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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Le Parti communiste de Moldavie (PCM) reste la première force politique du pays

30 Novembre 2010, 16:22pm

Publié par -BLOG-PCF-ARRAS

 

moldova commLe Parti communiste de Moldavie (PCM) reste la première force politique du pays, avec 40% des voix, lors des législatives anticipées du 28 novembre

Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/ 

Ces élections législatives anticipées du 28 novembre devaient sortir la Moldavie de l'impasse constitutionnelle dans laquelle elle est plongée depuis l'an dernier, sans majorité parlementaire claire ni président légitime. Les résultats du scrutin semblent l'y plonger encore plus profondément. 

En effet, depuis les dernières législatives de 2009, la Moldavie est dans une véritable impasse constitutionnelle. Le président de la république est élu dans cette ex-république soviétique au scrutin indirect, avec les voix d'au moins les 3/5èmes du Parlement. 

Or, depuis juillet 2009, le pays est divisé en deux blocs de taille équivalente, sans aucun dialogue possible: d'un côté le Parti communiste de Moldavie, premier parti politique du pays mais avec seulement 48 sièges, et hostile à l'intégration européenne; de l'autre, « l'Alliance pour l'intégration européenne », pro-européenne mais aussi favorable au rattachement avec la Roumanie, composée des Partis libéraux, démocrates, libéraux-démocrates et nationalistes (« Notre Moldavie »), et occupant 53 sièges. 

Jusqu'ici, aucun des deux blocs n'avait la majorité qualifiée de 61 sièges pour élire leur président. 

Et le cartel pro-européen avait essuyé un cuisant revers en septembre 2010, dans le cadre du référendum constitutionnel qu'il avait organisé pour entériner l'élection du président au suffrage direct, pensant en profiter pour court-circuiter l'opposition communiste et élire un président pro-européen. 

La majorité des Moldaves a alors massivement écouté l'appel au boycott lancé par le Parti communiste. Avec la participation de seulement 30% des Moldaves, celui-ci a été déclaré invalide. Et le président libéral Mihai Ghimpu a dû donc dissoudre le Parlement et appeler la tenue de législatives anticipées, ce dimanche 28 novembre. 

Les communistes restent première force politique du pays: « une victoire que beaucoup nous envient », pour le secrétaire-général du PC 

Les sondages prévoyaient la déroute du Parti communiste, qui aurait même dû perdre sa place de première force politique du pays, et le triomphe de l'Alliance pro-européenne qui aurait obtenu largement la majorité qualifiée parlementaire requise. 

moldova voroninOr, si la situation est tout aussi incertaine quant à la sortie de l'impasse constitutionnelle, une seule chose est sûre : le Parti communiste reste, de loin, la première force politique du pays. Il conserve, par ses seules forces, 42 sièges et obtient près de 40% des voix. Le secrétaire-général Vladimir Voronin pouvait légitimement parler « d'une victoire que bien des partis peuvent nous envier ». 

Car, en effet, du côté de l'alliance pro-européenne, il y a plus de perdants que de gagnants. Non seulement l'alliance a échoué dans son objectif, celui d'obtenir les 61 sièges nécessaires pour élire un président pro-européen, mais hormis le Parti libéral-démocrate soutenu à coups de propagande médiatique, les deux autres partis-phares de la coalition sont en net recul : le Parti libéral perd 3 sièges et descend sous la barre des 10% tandis que le Parti nationaliste « Notre Moldavie » s'effondre avec 2% des voix et disparaît du Parlement. 

L'échec de la campagne anti-communiste et pro-européenne menée par la « Sainte-alliance » pour l'intégration européenne 

Ces résultats marquent donc l'échec de la stratégie de la « Sainte-alliance », sur ses versants anti-communiste et pro-européen. 

(...)

Il ne fait aucun doute que l'offensive anti-communiste et pro-européenne va redoubler dans les prochaines semaines, profitant de la paralysie politique du pays. Qu'elle peut signifier de nouvelles menaces d'interdiction du Parti communiste de Moldavie. 

Mais avec le soutien populaire massif dont bénéficie le Parti, premier parti du pays, et la solidarité internationale exprimée par les communistes du monde entier, le Parti communiste de Moldavie résistera à ces menaces et se renforcera à l'avenir pour offrir une autre perspective au peuple moldave que celle de l'adhésion à cette machine à broyer les peuples qu'est l'Union Européenne!

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Crise européenne : signez l'appel de l'Humanité

30 Novembre 2010, 16:17pm

Publié par -BLOG-PCF-ARRAS

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Après la Grèce, l’Irlande se voit prescrire une cure de super d’austérité, qui va aggraver la pauvreté et augmenter le chômage. Le Portugal, l’Espagne, puis l’Italie et la France sont menacés. Ce n’est pas aux salariés de payer les conséquences d’une crise provoquée par une politique ultralibérale qui a été présentée longtemps comme le seul modèle à appliquer. Signez notre pétition en ligne !

L’avenir de l’Europe est l’affaire des peuples européens

L'Humanité lance cet Appel, que vous pouvez signer en vous rendant ici 

"L’avenir de l’Europe doit devenir l’affaire des peuples européens et non des spéculateurs. L’Union européenne est aujourd’hui minée par les attaques des marchés financiers, de connivence avec le FMI et les institutions européennes. Après la Grèce, l’Irlande se voit prescrire une cure de super d’austérité,  qui va aggraver la pauvreté et augmenter le chômage. Le Portugal, l’Espagne,  puis l’Italie et la France sont menacés. Nul n’est à l’abri de  cette thérapie de choc qui, faute d’être stoppée, ruine l’idée européenne elle-même.

Ce n’est pas aux salariés de payer les conséquences d’une crise provoquée par une politique ultralibérale qui a été présentée longtemps comme le seul modèle à appliquer dans  toute l’Union européenne. La solidarité entre les peuples européens à la merci des agences de notation doit s’exprimer avec force.

Dans l’immédiat,

-         Il est indispensable de créer un fonds de développement humain social et environnemental financé par la Banque centrale européenne qui impulsera  la création d’emplois, le développement des services publics, la réduction des inégalités de développement au sein de l’UE, l’éducation l’innovation environnementale. La Banque centrale européenne doit pouvoir aider les Etats en difficulté en leur permettant d’emprunter par création monétaire et par des refinancements à des taux quasi nuls pour lancer des projets utiles et créateurs d’emplois.

-         Une taxation des mouvements de  capitaux, réclamée régulièrement par le Parlement européen, permettrait de doubler le budget de l’Union européenne et commencerait à limiter la spéculation qui étouffe l’Europe.  

L’Union européenne ne sortira de la crise que si elle s’affranchit de la pression des marchés financiers et si elle s’attèle à la construction d’une Europe sociale, solidaire et démocratique telle que le réclame la Confédération européenne des syndicats.

 

Pour signer cet appel rendez-vous ici

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DROIT A L’EAU

30 Novembre 2010, 11:00am

Publié par -BLOG-PCF-ARRAS

arton5248-083aa.jpg  DROIT A L’EAU : proposition de loi des parlementaires communistes

Suite à l’appel lancé par l’Observatoire des Usagers de l’Assainissement en Île-de-France (OBUSASS) et d’associations nationales, les parlementaires communistes ont déposé une proposition de loi visant à mettre en œuvre le droit à l’eau
Pourquoi une nouvelle loi ? Le droit à l’eau proclamé par la loi de 2006 n’a jamais été appliqué. L’article 1 précise : « l’usage de l’eau appartient à tous et chaque personne physique, pour son alimentation et son hygiène, a le droit d’accéder à l’eau potable dans des conditions économiquement acceptables par tous. » Mais depuis, rien n’a changé.

