Samedi à
l’occasion de l’inauguration symbolique de l’immeuble de la rue Mermoz à Saint-Denis occupé par des mal-logés, Didier Paillard, le maire (PCF) de la ville, a annoncé qu’il comptait signer un
arrêté de réquisition de ce bâtiment, propriété de la Poste.
Le 14 février dernier, épaulées par plusieurs associations comme le Droit au logement ou le Réseau solidarité logement, huit familles ont investi le bâtiment, vide depuis plusieurs années et
situé en face du commissariat de police.
« Ce sont des personnes en situation régulière qui ont fait des demandes de logements et même
pour certaines, exercé des recours dans le cadre du droit au logement opposable. D’autres ont vécu des expulsions », explique Edwige Le Net, du DAL 93.
Cet arrêté du maire viendrait légitimer la présence de ces occupants, qui ne seraient dès lors plus considérés comme des squatteurs. Au grand dam de la Poste, propriétaire du site, qui expliquait
la semaine dernière sans plus de commentaire, avoir « un projet de logement social dans ces locaux ».
« C’est un acte rare de la part d’une mairie »
Les associations, qui étaient demandeuses de ce geste fort, applaudissent. « C’est un acte rare de la part d’une mairie, des tentatives
similaires d’autres communes se sont soldées par des recours devant les tribunaux administratifs. Nous espérons que la préfecture acceptera l’arrêté », confie Edwige Le Net.
Si tel était le cas, les familles devraient payer des indemnités d’occupation au propriétaire et pourraient vivre dans ces logements pour une durée d’un an, renouvelable quatre
fois.