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6 Février 2009
La fermeture définitive de l’usine de traitements des déchets de la CUA est la pire des catastrophes qui aient jamais
frappé la CUA et, à travers elle, les populations de plusieurs dizaines de Communes bien au-delà de la région arrageoise.
Le bilan : une usine toute neuve à détruire, qui aura couté bien plus de 10 millions d’euros aux contribuables, des salariés licenciés, et 40 000 tonnes annuelles de déchets dont on ne sait plus quoi faire.
Nous n’aurons pas la cruauté de rappeler les dizaines de déclarations et articles dithyrambiques des élus socialistes et de droite à propos de cette « audacieuse réalisation », répandus bien avant la pose de la première pierre en novembre 2002.
L’affaire aux lourdes conséquences va évidemment faire de plus en plus de bruit, à commencer ce soir au Conseil communautaire. La Voix du Nord d’aujourd’hui 6 février donne la parole aux deux principaux élus socialistes Fauquet et Talbot qui, très critiques, reprochent le choix d’une technologie mal adaptée et l’obstination mise à l’avoir trop longtemps expérimentée.
Bien sûr on savait que le procédé utilisé était innovant et même on s’on vantait : le Président JM Vanlerenberghe expliquait même que d’autres étaient jaloux de nous voir être les premiers à la mettre en application.
Mais la première des conditions pour tirer les leçons d’une entreprise calamiteuse est d’ouvrir grand le dossier et de rechercher les erreurs et les responsabilités.
Or une constatation s’impose d’entrée : toutes les décisions ont été prises dans la plus fervente unanimité par les élus de droite et socialistes. On chercherait en vain les moindres réticences exprimées par qui que ce soit.
Le bulletin municipal « Liaisons » du maire socialiste Deleury de décembre 2002 consacrait plusieurs pages à magnifier ce projet. Dans la Voix du Nord du 16 novembre 2002 on voit le même maire socialiste de St Laurent-Blangy tenir la truelle de la première pierre, main dans la main avec l’UMP Delevoye, entouré de l’UDF Vanlerenberghe et de l’UMP Rapeneau devenu le patron de toute l’opération.
Seuls les communistes ont dénoncé sans relâche le consensus droite/PS au sein de la CUA, empêchant tout fonctionnement démocratique et transparent de la communauté urbaine.
Il n’est pas sérieux, camarades socialistes d’aborder la situation très grave créée par l’échec de cette affaire en esquivant ses propres responsabilités.
Le consensus est aujourd’hui plus ou moins dénoncé par des élus socialistes mais on est encore loin d’une gestion vraiment démocratique de la CUA.