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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Articles avec #emploi

Le referendum dans la multinationale Novo Nordisk : un cas d'école du piège mortel tendu aux travailleurs!

3 Juillet 2017, 16:35pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Croyant sans doute faire la promotion du referendum d'entreprise la 2 a retracé ce qui s'est passé à Courbevoie dans la multinationale du traitement du diabète Novo Nordisk, au Journal télévisé de 13 heures ce mercredi 28 juin 2017.


Photographie de l'entreprise :1200 salariés incluant ouvriers et cadres une CFDT minoritaire 3 autres syndicats représentés majoritaires dont FO.

Pour réduire les coûts de production, la direction a proposé : travailler 25 minutes de plus par jour pour certains ouvriers sans augmentation de salaire .

Cette mesure étant jugée indispensable pour que cette usine demeure compétitive et que le groupe continue d'y investir.

La CFDT soutient la mesure alors qu'elle est minoritaire et c'est elle qui organise le referendum , 3 autres syndicats majoritaires refusent.

Un referendum est organisé en février : 64 % vote pour et la mesure est donc appliquée.

8 salariés sur 10 ont voté ;

TOUT LE MONDE participe à la décision ce qui crée de fortes tensions dans l'entreprise car les 1200 salariés, cadres et ouvriers se sont prononcé sur une mesure qui ne concerne que 300 salariés !

Campagne bourrage de crâne menée par la direction service par service avec mise en avant de la menace sur l'emploi en cas de refus !

 

On a donc là la démonstration du fait que même sans recourir au referendum à l'initiative du patron, il suffit pour ce dernier afin de parvenir à ses fins :

 

  1. de s'appuyer sur le syndicat minoritaire (la CFDT collabo souvent ) en contournant donc les syndicats majoritaires qui bénéficient donc de la confiance de la plus grande partie des travailleurs.
     
  2. de faire voter l'ENSEMBLE des personnels (cadres compris) sur une mesure n'affectant qu'une partie du personnel et dans ce cas les seuls ouvriers !
     
  3. de mener une intense campagne dans l'entreprise, service par service en procédant au chantage à l'emploi!


Le referendum d'entreprise un outil de contournement et de chantage contre la volonté des travailleurs !

 

C'est bien cela qu'ils appellent le "dialogue social" et la démocratie d'entreprise !

Et c'est cela que Macron flanquée de sa ministre du travail veut nous imposer par delà des négociations sur la loi travail bis + totalement bidon!

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Travailler tue !

11 Décembre 2016, 09:04am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Travailler tue !

Une étrange folie possède les classes ouvrières des nations où règne la civilisation capitaliste. Cette folie traîne à sa suite des misères individuelles et sociales qui, depuis deux siècles,  torturent la triste humanité. Cette folie est l’amour du travail, la passion moribonde du travail poussée jusqu’à l’épuisement des forces vitales de l’individu et de sa progéniture
(Paul Lafargue, Le droit à la paresse, 1880)

Camarades cartographes, je vous présente aujourd’hui une carte plutôt simple d’un point de vue de la sémiologie graphique (même si la mise en page a été particulièrement soignée). Il s’agit d’une représentation classique d’une information quantitative absolue par la variable visuelle taille en figuration ponctuelle (ici des carrés). Alors pourquoi cette carte ?

Cette carte représente le nombre d’accidents mortels au travail survenus au cours de l’année 2014 (dernière disponible connue selon Eurostat). Et là surprise, la France apparaît être le pays record d’Europe puisque le nombre de tués au travail a plus que doublé entre 2008 et 2014 pour passer de 259 à 517. Bref, les français se tuent au travail. Littéralement…

Vous l’aurez compris, toute carte est un objet politique visant à générer de la connaissance, du dialogue et du conflit. Les cartes ont véritablement une dimension polémique puisqu’elles permettent de mettre en image (et en circulation) des thèmes sciemment choisis, thèmes que le cartographe pourra définir selon ses connaissances, ses savoir-faire, ses convictions ou ses affects. Dans un monde dominé par les images, les cartes permettent en effet de mettre sur la table un sujet, et d’user de la présomption d’autorité de la carte pour, si ce n’est convaincre, au moins alerter.

 Et en 2016, alors que le débat politique se réduit de plus en plus souvent aux questions de bonne gestion budgétaire, de sécurité ou encore de gouvernance, j’espère que cette carte contribuera à remettre enfin au cœur du débat une question essentielle souvent éludée des plateaux de télévision :

la question sociale ! Alors si vous êtes d’accord avec moi, n’hésitez pas à partager 

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Chômage : "L'idée d'une baisse du chômage est une imposture"

28 Octobre 2016, 15:10pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Chômage : "L'idée d'une baisse du chômage est une imposture"

L'idée selon laquelle les derniers chiffres de Pôle Emploi prouveraient que François Hollande est en train de vaincre le chômage est une imposture.

Certes, le nombre de chômeurs inscrits en catégorie A a baissé en septembre mais le nombre total des demandeurs d'emploi, y compris ceux qui ont travaillé quelques heures au cours du mois, est en augmentation : + 1 % sur un an, le chiffre officiel atteint 5,78 millions.

En effet, les "petits boulots" en CDD explosent, de même que le nombre de chômeurs qui n'entrent pas dans ces statistiques parce que, découragés, ils ne s'inscrivent même plus à Pôle emploi, comme le montrent les enquêtes de l'INSEE sur le "halo" du chômage. 

Contrairement à ce que prétendent le gouvernement et le MEDEF, les politiques de baisse du coût du travail ne font pas baisser le chômage, elles approfondissent la crise du marché du travail.

C'est au coût du capital qu'il faut s'attaquer. Tandis que les PME qui pourraient embaucher n'osent même plus demander un crédit à leur banque de peur de se voir fermer la porte au nez, l'argent des marchés financiers et de la BCE coule à flot pour les multinationales comme Danone à qui les banques ont prêté cet été de quoi racheter, pour 12,5 milliards d'euros, le "roi du bio" sur le marché américain. 

Faire reculer vraiment chômage et précarité, jusqu'à les éradiquer, est urgent, c'est ce que demandent les français.

Le PCF propose une loi de sécurisation de l'emploi et de la formation.

Tout de suite, des moyens concrets pour conquérir des pouvoirs dans les entreprises, dans les bassins d'emplois, les régions, et mettre ainsi l'argent des entreprises, l'argent des banques et l'argent public au service de la création d'emplois, de la formation des travailleurs, de la création de richesses dans les territoires, du développement des services publics.

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Quelques dates des réunions des comités locaux de soutien aux 8 condamnés de Goodyear Paris, Marseille, Lyon, Lille

10 Février 2016, 18:54pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 

à la suite de l’élan de solidarité qui s’est exprimé le 4 février partout en France, le mouvement en faveur de la relaxe des 8 goodyears et pour que cesse la politique de criminalisation de l’action syndicale du gouvernement ne cesse de s’amplifier.
D’ores et déjà de nombreux comités locaux de soutien ont été créés partout en France. Il faut que ce mouvement s’amplifie afin de préparer une grande initiative nationale.
Vous trouverez ci-dessous la liste actualisée des prochaines réunions locales des comités de soutien :
 
  • 16 février 2016 à 18h30 à Paris : Bourse du Travail - 3, rue du Château d'Eau 75010 Paris
  • 18 février 2016 à 18h à Marseille : salle du Sporting Club du GPMM - Porte 4 Port de Marseille
  • 19 février 2016 à 16h à Lyon : Bourse du Travail - 205 place Guichard 69003 Lyon
  • 24 février 2016 à 18h à Rouvroy : Salle des fêtes - 173 rue de Gaulle 62320 Rouvroy
  • 25 février 2016 à 18h à Lille : Espace Marx - 6bis rue Roger Salengro 59599 Lille
  • 26 février 2016 à 17h à Béthune : Union Locale CGT - 3, place de l'Europe - 62400 Béthune
  • 29 février 2016 à 17h30 à Amiens : Salle Valentin Haüy - 93, rue Valentin Haüy 80000 Amiens
Nous invitons tous ceux qui le souhaitent à la réunion du comité local de soutien la plus proche de chez eux.
Au fur et à mesure que d’autres réunions seront programmées dans d’autres départements, nous vous adresserons la liste des nouvelles initiatives.
Notez dès à présent qu’afin de préparer une grande mobilisation à l'échelle du pays, une réunion nationale de tous les comités locaux de France aura lieu le 12 mars 2016 à 14h30 à Paris : Bourse du travail - 3, rue du Château d’Eau 75010 Paris
 
La CGT Goodyear
 
NB : afin de nous faciliter le traitement de vos nombreuses réponses, merci d'avance de bien vouloir indiquer dans l'OBJET de votre mail UNIQUEMENT votre CODE POSTAL.

