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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Articles avec #salaires-pouvoir d'achat

Pauvreté : Du discours aux réalités, le parti socialiste face à son bilan libéral !!!

27 Mars 2017, 16:52pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Pauvreté : Du discours aux réalités, le parti socialiste face à son bilan libéral !!!

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Minima sociaux, AAH, RSA, ASPA, ASS… qui y a droit cette année ?

27 Février 2017, 21:00pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Minima sociaux, AAH, RSA, ASPA, ASS… qui y a droit cette année ?
Etude DREES http://drees.social-sante.gouv.fr/etudes-et-statistiques/publications/etudes-et-resultats/article/les-principaux-metiers-des-salaries-beneficiaires-des-minima-sociaux
Document DREES

La réforme des minima sociaux est en route. Sont particulièrement concernés l’AAH et le RSA dont nous rappelons les conditions pour en bénéficier.

C’est l’an 1 de la réforme des dix minima sociaux qu’il est prévu de regrouper en six selon le 

Cette réforme a déjà commencé en 2016 avec le remplacement du RSA activité (le RSA socle est maintenu) et de la prime pour l’emploi par la 

Elle se poursuit avec l’article 87 de la au sujet du RSA socle et de l’AAH (allocation aux adultes handicapés).

Alors qui a droit au RSA et à l’AAH ainsi qu’aux autres minima sociaux (ASPA, PTS, ASI, ASS, ADA, ATA, AV, RSO) cette année ?

 

Le RSA (Revenu de solidarité) socle pour qui, combien, comment ?

A partir d'avril, le RSA sera revalorisé tous les trois mois (sauf dans le cas de changement de situation personnelle (divorce ou séparation, naissance, décès, parent isolé etc.) et peut, dès maintenant, être demandé par télé-service auprès des Caf (caisses d’allocations familiales).- 

De plus, les conditions pour y avoir droit seront les mêmes pour toutes et tous notamment les non salariés (agriculteurs, artisans, commerçants, indépendants) et non plus spécifiques.- 

Précisons que les jeunes de moins de 25 ans, les volontaires et les personnes de nationalités étrangères ont droit au RSA à certaines conditions.

Liens utiles :

- conditions, ressources prises en compte et formalités pour bénéficier du 

- conditions et formalités pour bénéficier du 

- conditions et formalités pour bénéficier du 

- conditions et formalités pour bénéficier du 

- le droit au 

 

Le montant mensuel du RSA est de :

- 535, 17 euros pour une personne seule et sans enfants

- 687,22 euros pour un parent isolé

- 802,76 euros pour un couple sans enfants ou une personne seule avec un enfant

- 963,31 euros pour un couple avec un enfant ou une personne seule avec 2 enfants

- 1 123,86 euros pour un coupe avec deux enfants

- 1 145 euros par mois pour un parent isolé avec 2 enfants

Ajoutez 214,06 euros par mois par enfant supplémentaire à charge

Ces montants sont forfaitaires et concernent 1,84 millions de foyers. Si l'on prend en compte les ayants-droits, ce sont 6 millions de Français qui dépendent du RSA. 

 

Peut-on cumuler le RSA socle avec d’autres minima sociaux ?

Oui, on peut cumuler le RSA avec  ou  ou l’AAH (allocations aux adultes handicapés) sous réserve bien entendu de remplir les conditions pour bénéficier de ses allocations.

Attention, le montant du RSA sera réduit du montant de l'ASS ou de l'Aspa. Le cumul n’est donc pas intégral. Il peut être plus avantageux de conserver le montant de l'Aspa (801 € par mois) car il est plus élevé que celui du RSA (535,17 €).

 

L’AAH (allocation aux adultes handicapés) pour qui, combien, comment ?

Une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne est que la durée maximale d’attribution de l’AAH et du complément de ressources pour les personnes dont le taux d’incapacité permanente est égal ou supérieur à 80% passe de 10 à 20 ans.

De même la subsidiarité entre l’ASPA (allocation de solidarité aux personnes âgées) ex-minimum vieillesse, et l’AAH est supprimée. Ainsi, les bénéficiaires de l’AAH atteints d’une incapacité au moins égale à 80% peuvent continuer à percevoir cette allocation après avoir atteint l’âge de la retraite, sans avoir à demander l’ASPA.

ASPA et AAH se cumulent dans la limite de l’AAH à taux plein.

La mauvaise nouvelle est que les demandeurs d’emploi handicapés ne peuvent plus cumuler l’ASS (allocation de solidarité spécifique) avec l’AAH. Depuis le 1er janvier 2017 l’AAH est pris en compte dans les ressources pour le droit à l’ASS.

Les personnes qui percevaient ces deux allocations avant le 1er janvier continuent de bénéficier de ce cumul sous réserve de remplir les conditions pour toucher l’ASS.

Par contre l’AAH se cumule avec le RSA mais pas intégralement puisque le montant du RSA et réduit de celui de l’AAH. Il est donc plus avantageux de conserver le montant de l’AAH plus élevé que celui du RSA.

Lien utile : conditions, plafonds de ressources, formalités et FAQ pour 

 

Le montant mensuel de l’AAH

- 808,46 euros pour une personne handicapée seule ou mariée dès lors que son époux ou épouse ne perçoit pas plus de 1 616,92 euros bruts par mois.

Ce montant est diminué de celui de la pension de retraite, d’invalidité ou d’un accident du travail.

Pour les personnes handicapées qui travaillent, le montant de l’AAH est calculé en fonction du salaire perçu.

En cas d’hospitalisation ou de séjour en établissement, l’AAH à taux plein est versée pendant 60 jours. Au-delà, le montant de l'AAH est réduit à 30 %, soit 242,54 €. Toutefois, cette réduction ne s'applique pas aux personnes handicapées qui :

- payent un forfait journalier, soit 18 € par jour,

- ont au moins 1 enfant ou 1 ascendant à charge,

- vivent en couple avec une autre personne handicapée inapte au travail.