Le prix de l’eau n’arrête pas de grimper, alors que les salaires stagnent et que les loyers explosent.

Le poids de la facture de l’eau pour les ménages les plus précaires devient insupportable. Les menaces de coupures se multiplient. En effet, le système d’aide à l’impayé d’eau via les fonds de solidarité logement est refusé aux locataires d’habitat collectif. Ce système est inadapté et ne fonctionne pas du fait de l'égoïsme des entreprises privées de l'eau.

Selon l’ONU, au-delà de 3 % des revenus, le droit à l'eau est gravement menacé.
Il est urgent de faire prévaloir un nouveau droit, conforme à l’application de la loi de 2006 garantissant l’accès à l’eau pour tous et corrigeant les inégalités grandissante du prix de l’eau en France. Des études montrent que la facture de l’eau peut atteindre 10 % des revenus d'un ménage précaire alors que la moyenne est de 0,8 %. Dans certaines régions, le prix au m3 peut atteindre jusqu’à 7,5 € alors que pour les mêmes ressources, il est parfois de moins de 3€.

Grâce à la mobilisation, un projet de loi gouvernemental est en cours d’élaboration.
Les interventions des parlementaires et des élus communistes qui siègent dans les syndicats de l’eau et de l’assainissement, la mobilisation citoyenne et associative ont porté leurs fruits. Le Comité National de l'Eau et le Ministère de l’Ecologie ont validé le principe d’un nouveau projet de loi gouvernemental sur la mise en œuvre du droit effectif à l’eau.
Ce projet de loi arrivera prochainement au Parlement. Le gouvernement a confirmé à plusieurs reprises son principe. Il reprend en grande partie les propositions de l’OBUSASS  [www.obusass-idf.fr] relayé par la proposition de loi de nos parlementaires.

Il s’agira de la création d’une « allocation eau » versée obligatoirement par les CAF, CNAV et Caisses Agricoles à toutes les familles y compris en logement collectif dont la facture d’eau dans le budget des familles dépasse 3 %.

Elle sera financée sur la facture d’eau par une contribution des collectivités territoriales, des syndicats d’eau et d’assainissement, les régies, et les opérateurs publics et privés. Elle sera collectée par les agences de l’eau et versée au fonds de solidarité logement pour un montant de 50 millions d’€.

Par exemple, pour une famille habitant en région parisienne, bénéficiaire des minima-sociaux avec 2 enfants, dont le prix du m3 moyen est de  4,39 € et qui aujourd’hui paye 460 € par an de facture d’eau, bénéficiera d’une allocation eau d’un montant de 167€.

265 000 familles pourraient être bénéficiaires de ce dispositif en Ile de France et toutes celles dont les revenus sont inférieurs à 1270€ en France.

Pour les communistes, l’eau doit devenir un bien commun, public et nationalisé. Cela constituerait une grande avancée sociale ! C’est pourquoi au Parlement, nos parlementaires se battrons pour rendre obligatoire le financement du droit à l’eau par les entreprises. Ils veilleront à l’intérêt de toutes les familles qui vont être concernées par cette mesure nouvelle. Les communistes et leurs élus sont disponibles afin de poursuivre le débat, avec toutes celles et ceux qui souhaitent construire un grand service public national de l’eau.

POUR UN GRAND SERVICE PUBLIC NATIONAL DE L’EAU

En 2012 la France accueillera, à Marseille, le Forum mondial de l’Eau. Un évènement majeur! Dans sa préparation, les communistes et leurs élus proposent la création d’un grand service public national de l’eau pour balayer les inégalités d’accès et de prix de l’eau. Seul le service public peut le faire à partir d'une vision nationale du progrès social pour tous, de l’égalité de traitement, de l’équité territoriale, de l'appropriation nationale et publique des outils de recherche et de brevets aujourd’hui détenus par les grands groupes. Ce qui fut possible pour EDF-GDF au moment des grandes luttes sociales d’après guerre, doit l’être pour l’eau qui est essentiel à la vie. Aujourd’hui la privatisation du Gaz et de l’Électricité entraîne pour des millions d’usagers une augmentation des tarifs insupportable.

LES GRANDS GROUPES DOIVENT CONTRIBUER AU FINANCEMENT !

Nous nous félicitons que le gouvernement reprenne l’idée d’une allocation eau proposée par les parlementaires communistes.
Toutefois aujourd’hui, le Gouvernement refuse de rendre obligatoire le principe de solidarité nationale en faisant payer Véolia et La Lyonnaise qui ont réalisé en 2008, 5,5 milliards de chiffres d’affaires chacune. Seules 72 000 familles ont été aidées. Alors que la facturation d‘eau représente 11 milliards les entreprises n’ont consenties que 2,2 millions de remises gracieuses à quelques familles. C’est inacceptable !

Les parlementaires communistes en lien avec les associations, les citoyens et conformément à leur proposition de loi déposeront des amendements pour que 1 % du chiffre d’affaire de ces entreprises soit consacré au financement de l’allocation eau.

Cela représenterait 110 millions qui viendront s’ajouter aux 50 millions prévus par le Gouvernement. Cette mesure constituerait une mesure de justice sociale vis-à-vis des grands groupes qui réalisent d’énormes profits sur le dos des usagers en faisant de ce bien une marchandise dans la loi du marché.

Égalité et tarif unique pour l’eau ! 

Marie George BUFFET à l’Assemblée nationale et Eliane ASSASSI au sénat ont déposé au nom des parlementaires communistes une proposition de loi en novembre 2009, car l'eau ne doit plus être une marchandise !

Elle doit être un bien commun pour toute l’humanité. Pour cela elle doit être gérée démocratiquement dans le cadre d'un véritable service public pour garantir l’égalité et un tarif unique sur tout le territoire comme ce fut le cas pour l’électricité, le gaz et la SNCF.

Si la distribution et le traitement de l’eau ont un coût incontestable et nécessite des investissements afin de garantir sa qualité, sa préservation et donc maintenir un bon état écologique, il est anormal que ce soit sur les seuls usagers que reposent l’essentiel de l’effort de financement.

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Le PCF veut faire de cette semaine la semaine de l’hôpital

29 Novembre 2010, 16:58pm

Publié par -BLOG-PCF-ARRAS

arton16253-9e135Santé : le PCF veut faire de la semaine du 29 novembre, la semaine de l’Hôpital


Avec la mise en place de la loi « Hôpital, Patient, Santé, Territoire », nous assistons à une phase d’aggravation et d’accélération de la déstructuration/restructuration du service public de santé, et au-delà de tout le système de santé national.

Face aux Agences régionales de la Santé, véritable bras armés de la loi HPST, et dont les directeurs, nommés au plus haut niveau de l’Etat, se manifestent comme de parfaits commis zélés, le PCF a prit l’engagement de faire de la région, un lieu de contre-pouvoir, de résistance et d’initiatives politiques : approcher d’une part, la globalité des besoins la mise en cohérence des réponses, l’impact des interventions, et d’autre part, l’état des lieux de la casse hospitalière, la désertification des territoires, les capacités de résistance.