 

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Chômeurs, à vos poches !

29 Janvier 2016, 19:14pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

A quelques semaines des négociations sur la convention d’assurance chômage, et le jour même où François Hollande présentait son plan pour l’emploi, la Cour des Comptes a dévoilé ses recettes pour combler le déficit du régime d’assurance chômage. Au menu : baissedu taux de remplacement (montant de l’allocation par rapport au dernier salaire, réduction de la durée d’indemnisation pourles chômeurs âgés et pour l’ensemble des demandeurs d’emploi.....). Le montant estimé du déficit est de 30 milliards fin 2016, 35 milliards en 2018. Juste le même montant que le CICE (crédit d’impôt compétitivité emploi) dont on sait qu’il a servi, pour l’essentiel, à nourrir les dividendes et autres spéculations. Ce chiffre-là, la Cour des Comptes ne le voit pas. Comme beaucoup d’autres.Au moment où le Président de la République présentait son énième plan pour l’emploi, la Cour des Comptes dévoilait,pour appuyer les propos de celui-ci, quelques-unes de ses propositions afin de réduire le déficit de l’assurance chômage.

Pas de réelle surprise. Dans le viseur, l’indemnisation des chômeurs jugée trop longue, trop élevée, trop coûteuse, qu’il convient de diminuer.

Après le coût du travail, le coût du chômage !

Et de comparer, pour bien prouver la solidité de ses arguments,la situation des chômeurs d’autres pays européens loin de bénéficier d’autant de largesses que leurs homologues français.

Cette attaque n’est pas nouvelle. Elle revient régulièrement avant chaque mauvais coup porté au monde du travail et chaque renégociation de la convention d’assurance chômage. Pour le coup, la Cour des Comptes joue tout de même petit bras ! Sûr qu’en cherchant bien, elle trouverait des pays, en dehors de l’Europe, où le chômage est encore moins indemnisé, voire pas du tout ! Pourquoi se gêner ? C’est bien connu, il y a toujours plus malheureux et plus pauvres que soi ! Plus riches aussi !

Les privilégiés ne sont pas chez les privés d’emploi 

Car au moment où le Président de la République présentait son énième plan pour l’emploi et la Cour des Comptes sa proposition de réduire les allocations chômage, OXFAM (ONG spécialisée dans la lutte contre la pauvreté et pour la justice sociale) révélait, elle, dans son rapport annuel, que les inégalités dans le monde ont atteint, en 2015, des sommets inégalés.

62 ultra-riches possèdent plus que 3,5 milliards de personnes dans le monde, soit 1760 milliards de dollars (en augmentation de 44% depuis 2010). 1% de la population mondiale détient un patrimoine supérieur à celui des 99 autres.

Et la France n’est pas en reste. 10 % des plus riches se sont accaparés plus de la moitié de l’augmentation des richesses depuis l’an 2000.

Curieusement ces chiffres-là, la Cour des Comptes ne les voit pas !

Pas plus que les 200 milliards d’aides diverses versées aux entreprises dont on attend toujours le bilan de leur utilisation. Pas plus que les 50.5 milliards d’euros de dividendes versés en 2014 aux actionnaires par les sociétés non financières. Pas plus que les 3,49 millions de personnes, sur les 6,13 millions inscrites à Pôle emploi qui ne perçoivent aucune indemnité chômage, et dont on ne peut décidément pas accuser de vider les caisses de l’UNEDIC !

Étrange aveuglement, bien utile pour faire porter le chapeau aux victimes et exonérer de toute responsabilité ceux qui continuent de s’engraisser.

Ce ne sont ni le coût du travail, ni le montant des allocations chômage qui sont en cause mais bel et bien des choix économiques et politiques où seuls les intérêts de la finance et de la rente sont encouragés et privilégiés au mépris des salariés, de la création d’emplois donc des chômeurs.

En 1981, sur 100 euros de richesses créées, 5 allaient la rémunération du capital. C’est 23 euros trente ans plus tard. Voilà la vraie prédation financière à laquelle il faut s’attaquer pour faire reculer le chômage : le coût du capital.

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CODE du TRAVAIL : grands principes et duplicité

29 Janvier 2016, 19:00pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

CODE du TRAVAIL : grands principes et duplicité

Nous avons déjà relevé les grands dangers de cette contre-réforme engagée au nom des grands principes.

Accompagnée de la volonté de contournement de la volonté majoritaire des salariés par l'organisation de referendum initiés par les syndicats de collaboration de classe afin de briser toute résistance aux contre-réformes et aux reculs sociaux comme chez Smart ou à la FNAC.

L'article 33 des fameux grands principes vantés par Robert Badinter illustre bien le double langage coutumier des socialistes.

Il stipule en effet :

" La durée normale du travail est fixée par la loi. Celle-ci détermine les conditions dans lesquelles les conventions et accords collectifs peuvent retenir une durée différente"

Autrement dit la loi est supposée encadrer la manière ... de contourner la loi et ouvre donc la porte à une remise en cause de la durée légale du travail dans les branches et dans les entreprises et donc au taux et à la rémunération des heures supplémentaires.

Raison de plus d'engager dès à présent la bataille contre la remise en cause de l'actuel Code.

Calendrier : présentation par la ministre du travail de la réforme au conseil des ministres le 9 mars prochain, la re-rédaction devant s'étaler sur 2 ans, si bien sûr rien ne vient bousculer tout ce "beau" projet comme le mouvement social en maintes circonstances a su mettre en échec les plus emblématiques contre-réformes. N'est-ce pas monsieur Juppé?

Ci-dessous (en pièce jointe) le texte du rapport remis le 26 janvier 2016 au premier ministre:

CODE du TRAVAIL : grands principes et duplicité

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Hollande et le gouvernement PS prétendent « lutter pour l’emploi » mais EDF (propriété de l’État à près de 85%) veut SUPPRIMER au moins 4000 POSTES !

16 Janvier 2016, 09:37am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

EDF prévoit de supprimer au moins 4 000 postes, sans licenciement, d'ici 2018, selon des sources syndicales

Il s'agit de non remplacements, de départs à la retraite ou des départs anticipés.

EDF va se séparer de l'équivalent de 5,8% de ses effectifs. L'électricien prévoit de supprimer au moins 4 000 postes sur trois ans, et ce sans licenciement, selon des sources syndicales citées vendredi 15 janvier. Le groupe procéderait par le biais de non remplacements, de départs à la retraite ou des départs anticipés.

Ces réductions d'effectifs, entre 2016 et 2018, représentent plus du double des suppressions initialement annoncées par le groupe.

Des réductions d'effectifs officiellement abordées jeudi

Ces réductions d'effectifs doivent être abordées jeudi prochain (21 janvier 2016) lors d'un comité central d'entreprise d'EDF SA (environ 68 000 salariés), selon les syndicats. A cette occasion, un appel à la grève est lancé par les syndicats CGT, FO et CFE-CGC pour protester notamment contre ces réductions d'effectifs.

Une source syndicale a fait part à l'AFP de "4 000 à 5 000" suppressions de postes, une deuxième source syndicale a évoqué "4 100" suppressions. Interrogé par l'AFP, EDF n'a pas fait de commentaire.

En décembre, les syndicats avaient protesté contre la suppression annoncée de "1 500 à 2 000 postes" d'ici à 2018.

 

LU sur FRANCE TV INFO

 

COMMUNIQUÉ INTERSYNDICAL EDF SA

MOUVEMENT DU 21 JANVIER 2016

 

De nombreux salariés de tous les secteurs ont participé à la journée de mobilisation du mercredi 9 décembre 2015 pour dire

Non au démantèlement d’EDF !