À l'issue du séjour en établissement, le versement de l'AAH est repris au taux normal.

 

Les autres minimas sociaux pour qui, combien, comment ?

- l’ASS

- l’ASPA

- l’ASI

- la PTS

- l’ATA

- l’ADA

- l’AV

Etude DREES http://drees.social-sante.gouv.fr/etudes-et-statistiques/publications/etudes-et-resultats/article/les-principaux-metiers-des-salaries-beneficiaires-des-minima-sociaux
Document DREES

La réforme des minima sociaux est en route. Sont particulièrement concernés l’AAH et le RSA dont nous rappelons les conditions pour en bénéficier.

C’est l’an 1 de la réforme des dix minima sociaux qu’il est prévu de regrouper en six selon le 

Cette réforme a déjà commencé en 2016 avec le remplacement du RSA activité (le RSA socle est maintenu) et de la prime pour l’emploi par la 

Elle se poursuit avec l’article 87 de la au sujet du RSA socle et de l’AAH (allocation aux adultes handicapés).

Alors qui a droit au RSA et à l’AAH ainsi qu’aux autres minima sociaux (ASPA, PTS, ASI, ASS, ADA, ATA, AV, RSO) cette année ?

 

Le RSA (Revenu de solidarité) socle pour qui, combien, comment ?

A partir d'avril, le RSA sera revalorisé tous les trois mois (sauf dans le cas de changement de situation personnelle (divorce ou séparation, naissance, décès, parent isolé etc.) et peut, dès maintenant, être demandé par télé-service auprès des Caf (caisses d’allocations familiales).- 

De plus, les conditions pour y avoir droit seront les mêmes pour toutes et tous notamment les non salariés (agriculteurs, artisans, commerçants, indépendants) et non plus spécifiques.- 

Précisons que les jeunes de moins de 25 ans, les volontaires et les personnes de nationalités étrangères ont droit au RSA à certaines conditions.

Liens utiles :

- conditions, ressources prises en compte et formalités pour bénéficier du 

- conditions et formalités pour bénéficier du 

- conditions et formalités pour bénéficier du 

- conditions et formalités pour bénéficier du 

- le droit au 

 

Le montant mensuel du RSA est de :

- 535, 17 euros pour une personne seule et sans enfants

- 687,22 euros pour un parent isolé

- 802,76 euros pour un couple sans enfants ou une personne seule avec un enfant

- 963,31 euros pour un couple avec un enfant ou une personne seule avec 2 enfants

- 1 123,86 euros pour un coupe avec deux enfants

- 1 145 euros par mois pour un parent isolé avec 2 enfants

Ajoutez 214,06 euros par mois par enfant supplémentaire à charge

Ces montants sont forfaitaires et concernent 1,84 millions de foyers. Si l'on prend en compte les ayants-droits, ce sont 6 millions de Français qui dépendent du RSA. 

 

Peut-on cumuler le RSA socle avec d’autres minima sociaux ?

Oui, on peut cumuler le RSA avec  ou  ou l’AAH (allocations aux adultes handicapés) sous réserve bien entendu de remplir les conditions pour bénéficier de ses allocations.

Attention, le montant du RSA sera réduit du montant de l'ASS ou de l'Aspa. Le cumul n’est donc pas intégral. Il peut être plus avantageux de conserver le montant de l'Aspa (801 € par mois) car il est plus élevé que celui du RSA (535,17 €).

 

L’AAH (allocation aux adultes handicapés) pour qui, combien, comment ?

Une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne est que la durée maximale d’attribution de l’AAH et du complément de ressources pour les personnes dont le taux d’incapacité permanente est égal ou supérieur à 80% passe de 10 à 20 ans.

De même la subsidiarité entre l’ASPA (allocation de solidarité aux personnes âgées) ex-minimum vieillesse, et l’AAH est supprimée. Ainsi, les bénéficiaires de l’AAH atteints d’une incapacité au moins égale à 80% peuvent continuer à percevoir cette allocation après avoir atteint l’âge de la retraite, sans avoir à demander l’ASPA.

ASPA et AAH se cumulent dans la limite de l’AAH à taux plein.

La mauvaise nouvelle est que les demandeurs d’emploi handicapés ne peuvent plus cumuler l’ASS (allocation de solidarité spécifique) avec l’AAH. Depuis le 1er janvier 2017 l’AAH est pris en compte dans les ressources pour le droit à l’ASS.

Les personnes qui percevaient ces deux allocations avant le 1er janvier continuent de bénéficier de ce cumul sous réserve de remplir les conditions pour toucher l’ASS.

Par contre l’AAH se cumule avec le RSA mais pas intégralement puisque le montant du RSA et réduit de celui de l’AAH. Il est donc plus avantageux de conserver le montant de l’AAH plus élevé que celui du RSA.

Lien utile : conditions, plafonds de ressources, formalités et FAQ pour 

 

Le montant mensuel de l’AAH

- 808,46 euros pour une personne handicapée seule ou mariée dès lors que son époux ou épouse ne perçoit pas plus de 1 616,92 euros bruts par mois.

Ce montant est diminué de celui de la pension de retraite, d’invalidité ou d’un accident du travail.

Pour les personnes handicapées qui travaillent, le montant de l’AAH est calculé en fonction du salaire perçu.

En cas d’hospitalisation ou de séjour en établissement, l’AAH à taux plein est versée pendant 60 jours. Au-delà, le montant de l'AAH est réduit à 30 %, soit 242,54 €. Toutefois, cette réduction ne s'applique pas aux personnes handicapées qui :

- payent un forfait journalier, soit 18 € par jour,

- ont au moins 1 enfant ou 1 ascendant à charge,

- vivent en couple avec une autre personne handicapée inapte au travail.

À l'issue du séjour en établissement, le versement de l'AAH est repris au taux normal.