En s’engageant dans la tenue des Assises régionales de santé, le PCF s’engage dans la construction de lieu(x) de l’intervention citoyenne, pour et avec les professionnels, les syndicats, les usagers, les associations, les élus locaux...

Avec la volonté de faire de la semaine du 29 novembre au 5 décembre une semaine de l’Hôpital, Pierre Laurent tiendra une conférence de presse lundi 29 novembre et se rendra, mercredi 1er décembre dans plusieurs hôpitaux dont les salariés luttent pour la sauvegarde des structures de santé.

Lundi 29 novembre :

- Pierre Laurent tiendra une conférence de presse sur les propositions du PCF en matière de santé, de sauvegarde du service public de santé, et au-delà de tout le système de santé national.

Mercredi 1er décembre :

- 14h00 : Pour la défense de l’hôpital Tenon, en lutte depuis de nombreuses semaines, en présence de Nathalie Marchand pour la commission santé du PCF

- 16h00 : Pour le groupe hospitalier Henri Mondor/Albert Chenevier/CHIC/UFR de Médecine, en présence de Fabien Cohen pour la commission santé du PCF

- 18h00 : Pour le secteur hospitalier de la ville de Lagny, en lutte depuis des années pour sa survie, en présence de Gérard Salkowski pour la commission santé du PCF

 

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LES COMMUNISTES DU PAS DE CALAIS EN REFLEXION

29 Novembre 2010, 13:25pm

Publié par -BLOG-PCF-ARRAS

62.jpgLES COMMUNISTES DU PAS DE CALAIS EN REFLEXION

La Fédération du Pas-de-Calais du PCF tenait samedi sa 43èmeconférence fédérale, salle Dutilleul, à Evin-Malmaison où se sont retrouvés de nombreux délégués venus de tout le département. La direction fédérale avait proposé plusieurs pistes de réflexion sur lesquelles les communistes du Pas-de-Calais ont planché dans leurs conférences de section : le thème de la jeunesse, celui de notre activité dans les grandes villes, de notre lien avec le monde du travail et de nos moyens de communication.



Après le discours d'accueil de Gilles Waterlot, adjoint au maire d'Evin-Malmaison, Hervé Poly a présenté un rapport d'introduction sur la situation politique et les raisons qui ont conduit notre fédération à organiser cette conférence fédérale, à l'occasion du 90èmeanniversaire du Parti Communiste.

Simon Poudroux, responsable de la JC du Pas-de-Calais a présenté le rapport sur la jeunesse, à partir des observations remontées des conférences de section, Claude Vanzavelberg, de la section de Calais, a présenté le rapport sur l'état d'organisation du parti dans les grandes villes et les pistes pour notre développement, Bertrand Péricaud, secrétaire de la section de Calais et conseiller régional a présenté le rapport sur les liens du PCF avec le monde du travail et dans l'après-midi, Guillaume Sayon a présenté un rapport sur nos moyens de communication.

Chaque rapport était suivi d'un temps de débat au cours duquel les militants communistes ont pu s'exprimer. En fin d'après-midi, Dominique Watrin a présenté le bilan du groupe communiste au conseil général et les enjeux des prochaines cantonales de mars 2011.

C'est Jacques Chabalier, secrétaire national à la vie du parti, qui a conclu les travaux de la conférence fédérale vers 18h.

Hervé Poly, Pierre Laurent, premier secrétaire national du Parti Communiste et Dominique Watrin ont ensuite donné une conférence de presse aux côtés de plusieurs candidats aux élections cantonales.

De retour salle Dutilleul, Pierre Laurent a pu s'entretenir avec plusieurs militants. Pour finir, Hervé Poly et Pierre Laurent ont conclu la journée en rappelant, chacun dans leur registre, toute l'actualité du combat communiste, 90 ans après le fondation du PCF au congrès de Tours.

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Ces survivants palestiniens qu’on voudrait nous cacher

29 Novembre 2010, 12:21pm

Publié par -BLOG-PCF-ARRAS

 

CULTURE -  le 27 Novembre 2010

Ces survivants palestiniens qu’on voudrait nous cacher

 Le musée d’Art moderne de la Ville de Paris expose les clichés perturbants de Kaï Wiedenhöfer, premier lauréat du prix Carmignac Gestion du photojournalisme.

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Il n’y a pas que l’exposition Larry Clark qui fait scandale, ces temps-ci, au musée d’Art moderne de la Ville de Paris. Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) se dit « indigné » par « Gaza 2010 », sidérant inventaire des effets de la guerre sur les Palestiniens, dressé par le Berlinois de quarante-quatre ans, Kaï Wiedenhöfer. Cette œuvre, qui s’est vu attribuer une bourse par un jury professionnel que présidait William Klein, dont la Fondation Carmignac Gestion était le mécène, est considérée par le Crif comme « une œuvre de propagande contre Israël ». Dimanche, une manifestation a tenté de pénétrer dans le musée pour porter atteinte à l’exposition et la faire fermer. En vain.

Qu’y a-t-il donc de si scandaleux pour Israël sur les cimaises du musée d’Art moderne ? Des faits, rien que des faits. De l’information brute, dépouillée, sans pathos ou sensationnel. La confrontation la plus simple, la plus directe, yeux dans les yeux, avec quelques-unes des 1 400 victimes de l’attaque israélienne « Plomb durci ». Dans une bande de Gaza déclarée par Israël « entité hostile », dévastée comme l’épicentre d’un tremblement de terre et sur le point d’être déblayée par le programme des Nations unies pour le développement, le photographe a pris des vues très frontales de jeunes gens aux corps suppliciés par la mutilation, l’amputation, réduits à l’état de moignons, de chairs brûlées au phosphore, de membres vidés de muscles, de crânes cabossés, d’orbites vides.

Crime contre l’Humanité

Ces crimes de guerre sont d’autant plus incarnés que son enquête lui a permis de rédiger des légendes qui sont des comptes rendus factuels : Mahmoud Zorba, dix-huit ans, ouvrier de tunnel. Le 5 janvier, à 21 heures, il a été touché par un missile. Trois personnes ont été tuées, trois autres blessées. Mahmoud a perdu la partie 
inférieure de sa jambe, un doigt et la vue. Le 4 janvier, à 15 heures, Jamila Al-Habash, lycéenne de seize ans, a été touchée par un missile alors qu’elle jouait sur le toit de sa maison. Sa sœur et un cousin ont été tués, un cousin a perdu une jambe. Malgré des opérations en Arabie saoudite et en Slovénie, Jamila n’a plus de jambes…

Il a fallu vingt ans à Kaï Wiedenhöfer pour, à la manière d’un Gilles Peress ou d’un Eugene Richards, apprivoiser ce territoire, en apprendre la langue, mettre en confiance ses habitants, restituer la sérénité d’un regard doux et produire, en prenant le temps, des images documentaires en couleur très dérangeantes.

