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Blog des Militants Communistes d'Arras

Blog de la section du Parti Communiste d'Arras. 14 avenue de l'hippodrome 62000 mail: arraspcf@gmail.com

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Les larmes des employés de Samsonite


Il est presque 17h ce vendredi, une fumée noire s’élève depuis l’usine Samsonite. Elle exprime le mécontentement des employés qui symboliquement alimentent un feu. La rencontre avec ses salariés en grève qui occupent leur entreprise depuis la mi-janvier m’a particulièrement touchée. J’ai ressenti la grande émotion de ces femmes et de ces hommes qui remettaient pour la première fois les pieds dans leur usine depuis le début du mouvement. Certains en avaient les larmes aux yeux. C’est ce genre d’aventure humaine qui me redonne du courage et davantage de volonté pour faire bouger les choses.

Les larmes des employés de Samsonite

Il faut défendre une société où les droits des salariés seront renforcés. Dans cette région, on vit au rythme des plans de licenciement, des fermetures d’entreprises et des délocalisations. Aujourd’hui, on a l’impression que les entreprises ne sont pas gérées pour produire, pour répondre à des besoins, mais pour sortir un maximum de dividendes pour les actionnaires.

Une autre femme m’a également marqué lors de ce déplacement. En grève depuis des semaines avec ses collègues de Mac Donald, elle ne trouvait aucun soutien, aucune réponse. La colère dans la voix, elle avouait avec pertinence : « aujourd’hui, on se bat pour garder un travail de misère ».

Alors quand je vois et j’entends un bon nombre de gens me répéter la même histoire tandis que la droite et son leader martellent « qu’il faut travailler plus ». De qui se moque-t-on ? En France, une personne par jour se suicide au travail à cause du stress. Un chiffre en constante augmentation selon les experts, voire sous évalué. Ce phénomène préoccupant est lié à la dureté du monde du travail et à sa précarité. Les gens ont peur de perdre leur emploi et acceptent plus qu’avant des pressions psychologiques. La France doit agir et tout de suite. Le travail doit permettre l’émancipation de l’homme non sa soumission.

Marie-George Buffet

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E
 <br /> Pour une utilisation insurrectionnelle du bulletin de vote -Insurrection : Action de s'insurger; soulèvement qui vise à renverser (le pouvoir établi).  (...)Contraire : Soumission. (Le Petit Robert).-  Conquis par la lutte, le vote est un droit, pas un devoir. Ce n’est qu’un moment de la lutte des classes, durant lequel rien n’oblige la classe des exploités à jouer le jeu voulu par les exploiteurs. Surtout quand ce jeu est piégé : quel que soit le vote des exploités, c’est un des trois candidats des exploiteurs qui sera élu, un de ceux qui choisissent les 100 milliards de profits des entreprises du CAC contre le SMIC à 1.500 euros, un de ceux qui appelaient à voter oui à la Constitution européenne. Le bilan des privatisations de la gauche plurielle, son laisser faire les licenciements boursiers, sont là pour rappeler qu’il n’y a pas de moindre pire : avec elle, combien sont tombés dans l’abîme de la fracture sociale ?  “Sarkozy le plus dangereux” n’a qu’un objectif : pousser les exploités à choisir entre les deux autres candidats serviteurs des exploiteurs. C’est de la même veine que “Au secours la droite revient”, pour obtenir le même résultat : pérenniser la soumission au capital. Quelles que soient ses intentions, “Le sursaut à gauche” s’inscrit dans la même démarche : en agitant le danger de droite, il pousse au prétendu “vote utile” dès le premier tour ; il poursuit la dispersion des exploités sur un des cinq candidats des différents groupuscules antilibéraux ou/et anticapitalistes ; en invitant à augmenter le nombre de suffrages exprimés, il concourt à légitimer le (ou la) futur élu. Ainsi, pour les exploiteurs, il sera plus facile d’obtenir la “paix sociale” demandée aux exploités au lendemain de chaque présidentielle.  Et cela, alors qu’il faudrait créer les conditions du rassemblement des exploités, pour leur permettre d’affronter les exploiteurs, et  les battre ! Car si 61 % des Français jugent le capitalisme (sic) négatif (sondage Louis Harris, Libération 4-11-05), c’est aussi le jugement de 38 % des électeurs UDF-UMP. Ce n’est pas par adhésion au capitalisme que les exploiteurs continuent d’imposer leur loi aux exploités, c’est grâce à l’absence d’une perspective anticapitaliste crédible. S’insurger, refuser le jeu de dupe qu’est cette élection, pour les exploités, c’est le seul moyen de reprendre la main. Ils ont au moins trois possibilités de se rassembler de manière visible : le vote nul, le vote blanc, l’abstention. “Ce sont les masses qui font l’histoire”... “Nous appelons communisme le mouvement réel qui abolit l’état actuel”... Qui abolit, pas qui perpétue.  Pour accomplir son rôle historique de libération de la société toute entière, la classe des exploités n’a pas besoin de dirigeants, mais de représentants. Elle n'a pas besoin d'organisations groupusculaires qui, incapables de sortir de leurs logiques d'appareils, entretiennent les divisions, et finissent par être de véritables soutiens du capital.  Jean-François A. - ajusteur mécanicien retraité, ancien combattant (Algérie),adhérent du PCF depuis le 3-1-63<br />  <br /> <br /> <br />  <br />
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