En ce début d'année, rien n'est réglé, la Commission Européenne et le Gouvernement poursuivent le démantèlement de notre entreprise.

La Direction d'EDF exécute, c'est inacceptable !

Nous sommes à la veille de décisions gouvernementales et d’entreprise importantes : privatisation des concessions hydrauliques, fermeture accélérée des centrales thermiques, limitation de la production nucléaire, fermeture anticipée de la centrale nucléaire de Fessenheim, fin des tarifs régulés, rapprochement avec Areva par le rachat d’Areva NP… sans oublier la situation critique des entités supports et du commerce.

Le 21 janvier, la Direction doit présenter les orientations stratégiques de l’entreprise et apporter des réponses au droit d'alerte économique unanime du CCE. La Direction présentera également un plan de réduction massive des effectifs pour les années à venir, dans l’ensemble des métiers.

Nous sommes TOUS CONCERNÉS, directement ou indirectement !

Aucune Direction de l’entreprise ne sera épargnée à court, moyen ou long terme. Il y a urgence à se mobiliser pour faire entendre notre voix, assurer la pérennité de notre entreprise, préserver nos emplois et notre statut et garder les moyens pour bien faire son travail.

Les organisations syndicales CGT, CFE-CGC et FO appellent les salariés à se mobiliser massivement le jeudi 21 janvier 2016 en participant nombreux à la journée d’action et en s’inscrivant dans les modalités de grève définies pour chaque Direction.

Le 21 janvier 2016, tous concernés, tous dans l’action !

 

SOURCE : FNME-CGT

 

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Mickael Wamen, ex-Goodyear - Le Grand Journal - Canal +

14 Janvier 2016, 21:52pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

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Goodyear : De l’Etat d’urgence à l’Etat policier

14 Janvier 2016, 18:55pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

 

Prison ferme pour 8 salariés de Goodyear coupables d’avoir voulu empêcher la fermeture de leur usine et donc la perte de leur emploi. 8 salariés condamnés à de la prison ferme donc, considérés comme des criminels, pour avoir défendu leur emploi. Le jugement rendu hier est inacceptable.

 

La CGT Goodyear a lancé une pétition : elle peut être signée ici .

Jamais la répression envers les syndicalistes n’a été aussi violente : poursuites au pénal, amendes pour entrave à la liberté de travailler (je rêve qu’un patron licencieur soit un jour condamné) et maintenant donc peines de prison. On assiste à un verrouillage complet de l’ensemble de la société française. L’état d’Urgence décrété et voté, il est aujourd’hui question de le prolonger et de l’inscrire dans la constitution, dans le même temps un arsenal répressif sera mis à la disposition des préfets qui pourront arrêter, écouter, surveiller, assigner à résidence qui bon leur semble.

Durant la COP21, des centaines de militants écologistes ont été assignés à résidence, un prof est menacé de sanctions pour avoir osé critiquer le discours du premier ministre sur le marché d’Evry ou il trouvait qu’il n’y avait pas assez de « blancos », de « white » en parlant de racisme ordinaire… On glisse donc vers un État policier, répressif, sécuritaire.

Pendant ce temps, les exilés fiscaux, les champions de l’optimisation fiscale, agissent librement, vivent librement, chantent même parfois pour le Président de la République. Pendant ce temps des conseils d’administration licencient, ferment, et touchent les dividendes en fin d’années, perçoivent des fonds publics, bénéficient d »exonérations fiscales, touchent le CICE. C’est une politique de classe, une justice de classe qui ne sert pas les intérêts des salariés mais ceux du patronat. C’est aussi simple que cela.

Pendant ce temps, le gouvernement s’apprête à supprimer le code du travail pour que l’emploi précaire, le CDD devienne la norme permettant de licencier plus facilement.

Depuis quelques jours des voix s’élèvent contre la prolongation de l’Etat d’urgence, contre le projet de déchéance de nationalité pour les terroristes, depuis hier des voix s’élèvent contre le jugement qui frappent les 8 de Goodyear. Ce sont des marqueurs forts de ceux qui ne renoncent pas à la justice sociale, à la liberté syndicale, au droit de lutter. Les députés et sénateurs communistes proposent une loi d’amnistie pour les militantes et militants syndicaux.

Dans un pays ou il y a 6 millions de demandeurs d’emploi, des millions de travailleurs précaires, subissant le temps partiel imposé, des horaires décalées, les luttes pour l’emploi doivent être défendues et portées par toutes celles et ceux qui se réclament du progrès et de la justice sociale. La lutte des Goodyear depuis hier est devenue emblématique, réunissons nous autour d’eux. Oui, 2016 sera bien une année de combat.

 

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La colère monte chez le personnel de l'ADMR Artois Sud

12 Novembre 2015, 22:14pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

La colère monte chez le personnel de l'ADMR Artois Sud
La colère monte chez le personnel de l'ADMR Artois Sud
La colère monte chez le personnel de l'ADMR Artois Sud

Elles en ont marrent, les salariés de l’ADMR d'Artois Sud (aide a domicile en milieu rural).

Elles sont plus d’une vingtaine cégétiste à manifester leurs ras-le-bol.

Cela fait des mois que les 91 salariés sont payés par acomptes.

                                      Germinal est de retour!

Les salaires sont fractionnés en trois acomptes étalés sur plusieurs mois.

Le harcèlement est courant, l’isolement est fréquent, la division des salariés est appliquée, plusieurs salariés sont en burn-out et de plus, les caisses sont vides !

L'association a fait le choix de payer les arriérés de l'URSSAF, plutôt que les salaires.

Le passif de l'URSSAF et d'environ plus de 120 000 € (en retard depuis mars 2015) restent la créance de la fédération qui est d’environ 250 000 €, sans compter la complémentaire dont le montant reste inconnu des salariés, encore aujourd’hui.

Trois membres de la direction ont démissionné depuis (présidente, vice-présidente et secrétaire administrative). Hic !

Selon la direction (ce qu’il en reste) il est plus logique de régulariser les dettes contractées que de verser les salaires des 91 femmes, qui tous les jours permettent à des familles et aux personnes de bien vivre chez elle en apportant quotidiennement un service à domicile sur-mesure, fiable et de qualité.

Leurs conditions de travail sont déplorables et aggravent le bon fonctionnement de leur mission, avec une baisse de 10 % d’ activités cette année, ce qui représente moins de 5 500 heures actuellement avec un taux, prévu avoisinant -6500 heures dans les mois à venir.

Les larmes sont quotidiennes, mais elles restent professionnelles dans leur mission en dépit des 18 % d'absence.

La colère monte, la fatigue aussi, mais elles restent mobilisées pour sauver leur emploi et leur outil de travail.

Une plainte a été déposée au tribunal de grande instance contre les responsables légaux de l’ADMR pour « manquement à ses obligations et faute inexcusable de l'employeur ».

Leurs revendications sont simples :


1° paiement intégral des salaires et des frais bancaires occasionnés par leur non-paiement

2° restructuration complète de l'encadrement

3° tenue des réunions avec les délégués du personnel et création d'un comité d'entreprise

4° mise en place de la subrogation en cas de maladie.

5° paiement des acomptes même maladie.

6° maintien et pérennisation d'un accueil physique pour les salariés et les bénéficiaires (par une plate-forme d’appel)


Les communistes sont au côté de celles et ceux qui luttent tous les jours et apportent leur soutien aux salariés de l'ADMR mobilisés et aux valeurs qu’ils défendent.

 

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Air France : "Perdre (son) boulot, ça c'est violent" (CGT) par Philippe Martinez

8 Octobre 2015, 09:20am

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Emploi: Grande inquiètude de la CGT à la Française de mécanique à Douvrin

24 Juillet 2015, 13:08pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Emploi: Grande inquiètude de la CGT à la  Française de mécanique à Douvrin

DOUVRIN Bertrand Périgaud, conseiller régional PCF, avait fait le déplacement. Il partage l’inquiétude d’Alain Labarre, secrétaire général de la CGT - Française de mécanique au sujet de l’avenir de l’entreprise. «Ce qui se joue ici, explique l’élu, c'est l'avenir de l'industrie du bassin d'emploi.