Édouard Carmignac, fondateur de ce prix, déclare notamment : « Le thème de Gaza a été retenu en partant du constat qu’il est inacceptable de voir les victimes de l’une des plus terribles tragédies du siècle rester pratiquement oubliées et abandonnées de tous. Vu d’Europe, ce n’est pas parce que la réalité effroyable des camps de concentration nazis a vu le jour sur le sol de notre continent que l’on peut accepter aujourd’hui la réalité de ce qui est devenu, en soixante ans, avec la radicalisation du conflit israélo-palestinien, un véritable camp d’internement des Palestiniens aux portes d’Israël. Il ne s’agit pas ici de prendre parti pour un camp ou un autre, mais de montrer la réalité nue, dans toute son atrocité, et de contribuer ainsi, non seulement au devoir de témoignage du photojournaliste qu’est Kaï Wiedenhöfer, mais aussi à la prise de conscience des citoyens que nous sommes tous. Ces photos choqueront sans doute, et c’est aussi leur rôle pour contribuer à faire émerger la vérité. » 

« Gaza 2010 », musée d’Art moderne de la Ville de Paris, 11, avenue 
du Président-Wilson, Paris 16e. Jusqu’au 5 décembre. Entrée libre.

Catalogue The Book of Destruction, Steidl Publishers/Fondation Carmignac Gestion, 152 pages.

Magali Jauffret

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ENTRETIEN avec Aurore Martin

29 Novembre 2010, 11:52am

Publié par -BLOG-PCF-ARRAS

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ENTRETIEN

avec Aurore Martin, militante de Batasuna

Aurore Martin s'était vue remettre lundi 8 novembre, une convocation à la gendarmerie de Saint-Jean-Pied-de-Port pour le lendemain. Transférée à Pau, le procureur y a finalement ordonné le jour même, son incarcération à la prison de Seysses en attendant l'étude du mandat d'arrêt européen déposé par l'Etat espagnol à son encontre. En mai dernier, Aurore Martin avait déjà fait l'objet d'un mandat d'arrêt, alors rejeté par le tribunal de Pau. Finalement relâchée au bout d'une semaine de détention, elle attend aujourd'hui le verdict, qui sera prononcé mardi prochain.

C'est la deuxième fois que vous passez devant le tribunal de Pau en 6 mois. En mai dernier, le mandat d'arrêt avait été rejeté, qu'est-ce qui a changé depuis ?

Le premier mandat d'arrêt européen (MAE) posé par le juge a été rejeté au motif qu'il était «peu clair et précis». Cette fois-ci, le juge a repris exactement le même dossier, avec la même affaire, mais il a ajouté les détails. Il y a six dates, les lieux, et des faits précis, qui concernent tous ma participation à des meetings ou à des conférences de presse des deux côtés du Pays Basque. Ce que l'on me reproche en clair, c'est mon appartenance au bureau de Batasuna et d'avoir été salariée du parti communiste EHAK, Euskal Herrialdeetako Alderdi Komunista, avant même que celui-ci ne soit interdit.

Avez-vous l'impression que l'on veut vous faire payer votre militance ?

En partie, oui. Je pense aussi que l'Espagne fait fortement pression sur la France pour qu'elle se positionne vis-à-vis de la question de l'illégalisation de certains partis. En acceptant le mandat d'arrêt européen, ce serait une manière de ne pas prendre position officiellement et de donner satisfaction à l'Espagne en envoyant les personnes être jugées là-bas. En tout cas la France va devoir avancer sur cette problématique.

Et si ce devait être dans un sens qui vous est défavorable ?

Alors ce serait la porte ouverte à de grosses dérives. Le droit à l'expression me paraît légitime. Je refuse d'être jugée par un pays qui n'accepte pas Batasuna en tant que parti et qui censure notre liberté d'expression. Il est déjà très inquiétant de voir que l'Espagne peut mettre une telle pression sur des militants ici alors que les codes juridiques diffèrent ! C'est hallucinant ! D'autant plus dans le contexte actuel : une résolution politique du conflit armé ne se fera jamais sans la gauche abertzale et Batasuna.

Vous êtes-vous posé la question de savoir pourquoi vous ?

Comme je l'ai dit, la France doit faire un geste envers nous. Ce second mandat d'arrêt est donc un test pour l'Espagne : si ça passe avec moi, ça passera avec les autres. Je ne suis pas la seule sous cette menace. Pourquoi y a-t-il eu un ordre d'interpellation cette fois-ci et pas la dernière fois ? Qu'est-ce qui a changé ? Rien du tout. Rien a changé depuis mai. J'ai une famille et un travail. Il m'a fallu du temps pour réaliser, comprendre que les règles juridiques des MAE étaient différentes. Je ne m'attendais pas du tout à ce retour de flamme.

Que vous a-t-on dit ?

J'ai reçu une convocation la veille qui m'invitait à me rendre au commissariat de Saint-Jean-Pied-de-Port pour accepter ou refuser le mandat d'arrêt européen. Je ne savais pas, alors, ce qui m'attendait : ils avaient décidé de m'envoyer directement en prison. Avant mon incarcération, le procureur m'a simplement dit que j'étais stupide de ne pas m'être présentée aux autorités espagnoles. J'avais mes raisons de refuser et j'ai trouvé son appréciation très personnelle. Ça ne représentait pas non plus un réel motif d'incarcération.

Comment avez-vous vécu cette semaine d'incarcération ?

C'est l'entrée en prison qui est très dure. Vous n'avez plus de moyen de communiquer avec l'extérieur. Vous ne savez pas si votre famille est au courant et vous n'avez pas non plus de courrier. Attendre complètement coupée du monde, ça rallonge les journées. Il faut aussi comprendre pourquoi on est là. Pour moi, puisqu'on m'avait incarcéré, c'était qu'ils comptaient aller jusqu'au bout de la procédure d'extradition. Je ne m'attendais même pas à être libérée mardi. Je croyais que c'était fini.

Cela doit aussi avoir beaucoup d'impact sur votre entourage...

C'est très difficile pour la famille de subir ça. Il y a beaucoup d'incompréhension. Ce qui ressort le plus je crois, c'est une sensationd'injustice. Nous prenons le temps de discuter. Il est vrai qu'en tant que militante, je sais que c'est contraire à un certain cadre. Que ce soit politique, agricole ou autre, le mode choisi par la France et l'Espagne pour traiter lemilitantisme est répressif. Aujourd'hui, le droit de militer fini souvent par la case justice.

Le verdict est attendu mardi. Vous avez peur ?

Oui. Très. Quand on sait ce que c'est que l'audience nationale et qu'on lit le compte rendu de certains procès, c'est effrayant. On risque 12 ans de prison pour de simples déclarations publiques. Alors oui, je suis terrifiée. Je ne peux pas m'imaginer être jugée par un pays dont je maîtrise à peine la langue. Et puis je vais aller me défendre de quoi là-bas, alors qu'il ne légitime pas Batasuna ? Je vais me livrer, simplement. Je ne comprends pas pourquoi je serai jugée sur mes opinions politiques. Je n'ai influé que par le biais d'une campagne politique et agis par le vote. Je me demande : qui terrorise qui ? J'ai l'impression de devenir un point d'acharnement. La stigmatisation et la médiatisation juridique doivent sûrement servir à me criminaliser et à me faire entrer dans un stéréotype. Si ce n'est pas moi, ce sera quelqu'un d'autre. Si le MAE est refusé, je vivrai dans la crainte qu'il y en ait un troisième qui suive. S'il est accepté, il ne me restera qu'un recours. Mais quel avenir pour nos droits ? On veut me juger sur des idées.