 

Les autres minimas sociaux pour qui, combien, comment ?

- l’ASS

- l’ASPA

- l’ASI

- la PTS

- l’ATA

- l’ADA

- l’AV

 

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8.231 euros brut par mois ça ne suffit pas à Laurent Wauquiez ! Il vient de se faire voter une nouvelle indemnité.

8 Février 2017, 17:50pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

C'est une information révélée par Streetpress. Le député et président de la région Rhone-Alpes vient de se faire voter par la région une indemnité de 15,25 euros par repas et 60 euros par nuit passée à Lyon. L'article de Streepress précise qu'il touchera son indemnité "sur présentation des factures"Laurent Wauquiez n'est pourtant pas dans le besoin. Il gagne déjà 8.231 euros brut. Cette somme correspond au plafond légal en cas de cumul des mandats. Son cabinet s'est justifié par ces mots : 

 

  • « Ce n’est pas de l’argent de poche. Il ne va pas partir en vacances ou s’acheter des clopes avec. »

  • « La région est immense. Quand Laurent Wauquiez est à Lyon, il y a deux heures de route pour rentrer chez lui. Cette indemnité c’est pour qu’il ne dorme pas dans sa bagnole. »​

Les pauvres gens qui n'ont pas d'autre choix que de dormir dans leur voiture, si ils en ont, apprécieront...

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Smic : "La décision du gouvernement est lamentable" "Pierre Laurent"

20 Décembre 2016, 17:48pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Smic : "La décision du gouvernement est lamentable" "Pierre Laurent"

La ministre du travail Myriam El Khomri vient d'annoncer qu'il n'y aurait pas de coup de pouce pour le smic en 2017.

Cette décision du gouvernement est lamentable.

L'indifférence du quinquennat Hollande à l'égard des salarié-e-s les plus modestes est indigne d'un gouvernement de gauche.

Les coups de pouce aux grands patrons se sont multipliés comme en témoigne les 41 milliards d'euros du CICE qui, loin d'avoir le moindre effet positif sur l'emploi, viennent nourrir les dividendes records versés aux actionnaires, les retraites-chapeau et autres parachutes dorés.

 

Le PCF propose une augmentation immédiate de 23% du SMIC pour le porter à 1400 euros net environ et une progression visant 1700 euros net à la fin du prochain quinquennat.

Indissociablement, les salaires de chaque premier niveau des grilles de classification des différentes branches doivent être également augmentés.

Nul doute qu'un gouvernement de gauche déterminé à combattre la finance pourrait se donner les moyens d'une telle politique. Rappelons que l'évasion fiscale fait perdre chaque année à la France près de 80 milliards d'euros de recettes.

 

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Chômeurs, à vos poches !

29 Janvier 2016, 19:14pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

A quelques semaines des négociations sur la convention d’assurance chômage, et le jour même où François Hollande présentait son plan pour l’emploi, la Cour des Comptes a dévoilé ses recettes pour combler le déficit du régime d’assurance chômage. Au menu : baissedu taux de remplacement (montant de l’allocation par rapport au dernier salaire, réduction de la durée d’indemnisation pourles chômeurs âgés et pour l’ensemble des demandeurs d’emploi.....). Le montant estimé du déficit est de 30 milliards fin 2016, 35 milliards en 2018. Juste le même montant que le CICE (crédit d’impôt compétitivité emploi) dont on sait qu’il a servi, pour l’essentiel, à nourrir les dividendes et autres spéculations. Ce chiffre-là, la Cour des Comptes ne le voit pas. Comme beaucoup d’autres.Au moment où le Président de la République présentait son énième plan pour l’emploi, la Cour des Comptes dévoilait,pour appuyer les propos de celui-ci, quelques-unes de ses propositions afin de réduire le déficit de l’assurance chômage.

Pas de réelle surprise. Dans le viseur, l’indemnisation des chômeurs jugée trop longue, trop élevée, trop coûteuse, qu’il convient de diminuer.

Après le coût du travail, le coût du chômage !

Et de comparer, pour bien prouver la solidité de ses arguments,la situation des chômeurs d’autres pays européens loin de bénéficier d’autant de largesses que leurs homologues français.

Cette attaque n’est pas nouvelle. Elle revient régulièrement avant chaque mauvais coup porté au monde du travail et chaque renégociation de la convention d’assurance chômage. Pour le coup, la Cour des Comptes joue tout de même petit bras ! Sûr qu’en cherchant bien, elle trouverait des pays, en dehors de l’Europe, où le chômage est encore moins indemnisé, voire pas du tout ! Pourquoi se gêner ? C’est bien connu, il y a toujours plus malheureux et plus pauvres que soi ! Plus riches aussi !

Les privilégiés ne sont pas chez les privés d’emploi 

Car au moment où le Président de la République présentait son énième plan pour l’emploi et la Cour des Comptes sa proposition de réduire les allocations chômage, OXFAM (ONG spécialisée dans la lutte contre la pauvreté et pour la justice sociale) révélait, elle, dans son rapport annuel, que les inégalités dans le monde ont atteint, en 2015, des sommets inégalés.

62 ultra-riches possèdent plus que 3,5 milliards de personnes dans le monde, soit 1760 milliards de dollars (en augmentation de 44% depuis 2010). 1% de la population mondiale détient un patrimoine supérieur à celui des 99 autres.

Et la France n’est pas en reste. 10 % des plus riches se sont accaparés plus de la moitié de l’augmentation des richesses depuis l’an 2000.

Curieusement ces chiffres-là, la Cour des Comptes ne les voit pas !

Pas plus que les 200 milliards d’aides diverses versées aux entreprises dont on attend toujours le bilan de leur utilisation. Pas plus que les 50.5 milliards d’euros de dividendes versés en 2014 aux actionnaires par les sociétés non financières. Pas plus que les 3,49 millions de personnes, sur les 6,13 millions inscrites à Pôle emploi qui ne perçoivent aucune indemnité chômage, et dont on ne peut décidément pas accuser de vider les caisses de l’UNEDIC !