Deux questions se posent : comment garde-t-on l’emploi ?

et comment faisons-nous venir d'autres entreprises ? »

Pour le moment force est de constater, qu'il fait d'abord résoudre la question qui concerne l’emploi. Sur cet aspect, la tâche semblé rude.

« Entre 2005 et 2015, la Française de Mécanique est passé de 5000 à 2100 salariés, avance Alain Labarre, Cette tendance se poursuivra «  Entre 2005 et 2015, la Française de Mécanique est passé de 5ooo à 2100 salariés ”

ALAIN LABARRE, CGT

L’année prochaine. 800 emplois seront supprimés. Nous assistons à une véritable casse de l’emploi sur le secteur. »

Le syndicaliste dénonce en fait la politique de réduction des coûts à tout prix et une forme de « chantage à l’embauche ».

 Alain Labarre est surtout très amer vis-à-vis d'autres syndicats comme la CFE-CGC, CFTC et CFTD. « Ils ont signés un accord de performance avec la direction. Il entraîne le gel des salaires, la baisse des primes et une flexibilité accrue. » La contrepartie de ses efforts ? Garantir l’avenir du site.

Las, la CGT remarque que la direction projette de raser de nombreux bâtiments dans le but de réduire la superficie du site de 138 à 40 hectares.

« C’est un démantèlement de notre outil de production. En 2014, la Française de Mécanique voit d’ores et déjà encaissé 1,3 millions d’euros en cédant une partie des terrains de l’usine. »

Alain Labarre voit dans cette vente la preuve que la direction n’a pas honoré sa promesse.

voir ci-dessous l'intervention de Bertrand Péricaud, président de la commision Economique de la région Nord Pas de Calais

Emploi: Grande inquiètude de la CGT à la  Française de mécanique à Douvrin
Emploi: Grande inquiètude de la CGT à la  Française de mécanique à Douvrin

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Alstom dégraisse à grand train

7 Juillet 2015, 05:09am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

EN un an, le groupe Alstom a perdu près de 5 % de ses effectifs en France. L’accord de vente de son pôle énergie à General Electric prévoyait pourtant - pour rassurer les syndicats - que les effectifs resteraient stables pendant trois ans. Faute de quoi le groupe français devrait payer 50 000 euros de pénalités par poste supprimé.

Mais voilà : on a appris, depuis, que ce vertueux engagement entrerait en vigueur non pas à la conclusion de l’accord (le 20 juin 2014) mais à sa signature formelle, prévue pour octobre, en raison d’une enquête de la Commission européenne actuellement en cours.

Un délai pendant lequel la direction du groupe (simple coïncidence) accélère les suppressions de postes.

Depuis un an, les départs représentent plus de 800 personnes, soit environ 5 % des effectifs français du groupe. Autant de pénalités de 50 000 euros qui ne seront pas à verser.

Chez Alstom, on dément cette interprétation malveillante. « Les gens qui partent le font volontairement, assure un communicant de la boîte. Ils savaient qu’ils allaient se retrouver en doublon et, la plupart du temps, ils ont retrouvé du travail ailleurs. » En tout cas, cette vague d’épuration n’a pas été mauvaise pour les comptes : le 20 mai, General Electric a indiqué, lors d’une conférence avec les investisseurs qui s’est tenue en Floride, que les synergies qu’il allait retirer de l’achat d’Alstom - c’est-à-dire les gains financiers procurés par la suppression des doublons, l’augmentation de la productivité, etc. se monteraient à 3 milliards de dollars.

Soit plus du double de ce que le groupe estimait en mai 2014 (1,2 milliard), lorsqu’il avait lancé son offre d’achat d’Alstom. La principale manifestation de ces synergies étant une diminution des effectifs, qui devrait lui faire économiser 800 millions de dollars, correspondant à la suppression d’environ 8 000 postes.

De quoi ravir les actionnaires d’Alstom, réunis, mardi 30 juin, en assemblée générale.

H. M.

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Mieux vaut donner sans promettre que promettre sans tenir.

28 Mai 2015, 16:26pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

citation française qui colle parfaitement à l'article de la voix du nord du 26 mai 2015.

Mieux vaut donner sans promettre que promettre sans tenir.
Mieux vaut donner sans promettre que promettre sans tenir.

Sur ces dix dernières années, les promesses d’investissements économiques ont été nombreuses dans la région Nord -Pas-de-Calais. Malheureusement, la crise de 2008 a été fatale également à bien des projets. Après avoir évoqué les (nombreuses) réussites assumées, tour d’horizon d’échecs, plus ou moins bien assumés.


DSV espérait 200 emplois sur son site logistique de Wattrelos. Il n’y en a jamais eu plus de 35. Le site a depuis été cédé à La Redoute pour son centre de préparation de commandes. Photo Hubert Van Maele 
VDN

Pas question pour nous de tirer sur l’ambulance, ou de faire la recension des multiples plans sociaux qui ont émaillé ces dix dernières années, notamment les 80 000 emplois perdus dans l’industrie régionale, les milliers perdus dans le BTP, les transports, etc. Notre propos est de nous concentrer sur les grands investissements réalisés pendant cette période, et de voir, dans ce second volet, les promesses non tenues.

Quand l’État fait défaut. Il y a par exemple les promesses non tenues par l’État. 

Le 9 février 2011, Alain Juppé, alors ministre de la Défense, posait à Cambrai la première pierre du CLIFA, le Centre de liquidation des factures des armées, avec 220 emplois à la clé. Sauf qu’il n’y a jamais eu de deuxième pierre...

Le 9 février 2011, Alain Juppé, alors ministre de la Défense, venait poser à Cambrai la première pierre du CLIFA, Centre de liquidation des factures des armées. Quatre cents emplois promis, en « compensation » des 1 100 sacrifiés avec la fermeture de la base aérienne 103. De deuxième pierre il n’y aura jamais. Et la reconversion de la BA 103 continue de faire rêver, que ce soit un fumeux projet de grande base de loisirs, ou, moins fumeux, un grand projet de base logistique (nous en reparlerons dans notre prochain volet).

Quand le centre d’appel raccroche. Les centres d’appels ont beaucoup embauché ces dernières années. Mais il y a eu également des échecs. Call Expert s’est installé à Roubaix en 2012 avec de grandes ambitions. Deux cents emplois étaient annoncés. Mais les ennuis judiciaires du patron (condamné pour faux et usage de faux) ont mis fin à l’aventure un an après. Repris par le belge IPG, le centre d’appel roubaisien ne gardera que 37 des 114 salariés embauchés à l’époque.

Quand la logistique patine. En octobre 2009 à Wattrelos, on a posé la première pierre du site DSV. Ce bâtiment logistique a été bâti pour travailler quasi exclusivement pour La Redoute. Livré en mars 2011, on y annonçait jusqu’à 200 emplois. Il n’y en jamais eu plus de 35, et seulement 25 quand le site a été cédé à La Redoute pour y construire son futur centre des opérations de commandes.

Quand il y a de l’eau dans le gaz. En 2009, Poweo, opérateur d’électricité et de gaz, envisage l’implantation d’une centrale électrique à cycle combiné au gaz naturel à Blaringhem, sur le site d’Arc International. Le chantier prévoit l’embauche de 800 personnes pendant trois ans. Un permis de construire est déposé en 2010. En 2013, le projet est abandonné, faute de rentabilité pour un investissement très lourd de 500 millions d’euros.

Quand le plastique jette l’éponge. Toujours sur le même site de Blaringhem, on annonçait en 2010 260 emplois promis par LE Manufacture, entreprise spécialisée dans la construction de palettes en plastique. Le groupe, déjà implanté à Hong Kong, finit par jeter l’éponge à la suite de problèmes dans le process de fabrication.

Quand on attend toujours. Début 2013, 250 postes étaient annoncés à Beuvry-la-Forêt à la faveur de l’arrivée d’une usine de batteries innovantes imaginées par la société SCPC, originaire de la région parisienne. À ce jour, toujours rien, et les élus locaux n’y croient plus trop.