Vous avez pris connaissance de la pétition de soutien des élus, j'imagine...

Oui, c'est incroyable le travail qui a été réalisé en une semaine ! Je sais que ça m'arrive à moi, mais le fait est que c'est une question primordiale pour l'avenir de Batasuna en Pays Basque Nord, mais aussi les citoyens en général. Ces signatures montrent que ce qui se passe n'est pas un événement normal. La liberté d'expression et de parole est un droit. Celle d'émettre une opinion et de proposer un projet politique aussi. Ça n'est pas notre affaire, mais celle des droits civiques pour le futur.

Cyrielle Balerdi

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Le PCF contre la remise d’Aurore Martin

29 Novembre 2010, 11:40am

Publié par -BLOG-PCF-ARRAS

logopcf64.gifAurore Martin : communiqué de la Fédération du PCF64

Une jeune française risque d’être arrêtée et livrée à la justice espagnole. La motivation de cette extradition est le fait d’appartenir à une organisation jugée comme terroriste en Espagne mais légale en France. C’est l’application d’une modification de la constitution qui autorise depuis le 1er janvier 2004 le gouvernement à livrer des français à une justice étrangère.

Ainsi se trouvent confirmés les dangers dénoncés par les Communistes au parlement lors du vote du 17 mars 2003 sur la modification de la constitution française (seul groupe ayant voté contre) ; le mandat d’arrêt européen remettait en cause un principe fondamental reconnu par les lois de la République le refus d’extradition pour des motifs politiques.

Le terrorisme que nous condamnons sans équivoque et qu’il faut mettre hors d’état de nuire sert de prétexte liberticide aux États. Les exemples récents sont nombreux : l’IRAK, l’AFGHANISTAN, GUANTANAMO, le GIA Algérien etc.

Si devant la montée du terrorisme et de l’internationalisation de la criminalité il s’impose de renforcer l’efficacité des procédures juridiques transnationales. Une fois de plus la commission européenne a privilégié l’harmonisation des moyens de répression au lieu de chercher à harmoniser et à construire une Europe de la justice. Comme elle a construit une Europe de la libre circulation des capitaux, une Europe ultra libérale plutôt que de construire une Europe sociale.

La Fédération des Pyrénées-Atlantiques du Parti communiste français exige que ne soit pas livrée à la police espagnole la jeune française Aurore Martin au seul motif qu’elle serait membre d’une organisation illégale en Espagne mais considérée par le gouvernement français comme légale.

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POUR UN PROGRAMME POPULAIRE ET PARTAGÉ (RENCONTRES NATIONALES-26 NOV)

27 Novembre 2010, 10:02am

Publié par -BLOG-PCF-ARRAS

LES DÉBATS PEUVENT ÊTRE SUIVIS EN DIRECT SUR LE SITE NATIONAL DU PCF :

www.pcf.fr lien

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QUI NE PAYE PAS SES IMPOTS S'ENRICHIT

26 Novembre 2010, 17:29pm

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(Source : Fédération CGT des Finances)

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la "nouvelle politique industrielle" de l’Europe: "Paroles, Paroles, Paroles"

26 Novembre 2010, 16:54pm

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arton15854-ae16e   Au Parlement européen, J.Henin, Député GUE/NGL - Délégation Front de Gauche - Parti Communiste, est intervenu à propos de la communication sur la politique industrielle de l’Europe faite par le commissaire Mr Tajani :



"Lors de la présentation de la communication sur la "nouvelle politique industrielle" de l’Europe devant la commission ITRE du PE, ce sont d’abord les paroles de la célèbre chanson de Dalida qui se sont imposés aux députés.

"Paroles, Paroles, Paroles :" Car, si nous avons eu notre comptant de belles phrases..."L’Europe est en voie de désindustrialisation", "Nous avons besoin de relance industrielle" Bref, tous les mots sont là : made in, accès au crédit, PME, politique spatiale, développement technologique...Même l’emploi, tant a été rappelé que l’industrie représente 1 emploi sur 4 en Europe et qu’un autre emploi sur 4 en découle....etc...

Le député que je suis et qui ne cesse de dire et de réclamer haut et fort qu’enfin l’Europe se donne une vraie politique industrielle et défende l’emploi, aurait eu de quoi se réjouir ?

Hélas, force est de constater qu’à part la mesure présentée comme phare (sic) : "Réaliser une étude d’impact des effets sur la compétitivité européenne des mesures prises avant toute décision"... Que le tout se réduit à une peau de chagrin sans aucun moyen. Lutte contre le dumping ? Promotion de normes notamment sociales dans des échanges internationaux. etc... Rien de concret...

Pire même la compétitivité -et cela a été constamment rappelé- est basée essentiellement sur l’économie de coûts... On voit ce que cela signifie pour les salaires, les conditions de travail et l’emploi dans la réalité.

Ironie du sort, je recevais la veille les salariés d’Alcatel qui nous ont présenté les effets, ou plutôt les méfaits de la politique européenne sur l’emploi et les entreprises européennes... Rien dans les choses concrètes énoncées qui ne va remettre en cause ce qu’ont si justement dénoncés les syndicats...

J’ai bien peur que si les salariés n’interviennent pas cette "nouvelle" politique va être une autre étape d’une politique qui tire vers le bas les salaires et les normes au nom de la compétitivité augmentant le chômage et la désertification industrielle de notre continent que tout le monde ne peut que constater.

Les salariés peuvent au contraire compter sur mon action pour faire de l’harmonisation des normes par le haut, d’ accès au crédit pour l’aide à l’innovation technologie au service des populations et pour l’emploi et les salaires les axes de mon action pour enfin, changer cette politique qui enfonce toujours plus l’Europe dans le chômage et la misère...

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La Culture communiste en France

26 Novembre 2010, 16:33pm

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La Culture communiste en France

Régis Antoine

Essai - Histoire -
 225 pages - 140 x 200
15 €

Au-delà des grands noms de la littérature, d’Aragon à Césaire en passant par Nizan, de quoi parle-t-on lorsque l’on évoque la culture communiste en France au XXe siècle ?
C’est la question que s’est posée Régis Antoine dans cet essai, évoquant des thèmes aussi divers que la littérature anticolonialiste, les trajectoires de certains intellectuels communistes, ou les différents visages de l’anti-capitalisme au XXe siècle.
Écho ressenti des luttes et présentation d’une histoire, il nous offre là un livre de culture, de réflexion et de militantisme fortement documenté, rassemblant des témoignages et informations importants pour tous ceux qui n’acceptent pas l’inégalité sociale, ni pour aujourd’hui, ni pour demain.

 

Biographie de l'auteur :

 

 

Régis Antoine a été professeur des Universités, spécialiste de littérature. Il a notamment publié La littérature franco-antillaise aux éditions Karthala en 1992, ainsi que La rupture amoureuse et son traitement littéraire chez Honoré Champion en 1997.