Étrange aveuglement, bien utile pour faire porter le chapeau aux victimes et exonérer de toute responsabilité ceux qui continuent de s’engraisser.

Ce ne sont ni le coût du travail, ni le montant des allocations chômage qui sont en cause mais bel et bien des choix économiques et politiques où seuls les intérêts de la finance et de la rente sont encouragés et privilégiés au mépris des salariés, de la création d’emplois donc des chômeurs.

En 1981, sur 100 euros de richesses créées, 5 allaient la rémunération du capital. C’est 23 euros trente ans plus tard. Voilà la vraie prédation financière à laquelle il faut s’attaquer pour faire reculer le chômage : le coût du capital.

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LES ULTRAS RICHES ET VOUS

20 Avril 2015, 19:39pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

LES ULTRAS RICHES ET VOUS

Les 100 plus grosses fortunes de France ont accumulé une fortune de 257 milliards d’euros en 2014 ! En pleine crise économique, cette somme est en progression de 10% par rapport à 2013. Pour illustrer ces inégalités croissantes qui traversent la société et pour leur donner une dimension spatiale, voici donc la carte des départements moins riches que nos riches. Pour cela, j’ai comparé le PIB départemental (richesse produite sur une année) et la richesse accumulé par les 4 plus grandes fortunes de France. Si cette carte est discutable sur le plan méthodologique, puisqu’elle met en relation un flux (la production de richesse par les départements au cours d’une année) et un stock (le patrimoine des 4 plus grandes fortunes françaises), elle illustre néanmoins efficacement la captation de richesses démesurée par quelques uns au détriment du plus grand nombre. 

Ceci confirme la prémonition piquante du milliardaire Warren Buffet qui, interviewé en 2005 sur CNN, déclarait :

 «Il y a une lutte des classes, mais c’est ma classe, la classe des riches qui mène cette lutte, et nous sommes en train de la gagner».

Voici une seconde version de la carte

  83 départements sont moins riche que la famille Mulliez (Auchan), premiere fortune de France     73 départements sont moins riches que Liliane Bettancourt (L’Oréal), deuxième fortune de France     71 départements sont moins riche que Bernard Arnault ( LVMH, Moet Hennessy, Louis Vuitton), troisième fortune de France     65 départements sont moins riche qu’Alex Dumas ( Hermés Paris), quatrième fortune de France     … et la dix-neuvième fortune de France Ginette Moulin (Galerie Lafayette) est encore plus riche que deux départements français !

83 départements sont moins riche que la famille Mulliez (Auchan), premiere fortune de France 73 départements sont moins riches que Liliane Bettancourt (L’Oréal), deuxième fortune de France 71 départements sont moins riche que Bernard Arnault ( LVMH, Moet Hennessy, Louis Vuitton), troisième fortune de France 65 départements sont moins riche qu’Alex Dumas ( Hermés Paris), quatrième fortune de France … et la dix-neuvième fortune de France Ginette Moulin (Galerie Lafayette) est encore plus riche que deux départements français !

LES ULTRAS RICHES ET VOUS

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300.000 manifestants UNIS CONTRE L’AUSTÉRITÉ à travers la France avec des images que vous n'avez pas vu chez Pujadas ou chez TF1 ou autres médias

11 Avril 2015, 05:16am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Quelques 80 manifestations qui, combinées à la grande manifestation centrale de Paris qui a rassemblé plus de 120 000 travailleurs, portent à au moins 300 000 le nombre de manifestants selon les organisateurs.

 

A Marseille, plus 45 000 travailleurs ont manifesté. La CGT indique par exemple 10 000 à Bordeaux, 5 000 à Nancy et à Nîmes. Du jamais vu, pour une journée de grève et de manifestations appelée en commun par la CGT et la CGT-FO et aussi par la FSU et Solidaires, contre les plans et contre-réformes d’austérité du gouvernement de François Hollande et Manuel Valls.

 

Ajoutons à cela que le mouvement draine, dans une poussée générale de la mobilisation, toutes les revendications sectorielles, locales (les pancartes et banderoles contre la fermeture d’établissements publics, lits et services d’hôpitaux, la suppression des programmes scolaires, les licenciements dans le secteur privé… sont légions) qui toutes convergent, aujourd’hui dans la rue, autour des revendications centrales qui reviennent sans cesse en tête des cortèges : retrait de la loi Macron, du Pacte de responsabilité, de la loi Touraine et des lois de territorialisation.

A Paris, le cortège s’est ébranlé peu après 13 heures. Le carré de tête regroupant toutes les bannières mêlées des organisations syndicales CGT, FO, FSU et Solidaires, derrière leurs secrétaires généraux laissent désormais la place à une foule de manifestants incalculable. Les cortèges de la CGT de province descendent l’avenue des Gobelins. Les cortèges de FO les suivront. « Retrait de la loi Macron, loi des patrons« , « retrait du Pacte de responsabilité Hollande-Gattaz » bien sûr, « à bas l’austérité » encore mais aussi « augmentation générale des salaires« , « Non aux coupes budgétaires« , « pas touche à nos horaires« , « Retrait de la loi Touraine« , « pas touche au CDI !« , « de vrais contrats pour les jeunes !« , « la retraite elle est à nous » … une force qui mêle les mots d’ordre généraux et les revendications locales et sectorielles comme s’ils n’en faisaient qu’une. Une force qui, indéniablement, s’affirme dans l’unité ouvrière, face à un gouvernement qui jour après jour entend appliquer les contre-réformes dictées par l’Union européenne en faveur unilatérale des employeurs.

