce changement de vocabulaire et là encore a sorti ces grands ciseaux. Pourtant, ce troc de mots change tout.

Abus d'ingéniosité

Pierre Alain Muet

Cette bataille sémantique a son héraut : Pierre-Alain Muet, député PS, par ailleurs économiste, défend depuis des mois l’élargissement de la définition de l’abus de droit. Plus précisément depuis qu’il a mené en tant que rapporteur une mission d’information sur l’optimisation fiscale des entreprises, mission présidée par Eric Woerth, oui, l’ancien ministre du Budget de Sarkozy. Le rapport a été publié en juillet dernier et il est accessible intégralement sur le site de l’Assemblée. On le voit dès les premières pages : le terrain de l’optimisation est glissant. Autant la fraude et l’évasion fiscales sont des pratiques illicites, autant l’optimisation n’est en soi pas illégale. Les députés en donnent cette définition : c’est "l’utilisation par le contribuable de moyens légaux lui permettant d’alléger ses obligations fiscales. Elle traduit l’habileté du contribuable à tirer le meilleur parti des dispositions fiscales applicables dans son État d’imposition mais aussi, le cas échéant à l’étranger, en les combinant, en jouant de leurs contradictions et de leurs ambiguïtés afin de réduire l’impôt dû. L’ingéniosité fiscale des contribuables n’est alors pas répréhensible dans la mesure où elle s’inscrit dans le cadre strict de la réglementation en vigueur".

Pas répréhensible ? Attention, il y a un mais. Ou plutôt deux. Tout d'abord, l’agilité ou l’ingéniosité fiscale n’est pas donnée à tout le monde. En général, sont habiles les très grosses entreprises flanquées d’une armada d’avocats fiscalistes tandis que les PME se débrouillent avec un seul expert-comptable. Du coup, le principe d’égalité devant l’impôt consacré par l’article 13 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen est mis à mal. L’autre mais concerne l’abus. En plongeant dans les arcanes de cette ingéniosité fiscale – le président et le rapporteur ont eu exceptionnellement accès aux données du fisc – Muet est tombé de sa chaise : "autant je savais que les grandes entreprises du numérique étaient championnes dans ce domaine, autant j’ignorais que des entreprises plus traditionnelles abusaient de l’optimisation fiscale" me confie le député. "Une d’elles notamment a délocalisé des pans entiers de son administration alors qu’elle garde une vraie activité sur notre territoire et du coup elle ne paie plus d’impôt sur les sociétés en France. C’est scandaleux". Et qui est cette entreprise ingénieuse qui échappe à l’impôt ? Le député reste...muet (pardon, mais il fallait la faire au moins une fois), secret fiscal exige. Mais on peut supputer. Alors supputons.

Et les champions de l'optimisation sont...

Muet me raconte qu'il a pu consulter les documents administratifs et financiers des entreprises qui avaient refusé d’être entendues par la mission d’information. Ce n’était pas une mission d’enquête, elles n’y étaient donc pas contraintes, mais tout de même. Parmi celles qui ont refusé, on trouve Apple, Facebook et Ikéa. Cette dernière a dédaigné l’invitation arguant qu’elle ne dispose "malheureusement pas de compétence dans ce domaine très technique", ce qui apparaît, selon le rapporteur, "soit improbable soit inquiétant pour une entreprise de cette taille". Sachant que dans le lot Ikéa est la seule entreprise qui ne soit pas du monde numérique, la voici en ligne de mire de nos supputations. Cela dit, ça n’a rien d’un scoop : en février dernier, BFMTV s’appuyait sur un rapport de l’OCDE pour raconter la façon dont Ikéa utilisait toute une palette d'outils de défiscalisation. Le spécialiste de la vente de meubles a ainsi investi dans un ferry – on le souhaite plus solide qu’une étagère Billy – ou du photovoltaïque en Outre-mer. Et je ne vous raconte même pas le jeu des holdings et des transferts de royalties. Bilan : des impôts qui s’élèvent à 40 millions d'euros par an en France, "une somme modeste au regard des 2,4 milliards d'euros de chiffre d'affaires réalisés dans l'Hexagone".