Idem à Dunkerque où on ne parle plus du projet Horn, que l’on annonçait pour fin 2015. Mené par Eiffage, ce projet de construction d’une unité de stockage de matières dangereuses annonçait 450 emplois à terme.

Quand l’objectif n’est pas atteint. Enfin, peut-on parler d’échec ou de demi-réussite dans la reconversion du site Metaleurop à Noyelles-Godault ? À l’origine, 830 salariés abandonnés en janvier 2003 au moment de la liquidation du site. Aujourd’hui, 233 salariés reclassés dans l’écopôle dédié à la valorisation des déchets. À chacun de juger…

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Analyse du projet Macron : en route pour l’esclavage ?

24 Décembre 2014, 09:37am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Analyse du projet Macron : en route pour l’esclavage ?

Un projet qui porte sur le droit du travail, fait par un ministre de l’économie. Pour la méthode, c’est un retour au milieu du XIXème siècle, avant qu’on invente un ministère du travail. Sur le fond, cela risque d’être un retour au début du XIXème siècle si la modification du code civil est maintenue.

Un projet dont le titre III, étonnamment intitulé « TRAVAILLER » donne toute la mesure. On ne fera pas l’injure de penser qu’une loi dite « Pour la croissance et l’activité » montre du doigt les fainéants de chômeurs ou l’indolence des travailleurs dans un pays où leur productivité est une des plus fortes du monde, mais on peut sans doute y voir le vivre pour travailler opposé au travailler pour vivre.

Un tel projet ne doit pas seulement être analysé pour ce qu’il est, il faut aussi le traduire avec nos mots, tant depuis une trentaine d’années la syntaxe patronale a envahi lois, accords collectifs, médias et hélas de plus en plus souvent contaminé le discours des « partenaires sociaux ». Des licenciements pour motif économique aux plans de « sauvegarde de l’emploi » en passant par les plans « sociaux », du chômage partiel à l’ « activité partielle », de l’exploitation des travailleurs à la « compétitivité », des qualifications collectives aux « compétences » individuelles, du droit à la formation à l’obligation de « formation tout au long de la vie », des contrats de merde aux « contrats courts » ou « aidés », du revolver sur la tempe au « dialogue social », il est difficile d’échapper complètement au lavage de cerveau quotidien qui leur permet d’affirmer sans honte et sans grand risque d’être vraiment contredit que ce qui est noir est blanc.

Reste enfin la tactique qui consiste à mettre en avant, pour cacher le reste, ce qui fera discussion, en boucle, dans les médias : le travail du dimanche ! Qu’on limitera ensuite volontiers à la question du nombre à la discrétion du maire (5 ou 12), ce qui permettra ensuite, en fonction du rapport de forces à trouver un nombre (7, 9 ?) qui apparaîtra comme un compromis et pourra laisser l’impression qu’il y a eu finalement beaucoup d’agitation pour rien. D’où l’urgente nécessité de détailler ce « rien » :

1/ Code civil : le retour à 1804 et la suppression du droit du travail

Le droit du travail repose sur la réalité de l’exploitation des travailleurs qui, en langage juridique est nommée « subordination ». Le salarié est aux ordres, soumis à son employeur pour son embauche, son contrat, l’exécution de son contrat et son licenciement. L’exact contraire du droit civil dans lequel les deux parties sont à égalité. Il a donc été ajouté dans le code civil actuel que les contrats de travail étaient exclus de ce droit entre égaux, le code du travail servant précisément à limiter pour partie l’arbitraire patronal.

Le projet MACRON, sans qu’aucun média ne le soulève, abroge l’alinéa qui, dans le code civil, exclut les contrats de travail. Ce n’est ni plus ni moins que la suppression du droit du travail. Un retour à 1804, au code Napoléon, et à la loi Le Chapelier : plus aucune entrave à la liberté d’exploiter. Il suffira au patron, pour chaque litige, d’obtenir « l’accord » du salarié et aucun juge, prud’homal ou non, ne pourra venir troubler cet « accord » au nom d’un quelconque droit du travail. Travailler le dimanche, la nuit, 12h par jour, 60h par semaine, pour un demi-SMIC...du moment que le salarié est « d’accord ».

A y regarder de près, cette incroyable tentative du gouvernement et du MEDEF n’est pas si nouvelle : elle est ici et là inscrite déjà dans de plus en plus nombreuses dispositions du droit du travail, qu’il s’agisse d’ « accords collectifs » signées par des organisations syndicales et/ou de lois : ainsi, dès décembre 1981, un accord collectif permettait de faire faire 12 h x 12 jours = 144 h à un salarié agricole avec son « accord », l’ANI du 11 janvier 2013 et la loi du 14 juin 2013 permettent de ne pas respecter le plancher de 24 h avec l’ « accord » du salarié. Et, pour le travail du dimanche, il serait, pour l’essentiel, réservé aux « volontaires ». Ce « volontariat », dont Gérard Filoche ne cesse de répéter qu’il n’existe pas en droit du travail, on en mesure toute l’irréalité quand l’ex présidente du MEDEF n’a pu trouver mieux que l’oxymore de « soumission volontaire ».

2/ Prud’hommes : la mise à mort

Le projet MACRON est un nouvel arsenal pour casser plus encore ce qui reste souvent le seul recours pour les salariés. Les conseillers prud’homaux se voient soumis à un contrôle plus fort, une vraie tutelle ; leurs conditions de travail ainsi que le rapport de force pour les conseillers salariés sont dégradés ; se met en place une justice expéditive et forfaitaire répondant ainsi aux demandes constantes du MEDEF déjà avancées dans l’ANI du 11 janvier 2013 et la loi qui les ont consacrés :

21/ extension du pouvoir des juges départiteurs, qui pourront assister aux assemblées générales du conseil de prud’hommes, pourront réunir son président et vice-président, et pourront remplacer le conseil de prud’hommes en cas de problèmes de fonctionnement de celui-ci.

22/ extension de la formation restreinte (2 conseillers au lieu de 4), sur demande du bureau de conciliation. Une nouvelle procédure qui aura comme conséquence inéluctable un engorgement supplémentaire et des jugements expéditifs encore plus défavorables aux salariés.

23/ suppression possible de la case « bureau de jugement » et renvoi au juge départiteur (« de droit » et sans possibilité de recours) dans les trois cas suivants : si le bureau de jugement estime que la formation restreinte décidée par le bureau de conciliation (« et d’orientation ») ne s’imposait pas ; si le bureau de conciliation et d’orientation le décide dans le cas où « toutes les parties le demandent » ou bien en cas de partage du bureau de conciliation !

24/ Contrôle et organisation de la « démission » des conseillers prud’homaux : Un décret va désormais fixer un délai au-delà duquel un conseiller prud’homme sera désormais considéré comme « démissionnaire » s’il ne satisfait pas à une nouvelle « obligation de formation initiale et continue. ».

25/ Une suspicion et un contrôle institutionnalisés : Un décret va établir un « recueil des obligations déontologiques des conseillers prud’hommes ». Le projet MACRON donne une idée du contenu de ce recueil qui permettra toutes les mises à l’écart de conseillers qui déplaisent : à l’ « indépendance » et à l’ « impartialité », auxquelles sont astreints tous les juges, pour les conseillers prud’hommes, se rajoutent la « dignité », la « probité » et un comportement de nature « à prévenir tout doute légitime à cet égard », l’abstention « de tout acte ou comportement à caractère public incompatible avec la réserve que leur imposent leurs fonctions » et, last but not least, « Leur est interdite toute action concertée de nature à arrêter ou entraver le fonctionnement des juridictions ».

26/ Des sanctions renforcées : Les conseillers prud’hommes sont considérés par la loi MACRON comme des salariés soumis au pouvoir disciplinaire d’un employeur : sont créées deux nouvelles sanctions, l’ « avertissement » (sans recours possible car censé ne pas être une sanction) et le « blâme » ; est également créée l’équivalent de la mise à pied à titre conservatoire. Quant à la « déchéance » provisoire possible, elle est allongée (de 5 à 10 ans) et une déchéance définitive est créée. Une « commission nationale de discipline » est créée.

