Retirer la signature de la France du projet de Constitution, conformémént à la volonté des électeurs exprimée lors du référendum du 29 mai 2006.
En 2008, la présidence française de l'UE doit constituer un moment fort pour travailler à la refondation de l'Europe sur de nouvelles bases. La France doit proposer la fin des traités actuels et leur remplacement par un nouveau traité à élaborer dans un processus démocratique et à adopter par référendum.
Il devra affirmer les droits fondamentaux des peuples et des citoyens de l'Union, définir ses politiques sociales, économiques, monétaires, environnementales, culturelles et de défense.
Les institutions politiques de l'Union devront faire reculer les pouvoirs de la Commission au profit du Parlement européen, des parlements nationaux et de la création d'espace de participation citoyenne.
Ce nouveau cadre mettra fin aux doctrines d'Europe forteresse et permettra des politiques nouvelles de respect des étrangers non-communautaires et de co-développement. L'égalité homme-femme sera fondamentale.
UNE MOBILISATION EUROPEENNE CONTRE LES DELOCALISATIONS
De plus en plus se développe un chantage pour faire accepter des suppressions d'emplois, le gel des salaires ou l'augmentation du temps de travail.
Nous proposons un droit de moratoire des salariés pour faire appliquer des solutions alternatives. Les entreprises qui délocalisent doivent rembourser toutes les aides publiques reçues. Une taxe pénélisante doit être appliquée sur la réimportation des produits de ces entreprises. Cette mobilisation contre les délocalisations doit s'accompagner d'une politique européenne d'harmonisation sociale et fiscale pour contrer la mise en concurrence des salariés et des territoires.