Nicolas Sarkozy n'a même pas besoin de nommer lui-même le futur patron de France Télévisions. Jamais le pouvoir d'un chef
d'Etat d'un pays démocratique n'a été aussi grand, ses liens avec les grandes entreprises aussi apparents, sa stratégie de détournement de l'attention aussi évidente.
François Fillon annonce 30 000 suppressions de postes dans la Fonction Publique dont 13 500 dans l'Education Nationale. L'information est expédiée en quelques lignes. Pas un mot non plus, au
journal de TF1 ou de France 2 sur les menaces qu'une ouverture de capital de La Poste ferait peser sur le service public postal. Car au-delà d'un changement de statut et d'un simple apport de
capital, c'est la privatisation de l'entreprise publique qui est en marche avec son cortège de fermetures programmées de plusieurs milliers de bureaux de poste. Sous couvert des directives de
Bruxelles, c'est en fait le gouvernement qui organise la privatisation et le démantèlement de La Poste pour mieux servir les intérêts de la Société Générale et casser un des derniers symboles
du service public.