 

Le Temps des Cerises - 01 42 01 45 99 - contact@letempsdescerises.net - 47 av Mathurin Moreau 75019 PARIS

 

 

 

 

 

 

 

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CANTONALES 2011 : LES CANDIDATS COMMUNISTES DANS L'ARRAGEOIS (L'AVENIR DE L'ARTOIS)

25 Novembre 2010, 14:36pm

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VU DANS L'AVENIR DE L'ARTOIS

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CANTONALES 2011 : LES CANDIDATS COMMUNISTES DE L'ARRAGEOIS (L'OBSERVATEUR DE L'ARRAGEOIS)

25 Novembre 2010, 14:09pm

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VU DANS    logo-copie-1

ObservArrag 24nov2010

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Le talk Orange/LeFigaro - Pierre Laurent - 22/11/2010

25 Novembre 2010, 10:52am

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Discours de François Fillon : «Du baratin par paquet de vingt»

25 Novembre 2010, 10:45am

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Discours de François Fillon
« Du baratin par paquet de vingt » (Pierre Laurent)

Le parlement a subi cet après-midi le discours de politique générale du Premier ministre. Discours sans surprise qui a vu François Fillon réciter à la perfection la feuille de route tracée par Nicolas Sarkozy il y a quelques jours. Comme son patron, le premier ministre habite au pays du « tout va très bien »... surtout pour le patronat.

C’est du baratin par paquet de vingt ! La souffrance sociale des Français est sciemment ignorée.


Où va un pays pour qui sa jeunesse vit désormais moins bien que les générations précédentes ? Le bilan de ce gouvernement, c’est 1 million de jeunes qui vivent en dessous du seuil de pauvreté. Nous sommes dans le déni de réalité. Pire l’aggravation est au rendez vous puisque pour l’emploi, le logement, la santé ou la sécurité, François Fillon propose tout simplement de continuer de faire ce qui ne marche pas. Mais les Français ne sont pas dupes, eux qui sont 68% à se dire mécontents de l’action économique du gouvernement.

François Fillon propose la concertation pour la réforme de la dépendance, et de la sécurité sociale. Tout est à craindre quand on connait la conception de la « concertation » du nouvel-ex premier ministre, déjà expérimentée pendant la réforme des retraites.

Ce gouvernement est un gouvernement plombé. Plombé par son dévouement sans faille aux seuls forces de l’argent et des marchés financiers. Les Français doivent savoir que rien ne leur sera épargné. Le PCF est bien déterminé à l’empêcher de nuire. Ils peuvent compter sur nous.

 

Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF, 24 novembre 2010.

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Au Portugal 3 millions de grévistes contre le plan d'austérité

25 Novembre 2010, 10:28am

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greve geralSuccès historique de la journée de grève générale animée par la CGTP au Portugal contre le plan d'austérité PS/UE: 3 millions de grévistes, la plus grande grève de l'histoire du pays

Article AC pour  http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Quand le 30 septembre dernier, la CGTP, syndicat organiquement lié au Parti communiste, appelait seule à la grève générale, elle mettait en avant la mise en échec immédiate des plans du gouvernement, sur une ligne politique conséquente se plaçant au-dessus de l'unité syndicale sur le plus petit dénominateur commun.

Le premier ministre socialiste José Socrates venait de présenter la troisième mouture de son plan d'austérité PEC (Plan de stabilité et de croissance) concerté avec la Commission européenne de son compatriote José Manuel Barroso. Au programme: une baisse du salaire des fonctionnaires de 5%; le gel de toutes les pensions;recul de l'âge de départ à la retraite de 65 à 67 ans; des coupes dans les allocations sociales; une augmentation des impôtsles plus injustes comme la TVA qui passe de 21 à 23%; une privatisationentamée (Chemins de fer, Poste) ou achevée (gaz, électricité, télécoms, secteur aérien etc.) des secteurs-clés de l'économie.

Malgré le refus initial de la direction de l'UGT socialiste, la pression de sa base a poussé à contre-coeur les dirigeants de l'UGT dans la bataille. Sur les positions d'un syndicat lié au Parti communiste,qui s'est toujours battu pour l'union et le rassemblement, mais par le haut. 

Cette unité syndicale est une première depuis la grève générale de 1988.

Deux mois plus tard, le travail sur les lieux de travail dû avant tout aux militants de la CGTP et, plus particulièrement, au travail d'animation et de mobilisation mené par les communistes et relayés par leur journal, Avante, a payé.

La plus grande journée de grève de l'histoire du pays: autant de grévistes... que d'actifs au Portugal lors de la grève historique de 1988

Il ne fait aucun doute que cette journée de grève générale est la plus grande journée de grève de l'histoire du pays.

D'après les deux centrales syndicales, plus de trois des quatre millions de salariés que compte le pays se sont mis en grève, soit un taux global remarquable de 75% de grévistes.

A titre de comparaison, cette grève ne peut que dépasser la grève générale historique de 1988, puisqu'à l'époque le pays comptait autant de salariés qu'il n'y eut ce 24 novembre 2010 de grévistes.

La grève a par ailleurs suivie aussi massivement dans le public que dans le privé, puisque si parmi les grévistes, un million sont salariés du secteur public, les deux autres millions sont des salariés du privé qui ont bravé intimidations et chantages pour exprimer leur colère.

Dans le public, adhésion massive et un pouvoir battu symboliquement dans les transports sur le service minimum

Dans les activités qui constituent le cœur de la fonction publique, l'administration centrale, la santé et l'éducation ont battu des records d'adhésion à la grève.Le secrétaire-général de la Fenprof, branche enseignante soeur de la CGTP, a qualifié la journée de mobilisation « grève la plus massivement suivie de l'histoire du mouvement syndical enseignant », des centaines d'établissements scolaires ayant fermé leurs portes. Dans la santé, des dizaines d'hôpitaux ont atteint des taux de grévistes de 100% tandis que le syndicat des Infirmiers comptabilise 78% de grévistes.

Mais c'est dans le secteur des transports que le succès de la grève est apparu le plus patent.

Tous les ports maritimes et l'immense majorité des ports de pêche étaient fermés ce mercredi. L'intégralité des vols prévus ce 24 novembre (500 vols) ont également été annulés.

Dans le secteur ferroviaire, le pouvoir a essuyé une défaite symbolique majeure sur la question du service minimum.Si à Porto, malgré un taux de 90% de grévistes chez les conducteurs de métro, un service très limité a pu être maintenu; à Lisbonne, le service était nul sur toutes les lignes.

Pour ce qui est des chemins de fer inter-cités, les niveaux de service minimum n'a également pas pu être atteint, avec à peine un train sur dix assuré.

Dans le privé, taux de grévistes record avec la classe ouvrière comme force motrice de Renault à Saint-Gobain

Mais c'est dans le privé, secteur où travaillent les deux-tiers des grévistes, que cette grève est réellement historique. Avec un rôle moteur joué par les bastions de l'industrie portugaise, et des taux entre 80 et 100% dans les grandes concentrations du pays, la classe ouvrière portugaise a joué le rôle de force d'entraînement dans cette journée de conflit.

La grève a eu un fort impact dans presque tous les secteurs industriels: dans l'automobile, dans les usines du groupe Auto-europa ainsi que de Renault et de Mitsubishi; dans lamétallurgie, aux Chantiers navals de Viana do Castelo et de Lisbonne, à l'Arsenal d'Alfeite, aux usines des groupes Jado Iberia, Camo et Sacti; dans le verre, à Saint-Gobain; dans la céramique, à Atlantis, Cinca et Lusoceram; mais également dans le textile, dans le secteur agro-alimentaire etc.