La mobilisation de cette journée doit désormais s’amplifier d’ici à la prochaine journée d’action du 1er Mai à la fête du livre à Arras organisé par Colères du présent

300.000 manifestants UNIS CONTRE L’AUSTÉRITÉ à travers la France avec des  images que vous n'avez pas vu chez Pujadas ou chez TF1 ou autres médias
300.000 manifestants UNIS CONTRE L’AUSTÉRITÉ à travers la France avec des  images que vous n'avez pas vu chez Pujadas ou chez TF1 ou autres médias
300.000 manifestants UNIS CONTRE L’AUSTÉRITÉ à travers la France avec des  images que vous n'avez pas vu chez Pujadas ou chez TF1 ou autres médias
300.000 manifestants UNIS CONTRE L’AUSTÉRITÉ à travers la France avec des  images que vous n'avez pas vu chez Pujadas ou chez TF1 ou autres médias
300.000 manifestants UNIS CONTRE L’AUSTÉRITÉ à travers la France avec des  images que vous n'avez pas vu chez Pujadas ou chez TF1 ou autres médias

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A Aubagne, ville dirigée par le PCF, la gratuité des transports est devenue rentable

25 Février 2015, 19:50pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Le 8 mars, la rame du tramway fera son entrée dans la ville pour réaliser ses premiers essais. Elle sera tractée du centre de dépôt et de maintenance jusqu’au Pôle d’échanges pour y être exposée jusqu’au samedi 15 mars

La 1re rame du tramway d'Aubagne a été livrée jeudi soir. Construite à la Rochelle et décorée par l'artiste Hervé Di Rosa, elle va être testée avant d'être mise en service à la rentrée. Ce tram fait partie d'une refonte globale des transports en commun entamée en 2009.

Cette année-là, l'agglomération est passée à la gratuité pour tous. «L'objectif était d'agir sur la pollution et de rendre tout le monde égal devant ce service», explique le maire d'Aubagne, Daniel Fontaine (PCF). Cinq ans après, le nombre de voyages est passé de 1, 9 million à 4, 7 millions, et plus de 1 200 trajets en voiture sont économisés chaque jour. «La mesure est financée par le» versement transport «versée par toutes les entreprises de plus de 9 salariés et qui rapporte plus de 2, 2 millions d'euros par an.»

Quand la ville a dépassé 100 000 habitants, le taux de cette taxe est passé de 0, 8 à 1, 8 %, ce qui permet de couvrir largement la perte des recettes «, explique Fontaine. Selon le maire, la gratuité n'a qu'un seul effet pervers : « A la sortie des écoles, il y a trop de mamans avec des poussettes pour pouvoir entrer dans les bus. »

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EN FRANCE ON TRAVAILLE POUR 2,22 EUROS DE L’HEURE !

18 Décembre 2014, 15:27pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

EN FRANCE ON TRAVAILLE POUR 2,22 EUROS DE L’HEURE !

C’est moderne hein, la transition énergétique ? C’est nécessaire de mettre en oeuvre des énergies renouvelables, n’est ce pas ? A ce titre, par exemple, à Arsac en Gironde, à la frontière du Médoc et de la banlieue bordelaise, le chantier d’une ferme photovoltaïque présente beaucoup d’intérêt : commencé en juillet, il s’étale sur 160 hectares et devait être achevé en début d’année 2015.

Mais ce qui n’est pas « moderne », c’est que la société « Solaire direct » maitre d’ouvrage, prenne en sous-traitance une entreprise hongroise, Olp Tech elle-même sous-traitante d’une entreprise allemande Krinner, ce qui aboutit à ce que 31 ouvriers hongrois « détachés » y travaillaient à des prix défiant toute concurrence. Leur “rémunération” reposait sur une base quotidienne de 8 heures pour une durée effective de travail de 11 h 30, 6 jours sur 7 soit un salaire de 2,22 € par heure effectuée.

Selon le Préfet : « Le fait que des salariés d’autres pays, comme la Hongrie qui est dans l’Union européenne, viennent chez nous, n’est pas en soi critiquable. Ce n’est pas ça. C’est le détournement des règles. Et derrière cela, des prix tirés vers le bas dans tous les appels d’offres. C’est un dumping social que l’on ne peut pas cautionner ».

Mais qui fait ce dumping social ? En Hongrie, le montant du Smic mensuel est de 344, 24 euros. En France, il est de 1 445, 38 euros.Il ne faut pas s’en prendre à “l’Europe” qui, hélas, est libérale, pas sociale et n’a pas de Smic européen. Mais bel et bien au fraudeur, là, qui est bien un patron français lequel opère sciemment un “montage” entre des “sociètés-écrans” hongroise et allemande pour réduire à un quasi esclavage des salariés qui n’ont pas le choix.

Monsieur le Préfet, ça, “c’est en soi critiquable” ! Ca s’abrite derrière la scandaleuse notion de “travailleurs détachés” : la directive européenne du 16 décembre 1996 précisait bien « que les États membres de l’Union doivent veiller à ce que les entreprises garantissent aux travailleurs détachés sur leur territoire les conditions de travail et d’emploi qui sont fixées dans l’État sur le territoire duquel le travail est exécuté ». Mais il a été accepté ensuite que le paiement du salaire brut, des cotisations sociales, soit aligné, lui, sur le taux des cotisations du pays d’origine. Autrement dit, la partie sociale du salaire est payée au niveau hongrois, polonaise, bulgare ou roumain. C’est artificiel et ce n’est pas contrôlable. Après, il ne reste plus qu’à ne pas compter les heures supplémentaires. On en arrive à 2,22 euros de l’heure. Ce qui fait qu’en France, les patrons se ruent sur l’occasion : il y a 350 000 travailleurs détachés – au moins – selon les chiffres officiels du Ministère du travail. Et c’est avec ça que les “grands majors” du bâtiment, “nos” Bouygues, Vinci, Eiffage, etc… se font des montagnes d’or. Ce n’est pas une affaire de mondialisation, sinon à l’envers. Ce n’est pas une affaire de “crise”. Non c’est une affaire de pillage cynique, violent et de gros sous.