27/ La représentation deviendrait obligatoire en appel ! et les défenseurs syndicaux, déjà très peu nombreux, pourraient avec un nouveau statut être introuvables aussi bien aux prud’hommes qu’en appel. Désormais les salariés devront soit prendre un avocat, soit trouver un défenseur syndical dont le projet MACRON prévoit un contrôle de sa désignation et la possibilité de radiation administrative.

28/ Moins de juges pour juger et des juges « mieux » choisis. Le projet MACRON innove en créant la notion de « litiges sériels ». Sans recours possible, le premier président de la cour d’appel ou le président de la Cour de cassation pourra décider de faire juger plusieurs affaires par un seul conseil de prud’hommes, qu’il choisira ! Et ce conseil pourra se dessaisir de lui-même ou « si toutes les parties le demandent » au profit d’un juge départiteur lui-même désormais choisis parmi les juges du TGI, choisis eux-mêmes par le président du TGI « prioritairement en fonction de leurs aptitudes et connaissances particulières ». Si avec ça, les patrons ne gagnent pas à tous les coups...

29/ Un bonus, les avocats d’entreprise ! Ce cadeau anglo-saxon est une bonne nouvelle pour les patrons qui pourront se payer ces DRH bis qui vont accroître l’inégalité des salariés devant la justice. Même si, contrairement au projet initial, ils ne plaident pas, comment ne pas voir le poids dont pèseront ces salariés qui devront leur emploi à leur capacité à conforter le pouvoir patronal, en leur évitant des erreurs préjudiciables, en préparant au mieux pour les prud’hommes arguments juridiques et fausses attestations de salariés mieux ficelées.

3/ Inspection du travail et sanction de la délinquance patronale : toujours moins

L’inspection du travail a déjà vu son indépendance foulée au pied par le décret SAPIN de mars 2014. Le projet d’ordonnance MACRON en est la suite que SAPIN n’avait pas eu le temps de terminer.

Pour les sanctions, les patrons vont échapper et aux juges et aux inspecteurs du travail : des amendes pénales vont être transformées en amendes administratives et l’administratif ne sera plus l’inspecteur du travail mais son supérieur hiérarchique au niveau régional, pas moins, le Directeur Régional des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation et, accessoirement du travail et de l’emploi (D.I.R.E.C.C.T.E) dont le seul intitulé permet de mesurer le degré d’indépendance par rapport au patronat qui échappe ainsi au procès-pénal et accède à tous les arrangements possibles entre amis.

Une mention spéciale pour les délits qui concernent le droit syndical et les représentants du personnel : il est précisé que la peine d’emprisonnement sera supprimée car « susceptible de dissuader les sociétés étrangères d’investir dans les entreprises françaises... ».

Et pour les élections professionnelles, les patrons vont échapper à l’inspection du travail : seront désormais transférées aux juges les décisions sur la mise en place de délégués de personnel de site ; les décisions sur le nombre et de la composition de collèges électoraux ainsi que le nombre de sièges et leur répartition entre les collèges (en l’absence d’accord électoral) ; les décisions de reconnaissance d’un « établissement distinct » pour les élections de délégués du personnel ou de membres du comité d’établissement ; les décisions de dérogation aux conditions d’ancienneté pour les électeurs et les éligibles aux élections de délégués du personnel et des membres du comité d’entreprise.

4/ Médecine du travail : la mise à mort

L’étude d’impact du projet MACRON donne à voir les soubassements des changements législatifs envisagés : il y est expliqué clairement que l’obligation légale de la visite d’embauche ne peut être effectuée car il manque de médecins du travail et que « les employeurs sont donc dans une situation d’insécurité juridique » car la Cour de cassation sanctionnerait « lourdement » le non respect de l’obligation de sécurité ; et la larme vient également aux paupières, il est expliqué que les médecins du travail rédigent beaucoup trop d’avis d’aptitude comportant des restrictions d’aptitude ou des aménagements de poste, ce qui empêcheraient par ce biais tout licenciement ! (« Tant que l’avis mentionne l’« aptitude », aucun licenciement ne peut être envisagé même si l’employeur est dans l’incapacité de suivre les recommandations et propositions du médecin du travail.”).

Les solutions envisagées sont donc : 1/ moins de visites médicales et des visites faites par « d’autres professionnels » ; 2/ des avis d’aptitude faits par des « collaborateurs médecins » et un encadrement voire une suppression des « réserves ». Licencier plus et plus vite pour inaptitude, tel est la sécurisation recherchée par le projet de loi.

5/ « Simplifications » pour les entreprises : toujours plus !

51/ Licenciements pour motif économique : Grâce à la loi du 14 juin 2013, l’employeur pouvait déjà, sur les quatre critères de choix des licencié(e)s, retenir prioritairement le critère qu’il voulait, par exemple le critère arbitraire de la « qualité professionnelle » au détriment des critères sociaux(charges de famille, âge, handicap, ancienneté). Le projet MACRON permet à l’employeur de moduler même les critères choisis en les fixant « à un niveau inférieur à celui de l’entreprise ». En clair, pouvoir choisir de licencier qui on veut, où on veut :

• Le projet MACRON simplifie les « petits licenciements » (de 2 à 9 salariés) dans les entreprises de plus de 50 salariés.

• Le projet MACRON simplifie les efforts de reclassement pour les grandes entreprises.

• Le projet MACRON simplifie beaucoup les licenciements dans les entreprises en redressement ou en liquidation judiciaire.

• Le projet MACRON simplifie beaucoup le licenciement sans retour et sans indemnités des salariés pour lesquels le tribunal administratif aurait annulé la décision de validation ou d’homologation.

52/ Travail clandestin (= travail « illégal »). Sous couvert de « lutte contre la prestation de service internationale illégale », le projet MACRON organise au contraire le laisser faire pour les infractions au détachement illégal de salariés : « délai » pour se mettre en règle, « rapport administratif » de l’agent de contrôle à l’ « autorité administrative » (rebonjour le D.I.R.E.C.C.T.E) qui pourra « eu égard à la répétition ou à la gravité des faits constatés » ( !) et par « décision motivée », suspendre la prestation mais pour « une durée ne pouvant excéder un mois ». Il est prévu que le patron pourra passer outre ( !), ne pas suspendre son activité illégale, et qu’en ce cas, il s’exposera – on tremble – à une « amende administrative » ( !) mais que le D.I.R.E.C.C.T.E n’infligera – on est rassuré – qu’avec circonspection en tenant compte des « circonstances » et de « la gravité du manquement » mais aussi du « comportement de son auteur » ainsi que de « ses ressources et ses charges ».

53/ Travailleurs handicapés. Pour pouvoir se soustraire à l’obligation d’embaucher des travailleurs handicapés, les employeurs pouvaient déjà passer des contrats à des « entreprises adaptées », des « centres de distribution de travail à domicile », des « établissements ou services d’aide par le travail. Le projet de loi MACRON voit plus loin : désormais, il suffira de faire appel : à des personnes que l’employeur ne paiera pas et qu’il n’aura pas l’obligation d’embaucher (« personnes handicapées pour des périodes de mise en situation en milieu professionnel ») ou à des non salariés (« travailleurs indépendants handicapés »)

54/ Consultations des institutions représentatives du personnel. A la rubrique « Dialogue social », le projet MACRON a inscrit, sans rire, la possibilité pour les entreprises, conséquences de l’ANI du 11 janvier 2013, de réduire désormais les consultations des institutions représentatives du personnel, par exemple pour les licenciements pour motif économique, à la fourniture au comité d’entreprise de la « base de données unique » dont le contenu limitatif est fixé par décret

6/ Travail le dimanche et la nuit : toujours plus !

On retrouve ici la suppression du droit du travail avec la prétendue liberté du salarié « volontaire ». Cette liberté dont profiteront toujours plus essentiellement des femmes et des jeunes qui subissent déjà temps partiel et horaires au sifflet, cette liberté va pouvoir s’exercer dans plus de zones et pour plus de dimanches. Ministres, préfets et maires vont pouvoir accorder des dérogations au repos dominical :

• 1/ pour préjudice « au public » ou « au fonctionnement de l’entreprise ».