Même dans le tertiaire, la grève a été suivie de manière inédite tant dans le secteur bancaire que dans le commerce, en particulier les super et hyper-marchés.

Pour le Parti communiste Portugais, cette grève générale n'est pas un point d'arrivée mais une étape dans une longue lutte qui ne fait que commencer

pcp.jpgLe Parti communiste portugais (PCP), qui a fortement contribué au succès de la lutte en concentrant en période de campagne électorale pour les présidentielles de janvier 2011 l'essentiel de ses forces vers cette grève du 24 novembre, a rendu un communiqué analysant cette journée de lutte et offrant une perspective politique au mouvement. Paradoxe qu'apparent pour un Parti communiste sur des positions de lutte, aucune référence au moment électoral dans la suite du mouvement qui se résoudra, pour lui, avant tout dans la rue:

« Cette grève générale n'est pas un point d'arrivée, mais une étape dans une lutte exigeante et prolongée que la situation nationale rend nécessaire. Après la réalisation de cette Grève générale, plus rien ne sera comme avant. Le gouvernement et les partis qui soutiennent sa politique ainsi que le Président de la République qui la parraine ont été sanctionnés de façon claire et sans appel et ont reçu un sérieux avertissement, alors qu'a été exprimée une ferme exigence de rupture vis-à-vis de la politique qu'ils défendent.

La Grève générale a manifesté puissamment la disposition des travailleurs et du Peuple portugais à mettre en échec la poursuite de la politique actuelle, et à jouer un rôle déterminant dans la rupture et le changement dont le pays a besoin.

Le PCP a soutenu cette Grève générale, parce qu'il est avec la lutte des travailleurs, parce qu'il s'engage pour l'augmentation des salaires, le développement de l'appareil productif, fait le choix des investissements et des services publics. Le PCP a été et est avec la lutte des travailleurs car leur lutte est une lutte pour un pays de progrès, de justice sociale, pour un Portugal souverain et indépendant.

Renouvelant son engagement de toujours avec cette lutte, le PCP réaffirme aux travailleurs et au peuple portugais qu'ils peuvent compter sur le PCP. »

En Grèce comme au Portugal, se manifeste la raison d'être du Parti communiste: impulser et animer les luttes, ouvrir une perspective politique partant de celles-ci, dans laquelle les scrutins électoraux ne sont que des moments et des étapes, et non un débouché à ces luttes!

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Le PCF était présent à Lisbonne !

24 Novembre 2010, 09:30am

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33 communistes français pour la paix, contre l’OTAN !

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Ce fut une aventure militante qui laissera des traces, de solidarité entre ses participants, de symbole politique pour le PCF et pour ses relations internationales

Et comme dans toute aventure, rien ne s’est déroulé comme prévu !

Blandine, l’organisatrice du voyage, et férue de voyages dans tous les coins du monde avait prévu des marges dans l’agenda... Arrivée prévue à l’aéroport à 8h30 pour un vol à 10h30... Arrivée à Lisbonne centre vers 13h pour une manifestation à 15h...

Sauf qu’à 9h00 dans le terminal 3 dédié aux "low cost" de St-Exupéry, une dizaines de camarades ont passé le sas, et subitement le reste est bloqué... on nous demande de quitter le terminal pour retourner dans l’aéroport... Discussions pour nous expliquer qu’un oiseau a endommagé le réacteur de l’avion qui aura du retard, certains parlent de 1h50, d’autres de 3h.... On négocie pour rester en groupe et finalement, une employée sympathique de EasyJet accepte de laisser le groupe passer...

Mais le retard se confirme... 10h, 11h, 12h00.. il est de plus en plus clair que ce n’est pas qu’un oiseau qui justifie le décalage. La compagnie nous accorde un bon d’achat de 4€50 en compensation...

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Finalement, le vol est annoncé et décolle à 14h30. Le commandant de bord le confirme sans ambiguïté.. L’incident de l’oiseau a obligé à changer d’avion, mais c’est bien le problème des créneaux d’entrée au Portugal qui bloquait... On apprendra d’ailleurs que beaucoup de militants ont été bloqués aux frontières et que presque tous les vols de toutes origines pour Lisbonne étaient en retard...

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Visiblement, l’organisation des sommets internationaux est de plus en plus contrôlée.. La liberté de circulation, c’est pour les capitaux et ceux qui les servent !

On fait des calculs... si tout se passe bien, arrivée à l’aéroport à 16h (heure de Lisbonne), si on met une heure pour rejoindre le centre ville, on devrait participer à la fin de la manifestation !

Et effectivement, quand l’avion survole Lisbonne (magnifique !) , on voit la manifestation qui remplit la place du marquis de Pombal... On y est presque...

Mais l’aventure continue. A la police des frontières, on passe, et Blandine recompte.. il en manque un ! C’est Theo, un jeune communiste qui a été retenu par la police des frontières. On arrive à le joindre.. la police l’interroge, et semble nerveuse depuis qu’elle a trouvé dans son sac à dos le blouson fluo orange marqué "OTAN go home !"

Theo reste calme. Marie-christine et deux JC décident de rester à l’aéroport et le reste du groupe cherche la navette... On la remplit très vite, elle devrait partir, mais rien ne se passe.. Après plus de 5 minutes, le chauffeur descend, remonte, une personne visiblement habilitée monte et descend (nous n’avons pas de doute... RG ou équivalent !), puis des policiers arrivent. On commence à se dire qu’on ne verra peut-être pas la place du marquis de Pombal... Un policier demande à Edith de sortir. On montre sans s’énerver qu’elle n’est pas toute seule. Le député André Gerin s’avance... Les policiers insistent et font sortir Assumpta... Mais après quelques instants, ils font descendre trois autres jeunes filles, et relâchent Edith et Assumpta... Les avis sont divers sur cette arrestation : roms ? Fauche identifiée par la vidéo surveillance ? on ne saura pas, mais comme le dira Alain, descendant de portugais.. 40 ans de fascisme, ça laisse des habitudes..

Mais on est dans le pays de la révolution des oeillets...

La navette démarre, mais bien sûr, elle ne peut approcher jusqu’à la place. Il nous reste donc encore 500 m à pied pour rejoindre la place, et 2km pour rattraper la manifestation...

On avance d’un bon pas sur le trajet de la manifestation qu’on finit par voir en bas de l’avenue par la rangée de cars de police qui ferme la rue.

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Mais on voit un bâtiment avec du monde devant, qui visiblement a manifesté. Des banderoles, des drapeaux rouges.. C’est un bâtiment du PCP ! La discussion s’engage, le hasard a bien fait les choses. Nous allons pouvoir rencontrer le PCP !

Un groupe (les plus jeunes), continuent pour rejoindre la manifestation qui est arrivée sur la place. Les autres rentrent en contact avec le PCP.