Parions qu’en plus ils reçoivent le CICE, et qu’ils réclament de “dé-cadenasser” leur entreprise, qu’ils veulent encore moins de code du travail, moins de contrôle, qu’ils veulent simplifier leur feuille de paie, et qu’ils manifestent contre le gouvernement !

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Gérard FILOCHE

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Témoignage d'un salarié retraité de la poste

3 Décembre 2014, 10:55am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Un employé retraité de la Poste qui habite Paris, nous signale que son pouvoir d’achat a régressé de 403 euros en 2014.

 

Ma pension avait progressé de 274 euros entre 2012 et 2013. C’est ce qui sert de base au calcul des impôts sur mon revenu. En 2014 elle est bloquée et cela va se poursuivre pendant 3 ans grâce ce gouvernement.

 

Voici quelques éléments des augmentations que j’ai subies :

 

- loyer + 3,21 euros par mois = - 38,52 euros par an,

- Assurances santé Mutuelle Générale + 0,64 euro par mois soit 7,68 euros par an

- Assurances logement + 0.27 euro par mois soit 3,24 euros par an

- Je ne payais pas d’impôt sur le revenu jusqu’en 2013. En 2014, je paie 196 euros

- Etant désormais assujetti à l’impôt sur le revenu, je paie la taxe d’habitation locale : + 148 euros

- La carte de transport SNCF senior a augmenté de 10 euros .

 

Et, je n’ai pas de voiture.

 

- A cela s’ajoutent toutes les augmentations de la vie quotidienne, le pain, les légumes, le poisson, les transports SNCF et RATP, le prix du timbre qui va augmenter de 10% au 1 er janvier, etc…

 

Rappelons que le Gaz depuis la privatisation de GDF en 2005, a augmenté de 80 %.

 

Tout cela ajouté, c’est moins 403 euros sur mon pouvoir d’achat.

 

Mais :

 

Dans le quartier de la Muette dans le 16ème arrondissement à Partis, les 10% des ménages les plus aisés ont un revenu imposable mensuel de 19.946 euros. Ceux quartier St James à Neuilly disposent en moyenne de 28.727 euros par mois.

 

Rebsamen, le Ministre socialiste, participait lundi à un colloque, lors de son intervention,  Il a écarté tout « coup de pouce au SMIC » parce que « Ce n’est pas la bonne solution ».

 

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Tout ce qui change au 1er novembre 2014

31 Octobre 2014, 21:23pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Tout ce qui change au 1er novembre 2014

L’hiver approche avec son lot de changements tarifaires.

La trêve hivernale débute ce samedi

Cette trêve, obtenue par l'Abbé Pierre après l'hiver 54, démarre chaque année le 1er novembre mais débute véritablement la veille au soir, les expulsions étant interdites entre 21 heures et 6 heures.

Les expulsions de locataires ne pourront plus se faire qu'à compter du 1er avril 2015. même si le propriétaire a entamé une procédure judiciaire. 

La trêve hivernale suspend également les coupures de gaz et d'électricité en cas de factures impayées.

 

Les tarifs réglementés du gaz de GDF Suez en hausse

Ils augmentent de 2,31% hors taxe en moyenne par rapport à octobre 2014. Près de sept millions de foyers sont concernés.  L’augmentation est en moyenne de 0,8% pour ceux qui n’utilisent le gaz que pour la cuisson, de 1,4% pour ceux qui en font un double usage cuisson et eau chaude et de 2,2% pour les foyers qui se chauffent au gaz.

Il s'agira de la deuxième augmentation consécutive après celle de 3,9% en moyenne le 1er octobre.

Un mouvement classique dans la mesure où on entre dans la période à laquelle les consommateurs rallument leurs chaudières

Les tarifs de l’électricité grimpe aussi

la nouvelle est tombé ce vendredi. Le décret, qui définit la nouvelle méthode de calcul des tarifs réglementés de l'électricité, qu'EDF applique à environ 28 millions de foyers.

Les tarifs réglementés de l'électricité pour les particuliers augmenteront de 2,5% à partir du 1er novembre, conséquence de l'application de la nouvelle formule de calcul et d'un rattrapage sur les tarifs appliqués en 2012 et 2013.

Cette mesure avait été annoncée par Manuel Valls, suite à l'annulation de la hausse de 5% décidée par Ségolène Royal.

 

Cession d'entreprise: Le droit d'information des salariés entre en vigueur

Les entreprises commerciales de moins de 250 salariés devront, dans le cadre de la loi Hamon, prévenir leur personnel de toute cession du fonds de commerce ou de la majorité des parts sociales.

L’ESP devient obligatoire

Les voitures neuves devront être équipées d'un nouveau système appelé ESP ou «Electronic Stability Program». C'est un correcteur de trajectoire créé par l'équipementier Bosch en 1995. Des capteurs situés dans les quatre roues du véhicule contrôlent la trajectoire 25 fois par seconde. Autrement dit, ce système permet d'éviter des accidents et même de sauver des vies.

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HOLLANDE et VALLS vont-ils à nouveau céder au MEDEF qui veut supprimer le SMIC et deux jours fériés ?

14 Septembre 2014, 07:53am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Depuis que Manuel Valls a lancé son vibrant "j’aime les entreprises", fin août, et qu’il a été ovationné devant le Medef, les patrons semblent très bienveillants à son égard. Dès la semaine prochaine, le syndicat patronal va faire des propositions chocs, qu’Europe 1 a dévoilées mercredi matin.

>> A LIRE AUSSI - Valls la joue-t-il comme Blair et Schröder ?

"Il faut tout mettre sur la table pour faire sauter les blocages ". 

Pour débloquer l’économie et créer un million d’emplois, le Medef a sa recette :

un document de 50 pages élaboré en collaboration avec les fédérations.    Mais bien que cajolé par le Premier ministre, l’entourage de Pierre Gattaz ne se fait pas d’illusion et anticipe déjà sur la bronca que va susciter le texte.