 

Les champions restent tout de même les géants du numérique. Muet rappelle, comme l’avaient expliqué Nicolas Colin et Pierre Collin dans leur rapport sur la fiscalité du numérique épluché ici, que ces entreprises intègrent l’optimisation fiscale au cœur de leur business model. Mais elles n'intégrent pas la loquacité. Dans le rapport, la mission se dit frappée "par le contraste entre l’image publique de certaines entreprises de l’économie numérique – qui font de la transparence de l’information une valeur fédérative et même un fonds de commerce – et la difficulté à établir un simple contact avec elles, des informations aussi banales qu’un numéro de téléphone ou une adresse devant être débusquées au prix d’efforts inédits". Et toc dans les dents. Cela dit, malgré leur peu d'envie à communiquer, nous ne sommes pas en mal de données. Pour illustrer l’ampleur du phénomène, la mission d’information reprend les chiffres du cabinet Greenwich Consulting, lequel a analysé les mécanismes d'optimisation pratiqués par Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft – dits aussi GAFAM ou over-the-top du numérique. Ces chiffres sont effarants : en 2011, ces cinq entreprises auraient dû verser au fisc français 828,7 millions d'euros. Elles en ont payé 37,5 millions. Soit 22 fois moins selon le calcul de Patrick Roger, journaliste au Monde qui s’est intéressé lui aussi au sujet. Roger a également tenté de résumer le montage d’optimisation fiscale de Google – seule entreprise nommée qui fait l’objet d’une étude détaillée dans le rapport. En voici un schéma :


> Cliquez sur l'image pour un gros plan <

Copie écran du site Le Monde.fr

Un mot et des tas de redressements possibles

On le voit : de l’abus, il y en a, et pas qu’un peu. Alors que faire ? Il existe une procédure d’abus de droit que le fisc peut déclencher. Et les sanctions sont très lourdes: le contribuable doit non seulement payer l’impôt normalement dû mais aussi une majoration égale à 80 % des sommes lorsqu’il est établi que le contribuable est à l’initiative de l'abus de droit ou le principal bénéficiaire. Ça frappe sévère au portemonnaie. En cinq ans, une dizaine de procédures de ce type ont été lancées et ont rapporté 1,87 milliard d’euros. Pas mal non ? Mais alors pourquoi si peu de procédures ? On en revient à notre question de vocabulaire. Aujourd’hui, le fisc peut entamer des poursuites uniquement si le montage a "exclusivement" pour but d’atténuer ou d’éluder les charges fiscales. Sans surprise, les entreprises trouvent toujours une parade pour expliquer un choix d’optimisation fiscale: on a voulu délocaliser pour toucher un nouveau marché, ou pour être compétitif, juré craché pas du tout dans l’optique de payer moins d’impôts. C’est pourquoi le député Muet veut remplacer le mot "exclusivement" par "principalement". Ainsi, si l’entreprise met en place un montage "principalement" destiné à échapper aux impôts, le fisc pourra la redresser.

Mais les juristes ne l’entendent pas de cette oreille. En droit, le mot "exclusif" est simple à appréhender. Le mot "principal" en revanche est plus flou. Il laisse un champ d’interprétation libre. Et donc davantage de latitude au fisc. Cette question de vocabulaire a fait l’objet d’une longue discussion entre parlementaires le jour où les amendements sur l’optimisation fiscale étaient soumis au vote. Cazeneuve lui-même n’était pas convaincu par des dispositifs selon lui bancals sur le plan juridique mais il a préféré s’en remettre "à la sagesse de l’Assemblée" en ne donnant aucune consigne de vote. Les amendements ont été adoptés. Ils n’auront pas fait long feu. Muet dit ne pas être abattu par la décision du Conseil constitutionnel même s’il aurait préféré que les amendements échappent aux mailles du filet. "Je n’ai plus qu’à reprendre mon bâton de pèlerin et trouver de nouvelles formes pour que nos dispositifs finissent par s’imposer" conclut le député. Il est le long le chemin…