• 2/ dans des « zones touristiques internationales » (Ministres)

• 3/ dans des « zones touristiques » (Préfets)

• 4/ dans des « zones commerciales » (Préfets)

• 5/ dans les établissements situés dans l’emprise des gares elles-mêmes situées dans les trois zones précédentes (Ministres)

• 6/ dans les établissements de la commune dont le maire pourra désormais autoriser l’ouverture pendant 12 dimanches et devra l’autoriser au minimum pour 5 dimanches, une obligation nouvelle oubliée des médias (jusqu’ici le maire peut autoriser le travail pour au maximum 5 dimanches, il n’y est pas obligé)

Pour bénéficier de ces dérogations, il faut des contreparties pour lesquelles le projet MACRON renvoie au « dialogue social » dont la musique immuable commence à être connue : soit on trouve des organisations syndicales pour signer l’accord que l’employeur souhaite (« accord collectif ou territorial ») soit, comme pour les plans de licenciement, l’employeur décide seul (« décision unilatérale de l’employeur ») après un « référendum » dont le résultat est connu d’avance. En ce cas, le doublement du salaire ne sera pas une obligation pour les entreprises de moins de 20 salariés.

Et dans les « zones touristiques internationales », la loi déciderait maintenant que, dans ces zones, la nuit commence après 24h, alors il y sera possible de travailler de nuit. On appréciera à sa juste valeur la « contrainte » de l’employeur : il « veille » à ce que le salarié « dispose d’un moyen de transport pour regagner son domicile »

Il est grand temps de veiller à ce que le projet MACRON regagne la nuit des rêves patronaux.

Richard ABAUZIT

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Bonne nouvelle pour les salariés qui se déplace professionnellement entre les domiciles de deux clients.

28 Novembre 2014, 15:40pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Le temps de déplacement professionnel entre les domiciles de deux clients doit être pris en compte au titre du temps de travail effectif du salarié et non du temps de pause. Le défaut de mention de ce temps de trajet sur le bulletin de paie rend l’employeur passible d’une condamnation pour travail dissimulé.

voilà ce qu'ordonne la Cour de cassation du mardi 2 septembre 2014

Conformément aux dispositions de l’article L. 8221-5 du Code du travail, le fait de mentionner sur le bulletin de paie un nombre d’heures de travail inférieur à celui réellement accompli est réputé être un travail dissimulé par dissimulation d’emploi salarié. À ce titre, la personne physique, auteur de l’infraction, encourt cinq ans d’emprisonnement et 75 000 € d’amendes ; la personne morale est, quant à elle, passible de 375 000 € d’amende. "A méditer"

Poursuivie devant le Tribunal correctionnel, une société et son gérant ont été condamnés pour travail dissimulé.

La décision a été confirmée par la Cour d’appel aux motifs que les interventions entre les clients se succédaient tout au long de la journée de travail avec un intervalle court entre chaque intervention et que les salariés ne pouvaient se soustraire, durant ces trajets, à l’emprise de l’employeur responsable de l’organisation de leur emploi du temps.

La société a formé un pourvoi contre cette décision soutenant qu’en application de larticle L. 3121-4 du Code du travail, le temps de déplacement professionnel pour se rendre sur le lieu d’exécution du contrat de travail n’est pas un temps de travail effectif, l’article n’opérant aucune distinction entre les déplacements effectués du domicile au lieu d’exécution du contrat de travail et les déplacements effectués entre deux lieux d’exécution des prestations professionnelles.

La société estimait également que, dans la mesure où les salariés ne sont pas susceptibles de recevoir d’ordres de l’employeur et n’ont pas à rendre compte de leur activité au cours de ces trajets, ces heures ne peuvent constituer un temps de travail effectif.

La chambre criminelle de la Cour de cassation n’a pas suivi cette argumentation et écarte l’application de l’article L. 3121-4 du Code du travail à l’espèce. Elle valide le raisonnement de la Cour d’appel en relevant que « le temps de déplacement professionnel entre le domicile d’un client et celui d’un autre client, au cours d’une même journée, constitue un temps de travail effectif et non un temps de pause, dès lors que les salariés ne sont pas soustraits, au cours de ces trajets, à l’autorité du chef d’entreprise ».

La Cour de cassation confirme ici sa jurisprudence antérieure favorable à la prise en compte des temps de trajet comme temps de travail effectif même dans les cas où le salarié ne passe pas par le siège de l’entreprise entre deux lieux d’exercice de son activité (Soc. 5 nov. 2003, no 01-43.109 ; Soc. 12 janv. 2005, no 02-47.505).

 

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Fermeture du centre de tri postal à Arras

28 Octobre 2014, 16:46pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Comme suite à la fermeture envisagée du centre de tri postal d'Arras.

L'intersyndicale, CGT, SUD, FO, UNSA, CFDT, CFTC, communique la version 1 du projet d'accompagnement dit social reçu le 23 octobre 2014.

Une attention toute particulière sur le paragraphe, 4 page 4 qui permettraient à La Poste de licencier du personnel sous certaines conditions, alors même que l'entreprise a touché près de 300 millions d'euros au titre du CICE que le sénat à voté !

Contrairement à la loi sur le CICE qui devrait servir à favoriser l'emploi, eh NON, il facilite aussi les licenciements !

La poste fait fi de toutes interventions et semble ne tenir aucun compte de l'ensemble des démarches, faites par les élus communistes de la région, du département et du sénateur communiste Dominique Watrin.

Il y aura l'interpellation de l'intersyndicale du tri postal d'Arras, lors du passage dans le PAS de Calais du président de la République, François Hollande le 21 novembre.

 

Fermeture du centre de tri postal à Arras
Fermeture du centre de tri postal à Arras
Fermeture du centre de tri postal à Arras
Fermeture du centre de tri postal à Arras
Fermeture du centre de tri postal à Arras
Fermeture du centre de tri postal à Arras
Fermeture du centre de tri postal à Arras
Fermeture du centre de tri postal à Arras

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Une attaque en règle contre le Code du Travail, ça sent le GATTAZ !

26 Septembre 2014, 15:49pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

     Au moment ou de nouvelles discussions syndicats-patronat-gouvernement doivent s’ouvrir sur la ‘modernisation du fameux « dialogue social » le patronat a fait connaître ses exigences : dérogations au Smic, augmentation de la durée du travail, travail le dimanche, suppression de deux jours fériés, disparition des seuils sociaux, création un « contrat de projet » à durée limitée en remplacement du CDI, transformation du CICE (crédit impôt compétitivité emploi) en baisse des « charges »

 

Le journal "les Échos" du 15 septembre 2014 qui détaille ce plan patronal, assure que ce massacre des droits des salariés permettrait de créer en cinq ans de 690.000 à 1.590.000 emplois.

 

Une attaque en règle contre le Code du Travail.

 

L’accent est mis sur les « accords d’entreprises » au détriment de la loi et du Code du Travail. Le patronat,  le gouvernement, les « experts » comme Mr Soubie ex conseiller social de N. Sarkozy sont tous d’accord.

La loi, le Code protègent l’ensemble des salariés du pays. L’accord d’entreprise aujourd’hui n’est valable que s’il est supérieur à ce que propose la loi. Patronat et gouvernement veulent  inverser cette situation. Dans leur esprit, l’accord d’entreprise doit remplacer la loi et le Code du travail,  pour tirer vers le bas, salaires, temps de travail, avantages acquis. C’est ce qu’ils appellent la « souplesse » qu’ils estiment indispensable pour faire face à la situation économique disent-ils.

 

Ceci au détriment des salariés pour plus de profit pour le capital.

 

L’état donne l’exemple de sa conception du « dialogue social ».

 

Dans toutes les entreprises publiques telles la Poste, la SNCF, ou il est le seul actionnaire l’état donne l’exemple. C’est le refus systématique de discuter des revendications des personnels. D’où des grèves de longues durées pour maintenir un emploi de postier ou le statut des cheminots qui pourtant ont fait la force de ces entreprises au service du public. Avec des poursuites judiciaires dans de nombreux cas pour faire passer ceux qui luttent pour des voyous.