On organise un petit rassemblement de communistes Français devant le local du PCP

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Pour marquer l’évènement, on échange un drapeau PCF contre un PFP, les deux avec faucille et marteau

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Impressionnant local, une bibliothèque politique avec des classiques marxistes introuvables, y compris en Français, et un bar bien sûr...JPEG - 101.1 ko

Les discussions sont parfois tâtonnantes... On avait vu des affiches d’un candidat "patriotique et de gauche" aux prochaines présidentielles. On retrouve un tract qui évoque le PS sans bien comprendre, y aurait-il alliance pour les présidentielles ? Pas du tout... Le tract dénonce au contraire la politque du PS et de la droite conte les salaires... Voilà de quoi discuter sur la conception d’une candidature portée par le parti communiste. Certains opposent en France, candidat du PCF et candidat de rassemblement. Au Portugal, pas d’hésitation, c’est le candidat du PCP qui est le candidat du rassemblement !JPEG - 125.9 ko

Et bien sûr, la joie internationalise, et le bar aidant, les chansons sont reprises en plusieurs langues... On découvre alors le cri de ralliement rythmé des communistes portugais sur quatre temps : P C P ! P C P ! P C P !...

Et dans l’allégresse, on le prolonge P C F ! P C F ! P C F !...

il faut songer à organiser le repas et le retour à l’hôtel... Comment trouver un restaurant pour 33 personnes ? Un camarade portugais nous indique un lieu militant très typique... Finalement, il nous accompagne et sur le chemin, on rencontre un des 13 députés communistes PortugaisJPEG - 125.5 ko

On invite bien sûr le camarade portugais qui nous conduit jusqu’au centre d’Alentejo... un palais d’origine maure, mosaïques, salles immenses, plafonds et murs peints, luminaires de château... qui a été "pris" à la révolution par les organisations militantes de la région de Alentejo, fief du PCP dans une région agricole. Des producteurs de la région qui ont bénéficié de la réforme agraire approvisionne ce lieu de rencontre militante géré par un communiste.

Les chansons reprennent. Après l’internationale et la jeune garde on nous demande Les Canuts et... Ma France ! Les badges PCF avec faucille et marteaux ont du succès...

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Un voyage qui marquera les communistes, jeunes et vieux, qui ouvre des possibilités de relations politiques entre le PCF et le PCP, qui fait vivre un PCF reprenant enfin son histoire et sa place dans le mouvement communiste international

(Reportage "Faire vivre le PCF")

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Le Secours populaire édite un livre de témoignages poignants

23 Novembre 2010, 10:25am

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Le Secours populaire édite un livre compilant un ensemble de témoignages poignants de bénéficiaires et de bénévoles

mardi 23.11.2010, 05:03 -La Voix du Nord

 Ce livre est en vente au siège du Secours populaire, à Arras, au prix de 32 euros.Ce livre est en vente au siège du Secours populaire, à Arras, au prix de 32 euros.

|  PRÉCARITÉ |

Le Secours populaire français vient d'éditer un ouvrage compilant des témoignages de bénévoles et de bénéficiaires de l'association caritative. Ils y racontent leur quotidien, leurs problèmes, leurs souffrances mais également leurs espoirs. Parmi ces écrits, certains viennent du Pas-de-Calais. ...

Depuis de nombreuses années, le Secours populaire a pris l'habitude de donner, le plus possible, la parole aux plus démunis ainsi qu'aux bénévoles et partenaires qui gravitent autour de l'association. En 1989, un livre, sorte de nouveaux cahiers de doléances, est sorti en cette année du bicentenaire de la Révolution. Il s'agissait de collecter des témoignages de Français confrontés à la misère. Ils y racontent leurs conditions de vie. Ce recueil de témoignages a été remis au président de la République ainsi qu'aux parlementaires. Cette initiative a contribué à la mise en chantier de la loi pour lutter contre les exclusions qui sera votée en 1998. Et justement, cette année-là parait le recueil Le Dire pour agir. À l'intérieur, on y retrouve des témoignages poignants, des histoires du quotidien, des tranches de vie. Adultes, enfants, jeunes, anciens, chacun prend sa plume dans un seul but : s'exprimer.

En 2004, une nouvelle mouture sort. Il y a urgence. Dans le cadre de la politique agricole commune, les autorités européennes prennent la décision d'interrompre la distribution de surplus alimentaire aux associations qui viennent en aide aux plus démunis. Pour le Secours populaire, c'est une catastrophe. L'association recueille donc des témoignages de bénéficiaires qui expliquent en quoi cette décision va changer leur quotidien. Ce livre, distribué aux députés européens servira d'électrochoc. Ils décideront de maintenir cette politique de distribution des surplus alimentaires.

Et cette année, c'est une compilation qui vient de sortir. Dans un très bel ouvrage, des dizaines de témoignages sont répertoriés. Et parmi ces écrits, on en recense sept venant du Pas-de-Calais (ainsi que cinq dessins d'enfants). Il y a par exemple cette dame de 74 ans qui remercie le Secours populaire de l'aider dans sa quête de vêtements. « Vous savez, avoir des sous-vêtements neufs, pour une femme, c'est très important. » Il y a aussi Frédéric, d'Arras, qui fait part de « (s)on énervement contre les inégalités sociales » mais qui tient à faire part de son amour « envers ceux qui travaillent pour aider les plus démunis ». Car ce recueil, avec ces témoignages bruts de décoffrage, ce n'est pas que du misérabilisme, c'est aussi et surtout de l'espoir. « Avec ce livre, nous sommes les porte-voix des démunis qui n'ont pas forcément le loisir de s'exprimer sur leur quotidien », confie, Serge Decaillon, secrétaire général du Secours populaire dans le département.

B. D.

Ce livre est en vente au siège de l'antenne départementale du Secours populaire (rue Baudimont) au prix de 32 E.

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L’Irlande cuisinée à la sauce grecque, passe à la casserole

23 Novembre 2010, 10:18am

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L’Irlande cuisinée à la sauce grecque, passe à la casserole

L’Union Européenne et le Fond Monétaire International (FMI) sont à la manœuvre : le pire est à craindre pour l’Irlande.

Après avoir sévit en Grèce, c’est autour des Irlandais de bénéficier – pour leur malheur- des mannes de l’Union Européenne. 90 milliards d’euros vont ainsi être consacrés à ce qu’il est abusivement appelé « sauvetage » de son secteur bancaire, mais qu’il serait plus juste de renommer « destruction » de son économie ! Comme la population grecque le peuple irlandais va payer le prix fort des errements de ses dirigeants. Sa dette colossale est devenu une aubaine pour les marchés financiers qui y voient un formidable terrain de jeu pour la spéculation financière.

La médication à venir est connue. Elle comprend de nouvelles réductions des allocations chômage et familiales ainsi que de nouvelles suppressions d’emplois publics. Le gouvernement irlandais s’apprête même à s’attaquer au salaire minimum. Après la Grèce au printemps dernier, l’Irlande va ainsi devenir le deuxième pays de la zone euro à passer sous les fourches caudines des marchés financiers. Cette potion est pire que le mal. Au bout c’est le désespoir pour les Irlandais, sans que les causes qui ont rendu possible cette situation de déficit abyssal soient résolues. Rien n’est possible s’il n’est pas mis un terme à tous ces mécanismes financiers dédiés aux plus riches et déconnectés de l’économie réelle. La BCE doit être placée sous l’autorité des peuples européens et non l’inverse.

Le PCF dénonce ce plan d’affameur où pieds et poings liés, l’Irlande passe à la casserole à la sauce grecque.

Parti communiste français, 22 novembre 2010.


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