 


 

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Moscovici Interdit Au Fisc De Contrôler l' Utilisation Du Crédit d' Impôts

21 Juillet 2013, 19:54pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Le crédit d'impôt, la si jolie niche exonérée de tout contrôle fiscal

 

L E CICE, petit nom du crédit d'impôt. Compétitivité emploi, qui va coûter 20 milliards d’euros au Trésor public en année pleine, est destiné à améliorer, comme son nom l’indique, la Compétitivité des entreprises hexagonales. Lors de son adoption par le Parlement, tous les ministres concernés n'ont cessé de le répéter : les sommes ainsi dégagées doivent permettre aux entreprises d’investir plus, d'embaucher plus et de partir à la conquête de nouveaux marchés. Mais pas question quelles soient utilisées pour augmenter les dividendes ou les salaires des cadre dirigeants.

      Une interrogation restait alors en suspens : comment l’administration pourrait-elle s’assurer que ces milliards ne seraient pas détournés de ces objectifs ?

Le gouvernement avait alors déclaré qu'une « instruction fiscale » le préciserait dans les prochaines semaines. L'essentiel de son contenu a été rendu public, le 12juillet, sur le portail internet du ministère de l'Economie et des Finances, Et sa lecture va rassurer n'importe quel patron.

      Tout d'abord, l'entreprise a la possibilité, mais non l'obligation, de « retracer » dans ses compte" annuels l'utilisation de son CICE.

Et elle peut le faire comme elle le désire, Dans ce cas, « ces Informations (…) ne conditionnent pas l’attribution du CICE et ne sont pas susceptibles, en conséquence, d'entrainer sa remise en cause », précise Bercy, Est-ce assez permissif ?

       Mieux encore, une société qui profiterait de son CICE pour, par exemple, améliorer les revenus de ses patrons ne risquerait aucun contrôle et donc aucun redressement, comme le souligne Bercy dans le même document (voir fac-similé.  Ci-dessous),

       Et dire que certains esprits sectaires affirment encore que les socia1istes ne pensent qu’à augmenter les impôts et à multiplier les contrôles fiscaux…

 

En pratique :

 

 L'administration fiscale ne contrôlera pas l'utilisation du CICE : un CICE qui ne serait pas utilisé conformément aux objectifs d'amélioration de la compétitivité de l’entreprise ne fera donc l’objet d'aucune remise en cause par l’administration fiscale

 

 

 

Fac-similé de la note de Bercy, en date du 12 juillet, qui interdit au fisc de contrôler l'utilisation par les entreprises du crédit d’impôt compétitivité emploi, alias le CICE.  Trop aimable !

 

le canard enchainé du mercredi 17 juillet 2013

 

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Municipales à Arras: «Au PC, on est des bêtes de désert, on a eu soif, mais on est toujours là!», dit René Chevalier

16 Avril 2013, 10:21am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Si on plagiait la citation, on écrirait bien volontiers que «La patience est un plat qui se mange froid!» René Chevalier ne dira pas le contraire. Candidat aux municipales à Arras sur la liste de gauche et sous étiquette communiste en 2008, il va enfin faire son entrée au conseil… en 2013 !


Pour cause de désistement. Mais en cinq ans, de l’eau a coulé sous le pont et le représentant du PC compte bien faire entendre sa voix… en solo. Entre partis de gauche, la vie n’est plus un long fleuve tranquille. Entretien.

 

René Chevalier 1

Pour René Chevalier, qui arrive au conseil municipal, le PC va se mettre en ordre de bataille pour faire une liste aux municipales.