 

Là où l’Etat est présent de façon minoritaire c’est l’alignement systématique sur les positions des actionnaires. Citons la SNCM, Renault, Air France et toutes les autres.

 

C’est aussi le soutient total aux directions lors des conflits des cheminots en juin, de la SNCM en juillet, d’Air France aujourd’hui.  A chaque fois le gouvernement dénonce l’action des personnels, la « prise en otage des usagers », « le danger que la poursuite de la lutte fait courir à l’entreprise » comme si la direction de celle-ci n’était pas la seule responsable de cette situation. Ces manœuvres sont facilitées par l’attitude de syndicats,  la CFDT et d’autres, qui condamne à chaque fois l’action engagée.

 

 

Le patronat veut aller très loin.

 

Dans un article des "Échos" du 9 septembre, J-C. Sciberras, DRH de Solvay et président de  l’association nationale des DRH, écrit : «  notre mille feuilles social est unique au monde, ça ne peut plus durer ».

Il propose sournoisement de supprimer, les délégués syndicaux dans les ateliers et bureaux, tous ceux qui sont au plus près des salariés, recueillant leurs revendications, organisant leurs actions pour les faire aboutir. Ces représentants du personnel seraient remplacés dans l’entreprise par un représentant unique de chaque organisation syndicale.

 

Ces fonctionnaires syndicaux payés par l’entreprise suffiraient largement au dialogue social et à la signature d’accords pour le plus grand profit du patronat.

C’est ce que le Medef appelle la suppression des « seuils sociaux »  qui doit être discutée lors de ces prochaines rencontres.

 

Une fois de plus  la CFDT se dit ouverte à la discussion sur ces seuils, d’où de nouvelles capitulations de sa part.

 

La défense des droits acquis est une chose trop sérieuse pour la laisser entre les  mains du patronat, de l’Etat et des syndicats à leur botte. Là comme partout l’intervention des salariés est indispensable. Communiste est aussi dans ce combat.

                                                                                                                  site communites.org 

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GATTAZ exige du nouveau gouvernement qu’il aille "PLUS LOIN ET PLUS VITE" en faveur des entreprises

29 Août 2014, 18:59pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

GATTAZ exige du nouveau gouvernement qu’il aille "PLUS LOIN ET PLUS VITE" en faveur des entreprises

Dans un entretien accordé mardi 26 août 2014 aux Échos, le président du MEDEF a souhaité que le nouveau gouvernement « continue la politique en faveur de la compétitivité des entreprises qui découle du Pacte de responsabilité » et accélère son application. Car, déplore-t-il, la plupart des mesures qu’il contient ne sont encore que « virtuelles, et ne rentreront en vigueur qu’à partir de 2015 ». C’est pourquoi « Il faut aller plus vite et plus loin ».

 

Mais cela ne suffira pas. Pierre Gattaz somme le gouvernement de s’« attaquer rapidement aux verrous de notre économie pour libérer le potentiel de créations d’emplois ». Ce n’est qu’à cette condition que les patrons lui accorderont pleinement leur confiance. Le MEDEF va rendre public mercredi son projet intitulé « France 2020 » qui préconise en particulier, parmi une vingtaine d’« activateurs de croissance », les réformes des seuils sociaux, de la réglementation du travail du dimanche et de « la soirée » ainsi que celle de la législation sur la durée du temps de travail qui doit « s’adapter aux besoins ». Pour «  s’attaquer au problème de l’investissement ».

 

Il est aussi nécessaire de « rouvrir tous les sujets qui bloquent l’orientation de l’épargne vers les entreprises », notamment « la taxation du capital ». « On ne peut pas tenir un discours contre les dividendes, prévient-il, et vouloir en même temps attirer les investisseurs ».

 

Pour en finir avec toutes ces « contraintes », le président du MEDEF veut « adapter le dialogue social au XXIe siècle », autrement dit les « partenaires sociaux » doivent comprendre que « l’entreprise est désormais au centre du jeu » et accepter que ce soit « au niveau de l’entreprise » (par opposition aux niveaux nationaux des conventions collectives de branche et des statuts) que les négociations doivent désormais se tenir.

 

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Ils luttent

31 Mai 2014, 17:15pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Cheminots : Le 22 mai, les cheminots ont pris l’avenir de la SNCF, de leur statut social et du service public en mains.

22.000 salariés de la SNCF  venus de toute la France ont manifesté à Paris pour le service publics et l’emploi contre la politique de casse du gouvernement.  3.000 cheminots et commerciaux s’étaient retrouvés dès 11h. du matin devant le siège de la direction...

 

Les 300 salariés des papeteries de l’entreprise Arjowiggins à Wizernes (Pas de Calais) sont en grève, pour défendre leur emploi.

La direction veut fermer leur usine. Depuis l’annonce de la fermeture les salariés sont en grève et le font s’avoir autour d’eux. Manifestations, actions auprès des pouvoirs publics. Une  journée portes ouvertes le 24 mai a recueilli un grand succès auprès de la population de cette région durement frappée par le chômage l’un des plus haut de France après la fermeture des mines, du textile, des industries mécaniques.

Cette multinationale française implantée en France, aux USA, en Angleterre et en Chine est une spécialiste de la fermeture d’usines en France. En 2009 elle ferme l’usine du Faya (Ardèche) et supprime une production à Wizermes, première étape de la fermeture totale de celle-ci annoncée aujourd’hui

Sa situation financière est bonne avec une capitalisation boursière de 132 millions d’euros mais il leur faut toujours plus de profit. Pour une multinationale française ou étrangère qu’importe le sort de 300 salariés et de leurs familles.

 

Les postiers du Centre de distribution  de Paris 15 sont en grève depuis le 20 mai, contre la suppression de plusieurs dizaines de tournées et d’emplois.

Roger Domard au nom de Communistes est aller les saluer et leur apporter notre soutien total.  Il a rappelé notre condamnation de la politique de liquidation du service public et  de la suppression massive d’emplois engagée par la poste et le gouvernement.

 

A Drusenheim dans le Bas-Rhin, 400 salariés de l’usine de caddies sont en grève depuis le 19 mai, pour la sauvegarde de leur emploi et assurer la pérennité de leur entreprise.

 

A la préfecture du Bas Rhin Il a fallu 9 semaines de grève des salariés pour que la direction ordonne à l’usine d’incinération de la Senerval à Strasbourg des travaux pour renforcer la fiabilité des installations, les salariés travaillant dans un environnement toxique.

Neuf semaines de lutte pour faire bouger la préfecture. Lorsqu’il s’agit de faire intervenir la police contre les travailleurs en lutte les préfectures sont plus rapides. Ainsi vont les choses avec le pouvoir socialiste au service du capital.

 

Dans une cinquantaine de restaurants  de Buffalo Grill les salariés ont fait grève le 25 mai à l’appel de la CGT et de FO contre le projet de la Direction de moduler a sa sauce le temps de travail ce qui aurait pour conséquence une perte de pouvoir d’achat de 5 millions d’euros pour l’ensemble du personnel et autant de profit pour les actionnaires .

 

A Bourg en Bresse, à la résidence Emile Pélicand, action contre la suppression du poste d’infirmière de nuit.

La direction de la résidence annonce la suppression du seul poste d’infirmière de nuit pour des raisons financières et parce que c’est la règle !

Les familles des résidents de cet établissement de 195 places hébergeant des personnes dépendantes, atteintes de  la maladie d’Alzheimer ou d’autres relevant de la psychiatrie, refusent cette suppression de poste qui met en cause y compris la sécurité des malades. La mobilisation qui s’organise à l’appel de l’amicale des résidents et de leurs familles, a déjà permis de rassembler la signature de 210 personnes des familles de résidents sur une pétition adressée à la direction.

Le Gouvernement socialiste annonce 3 milliards d’économies de plus dans les hôpitaux, des réductions de dépenses de personnels, au détriment de la qualité des soins aux malades et des conditions de travail des personnels.

 

Dans le monde :

En Afrique du Sud : La grève des 70.000 mineurs des mines de platine pour l’augmentation des salaires et de meilleures conditions de travail se poursuit. Les négociations ont repris entre la direction et les syndicats.

 

www.sitecommunistes.org

 

 

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