Pour autant, « il faut tout mettre sur la table pour faire sauter les blocages », assure un proche du patron des patrons.

Point de sujet tabou donc. Le Medef va aborder la question de la suppression de deux jours fériés et du Smic, considéré comme un frein à l’embauche.

 

Les patrons veulent surfer sur les propos de Valls.

Le Medef a également l’intention de se pencher sur le modèle économique et social français.

Dans son viseur par exemple, l’aménagement du temps de travail.               Le patronat souhaiterait laisser la liberté aux entreprises de fixer les règles en fonction de leurs contraintes, de leurs activité et de ce que demandent les salariés.

Un sujet qui pourrait enflammer la gauche, d’autant plus que la conférence de presse du Medef, durant laquelle le patronat va dévoiler ses propositions, aura lieu mercredi 17 septembre. Soit entre le vote de confiance au parlement et la conférence de presse de François Hollande…

 

Un choix de la date qui est tout sauf un hasard. Le Medef a le vent dans le dos et fait tout pour pousser son avantage. « On espère que Manuel Valls continuera à nous aider à ouvrir tous les débats », confirme un proche de Pierre Gattaz.

 

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Intervention de Gérard Filoche au Bureau National du Parti Socialiste: Cap à gauche ou cap suicide

15 Avril 2014, 16:51pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Diminuer le salaire brut pour hausser le net, c’est une indignité, c’est le programme de Marine le Pen depuis des années

 

Non, un salarié payé au Smic ne percevra pas 500 euros de plus par an !

Le  « pacte de responsabilité » annoncé par Manuel Valls devrait s’accompagner, pour équilibrer les 15 milliards d’euros supplémentaires de cadeaux au patronat d’un « pacte de solidarité » de 5 milliards en faveur des salariés.

La disproportion est déjà manifeste car, si l’on ajoute les 20 milliards d’euros annuels de cadeaux au patronat, sans la moindre contrepartie en termes d’emplois, c’est 35 milliards d’euros que percevra le patronat. 5 milliards d’euros, cela ferait 7 fois moins.

Mais surtout, ce qui est accorde de la main gauche, est retire de la main droite. Il s’agit d’un simple tour de passe-passe. Le patronat n’aura pas à financer quoi que ce soit, ce sont les salariés qui financeront l’augmentation de leur salaire net en voyant diminuer leur salaire indirect, les cotisations sociales.

Quel sera le résultat de ce tour de bonneteau ?

Soit le manque à gagner pour la Sécurité sociale sera financé par les impôts. Mais cela ne pourra être que les impôts des salariés puisqu’il a été annoncé la diminution des impôts payés par le patronat : l’impôt sur les sociétés passerait de 37 % à 28 % des bénéfices, la C3S disparaitrait et de nombreuses taxes payées par le patronat seraient supprimées. Comme l’écrivait Alphonse Allais « Il ne faut faire aux microbes aucune peine, même légère ». Mais dans ce cas, qui paiera les augmentations d’impôts nécessaires si ce n’est les salariés ?

Soit le manque à gagner de la Sécu ne sera pas financé par les impôts. Dans ce cas, il n’y aura plus que deux possibilités. Ou les salariés devront renoncer à se soigner alors que plus de 30 % de notre pays ont déjà dû renoncer à se soigner en 2013 parce qu’ils n’en avaient pas les moyens. Ou les remboursements seront faits par les mutuelles ou les assurances complémentaires mais dans ce cas, les salariés verront leurs cotisations augmenter.

Ce qui a été donné d’une main sera repris de l’autre, en fragilisant encore plus, au passage, la Sécurité sociale.

Cette proposition n’a été débattue nulle part. Aucune motion, aucun texte du PS, aucune assemblée de militants ni d’élus, de députés ne l’a envisagée.

Pour la bonne raison que cette proposition est dans le programme de Marine le Pen depuis des années et que nous avons publié des dizaines d’articles, des brochures, des livres pour la dénoncer. Toute la gauche l’a dénoncé, le parti socialiste le premier.

C’est une proposition qui s’attaque à un élément symbolique central du « pacte social français » comme on dit, c’est à dire de ce qui est issu du programme du Conseil national de la résistance.  Il s’agit de casser ce salaire mutualisé collecté et redistribué à chacun selon ses besoins, en cas de maladie, de chômage, de famille nombreuse, de besoin de logement, d ‘accident du travail ou de retraite.

Baisser le brut pour hausser le net n’est pas seulement un tour de passe passe ou une malhonnêteté, c’est une attaque centrale contre tout ce qui fonde la protection sociale en France depuis 1945.

 

Cet article a été écrit par Gérard Filoche,

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12€ par mois, la belle affaire !

26 Décembre 2013, 16:52pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

12€ par mois, la belle affaire !

« C’est de l’enfer des pauvres qu’est fait le paradis des riches ». Cette phrase de Victor Hugo résonne en cette fin d'année 2013.

L'enfer des pauvres ?

12 euros, c’est donc le montant de la revalorisation mensuelle du SMIC pour une personne travaillant à temps plein. Ou 10 centimes de l’heure pour ceux qui sont à temps partiel. Une « revalorisation » minimale qui sera instantanément absorbée par la hausse de la TVA à partir du 1er janvier. Ceci à l’heure où un nombre croissant de salariés, et principalement de salariées, sont payés au SMIC lequel concerne plus de 3 millions de personnes.

Le paradis des riches ?

Alors qu’on accorde en décembre 2013, royalement 1,1% d’augmentation aux smicards, les 500 plus grandes fortunes de France ont prospéré au rythme annuel de + 25% en 2012 ! Gagnant ainsi en valeur quelque 66 milliards d’euros en un an, pour atteindre 330 milliards d’euros au total, principalement en « biens professionnels » (39%) et en « actifs financiers » (28%), ceux là même que le travail des smicards notamment, leur permet d’accumuler.