 

 Alors finalement vous entrez au conseil municipal d’Arras. Pourquoi si tardivement ?


« En décembre 2007, après concertation avec les socialistes, la section PC avait approuvé un accord pour les municipales de 2008 afin d’avoir un élu communiste. Mais… il n’y a eu qu’un tour et la liste n’a fait que sept sièges. Et comme j’étais en onzième position ! Depuis nous n’avons plus eu aucun contact avec les socialistes. Ça fait cinq ans que le PS arrageois nous écarte. On a le sentiment d’avoir été grugé par un parti qui est totalement absent de l’opposition. Et ça, c’est un problème. »

 

Comment ça écarté ?

 

« N’étant pas au conseil municipal, nous n’avons pas accès aux dossiers. Alors on travaille avec la population pour se tenir au courant. Cette désunion avec le PS nous a finalement rapprochés des habitants. Mais, les communistes arrageois ont été dépités par cette attitude des socialistes. Comme l’est le peuple avec la majorité présidentielle. Nous, au parti, on ne se bat pas pour des places, mais pour des idées. Sur l’égalité, pour les services publics, la gratuité des transports urbains comme ça se fait à Aubagne, par exemple. »

 

C’est quand même cette 11e place qui vous ouvre les portes du conseil municipal…


« Oui, c’est vrai que c’est suite au désistement d’une élue socialiste. Mais il ne faut pas croire qu’ils ont voulu nous donner ce qu’on avait déjà. C’est d’ailleurs un coup de fil du maire qui m’a confirmé que je serai le prochain élu du conseil municipal. »

 

Comment allez-vous vous situer dans l’opposition ?


« Il y a de grandes chances que je forme un groupe… à moi tout seul. Libre dans mes choix. »

 

Est-ce dire que le PC prépare une liste pour les municipales de 2014 ?


« On est parti pour. On travaille sur le terrain. On a fait une réunion avec le Parti de gauche, on va faire une réunion avec des ex NPA, des personnes qui sont dans des associations, avec des syndicalistes… »

 

Avec le MRC ?


« Ce n’est pas impossible. On a des relations avec Jean-Marie Alexandre. Pour l’instant on n’a rien formalisé, mais on sera présent à ces élections. Et on n’a pas besoin des non-promesses du PS pour espérer avoir des élus. Avec le contexte actuel, on peut faire un bon score à gauche avec une liste qui représentera tous les quartiers. Nous les communistes, on est peut-être des bêtes de désert, on a eu soif, mais on est toujours là ! »

 

Et dans la perspective d’un deuxième tour…


« Il n’y a rien d’impossible. Si le PS veut nous donner la tête de liste ! »

 

Il se dit aussi qu’Hélène Flautre pourrait peut-être conduire une liste de gauche avec le PS…


« Si c’est Hélène Flautre, c’est très clair, il n’y aura pas d’alliance. C’est du Cohn-Bendit au féminin ! Et puis, quand on est socialiste arrageois, quand on a deux députés, une sénatrice, des conseillers généraux, mettre une tête de liste verte, ça ne fait pas sérieux. Arras n’est pas une ville pour reclasser des politiques. »

 

Si on vous dit que le PC manque de visibilité, de ligne directrice, aujourd’hui, que répondez-vous ?


« Je réponds que la section n’est pas restée inactive. On a multiplié les actions. On a dénoncé la fin de la gratuité des transports urbains pour les personnes de plus de soixante ans. Une initiative qui avait été mise en place par les communistes dans les années soixante-dix. On est intervenu pour la réfection des plaques au Mur des fusillés. On a pris position contre la fermeture d’une classe à l’école Derome, contre la fermeture de l’école des Métiers d’art, contre le transfert, au centre Marie-Thérèse-Lenoir, de la médiathèque des Hauts-Blancs-Monts, même si on était d’accord pour qu’on ouvre une nouvelle bibliothèque. Le 15 mars, on est intervenu contre les expulsions. Les familles viennent nous voir en courant à cette période. On voudrait qu’il y ait des centres de soins gratuits dans chaque quartier d’Arras. Beaucoup de familles en difficulté financière n’ont pas les moyens de se soigner. On a contesté la fermeture des piscines d’Arras une semaine sur deux quand on a ouvert l’Aquarena. Notre intervention a été entendue. On est aussi intervenu auprès du maire pour une politique de commerce de proximité dans les quartiers… Nous ne sommes pas restés les deux pieds dans le même sabot. »

