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Blog des Militants Communistes de l'Arrageois

Liberté Hebdo 1211 : L'édito de Franck

19 Mars 2016, 12:28pm

Publié par BLOG-PCF-ARRAS

Liberté Hebdo 1211 : L'édito de Franck

EN ARRIÈRE TOUTE !

Les démons anciens ont la peau dure. Une vraie carapace qui les rend insensibles aux outrages du temps, imperméables aux changements de climat. Pas sentimentaux pour deux sous non plus. Des durs. Avec les autres.

Au chapitre de la misère orchestrée, tous les observateurs sont unanimes : le projet de réforme porté par madame El Khomri est la plus monstrueuse des régressions sociales.

L’argumentaire sur la création d’emplois ne tient pas debout. Mais il est répété comme une litanie sur toutes les antennes possibles par les porteurs de l’idéologie libérale. La « lourdeur » du Code du travail et son soi- disant empilement de textes servent de bouclier antipensée à longueur d’éditoriaux néolibéraux.

Gageons que s’il prenait l’envie au gouvernement de « réformer » ou de « simplifier » le Code des assurances, les assureurs anglais feraient le siège de Calais pour obtenir réparation. Idem pour le Code du commerce, dont les méandres sont autant de moyens pour d’habiles entrepreneurs pour maîtriser le système.

La fronde ne tarderait pas.

Il faut balayer d’un revers de main ces deux arguments. Le poids d’un livre, c’est l’usage qui en est fait pas son encombrement sur une étagère.

La défense et la protection des salariés méritent mieux que la mise en coupe réglée du monde du travail au seul profit de la prise d’intérêt immédiat. Les jeunes, étudiants, salariés et chômeurs, sont les premiers à réagir en force à l’ineptie du projet gouvernemental.

Dans un esprit qui rappelle la mobilisation contre le Contrat Première Embauche (sic). L’acronyme subtil CPE est devenu synonyme d’une mobilisation sans précédent de la jeunesse. 2006 est dans toutes les mémoires.

Les subtilités des premiers reculs sur le texte ne permettent pas de saisir un véritable changement d’orientation. Nous sommes plutôt face à une tentative de

recul d’un siècle en arrière comme l’indique la CGT.

L’héritier Pierre Gattaz, qui voit le contrat de travail comme un contrat de mariage dans lequel il est possible « d’intégrer des clauses de séparation », jure, la main sur le cœur, qu’il faut libérer les entrepreneurs de la peur d’embaucher. Faute de pouvoir licencier sans contrainte aucune. La liberté des uns, mais pas celle des autres en somme.

La soumission sans contrepartie ne gêne pas monsieur Gattaz. Habitué qu’il est à faire imposer les desiderata des dominants.

Les Français refusent de marcher sur la tête pour le plaisir unique de puissants assoiffés de bénéfices.

Partout, la mobilisation grandit.

D’ici le 31 mars, le mouvement va s’amplifier. Histoire de changer les (mauvaises) habitudes.

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