Souvenons-nous aussi que 4758, c’est, en années de Smic net, la fortune du moins riche des 500 plus fortunés classés par Challenges, soit 64 millions d’euros.

Le gouvernement est enfermé dans sa logique dévastatrice de baisse du coût du travail et de défense des profits des entreprises qu'il confond avec leur compétitivité. Il fait semblant d'oublier que les entreprises sont exonérées de cotisations sociales patronales pour les salaires versés au SMIC. Des années d’austérité montrent pourtant que cette politique est un cercle vicieux.

Un SMIC à 1700€ c'est possible !

Nous proposons de remonter le salaire de chaque premier échelon des grilles de classification des différentes branches du public et du privé. Au total la hausse du Smic brut à 1700€ représenterait un effort salarial compris entre 60 et 81 milliards d’euros par an. Un montant qui peut paraître énorme mais qui se retrouvera dans le circuit économique, notamment au travers de la consommation, principal moteur de la croissance tricolore

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6 euros de plus par mois.

21 Juillet 2012, 09:39am

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

SMIC. LE COMPTE N'Y EST PAS.

6 euros de plus par mois, c'est ce que touche en plus un smicard depuis le 1° juillet (inflation déduite). Une véritable aumône que détruiront bien vite les hausses des prix des services publics déjà annoncées ou pas (gaz, SNCF notamment) … voire même l'augmentation de la CSG à laquelle réfléchit actuellement le gouvernement.

 

La première constatation que l'on peut faire, c'est qu'au nom du "réalisme économique", le gouvernement a cédé au MEDEF.

Non seulement le SMIC augmente très peu mais son augmentation n'aura pratiquement pas de conséquences sur les autres salaires.

Pire, le gouvernement - sous couvert de concertation sociale associant patronat et salariés - a remis à l'ordre du jour la réduction du "coût du travail" chère à Nicolas Sarkozy.

En clair, il va s'agir de baisser les salaires pour rendre les entreprises davantage compétitives sur les marchés capitalistes.

Ce serait notamment l'objet d'une nouvelle hausse de la CSG (contribution sociale généralisée) que paieraient les salariés pour diminuer les cotisations patronales.

Non, le travail n'est pas un coût, c'est une richesse.

smichollande.jpg

Derrière ces annonces et ces projets, il y a la vie des gens.

Celle des chômeurs qui ne parviennent plus à retrouver un emploi décent, celle de centaines de milliers de salariés et leurs familles qui ne parviennent plus à boucler les fins de mois.

Est-ce un hasard si les principaux postes de dépenses en baisse en France sont les vacances, le remplacement des voitures, l'alimentation?

Le gouvernement aura bonne mine ensuite de déplorer les faillites des PME-PMI, les plans de suppressions d'emplois dans l'industrie automobile!

A l'inverse, une forte augmentation des salaires aurait des effets bénéfiques pour toute notre société.

 Davantage de salaire, c'est davantage de ressources pour la Sécurité sociale, nos retraites, les finances publiques.·

 Davantage de salaire, c'est une· consommation accrue pour répondre à nos besoins. Cela appelle davantage de production de biens donc des  créations d'emplois.

Il s'agit donc bien pleinement d'une question de société et d'un choix politique.

Un choix politique qui doit s'attaquer au capitalisme

Il n'y a pas de "troisième voie".

  Soit on s'attaque au capitalisme, soit on ne s'y attaque pas. Il est alors illusoire de vouloir "que la gauche réussisse". 

Non seulement le "mieux que rien" n'a jamais été un bien mais les expériences passées ont toutes abouti  aux désillusions, au sentiment d'impuissance et au repli sur soi et, au bout du compte, au renforcement de la droite et de l'extrême-droite.

La réussite pour les communistes passe par:

 une forte augmentation du SMIC ·

 le retour à l'échelle mobile· des salaires (l'augmentation du SMIC se traduirait ainsi par une augmentation de tous les salaires)

 la remise en cause des traités· européens et de l'euro qui, imposés aux peuples, de Grèce en Italie en passant par Chypre, visent à interdire toute perspective politique sérieuse de changement.

 

COUT DU TRAVAIL EN EUROPE.

TVA "sociale", CSG: même conséquence, même combat.

Pour baisser le coût du travail, Nicolas Sarkozy avait prévu d'instaurer la TVA sociale.

Une TVA dite "sociale", payée par les consommateurs en France, qui permettrait de baisser les cotisations sociales - un peu pour les salariés - beaucoup pour les entreprises.

L'augmentation de la CSG aurait le même objectif.

Payée par les salariés et les retraités, elle permettrait de diminuer les cotisations patronales.

Au bout du compte, un seul objectif: réduire le "coût du travail".

Mais c'est justement ce qu'ont fait tous les pays européens avec les résultats que l'on connaît en Grèce, en Italie, en Espagne … où la consommation et l'industrie se sont effondrées.

C'est justement la politique qui a été appliquée en Allemagne où de réductions de charges patronales en baisse de salaires et d'indemnités sociales, le pays est parvenu à renforcer ses exportations … en direction des pays où la consommation est encore existante.

Non seulement des centaines de milliers de salariés allemands sont devenus des "travailleurs pauvres" (c'est à dire qu'ils ne parviennent plus à vivre de leur salaire - au sens des normes européennes) mais cette politique a des limites évidentes.

Cela ne marche que parce que la production allemande peut être achetée dans d'autres pays.

Que ceux-ci suivent la même politique et ce sera alors une course à la baisse du coût du travail … qui, au final, ne conduira qu'à une gigantesque crise de surproduction.

C'est un véritable cercle vicieux dont il faudra bien sortir.

Est-ce aussi illusoire que cela que de vouloir taxer de tels produits importés? 

Quitte à remettre en cause la "constitution européenne" que les Français ont d'ailleurs rejetée en 2005?

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