 


 

 

René Chevalier 2

Hervé Poly et André Detève étaient avec le secrétaire du PCF local, René Chevalier (au centre).

 

Une liste « pur jus communiste » en 2014 ?

René Chevalier n’est pas un inconnu à Arras, où il est né en 1958. Après un licenciement économique, il a adhéré au PC en 1985, commune où il fut candidat aux municipales en 1989. En 1995, première candidature à Arras, puis aux cantonales : à Avesnes-le-Comte en 1998, et à Arras Nord en 2011. Autre fierté… « Être le papi de deux belles petites filles ».

 

Au siège, avenue de l’Hippodrome, il était accompagné d’un fidèle militant, André Detève et d’Hervé Poly, le secrétaire de la fédération communiste du Pas-de-Calais, qui a estimé que « À Arras, on est en capacité de faire une liste pur jus communiste. C’est possible avec 80 % de communistes et 20 % de sympathisants non cartés. Mais on est aussi dans une dynamique pour élargir avec nos partenaires, avec des composantes du Front de gauche, notamment des ex NPA. » Quant aux rapports avec les socialistes…

 

« À Arras, et ce n’est pas qu’une image en lien avec l’exposition, on ne veut pas être la cinquième roue des carrosses. Dans la ville de Robespierre, il y a besoin d’avoir des gens incorruptibles », explique un Hervé Poly qui rappelle qu’« au niveau départemental, il n’y a aucune rencontre entre le PS et le PC. Il n’y a pas d’accords, pas d’échanges ! On n’a aucune relation. Mais… notre porte est toujours ouverte. »

 

 

Publié le 13/04/2013

Par MARCO VERRIEST

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Venezuela "Le jour où les pauvres descendront..."

20 Juillet 2012, 10:05am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Chroniques vénézuéliennes, par Jean Ortiz. A deux mois des élections présidentielles, état des lieux du Venezuela treize années après l'arrivée au pouvoir de Hugo Chavez. Aujourd'hui: "il pleut sur Caracas".

La saison des pluies  a ceci de prévisible que lorsque "l'aguacero" ne te surprend pas, tu pestes quand même. L'airbus Madrid-Caracas est déjà un condensé du fort clivage politique et social que vit le Vénézuela. Les chanteurs de la chorale de l´entreprise publique du pétrole, PDVSA, arbore des vestes phosphorescentes aux couleurs du Venezuela, la même dont se drape le président Chavez. Je les aborde: "Un français chaviste". Ils me répondent en chantant: "Uh, ah, Chavez no se va".

Vénézuéliens en cage

Dans la longue file d´attente de gens plutôt bien mis, on se tait. L´Airbus, comme l´aéroport, sont pleins à craquer. Manifestement, les Vénézuéliens sont en cage, à  l'intérieur de leurs frontières! A l'aéroport Simon Bolivar, des longues queues face aux homéopathiques guichets de l'immigration préfigurent le socialisme. J'ai appris à Cuba que la queue est une institution inhérente au socialisme! Elle est juste, fraternelle, vigoureuse, égalitaire. Chacun sait quelle est sa place, même quand la queue relève de l´attroupement.

Aéroport Simon Bolivar de Caracas: des fresques chavistes "Continuons ensemble", "Indépendance, pour toujours" annoncent la couleur: le rouge, et rendent plus agréable l'attente du tampon. "La patience est une vertu révolutionnaire". L'impatient que je suis enrage: dehors, Miriam négocie avec ces brigands de chauffeurs de taxis. Au guichet, un même tampon pour tous, Vénézuéliens comme étrangers. On en arrive à regretter le flicage tant attendu lorsqu'on arrive du monde libre. Le camarade douanier salue les communistes "amis".

Caracas est un amphithéâtre cahotique où les  pauvres ont pris de la hauteur. Ils se perchent à flanc de montagne, sur les endroits les plus inaccessibles, entassent sur quelques mètres carrés des baraques acrobatiques, près des coulées de boue, sur quelques rochers instables. Cet univers de bois et de tôles, anarchique, coloré, "les ranchitos", menace la tranquilité de ceux qui vivent plutôt bien en bas. Le jour où ils descendront... Et ils sont en train de le faire: la Révolution les a rendus visibles. Ils descendent en avalanche rouge à chaque manifestation, prêts à donner leurs vies, comme ils le firent lors du coup d'État d´avril 2002. Ils marchèrent sur le Palais présidentiel pour affronter les putschistes qui tirèrent sur la foule des gueux. Le sang  versé se retourna contre les factieux qui nommèrent président éphémère le patron des patrons, Pedro Carmona, tout un symbole de reconquête de la liberté!

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Hors-Série l'Humanité : Algérie 50 ans d'indépendance

5 Juillet 2012, 17:25pm

Publié par -BLOG-PCF-ARRAS

Hors-Série l'Humanité : Algérie 50 ans d'indépendance

Nouveau hors-série avec DVD 

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Un numéro d’histoire, d’analyses et d’entretiens sur la fin de la guerre, jusqu’à l’Algérie d’aujourd’hui, confrontée au vent des révoltes dans les pays voisins.

 
Ce hors-série comprend, également, le DVD du film "Le Peuple en marche", un documentaire de René Vautier avec, en bonus, les courts-métrages "Techniquement si simple", "La Caravelle" et la "Loi du silence".

 

 


 


Au sommaire :

  • La fin de la sale guerre

Reportage à Ighil Imoula.

Entretiens avec Henri Alleg, Benjamin Stora, 
les commandants Azzedine et Si Hafid, Jean Daniel.

Les points de vue de Sadek Hadjeres, Roland Leroy, Alain Ruscio, Mohamed Mechati, Yves Moreau, André Nouschi et d’Alfred Gerson.

  • L'indépendance, les années d'espoir

Entretiens avec Ali Haroun et Zohra Drif. 
Les souvenirs de Michel Muller.

  • De la décennie noire à l'aspiration démocratique

L’opinion de Rachid Boudjedra. 
Un texte d’Assia Djebar. 
Un poème de Mohamed Kacimi. 
Tariq Teguia, cinéaste 
de l’Algérie contemporaine.

À quoi rêve la jeunesse ? 
Le vent de la révolte arabe.

  • Mémoires à vif

Entretiens avec Louisette Ighilahriz et Jean-Pierre Bertin-Maghit. René Vautier, le cinéaste des Algériens en lutte.

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Happening de Jean-Luc Mélenchon devant l'AMF pour dénoncer la finance

13 Avril 2012, 15:36pm

Publié par -BLOG-PCF-ARRAS

huma.PNGHappening de Jean-Luc Mélenchon devant l'AMF pour dénoncer la finance

Devant le siège de l'Autorité des marchés financiers (AMF), le candidat du Front de gauche à la présidentielle et plusieurs dizaines de militants, ont dénoncé lors d'une opération "Vendredi 13, pas de chance pour la finance", les ravages de la finance et le lancement d'un nouveau contrat à terme sur la dette française.

"En organisant un marché à terme sur la dette française, la Bourse allemande a organisé un moyen de prendre à la gorge le peuple français sitôt qu'elle en aura l'intention", a dénoncé Jean-Luc Mélenchon. "La finance s'apprête à sauter à la gorge de notre pays, dès que l'élection aura lieu, et peut-être même avant!", a poursuivi le candidat. La société Eurex, spécialiste des produits dérivés et filiale du groupe boursier allemand Deutsche Börse, doit lancer lundi un contrat à terme sur les obligations d'Etat françaises de long terme "une nouvelle qui va offrir des moyens considérables aux spéculateurs pour attaquer notre pays", a précisé, hier, le candidat de Front de gauche dans un communiqué.

S'adressant au président de l'AMF, Jean-Pierre Jouyet, ex-ministre de Nicolas Sarkozy, et par ailleurs camarade de promotion du candidat PS François Hollande à l'ENA, il a déclaré: "J'ai bien noté que lui partageait notre analyse en disant que c'était le plus mauvais signal qui est donné par cette Bourse". "Je le mets en garde, il ne faudra pas que son passé d'ancien ministre de monsieur Nicolas Sarkozy le conduise à quelque douceur ou tendresse que ce soit à l'égard des conspirateurs financiers, car il nous en rendra compte personnellement! A bon entendeur salut!", a-t-il conclu.

Jean-Pierre Jouyet avait estimé jeudi que le lancement d'un contrat à terme sur la dette française n'est pas un bon signal dans le contexte actuel, et qu'il risquait d'être considéré comme spéculatif.

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LES FINANCIERS SE DOTENT D'UNE ARME REDOUTABLE CONTRE LE PEUPLE FRANCAIS

12 Avril 2012, 15:25pm

Publié par -BLOG-PCF-ARRAS

LES FINANCIERS SE DOTENT D'UNE ARME REDOUTABLE CONTRE LE PEUPLE FRANCAIS

Le 16 Avril, un contrat à terme sur les emprunts d'Etat Français va être lancé par l'Eurex, le leader des marchés à terme. Et cela avec la bénédiction de Sarkozy et du gouvernement.

Créé sous le prétexte d'améliorer la liquidité sur les obligations d'Etats françaises, ce nouveau contrat est un bel outil pour spéculer sur les emprunts français, et donc attaquer la dette française. Après la Grèce, l'Espagne, l'Italie... la finance s'attaque à la France. 

Et quelques jours avant le premier tour de l'élection présidentielle ! Qui peut croire que ce n'est qu'un hasard...


Jean-Luc Mélenchon a réagi par un communiqué daté du 11 avril :

" (...) Ce nouvel instrument de faire de l’argent sur le dos de notre peuple a aussitôt été saisi par les banksters qui ont déjà déclenché la crise de 2008 aux USA puis celle de la dette en Europe, comme les banques anglo-saxonnes Morgan Stanley et Barclays Capital.

Face à ce nouveau coup de force de la finance contre notre pays, je m’étonne du silence de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement pourtant si prompts à agiter la menace des marchés financiers contre la gauche.

J’invite François Hollande à prendre conscience du danger qui menace et à rejoindre ma stratégie de combat. Je préviens que si je suis élu, ces contrats seront interdits comme toutes les ventes à découvert et les CDS non adossés. Je préviens que des poursuites seront engagées contre ceux qui ont préparé ou facilité la mise en place de ces mesures contre les intérêts économiques fondamentaux de la nation (article 410-1 du code pénal)"

http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/02/13/les-ventes-a-decouvert-de-nouveau-autorisees_1642741_3234.html

http://blogs.mediapart.fr/blog/stephanie-marthely-allard/090412/nicolas-sarkozy-et-lamf-preparent-un-attentat-financier-p

http://www.rue89.com/rue89-eco/2012/04/11/en-pleine-campagne-un-nouvel-instrument-pour-speculer-contre-la-france-231071

http://www.monfinancier.com/finances/journal-de-monfinancier-c1/edito-r2/une-arme-fatale-contre-la-dette-francaise-9187.html


 

 

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